L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 27 mai 1835, mercredi 27 mai 1835
[" >» ow vm Ws RS \u2014 ve 110.* BS 4 co nN Naa ni SN > PV A RRR D Se SN \\ su NN / TETE re ES aT a Ld nn AD, 7 2H 7 US A 9 w PE) ME RES » - we ass MONTREAL, MERCREDI, 27 MAI, 1835.Vey 5 LOX Eztrail du Cowrrisr des Etats-Unis, JOURNAL.LY FRANCES ANNE BUTLER.vou.morsanis coca pU0u HO 000000 8 octobre, 1832, En passunt devant Bristol et Burlington, le steumer s'arrête pour debarquer des pus- sagers el en prendre d'autres.Ayant fing mon livre, je travaillais à un ouvrage de Femme, malgre les regarda curieux de quelques uns de OX Compignons de voyage, Une femme, suitout, après avoir tourne tout autour de ma chaise, vint enfin s'us- seair en fice do moi cise mit hme regarder si fixement que Je fus près de perdre contenuince.Une innovation de bon goût ndoptée i bord de ces buteaux, est la defense de fumer, excepté sur l\u2019uvant.Je voudrais aussi que l\u2019ou ÿ recommuudat de _ne pas cracher, ce serait un vrai service à rendro aux femmes.Lu pratique universelle de cette horrible coutume me fait vraiment mal av cœur ; pus un endroit qui en soit exempt, les rues, les escaliers, les pouts des sten- mers ; derrière la scène, dans les coulisses, Je ne puis dire combien j'ai soullert, peu- dunt les répétitions.de celle sale et dégod- tante hubitude.Aujourd'hui, à bord, c\u2019était absolument une pluie de save.Qu'il me turdait de me séparer de ces macheurs de tabac! II nest arrivé, après quelques heures de voyage à bord d\u2019un bateau à vapeur, de trouver ln robe quo j'avais mise, toute blanche, le tatin, couverte de taches Jjaunätres de tabac.Cette habitude n\u2019appartient pas exclusivement aux basses classes.J'ui vu des gentlemen cracher aur lo tepis de In chambre où ils se trouvaient, en compugnio de femmes, sans le plus léger remords ; et je me rappelle fort bien nvoir vu un monsieur, qui voyaueait avec nous, uu lien de cracher pur la portière, inonder de son jus de tabac le fonds de lu voiture, à mon inexprimable degoñt.Vers 4 heures, nous arrivames à Phitadelphi.Nous nvions parcouru les cent milles qui séparent cetle ville de New- York en moins de dix heures, mnlgré les tarais, les ravins et tous les obstacles.Le directeur du théâtre vint vous prendre ninsi que tout notre bagage, ct au bout de quelques minules nous montames duns une voiture qui nous conduisit à la Mansion House, Photel le plus en réputation de Philadelphie.Comme nous demanda- mes où étaient nos chambres à coucher, on nous fit entrer, D\u2014et moi, dans une chambre à deux lits.La fegame de chambre, à qui je déclurni que cela ne pruva\u2019s 1ne convenir, me répondit qu\u2019ils n'avaient pas l'habitude de donner à chaque voyn- geur une chambre pour fu seul.d'insistai cependant, et je parvins à obtenir wn cubinet étroit où je puis à peine me retourner, inais dont je jouis à moi seule.aenccosssesso su c0n0u 0e CT EEE Comme nous avions fini da diner, lo col- onel\u2014ontin.Il nous Int un mticle dans un journal de Philadelphie sur mes dillé- rens rôles ;il ÿ en avait plus d\u2019une co'o-nr.Je le trouvai fort bien, car j'y ctnis la perfection même ; excepté cependant sous un rapport, la hauteur et le dé hin avee les- els j'uvais traité le caug CU la av de à hiladelphie.Cette necusntion n\u2019était pas fondée, eur pour parler sincèrement, je ne savais pus qu\u2019il existât dans toute l\u2019Amée rique dea distinctions telles que le rang et la mode, Quoiqu'il en soit, cet article me fit rire aux éclats, car dung non Phys, comme je ne pus m'empêcher d'en Faire In remarque, il y a de véritables lords et ladies.Je crois quo dans les diverses socidtés des Etats-Unis, la prétention à la prééminence #o fonde sur différens titres.À Boston, c\u2019est une meilleure éducation et un plus haut degré de culture intellectuelle ; it New-York, c'est ln fortune 5 quant à Philadelphie, jo demnniais l'autre jour à une dame ce qui constituait dans cette ville la supériorité de l\u2019aristorratie : lu naissance, mo répondit-afle.Ln Virginie et In Carolins ont longtems cité avec orgueil leurs noms d'anciennes familles, quo soutenaient autrefois de vastes propriétés, et pendant nombra d\u2019années les gentlemen du sud pouvaient h bon droit s'appeler l\u2019aristocratie de l'Amérique 3 mnis les terres de ceux Gi dans ln révolution embrassèrent ln causo royule, fment confiequées ; les lois do substitution et du droit d'aînesso furent äbolies ; et le morcellement des propriétés hous |e gouvernement républicain détivisit bréduellement ; leur première supériorité.Ce souvenir de leur origine et lu possession d'esclaves qui les exempte d'entrer duns les détails do leurs travaux, en ont fint une race d'hommes bien moins mercantile que celle d instruits et de manières plus poticées.Le petit nombre de personnes du sue que j'ai pu connaître ressemblent idées Européous et par leurs connaissances variées ct par lu 16serve de leurs marières.de remarquais, un jour.à un monsieur de Philadelphie qui joint à un ton excellent des talens finnaciers de premier ordre, quel smgulier contraste presentaieut l'esprit niveleur et désuocratiquedu gouvernement et l'esprit exclusif de lu société auméricuine ; il me répondit quo si ses nowbreuses oc- cuputions Iui en laissaient le teups, il nim- erait à Écrire un roman de mœurs qui Lit voir ln lutte curieuse qui existo dans ce pays entre ses institutions politiques et ses habitudes sociales.En eflet, cette ano.malice est frappante.La démucratic gouverne le pays, tandis que, dans la société, ane tendance taute contraire se développe a ln moindre occasion favorable, [1 est walhewreux pour P Amérique que, de toute nécessité, son arisntocratie dove toujours ealide se teaninn par un feu de joie d'une États du nord; ils sont en géueral plusTbonne demi-heure.plupart des anciennes familles du sud.