Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 19 juin 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1915-06-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" # #; Vel.tt\u2014.No 78 |* [RAYMOND TEA ROOM ces & in cast - Gpériaiité Go Püttreertes de tout eue pour banquets eù Mastages.Gn baie Tron & Baim TT 1 2 # + 8 Administration ot rédaction : 162, St-Denis Tél.Est 893 Missionnaire et patriote Le tribut d'hommages qui s\u2019est élevé à la mémoire de Mgr Langevin, cette semaine, démontre jusqu'à quel point était apprécié l'émi- \u2014 it dans les milieux anglais aussi bien que français, protestants que Un journal de langue anglaise a imprimé que le Canada perdait en jul un de ses grands hommes.En effect, peu de Canadiens, depuis 20 ans, ont captivé antant que lui Fatteation publique.Ce prélat était A Ia fois missionnaire et homme d'action.Em succédant à Mgr.Taché, sur les bords de la rivière Rouge, il acceptait la succession d\u2019un géant.Il s\u2019est montré de taille.Son prédécesseur avait eu à traverser les 3 temps troublés de Riel; lui, il eut à plaider la cause de ses frères d \u201c Manitoba, lésés dans leurs droits les plus sacrés, leur droits scolaires.» Il s\u2019y employa avec un zèle fulgurant, avec une énergie inlassable.Cette grande voix ne cessa de retentir d'un bout à l\u2019aut en faveur des blessés du Manitoba.\" autre du Dominion \u20ac me que cette apreté à revendiquer les droits de ouailles a bâté sa fin.Ce serait à ajouter Sigur les du grand pas beaux fleurons de lépiaconat comedies si icvin était l'un des plus opat canadien, si riche, Je présent, en gloires religieuses et nationales., ot dans GASTON MAILLET RE.| A propos de l\u2019immigration belge La Chambre de Commerce du district de Montréal est-elle une force ou une organisation stérile ?Dono Aux membres de la Chambre de Commerce.Messieurs, .Depuis plusieurs semaines, votre attention a été attirée avec persistance sur les avantages qui découleraient de mesures propres à diriger vers la province de Québec, pendant et après la guerre, le courant d'émigration belge.Ces avantages sont si évidents qu'Ontario s\u2019'empresse d'en profiter en travaillant en secret mais très activement à établir un grand nombre de familles belges dans ses districts de colonisation, que la Compagnie du Pacifique fait en ce moment une active propagande en Angleterre, en France et en Belgique, en vue de peupler d'immigrants belges ses domaines de l'Ouest.n - Cependant, à cause de la communauté de langue et de reli- sion, il est clair que l'immigration belge serait incomparablement plus profitable à la Province française de Québec qu\u2019à l'Ontario et aux provinces de l\u2019Ouest.Toutefois, ceux qui ont sollicité un effort de votre part pour servir en cette affaire les intérêts de notre province ont eu l'impression de parler à des sourds.\u201c, Vous êtes censément les représentants du commerce dans la plus importante ville commerciale du pays, et vous refusez de mettre votre influence au service d'une cause qui doit dans une si large mesure contribuer à la prospérité future du commerce de cette province.Et l\u2019on vous entend, à chaque occasion, vous plaindre de la daireté des temps et du marasme des affaires, dont vous devriez plutôt rechercher la cause dans votre propre indolence, dans votre manque d'initiative, dans votre incompréhensible répugnance à sortir de la routine.Il n\u2019est-pas ici question de politique, mais d\u2019une simple affaire d'intérêt matériel, qui revêt toutefois une importance nationale.\u2018 Par suite vous devriez être unis, et à l'oeuvre ! \u2018 Nous vous mettons encore une fois en demeure de suri menter votre léthargie.C'est à vous de talonner le premier.Fa ministre de la province de ne pas le laisser dormir jusqu'à ce >.qu\u2019il ait consenti à envoyer en Europe une nombreuse équipe d'ègents pour recruter les émigrants belges.Quatre ou cing membres de votre Chambre de Commerce, que vous lui désignerez, devraient faire partie de cette impore taite mission, ainsi que des représentants bien choisis des classes agricole et ouvrière.- Il conviendrait d'y adjoindre, pour augmenter son prestige, quelques députés officiellement délégués par le gouvernement, et même un membre du cabinet.L'entreprise est: d'une \u2018colossale importance.Son succès 1 t as À Bar peut exercer une grande influence sur les destinées de la pro- Vince: de Québec.: Ct \u201cll est urgent d'agir.C\u2019est à vous, messieurs, de montrer si votre Chambre de Commerce est.une force, ou si ellé est une organisation stérile, | éu simplement encore une société d\u2019admiration mutuelle.>.v ko L'AUTORITE.Est-il vrai ?Fide oe Fak i : dé manutoctures: casiadiennes qui ne Est-Bi: vrai qe tar des munitions -alers qu'elles pourraient nes mansfactures pourraient produire dix fois ne le font en ce moment si le gouvernement an- istere de la Grande-Bretagne a été dissout ministère it de ne pouvoir fournir des muni- et tout cela est prouvé.\u2026.munitions qui a fercé les Russes à perdre au de l'hiver.nitions qui fait que les alliés soient si lents d'obus qu'elles te voulait! s$ à « \"Cet wae\u2019 Pas de p .JOURNAL HEBDOMADAIRE UTORI Redde Caesari quae sunt Caesaris ain aux misérables, mais des Boulevards Le \u201cscheme\u201d de l'aqueduc sort du sac; des millions et des millions seront dépensés par Montréal dans achine, LaSalle et Verdun, au profit de quelques spéculateurs.- Le gigantesque \u201cscheme\u201d de l'aqueduc (canal et boulevards) est en train de remonter à la surface.C\u2019est le contrôleur Côté qui s\u2019en est fait le sauveteur.Il sortait de sa retraite, mercredi, et arrivait à l\u2019hôtel de ville, après plusieurs jours d'absence, avec cet éléphant qu\u2019il venait de sortir des eaux.D'après les plans que soumet M.Côté, il en coûterait tout de suite $4,500,000 environ afin de remettre les travaux en bonne marche.Qu'on n'oublie pas que la Ville a déjà dépensé près d'un million pour la conduite en béton qui fut si malencontreusement crevée vers Noel 1913; que le contrat de Quinlan et Robertson pour le creusage du canal a dépassé $2,000,000, et que -l\u2019élargissement du même canal, par la Cook Construction Company, lequel n'est pas cncore achevé, a entrainé une dépense supplémentaire de $2,200,000.Or, voici que tant de millions ne suffisent pas au contrôleur Côté.Il suggère qu'on mette encore à la disposition du département des travaux publics $4,800,000, dont voici les principaux items, avec leur affectation: $225,000 pour expropriations; $475,000 pour l'entrée à l'aqueduc; $560,000 pour les ponts sur le canal; $675,000 pour des murs de soutènement; $1,500,000 pour usines d'énergie électrique; $900,000 pour filtres mécaniques; $100,000 pour frais d'ingénieurs et d'inspection.A remarquer ici que les dépenses nécessaires, causées par les filtres mécaniques et les murs de soutènement, sont habilement mélées à celles qui ne le sont pas.En effet, que viennent faire ces rubriques, dans l\u2019histoire de l\u2019aqueduc: $225,000 pour expropriations et $560,000 pour ponts sur le canal.Les expropriations, les ponts sur le canal, tout ca est destiné aux fameux boulevards, de si mauvais renom, dont la création contribuera sans doute à multiplier les millions du sénateur Béique, de l\u2019ex-juge Ouimet et de l\u2019ex-échevin J.-U.Emard, mais ne sera d'aucune utilité aux Durand et aux Dupont du faubourg Québec, lesquels sont appelés à payer la note.Depuis qu'il a vu le jour, ce \u201cscheme\u201d n\u2019a cessé de montrer des symptômes morbides.L'ancien Bureau des Commissaires l'engendra, de même qu'il engendra d'autres \u201cschemes\u201d fameux comme le boulevard Saint-Joseph et la rue Sherbrooke-Est.On apprit un jour que plusieurs propriétaires le long du canal consentaient à céder gratuitement à la Ville le terrain qu'il lui faudrait pour l'élargissement du canal et la construction des boulevards, à condition que la Ville stipulerait dans son contrat avec l'entrepreneur procédant a Pélargissement que la terre retirée du canal serait rejetée sur les rives, afin d'aider au nivellement des terrains d'alentour.' Cela fut entendu au Bureau des Commissaires, cela fut entendu au Conseil, mais de même que pour la taille du granit de la bibliothèque municipale, qui soi-disant devait être exécutée à Montréal, cela fut omis dans le contrat.La compagnie Cook refuse aujourd'hui de déverser la terre et les propriétaires, non contents de réclamer des boulevards qui coûteront des millions, veulent encore pratiquer sur le trésor municipal le coup de l'expropriation.Allons! cette farce a trop duré.Qu'a besoin Montréal de boulevards en pleins champs et en pleines foréts, lorsque ses ouvriers meurent de faim.Seuls les possesseurs d'autos et de voitures de luxe pourront atteindre à ces boulevards, situés à plusieurs milles du centre de la ville, et même en dehors de ses limites, puisqu\u2019en grande partie ils traversent Verdun, Lacinine et LaSalle.Nous comprendrions un boulevard encerclant Montréal, ainsi qu'il en existe un à Détroit.De la sorte, les citoyens de l'est y pourraient atteindre facilement dans leur partie, et ceux de l\u2019ouest également dans la leur; mais voyez-vous les contribuables du quartier Mercier partir pour une promenade de délassement à Verdun.!.Non, décidément! Le Conseil, dont on a méprisé les volontés dans le passé, à propos de ce \u201cscheme\u201d, sc doit de tuer le monstre une fois pour toutes.L'Autorité\u201d publiera du reste bientôt plusieurs dessous de l'affaire.à faire frémir.FLAMBEAU.Attention ! L\u2019Autorite.