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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 6 novembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1915-11-06, Collections de BAnQ.

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[" Vél.-11\u2014 Ne 98 | Achetez I'Auterité avant de partir pour la campagne le samedi Administration ot rédaction : 162 St-Denis Tél.Est 893 JOURNAL \u2018HEBDOMADAIRE GASTON MAILLET, directeur Les Jocrisses \u201cLe Journal d'Agriculture \u2019 \u201cLe Canada entre dans la voie des explications, mais dissimule mal que son impression_lui rapporte des profits excessifs : - oh Pressé par Ju nécessité de défendre son fromage, le \u201cCanada\u201d a miraculeusement recouvré usage de lu parole: ' \u201cM.Gaston Muaillet, déplore-t-il, réitère, duns \u201cL'Autorité\u201d de samedi, son offre d\u2019'imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u2019 Devant son insistance, nous croyons devoir donner des explications à ce sujet, malgré notre répugnance à discuter un contrat prblic dont nous sommes bénéficiaires.\u201d Cette répugnance est bizarre.Car n'est-ce pas précisément parce que c'est un contrat publie qu\u2019il est tout à fuit seyant de le discuter en publie?cL + ries] daa Mais passons vite aux explications, que les contribuables de la province, qui versent chaque année $29,000 au \u201cCanada\u201d , suns compter les profits indirects, seront saus doute avides d'entendre.l\u2019osons préalablement lu question discutée : J'offre à sir Lomer Gouin, ainsi qu'au gouvernement de la province, d'imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d au prix de $19,000 par année, au lieu de $29,000 uctuelloment payés au \u201cCanada\u201d, et pur surcroît, si mon offre est agréée, je m'engage, en reconnaissance d\u2019une pureille aubaine, à verser aussi annueMement $2,500 à diverses institutions de bienfaisance de Montréal.Je me fais fort de fournir toutes les garanties désirables que le travail sera, pur moi, mieux exéeut?qu'il me I'a été jusqu'ici.J'affirme que le prix puyé au \u201cCanada\u201d est un prix exagéré, qui ne dédommage pus seulement cette feuille de l'impression du \u201cJournal\u201d, mais qui achète par surcroît sa conscience et en fuit l'esclave servile du premier-ministre de la province, \u2018 Je veux donc sauver $10,000 à la province, et du même coup délivrer le parti libéral d'un organe qui est tombé au dernier degré de l'abjection.Et si M.Gouin ne veut pas de moi comme imprimeur, comme je paie des taxes comme un autre, je réclame que le gouvernement demande des soumissions publiques et fasse imprimer le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d à un juste prix, Le \u201cCanada\u201d entreprend d'expliquer qu\u2019il n'est pas payé trop cher.Voyous cela: \u201c.Nous soutenons que le \u201cJournal d'Agriculture\u201d est imprimé à des conditions strictement commerciales, et qu\u2019il serait impossible au gouvernement d'en obtenir de meilleunes d'une maison responsable, ca- puble d'imprimer et.de distribuer mensuellement un journal de cent wille exemplaires.\u201d \u2018 Le \u201cCanadu\u201d soutient cela, mais la preuve ?.Moi aussi, je pose des conditions strictement commerciales, et ce nest pus duns de but d'y perdre de l'argent que je veux imprimer le journal.A dix mille piustres de moins, je compte encore, au contraire, trouver dans cette affaire un gros profit.Quant à 14 question\u2019 de solvabilité et de compétence, il est plaisant d'entendre parler de si haut, le \u201cCanada\u201d, dont cette entreprise est la principale ressource, et qui ne possède, d\u2019ailleurs, qu'une imprimerie de troisième ordre, Mais si le \u201cCanada\u201d est convaineu qu\u2019aueun concurrent n'offrira ses services à meilleur marché, pourquoi alors ne pas procéder selon Ja méthode \u201cstrictement commerciale\u201d en demandant des soumissions publiques ?Mais le \u201cCanada\u201d ajoute : \u201cNous wecevons vingt-huit cents par abonné, chaque année, pour les frais d\u2019impression, ce qui représente la valeur commerciale de notre travail.\u201d Prenons note de cet aveu: Les vingt-huit cents par abonné \u2014 au total, $92,000 \u2014 représente la valeur du travail exécuté par le \u201cCanada\u201d.11 est donc complètement payé lorsqu'il a encaissé ses $20,000.Et pourquoi, alors, encaisse-t-il par surcroît la totalité du produit des an nonces ?Cet aveu révèle un scandale pire encorc que celui que nous avons dénoncé.Mais nous n'en sommes pas surpris, Le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, avec ses cent mille abonnés, représente une entrepnise qui, au Heu de coûter, devrait rapporter de considérables bénéfices, comme tout journal ayant une aussi forte circulation.Le \u201cCanada\u201d lui-même, s\u2019il pouvait compter Sur cent mille pre ses res moyens de si gros dividendes qu\u2019il n'en serait pas ee subsister, à nompter sur l\u2019impression du \u201cJournal d'Agriculture\u201d qu'il obtient par des bassesses à l'adresse de sir Lomer Gouin.De sorte que les explications du \u201cCanada\u201d font voir en définitive deux scandales au lieu d\u2019un: le scandale du prix excessif payé au \u201cCannda\u201d, quand nous offrons de faire le même travail pour $12,500 de moins; et le scandale de ce \u201cJournal\u201d à cent mille abonnés qui appartient à la province, et qui coûte se L'argent au lieu de rapporter an- J 100,000 de bénéfices.nuellement à la prvince $100, Gaston MAILLET I CS A propos d'exemptions de taxes ~ Des choux qui poussent en pleine terre et valent 90 cents piéce wos.nous permettra de revenir sur la question des exemptions de axe.question qui n\u2019est pas étrangère à la pénurie dont est affligée l'administration municipale, et dont la discussion, inteNigemment conduite, pourrait sensiblement améliorer la situation financière de Morit- Et comme rien n\u2019éclaire une «discussion comme des exemples, nous désirons citer le cas de l'école de Néforme, qui occupe un tervain mesurant environ trois cents pieds de front sur In rue de Montigny et sur la rue Ontario, et une profondeur de onze cents pieds \u2014 plus ou moins, dirait un notaire.com école de Réforme proprement dite n'occupe pas toute cette vaste propriété, mais les religieux qui ont charge de l\u2019établissement y cultivent, en arnidre, un grand jardin potager.it vatoi Or, ce terrain, qui bénéficie de exemption de taxe, doit valoir moins jastres le de superficie.Est-il aie, en Renita, d'utiliser un terrain de cette valeur légumes?a me 11 ne faut pas moins de trois pieds de surface pour faire r un vulgaire chou, il s'ensuit que chaque chou, en comptant Je rendement de la propriété à G pour cent, revient à 90 cents, sans tenir compte des frais de culture, qui deviennent évidemment négligeables, dans un pareil potager., ; Cet exemple ne prouve-t-il pos d\u2019une manière concluante que le centre de la ville n\u2019est pas l'endroit qui convient aux cultures, à moins que les propriétaires qui ont le goût de faire des choux à 90 cents ie pièce soient aussi disposés à payer leur tribut à la ville Même en we soumettant à l\u2019impôt, la taxe leur reviendrait encore moins cher leur soupe.ve D'autre part, rien ne force l'école de Réforme à rester au centre de la ville.Pour ln santé des jeunes détenus, et pour la tranquillité de la maison, il serait même tout à fait désirable de transporter cet établissement dans la banlieue, et, de préférence, aux confins de l'Île, tout comme on a déménagé à Bordeaux In maison de détention pour les adultes, Nous ne voulons pas croire que les religieux qui dirigent l\u2019école de Réforme cherchent à spéculer sur leur propriété en profitent de l'exemption de taxe qui leur est bénévolement accordée par la loi.Nous sommes plutôt enclins à penser qu'ils n\u2019ont pas songé aux avantages que leur offrirait à maints points de vue le déplacement de leur institution.Mais en y réfléchissant, ils se rendront compte eux mêmes que si, À le rigueur, la maison de détention placée sous leura soins peut être dispenatée d\u2019acquitter la taxe, il n'est pas raisonnable d'étendre le vilège au potager.ai ya d'ailleurs d'autres institutions de Montréal qui se livrent À le culture des légumes dans des terrains dont la valeur varie de a le 8 $58 15 de pled ! OBSERVATOR le plus étroit des hommes.bonzes du Le sort en est jeté! Sir Wilfrid Laurier va abandonner la direction du parti libéral pour prendre la retraite la mieux méritée.Notre vieux chef sort de la politique le front auréolé de gloire, après y avoir consacré 45 années de son existence, car né à Saint-Lin le 20 novembre 1841, sir Wilfrid remportait sa première