| je était faite do ln compagnie da héros] Cependant elles ont conservé Pidée dede grands cheuins, commiulée pur Mues| (bee ; seulement je crois quo ce galant capitaine eut été honteux des malhenreuses russes que les solduts de lanniversnire avaient déterrées je ne saisoû, La pura- Lav musique de cette milice était digne d'elle.Une demi-duuznine de fifres et de tambours jouant de vieux nirs unglain Malgré la folie et l'injustice de la comparaison: je ne pouvais m'empêcher de penser nux soldats que j'avais vus avant de quitter Angleterre, ices beaux hommes, les grenadiers de ln garde qui, tous les dimanches, fuisnient notre admiration dans pare de St-James, avec leur excellente musique et leur corps d'officiers dandies.C'étuient là des soldats 3 il en avoient bien fouraure, n'importe comment ils pourraient se battre ; (andis que ceux que j'ai vus aujourd'hui, quand mème ce sernient de véritables lions, approchoient par leur ap.parcnce tout aussi près du sublime que peut le fire l\u2019excès du ridicule, 8% faut en croire le critique français.rusneneossedsteeussenrscocan 01002 tT 00200008 CORRESPONDANCE, êtro une aristocrutie de fortune.erooctouesseuoncane nn ou senc0s Cétait hier l'anniversaire de l'évacuntion de New-York, muis comme c'était aussi dimanche, l'hrméo de milices américaines remit nu lendumnin à célébrer ce grand Jour et au lien de parnder dans les rues pour montrer leur joie du départ des anglais, nos héros nllèrent pnisibtemert semerciee Dieu duns les églises, Aujourd'hui nous avons cu In fusillade, les bannières parsemées d'étoiles dont quelques unes avaient été peu respectées par le tems, l'infanterie detilant dans les rues, la cavalerie (on Dieu ! quels objuts délicieux à voir !) et l'artillerie galoppant an milieu de la foule enchantée.Jallai à lo répétion à dix heures et demie ; les troupes qui descendnient Brondway mo retinrent plus de dix minutes sans que je pusse traverser la ruo.Apres la répétition, je revins à Phôtel et préparni mes habille- mens ponr le théâtre, M.\u2014vint et pen- not qu\u2019il restu avec nous, jo passa une déliciense demi-heure à lu fenêtre, qui dominuit sur le parc où étaient réunies les troupes.Certes elles n'étaient pas aussi mal équipées que les soldats de Falstaff et je dois croire, puisque je ne sais pas pasi- tivement le contraire, que tous avaient au moins une chemise au dos : minis les uns portaient leur fusil d'une Ciçon, les autres d\u2019une autres les uns avaient des sehakos,les des autres casqueltes ; un grand nombre n'avaient que de mauvais chapeaux ronds qu'ils avaient ôrnés de plumets.L'infanterie formait cependant on corps de Loupes assez scspectable.Tes soldats no s'écurtaient pas trop de la ligno draito, ils ne se tenaient pas trop courbes où ne tournaient pas trop lu tête.M\u2014.fit la remarque que lu milice suivait rarement un ordre plus régulier, Mais la cavalerie ! oh! Quels joyaux snns prix ! Apperemment effrayés des fiers chevaux de bataille qu'ils montuient, s\u2019acero- chant à ln crinière, dispersés dans tous les sens, mottant à chaque instant en péril la foule immense qu'ils traversaient, les cn- Expositions des faux principes de I.de la «Mennass dans un fragment intitulé spen- sées sur la polilique » inséré dans lu Minerve du À mai, Malgré que la polémique qui ne dovrnit souffrir que le grave de ln discussion, fusse le plus souvent lu thème de déclumations, vehementes, je me présente, pour un moment, de nouveau sur l'arène, Jo ne viens pas prendre part aux altereutions d'une vncillaute politique qui suscite les querelles, anime les pmities et tend à dé- tuire l'harmonie socmle : jone viens pus blamer impitoyablement les publicistes qui ont jnge i propos de reproduire les écris de I.de In Mennais ; je viens signaler les écrits d'un écrivain dent le nom seul peut égarer bien des esprits.Afin de ne _choquer personns, je veitère plus explicite- inent que je respecte les opinions de quiconque pourrait se croiro lésé, attaqué ou dénigré dans l'exposé que jo vais faire des principes et des apinions d'un auteur dont les grands talens enfuntent de grandes erreurs.Celui qui se trouverait impliqué, no le serait qu'autant que ses opinions so- raient celles de M.de In Mennais, J'ai lu ferme persunsion que l\u2019on ne me reflusern pas le droit d'eléver mr voix en Civeur de la religion et de l'erdre que tout canadien doit chérir.Enlaus du même s0l, tous sommes lous eufuns du même père, C\u2019est avec peine que je prends sur moi la thchu de refiter cn politique la doc- tring d'un ecrivain que j'ai combutu comme philosophie : c\u2019est avec d'autant plus de peine que ce brillant génie n parfois suivi les sentiers de la vérité, qu'il a paru, & une certaine époque, fuudroyer l\u2019erreur.Un reste de gloire et de célebrité, un Inngage, la vehémence mème, qui parle aux interéts | individuels, donne eux écrits qui sentent de sa plume un poids qui entraîne, un nscen- | dant qui commande la soumission, ane puissance qui interdit tout examen.Je ne trois mieux pouvoir prouver le faux des principes et des opinions de M.de In Mon- | tutis, qu\u2019en demontrant que l'auteur se rnet! valiers montraient quel formidable corps ils seraient pour l'ennemi, puisqu'avec les intentions les plus pacifiques du monde, ils te pouvaient que menacer In sûreté de leurs admirateurs enthousiastes.Il aurait fallu posséder une grando intrépidité pour ne pas s'enfoncer au milieu do lu foule à l\u2019arrivée d'un escu:lron de ces héros, dont les chevaux prenaient In galop, le trot ou Pamble, selon leur instinet naturel, pendant que ceux qui les montaient s\u2019eforçai- ent de déployer leur ndresse et leur bonne grâce.Certes, si quelque chose à jumais mérité