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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 12 juin 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1915-06-12, Collections de BAnQ.

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[" [RAYMOND TEA ROOM \u201c DONTRRAL : ces à ie caste, > Gpésioitté Go Patisearies de tout guise pour banquets et Martages.NB -\u2014Agent vendeur v | ates Page à ae Cut 12 Administration et rédaction : 162, St-Denis | Tél.Est 893 \u2014\u2014\u2014\u2014 ee Les sans travail A quel degré de décadence notre administration municipale estelle tombée, pour que la classe ouvrière soit réduite à recourir au gouvernement fédéral pour trouver la solution d'un problème si clairement du domaine municipal que le chômage ! Dans les conditions normales, l'administration fédérale entretient l'activité dans la vie économique du peuple en favorisant, par des mesures appropriées, la prospérité dans l'industrie agricole, les industries manufacturières et généralement dans tous les domaines du travail.Mais aux heures de crise, lorsque tout l'organisme économique traverse une période de dépression et que, dans touts les villes, des milliers d'ouvriers réclament du travail et du pain, on ne conçoit pas d'intervention de l\u2019Etat capable de répondre à l'étendue et à l'urgence des besoins dans l'universalité du pays.C'est alors que l'intervention directe et utile incombe par nécessité à l\u2019administration provinciale pour une part, et aussi et surtout aux administrations municipales, chacune dans leur sphère propre.Dans notre province, M.Gouin, depuis le commencement de la guerre, n'a pas eu une pensée pour les milliers de familles que la crise économique a réduites à la plus complète pénurie.I est convenu que, du moment qu'il mange ct dort bien, M.Gouin est indifférent à toutes les perturbations causées par la guerre.Mais M.Gouin est le chef d\u2019un gouvernement libéral.Et l\u2019administration municipale est aux mains d\u2019un maire libéral et de contrô- | leurs libéraux, à l'exception peut-être de M.McDonald, dont nous ne , connaissons pas les opinions politiques.Nous sommes donc profondément fiumiliés de constater que c\u2019est un gouvernement conservateur qui, bien qu'il n\u2019y soit pas moralement tenu, va se charger de venir au secours de nos concitoyens plongés dans ! la misère par le chômage, tandis que nos administrations libérales restent Impassibles.Si notre foi en la doctrine libérale n\u2019était aussi robuste, ce spectacle ne suffirait-il pas à ébranler nos convictions ?Mais nous ne sommes pas si aveugles partisans que nous refusions de reconnaître une bonne action, parce qu\u2019accomplie par nos adversaires.Aussi n'hésitons-noux pas à louer l'initiative du gouvernement d'Ottawa, qui vient d'annoncer officiellement qu\u2019un plan d'action a été élaboré par l\u2019hon.M.Crothers, qui sera incessamment mis en oeuvre et qui procurera du travail à un grand nombre.Nous ne doutons pas que ce plan, préparé avec soin par les hommes habiles comme il en est plusieurs dans le ministère fédéral, contribuera à améliorer sensiblement le sort de la classe ouvrière, de la masse du peuple.Et, pour son intervention bienfaisante à une heure aunsi critique, libéraux comme conservateurs devront de la reconnaissance au gouvernement d'Ottawa.+ omd\u2014\u2014 ee principes du libéralisme, \u2018rompent leur allégeance, ce ne sera que justice, puisque le principe essentiel de la vie est la subsistance.Mais de toutes ces défections que nous pouvons aisément prévoir, la responsabilité pèsera toute entière sur M.Gouin, toujours - endormi; sur l'administration municipale, où dominent les libéraux.Jules MOREAU.M.Thomas Coté bibliothécaire \u2018Le ministre municipal des travaux publics songe vraiment à \u2018se retirer dans un gras fromage : Si invraisemblable que cela paraisse, il est avéré que M.Thomas | ; Côté convoîte le poste de bibliothécaire ct que scs collègues du bureau | \".de controle sont sur Je point de se rendre à ses instances.' Aux dernières élections municipales, M.Côté est celui des candi- | :* dats au bureau de contrôle qui a obtenu le plus grand nombre de .suflrages, ; Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre | parce qu\u2019il admet qu\u2019il n'est pas à la hauteur de la position où I's { - élevé la confiance de ses concitoyens.Comme nous, les électeurs se 17 sont mépris sur sa valeur: l\u2019important département des travaux publics :* dont la direction lui a été attribuée, requiert des facultés que M.Côté ne possède pas: une expérience pratique des affaires, de la promptitude dans les décisions et de l'énergie dans l'exécution, et surtout une grande capacité de travail.En matière de travaux publics, M.Côté manquait absolument de connaissances pratiques; dans l'exercice de sa charge, il a montré une continuelle Indécision, se laissant trop souvent guider par des influences extérieures, et maîntes fois, il a manqué de la force nécessaire pour s\u2019en tenir aux décisions prises.Quant à sa capacité au travail, | - +\" elle est extrêmement minime, peut-être à cause 'de sa corpulence que nous ne voulons pas lui reprocher, mais aussi à cause du défaut d\u2019en- tranement, qui l'empêche de s'appliquer assidûment à une tâche.- \u201cBref, M.Côté nous a profondément désappointés, ainsi que tous \u201cceux qui, ayant confiance en ses taleuts naturels, avalent favorisé ses ambitions.Surtout depuis que la classe ouvrière s\u2019est mise à protester en masse contre l'administration de son département, M.Côté, admettant son.Incompétence, somge à déposer le harnais, et le plus tôt il dira adièu à l'hôtel de ville, le mieux ce sera pour les contribuables, dont les affaires ne peuvent être indéfiniment négligées.Quant à savoir si M.Côté doit être nommé bibliothécaire, c\u2019est, * \u2018comme; dirait Ladébauche, une autre paire de manches.° 11 ne suffit pas que M.Côté ait été trouvé incapable comme contrôleur pour qu'il soit qualifié, comme bibliothécaire.A première vue, Il nous semble même que M.Côté me possède aucune des qualifications que l'on doit exiger du futur bibliothécaire.En fait de littérature, il n\u2019est très versé que dans la littérature électorale, qui tient pew de place dans une bibliothèque publique.N'ayant aucun goût pour l'étude, il n'aime pas les livres.Avide de grand air, WU s'étiolerait entre les quatre murs d\u2019une bibliothèque.*.ji Pour faire wn bon bibliothécaire, la première condition est de raffoler des livres, car Ia perspective de vivre dans leur société compte péur une bonne part dans la compensation attribuée au bibliothécaire pour ses services.\u201c Neus savons bien que M.Côté caresse l'illusion que, s'il est | \u2018mommé, ce sera & un salaire de $35,000 par année.ju Mais cela est absolument impossible.L'administration municie ky pale est dans la pire situation financière et prévoit, pour l\u2019exercice 4; courant, un énorme déficit.\u2018Ce serait folie de sa part de créer dans | ces conditions \u2018wing: grasse dinécure, & seule fin d'y caser un collègue embarrassant.Les contribuables ne le permettront pas.M.Villeneuve était un excellent bibliothécaire, qui s\u2019est fait mourir à la tâche, mais qui a vécu heureux parmi ses livres.Or il ne touchait M | i que $r, 800 de salaire.Et l'en trouvera sans peine dix candidats | | + parfaitement qualifiés qui seront prêts à accepter la position au même - salaire.Si les contrôleurs allaient décider de payer $5,000 par année à un _ ; bibliothécaire, au moment où tant de familles sont dans la détresse, au \u201cmoment où tant de braves ouvriers manquent de pain et demandent vainement du travail à l'hôtel de ville, ce serait, à notre avis, un crime.