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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mardi 26 août 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1952-08-26, Collections de BAnQ.

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[" Dernière édition BULLETIN METEOROLOGIQUE Temps probable aujourd'hui : Ensoleillé et plus chaud Minimum : 63\tMaximum : 83 CINQUANTIEME ANNEE \u2014 No 120 LA FETI DU JOUR St-Zéphirin, pape et martyr 239« journée \u2014 8e moi», 31 jour» \u2014-,38« lemojii» SOLEIL lever ô 5 h.13\tLUNE lever à 10 h.35 coucher o 6 h.49\tcoucher à 8 h.54 MONTREAL, MARDI 26 AOUT, 1952 PRIX : CINQ CENTS Efforts du C.A.R.C.pour assurer au Canada la suprématie de l'air chasseur Nul sabotage à la base de Greenwood On s'efforce de mettre au' point un OTTAWA, 25 (PO \u2014 Le C.A.R.C.serait a la recherche d'un nouveau chasseur qui permettrait au Canada de maintenir un rang avantageux dans la course internationale pour la suprématie de l'air.Il se peut que ce soit un avion à réaction supersonique capable de filer à plus de 750 milles à l\u2019heure, plus gros, plus compliqué et passablement plus dispendieux que les appareils actuellement utilisés au Canada.Il sera certainement beaucoup plus rapide que les avions à réaction de 1952.Les deux chasseurs à réaction I assez rapides dans quelques an-modernes du CARC, le CF-100 nées.Du moins, un pays prudent Canuck et le Sabre F-86.sont ju- ! ne peut se permettre de penser «és capables de protéger le Ca-| qu\u2019ils seront assez rapides, nada et ses alliés pour une période j Les problèmes suscités par la de trois à cinq ans encore.Mais c\u2019est à cette époque qu\u2019il faudra quelque chose de mieux.Il faut commencer les recherchres longtemps avant que le besoin ne devienne urgent, parce qu\u2019il faut des années pour faire les plans et produire un chasseur.Ainsi le CARC désire un avion qui pourrait être fabriqué vers 1956.D\u2019iei là, la Russie, que le ministre de la Défense, 1\u2019hon.Brooke Claxton, considère comme le seul ennemi possible, aura probablement des bombardiers à réaction à lancer contre l\u2019Amérique du Nord.Il faudra donc intensifier la défense par les chasseurs.Les avions qui sillonnent maintenant le firmament canadien à quelque 500 ou 600 milles à l\u2019heu- production du CF-100 Canuek.le premier chasseur à réaction entièrement canadien, démontre combien il faut de temps pour dessiner, perfectionner et produire un chasseur moderne.Le Canuek fut commencé il y a quatre au cinq ans et le CARC ne fait que commencer à s\u2019en servir.Il s\u2019écoulera encore quatre à sept ans avant la mise en service des premières escadrilles de Canuck.Les connaissances acquises par le Canada dans la construction du Canuek seront utiles quand viendra le temps d\u2019entreprendre la production du nouvel avion.Le Canada a aussi l\u2019habitude d\u2019étudier les créations américaines et britanniques avant d\u2019adopter une version canadienne possédant les meilleures ca- Un avion anglais tentera une double envolée transatlantique ALDERGROVE.Irlande du Nord.| sera une vitesse moyenne de 500 M.Saint-Laurent dans la région du Saguenay 25. quelques jours dans la métropole.Mais le budget familial continue d'absorber la hausse du prix des pommes de terre.Le porte-parole d\u2019une grande épicerie de Montréal attribue à trois facteurs le phénomène heureux de cette baisse des prix : a» les commandes de la Grande-Bretagne sont remplies; b» l'embargo qu\u2019a imposé le mouvement américain sur les importations de boeuf canadien à la suite de la fièvre aphteuse; c> le dépeuplement de la ville au cours des mois d'été.A Toronto, les prix du boeuf ont baissé jusqu\u2019à 6 cents la li-vie.A Montréal, on prévoit des réductions de 3 à 5 cents.A moins que le gouvernement n\u2019achète bientôt les surplus des producteurs, ceux-ci devront peut-être se résoudre à vendre sur le marché libre s'ils veulent éviter des pertes considérables.Au chapitre des pommes de terre, les experts disent que la récolte étant insuffisante cette année, les producteurs seront portés à maintenir les prix élevés.La température de juillet et d\u2019août s\u2019est avérée inclémente pour les pommes de terre.On espère que les récoltes seront assez abondantes au Nouveau-Brunswick et à l'Ile-du-Prince-Edounrd pour permettre aux producteurs de cette région Une poursuite au montant de $125,000 QUEBEC.25.(P.C.) \u2014 Une poursuite au montant de S125.000 a été inscrite ce matin, en Cour Supérieure par M.Martinien Lacombe, de Montréal.11 réclame que son nom soit inscrit comme détenteur d\u2019actions dans les livres de Blake Chibougamau Mining Corporation et de Northern Investment and Mining Corporation.M.Lacombe déclare qu'en avril 1950.il a acheté de M.Gerald Proctor.d'Angleterre, pour un montant de $500.tous les intérêts et toutes les actions que Proctor possédait dans les deux corporations.Il prétend être devenu ainsi propriétaire de 236.971 actions ordinaires de Blake Chibougamau et de 10 actions ordinaires de Northern Investment.Le demandeur poursuit parce que les compagnies défenderesses auraient refusé de l\u2019inscrire comme actionnaire.11 demande qu\u2019elles soient tenues de lui payer $125.000 à titre de dommages si elles refusent de reconnaître ses droits.d\u2019alimenter le Québec.Mais le coût du transport influencera les prix.SI VOUS voulez boire et le pouvez c\u2019est VOTRE AFFAIRE : Si vous voulez arrêter, et ne le pouvez pas, c\u2019est NOTRE AFFAIRE SERVICE DE 24 HEURES Alcooliques Anonymes ms Caiiar pottal 271\t\u2014 Station M Vous oubliez vos soucis et savourez chaque instant que dure votre voyage.TRAINS SUPPLEMENTAIRES ET CHANGEMENTS AUX HORAIRES REGULIERS FÊTE DU TRAVAIL FIN DE SEMAINE DU 29 AOUT AU 1er SEPTEMBRE Pour obliger les nombreux usager* de eho-min de for ou cours de lo fin de semaino de lo Fête du Travail, de» train* supplémentaires seront en service et des chongo-ments seront effectués aux horaires réguliers.Les lignes suivantes bénéficieront do ces additions et changements : De MONTREAL à : ST-JEROMF.