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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
Numéro du jour de l'an
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1916-01-01, Collections de BAnQ.

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Et vor avez pincé les coupables sans doute ?Non, répliqua le policier.Mais, drôle de coïncidence, ajouta-t-il, c\u2019est précisément la veille du Jour de I'An, il y a une dizaine d'années, que l'aventure m'est arrivée.\u2014Vous allez nous raconter ça, mon cher Beauchamp, demanda Félicien Latour} \u2014Si vous le voulez, consentit Beauchamp, sans se faire prier.Après avoir avalé d'un seul trait son whikey et soda, il commença: Dans le courant du mois de novembre 1891, je recevais d'une petite localité des Adirondacks, renommée par son climat propice aux tuberculeux, une lettre de Mme Cotret, la femme du fameux banquier.Cette dame m\u2019expliquait, en peu de mots, que forcée de quitter son hotel de la rue X., et de s'installer dans les montagnes à cause de la santé compromise d'une de ses filles menacée de la phtisie, elle n'avait pas songé avant son départ, à mettre en sûreté des objets de valeur.Il y avait dans sa maison de ville, disait-elle, pour plusieurs milliers de dollars d'argenteries, de fourrures, etc.Or, ayant appris que des, vois avaient été commis dans les environs, elle s'inquiétait et me priait de faire surveiller Ja maison d'une fa- con particulière, Je chargeai l\u2019un de mes hommes de s'occuper de l'affaire et je n\u2019y pensai plus.: Le 30 décembre, et cette date-là est restée burinée dans ma mémoire, vers la fin de l'après-midi, au moment où je me préparais à quitter mon cabinet, on vint me prévenir qu\u2019une dame demandait à.me parler.J'ordonnai qu'on l'introduisit immédiatement.Ma visiteuse était une jeune femme de vingt-cinq ans à peu près; grande, blonde, mince, tris jolie et vêtue avec une certaine élégance, mais sans luxe.De suite, elle m'exposa le but de sa visite: \u2014Mon nom, dit-elle, est Eugénie Meilleur, et je suis femme de chambre chez Mme Cotret.Ma maltres- se et sa famille sont actuellement pour l'hiver, dans les montagnes, à \u201cJe suis arrivée de ce dernter endroit, cet après-midi avec une camarade, Justire Dubeau, qui est aussi femme de chambre Chez Mme autres des fourrures qui sont restés dans des coffres à l'hôtel de la rue \u2018En descendant du train, nous .nous sommes rendues rue X.mais au moment OÙ nous nous prépa- marquer, au deuxième étage, une Invétte lumière ait été oubliée lors de peureuse et.que ma camarade n'est LURE 0 agents à m'accompagner, et lui pers) mettre, en même temps, de rester à la maison, cette nuit.Voyez-vous, monsieur, l\u2019emballa- £e des différents efets va prendre une partie de la nuit, et nous mourrons de peur, si nous restons seules dans cette grande maison.\u201d \u201cVoici d'ailleurs un mot de Mme Cotret, dit-elle, en me présentant une lettre, où ma maîtresse vous prie, je crois, de m'accorder la faveur que je vous demande.Je sonnai et j'ordonnai que l\u2019on fit venir Callot, l'un de mes meilleurs agents.M.Callot, lui dis-je, vous aller accompagner Mademoiselle au Node la rue X.et vous y demeurerez cette nuit.\u201d Puis je lui expliquai les circonstances particulières qui motivaient cet ordre.Caliot était célibataire et la perspective de passer la nuit auprès d'une créature aussi délicieusement jolie qu'Eugénie Meilleur n\u2019était pas pour lui déplaire; aussi accepta-t-} avec empressement.La femme de chambre me remercia avec effusion, puis, accompagnée de l'agent, elle partit.Arrivé à l'hôtel, Eugénie Meilleur se rendit chez Mme Voyod, pour y chercher Justine, qu\u2019elle y avait laissée.Alors, escortées par Callot, les deux femmes se préparèrent à entrer chez Mme Cotret.Mais au moment où elle allait ouvrir la porte, Eugénie saisit brusquement le bras de l'agent: \u2014Regardez cette fenêtre, Jui dit- elle, en indiquant un endroit au deuxième étage, eh bien! tout à l'heure, Justine et moi, avons aper- qu, fitrant a travers les persiennes, un filet de lumière; et vous le voyez, cette lumière a disparu ! \u2014C'est vrai, constata l'agent.