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Titre :
L'ami du peuple, de l'ordre et des lois
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. [...]
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832 par John Jones et le superintendant de police Pierre-Édouard Leclère. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. En 1833, Alfred Rambau prend la relève de Michel Bibaud comme rédacteur du journal. Il conservera ce poste jusqu'à la fin de la publication, en 1840.

L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est secrètement commandité par Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; durant cette période, les sulpiciens, seigneurs de Montréal, de Deux-Montagnes et de Saint-Sulpice, négocient en Angleterre leur droit de propriété au Canada.

Sur un ton modéré, Alfred Rambau défend l'autorité de la religion catholique et l'appartenance du Bas-Canada à l'Amérique du Nord britannique et affronte les indépendantistes et les républicains.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 73-74.

Éditeur :
  • Montréal,1832-1840?
Contenu spécifique :
samedi 4 juillet 1835
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1835-07-04, Collections de BAnQ.

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[" vo HIT, MELANGES.NOTRE-DAME DU MURIER.1731.En l'année 1731, lo 6 du mois de juin, un navire cinglait à pleines voiles pour arriver avant Lu nuit dans la rade de Saints Nazire.Le ciel éleit nzuré, It mer calme, et la brise du soir enllait les voiles d'une éclatante blanchour 3 les matelots aperçurent bientôt trois clochers qui s\u2019élevaient dans la mème direction ; celui de Sairt- Goustun, et ceux du Croisic et du bourg de Batz ; ils cessèrent leurs entretiens et leurs travaux, of, gardant un profond silence, ils portèrent chacun la main au front, et tracèrent sur leur poitrine le signe révére du chrétien.\u2014 Pourquoi ce silence religieux ef cette dévotion subite?dit aussitdt un étranger, qui se trouvait cu qualité de passager sur le navire.Les matelots, au lieu de lui répondre, achevèrent de réciter Ave Maria; 'un des ofliciers, qui était breton, lui dit: la chapelle que vous apercevez au pied de lu haute tour do l\u2019église de Batz est dédiée à la Sninte-Vierge, patronne des mariniers, et nous la prions de nous obtenir ln grâce d'un heureux voyage; souvent Phomme échoue près du port ; ces côtes sont célèbres en naufragos, ct nous avons appris des anciens de notre village d'autrefois d\u2019avoir coufianco en Notre-Dame.Au lieu de chapolle,il n\u2019oxistait nlors qu\u2019un mûrier, qui était en grando vénération duns tout le pays, parce qu'il protégeait dé son \u2018 ombre une figure de Notre-Dame de-hon- Bonsccours, tenant d'uno main PEnfunt- Jésus, et de l'autre indiquant le ciel, pour montrer que c\u2019est do là que nous devons atlendre notre salut ; elle était placée sur un navire,parco qu'elle aime les marins ; ils sont brusques, querelleurs, mais ils ont de la foi, et celui qui croit de tout son cœur west jamais un méchant homme; Dieu l\u2019exauco duns le péril ; In chapelle que vous voyez en est Une preuve certaine.Le navire se trouvait déjà presqu\u2019en face de ln célèbre église, dont le portail construit on ogives et décoré de figurines re- tragant des sujets pieux, décélaient les temps antiques qui l'avaient vue s\u2019élover, \u2014 Il y a donc bien longtemps que celte chapullo oxisto sur co rivage ?reprit Vétranger, en s'adressant au vieux marin.\u2014 I ya assurément bien longtemps, car c'était avant lu duchesse Anne ; on dit qu\u2019il y avait alors en Bretagne deux dues, qui se battaient l\u2019un contre l\u2019autre.\u2014 C'est probablement de Jean de Montfort ct de Charles de Blois, que vous voulez parler.\u2014 Franchement, je n\u2019en sais rien of je m'en oceupo guères, Je no suis pas comme tant d'autres, qui veulent fairo les savants, parce qu\u2019ils ont deux ou trois histoiros dans | la tête ; jo no lis quo duns mes heures, les | jours de fête, ou bien dans los livres qui concernent nion état, \u2014 Cependant vous me parliez, il n\u2019y n qu\u2019un instant, d\u2019uno histoire merveilleuse, qui explique comment cette jolie église so trouve placéo près de la mer.\u2014 Pour cetto histoire, j'aurais bien de ln peino à l\u2019oublier, car je lai entendu taconter plus de vingt fois.Je soir, perdant In veillée, i quoi pourrait-on passer le temps, si co n'est à entendre le récit din- tércssantes avontures, pendant que le fuseau tourne dans la main des jounes filles el quo les hommes sont assis près du foyer?Putsquo vous voulez absolument connaître quel était co chevalier si richo ct si géne- teux, qui fit édifier la chapello de Notre- Dame, je vais essnyer de vou contenter.¢ À quelques lioues de celle rive, on veil lo chatenu de Ranrouct, qui aportient aux : illustres sires de Iieux-.Lo seigneur du ! \u20ac domaino projetnit le mariago de son fils Yves, nvec Marguerite, sœur du vicomte do Rohan.Mais lv jeune homme amit In belle Iseulte, fille du sir d'Esnét rac.Lo sire de Ranrouet, qui remarquait {los fréquentes disparutions du jeune Yves, } en devina bientôt In causo ; ct, par dos in- i formations qu'il fit prendre, il s\u2019assurn bientôt do In réalité do ses soupçons, 1 fit : @ppeler son fils do bon matin, le lendemnin d'un jour où ce jeune homme était rentré bien tard sous le toit paternel: Mon fils, lui dit ce soigneur, d\u2019un air calme, mais sévère, le véritable souverain do In Brotagne est absent de sos états.Rojeté d'uno partie de ses sujets, il est allé cherchor un asile en Angloterre.L'héritier du Lrave MORTREAL, SAMEDI, 4 JUILLET, 1835.comte de Montfort s\u2019en réfère à son droit jln foudre ; les marins montrèrent au jenne et lu providence, proteetrice des cnuses: Yves de Rivux le Maricr, dont le feuilluge, Justes ; il reviendra bientôt, je n'en doute| battu par les vents, laissait entrevoir, à ! pas 3 mas comme les sires do Rieux ne doivent pas être los derniers à témoigner (leur constance envers leur soveruin mal- theureux, va rejoindre le jeune prince, l'hemneur te lFordonne.\u2014Coimment vous quitter, À son père, lorsque vous êtes tous les jours exposé à aille périls ! mon cœur pourrait-il trouver quelque repos, lois de vous ef loin d\u2019une mère?Une s'agit pas de teudresse, mon cher Yves; lorsque Uhonneur parle, il faut tout quitter it sa voix, suns examiner ce qu'il en coûte à nos sentiments.Pats, je le commande, et Jo devoir d'un fils est dins Pobéissance À ses parens.les jeune Yves avail 6t6 élevé dans In pensée de considèrer les ordres d'un père commu émanés de Dieu lui-nième ; il re- çutla bénédiction paternelle, embrassa sa mere el ses sœurs el s'achemina vers le manoir habité par Iseulte.Lo lendemain, il se rendit au Croisie, d'où s'embarquant sur une frêle nacelle, il parvint bientôt près dos rives de l\u2019Angleterte.11 alla promptement trouver le jeune prince qui ne soupis rait qu'après le moment de rentrer dans ses états ; aussitôt que celui-ci apergut un jeuno seignour de si haute lignée, il courut & sa rencontre ct Je reçut dans ses bras, en s\u2019inlormant des nouvelles des hommes les plus distioqués de son parti, de leurs ressources.Je jeune Yves sutisfil à tous les désirs du prince avec une respectheuse franchise, et ils éprouvèrent bientdt Pun pour Pautre une sincère amitié.Yves se serait trouvé heureux, si l\u2019on pouvait l\u2019être véritablement loin de sa patric et surtout loin de ce qu\u2019on aime.Son ami, le fière d\u2019Isculte, lui avait promis des nouvelles do so famille et de son pays ; ilne recevait point