\u2014 ST-SAUVEUR \u2014 MORIN HEIGHTS \u2014ARUNDEL \u2014 LAC REMI ST-JEAN \u2014 ST-ALBANS,Vt.ste-annF\u2014Vaudreuil \u2014 COTEAU \u2014 VALLEYFIELD MONTREAL-NORD HAWKESBURY RAWDON______ GARNEAU OTTAWA _ CARTIER VILLE \u2014 ST-EUSTACHE-SUR-LE-LAC PLAGE CALUMET CORNWALL\u2014MORRISBURG\u2014 PRESCOTT \u2014 BROCKVILLE Pour tou» renseignement» consultai nos indlcûtaur» Bureau des billets à Montréal, 384 ouest, rue St-Jacquai-Tél.: MA.4711 Pour renseignement* au sujet des tarifs et de* heures des trains: MA.3651 CANADIEN N AT ZONAL 1417 2489 4 LE CANADA \u2014 MONTREAL.MARDI 26 AOUT.1952 CINQUANTIEME ANNEE \u2014 No 120 la pour nad ions ï'Canaîm On nous écrit Journal du malin fondé l* Canada e»t publié par la Ci« Publicafion du Canada Ltée, 5221, De Gaspé, Montréal GRavelie 3551 * Bernard Tailleur Adminlitrateur et gérant général Rané Décary, lac.-tré».TARIF DIS ABONNEMENTS livraiion à domicile : SO.30 par semaine.$6.50 pour 6 mois, $12.00 par année.En dehors de la tone de livraison a domicile \u2014 Montréal, Banlieue, et Province de Québec: $10.00 par année, S5.50 pour 6 mois, $2.75 pour 3 mois.Etats-Unis et Empire Britannique: $15.00 par année Union Postale: $18 00 par année.Membre de la Canadian Press Membre de la Canadian Daily Newspaper Association Membre de l'Audit Bureau of Circulation Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa MARDI, ÎK SOI T I9.V! Un moyen très facile d'encourager les étudiants La Société St-Jean-Baptiste de Montréal a eu cette idée admirable, on le sait, d\u2019un prêt d\u2019honneur pour les étudiants.Pour ceux qui l\u2019ignoreraient, le système consiste à prêter à des jeunes gens la somme nécessaire pour compléter leurs études.Non seulement ils n\u2019ont pas d\u2019intérêt à payer, mais ils remboursent par versements, au fur et à mesure qu\u2019ils réussissent à gagner leur vie par l\u2019exercice de leur profession.Forcément, le nombre des jeunes gens qui profitent de cette splendide initiative est limité.Et la Société ne saurait en faire profiter plus que quelques dizaines par année.C\u2019est pourquoi nous désirons faire au gouvernement de la province une suggestion.Et, dans l\u2019espoir qu\u2019il l\u2019accepte, nous admettrons volontiers qu\u2019à l\u2019instar de scs prédécesseurs, il encourage passablement l\u2019éducation.Nous l\u2019avons déjà écrit : le pire gouvernement ne peut accomplir que de mauvaises actions; sous la pression de l\u2019opinion publique et par intérêt électoral, il lui faut bien, parfois, tenter des réalisations heureuses.Au reste, M.Lapalme et les libéraux n\u2019ont jamais reproché à l\u2019administration actuelle de ne pas construire d\u2019écoles, mais de les construire à un prix beaucoup trop élevé et.surtout, de ne pas encourager davantage leur fréquentation en la rendant obliga- toire et en faisant observer la loi de la gratuité des manuels.Quant aux octrois aux universités, il est vrai qu\u2019ils existent mais ils sont trop souvent versés au compte-gouttes et accompagnés de menaces ou de curieux \u201cconseils\u201d aux autorités universitaires.Mais prenons pour acquis que le gouvernement se propose de s'amender et présentons-lui notre suggestion.Il s\u2019agirait d\u2019établir un fonds grâce auquel on prêterait sans intérêt de l\u2019argent aux étudiants.Nous entendons tout de suite la réponse : \"Mais nous donnons beaucoup de bourses d\u2019étude\u201d.Il ne s\u2019agit pas de ça, car ces bourses sont accordées trop souvent au hasard ou par intérêt électoral, par favoritisme.Ce que nous souhaitons, c'est qu\u2019un organisme indépendant soit chargé de décider quels sont les jeunes gens qui méritent des prêts du gouvernement pour terminer leurs études.\u2014 et qu\u2019il recrute les bénéficiaires dans toutes les régions de la province.Avec les surplus dont se targue le gouvernement, cette initiative est possible et même facile.D\u2019autant plus qu\u2019une province plus pauvre que la nôtre, le Nouveau-Brunswick, a déjà mis en vigueur un pareil système.Si.par hasard, le gouvernement actuel voulait se prévaloir de cet exemple, il lui serait beaucoup pardonné.Le 'McCarthyisme' menace même notre province Encore les taudis Montréal le 20 am'it 1952 M.Henri Allain a/s Le Canada .Montréal.Québec.Cher monsieur.En réponse a votre lettre adressée à nous par le truchement du journal Le Canada, édition du 15 août courant, il nous fait plaisir de vous faire savoir que le problème de la suppression des taudis est inscrit à l\u2019agenda de 17 points qui a été remis au Comité d\u2019Etudes de la Ligue du Progrès Métropolitain la semaine dernière, et qu\u2019il sera l\u2019un des sujets les plus débattus lors de notre prochaine réunion officielle.Comme vous, nous professons la certitude que la métropole canadienne doit être délivrée de cette lèpre monstrueuse, si nous désirons vraiment que Montréal aille de l'avant.Mais par contre, nous croyons aussi que ce n\u2019est pas une question à être débattue à la légère, car on ne peut certes pas démolir ces foyers d\u2019infection, si nous ne sommes pas en mesure de loger immédiatement les pauvres êtres qui les habitent.Ce ne serait qu'échanger Chary-bos pour Scylla, et cela n\u2019arrangerait rien.Mais, et l\u2019expérience l\u2019a prouvé : qui veut.peut, et si la Ligue du Progrès Métropolitain réussit par sa campagne à ouvrir les yeux des Montréalais en les forçant de se rendre à l'évidence cruelle que seule, une réaction drastique de leur part peut aider notre cité à reprendre l\u2019énorme terrain perdu au profit du.prestige des autres villes canadienes, alors, tout deviendra possible.Cet état de recul disparaîtra le jour où une meilleure coopération sera établie entre nos représentants civiques à l\u2019hôtel de ville et la masse de ceux qui les y ont élus, et s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à nous, ce rapprochement salutaire sera accompli dans le plus bref délai possible.Puisse notre travail porter les fruits que nous en attendons et avec vous, nous conservons l\u2019espoir que nos efforts combinés, aideront notre belle ville à conserver son sceptre qui est l\u2019orgueuil de tous les vrais citoyens de \u201cVille-Marie\u2019\u2019.Sincèrement vôtre René DEMERS Secrétaire-général l igue du Procréa Métropolitain 1700 Sherbrooke est, suite 21 Montréal, Québec.Les \"Légendes aux étoiles\" La plupart des Canadiens s'indignent devant les procédés du sénateur américain McCarthy.Nous ne pouvons admettre que dans un pays qui se flatte d\u2019être démocratique et de tenir à la liberté de pensée, le fait d\u2019avoir été \u201ccommuniste\u201d à 17 ans, ou d\u2019avoir eu à 19 ans un ami qui par la suite est devenu communiste, ou d\u2019avoir causé à 21 ans avec un homme qui s\u2019est avéré plus tard un communiste, soit en soi une tare.C\u2019est ce que les meilleurs de nos voisins qualifient de \u201cguilt by association\u201d: la seule idée d\u2019un pareil genre de culpabilité est révoltante pour tous les honnêtes gens.