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Titre :
L'ami du peuple, de l'ordre et des lois
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. [...]
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832 par John Jones et le superintendant de police Pierre-Édouard Leclère. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. En 1833, Alfred Rambau prend la relève de Michel Bibaud comme rédacteur du journal. Il conservera ce poste jusqu'à la fin de la publication, en 1840.

L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est secrètement commandité par Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; durant cette période, les sulpiciens, seigneurs de Montréal, de Deux-Montagnes et de Saint-Sulpice, négocient en Angleterre leur droit de propriété au Canada.

Sur un ton modéré, Alfred Rambau défend l'autorité de la religion catholique et l'appartenance du Bas-Canada à l'Amérique du Nord britannique et affronte les indépendantistes et les républicains.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 73-74.

Éditeur :
  • Montréal,1832-1840?
Contenu spécifique :
mercredi 9 septembre 1835
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1835-09-09, Collections de BAnQ.

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[" mener ver ee A == o + gun > Lu =.hy ER Ved p x A (0227 SEE v°- IV, LITTÉRATURE.LE PÈRE GORIOT.Allis true.(Sitaxsreaue.) UNE PENSION BOURGEOISE.Hé bion ! quoi, papa?dit Vautrin en l'interrompant.-\u2014\u2014Îfé bien! vous pnierez cela bien: cher quelque jour.\u2014 En enfer, pas vrai?dit le peintre, dans ce potit coin noir où l\u2019on met les en- fans méchans.\u2014 Eh bien ! mademoiselle, dit Vautrin, à Voctorine, vous no mangez pas.Lo papa s\u2019est donc montré récalcitrant ?\u2014 Une horreur ! dit madame Couture, \u2014 II faut le imetire à la raison, dit Vautrim.\u2014 Mais, dit Binnchon, qui so trouvait assez près do Rastignac ; mademoiselle pourrait intenter un procès suc lu question SE .des alimens, puisqu'elle ne mange pas.\u2014 116, hé voyez donc comme le pero Goriot examine mademoiselle Victorine ?En effet, le vieillard oublinit de manger pour contempler la pauvre jeuno fille, dans les traits de laquelle éclatuit uno douleur vraie, la douleur de l\u2019onfant méconnu qui aimait son père.\u2014 Mon cher, lui dit Eugène à voix basse, nous nous sommes trompés sur le père Goriot.Co n\u2019est ni un imbécile, ni un homme sans nerf, Applique-lui ton système de Gall, et dis-moi ce que tu en ponserns.Je lui ai vu celto nuit tordre un plat de vermeil, comme si c\u2019eût été de la cire, et duns ce moment l\u2019air de son visage trahit des sentimens extraordinaires.Sa vie me pa- taît être trop mystérieuse pour ne pns valoir In peino d'être étudiée.\u2014 Oui, Bianchon, tu as beau rire ; jo no plaisante pas.\u2014 Cet homme estun fait médical, dit Bianchon, d'accord.S\u2019il veut, je le dissèque.\u2014 Non, tâte-lui In tête.\u2014 116 bien ! oui.LES DEUX VISITES.Le lendemain, Rastignuc s\u2019habilla fort élégamment, ct s\u2019en alla, vers trois heures de l\u2019uprès-midi, chez madame do Restaud, en se livrant pendant ln route à ces espérances étourdiment fuilos,qui font; vie des jeunes gens si belle d'émotions.Il arriva rue du Helder; demanda la comtesse de Rostuud ; et, avec ln rage fioide d\u2019un homme sur de tnompher un jour, il reçut le coup d'œil mépmisant dos gens qui Pavaient vu traverser la cour À pied, sans avoir entendu lo bruit d\u2019une voiture à la porte.\u2014 Monsieur, dit lo valet de chambre, madame est dans son houdoir et fort occu- péc, elle ne n\u2019a pas répondu; mais si monsieur veut passer au salon, il y a déjà quel- qu'un.\u2014Ln comterso apporçut Eugène\u2014 Ah! c\u2019est vous, monsieur de Rastignac ?s\u2019écrin-t-olle, je suis bien aise do vous voir.Elle disait celto phrase menteuse d\u2019un air auquel savont obéir les gons d'esprit.D'ailleurs un jeuno dandy'dont Eugène Avait vu le tylbury dans la cour, Maximo re- gordait'altornativement Eugène et la com- tesso d\u2019uno manière nssez significotivo pour fuiro décamper l\u2019intrus.\u2014 Monsieur de Restaud ! dit la com- torse à l'étudiant, en lui montrant son mari.Eugèno s'inclina profondément, Monsieur, dit-elle on présentant Eugène au comto de Rostaud, est M.Eugène do Rastignnc, parent de madamo ln vicomtesse do Beauséunt par les Marcillac, et que j'ai eu lo plaisir de rencontrer à son dernier bal, Parent de madame la vicomlesse de Beauséant par les Marcillac ! Ces mots, quo la comtesse prononça presqne emphatiquement, par suito do l\u2019espèco d\u2019orgueil qu\u2019é- .prouve une maîtresse do maisonà prouvor qu'dle n'a chez elle que des gens de distinction, furent d\u2019un effet magique.Lo comte quitta son air foidoment cérémoni- »eux, et prit les mains do l\u2019étudiant.