\u2014Alors, il y a donc quelqu\u2019an dans la maison, \u2014Allons voir, dit l'agent.\u2014Oh non ! n\u2019y allez pas seul, M.Callot, supplia Eugénie, s\u2019ils étaient plusieurs bandits, ils vous tuéraient.Tenez, voici un agent qui tourne le coin, appelez-le.Callot appela son camarade et le mit au courant de Ia situation, L'autre consentit immédiatement à le suivre.Avec précaution, Eugénie ouvrit la porte et les agents, suivis des deux femmes, entrèrent dais la maison.Il y faisait noir comme dans un four.Callot demanda à Eugénie où se trouvaient les boutons électriques; mais les deux femmes affolées, tremblantes, étaient dans l'impossibilité de leur en indiquer l'endroit.Enfin, les agents réussi« rent à éclairer le vestibule.On visita la maison de la cave au grenier.Les tentures, les couvercles de boîtes furent soulevés, mais nulle trace de visiteurs.Une fine poussière couvrait les tapis et les meubles, attestant que nul être humain n'avait passé par là depuis longtemps.En outre, les fenêtres et les portes étaient intactes, et fermées en dedans très solidement.\u2014Je crois que vous êtes illusionnées, mesdemoiselles, dit Callot, la lumière que vous avez vue n\u2019était autre, je crois, que la réflection du soleil dans les vitres.\u2014Pourtant, dit Eugénie, qui paraissait maintenant rassurée, nous avons bien vu une lumière; n\u2019est-ce pas, Justine?\u2014Pour sûr, affirma Justine.\u2014Mesdemoiselles, je ne veux pas vous contredire, assura galamment Callot, mais je vous certifie que vous pouvez être sans crainte; aucun cambrioleur n'est venu ici.\u2014Tant mieux, monsieur Callot, dit Eugénie, en regardant l'agent avec un sourire ravissan,t tant que vous êtes ici, nous n'avons plus peur.Voyant que l'on n'avait plus besoin de ses services, le second agent après avoir été remercié, retourna à son poste.Au bout de quelques minutes, Eugénie, qui avait allumé le poêle de cuisine, pria Callot, en lui remettant de Vargent, d\u2019aller chez V'épicier, chercher de quoi dîner.Callot revint au bout de vingt mie nutes.Durant ce temps, les deux femmes avaient ouvert les placards et les coffres et avait descendu dans les salles au premier étage des tas de fourrures splendides.Callot fut chargé de les empiler dans trois énormes valises.[ans une quatrième malle, on plaça l'argenterie.\u2014C'est que, voyez-vous, répondit Eugénie Meilleur à Callot, qui s'informait de ce que l'on pourrait bien faire à la campagne avec tout cette argenteric, c'est un peu ennuyeux dans les bois, et madame invite souvent des amis de la ville, alors comme on donne des diners.\u201d Enfin, vers minuit, on bouclait la dernière valise, quand Csillot dressa l'oreille; on marchait en bas.On entendait distinctement craquer les marches de l'escalier sous un pas lourd.Callot se précipita dans le corridor.: Les deux jeunes femmes s'étaient levées et se tenaient près de la porte, toutes pâles.Tout à coup, elles entendirent Ja | Dube voix de l'agent qui criaits \u2014Tiens, Bontemps, qu'est-ce que ta fiches ici} \u2014Callot, en voilà une surprise, s'exclama l\u2019autre ! \u2014Eh bien, mon vieux?\u2014Mais tu sais bien que je suis gardien de nuit et que j'ai été char- g¢ par Cotret de surveiller sa maison pendant son absence.J'ai vu de la lumière au grenier et à travers les volets du salon, ça m'a intrigué; et tol, qu'est-ce que tu fais?Callot raconta sa mission, et l'autre Fepartit: \u2014Sacré chanceux ! 