victoire électorale en 1871, dans Drummond-Arthabaska.Que sir Wilfrid passe à un autre les rênes dans quelques jours ou dans quelques semaines, peu importe, dès qu\u2019il a nettement fait savoir a ses principaux lieutenants que la tâche était devenue trop lourde pour lui, depuis la grave maladie dont il vient de sortir.Les députés libéraux n\u2019entretiennent plus qu'un espoir: qu'il reste à leur tête pendant la prochaine session.Quant à compter sur lui pour la campagne électorale qui s'annonce en 1916, il n'y faut pas songer.C\u2019est pourquoi le futur chef du parti vient d'être désigné, à une convention tenue secrète, mais dont les échos n'ont pas tardé a se répandre dans quelques milieux bien informés.M.Newton Wesley Rowell, chef de l'opposition a la Législature d'Ontario, est le successeur désigné de sir Wilfrid.Aucun choix ne pouvait être plus malheureux aux yeux des Vieux Libéraux, dont je suis, et voici pourquoi: M.Rowell, jeune homme encore, il est vrai, puisqu'il ne vient que d'atteindre ses 48 ans, a déjà fait preuve d\u2019une étroitesse d'esprit en violente opposition avec l\u2019admirable largeur de vues de sir Wilfrid Laurier.Le contraste entre le successeur et son prédécesseur est si accusé qu\u2019un malaise s\u2019est déjà produit dans les rangs du parti, rien qu'à l\u2019annonce que M.Rowell en allait devenir chef.Si j'en crois Dame Rumeur, l'hon.M.Rodolphe Lemieux, par exemple, ne serait pas enthousiaste le moins du monde de l\u2019élévation de M.Rowell, à cause du désastreux effet que celle-ci va avoir dans la province de Québec.M.Rowell a perdu haut la main deux élections générales dans la province d'Ontario.Pen- Une alliance hybride est annoncée avec les dant sa dernière campagne, il avait inscrit \u201cCanada\u201d } 3 comme première clause de son programme:\u2014 Prohibition totale.Cet allié des puritains de l'Ontario, ce chevalier servant des \u201cDominion * Alliance\u201d, des \u201cLord\u2019s Day Alliance\u201d et de toutes les associations de quakers qui sont devenues la plaie de notre pays depuis qu'elles sont tombées dans un discrédit absolu en Angleterre, ne nous dit rien qui vaille, à nous Vieux Libéraux, fidèles à la plateforme de 1896, amalgame de toutes les libertés.Avec un chef de la trempe de M.Rowell, nous sommes sûrs de demeurer dans l'opposition encore quinze ans.Rien de plus malheureux ne pouvait arriver à notre parti, déjà si cruellement éprouvé par le départ prochain de sir Wilfrid Laurier.Un empêcheur de danser en rond premier ministre;du Dominion, allons donc! Rien d'étonnant à de que certains libéraux songent à fonder un troisième parti, lequel comprendrait tous les citoyens de la province de Québec imbus d'idées larges: et élevées.Oh! je sajs bien que ceux-là seront excommuniés par les directeurs du \u201cCanada\u201d, si M.Rowell a la pieuse pensée de jeter un fromage, gras ou maigre, en pature aux Jocrisses nffamés qui voudraient se jucher sur Pile de Pathmos pour de là édicter des prophéties et lancer l\u2019anathème.| L\u2019austère sénateur Béique, le tonitruant M.Dandurand, le iparcimonieux Gaspard Desserres, voilà le digne héropage de M.Rowell.Avec sir Lomer Gouin comme cinquième roue de la charrette, n'est-ce,pas que cette guimbarde conduirait vite le parti à l'ornière?Heureusement qu\u2019il reste encore assez de Vieux Libéraux \u2014 et par Vieux Libéraux nous n\u2019entendons pas ceux qui sont âgés, mais ceux qui professent la vraie doctrine libérale, et non les opportunistes genre sir Lomer \u2014 pour se révolter contre les Rowell, les Béique, les Dandurand, les Desserres, tous ces faux apôtres qui voudraient ériger l'hypocrisie en dogme et l'as- siette-au-beurre en religion.UN VIEUX LIBERAL.Voila le Sieur John H.Roberts qui parle au nom du catholicisme ! Ainsi que le demandait un personnage de Balzac: \u2014Est-ce que les loups, maintenant, vont se dévorer entr'euxt H semblerait que si, à en juger par la séance de l'Association ministérielle protestante, dans la ville de Montréal, lundi soir.Plusieurs révérends, tout en se montrant favorables à certaines mesures de tempérance, comme la fermeture des bars plus à bonne heure pendant la durée de la guerre, n'en mordirent pas moins à belles dents le sieur John H.Roberts, l'agent payé de la \u201cDominion Alliance\u201d, et le juge Eugène Lafontaine, présie dent de la Ligue anti-alcoolique, deux apôtres de la prohibition totale.Il suffit de citer le révérend M.Bourke pour avoir une idée de la flagellation récue par ces deux irréductibles tempérantistes: \u2014Je voudrais demander à M.Jobn gue anti-alcoolique n\u2019est pas ume pauvre affaire.A ce que je comprends, le juge LaFontaine est à lui seul toute la Ligue.Celle-ci ne possède pas de membres, de finances ni de comités.M.Roberts s\u2019en va au bureau du juge et là Ecrit des lettres qu'il donne comme des expressions d'opinions de la Ligue anti-alcooll- que, alors qu'elles ne représentent que les vues du juge Lafontaine et de M.Roberts.Le sieur Roberts, présent à l'assemblée, et qui dès le début avait demandé permission d'ouvrir ses H.Roberts, prononça-t-il, si la Li- ties écluses, comme il n'y manque jamais dès qu'il se trouve quelque part, tenta une pauvre défense.Ce fantoche poussa l'audace jusqu'à se retrancher derrière Mgr Bruchési et ta religion catholique, se targuant de ce qu'il n'avait qu\u2019un signe à faire pour mettre ces deux puissances en branle.Vous voyez cela d'icl, amis lecteurs: John H.Roberts, l\u2019apôtre payé de la Dominion Alliance, proclamant qu\u2019il pouvait jeter dans le plateau de la balance, à l'instant qu'il le voudrait, tout le poids de la hiérarchie catholique romaine, et ce devant une convention de ministres protestants.Oui! le sieur Roberts, qui aliait dans le nord pérorer dans des assemblées où l\u2019on essayait de convertir les Canadiens-français à je ne sais plus quelle religion, le voilà qui se vante aujourd'hui de pouvoir livrer les catholiques pieds et poings De la part d'un personnage moins irresponsable, ce serait révoltant ! Le révérend M.Williams se chargea du reste de lui passer les \u201cbei- nes\u201d: \u2014Je ne me réclame pas de 25 années d'expérience comme réformateur tempérantiste, lanca-t-il, non plus que d'être un prophète in- faiftible.Je ne suis pas au fait de tous ces trucs de politiciens.Je ne favoriserai pas de législation en faveur de la tempérance et je n'ap- pulerai pas la prohibition aussi long- Le tramway et l'immeuble Jl est regrettable que l\u2019administration municipale semble s'être complètement désintéressée de la question du tramway.Les différents projets de contrat qui ont été soumis au bureau de contrôle étaient loin d'être parfaite.Mais une fois que l\u2019on s'était temps que je ne serai pas convaincu que tel est le désir du public.A moins d\u2019être soutenues par un mouvement populaire, ces mesures ne causeront aucun bien.Je crois que le contraire serait vrai.Bref, deux opinions ont cours, à l\u2019heure actuelle, dans le camp des empécheurs de danser en rond.Les uns voudraient aller demander à sir Lomer Gouin d'édicter un bill, à la prochaine session, fixant à 7 heures du soir la fermeture des bars pendant la guerre.Les autres, tels le sieur Roberts et le juge LaFontaine se donnant comme toute la province de Québec, clament que ce n'est pas aller assez loin et prétendent imposer la prohibition totale.Si le chef du cabinet écoutait les premiers, les bars seraient fermés pendant les heures de repos et ouverts pendant les heures de travail.Belle logique en vérité 1 A l'avenir, bourgeois et ouvriers désireux d'\u2019aller \u201cprendre un coup\u201d devront lals- ser là leur travail.de loisir, ils auront les préches du\u2019 sieur Roberts, au cas où fantaisie \u2018 leur prendrait de rechercher la seule bonne et vrai religion.Quant à fa prohibition totale, nous sommes de l'avis du révérend M.Williams: qu\u2019il faut connaître le sentiment populaire là-dessus, avant de poser au prophète.Le premier devoir de la Légisiature est donc d'amender la loi actuelle, qui oblige les gens à voter au scrutin ouvert, et qui permet à une minorité d'imposer ses vues à une majorité, si nos législateurs veulent savoir ce que le peuple pense de 1a tempérance totale, Dans Pile de Tcrre-Neuve, un re- sm vient d'avoir lieu sur la prohibition.Afin de prévenir les abus signalés de nos jours dans la province de Québec, il fut décidé, auparavant, par les deux camps en présence, que la prohibition n'en- Puis, aux heures \u2018à saisi de la question, convenait-il de l\u2019abandonner, au lieu de l'étudier diligemment afin d\u2019en venir à une solution.Pour peu que l\u2019on tarde