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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
jeudi 23 septembre 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1954-09-23, Collections de BAnQ.

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[" I I : CRIME HORRIBLE Ef MYSTERIES INCERTAIN \u2014 MAX.60 anada nouveau Un crime horrible qui a fait trois morts s\u2019est dérouie dans la maison d\u2019un garde chasse dans les environs de Par's.Le garde Gustave Jupin a trouvé sa femme pendue dans une grange, tandis que ses deux enfants, Claudine.2 ans.et lany, 5 mois, frappées de coups de couteau, gisaient dans une mare de sang.Apres avoir appelé au secours un garde-chasse voisin, le malheureux garde se tua lui-même d\u2019un coup de fusil alors que les gendarmes commençaient à l\u2019interroger.Seule la petite jany a survécu.VOL No 85 MONTREAL, jEUDI, LK 25 SEPTEMBRE 195T 5 CENTS Fait curieux et jusqu'à présent inexpliqué.Le corps de Mme Jupin portait les marques de quatre coups de couteau dans la région du coeur.Si elle s\u2019est frappée elle-même, comment aurait-elle eu la force ensuite d\u2019aller se pendre ?son mari, qui s\u2019est lui-même tiré un coup de feu dans la tête pendant l\u2019interrogatoire, aurait-il été mêlé au drame ?Telles sont les principales questions que l\u2019enquête s\u2019attache à élucider.COMMIS LIGOTE PAR TROIS ADOLESCENTS Une succursale de la pharmacie Leduc, sise au No 919 de la rue Saint-jacques ouest, a été la scène, hier soir, d\u2019un hoid-up commis par trois adolescents.Vers 10 h., dans la soirée, le jeune commis de l\u2019endroit, Fernand Francoeur, se trouvait seul dans l\u2019établissement, lorsque trois jeunes hommes, dont le plus vieux n\u2019avait pas plus de 18 ans, selon le témoignage meme du commis, sont entrés dans la pharmacie.Ils se sont approchés du comptoir, et l\u2019un des trois a demandé, en anglais, qu\u2019on lui donne une boîte de comprimés pour le mal de tête.Au moment où Francoeur se retournait pour aller quérir l\u2019article demandé, l'adolescent sortait une arme de ses goussets, la pointait sur lui, et le sommait de se jeter par terre, le menaçant de tirer.Les deux comparses l\u2019ont d\u2019abord immobilisé, ligoté puis bâillonné.Puis, ne parvenant pas à ouvrir le tiroir-caisse, ils durent ordonner au commis de se relever, après l\u2019avoir déficelé, et d\u2019ouvrir l'appareil, dont le contenu disparut dans leurs poches.La somme du vol reste inconnue.Ligotant le commis à nouveau, les jeunes bandits lui ont donné l'ordre de rester par terre, avant de disparaître.Le messager de la pharmacie, qui s\u2019était absenté pou livrer quelques paquets, revint peu après leur disparition, défit les liens qui retenaient Francoeur, qui alerta aussitôt lu Sûreté.Le sergent Wilfrid Tremblay, du poste No 6, s# rendit sur les lieux avec quelques hommes.Une enquête fut ensuite entreprise par l'escouade des vols à main armée, de la Sûreté municipale.m m Essuyez de distinguer dans ce groupe de mastodontes Yvon Robert et Bobby Managoff qui oui livré un combat enlevant à l\u2019équipe formée de Fred Atkins et Ike Eukins d'Australie.Le combat a été déclaré nul après mille et une peripities qui ont soulevé l'enthousiasme des 11,000 personnes qui se sont rendues hier soir au Forum pour assister à la séance de lutte.Syracuse élimine Toronto (VOIR PAGE 15) ÎK j r JEUDI, LE 23 SEPTEMBRE 1954 Page 2 LE CANADA NOUVEAU L'Australie appuiera la demande d'admission du Japon comme membre du Plan de Colombo Le premier nunibtre australien.M.Robert Menzies.a déclaré que son gouvernement soutiendra une demande d\u2019admission du .lapon comme membre contribuant du Flan de Colombo.Ce plan de Colombo est un programme d\u2019assistance technique et économique à l\u2019Asie du Sud et du Sud-Est.M.Menzies a dit qu\u2019il s\u2019attend à ce que le Conseil consultatif du Plan, actuellement réuni a Ottn- Concours de sécurité ouvert aux jeunes A t in d\u2019encourager la .ieuin* vénération à se montrer prudente, la lege 1111 de l'ordre des \u201cMooses\" de Montréal vient d'orgnni>.er un e»in-eours (le sécurité qui se terminera le 1er novembre proehain ei qui vaudra aux vainqueurs des prix tel* qu\u2019un voyage en avion à Chiengo, une visite A la Maison Planehe.