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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mercredi 9 avril 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1947-04-09, Collections de BAnQ.

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[" MERCREDI, 9 AVRIL 1947 99* (our \u2014 4a mois, SO |oun \u2014 15a samaina Mercredi de Piques Uu a ____J loi est nécessaire mais ne suffit nas à réformer un pays, la vérita- touj «urs commencé par la carence des élites.Il y a évidemment une technique de la réforme sociale.Il y a un problème des institutions.Mais il Un roi est malade AUJOURD\u2019HUI À MONTRÉAL ble réforme est d\u2019abord en nous.Les élites se forment dans les foyers, dans les écoles, dans les facultés, dans les centres professionnels, dans la vie professionnelle.Il y a aussi une éducation civique à donner aux citoyens.\u201cNotre épo-The Electrical Club of Montreal.! que a détruit la hiérarchie in*é- Déjeuner-causerie hebdomadaire.r|(.Ure.Comment laisserait-elle a 12 h.30, en l'hôtel Queen\u2019s; dis- subsister la hiérarchie sociale qui cussion et demonstration du *cr- n>pn n'est qu\u2019une image grossière.vice de téléphone mobile.\t|Cette parole d\u2019une catholique fran- Advertlnlng and Sale» Executive» çalse va loin.Club.- Déjeuner^à 12 h.30 p.m.| Nouj ne n)ettrons do rordre au.en 1 hôtel Mont-Royal; conferen-\tnr.,a\t\u201e in cler, M.Stuart Richardson, gérant 1^1*1\tA™,?i\tu-\u2014, \u2022ou nous aurons de 1 ordre en nous.BlîctrU?*\tNorthcrn,Nou* ne ferons do véritables élites' \u201e ,\t.\t.,\tq»e dans la mesure ou nous aurons Brigade ambulancière bt-Jean, di- cett0 hiérarchie intérieure, c\u2019est-à- vlsion IH rontenae No 2.' A * ^ dire dans la mesure où nous obéi-fâ, SïÆkm'.'T\t'\"I nous-meme à Dieu.Club St-Laurent KiwanU.\u2014 Pé- leuner-causerle, à 12 h.30, salle de bal.hotel Ritz-Carlton; conféren cler, M.Pierre Dnasereau, dlrec-l teur du service de biogcographle de 1 l\u2019université de Montréal; sujet: \u201cLa recherche scientifique et la conservation de nos ressources naturelles\".Conscience soulagée Le secrétaire-trésorier de la Com- COl'ENHAGUE.8 (A.P.).\u2014Le roi Christian du Danemark, âgé de 76 ans, a subi une grave attaque cardiaque dimanche, et un décret royal a transmis à son fil», le prince Frédéric, l'autorité pngnie des Tramway» de Montréal.\t.accus* réception de la somme de \u2022* Agir a titre* do regent durant la $3 comme argent dû.\t| maladie du roi.CHEMINS DE FER NATIONAUX DU CANADA SOUMISSIONS pour peur piliers Jcs viaducs de la Petits Films Il pleut sur la ville\u2022\u2022\u2022 rut Belmont et de la rue Dor Chester et travaux d'excavation aux environs de la Gare Centrale à Montréal.Des soumissions sous pli cacheté, à 1'\u2019adresse de M.B.Wheelwright, ingénieur en chef.Chemins de Fer Nationaux du Canada, 360 nie McGill, Montréal.P.Q.avec Induction A l'extérieur: \"Soumission pour via-duc do la rue Belmont\" seront reçue* jusqu\u2019à midi, le 23 avril 1917.Les plans, specifications, formules de contint et formules de .soumission seront prêtés bona fide aux contracteurs sur dépôt d'un chèque bancaire accepté pour un montant équivalent à cent dollars ($100.00».Ce dépôt sera remis quand les plans, spécifications etc.seront retournés en bon état à la Compagnie.I^es plans et .spéclfientlons peuvent être examines et les formule» de soumission-obtenus au bureau de l\u2019ingénieur des pont», Chemin» de Fer Nationaux du Canada,' Chambre 603, 355 rue McGill.Montréal.P.Q.La plus basse soumission ou tout autre soumission ne sera pas nécessairement acceptée.N.B.WALTON Vice-président exécutif.Montréal.P.Q.1* 3 avril 