| ont vendne dans tous les dépits do In villa, Abonnements .Etranger: 0050 par sande] Canada: 0840 par année.E Montréal, 19 juin 1916 I 1k Hi Ary 1 y - K 3 ne : J Yr CG EN NRC ; (2 yy ee fod ps TOM COTE.\u2014C'est va t'y joue mon accordéon municipal pas pour rire.Avec un caniche, comme ça, pas besoin de s\u2019oceuper de rien.le gros mossieu.On a qu\u2019à porter la canne et faire Prompte mort d\u2019un \u2018scheme Une afffaire mise à mai avant même qu'elle n'ait été bien, c\u2019est cet achat proposé d'un terrain pour l'érection du marché dans le nord, au coin des rues Hanotaux et Bélanger, près de l\u2019église de Villeray.Evidemment, in partie nord a besoin d'un marché; mais pourquoi s'obstiner à vouloir le fixer du côté de Villeray, quand de vieilles pa- rolsses comme = Saint-Stanislas, Saint-Edouard, Saint-Georges, Saint Jean de la Croix, et combien d'au); tres ! ne jouissent pe encore de cette utilité publique Est-ce parce qu\u2019il aurait \u201c$95,000 dans l'affaire\u201d, ainsi que te laissent entendre certaines informations?Le maire Martin proclame que jamais ll ne signera Vachat de $13,000 l'arpent de champs en cul- habitée que dans 20 ans.II tient zon veto suspendu là-dessus comme une épée de Damociés.Le contrôleur Côté, moins inflexible, a signé un rapport favorable à l'achat de cette propriété, après ture dans une région qui ne sera | pou rapport pour l'achat de la propriété Beaubien, rue Bellechasse.Mais \u201chomme absurde\u2019\u201d, comme dit le- Poète, \u2018est celui qui ne change je- mais.\u201d Le pis de l'affaire, c\u2019est que le contrôleur des finances, M.Pelletier, homme plus malléable d'ordinaire, s'obstine à me pas trouver \u2018dans ses coffres l'argent nécessaire.\u2014Le pouvoir d'emprunt est épuisé, raconte-t-il avec obstination à ceux qui vont fui faire entendre leurs doléances.Ouvriers de Montréal, vous qui manquez de pain, vous qui appréhendez pour le prochain hiver des heures encore plus angoissantes que celles que vous avez vécues; ouvriers de Montréal, allez-vous souffrir qu'on retranche des travaux publics de l'argent avec lequel vous rriez nourrir votre femme et ves enfants; allez-vous endurer qu'on prenne cet argent et qu'on le cone sacre, en pleine crise économique, à l'achat à 40 cents le pled, de terrains en pleine campagne; ouvriers de Montréal, le permettrez-vous! M.le Directeur, Le Bureau de Contrôle a recommandé une dépense supplémentaire de $4,800.000.pour notre aqueduc.Ce montant est prodigieux.Il va se donner des gros contrats.C'est un bien gros fardeau pour les épaules paresscuses et indolentes de M.Côté qui, probablement, va s\u2019en remettre à son factotum M.Primeau.Va-t-on, en face de l'indignation populaire qui se déchaîne contre ce cinquième contrôleur, se réveiller une bonne fois pour toutes?Si les échevins sont pour laisser un tel En garde ! Un montant de $4,500,000 entre les mains de farceurs et de don Quichotte patronage à un tel incompétent, s'ils sont assez idiots, assez naifs ou assez imbéciles, c'est le mot, pour laisser un tel patronage entre les mains de deux farceurs, de deux Don Quichotte comme MM.Côté et Primeau, eh bien.[ls sont mieux de se faire une croix sur le bec et de faire leur malle au plus tôt, et ils peuvent s'attendre que la disparition du Conseil est une chose assurée à la prochaine réunion de la Légistature, cet automne.| Donc, attention ! En garde! UN MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE L'hon.R.Les vrais principes libéraux vrai que cette inaction est causée par le manque d'ordres |.avoir déclaré que c'était vouloir édifier un bazar en pleins champs, qu\u2019il ne le signerait jamais, et aveir appuyé, un mois auparavant, un Donc, travailleurs menacés par la famine, défendez le pain qu\u2019en veut vous enlever de la bouche 1 Notre ami M.Lemieux a des amis MAX \u201cL\u2019Autorité\u201d.Ceux patriotisme crolent devoir Jui dire \u2019 Ve - i\u201d lai hea aa 1e : - Il y a des entremetteurs à l\u2019Hotel-de-Ville Réveillez-vous donc, Thomas.et regardez un peu autour de vous.que son discours de Vaudreuil n\u2019a pas été A la hauteur de ses talents.Le député de Rouville sait bien jours parler d'élections.M.Lemieux est un vrai libéral, un vrai rouge, bien plus que Sir Lemer.: ° + | Pourquoi ne parte-t-il pas libéra- ilsme?iasdmil Qu\u2019il essale.Il verra sertir de Pembre une foule de jeunes gens, des talents dent H ne sait pas l'existence.the alr doi une nge qu quedrupierait sa popularité.Le salut du parti libéral est là et pas ailleurs.Tous ces discours À la Jes Lance tit, à le Jes.Demers, à la Gustave Boyer sent bien bons peur emplir les canayens pour l'instant, mais il n'en reste rien.Le jeu n\u2019en vaut pas la chandelle et le danger c\u2019est que M.U.-H.Dandurand perd ua fils Netre ami M.U.H.Dandurand et sa famille veudrent bien accepter les sympathies profondes de \u201cL'Autorité\u201d à l\u2019occasion du douil les frappe par le mort de M.seulement de 19 ans et dont l'avenir s'annonçait si brillemment.§ Lemieux nos adversaires en connaissent tous les secrets pour l'avoir pratiqué pendant de longues années.Les Conservateurs aussi sont capables de conter des midi à quatorze heures aux électeurs.De parler de nos scandales rouges.Mais avec les vrais principes on ne joue pas.Quand ils sont bien inculqués dans l'esprit des gens, ils y restent.C'est pourquoi, encore une fois M.Lemieux, donnez-nous du libéralisme, demandez au peuple de suivre et d'avoir confiance aux vieux principes libéraux.Tenez-vous en là Et vous verrez que les élections, nous les ga- gnerons.deux fois.UN ANCIEN DU CLUB NATIONAL.DU PRIX DE L\u2019AS- LA BAISSE - PHALTE Bien que le Bureau de contrôle, depuis l'octroi du contrat d'asphalte à la compagnie \u201cAztec\u201d, se trouve en butte à beaucoup de tracasseries, il lui reste comme consolation de se dire qu'il a fait baisser le coût de Fasphaite, à Montréal, de 50 pour cent; et le public lui en tiendra compte.Maintenant, par suite du bref d'injonction accordé par le juge Archibald, la Ville se trouvera peut- être dans la nécessité de demander de nouvelles soumissions; quelle que soit, en définitive, la compagnie qui obtiendra le contrat, le contrôleur Mébert, et la majorité du Bureau avec lui, pourront réclamer à leur actif ce rare mérite de voir la Ville de Montréal payer Vasphalte, cette sanée, quelque chose comme $15 la Contre le chômage Le gouvernement d'Ottawa a annoncé récemment qu'il allait prendre des mesures pour remédier aux conditions critiques résultant du chômage.Mais comme il ne peut entreprendre de les libérer come plètement d'obligations qui leur incombe de plein droit, H veut qu'il soit bien entendu qu'il coopérera avec les administrations provinciales ct les municipalités, lesquelles devront aussi faire leur part.C'est pourquoi le Premier-Ministre fédéral a demandé qu'on lui fasse savoir ce que se proposent de faire, pour remédier au chômage, les provinces et les municipalités, et pour ce qui nous concerne plus immédiatement, le gouvernement de Québec et l'administration mo- nicipale de Montréal.L'hôtel de ville de Montréal vient de faire connaître sa réponse, quoique d'une manière détournée.Nous ls trouvons dans le compte- rendu des délibérations du Bureau de contrôle, à propos de l'achat de l'emplacement du marché projeté dans la partie mord.Nous citons la \u201cPresse\u201d: \u201cLe coût du terrain serait de $225,000, et l'on calcule, qu'après l'avoir amélioré et avoir construit le marché, ln dépense totale n'élèverait à $5suo,000.Une anomalie sur laquelle l'attention des autorités municipales est attirée, c'est que la Ville paierait $15,000 l'arpent un terrain qui n\u2019est évalué, sur les registres de l'hôtel de ville, qu'à $100 l\u2019arpent.\u201cLe contrôleur des finances, M.Justinien Pelletier, à qui demande a été faite de préparer un rapport sur la disposition du pouvoir d'emprunt de 1958 vient d'avertir le Bureau de Contrôle qu'il ne reste qu'une somme de $7,000 dont on n'a pas disposé.\u201cSi donc le terrain en culture dans l'extrême nordeest de la ville est acheté, il faudra DIMINUER DE $400,000 LES TRAVAUX MUNICIPAUX DE CETTE ANNEE.\u201d Le voilà, ce que va faire notre administration pour remédier au chômage: Elle va supprimer pour $400,000 de travaux et appliquer cette somme en spéculations sur terrains.Quand le peuple affamé se porte en masse à l'hôtel de ville pour demander du travail, ses mandataires terrifiés viennent, en dissimulent des revolvers dans leurs poches, parler en tremblant au peuple et loi promettre de faire tout en leur pouvoir pour soulager sa détresse.Mais, dès que les sans-travail ont le dos tourné, le naturel revient au galop et nos administrateurs se remettent impudemment à tramer des transactions scandaleuses, indifférents au sort des milliers de familles qui manquent de pain, n'hésitant même pas, pour arriver A leurs fins, à détourner les fonds destinés à venir en aide aux nécese siteux.Faudra-t-il que les sans-travail maintiennent en permanence une escouade dans les bureaux du maire ou dans les bureaux de M.be commissaire Côté, pour empêcher qu'on les trabissef Pour remédier au chômage, si Montréal procède ainsi que l'indique cette inconcevable affaire, ce ne sera pas an grand encouragement a gouvernement d'Ottawa à faire beaucoup pour les désoeuvrés de notre ville.Et la coopération du gouvernement de Québec est également ree marquable par son absence, sir Lomer Gouin étant toujours plongé dans un profond sommeil.Placide BEAUSET Le tramway et le projet Hébert Nous avons lu et rele plusieurs fois le projet du contrôleur des finances, projet fort étudié et qui a dé demander de la part de sea auteur unc somme de travail considérable.M.Hébert nous rappelle le vigoureux bâcheren de nes grandes forêts.Quand il met la hache dedans il en abat.Maintenant, nous croyons que tous les contrôleurs devraient se rallier & ce projet ob les intérêts de la ville sont absolument sauvegardés.La Cie des Tramways nous a toujours arraché trop de faveurs par le passé.M.Hébert lui passe les belgnes et elle devra s'en com nter.A tout Evénement M.Hébert et M.Côté, appuyés du Maire, doivent avoir le courage de nous débarrasser une bonne fois pour toutes de cette question qui traine depuis si longtemps.Voyons MM.Martin et Côté suivez M.Hébert; si vous avez merle montrez-te donc.tes denc disparaître la légende qui court le rue veus n'êtes que des indécia, des pusillanimes et surteut des rescindeux.OBSERVATOR '\u201c Sew SEE CS ESS TS a .