} Et Je peuple ne serait pas à blAmer s\u2019il allait à l'hôtel de ville protester * :\" âvec-la dernière énergie contre une telle actien, quelques vitres du palais de Concordia dussent-elles être brisées par l'explosion du juste ressentiment populaire.Me SH en résulte que de braves gens, attachés autant que nous aux].UT » == JOURNAL: HEBDOMADAIRE RI Redde Caesarli quae sunt Caesaris Montréal, 12 juin 1915 sir Lomer Gouin lui-méme: parce que ceux-ci s'opposaient on sait.partie perdues qu'il cn finira l\u2019abolirait de grand coeur.Dans un train revenant de Québec ces jours- ci, un député à la Légisiature s\u2019exprimait en termes plutôt cavaliers sur le compte de l'administration actuelle de Montréaldiverses paroles prononcées, prétendait-il, par \u2014Sir Lomer, racontait-il, a pris depuis plusieurs mois déjà la résolution d'abolir à la fois le Bureau de Contrôle et le Conseil, puis de les remplacer par une Commission d'une quinzaine de membres environ, élus par toute la ville.\u201cSir Lomer, continua-t-il, avait dès cet hiver la ferme volonté d\u2019abolir le Conseils mais il recula à la dernière minute, craignant que si par un décret de sa toute-puissance le Conseil était aboli, on interpréterait cela, dans le public, comme une vengeance contre les échevins, â l'annexion de Maisonneuve, qui lui tenait tant à coeur, comme \u201cLe premier ministre, depuis, ne se cache pas de proclamer que partie remise n\u2019est pas toutes avec le Conseil dès la prochaine session; enfin, que s\u2019il pouvait abolir le maire Martin, il \u201cSan antipathie pour le maire est violente, parce que celui-ci ne ménage pas les expressions il rapportait une fois pour Le premier ministre reclame aussi la disparition du maire Martin qu\u2019il trouve trop indepen- dant, et annonce qu\u2019il cree sion de quinze membres.ra une Commis- = 2 eat vigourcuses, en toute occasion, à l'adresse du premier ministre, la bouche de sir Lomer est que le maire Martin devrait disparaître de la vie publique.bien, eit-il une épouvantable frousse, l'autre jour, en apprenant par les journaux que celui-ci briguerait peut-être les suffrages dans Laval, où Wenceslas Levesque aurait du fil à retordre, avec un tel adversaire.\u201cRelativement au problème du tramway, sir Lomer prédit qu'un rapport serait-il présenté au Conseil par le Bureau de Contrôle, le Conseil prendrait tant de temps à le discuter que la prochaine session; arriverait sur les entrefaites, alors que d'après lui ce problème devrait être résolu en deux temps et deux mouvements.- \u201cBref, sir Lomer ne cesse de demander à tout venant quel {candidat pourrait être opposé au maire Martin dès les prochaines élections municipales, avec des chances de succès, et il est probable que \u2018si ses desirata sont accomplis, une Commission de quinze membres régira l'an prochain les affaires de la ville de Montréal.\u201d Ainsi parla ce député sur le convoi Québec- Montréal, en affirmant qu\u2019il tenait l'oreille du premier-ministre.Une expression familière à Aussi $ | FLAMBEAU.Devant une détégation de 1,000 sans-travail venus l'autre jour à l\u2019hôtel de ville, le maire Martin a dit de tristes vérités du gouvernement mené à la baguette par sir Lomer Gouin.Le premier ministre de la province, si glorieux de sa politique des routes qu'il en a eu plein la bouche pendant des années, aurait dû être là, en face des misérables manquant de pain, pour s'entendre fustiger de belle manière par notre premier magistrat.Le maire a exprimé l\u2019opinion de beaucoup de gens, lorsqu'il s'est écrié: \u2014Seule la Ville fait sa part afin de résoudre le problème du chômage.La province n'agit point.Que devient la politique des bonnes routes de sir Lomer Gouin?Je lui ai écrit, ce matin même, pour ln lui rappeler.Une énorme quantité d'étrangers a été appelée dans notre province par la proclamation que des millions et des millions allaient être dépensés dans la confection de routes sans rivales au monde.\u201cLes entrepreneurs choisis par le gouvernement ont tellement exploité ces gens que l'automne dernier, à la cessation des travaux, ceux-ci n'avaient pu économiser un sou, lis ont afflué vers Montréal et cet hiver, ils ont été à notre charge.Ce printemps, nous les avons encore.Pendant ce temps, le gouvernement provincial ne souffle mot avec ses routes.Il n'a rien commencé.\u201cLa Ville de Montréal aura beau faire, elle ne pourra procurer de l'ouvrage à tout le monde parmi les milliers et les milliers de sans-tra- vail qui encombrent nos rues.Nos ressources financières sont limitées.Il appartient donc à la province de nous venir en aide, d'autant plus qu'elle est en grande partie responsable de l\u2019état de choses actuelles.J'ai écrit pour vous à C\u2019est sir Lomer Gouin qui encombre Montreal | cre \u2014de tant dé miséreux ! sir Lomer Gouin,\u201d Il se peut bien que son franc parler coûte au maire Martin le siège au Conseil législatif que sir Lomer lui laisse espérer quelquefois, lorsqu'il voudrait voir se consommer l'annexion de Maisonneuve, par exemple, pour le lui retirer ensuite, s'il voit que M.Martin ne mord pas a ses \u201cschemes\u201d.Si le premier ministre rencontrait souvent sur son chemin des hommes à la langue déliée comme le maire de Montréal, if ferait moins son gros Diaz et son petit Castro; il ne traîterait peut-être plus ses ministres comme de simples laquais; ou bien ceux-ci se, révolteraient & la fin et l'on verrait une émeute dans le sérail.À ce propos, il parait que deux d\u2019entre eux ont \u2018fermé les portes fort\u201d, l'autre jour, après une admonestation de sir Lomer, \u201csi fort\u201d méme que le potentat dut s'amadouer.Que devient la route Montréal- Québec, qui grâce au boulevard Edouard VII devait relier la vieille capitale avec la Floride! Continuera-t-on pour celle-là l\u2019habituelle politique routière suivie par sir Lomer fiouin?La confection sera-t-elle si longue, si longue, que lorsque les entrepreneurs termineront le dernier bout, le premier bout sera depuis longtemps en poussière?Il est de notoriété publique que les sections habitées par des libéraux re- coivent Ja première attention des \u201crouleaux\u2019\u2019 de M.Tessier, le ministre des chemins, si bien que les conservateurs se consolent en songeant que dans quelques années, eux jouiront pendant un certain temps de chemins passables, alors que depuis belle lurette les libéraux n\u2019en auront pas du tout.Quant à ce malheurenx boulevard Edouard VII, porteur d\u2019un si beau nom, il est en vole de passer à la postérité comme le nom de Boulevard de la Farce.de même Les ouvriers de Montréal crèvent de faim Meurice AUBRY.EtMr TomÇoté .dort.que Venise a le Pont des Soupirs.On avait annoncé qu'il serait recouvert d'une couche de tarvia.Les dernières nouvelles sont que sir Lomer y fait jeter un peu d'eau, avec l'addition d'un produit chimique quelconque.C'est ça qui va épater les touristes américains! S'ils ne viennent pas dépenser leur argent chez nous, en retour de ce sacrifice consenti par le gouverne« ment à même le dernier em- prunti.Donc, sir Lomer Gouin, une réponse prompte, s'il vous plait, à la lettre du maire Martin.Non des paroles melliflues, mais des actes! Tachez de gagner ce monument pour lequel vous vous êtes réservé fe rond-point en face de l'hôtel du gouvernement, à Québec.Placide BEAUSET Eloquente polémique T'as menti! T'as senti ! Les administrateurs de Montréal \u2014 ville de langue française et métropole du Canada, \u2014 se livrent parfois des combats homériques.Voilà qui peut intéresser déjà la foule oisive qui emplit les galeries.Celle-ci d'ailleurs écoute avec profit les paroles sages et mesurées que la décence impose à nos édiles.Jugez vous-même cette discussion académique causée par la visite de quelques laitiers et que nous découpons d'un journal quoti- en : M.MacDonald\u2014Vous n'avez pas le droit de faire du capital politique , avec les règlements qui protègent, la santé publique.Vous faites de la politique avec la vie de nos enfants.Le maire\u2014Order! Order! J'ai fait mon devoir! J'étais seul icif Tant pis pour vous! Rendez-vous aux séances! M.MacDonald\u2014J'étais dans mon buresu! M.Ainey\u2014Moi aussi! Le maire\u2014J'ai envoyé mon constable et il m'a dit qu\u2019il n'y avait Côté\u2014Je suis entré à 4 ures.