\u2014 Enchanté monsieur! dit-il, do pouvoir faire votre connaissance._ Lio comto Maxime de Traillea lui-mime jeta sur Eugène un regard inquiot,et quitta tout & coup son air impertinent.Co coup de baguette, dà à la puissante intervention - d'un nom, ouvrit trente cases dans le cer- venu du méridional, et lui rendit l\u2019esprit qu'il avait préparé.Ce fut une lumière qui lui fit voir clair dans Patmosphère de In haute société parisienne, encoreténébrouse pour lui.La Maison-Vauquer, le Père Goriot étaient alors bien loin de sa pensée: .\u2026.eee att : \u2014 Je croyais les Marcillte éteints?di le cate de Rtestaud à Eugène\u2014 Oui Monsieur, répondit-il.Mais mon grand oncle.le baron du Rustignac, 6 épousé l\u2019héritière de In famille do Marcillne.I n\u2019a eu qu\u2019une fille,qui a épousé le maréchal de Clurimbauld, nieul maternel de madame Bentuséant.Nous sommes lu branche cadette, branche d'autant plus pauvre, quo mon graud-oncle, vice-amiral, \"a tout perdu nu service du roi.Lo gouvernement révolutionnaire n\u2019a pas voulu admettre nos créances dans lu liquidation qu\u2019il a faite de Ia compagnie des Indes\u2014 Monsieur votre grand-oncle ne commandait=il pas le Fengeur avant 1759 1 \u2014 Précisément\u2014 Alors, il a connu mon grand-père, qui commandait le Warwick.Maxime haussa légèrement les épaules en regardant madame de Restaud, et eut Pair do lui dire :\u20148'l se met A causer marine avee velui-li,nous somnies perdus! Anastasie comprit le regard de M.de Trailles.Avec celte admirablo puissance que possédent les femmes, elle se mit à sourire en disant :\u2014Vonez, Maxime.J'ai quelque chose à vous demander.Messieurs,rous vous Inisrerons naviguer de conserve sur le Warwick ot sur le Vengeur.Elle se levn,fit un signe plein do traitrise raillouso à Maxime, qui prit avec elle In route du bondoir À pcino ce couple morganalique, jolie expression allemande qui n\u2019a pns son \u2018équivalente en français, avait-il atteint la porte, que lo compte interrompit sa conversation avec Eugène\u2014 Annstasie, rostez donc, chère, \u2019écri- a-t-il avec humeur.Vous savez bien que.\u2014 Ju reviens, jo roviens, dit-clio en l\u2019interrompant.ll no me faut qu\u2019un moment pour dire & Maxime co dont ju veux le charger.En effet, elle rovint promptement.Comtoutes les femmes qui, forcées d'observer le caractère do leurs maris pour pouvoir so conduire à leur fantaisie, suvent reconnaître jusqu\u2019où elles peuvent aller afin de ne pns perdre une confiance précieuse, et qui alors ne les choquent jamais dans les petites choses de In vic, ln comtesso avait vu, d'uprès les inflexions de la voix du comie, qu\u2019il n\u2019y aurait aucune sécurité à rester daas lo boudoir.Ces contre temps étaient dus à Eugène.Aussi la comtesse le mon- tra-t-elle d\u2019un air et par un geste pleins de dépit à M.de Tailles, qui dit fort épigram- matiquement à M.de Itestnud, à sa femme et AjEugtne :\u2014Ecoutez, vous êtes en affaires, ja ne veux pns vous gûner, ndieu.Il se snuva.\u2014 Reste donc, Maxime ! cria le comte.\u2014 Venez diner! dit la comtesse qui Inissant encora une fois Eugène ct lo comte, suivit Maximo dans lo premier sn- lon, où ils restèrent assoz de tomps ensemble pour croire que M.do Rostaud congé- dicroit Eugène.Rastignac les entendait tour À tour éclater do rire, causer, se taire.Alors le malicieux étudiant faisait de l\u2019esprit avec Mde Restaud, le flattait où l\u2019embarquait dans des discussions, afin de revoir In comtesse, ot do savoir qu'elles étnient ses relations avec le pdre Goriot.Cette femme, évidemment aimée de Maxine, cetle femme,mai- tresse do son mari, lio sccrdtoment au vieux vermicellior, lui somblait tout un mystère.Il voulnit pénétrer, co mystère, espérant ainsi pouvoir régner on souvernin sur cette fomme si séduisante, si éminemment parisienno.\u2014 Anastasie ! dit le comte on appelant de nouveau sa fomme.\u2014 Allons, mon pauvre Maxime, dit-elle au jeuno homme, il faut se résigner.A co GOir.