Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 18 septembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1915-09-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vel.Ii\u2014 No 91 EE | Administration ot rédaction : 162 St-Denis Tél.Est 893 GASTON MAILLET, directeur a \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Id Monte-Carlo sur le Mont \u2014\u2014\u2014\u2014 \u201cLe Journal d'Agriculture\u201d D ; \"a Ch Sous ma signature, j'adressais dans \u201cL\u2019Autorité\u201d, en date du 11 septembre, ce défi à sir Lomer Gouin: \u201cVous êtes sérieux ou vous ne l'êtes pas, M.le premier ministre, quand vous proclamez que pas un sol du trésor public, sous votre administration, n'est dépensé à mauvais escient.Je vous offre, pour ma part, d'imprimer le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d à $10,000 meilleur marché, par année, que ne charge le \u201cCanada\u201d.Je vous promets un papier égal, sinon supérieur, et une meilleure typographie.Et je vous promets toutes les £aranties financières que vous pourrez désirer.; \u201cSoutenu par un groupe de capitalistes, ayant à notre disposition l\u2019atelier le plus moderne, oui! eux et \u2018moi: nous nous faisons forts de donner aux lecteurs du \u201cJournal d'Agriculture\u201d plus de satisfaction qu'ils n'en ont actuellement.\u201cOn vous proclame grand homme d'affaires, M.le premier ministre.\u2019 \u201cA vous de prouver sur le champ que cette réputation n'est pas usurpée.oo we \u201cLaissons de côté les injures du \u201cCanada\u201d et parlons affaires ! : \u201cEtes-vous désireux, oui ou non, d\u2019économiser: $10,000 a la province?\u201cSi vous êtes sincère, vous allez dire oui, et tout de suite ! \u201cMais je parie que vous n'accorderez pas ce \u2018contrat à \u201cL\u2019Autorité\u201d.\u201cEt de ce défi je prends la province à témoin.\u201d | Ce défi est resté sans réponse.Pas un mot de sir Lomer Gouin! Pas un mot du \u201cCanada\u201d! Pourtant l\u2019offre en valait la peine.Le \u201cTemps\u201d d'Ottawa l\u2019a reproduite; la \u201cPatrie\u201d et le \u201cDevoir\u201d l'ont favorablement commentée, \u2018Le.\u201cRéveil\u201d, journal du matin qui tend de plus en plus à se poser comme l'organe officiel du parti libéral à Montréal, en qualifiant le \u201cCanada\u201d de \u201cchose du passé\u201d, risque cette réflexion: \u201cQue pour sa maigre rédaction ce journal recoive le contrat d'impression du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d a $29,000 par année, c'est excessif!\u201d HI ajoute: \u201cL\u2019Autorité\u201d est imprimée par contrat; elle ne peut donc accepter des obligations qu\u2019elle\u2019 ne saurait remplir elle-même.\u201d Et qu'importe que \u201cL\u2019Autorité\u201d soit imprimée par contrat ! Le jour où sir Lomer Gouin voudra nous confier celui d\u2019impression du \u201cJournal d'Agriculture\u201d, nous nous engageons à avoir notre imprimreie à nous, et une imprimèrie montée.sur un haut pied, car elle sera promptement payée par les profits que nous réaliserons.Profits tellement beaux que nous serions heureux d\u2019en distraire une partie au bénéfice de l'hôpital Notre-Dame.Oui ! tout en imprimant le \u201cJournal d'Agriculture\u201d a $10,000 de moins que ne charge le \u201cCanada\u201d, nous offrons en plus de verser annuellement $500 à l'hôpital Notre-Dame, dont la caisse accuse un déficit.Le montant de $10,000 économisé sur le contrat d'impression, vous pourrez l\u2019affecter, M.le premier ministre, aux augmentations dues aux pauvres diables du palais de justice dont le maigre salaire est resté le même depuis votre accession.Quelle joie vous causerez dans bien des foyers où la munificence de votre gouvernement n'est guère célébrée! Et de quelle reconnaissance seront saisis à votre égard ces malheureux res cueillis dans la rue par les ambulances et gratuitement traités dans les salles publiques de l\u2019hôpital Notre-Dame qu'il faudra bien fermer, si personne