-cont.au:front.ote CL \u2018Bandits et voleurs du Temple neo Le » Entremetteurs à l\u2019Hotelsde-Ville Autre lettre ouverte au Maire Martin : Monsieur le Directeur, \u2026 J'ai bien Ju une correspondance \u2018euvoyée au Maire Martin, la semai- tne dernière duns votre journal, de- \u2018mandunt i notre premier magistrat de montrer un brus de fer.Jupprends que notre Maire n'est pas apparu durant la première partie de la semuine à l\u2019Hotel de Ville.Aurait-il lui aussi luissé l\u2019administration entre les maius de M.Primean?M.le Muire, vous devriez être plus sérieux.J'ui bien travaillé pour vous aux dernières élections.J'ai fuit voter pour vous un grand nombre de mes parents et amis.11 est encore temps pour vous de vous ressul- sir.Nous avons confiance en vous encore.N'oubliez pas que vous uvez des ennemis puissants.Sir Lomer veut vous chusser de Ia vie l\u2019oliti- que et de PIlôtel de Ville.Une fou- ln dernière fois, ne se gênent pas pour dire carrément dans la rue, dans les hotels, et dans les clubs que votre stock est en bulsse, et qu'Îls seront contre vous si vous ne montrez pus votre brus de fer.Natre club par exemple vous a énormément aidé lu dernière fois.Aujourd'hui vous ne pouvez pas compter dessus.11 parait que vous négligez vos meilleurs amis, entrau- tres ceux qui ont organisé vos grandes assemblées populaires, Moi, je suis certain que le Club Canadien ne vous appuira pas à moins que vous ne fassiez quelque action d\u2019é- elut.Vous négligez de venir nous voir.On dirait que vous vous montez le cou.Vous avez tort el je vous le dis parce que je suis votre sincère ami.Puisque j'en suis à vous franchement parler, vous devriez mettre le de gens qui ont volé pour vous it lu porte de PHôtel de Ville, deux jeunes gens, dont un employé publie, et l'antre un jeune irlandais, qui pusse son temps dans les corridors.Ces deux mulapris sont des entremetteurs qui disent aux intéressés: Donnez-moi tunt et je vais arranger un tel, un tel et le Maire.Ceci est très gruve, et surtout trés injuste, moi qui connaît votre profonde et inébranlable honnêteté.Jetez l'oeil du Maitre autour de vous et chussez donc Ces bandits, ces voleurs de temple.Car pour moi, les vrais coupables de lu mauvaise réputation fuite de l'administration actuelle sont Ces cntremetteurs ces faux lobbyistes, Les mulhonuêtes gens ne sont pus le Maire, les écheving et les contrôleurs, mais bien ces officleux qui tentent de faire fortune sur le dos de leurs compatriotes par des moyens bas et vils, UN MEMBRE DU CLUB CANADIEN Protestation ouvrière Où 1l est encore question du cinquième controleur.\u2014 Razoirs, pilules, onguents et emplatres.\u2014 Prince Indien et Monsieur le Directeur, Je veux répondre à la lettre que M.Wilfrid Perreault vous a envoyéé ln semaine dernière, TH blime d'abord M.Côté de ne pas se rappeler les promesses qu'il à faites avant son élection, et purce qu\u2019il ne donne pas tout son temps au gervice de In ville.1) est naïf ce bon M.d\u2019erreault, s\u2019il croit.qu'un contrôleur lorsqu'il est élu tient ses promesses, jen ai vu bien d'autres, 11 devrait comprendre aussi que M.Côté est arrivé là par \u201cflux\u201d et qu\u2019il n\u2019a pus envie de se faire maigrir après la lutte.M, Côté à toujours aimé les gros fromages il y est dans le moment, il y rouge, il y jouit, il s\u2019emplit, il se gorge, il s'empiffre.jusqu\u2019à ce qu'il ne crève, eu c'est son affaire, Pourquoi = voulez-vous qu'il donne tout.son temps au service de Cuncordin, comme le fuïisait l\u2019austère De Lachapelle qui dinuit le midi en cing miinttes avec deux biseuits à melasse et un verre de petite bière.statue de sel Ces dévouements, ea ne se trouvent pus à toutes les portes?M.Côté n'a aucun goût pour la règle des trappistes, c'est un homme qui aime à prendre ses aises et à ne se priver de rien.Personne ne devrait l'en blâûmer.Mais où il a tort et où ca devient sérieux, c'est quand li déverse les trois quarts de ses obligations sur les épaules enfantines, inexpérimentées, roublardes et indiserétes de son assistant M.LL.JS Primenu baptisé aujourd'hui le cinquième contrôleur, de suis moi aussi informé que le conseillé privé de M.Côté, n'avait pas un simple rond, il y a un an, lorsqu'il était.alors connnis-voya- geur dung les rasoirs, les pilules, les onguents et les emplitres, et qu'il gagnuit à peine un quinze où seize dollars pur semaine, L'inspienteur de M, Coté est devenu aujourd'hui un homme à Paise, il dépense couramment, paraît-il des sommes fabuleuses, 11 possède ê- quipage, appartement de luxe, monté avec une élégance inouïe ct où dans tous les coîns se dressent des marbres de Florence, aux couleurs de Mégantie.On dit qu\u2019il possède des centaines de parts dans le Montreal Tramway and Power?il est donc devenu aussi capitaliste?Voulez-vous monsieur le directeur chercher à dévoiler tout ce mystère?Car M.Primean pour peu que cela continue est en train de tourner en Rajah des Indes, Sommes-nous encore wu temps des fées, où d\u2019un seul coup de leur \u2018Raguette se produi- suient les plus merveilleux changements, T.McDUFF, 226 Notre-Dame.N.de Ia 1.\u2014 Faites vos enquêtes VOUS-MÊME, NOUS D'AVONS pus les loisirs de nous oceuper de cu, Ce que A Hotel -de-Ville La \u201c\u2018 Patrie \u201d entre en danse Le grand quotidien de la rue Ste-Catherine crée une sensation profonde.\u2014Barrière de péage à l\u2019Hotel- de-Ville \u2014Elle répond vertement au Buréau de Controle.\u2014 Police et détective Les Commissaires ont répondu à la PATRIE cette semaine: \u201cDonnez-nous des noms et nous procéderons.ct nous prendrons le gibier.\u201d Cela équivaut à dire: \u201cIb y a Indiquez-nous !a piste des prévaricateurs dans l\u2019administration gue nous dirigeons, nous avons tous les moyens à notre disposition pour les découvrir, mais notre travail.\u201d c\u2019est aux gens du dehors à faire L'action vigilante de la PATRIE est cause que l'on a dévoilé la plaie du péage.Si une grande compagnie, une maison de commerce, une banque avait dans son personnel des employés qui ne gagneraient pas $3,000 par année et en dépenseraient quinze à vingt mille, elle ferait faire, par des gens dont c\u2019est le métier, une enquête pour savoir où ces employés prennent l'argent qu'ils jettent par les fenêtres.Les Commissaires ont à leur disposition tout le bureau des détectives et toute la police de Montréal pour faire cette enquête et se renseigner.D'ailleurs, c\u2019est un secret de polichinelle; combien d'échevins et d'habitués de l\u2019hôtel de ville ont répété et commenté ce que la PATRIE a dit.Atlez-y bravement, messieurs difficile que cela! La PATRIE ne vous aurez déclanché la détente, les Commissaires, ça n\u2019est pas si sera pas seule à vous aider lorsque LA PATRIE Ce qu\u2019i Is font \u2014 ~ \u2014\u2014 Le Canadien Pacifique \u2014 A la demande de plusieurs de nos lecteurs, nons publions aujourd'hui In note ci«lessons, parne dans l\u2019un de nos derniers numéros.LE PACIFIQUE INVITE LES BELGES A VENIR S'ETABLIR DANS L'OUEST CANADIEN.L'\u201cInldépendance Dege\u201d, en date du 11 mai, publie l'annonce qui suit: FERMES TQUIES MONTEES Facilitant Tétablissement du fermier au Canada.Pas de défrichage.Grandes facilités de paiement.Bonnes terres à des prix très modestes, près des chemins de fer, écoles, églises.Ces fermes toutes montées sont situées dans un des meilleurs districts agricoles du Canada et conviennetn spécialement à ceux qui ont de l'expérience agricole et un capital très modéré.Nous avons également quelques petites fermes toutes montées dans la Colombie Britanique, convenant spécialement à la culture maraîchère, et qui peuvent être louées avec option d'achat.\u201cPour: tous : renseignements, en français ou en flamand, s'adresser à \u201cLAND DEPARTMENT, \u2018CANADIAN PACIFIC RAILWAY, \u201c63.68% Charing\u2019 Cross; Loudon, 8.W.° L'ONTARIO \u2014 | La province voisine établira un hô- pital-de 1,000 lits, destiné aux bles- \u2018sês canaitiens.On emploiera dix - villas contenant chacune 100 lite.On ;.æ voté 100,000 doilaes.Le gouver- : pement de ontario n'est | pes satis.- fait de cola, 11.va :d\u2019au Face soldats qui mesures pour aider ET SIR LOMER ZERO * ET SIR LOMER NOUS PONVONS VOUS Uxsturer par exemple cest qu'avant (ongtemps.comme le pécheur de Sodome, M.Primeau sera changé en statue de sel, Ce jour-là il sera devenu bien inoffeusif, Cet office de renseignements T'argent est voté, mais le titulaire n'est, pus choisi! Qui nommera-t-on?NU ny na qu'un candidat parfaitement qualifié à ce poste difficile, et cest M.Olivar Asselin.11 ne s'agit pas de complimenter Asselin et.de faire son éloge.Ce n'est ni le temps, ni l'endroit.l'important c'est d'avoir à In tête de cet Office de Renseignements, un homme absolument compétent et non un fils à papa quelconque.Tout dernièrement, jai recommandé ici même, M.Asselin aux Commissaires.Dans le temps, M.Asselin avait recommandé un candidat.qui, depuis, s'est.retiré.1 est done libre de ses aetes, d'accepter cette position plutôt difficile.Encore une fois.nous le recom- manudons à attention des Commisstires T.M.