\u2026s \u2014 J'espère, Nasie, lui dit-il à l\u2019orcille, que vous consignerez ce pelit joune hommo dont les yeux s\u2019allumaiont comme des charbons quand il vous rogardnit ; il vous ferait des déclarations, vous compro- meltrait, et vous me forceriez à lo tuer, \u2014 Êtes-vous fou, Maxime! dit-elle.Ces petits étudians no sont-ils pas au contraire d\u2019excellens paratonnerres.Jo le forni certes prendre cn grippo à Restaud.Maxime éclain do rire, ot sortit suivi do la comtosse qui se mit à ln fenêtre pour lo voir monter en voiture, faire piaffer son cheval, et ngiterson fouet.Ello ne revint que quand la grand porte fut fermée.\u2014 Dites donc, lui cria lo comte quand elle renfra, ma chère, la terro où demeure In famille de monsieur, n\u2019est pas loin de Vertouil, sur la Charonte.Le grand-oncle lo ja d\u2019en bas jusqu\u2019au /æ d'en haut.MONTREAL, MERCRED! do monsieur el mon grand-père se connais- saieut.\u2014 Enchantéo d\u2019être en pays de connaissances, dit In comtesso distraite.\u2014 Plus quo vous ne lo croyez, dit à voix basse Eugène\u2014 Comment ?dit-cllo vivement.\u2014 Mais, reprit l\u2019étudinnt, je viens de voir sortir de chez vous un monsieur avec lequel je suis porto à porte dans la mèmo pension, le père Goriol ! \u2014 À ce nom, enjolivé du mot père, le comte,qui tisonnait, jeln les pincetles dans dans le feu, comme si clles lui cussent brûlé les mains, et se leva, \u2014 Monsieur, vous auriez pu diro monsieur Goriot ! s\u2019écrin-t-il.La comtesse palit d'abord, en voyant l\u2019impatience de son mari, puis elle rougit, et fut évidement embnrrassée, car elle répondit d'une voix qu\u2019elle voulut rendre _nu- furelle, et d'an air fausement dégagé :\u2014 [Fest impossible de connaître quetqu\u2019un que nous nimions mieux.Elle s\u2019interrompit, regarda son piano, comme s'il se réveillait en elle une fantaisie, et dit : Aimez vous la musique, mon- sicur ?\u2014 Beaucoup, répondit Eugène, devenu rouge, et btifié par lo pressentiment qu'il cut d'avoir commis uno lourde soitise, ~\u2014 Chantez-vous ?s\u2019écria-t-elle en allant à son piano, dont elle attaqua vivement toutes les touches, on les remuant depuis Rer rreral ! \u2014 Non, madame.Lo comte de Restnud se promenait do long en large.) \u2014 C'est dommage, vous vous êles privé d'un grand moyen do succès.\u2014 Ca-a-ro ca-a.ro, ca.a-a-u-ro non dubil.a.ro, chantn la comtesse.En prononçant le nom du père Goriot, Eugène avait donné un coup de baguette magique, mais dant l\u2019effet était l\u2019inverso de colui qu\u2019avaient frappé ces mots : parent de Madame de Beauséant, 1) se trouvait dans la situation d'un homme introduit par faveur chez un amateur da curiosités, et qui, louchant, par_mégarde, quelque jolie armoiro pleine de figures sculptées, fuit tomber trois ou quatre têtes mal collées.TI aurait voulu se jeter dans un gouffre.Le visago de ma- dnme de Restant était sec,froid,et ses yeux devenus indifférens, fuyaient ceux du ma- lencontraux étudiant, \u2014 Madume, dit-il, vous avez À causer avec monsieur do Restnud, veuillez ngréer mes hommages, el me permeltre.-\u2014 Toutes les fois que vous viendroz, dit précipitamment la comtosse en arrêtant Eugène par un gesto, vous êtes sûr de nous faire, à monsieur do Restaud commo à moi, lo plus vif plaisir.Eugène salun profondément le couple,et sorli suivi do M.de Restaud, qui mulgré ses instances, l\u2019accompngna jusque dans Pantichambre\u2014 Toutes les fois quo eo monsiour so présentera, dit le comte à Maurice, ni mn- dame, ni moi, nous n\u2019y sorons.Quand Eugène init le piod sur le perron, il s\u2019apperçut qu\u2019il plouvait.\u2014 Allons, se dit-il, je suis vonu fuiro une gauchurie dont j'ignore la causo ot In portée, je ghterni par dessus le marché mon habit ef mon chapeau.Ja devrais rester dans mon coin à piocher lo droit, to penser qu\u2019à devenir un rudo magistrat, Puis-je aller dans le monde quand il faut, pour y munœuvrer convonablrment, un tas do cabriolots, de bottes cirées, d'agrès in- dispensablea, des chaînes d\u2019or, des gants do soie dès le matin, des gants jaunes le soir : Vieux drôle do père Goriot, va ! Quand il se trouva sur la porto do la re le cocher d'une voiture do lounge, qui venait sans douto do remiser deux nouveaux mariés, et qui ne demandait pas mieux que do voler à son bourgeois quelques courses de contrebande, fit à Eugène un signe, cn le voyant sans parapluie,en habit noir, gilet blanc, gants jaunce, ct bottos cirdes.Eu.Rano étnit sous Pempire d'une de cos rages sourdes qui poussent un jeune homme à s\u2019enfoncer de plus on plus dans l'abime où il est entré, comme s'il espérait y trouver uno heureuse issus.11 consontit par un mouvement de tte 4 In demande du co- chor.Puis, sans avoir plus de vingt-deux sous dans sn poche, il monta dans la voiture où quolques grains d'oranger, et des brins de cannetillo nttostaient lo passngo des mariés.