ne vient en aide a cette corporation! Ah! je n\u2019ai nul besoin d'ajouter que vous ferez plus d\u2019heureux qu\u2019en arrondissant Ja bourse, comme vous le faites à l'heure actuelle, de ces enrichis du \u201cCanada\u201d qui ont noms MM.Béique, Dandurand, DeSerres, Etie Geoffrion et autres de même acabit.Au cas, M.le premier ministre, où vous hésiteriez à ac« corder le contrat a \u201cL\u2019Autorité\u201d parce que c'est \u201cL'Autorité\u201d, journal libéral manifestant à votre égard trop d\u2019indépendance, à votre gré, nous accueillerions avec joie la nouvelle que vous demandez des soumissions, afin de laisser champ libre à tout le monde, ou bien que vous avez donné ce plantureux contrat à tout autre corporation désireuse d'imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d à 10,000 meilleur marché, en versant en outre un bonus de $300 à l'hôpital Notre-Dame.Ce que veut \u201cL\u2019Autorité\u201d, ce n'est pas un profit pour elle, c\u2019est une économie pour la province, si opportune à l\u2019heure actuelle pour les miséreux.\u201cL'Autorité\u201d vit depuis deux années sans subventions de votre gouvernement, elle continuera d'exister sans cela.Allons ! M.le premier ministre, vous qui prétendez être à la tête d\u2019un gouvernement d'hommes d'affaires, les contr!- _buables attendent de vous une réponse favorable.* Pourquoi la refusez-vous?Gaston MAILLET.a Le banquier DeSERRES M.Gaspard DeSerres, le banquier, me demande par un de mes amis si l\u2019on ne pourrait pas m°acheter.Et voilà! parce que je dénonce M.DeSerres, ce bonhomme fait un raisonnement de banquier, il me demande si je suis à vendre! Ce trait suffit bien pour peindre l\u2019ineffable personnage, esquinerie et sa mentalité.w va DeSerres qui fait-de la politique comme \u201cdirecteur\u201d du \u201cCanada\u201d ne peut pas souffrir que d\u2019autres que lui fassent de la politique.Il grinche sans cesse, il se plaint, il potine autour d'une table à cartes, rivalisant de la sorte avec ces dames de la rue Plessis.Je veux continuer à dire quelques vérités au banquier DeSerres.Tout le monde sait bien que si M.Laurier avait tous des gens du même acabit que M.DeSerres dans son état-major, notre chef serait obligé de mettre le parti libéral dans un cercueil et d\u2019y planter le dernier clou.ce Tout le monde sait que le banquier DeSerres caresse le réve d\u2019être nommé conseiller législatif ; qu\u2019il apprenne une fois pour toutes que Sir Lomer ne fera jamais la gaffe de lui donner le pas sur des hommes comme l\u2019ex-maire Payette, E.H.Lemay, Lawrence Wilson, O.Robillard, P.Galibert, Albert Hudon, Olivier Faucher et tant d\u2019autres.Car Sir Lomer veut garder, semble-t-il, le gouvernement de la Province.J'irai même plus loin, je dirai que les chances du banquier * DeSerres au Conseil Tégislatif sont encore plus minces que les miennes; ce qui n\u2019est pas peu dire.Lo I+ A \u201cI\u2019Autorité\u201d, nous critiquons Sir Lomer Gouin, mais il est le premier à l\u2019admettre, nous le critiquons ouvertement.Le banquier, \u201clui, darde Sir Lomer et ce qui est pire, il le darde dans le dos.C\u2019est pourquoi Sir Lomer estime plus \u201cL\u2019Autorité\u201d que M.«DeSerres.; .Non, M.le banquier, pénétrez-vous bien de cette idée \u2014 je ne vous l\u2019enverrai pas dire \u2014 \u201cT/Autorité n\u2019est ni vendue ni à vendre, c\u2019est ce qui assure son succès, et surtout ne venez jamais nroffrir votre or, car c\u2019en est un.sur lequel*il faut cracher! Gaston MAILEET.JOURNAE- HEBDOMADAIRE Redde Caesarl quae sunt Caesaris A Pheure actuelle, administrateurs et administrés sont d'accord à proclamer que Montréal est au bord de la ruine.Avec une dette de cent millions qui continue de grandir, et avec un revenu qui continue de décroitre, le budget ne peut plus s'équilibrer.M.Napoléon Hébert, Je ministre des finunces de l\u2019hôtel de ville, confesse qu'il est impuissant à résoudre ce problème-là.Le muire Martin lui-même, que l'on ne prend jamais scans vert, à déclaré, sur un ton à nous fuire dresser les cheveux.