(II serait bon de savoir si M.Côté arrive à son bureau à quatre heures du matin ou A quatre heures de l'après-midi 1) M.MacDonald\u2014Cela fait partie, M.le maire, de votre campagne sur le tramway.Le maire\u2014ll n'y a pas de tramway là-dedans.D'ailleurs, il passera bien plus vite que vous ne pen- sex, le Tramway!!! M.MacDonald\u2014Je vous dis, moi, Le nümère6 ous Ë Abonnement | Déménagements Tanspert de valises, ofc BROKERS\u2019 CARTAGE CO.LH.BOURGET,, l\u2019rop.792, RUE ST-ANDRE MONTREAL TELEPHONE EST 5478 Etranger: $2.50 par année Canada: $2.00 par année Sir Lomer veut abolir le conseil Les ouvriers assiègent l\u2019Hotel de VillE (Los sournaux) BAPTISTE \u2014 Ecoute toé mongros.Fails pas ton Tom Coté, viens pas m\u2019beurrer.Cun marche pas, o't\u2019eftrayant A I\u2019'liotel do Villeseurement pas un pouce d\u2019ouvrage.PROSPER \u2014 J\u2019t\u2019ostine-t'y?r Los overriers n\u2019ont tont Toujours la bibliothèque Elle serait surtout batie par des gens du Griffintown.\u2014 Heureusement que.grace à \u201cl\u2019Autorité,\u2019 on devra employer des matériaux canadiens de préférence aux américains.M.Gaston Maillet, Directeur de l\u2018\u201cAutorité\u201d, En ville.Cher monsieur, Voulez-vous me dire, vous qui êles au courant des affaires politiques ct municipales comme pas un, comment il se fait que dans le contrat de la binliothèque signé entre la ville et M.John Quinlan, 1 n'y a eu aucune clause garantissant que les matériaux tels que le granit, la pierre, etc., scront taillés à Montréal, par des ouvriers de Montréal.Qui est-ce qui a vu à la rédaction de ce contrat Est-il vrai que l\u2019avocat de M.John Quinlan est M.Foster, un des directeurs de la Montreal Tramways Co.?Est-il vrai que l\u2019on a déjà accordé $16,000 d'extras à M.Quinlan avant même qu\u2019il eut commencé scs qu\u2019il fera le tour de la montagne.Le maire\u2014Dans tous les cas, rendez-vous à temps.Non pas à 11 heures ou à midi, mais pour siéger.Moi! je me couche le soir, dc sorte que le matin je puis me lever.Vous savez, Toronto, là, on connaît ça! M.MacDonald\u2014Oui, et nous, si nous avions été avec la délégation des \u201csentcux\u201d à New-Vork, on en saurait plus long! Le maire\u2014Vous avez menti.M.MacDonald\u2014Vous avez senti.Le maire\u2014Order! Order! Busi- ness! C'est assez! Ottawa devrait se réveiller Le problème des sans-travail ll est à espérer que le gouvernement fédéral nc tarderz pas à exécuter les promesses faites aux sans-travail.Ce problè me, lequel est national doit avoir ane solution \u2018nationale\u2019.Les scènes dont nous avons été témoins dernièrement à Montréal montrent qu\u2019il faut se hâter.Parmi ces hommes qui demandent si désespérément du travail, H y en à très peu de Montréal; ce sont surtout des ouvriers étrangers, lesquels, en temps ordinaires, seraient employés aux ouvrages de construction dans tout le pays.Et l'arrêt de ces travaux @ ruiné une foule considérable de ces hommes qui, après s'être cherché de la besogne durant des semaines et même des mois, se sont tournés avec peu d'espoir vers les autorités municipales.Mentréal, maigré ses efforts, n'a pu résoudre le problème.Cette tâche incombe au Canada, lequel étant un pays, peut et doit le faire.travaux?: Votre rédacteur Flambcau disait l'autre jour que Ia bibliothèque xe- rait le tombeau de certains contrôleurs comme l'hôtel de la Législature Manitobaine, & Winnipeg, a été le tombeau de Sir Redmond Roblin.Est-ce vrai que M.Quinlan eme ploie surtout des Irlandais du Griffintown?Si c'est le cas, pourquoi nos ndiministrateurs ont-ils laissé sacrifier les intérêts de l'est de Montréal; pourquoi laissent-ils édie fier par des étrangers unc cons- traction appartenant à l'est de Montréal, devant être construite par des ouvriers de l\u2019est de Montréal.Voulez-vous me dire aussi pourquoi on n'a pas trouvé le moycn de donner le contrat à un Canadien-français?Quels sont les \u201cschemers\u201d qui dans l'ombre, ont tant d'intérêt à nous sacrifier! Monsieur Je Rédacteur, MM.les Commissaires de la ville auront bientôt à faire une importante nomination.I! va s'agir ne effet pour eux, d'ici quelques jours, de désigner le directeur de ce fameux Bureau de Renseignements, enfin créé.On a mentionné jusqu'ici à ce sujet, les noms de plusieurs candidats.Il s'en trouve, parmi eux, plus d'un qui sûrement ne manquerait pas de certains titres à cette charge.Le dirons-nous pourtant, l'homme qui à nos yeux semblerait en l\u2019occurence s'indiquer tout le premier à l'attention de nos administrateurs enfin, un qui justement n'est pas candidat et qui, très probablement, ne le sera pas.Nous voulons parler de M.Olivar Asselin.Ancien secrétaire de M.Gouin, qui malgré les rudes coups qu'il a ree i cus a gardé de lui la plus hauté idée secrétaire et véritable facteur du N'est-ce pas qu'il est outrageant de sc faire maltraîiter de la sorte?Je félicite sincèrement votre journal pour Ia belle lutte qu'il fait en faveur des ouvriers.Je profite de l'occasion pour vous remercier de votre initiative et de votre énergie car j'en parlais avec plusieurs et tous l'ont admis; c\u2019est dû à votre campagne dans 1I'\"\u2018Autorits\u201d et à votre énergie, si les matériaux devant servir à la construction du futur temple des bouquins n\u2019ont pas été pris aux Etats-Unis, mais tien au Canada.Vous avez fait là l\u2019ocuvre d\u2019un patriote et fe public saura le reconnaître un jour.Un membre de l'Union des Tailleurs de Pierre.N.de la R.\u2014Notre bicnveillant correspondant trouvera dans les numéros de l'\u201cAutorité\u201d qui suivront d'ici à quelques semaines, les ré ponses à ses différentes questions.On parle de M.Olivar Asselin Supplique à Messieurs les Commissaires Un choix qui s'impose Crédit Métropolitain, dont il a fait un succès complet, connaissant à fond la langue anglaise, aussi bien que la française, doué pour le reste, d'un rare talent de parole non moins que de plume, extrêmement averti de tout ce qui touche au développement économique de Montréal et non seulement par des études théoriques mais encore et surtout par une pratique constante et prolongée des affaires, M.Asselin est à n\u2019en pas douter, selon nous l\u2019homme qui de toute façon s'imposcrait à un pareil poste.Que nos commissaires avant de Jeter les yeux sur tout autre, pem- sent donc à Asselin, qu\u2019ils lui of frent cette charge ! S'il refuse, ils n'auront point fait de mal; s\u2019il accepte, ils auront tous les hommes intelligents de Montréal pour les fé ticiter de leur choix, UN MEMBRE CANADIEN- FRANÇAIS du \u201cBoard of Trade\u201d de l'indifférence des autres, la nape) L\u2019abbé Brosseau Le Conseil devait ce vote de confiance à M.N.Giroux C'est l'opinion d\u2019un correspondant, contribuable montréalais, qui apprécie la réélection de M.Giroux à la Commission Scolaire Catholique Relativement à la réélection de l\u2019échevin Giroux au poste de commissaire, nous recevons la lettre suivante, que nous nous faisons un plaisir de publier : \u201cL'échevin Napoléon Giroux a été déélu membre de la Commssion scolaire catholique de Montréal par le Conseil municipal.Il a défait son concurrent, l'échevin Eudore Dubeau par 16 suffrages contre 4 Ce sont dü des chiffres assez éloquents par eux-mêmes ! \u201cJusqu'à la dennière minute, l'échevin Dubeau avait muintenu sa candidature; muis il a comprs à la fin l'anomalie signalée par l\u2019Autarité, savoir: qu'il ne lui appartenait guère, à lui représentant d\u2019un quartier placé en dehors de la juridiction de la Commisson scolaire, d'aller siéger tlans ce corps au nom de gens qui my ont auoun intérêt, puisqu\u2019ils lités scolaires séparées.