1947.l/umltr nettoie lu chauiixic avec im rythme de baUii méctini-ijuc.L\u2019itiu qui trouve tout, .s\u2019étire, h'chc, roule, créant (ica ruisac-let a, souplca comme dca aiguilles, sur les rochers plats d\u2019une rivière.Dana Ica parcs Ica tiges dca tulipes, a peine longues comme des pendants d\u2019émeraude, aux orci\u2019lcs d\u2019une courtisane, sortent du sol gras et noir.Tris bientôt leurs fleurs ouvriront au soleil des bouches peintes et le gueux, sur sa banquette de tout repos, sera moins triste en voyant danser, sous le vent chaud, ccs milliers de petits corps assouplis de ballerine.Dis oiseaux se moquent de la pluie, et fommcncent laccoladc d\u2019amour.La vie ailée se donne an grand jour, sun\\pruderie et sans acnndale.Il faut tiu'il m soit ainsi les oiseaux ayant pour mission d'< flayer le ciel, avec 1rs tire-bouchons des moineaux, les flèches bleuis des hirondelles, la tache sombre des corneilles et les gorges yntsses îles y lires sautillantes.Ici et là encore un peu tic neige.Ccs taches ont une blancheur triste, comme l\u2019épaule d'une vieille femme, essayant une dernière fugue de jeunesse, au bal.Les souliers crissent et tapent lr trottoir.Des jambes affriolantes se dessinent à la croisée des chemins, di v arôme.*.Des para-pluies ouverts sont autant de parachutes multicolores, planant au caprice de celles qui 1rs portent.Le jour gris somnole.Pas de soleil.La nature semble se reposer en buvant l\u2019eau du ciel et prépare h* féërique chanson des fleurs et des fruits.Tout prés de moi un toit en bardeaux s\u2019écrase davantage sous Fa verse.Il est centenaire.Il frissonne et la mousse qui sépare scs carrés de bois jauni, imite des rubans épais.Il pleut sur la ville.C\u2019est l\u2019azur qui communie avec la terre rtrunf 1rs ivresses de t'été chaud .-\tGABADAVt \u201e nroietc de mettre en service un modèle encore plus perfectionné au cours «le cet été.Les \u201cNorth Star\" sont appelés a remplacer les Lancastrians, adaptation commerciale des Lancaster utilisés durant la dernière guerre qui ont servi aux envolées trnnsatlnn tiques en attendant un avion d\u2019une puissance et d'une performance comparables aux meilleurs avions construit» ft l\u2019étranger.Le nouvel aérobus ast actionne par des moteurs Rolls Royce.Sa vitesse de croisière maximum est de 326 milles à l'heure.Sa vitesse nu-dessus de l\u2019Atlantique dépendra des exigences du service.Tous les avions survolant l'Atlantique seront munis du Loran, appareil qui pcimet au pilote de connaître exactement sa position alors qu'à 1500 milles du radio-phare terrestre le plus proche.L\u2019avion est dhisé en deux cabines.Dans celles de l'arrière deux banquettes ft quatre places sont nlacées en face l\u2019une de l\u2019autre afin de permettre aux voyageurs de jouer aux cartes, mangei\\ etc.L'équipage des avions transatlantiques se compose d\u2019un pilote-com-mandant, d\u2019un second, d'un navigateur, d\u2019un opérateur de radio, d'urt commissaire steward et d\u2019une stewardess.En arrière de la cabine du oilote se trouve une chambrette ft deux lits pour le repos de l'équipage.En l'occurrence, pour l\u2019envolée qui a conduit les journalistes montréalais à Toronto, ce sont deux vétérans des traversées aériennes transatlantiques \u2014 le capitaine George Lothian, chef pilote adjoint d\u2019Air-Canada, et le capitaine Robert Bowker, premier officier intérimaire \u2014 conduisaient le quadrimoteur \u201cNorth Star\u201d.Il ne faudrait pas oublier, non plus, le \u201cradio\".M.F.R.Dixon, le commis-salre-steward, et le» charmantes stewardesses, Mlles Day et Lucy.Tous les membres de cet équipage d\u2019élite ont