# Le McCarthyisme est contagieux et il est en train de gagner du terrain au Canada.Il arrive de temps à autre, même en notre pays, que des salariés soient démis de leurs fonctions sans explication et sans indemnité.Pourquoi ?Parce qu\u2019on les soupçonne d\u2019avoir connu un communiste.A la première conférence des Nations Unies à San Francisco, il y avait bien une trentaine de journalistes canadiens, dont sept ou huit de langue française.Ils ont pu causer avec Alger Hiss, alors un des dirigeants de la délégation américaine.M.Saint-Laurent, M.Jean Désy.M.Gordon Graydon (nous les mentionnons au hasard) faisaient partie de la délégation canadienne.Ils ont peut-être serré la main de Hiss en 1945.Sont-ils pestiférés pour autant ?Il n\u2019y a pas très longtemps, six musiciens de l\u2019Orchestre symphonique de Toronto, dont lu direction était absolument satisfaite, ont perdu leur emploi parce qu\u2019on ne les avait pas laissés traverser la frontière américaine.Les Etats-Unis sont évidemment libres d'accepter qui ils veulent, mais le fait, pour un Canadien, d\u2019être renvoyé à leur frontière, n'est pas en soi une preuve qu\u2019il soit coupable de quoi que ce soit.Et tout récemment, dans notre province même, on a voulu nuire à un excellent journaliste parce que.pendant la guerre, il avait manifesté une sympathie alors très légitime pour les Russes qui se faisaient tuer en même temps que les Canadiens par des Allemands.C\u2019est assez dire, pensons-nous, pour que l\u2019on réfléchisse aux dangers que comporte le McCarthyisme et dont nous devons nous garder comme de la peste.La R.C.M.P., la Sûreté provinciale et la police mupicipale sont capables de nous protéger suffisamment contre les communistes indigènes.Quant à ceux de l\u2019étranger, toute notre politique extérieure tend à arrêter leurs conquêtes.Cela nous enlève tout droit de salir des réputations en insinuant que le prochain, parce qu\u2019il ne partage pas nos idées, est sûrement un communiste.Pendant trois heures, j\u2019ai subi hier soir courageusement mon pauvre calvaire de spectateur.Au début, j\u2019ai essayé de comprendre l\u2019ouvrage de M.Paul Clos.C\u2019était relativement facile.Il s'agissait d'un metteur en scène hollywoodien qui venait faire un film à la gloire des légendes gas-pésiennes et à celle du sieur Gama-che en particulier.Mais, les acteurs prennent peu.ils craignent que l\u2019Américain trahisse la belle légende de leur pays, qu\u2019il mêle western et épopée, technicolor et confiture, Far-West et Gaspésie.Gamache et Buffalo-Bill.Saine révolte.Puis le diable s\u2019en mêle.Et c'est la fin de tout.La pièce se poursuit, l\u2019intrigue continue son petit bonhomme dô chemin mais je serais bien en peine pour vous la raconter.Méandres, puérilités, bavardages, je me suis perdu dans tout ça.La pièce de Paul Clos \u2014 si pièce il y a \u2014 est inexistante.C\u2019est fluide, sans chair, des mots qui ne portent pas, des plaisanteries qui ne sont pas drôles, rien n'est amené, tout est gratuit.Les personnages entrent et sortent sans qu\u2019on sache seulement pour- // Quel sera l'avenir du vieux parti conservateur?En tournée électorale dans la province de Québec.M.Drew a déclaré à Valleyfield que le Canada ne devrait avoir que deux grands partis politiques au lieu d\u2019une multitude de \u201csplinter parties\".Nous partageons évidemment cette opinion, car.fondamentalement, dans les démocraties tout au moins, les gens se divisent en libéraux et en conservateurs.Ce qui n\u2019empêche pas que l\u2019on trouve des libéraux dans le parti conservateur du Canada et vice-versa.Mais.cela, c\u2019est une autre histoire.Si nous sommes d\u2019accord sur ce principe avec M.Drew, nous, trouvons curieux que son parti encourage en politique provinciale les \u201csplinter parties\u201d.En Colombie britannique, par exemple, les conservateurs ont manifestement donné le pouvoir au Crédit social et, en Saskatchewan, plutôt que de voter pour l\u2019autre parti traditionnel, le parti libéral, ils ont accordé en grand nombre leur appui à la C.C F\u201e qu\u2019ils disent à Ottawa leur mortelle ennemie.Et dans la province de Québec, le parti conservateur s\u2019est suicidé pour faire place à une nouvelle formation politique bien connue sous le nom d\u201d'Uninn nationale\u201d.Sur le \"Beethoven de René Fauchois Charles HOUDRET 3261 Forest Hills Garden MONTREAL.Montréal.17 août 1952.Monsieur l'Administrateur Gérant Général.Vous avez publié dans votre éditorial du 14 de ce mois un article de votre collaborateur Paul ROUSSEL.intitulé : \u201cAu Chalet; le Beethoven de Fauchois.une chose énorme\u201d.i Outre qu'il offre un caractère incontestablement tendancieux et | qu\u2019il est rédigé dans un style d'une vulgarité insolite, l'article de Mr Roussel contient à l\u2019adresse de Monsieur René Fauchois des termes blessants et quasi insultants.Je ne puis me dispenser d'y répondre au nom de Mr Fauchois et en mon nom propre., ,\t, ,\t.Je vous serais très obligé de c c* qui ne semble pas actuellement le cas, bien bien vouloir trouver sous ce pli la au contraire.Mais pour cela, il faudrait bien que réponse que j'adresse par votre ente parti conservateur présentât un programme ,rernise ^ votre collaborateur.Je f' .cxprim?' dcs idfes; A l'.