les lettres; peut-être étrient-clles avaicul-ils forsné d\u2019autres projets.Mille pensées se présentaient ch même temps à ln vive imagination du jouneY ves deRieux ; il cherchait en vain à s\u2019en distraire et ses efforts épuissient ses forces et sn santé: il dépérissait de jour en jour, et le prince, s'apercevant d\u2019un si grand changement, lui conseilla, fui ordonna même de le quitter et de retourner cn Bretagne.Yves, qui se crut dégagé de la promesse contractén envers son père, regut les ordres Je son souverain avec joie ; il se chargea de ses dépêches et s\u2019embarqua promptement à Falmouth, pour revenir dans son pays natal.Deux années s'étaient écoulées, depuis son départ de la Bretagne, où il nvait laissé les objets les plus chéris.Avec quel bonheur il reverra ces rives tant souhsi - tées! Son navire a bientôt doublé la pointe de Brest; il passe à ln vue des îles autrefois consacrées aux divinités celtiques, il aperçoit :e Morhihan,célèbre par la magnanime résistance de ces Venètes, dent les fils ont hiérité de la vaillance paternelle.Le ciel était pur ct un vent favorable en- flit les voiles du vuisseau, qui so trouvait à la vue du Crosic.Un seul point noir, presque imperceptible, so montrait à l\u2019horizon ; peu à peu la mer so soulève, sans qu'il apparaisse aucune cause de cette ngi- tation suudaine, s\u2019uccroît de moment en moment; les vagues s\u2019amoncèlent, les vents se déchuinent, Ia foudre retentit dans l\u2019espace sillonné do fréquens éclairs, le ciel se couvre d\u2019un crèpe funèbre, la pluio tornbo à flots et les marins, saisis d\u2019effroi, n'osent ni s'avancer sur la hante mer, ni s'approcher des rivages parsemés d\u2019écucils.dont les rochers sont célèbres dans toute la contrée : ils forment des grottes disposées en arcades d'une grando profondeur, dans lesquelles, lorsque la mer est calme, les baigneuses trouvent un abri contre d\u2019indiscrets regards; lorsquo les flots sont agités, les vagues de In mer s'élèvent en immenses jots d\u2019enu, du sommet de ces rochers, où In main du temps n formé de larges ou- verturos : dans un jour plus heureux les matins n\u2019uurnient pas oublié d'indiquer aux passagers le tombeau d'Almunzor ; ils no leur auraient pas épargné les récits mer- veillenx, suggérés au génie des antiquaires par celto poétique éminonce : mnis ils ne songenient alors qui se mettre à l\u2019abri du naufrage : lo navire, emporté par la vio- lonce de la tempête, n bientôt dépassé cos rochers dovonus si redoutubles ; l\u2019équipago somblent braver l\u2019orago ; surmontent dos interceptées, où bien les parents d'Isculle | détranger; en effet, il portait encore le Le navire était presque vis-à-vis de Piriac,\u201d aporçoit les trois pointes des clochers, qui temples consacrés À celui qui commando à quelques pieds au-dessus de la terre, no point d'une éclatante blancheur © ce que vous apercevez, lui dirent-ils, et qui parait maintenant ji découvert ct par moment cuché par le feuillage, est une image de Notre-Dame 5 prions celle bonne mui- | tresse de nous necorder son secours.\u2014 Vierge sainte, s\u2019écrio aussitôt le jeune Yves, si je puis revoir ma patrie, si Je re.| trouve encore Isculle et mes parens, je promets que votre douce image sern mise à Pabri de la tempète et qu'une chapelle ouvrira son portique nux fidèles qui viendront vous remercier de vos bienfaits.Aussitôt tout l\u2019équipage se jelte à genoux, l\u2019espé- rauce brille dans les youx et les paroles de l'ange retentissent surles flots : cependant une vague d'une effrayant profondeur, vient se heurter contre le navire.Nous sommes perdus! s'écrièrent les marins.\u201cfe au crains rien répond le jeune Yves, je (sens que ma prière est exaneée du ciel: mais bientôton s'aperçoit qu\u2019une planche n été déjointe, et queles eaux pénètrent dans le navire.loussons vers la terre, s'écrient lus matelots, tous n'avons pas d\u2019autres ess poir, c\u2019est en vain que nous voudrions continuer notre voyage jusqu\u2019à Nantes, des écueils couvraient toute la rive, à lex- coption d\u2019une petite baie, formée par Panfractnosité des rochers ; on sc décide à tourner lu proue vers ce point presqu'inn- perçu au milieu du vasto rivage : il s\u2019agis- suit du la perte où du salut du vaisseau : uno vague le soulève, le pousse avec vio- tonce et le jette dans Ia baie ; les marins se précipiteut à terre ; el, détnchaut leur: chaussure, ils se rendent nu-pieds vers l'image de leur protectrice, ils félicitent le jeune Yves de sa confiance, et reconnais- [sent qu\u2019ils lui sont redovubles de leur salut.Ce jeune seigneur s\u2019empressa de pren- idre le chemin qui conduisit au manoir de la belle Iseulte, Il aurait dû peut-être so rendre d\u2019abord au château de Ranrouetdemeure de son pre; mais un sentiment invincible guidait ses pas; il se dirigen vers Guérande ; et, (raversant In ville de Suillé, remarquable par la noble franchise et par la beauté de ses habitans, dignes fils de ces hommes du Nord, qui firent trembler Angleterre, il parvint Lientôt à la porte de Sainte-Armelle, dont les hautes tours dominnient toute la contrée.FH nd- Initait ces murailles crénelées, qui avaient résisté à l\u2019armée de Louis d\u2019Espagne ; il était fier do se trouver au milieu d\u2019une ville, dont les habitans se sonl toujours montré les intrépides défenseurs de l'indépendance bretonne ; il contemplait l\u2019église de Suint-Aubin, dont l'antiquité remonte nux princes vainqueurs des Normands; mais il ne pouvait s\u2019arréter À considérer tout ce qui, dans la ville Guérande, eft digne do souvenir: son cœur hütait sa marche vers des lieux moins célèbres, mais oli tout lui rappelait des instans qu\u2019il ne devait jamais oublier, \u2014 Quelle est cette foule, dit-il à uno jeune fille, qui s'avançait avec vivacité vers l'église d'Escoublae ?\u2014D'où venez- vous dont, mon beau monsieur, pour m\u2019adresser une semblable demande ?\u2014Mes habits vous cisent que je viens d'un pays costume nnglais.-\u2014l2h bien ! puisque vous désirez le savoir, je vous dirai done qu\u2019il t'est ici question que des françailles de mademoiselle Iseulto de l\u2019Iisnérac.\u2014 Avec qui?ma belle enfant, dit vivoment lo jeune «lo Rieux, dont ln phleur nanonçait une vive émotion.\u2014Avce un grand soi- gveur bien riche, le sir de Kerenzais.\u2014 A ces mots, Yves se sentit presque défuillir ; mais s\u2019efforcant do reprendre courage, il s'avança avec vivacité vers l'église.\u2018l'ou- tes les femmes qu\u2019il rencontrait, portaient leur grando parure: la coiffo à pignon recouvrant des cheveux tressés avec des rubans Llanes, le rabat à dentollos, la croix oi le cœur d\u2019or; le corsage blanc, à manches d'éenrlnte, distinguait les filles des fomnea, qui portaient par dessus les vête- mens blancs, lo corsago et In grande robe de violet 3 toutes avaient le tablier de soie et les bas rouges.Les hommes n'avaient pas aublié leurs quatro gilets, deux blanca, un bleu hordé de vert et Pautre amarante ; ils portaient le chapeau relové par devant, et les souliors jnunecs ; tous ces costumes variés el pittoresques auraient produit sur l'imagination du jeune Yves de Rioux uno impression d\u2019autant plus vive, quello lui | av, sonlit ses genoux trembler, elle ne te songenit en co moment, qu'à sa chère Isculte, M l\u2019aperçoit bientôt qui savance, donnant la main à son père; lo sir de Kerenzais he suivait d'un uir radieux ; Yves s'approche et découvrant un visage qu\u2019elle ne ju ivnit méconnaître, il se jetto aux pieds de celle qu'il na jumais cessé d'ui- mer: celle-ci, dès qu\u2019elle reconnut cclui dont l\u2019image Ctait toujours présente à son put se soutonir; sou père repoussent lo Jeune Yves, lui dit : « D'où venez-vous, en co moment, pour troubler cette fête ?Depuis plus de deux aus, vous n\u2019avez pas daigné donner do vos nouvelles, ni à moi ni à mon fils, votro ami d\u2019eplunce ; vous nvez déduigné mn fille pour des beautés étrangères, et vous n\u2019ar- vivez ici quo pour troubler notre bonheur.