contribué, par leur compétence et leur courtoisie, ft l'agrément du voyage.Il y a.ft chaque nouvelle envolée, la même fascination ft voir, ft 3,000 pieds plus bas, le terrain se découper en figures géométriques; à voir une locomotive lilliputienne traîner, sur deux minces fils de fer, des wagons minuscules; à regarder de» automobiles pareilles à des fourmis courir ft la rencontre le» unes des autres sur des routes larges comme un lacet de chaussure.A l'aller, la distance de 350 milles (ft vol d'otaeau) entre Montréal et Toronto, a été couverte à une vitesse moyenne de 250 milles ft l'heure.Au retour, le pilote a eu l'excellente idée de faire accomplir aqj représentants de la presse et de la radio un \"petit détour\" qui les a conduits au-dessus du Mont-Tremblant.Spectacle magnifique ! Et aussi un petit \u201cthrill\" en franchissant certaines poches d'air.Ceux qui ont participé à l\u2019envolée d\u2019aujourd'hui n'auront plus qu'un désir : accomplir la traversée de l'Atlantique ft bord d'un North Star\u201d ! Une bagarre entre Sénégalais et Maures fait 180 victimes CASABLANCA.Maroc, 8.(A.P.).\u2014 Un communiqué officiel a annoncé ce soir que 61 personnes ont perdu la vie et quo 119 autres ont été blessées lundi, au cours d\u2019une bagarre générale entre des Marocains et des fusiliers sénégalais.Cette bagarre a résulté d'une petite querelle au sujet d\u2019une femme.Bien que la situation demeure tendue, dans cette colonie française, ft la suite de cette cngagome.it, on n\u2019a rapporté aucun autre incident après le crépuscule aujourd'hui.Des patrouilles françaises se sont lancées ft la poursuite des Sénégalais, qui ont fui pendant la nuit On espère régler rapidement la grève des téléphonistes WASHINGTON, 8.(A.P.) \u2014 Le conciliateur fédéral Peter Manno a manifesté aujourd'hui l'espoir que la grève nationale du téléphone serait réglée promptement, ce à quoi un représentant de l'union a répliqué : \u201cCela dépend de la compagnie\".Violente sortie de Me L.Léger contre les bureaucrates Commentant hier la nouvelle à l'effet que la Commission des prix et du commerce a autorisé une augmentation maximum de dix pour cent dans le taux des loyers des logements ordinaires.Me Léonard Léger.P., président de la Ligue des propriétaires de Montréal, s\u2019en est pris vivement à la \u201cbureaucratie\".\"Nous sommes convaincus que notre gouvernement central subit hélas encore trop l'influence malheureuse de certains bureaucrates qui ne sont pas tous des amis du gouvernement mais qui se cramponnent désespérément à leur position lucrative pour ne suggérer que des demi-mesures, afin de pouvoir régner plus longtemps\", de dire, entre autres choses.Me Léger.\u201cComme tout ce qui a été conçu jusqu'ici par ces matamores de bureaucrates, tout est Imprécis, indéfini, indéterminé, confus et compliqué ft souhait,\u201d ajoutait-il.\u201cCombien pourront profiter de cette augmentation de dix pour cent et quand?Ceci est laissé & l\u2019interprétation et à l\u2019intelligence des officiers de la Commission des prix.\u201cCette nouvelle ordonnance ouvre la porte à tellement d'interprétations diverses que nous ne pouvons pas, avant d'avoir pris connaissance du texte, le commenter d'une façon définitive.Nous y reviendrons.En attendant, je prie les propriétaires de consulter les autorités reconnues avant d\u2019envoyer un avis à leur locataire\u201d.après «voir ouvert le feu gur une foule de civils.La plupart des victimes sont des Maures, poignardés ou abattus par quelques 50 Sénégalais qui perdi-runt toute mesure au plus fort de la mêlée.Trois des blessés sont des Français.Au nombre des morts se trouve un