l\u2019épithèto de merveilleux, c'était cette (roupe, chevaux, neccutiemens, et cartera.Les uns poratient des botles, d'autres dos souliers et j'en aperçus quelques uns qui avait des bus gris et des pantoufles.Ou voyant des plumes de toutes les couleurs, jaunes, touges ou noires.Je me rap- pello surtout un docteur tout habillé de noir.en bottes hongraises,chapenu h trois pointes et gants d\u2019un jaune brillant.Un autre que je remnrquai était habillé comme un soldat du corps de Der Freischutz.On se serait cru à une parade de fantaisie.Les officiers ment los grandes fortunes de la || me parurent remplir exactemont l\u2019idée que en contradiction avec Inismêtme, et qu'il nbuse de l'écriture presque toutes fois qu\u2019il veut en accommoder le sens h ses prétentions systématiques.Or, si je prouve mn double proposition, il est constant que sn politique ne peut suns danger dre reproduite sous les yeux do personnes qui ne seraient pas en état de découvrir ce qu'il y n de vicieux dans des assortiuns dont les erreurs dovraient être signalées, Premièrement, In réputation de l'auteur pourra peut-être faire juger témérnires les essnix d\u2019un théologien d'un savoir inférieur au sien ; cor il ast question do fire voir que M.do In Mennzis n'est pns tréseversé duns Pinteligence des saimtes écritures.Eten offet l'interprétation qu'il donne du texte do St.Paul sur Pautorité est si défectueuse qu'elle n\u2019est pas même catholique.Il n\u2019est besoin que do consulter lo chapitre que cite M.de ln Menunis, pour s\u2019apercevoir qu\u2019il on a commenté le sens, sans en pénétrer l'esprit.Voici comment l'auteur nr- gumente : « il nest point de puissance qui ne vienne de Diou.» C'est de ces paroles qu'il fait dériver la puissance souveraine pouvoir, à raison de ce que Dieu sanction.te ce pouvoir.C\u2019est celte sanction qui Étublit les souverains ministres de Dieu sur la terre, minis à condition que le peuple choisira ces ministres.Il est bon de remarquer, nvunt d'aller plus loin, que toute l'indépendance de Dieu qui sunctionne lo pouvoir, se réduit à voulair ce que veut le peuple.Nous verrons plus tard, »i celte version s'accorde bien avec ce quo dit I'd.eriture de l'établissement de In royanté chez les Israëlites.Maintenunt se présente la grande dif culté, M, de lu Mennais veut prouver que «pour une cause juste et légitime, «comme dans lo cas d'abus graves, le « peuple peut destituer de son nutorité ce- « lui qui en ferait un usage contraire au « bien de tous.» Vient eu travers un autre texte do St, Paul qui tourmente lurt notre auteur : « celui qui résiste h l'autorité, résiste à l\u2019ordre quo Dieu n établi.» Il prouve d'abord par la raison contre ce texte, pour ceux, je suppose, qui croient que lu raison prouve contre l\u2019écriture.Cet argument est bien simple.ln voici In teneur : le peuple à dit mellre une condition [acile ou formelle au pouvoir, parce qu'il ne voulait pas de tyrans.Mais comme Mde lu Mensnis suit qu\u2019un théologien ne se contenternit pns de cetle preuve, il- redevient aussitôt héologien, et amène contre le toxte qui défend de résister à l'autorité, celui-ci : « cnril estministre de Dien pour « procurerle luen du peuple» Croyant alors sa prouve complette, il s'adresse In parole à lui-mème : «je ne suis pus ce « qu\u2019en diront les prédicateurs de l'obéissance passive?Ce qu\u2019ils eu diront! ! ! Hs ne diront certainement pas que M.de la Mennuis ait entendu le sens de l\u2019épitre qu\u2019il commente.Pour s'en assurer, voyons co que veut établir ici l'upôtre ; il est d\u2019ubord evident qu\u2019il est question de l\u2019obéissance aux autorités.Ce qui avait donné lieu à St.Paul de développer le précepte de l\u2019obeissance, c'était l'accusation qu'on portait contée les chrétiens de partager les opinions d'un certain Galiléen qui, au rapport de Joseph dans le 150 livre de ses antiquités, soufllait l\u2019esprit de révolte contre la domination romaine.Or, lapôtre des nations met en principe que = tout homme doit obéir nux autorités souveraines.» Il prouve cette obligation par sept argumens dont la premier ent quo fout autorité vient de Dieu; dont lo second est que celui qui résiste à l'autorité, s\u2019allire la damnation, en résistant à Dieu ; et dont le troisième est que le prince est ministre de Dien pour le bien du peuple.Afin de ne point embrouiller In question, je laisse les quatre autres chefs.Hest donc notoire que les divers nrgumens précités concourent à prouver la même vérité, c\u2019est-à-dire, le précepte d\u2019ubéir aux supérieurs.\u2018Fou ce qui pout arriver, c'est que de cos sept argamens, l\u2019un peut prouver la verité plus fustement que l'autre.Or, M.de la Mennais, adoptant uno méthode toute particulière de raisonner, amène en correctif du second argument de St.Paul qui prouve l\u2019obéissance, le trowi- ème argument du même npôtre destiné à pronver In même obligation.Présentewent il suffit d'examiner suns prévention, x\"il est possible de supposer que l\u2019upôtre veuille établir le nrécepte du l'obéissance et vouille #ù même-temps que la (roisième preuve qu\u2019il apporte, détruise cn quelque sore In seconde preuve qui doit établir sn proposition.\u2018L'homme, tout sujet à l'erreur qu'il voit, ne serait pas censé s'être mépris de ln sorte.Commont M.de In Mennais voudrait-il que Posprit-saint se fut contredit lui-même ?Qui no verra en lui un commentateur qui consulte ln lettre de l'écriture, sans chercher À en pénétrer loseus?Avec une méthode aussi courte, il est aisé de meltre en défaut ses ndver- suires, et de leur crier du fond de son cabinet, l'écriture vous condamne, laises VOUS.Amès cela ; on no s'étonnera plus de voir couler de la plame de l\u2019auteur tiom- fhnnt ces conséquences nbruptes : « donc, « dèe que le souverain na procure plus le « bien du peuple, il n'est plus la ministre de « Dieu.» Mais qu\u2019a dit St.Paull Que tonte intelligence soit soumise aux puissances supérieures.Pour quellernison ?Parceque le souverain est le ministre de Dieu sur ln terre, afin de procurer le bien de ses sujets.Qu\u2019entend l\u2019apôtre par procurer Je bien do ses sujets ?' Tientond qu'il: doit du pouple, comme source légitime de tout -hour, protéger et récompenser \u2018la verto, veiller à lenrs intérêts, assurer.leur-bôn-: .