\u2014 Épargnez, seigneur, répondit le jeunu Yves, un cœur si malheureux ; jumnis les grâces, In beauté d'Isoulte n\u2019ont cessé de régner en mêmo \u2018me.Ma seule consolation, pendant uño absence cruelle et involuntaire, était d'adresser à votre fils des lettres, qui contennient l'expression de ma tendresse: no recevant aucune réponse, j'ai délaissé un prince qui daignait m'appeler son ami.J'ai peut-être désa- Léi aux ordres d'un père, et je viens, si je ne puis obtenir In main d\u2019Iseulle, du moins mouir à ses pieds.\u2014Il cost trop tard, sir Yves, pour tenir un tel discours 5 mn fille à contracté des cngngemens irrévocables.\u2014Mon père, s\u2019écria Iseulte, qui commen- uit à reprendre ses sens, voudiiez-vous l'éternel malheur de votro fille?Mon eœur n\u2019a jamnis cessé d\u2019appartenir à Yvos ; je le croyais infidèle ct je n'ai consenti qu\u2019à regrol, et pour vous obéir, d'accoptor un autre époux.\u2014 Que ne le disez-vous ptulôt, répartit avec vivacité lo sir de Kerenzais ; je vous aime, jo l'avoue, mais en recevant votre muin, j\u2019espérais obtenir votre cœur.\u2014Îl ne n'appartient plua, seigneur, répondit Isculte, il està Yves depuis longtemps.\u2014El bien ! qu'il soit hourenx, ce loyal chevalior : surtout soyez houreuse, Isculte, c'est lo plus ardent do ines désirs .je vais rejoindro mes compagnons d\u2019armes, peut- être mériter de vous quelques.souvonirs et des Bretons un peu d\u2019estimo : Beaumanoir et les guerriers m'attendent, non loin du chène de Mi-voie.Aussitôt Yves tondit la main à son [I-culte , clle lui remit la sienne, qui tremblai de surprise ct de bonheur ; ils so promirent aux pieds des saints autels un ntla- chemont qui se serait plus Lraversé par les peines de Phsence.Yves retrouva bientôt sos purens, qui joyeux de son retour, rali- fièrent ses promesses ; il revint auprès do son amio et lui raconta par quel miracle il avail reve des licux tant aimés ; et duns un momont si solemmol, tandis que sans lu tempête, qui monaçail d\u2019engloutir son navire, ileât abordé co jour même près des rives de ln Loire, ils reconnurent l\u2019un l'autre lu protection de Mario, qu\u2019Iscuite avait invognéo chaque jour; ils renouvo- | Idrent la promesso qu'Yves avait déjà contracté, ils ajoutèrent, qu\u2019an lieu d\u2019une simple chapelle, ce sorait uno belle église qui rappellerait nux siècles à venir, combien est heuroux celui que protège létoile imys- tique de la mer.\u2014La belle et mystérieuso chapolle de Notre Dame du Mârier élevant nutrefvis son clocher près du rivage ct non loin do la haute lonr de l\u2019église du bourg de Batz ; les marins on passant la saluaient de lours hommages, lls venaient quelquefois y déposor leurs offrandes ct prier sur le tombeau qu\u2019elle protégenit, et qui était sans doute cclui d'Yves cl do sa noblo compagne : mais des hommes qui n'étaient pas dignes d\u2019avoir reçu lo jour sur la terro do Bretagne, et dont lo cœur était insensible aux doux noms de religion et de tendresse, ont presque détruit co saint et touchant édifice ; il n\u2019en resto que des murs qui attendent, pour recouvrer leur destination première, que des cœurs généroux compatissent à leurs ruines, et de piouses mains nidont à les mettre à l\u2019abri des oragos.» oût rappelé ses promières années ; mais.CLUB DE CROCKFORD.La club de Crockford compte parmi ses membres plus d'étrangers quo tout nutro club do Londres, à l'exception du club des voyageurs.Quand À.de Mornay était ici,il était très assidu aux réunions des fishmongers; aujourd\u2019hui l'étranger qu\u2019on rencontre le plus souvent dans les salons deC rockford cst un de vos compatriotes, lo comte d'Orsay, homme qui dans cetto ville ou In fashion et memo le dundysmo réguent despotiquement, à réussi à so fiire Unnnimoment reconnaître malgré sa qualité d\u2019etran- ger comme le suprême arbitre de toutes les graves questions qui se rattachent à la coupe d'un habit surtout, à celle des pantalons, à la forme d'un chapeau, & ln pose d'uno cravaite, à l\u2019éléganco d\u2019un attelage ; homme heureux qui de l\u2019aveu do tous porto les habits les plus fushionablement faits, pour qui Jackson, le grand Jackson, veille et s\u2019use afin de trouver de nouvelles conpes de pantalon, et qui brûle lo pavé duna les équipages les plus élégana qu\u2019on puisse citer dans tout Londres.D'Orsay serait mes yeux l\u2019incamation du bonheur, si Jo temps qui détruit tout, même les grâces des dandies,avail pour lui les mêmes égnrds que ses fournisseurs.C\u2019est un hommo monumental; il n'est pnah Londres de si mince commis qui ne le connnisse do vue et ne puisse vous lo nommer quandil vient à passer dans la ruc- Il ost vrai qu'il jouit d\u2019un don d\u2019ubiquité peu commun.Allez à l'Opéra.vous y verrez immanquablement briller le beau d'Orsay , allez au Théâtre- Français, vos yeux y seront encore éblouis par lu vuo du roi des dandies ; que lo Théftre-Olymipique de madame Vestris donne quelque pièce nouvello, vous y trouverez pour sur le comte d'Orsay, Il ne saurait y avoir de tir aux pigeons, à Baltorsen, de stug-hunt ou de stceple-chase à Detchett, pds Windsor, do course à Now- Market, à Epsom, d Molton, X Doncaster, sans que ces solennalités fashionaibles no informés, il serait sans exemple que jamais tailleur, parfumeur, bottier, gantier, chapo- lier, linger, tappissior, sellier, carossier ou marchand de chevaux, etc., so soit avisé\u2019 de présenter un mémoiro à M.d'Orsay ; les fournitures qu\u2019ils Jui font,quolquo élevé que puisso en Être lu montant, sont amplement pnyées pur In clientello briflanto et lucrative que leur vaut ln recommandatioly du roi des, dandics.Trop heureux, au contraire, \u2018l\u2019industrie! À qui M.d'Orsay duigne accorder sa confiance !\u201cSn fortune; est faita, enr dès ce moment, il devient \u2018lo \u2018 fournisseur attitré de tous les esclaves de In mode.Se En 1833 et 1834, il y avait, au club'de Cruckford, un étranger qui ne\u2019 fiisait pas moins de sonsation que dOrsay.C'était lo Polonais Mutuschewitz, espèce d\u2019espion diplomatique chargé de surveiller amban- sadour russe, prince do Liovon, ob.osiénsi-: .blement chargé d'une mission extroardinai- ro près notre gouvornement.Il n\u2019est pas donné à chacun do so faire uno idéo des profusions de tout genre auxquellos se li- vroit Matuschewitz .Il fuisuit courir douze chevaux aux courses de Melton; comme d'Orsny, il avait uno maison féerique duns Mayfaiv; commo d'Orsay, on le voyait dans tous les théâtros, dans toutes les grandes réunions publiques ou particuhères.Mais on savait qu\u2019il recevait do son \u2018gouvernement un traîtemont considérable ; que do plus il était en position, par la nature de gos fonciions, d'obtenir des renseignemens + qui lui permettaient de spéculer avec nvan- tage dang lps fonds publics\u2019; et enfin, qu'il + * soient rehnussées par la présence do l'inévitable ot nécessniro de d'Orsay \u201cSn raison do Muy-Füir ut un véritable bijou ; sos chovaux, ses grooms, son cabriolet, que sais-je moi, sos gants, ses chapenux, tout cliez co diablo d'homme est sui generis, tout n un chic qu\u2019on