\u2014Montréal ne sera pus capable de se tirer d\u2019une pareille situation.Par quoi, notre premier mugistrat a sans doute voulu dire que, pour sortir Montréal de ses embarras financiers, il faudrait en quelque sorte un miracle, Pour que ce miracle s'accomplisse, diverses suggestions ont été faites.M.Médérie Martin a proposé qu'on lui laisse tout en mains, avec de pleins pouvoirs en matière d'impôts.Certuins sont d'avis d'abolir le Conseil municipal; d'autres d'ubolir le Bureau de contrôle; d\u2019autres enfin d\u2019ubolir le Conseil et le Bureau de contrôle et de substituer au double rouage une simple commission dadministrateurs ou un \u201cmanager\u201d.11 s\u2019en trouve qui voudraient ressusciter les anciennes commissions échevinales et rétablir da qualification foncière.Un \u201ccomité de citoyens\u201d anonyme est allé glisser de mystérieux conseils dans l'oreille de M.Gouin.Ja \u201cPresse\u201d à lancé l\u2019idée de fuire sauver ln ville par sir Lomer, idée qui n\u2019a pas paru sourire beaucoup à la \u201cPatrie\u201d.Enfin, M.Gouin vient d\u2019annoncer qu\u2019il va soumettre à ses collègeus de problème de l\u2019adimninistration de la métropole.Dans tout cela, on l'adimettra, rien ne nous fuit entrevoir le miracle dont Montréal doit attendre son salut.La proposition la plus pratique est peut-être, en définitive, celle du maire, paree qu\u2019elle promet un accroissement de revenu.Et c'est, après tout, de l'argent qu\u2019il faut, Et la proposition la plus baroque \u2014 disons le mot \u2014 c'est de remettre nos affaires aux mains du premier-ministre de la province, La proposition du maire offre cependant l\u2019inconvénient de répugner aux contribuables, qui ne veulent pas entendre parler d'augmentation de taxes.LA SOLUTION \u201cIi existe un moyen de tirer Montréal de sn situation désespérée \u2018lo, Sans réduire le chiffre des dépenses, en l\u2019augmentant même, si l\u2019on veut, afin de nous doter de boulevards, de construire un marché dans la partie nord, de garnir de livres In bibliothèque publique en construction et de nommer un bibliothécaire, et de réaliser les innombrables \u201cschemse* dont rêvent échevins et contrôleurs, et 20.Sans accroître aucunement les taxes, en les diminuant même graduellement, presque jusqu\u2019à leur complète extinction.Ce moyen, nous voulons bien l'indiquer aux lecteurs de \u201cL\u2019Autorité\u201d qui pourront user de leur influence pour le faire mettre en ocuvre par les autorités compétentes.Le voici: Puisque, d\u2019une part, il faut bien payer les intérêts de la dctte publique et pourvoir aux frais de l'administration; puisqu\u2019il déplaît à tous les contribuables de se cotiser dans lu mesure suffisente, il ne reste qu'une autre alternative: Faisons payer lea dé- Raymond Préfontaine La ville de Montréal peut payer promptement sa dette et éviter la banqueroute en dotant d'un grand casino ce site admirable.\u2014 Une pression des autorités sur la Législature s'impose penses courantes de l'administration, ainsi que l'amortissement de lu dette publique par lex étrangers.Depuis nombre d'années, nous estimons retirer de considérables bénéfices du pussage dans notre ville, pendunt In belle saison, d\u2019un nombre grandissant de touristes américains et de quelques curopèens Qu'est-ce qui peut bien attirer ces voyageurs dans notre villle?11 convient de nous le demander, Car Montréal est assurément la ville du monde la plus terne, da plus complètement dépourvue d'intérêt.Nos visiteurs doivent sy embôter pradigicusement, quoi- qu'ils aient le.plus souveut la politesse de ne pas nous le dire.Si done nous voulons sortir Montréal de sa position financière emburrassée, rendons notre viMe intéressante- Rompons avee ce puritanisme qui est le masque de Toronto.Cessons d'y gêner la NHhberté des gens par toutes sortes de lois inspirées par une fausse vertu.Faisons de Montréal une ville vivante, et implantons-y quelque attraction comme il en existe dans les villes européennes et qui fera necourir les riches désocuvrés de toutes les parties du monde.