\u201cLe Réveil\u201d, \u2014\u2014 \u2014 UNE QUESTION De M.Journal : Nous faudea-t-il, aprés In guerre, réunir dans une nécropole commune ces dépouilles héroïques?Ou, pour mieux perpétuer leur glorieux souvenir, laissera-t-on reposer nos soldats à l'endroit même où ils tombèë- rent?TOUTES LES IMPUDENCES Du Figaro : Récemment, certains industriels allemands eurent l'aplomb de proposer À une Société parisienne de cinémas des films boches.Mais voici bien mieux.Plusieurs chirurgiens et médecins françuis viennent de re- bonne commission aux praticiens cevoir le catalogue d'une maison allemande qui fabrique bras et jambes urtificicls \u201ci des prix défiant toute concurrence\u201d, et offre une lui réservant leurs commandes pour rendre à nos soldats des jambes de bois en échange des membres que leur ont arrachés les obus allemands.LES PRINCES ALLEMANDS PRISONNIERS ° De la Libre Parole: Pourquoi ne prive-t-on pas un certain nombre de ces princes boches de toute communication épistolaire nvec leur illustre famille, tant que les blessés français prisonniers dans les pays envahix, ne pourront pns correspondre avec leurs parents et leurs amis de France, par les neutres?L'ESPION Du Poil Civil, dont Tristan Dernard est le rédacteur en chef, le leader, le chef des échos, le critique militaire et le gérant : Gustave Téry dans le Du Nouvel An à Snint-Sylvestre I) faisait, pour des gens cossus, Des complets et des pardessus.IP n'avait pas un grand renom, Mais sa coupe était très sortable, Comme il cousnit- près de la table, Son drap sentait un peu l\u2019oignon.Son caractère était mauasade, Bapport à des manques d'argent, Ce qui fait qu'il devint l\u2019agent D'un gros monsieur de l'ambassade.LES VAPEURS AU BROME Du Neic-York Herald: On peut dire à coup sûr que ce produit n\u2019a rien de toxide, qu\u2019il est simplement irritant pour les mu- quenses et qu'en retenant la respiration assez longtemps pour sortir de le zone des vapeurs, zone qui n\u2019est pns très étendue, il est facile d\u2019échapper à leur action.En somme, ces vapeurs ne seralent nocives que dans l'intérieur même des tranchées, et encore pour un temps très court.Te public doit donc sc rasau- rer.\u2026- - ,\u2014 ll est maintenant gous séquestre.L'honorable juge LP.Pelletier, du haut du banc de la Cour d'Appel, a tenu à enregistrer sa dissidence en des termes énergiques, l\u2019autre jour, lorsque fut rendu le Jugement sur le bref de prohibition demandé par M.Julien Therrien afia d\u2019eme pêcher la publication du rapport de l'honorable juge Mercier.Bien que la majorité de fa Cour d'Appel se soit prononcée contre le maintien du bref de prohibition, ace cordé en Cour Supérieure par l\u2019ex- juge Beaudin, pour démontrer que si ln cause était portée devant un tribunal supérieur, la décision de la majorité aurait des chances d'être infirmée.On sait qu'il s'agit en l'occurence du jugement ou ra rendu par le juge Mercier, nommé par le procureur général pour faire enquête sur les accusations portées contre M.Julien Therrien et M.Napoléon Giroux, ce dernier mems bre de la Commission des écoles catholiques, relativement à l'achat d'un terrain dans la Longue-Pointe, pour cette commission.A la fin de sa dissidence, le juge Pelletier a surtout insisté sur le fait que ce rapport ou ce jugement du juge Mercier (comme on voudra l'appeler) avait été fait sans avoir entendu les intéressés.Et il décoche ce trait mortel: \u201cEn ce pays, on ne condamne pas un homme qui a volé un pain sans l'entendre, et on ne tire pas conclusions contre un insulpé, si humble soit-il,, sans qu\u2019il ait présenté sa défense.Dans l'opinion publique, l'honorable M.Mercier n\u2019était pas ici le délégué du surintendant de l'Insteuction pue blique, il était le juge Mercier.Et je serais bien surpris si les sept huitièmes de la population n'étaient pas sous l'impression que la flétrissure était le jugement d'un juge de la Cour Supérieure, agissant dans les limites de sa juridiction.En conséquence je maintiendrais l\u2019action et je déclarerais nul et non avenu tout ce qui a été fait.\u201d L\u2019ACCUSATION Le juge Pelletier, dans cette forte pièce qu'il a lue en Cour d'Appel, commence par un exposé de Vaffaire: Un journal de Montréal, \u201cLe Pays\u201d avait accusé sans le nommer un des neuf membres de la Commission des voir reçu un pot de vin de $8,000.00, Je n'al pas à me prononcer sur le caractère de cette accusation, qui laissait planer sur \u201cneuf\u201d citoyens remplissant des devoirs publics une accusation au sujet de laquelle ce journal lui-même prétendait qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un seul coupable.Ce genré de polémique n\u2019a pas besoin de commentaires.Emus à bon droit de se voir ainsi trainés dans l\u2019ordure, les commissaires d'écoles ont naturelement songé à se protéger.Les neuf commissaires pouvaient écrire une lettre individuelle ou conjointe au journal \u201cLe Pays\u201d, le mettant ainsi en demeure de dégager la situation et de déclarer nettement quel était celui qu\u2019il voulait accuser- S'il ne l'avait pas fait et que neuf pourswites auraient été intentées, \u201cLe Pays\u201d aurait été exposé à des mécomptes sérieux.Les commissairés d'écoles jugèrent opportun d'adopter une autre ligne de conduite.Par une résolution, sur laquelle je réviendrai tantôt, ils s'adressèrent au Procureur Général, pour lui demander de faire faire une enquête par une COMMISSION ROYALE ou \u2018autrement\u2019.Hi serait difficilé de les blâmer d\u2019en avoir agi ainsi; c'était un procédé en vertu duquel, sans se déranger et sans courir de risques, fls faisaient liquider cette affaire sans y toucher eux-mêmes, Sur réception de cette résolution des Commissaires d\u2019Ecoles, le Procureur Général l'a transmise au Secrétaire da la Province, et ce dernier écrivit au Surintendant de l\u2019Instruction Publique lui suggérant de faire ou de faire faire une enquête.Le Surintendant de l'Instruction Publique accepta cette suggestion, et prétendit déléguer ses pouvoirs pour les fins de cette enquête, à l'Honorable M.Merclor.Tout ceci se passait dans l\u2019automne de la même année, le délégué du Surintendant fit un rapport que nous n'avons pas devant nous, ét dont en conséquenco nous\u201dignorons l\u2019exacte teneur.L'appelant, Julien Therrien, dont le nom était mêlé à toute cette affaire, cymme étant celui qui auraît payé le pot de vin de $8,000.00 an commissaire d'éccle qui n\u2019était pas nommé, avait comparu devant le délégué du Surintendant et par le ministère d\u2019un avocat, il avait suivi l\u2019enquête dé près.Le rapport du délégué du Surintendant était déjà fait depuis plusieurs mols, lorsque Therrien 1'appelant, apprit la chose par la voix des journaux qui disaient que le rapport du délégué du Surintendant comportait des conclusions de nature à atteindre gravement l\u2019honneur et la réputation de Therrien ainsi que celle d'un commissaire d'école.Therrien s'adressa alors A 1a Cour Supérieure et obtint de l'Honorable Juge Beaudin, le 26 mars, un bref dé prohibition enjolgnant à 1'Honorable W.Mercier, au Surintendant de l\u2019Instruction Publique et à la Commission des Ecoles Catholiquesde Montréal de s'abstenir de tout procédé et de toute démarche quelconque, au sujet du rapport ou du jugement dont parlaient les journaux.L'apelant Therrien, invoquait trois raisons: A\u2014L'absence de pouvoirs du Surintendant de fairé lui-même ou de faire faire par un délégué une enquête de cette nature.B\u2014Le défaut de juridiction du délégué du Surintendant pour faire un rapport équivalent à un jugement, comportent des condamnations et des flétrissures.C\u2014Le fait que ce rapport ou ce jugement aurait été fait sans avoir entendu les inté La Commission dés Ecoles Catholiques n'a pas contesté le bref de prohibition, mais le Surintendant de L'AUTORITE : Ecoles Catholiques de Montréal d\u2019a-}.«os u te A, Ce alléguant qu\u2019il n°y avait pas lieu à un bref de prohibition dans les circonstances, et qu\u2019en outre, le délégué ayant transmis son rapport au Surintendant, antérieurement à l\u2019émission du bref, et le Surintendant en ayant lui-même transmis une copie au Secrétaire des Ecoles et une autre au Secrétairé de la Province, un bref de prohibition devenait inutile, La Cour Supérieure a renvoyé le bret de prohibition ét c'est ce jugement qui nous est soumis.LE FAIR PLAY Passant rapidement sur les deux premiers points soulevés par M.Therrien, l'appelant, le juge Pelletier en arrive à l\u2019examen du troisième: que le rapport ou jugement du juge Mercier aurait été fait sans avoir entendu les intéressés.Et il constate: Si l'appelant et le comissaide d'é- cols sont coupables de péculat, ils doivent, il me semble, être rechercLés et puins d\u2019une manière légale, et devant une juridiction compétente.Alors, n'est-il pas de la plus élémen- duire justice, si les procédés adoptés à leur égard sont illégaux, qu\u2019ils aient le droit et l\u2019occasion de les faire déclarer nuls et non avenus?Les plus grands criminels ont droit à cela, les meurtriers, les incendiaires, ceux-ti inômie qui attentent à la vie de Su Majesté le Rol, sont, mal- «gré les crimes nffreux qu'on leur reproche, sous la protection sacrée des dois; Îls ne peuvent être condumnés qu'après avoir subi un procès devant un tribunal de juridiction conpéten- te, et après avoir eu, de la ananière Lu ptus ample et la plus complète, le droit innkiénable de se défendre et d'être entendus contradictoirement.