sent plus facilement qu\u2019on ne le définit.Qu'il est foin le temps où lo comte d'Orsay croyaitque ln mode pouvait rester stationnairo ! Qu'elle est dong loin celte année 1821 od je mo rappelle Jui avoir vu commander à son tailleur 25 habits noirs exactement pareils, dans In conviction où il était qu\u2019il y nvait impossibilité absolue à ce que In coupe fit désormais des progrès, dans ln persünsion qu\u2019il avait que l\u2019art du tailleur avait atteint ses dernières limites et no pouvait plus que retrograder vers la barbnrio d\u2019où il était sorti.Il est devenu aujourd'hui essentiellement progressif et créateur.Il a, on fit de fushion, toute la hardiesse et prend toutes les licences du génie.Vous en jugerez par un seul fait.D'Orsey n_ré- cemiment imaginé de porter des gants à la Henri IV : co sont des gants dont l\u2019oxtré- tmité aupérieuro rolève par-dessus lo paro- ment do Phabit et vient en saillio jusqu'à la motié du bras.Il n'ya rien de bien nouf dans cetto mode, qui, si j'ai bonne souve- nanco, est fout simplement renouvelée des bons gendarmes, mais quo voulez-vous ?D'Orsay réussit dans tout co qu\u2019il entreprend.Les gnuts à la Henri IV, qui sont bien certainoment la chose du monde In plus ridiculo avec un frac do soirée ou une redingotte do promonade, sont admirés comme un véritable trait do génio.La pelite pléindo do dandies-types à la suile, qui se groupo nutour du grand homme, s\u2019est ompresséo d'adopter commo un arti.clo de riguour dans la toilette do quiconque 80 rospocte, les gants à læ IZenri IF qui seraient bientôt dans lo doninino public ot courraient los rues sans Je prix excessif nuquel ils reviennent.A voir le luxe étourdissant do co bel étranger, qui se doutorait en Angloterre qu\u2019il n\u2019a guère d'autres ressources qu\u2019une pension fort modeste que consent à lui fuire sa femme, madame la comtesse d'Orsay ?II faut en conclure qua le princo des fashionables a conclu quelque pacle avec lo démon, com- mo Robin dos bois, et qu\u2019il est excessivo- ment heureux soit au jou, soit dans les paris qui font la vie et l'intérôt des courses et des combats de coqs, etc, etc.Ju ne vous encherni pns toutefois qu\u2019il no manque pas de gons so prétendant bieri informés, ou peut-être envieux, qui explie uent tout autrement lo luxe oriental do o M.d'Orsay.Ales croire, il n\u2019uürait fait qu\u2019importer à Londres -une indusirio était peu de joueurs de profession oussi : qu\u2019on no connait pos à M.d'Orsay, CES VARIÉTÉS EUROPÉENNES, Des journaux et d.« luttres de Bruxclice, du 15 on voie, annoncent qe la dissolution ahrupte ct entièrement inultenduo dev chambres à produit ilang Je public une vive sonsution *La chombrg des roprésontans, n'ayant pas le plus léger soupçon,de la mesuro qu sc préparait, s'occupait de discuter des sujuts d'une importance très grande et d'un Intérêt général ; ello allait délibéror aur la propo- sillon quo lui avoiont soumigo les niinietres, d'augmonter les impôts de 10 pour cent, lorsque le ministre de l'intérieur, M.Theux,se lève, monte à la tribune, et oprès quelques moto d'explication, sort do sn pocho l'ordonnance royale, en- donne lecture à la choinbro ct lui annonce ainsi sa dispos ution.La chambre, prise per surprise, montra le plue grand étonnement et ln plus violente indignation.À peino M.Theux eut-il terminé Ja lecture de l'ordonnance que lo plus grand nombre.des députée sv levèrent, entourèrent la tribune et lui ad .sirent do vives intorpallations, d'une voix si haute .que le président ne put parvenir à se faire entone re, Celto scène de désordre dura longtempe ot et l'assemblée sp sépara dans la plus grande confusion.Lo motif assigné par le, ministre à cette mesure est lo peu do tems qui resto avant los nouvelles éloctions pour discuter et \u2018adopter les lois proposées, .Les ministres ont remporté uno nouvelle victoire dans la chambre des éputés ; ils ontiréusel à\" à fairo nommer uno commission pour présenter ua rapport sur la notification faite par ln chambre dee airs qu\u2019elle allait citer pour comparaître à se Barro MM.Audry du Puyravesn et Cormenin, tous doux députés.Cette comimission, à l\u2019exception de M.Sauzet dont l'opinion n'est pas.bien prononcés, est entièrement composée de munistéri- ele ; cilo à été formée par une majorité :de! 247 voix contre 136.* Le rapport sera préventé lo 18 et la chmiubre en délibérera lo 20.Personne ne peut prévoir comment ln chambre des pairs sortie te du nouveau procès qu\u2019ello à eù maladroitement évoqué à eontribunal.Le nombre des signataires de la loitro inséréo dans Ja Tribune était de 1110,0t comnio lo manuscrit en à été détruit et.que 1 éditeurs responsables sont cn prison ct impli ole .dans l'affaire, il ecra très difficile de soutenir l'accusation contro la grande\u2019 msjorité dès prévenus.Un nouvel incident est vons' compliquer la situa tion ; M.Trelat, éditeur da Palriete du, Puy de Dome et M.Michol, avocat distingué de Bour ont écrit au président dela\u2019 chambre des a re ponr lo prévenir quo seule ils avaient signé lettre qui faisait l'objet do ces nouvelles poursuites.Oncroit que la lecture de l'acte d'accusstion des pré :.venus d'avril sera terminés le 23: rien de notiveau dans le position, les segues\u2019 par lo gouvernement potlent A crolie ue Îe comte de Toreno succédera à M, Martiné de la Rosa dans la présidence du éonveil.On pourrait pas .eavait'à Madrid que Valdès ne ere Pinsurroction et que In Gastilla allait tré té- - volutionnée.Sans l'intervention do, la Francé ou, d lque autre puissancé étrangère, on - San pos ars rh do Ci a copitale, Foes .re Fe \\ d'un genre particulier, exploitée pendant orate Neila en trouver a al longues annéos à Paris par M- Montrond, || fonds anglils sont en baisss: +.qni menait le train de vie d\u2019un homme qui || L inde) Condoms ca devais ai , Ho a cont mille livres de rente,ot à qui per-{|_ Le général Cordova ur à Medrid-et sonne no connaissait pourtant de propriétés | e rpport qui di ne pg us : ou de revenus de quelque espèce que ce pat dice.Ainsi, au dire de ces gehi bien décide le rune ioc Rll | e reine À acc > plus 2; ment les propositions de paix de andr\u201d Soon ov \u2014\u2014 constamment heureux :*toutes\u2019 ressources * -\"* * Bourse de Paris, 16 mal\u2014Les denières nouvel.- GAR dl.8 sé.39 : Ap sm quelques journaux français, ces diepositions sont La rénoncintion*du don Carlos à toutes ses préton- tions à la couronup ; les floncailles.de la jeuno reino avec son fils aîné qui mouteralt sue lo ttô1e sous lo nora de Luis IL; lo'maintien.do l'Estatuto Reale ot dos priviléges et franchises deg provinces du Nord.-L'exécution do ces clauses\u2019 nerait ga- rantio par la Franco \u2018of J'Angletogre,-pprès leur 1a.tificallon ppt Jés palssancos curgpéennes.