encore, il sera impossible de régler cette embarrassante question avant les prochaines élections, et, après les élections, tout sera à recommencer.Il n'y a cependant pas que la compagnie qui est intéressée à une solution prochaine.Le public est intéressé aussi, et davantage, Actuellement, nous constatons une graduelle dépréciation de la propriété urbaine qui se traduit par une diminution de vingt millions de dollars au rôle d'évaluation.TI faudrait faire quelque chose enrayer cette baisse ou la compenser, sans quoi les revenus de la ville et la richesse des citoyens vont continuer de décroîtne indéfiniment.Un développement du réseau du tramway, développement qui ne peut être obtenu que par un nouveau contrat avec la compagnie, servirait à mettre en valeur de nouvelles étendues de terrain dans les quartiers excentriques et par suite à relever les valeurs dans les quartiers moine \u20ac! Les affaires ont repris dans tous les commerces, sauf dans l'immeuble.TI est du devoir de nos gouvernants de tirer l'immeuble de sa léthargie.Meuri CLOU trerait en vigueur que si elle était votée par une majorité absolue, soit la majorité des électeurs inscrits, et non la majorité des votants.Les prohibitionnistes n'auraient pas remporté le plus petit village de la province de Québec dans des conditions semblables.Ajoutons à cela que dans Terre-Neuve le scrutin est secret et que même les boîtes ses rent méêlées avant d\u2019être ouvertes, afin que personne ne sache de quelle localité elles viennent.L'ile de Terre-Neuve serait-elle de 100 ans en avant de la province de Québec sous le rappert du respect dû à la liberté individuelle?Neus soumettons respectusement bette question à notre Législature, L'échevin Bastien.Tiens! Tiens! Tiens, tiens.Voilà maintenant que le Dr Guérin, un des piliers du Comité des Citoyens, se prononce en faveur d\u2019une franchise pour le Street Railway.Le Comité des Citoyens s'en vient-il à de meilleurs sentiments?\u201cL\u2019Autorité\u201d a été le seul journal à Montréal qui a abordé carrément la question.On a évidemment le nez long à \u201cL'Autorité\" Les plus grands facteurs de la prospérité de Montréal, qu'on le comprenne donc une fois pour toutes, sont: 1.\u2014Un beau système de Tramways et 2\u2014La lumière électrique à un prix raisonnable.Nous faisons même une prédice tion.Si dans trente jours on fais sait un referendum sur Ia franchise du Tramway celui-ci remporterait le vote populaire dix à un.Les gens sont fatigués d'être dans le marasme.Les propriétaires sont craintifs et voient diminuer le prix de la propriété foncière avec stue peur.Tous ceux qui ont des terrains dans les quartiers excentriques volent descendre leur valeur à leur dernière capucine.Nous n'avons aucune attache au Tramway.Mais nous n'avons pas à \u201cL'Autrité\u201d les yeux collés au goudron.Nous avons l'oeil ouvert et il ne nous entre pas dans la tête qu\u2019il n\u2019y a pas moyen de regler tte question si simple n e la ville co celui des actionnaires, mime dans ss Guillaume le Nthiliste Il s'agit maintenant de savoir ce que le gouvernement américain fera devant attitude de Guillaume et s\u2019il nuera se | Bernatit \u20ac laisser berner par tte monstrueuse la dynamite, cette pi ère et dissimulée contre les Américalins sera-t-elle encore réglée par e ouvelles notes?a emands pourront-il Jes citoyens américains et faire au ter les edifices des Etats-Unis avec a même impunité avec laquelle its Calms at niné nos citoyens améri.e plie ot ruit leurs navires en ous nous refusons à la patience du président n'a irc a limites celle du peuple en a et nous y Engen, presque, ngel, Parso ont été pendus à cet rer méfaits moindres que les crimes commis chaque jour par les gorilles Te parent de la livrée du Kaisere fusse que par mesy - vegarde personnelle nous ed foopérer Als noble tâche de mettre on & I ce nihitiste, to de ce fou, de tous Etats-Unis devraient cesser merce ave il devancer méme de ne manière les efforts des aliés afi de le faire interner an plus tôt.on NEW-YORK HERALD n'importe quelle Le \u201c gros coup\u201d de M.Bastien Qu'il était beau de voir I'échevin Treffié Bastien, vendredi après-midi, lowanger le Bureau des commissaires sur tous les tons! 1! répétait à satiété: \u2014J'ai confiance aux commisaires! J'ai confiance aux commissaires!.Et chacum de ceux qui l'entendaient d'ebserver: Sylvie PICO.\u2014Mais quel donc M.Bastien à l'intention de là compagnie Laurin ot Leitch?4 à > 9 $ 000) Montréal, 6 Nevembre 191$ u parti libéral Sir Wilfrid Laurier va abandonner les rênes du parti à M.Newton Wesley Rowell, UN ATTRAPPE ECHEVINS \u2018sais pas si i vas pouvoir prendre les petits oiseaux avec ça.Un juste hommage au sénateur David La démonstration faite au sénateur L.-O.David par le club du même nom atteste que dans les rangs du parti libéral existent encore beaucoup d'hommes capables de reconnaître le vrai mérite, de rendre hommage à ceux qui ont préféré leurs principes à la crèche.Parmi les Vieux Libéraux dignes de ce nom, c'est-à-dire parmi ceux qui n'ont pas fait de l'assiette-au- beurre leur seule doctrine, nous nous plaisons à compter le sénateur L.O.David, qui à l'encontre des Béilque, des Dandurand, des DeSerres, est resté pauvre, n\u2019est pas devenu directeur de douzaines de compagnies, s'est contenté d'écrire des livres historiques fortement = documentés, s'est constitué l'apôtre de la colonie sation.\u201cL'Autorité\u2019\u201d s'honore d'avoir eu parmi ses collaborateurs l'honorable sénateur David.Elle est toujours prête à lui offrir une large hospitalité, estimant son ardent patriotisme.Le club L.-O.David a donc fait oeuvre pie en organisant cette démonstration.Si le parti libérai comptait dans ses rangs plus de vétérans de cette trempe, Il offrirait meilleur aspect devant le pays.\u201cContemporain des Chapleau, des Mercier, des Trudel, des Laurier, \u2014 a prononcé du sénateur David l\u2019un des orateurs \u2014 il n\u2019a jamais été l\u2019esclave d'un homme, mais bien plutot le fidèle apôtre d\u2019une idée, l'idée nationale.\u201d Gaston MAILLET.Armand Lavergne et le colonel Ostell Les journaux ont glosé à qui mieux miewx sur l'offre du bouillant Sam Hughes à Armand Lavergne d'organiser et de commander un régiment recruté dans le comté de Montmagny.Tout ce que le Canada compte de fanatiques et d'esprits étroits s\u2019en sont donné à coeur joie de l'occasion superbe que le ministre de la milice leur fournissait pour déverser sur notre race tout le contenu de leur haine.Car il me faut pas s\u2019y méprendre: à dessein, ils croient que tous les Canadiensfrançais abondent dans les idées nationalistes et cela leur procure une excellente raison de nous tomber dessus chaque fois que MM.Lavergne et Bourassa n'ont pas I'keur de | leur plaire.Puisque Sam Hughes est à la recherche d\u2019un commandant canadien- français pour organiser et commander un régiment de la force expéditionnaire, pourquoi ne s'adresse-t- il pas au colonel Ostell du Gge Régiment de Montréal! En voilà un, il nous semble, qui devrait être qualifié pour remplir cette charge de confiance.Après s'être époumonné dans un clairon lors de la guerre du Nord-Ouest et avoir traîné son sa- \u2018 1 ; le colonel Ostell est tout désigné pour ce commandement.Est-ce que, par hasard, il serait médicale» ment incapable de remplir ce poste, ce qui justifierait fe ministre de la milice de l'offrir à Armand Laver gnel Alors qu'on lui enlève le commandement du 65e.En temps de guerre, nous n'avons que faire d'un commandant malade.D'ailleurs nous sommes informés que deux officiers très compétents du 65e sont prêts à former et à come mander un régiment composé exclue sivement de Canadiens-français si seulement le colonel Ostell veut bien s'Oter de \u201cdans fleurs jambes\u201d.Et voilà.Au lieu d'ameuter contre nous l'élément malsain de la population pour nous récompenser du sacrie fice que nous faisons en hommes et en argent pour la défense de l\u2019Empire, que Sam Hughes débarrasse le 63e de son commandant impotent et il verra qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de compromettre Armand Lavergne pour que les nôtres contie nuent de faire leur devoir.Nous verrons ce que vaut l'amis tié de Sam Hughes pour les Camadiens-français.bre un peu partout depuis, sans oublier la parade des \u201cfusils de bois\u201d, MAX dre Aux Commissions Scolaires de casquer La proposition du maire Martin de décharger le budget de la Ville de Montréal des salaires payés aux inspecteurs sanitaires, dans les écoles, pour en charger les commissions scolaires, lui vaudra l'approbation de tous.Les deux grandes commissions scolaires, catholique et protestante, ont actuellement des revenus énormes, qu'elles consacrent à l'achat de terrains à des prix fabuleux, le plus souvent pour des cours de récréation.La Ville, par contre, se trouve dans une situation financière particulièrement pénible: cette écone- mie de $60,000 sera dons la bienvenue.II appartient autant, du reste, aux commissions scolaires de payer leurs inspecteurs que leurs professeurs.Comme modèle de commission à sacrifier 10 cents pour munir cha cun de feurs enfants d'une bresse à dents.Les commissaires ont payé de leurs poches dans les cas où fes parents, chargés de plusieurs enfants, n\u2019avalent pas les moyens nécessaires.L'hygiène de la bouche est tellement négligée chez nous que cet exemple mérite d'être cité avec t louange NESTOR.A Une surprise de \u2018l'Autorité \u2018\u201cL\u2019Autérité\u201d\u201d ménage à ses loc teurs, la semaine prec une sure prise, mais là, une vraie ?Mais n'en disons pes plus long scolaire, citons em passant celle de Bordeaux, qui a engagé les parents pour aujourd'hui, mais nes lecteurs verront que nous tonens parole !