\u201cI] sest retiré et il a bien agi en cela, Quant à l'échevin Giroux, par suite de lu campagne systématique de dénigrement menée contre lui dans certains milieux, 11 était moralement contraint de demander à ses collègues ce vote de confiance qu\u2019ils ae lui ont pas marchandé.11 se de- anit à lui-même et devait au Conseil aussi, de sortir de lu Conumission scolaire à son heure et le front haut.\u201cDans ces derniers temps, l'Autorité à publié plusieurs lettres de citoyens, contribuables de la Ville de Montréal, dégoiités de cette avalanche d\u2019injuves contre un de nos hommes publics les plus vigoureux, M.Giroux est de taille à se défendre, il est vrai, et n'a pas froid aux yeux; apis il était temps que les sympathiques à sa personnalité cussent la même publicité que les voix antipa- paient leurs taxes à des municipa- Lettre ouverte \u2018a thiques.\u201cC'est pourquoi, M.le directeur de l'Autorité, je vous remercie d'avance, étant convalneu que vous publierez cette lettre.L'autre jour, quelques minutes aprés sa nomination, V'échevin Giroux, parlant des talents lé- guux à la solde de la Commission weoludre, qui s'effarçaient de trouver une petite bête noire contre lui, les mettait au défi de le poursuivre devant les tnibunaux, Or, je crois qu\u2019il peut être tranquille sur ce point, De ces tulents si avides de plaider une \u2018\u2019ewuse\u201d, je ne connais que le sénateur Léique; mais le cher homme, le piwuvre homme a bien d'autres bites À trouver, pur le temps qui court.Son \u201cscheme\u201d des boulevards de l\u2019aque- due, devant coûter quelques petits millions, ne marche pus, et c\u2019est là une grosse bête noire qui ennuie terriblement le méticuleux sénateur.\u201d Pierre DUGAS u Maire Martin Notre premier magistrat doit montrer un bras de fer Monsieur le directeur de l'Autorité, Cher monsieur, Je viens solliciter l'hospitalité de vos colanmes afin de protester encore une fois de plus contre la mauvaise administration actuelle, C\u2019est pourquoi, j'espère que vous'aurez la bonté de publier la lettre ci-après.A Son Homeur le Mukre Martin, Montréal.Monsieur le Maire, Œst-il vrai qu\u2019on a refusé un gros lot de sable destiné aux travaux publics, sous le prétexte que c'était de da glaise?contribuables soit ainsi gaspiMé.On dit que c\u2019est M.Primeau, le cinquième contrôleur, qui a surveiHé ce contrat du sable.J'en appelle à vous, monsieur le Maire, en qui jai confiance et dont je reconnais l'esprit de justice.Mais sl vous êtes sincère, et je le crois diasqu'à preuve du contraire, vous devez demander une enquête, pas ane enquête échevinale, mais une enquête royale devant des juges de la Cour Supérieure, afin de s'enquérir de la qualité d'un produit si essentiel à la bonne confection des travaux publics.vellent, il cst temps pour vous d\u2019y mowtrer votre bras de fer.Vous pourriez aussi profiter de l'occasion pour que cette enquête royale complète l\u2019investigation si mal commen- céc sur la pianre convassée de la Longue Pointe, et qui est un des plus offrayants scrslales dont Montréal ait été témoin.Sir Lomer a pour de vous, il connaît votre prestige et votre autorité.Demandez-lui une enquête \u2014 il vous d'accordera demain.Votre tout dévoué, Si vous ne voulez pas que des T.McDUFF, ' scènes pénibles, tristes, disgracieuses, 11 est incroyable que l\u2019argent des | voire même dangereuses, se renou- 273 Notre-Dame Est are \u2014\u2014 pe Protestation ouvrière Ou il est question du cinquième controleur, \u2014 Pilules, onguents et emplatres Vers la roche torpéienne Monsieur le rédacteur de l'Autorité, Monsieur, .Mardi dernier je me trouvais, occasion, de passage à l'hôtel de ville, ce qui m'a permis d'assister à la démonstration d'un grand nombre d'ouvriers qui demandaient du travail, par conséquent du pain.Phiseurs personnes ont prononcé des discours.Jamais une administration municipale n'a reçu pareil soufflet.N'eut été la présence d'esprit du maire Martin, il! y aurait eu du grabuge; on aurait cassé les vitres.Toute l\u2019avalanche est tombée sur le dos du contrôleur Côté.Ze commissaire des travaux publies devrait se rappeler les promesses qu\u2019il a faites avant son élection.Il doit savoir qu'un contrôleur doit donner tout son temps au ser- vice de la ville; c\u2019est pour cette raison qu'ats à monté le salaire des com- anissaires au prix très raisonnable de $7,500.par année.J'en parlais ces jours derniers à quelques amis de M.Côté qui me répondaient : \u201cHélas, il me veut plus travailler\u201d.M.Côté est un homme intelligent, un homme possédant une grande expérience.Pourquoi laisse-t-il la responsabilité d\u2019une grande partie des devoirs qui lui incombent sur les épaules frêles, inexpérimentées et indiscrètes du cinquiènie contrôleur, M.L.J.Primean, J'admets que M.Pnimean est un bon jeune homme, qu'il a pu étre un bon commis-voyageur dans les pi- Jules, les onguents et les emplâtres, mais pas uw homme sérieux n'admettra qu\u2019il est compétent à diriger un département aussi difficile que celui de nos travaux publics.Ce vent de révolte qui souffle parmi la population ouvrière, souffle aussi parmi les autres classes de Ja société, plus calmes et non moins dé- goutées, et pour peu que cela continue, M.Côté, 6! bonnes que soient ses intentions, verra avant lo de par la faute de son naif et inexpérimenté cornac la roche tarpéienme d\u2019où il prendra le plongeon fatal dont on ne sc relève plus.Vous remerciant de votre hospitalité, j'ai l'honneur d\u2019être, cher monsieur, Votre tout dévoué serviteur, Wilfrid PERREAULT, Ingénieur-mécanicien, 887 rue Visitation.La Fête-Dieu Toute passe! Est-ce indifférence ?Est-ce apatirie ?J'ai voulu suivre, hier, le cérémonial de la fête, à Notre-Dame.Je ne vous dirai pas tout ce que j'en ai ressenti, ce serait navrant.Jadis, c'était \u201cla paroisse\u201d qui donnait lôlan; cétait chez elle que des milliers de croyants se rendaient pour saluer le Roi des rois.Cette fête était solennelle, grandiose et mous laissait an souvenir de foi vivace.Perdu dans la foule, j'ai swivi le parcours de la procession.Quel changement! La partie ouest sums décorations.Peu de fidèles et beaucoup de curieux, Tes décorations de Notre-Dame même, insuffisantes et maigres.De la verdure vieillie, fanée.Dans les rues, des drapeaux fixés À des condes, au hasard, sans goût, sans art; des banderoles multicolores du plus médiocre effet dissiminées çà et là.Des arbustes au feuillage flétri, liés par des cordes suivant la chaus- ade.Des écussons bizarres, unissent et sontienent des drapeaux placés Jù, au petit bonheur, Sur les trottoirs, tout une populace cosmopolite regarde, indtffé- rente, le défilé, les officiants ; c\u2019est à peine si elle courbe la tête quand il passe, Mans les encensoirs brûle de \u201cl\u2019arcanson\u201d commun en guise d'encens.Sur le dais, des touffes de plumes d'autruche défrafchies et que Ton vouilrait