\u201c=\u201d fa On lit dans lo Messager: Uno lettre do Madrid, du 8, nous annonce la formation définitive du minisière.Lo conte do \u2018Foreno, ministre des finances ot président du conseil ; M.Evoriato l'a- rez de Castro, ministre des affaires étrangères of M.Cano Manuel, do ln justice.Les uutres portefeuilles sont conservés, Lo nouveau cubinet poursuivra los négocitations pour pncifior le pays.Lo marquis do Îns Amatillas ct In reino 1égente sont à cu sujet do l'avis exprimé par lo coinla du\u2018T'orono et appuyé sur lo rapport du gé- antral Cordova, La roine à quitté la capitale, to 4, pour Aranjuez.Ello était accompagnéo par le ministro de l'intérieur ct son sous-sccrétaire, M.Vallejo.M.de Rayneval se quépare à la suivre, Lo général Cordova n'était arrivé à Mudsid quo lo 3, chargé d'une mission extraordinuire, Le célèbre giaveur à l'eau forte, Dartoloinco Pinclli, qui était en inême teme peintre et seutp- teur, est mort & Romo âgé sculement de 51 ane.On fui a fait do magnifiques obsèques, Son corps, près avoir été cmbenaumé ct oxposé aux regarde du publio pendant plusiours jours, fut pusté à l'é- gliso do en parvisso où taitieit d'un inunenso concours de citoyens, d'un grand nombre d'artivies italiens et étrangers portant des flambecaux, et suivi d'uno foulo d\u2019étidians qui avaient en moin dos branches de cyprès.Un volume du Paradis du Dante, avec les bris gravures de linelli, était placé sur le corcucil richement arapé, Son bumo sera placé av Capitole, 2c'on lo vœu de tous les omis des auts, Prootir or La LOTEOIE EN 1833 cr 1831, \u2014 En 1833, lo produit des mises fates a été du 26,460,633 fr.les lots goguds de 16,525,959 fr, En 1824, lo produit des mises a 614 23,604,597 fr., ct los lots gagnés des 18,019\"145 fr, Le produit net pour le trésor a donc 616 do 10,131,624 fr.pour 1833 ot do 5,583,138 fr.pour 1831.Commo on lo voit, les dispositions de Pordonnanco du 22 fdvrier 182Y, qui supprimo la loterio dans 28 dé.partemnens, ot l'élévation à 2 fr, du minimum des tives, précédemmont fixé à 50 e, n'ont cu aucun résultat moral, puisquo le numbre dev mises est rostd A pou pris lo bing, ct quo le montant dea mises est proportionnellement plus élevé, d\u2019après 3n réduction des bisoaux duns les 28 déprarteniens vù cot irupôt immoral np cesse d'ôtro prélové eur l'ignorance du peuple, Après les département de ta Scine, dont le montant des mises a été, en 1334, do 11,700,000 fr., lo département du Rhôno fignre en première ligno pour 1,769,000 fr., le ddpatto- mont de la Guronde pour 3,580,000 le, et cului des Mouches-dueithbao pour 1,260,000 fr, On lit dans s'Asts pe ta Vente du 23 avril, une anccdolo assez plaiéanto : «La (emimo du sieur.marchand de chaux à Dayoux, ramnnait dans un tonneau son mari, complètement ivre.Arrivée dovant ua dos bureaux do l'octroi, À Bayeux, les employée, qui ront loujours aux aguets, demandent à coîto femme fun co que contient son tonneau: un cochon, ré- pond-cle.\u2014 Combien poso-t-i17 \u2014 Deux cents Dal en prit à l'épouso joviale d'avoir ainsi plai- æxnté, MM.\u2018de l'octroi prirent la plaisanterie au véricux, Île enrogistrèrent sa déclaration, et lo lens domain ile exigdrent des droits conformca à la déclaration ; l\u2019entréo des doux cents livres de lard fut impéricusement demandéo la loid la main, La panvro femme à beau protester que co n'était post du lard, avais bien soin mari Ivre-torl, nes plabiica, nes cris, sus jurcinons plus virils quo fi.mining, rien no put fléckic les connie, Il à donc fallu payer ln métaphore dunt ollo s'était sorvio pour qualifier son époux.Dgraidroment, nn monsiour, après avoir fait un copieux déjeûner chez nn restaurateur, appelle lo garçon pourlui demander Ia carte 3 payer; en même tons il tiro de sa poche ua honte bien gatnle, et Pentr'onrro, en stiendant Paddition du compte, 11 sodétourna un moment pour presser le garçon, qui arrive cnfin avce la carta s 10 fe, 50 c.C'est an peu cher, dit-ll ; ecpendant, sang autre observation, il va prendre dans sa bourse; mais quol n'est pas son étonnement ! son rouleau de pièces d'or à disparu aux trois quarts! Un mon- slur placé on face, à lu même table, pourrait seul s'être approprié les 200 francs qui manquent, mais il est impassible, et semble no tion compren- dro au troublo etaux réclamations de son vis-à- vis.CGeanls murmares! les garçons arrivent de touteg page ot, malgré acs dénégations, l'inconnu est fouillé, ct on no trouve dans ses poches que slong pidces do cing francs, Lo voilà donc justi.fig! il pron son chapeau cf va sortir, loraqu'on s'aperçoit do certains cflurta an osier et de contractions do machoire.Nouveaux soupgons © on le presse, on lo force d'ouvrir la bouchs, car on n entendu craquer sons ses donts quelque choso de métallique, L'inconnu avait, on effet, encore deux p êccs d'or dans la boucho, qu'il * n'avait pas ou lo tema d'avalor comme la autres.Voilà une singulidre industrie ; notre auriphagon éfé arrêté.PROVINCES -INFERIEURES La Newfoundland du 21, mai, dit : ~Nous avons regu hier, les parniculerités d'un des plus horribles, outrages qui puisso disgracior uno commnuauté -eivilisée, commis en plein jour, sur le chemin entro « Carbonoar » et « Harbour Grace.» Entro trois ot quatro heures et l'après-midi, mardi dernicr, M.Henry Winton, éditeur du Public Ledger, da cotte ville da conpagnis avec lo eapitaine Churchwari, du brick Hussar, en rade à Carboncar, se rendant à cheval à Elarbour Grace; lorsqu'ils furent attaquée œur la côte dito\u2019« Saddle Hill,» par cing hommes, dont la figure était pelute, qui, premières ment, firent tomber M.Winton de son choval svoc une grosso plerte, of pendant qu'il était pare tosto, avcc brutalité, lui coupérent Tos deux orcil lés, partie d'una de srs joues, ct lui front plusieurs autres cicatrices, de ln mantère la plus brutale.Pendant que cetio seènd de boucherie se passait, le capitaino Churchwanl fut entraîné dana Ia fo 18t volsine par deux de la compaznie, nui lui ore donnèrent, au poril do sa vie, de n\u2019offrir ancune résistenco nl de Caire lu moindre bruit.Ayant sceompli.son desscin abominable, la bande prit le bois, et M.Winton fut conduit & Tlarhaur Grace, où nes blessures furent panrées parle Dr.Stirling qui, dit-on, entretient une opinion favorable de soñinfortuné patient.L'on espèro qu'une des oreilles qui n\u2019est pas entièrement séparéo de la téte pourra être guérie.En apprenant cette triste catastrophe, qui excita une dea plus vives sonsa- tina dans la ville; Bon Excellence la Bouverneur en chef émana une proclamation, offrant une té- compense do A200, à quiconque découvrirait les auteurs le cet abaminabla outrago ; ot l'on rapporte qu'uF détachcinent do la garnison scra immédiatement envoyé à Harbour Grace, pou yolder Les magistrats à Faire los recherches et les perquie ditions dans lesquelles ils sont maintenant activement engagés.» [Journal de Saint Jean de Terrenee) .Fredéricion, 15 juin.Son Exellenco le licute.nent-gouvernour (sir Archibald Campbell) s'est rendu avee lo cérémonial d'usage à la chambre oa consi où il ranonga le Aum qui snit 3 A 4 M.fréol @te.-Me\"l'oratenr, cte.; * 25°A\"16 Mtufy des dernières séanècs do lance L je fad odfgé dèvone à Save re pan de r blic.Ce sentiment a été depuis beaucoup aug- monté per plusicurs requêtes qui mo sont pasve.nues de divers comtés, ulléguant l'inconvénient et la déltesse qui doivent résulter de colle malhou- reuse circonstunce qui, +i on n'y porto remède, élèvera des difficultés ct occasionueta des embor- ras dans toutes lus branches du servico public, el no peut quo deconrrager la clavso pauvro, qui tire son profit des dépenses dos argons publics, que la libéralité do Ja légistoturo n contuino de distribuer unnoollement dans fa province, « Les solicitations raisonnables contenues dans ços requêtes, quo je convoquassu do nouveau la législature do bonne heure,afin do soulager le pays contre les aux anlicipés, ment scules engagé À vous réunir À cetto époque catraordinoiro et incommode.Si cepondant vous jugez à propos da homer vos travaux à co seul objet, vous no pours rez ôtro longtemps détenue do vos foyers.« M.le président de Ja chambre ; « Je m'en rapporte à votre libéralité et À votre 7êlo pour le bien publie, pour fuite tels vctrcis qu\u2019e exigent lea benoing publics.« ML Jo préwident, ete.