* i :\u201cL\u2019Autorité \u201d endosse, de toutes ses L'AUTORITE \u2014 forces, l'article ci-dessous plein de logique, que \u201cLe Temps.\u2019 d'Ottawa, publie sous le titre de: Des explications d\u2019abord «Le comité cemtral de l'Association de la Jeunesse Catholique commence une deuxième campagne à travers les journaux preiever des fonds destinés à aider la lutte pour la liberté de l'enseignement dans l'Ontario.C'est ce comité qui a fait l'an dernier la campagne dite \u201cPour les blessés de l'Ontario\u2019, laquelle campagne aurait rapporté une somme de $28,000, s'il faut en croire la déclaration faite, le printemps dernier, par le trésorier général de l'association, lors de son congrès annuel tenu à l\u2019Université Lavalll n\u2019y a pas de doute que les membres du comité sont animés de nobles sentiments en commençant cette seconde demande de souscripe tions, mais ils semblent y aller un peu à la hâte, avec une crânerie ade mirable sans doute, avec un entrain qu'il nous fait toujours plaisir de constater chez les jeunes gens, mais en même temps avec un tout petit manque de logique, autre caractère de la jeunesse.-\u2014 _\u2014_ _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014 Pr Avant de solliciter ume deuxième souscription i) serait tout mature) que le comité rende public l'emploi des fonds preçus lors de la dernière souscription.Ce n'est pas seule ment une question de logique ou d'affaire, c'est aussi une question de courtoisie.Quand on passe le chapeau dans un groupe pour venir en aide à un autre, on est censé avoir un certain respect pour les deux et la plus élémentaire coure toisie exige qu'on rende à ces deux groupes compte des fonds.Spée cialement dans le cas de la quête pour les Blessés de l'Ontario, il y a eu de nombreuses demandes de reddition de compte, et jamais il n\u2019a été possible d'avoir des informations.Pourtant il n\u2019est que légitime que le public connaisse l'usage qu'on a fait du produit d'une quête publique.Il ne suffit pas que les quêteurs soient honnêtes; leur honnêteté, comme dans le cas des officiers de l'A.C.J.C., est une garantie qu'ils ne sont pas voleurs, mais ce n\u2019est pas une garantie re \u2014 me que le public m'est pas volé.En d'autres termes, il est ble de supposer qu'un officier ou un membre de l'A.C.J.C.ait bé- néficlé personnellement d'un seul sou de cette quête, mais cela me veut pas dire que les fonds aient été employés au gré du seuscrip- teur.Il y n d'ailleurs des précédents qui permettent aux souscripteurs de se tenir sur leurs gardes.Quand on donnait généreusement pour le Sou de la Pensée Française, on était sous l'impression que les fonds seraient employés à l\u2019enseignement de notre langue dans l'Ontario; pourtant la plus grande partie a été employée à des parades, à une entreprise d'imprimerie et à d\u2019autres oeuvres que l\u2019on se garde bien de dévoiler.Le fonds des Blessés de l'Ontario a été prélevé pour porter au Conseil Privé nos revendications contre les ordonnances du département d'Education.Une somme de $10,000 suffit à porter n'importe quelle cause devant le Conseil Privé.Où est Mise au point notre cousel Test récemment, on a ente que dépôt requis avait été fait.Est-ce vrail Si oul, pourquel en faire un secret; si c\u2019est aux, pourquoi laisser se propager des légendes nous endorment dans une trompeuse sécurité! Quel usage a-t-on fait des autres $1s,- ooo! Si on avait hente de le dévoiler, on m'aurait pas l'audace de demander de nouveau.Pourquoi alors toutes ces cachotteries?Les souscripteurs comme les bénéficiaires et les pseudo-bénéficiai- res ont le droit de savoir.Pourquoi ne pas les renseigner?Le comité central de I'A.C.J.Cse doit A sa propre dignité aussi bien qu'à celle de ceux à qui il s'adresse, de donner des explications avant de lancer sa deuxième souscription.Trop de mystère, ou même un silence plus prolongé ne contribuerait qu'à semer la tristesse dans bien des milieux et à laisser s'accréditer des opinions qui trouvent une grande Justification dans les événements ents.\u2018Le Canada\u2019 et \u2018Le Journal d'Agriculture M.Gaston Maillet réitère, dans I'*Autorité\u201d de samedi, son offre d'imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d.Nous n\u2019avons pus eru jusqu'à présent devoir répondre à M, Maillet, ni tenir compte d\u2019une offre faite dans des circonstances qui lui enlèvent tout caructère sénieux, et dont le motif est uniquement de chercher noise au gouvernement et à notre journal, Mais devant l'insistunce de M.Maillet, nous croyons devoir donmer quelques explications au sujet du \u201cJournal d'Agriculture\u201d, malgré notre répugnance à discuter un contrat publie dont nous sommes bénéficiaires.Et d\u2019iwbord, il est faux \u2018de dire que le \u201cJournal d'Agriculture\u201d est un - journal anédiocrement imprimé et composé, Wu contraire, depuis que nous en avons le contrat, il u été l\u2019objet d'un soin et d'une amélioration constante, Et à Theure actuelle, à tous points de vue, \u2014 papier, impression, gravure, disposition des matières, \u2014 c'est un journal de tout premier ordre, Ja meilleure preuve de l\u2019excellence du \u201cJournal d'Agriculture\u201d et de lu faveur dont Îl jouit auprès de In classe agricole, c'est qu'il compte aujourd'hui cent mille abonnés qui sont hewrenx de verser au département de l'Agriculture une somme annuelle pour le recevoir.Mais si le journal en soi est excellent, nous soutenons également qu\u2019il est dmprimé à des conditions strictement commerciales; et qu\u2019il serait impossible au gouvernement d'en obtenir de meillewes d'une maison responsable, capable d'imprimer et de distribuer mensuellement un journal de cent mille exomplaires.Nous recevons vingt-huit, centing par abonné, chaque année, pour les frais d'impression, ce qui représente la valeur commerciale de notre travail, Notre Lénéfice provient des pages d'annonces qeu nous avons dêve- loppées graduellement avec l\u2019œméHoration apportée au journal lui-même.Mais là encore, nos adversaires grossissent démesurément les chiffres.Le produit net de ces annonces, \u2014 déduction faite des frais d'administration, sollicitation et perception, ete.\u2014 représente un bénéfice légitime et en rapport avec l'importance et la wesponsabliité de ce contrat, En plus, le gouvernement s\u2019est réservé le contrôle de chacune de ces annonces, el de bénéfice de l'accroissement possible du tarif.Ces annonces, ajoutons-le, contiennent de précieux renseignements pour l'agniculteur, facilitent ses achats et sont en réalité une addition intéressante au journal, Voilà done à quelles conditions nous imprimons le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, Au lieu de tirer notre profit de Nimpression ellemnme, nous avons créé et développé ume clientèle d'annonceurs ÊJjrugmentée de plus en plus par notre travail de dix années.