blanches.On célébrait hier la Fête-Dieu à Notre-Dame ! ture fêtait son Créateur.Le soleil resplendissant réchauffait l'air embaumé du printemps et semait des traînées d\u2019or un peu partout.Pour remplacer les fleurs coupées et les fougères qui auraient dû joncher le sol où #1 passait, des campagnes d'alentours, les arbustes en fleurs, les pommiers, les cerisiers, Jes lilas prodiguaient leurs parfums à la brise tiède qui agitait des bannières saîntes.Le costume blanc des enfants de Marie, les suvplis des enfants de choeur resmplaçaient les lis absents.Au chant monotone des hommes, les oiseaux, qui voltigenient autour des vieux clochers, lançaient leurs plus joyeux trilles.Les notes graves des cloches vous invitaient À la prière et les oiseaux élevaient votre âme dans l\u2019au-delài.comme pour vous forcer à oublier le pénible apectacle de la rue.En cette année de fléaux, de guerre, quand le monde civilisé n'a plus d'espoir qu'en Lui, on célèbre sa fête avec moins de pompes que s\u2019il se se fut agi d'um étranger de marque, d'un prince quelconque, Et pourtant, Lui seul peut faire cesser les horreurs d\u2019une guerre sans merci; Tui seul peut consoler les foyers sans pain, les soutenir; aider et soulager les veuves, les orphelins, encourager, multiplier les martyrs de ka grande cause.Lui seul vaut que l'on s'arrête, que l'on s'agenouille pour le remercier de tout ce quil nous prodigue malgré notre outrageant abandon, notre in- conmmensurable ingratitude.Tancrède MARSIL Bn.face de la mesquinerie des uns, Ce qu\u2019il pense de ses adversaires M.l'abbé ne oraint pas de dire ce qu'il pense de M Vanier, ni de ses adversaires.Voici à peu près textuellement ce en dit: : \u201cJ'aurais préféré que les \u201c \u2026 \u201cn\u2019eumsent rien dit de cet incident, \u201c «qui relève plutôt de l'assemblée \u201cnérale de le Société.Je déclare d\u2019ail- \u201c \u201cleurs qu'aucun journal ne m'a de- [a \u201cmmanidé le moindre renselgnemet, et conse à rensel- de point précis que vêns gé-| 'bilité de faire seul le travail de (\u201cLe Réveit\u201d) \u201cmentionnez \u2014 mais pas sur autre \u201cchose! Jamais on ne m'a offert \u201cd\u2019être le chef d'un secrétariat per- \u201cmanent avec un personnel suffisant.\u201cAllez consulter les minutes du con- \u201csell, et vous me direz qu\u2019au contraire \u201cje me suis insurgé contre l'impossi- \u201ctrois ou quatre hommes.Puisqu'on \u201cme demandait une chose impossible, \u201cj'étais en droit d\u2019y voir une arrière- \u201cpensée, d'autant plus que des ren- \u201cseignements m'y autorisaient déjà\".\u2014\u201cQue pensez-vous de la lettre de \u201cun brave joune homme que j'estime ; \u201c11 se grise de grands mots, et il est \u201ctoqué des oeuvres sociales de France \u201cmais c'est un brave homme.Si \u201cj'ai parlé de Jui, c'est quil avait ei- gné l\u2019exposé en question.Je lui en \u201claisse toute la patennité, je sais bien \u201cque ce n'est pas tout YA.CJ.C.qui \u201cest responsable d'une telle oeuvre.\u201cT\u2019A.C.J.C.je Indmire dans sa sphère, \u201cmunis je veux qu'il y reste, les bar- \u2018\u201cbiers sont une excellente classe de \u201cgens, minis fis ne doivent pas s\u2019em- \u201cparer de la magistrature ! Nos petits \u201ccutlets sont gentils mails ne veu- \u201clent pas supplanter l'état-major de \u201cJoffre! Tout le monde est d'accord \u201csur les avantages dun secrétariat \u201cpermanent, mais il faut y mettre \u201cle personnel suffisant.Voilà tout.\u201cBonjour.\u201d (\u201cKe Réveil\u201d) EEA > UNE NOUVELLE SOCIETE De l\u2019Fcho des Tranchées (17e terri- ritorial) : Société pour l'exploitation des mines de ln boisselle Fondéc au capital de treize sous Notre beau pays va s'enrichir d'une prospérité nouvelle.On vient de découvrir aux environs d'Albert d'importants gisements de fer, de cuivre et d\u2019acier, presque à fleur du sol.Il n\u2019y a qu'à se baisser pour en prendre, ect, dans ce riant pays, qu'est-ce qu'on prend !.Les gisement de ln Moisselle sont lancés par un groupe franco-alle- mand.Mais l'élément français en restera le maître, dans peu de jours.RIEN DE PLUS GRAND Du supplément illustré de la Gazctte de Lausanne : Une troupe de uhlans entra dernièrement dans une petite ville du Nord de ln France.D'un air arrogant, un des officiers pénétra dans un restaurant, appela un garçon et déposa en même temps son épée sur la table.Le sommelier revint une minute après avec une fourche en fer qu'il avait prise à l'écurie.\u2014 Qu'est-ce que cela signifie ?crla Vofficier en colère.\u2014Oh ! répondit le garçon, c'est tout ce que j'ai trouvé qui s\u2019assortisse à votre couteau.MORT AUX CHIENS De la France de Demain : Dans l'Allemagne du Sud, on a décidé d\u2019abattre tous les chiens de luxe et d\u2019en employer la chair à fabriquer des saucisses, qui seront gar- décs, dans les dépôts des vivres.On espère ainsi atteindre un double but : supprimer un nombre considérable \u201cM.Vanier ?\u201d \u2014\u201cAh! ce pauvre M.Vanier, c\u2019est de \u2026 gueules inutiles et procurer à la population un supplément de vie- tuailles.' er La qusebion du Tramway a fait une fois de plus, les freis d'une discussion mouvementée au Bureau des tention de faire pas projet i.1 an de faire passer le > mitif du maire Martin Frs ati madifié par le contrûleur Th.Côté, s'est manifestée une fois de plus por.mi les protecteurs zôlés de la Cie des \u2018Tramways qui commencent à être sérieusement inquiets de ces atermole- ments qui menacent de tourner à leur désavantage.11 faut en finir une bonne foi.11 est bien certain que si c'est là, le voeu de la compagnie ce n'en est pus moins le désis du public en général et de la classe ouvrière plus particulièrement, mais les roints de vue de solution diffèrent au point de s'opposer souvent, bien que les deux partis en présence soient intéreesés étroitement dans la solution auvable de ce grave problème.Les intéressés de le Compagnie des \u2018Nraumways qui on tdépensé des sommes importantes lors des dernières élections municipales, pour préparer l'octroi d\u2019une nouvelle franchise selon les désirs de ladite volent le temps passer sans qu\u2019il soit pris une décision conforme aux plans gu'éls ont conçus.Aussi la Cie des Tramways redoute-t-elle les pro- chuines élections municipales qui ris- quernient de compromettre tout le travail qu\u2019elle à élaboré au prix de gros sacrifices financiers et elle cralnt que tout soit à reconmencer si le corps municipal actuel n\u2019est pas appelé à statuer sur son sort.C'est pourquo: nous la voyons activer la discussion, précipiter les débats, et comme elle est Toute-Puissante, parait-il, beaucoup de gens pensent qu'elle aura gain de cause sur tous les points, quel que soit l'opinion du public à son égard.De fait, elle nous semble bien puissante et prodigieusement armée cette grade Compagnie des Tramways qui fuit à son gee, lu pluie et le beau tonrps dans nos milieux municipaux, qui se trouve indirectement mêlée à toutes les questions municipales et qui est comme le \u201cDeus ex machina\u201d de la scène où nos contrôleurs sont appelés à jouer les grands premiers roles.Il semble que rien ne doive se faire ou se projeter sans qu\u2019elle en soit avertie et sans qu'on ait pris soin de la consulter, elle est, dirait- on, le censeur impitoyable du Buveau de Contrôle et franchement beaucoup de gens bien informés sur ses faits et gestes se demanident, non sans raison, si ce n'est pas elle en réalité, qui contrôle la ville et dicte ses volontés à nos représentants mu- mnicipaux.M faut bien convenir qu\u2019il existe des cuincidences singulièrement édifiantes aur l\u2019intervention mystérieuse que semble provoquer la Cie des Tramways dans les actes principaux de notre municipalité, et si l\u2019on con- sidlère ces indications comme des manifestations d'autorité, on dait reconnaître qu\u2019en maintes circonstances, nous dépendons de cette institution qui évolue parmi nos projets et leur prendre le direction que bon lui scanble.