= M, l'orateur, ete.3 « Je me fie sincèrement que voua acrez guidés dns von délibérations par tn ceprit do ragewso et de tnodération, pour promouvoir lo bien-être du peuple, nvancer les intérêts da lu province, «t nc- corder par là 3 voy esprita ln satisfaction Ja pluy solide ct la plus durable,» me ee \u2014 De lu Gazette de Québec.L'on n ou la bonté de nous enmmumiquer un exemplaire du Gore's General SAdvertiser, journal do Liverpool da 28 du mois dernier, apporté par le capitaine EHill du Formosa, arrivé samedi soir, Quoique porteur de plusieurs exemplaires celui-ci est Ja ocui reçu, et c'est un journal purciment coms mercial qui ne contient que peu de nouvelles variées.Nous en avons pourtant fait les extraits qui suivent ; celles du 16 an 21, manquent, Sir Iobert Peeln montré beaucoup de fibératité pour le nouvea's miinistire, mais ce dernier ne porte nn syrtëmo de femporiscment, sur le motuf du manque de rensciguemens quant à plusieurs des plus tupostantes questions de réforme, Ta question des taxes de comtés fut remise lo LÉ, sur mo- snotion de lord John Russell, de renvoyer les in- terrogaloires du comité au ministère ; ous 211, contra 150, Lirrnroou, 28 mmai.\u2014Lo pnoucbôt Caledonia parti de NeweYotle, le 2 tra, cet arrivé ici le 22, ayant à bord mir J.Chapman, lieutenant-gouver- ncur de la Eermude, Le paquebot Iloscoe du 9 mai, venant de New- York, était hier soir à Bheures jp.m.à ta hauteur de Feint Lynas.L'un des premiers navires du commerce libro aves la Chine cat arrivé à Cork, La scmaino dernière, les ouvriers agticultenrs de Bedford s'ameutèrent, ct demandèrent du sove Ingement à loue pauvreté, en argent, au lieu de lu nouvelle lui de poupérisme.Les magistrats prirent l'alarmo après qu'on cût enfoncé les fenêtres de In maison où étaient assemblés lon gardes atiene,ils envayèrent au bureau métropolitain pour avoirale l'aide.L'ordre fat bientôt rétulili par l\u2019are tivéo de vingt hommes de police de Londus, Dans la division ouest do Y'orkslire, les jeunes mnissons ont June appasence dew plus brillantes Elles ont une aussi bonne apparence dans Desbys shire ct Staflurdebire, et tout semble promettre une récolte abrndante, Ala foirado Shrew: bury In semaine dernière, len prix dea bbtes 3 cornes, wontons, ngncans, pourceanx ont hanssé do nonvenn, Lundi, la flanclla do Rochdale rapportait un excellent prix.Lev ventes les plus étendues de : l'année outent lieu, 11 y a tonjoms grands de- mando de marchandises à Bolton.Le connnerce des soiries cat des plus prospères, Le General Hewitt a été retenu pour transporter les détachemens des 15e, 2a et 32e de ligne av Canada.Lo capitaine Calder, lu lieutenant Grovas, l\u2019enscingne Cave, l'hssistant-chirargien l\u2019onle, ot un tirage do 70 lionvnes, doit partir aujoud'hut do Waterford pour Cork, pous attendre l'arivée du General Flacitt, PARLEMENT DIPERIAL.Menencoe, 20 wai.\u2014Lis communes se formèrent en comité svr le budiet ct velroyèrent £3.000,000 des fonds contolidés au service do wilco.Jeudi 31,\u2014Dans la chambro des pairs, lard Brougham presenta an motion sur le sujet de Pinstruction, par uno série de résolutions ; lord Melbourne y donna son appui et dit que le gonverne- ment s'en necuporait séricusement, Lord John (tusecil anrès avoir élé assermenté prris son siégo comme député de Stronde.Vendredi 22.Dans la chambre des paics, il y eut un longue discussion relativement à la proces sion du parts O'Connell à Dublin, sur l\u2019arrivée sin vice roi lund Mulgrave, au sujet do son caractère et do ses dévises illégales.Dans len communes, sic Robert Peel fit motion que le projet deloi pour rézlor Irs maringes des dussaidean Ot hn pour la reconde (is, disant qu\u2019il le luisterait maintenant entre les mans dos mints.tees, pensant qu'il valait micux laisser do semblables mestires au ministère, Le projet de la Li fut lu uno deuxième fois saus discussion sur son principe et remis À trois sc maincs, Le comta du Dartinaton demanda vil y avait probabilsls quo lord Palmerston sorait élevd à la pairio où AUFait un nière dans la chambre, vi quo c'était uni cas sans exemple qu'un ministre du ca.hinet n't pas une place dans le parlement.Lord John Russell, pensait quo la question était touto nouvelle et no voulut point y répondre, Lio comin Darlington demands ail n'était pas nouveau d'avoir an secrélairo d'état qui n\u2019était pas membre da la chambre, À co quo nous avons compris, lord John Rusrell dit qu\u2019il ne pensait pas que ce serait longtemps lu car.Le colonel SiMlirope demande »°it y avait apparence que la colonel Fox (gendre du roi) scrait ox.pedié au Canada, Lord John Russell répond qu\u2019an n'avait ancune intention d'envoyer le colonel Fox au Conads conn commissaire, Lord John Russell donna nvis quo lo ler juin, !lforait motion pour permiasion d'intraduire ua projet do lai pone régler les municipalités, , Lundi 25.-\u2014Dans la chambre des paîra In question sur la proccession de Dublin fut remise sur lo tapis etlord Melbourne dit qu'il était prêt à rene contrer aucune motion distincte sur ce sujet, Après une longuo conversation, le comité des anbsiden des communes, fit motion d'agréer le résidu d:s dépenses ostraordinaires do l\u2019atméo of renvoya la discussion.L'on nvait fait notion pour nn nourean writ pour Tiverton en remplacement do Ml.Kennedyquia ptd lo Chiliren Hundreds.{ L'on paratt ponsor quo c'est pour faire placo à lord Palmorsfon.11 paraît no s'être rien fait d\u2019intérrssant lo 20 dans la chambre des pairs où dans les communes.Les journaux d'Halifax du 18, ct ceux de Saint Jean, (N, B.) du 19, nous sont parvenus hier, 11 patait que doux jours de séance de ta cham.bro d\u2019assemblée du Nouveau Brunswick, ont en pour 1érultdt la résolution suivante, qui nous pas vait êtro un renouvellement de leurs prétensions à refuser le paiement des gages des consuillers législatifs : « Que danse l'opinion du comité, les révolutions an sujet du bill de anbsides, paseées par la cham- d'assembléo À sos dornières séances devraient ôtre wloptées sans changemonr, et qua le comité no s'occure de la question des dépenses et colts de voyago des membres qui font scrvien dann cele chambre d'assemblée, comme anssi lo salaire an- nucl deg greffiees du conseil légisiatif et de cette chambre.» L\u2019Ami du Peuple\u2014 es roma Vol.2111.Lo bistimen:- transport national JJ\" Athol, est arri- v6 à Halifax lo 17, ut devait parlir sous pen do juura pour Québce, pour transporter un détachement da l'artillerie, après avoir débarqué quelques varabinicract des soldatedu 3e ct B3o do ligne, vous len ordres du Jieutenant-coloncl l£cles.Les bhtitiens nationaux lo Jèacer, ls Furte cl ln Dispateh, étaiont tous attenilus do la Jamaique i Halifax.L'arnisel Cockbuinaur le President étuit à Flalifax.Un paragrapho d'un journal de Soint Joon (l'errenouves du 9 juin, dit que les ofliciers et homues de lurtillerie destinés pour Québoe, ront \u20141c mujor sous brevot, Jackson, lo capitaine Sommerviflo, les licutonaus J.Stokes et G.IR.Kennrdy, ovee 72 hommes, b femmes et enfans.Auval, attachés au memo corps, lo lieutenant 11, Rowan, lo chitnrgien'l', Seaton, avec §2 hommes, | fennne ot 2 onfans, dextinés pour Québee «t lo Nouvelle \"conse, \u2014\u2014 Le bâtiment du commerce dont parle le féegister de l'ile du Princo-Edouard, no peut Etre lu IW itliam Money, Dea lettres du naufrage du 10 du courant, nous (Aandent qu\u2019il n'avait pas chappé de place, el une gac'olts arrivéo 1e1 le 23, l\u2019a vu dans la même position quelques jours avant.Co pourrait être bE sobeih, (l'autre batiment des Ludes,) dont il n'est êrop vrai, quoique ls contrane ait élé aunon- cé, quo l'on ait eu deco renscignemens certains à son égard.Il ee trouvo enviton quarante malades A Phopi tui de Morine, Sur ce nombre près ie fa moti sont due matolots aux prix de 16d.iv 18d.par jour, ce qui forme lus frais simplement pour méde- cen, nouriilure ef soins.Len capilaines des batimens du commerce trouvent hôpital fort com- mois comme maison de santé qu'on no peut se nocuror à Quéliec sans les fuir très consulèrre Mes.ln*y a par de motadies dungerenres dans l'hopital, ct notto état vanilaire cel lumjours satisfaisant.NOUVELLES MARITIMES.Lo Marsholf Macdonald, Sith, pour Londres\u201d qui avet complété so charge à File Batnabée ct et étuit peéth metteo en mer, fat pousré à terre pendant lu dernière tonpéte, et Fou eraint qu'il ne voit perdu sansressource.On a envoyé dus personnes pour le visiter, Chmloitesteron (Ne du Prince Edouard) 9 juin.