\u2018 \u2014\u2014 * .comme il doit punir lo crime.Voilh bien lex devoirs que Dieu impose aux souverains, Muis il ne s'ensuit pus que si lo roi manque à ses obligations, il ne soit plus le ministre de Dieu.Du moins l\u2019apôtre ne le dit point.Lt puisqu'il garde le s1- lence, M.de ln Mennais wa pus le droit de lui faire dire ce qu'il ne dit pas.Dil leurs, St.Paul ue parle pus d'usage de pouvoir, mais d'obéissauce au pouvoir.Car s\u2019il eut été question d'usage de posvoir, Jamnis pouvoir ne fut plus tyrannique que celuides Césars.Suivons M.de lu Mennais qui nous invite à aller plus loin, Que nous montro~ sa.t-il?Samuel qui, par Pordre de Dieu, donno un roi nux Isrmaëlites.Toujours habile à travestir lo sens de l'écriture, il ne crnint pas d'avancer ce qu\u2019il n'a pus trouvé dans le texte.« Une chose, dit-il, « digne de remarque, cest quo lo peuple « ne feit que vouloir avoirun roi, sans se « plaindre d'aucun abus quelconque, ot « Dieu necède à sa demande sf N°en déplaise nu savant commentateur, le peuple se plnignnit d\u2019abus même graves, lorsqu\u2019il représente à Samuel quo ses enfans ne sui- retient pas les traces de leur père.Ces abus, c'était l\u2019avarice qui portait les enfonsdu prophète ätraiter plus favorublemont ceux qui leur offruient des présens, et à mottre leurs propres intérêts uvant le bien du peuple.Il se trompe là, comme il se trompe loraqu'il trouve dans le.promier livre des rois, que Dieu donno éfdre à Samuel de dire nu peuple qu\u2019ils etvssent à choisir un roi.Sutil était sacré roi, avant même que le peuple sût si Dieu accéderait à su demande.[est done faux de dire que.dans tout gouvernement, c\u2019estle peuple.qui confère le pouvoir.M.de ln Monnaie u voulu rendre sa proposition générale, et elle n'est seulemont pns particnhère.Car il est faux qua lo peuple puisse conférer le pouvoir, à moins que par peuple on entande la multitude avant tout gouvernement établi.Eten effet, dès que Dieu n approuvé un forme de gouvernement quel- congue, son indépendance veut que cette forme de gouvernement eubéisto intègre, autant de temps qu\u2019il plaira à la providence de continuer lo mêmo ordre de chose, C'est en vain que M.de In Mennais fait celte vivo exclamation : « et Dieu s\u2019oppo- « sera h co que l\u2019on change un mauvais « gouvernement pour un meilleur » 111 Co ne sont\u2019 pas les hommes qui font les bons gouvernement, c\u2019est Dieu.L'apostrophe qui suit n\u2019est pas moins brillante : «uh! rougissez, vous tous qui voudriez soutenir un pareil avancé.Quelle inconséquence plus pulpuble! Quelle extravn- gnnce!» Pour no point allonger lo discours, tout ce qu'on pourra fuire de micux sernit de rétorquer l'argument.Ce w'est pns d'aujourd'hui que M.do Ja Mennais interprête mnl l\u2019écriture.On mo pardonnern In disgrossion, si je donne un autro échantillon de ln perspicacité du môime auteur À entendre les divins oraclos, d'an prendrai le thèma dans l\u2019expositon do son syslème philosophique, où il expliquo ce passage do St.Mathieu : « cherchez « premièrement lu royutmo de Diou et sa\u2018 « justice, ct le ruste vous sera donné par « sureroit.» (Essai sur l'indilérence, vols: El.chap, XV.puge 85, 2de.édit: Paris 1820.) L'udversuire de l\u2019athéisme voulnit prouver « que Mieu révèle d'abord son être « à l'homme; qu\u2019il lui révèle les rapports « qui existent entre lui et:Dieu, entre lui et « sos somblables.» Voilk donc le royatme de Dien c'est « lu société des intelligences « dont il-est le monurque.» Quoiqu'alors M.do ln Mennnis so fit l\u2019avocat de la bon.no cause, il n\u2019a pas été plus heureux dans son interprétation, ne l\u2019évangéliste prouve par sept argumens que.les choses terrostres sont indignes des soins et des recherches de l'homine.ll conclut ansuito pur celle sentence ; cherches premidrement le royaume de Dieu, c'ust-h-dire, que toute lu sollicitide de l\u2019homme sur la terre.doit être que Dieu règno dans son Ame par en grâce qui peut seule réjouir lo chrétion ot lo rendre houraux.Or Îe règne dé In grâce n\u2019oût pas le règne purement .socin! qu\u2019on- teud l\u2019auteur, puisque J.C., oppose les opérations de la divinité od exira, comme parlo l'école, aux opérations ad intra, ot encore dans un ordre tout différent de ce lui qui constitue les mpporta des intelligences avac Dieu comme leur \u2018tténteur, mais avec Dion comme leur rédempteur ot Jour rémunérateur.Et sc justice, ajoute \u2018le philosophie, c\u2019ést\u201d« l\u2019ordra ou la réalisation -de la vérité.»- T'nous' insinue assez chai.ere ES oo < rement un peu pins loin que cel or , ce sont «les vérités socinles, et rien que les, « véritéu sociules.».Suvs fairo de trop profondes récherches, nous retrouvons donc dans son aystême philosophique la base d\u2019une ussertion qu\u2019il établit nujourd\u2019- hui on principe, et qu'il développe du lu manière suivante à: « Dieu n'avruit-il don- « né l'homme uno intelligence que pour « être lo jouet de l'errour\u2026?l\u2019ourrait-elle « la souverains sagesse, l'éternollo vérité,\u201d « permettre que In masse des homimes qui « aut existé depuis lu commencement du « monde,fut dans une erreur aussi grande.» Quelte est cot erreur?\u201c11 va nous Papprendre : « le gente humain s\u2019est pronone6\u201d « contre vous, absolutistes.» 