\u2018 Prenons, par exemple, le dernier emprunt municipal de six millions.Autrefois, c'était la Banque de Montréal qui était chargée de négocier des emprunts municipaux; elle fai- suit appel au capital anglais, pour obtenir les finids demandés, Les conditions créées par la guerre ayant rendu impraticable l'importation du capital anglais, notre municpulité a décidé d'opérer elle-même et a délégué le contrôleur Napoléon Hébert à New York pour réaliser cet emprunt.A son retour de voyage (qui evait duré le temps d'aller et revenir) notre contrôleur nous informnit naive- ment que tout avait été comme sur des roulettes et qu'il n\u2019avaît eu, pour ainsi dire, qu'à paraître pour obtenir l'argent dont Montréal avait bescén.Allons donc ! Ce n'est pas en cing minutes que l'on opère une telle transaction, aussi américanisé qu'on GAY TORITE Que faut-il conclure ?yon - - Wt Les Controleurs et le Tramway pulse être! On n\u2019emprunte pas six mailions e on emprunteraît un cinq dollars's un copain.1 faut que nos contrôleurs jugent le public de Montréal bien crédule pour lui faire croire de telles choses.Selon toute vraisemblance tout était préparé d'avance.Un n- nage inconnu du public s\u20196tait i coup sûr, entremis entre le solliciteur et le préteur et avait facilité lo tren- saction.Oul, mais qui?Nul ne saura jamais probablement quel fut ce mystérieux entremetteur qui prépara la voie À nos édiles, non sans en tirer profit, bien certainement.Or nous savons tous que le prêteur en question n'est autre que le Harris Trust de Boston et que 1'institution agissant comme fidéicommissaire de la Montreal Tramways Co.porte (étrange hasand) exactement le méme nom de Harris Trust.Que faut-il en conclure?Vienne Ja question de l'octroi du contrat pour la construction de la Bibliothèque municipale, In coînel- dence n'est pas plus frappante, et le bienfaisant hasard se mettant de la partie, il se trouve que les conces- slonnaires du contrat sont précisément en rapports très suivis avec les dinanciers qui contrôlent la Cle des Tramways.Que faut-4! en conclure?ŒEnvisageons la question du granit devant.servir à la construction de la Bibliothèque.On sait que le contrat pour le granit devait être donné à Mégantic et que le granit de cette provenance eut été taillé à Montréal par des ouvriers de la métropole.Pour des raisons ignorées des profanes, on décida subitement, malgré les rapports d'experts favorables au granit de Mégantic de renoncer À cette source d'approvisionement et l'on passa le contrat aux carrières de Queenstown.Ie premier résultat de ce chamge- ment fut de priver nos ouvriers mu- nicipanx du travail de la taille du granit en question, aggravant ninsi la situation des ouvriers de notre ville, À laquelle ce contrat aurait dû cepnedant, apporter quelque soulagement sous forme de journées de travail.Pour quelles raisons impérienses a-t-on accordé ce contrat aux carrières de Queenstown?Pour le commun des mortels la chose restera un mystère.Cependant ceux qui sont dans les petits papiers de nos gou- vennants mmnicipaux atfirment que certains financiers de la Cie des Tramways et dont l'influence ne laisse pas de doutes, sont intéressés dans les carrières de Queenstown.Que faut-il en conclure?.Et il en va de même pour mille et mille choses.Evidemment les coincidences nous Placent en face de quelques-unes de ces probabilités bien faîtes pour captiver l\u2019espnit de recherche d'un policier amateur désireux de joner les Sherlock Holmes et elles nous font réfléchir longuement et nous demander si nous ne sommes pas les jouets inconscients d\u2019une compagnie prodi- gleusement puissante et qui mène à sa gwise, malgré les protestations et l\u2019opposition de ceux qui y voient clair et qui cherchent, dans l'intérêt du public à se débarrasser de cette étreinte magique qui nous pourchasse et nous domine.Demain peut-être.cette même compagnie va nous dicter ses volontés pour le renouvellement d\u2019une franchise et devant elle, les volontés s\u2019in- elineront, les énergies fléchiront, le peuple se fem Yesclave de ses désirs, elle triomphera une fois de plus.Par quels moyens de telles inet- tations révasiront-elles À atteindre leur but coûte que coûte dussent-el- les asservir toute une population et voter res représentants à l\u2019opprobre général?Ja porte est ouverte A toutes les suppoaîtions et chacun selon son jn- gement peut voir ce qu'il doit en conclure.(Du \u201cProgrès Ouvrier\u201d) Les brouillards asphyxiants De quoi sont-ils faits?On a aujourd'hui quelques précisions sur les engins dont la barbarie raffinée des Allemands s'est servie pour obtenir par l'empoisonnement s cffets qu'ils ne peuvent pas attendre de leur courage dans une lutte loyale et ouverte.Déjà les chimistes consultés avaient éliminé certains produits dont il a été fait mention.L'acid: hypoazo- lique, par exemple est trop difficile à préparer en masse, et I'acide nitrique nécessaire à sa fabrication est trop particimonieusement , ménagé par les Allemands pour la confection de leurs explosifs.Les vapeurs sul- furcuses n'auraient pas produit 'effet cherché.Le clilore, qui ne sepré- sente qu\u2019à l\u2019état gazeux, ne peut pas s'emmagasiner en quantité suffisamment forte pour produire à l'air libre un nuage de vapeurs aussi épais que celui qui a été signalé : de plus, sa couleur est nettement verte, Après ces auccessives éliminations, ct aussi après les déclarations de ceux qui furent exposés à l\u2019action des vapeurs délétères, et l'examen rapide de quelques débris d'engin, on est arrivé à la conviction que nos ennemis s'étaient décidé à employer contre nos troupes les vapeurs de brome.Te brome se prête à une utilisation de ce genre.C'est un liquide trois fois plus lourd que l\u2019eau, se maniant avec une facilité relative, Il est rouge brun, très vénéneux, d\u2019une saveur répugnante, d\u2019une odeur très forte et très peersistante.Il se volatilise facilement à l\u2019air libre, mals sa vapeur, de couleur jaune foncé, étant l\u2019une des plus lourdes connues, \u2014six fois la densité de l'air, \u2014 les gaz formés peuvent rester en nuages sur une ffaible hauteur au-dessus du sol et être poussés comme une masse par le vent.Ces vapeurs sont violemment toxi- Elles irritent fortement les voies respiratoires, brâlent les yeux.Tes Allemands possèdent des quantités énormes de brome et peuvent se permettre un tel gaspillage.- S'il fut découvert, en effet, par le chimiste francais Balard, qui l\u2019isola des cendres de varechs marins, le brome venait en totalité, ces dernières années, des usines allemandes qui le retiraient des salines de Stassfurt.Il y a donc, on le voit, concordance de raisons pour que ce soit à lui pour que les Allemands aient demandé secours.Leur nouvelle invention, du reste, ressemble, par certains cités, à leurs zeppeling; elle lation de circonstances favorables ques.Leur action est immédiate.| Rio demande pour réussir une accumu- [ti L\u2019ATTAQUE DES FORTINS D'une lettre du surgent Jean C.: .Dans Ila journéé du ler avril j'ai assisté à un spectacle effrayant.Une véritable trombe de fer tombait autour de nous.Après une heure d\u2019explosions effroyablés \u2014 nos obus balagaient des fortins boches éloignés de 40 mèêtres environ \u2014 11 a fallu, sous une rafale d\u2019obus, passer par-dessus le parapet, chargér À la balonnette.Chose curieuse, dans cet enfer, je n\u2019éprouvais pas la moindre émotion; c\u2019est parfaitement calme que j'ai sauté sur le parapet et que je me suis dretourné en criant à mes hommes: \u201cEn avant, à la balonnétte!