L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 11 octobre 1834, samedi 11 octobre 1834
[" J eo; wa bil Ailsatz vel Joma an \u2026.MÉLANGES.ERT LS ; TE EA VEILLEE DE VINCENNES.; \"HISTOIRE DE REGIMENT.L Les\u201c sepupules d'honneur d'un soldat, UE Le .a Jarmo _est un bon livre À ouvrir pour onnallre humanité.On y upprend à ettre la muin À tout, aux choses les plux asnes comme aux plus élevées.Dos plus igélients et les plus riches sont furcés de \u2018Moir vivre de près In pauvreté ct de vivre vec elle, de'lui mesurer von gros pain et \u201cde lui peser ea viando, Sans l'armée, les lu de grand scigneur ne soupgounernient a comment in soldut vit, grandit;engraise » ita Pannke dvee nonf sous par jour une cruche denn fraiche, portant sur le 9 Un suc dont le contenant «t le contenu tent quarañte francs i si pattie.E Celle simplivité de imrenrs, Cette pau eté.insoticiahte ol joyouse do tan de ea gens, Gella vigoureuse et snino ex- ce, suna\u2019fauxne politesse ni fuusse insibilité, cette allüre mâle donnée à tout, Jette tinifsriiité do séntimens imprimte pur à discipline, sont des liens d'habitude gros- Bern, \"inais difficiles à rompre, et qui ne anquent pas d'un certain charme inconnu autres \u2018professions.J'ui vu des offi.re plaisir lu chapelle construite par snint et celle couronne de tours mons.(@panes ot-à deini ruinéesqui servaitalors do iparure.à Vinoonnes.Le donjon s\u2019élovnit tn dessus.d'elles comme un roi nu milieu as 6.Lou petite croissans de ln lo.brillaient \u2018parmi les promières \u2018as bout de leurs longueÿ flèches.sur fraiche et suave du bois nous par- apnait par-dessus les remparts, et il n'y Beil pas jusqu'au gazon des batteries qui halt uns heleino de soir d'été.: \u201cNous aasimes sur un grand, canon do Lois + ot nous: ou silence.quel- } ed Jeunes qui essayaient leur Bret on soulevant tour à tour una bombe Deut'dé bras, tandis que lea autres ren- \"8 Sontemont et passaient le pont.levis Ke \"por \u2018deux ©8.quatre par quatre avec ati I paresse dù'désœuvrement militaire.cours étaiént remplies des caissons de ouverts et chargés de poudre, lerée.pour la revue du lendemain.À côté, près de la porte du bois, un Mijn danillene ouvrait et refor- À savent avec iequiétude In porte très- .d'une potito tour, poudrière et arse- nat à l'artillerie à pied, ot rem- barils de poudre, d'armes et da bee de guene.Hi nous salun en at on homme dune taille w Wes UD peu volitde.Ses cheveux a tea moustache binn- Een 4 80% ae ouvert, robuatq et fig ven doux et.sage.Li te- CIE STE FONTREAL, SAME \u2018 ne r vecu me TN N° 24 fait si turd contre In coutume.Il nous répondit, nvec le ton de respect et de enline des vieux soldats, que c'était lo lendemain un jour d'inspection générale.à cing houres du matins qu'il était respon- sublu dus poudres, #1 qu\u2019il ne cessuit de lux examiner ot do recommencer vingt Fois ses comples pour étre à lPahri du plus léger repracho de négligence ; qu\u2019il avait voutu aussi profiter des dernières heures du jour, parce que In consigne était sevère et défendait d'entrer bu nuit dans la pondrière nver mi flombent où même uno lanterne sourde; qi était désolé de n\u2019uvoir pus cule temps e tout voir, et qu'il bai rest-lit encore quel ques obus it examiner 5 qu\u2019il voud-ait bien revenir dans In nuit; ct il regardait avec un peu d'inpatienre le gronadier que l'on unit en faction dla porte et qui duvait l'empêcher d'y rentrer, Après nous nvoir donné ces détails, 11 se mit À genoux et regarda sons In perto s'il n\u2019y restait pus une traînée du poudre, II ermignnit que fes Gpurons