| UN CASINO.La prineipauté de Monaco, griice à ses établissements de jyux, jouit d\u2019une merveilleuse opulence.(Les sujets du prince Albert n\u2019y sont assujettis à aucun impôt, les profits du Casino de Monte-Carlo étant amplement, suffisants pour pourvoir à tous les besoins de PlÉtat, qui est du veste administré avec une incomparable munificence.On parlait, ces jours derniers, de créer à Montréal, dex cinémas municipaux, pour en tirer quelque revenu.Le projet est mesquin.Que le gouvernement convertisse plutôt, le Mont- Royal en Monte-Carlo, et il sera promplement débarrassé de ses soucis financiers, Les Américains qui ont habitude! d'aller dépenser annuellement de cinq À six cents.willions do dollars en Europe voudront tous visiter le Monte-Carlo montréalais, \u201cle seul étu- blissement du genre sur le continent américain\u201d cet, avant qu'ils nous wient tous fait une visite, notre ville laura plus un sou de dette et.ses coffres regorgeront d'or, Et l'administration sera dispensée de ramasser lex gros sous pour soutenir ses hôpitaux, ses orphelinats, son hôpital pour les incurables et toutes ses Oeuvres d'assistance; à toutes ces instilulions mévi- tantes seraient assurées, sans effort, d'amples res- wren, \u2018 Au casino de Monte-Carlo, les Monégasques ne sont pas admis Nous prévoyons qu'à Montréal, il serait.difficile de fermer la porte d'un établissement de jeu publie à certains de nos concitoyens qui satisfont à l'heure actuelle elundestinement leur passion pour le jeu.Mais on refuserait naturellement l'accès da masse du peuple, afin que l'instrument de la fortune publique ne se changeit, pas, pour les particuliers, en instrument de ruine.Sir Tomer Gouin, à plusieurs reprises, à promis, pour sauver Montréal d\u2019un désastre, d'édicter les mesures que les citoyens demanderont.Nous lui demandons d'autoriser, sous le contrôle absolu de l'administration municipale, In création, sur le Mont-Royal, d'un grand établissement de jeu sur te modèle de Monte-Carlo.FLAMBEAU Nous recevons d'un marchand bien connu la lettre suivante que nous nous empressons de publier: ni sa santé pour arriver à ce but.Il est mort encore jeune, à 55 ans, dans toute la force de son ta- dire: non.Tous ceux qui s'adressaient a lui étaient aidés et, même s'il ne vous accordait pas tout cc M.le Directeur, Vous avez parlé dans votre dernier numéro d'un monument à Préfontaine.Quelle heureuse idée ! Mais ne comptez pas sur les directeurs du \u201cCanada\u201d pour prendre l'initiative d'un mouvement aussi honorable et aussi patriotique.D'abord ces messieurs ne se remueront pas et ensuite ils sont tellement impopulaires que le projet risquerait de ne pas réussir.Préfontaine mérite un monument, ça c\u2019est sûr.Préfontaine est sans contredit l\u2019homme politique du district de Montréal qui a le plus fait pour promouvoir les intérêts de notre parti dans l\u2019arène fédérale et, s\u2019il n'avait pas le talent oratoire de quelques- uns de nos chefs, il possédait un talent de persuasion prodactif de résultats plus durables que les plus belles envolées d'¢loquence.Ceux qui l'ont connu, et ils sont légion, savent tout le dévouement que Préfontaine apporta à la défense de l'idée libérale et quelles luttes géantes, continuelles, il livra pour la faire triompher.Et il n°é- nées, un des membres dirigeants.sincères.lent, de sa merveilleuse résistance au travail et alors que le parti libéral avait le plus besoin de ses conseils et de son expérience.Préfontaine était un libéral à tendances protectionnistes et comptait dans les rangs du parti conservateur des amis dévoués et des admirateurs qui enrégistraient leur vote en sa faveur dans Maisonneuve et dans la vieille forteresse conservatrice de Terrebonne qu'il enleva à l\u2019ennemi.IV croyait que nos industries nationales avaient droit à une protection raisonnable, une protection qui leur permit de faire la concurrence aux produits étrangers.Et c'est dû en grande partie à ses efforts si le tarif Fielding ne fut pas plus libre-échangiste après l'avènement au pouvoir du parti libéral, en 1896.L'éloge de Préfontaine peut se résumer en peu de mots: dévouement absclu à la cause libérale, lovauté aux amis, grande générosité, riche caractère.Si Préfantaine a pu commettre des erreurs, \u2014 qui n\u2019en fait pas en politique?