\u2014 Où monsieur vn-t-il 2 demanda le co- % 6 h J D A z DE L\u2019ORDRE ET DHS LOIS.ü ; \u2014 3195SE \u2014 \u2014 Parbleu, se dit Eugène, puisquo je w'enfonce, il faut au moins que coin me serve à quelque chose.\u2014 Allez à l'hôtel do Benuséant, ajouta- t-il à haute voix.\u2014 Lequel ! dit le cocher.Mol sublime qui confondit Eugène, Cet élégant inédit ne savait pas qu\u2019il y avait deux hôtels de Beauséant ! Il no connaissait pas combien il était riche on parens qjui ne se souciaient pas de lui.\u2014 Le vicomte de Beausénnt, ruo.\u2026.\u2014 De Grenelle ?dit lo chocher en hochant ln tête et l\u2019interrompant.\u2014C'est que, voyez-vous, il y nencore l'hôtel do imon- siour le marquis do Benuséant, ruo Snint- Dominique, njouta-t-il en relevant le mur- che-pied._\u2014 Je le sais Lien, répondit Eugène d'un wir sec.\u2014 Tout le mondo aujourd'hui se moque done de moi ?dit-il on jetant son chapenu sur les coussins do devant.Voilà una escapade qui va me coûter In rançon d'un toi.Mais nu moins je vais fuire mn visite à ma soi-disant cousine d\u2019une manière solidement aristocratique.Le père Gariot mo coûte déjà au moins dix francs, le vieux scélérat ! Ma foi, je vais raconter mon avanture A madame de Beauséant.Peut-être ln ferai-jo rire.Ello saura sans doute le nœud des Jinisons criminelles de co vieux rat sans queue ot de cetlo belle femme.Il vaut mioux plaire à ma cousine que de me cogner contro cette fummo immoralo qui mo fait l\u2019offet d'être bien coûteuse.Si le nom de In bello vi- conitesae est xi puissant, de quel poids doit donc êtro sa personno ! Adressons-nous en haut.Ces paroles sont In formule breve des mile ct une pensées entre lesquelles il flots tail, Il roprit un pou de calme et d\u2019assu- tance an voyant tomber la pluie.Il ao dit que s\u2019il allait dissiper deux des précieuses pièces de cent sous qui lui restaient, alles sornient heureusement employées à lo conservation de son babit, de ses bottes et do son chapeau.Il n\u2019entendit pns sans un mouvement d'hilarité son cocher erinnt: \u2014- La porte, sil vous plait.Un Suisse rouge ct doré fit grogner sur sen gonds la porte da l'hôtel, et Rastignac vit avec uno douce satisfaction sa voiture passer sous le porche, tourner dans la cour, et s'arrêter sous ln tente qui abritait le perron do la vicomtesse.Lo cocher à grosse houppelane bleue bordée de rougo vint déplier lo marche-pied.En descendant do sn voiture, Eugène entendit des rires étouflés qui partaient sous le pétistyle.Trois ou quatre valets avaient déjà plaisanté sur cet équipage do mariés.Leur rires éclaira l'étudiant au moment où il compara celte voiture à l\u2019un des plus élégans coupés de Paris, attelé do deux chevaux fringans qui avaient des roses à l\u2019oroillo, qui mor duient laur frein, et qu\u2019un cocher poudré, bien cravaté tennit en bride comme s'ils eussent voulu s'échapper.À In Chausséed'Antin, madame do Restaud avait dans ea cour le fin cabriolet de l'hommo de vingt- six ans ; au faubourg Saint Germain, atton- dait lo luxe d\u2019un grand soignour, un équi- pago quo trente mille francs n'auraient pas payé.\u2014 Qui donc est IA?so dit Eugène, en comprenant un piou tardivement qu\u2019il devait so rencontrer à Paris bien pou de fommes qui ne fussent occupées, et que la conquête d\u2019uno de ces reines coûtait plus que du sang.Dianire ! mn cousine aura sans doute aussi gon Maximo.Il monta le perron, la mort dans l'amo.A son nspecl, la porto vitréo s\u2019ouvrit, ot il trouvn les valeis aérieux comme des Anes qu\u2019on étrille.Va fête à laquelle il avait assisté s\u2019était donnée dans los grands np- partemens de récoption situés au rez-de- chaussée de l\u2019hôtel de Beauséant.N'ayant pas ou lo temps, entre linvitation et lo bal, de fiire une visite à sa cousino, il n'avait donc pas encorc pénétré dans les apparte- wens de madame do Bonuséant, en sorte qu\u2019il allait voir pour la première fois les morveillo de cetto élégance personnelle qui trahit l\u2019âmo etes mœurs d'une femme de distinction.Ltude d'autant plus curieuse que lo salon de madame de Reslaud lui ournissait un terme de comparnison.A quatre heures et dernie In vicomtessu était visible.Eugène qui ne savait rion des diverses étiquettes parisiennes, fut conduit par un grand escalier plein de fleurs, blanc do ton, à rampo dorée, à lapis rouge, chez madame do Beauséant dont il ignorait In NAN histoires qui se contont tous loa soirs