où les fers de bottes des officiers ne vin-sent à y montre le fou lo lendemain, Ce n'est pas cela qui m'occupe le plus, dit-il en so relevant, mais ce sont mes régistres.ot il les regurdait uvec reprit, \u2014 Vous Êtes trop scrupuleux, dit Timo.Ion\u2014 Ah! mon lieutenant, quand on est duns In garde, on ne peut pas l\u2019être trop sur son honneur.Un de nos moréechaux- des-loyis s\u2019est brûlé In cervelle lundi dernier pour aveir été mis & la sulle da police, Moi je dis donner l'exemple aux sous-officiers, Depuis quo je suis duos lu garde, je n'ai pns eu un reproche do mes chefs, et une pupition me rendrait Lien malhoureux.Test vrai que ces braves soldats, pris Ans l'atinée prrini-Pétite de lélite,se cro- yoientdéshonvrés pour lu plus légère faute.\u2014Allez.! vous étes toux jes puritaing de l'honneur, lui dis.jo en lui frappaut sur l'é- parle, Il salun ot so retirm vers la caserne où étuit son logement ; puis, nvec une iono- cenco de mcours particulière à l'honnète race dos soldats, il revint,apportant du che- nevis dans lu creux de ses mains À une poule qui élevait ses douze poussins sous lo vieux cunon de bronze où nous étions assis, C'élait bien In plus charmante poule quo d'aie connue de mn vie.Elle était loule blanche, sans une seule tache, et ce brave homme, Avec ses gros doigts mutités à Mn, rengo et à Austerlitz, lui avait collé sur la tête une petite nigrette rouge, ol sur ln poitrine un pelit collier d'argent avec une plu- que à son chiffre.Lu bonne poule en était fière et reconnaissante À lu fois, Elle n- vait que les sentinelles la fiisniont toujours respeclor, et elle n'avait peur de personne, pas même d\u2019un petit cochon de hit et d'une chonetle qu'on nvait logés nuprèa d'elle sous le canon voisin.Lu belle poule fai- suit le bonheur des canonniers ; elle reco- vrait de tous des miettes de pain et du sucre tant que nous étions en uifurme, minis elle avait horreur du costume bourgaois,'et ne noua veconnainsant plus sous co déguisement,ello s'enfuyait Avec sn famille sous om EE ETS Leela quelquefois, njoutai- je- unis, Chacun est seul, Nous\u2019 allions en silence, les bra derrière le dos.Je fo murquai que Tinoléon tour sus cossu une lettre au clair de lu line, = C'était une petite lettre de forme longue, Jen con sais I figure et l'auteur féminin J étuis necoutumé à le voir rêver, tout an Jour sur celte putito écriture fine et éingnnte, Ausaï nous Étions arrivés au village cn face le chilean, nous avions monté Pescutier de notre pelite maison blanche, nous nlhons nous séparer sur le carré de nos apparte- mess Voisins, que je n'avais pas dit ane parole, Li seulement il me dit tout à coup : .\u2014 Elle vent absolument que je donue ma détaission, qu'en pensez-vous r 1 \u2014 Ju pense, dis-jo, qu elle est belle come un ange, parce que Je Fai vie ; je pense que vous l'aimez comme Ui fu, parce que je vous Vois depuis deux ans tel que ce soir 5 je pense que VOUS avez une assez belle fortune ic en juger [mr Vus chevaux et votre train : je pense que vous avez fuit assez vos preuves pour Vous retirer, cl qu'en temps de paix ce n'est pas un serand snerifice ; muis je pense aussi à Une soule chose.; \u2014 Laquelle! dit-il en souriant assez amèrement, parce qu'il devinaits .\u2014 C\u2019est qu\u2019elle est mariée, dis-je plus gravement, vous le savez mieux que to, mon pauvre ami.\u2014 C'est veni, dit-il, pas d'avenir \u2014 lt le service sert À vous fuire oublier .