^uro Présente, on ne 1 \u201c^blIcaUon tas rjlustref d£ lui connaît pas d autres idces-forces qu une lai.dans vos colonnes et sous le aide plus prodigue au Royaume-Uni et la sup- même titre que celui repris ci- Pour revenir à la politique fédérale, nous désirons que le parti de M.Drew recouvre un peu de sa grandeur et de sa puissance passées.11 est essentiel que les Canadiens aient le sentiment qu\u2019un autre parti peut exercer le pouvoir si jamais ils veulent remplacer le parti libéral.pression du parti communiste.La première de ces idées, la majorité des Canadiens la rejettent.Quant à la deuxième, elle aurait pour résultat d\u2019envoyer les communistes, actuellement connus de la R.C.M.P.et de la Sûreté provinciale, dans la clandestinité où ils seraient beaucoup plus dangereux.Enfin, aussi longtemps que le parti conservateur ne recrutera pas des adhérents dans toutes les provinces du pays, il ressemblera fort à un \u201csplinter party\u201d lui-même, à un parti de classe.Et c\u2019est franchement regrettable.Le Canada subitement enrichi de deux milliards La récolte des Prairies cette année dépasse les rêves des plus optimistes: plus de 656.000.000 de boisseaux de blé, soit 89,000.000 de plus que les 567,000.000 de Tannée-record 1928.La grande difficulté pour les fermiers, c\u2019est d\u2019entreposer à temps ces dons du Ciel.Ensuite, il faudra transporter le blé à la tête des Grands Lacs et puis le vendre.Mais à ce dernier sujet il ne faut pas trop s\u2019inquiéter car pendant la deuxième guerre, le Canada a accumulé des millions et des millions de boisseaux de blé, au point de construire d\u2019urgence de nouveaux entrepôts, et les récoltes de TOuest ont facilement trouvé preneur dans le monde.La Prairie a aussi produit, en 1951-52.d\u2019autres céréales en grandes quantités : au moins 295,333.000 boisseaux d\u2019orge, 465,000.000 d\u2019avoine, 60.392,000 de grains divers et 24.911,000 de seigle.Ces dernières moissons, à l\u2019exception du seigle, sont toutefois moins considérables que Tannée dernière.A ceux qui croient encore que TOuest vit aux dépens du reste du Canada, signalons que la récolte de cette année, une fois vendue et payée, mettra S2.000,000,000 de plus en circulation.Cette somme ne restera pas toute dans les provinces de la Prairie, il s\u2019en manque.Elle servira en grande partie à l\u2019achat de produits manufacturés dans la province de Québec et en Ontario, où par conséquent r-lle maintiendra et créera des emplois.Si les fermiers paient des primes d'assurance avec le produit de leurs récoltes et déposent des économies en banque, comme nous le faisions observer l\u2019autre jour par le fait même ils nous enrichissent car les banques et les compagnies d\u2019assurances ont presque toutes leur siège social à Montréal ou à Toronto.Et il ne faut pas oublier non plus que les récoltes de Touest serviront en partie à nous alimenter et à nourrir nos bestiaux.dessus Avec tous mes remerciements anticipés, je vous prie d\u2019agréer.Monsieur l\u2019Administrateur Gérant Général, l\u2019assurance de mes sentiments les plus distingués.Charles HOUDRET P S.Je joins à ma lettre un article paru dans La Patrie et dont la confrontation avec le texte de votre collaborateur ne manquera pas de vous laisser perplexe.N.de la R.\u2014Nous publierions volontiers la lettre de M.Houdret qui suivait celle-ci.mais elle est interminable.Nous regrettons de ne pouvoir lui consacrer quatre ou cinq fois plus d'espace que n\u2019en a pris l\u2019article dont il se plaint.Au surplus, toute la presse a porté le même jugement que M.Roussel sur le \u201cBeethoven\" de Fauchois.quoi.Ce sont des pantins qui parlent.avec de temps en temps une petite formule moralisatrice d\u2019enfant de 15 ans.C\u2019est désespérant.Paul Clos a trahi la légende canadienne bien plus sûrement que n aurait pu le faire son metteur en scène américain.Restaient les danses et les ballets qui truffaient la \u201cchose\", et s\u2019incorporaient tant bien que mal dans le méli-mélo du texte.11 y avait un effort.Malheureusement les musiciens ne suivaient pas les chanteurs, les choristes ne s\u2019entendaient pas entre eux, et les mouvements des danseuses se mêlaient à la foule des figurants pour ne plus former qu\u2019une sorte de bar-bottage indigeste.Au troisième acte, un pan de décor s\u2019écroula victime du vent., à moins qu\u2019il ait voulu faire comme la pièce et tomber à son tour.Et je ne pouvais m\u2019empêcher de songer pendant le spectacle \u2014 il fallait bien me raccrocher à quelque chose \u2014 à tout cet argent et à tous ces efforts dispersés généreusement aux quatre vents.Un Festival.L\u2019idée est attachante.Qu'on ne recule devant rien pour faire Grand.D'accord.Mais alors on ne choisit pas \"Beethoven \".ni Légendes aux Etoiles.Tous ces milliers de dollars .pour ne réaliser qu\u2019un spectacle de sous-patronage.Et Montréal n'a pas encore de salle ni de troupe de théâtre.I.r.Des remerciements Ville St-Laurent, le 20 août, 1952, Journal Le Canada, a s M.le Rédacteur en Chef, 5221 rue De Gaspé, Montréal.Cher Monsieur, Dimanche dernier, soit le 17 août, le Comité Récréatif des Parcs et Terrains de Jeux de Ville Saint-Laurent avait organisé un carnaval de la jeunesse qui s\u2019est déroulé avec beaucoup de couleurs sur le terrain du Collège Saint-Laurent.Ce carnaval a attiré près de 4,000 personnes, parents et enfants.Les épreuves au programme ont réuni un nombre record de participants.Les gagnants se sont partagé quelques 200 prix.La Fraternité des Policiers de Ville Saint-Laurent a acheté et distribué de la crème glacée à tous les enfants.Le Comité remercie grandement les généreux donateurs de prix, de même que ceux qui ont aidé pour faire de ce carnaval un événement mémorable.Votre tout dévoué, La fermière .Toute fraîche comme les glaïeuls aux couleurs riches qu'elle offre à ses clients, Rita, la vendeuse, prend son petit déjeûner ,avec son plus gentil sourire, sans se soucier d'une blouse claire, sortie de la jupe sombre.J'ose regarder dans son assiette.Du pain sec et, dans la main, une banane qu'elle croque à pleine bouche.Bon appétit, petite fille de la terre I GABADADI Art.LESSARD Décadence ?Somme.s-nou.s à ce point inconscient qu\u2019il faille revenir encore et toujours sur cette funeste habitude prise par certains médecins (dignes de ce nom?) de prostituer sans vergogne le secret médical ?Que de fois j\u2019ai souligné le tort qu\u2019ils se font, qu\u2019ils causent à leurs malades et à leur profession.Comment exiger qu\u2019on nous respecte quand on ne sait même pas tenir secret re qu\u2019on nous a confié ?Il est vrai que, de