d\u2019o- teillo à orcille dans les salons do Paris.Lan vicomtesse était lide depuis trois ans nvoc un, des phuscélèbroset dea plus richos soignoura portugais, lo marquis d\u2019Ajudn\u2014 Pinto.C'était une do ces linisons innocan- tes qui ont tant d'attraits pour log personnes ainsi liées, qu\u2019elles no peuvent supporter personne en tiers.Aussi M.lo vicomte de Benuséant nvnit-il donné lui-méma l'exemple nu public en respectant, hon gré, mal gré, celte union morganatique.les personnes qui, dans les premiere jours de cotto nmitié, vinrent voir ln vicomlesse A quatro heures, y tronvaient M.d\u2019Ajuda\u2014 Pinto, Madame de Beausdant, incapable do former sn porte, co qui oût été fort inconvenant, recevait si froidement les gens, et contemplnit si sludicusomont sa corniche, que chacun comprenait combion il était gênant.Quand \u2018on sut dans Paris que Pon génait beaucoup madame do Beauséant en vonnnt la voir entre quatre heures ct la diner, olle se trouva dans ln solitude ln plus complète.Elle allait aux Bouffuns ou à l'Opéra en compagnio do M.do Benusénnt ot de M.d'Ajuda-Pinto ; mais, en homma qui savait vivre, M.de Beausénnt quitinit loujours sa femme ot le Portugais après los y nvoie installés.M.d\u2019Ajuda devait se marier.Il épousait uno demoi- sollo do Rochagudo Charost.Dans toute In haute société, une seulo personne ignorait encore co mariage, celle porsonno était madame do Benuséant.Quelques-uncs do sea nmics lui on avaient bien parlé vaguement ; ollo en avait ri, croyant quo ses amies voulaient troubler un bonheur dont ellos étnient jalousce.Cependant les bancu allaient se publior.Lo bonu Portugais, venu pour déclarer ce mariage à In vicom- terse, n\u2019avnit pas encoro osé dire un traître mot.Pourquoi ?rien sans doute n'est plus difficito quo de déclarer à une femme un semblable tllimalum.Certains hommes so trouvent plus À l'aisa sur le terrain, devant un homme qui leur moace le cœur avec avoir robinellé ses élépies durant deux heures, fait In morte ct demando des sels.était sur les pines, et voulait sortir, on se drait celte nouvelle, lui écriraît, ot qu\u2019il nssassinnt par correspondance que de vive voix.Quand lo valet do chambre de ln gnne, il fit trossaillir de joie M.d\u2019Ajuda- Pinto.\u2014 Adieu, dit le Porlugais en s\u2019empros- sant do gagner la porte, quand Eugène entra dans un petit snlon coquet, gris et légance.\u2014 Mais à ce soir, dit madamo de Beausénnt en retournant In tête, et jetant un regard au marquis.N'allons-nous pas au Bouffes ?ton do In porte, né par elle.Ln vicomtosse avait levé l'index de sn main droite, et par un joli mouvement désignait au marquis une place devant elle: Ily out dans ce gesto une telle puissance de colère et un si violent despotisme do passion, que le marquis laissa le bouton de Ja porte et vint.Eugèno le regarda non sans envic.\u2014 Voilà, so dit-il, l'homme au coupé ! Mais il faut donc avoir des chevaux frin- gans, des livrées etdel\u2019orà flots pour obtenir lo rogard d'une femme à Paris.Lo démon du luxe le mordit au cœur, la fièvre du gain lo prit, la soif de l\u2019or lui séchn ln gorgo.Il avait cent tronte francs pour son (rimestre.\u2014 Pourquoi, dit ln comtesse on riant, ne pouvez vous pas venir aux Italiens! \u2014 Des affaires! Je dino chez l\u2019ansbns- sndeur d'Angleterre\u2014 Vous le quitteroz.Alors M.d\u2019Ajuda dit en riant: \u2014 Vous l'exigez ?\u2019 \u2014 Oui certes.dire, répondit-il en jetant un de ces fins regards qui auraîent\u2019 rassuré \u2018toute autre femme.: cher qui n'avait déjà plus sos gante blancs.| biographie verbale,.une de ces changeantes | I prit le main de la vicomtesse, la baisa, una épée, quo dovant une femme qui, après En ce moment donc, M.d'Ajuda-Pinto disant que madame de Beanséant appren- serait plus commode de Irniter co galant vicomtesso annonça M.Eugène de Rastirose, où lo luxe semblait n\u2019être quo do à\u2019é- \u2014Jo no lo puis, dit-il on prenant le bou- Madame de Benusénnt se lova,le rappela||} près d\u2019olle, sans fairo In moindre attention à Engène, qui, debout, étourdi par le scin- tilloment d\u2019une richesse merveilleuse, cro- ynit à In réalité des contes arnbes, et ne savait où se fourrer en se trouvant cn présence de cetto famme sans être remar- ur lot partit.Eugène »ssn la main dans gos choveux, ot se tortilin pour suluer en croyant quo tmudame de l\u2019onitsénnt allait penser à lui Toutà coup ello s\u2019élance, se précipite dans la galerie, accourt à In fenêtre, et M.d\u2019Ajuda, pondant qu\u2019il montait en voiture ; elle prôte l'oreille à l'ordro et entend dont M.d\u2019Ajuda so plongen dans su voi- femme qui rovint en contenant d'affreux tressnillemens ct de mortelles apprében- sions.,\u2018 Les plus horriblea catastrophes ne sont que cola dans le grand monde.La vicomtesse rentra dans sa chambre À couchor, so mit à ga table, et prit un joli, papier.: Du moment, ie vous allends.défigurées par le trembioment convulsif de lan main,eflo mit un C qui voulait dire Claire de Bourgogne, et sonna, .