\u2014 Peut-être, dit-il, minis il n\u2019est pns pros hablo que mon étoile change À l'aumée, Remarquez, dans ma vies que jamais je n'ai fait rien de bien qui ne restât inconnu où mul interprété.! \u2014 Vous liriez Fa Prace toutes les nuits, dis-je, que vons n\u2019y trouveriez pus do re.mêde à celn.; i Etjo m\u2019enfermai chez moi pour écrire un poème sur Je masque de fer, poème que j'appolai la Prisonne Sur l'Amour du danger.L'isolament ne saurait être trap complet pour les hommes que je no nis quel démon poursuit par les illusions de poésie, Le silence était profond et Vombre épaisse sur les tours du vieux Vincennes La garnison dormait depuis neuf heures du soir, tous les feux s\u2019étnient éteints à dix heures, par ordre des tambours.On tone tendait que la voix des sentinelles placées sur le rempart et s\u2019envoyant et répétant l\u2019une après lantre leur crt long el mélancolique: Sentinelle, prenes garis à voue! Les corbeaux des tours répondaient plus tristement encore, ct ne s\u2019y croyant plus en sûreté, s'envolaient plus haut jusqu\u2019au doujon.Rien ne ponvait plus me troubler, et portant quelque chose me troubluit qui n'était vi bruit ni lumière.Je von'ais et ne pouvais pas écrite, Jo sentais quelqun choze dans ma pensée comme une tache dans no émeraude ; c'était l'idéo que quelqu'un auprès de mui veillait aussi, et veillnit sans consolation, profondément tourments.Coln me génait.J'étais sur qu'il avait besuin de se confier, et j'avais le canon de Louis XVE : magnifique sur lequel était gravé l'éternel soleil avec son nec pluvibus impar et l'ullima reclio re- gum ; et il.logenit une poule là dessous ! Lo bon Adjudunt nons parla delle en fort bons termes, Elle fournissait dos a ifs frais à lui et à sa fille, avec une générosité fui brusquement sn confidence par désir de mo livrer à mes idées favorites.J'en étuis puni maintenant par le trouble de ces idéca mêmes.Elles no volaient pas librement et Inrgement ct il me semblnit que leurs niles étaient nppesantics, muonillées Pout être par une lurme sccrdto d'un ami délaissé.sans pareille; etil l\u2019aümait tant, qu\u2019il n\u2019avart pas eu le cournge de tuer un soûl de ses pouleis dè peur de l\u2019affliger.Comme il racontait ses bonnes mœurs, les tambours) et les trompeltes bnttireht et sonaèrent À le fois onpel du soir.On nllnit lover los ponts, et las concierges en faisnient déjà résonner les chaînes.Nous n\u2019étions pns de sorvice, et nous sortimes par la porte du bois.Timoléon, qui n'avait cessé de fuiro dea angles aur le sable avec le bout de son épée, s'était levé du canon on regrettunt sea triangles Comme moi je regrettais ma poule blanche et mon Adindant.Nous lournâmnes à gauche on suivant les remparts, et passant ainsi devant le tertre de gazon élevé au duc d'Enghion sur son corps fusillé et »ur sa tôte écrasée par un pavé, nous côtoyames los fossés en regardant le petit chemin blanc qu'il avait suivi pour arriver à ceite fosse.ll y a daux sortes d'hammes qui pouvent très bien se promoner ensemble cinq heures de suite sans so parler, co sont tes prisonnier et les officiers.Condaimnés tunis.grande.régieires.à la main, ct i aay à se voir toujours, quand ils sont tous ré- Je me levai de mon fuutonil.- d'ouvris la fenêtre ot je mo mis À respiror lait em.buurmé do In nuit Une odeur do forêt vonait à moi par-dessus les murs, Un peu mélangée d'uno faible odeur de poudre.Cela me rappeln ce volcan sur lequel vivaient ct dormuient trois mille hommes duns uno sécurité parfaite.J'nporçus sur ln grande muraille du-front, séparée du village par un chemin de quarante pns tout au plus.une lueur, projetéo par la lampo de mon jeuno voisin ; son ombre pnssait et repassait sur la muraille, ot je vis À ses épaulettes qu'il n'avait pas même songé À se coucher.