\u201d puis j'ai foncé droit.Vingt mètres, et un de mes camarades, normalien d'avenir, tombe à mes côtés, la face en avant; quelques secondes, et un 77 éclate à moins d'un mêtre de moi; l\u2019explosion me plaque à terre.Je me relève; mes hommes, me voyant touché, hésitent; je repars la rage au coeur.nous arrivons sur un fortin; des ennemis, un officier en tête, se présente; nous les abattons A coups de fusil; je saute sur le corps de l'officier mort.Alors, combat terrible; à moins de deux mètres, on se canarde: les Allémands nous prennent entre deux feux; un de mes soldats reçoit une balle én plel- ne poitrine: je suis toujours accrou- Pi sur le cadavre de l'officier\u2026.\u201c Afoutons, au récit du sergent C.\u2026 que cétte affaire s'est terminée tout À l'avantage des nôtres.Peu de jours après, ce vaillant sous-officier état! proposé pour le grade de sous-lieu- ACHETEURS A SURVEILLER L'Avenir du Puy-de-Dôme publie la note suivante, qui intéresse tous nos producteurs : L'exportation du bétail est interdite; malgré cela des acheteurs étrangers continuent à circuler dans nos campagnes et à acheter, à n\u2019importe quel prix, tout ce qu'ils trouvent.Ces jours derniers, l\u2019un d'eux opérait dans l'arrondissement de m Un maire qui le rencontre lui demande pourquoi 31 achète ce \u2014C'est pour Lyon, lui est-il r6- pondu.Or, Lyon est sur le chemin de la Suisse, et il est manifeste que les Allemands ont raflé, dans les pays neutres, tout ce qu\u2019ils ont pu.oe pourrait-on aurveiller ces ache- urs.\u2014 \u2014\u2014\u2014 mi en limite considérablement l\u2019emploi.Quoi qu\u2019il en soit, nous sommes aujourd'hui prévenus et probablement parés pour une nouvelle tenta- ve.Le La peureuse Geneviève était née peureuse.À peine balbutiait-elle g mots que déjà elle avait & dire: \u201cA peû! A peut\u201d (1).Sa fréle ima- ginution créa les images de Veffrol avant celles du plaisir et de la tristesse, Elle n: recoutait pas scule- ment les ténèbres, en qui les plus petits perçoivent les ennemies profondes des êtres, mais les bruits inconnus, lu voix des Lêtes, les silences trop prolongés, la pluie, les insectes, les ombres qui se déplacent.Blle eut peur des jouets qui bôlent, sifflent ou miaulent, de lo girouette qui grince, des.portes qui s'ouvrent brusquement, des gens qui grimacent ou qui louchent; à trois ans elle n\u2019osait aller seule dans une chambre, en plein jour; elle tremblait dès que le vent faisait entendre ses voix mystérieuses sur les vitres, duns les liaices, les herbes, les encoignures, et surtout au fond des bois: il chuchote singulièrement, s'enfuit derrière les arbres et hurle dans Jes ramures; tantot il arrive à pas furtifs et tantôt il accourt en courbunt tout sur son pussages tantôt 3] ressemble à une bête craîntive et tantôt à un troupeau de loups.La peur de Geneviève s\u2019accrut lorsqu\u2019elle connut les légendes charmantes et terribles, les histoires de voleurs et d\u2019assussins, les aventures des voyugeurs chez les sauvages et dans les forêts vierges.Après su première communion, celle frisson- nuit encore en plein jour lorsqu'elle se trouvait seule; quand le soir répandant ses cendres, elle n'osait s\u2019éloigner de la lampe.On n\u2019essayait plus de la corriger.Sa tante, qui l\u2019avait recueillie, n\u2019at- tenduit plus de remède que du temps.Elle venait d'atteindre sa quatorzième année lorsque la guerre éclata.Alors, son épouvante ne lui laissa plus de répit: elle écoutait avec d'affreux tremblements les récits des geus, ou la lecture du journal.La nuit, elle se réveillait avec des cris rauquess son coeur faisait le bruit dun oiseau qui se débat au fond d\u2019un sac.Comme elle vivait dans un village de l'Est, l'ennemi était proche, et, dès les premiers jours, on pouvait percevoir au loin le bruit du canon.Elle se figurait continuellement l\u2019arrivée des brutes; elle pensuit qu'elle mourrait de peur.: Une nuit, des bruits nombreux la réveillèrent.Des chevauchées s'entendaient dans la campagne; des des voix brutales menacérent; une fusillade crépita; puis, il y eut une clameur furieuse, des voix suppliantes, des sunglots, et des gémissements.Une lueur rouge annonça l\u2019incendie ; la porte de ls rue craqua, plusieurs hommes se précipitèrent dans In maison, Geneviève s'était levée ; elle vit sa tante au bas de l'escalier; des trognes rouges parurent, des yeux piles et durs.\u2014 Que tante.Des jurements Jui répondirent.Une main velue s\u2019empara de la lampe; il y eut un piétinement; Geneviève vit la malheureuse renversée sur le sol, et il se passa quelque chose de si formidable que l'enfant s'enfuit affolée.Quand elle revint à elle, le grand jour brillait.Elle se trouvait dans un réduit, derrière une pile de vieux linge, sans savoir comment elle était venue là.Pendunt son délire, elle avait dû obéir À son instinct de peus reuse, elle s\u2019était cachée au hasard.La maison semblait vide.\u2018Il y régnnit un grand silence.Geneviève sortit furtivement sur le palier et se pencha pardessus la rampe.Sa tante était étendue sur le sol, les vêtements arrachés, la poitrine sanglante; dons le visage livide, les yeux large ouverts exprimaient une horreur innommable.Geneviève demeura une minute paralysée; une tendresse immense, une pitié sans bornes emplissaient In jeune ûâme\u2026 Puis un sentiment inconnu, une colère sacrée, une fureur généreuse et comme une dilatation de tout l'être qui chassait à jamais la peur.La voix des canons annonçait une bataille.Geneviève n\u2019était glissée par les jardins, puis par les sentiers couverts ou à travers les boqueteaux.Elle ne savait pas où elle allait; un instinet confus la pous- suit, une activité voulue par l\u2019inconscient.Elle arriva au bout du plateau, au haut d\u2019un escarpement.11 y avait des troupes dans la plaine, tapies au fond d\u2019excavations et de tranchées.Juste au-dessus des rocs où se glis- suit Gencviève, des soldats occupaient une ravine.Une tête rousse, une fuce épaisse et mauvaise, attira violemment l\u2019attention de la petite.Elle poussa une plainte sourde ; elle l'avait vu à l'heure tragique: c'était un des assassins de la martyre.Les canons allemands tonnaient à In droite et à la gauche du plateau; au loin, l\u2019artillerie française répondait sans relâche.De-ci de-là quelques obus tombaient dans la plaine.L'enfant regardait et écoutait passionnément.Elle voulait In mort de l'homme roux; elle joignait les mains dans un geste d'imploration vers le site où se dissimulait l\u2019armée française.Par intervalles, Ia jeune fille se déplacçait.Elle finit par descendre duns une petite grotte qui aboutissait à l\u2019escarpement.Une grosse roche bouchait à demi l\u2019ouverture.Comme l'adolescente s\u2019avançait pour épler l'ennemi, elle aperçut dans la pénombre une mè- che jaunûtre qui semblait sortir de In terre.Une pensée la traversa en éclair.Elle se souvint qu\u2019on devait faire sauter la roche qui menaçait de rouler dans la plaine; elle devina que la mine avait été préparée ct qu\u2019un événement quelconque, sans doute l\u2019arrivée des ennemis, avait interrompu l'opération.La colère sacrée était toujours en elles elle savait ce qu'elle voulait faire; et elle le voulait avec une énergie indomptable, Sses ) furent bréves.Elle remonta, se glissa parmi les boqueteaux, les chemins couverts et les jardins, rentes furtivement dans la