'Aiñsi, puis- qu\u2019il ne peut être lo jouet de l\u2019érrouf, pois- que tes vérités sociales, ct rién que\" los\u2019 vérités socintos sont les élémens do l'ordie, puisquo loidra ost Ii justice do 'Dieu, par\u2019 le fait mênio que le genre, humain se pro=\" nonce, c\u2019eat-ln\u2019justice'de Dieu qui se pro-* nonce.* Or comme, d'nprds les priticipes philosophiqies de M.de \u2018là Mennnis, \u2018ln\u2019 musse des homimes\u2019est infaillible comme\u201d Dieu lui-mibmé, il s'ensuit nécessairement que, dès que le genre humuit s\u2019est pronon-° cé, il faut entendro l'écriture conformément h-l\u2019opinion genérale.\u201cCar Died qui parle par le consentement général ñe'peuts être opposé à lui même.Cest bien \u2018te que fait notre philosophe, toutos les fois\u2018 que les divines écritures viennent! heurter Rcr principes où sos conséquencén.\u201d * °* : Néanmoins, l\u2019évangéliste qui emplois.le mot jualice, l\u2019outend d'une manière: toute \u2018 différente.Ceito justice qui\u2019 s'établit'le\u2019 roynume de\u2018 Dieu,\u2019 consiste à recherchier \u2019 les lois que Dieu intime à là\u201d Conscience, \u2019 et à suivre les inspirations divines : éé\u2018qui\u201d n'est par tout-d-fhit la même chose que de suivre l'opinion du gonre humain, comniie * nous Penscigne M.de la Mennais \u2018ce n\u2019est pns.là tout.- Le texte \u2018qui fait'la prouve de co que le roysume de Diew.c\u2019est « la société des intelligences, » do ce que sn justice, c\u2019est « l\u2019ordre ou la réalisation de In vérité, » présento un sons nsvez ex- trnordinnire el arroz nouveau pour être remarqué.Le voici : « I) n'y a qu'une seule * choso n6cossnire ».Ce nécessnire c'est « lo rapport nécessnire do Dieu avec les intoltigences, » ou Vinfaillibilité'du ginve - humain.Voyons si M.de ln Mennnis a wmioux snisi le seus du passago de St.Luc, qu'il a sisi, celui de St.Mathieu: D\u2019autres interprètes, les lumières de l'église, ont cru que l\u2019étornello vérité n voulu insinuer l\u2019ox- cellenco du In vio intérieure et contemplative.lie nouveau commentateur n'y voit rien que d'extérieur \u2018ot de social.* Qu\u2019y fairo?Mnais\u2026dans le temps, les explica- - tions de l'écrivain patnissaiont belles, pars : ce qu\u2019il s'était paré du titre de défenseur: de la vérité, dont il mettait la buse dans un faux principe, dont il se sert un peu plus tard pour combattro la: religion\u2018 qu\u2019il\" défendait judis-en apparence avec tant de zèle et de talent.» + * Ce Ln raison In plas forte et la preuve | plug patente qui wilitent contre la politique de M.du la Mennais, c\u2019est la contradiction manifeste des principes qu\u2019il professe au- juurd'hui avec les principes qu\u2019il a'naguère soutenus.Quelques rapprochemens sufev firont pour détruire Ia bonne opinion que - se forme do ses crite un caprit irréfléchi.: On peut dire que sa doctrine d'hier n'ést plus la doctrine d'aujourdthui.: - .\u2018b» Aujourd'hui, de la Mennais dit\u2019: a lo- « peuple ne devait-il pas mettre tout natus- « rellement cotte condition tacite ou fore» « melle, qu\u2019il ne donnait l\u2019autorité À ses - « chefs que pour procurer leur bien-être ?- « \u2014Hier, il disait : s\u2019il (ut jemnis une doc- - « trine absurde, c\u2019est celle d\u2019un pacte pri- - « milif par lequel, pour l'intérêt de chacun, «tous déposent.à cerlaines conditions,- « lour souverainolé entro les mains d\u2019un « seul ou de plusieurs.» : Qui ue voit, dans cette double assortion.l\u2019oppesition Ia plus.formelle?Autrefois, M.de la Mennais réprouvait comme ubsurde, funeste, dégras dante Vidéo même du pucto primitif: quels, ques années s'écoulent, le voilh qui se.rgs génère ; il veut que co pacte qu'il a honni: poit ninturel, primitif, nécossaire.* Aujourd'hui, M.de la Mennais dit « of\u2019 « dans lo cas d'infraction à cette condition « que devenait lour pouvoir ?.l\u2019ar là même « ils en étaient déchus, =\u2014Hiier, il disait : « sons \"empire du contrat social, il n'existe « donc, dens: Ja société, d\u2019autres droits, « d'autres devoira «que.la volonté du plus « fort.L'on-n'attribue:au peuple le pou- « voir souverain, que parce qu\u2019il e Hy a me dre POP Hn 354 « la plus grando force physique ; et celte « force ost si bion l'unique droit, que le « pzuple, dit Jurieu, n\u2019a pas besoin da raie « zou pour valider sesacles; ou commo « a\u2019exprimo Rousseau, quo [à volonté gé- « nérale, ( où la voionté du peuplo.) es! « toujours droite.» Quelques lignes plus buy, il njoutait : « il est clair que la société « n'a jamais pu être établie, et no suuruit « #6 moîntonir par le concours unanime des « volontéu particulières, ou par l'accord « des intétôts particuliers ; et le ayatôme « qui exige cet uccord impossible cut con- « troire à In nature de l\u2019homme.+ Prêtez vos utlontions, lecteurs.| Ctoiricz-vous bien que c\u2019est le même qui vous parle ?N'est-ce pas pour vous uno Énigmet Celui qui mot en principe que toute infraction àla volonte du pouple, pruduit du droit la déchéance du souvernin pouvoir, est il bien colui qui n dit quo le systôme des volontés particulières suppose un ac- coid impossible qui est en pleine contradiction avec la nature de Phommel Et doplus, M.de la Monnais trouve cette impossibilité, claire et évidente.Alors, il condnmnait un Rousseau qui avait eu l\u2019uu- daco d'avancer que la volonté dus peuple est loujottra droite.Aluts, il Consuruit un Jurieu qui attribuait au peuple le pouvoir Fouvernin, ct qui soutenait cetle témérairo doctrine que le minialre à Été ensuite forcé de rétracter, Foulant aux piods ses vieux principes, ce miôme génie ressuscite le proteniontisme, et so porte au-delà des prétentions de Jurieu : oubliant sa première ferveur, co môme génio so fait le