7, monsieur le'chef de police, \u2014Voyons, dit Callot, il faut Ben .jour de l'An du chef de police rendre service aux créatures.Les deux femmes de chambre se regardèrent et éclatèrent de rire.On redescendit dans la cuisine, et, après un léger souper, Eugénie et Justine soubaitèrent une bonne nuit à l'agent, et allèrent se coucher.Callot s'installa sur un canapé et dormit jusqu\u2019au lendemain, comme un bienheureux.ID fut réveillé le matin, par Eugénie Meilleur, qui le pria gentiment d'aller chercher une voiture, pour Je transport des valises.L'Homme \u2018de police s'exécuta, puis, toujours galant, il consentit à accompagner ces demoiselles à la gare.Urâce à sa recommandation, l'agent\u2018 des douanes américaines, qui le connaissait, permit à Eugénie et à sa compagne de passer en franchise leur bagage, puisque les objets que contenaient les valises avaient déjà été usagés.Enfin, on se serra la main et le train partit.Or, le lendemain matin, se trouvait le premier janvier, en entrant dans mon cabinet, je trouvai, parmi mon courricr, un colis et une lettre, qui portaient le timbre américain.Naturellement, j'ouvris d'abord le colis: il contenait un magnifique étui à cigares en argent et une pipe en écume de mer.Sur le premier était gravé cette simple dédicace: \u201cSouvenir d'une amie reconnaissante, Eugénie Meilleur.\u201d Une carte sur laquelle se lie sait ce qui suit, accompagnait Ia pis pe: \u2018Pour remettre à M.Callot, Te plus galant des agents, de Ia part d'Eugénie Meilleur et de Justine Dubeau.\u201d Je ne savais ce que cela voulait dire: j'ouvris la lettre, espérant y trouver une explication.En effet l'explication y était, et claire.Beauchamp s'interrompit un Instant, fouilla dans ses poches et tira d\u2019un portefeuille un papier jaunt.\" \u201cVoila le billet, je vais vous Ie re: \u201cAu chef de Police de X.Moh cher chef, Vous ne pouvez vous figurer com= bien j'ai regretté de quitter hier matin votre bonne ville, sans vous remercier de vive voix pour le sers vice signalé que vous m'avez rendu.J'espère cependant que l'excellent M.Callot vous a transmis l'expression de ma reconnaissance.Vous comprendrez facilement mes scne timents à votre égard lorsque vous saurez, cher monsieur, que grâce à vous, me voilà aujourd'hui plus riche de quinze mille dollars, car J'ai pu disposer d\u2019une façon très avantageuse des fourrures, de l'argenterie et d'un collier de perles, (ce dernier a été découvert à l\u2019insu de M.Callot, dans un tiroir de toilette,) qui ont appartenu jusqu'à ces derniers Jours à ma chère et pseudo-maîtresse, Mme Cotret, que le Bon Dieu protège.\u201cPour vous prouver ma recom naissance, cher monsieur, je me sens obliger de vous donner quelques détails sur les causes qui m'ont poussée à vous rendre l'agréable et fructueuse visite d'avant-hler.\u201cLorsque vous m'aurez entendu, vous trouverez ma petite combinal- son si simple, que vous comprendrez facilement l\u2019impossibilité où vous étiez de la déjouer.\u201cLa première idée de cette optèra- tion m'est venue non en attendant le rossignolet chanter, comme le fameux tambourinaire de Daudet, mais simplement en lisant les journaux, qui annonçaient le départ des Cotrets pour L.\u201cLa maison restant inhabitée, Je me mis dans la tête de la visiter.Mais comment?C'est alors que Je vous écrivis une première lettre au nom de Mme Cotret.Vous constaterez d'ailleurs que l'écriture ressemble beaucoup à celle-ci, aussi, lorsque je me présentai devant vous avec une seconde lettre, l\u2019affaire était dans le sac! Vous voyez comme c\u2019est simple.\u201cVous allez maintenant me demander ce à quoi a.servi alors ma petite histoire de la lumière à travers les rideaux?Ah voila! Mon amie Justine et moi nous ignortons absolument la division intérieure de la maison; en simulant cette peur \u2018des cambrioleurs, nous forcions Callot à nous précéder et nous pouvions, ainsi, à sa suite, visiter chaque pièce de la maison sans devenir suspectes, à cause de notre compte, parfaitement, de l'endroit où était place ce que nous cherchions.Un peu plus tard, envoyant l'agent chercher de quoi manger, nous en avons profité pour crocheter les serrures des meubles dont nous n'avions pas les cefs.Vous comprenez que cette petite opération, faite devant notre agent aurait pu lui paraître un peu extraordinaire de Ia part de servantes de confiance.Quant à la clef de la porte d'entrée, je me l'étais fabriquée quelques jours auparavant, après avoir pris l'empreinte de la serrure, Donc, encore une fois, merci, monsieur.Grâce