\u2014 c\u2019est son grand coeur et son désir de rendre service qui filiation au parti politique dont \u2018il a été, pendant un bon nombre d'an- Tous nos concitoyens, sans distinction de parti, approuveront donc sans réserve In récente décision du \u2018gouvernement qui le désigne pour occuper À In Cour d\u2019apmel le poste rendu vacant par la mort prématurée du regretté juge Gervnis.C'est une promotion qui £: recommandait, À cause des exceptionnelles qualifications de l\u2019hon.M.l\u2019elletier, qu'une dongue et brillante carrière a parfaitement préparé aux plus hautes fonctions judiciaires.Au nouveau juge de la Cour d'appel nous offrons nos félicitations Le \u201cQuebec Railway\u201d En encaissant, pendant les douze mois écoulés, de plus fortes recettes que durant le précédent exercice, le \u201cQuebec Railway\u201d a eu la bonne fortune d'échapper aux conséquences de In crise économique, dont se sont ri sérieusement ressentis tous les autres chemins de fer canadiens.Ce résultat est à l'éloge du conseil de direction de la compagnie, mais il témoigne hautement des ressources de l\u2019entreprise.Nous trouvons aussi de bon augure In décision qui a été prise d'élargir le cadre du conseil de direction, en y admettant cinq membres nouveaux, pour la plupart des jeunes, qui ont une réputation dans le monde des affaires, et qui sauront, par deur initiative, nider puissamment à l'entreprise.Ces nouveaux directeurs sont MM.C, Arthur Berthiaume, Arthur Ecrément, N.P., Trefflé Bastien, L.J.Tarte et L.G.Morin- que vous demandiez, vous le quittiez content, car il vous avait convaincu de l'impossibilité de faire davantage.Ceux qui lui ont succédé au pouvoir n'ont pas su, par maladresse, s'attacher ses amis.Au contraire, ils ont cru devoir les éliminer et compter sans eux.Et voilà pourquoi le parti libéral, dans le district de Montréal, est désuni.I n\u2019y a plus l'enthousiasme du temps de Préfontaine.On ne se gêne pas au- jourd'hui pour critiquer ouvertement nos chefs, et nos amis sont fatigués de lutter pour des Dandurand, des Brodeur, des Béique, des Elie Geoffrion, des Gaspard DeSerres, qui font du tzarisme et de la politique pour eux, pour eux toujours, pour eux encore.J'ai beau chercher autour de moi, je ne vois personne pour remplacer Préfontaine et continuc- son oeuvi 2.Encore une vois, M.le Directeur, mille félicitations pour votre pa- triotijue su,.stion Vous pourrez vous servir de mon nom en temps et lieu et le mettre sur la liste de tout comité.Votre bien dévoué, pargna ni son temps, si son argent, en furent la cause.Îl ne savait pas UN ANCIEN Le Juge Pelletier Simples questions à Maisonneuve En entrant dana ls magistrature, M.L.P.Pelletier na rompu son af- \u2014 Si \u201cL'Autorité\u201d publiait le quart, seulement le quart des révélations qui lui parviennent sur l\u2019administration de Maisonneuve, clle causerait un: énorme sensation.Elle se contentera pour aujour- d'hui de poser un certain nombre de questions.Puissent telles questions trouver des réponses adéquates: Quel est le pouvoir d'emprunt de la Ville de Maisonneuve! Quand a été fixé ce pouvoir d'emprunt?Est-il vrai que la dette de cette Ville dépasse actuellement 50 pour cent?Est-il vrai qu\u2019elle doit emprunter pour pourvoir à son administration et payer l'intérêt sur se dette?Pourquoi dit-on aux citoyens de ne pas s'inquiéter; que dès la prochaine session sir Lomer Gouin annexera Maisonneuve à Montréal et que Mentréal paiera la note} al .ae \u20ac Te.ee do - LAutorfté Somer II Ya 3 PA A WAST RR Sop LES oot dans tous les JF: ; vote! eo 16 ve.3 ° Toe + , ti\" ; er .?