Îl était minuit.Je sortis brus- nement de ma chambre et j'entrni chez Wi.Ine fut nullement étonné do me voir ot we dit tout de suite que sil tit ens core deboct, c'était pour finir une lecture de Xénophon qui l\u2019intéressait fort.Mais comme il n'y avait pas un seul livre d'ou- vart dang sn chambre.et qu\u2019il tontit encore A ln min son potit billot de fumme, jo ne fus pas sn dupe, muis j'on eus l\u2019air.Nous \u201c \u2018 siyant d'approcher par degrés mes idées dup siennes : \u2014 Je travaille aussi de mon côté, et je therchais à me rendre compte de cette sor te d'aimant qu'il y a pouce nous dans Pucier dime épde.Crest une altrartion irrésis- lille qui nons retient nu service alg é nous, et fait que nous attendons toujours un évènement où une guerre.Je ne sais {et Je venais vous en parler,) sil ne serait pas vrai de dire «1 d'écrire qu\u2019il ÿ a dans les andes une passion qui leur est partis culière et qui leur donne la vie, Une passion quine tent ide l'amour de ki gloire,ni de l'ambition : cest une sorte de combut curps À corps contre la destinée, nne lutte qui est ln source de mille voluptés inconnues au resto des honunes, et dont les triomphes intérieurs son remplis de mug.nifigence ; enfiu C'est L'AMOUR DU DAN- GE \u2014 C'est vrais me dit Timo!éon, pouFsuivis : \u2014 Que sarnit-ce done qui soutiendrait le marin sur la mer 7 Qui le consolerait dusis cet ennui d\u2019un homme qui ne voit que des hommes 2-=11 part etal ditudieu à In terre, adieu an sourire des lemmes, ndiet à loue amour, adieu aux amitiés choisies et sux'teudres habitudes de ln vie, adieu nus bons vieux pureas, ndieu à fu belle nature, des campagnes, aux arbres, aux gazons, aux fleurs qui sentent bon, aux rochers sombres, aux hois mémncoliques pleins ld'unimaux silencieux et sauvages, adieu nux grandes villes, au travail perpétuel des arts, à l'agitation subline de toutes lez ponsées dans l\u2019oisiveté de la vie, aux relations Clégantes, mystérieuses et pussion- nées du monde ; it dit adieu à tout, ot purl.LI va trouver trois encemis, l'enu, Pair ct l\u2019hommeo 3 et toutes les minutes de sa vie vont en avoir un à combuttre.Cette magr\u2018fique inquiétude le délivre de Pennui M vis duns me perpétuelle victoire ; c'en estur cue de passer seulement sur Poe énn et de ne pas s'engloutir en sombrant.C\u2019en est une que d'aller où il veut, ct de s'enfoncer dans les bras du vent contraire, c\u2019en est une que d'y dormir et dy établir son cnbinet d'étude.IV se couche avec le sontiment de sa royauté sur lo dos de l\u2019acéun comme saint Jerôme sur son lion, et jouit de la solitude qui est aussi son épouse.\u2014 C'est grand, dit Timoléon.Xt je remarquai qu'il posuit lu lettre sur une table, \u2014 Etc'est l'amour du danger qui lo nourrit, qui fait que jamais il n\u2019est un mo- tuent désœuvré, qu\u2019il se sent en luite el qu'ilaun but.Cest la lutte qu\u2019il nous faut toujours, si nous étions en campagne, vous ne souflrirez pag lunt.\u2014 Qui suit ?dit-il.\u2014 Vous êtes aussi heurenx que vous pouvez l'être.Vous ne pouvez pas avancer dans votre bonheni, co bouheur-là est Un impasse véritable.