\u2014 \u2014 ee \u2014 Nous soutenons que ce contrat est aussi juste et raisonnuble qu'on puisse le désirer.Le principe en est de tirer tous.les profits de l\u2019annonceur, Læ gouvernement, moyennant lu modique sonune de vingt-huit centins par abonné, peut ainsi distribuer dans la province un journal de premier ordre et dont In clusse agricole est largement bénéficiaire.Enfin, nous disons que l'offre inspirée pur l\u2019intérêt public, - de M.Maillet n'est ni sérieuse, ni les conditions mames oi elle est fuite Pindiquent assez; elle tient plus de la partie de \u201cpoker\u201d que de Ia proposition d'affaires.8i M.Maillet est en mesure d'économiser $12,500 sur ce contrat, corme il le prétend maintenant, pourquoi n'offrait-il alors qu'une diminution de $10,444 le premier dimanche ?Et où a-t-on vu un soumissionuaire sérieux altérer cing fois de suite une offre initiale, comme s'il s'agissait de lu cote d\u2019un cheval de course ?M.Maillet n\u2019a d'autre but que de critiquer injustement le gouvernement et de chercher dans la discussion de ce contrat une déviation à la polénrique que nous avons soulevée sur son faux libéralisme.Imprimer, distribuer chaque mois un journal de cent mille exemplaires, cela demande un capital, une installation et une expérience qui font certes défaut à l'\u201cAutorité\u201d, malgré les avis de l'\u201cimprimeur\u201d auquel elle fait sans cesse allusion, Le gouvernement est parfaitement convaineu que le contrat actuel cst sur une base commerciale et conforme id l'intérêt public, après s'en être ussuré pur une enquête et par une demande de soumissions.Serait-il sage qu'il aille anaîntenant risquer à l'aventure, aux mains de particuliers nullement préparés à cet effet, le sort d\u2019un journal aussi important ?Serait-il sage qu'il s'expose à des réclamations sans nombre, à des dontmiages possibles pour lu non exécution de contrats d'annonces, enfin À la désorganisation du plus important périodique de la province ?Seruit-il sage, et même juste que le gouvernement mette fin à un contrat qui lui permet d'imprimer ce journal à d'excellentes conditions et à l'entière satisfaction de la classe agricole ?Non certes ?Nous l'avons démontré : Le contrat actuel du \u201cJournal d'Agriculture\u201d assure l\u2019inpression et la livraison parfaites d\u2019un journal de premier ordre qui compte cent mille abommés ; Il est imprimé à des conditions strictement commerciales; Enfin, l\u2019offre de M, Maillet, avec ses ricochets d\u2019un dimanche à l'autre, est à sa face même dénuée de tout enractère sérieux ; elle n'offre aucune garantie sérieuse: elle n'est inspirée pur aucun motif d'intérêt publie; et il serait puéril de s\u2019y arrêter.\u201cLe Journal d\u2019 Agriculture\u201d A la suite des offres réitérées de M.Gaston Maillet d\u2019imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d à $10,000 moins cher que le prix actuellement payé, et de donner en plus, sT sa proposition est acceptée, des aumônes généreuses aux institutions de charité de Ja ville, le \u201cCanada\u201d sent enfin In nécessité d'une \u201cmise au point\u201d, qui apparaît dans son dernier numéro, Je \u201cCanada\u201d admet \u201csa répu- guance à discuter un contrat publie dont il est bénéficiaire\u201d.Ft cette répugnance ne s'inspire pas d'un simple sentiment de pudeur, comme il semble vouloir d'insinuer, mais plutôt de la difficulté d'expliquer d'une manière satisfaïsante comment le gouvernement serait justifiable de renouveler aux -conditions existantes le contrat d'im- pression du \u201cJournal d\u2019Agricutture\u201d, lequel expire à la fin de dècem- bre.La \u201cmise au point\u201d du \u201cCanada\u201d n'est en effet pas concluante ni convaincante : \u201cNous soutenons, dit-il que le journal est imprimé à des condt- tions strictement commerciales et quil serait impossible au gouvernement d'en obtenir de meilleures conditions d'une maison responsable, capable dimprimer et de distribuer mensuellement un journal de cent mille exemplaires\u201d.Cet argument lui a été inspire par le \u201cSoleil\u201d qui l\u2019a invoqué le pre- nier, pour défendre le gouvernement.Mais est-il vraiment possible qu\u2019il Comme les programmes libéraux ont changé Je parti libéral se trouve au- jourdhui devant une formidable difficulté.Il s'agit ni plus ni moins que de trouver un successeur À sir Wilfrid qui pourrait non pas le remplacer, c'est trop demander, mais seulement porter avec quelque diplomatie l'étendard des libéraux.Si l'on veut suivre d'ordre naturel c'est à M.Georges Graham qu\u2019in- combre de remplacer sir Wilfrid mais beaucoup lui font opposition trouvant qu'il manque de sérieux pour conduire un parti à principes sévères.Ce à quoi il répondra sans doute: mais quels sont ces principes?Dans le Haut Canada avec Brown, Blake et Mackensie le parti libéral se plaisait à lancer des manifestes abstruits lesquels comme le disnit Edmond Burke \u201csont faits pour at- trapper les bonnes gens dont la crédulité fait la fortune des politiciens malhonnêtes\u201d mais l\u2019homme averti saît très bien où tendent ces décln- rations, connaissent de quelle étoffe elles sont fabriquées et quels sont les individus qui les propagent.Dans le Bas-Canada, les libéraux mieux connus sous le nom de rouges commencèrent leur campagne en 1847 en réclamant l\u2019annexion aux - Etats-Unis (tandis que leurs concl- toyens du Haut-Canada protestaient de leur inaltérable dévouement au lien britannique).Ils demandalent l'abolition des douanes et des titres et l'élection par le peuple des principaux fonctionnaires comme aux -\u2026 Etats-Unis, le suffrage universel etc.ete.En 1834 le programme de l'Avenir (deuxième du nom) organe des rouges, était composé d'une longue Nate de réformes ou plutôt de vhange- ments.\u2018On, demandait un gouvernement à l\u2019Américaine, ce qui veut dire 1 : Veo que les membres privés auraient reçu le droit d'introduire dans In législature des mesures qui leur auraicnf semblé bonnes, on demandait In sups5+ (tn convernement soi-disant responsable, In séparation de l'Eglise et de l'Etat, abolition des titres, la réciprocité complète avec les E- tats-Unis, l'abolition des pensions civiles, l'organisation de la milice en- nadienne d\u2019après le système des E- tats-Unis, ln Séparation des deux Ca- \"nadas suivie de d'indépendance ou de I'nnexion ete.En 1872 les rouges s'intitulaient le l\u2019arti National et avaient fait de Québec leur forteresse construite avec des briques comme celles-ci: Election des Sénateurs par le peuple ou par la législature provinciale, ré- duotion du nombre des ministres et du salaire du Gouverneur Général et de la quantité des fonctionnaires, opposition à ln construction du C.P.R.à même les deniers publics avant que l\u2019ouest canadien ne soit plus peuplé.Ie Parti Natinal, bien que cela n'ait pas été dit expressément, était alors pour In protection.En 1893, nouveau manifeste des libéraux de tout le pays demandant la rerorme du Sénat, l'abolition des droits de douane, l'économie et pour resumer le reste, la pratique de toutes les vertus.Nour savons tous le destin malheureux de « programme.Tes jeunes orateurs libéraux actuels aiment beaucoup à vanter les efforts héroïques des premiers libêranx qui voulaient une représentation basée sur la population, mais ils ne comprennent pas da situation d'alors.À l\u2019union des deux Canadas, chaque province délégua un même nombre de représentants à la législature sans tenir compte que le Bas-Canada y ait, dans toute la province, qu\u2019une seule imprimerie \u201cresponsable\u201d et eapable d'imprimer et de distribuer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d?Cette seule affirmation est parfaitement ridicule, et, si elle était vrai, Je devoir du gouvernement serait de se priver au plus tôt des services du \u201cCanada\u201d, fiit-cc en établissant sa propre imprimerte.\u201cSi j'avars chez moi un employé indispensable, déclarait un homme d'affaires avisé, mon premier soin serait de te met- tro à la porte, afin de ne pas être À sa merci\u201d.Une autre bonne blague du \u201cCnnada\u201d, c\u2019est de représenter qu\u2019il fait un bénéfice légitime avec les annonces, vu que \u201cces annonces contiennent de précieux renseignements pour l'agriculture, facilitant ses achats et sont en réalité une addi- comptait plus d'habitants que le Haut-Canada, Jes Canadiens Francas trouvérent cela juste et les Rouges en particulier ne manquérent pas de protester.Cependant ceux qui s\u2019appelaient les réformateurs commencèrent d'agitation pour la Représentation Proportionnelle, et plusieurs chefs devenaient des anti-fran- Cais et anti-cléricaux d\u2019une violence extrême.En somme, voilà en peu de mots, l'histoire de toutes ces tergiversations que l'historien impartial déclare ne pas être à l'avantage des Hbéraux La Gazctte \u2014 ppp Concert des Etudiantes en Médecine Te concert organisé par les Etudinnts en Médecine de l'Université Laval, le 2 décembre, sous In présidence de son Exe.le L.