disciple do Rousseau.Le croirnit-on, si l\u2019on n\u2019u- vail sous les yeux sea propres écrits ?; Aujourd'hui, M.do la Mennais dit :° « d'où il suit qu\u2019un homme n\u2019est vésitublee « ment roi, qu'autant qu\u2019il no v\u2019écurle (z « tien des règles prescrites par los fins gé- « nérales de la société.Done, dis qu'il + na suit plus ces règles, il est tyran, il est « treurpaleur d'un pouvoir qui appartient au « pouplo s\u2014Hier, il disait : « mais lus peu « ples ont aussi leur volonté, leur intérêt, «leur orgeuil plus terrible que celui d'au- «cun tyran.De la, une haine scerète « contre tout puuvoir qui les gêne ct les « humilig ; haine qui s'étend à tous les « agons du pouvoir,à toutes les institutions, «À toutes les lois, à toutes les distinctions «sociales.Aiusi le principo désustreux « que tout pouvoir vient du peuple, conduit «;infailliblement les peuples ou à lu priva- « lion de gouvernement, ou à'un gouverne « nent oppressif.» Le texte de l'auteur est- il,elair, où non ?Entendoz-vous M.de la Mennais qui proclame hautement que lu souveraineté du peuple emporte un obus de pouvoir pire que In duniination d'aucun tyran.b'entendez vous qui appelle dé- vastreux, le principe qui établit cette sou- vernineté 7 Compronez-vous la fin qu'il assigne sans retour A celle rouveruinete ?Lisez de nouvesu ; privation de gouvernement, ou gouvernement oppressif.Où en, est donc la conséquence q'\u2019il proclame en ces jours-ci, que le pouvoir appartieul nu peuple ?Quiconque aime autant croire à l'auteur de quinze ans qu\u2019à l'auteur du jour demeurera en suspous et indécis.Pour moi, j'en crois à l\u2019auteur qui préchnit il y a quinze ans.Aujourd'hi, M.de ln Mennais dit, « donc le peuple peut ressuisir ses droits, «et confier le\u2019 pouvoir à ceux qui seront « Jes plus propres à maintenir ses intérêts « sociaux.»\u2014Hier, il disait: «la même « doctrine qui détrône Dieu, détrôno les « rois, détrône l'homme mème, eu le rava- e lant au-dessous des brutes ; et, dès que s la raison se charge de gouverner soulo le « monde, l'intérêl particulier, source éler- « nelle de haine,devient le soul lisn social ; « le désir inné de In domination comprimé « par la violence, véagitet pousse inces- esamment les sujets à la révolte.» Si c'était tout autre que M.do la Monnais qui osât avancer que le aystômo qui défère au peuple le droit de &6 gnuverner par lui même, suivant ses intérêts particuliers conduit à la destruction de tout lien social, on crierait à l\u2019égoisme, au despotisme.On serait scandulisé d'entendre cetto maxime enti-sociale, aux yeux de ia nouvelle politique, que la doctrine da la souvornineté du peuple.en détrAnant les rois, tend à détrôner Dieu, que cette doctrine est le tombeau de la dignité de l'homme.Ce n'est pas un ministériel, un aristocrate qui dit qu'une eomblable doctrine sonne le tocsin do la révolte, c\u2019ent l'homme que l'on révère.11 est vrai que ses principes ne sont plus les mêmes, cenime il eut vrai que c\u2019est le même écrivain, .: Aujourd'hui, M.de la Monnais dit : « d\u2019autres familles crurent plus prudent, (et « en cela, elles avaient raison ;) de confier o-les intérête généraux à un certain nom- « bre qui mvaient avec eux les mêmen inté- «rôte.De), la démocratie et Ia républi- « que.»\u2014Îlier, il disait : «ln démosratie «is plus effrénée qui n\u2019ent que l'abscence «-de tout ordre ei de toute loi, où le gouver- «nement des passions, au lieu de les satis- «faire, les imite ; et le peuple toujours « détruisant, tourmenté do vagues désirs ot « de cralnie vagnen;se fatigue à creuser sa « tombe,et cherche avec anxiélé le fond du « désordre, dans l'espoir d'y trouver le re- «pos.v Si les hammes, se divieant on nations, ont eu raison, au jugement de M.de le Mennais, de proférer le gouvernement populaire à tnute autre espèce de gouvernement, le même a en tort de réprouver be domination ou peuple, jusqu'h dire\u2019 qua\" catie domination était l\u2019empire fnème du désordre.Toute personne prudente néanmoine s'attachora À l'opinion de l'auteur, au tempa qu\u2019il prêchait la saine doctride qu'il pulsait elors dens les vrais firiticipne dala foi et de la raison.au qurd'hai, \u2018M2de \u2018le Mennais dit: au + « ce quo l\u2019on dit ici das rois, doit s'ontondre « également de tous les honunez en pouvoir « ot do tous les gouvernemens.»\u2014Hier, i} disait: « comment ose-t-on vanter une « doctrine tant de fois réprouvée,et dont jn- « mais il ne sortit que des calamités et dus « forfaits» Lisons altentivement ce qui « wuit: « Foie fut d'abord gouvernée par « des rois, ot ce fut in causo de sa durée.« Le spectre ensanglanté de la souverui- « nelé du peuplo évoqué pur in réforme, « aort du tombeau où le christianisme l\u2019u- « vait relégué.Aussitôt l'esprit d'indépen- « dance soulève les passions contro l\u2019uuto- «rité.Luther ct ser disciples justifient lu « rébellion, l'autorisent, l'excitent par leurs « écrits et par leurs prédications séditiou- « sed.Jo ue sais quoi de violent se remue « au fond des cœurs ; et le funatisme du la «liberté religieuse enfante lo fonatisme « do ln liberté politique » M ne faut qu\u2019n- voir des youx pour veir, et des orvillles our entendre, pour être pénétre du mépris e plus salotne) envers l\u2019axsertion qui vout que tout autorité s\u2019ugenouille devant le pouvoir populnire.Qu'on romurque bien quo Pautorite spirituelle do l\u2019église n\u2019est pas même à l'abri des prétentions hétéro- doxos de l'auteur.Qui dit tous les honunes en pouvoir, W'excepte rien.Comment concilier cette ductrine avec celle que pro- clnmait judis ce puissant défenseur des droits des rois! | Comment.dis-je, ln concilier avec cos expressions (letrissuntes de l'autorité souveraine dus peuples?Autrefois M, do lu Mennais ne