à notre bonne office, nous avons pu accomplir notre mis sion sans être dérangées en aucune façon.Nous éprouvâmes une fière alerte, : cependant, vers minuit, quand le gardien est entré.Mais M.Callot a merveilleusement arrangé les choses.Justine se joint à moi pour serrer affectueusement main, à vous, comme à M.Callot, sans l'aide de qui, nous n'aurions jamais pu transporter nos énormes valises et je demeure, cher monsieur, en vous sou- haîtant une bonne et heureuse année, votre reconnaissante, Eugénie MEILLEUR.En post-scriptum, l\u2019extraordinatre personne m'annonçait l\u2019envoi de cadeaux du jour de l\u2019an, dont Je vous ai parlé.Je ne pouvais croire que j'avais été roulé.Je télégraphiei immédiatement à Mme Cotret, pour obtenir des ren- esignements.La réponse ne se fit pas attendre: L.zer janvier.Chef de police de X., \u201cConnais pas femme de chambre mentionnée.Jamais entendu parter d'Eugénie Meilleur et de Justine au.Ignore ce que vous voulez dire concernant argenterie et fourrures.\u201d Marthe COTRET.Le doute n\u2019était plus possible.Nous eâmes beau iaire- des rechera ches, jamais nous n'avons découvert la moindre trace d\u2019Eugénie Mellleur ni de Justine Dubeau.Mais je vous assure que je n\u2019oublierai jamais le jour de l'an 1892.Là-dessus, conclut Peauchamp, en consultant sa montre, minuit va son ner dans cing minutes, ap le champagne, que d'on souhaite la bienvenue à l\u2019année nouvelle.Fernand DANSEREAU.\u2018 \u2014_\u2014_\u2014_ L'auToniTE \u2014 $25,000 et $100,000 a préter sur première hypothèque.Intérét 7 Terme, 5 ans.5 in : \u20ac + os wT The Prudential Financial Society 162, rue St-Denis TETE EE Ce EE El a EE EE Er, ; d Pour la saison des Fêtes achetez un PIANO AUTOMATIQUE Voyez notre Piano Automatique Electrique Heintzman & Co.C\u2019est l\u2019instrument idéal pour la musique de danse.Nous prendrons votre piano comme partie de paiement et nous vous allouerons un montant raisonnable; vous pourrez faire des arrangements pour payer le reste.Venez nous voir, nous vous débontrerons la supériorité de nos diverses marques de pianos automatiques.Heintzman & Co., Nordhelmer, Lindsay, 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ses six | a bien essayé de manger lemme vous salus.tout le lendemain ensemble.C\u2019é- l\u2019idée d'une farce lui vint.Re Comme nous sommes partis un peu enfants et son plano alls s'installer |bord de la route, mais elle est sl tait Là une habitude à laquelle aucun d'eux n'aurait osé déroger.L'on Péchangeait des souhaits de bonne année et l'on fricotait comme as bon vieux temps.Lorsqu'on repartait, chacun trouvait dans le fond de sa voiture un paquet de vêtements, bas, mitaines, tuques, che- | mises, confectionnés par Maco, de quoi tenir les petits chaudement Rapidement, il enleva les nippes sales qu\u2019il avait aux pieds et les remplaça par des chaussons neufs, blancs et deux «somme de la soie.Ayant ensuite soigneusement reficelé le colis, il | remtra réjoul à la maison.Le poêle : était déjà allumé et Desc ase sis, tisonnait le feu en atendant Se réveil de ses fils.Tifa se jeta à genoux, demandant la bénédiction paternelle.Ses frères ne tardèrent L'odeur qui se dégagea montra de suite que les chaussettes n'avaient pas vu la lessive depuis quelque temps.M m'est occupation plaisante comme la militaire: occupation et noble en exscution (car la plus forte, ge- nereuse et superbe de toutes les vertus est la valllance), et noble en , |sm.canse; Il n'est point d'utilité, ay plus juste, ny plus universelle, que la protection du repos et grandeur de som pals.La compagnie de tant d'hommes vous plaist, nobles, jeunes, actifs; la veue ordinaire de tant à la campagne pour y passer la belle saison.Ele avait loué à Chateauguay, sa paroisse natale, une maisonsette grande comme la main, où elle se trouvait horriblement à l\u2019étroit, mais qu\u2019elle payait bon mare ché.Or, le surlendemain de son arrivée, Mme Bézidres, femme économe brûlée par le soleil, si converte de poussière, qu'il y renonce.Alors, comme qui dort dine, Ti Quêteux cherche à dormir.ll se couche dans le fossé tout près, ou sous la galerie de la maisonnette.Il me peut diner même en rêve, cependant, car ses amis, les jeunes Bézières, accourent à lui dès qu\u2019ils le voient reposer, et Votre cousin, Narcisse TRUDEL.