toutes parts, on nous le grignote, ce secret.Archives par-ci, archives par-là; rapport ici, rapport là! Passe encore quand c\u2019est fait au su et au vu du patient et pour son bien.Ou au nom d\u2019un intérêt didactique que personne ne songe à contester.Mais que penser de toutes ces bribes de secret que nous lançons à droite et à gauche, presque sans nous en apercevoir, pour satisfaire la curiosité de simples scribes ou pour permettre aux compagnies d\u2019assurance, véritables requins en eaux troubles, de faire beaucoup d\u2019argent en nous arrachant par lambeaux ce qui nous reste de dignité ?D\u2019aucuns s\u2019étonnent que je parle ainsi ouvertement qui, au fond d\u2019eux-mémes, trouvent (pie j\u2019ai raison.Qui me l\u2019écrivent.Alors pourquoi ne le di-sent-il pas ouvertement eux aussi?Pourquoi ne pas se décider une fois pour toutes à faire la grève ?Non pas une grève à remiser stéthoscopes et forceps, aiguilles et bistouris, carnet aux ordonnances et examens de malades.Non, une grève solide, puissante, lourdement passive, où rien de ce que nous savons, rien de ce que nous avons appris dans l\u2019exercice de nos fonctions ne sortira de notre bouche ou de notre plume.Je prédis qu\u2019en peu de temps la vie deviendrait vite impossible à une foule de parasites qui vivent de nos manquements et que nous remonterions bientôt sur ce piédestal d\u2019où nous n\u2019aurions jamais dû descendre.Evidemment, je ne me fais aucune illusion sur cette suggestion radicale que je fais.Dussent tous ceux d\u2019entre nous qui ont conscience de leur devoir l\u2019accepter d\u2019emblée et la mettre en pratique rigoureuse, il n\u2019en resterait pas moins, parmi nous, quelques cu-cus inconscients et impénitents qui se font une joie, sobres ou non, de nous faire perdre la face en racontant pour la galerie, histoire de se tailler un petit succès, des confessions de cabinet de consultation mêlées à des ragots de concierge ; en divulgant ouvertement les noms de leurs malades et leurs maladies, pour se donner quelque importance (croient-ils!); en soulignant leurs succès en clientèle que, sans discernement, ils associent à d\u2019autres, moins recommandables ; en discutant d\u2019honoraires ou d\u2019erreurs diagnostiques (jamais les leurs, bien entendu !) En bref, donnant des signes certains d\u2019inconscience professionnelle, absolument comme les pires charlatants, et prouvant de façon indiscutable qu\u2019ils seraient davantage à leur place comme souteneurs de bordels que médecins.Là.au moins, la discrétion n\u2019est pas de mise envers le chaland.Et encore.! Beaucoup plus que ces chers et tristes confrères en ont.Tant que nous remorquerons Vacances libres (S.l.F.)\u2014Il y a des vraies vacan- ; en état d\u2019intimité complète aveo ces, comme il y a des vraies riches- ' le destin d\u2019une journée à dieses, pour reprendre une formule même.De vraies vacances, de Jean Giono.Et il existe aussi) Il nous arrivait parfois de ron* une clé des champs, selon le titre j contrer en chemin d\u2019autres cita-d\u2019un ouvrage récent d\u2019André Bre-1 dins, venus comme nous chercher ton.Tout le long de juillet et la première quinzaine d\u2019août, les Pa-slsiens quittent la capitale par centaines de mille.Sans doute cette année approcherons-nous du million! Vient un moment où la grande vile se révèle insupportable à ceux qui la pratiquent quotidiennement.Il faut fuir.Et tout est prêt, accueillant.sinon déjà complet: plages.stations de montagne, villes d\u2019eaux, golfs, tennis, casinos.Pourtant.dans cette masse qui se trans- la paix parfaite et l\u2019indépendance absolue.Nous finissions assez vite par avoir ensemble des points de réunion : la bibliothèque municipale, la vieille église, l\u2019auberge, la place du marché.La vie passait, et.disait l\u2019un de nous, avec un peu d\u2019attention on l\u2019aurait vue.Nous n\u2019avions aucune obligation.Et il y avait même une ivresse, une volupté, comme de violer un secret, à s'emplir simplement d\u2019air et de repos au milieu d\u2019une ac* porte en direction de sites réputés *\trurale qui tenait plus de r\\\\\\ t'orvrtrftirvmrwiA cnnc rl\u2019üiitroc fnr.1 811 OCrOSSC.OU fl\u2019lin\t/\u2018lll + o où recommence sous d'autres for mes la vie dont on croit s\u2019évader réellement.Us n'iront pas se serrer au bord de la mer.ni jouer au bridge sur quelque hauteur.Ils ont choisi un coin de campagne, de vraie campagne, d\u2019eux seuls connu.Parfois ils sont originaires d\u2019un village isolé que néglige la publicité touristique, et ils y reviennent chaque année.Parfois ils le découvrent et s\u2019y fixent pour quelques semaines.Et ils s\u2019aperçoivent alors que la France a des ressources infinies jusque dans ses recoins, et qu\u2019elle présente, précisément là où l\u2019exploitation ne sévit pas.son aspect le plus doux, le plus vrai et le plus riche.l'allégresse, ou d\u2019un certain culte, que de la besogne.Ces villages de France, dont les auberges ont peu de chambres, et qui, de ce fait, échappent à l\u2019organisation touristique, ressemblent aux villages de la peinture et des contes.On croit volontiers qu\u2019ils n\u2019existent pas, ou qu\u2019ils n\u2019existent plus.En réalité, ils font bien partie de la vaste couleur locale, de la solidité secrète du Pays, de sa ri* chesse aussi.Tout ce qui vient à Paris et finit aux Halles sous quelque forme, provient de leur industrie et de leur application.Ravissants.cossus, colorés, il en est qui subsistent encore sans salon de coiffure, sans marchand de jour-Je ne puis oublier l\u2019étonnement i (J31154; sans cinémas.Il faut se ren* de Léon-Pau'.Fargue la première ; ^fe ( ?.nsr5!ue t*ue bourgade voisine, fols qu\u2019il entreprit de me rendre P^us Çl°Uee.pour prendre contact visite dans un petit coin de |\t1° Pro8res.N était le poste de Franche Comté où je passe assez | r3{b° de 1 instituteur ou du pé-régulièrement mes vacances.De-1 c!1I?ur\\ on Pf?urra*t cro,rc la ci-puis longtemps il avait perdu vtlisation n a pas encore pénétré l\u2019habitude du grand air.de la vie *a\u2019 el *fue ces slK,)es avec lesquels simple, et il se crut d\u2019abord au 0,1 s.e_ f,r°l{v®1ne1z a nez a tout mo-bout du monde.Mais, dès le len- j nienù 1 echelle, le cheval, la berge-demain de son arrivée, il était, }on?cl!.e'cbanipignons.le puits.conquis par ce qu\u2019il apercevait et qu\u2019il se plaisait à énumérer.La voiture de foin, les oiseaux, le clocher du village, la rivière, les haies, les fermes, l\u2019horizon et le crépitement à peine perceptible du soleil au-dessus des champs et les fruits, les céréales, sont uniquement ceux de la vie éternelle.De tels endroits sont nécessaires aux âmes modernes, ne fût-ce que pour ujje courte méditation.Il faut dire que\u2014le camping ayant poussé fort loin ses aventures \u2014 les vil la- des routes, tout était pour lui de Rcs \u201don dehors du mouvement\u201d la poésie de vrai poète, visible.