-Ces droits, tous les citoyens en jouis- seit et ils constituent un ensemble de prérogatives dont nous sommes fiers à Lien juste titre.l\u2019artant de ce point de vue n'oublions pas que si, d\u2019un côté, l\u2019appelant n demandé et obtenu un bref de prohibition, et que si ce bref de prohibition ne peut pas avoir maintenant son complet effet, l'appelant ne s'est pas contenté de demander oe bref.Ses conclusions sont en effet beaucoup plus larges car elles contiennent ce qui suit: \u201cFI soit déclaré et adjugé par le \u201cjugement à intervenir que tout rap- Sport, décision ou jugement, que le Sait Mis-en-Cause, l'hon juge Mercier \u201ca pu faire on a rendu sur les faits \u201cde la dite enquête, sont illégaux, auls; le tout avec contre qui H appartiendra.\u201d Donc, l'appelant ne demande pas senlement une injonction ; il conclut en outre à faire déclarer que ce qui a été fait est nul et non avenu.Cette partie des conclusions de l'action na pas été attaquée; on au- tit peut-être pu dire, en se basant Sur le paragraphe 6 de l\u2019art.177 du e de Procédure, qu\u2019elle était cu- inulative, mais on ne l'a pas fait; on n\u2019a pas songé non plus à l'attaquer par une défense en droit et, à l'arguanent devant nous, on ne nous à même pas suggéré qu\u2019elle était illégale.J'en conclus que ces conclusions pon attaquées de l\u2019appelant Therrfen sont légales, .Sont-elles effectives?On ne peut pas en douter, car si le jugement de cette Cour, qui serait public, ne peut remédier complètement au préjudice causé, il serait cependant de nature à affaiblir de beaucoup la portée de ge préjudice.LE SURINTENDANT En ce qui regarde la réponse du surintendant de Viinstruction pus blique et de son délégué, le juge Mercier, que le bref de prohibition était venu trop tard en Cour Supérleure, des copies en ayant déjà été distribuées, l\u2019hon juge Pelletier observe succintements «Je crois donc qu\u2019il faut écarter cette raison que les intimés nous donnent et qui consiste à dire: vu que le mal est fait endurez-le du mieux que vous pourrez, La brutalité du fait accompli n\u2019est pas, il me semble, un argument juridique.Ceci m'amène à examiner les cœu- ses d'iMégalité ou de nullké invoquées par l'appelant.Le cas qui nous occupe, pouvait-il être examiné et décidé, même cow -traitictoirement, par un délégué de l\u2019Instruction Publique?S'il faut ré- À cause d'une absence de pouvoirs à laquelle rien ne peut remédier.Pour décider cete question, il faut anettre en pleine lumière, le caractère et la nature de l\u2019enquête qu'il s'agissait de faire, et l\u2019acte incri- mind sur lequel il s'agissait de statuer.Sur ce point les docaments abondent.Ie premier par ordre de pondre non à cette question, tout ce qui a été fait est radicalement nul date que nous avons devant nous, est la résolution de la Commission Scolaire en date du 22 octobre 1912.Comme elle est la base et le point de départ de tout ce qui a été fait, je la cite textuellement : \u201cAttendu qu'une accusation de-pé- \u201cculat a été faite avec persistance \u201ccontre wn membre de cette commis- \u2018sion sans le nommer, faisant ainsi \u201cplaner des soupcons sur chacun de \u201cses membres, au nombre de neuf; \u201cque d'un côté aucune procédure n\u2019a \u201cété instituée contre le commissaire \u2018\u201cincriminé par ceux qui portent l\u2019ac- \u201ccusation et qu'il ne semble pas qu\u2019il \u201cen soit instituée ; qu\u2019un d\u2019un autre \u201ccôté cette commission est avisée \u201cpar son avocat, qu\u2019elle n\u2019a pas le \u201cpouvoir de s\u2019enquérir et instituer \u201cune enquête tel qu\u2019il a été sug- \u201cgéré, il est résolu que l'attention \u201cdu Procuruer Général soit attirée \u201csur la situation dans laquelle se \u201ctrouve la Commission pour qu'il \u201cprenne telle action qu\u2019il lui plaira \u201csoit par vole de Comission Royale \u201cou toute autre qu\u2019il crofra oppor- \u201ctune\u201d.Voilà le document que le Surin.l'instruction Publique et son délé- relirait vingt fois cete résolution, + tendant avait devant Jui, Toraqu\u2019il a] gué ont produit une contestation | qu'on ne pourait y trouver autre chose que ce qui suit: Quelqu'un dit \u201cque, sur les neuf, il y a une brebis \u201cguleuse.Notre avocat nous assure \u201cque nous ne pouvons pas nous-nê- \u2018se chercher le galeux, cherchez-le \u201cdone pour nous, afin de revendiquer \u201cI'honneur des huit commissaires qui \u201cent les mains nettes.\u201d Le Secrétaire Provincial a qui le Procureur Général réfère cette de- snande du conunisaire, aurait pu répondre: si vous n'avez pas comme eorps, le pouvair de faire une enquête, chacun de vous à le pouvoir individuel de forcer celui qui implique inutilement et injustement neuf personnes dans une accusation imfamante.de nommer le coupable ou d'être flétri comme un calomniateur quant aux huit autres.Le Surintendant de l'Inatruction Publique paraît avoir pris pour acquit qu\u2019il avait des pouvoirs bien extraordinaires, iM est bien sûr que le Surintendant s'est constitué commissaire enquêteur pour savoir si un homme avait fait du boodlage, et ce, sans qu\u2019il fut même allégué que ce boodlage wait fait perdre de l\u2019argent à la Commission Scolaire.Or, non seulement la résolution cles Conumisaires en date du 22 octobre a cette portée exclusive de Memander une enquête sur une ac- eusation individuelle de péoulat, mais le Surintendant acconle cette tememunde telle que faite.Si le Surintendant a le droit de déléguer quelqu'un pour savoir si un tel a illégalement payé de largent, sons qu\u2019on ajoule À l\u2019accusation que celn a eu un résultat préjudiciable «t_ permettant de faire annuler la transaction qui en est résultée, ce même Surintendant aurait aussi le droit de s'enquérir de la vertu et des vices, que peuvent avoir tous les commissaires d'écoles et qui en feraient des hommes dangereux, il aurait le droit de faire faire une enquête sur la vie privée d\u2019un commissaire d'écoles, sur In question de savoir sil fréquente les mauvaises maisons, s'il viole les commandements de Diens voilà des choses qui sont aussi dangereuses, au point de vie de Pintérét public qu'une tentative de péeulat.Te boodlage doit être puni.mais par le tribunal compétent devant lequel les accusés doivent être traduits où îls ont le droit certain d'être jugés avec toutes les formalités et les garanties que donne la loi, on ils ne seraicnt pas en face d\u2019une adjudication sans appel, et, ce qui est plus grave encore, d\u2019une décision rendue par un prétendu délégué qui n°4 même pag été as- scrmenté, Te Surintendant de l\u2019Instruction Publique est autorisé à faire des enquêtes.mais Îl me semble élémentaire de dire que ces enquêtes doivent être sur des matières qui sont de an compétance; on lui donne le droit d'envoyer un délégué à sa place, évidemment quand il s'agit de choses de peu d'importance, de vérification de chiffres, d\u2019examen de difficultés scolaires, de circonstances ou cela peut avoir eu lieu au détriment de Vintérét public; mais Je suis à me demander, et je ne trouve pas de réponse à ce point d'interrogation, si le Surintendant de ?Instraction Publique peut, par lui-même où par un délégué, sans une plainte assermentée, s'enquérir de faits qui sont essentiellement du do- maîne des tribunaux criminels ou civils régulièrement constitués, et dont In connaissance n\u2019est pas ne- cessaire à la bonne administration de son département.J'en arrive donc à la conclusion que le Surintendant n'avait pas le droit de déléguer ses pouvoirs pour faire une enquête sur une accusa- fion de péculat au sujet de Inquelle, il n'était pus même allégué qu\u2019elle avait été préjudiciable à la Commission Scholaire comme corps, ni au département de l\u2019Instruction Publlque.Cependant, ce n'est pas tout; non seulement les parties n'ont pas été entendues, mais on leur a promis qu'elles le seraient, et on a oublié de tenir ln promesse qui leur a été faite À ce sujet.\"Honorable M.Mercier, illumine toute In situation lorsqu'il déclare si nettement et si loyalement : 1, Qu'il a oublié Ta déclaration ne volée de bois vert est distribuée par le juge L.-P.Pelletier en Cour d\u2019Appel Il fouaille impitoyablement le juge Mercier, le surintendant de l'Instruction Publique et huit membres de la Commission Scolaire Catholique, dans l'affaire Therrien-Giroux en maintenant le bref de prohibition demandée par ceux-ci, qu'il avait faite et 2.Qu'il aurait été important pour les inculpés que cette promesse fut tenue.PAS D'ASSERMENTATION La loi pourvoit à la nomination d'une Commission Royale, mais elle exige que les commissaires soient ussermentés; icl on ne nomme pas de Commission Ioyale, et on fait juger un homme ou deux hommes par un déléguë, qui, lorsqu'il siége à la Cour Supérieure, est l\u2019Honorable Juge Mercier, mais qui, lorsqu'il juge ici comme délégué du Surintendant de l\u2019Instruction Publique, est l\u2019Honoruble Wilfrid Mercier, agissant, non pas sous son serment d'office, mais agissant comme citoyen en vertu de pouvoirs nouveaux, que préteud lui conférer le Surintendunt de l\u2019Instruction Pubdique, et pour Jd'uccomplissement desquels #/ n\u2019a jamais été asacrmenté, Si un pauvre hère ne peut pas se procurer l\u2019éloquence d\u2019un défenseur, au moment où sa vie, où sn liberté tremblent daus la balance de la justice, la Cour lui nommera d'office un défenxeur.Ces règles du fair play que consacrent toutes nos lois et qui ornent notre civilisation, ne doivent pas il me semble être mises de côté quand la réputation d\u2019un citoyen et l'hon- near de su famille sont mis en question, même devant un délégué du Surintendant de l'Instruction Publique.Sous ce rapport il y a un argument qui me paraît mériter attention.Au monient de terminer sa plaidoirie, l'avocat des intimés nous a dit que ceux qui se plaignent de cettd enquête n\u2019ont souffert aucune injustice ni aucun préjudice.Celn dépend de l\u2019angle sous lequel on xe place pour envisager une question.Le même procureur qui venait de nous dire qu'aucune injustice ni aueun préjudice n\u2019étaient résultés de cette enquête, nous avait dit quelques instants auparavant que le bref de prohibition était inutile, parce que le rapport de l'honoruble M.Mercier avait été déposé, comme document sensationel, devant l\u2019assemblée Législative, et qu\u2019on avait alors constaté que l'appelant et le commissaire d'écoles incriminé y étaient flétris comme boodiers.Comment, en présence de ces faits, peut-on dire qu'aucune injustice ni -\" aucun préjudice ne sont résultés a tout cela?Sore ¢ Voici des gens qui n'ont pes l'avantage de plaider leur cause, démontrer par une plaidoirie qu\u2019 n'y avait pas lieu de les flétrir ; sont flétris quand même, et on leur dit: Vous n'avez pas subi ni d'injustice ni de préjudice.