Sénégalais, dont le meurtre a donné naissance ft l\u2019échauffourée, et un capitaine de 50 ans, Paul Colonna, l\u2019un des deux policiers poignardés lorsqu\u2019ils tentèrent d\u2019ip-tervenir, I hôpitaux d'Irlande, lorsque les nôtres ont tant besoin de secours financiers.Notant qu\u2019on parle de loteries dans Québec, dans ce temps-ci, le chroniquçur Sainte-Foy de la \"Picise\" de Montréal, fournit un brin d'histoire sur ces opérations dans sa lettre de Québec du 26 mars.En consultant les archives de Québec, dit-il.on voit que dès 1688.il y avait des loteries dans la Nouvelle-France.D\u2019après une \"Relation des événements de la guerre\" et \"Dispositions des Affaires du Canada\", en 1688, la femme du gouverneur avait aménagé dans la résidence que le roi mettait à la disposition de son représentant une chambre pleine de marchandises qu\u2019elle vendait en loterie afin de se débarrasser du rebut.Mais lés loteries étalent réglementées comme en France et on ne pouvait en établir sans la permission du roi.Peu de loteries cependant dan* la Nouvelle-Francs furent organisées pour des fins de charité ou religieuses.L'hebdomadaire \"Chronique de la Vallée du Saint-Maurice'\u2019 du 12 mars reproduit un article de M.Georges Bonin, de 1'\"Eclaireur\", de Beaucevllle, dans lequel on trouve cet argument: Les avocats de la loterie ont l\u2019habitude de renforcer leur plaidoyer en HLsant que des sommes considerables sont drainées hors de la province chaque année par des loteries organisées en pays étranger*.L'argument vaut ce qu\u2019il vaut.C'est un peu comme si l\u2019on disait : pour empêcher nos Jeunes gens d'aller dans des maisons de prostitution de Québec ou de Montréal, nous allons en organiser quelques-unes dans la Beauce.Logique douteuse, n\u2019est-cs pas ?De son côté, 1 \"Action Catholique\" de Québec le 19 mars remarque en éditorial : Le Jeu d\u2019argent continue a se répandre dan* les famille* pour y gâter l\u2019atmosphère du foyer.La frénéale qui caractériae cett* redoutable passion est en train d'empoisonner lu société en contaminant la cellule même sur laquelle elle repose (.) N\u2019allon* pas.au nom d\u2019une charité d'ailleurs maJ cultivée, provoquer indéfiniment le gouvernement et donner ainsi le scandaleux exemple de l'indiscipline et de l'insoumleaion, su moment où les pouvoirs établis en butte aux poussées anarchists* des communistes et des témoins de Jéhovah, ont besoin plus que Jamais du respect et de l'appui des meilleurs éléments de la société.Vulcaln.dans 1 \"Autorité du 13 mars, soupçonne une manoeuvre peu intéressante dans la faveur officielle qu'on accorde aux loteries, à Québec.Ce qui se cache derrière c** nouveau masque d'hypocrisie, dit-il.c'est une envie folle de rétablir le bingo, tie* justement appelé la \"barbotte\" du pauvre.\u2022 Consulté, l'auteur de la rubrique \"Questions and Answers\u201d du \"Star\u201d de Toronto du 19 mars rvpond à \"Inquirer\" : Les loteries et les sweepstakes sont Illégaux au Canada.Le* personnes qui vendent ou qui achètent de* billets de loterie* sont passibles d'iunenda en vertu du Code criminel.Tiens, v\u2019Ia de Gaulle I S w it pou\\fcîq Quand le crochet échappe K litre Canadiens 4s benne veienté C'est Ottawa qui nous sauvera par Eugène L'Heureux Le Gouvernement d'Ottawa ne prodigue pas comme ctlul de Québec les déclarations ou, plus exactement, les déclamations anticommunistes.