& as: REI i Montréal, 18 Septembre 1915 -Royal LA TERREUR DE LA ROUTE TT j JAR: 04 = : =) STE AN $v ds a 0, 0 TAM, ad J y wl sa Les automobilistes libéraux sont handicappés pas pour rire avec une telle hroguette, Un roquet qui mord la main qui le nourrit ! | Crest le \u2018 Canada \u201d qui, pour tirer ses chefs d\u2019embarras, dénonce | les expropriations \u201c imposées\u2019 par sir Lomer Gouin L'état actuel des finances de la Ville de Montréal attire unc attention justifiée.Les propriétaires se préoccupent à bon droit de savoir comment a été dépensé feur argent, et quelle sera surtout la future disposition des taxes qu'ils paicront à la Ville, Nos quotidiens y sont allés tour à tour d'un ou de plusieurs articles sur ce sujet de troublante actualité.Le \u201cCanada\u201d, qui était autrefois l'organe du parti libéral, mais qui ne représente plus aujourd'hui qu'une coterie, publiait à ce propos, le 13 septembre (qui nous disait que la guigne attachée au nombre 13 était une superstition?) un article qui lui attirera vraisemblablement la mort sans phrases; car après cela, sir Lomer continuera-t-il de lui confier l'impression du \u201cJournal d'Agriculture\u201d, sa principale source d'alimentation?Mais citons: \u201cEn annexant les municipalités voisines, la Ville s'est chargée d'obli.à Montréal gations qui ont presque doublé sa dette, sans augmenter proportionnellement son actif.Les expropriations coûteuses qui avaient été IMPOSEES a l'ancien Bureau de Controle, et d'autres que le nouveau a continuécs de bon gré ont fait le reste.\u201d Voici maintenant le \u201cCanada\u2019 qui mord la main qui le nourrit! Dans son zèle à tirer du pétrin les sC- nateurs Béique ct Dandurand ct ses autres administrateurs ayant tant contribué à nous doter de l'ancien Bureau de Contrôle, il dénonce sir Lomer Gouin, qu'il accuse d\u2019avoir imposé les expropriations ruineuses qui ont failli conduire Montréal A Ia hanqueroute.Car qui a le droit d'imposer des expropriations, si ce n'est la Léginlature?Et qu'est-ce que la Législature, députés ct ministres compris, sinon sir Lomer Gouin?Lui seul était en mesure d'imposer et a imposé les expropriations scandaleuses aujourd'hui dénoncées par le \u201cCanada\u201d.Propriétaires de Montréal, dont la : propriété subit unc première hypôs thèque du cinquième de sa valeur, par suite de Ja dette municipale) propriétaires de Montréal, vous à qui on parle d'imposer des taxes additionnelles, lorsqu'un quart \u201cde vos logements sont vides, remerciez sir Lomer Gouin! Soyez orgueil- feux de proclamer que celui qui par=\u201d tit pauvre de son petit bureau d'avo- j cat est à présent millionnaire.L'expropriation du boulevard Saint-Joseph, l'expropriation de le ruc Sherbrooke-Est, Vexpropriation de la ruc Notre-Dame-Ouest, quels fabuleux dessous cachent ces transactions, et tant d'autres de moindre envergure, mais également impo- nées, pour nous servir du terme du \u201cCanada\u201d ! I ext un proverbe qui dit que c'est un bien sale oiseau, celui qui - salit son nid; mais que penser alors du roquet qui mord la main qui le nourrit ! SPHAX.Montréal doit exiger des controleurs qu\u2019ils lui en donnent pour son argent! L'avis de motion présenté au | cordé la \u201cGazette\u201d, journal jusqu'ici Conseil par l\u2019échevin Napoléon Giroux, demandant l'adoption d'un ré- glement à l'effet d'imposer une amende de $25 aux contrôleurs pour chaque absence, sans motif, des séances du Bureau de Contrôle, et de $100 pour chaque absence des séances du Conseil mérite séricuse considération.C'est du reste ce que lui a ac- et \u2014\u2014\u2014\u2014 La Ville de Maisonneuve vient- elle, en temps de crise, d'acheter pour $1,500,000 de terrains, histoire d'agrandir son fameux parc?Est-il vrai que des détenteurs d'options