çÇ Est-ce que l'honneur d\u2019un homme, sa bonne réputation, ne sont rien?Et comment l'avocat des intimés peut-il dire À cœux qui demandent un bref de prohibition; vous ne souffrez pas d'injustice, lorsque le délégué du surintendant de l\u2019Instruction Publique leur déclare qu\u2019ils sont des boodlers, c'est-à-dire des voleurs.: Pour l'opinion publique, l'Honorsble M.Mercier n\u2019était pas ici le délégué du Surintendant de l\u2019Instruction Publique, il était le Juge Mercler.Et je seruis bien surpris ai les sept huitièmes de lu population n'étaient pus sous l'impreasion que lu flétrissure était le jugement d\u2019un juge de la Cour Supérieure, agls- sunt duns les limites de sa juridie- tion.En conséquence, je maintiendrais Faction, et je déclarerais nul et non avenu tout ce qui a été fait.Je muintiendrais le bref.de prohibition en me busant sur.les autorités qui s'accordent à dire que ce vemède peut-être invoqué comme toute personne ou officier prétendant exercer des puuvoirs judiclat- ren, même loriqu'ils ne constituent pus, strictement parlant, un tribu- ual.F=62- em ES APRÈS LE PAIN K K, LES VIEUX CHEVAUX Du Standard: Des demandes considérables de viande de cheval destinées à être envoyée en Allemagne viennent de surgir dans tout le Danemark, et l'on expédie en toute hâte vers l\u2019empire germanique de vieilles bêtes fe- tiguées et qui seralent à peine capables de marcher jusqu'à l\u2019abattoir.- Tæs ventes ont été très actives et elles se concluent à des prix qui W'uvaient jumuis été atteints jusqu'ici.Un des acheteurs allemands m\u2019a- déclaré que les chevaux tués sur- le champ de batuille sont en général inutilisubles comme nourriture, et leurs carcasses sont vendues;AUX fé - bricants de savon.On estinic en effet, que l'excitation et ln futizue du cheval de guerre ont un tel effet chair qu'elle n'est\u2019 plus: mangeable, £ \u2014 Quoi qu'il en soit, a-t-il ajouté, vous pouvez être sûr que le service allemand de ravitaillement ue jotre rien qui puisse être consommé par homme ou par les animwux, L\u201cAutorité\u201d est admintstrée par la Cle l'Autorité Ltée.Bureau: 163 rue St-Denis.Téléphone Est 898.La Compagnie d'imprimerie Godin-Me- nard Limitée, rue Bonseceurs, coin rue Champ do Mare, @ es l'imprimeur.MONTREAL TRAMWAYS CO.Horaire du service suburbain 1914-18 LEiit is of i i Hil 5.40 am.à 0.00 am =m.0.00 pm.à 12.10 am.am VINCENT DE PAUL Sil am à 8.00 om 5.00 am à 4.00 pm 4.00 pm.& 1.00.p.m.10 pm.8 8.00 pu 2208800 servise 80° service de à la rue St-Denis Ut-Vincent & le rue St-Denis CARTIERVILLE 80\u201d service de 6.20 am.40\u201d corvice de 0.40 20\u201d service de 8.60 40\u201d corviee Ge 9.00 p.m.US Là MONTAGNE 20° coevice Go 20\" sorvice de 5.40 om 5.00 am.10\" services de BOUT DE LILLE 68\u201d corvise Ge 2 $5588 : I q 434% i nommé son délégué.Or liralt et on\u2019 u Justement la chose pour L'AISANCE LA PLUS ECONOMI- QUE PAR LE CHAUFFEUR D'EAU les temps chauds.Pas le trouble de faire un feu et chauffer ' toute la maison pour un simple pot d'eau chaude.Ce chauffeur d'eau au gaz sauve du temps, et est réellement une économie d'argent.Seulement que $8.00 comptant et $1.00 par mois pour 14 mois, ou $17.50 comptant achète ce chauffeur d'eau _ Visitez nos salles d'échantillons et inspectez Le Chauffeur d'Eau OPÉRÉ PAR LE GAZ The Montreal Li & Power GALLES DB VENTES DU ey OR A Ia Ste-Cathertne Te.Uptown este ht,Heat | i Bene-Reyet Cu + Samedi, 19 Jéid 1015 \u201d e À | 2 anu 8 Samedi, 19 juin 1915 a.| Nos a rs -\u2014- \u2014\u2014 er SINCIe ° césiniéie ini, | PAS a LAS \u201c Soirée de Gala MERCREDI ET VENDREDI Bains privés Zücta ; Balas Tures (5 ets, avec Lit $100 |} ture d'été 25 ete, enfants 15 ets, | Concert sur le terrain éeus lottes, saven, etes inclus, ad].tes soirs Eseayes-en um vous vous en Fé-|.i \u201c1 Humination, Eto.Les grandes heures Les temps ou nous vivons .Plus tand, et sans qu'il soit même Lesoin d'attendre beaucoup d'an- Wées, quand Vous VOUS Mauttemivreruls les Venti IUCOUNNSIMDIES QUE LOU BuUNOUN Liteisé en 1914 OL we 1915, il nous samblera gue uous los 4vous mud vus, gue hous ue leur avons pus uocolde uue shtaution suf- diaunte.Mulgne lu fhdelite du Souvenir, Mus aurous quelque eile à nous les bieu ruppeler, à les recoustituer, duus l'ensamvie eb ie détail, dus leur aboudusee eb Leur prévision, dats ce qu\u2019ils offraient de gran- divise, de multiple et de inervertieux.De loin, uvee le recul de lage et ocalui ve l'histuire nous les jugoerous micux sans doule en he les observant Plus qu'à dravers l\u2019acconspli\u2026.Jhibis Ceble conlaissance nwilleure, au Lieu ue nous être upuisante eb de mous dédustmager, ne feru qu\\aocruitre nos Tegnots eb Mus ramonus d'avoir clé des specuuveurs distraits, des témoins superficiels d'une épujue inouie, sins précedents CL Sus retours dus des auvales du givude, Uu du anvitis sous Je eroirons, ., bons nous adres- serous de bonne foi ces reprooines inunerités.Nous seltuns persuadlés que si nous avions regundé pve des yeux plus aigus et plus avides, eL observé avec uu eaprit plus temdu, ot senti avec Un couur plus ouvert, uous aurions anagusioé vue moisson plus durable et plus belle.Avertigsous-nous des aujourd'hui de notre erreur future et pré- Vellous-nous que nous uurous tort.Eu conscience, nous faisons le possible pour apprécier à leur Ammensits., pour pénétrer et nutenir les chwses qui nous arrivent.Nous les contamplous avec une puissance de respect et de piété, d'horreur et de abupeur, d'udiniration et de CUULLGE pousses aux dernières limites.Nous essayons de tout ombrasser eb ae ue rien perdre.Du matin su soir à l\u2019uffut, chuseun, de embrasure de notre créneau, nous guettous ce qui se pasie, eb pendant lu nuit cette eurbuscade de tout notre dire dure encore aux tranchées du sonumeil.Mais quoi?Même doués supé- rieurament et braqués sans cesse dans mille directions, lesprit, le coour al liane, si wobiles, si prompts que vous les suppusiez, ne peuvent suf- dire à l\u2019irréalisable täobe qui les déborde.Quel bhumme useruit dire: \u201cAli, rien ne me sunprend et ve welfare, ne m'ébraule et ne m'abat.Je suis de force à tout recovoir et à tout supporter en le olassant avec méthode.J'enregistre et j'éprouve, auns incersuption.Ne enudgnez gue je m'enbrouille ou me fatigue.Mes moyens sout complets, illimités, Lt chez mui, tout au'ubuit: lu ruison et les uonts, les muscles et 1a peusée.Ajuai j'œurui, civil inactôf qui bouillonne, conrplétement vecu cette gi- gantesgue époque dont aucune émotion ne ane sera restée étrangère, Damsin ou duns dix ans, je pourral, couune il me plaira, retrouver intacte lu série de mes angoisses ob de mes espéraices, tous les geures de sentiments qui, sur le chomin de lu victoire, ont nauveuvré et combatiu en oi.\u201d Personne west assez menteur OU assez fou pour tenir un pareil langage.\u2014Mais Pinagination.?me dit quelqu'un, qu\u2019en faites-vous?N'estelle pas d'une puissance mivuculeuse?SI vous avez le privilège de posseder ce dou unugnitique, il vous permielbra de voir ot de vivre à lu wade minute les évenements los plus divers, les plus conmpliqués, les plus distants les uns des autres, d\u2019être partout, ici et là, au Non et au Midi.Grâce à cette salutaire negiciemue que l\u2019ou u si anéchannuent wp- pélée: la folle du logis, vous aurez \u2018lu clef des projets, des actions, des choses vbucures ou cucliées, des fuits avérés et des songes.Vous perez cubuue un aigle eu Luut de lu Bue, commie un dieu sur une montugue\u2026 Cette fée undente vous vuvrilx> toutes les pontes ob fera pusser sous Vus Joux, dans un tourbillon réglé, lu galerie de ses iucessants et puthétiques tubleaux.- \u2018 \u2014Oui, vous croyez?Eh bien, juslement-à œuse de tout ce qu\u2019elle a d\u2019itnnense et de désuesuré, pur l\u2019intini de ses surprises, de ses horreurs, de su gloire et de ses bewutes, cette guerre échuppe à l\u2019étreiute et à l\u2019enveloppement, à toutes les manières d'eurprise de l\u2019nugiuation, qui, devant elle, capitule, Four, du première fois cette victorieuse s\u2019avauce vainçue.Æasayez, à n'importe quelle seconde du jour, du vous représenter, Essayez, von d'une fugon cule ot fixe, maw pendant le seul espace d'un édluir, d'uue lueur iustantauée, de civevuscrire le chap de lu croisude mondiale.d'uucuper tout le terrain: France, Angleterre, Allemague, Autriche, Itüssie, Lalgigue, Serbie, Turquie, Merse, Afrique, Asie.Le pouvez Vous?Vous\u2018 le pouvez pus.