-Gouverneur P, E.Leblanc au profit de Thôpital stationnaire Laval No.6.s\u2019annonce comme un très grand succès.Chacun veut contribuer à cctte grande oeuvre.Je programme de cette fête, admirablement choisi pour nous assurer une agréable soirée, à réuni de nombreux et excellents artistes.Un grand nombre de billets sont déjà demandés, mais ils ne pourront être retenus qu\u2019à partir ru 10 novembre; que les personnes qui désirent de bonnes places n\u2019oublient pas cette date.Nous ferons connaître dans quelques jours les endroits où l'on peut se procurer den billeta et le détail du programme.tion intéressante au journal\u201d, C'est le gouvernement qui recrute le plus grand nombre des abonnés du \u201cJournal d'Agriculture\u201d et qui n fait sa cireulation, laquelle donne la valeur aux annonces.Si ces annonces rapportent plus que ne vaut le travail de l'imprimeur, il est clair que le produit devrait en revenir au gouvernement.Dans le contrat du \u201cCanada\u201d Je prix mentionné pour les annonces est de 30 cents ln ligne agate, et le cas où ce prix sera dépassé est prévu.A ce compte, il sembie que l'impression du \u201cJournal d\u2019Agrtculture\u201d serait une bonne affaire pour le \u201cCanada\u201d, même s\u2019il ne recevait rien de plus que de produit des annonces, La Patrice.Grande soirée récréative à la maison \u201cJean Le Prévost\u201d St-De Jeudi, 11 move A UE hrs P.M.À la maison \u201cJean Le Prévost\u201d, le Jeudi onze novembre, se donnera une soirée pour les Pauvres, sous les auspices de la Conférence de St.Vincent de Paul de St.Georges.On y jouera les \u201cDupont\u201d, comédie en 3 actes.On fera donc aux auditeurs la douce charité de les faire rire malgré les anxiétés de la vie, et & leur tour, ceux-ci font la charité aux pauvres pour les soulager au milieu de leurs dures épreuves, Espérons que cette réunion sern un vrai succès et que la salle déjà bien connue de \u201cJean le Prévost\u201d sera pleine.Après lan retraite prêchée aux membres des conférences, nous comptons sur la présence dun grand nombre d'entre eux à cette réunton.La Paroisse St.Georges, sans avoir autant de pauvres que celles au entre, en a cependant qui demandent tout son zèle et prennent les ressources de ses généreux parots- siens.D'ailleurs il est tonjours fa- cîle de trouver de vrais pauvres et l'exercice de Ja charité est une belle occasion de salut que la Divine Frovidence la facilite aux âmes de von- ne volonté, Chorale Sainte-Céolle de telo Ahun Les membres de cette importante chorale auront leur lere reunion annuelle, dimanche soir, le 14 courant, dans les salons de l'avocat Gravel à Ahuntsic.A cette réunion on procèdera À d'élection des officiers.De prus il est question de donner un grand concert pour la mri-décembre dont les bénéfices iront au profit de Ia Croix-Rouge.Victor DESAUTELS, Sec-pro-tempore.Québec, 23 septembre, 1918.Monsieur le directeur de l\"\u201cAutorité\u201d, Montréal.Cher monsieur, Si attrayant que soit votre projet de faire surgir un Monte-Carlo au sommet de votre Mont-Royal, permettez-moi de vous faire obser- server qu'il est impraticable.Je vous accorde que sir Lomer Gouin, pourvu que les citoyens le demandent \u2014 il l'a plusieurs fois promis \u2014 est disposé à vous accorder tous les changements à la Charte de Montréal qu'il est en son pouvoir de donner.Mais je ne crois pas qu\u2019il soit en son pouvoir d'autoriser la ville à exploiter ce qui serait en somme, aux termes du code, une maison de jeu.Le code pénal interdit absolument les établissements de jeu, et, pour réaliser votre projet, c'est une autorisation du gouvernement fédéral qui serait requise.Or, le gouvernement fédéral, à mon avis, et malgré toutes les bonnes raisons que vous pourriez invoquer, ne l'accorderait pas.Pourquoi ?Parce que, dans le parlement fédéral aussi bien que dans votre ville et dans notre province, la législation est grandement influencée par l'hypocrisie des législateurs.Toutes les lois qu\u2019ils élaborent ne sont pas nécessairement en conformité des principes, certes! mais pour qu'ils s'écartent des principes, il faut qu\u2019ils trouvent un moyen de sauver les apparences.Or, comment voulez-vous qu\u2019ils autorisent un établissement de jeu aussi en vue que sur le Mont- Royal sans compromettre en méme temps qu'un principe cher aux puritains, toutes les apparences de \u201crespectability\u201d ?Je suis convaincu qu'au fond, les gens de Toronto seraient eux- mêmes ravis de posséder un Monte- Carlo dans leur CitéeReine.Il ne faut pas croire, en effet, que la vie empesée qu\u2019ils font, l\u2019immobi- fité qu\u2019ils s'imposent les réjouit; s'ils se comportent de cette façon, s'ils ne sont jamais gais ni folitres, c'est que chacun d\u2019eux a peur de scandaliser son voisin.Mais précisément parce que nos concitoyens si parfaitement corrects de Toronto seraient fort aises d\u2019avoir une mais son de jeu d'un si grand genre et qu\u2019ils s\u2019en privent par un sentiment inavoué d'hypocrisie, ils se garderaient bien d\u2019aider à en doter Montréal.Hors ces obstacles que je vous signale, j'apprécie fort, monsieur le directeur, votre proposition, et, pour ne pas effaroucher mes clients québécois, je revêts aussi un masque d'hypocrisie et je signe, AVOCAT.Un de nos lecteurs nous écrit la lettre ci-dessous qui, quoiqu\u2019elle vienne à l'encontre de nos idées, n'en est pas moins très intéressante.\u2026 D'ailleurs \u201cL\u2019Autorité\u2019* publie tous les articles sérieux pour ou contre.° Il faut au moins accorder au journal ce mérite.Monsieur le Directeur de \u201cL\u2019Autorité\u201d, J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt les suggestions que vous avez faites Une Somewhere in Flandres.24 Sept, 1915 Cher Docteur, Comme je vous l'avais promis, je vous envoie mes impressions sur la guerre.Après un voyage plutôt mouvementé nous voilà, Capt.Trudeau et mol, rendus sur la ligne de feu.C\u2019est du fond d\u2018un abris souterrain, les pieds dans la boue, que je vous écris.\u2018Depuis quelques jours la fusillade et In canonnade font rage autour de nous; il faut y être pour s\u2019en faire une impression.Les obus passent au- dessus de nos têtes en ronflant et il ne se passe une seconde, Jour et nuit, que nous n'entendions des explosions plus ou moins proches.Hier, un shrapuel n éclaté à 100 verges de nous, mais sans atteindre personne.Par moments, on se croirait aux portes de Tenfer!! Cest un roulement de tonnerre continuel.Heureusement que je ne suis pas d\u2019un tempérament nerveux car il me serait difficile de dornrir Quand vient le soir nous fermons solgneusement notre abri et allumons notre chandelle ct pensons aux amis et aux êtres chers que nous avons lwissés i Montréal ; l'on parle aussi des amis tombés et de ceux qui sont blessés.Avant-hler c'était un de mes bons amis qui recevait une balle dans la tête (Sergt Poirier, 22ème ) ct qui n\u2019en reviendra probablement pas ; À qui le tour?On finit par devenir fataliste comme les orientaux ct pour ma part je crois que c'est une question de chance; les balles et les obus sont aveugles et tombent n'importe où, sur vous ou loin de vous; il n\u2019y a pas de courage à avoir, on est dedans la fournaise.La meilleure chose à faire faire: c'est de s'en sacrer; advienne que pourra.Notre service est très simple: les hommes sortent des tranchées; ceux qui ont mal aux dents viennent se faire soigner.Cela prend quelques heures et c'est tout.11 y a toute une étude psychologique id faire sur 1'état d'eaprit des hommes pour un observateur; c\u2019est très intéressant et je ne donnerais pas ma place pour beaucoup, L'état physique ct mora de nos Canadiens est suberbe et pour ma part j'ai la certitude quits sont en train d'écrire une des plus belles pages de notre histoire, Notre santé, à Trudeau et à moi, est excellente et le moral à la hauteur.Nous sommes très bien et n'endurons aucune privation non celle du tabac et de boisson qui est très difficile à obtenir, Nous pensons souvent aux amis et à nos familles et c\u2019est un plaisir pour nous de vous savoir tous bien et hors d'atteinte du fléau qu\u2019est cet- Quelques lettres dans votre journal d'établir, à l'instar de celui de Monte-Carlo, un casino sur le Mont-Royal, et d'en eflecter les revenus à combler les déficits du budget municipal qui vont sans cesse grossirsants.Je ne suis nullement surps:> qu\u2019un de la nouveauté et de l'originalité, ait enthousiasmé un grand mombre de vos lecteurs, puisque nous sommes dans un pays relativement jeune où les populations sont si promptes à s\u2019enflammer et à tomber en admiration devant tout ce qui porte um cachet exotique et mer- veileux, et que nous vivons dans une période, je ne dirai pas d'enfance, mais d'essais, de tentatives et de tâtonnements, hélas souvent infruc- tweux, pour essayer de jeter les fondements de Ia prospérité et de l'avenir économique de notre pays.La campagne que vous avez entreprise est toutefois digne d'éloges, en ce qu'elle tend à donner au