| sont de plus en plus connus.On ne vivante et librement offerte.Il donne peut-être pas encore cou-voulut voir de près ces person- raniment leurs adresses, mais on nages quasi naturels qui donnent les fréquente et Ton s\u2019y installe, figure humaine à la moindre hour- Ou moins pour y vivre ces quelques gade : le notaire, le fossoyeur, semaines d\u2019éte que reclament le l\u2019horloger, le rebouteux, le pâtis- corps et l\u2019esprit quand sonne Thou-sier.le poète local et le peintre re de la detente.Au sortir d\u2019une régionaliste.A cent lieues des vil- de ces retraites en pleine cam pales soumises à quelque programme i gne, en vraie campagne, quand ou choisies pour un festival, il | l\u2019imagination est encore au pou-admirait que la vie à la campagne I voir de certains bruits, de certat-se déroulât selon les heures et les nés visions \u2014 la cloche des vaches, coutumes par consentement réel- J le vent autour des forets, la soli-proque des habitants, des événe- tude au soleil envahie de cris d ciments et des choses.\tseaux, les nuits silencieuses sans Le départ des troupeaux, la tour- i rien qui bouge, l\u2019odeur des récol-née du facteur, les repas, les tra-1 tes, le détachement complet a vaux des champs, le passage du mé-11 égard des problèmes I ans, decin, la réunion du conseil mu- Cannes, Biarritz.Annecy, Vittel et nicipal.Ensemble, et mêlés aux pé- tapt d autres lieux orchestres, sou-ripéties de ce roman qui ne cesse mis au rendement, aux passions, se jamais, qui se plie aux saisons, qui accepte et digère lentement le progrès, nous avions le sentiment violent de faire partie du chant du monde et de la marche régulière du temps.Aucune agitation, aucune impatience ne venait troubler notre joie d\u2019exister dressent soudain devant le voyageur qui arrive de la nature, comme des visions fantastiques dans lesquelles nous avons tôt fait de plonger, mais avec quelque chose en nous qui demeure longtemps protégé.André BEUGLER Les prisonniers sont-ils du monde?Commentant les récents désordres survenus à la prison de Bor deaux, un journaliste de \u201cLa Pa minels \"qui relèvent de la justic» rigoureuse\u201d.Les statistiques ont clairement étable que Ton ne naît trie \u201d, M.Léon Gray, n\u2019y va pas pas criminel.On le devient.Et si avec le dos de la cuillère .\tvous changez les conditions de vie, ^\t.\t.si la société elle-même s\u2019occupe de \"Quel est le statut au prison-j tes gens avant qu\u2019il ne soit trop nier ?Le détenu s est emprisonne tartj |c problème du crime est déjà lui-menie.par son propre forfait: j ai,x trois-quarts résolu.M.Gray il s\u2019est volontairement mis au ban a quand il dit que ces détc-de la société, et place sous la UH nus sont \"les artisans de leur pro-telle de l Etat; il est devenu une , pre malheur\u201d.Il faut n\u2019avoir pas __________ cette gente peu reluisante dans Surintendant des Parcs principes comme clans scs ac- i Terrains de Jeux tes, il scia bien difficile de nous rains ue jeux.| fajre enlendre (.ommc nous le mé- 1 ritons vraiment.Ne suffit-il pas Notre langage Le Rédacteur en Chef.LE CANADA, Montréal.F\\Q.Monsieur, .le me suis toujours élevée contre l\u2019emploi abusif des expressions anglaises en France, bien qu\u2019elles soient généralement utilisées pour désigner des choses spécifiquement anglaises ou nées de l\u2019autre côté de la Manche et difficiles à tradui L\u2019école des parents Un constable interpelle un individu qui fait les cent pas sur le trottoir à trois heures du matin : \u2014Qu\u2019est-ce que vous faites là ?\u2014J\u2019ai oublié mes clefs, répond le brave homme, et j\u2019attends que mes enfants reviennent de veiller pour rentrer à la maison.d\u2019une seule cellule pour affirmer le mal ?Et c\u2019est pour cette raison qu\u2019on accuse toute la médecine de l\u2019inconduite professionnelle de quelques-uns.Roméo BOUCHER r l.information miitlcale rt paramédicalt) $250,000 in a Name There are a good many people in the world who would be willing to reliece Lt.Col.Edward Murray Dalziel McNaughton of his unusual dilemma.Col.McNaughton has been willed the sum of $250,000 by an aunt on the condition that he adopt her surname of Leslie.Now, McNaughton is a perfectly good and honorable name, and It is easy to see why a man might not be eager to lose it.Still, names are pretty much accidental; they just happen to one.and there is no real reason why they should not happen several times.,i__ i\tThe money involved is substan- \u2019\\n .une.anf\u2019Vl;1 > JARn pensé aux exigences de la radio et de la télévision.Des tribunes spéciales sont installées pour les caméra de la télévision.Le nouveau théâtre sera muni de coulisses magnifiquement pratiques, de six ascenseurs et d\u2019une scène tournante qui pourra être suspendue.Depuis les bombardements de 1945.la troupe de l\u2019Opéra de Vienne chante et joue au Theatre an der Wicn.\u201d\u2018Les Noces de Figaro\u201d, \"Madame Butterfly\" et \u201cLa Bohême\u201d sont, par ordre, les opéras les plus populaires du présent répertoire.Eleanor Todd remporte beaucoup de succès auprès de ces messieurs depuis son film \"The Lusty Men\u201d.On l'a surnommé un \"hot toddy\".mm ffiîm-Coi/ % i?[ \\wMê 'PLUS, ERROL FLYNN OLIVIA De HAVILLAND .Kλ JEUDI SOIR A 7 H.P M.GERARD PHILIPE VJ .CINA LOLLOBRICIOA\t^ 1 a**i*tcba PERSONNE -«SIAUX itA^S Maintenant tp- ImsSHp MJEMIEJ wïïSm m * RAY MIDDLETON ^ BILL SHIRLEY MURIEL LAWRENCE atntwitV x.REX ALLEN\u2014iissi^v' ' \u2014s AIR CONDITIONED Sun AHÇ AND HH A HOWLf PAV BOLGER, \u2022»- n- hbo si Catherine E.FA.