\"LL it # Abordez le doumine de la scieuce militarisée.- Essayez de vous faire une exucte inauge d'ensemble de toute l'artillerie, des uppareils sous maning et ailés, des léviathaus de l\u2019uir ct de l\u2019eau, et des locomotives des chemins de fer, des muchines, des autos, de leur circulation, de toutes Jes formes de lu inécunique appliquée à la guerre, de tous les emplois de là vapeur et de l'électricité, du télégraphe et du téléphone, des oudes adriennes., et des fabriques, des hauts fourneuux, des ateliers, des usines, où, sans interruption, des centaines de œuille d'ouvriers forgent, batent, Luniveut, chwuffent et bsoient l'acier, le fer, tous les métaux.dés magusins et des bâtiments où se cyondounent ot s\u2019entusseut, dans l'Europe et les deux' Amériques, lès monceuux \u2018et lés pyramides de munitions, et d'anticles de toutes matidres.; des luburutoires où sant cambinées toutes les substances, ol, au profit de lu vie et du salut publics, les chimistes arrachent à l'inconnu ses secrets pour en obtenir dés formules de mort et des recuties de ravages.\u2026 Voyez-vous bien Wut cela d'un coup.?Vous ne le voyez pas, , * Jetez-vous à genoux, sur le carte du monde dépiiée à\\terre, et la tote dene les mains\u2019 essayez de :vous expliquer lu sèns des mbuvenents d'ar.ulbes, œ que lé et\u2019 le lu respiration mystérieuse de ces ge et de ces groupes de wuillions d\u2019honunes répuudus sur les lou- urs incomwensurabies.\u2018l'âchez de deviner lu pènaée des chefs, ses anéwndres, les chemins qu\u2019elle:doit épuiser, lé-but qu'elle se propose, les tioyeus auxquels, sans jamais les montrer, elle aura recours.Tâche dé le plan général\u2019 et lés\u201copérations divisées et convergentes, jen feintes, les déplacements, de pénétrer tous les arcanes de'la stra- tigle., de vous figurer si = rectrice et savante, l'uepect simultané de ces troupes de Babel sans confusion, de ces wolklats français, russes, pulonais, anglais, wustraliens, hiñdous, belges, monténdgring, serbes, sévégulais, tunisieus, ete évoluant et we buitaut à le méme heure, à des distauves qui deumnderaient des semaines, des mois, pour être.parcourtes, en obéjesant, quoique he parlent pas la-même langue et*n'aÿint\"pas\"k même mentalité, à des ondres presque pareils, Couçus jus des intelligences qui sont daccord.?Vouvez-vous même \u2014 ul peu que oe soit,en comparsison \u2014 vous donner la claire peintire des:unidonmes, des équipements, des armes, des dre- peaux.\u2026, des simples-visagos de.tous des hommes marqués du signe et du cachet de cent races?Apercevez-vous nettement, dens une même échappée circulaire, tous les paysages qui courposeut bout à bout l\u2019érréelle toile de foml?le Danube et I'Yser, les Voges at les Canpathes, lu neige, Je: sable, et le boue, la duue et le ruc, les côtes de toutes les mers, tous les bonizons, escarpés et plats,\u2019 les'sihouctics de iôutes les villes obséadées, les cloohers, les tours des capitales, les champs de.toutes les batailles.?Lampossible ! \u2018 Impossible 1°: 239351.4 X , Etes-vous mieux récompensésé en vous penchant sur les gouffres dé la souffrance et les abimes.de \u2018douleur?Espérez-vous iobtenir delce côté un résultat plis sûr.\u2026?Avez-vous là prétention'de\u2019concevoi£ et de reguaseer I'unversel chagrin, 18 some des téunments\\et \u2018des \u2018plaiated-le total des pleurs, des savgièts,*des déchiréménte, des \u2018révoltes of des peines résignées?.: Mais non ! Encore moius 1 Aus 5 Sid à Te .Et les dévouements, Jes sacrifices \u2018les hérôïsmes, 18 sublime qui se 5 toujours, sans arrét, avec le rythme et le régularité du battement d'un coeur, d'une énorme coeur qui \u2018serait cœlui de toute un humanité, inépuisable et sainte, éternelle, ayant toujours du sang, toujours de l'honneur, toujours de le.beauté, toujours de : l'idéal !.- à répandre, \u201cà verser tant qu\u2019on veut, sur l'autel.\u2026.?Allex-vous cela grâce votre génie ou aux ressources décuplées\u2018d'ime ânie extra-sensible?\u2014Hélas ! Entreprise sacrilège dont la tentative est d\u2019avance vaine ! Vous savez que vous ne pouvez rien, que tout vous écluappe de cette Œuerte, tout ce qui est d'aujourd'hui et de demain, et que votre imagination en sa présence fait fadllite.© Nous sommes hes d'état d'opérer le rassemblement de ce qui compose \u2018cette épopée, ct:de nous en sesiméler les scènes fulgurentes, parce qu'elle 1 prodiges d\u2019ici- es qu'elle cite et plus bean qu (de Fdlinatration) \u2018 us + ipleumit, en debors de la moindre idée di-.L'INVITE: A JEANNE PARC Place Saint-Augustin M.G.Cain a vu sortir de la caserne un régiment qui partait au front.Et il a recuellli un blen joli mot, qu'il relate dans le Journal: La dernière compagnie du dernier bataillon franchit le seuil de la caserne.Un caporal est en serre-file, le bouquet de muguet passé entre deux boutons de sa capote.Soutue de Jeanne d'Arc, dont le bronze se dressa au-dessus de la foule.La maigre figure du Parigot crâneur est comme attirée vers l'image de l'héroïne, cette Jeanne pour qui les Parisiens ont un culte, cette Jeanne qui, dans les temps, libéra le territoire.cette Jeanne qui mourut \u2014 et de quelle mort! \u2014 pour la France, cette Jeanne, incarnation de la patrie.Alors, avec un extraordinaire accent faubourien et d\u2019une voix où la blague se moulllait d\u2019émotion, notre caporal de soupirer: \u201cViens donc avec nous, la gosse!\u2026\u201d LE TROISIEME TIERS Du XXe Sibeles Le général von Bissing aurait voulu que los cours de l'Université libre de Bruxelles reprennent.Ayant fait appeler le président du conseil d'administration, 11 ul dit: \u2014Pourquoi ne rouvrez-vous pas votre Université?\u2014Je ne tiens pas à me mettre dans une situation favorisée vis-à-vis de l\u2019Université de Louvain, qui n\u2019est pas à même de continuer ses cours, vous savez pour quels motifs.\u2014Mais vous allez nuire considérablement aux jeunes gens qui fréquentaient vos cours avant la guerre.\u2014Plus des deux tiers de mes étudiants sont sous les armes.\u2014I1 reste l'autre tiers.\u2014II ne m'intéresse pas, monsieur le gouverneur.NOS CHIENS AU FRONT Des généraux ont demandé à la population de l\u2019intérieur de leur fournir quelques-uns de ces courageux auxiliaires.Les offres n\u2019ont pas tardé à se produire, nombreuses et désintéressées.Un brave femme de la campagne propose le sien: \u201cJe l'avais élévé pour me faire de largan (respectons l'orthographe et le style), car il est de race et tout le monde sait reconnaître qu\u2019il est beau, il est intelligent de lui-même, fl a quatorze mois; mais, sûrement, je n\u2019ai pas pu lui donner l\u2019instruction voulu.La guerre est arrivé, mon chien m'est resté.Je vous répète, monsieur, il as quatorze ou quinze mois; il sapele Malicieux et il est beau.Si vous voyé qu\u2019il puisse faire quelque chose fl est à votre disposition.Pourtant, mon chien, je laime; mais sil pouvait mangé Guillaume.\u201d LES FLEURS ET LA GUERRE D'une chanson au petit troupier trangais, dans le Mating Tes fréres d\u2019armes étrangers Sont près de toi dans la bataille Partageant les mêmes dangers, Frappant dur d\u2019estoc et de tallle, Et demain dans nos champs fleuris.Pavots., bleuets et pâquerettes, En d'autres ententes muettes, \u2018S'allieront à nos blés mûris- Refrain Petit soldat dé la tranchée, : Bientôt, oubliant tes douleurs, / Tu vas émaîiller de ces fleurs à \u2014Bymbole de nos trois couleurs\u2014 * Ta glorieusé chevauchée ! Lieutenant LA.DUTHU, 25e dragons actif.FOUR LEUR FAIRE ENTENDRE RAISON \u2026 Le la Stampas : Depuis longtempus.les Autrichiens tirafent sur les édifices civils de l'an- clenne capitale, tandis que de Belgrade on tirait seulement sur les ouvrages militaires de Semlin.On fit savoir indirectemert à l\u2019ennemi que, s\u2019il continuait son tir sauvage, la ville de Semlin serait bombardée.Comme il ne fut tenu aucun compte de cèt avertissement, la batterie française dirigea son tir sur le cercle des officiers ennemis.Un ubus tomba au milieu de la salle à mau- ger, peudant un banquet: trente-sept officiers, dont deux yéuéraux, furent tués! Le lendemain, les Autrichiens communiqualent qu'ils ne tireralent plug sur les maisons de Belgradechez | PFOUIOURS L\u2019ALCOOL De M.C.Demblon, dans la Patrie Belge, au sujet de son récent séjour au Havre: + Un petit soldat anglais terriblement fvre, mais néanmoins de belle humeur, bredouillait dans sa langue des bouts de phrases devant une séntinelle française et deux jeune filles se plaignant de ce qu\u2019il avait voulu les embrasser.On ne s'entendait d'aucun côté; et la sentinelle qui regardait les jeunes filles avec quelque méfiance et ne voulait pas froisser l'Anglais, le priait par gestes de regagner la ville.Mais l\u2019autre, toujours souriant d\u2019un air hébété, ne bougeait pas.J'offris mes bons effices \u2014 et parvins à comprendre, tout épaissie que fût la langue du petit Anglais, qu\u2019il ne s\u2019expli- Qquait pourquoi ces demoiselles sé montralent si sévères, vu qu'on avait fait l'alliance anglo-française.Nous déterminâmes les jeunes filles à partir, mais l'Anglais resta avec la sentinelle! I avait tro subi l'influence d'un milieu où l\u2019on n\u2019abuse hélas! pas moins qu\u2019en Belgique de l'alcool: les jours suivants lés chefs de l'armée britannique durent punir certains de leurs hommes qui s'attardaient à boire malgré les mesures décrétées par M- le maire dd Havre.MOLIERE ET LA GUERRE Du Figare: Un curieux effet de la haine que les Etalliens éprouvent pour les.Allemands ou de Ia\u2019sympathie sentent pour.nous se maniieste en go momeat dans les théâtres de Mi- .Partout des affiches portant des litres de plèces ow: d'opéras allemands, des noms d'auteurs ou d'artistes allemands ont disparu, et partout elles ont été remplacées par des affiches où sont,en vedettes les noms de\u2018nos auteurs et de nos artistes c - Poo Chaqed solr, au Mansosi, A310; lympia, A Ia Diana! au: Fossatl, au del Verme de\u201d Milan, on applawdit des plices françaises, et dain, son regard s'arrête sur la sta- | jo QUAND LE 19e EST LA.Du Phare de la Loiret: Un jeune officier moriasien du 196 écrit À ses parents ces fières Qignes, qu'il nous est permis de citer en l'honneur du 19e de ligne: \u201cAux tranchées, le 5 mai 1916.