\u2014 Il fait mieux: il agit.Un programma anticommuniste efficace doit comporter trois articles, qu\u2019il faut lire dons l\u2019ordre d'importance que voici : 1\u2014la re-chrlatlanisatlon des âmes en profondeur; 2\u2014une législation sociale judicieuse en même temps que hardis; 3\u2014des méthodes policières La démocratie en Hawai plus effectives qu\u2019ostentatoires.U principal* participation de Budget provincial nos gouvernements à la lutte antl- considérablement, communiste, c\u2019est l\u2019adoption de lois jj est manifeste que le gouverne-sociale* adéquates avant l\u2019éclosion ment provincial s\u2019achemine vers ici des idées communistes.Car »u- une |n,paMe.Même si une élection *une police ne peut refouler ^générale cuisinée dans le fanalls- conque se donne la peine de l\u2019analyser froidement.Des taxes nouvelles, une aide très Insuffisante à l'éducation et aux services de santé, rien pour la sécurité sociale au sens moderne du mot, tels en sont les traits saillants.Et si l\u2019on enlève des J147.434.000 La population des Iles Hawaî a de revenus pour l\u2019année 1947-1948 ccc| de remarquable qu\u2019elle est cos-le remboursement fédéral de $20,-: mopollte et que la bonne entente 586,000 prévu par l\u2019entente fédé-'a toujours régné entre les divers rale-provinrtale de 1942 (et que U\u2018\u2018groupes nationaux qui la const!-Trésor provincial n'encaissera iuent tels que ceux du Pacifique, qu\u2019une seu]e fols), on reste avec un j,, l'Extrême-Orient, de Porto-RIco déficit de *10.993,636 au Heu d'un et do- Etats-Unis d\u2019Amérique.Le surplus de $9.590,364, malgré la commerce entre gens de races profonde insuffisante réelle des blanche et jaune s\u2019effectue très oeuvres promises à l\u2019électorat.bien Au point de Vue matériel, à Puis il faut tenir compte de par^ quelques exceptions, par le l\u2019abondante circulation d alffent|temps qui court, tout le monde peut chez nous en ce moment, résultan-^ flllre vle iani distinction de te de la politique économique ®t|race ou de couleur.r,^Pomlqlu°.U™.n,n.C':i\u201d.-| Comm.H.w.i.».ont Uüé- sait plus, en 1948, à maintenir cettel,aux\u2019 uu pülnt .d® vue circulation intenzo de monnaie, le,ont été indignés a la nouveMe quun en souffrirait'lducnteur chinois américain avait été forcé de regagner aa terre na idées communistes à la frontière; mais une législation sociale conforme aux exigences et aux possibilités modernes peut leur enlever toute force d\u2019attraction.Avec le vaste programme de sécurité sociale qu\u2019il offrs aux Pro- tale parce qu\u2019il avait été mal accueilli dans une grande ville anié-licaine ou il avait été nommé maître d'école pour enseigner aux me pouvait lui redonner le pou- Blancs.Le* habitants de cette vlUe voir, l\u2019Opposition antifédéralc érigée ici en gouvernement provincial *e heurterait encore nu dllenm* fatal : ou bien la *«'curüc sociale ou bien le communisme.américaine avalent plutôt considéré in couleur de l'instituteur que son savoir et ses aptitudes.11 n'en vu point ainsi en Hawaî où des centaines d'Orientaux ont professé dans les écoles de ces vlnces.1* gouvernement fédéral or-pu^i£\tîï,p£ï4bil.té mor*'* deiHes a 1s grande satisfaction ès ganlse méthodiquement la lutte ropini** libre service d* rédaction dirigé tous, contre le communiante.Et ceux de* osr Eugfcrv» UHeureux.55.Aver.u# d* gouvernements provinciaux qui re- ^ ab#rrv> Qué**® tardent l'adoption de* ce vaste plan de sécurité sociale font incontestablement le Jeu des communistes, en entretenant Ici des conditions de \"misère imméritée\" qui, avec la démagogie, constituent le meilleur humus pour les semences subversives.se# .r Volantes Dans cette possession américaine on sc montre encore plus libéral au point do vue religieux.En effet.catholiques, protestants et au-ties.peuvent demeurer ce qu'ils eonl et gagner leur vie s'ils sont qiiHlItlo* pour l\u2019emploi qu'ils ont-I.» bonne entente en Hawaï se manifeste encore dans le Lusts, J fête propre à l'archipel.Ceux qui constituent le I.usu forment tou- How Many Is Many?Mettez à la tête de ta construction d\u2019un canal un homme qui a le sentiment des arts: :ut lieu (U pousser l\u2019exécution de sou canal j .