*a» Maintenant KIRK DOUGLAS MARILYN MAXWELL ARTHUR KENNEDY Maintenant fscoru 4SSk Waanxh BxoK Smmn £vct 0IPV6.77 P Lt CANADA \u2014 MONTREAL.MARDI 26 AOUT.1952 CINQUANTIEME ANNEE \u2014 No 120 Faites de vos enfants ^ des gangsters émérites ïrïw * C\u2019est si agréable, si réjouissant de voir qu\u2019on met de plus en plus à portée des enfants les instruments qui font les bons gangsters que je ne vois pas pourquoi on n'inclurait pas, dans le programme de l\u2019instruction publique la manière de le devenir, mais alors.à la perfection.Si vous croyez l\u2019idée bonne, confiez m\u2019en la publicité.J\u2019ai mis au point quelques slogans que je crois irrésistibles, autant pour un prospectus que pour les annonces-éclairs, à la radio.\u2019\u2019\u2014Pourquoi.Madame, votre fils serait-il un gagne-petit comme son pere ?Faites- en bon gangster, il gagnera largement sa vie et la votre.'\u2019 \"\u2014Avez-vous besoin d\u2019argent ?Pourquoi vous astreindre à travailler ?Allez hold-uper la banque la plus près de chez vous.Nous vous apprendrons à le faire, sans danger\u201d.\u201c\u2014Devenez un parfait gangster avec notre méthode, enseignée par correspondance.Faites inscrire votre fils.Délinquance garantie ou argent remis\u201d.\u201cNe laissez pas votre enfant s\u2019amuser avec des jouets périmés.Otez-lui des mains cet inoffensif bâton de base-bail.Donnez-lui un de nos revolvers à tir rapide.Succès garanti\u201d.\u201c\u2014Vous aimez votre enfant, n\u2019est-ce pas ?N\u2019en faites pas un ouvrier.il se salirait les mains.Notre méthode lui permettra de faire facilement de l\u2019argent en le prenant où il est.dans les coffres de la banque.N\u2019hésitez pas et faites vite les demandes sont nombreuses.\u201d Dire que sur des sujets aussi terribles, il faut badiner!.Que voulez-vous, c'est plus fort que moi.quand je vois dans un magasin, le rayon des jouets tout plein de menottes, de masques, de mouchoirs rouges, de revolvers et autres machines à tuer (et attendez.l'Allemagne n'a pas envoyé sa production pour cadeaux de Noël) je sens l\u2019indignation me monter au coeur.Quand donc, mais quand donc interdira-t-on la vente de ces hor.reurs ?Un pistolet entre les mains d\u2019un enfant, mais cela ne vous fait donc pas peur pour l\u2019avenir ?__\tOdette OLICNY HfSIAMlYf VaMicres-Cagné Samedi matin, à dix heures, en l'église Notre-Dame-du-Rosaire, a été célébré le mariage de Mlle Thérèse Gagné, fille de M.et de Mme Arsène Gagné, avec Me Jo-Laseph Vallières, fils de M.et de Mme Octave Vallières.d'Ahuntsic.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l\u2019abbé Lucien Le-beau et pendant la messe, M.et Mme Rhéal Couchy exécutèrent un programme de chant.Pour la circonstance, le ehmnir était décoré de larges corbeilli^r de glaïeuls blancs et de massifs de fougère ; des gerbes de fleurs nouées de ru- Mme Albertine Ferland-Angers, historienne connue, récemment élue secrétaire-irésorière de la Municipalité scolaire de Contrecoeur Paroisse.ban marquaient les bancs réservés aux invités, M.Vallières accompagnait son fils.Au bras de son père, la mariée portait une robe aux lignes princesses.de satin blanc ornée d'un col Reine-Anne et dont la jupe formant traîne ouvrait sur un panneau à volants ssuperposés en point d'Alençon, un voile de tulle illusion incrusté de dentelle et de perles maintenu sous un béguin d\u2019Alençon et comme unique bijou, un rang de perles.Elle tenait un livre d\u2019heures.Mlle Marguerite Vallières, soeur d umarié, dame d\u2019honneur, portait sur un fourreau de tafetas azur, une robe de tulle de même ton, une capeline assortie et une gerbe d\u2019oeillets roses retombant en cascade.Me Paul-Emile LeJour était garçon d\u2019honneur.MM.Guy Gané et Gérard Vallières, frères respectifs des mariés, plaçaient les invités.La petite Lyse Gagné, nièce de la mariée, portait une robe de taffetas et lulle vert pâle, un bandeau perlé et un bouquet colonial.Mme Gagné mère, de la mariée, portait une robe-fourreau de brocart gris acier, un chapeau de velours noir rehaussé d\u2019une aigrette et des roses Sweetheart au corsage.Mme Vallières, mère du marié, portait un deux-pièces de crêpe français noir, une toque de plumes chatoyantes et des gardénias blancs à l\u2019épaule.Après une réception, les mariés partirent en automobile pour les Laurentide.s.Pour voyager.Mme Vallières protait un tailleur de lainage limon, un chapeau de velours-coupé, des accessoires de python bleu de roy et une orchidée a l'épaule.Marcoux-Carignan Dans la plus stricte intimtté.samedi matin, à neuf heures et demie, en la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, paroisse Saint-Jacques, a été célébré le mariage de Mlle Cécile Carignan, fille de Mme Emile Carignan, avec M.Réal Marcoux, fils de M.et de Mme Alphonse Marcoux.Après une réception au Cercle universitaire.M.et Mme Marcoux sont partis pour Hampton Beach.Prochains mariages M et Mme Thomasé-R.Trudeau, de Notre-Dame-de-Grâce, font part du mariage de leur fille.Marguerite.avec M.Pierre-Louis Piché, Ing.P., fils de M.Paul-Emile Piché, Ing.P., et de Mme Piché, de Montréal.La bénédiction nuptiale leur sera donnée, dans l\u2019intimité, le samedi fi septembre en la chapelle Saint-Victor de l\u2019église de Notre-Dame-de-Grâce.* * * M.le juge et Mme François La-coursière, de Trois-Rivières, an- noncent le mariage de leur fille.Françoise, avec M.Pierre Leboeuf.C.\tA.de Québec, fils du docteur et de Mme Auguste Leboeuf.de Des-chaillons.La bénédiction nutialc leur sera donnée, dans l\u2019intimité, par le R.P.Fare Leboeuf.A.A., en la cathédrale de Trois-Rivières, le mercredi 10 septembre.Pas de faire-part.* * * M.et Mme René Daignault, de S.-Hyacinthe, annoncent le mariage de leur fille, Marguerite, avec M.Robert Lalonde, fils de M.et de Mme Emery Lalonde, également de Saint-Hyacinthe.La bénédiction nuptiale leur sera donnée par Mgr Jean-Charles Leclaire, P.D.\t, V.G., en la chapelle des mariages de la cathédrale de Saint-Hyacinthe, le 1er septembre, à neuf heures trente.Pas de faire-part.* * * M.et Mme Eugène Després, de Saint-Vincent-de-Paul, annoncent le mariage de leur fille, Anne-Marie, avec M.Gérald Legault, fils de M.Osias Legault de Montréal et de Mme Legault.La bénédiction nuptiale leur sera donnée dans l\u2019intimité, le lundi 1er septembre, à neuf heures, en l\u2019église de Saint-Vincent-de-Paul.par M.l\u2019abbé Paul Legault.frère du marié.