journalisme une orientation plus pratique, en le sortant des sentiers battus de la politique et des polémiques stériles, pour le ramener sur le terrain de la question économique.Cette question est, en effet, la plus urgente et la plus impérieuse qui se présente à l'attention et à l'étade de tout esprit sérieux que ne peut laisser indifférent le sort de notre pays, et en particulier de notre ville de Montréal, à cette heure grave où tant de causes sé rieuses et diverses sont venus apporter une perturbation générale dans notre vie manufacturière, industrielle et commerciale, et où tant d'hommes d'affaires, au lieu d'essayer de réagir énergiquement, s\u2019abandonnent à un pessimisme que rien ne saurait justifier ni légitimer.Cependant, il me semble que, dépouillé de tout ce qu\u2019il a de factice et d'artificiel, et ramené au sens strict des réalités, votre projet apparaît plus généreux que pratique, plus brillant de promesses que réalisable et que les objections qu'il a soulevées dans le \u201cRéveil\u201d sont peut-être plus sérieuses qu£ vous ne le pensez ou que vous ne voulez l'admettre.Sans vouloir aborder pour le moment ce que j'appellerai le côté pittoresque de la question, et me demander jusqu\u2019à quel point Montréal pourrait devenir un centre de tou- rismie et d'attraction pour les étran- £ers, et rivaliser avec Monet-Carlo, je me contenterai de vous faire observer que le projet que vous suggérez pour rétablir l'équilibre de nos finances municipales est un remède peu approprié, parce que vous ne tenez compte ni des causes du mal dont nous souffrons ni des moyens dont nous disposons pour y remédier.Un des correspondants de \u2018\u201cL\u2019Autorité\u201d, qui me paraît être un admirateur fervent et convaincu de votre projet, se plaint que ses détracteurs n'ont suggéré aucun autre moyen d'apporter une solution au problème qui nous préoccupe.Pour moi, cette solution est toute trouvée et se présente spontanément à l'esprit de quiconque veut réfié- chir un peu.Ele consiste à suivre le procédé blen simple auquel a recours un médecin qui se trouve en présence d\u2019un malade, c\u2019est à dire à étudier d\u2019abord les causes du mal qu'il veut guérir, pour ensuite appliquer le fer sur la plaie, si c\u2019est 2técessaire.Or, il est certain que deux causes, malheureusement trop évidentes et lettre au Dr Maillet Le Dr Maillet reçoit une lettre d\u2019un de ses anciens étudiants, qui donne en même temps des nouvelles du Dr Ludger Trudeau, fort connu à Montréal et à Saint-Jean te guerre.Nous sommes tous, les grands et les petits, comme des enfants quand la malle arrive et c\u2019est toujours avec émotion que nous recevons Ia lettre qui apporte la Lonne nouvelle du chez nous et trouvons souvent que nos amis n\u2019écrivent pas souvent et ne pensent pas beaucoup à nous.Je reçois assez régulièrement des nouve\u2019es de mon fils par mes beaux- frères et de très bonnes nouvelles de mon pêve.Je nai pas pu obtenir de permission pour aller les voir mais espère bien en avoir une cet hiver.Jai été promu sergent et espère mieux d'ici quelques mois.J'espère que ct hiver nous serons envoyés Anna les nepmitaux sur l\u2019arrière, car ñ est diffinie de faire de la dentistorte sui le ebaimp.Depuis trois jours 1 pleut continuellement; les routes et les champs sont détrempés; on nage dans la boue et la vie des tranches n\u2019est pns gaie par ce temps-là.Nous sommes dans un pays d\u2019esplons ct les Boches sont très bien renseignés À notre sujet.Nous avons tous les jours, duns notre coin, des comonts d'ncroplanes.C'est très excitant À voir.L'on voit les obus éclater tout autour et cela laisse dans le clel des petits nuages de fumée; c'est très drole à voir.Je n'en ai vu abattre que deux, (allemands) les nôtres passant au travers comme si ce n°8- tait qu'un jeu.Comme le service m'appelle, je vais être forcé de treminer ce broultion en vous souhaitant une bonne santé ct en vous priant de saluer Madame Maillet pour nous ainsi que votre personnel.Un mot de vous nous ferait grand plaisir, Je joins à ma lettre les amitiés du Dr.Trudeau qui doit vous écrire ces jours-ci, Tonnes salutations de SgtL .B, Dustour, Dentiste No 83064 Vth Inf.Brig.H.Q.Statf 2nd Canadian Division Army Post Office, London.ES \u2014 MEFIEZ-VOUS DES AVIATIKS! De l\u2019Echo des Tranchécs (17e territorial) : Un de nos malheuneux camarades vient d\u2019être victime du passage d\u2019un aviatik.En effet, étant demeuré le visage levé vers la nue pendat dix minutes, il a été pris d\u2019un violent torticotis.Il a fallu des massages vigoureux pour le soulager.Attention! camarades ! Les aviatiks ne sont pas aussi in- offensifs que pous pourrions le croire.0% trop réelles, ont contribué à créer cette situation financière lamentable en face de se trouvent nos édiles municipaux, et qui apparaît comme voisine de la faillite ou de la ruine.Ce sont la mauvaise administration des intérêts de la ville de Montréal, qu'il faut attribuer, soit à la défectuosité du système actuel, soit à l'incompétence des hommes que leur peuple s'est choisis, ou à d'autres causes qu'il n'est pas difficile de deviner, et la crise économique qui s'est abattue sur notre pays, mais qui ne saurait être que passagère, et que le conflit européen est encore venu aggraver.C'est donc parce qu'il ne tient pas assez compte des causes qui ont amené l'effondrement des revenus du trésor municipal et la dépression générale dans les affaires, et qu'il ne prévoit ni la réforme de notre administration ni les moyens de mettre en valeur les immenses ressources dont dispose notre pays qui seront certainement pour lui une source de prospérité et de développement biem plus considérable et bien plus sûre, et feront de Montréal la Métropole du Commerce et des affaires, comme elle le fut dans Samedi, 6 novembre 191$ le passé, que votre projet m'appa- Je vous avoucrai franchement que plus je relis et médite les arguments sur lesquels veus étayez ce plan de l\u2019établissement d'un Casine sur le Mont-Royal moins je ne puis me défendre de trouver presque enfantine cette idée d'imiter servilement ce qui se fait ailleurs, alors que nous avons chez mous des ressources illimitées qui n'attendent que le travail et l'énergie de l'homme pour faire revivre la prospérité des anciens jours.Il n'y a pas l\u2019ombre d'un doute qu'en recourant à une telle solution, c\u2019est lâcher la proie pour l'ombre et aller au devant d'une déception.| Veuillez me croire.monsieur le Directeur, a Votre tout dévoué, Fernand DESCHAMPS.Note de la Rédaction.\u2014 Le Casino n\u2019empêchera jamais les hommes d'affaires d'exploiter nos ressources iMimitées.Nous aurions simplement une autre corde à notre arc?N'est- ce past Da Bureau de Poste.min, min, min.min.min.min.min, min.min.De Lachine.\"MONTREAL TRAMWAYS CO.Horaire du service suburbain 1914-15 LACHINE SAULT AU RECOLLET ET ST-VINCENT DE PAUL De ia rue Nt-Denis à 15 min, Service de 65.15 a.m.à 8.00 a.m.St-Viaceat de Paul.20 min.Service de 8.00 am.à 4.00 p.m.15 min.Service de 4.00 pm.A 7.00 p.m.20 min.Service de 17.00 pn.& 8.00 p.m.30 min Service de 8.00 pm, A 11.30 p.m.Char pour Henderson seulement .12.00 a.m.Char pour St-Vincent de Paul , ., .12.40 a.m.De ft-Vincent de Paul 15 min.Service de 6.45 am à 5.30 p.m.à la rue St-Denis.30 min.Service de 8,530 am.A 4.30 p.m.15 min.Service de 4.30 pm.à 17.30 p.m.20 min.Service de 17.30 pm.A 0.30 p.m.30 min Service de 8.30 pm.A 11.30 p.m.Char de Henderron à la vue St-Denls .12.20 am.Char de 8t-Vincent à la rue St-Denis ., .1.10 am CARTIERVILLE Do Suvwdon Jct.20 min.Service de 5.20 am.à 10.40 p.m.40 min, Service de 10.40 p.m.à 12.00 minuit De Curtierville.20 min.Service de 5.40 am.à 11.00 p.m 40 min.Mervics de 11.00 pm.A 12.00 am.DE LA MONTAGNE De Fave du Pure et Mont-Royal 20 min.Service de 5.40 a.m.A 13.00 minuit De l\u2019Ave Victoria.20 min, Service de 5.50 am.à 12.30 am.De \"Ave Victoria ï à tnowdon.10 min, Service de 6.60 am.à 8.50 p.m.BOUT DE LILE 60 min, Service de 5.00 a.m.à 12.00 minuit TETRAULTVILLE 16 min, Bervice de 5.00 am.A 8.00 am.Su min, Service de 9.00 am.à 3.30 p.m.16 min.Service de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.Service de 7.00 p.m.à 8.30 p.m FOINTE AUX TREMBLES 15 min, Service de 5.00 am.à 9.00 a.m.30 min, Service de 9.00 am à 3.30 p.m.15 min, Service de 3.30 pm.& 7.00 p.m, 30 min.Service de 7.00 p.m.A 11.00 p.m 60 min.Service de 11.00 pm.à 1.00 am.Service de 5.40 a.m.à 8.00 am Service de 8.00 am.A 4.00 p.m.Service de 4.00 p.m à 7.10 p.m.Service de 7.10 p.m.À 13.00 minuit Service de 5.30 am.à 6.80 am.Service de 5.50 am.A 9.00 a.m.Service de 9.00 am.& 4.00 p.m, Service de 4.00 pm.