maison et ressortit avec une boîte d'allumettes.Quand elle se retrouva dans la grotte, elle regarda d'abord si les Allemands étaient encore dans la ravine.Tout de suite elle revit la tête rousse.Elle alluma la mèche\u2026 Quelques minutes coulèrent; Geneviève, refugiée dans un buisson, épiait la ravine.Une détonation prolongée se mêla au fracas de l\u2019ar- tilleric\u2026 Des blocs coulèrent, et parmi les torses broyés, les membres épars, les têtes éclatées comme des noix géantes, le sang jaillissait en sources écarlates Geneviève reconnut la face roumse du bourreau.Alors, pâle et grave, pleine d\u2019une joie sereine, une joie de renoncement, la jeune fille se dressa sur la pointe de la falaise et cria: \u2014 Mort à l'Allemagne! Une grêle de balles l'enveloppe ; peureuse, avec un doux sourire, voulez-vous?demanda la dans la vie éternelle.J.Hi.ROSNY, les s'affaissa sur la terre rude et entra Le pain de paille Une des caractéristiques les plus 1870 fut ls multiplication des fous- inventeurs.11 y & toujours des fous- invetneurs; mais aussitôt que Paris fut cerné, et surtout que les vivres proliférs d'une façon singulière.L'un proposait de creuser un tunnel qui, partant de la porte de Bercy, irait en doucer jusqu'à Metz.L'autre avait inventé un canon qui par- tuit tout seul et se rechargeait lui- niëme, indéfiniment, en tournant sur un pivot: on le montait le soir sur le plateau de Châtillon ou de Clasmuurt, on le laissait là, et le lendemain, l'sssiégeunt allemunds avait disparu, réduit en poudre.Un troisième faisait pousser des pommes de terre jusque sur les toits et dans les pots de fleurs de Jenny l'Ouvrière.Un quatrième avait découvert le moyen de faire un chocolut délicieux avec des bâtons de chuise\u2026 Il ne fuut pus railler ces pauvres gens: ils étulent simplement vie- times de la folie ubsidionale.Le Gouvernement Provisoire, d'uilleurs, avait dû céder en quelqque mesure @ lu contagion et semuit des nuvets duns les plates bandes des Tulleries, Mais, aujourd'hui, c'est l\u2019Allemagne tout entière qui est prise du même mul, pur un juste retour des choses d\u2019icl-bus.Le maire de Mülheim édicte, pour ses administrés : ( (Chacun doit planter chez lui des pots, des lentilles et des haricots 1) Savez-vous planter des pois 4 la mode, & lu mode, Savez-vous planter des pois À lu mode, des Mulheimois?De graves docteurs fout des conférence aux dumes de maison et aux cuisinières et leur enseignent des recettes assez nnulogues à celle de ln célèbre soupe aux cailloux.Enfin on apprend que l'éminent professeur Bridenthal\u2014ça commence comme Brid\u2019oisou \u2014 de l'Université de Berlin, vient d'imaginer un nouvel aliment (fabriqué avec de la paille et destiné à révolutionner le régime populaire, Je n\u2019entreprends pas de recher- Pour vos triques de Lac il faudra de bonnes commencèrent à y mauquer, l'espèce d - Samedi, 12 jules 1918 cher ici de quelle manière Jo pain de ge vous no érité, \u2018route proche \u2018de mémirables du siége de Paris gne est , en V la mu ho \u2018la famine ou s\u2019il y a chez elle en\u2019ce paille révolutionnera les rmaniques, pas plus que je ne = moment plus de peur que de iMais il est évident que les [effets et que ce pas tout entler est ésormais en prole 3 la folle obsl dionale.Car In folie obsidionale, justement, naît de la peur, plus encore que du mal.Ce qui distingue l'homime de la bête, ce n'est rire, comme le prétendait c'est la faculté de On se dit :(Voici bien mon pain de ce jour, mais demain, demain, demain?.) \u2018L'homme sage se dit que § n\u2019y aura rien à faire, l'administration s'en tire comme elle peut et le fou invente le pain de paille.Pierre M \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 mega PERRETTE ET SON POT AU LAIT Du Bulletin des Armées de la République : Le directeur des caleses d'épargnes autrichiennes s\u2019est rendu, ruit-il, à Berlin pour y discuter les couritions d'émission, sur \u201cplace\u201d, de 800 millions de marks de bonus du \u2018Frésor austro-hongrois.Ces bons seraient remboursables après Ja guerre sur les ressources du \u2018Trésor \u201cou sur l'indemnité que l'Autriche pourrait toucher de ses ennemis\u201d.L'indemnité de l'\u2019Autriche-Hon- grie! Oh! pauvres souscripteurs des bons du Trésor austro-hongrois ! LA GUERRE DE TRENTE ANS Du Courrier de l'armée belge: A l'assemblée générale d'une grande Compagnie de navigation anglaise il a été établi que, même si les sous-marins allemands arrivaient couler tous les jours un navire britannique de plus de cent tonnes, il leur faudruit vingt-huit ans pouf détruire les flottes marchandes en en construction.Vingt-huit ans!.La guerre de Propriétaires et Locataires pour le mois de mai Appelez Est 1253 ef vous aurez prompte et entière' satisfaction.MONTREAL TRAMWAYSOO.Meraire du service suburbain 1914-18 Ou Bursa de Poste.10° service de 6.40 am.& 5.00 am.Co 20\u201d service de 8.00 am.à 4.00 p.m pu certe de 510 20 à 1108 Bleus ce g pm.De Lachine.20\" srevice de 5.30 am.à 8.50 am service de 5.60 am.à 0.00 am.20° service de 0.60 am.À 4.00 p.m.wom din ian am er a 13.80 am SAULT AU RECOLLET ET OT-VINCENT DE PAUL Be la rue St-Denis à 16\u201d corvice de 5.16 am.à 8.00 em.Gniné-Vinesnt, + 30 service de 6.00 am.à 400 pm 16\u201d service do 40 p.m.à 7.00.pm.waa 8 INES LANES ms.\u2018 Char ous Ge Vincont mont 2\u20ac inde eu - eo eos os 0 30.60 am De 8-tVinoent & le 16\u201d service de 6.45 am.to 5.00 am vue St-Denis 80\" service de 6.30 a.m.te 4.80 DM service de 4.00 p.m.Bb 7.20 pm 20° service de 7.20 pm.à 6.90 pm 80\" corvice de 8.20 pm à 11.85 Om @Ghar Ge Nongersen à la rue St-Denis .19.96 om.Cher de @t-Vineent à Is rue Mt-Donis .1.10 a.m 20\" oervice de 6.20 a.m.à 8.40 Dm 40\u201d service de 8.40 Dm.à 1.00 minuit Trente ans, alors?installations élec- déménagements 0 p.m.0.00 pm.à 12.50 on 6.40 am.à 19.00 minuit 5.60 am.à 18.80 minuit Sham à 860 sn 5.00 a.m.A 12.00 minuit S00 am A.0.00 om.2.00 am.à 0.00 pm 8.80 pm.à \u20181.009.1.00 pm.& 6.40 9m Malles, Suit Cases, Sacsde Voyages, Etc.N\u2019oubliez pas qu\u2019un voyageur est souvent jugé par ses malles.N'hésitez pas à vous les procurer de la San-Francisco, à la mer, dans les montagnes ou au | de bon style, solides et confortables.Exigez celles Marae \u201cALLIGATOR\u201d Ce sont les plus belles, les mieux finies et les plus durables; elles sont les meilleures en Amérique et ne se vendent pas plus cher que les autres, BAZAR DU VOYAGE, ee so Cotes En face de chez D upuls Frivres | le Rabelais, cette\u2019 existence, sans compter les navires > \u201ca @ Samedi, 12 juin 1018 MONTREAL JOCKEY CLUB REUNION D\u2019ETE à la PISTE BLUE BONNETS DU 8 JUIN AU 15 JUIN Courses ot steeplechase tous les jours Admission, $1.50 Paddock S0c.extra Aux Bains Laurentiens eme E rw PARC - .Le Coin des rues Craig et Beaudry SOHMER Bains Toes Be vee lit $1.00 a = \u2014 Soirée de Gala Allez prendre un bain dans la plus étendue d\u2019eau intérieure du là où l\u2019eau est toujours elaire et fraiche, à une température d'été; 25 ets, enfants 15 cts, MERCREDI ET VENDREDI Concert sur le terrain tous Serviettes, saven, ete, inclus.tes soirs Essayez-en un vous vous en Féulres, lMumination, Ete.Les grandes heures Jeanne d'Arc À aucune minute des siècles révolus \u2014 depuis que son pom de litanie, clair et séraphique, rayonne dans l\u2019inmortanté \u2014 Jeanne d\u2019Are n\u2019a été wœussi intimement mêles qu'aujourd'hui à lu trame de notre histoire.Elle en est la broderie merveilleuse ob sucree, J'incompuwrable orfroi.Elle fait purtie étroite et puissante de notre vie nationale duns tout ce que celle
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