*\t*\t* M.et Mme Willie Piché.d\u2019Ahunl-sic.annoncent le mariage de leur fille, Pierrette, avec M.Gilles Tessier.fils de M.et de Mme J.-A.R.Tessier, de Montréal.La bénédiction nuptiale leur sera donnée le mardi 26 août, a neuf heures et demie, en l\u2019église Saint-Thomas-Apôtre.*\t0\t* On annonce pour le samedi 30 août, le mariage de Mlle Rachel Pelletier, fille de M.et de Mme Joseph-Henri Pelletier, avec M.Maurice Racine, fils de M.et de Mme Arthur Racine.La béndiction nutiale leur sera donnée à neuf heures, en l\u2019église Saint-Arsène.* * * Déplacements La marquise de Liniers passe la saison estivale chez le baron et la baronne de Beauséjour.au château François, en Franche-Comté.\u2022 * * L'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis et\tMme\tHume Wrong sont de passage à Ottawa pour le mariage Hannah-Pearson.*\t*\t* M.et Mme V.Trelles sont de retour de Catshill.N.-Y., où ils ont passé quelque temps.«\t«\t* Me René Gauthier.C.R., et Mme Gauthier sont de retour de Swamp-scotl où ils ont passé quelques semaines.0\t*\t* M.et Mme F.-M.Morey, leur fillette.Michelle et leur fils.John, reviendront ces jours-ci de Belle-ville où ils ont passé une quinzaine, les invités de M.et de Mme A.D.Janitsch.*\t*\t* M.et Mme Romuald Laurier sont de retour d\u2019A-Ma-Baie où ils étaient les invités de M.et de Mme Walter Boyle.0\t0\t0 Mme Joseph Besso est de retour de Martha Vineyards.Mass.0\t0\t0\u2019 Le docteur et Mme V.Pavilanis, leurs enfants, Alain et Christine, sont rentrés d'un séjour de plusieurs semaines aux Etats-Unis.La liberté est dangereuse quand elle est sans but Une avocate de Montréal, Me Joan Gilchrist, a adressé la parole.ces jours derniers, au congrès triennal de la Fédération canadienne des femmes universitaires.Elle a déclaré que l\u2019Angleterre semble avoir atteint le stade où les restrictions imposées par le gouvernement annulent le rendement économique et compromeitent la li-j berté personnelle des citoyens.Dans son allocution.Mlle Gilchrist a soutenu que l\u2019Angleterre offre un exemple de la tendance qui semble naître en divers pays du monde.\u2019\u2019Il me semble, dit-elle, que les femmes trouvent ici une responsabilité bien définie.Nous nous sommes toujours opposées à la rudesse et à la lutte pour le plus fort; nous avons plutôt favorisé le comportement charitable et civilisé, contre la force brutale et la philosophie de chacun pour osi.\u201cPuisque nous avons toujours protégé et pMégeons encore les faibles, de poursuivre Mlle Gilchrist.pour qu\u2019il ait répartition équitable des biens de la terre, je crois qu\u2019il est très opportun que nous envisagions dès lors les résultats passibles de notre attitude.\" Le Dr Neatby Une autre éminente Canadienne a porté la parole au congrès de la Fédération canadienne des femmes universitaires, à Ottawa.Le Docteur Hilda Neatby, professeur d\u2019histoire à l\u2019Üniversité de Saskatchewan, a déclaré que la tâche des femmes est d\u2019adopter maintenant la personnalité qui leur échoit.Elle a donné ensuite les raisons de la sujétion des femmes à ce qu\u2019elle appelle \u2018\u2018une sorte de compensation instinctive pour leurs avantages biologiques et psychologiques.\" \u201cLeur émancipation, a dit le Docteur Neatby.a été un aspect distinctif du mouvement démocratique de la civilisation occidentale.\u201d Pour commencer à se réaliser, cette émancipation a dù attendre les avantages matériels de l\u2019âge mécanisé et la réorganisation de la société démocratique.Toutefois.Neatby a demandé s\u2019il est possible que dans la soudaineté de cette émancipation les femmes aient été déroutées au point de confondre égalité et identité.Le Docteur Neatby a déclaré que les fministes doivent toujours se rappeler que la liberté est dangereuse quand elle n\u2019est pas accompagnée d\u2019un but.et que le droit n'a pas de sens sans un devoir correspondant.\u2022on J arliâanat Mlle Jacqueline Soly, B.L., fille de M.Roméo Soly, décédé, et de Mme Soly et M.Don Dumouchel, fils de M.Donat Dumouchel, décédé et de Mme Dumouchel dont le mariage sera célébré le samedi, 6 septembre à neuf heures trente, en l'église Saint-Jean-Berchmans.Etudiants de 47 pays au congrès mondial de Pax Romana à Toronto TORONTO.(P.C.) \u2014 Le con-; Un des principaux orateurs sera grès mondial de Pax Romana.une le Dr Hugh S.Taylor, doyen de organisation internationale de la l'école des gradués\u2019 à l\u2019Université jeunesse catholique, a débuté mar- de Princeton.N.-J.Le célèbre sa-di, avec la participation d\u2019étudiants vant et écrivain est vice-président venus de 47 pays.\tde Pax Romana.Le congrès triennal se tiendra Le Dr Taylor a déclaré aujour-dans trois villes canadjennes.Après d\u2019hui au cours d\u2019un interview que une semaine de réunions à To- le principal problème qu\u2019affron- ronto, les délégués se rendront a Montréal pour ensuite passer une dernière semaine à Québec.Les séances se tiendront en trois langues.Les réunions d\u2019affaires se tiendront à Toronto.Le thème du Congrès \u2014 l\u2019université aujourd\u2019hui \u2014 sera discuté à Montréal.\"Lucky Mabel\" a pourtant subi une petite déveine Une femme de 75 ans, aux yeux clairs, se rétablit actuellement des blessures qu\u2019elle a reçues dans une chute, près de sa demeure, à Brix-ton, en Angleterre.Ce qui rend cet accident digne de mention, c\u2019est que cette femme, est sortie indemne de deux révolutions, d\u2019un tremblement de terre, des raids de la guerre et d\u2019un naufrage.Mme Mabel Evans s\u2019est mérité le surnom de \u201cLucky Mabel\u201d pour des exploits comme ceux-ci: elle a échappé par un cheveu à une balle tirée sur elle pendant une révolution au Brésil; elle fut transportée clandestinement en lieu sûr au cours d\u2019une émeute, après que ses amis eurent été tués; elle fut la seule personne sauvée du naufrage d\u2019un navire apès une collision.Plus tard.\u201cLucky Babel\u201d survécut à un tremblement de terre qui dévasta la moitié de la ville de Yokohama, parce qu\u2019elle était restée à bord
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