\u2014 Trop vrai! trop vrai! Pentendis-je murgmnrer, \u2014 Vous ne pouvez pas emnêcher qu'elle n\u2019nit un jeune wari et un enfant, et vous ne pouvez pas conquérir plus de liberté que vous n\u2019en avez.Vuilà votre supplice, à vous ! Il mo serra la main :\u2014 Et toujours mentir?dit-il.Croyez-vous que noua uyons la gnerre ?, \u2014- Je n'en crois pas un mot, répondis- je- 3 Jo \u2014 Si je pouvais seulement savoir ai elle est nu bal ce soir! Jo lui ui bien défendu d'y\u2018allor, \u2014 Jo to mo serais pas nperçu sans ce quo vour dites là qu\u2019il ost minuit, lui dis-je Vous n'avez pus besoin d\u2019Austeslitz, mon Ami, vous tes assez occupé, vons pouvez dissimuler et mentir encore pendant plusieurs années.Bonsoir.HL Le Concert de Famille, Comme j'allais mo retiror, je m'arrêtais la main sur In clé de an porte, écoutant avec étonnement uno musique ussez rap.prochéo et venue du château même.Entendue de ln fenêtre, elle nous sembla forme do deux voix d'hommes, d'une voix de femme et d'un pinno.C'etait pour moj tune douce surprise à cette heure de In nuit, Je propasni & mon cama ade d'aller « cor; ter de plus près.Le petit pont-lovis, pn- rallèle an grand et destiné à Lnixser passer le gouverneur et les officiers pendant uno partie de lu nuit, Était ouvert encore.Nous nous mimes À Ja fonêtre, ot je lui dis, es.rentrâmes dons le fort, et en rôdant par low cours nous fâmes guidés par lo son 11 OCTOBRE, 1834.annum jusque sous des fenêtres ouvertes que je recontus pour colles du bon vieil Adjudant d'artillerie.«es grandes fenêtres étaient au rez-do- vhaussée, ot nous arrêtent en face nous découvrimes jusqu'au fond de l'appartement ke simplo fannile de cet honnête soldat.© 11 y avait au lond de la chambre un petit piuno de bois d'acnjou, garnt de vieux ornemengrde cuivre.L'Adjudant (tout agé et tout simple qu\u2019il nous avait paru d\u2019abord) était ussis devant le clavier el jouait uno suite d\u2019arcords d\u2019'a:compague- ment et de modulations simples, mais harmonieusement unies entre elles.1 tent les yeux élevés au ciel et n\u2019uvmit point de musique devant lui, sa bouche était ealPouverte avec delices sous l\u2019épnisseur de ses longues moustaches.Su fille, debout à sa droite, allait chanter où venait de s'interrompre eur elle regardait avec inquiétude, la bouche entrouverte encore, comme fui, À sa gauche, un jeune sous aflicier d'artillerie lé zère de la garde, vêtu de l'uniforme sévère de ce benu corps, re- garduit cette jeune personne.comme s'il welt pas cessé do l'econter.lien de si calme que leurs poses, rien de si décent que leur maintien, rien de si heureux que leurs visages.Le rayon qui tombuit d'en haut sur ces trois fronts n'y vcluirait pas une expression soucieuse, et le doigt de Dieu n'y uvait écrit que bonté, aour et pudeur.1.c fruissement de nos épées sur le mur les avertit que nous étions là.Le brave homme nous vit, et son front chauve cn rongit de surprise, et je pense ausa, de satisfaction.ll se leva avec empressc- ment, et prenant un dea trois chandeliers qui Péclairaient, vint nous.ouvrir et nous lit nsscoir.Nous le priames de continuer son concert de famille, et avec une simplicité noble, saus s'excuser of sans demunder wdulgence, il dil à ses enfants : \u2014 Ou en étions-nous ?Et les (rois voix selevèrennt en chœur avec uno indivible harmonie.Timotéon Gcoutuit et restait sans mouvement ; pour moi, enchant mn téte el mes yeux.je mu misà rêveruvec un nttendris- sement qui, je ne suis pourquoi, était dou- lonreux, Ce qu'ils chantent empoitoit mon tune dans des régions de larmes et de mélancoliques félicites, et, poursuivi peut- être par l'impoitune idée de mes travaux du soir, je changrais en mobiles images les mobiles modulutions des voix.Cu qu'ils chantaient était un de ces chœurs écossais tn- de ces anciennes mélodies des Bardes, que chanto encore l'écho soncre des Oreudes.Pour tuoi,ce chœur melanco- lique s\u2019élevait lentement et s\u2019evapoiait tout à coup comme les brouillurds