voyait dun lu doctrine qu'il préche aujourd'hui que lu dernier terme du fanatisme religieux qui a tl ne voit que le plus bel ordre, od il ne voques du désordre et de la mort politique.Qui eût jumais cru que lo même génie pot enfanter des cuntradictions vussi frappantes! M, de ln Mennais, après avoir peint les malheurs des différeus puys, ceux de l\u2019Angloterro en particulier, conclut ninsi: « tel «estle résultat nécessaire de l\u2019ubsutde = contrat socini rêvé par lu philosophie, et « qui n\u2019est en réalité, qu'une sncrilège dé- « claration do guerre contre lu sucieté et « contre Dieu.le raisonnement et Jen « foits le démontrent de concert ; quicon- «que sait voir et réfléchir, reconnaitra « qu\u2019en abolissant avec la notion de l\u2019auto- « rité, tous los principes conservateurs du « l\u2019ordre, les doctrines d'indépendunces, « charte sanglante de In discordre et do; « l'oppression, n\u2019ont Jamais produit, ni pu « produire, sous toutes les formes de gou- « vernement, que des tyrans ov des escla- «ves, des révolutions ot des forfaits.» Quel commentaire pourrait souffrir un langage aussi clair que celui que parle l\u2019auteur?Non seulement il tuxe d\u2019abaurdité, l'idéo seule du contrat socinl, mais encoroil dé- elnre le contrat social absurde pur sn nn-| ture.Il le declare alam de non seulement dans la monarchie, mais encore duns toute sorte de gouvernement.Jl declare ln doctrine de l'indépendance é t du contrat socinl, une charto de song et d'oppression.Qu\u2019y a-1-il à sjouler après cela ?Rien.Aujourd'hui M.de lo Menmis dil; « dunc la voix de Dieu n\u2019est pas en faveur «de la doctrine aussi absurde qu\u2019impossi- « ble de l'obélssance passive.Ou ue doit «pus l'obéissance aux tyrans.s\u2014Hier, il disnit : ce sont aussi les philosophes qui font dériver le pouvoir d\u2019un pucte « dépendaut « des volontés fibres do l'homme,ou qui,en « d'uutres ternies, alribuent à l'homrce lu « faculté de créer le pouvoir, lui attribuent « également la faculté de créer la loi; el « ln loi n'ose plus que la volonté de l'home «me.Le peuple crée In justice, commo « il créo In loi ; il n\u2019est pas mémo néces.« saire que ses volontés soient raisonna- « blus ; il peut légitimement tout ce qu'il « veut,môme 50 déchirer, môme s\u2019anéantir.+ Car, dit Rousseau, ail plail au peuple de «se faire mal à lui-même, qui est-ce qui a « droit de l'en empêcherts Après avoir roisonné dune lo sens des philosophes politiques, l\u2019auteur termine en ces terines : « en lisant ces maximes fécondes en cala- « mités et en forfaits, on croit lire le code « même du désordre et de la mort.Sile « chnos et l\u2019enfer ont une législation, elle « doit être fondée eur celto base, sans « aucun doute.À lito le premier volume de l'essai de l'indifférence, on dirait qu'un autre génie n remplacé celui de M.de la Mennais: On dirait à l'entendre parler aujourd'hui qu'il a pris à tâcha de se contredire lui-même.L'ennemi le plus déclare de ce malheureux auteur ne détruirait pas avec plus d\u2019acharnement la doc- trina nouvelle qu\u2019il s'obstino k faire triompher dans un âge plus avancé.II traite d'absurde et d'impos-ible aujourd'hui In doctrine de l\u2019obéissance, comme il traitait d'absurde et d'impousible 1 y a quinzo ans, la doctrine du contral wocial, II prouvait naguère d'une manière péremptoire combien folle était la conception du contral socisi de Jeun-Jacquen, afin de mieux faire rescortir, pour ainsi dire toute ln folie des prétentions systématiques qu'il devait déployer plus tard.Enfin, je pourrais citer indéfiniment, vi je devais mettre soun los yenx du lecteur le tienu de contradictions de M.de In Mennais combattant le philoxophisme, et de M.de la Mennais combnttans le chris- tinnisme.Je finirai cotto dissertation par une dernière citation qui met le sceau À la condemcation de co célèbre écrivait.Elle est si saillante qu'on me permettra de de la placer ici, «Il y n des vérités et den « erreurs, dit-il, à ln fois religieuses et « politiques, parce que la religion et la s0- um L\u2019Ami du Peuple à t « Ainsi une erreur fondamentilo ea reli « gion, cut aussi une erreur fondamentale « en politique, ct réciproquement.En «verfu de sa souveraineté, l'honune se « soulève contre Dieu, s0 déclare libre et « égal lui: en vor du même droit, le « sujet se souldvo contre le pouvoir, et se « déclare libre et égalù lui.Au non de « In liberté, on renverse la constitution, les « lois, toutes les institutions civiles ct roli- « grouses ; au nom du l'égalité, on ubolit «touto hierarchie, toute distinction reli- « gieuse et politique.» C'en est assez, et plus qu\u2019il ne faut, pour convuineru toute personno désireuse de tnnrcher par la voie de la vérité, que les principes que défond, dans ces derniers temps, M.de lu Mennuis, sont faux et | dissémine aujourd'hui l'auteur.\u2018 peut diro que l\u2019auteur à déduit des consé- | quences, je nu dirni pus justes, (car son allumé le fanatisnte politique : maintenant « Ciété ont le même principe qui est mess] «ét le mêmeterme qui est\u2019 l'hommo.nnurchiques.Ce n'est pas à dire pour cela que son essni sur l'indifférence en i ligion soit cxeupt ux |! matière do re clon ! npt de faux * Barque Clio, Young, 11 avril de Poit Gluegow, à principes.Cur son système plulosophique n été lu baso des fausses doctrines que Muis on système philosophique ost faux et absurde), tmuis vraies, soit qu'il les ait puisées duns sa raison, soit qu'il les uit tirées de sources pures et catholiques.Si j'ui dit quo son système philosophique est faux, j'en ni pour garant un publiciste dont l\u2019autorité est loin d'être suspecte: c\u2019est le Courrier Belge.Ou suit quo le Courrier Belge et le Journal de Flandres sont deux journaux qui protègent les ducirines nouvelles, et en particulier j celles de M, de lu Mennuis.Voici come (ment s'exprisso le premier: «de graves * «théologiens soutiennent qu'on n\u2019a pré- voyuit judix que les signes les moins équi- | « tendu condumuer que deux choses dans «les ouvrmiges de M.do la Mennnis ; « lo.de vouluir nbolir tout pouvoir quel- «congue dans ln société politique ; « 20.