aient vendu à un prix double de celui mentionné sur l'option?Quels sont les instigateurs de cette affaire?; Enfin.est-ce que les administrateurs actuels de Maisonneuve, qui étaient à couteaux tirés avec sir peu favorable à l'échevin Giroux.Puisque d'après Ia Charte les contrôleurs sont tenus de consacrer tout lcur temps à l'administration de la Ville de Montréal, il s'ensuit nécessairement qu'unc sanction devrait exister s\u2019ils ne se conforment pas à cette clause.Il y a bien un bref de \u2018quo war- ranto\u2019 qui pourraient les sortir pour de bon de l'hôtel de ville; mais un contribuable serait obligé d'y aller de son temps et de son argent; et ce n\u2019est pas l\u2019habitude des contei- buables, lorsqu'ils ne sont pas directement intéressés, de se mettre au blanc.Pendant quatre longues années le contrôleur Lachapelle arriva à l\u2019hôtel de ville un peu avant midi et en ! repartait le plus vite possible, ayant à siéger dans une douzaine de bureaux d'administration.Personne ne se leva dans le public pour demander aux tribunaux son expulsion.De nos jours, certains membres Lomer Gouin, pendant la dernière | du Bureau de Contrôle s'absentent session, se sont depuis réconcillés | avec lui?Est-il vrai qu\u2019ils marchent au- jourd'hui la main dans fa main avec | le premier ministre.vers de nouveaux emprunts et vers de nouvelles expropriations?DICK.t de la ville des semaines entières sans fournir aucune explication.lis ne viennent à l'hôtel de ville que lorsque ça leur plait.Ils n\u2019assistent aux séances du Bureau que lorsqu\u2019ils ne peuvent faire autrement, et le moins longtemps possible.Quant aux séances du Conseil, elles sont devenues pour eux lettre merte.Les séances de Consell sent pour- tant celles qui requièrent davantage la présence des contrôleurs.C'est à eux de fournir des explications sur chaque rapport qu'ils présentent.Sinon, le Conseil vote à l'aveuglette, au grand détriment du public, qui ne connaît plus les dex- sous de bien des Cvénements municipaux.Voilà pourquoi le public apprée ciera l'initiative prise par l\u2019échevin Giroux en demandant à ses collègues l'adoption d'un règlement propre à ramener les contrôleurs au sens de leurs devoirs envers les cl- toyens.Avec l'énergie qui le caractérise, l'échevin Giroux ne sau- raît manquer de réussir.En effet, lorsqu'ils auront payé l\u2019amende une demi-douzaine de fois, nos administrateurs ne seront pas férus de s'absenter davantage.Au Parlement.fédéral, à la Législature, au Conseil municipal même, les absents palent à même leur indemnité.Pourquoi les contrôleurs de la Ville de Montréal, qui sont les mieux rétribués de toutes les villes du Canada, seralent.ils exempts de la même pénalité.Donc, M.Giroux a abselmuent raison.I! mérite le soutien de tous ses collègues.\u2018Le Bureau de Contrôle a richement mérité les traits dont it a été criblé lundi dernier, Montréal, qui donne $7,5000 par année aux contrôleurs, en veut son argent ! ; MAX. Al v La Commission Scolaire ne peut poursuivre l'échevin Giroux.\u2014 C'est ce que déclare le grand bureau dont M.N.-K.Laflamme-et l'hon.Walter Mitchell, le trésorier provincial, sont les chefs L'affaire est du domaine du passé; elle est pour de bon enterrée Montréal, 31 août 1915 M.le Président et MM, les membres de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Re Enquête tenue par M.le juge Mercier sur les accusstions portées par le \u201cPays\u201d au sujet de l\u2019uchat d\u2019une propriété pour l'érection d\u2019une école à lu Longue-Poiute.Nous uvous exuminé lu preuve et les exhibits au dossier duns cette affaire et nous Vous informons que daus notre opinion, la preuve ne suffirait pas à appuyer l'accusation de conspiration portée contre MM.Gustave Vinet, Julien Therrien et Je commissaire Giroux, non plus qu'une Lettre de MM.Latlamme et Mitchell action en recourrenent de $5,000, ou partie de ce montant comme ayant
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.