û W'asliiiigton une montre brneelet.et e.wa.prenne en considération la demande d'admission nippone, mais à titre de membre contribuant et non bénéficiaire.Le premier ministre a ajouté qu\u2019il croit que les Japonais pourront offrir quelque chose dans le domaine de l\u2019assistance technique, ainsi que des métiers spécialisés qui peuvent aider les autres peuples asiatiques.Les entretiens, qui .se déroulent actuellement à Ottawa, constituent une conférence préliminaire à la réunion ministérielle, qui s\u2019ouvrira le 4 octobre prochain.Les entretiens actuels sont secrets, et donnent lieu à peu de commentaires officiels.Cependant le sous-ministre canadien des Finances, M.Kenneth Taylor, qui préside la conférence préliminaire, a déclaré qu\u2019il n\u2019y j avait pas d'opposition à la deman- ! de d\u2019admission japonaise, et que le Japon serait vraisemblablement admis comme membre du plan de Colombo lors de la conférence de l'année prochaine.Tous les gaivous et filles âgés de U à 18 ans peuvent pnrtieiper à ee eotieottrs.Les juges eonsitlérefolll : Tout travail important dans le domaine de la sécurité accompli entre net nitre 1 î )Ô8 et octobre l'.t.Vt*.tout dessin ott affirbe concernant la sécurité; le travail d'une patrouille île sénat ri té à l'école; la composition d'un thème sur ht sécurité; un acte d'héroïsme, comme un ssiuvetage.bien que 'ceci m* '\u2022oit nttcum*mciu nécessaire pour participer au concours ,etc.Toute Inscription devra être adressée à la \"Loge 1111 de l\u2019Ordre Loyal des Mooses, 1178 I tntmntond, Mont réal.'' Nos Canadiennes risqueraient-elles de perdre leur ligne ?Les Canadiennes ont-elles tendance à prendre un peu trop d\u2019embonpoint ?Cette question est suggérée par un rapport statistique annonçant que 1953 lut um année record pour l'industrie corsetière du Canada.Celle-ci a vendu en cl let 2.251.-332 corsets d'une valeur globale de $22 millions ou deux lois et demi le chiffre de 1945.ANNONCES CLASSIFIEES LAVEUSES A LOUER 75c PAR SEMAINE, pim trainport « moi.» d'emploi, gratis.UN.1-3009; CA.490Z, soir.APPELEZ BOB MacDONALD HA.8231 FORDS 1954 neut\u2018 equipts $400.00 comptant.balance $08.00 pur mots.îrat» rt* i intiled.Ni* liiHJi.rue William, pour permission d'emmagasiner de l'huile a\tpour mane personnel dat»' .u : i*i voir de \u2022 OOO gallon» -sur le |»>?v> P-U\u2019iî fl»- la division cadastrale dx quartier Ste-Anne quartier 8te-Anne.u : rtère de 1660-80.rue William Toute oppo itloti A («dtp demande doit é» re rnmmuniqute au soussigné dans Ira quitte lotit* Le ^relfier de la CUÉ, < hirloH Idouard I.ONOPnF.Montreni.I» 21 septembre 1954 Mominafions à \\V.de M.le directeur Le scandale Mcisifesi menace DONNE LE 1er coup de pelle ^6 (sécIcnchGf chs désordres A une réréinonif i|tii s\u2019est dé-roulée hier midi, à l\u2019angle des rues (Gilford et Berri, le directeur de la police municipale.1.Albert Langlois, a enleve la première pelletée de terre du terrain où sera érigé le centre social des policiers montréalais.Madeleine Parent brigue le poste de conseiller Mlle Madeleine Parent, secretaire-! résorièro du conseil canadien du textile un groupement unioniste.a annoncé hier ((ii\u2019elle présentai! sa candidature au poste de conseiller municipal i.mt-ii dire \u201cconseillère\u201d?! pour le district No 1.aux prochaines élections municipales.Kl le a déclaré qu\u2019à ta suite d\u2019une réunion des ouvriers du textile résidants de St-Menri et Ville-Kmard.on lui avait demandé dentrepren dre une campagne dans ee sens.Le district No 1 se compose des paroisses de Saint-Paul.Saint Hen-«ri et Sainte-C\u2019unégohde.Une enquête sur 'atomisme, cause du mauvais temps Le conseil des gouverneurs a approuvé les nominations et promotions suivantes, à l\u2019Université de Montréal : Vois a von^ miiiotn é hier tpi** ! Mivaul japonuis M Mishiwakl avait j exprimé la etoiviel ion «nie les troll i M**» atiiiospliériijiies ilont iimiis soin ; ni*-» aftMirés éiuieiit produits par les expériences UI nllliqiios.i Mi apprend inaiiuenuiif que l'Organisation .Mondiale d** .Météorologie tpii groupe Ho nations, a décidé d'inviter tous les pa v s niemlire» de l'Organisation.A fournir une tlonimen-latiol) délai lier «m* \u2018\"los effets des explosions atoiiiiipies sur la tempéra Mire\u201d.t'eei en prévision dit congrès mondial d** méiéorolngie qui aura lieu an mois d'avril en Sul»»e.t'oti*» décision est considérée coin un* la première victoire de tous ceux qui oui pmlcsic contre les ?\u2022xpérien ces atomiques, considérées «-online la cause du mauvais temps qui sévit dans le monde eut icr.< Mi apprenti, par ailleurs, que IT-nion Soviétique **t Ms pays du inou-dt* lllire possèdent des précisions »ur les effets météorologiques dos explosions.< Vv constatations ont été faites sur terre, sur le* navires et sur 1**« avions, i.a conclusion semble bien ta conséquence des bombes.Les adversaires «b* cetfe fhèso nf finnenî qu'on ne peut pas généraliser parce que la quantité d\u2019é-iiergle dégagé** par un** bombe \u201cII\u201d est moindre que l'énergie nécessaire pour provoquer des phénomènes météorologiques.l-'nli amusant è cnnsfntor: pour la première fois, le représentant (I** gréviste'.qui |i;ii i >iiu i»ni la ville pour tenter de ninvaim re les nuü-syndiqnés La baronne passe une nuit à Fullum il** ces>er I*.i -avail, aient reçu in\u2014 tnieiitiii dev chefs syndicaux de ne pas
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