\u2014 ly a env ron dix jours, uno chalonpe de Rustico, entre Cope-Noitle cl la pointe Let do cette fle, rencontra la careasso d'un gros bAtiment en dérive dans le golfe, Deux goëleltes nméricaines l'avai- entuhordé cl étaient futement aceupées à en snu- verdea mabriers dont il était chargé.La chatoupe N°Y goignit pour ra part.Nous n'avons pas appris ni ses anâte\u2018étairnt debotit ou noi, mois À n'avait wi agrds momatériony, I paraisanit dee un bâati- ment de 800 tonneau, ct Pon suppose que c'est le William Money, \"on dea bitimens qui transportaient des thés À Québec, qui numit été abandonné par l'équipage, For son retour cn Europe, lorsqu'il toucha sur les récifs deManicouagan te 23 novembre desnice.\u2014 Royal Gazetteda ENTRÉE EN DOVANE.& Juin 23.Barque Cour.less of Dunemore, Small, 13 mai de Liverpool, à It, Shaw, carszaison générale.Brick Bassenthwaite, Mitcheson, 21 wai ale mouth, i Symes et Ross, Jost, Brick Union, Taylor, 28 avril Liverpool, à ordre, est.Goélette Mary Ann, Cellard, 8 juin d\u2019Halfux, à It.M.Prior, un etsucre.Gotlctie Floriha, Flan, 17 jours des do, à Aylwin et Noad, rum, Goëleite ide, Seaton, 12 mai Demerara, 4 Rl\u2019eniston, do.Gioélette John, Gioulan, 7 juin d'Hatifux, Montséal, do.21 Barque Louisa Munro, Munro, £0 avril Sunderland, & Patton et cie, Jest, larquo Lady Hannah Bitice, Liddle, 16 juin Norfulk, A nrdze, douven, die.Brick Elizabeth, Raid, 16 wai de Neweantle, à Lemasurier et cie, (harbor, Brick Alexander, Conman, 5 juin de Terrc=Neuve, À Gilmour et cie, lest.Brick Sunbury, , 18 mai de Liverpool, 3 W.Patton «tL cre, do.: Goëlette Douglas, Donglar, 2 do.d'Exmouth, à Ll.Gowen et cie.do, Gcëlette Victoria, Mercier, 10 juin d'Tlalifas, à Aylwin et Nond, yun.PORT DE QUEBEC.25, Naviro Ellen, Sabiston, © mar do Londres, 3 Penbettons, lest, Brick Sillistria, Groom, 28 aviil do D lfust, à Gowen et div.do.Goëtette Mary & Margaret, Carhonean, 17 juin d*Halifax, pour Montsén), sucre, ete.Brick Mulgrave Castle, Wildiidge, 17 mai de Liverpool, à El, Duratal, lost, 10 émigrés, Gotletto Governor T'yeer, Miller, 19 do.de St.Vincents, i Leayeraft ct cic.ton, ote.Goëlette St, Anne, Bernier, 21 jours d'Halifax, à R, Peniston, ium.Geéletto Thice Bruthiers, Desjording, 12 jouts de \u2018Terre-Neuve, À ordre, jroiseon, cle, 26 Brick Ethelbert, Ashton, 5 mai de Bordeaux, à Lemnesurier ot cie, brandy, Brick Pyrenees, Burk, 11 do.de Londres, à Atkinpon et cic, lest.Brick Redwing, French, 8 juin de Terre-Neuve, Pembestone, do.Brick Mbion, Pedden, 15 mai de Cork, à W.Prico ct civ.do.1296 émigrés.27.Barque lconamiat, Vivian, 13 juin d\u2019Acichat, À Atkinson ct cie.lent, 3 émigrés, Marque Pacific, Morrison, 16 mai d*Abecdecn, i W.Sharpies et lits, do.24 émigrés.Dick Shannon, Allen, LU aveil de Lyun, à Atkine son et cie.do.86 do.> Brick Resolution, Sigsworth, 12 juin de \u2018lerre- Neuve, à ordre, do.Brick Dolmarmnock, M\u2018Farland, 8 do.de New York, it Rodger Dean cf cic, patasse, ete, Goélette Diligcuee, Thitipe, 14 mars de Gilwultas, A ord:e, ving, cte, Navire Formosa, Hill, 28 mai de Liverpool, à Sharples et file, lest, Barque Greenhow, Monison, 22 do.de Liverpool, à Gilmour et cio.acl.Brick Mary Hudson, Johnson, 20 do.do do, l\u2019emhortons, do.Drick Eliza Liddell, Sartees, 16 mai de Sundetland, À Maitland, charbon.Gotletta Seallawer, Hoffinan, 17 jours do Terrc- Neuve, 3 Lewesurier, tom, Goéletta Marie l'Espérance, Dejardin, 16 juin de [Talifax, & Penniston, do.0 Navire Thomas Gclstone, 19 mai do Belfast, 3 GIT, Park, leat, 49 émigrén.Darque Hannibal, Dumons, 13 mai de Liverpool, a Thomas Ryan, lest, Drick Deity, Sewell, mai de Dublin, 3 ordre, lest, 126 érnigrés.Brick Andrew Nugent, Cringle, 13 mai de Siizo, à Gilmour et cie, Test, 154 émigrés, Barque Lord Qochrane, Kane, 20 mai d'Havannsh, , À ordre, lest.Brick Sir John Franklin, Corner, 20 mai de Liver.pool, à Lomesurier et cie.cargaison méndeale, Gotletto Mary Foni, Hamel, 16 juin d'Halifax, à ordre,l est.jenviran: L'ouvrage doit Gluc on prose française.: (te ubtenu que par des Canadiens Sculsneut, L\u2019AMI DU PEUPLE.MONTRÉAL, 4 JUILLET, 1835.PRIX LITTÉRAIRE.[ L'enconragement qu'a reçu notre papier depuis son établissement, ct lo désir de voir nos compa- trioted n'cacrcer lu composition littéraire, none ont engagés à mopoter un prix de CINQUANTE PIASTRES ou UNE MEDAILLE EN OR, d'un prix équivalent, à la personne qui d'ici au ler août nur Composé et nous aura livré la pièco de littérature ta pluy intéreesante et ln mieux écrites La scèu0 duit être en Canada ; lu longueur de l'ou- vroge ne doit pas exetder duuze colonnes de notre journal, et no doit pas êtro moins de six colonnes Des jujes compéteux seront nonunés, pour décider du mérite des écrits.Tes noms des concurrents doivent être adressés À notre bureau, an- nexésnux compositions et sous enveloppes cache- téce.Ou n'ouviira que la lettre juinto à l'écrit que sesn jugé lu meilleur, Fin pideo qui remportera le prix sers publiée snr Peli du Peuple avec fe nom du l'auteur, s'il lo désire.P.8.\u2014La polilqne ct tout ce qui peut y avoir rapport duivent être sévèrement exclus de tout ces écrits, ler mai, 1835.Avre-\u2014D'après diverses obseevations qui ont été faites aux propriétaiies de co journal, ils ne vont décidés à prévenir le publie que lo prix lied.raire qu'ils at offert ii la concurrence ne purtrra Nous n'avons pas de nouvelles plus récentes de la Métropole, HI ne v*cét encore tieu fait d'inipor- tant dans le parlement.D'après la manière dont lord John Russel a parlé dans la chambre des communes, fe 93 mai, il parait quo les ministres se proposent de s'occupre eculement de deux questions pendant 1a session actuelle, avoir: la réforme de la corporation ct fa question de l'église itlanduize ct de ses revenus, Ces deux questions uceuperont pleincusent Li chambre jusqu'à sa prorogation, Le 21 nai M.Muxton n introduit une ction dans la chambre des communes, pour représenter à Ga majesté, la manière audacieuse avec la quelle ont faivait encore un conunerco considérable d'es- clavez, sous les pavillons cspagnols et portugais, malgré les traités conclus par la Grande-Brotagne nveu ces duux puissances, Lo:d Palmerston cat cantidat pour Twciton, dont M.Kennedy à laissé un siége vacant.Sie G.Bing et sir C.C, Sepys ont été élus ; te premier pour Poole et le second pour Malton.Voici leg conditions que Chartes V.