\u201cIci.les Boches ont tenté une attaque ces jours derniers, et ils sont tombés sur le manche, comme tou- urs.\u201cQuand le 19e est là, rien à faire: fls le savent bien.La première chose qu'ils demandent aux prisonniers, c\u2019est: \u201cOù est le 19?\u201d \u2018Dans le voisinage, deux petits postes allemands et français étaient distants de deux douzaines de mèê- tres.Un Boche plus hardi que les autres a demandé: \u201cEst-ce le 19e qui est 1h?\u2014 Non, pourquoi?\u2014 C'est qu'avec le 19¢ y a pas bon!\u201d CE QUI SORTIRA DES TRANCHÉES De l'Express de Lyen, cette lettre d'un soldat A ses parents de Dieulefit (Drôme) : Les tranch ce sont des sillons formidables où germera la France de demain.J'ai besoin que l\u2019on prie pour moi.et je vous remercie de tout coeur de le faire.Dieu, dans sa grâce.ne m'a pas abandonné, et j'ai pu constater, dans ces longs mois de dures épreuves.que la foi est la vraie source du courage et de la paix intérieure.Je ne saurais assez remercier Dieu de m'accorder toujours un si grand calme et une si pleine confiance: Je n\u2019ai pas encore connu le découragement.Quelle terrible chose que Ja guerre! Je vous assure que ceux qui en sortiront en reviendront renouvelés et, pour mof, si j'en sors, je me sens capable de donner tout autre chose qu\u2019auparavant.LES ALLEMANDS ETLA T.8.F.Du Bulletin des Armées de la République: Le 3 août.le jour même de la déclaration de guerre, un poste de T.S.F., extrêmement puissant, émettait de la colonie allemande du Togo son premier radiogramme.Grande fut lu surprise dans les postes de T.S.F- de notre Afrique occidentale, qui.jamais jusqu\u2019alors, n\u2019avaient connu ni même soupçonné l'existence de ce poste allemand.Quand les alliés firent irruption au Togo, le poste en question fut découvert en un lieu appelé Namina \u2014et 1Îls s'empresèrent naturellement d'en prendre possession.LES PHOQUES ET LA GUERRE Du Courrier de l\u2019armée belges Les maux de la guerre sont universels.Voici que, dans la plupart des jardins zoologiqués et jardins des plantes.il a fallu laisser mourir, faute de nourriture adéquate, nos bons phoques aux yeux si doux, si humains! Ce genre de mammifère pininpède, comme disent les naturalistes, ne se nourrit que de poîs- sons \u201ccylindriques\u201d: harengs, maquereaux, merlans.Or, la pêche de ces espèces a été médiocre, pour ne pas dire nulle, et, dans le mépris de leurs estomacs pour les autres poissons, les phoques ont préféré mourir de faim.C'EST LEUR FAUTE D'une lettre d'un licutenant d'infanterie: Mans ma section, les hommes ont pris unc habitude.Dès qu\u2019ils ont un embêtement, fls né cherchent pas celui qui en est responsable, ils ne songent qu\u2019à punir les Boches.Le café est-il mauvais?\u2014Ah! les salés Boches! l\u2019un d'eux, c\u2019est leur faute! que j'en descende un couple?Et notre homme se met à l\u2019affât.De même pour les haricots trop durs, de même pour la pluie.Puisqu'il faut passer sa colère, mieux vaut que ce soit sur les Boches! Ces derniers jours, un de mes braves territoriaux n'a pas craint d\u2019aller, en pleine nuit, jusqu\u2019à un certain pustà d'écoute que l\u2019enacmi a sur notre droite: Il y tua deux sentinelles et aura sans dout: Ila médaille militaire pour cet exploit.\u2014C'est admirable d\u2019avoir osé faire cela, lui dis-je à son retour.\u2014Mais non, mon lieutenant, m\u2019a- t-il simplement répondu.J'ai recu hier soir une lettre m\u2019annoncant que ma petite fille est très malade.Il faut blen que les Boches palént cette maladie-là!.DUNKERQUE BONMBARDEE Du Petit Journal: Dans la rue., devant une maison écroulée, j'apprends un détail terrifiant.La masse d'acier, après avoir crevé le premier étage, éclata dans la cave en exerçant verticalement son action destructive.A ce moment précis, dans le local du rez- de-chaussée, un brave homme terminait d'atteler son cheval à un lourd tombereau.Ce fut épouvan- thale.L'attelage, pulvérisé, Jancé par une force inouïe, se perdit dans l'air pour retomber en mille morceaux sur les quartiers voisins.Quelques jours après, en relevant les décombres.on découvrit, 6 stupéfaction! debout, dans l'angle de la cave, comme emmuré par les blocs de plerre amassés par 1'éboulement, le cadavre de l'homme, raidi dans un geste de terreur.La position du corps.son état dé conservation, ont permis \u2018aux sauveteurs d'affirmer que le malheureux a dû vivre plusieurs jours encore après son ensevelissement: Comment fut-il sépa- s'écrie Faut P |ré de son attelage?Ce phénomène ne sera probablement jamais expliqué.LA POESIE AU FRONT De l'Eche de Paris, cet alerte poème: L\u2019OBUS Un obus, cher ami.mais c\u2019est le passeport Que signe un artilleus pour la plus 21; belle mort, Uné marmite od cuit de Ia gloire immortelle, Et qui passe, en falsant \u201cfroufrou\u201d, ; comme un bruit d'\u2019afle, Un bolide qui vient, pour mieux vous endormir, Mettre un point de carmin sur 11 du mot mourir.Un lourd pigéon d'écier qui porte .3 .une vengeance Etiva ceulllir au loin des lauriers : ur la France?élix Bison, Lieutenant d'artillerie coloniale.UN PORTE PORTE-DRAPEAU L'Eelalr de ler ' primeur d'une revellier a \" nonce le poète Joachim uet à Mme Girard.mère de Me Gasuet:.\u2018vous et qui me , Dateau-passager rapsde et transport de chère mire, une bosne, une | belle, une grande nouvelle pour remplit d'un éouble .orgueil.Aujourd'hui vient de pa- raltre au rapport ma nomination: je suis nommé porte-drapeau éu régiment.La joie m\u2019étouffe.c\u2019est le poste d'honeur.Une immense fierté m'enflamme.Pries pour mol, pries pour le drapeau que jo porte, pour Ia France victorieuse, pour la paix glorieuse qui vient.FUMEE DE TABAC ET GAZ ASPHYXIANTS D'une lettre du front: J'ai bien reçu votre paquet de tabac.qui m'a fait bien plaisir, cer J'étais justement aux tranchées.et on me l'a fait parvenir lk avec les vivres.Ce fut une heureuse diversion après la fumée des obus asphy- Xiants boches.Cette odeur se répand dans tout ce que vous possédez.Vos vêtements en sont imprégnés et jusqu\u2019à votre pain et votre beurre sentent cette peste- C'est tout simplement dégoûtaut! Voilà bieu la bravoure et le courage boches, n\u2019est-ce pas?LE CHIMPANZEE DU MATELOT Du Patriote des Pyrendes: Un matelot allemand avait un chimpanze qu\u2019il avait dû Inisser à Anvers lors de lu déclaration de glerre et qu\u2019il erut tué.par des civils, évidemment.réclamer des = doummages-intérêts considérables, que l'entremise de lu \u201cZivilverwaltung\u201d, dorsqu'on apprit que le chimpanzé était bien soigné el bien nourri par les soins du Jardin Zoologique.EL voilà une nouvelle légende des atrocités Lelges qui s'effondre! Après l'hôtelier, le chimpanzé du matelot! Et tous deux sont bien vivants, alors qu'on les avait dit mors, Le gouvernement belge devrait prendre en locution ces deux sympu- thiques phénomènes et les promener À travers le monde comme preuve des culomnles allemandes.Conservatoire Lasalle Tous les élèves petits et grands sont priés de se rendre, lundi soir i 8 heures au Conservatoire, 128 Saint-Hubert.lrésence indispeusa- ble en vue de l'organisation de lu Distribution Solennelle des Prix qui aura lieu mardi prochain 22 juin, sous lu présidence de Sir Loomer Gouin, Premier Ministre de lu l'ro- vince, à 8 heures ett5 du soir dans la grande sale de l\u2019Assistance lPu- blique, 310 Lagauchetière Est.Les nuciens élèves sont égulement invités et devront.être munis des couleurs de l\u2019école.le Directeur Eugène LASSALLE.Cartes professionnelles Paul E.Maillet, s.a.sc.Ingéniour Civil ++ Arpanteur-Géomêtre COTE PLACE D'ARMES Téléphone, Main 5066 Chambres 507-508 Peur avoir de l'argent our valeurs, stocks, bijenz, mentres Es vénilendle, s'adresser au Comptoir Mobilier Fr.Canrue G8.JACQUES, £6.Mala 0808.M Pour distribution et collection de journaux, revues, etc, etc, à prix modérés adressez-vous à Sas\u201d H.GAGNON, 245 rue Hogan Boucher & Mercier F A.Boucuen, propriétaire MARCHANDS-TAILLEURN et (NPORTATEURS 316 Boulv.St-Laurent Mentréa) TéL Wale 1408 \u2014 EE Nermandin & Des Rosiers Tel.Lasalle 150 CHATEAU DUPERE Terminus des Tramwage Rue Notre/l'ame, | Longue Pointe SALLE POUR BANQUETS Repas èk carte Cholfrançais Prenez la reute fluviale fret entre tous les pointe importants du lao Ontario et du fleuve St-Laurent.LIGNE MONTREAL-QUERNC Une nuit de repos.Lee bateaux quittent Montréal à 7 hrs p.m.tous Jes Jours.excepté le dimanche, LIGNE MONTREAL-RAIE DE QUINTE- Service hebdomadaire, laîseant Montréal tous les vendredis & 7 hrs p.m.Un voyage agréable offrant tout le confort Bésiré.LIGNE DU BAGUENAY Le plus beau voyage sur l'eau du continent.Les bateaux quittent Québec tous les mardie et samedis à § hrs em.auceltôt après l'arrivée des bateaux de Montréal.Berean den billeta: © et 11 Carré Vieteda.TO.Mala $710.Buen; général du fret: ree MGM.TA.Male.5500.11 n'apprétaie à |P.M ae a nee dat Les mails CY , 6 ebles : garsusses satisfaction À tous INSTITUT DENTAIRE P2ANÇO.AMERICAIN 32
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.