\u2014 Jacques, dit-elle à son valet do chambre qui vint nussitôt, vous irez à sept heures et domio chez M.do Rochegude ; vous y [demanderoz M.d'Ajuda.Si monsieur le marquis y est, vous Jui ferez parvenir ce billel sans domauder dé réponso ; s\u2019il n'y ost pns, vous reviendrez ct me rapporerez ma loltre.; \u2014Madame la vicomtesse n quelqu'un dans sop petitsnlon,.\u2014 Ah! c'est vrai, dit=ello en poussant la porte.Eugène commençait à so (rouvor très- mal à l'aise, il aperçut onfin la vicomtesse, qui lui dit d\u2019un ton do voix dont l'émotion lui romun toutes les fbres du cœur :-\u2014\u2014Par- don.monsieur, j'avais nn mot à écrire, je suis maintenant toute à vous.\u2026 Elle ne savait co qu'elle disnit ; voici co qu\u2019elle ponsait :\u2014 Ha ! il veut épouser mademoisello do Rachegude.Mais est-il donc libro ?Ce soir ce mariage sora brisé, ou jo.je.mais il n\u2019en plus question demain.; \u2014 Ma cousine, répondit Eugène.| \u2014 Hoin 1 fit In vicomtesso cn lui jolant un rogard dont l\u2019impertinence glaca l'étudiant, .- Eugdno comprit ce hein.Depuis trois heures il avait appris tant de choses.qu'il #'6(nit mis sur lo qui vive! .\u2014 Madame, reprit-il én rougissnnt, I! hésita, puis il reprit :-\u2014 Pardounezmoi, j'ai bosoin de tant de protection qu\u2019un potit bont de parenté n'aurait rien glue, Madame do Bonuséant sourit, mais tristement ; elle sentait déjà le malheur qui grondait dans son amotaphère.\u2014 Bi vous connaissiez la situntion duns Inquelle se trouve nn famille, dit-il en continunnt, vous nimeriez à jouer le rôle À dissiper les obstacles autour do lours fil= euls.CL \u2014 Hé bien, cousin, dit-elle en riant, à quoi puis-je vous être bonne ?: \u2014 Mais, le sais-je ?vous appartenir par quo je connnisse d Paris.Ha, jo voulais vous consulter, en vous demandant de m\u2019accepter comms Un pauvre enfant qui désire sc coudre à votre jupe, et qui saurait mourir pour vous.; : \u2014 Vous tuories quolqu'on pour moi.\u2014 d'en tuérais ileux ! fit Eugène\u2014 Enfant ! Oui, vous êtes \u2018un enfant ! dit-elle en réprimant quelques larmes.Vous aimeriez sincèrement, vous ! Oh! fit-il en hochant la tête.Fa vicomtesse s\u2019intéressa vivement, à l'étudiant pour uno réponse d'ambitioux, Le méridional en était à son premier calcul, Entre le bondoir bleu de madame de Restaud ot le salon roso de madame de Boauséant, il avait fait trois années de ce Droit parisien dont on ne parle pas, quoiqu'il constitue une haute: jurisprudence, sociale qui, bien apprise, bien pratiquée mène à tout.\u2014 Ah1j'y wis, 6t Epos.\u20140Ob1 voilà ce que jé voulais me faire|['emarqué madame de Restaud à votre bal, Je suis allé co matin chéx elle.\u2026.\u2014 Vous avez di bien la gôner, dit.en souriant madame de Beauséant.| | \u2014 Eh oui ! Jo suis un ignorant qui.mets rrgarde avec un horrible pouvoir de lucidité lo chasseur répéter au cocher:\u2014Chez M.- de Rachogude.Cos mots ot In manière ture furont l'éclair ot la foudre pour cette écrivait-elle, où \u201cvous-dinez \u2019 chez M.de Rochegude, el'non à.l'ambas- - sudde anglaise,cous me devez une explication, | Après avoir redrensé quelques lottres \u2019 d'une de ces fées fibuleuses qui so plaisniont nn lien de parenté qui se perd dans l\u2019ombre est déjà toute uno fortune.Vous m'avez troublé, jone sais plus ce que je vonais vous dire.Vous êtes la soule personne tra contre lui tout le monde, \u201csi [vous me veflsez, votre wecours.Je crois qu\u2019il est fort difficilo de rencontrer à Paris une femme jeune, belle, riche, élégante, qui soit inoccupée, et il m'en fout uno qui m'apprenne co quo vous scules savez bion expliquer : In vie.Jetrouverai partoit un monsieur do Traïlles.Je venais donc à vous pour vous demander lo mot d'une énigme, et vous prier de me dire do quelle nature est In roltise quo j'y ai faite.J'ai parlé d'un roi \u2014 Madame la duchosse de Liangeais, dit Jacques en coupant la parole à l\u2019étudiant qui fitlo geste d\u2019un honune violem- mont contrarié, \u2014 Petit cousin, dit lu vicomtesse à voix basse, no soyez pas d'abord aussi démonstratif, si vous voulez réussir ! \u2014 6 bonjour ! chère ange, reprit-clle en so levant et allant au-devant do lu du- chesso dont elle presen les mains nvec l\u2019ef- {usion caressanto qu\u2019elle aurait pu montrer pour uno eœur, ct à laquelle la duchesse répondit par tes plus jolies calinerios.