des montagnes d'Ossinn, ces brouillards qui st forment sur l\u2019eeuni mouseuse des Lurrens de l\u2019Arven, s'epaississent len tement et semblent se gouller et se grossir, en montant, d'une foule mnombrable do fan.tôâmes tourmen'és et tordus par les vents.Ce sont des gorsiers qui rêvent toujours, lo casque uppuyé sur ba min, et dont les lurmes et le sung tombent goutte à goutte dans les vaus naires des rochers ; ce sont des Leautés phles ont les cheveux s\u2019alon- grnten arrière comme des rayons d\u2019une lointaine comble et se fondent dans le sein humide de la lune ; elles pussent vite, ct leurs pieds s\u2019évanouissent enveloppés dans les plis vaporeux de leurs robes blon- ches 3 elles n\u2019ont pus d'ailes et volent, Elles volent en tennnt des harpes, elles votent les ycux baissés et ln bouche ene tr'ouvette avec innocence, clles jettent un eri, en passat et se perdent, en montant, dans In douce lumière qui les appelle.Ce sont des nuvires aériens qui semblos.t se heurter contre des rives sombres et se plonger dans des Quts épais ; les monta- dues se penchent pour les pleurer, ot les dognes noira élèvent leurs têtes diffurmes et hurlent longuement en regardant le disque que tremble au ciel, tandis que la mer secoue les colonnes blanches des Orcades qui sont rangées comme les tuyaux d'un orgue iinmense et répandent sur l'Océan une harmonie déchitante et inille fois pro, lungée dans Li caverne où les vagues son enfermés.La musique se traduisait ninsi en rom.\u2018 bres iregeu dans mon tune bien jeune one core, ouverts à toutes les sympathies ef comme amoureuse do ses doulenrs ficti- famille heureuse Eprouvait elle-même la Tarte Emotion qu\u2019elle dounait, et une vie bration profonde fuisait quelquefois trembler les trois voix.Le chant cessa, et un long silence lui succedn.Ln jeune personne, comme fatiguée, s'était appuyée sui l'épaule de son pere.Su taille état élevce el un peu ployée conuue par fuiblesse, clle était mince «1 paraissait nvoir grandi trop Vite, et sa poitrine Un peu snuigrie en paraissait of fuctée.Elle baisnit le front chauve, large et vidé du son père, et ubaudonnait sa tin nu jeune sous-officier qui la pressait sur ses lèvres.Coaune je me serais bien gardé par taimour-propre d'avouer tout huut mes rêves vies intérieures, je mio contentui de dire froidement : \u2014Que le ciel necorde de longs jours et toute sorte de bénédictions à ceux qui ont te don de traduire fa musique litéralement, Je ne puis trop udmirer vu homme qui trouve à une syinphonie le defaut d'être trop carté sienne, ct à une autre de pencher vers Is système de Spinosn 3 qui se récrie sur le puuthéisme d'un trio et l'utilité d'une ouverture à l\u2019amélioration de la classe la plus nombreuse.Si j'avais le bonheur de savoir comme quoi un bémol de plus à la clef peut rendre un quatuor de flûtes et de bussons plus partisan du directoire que du cousulut et de l'empire, je no parlernis plus, je chanternis éternelle:nent ; je Toulesnis aux pieds des mois et des phrases qui no sont bon tout au plus que pour une centaine du dépailemins, tandis que j'aurais le bonheur du dire mes idées for cluirement à tout l\u2019univers uvec mes sept notes.| Muis, dépourvu de cette science comme je suis, mn conversation musicale\u2019 seruit si bornée, que mon seul parti À prene dre est de vous diru en lungue vulgaire le sutisfuction que me cnusent surtout voire union el le spectacle de l'accord plein de simplicité ot de b nhomie qui règne dans \u2018 voire famille.C\u2019est un point que ce qui te pluttlo plus dans votre pelit concert, c\u2019est le plaisir que vous y prenez.Vos lermes me semblent plus belles encoro que la plus belle musique que le ciel ait jamais entendue monter à lui dé notre imisérable terre, toujours gémissunte.