\t.\t.laoleni nt et froidement, il en de rien- .si.n.^î (.ans Ivj chanipÿ umn uniuuits 1 usine jdra amoureux et fera des Jolies \u2014 Stendhal.1 Capt.l'Abbé Arthur Maheux.Laval hatoriogrupher, has done u great work in the promotion of national unity.More power to him.But it is human nature to see in a situation what one wishes to see.Capt.Maheux has been visiting Toronto, and he has carried bac k to Montreal, and has published in the Montreal Star, certain impressions about this city which m«hst Toronto people will not recognie ns accurate.For one Toiontff Is flattered in a Montreal portrait.It may be true that Toronto \"alwajs proceeds with a firm step;\u201d that her hospitality \"is charming, is original\"; that \u201cToronto is going forward\".One hopes jo.But I'Abbe Maheux goes on to say this : \"The Franch are said to be fond of conversing, a point I do not contradict.Hut in that respect Toronto is as French as it i* possible for her to be.In that city people spend long hours of the day and evening conversing.Card games are the loser, being relegated to the icalm of things forgotent.Serioiu subjects are discussed: religion, education, the latest hooks gublirh-ed, art, music, naturel scienri*.national problems and economic*.An enormous amount of lectures is given on the most varied subjects.The enthusiasm is such that even spoils are eclipsed\".Are card games in Toronto really \"relegated to the realm of things forgotten.\u201d and \"even sports eclipsed\" by the desire to snguge in serious conversation and attend lectures?Somehow one doubt it.This i* not the Toronto most people know.Serious conversation I there is.and lectures there are, but has anyone heard about bridge being on the decline and the hockey games unattended 7?L\u2019Abbe Maheux also finds that Toronto has become enthusiastic over the study of French, it >s true, of course, that one of the city's bright young men at Utt iwa lias Aatoiilthrd p * i i i a m c n t by breaking forth into French ?nd has not yet been ousted by the local Conservative organisation for ho doing.But I\u2019Abbe find* that \"for one youth who write* remanding that the teaching of French be suppressed, 125 crusader* rise to declare the proposa] absutd, and they apply th?mne!ve* resolutely to the study of French.\" -Moreover \"Many famillr.* employ young Frenrh-epesktng girl* to teach the language to the whole family.Families send their children to spend jtho summer with French-Cans-dlani so they nmy get to know them better anJ learn their Isn-\"ua^c.Fa-niUe* place their children In Quebec boarding schools jo they will learn the language of their fellow-citizen*.The French book has an honorable place on the library shelves In many homes\".How mafty is many?How many families in Toronto are employing F cn.h girl* to teach French to ithe whole family?It is a lovely language.The Star la glad if the prejudice against it is disappearing.L\u2019Abbe Maheux goes so far as to say that Toronto\u2019s young j people are not only studying French, bût \"giving up the cult of Parisian French\" and learning the French-Canadian variety, as they will meet Ft ench-Canadi.-m* often, but Parisians seldom.Again we n*k.how- many i** many'\u2019 How vvidc-,spread t* this new tolerance?Le ni4**c
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