\u2014 Voilà deux bonnes amies, so dit Rnstignnc, j'aurai dès-lors deux protectrices, car ces deux femmes doivent avoir les mêmes ullections ; cello-ci s'intéressera à moi.\u2014 À quelle heureuso penséo dois-je le bonheur do vous voir, ma chère Antoinette ?dit mudarno de Beauséant\u2014 Mais j'ai vu monsieur d\u2019Ajuda-Pinto entrer chez monsieur do Rochegude, et j'ai jlensé qu\u2019alors vaus étiez, roule.Madame de Benuséant ne se pinga point les lèvres, elle no rougit pas, son regard resta le mème, et son front parut s'éclaireir pondant quo ln duchesse prononçait ces futales paroles, \u2014 Si j'avais su quo vous fussicz occupe, ujonla la duchesse on se tournant vera Kugène.; \u2014 Monsieur est un de incs ccusins, dit la vicomiesse.Avez-vous des nouvelles de M.de Montriveau ?fit-elle.Serisy m\u2019a dit hier qu\u2019on no lo voyait plus: l'avez, vous çu chez vous nujourd'ui.La duchesse,qui passait pour être abandonnée par M.de Montrivonu dont elle était éperdument éprise, sentit nu cœur In pointe de cette question, oi rougit en répondant: \u2014 11 était hier à l\u2019Elyaée\u2014 De service, dit inndame de BenusC- ant.\u2014 Clara, vous savez sans doute, roprit la duchease en jetant des Rots do malignité par «os regards, quo demnin les bans de snonsieur d\u2019Ajndn-Pinto et de mademoiselle de Rochrgude se publient.Cu coup était trop violent; la vicomtesso palit, et répondit en riant:\u2014Ce sont de ces bruits dont s'amusent les sots.Pourquoi monsieur d'Ajuda porterait-il chez les Jtochegude un des plus beaux noms dn Portugal?Los RRachognidusont do In plua petite nobleyae du provicee.-\u2014Mais Berthe réunira,dit-on,deux cents mille livres do rente.\u2014 M.d'Ajuda est trap riche pour fuiro de ces calculs \u2014- Muis, ma chère, mademoisolle'de Rovhegude est charmante.\u2014 Ah! \u2014 Enfin, il y dine aujourd'hui, et les conditions sont arrûiées\u2026 Vous m'Élonnez étrangoment d\u2019être si pou inatruite.\u2026 \u2014 Quelle soltise avez-vous donc fuite, mon petit cousin ?dit madume de Benuséant.Ce puuvre enfant eat si nouvellement jeté dans le monde, qu\u2019il ne comprend rien, ma chère Antainette, à ce que nous disons.Soyez bonne pour lui ; remettons à causer de cela demain.Demain, voyez vous, tout sora sans doute officiel, et vous serez offi- ciouse à coup sûr.Ici In duchesse tourna sur-Eugino un de ces regards impertinens qui enveloppent un hommo des pieds à lu tête, l'aplatissent, et Jo mettent à l'état do zéro.Madame, j'ai sans doute, sans le savoir, plongé un poignard dans lo cœur de Madame de Restaud ; sans lo savoir, voilà ma faute, dit Péludiant ua son génic avail assez bion servi, et qui avait découvert les suorduntes épigrammes cachées sous les phrases affectucuses do cos doux femmes, Vous continuez À voir, et vous ernignez peut-être les gens qui sont duns le secret du mal qu\u2019ils vous font, tandis que celui qui Vignore est regardé comme un sot, un maladroit quine soit profiter do rien ; on lo iméprise.Madume do Beauséant jeta sur l\u2019étudiant un de ces regards fondans, où-les grandes âtnes savent metira toutd In fois de la reconnaissance et do In dignité.Co regard fut comme un baumo qui calma la plaio que venait de faire au cœur de l'étudiant le coup d'œil d\u2019huissier-psiseur par lequel la duchesso l'avait évalué.\u2014 Figurez-vous que je venais, dit Euèno en continuant.de cnpter la bienveil- ance du comte do Restaud ; car, dit-il en s0 tournant vers lu duchessod'un air à In fois humblo et malicioux, il faut vous dire, madanic, que jo ne suis encore qu'un pauvre diable d\u2019étudiant, bien soul, bien pau- v .\u201c1 No dites pas celn, cousin, nous nuires feinmen nous ne voulons jamais de co dont personne ne veut.\u2014 Bah ! fit Eugène, je vai quo vingt deux ans, 11 faut savaic supporter les mal- leurs de son âge.D'ailleurs, je suis à confosse, et il est impessible do so mettre genoux dune un plus joli_confossionnal ; \u201cLa duchesse prit un air froid h ce dis- coursanti-religieux, dont elle proscrivit le mauvais goût, en disantà le comiesse :\u2014 Monsieur arrive.Madame de Beauséant se prit à rire franchement et de son cousin et de ln duchesse.