-\u2014 Je tenduis lu twin avec effision à co bon père, et il luserra uvec l'expression d\u2019une reconnuissance grave.Ce n'était qu\u2019un vieux soldat, tunis il y avait dans sou Inngage et ses manières je ne rois quoi de l'ancien bon monde, La suite me l'expliqua._, \u2014Voici, mon lieutenam, mo dit-il, le vie que nous tenons ici.Nous nous re.- posous en chantan:, wna fille, moi et mon gendre futur, ' 11 regardait en même temps ces beaux jeunes gens avec nne tendresse toute ra yonnante de bonheur.; \u2014Voici, ujouta-til d'un air plus graves en nous montrant un petit portrait, lstrère de ma fille.Nous regardAmes lu murni\u2018le blanchio Ce platre de la modeste chambre, nous y vimes en effet une mininure qui reprée seutuit ln plus geacieuse, In plus fraiche petite paysnnne que jamais Greuze ait douée du grands yeux bleux et de bouche en forme de cerise, 7 : \u2014Ce fut une bien grando dame qul'eut nutrefois la bonté de faire ce portrait-i dit l\u2019Adjudant, et c'est aachistoire curleusé que celle de ma pauvre petite femme.Et à nos premières prières de raconter son maringe, il nous part vinsi, natour do Aruis verres d'absyitho verte qu\u2019il eut scia de nous offrir préalablement et'céréme vieusement, eu À CONTINUER.vos UN PARLOIR SANS FORTIER.Avez-vous une visite à rendre quelque ami, à quelque conniissance, et vous fe: rive-t-il de vous adres«er dans quelqu'un : de cos immenses maisons, où À vous # anit possible de vous perdre comme pu In Inbyrinthe de Crète , vous allez a bord avec précantion vous addressel vhacun des six portes que vous offre la dr çnde.Loraqu\u2019erfin vous croyez avo trouvé le bon chemin, vous ent?dans un vaste appartement où quatre murs pre prement blanchis s'offrent à vous pour ui mterlocnteur, Au premier abord, vo vous pérsundez que les mnîtres du logis et voulu vous laisser un instant pour reprefee ves.C'était d'ailleurs revenir à In penséo de haleino si vous êtes cssouflé ou pour hue dier co que vous avez h dire ; mais of celui qui avait inventé ces chants tristes et puissane quo de les sentir de la sorte.La + .* dis waprds avoir répété trois fois votré dé doute depuis l'exorde jusqu'à In pérorsi \u2014 pp SE age ve wel EEE bed cE YC ESS a CY GCs = 20 S13 je ge a wha i TL We 2 L'EpMeuve Te [3 À - ge ewer ag ace ga Le st mom reg pe \u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014 wd Lo ie Pp 2 M barre + mi lu get Ga \u201d TA\" ; SE SET a pt pea\u2014\u2014 \u201cpe, vds avez en vaio fracassé votre cai] 4 © Non, alto; Len'esrpés quoje trouve voire|| nai pfié quite fessit .\u201c Ur6 Mauvaise sais re] : io q cesil pour ne pa siVeus dn portez, à f r\u2026à tewle pose Longest ares void cherché un \u2018portier: pqur vous-injroduire} té enrdon pour appeler au ung-Bolte pour carte, vous vous retirez de ur cuntre\u2019 le?sort qui vous So de voir vos amis et qui'vous a fui , Une toiletie pélt-être,et - ide préparatifs d'éloquence*gratie., j \u201cfé oD Zo SOUR Lo 8 \u201c_ La règne de Napoléon, que les faiseurs de mémoires unt'tent fouillé; Gat\u2018une mine, qui cache encore de nombreux\u2019 filons non \u201cdécouverts.L'histoire des \u2018associntions sperètes oous l\u2019empire serait un ouvrage Jie purieux À coraposer, les matériaux ne ; peraient pas.win société des Philadelphos fournirait, \u201calls seule, des pages valpitantes d'un vif \u2018\u201cintérôt; elle se plncerait fortement au «œur par