«de vouloir établir une philosophie ven dehors des tinditions culholiques.» (l'univers religieux, No.406 du 27 février 1835.) J.0.De la Gazelle de Québec.Le nouveau navire Donglas, construit 3 Montréal l\u2019luver dernier, est aruvé ici Iier opres-midi, vemorqué parle St, George.1 a environ lew dena tiers du sa cargaison, & après l'avoir complétée, il partira pour Londres vers lundi proche.Le capitaine Pardy, ci-devant du Cherub, doit prendre le commundersent du Donglas; et ln enpitaine Scott, (cidevant second) doit sc charger du Cherub, Nous publione duns la Guzette de ce jour, lea tableaux dont nous avons fuit moution daus notre dernière.Bois.\u2014Il n'est encore arrivé que très peu de radeaux, on conséquence des vents contiaires.Le pin blanc se vend en radeanx, à mesure qu'il arrive, À 5d.du pied, le fin rouge à 11d.pour lus vaisseuns, de l'omes de l'année dernière, Vor.\u2014Avant-hicr matin, entre les deux et frois heures, use bande de sept ou hat voleurs sont entrés dun la maison, tue Sainte-Hélène, un fuce de l'église de Saint-Patrice, occupée par la veuve de feu le docteur Montgomery.Etant entrés dans la moison, trois des brigands saisirent Mme Montgomery et ves deux nerviteurs, Eliza MeLellan et {fogh Fazpatrick, un jeune homme, les cnvelope pant de couvertes cl de tapis, menaçant de leur ôter la vis: s'ils montrant de la resistance, tondie que lex autres pillutont la maison, enfongant tous les coffres et valises qu'ils trouvèrent.Après avoir foit Tenra recherches, ils retournèreut à la chambre où fours compagnons avaient snisi Mme.M.et ses domentiques, et les aidèrent à les lier plus surement ; ce qui empéchn ceux-ci pendant quelque temps de donner l'alarme.Le premier qui «est saisi de Mme.M.était un grand homme cadavéreux, qui avait de gros lavoris «t parlait françsie, langue qu'ils parleient tous, par temps articulant de mauvais anglais.Des volours un- trèrent par ls cour de derrière et sorlirent par In orte de devant, el la Inisrèrent ouverte, Parmi cs articles volés, so trouvent Gou 7 duuzainca de cuillère d'argent, neuves, mans marque\u2014une montra d\u2019urgent, marquée « Dr.Montgomery » sur Jo boitier\u2014nne petite bolte contenant des joyaux de prix, une bague de deuil marquée « To tho memory of the lato Dr.Sparks s\u2014un large au- nean d'or, uni, ayant le nom du Dr Sparks\u2014et nombre d\u2019autres article, dont Mine.M.ne peut spécifier le quantité, L'on a raremententendu parler d'un vol plus déterminé el plus atroce.11 à été commis pres,n'eu point du jour, et vers le temps que nos vigilans gardiens de nuit devraient faire leur dernier tour pour voir si tout cot en eû- reté.Lea vieux délinquans suivans, qui se ront évadés de la prison do vutto cité, lo 10 du courant, étaient probablement de la bande :\u2014 Joseph Lemair, Pier Provont et Francis MeCoy.Nous apprenoge qué lu police cat sur l'aleite, pour prendre toutes Ferronnee suepectee.Avant-hier soir, M.John Clenrihue, boulanger, rue Si.Joveph, fut attaqué, dans la rue du Parlarr, près de l'Eôtel-Dieu.par des brigands qui le sai- virent, et pendant qu'un d'eux Ini tensit Ia train sur la bouche, pour l'emplcher d'appeler au e- cous, lew autres lui lèrent neuf où dix piostres.ENTRÉE EN DOUANE, ÉD meme SB Brick Breeze, Patterson, 10 avril do Limerick, à Gitmoser et cle.lent, 104 émigrée.Barque Clyde, 11 avril de Liverpool, à W.Sherples et Fils, vel.Barque Noes, Wokes, 10 avril do Londres, à Symea «t Rose, lent, Brick Elizabeth & Ann, Wright, 8 avril de Cork, à Gilmour et cie.lest.Brick Reaper, Walker, 31 mars de Newcastle, à Peumbertun et frères, lest.PORT DE QUEBEC.20.Brick Victoria, Berrie, 5 avril de Dundee, pour Montréal, cargaison générale, 19 émigrés.Brick Earl nf Dalhousie, Boyd, 4 avril de Glasgow, à mes et Ross, cargaison générale, Brick Thomas, Adama, 6 avril de Port Glasgow, A Rodger, Dean et cie, lest.Brick Ledu, Morry, 30 mars de Scaibro\u2019, à Lermosurier et cie.lost, Brick Prince Leopnld, Richardson, 2 avril de Newenstle, à Sharples et File, leat, Barque Adrniral Benbow, Dison, 11 avril de Liverpool, A Sharples et Fils, cargsison générale.Barque Merlin, Alkinson, 5 avril de Londres, à Atkinson et cio, Jest.Barque Gilmour, M'Arthur, 5 avril de Port Glasgow, b Gilmour et cie.lest., Barque Ocean, Blackbarn, 9 avril de Chathem, à Gilmour etcie, lest.° ordry, leat, $9 émigrés.! Brick Buwee, Johnston, 21 avril de Workington, i Brick Margaret, Smith, 8 avril de Dundalk, 3 Berque Lowther, Murphy, 10 avril de Annan, à | Berque Québec, Baxter, 3 avril de Hull, à Gilmour et crc, lent.Brick Alert, Boyd, 3 avril de Peturhead, à Gilmour et cle, Jest, Brick Shannon, Friend, 23 mars de Sunderland, i Gilmunr et cie, lest, Brick Eldon, Harvey, 14 avril de Plymouth, Gilmour ot cie, lest, 18 émigrés.Brick lannure, Young, 4 avril du Ayr, à Gilmour at cie.lest, Brick Dew Drop, Wade, 10 avril de Gurmasthen, à Gilmour et ce, lest, 6 émigrés, Barque John Thomus, Puterson, 3 avril du Belfast, à I.Gowen et cie.Icst, 18 émigrés.Barquo Christinna, Wilkie, 30 mars de Holl, à Symes ct Ross, lest, Barque Autorn, Chanbers, 2 avpl de Hull, à Symes et Ross, chuthon, a Svases et Re-s, fest, Brick Hypolite, Baker, 19 aril d'Antiguo, a 11, Dubord, sucre.- Brick Constantine, Berry, V avril de Newport, à Lessesnrier et cie, lent.Brick Pomona, Stevens, 12 avril de Dublin, à T.Ryan, corgaivon générole, 140 emizrés, Rodger, Deun
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