à 8.00 p.m.Service de 8.00 p.m.A 12.10 am Extru last car at 12,50 a.m.Remarquez cette Marque dans chaque vitrine \u201cLa voix de son maître\u201d renez (Garde !! 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Jeudi\u2014Soir de Cabaret.Vemiredi\u2014Soir d'amateurs, Théâtre National Français La direction du théâtre National nous demande d'insister sur le fait que le public est prié de se rendre à tonne heure la semaine prochaine, car une fois le rideau levé personne ne À pourra aller preudre son siège avant la fin du tableau en cours de repré- .sentations cela pour éviter aux-spre- tateurs l\u2019ennui de perdre ur seul mot du merveilleux spectacle que sero \u201c La Création du Monde \u201d.Ce titre u Ini seul promet toutes les sensations imaginables, mais pouvait-on s'imaginer qu\u2019un homme aurait eu l'audu- ce de concevoir un tel sujet pour l'adapter à la scène?C'est pourtant le tour de force que vient de faire M.Julien Daoust; il ne prétend pus émettre ou défendre une thèse nouvelle ou ancienne, mais d1 s\u2019est plus tu teligemment contenté d'écrire une oeuvre biblique qui traverse toutrs les époques de l'Ancien Testament pour venir se terminer à Rome ators que le Christianisme est solidement implanté sur la terre.C'est ni plus Ia ni moins l\u2019idée de la Foi à travers leu siècles et l'oeuvrs du Créateur dans toute sa grandiose immensité.Aussi, notre ami Daoust n\u2019a-t-i1 rien négligé pour présenter dignement av public, à partir de la semaine pro- chaîne, au théâtre Natinal sa \u201c Crèation du Monde \u201d.Il a envoyë un représentant à New-York et à grand renfort de dollars s\u2019est procure les machines les plus perfectionnées qui soient, chefs d'oeuvre du génie inventif américain.Et il en avait besoin quand on songe qu'il veut nous mun- trer, entre autres choses, chacune des oeuvres qui forment les sept jours bibliques de la création, puts te Paradis Trrrestre, le déluge, bref, toutes les principales phases des premières époques du Monde.On pourra 4 se faire une idée de ce que seront ces représentations en jetant um conp d\u2019oiel sur quelques unsdes principaux personnages de la \u201c Création du Monde \u201d : Sylvia -Mme Bella Ouellette- La Foi, Mme Demons; Jacobed, Devoyod: L'Ange, Rose-Alma ; La Princesse, Tremblay ; Lucifer, MM.A.Leclaire; L'Esprit du Bien, Pelletier; Abel, Valhubert; Cain, Barry; Nog, Godenu: Moïse, Filims; Néron.a mel ; Marius, Julien Daoust ; l\u2019Apotre M.Tremblay : Ramses-11, Valhuboevt .Linus.Barry: Centurion, Daunine: Cyprien, Godeau.Ces réprésentations snuront aftirer la semaine prochaine au théâtre National des foules énor- % mes, car la * Création du Mond: \u2019 sen sany contredit l\u2019évènement nr- dietique par excellence de la snlson.\u2014\u2014\u2014e Canadien Fi 's Monsieur Armand Robi, ne doute de rien comme chacun le sait, En .effet, ce vertiginieux Directeur semble avoir l'instinct si rare du mineur qui découvre sans les chercher les placers d'or pur.Sa dernière trouvaille, et c'en est une, sera présentée la semaine prochaine au Théâtre Ca- nadien-Français.Le nom de cette véritable pépite, belle et rare entre toutes, est \u201c Joséphine Vendue Par Ses Soeurs \u201d, l\u2019opérette la plus follement drôle du répertoire qui a un historique des plus curieux A un diner où se trouvaient presque tous les compositeurs d'opérette réunis, les auteurs du livret ayant raconté leurs aujets à ces maîtres de la musique, ceux-ci l\u2019ayant trouvé des plus amusant, ont eu l'idée tellement drôle de collaborer tous enamble à * la musique de cette opérette, ai bien, que \u201c Joséphhhie Vendue Par Ses Sœurs \u201d a comme compositeurs : Plan , Audran, Lecocq, Varney.Offenbach.Victor Roger avait été chargé de réunir ces morceaux et il réussit le tour de force formidable, après avoir fait chanter successivement cinq morceaux des cing diffé- rents auteurs de les réunir en un seul ensemble et de les fuire chanter tous en méme temps, et y ajouter un sixième morceau chanté par les choeurs en uccompugnements différents à tout ce qui était chanté sur lu scène.Cette opérette a eu des milliers de représentations en France et son succès a Été triomphal.Jouée pour lu première fois à Montréal, elle sera Rudolph, Robi, Cauvin, D'Arcy ete, Manes.Dorgeval, Rivière, Dubuisson, ete Des décors spéciaux, des costumes tout neufs et des choeurs augmentés sous la direction du Chef-d'Orchestre Miro, fourniront un ensemble harmonieux et de toute beauté qui fera de \u201c Joséphhine Vendue Par Ses Soeurs\u201d l'un des plus grands succès jamais remporté par aucune troupe d\u201dopérette en Canada.Au Français La semaine prochaine au Téâtre Français, sera l\u2019inauguration d\u2019une nouvelle politique de prix sous la direction de Monsieur-M.B.Slesinger, qui durant plusieurs années a été un -des principaux gérants de la MARK BROCK AMUSEMENT 00, les propriétaires de ce théâtre et Directeurs en renom ont l'intention de faire revivre à notre populaire Théiitre de Vaudeville les beaux jours d\u2019autrefois, Ainsi chaque semaine sept à huit numéros de vaudeville de tout premier orare seront offerts au public.Les prix ont été mis à la portée de toutes les bourses: en matinée, galerie 5 cta, orchestre 10 cts, en soirée.galerte 10 cts, orchestre 25 cts.Le Francals est sans contredit le théatre de vaudeville qui donne le plus pour le plus petit prix.La semaine prochaine l'acte principal engagé à grands frais & New.York sera la bande Invisible composée de onze artistes-musiciens, L'on ne voit que les instruments, les musiciens sont invisibles; ce numéro * obtenu partout un succès phénoménal.Bert & Harriet Brown sont des artistes de chant et de danse, les fréres Freeman des négres du plus désopilant comique.Hall et Rerlini des acrobates sur barres horizontales sensationnels, Weber & Wilson, des danseurs de danses mo- Jernes : tango.foxtrot, Wilson wartz, ete, Winifred La France, une comédienne chanteuse lyrique et Youma, jongleur japonais complètent le programme.Ces artistes viennent en droit ligne des grands théâtre de vaudeville de New-York.Mardi est le soir du magasin de campagne, cinquante cadeaux sont donnés aux spectateurs: mercredi est le soir des \u201cSurprises\u201d actes nouveaux, etc.; jeudi la soîrée \u201cCabaret\u201d; le vendredi, en plus du programme ordinaire, la soirée \u2018\u201cd\u2019amateurs\u201d.C'est À se tordre.Ie programme du Français attirera de grandes foules la semaine prochaine.Au Goyely La troupe tout dire.Cette année, cependant, en eat rehaussée par la présence parmi eux de Dan Coleman.Les décors nécessités par cette co- lnis, Harry Hasting Big Show a à sa laissé un si bon souvenir à chacun de ses passages À ce théâtre.Elle est très habile et d\u2019une finesse d'ex- prit un peu rare.Quant à Dan Coleman il suffira pour le faire apprecæer à sn juste de Harry Hasting Big Sho west au Gayety cette semaine.et, pour ceux qu?la connaît c'est outre de sa valeur personnelle elle médie sont de toute beauté et tels qu'on n\u2019en voit que très rarement dans les meilleurs théfitres montréa- tête Mile Alma Daver qui a toujours * Los soursignés clients du Th:Atre Canndien- Francais, depuis l'innogn- ration de In snison d'opérette, prient vespuezraumsement M.Robi de mattre à l\u2019affiche l'émouvant opéra-comique de Cormon et Lockroy, musique d° Aimé Maillart :- * Les Lrapons de Villars \"\u201d Les montréalais n\u2019ont eu que de rares cesasione d'entendre cete pièce \u20ac nul doute que les nombreux clients du Théâtre Catadien-Français.Taccueilleraient \u2018rt favorablement.La troupe du Théâtre semble admi- ralilement composée puir donner aux \u201c Dragoux \u201c une interpr£!tation s ip3- rieure et les roussignés comptent sur la bienveillance du directeur-ar- tistique pour leur fournir, sous bref délai, l\u2019occasion depuis si longtemps attendue, d'applaudir cette oeuvre ravissante.Ie tout respectueusement soumis\u201d Parmi les nombreuses signatures qui couvrent cette pétition, je relève les noms de : .MM.J E Gauthier, Secrétaire du Bureau du Greffier, I\u2019Honorable Rodolphe Lemieux, ex-ministre, J.U.Emard, avocat, ex-échevin, A.J.De Bray, directeur des Mautes Etudes Comumerciales.A.Bienvenu, surintendant du département municipal des 11- cences.Jules Crépeau, ussistant-gref- fier de la Cité Alexandre Michaud, agent financier, ex-maire de Maisonneuve, A.A.Terroux, banquier, de Garand et \u2018Ferroux.- F.X.Poitras, Greffier de In Cour du Recorder, Ne pouvant répondre à ces signataires individuellement, je vous prie d\u2019être auprès d\u2019eux l\u2019\u2019interprète de -interprétée splendidement-par- MM 1
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