le dramntique de ses épisodes et Lee révélations de.scs mystérieuses initin- tigaer, Entre.mille fuits, je vais on dire E .eUn offcier:devonu suspoct à Bonaparte, fut obligé de He réfugier dans les provinces sutrichieunes.Il fut introduit dans une société: dunt le.but était ln châte du colosse dont le bras frappait déjà toute l'Europe de son sceptre de (or.ulin jour il reçoit une lettre conçue dans des termes adoptés par cutle société.Ou \u2018ui afdonnait de se rendra dans un lieu \u2018étarié où il devait se trouver réuni à plusieurs doses fréres.Il «'y rendit, ct no vit personne.L'avis se réitéra quatre fuis, et quatre fois l'officier ne fut pus plus hen- roux dann ses rechorches, AI cinquitme oxoursion, it allait se fetirer quand des cris affreux ntlirérent son \u201cultention.Armé de son épée, il se précipite et reçoit le feu de trois hommes qui prennent la fuite j inais À ses pieds git un corps sanglant quo le crépuscule éclaire de ua dernière lueyr, il lui prodigne vainement des secours; un detachement attiré par les plaintes, débouche du bois, et arrête V'officier que la yictimo en expirant semble \" désigner pour son assissin.Chargé de chaînes, livré à un-tribunal;il est condamné au dernier supplice.\u2019 * \u2018Soh exfoutlon aura fiou aux flambeaux, à'l'heure la plus silancieusc de In nuit, t\" Garrotté par dos bourrenuy, lo con- dininié\u2018n'avange aux lintemons sinistres da 4e éloche, et de détours on délours, il parvient dans une cour immense, qui ressem- ie à une place publique.Un cercle de cuvnliars en uniforme entéu- rent l\u2019échafaud ; des hommes, dos femmes wont groupés dans le lointuin, on untend une sourdo rumeur d\u2019impntience ; quelques lumières éparses éclairent fuibloment coftableau.La vicime monte a I'écha- feud, écoute sa sentence, quand \u2018un officier % cheval fait entendre comme un bauit d'espérance.' , \u201c Un édit qui vient d'émaner du gouver- tement promet In'grâce à Lont condamné ui ra révéler les signes de recon- issance et los mots d'initiation d\u2019une so- \u2018clétB-wecrète qu'on lui désigne par son vom.C'est celle dans laquelle \u2018le condamné a été nouvellement regu.On l'interroge, il répond négntivemont, on insiste, \u201cil demande la mort : son initiation est ache- + Tout ce qui vient de se passer n\u2019est qu\u2019un jeu terrible ; il n\u2019y avait personne \u2018autour de lui qui ne fit membre de l\u2019institution; et qui n'eât sciemment coopéré à rae.K \"C'est un beau sujet de drame que nous \u2018avons emprunté à un temps de gneire, pour Poffrir à la littérature sanglante do notre paque parifique.nr 198 (NES: Palas pos CHATEAUX EN Espacue.\u2014Cotto ibn remonte bien loin dans notre lunzus, puis- pres Ja trouve déjà dans le vieux Romun do la \u2026, Volui comunent on l'explique: on sait que Moyrys faisaigat du fréquentes incursions en ' Ane; pour qulils ne puesant y séjourncr ct «a9 S1ublir, les naturels du pays no pouvaient bâtir dane le cainpagneleschhteaux dont leurs ennemis Brereient pu s'emparer, ci où île so soroient retirés, \u201cChest sine} qu'on dit do colui qui rêve des chosce \u201cJmpomibles, qu'il fait des châteaux en Espagne, -4o mime que l'on renvoie oux calendes grecques jui n'existalent pas, et que l'on promot un merle quand od nd Yeu! rien donner, 4 \"Panty 900 erunes' soÿe Loms-Le-Horie\u2014 Veim on curieux tablean dus drpite do la police : le, tels wie Furet réglés par Louis : Butis, on: .Tv RB .Boup dar.FE noel ne pierre > \u201c pondre S18 poe d'ups muin - 8 je deux mains \u201c.A
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