(Don Carlos) est quêt à neceptes pour terminer fa guerre civile, 1.M obdiquera en faveur de sûu fils, que portera le nom de Charles VI, 2, Il quittera l'Espagne, aussitôt que la Reine Cliristing s'uhsentera du Royaume.5.I permet les fiançailles immédiates du cor fils ainé avec la princesse Isabelle, 4.1 reconnait les dettes contractées et consol déos jusqu'au décès de Ferdinand VIE, 5.M promet amnistio pleine et catière pour les délis pu itiques, 6 Il promet la réuinion immédiate des anciennes Cortés pane la révision ct la sanction légitime el définitive do tous les acter (ats depuis la mort de Ferdinand VII, qu'il reconnait comme émanés d'un gouvernement illégitime, Avec de telles conditions il aurait eu 1xison et sa \u20aca.1se perait lézitimée, Ou «lit que te Ministère Espagnol sera composé ainsi: Le Comte do Torono, ministre des finances | etprésidenl du consicl; M.Evatisto Perez de Casiro, tuinistro des nflaires étrangères et M.Cana Manuel, mivistro do lu justice ; les autres ministre resteraiant on office.10 Marquis de Las Amanllus et la.Reine IResgento sont d\u2019uccord dans l'opinion ot avec les désirs pacifiques du général Cordova qui a prisle caractère de médisteur.La Roino asuit quitté Madtid pour se retirer à Aran- ! jrès.Depuis la publication da notre dernier numéro, nous avons «tt orcasion de lice fes discours pro- noneés an banquet du la St.Jun Baptiste, par les divers orcteurs qui se sont emparéa de la parole, dans cette réunion patriotique, En les lisant, nous nous sonunes profondentent convaincus que l'esprit de licence: et d'unpiélé dominait absolument pli- sicurs «la convives et que leur but connais of preg.que avoué était la destruction du l'autel en même temps que le renversement du trône, Les pate riotes vont pout être encore ici s'écrice que nous les ealomnione, que nous lo accusons de principes et pensées qui sont loin d'être les leurs ; mais nous avons malheurcueement sous les yeux des faita qui parlent victorieusement contreux «t_ qui Jémontient jusqu'à quel poiat ils o:t sacrifié toute espèco de prinei, - à leurs passions d'agiter et de boulverscr.L» extraits suivans d'un ditcours prononed ot applaudi au banquet da la St.Jean Baptiste scront ure prenvo suffisante du respect que portaient à la religion les Canadiens catholiques réunis ch:z M.Ratco, « Les tois curent l'impliétés d'assroir Ta trône sur Pantel et de proclamer qu'ila étaient oppclés par 1a divinitd 4 regner sue fee penples en maitre abe solue,»-= Discours de M.5.L.Rodier, Vraiment il faut avoir l'esprit singulièrement organtré, pour trouver qu'il y a de l'inpiété à asseoir le trône sur l'autel.Certes, il était difficile do luidonner uno bâse plus sainte et plus vénérae ble, ct ectto reule liaison de l'autel avce le trône devrait dire uno garantio ruflisante du respect universel, Au reste, co no sont point les rois qui unt assis lo trône sur l'autel; c'est Dicu lui même qui l'a placé ainsi ; c'est lui qui a voulu donner aux tois la puissanca sur les peoples.À moins dde refuser confiance à la parole de Dieu même, an ne peut contester oux rois leur autorité, car Dieu l\u2019a établio en cent endroits d\u2019une manière aussi claire quo positive.Nous no prétendons paint dite quo los souverains aient le droit de rez- nor cn maitresabsolus.Ceux qui so sont érigés en dewpotes ont abusé du pouvoir qui leur venait do Dien, comme tant d'hoinmes abusent des moyens que lo ciel leur à donnés pour étre heureux.Mois allons plus loin el nous trouverons encore deplus scandaleuses sentences, « De là l\u2019absurdité du droit divin de la royauté combattu avre lant de succès par l'illustro auteur des paroles d'un croyant.»\u2014 Fbib, L'avsunditf pu proir DETX !\u2014 Ainsi done voilà M.E.©, Rodies, qui, du son autorité privée, dé- claro absurde un dogme que les plus grands peuples ont adopté, quo les homtines Ice plus savons ent enseigné ct que l'écriture gainte à confirmé.L'écriture sainte cst done absurde lorsqu'elle dit: «il n\u2019y a pas do puissance qui ne vicnnedoDicu.» Non est potestus nisi à deo.Nous no nous éten drons pas à prouver cette doctrine, qui a dernièrement été soutenue sut notro journal, por vn de nos cortespondans, avec plus de vigueur et d'éten- duo que nous ne pourrions lo faire; nous nour contenterons de dire que cette plinso est ousal positive que poseitle, «1 qu\u2019elle rejette abrolument toute source de pouvoir qui ne serait pas Dicu lui même.Je a lus républiques cù le peuple commande, ce peuple tient atiesi son pouvuir de Dien, ct ot fui plait do le transmettre à ua roi, le pouvoir cn passant par sca mining, no perd point son origine divine, l'uur opposer à la force do l'écriture, qu\u2019elle nutorité nous à citéo M, BF.KE.Rodier?Nous tousistons pour lui de le dire.L'auteur des paroles d'un croyant ; l'apostat de la foi catholique ; l'homme qui, après avoir été an des plus fermes routicns de Ia fui, en est devenn un des ennemis les plus acharnés, c1 à consacré #1 brillante imagination ct sa plumo jadis si noble ct si relisicuro, fi enfanter dea rêves absurdca, À entasser de gran- dea parulce, colorées d'un brillant vernis, pour corrompre fe peuple ctle soulever contre l'autorité, M, Iodicr nous n cité un ouvrage de l'abbé de La Mennais, qui so trouve à chaque page en vontrodiction formelle avec les écrits puissans qu'il lancait dans des temp plus heureux, va ouvrege que kCenstitutionnel detaris qu'on t'eccu:cra pro certainement d'être ve partisan du despotisne, définiseait, il y a quelque temps, « L'orvrsce D'UN MAUVAIS PLÉTRE ET D'UN MAUVAIS: CITOYLS ; un auvrage erfin, ct c'est là le point inro:tant, que le chef de l'église, le pape vient de condamner de la manière Lu plus formelle ot Ta plus précise, et qu'il à déclaré rempli de principes faux et dungereux ! Et le nom de cet euxraze a été vivement applaudi par les convives de la 1.Joan Baptiste! Voilà done une réunion du Cannciese, Catholiques, d'hommes qui se vantent de tenu à | leur religion, applaudiesont publiquement, et eur Ia fui de M.I, Le Rodier, un ouvrage couvert des\u2018 anathèmes du St, Siège! À coup eur c'est li une singulière manière d'honoier le précusseur du Christ; cette doctrine cat lom de celle que prêcha St.Jean Baptiste! Encore vi ceux qui méprisent ei end Erement ln religion de Lome plies se contentaicnt de le faire eceiûtement, el s'ils n'alluient pas ensuite shuser encore de ce nom pui ssattsurnos habilana peur les entrainer dans leurs places.Muis non ; ces mêmes hommes, que l'on a vus dune un banquet publie, afficher plus que de l'indifférence jour la religion, | ne rousiront pas d'a'ler ou promier jour cricr au peuple de quelques paroisses, que tons leurs efforts ont pour but «do conscevar la relision de leur» pères, | que les protestants veutent Jour ravie! On cou- viendea que c\u2019est une rinsalière manière de l'ho- noter, que do nivr l'antorité de Dieu ot celle do son vicaire le chef de l'église, « Noa pères tenaient à honneur de vcreer teur | aang sous le pavillon den Bonsrens, nnvs tenons à honneur de défense du drapean Britannique.Tonjours loyaux, cette loyauté save a'tra chaque fo's quo la patrie nous sequerra » \u2014 LÉ cours duCol, Boucherville, Cette phrase fait, rans doute, honneur aux gen - timens de celui qui l'a prononcée ou banquet patriotique ; mais clle ce trouve cnclavée au milicu dde tant de discours nhaolument contraires, qu'elle est cnlièrement noyéo ct perdue, Nous croyons que M, de Boucherville aurait du parler an singe lier, car il était profiablement le scal 2yal présent à cette nascmblée.La Minerre nous annonce une nouvelle ré- posse aux imputstions faites contse M, de Bleury ; ello viendra un peu fard, peut-être ; mais vaut mieux tard que jomais, Nous sommes curieux de voir quelle nouvelle réponse «Île pourra faire à des faits qui pnrlent sculs.Car il n°y n point eu ici d'impuiations,mais ua sunple exporé des faits.Au reste,nous soinines Mlattés que cette affaire s'éclairci
de

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