\u2014Il' arrive, ma chère, et chercho ude institutrice qui ensoigno le bon goût.ac\u201d L\u2019Ami du Peuple 0 \u2014 Madamo la duchesse, reprit Eugène n'est-il pns naturel de vouloir #*initier nux secrets de ce qui nous charme ?(Allons, s0 dit-il, jo suis sûr que je fais des phrasca de coifienr, \u2014 Mais madame de Restaud est, je crois, I'écolidre do monsicur de Trailles, dit lu duchesso.\u2014 Je n\u2019en savais rien, madame, reprit l'étudiont.Aussi me suis-je étourdimont jeté entre eux.Enfin je m'étais assez bien entendu avec le mari; jo me voyais souffert, pour un temps, par In ferme, lorsque jo mo kuis avisé do lene dire quo jo connuissais Un homme que je vennis do voir sortir par un esculier dérobé, ct qui avait au fund d'un couloir embrassé Ja comtesse.\u2014 Qui est-ce ?dirent les deux fermes.\u2014 Un vieillard qui vit à raison do (rois louis par mois, au fond du faubourg Saint- Marceau, comme moi, pauvre Étudiant, un véritable pauvre dont tont le monde se mo- Aue, ct que nous appelons le Père Goriol, \u2014 Mais enfant que vous ttes! s\u2019écria la vicomtesse, la comtesse de Restaud est uno demoiselle Goriot\u2014 Lan fille d'un vermicellier, reprit in Fduchesse, une petite femme qui s'est fait présenter le mimo jour qu'une (ile de do fournisseur.No vous en sonvenezvous pns, Clara 1 Lo roi s'est mish rire, et a dit en latin un bon mot sur In farine.Des gens, comment donc 1 des gens.- Bjusdem farinar, dit Eugène\u2014 C'est cela, dit la duchesse.\u2014 Ta! c\u2019est son père ! reprit l'étudiant en fiisant un gesto d'horreur.\u2014 Mais out, co bonhomme nvait doux filles dont il est quasi.fon, quoique l\u2019une et l\u2019autre l\u2019aient renié.\u2014 La seconde n'est-elle pas, dit la vicomtesse en regardant la duchesse, mariée h un banquier dont lo nom est allemand, tn baron do Nucicgen?Ne se nomme-t- elle pas Delphine?uno -blonde qui a mme loge de côté à l'Opésa, qui vient aux Bouffons el rit très-haut pour se\u2018fuire remarquer ?Fn duchesse somit en disant :\u2014 Mais, tna chère, je vous admire.Pourquoi vans occupez-vous douc tant de Ces rens-la ?FH n fallu être amoureux fou, comme l\u2019etut Reslund, pour s\u2018être enfariné de imademoi- relle Anastasie.Oh! il n'en sera pas le bon marchand ; elle est eniro les mains de \u2018Prailles qui la perdra.\u2014 Son père ! répétait Eugèno\u2014 Eh bien! out, son père, leur père, le père ! Un père, reprit lu vicomiesse, tu ban père, qui leur a donné, dit-on, à cha cune cing ou six cents mille fines pour faite leur bouheur en les mariant bien, et qui no s'était réservé que huit à dix mille livres de rente pour lui, croyant que ses filles resternient ses filles, qu'il s\u2019était créé chez, elles deux existences, deux imaisous où il sorait adoré, choyé.En deux ans, ses gondres Pont banni de lour socielé comme le dernier des wisérables.De Barzac.(1) Gosford.\u2014Guillstme quatre, par la grâce de Dien, roi diy royaume uni de la Grande Drelagne et d'Irlande, défenseur de la foi: à nos bids-ainés et fidèles lesconseilless législatifs de nutre prosis.ce du Dus-Cansda, ct à nos fidèles ct bien aimée les chevaliers citayens et bourgeois de notre dite province, salut -\u2014Vû quo l'assemblée de notre patie ment prosincial se trouve prorogée au vingt-uni- ème jour de septembre conrant, qui devait a'or< sc tenir et ridger dans notre cité de Québec ; sachez, néanmoins, que pour certsines caures pressantes et considérations, nous tarons jugé à propos par et da l'avis de note conscil exécutif de notre dite province, de proroger encore icelle à mardi le vinot- septième jour d'octobre prochain: du sorte que vous ni aucun de vous,ne serez le dit vingt-untètmse jour de septembre courant, tenus ni obligés de paraître dans notre cité deQuéhec ; car nous voulons que vous ot chacun de vous soyez entièrement dé chargés à cet égard : vons commandant, et par la tenour de ces présentes enjoivnant fermement à vous et chacun de vous, ct à tous autres intéressés à cel égard, que vous ayez}à paroître ct paraissicz personnellement mardi, le vingt-scplième jour d'octobre prochnin, dans natre cité de Québve, pour procéder à l'expédition des affaires, ct traiter, faire, ngir et conclure sur ces choses qui par In faveur de Dicu,pourront Etre ordonnérs dana notre dit parlement provincial par le conseil commun de notre dita proviner.En fui de quoi.nous avons fait sortir ces présentes nos lettres patentes, et À teelles fait apporer lo grand sceau se notre dite pravinen:\u2014T'émoin notro tè
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