* .; Dire l'indignation et le désappointement de Mme Bézière est chose impossible.Non seulement on me lui donnait pas la viande qu'on lui devait, sur laquelle elle comptait, mais voilà qu'on l'accusait d'avoir laissé mourir de faim le petit goret à paraître et en firent autant.\u2014Eb, il mest nu-pieds, |de spectacles tragiques; la liberté | o¢ voyante, dit à son mari: \u201cTu | le forcent à trotter, à courir.A ce pendant l'hiver.a cruchon de rhum et des verres eg De \u2014Allons, | de cette conversation, sans art; et ore bed devrais bien aller chez |régime Ti Quéteux dépérit.Par , dont elle et toute la famille avaient Entre ses enfants, Maco avait un \u2018 étaient sur fa table.Maco remplit | c'est à ton tour, Adolphefaible pour sa fille Caroline.C\u2019était elle qui recevait toujours la plus grosse part de ses cadeaux.La viellle grand'mère employait à trie les coupes et l\u2019on but aux chances de chacun pendant la nouvelle année.Le vieux, son gendre .et ses fils étaient assis em cercle autour du Visiblement embarrassé, le gendre ne se pressait guère.Il dut cependant s\u2019exécuter.[! enleva sa \u2018\u2018congress\u201d gauche.Le gros orteil, un orteil à l\u2019ongle que sa longueur fai- une façon de vie, masie et sans ce- rimonie; la varieté de mille actions diverses; cette courageuse harmonie de la musique guerriere, qui vous entretient et eschauffe et les au- reilles et l'ame; l'honneur de cet Moïse Beurcier, et acheter un petit foret.On l'élèverait avec les restes des enfants et les eaux grasses.|) y a toujours un tas de choses qui contre, les enfants sont bien portants, cngraissent.Mme Bézière trouve que le goret ne profite pas vite.\u201cNl n'est peut-être pas de pris tant de soins, Non, mais, fale lait-il qu'il y cut au monde des gens malhonnêtes, voleurs { \u2018Tu sais, tu vas aller demain chez coter ses nombreuses heures de loi« | poêle.Les \u2018créatures\u2019 se levaient | sait ressembler à une griffe, sortait | exercice; son aspreté mesme et sa se perdent et $8 mous Rar rat rien Done race\u201d, dit-elle un jour à son mari, ret puisqu'on ne veut pas nous sir et, comme résultat, Caroline | à leur tour.On entendait pleurer entièrement d'un chausson jadis | difficulté que Platon estime si peu, | 9° l\u2019entretenie.automne, Mais voila Mme Bézi remettre de bon gré ce qui nous avait \"plus d'articles de lainage | Ÿ* enfant.blanc, mais jauni par un long usage.| qu\u2019en sa republicque il en faict part [NOUS aurions un beau cochon de ais voilà que Mme Bézière est \u2018elle n'en pourrait user durant sa Cette préférence provoquait un peu de jalousie chez ses frères.Le Jour de I'An au matin, Tifa se leva à bonne heure et alla faire | un tour du côté de la grange.Comme il revenait, l\u2019idée lui vint de jeter un coup d'oeil dans les voitures sous la remise.Dans la sienne qu\u2019ils inspecta d'abord, et dans celles de Raclor et de bon beau-frère, il trouva des paquets de vêtements que sa mére avait déposés là la veille au soir.Des trois, celui destiné à Caroline était encore le plus gros.L'on se mit à parler des femmes, et chacun se mit à vanter là sienne.\u2014Allons, voulez-vous ue je vous dise qui a la meilleure, interrogea tout à coup le père Deschamps.Les fils se mirent à le regarder, se demandant quelle était l'idée du vieux.\u2014Déchaussez-vous tous et je vous le dirai.\u2014Allons, Je vais commencer, fit le père.Et rapidement, 1! enleva ses-mocassins.Chacun aperçut une bonne chaussette grise, épaisse et chaude.Mais alarmée, Malvinas, la femme de Raclor, qui avait compris où Des- Champs voulait en venir, intervenait: cice précédent .novembre .AU PUBLIC Billets payables .AUX ACTIONNAIRES: Dividendes non payés Réserve .Profits nets pour l\u2019exerci Cela a été approrié comme suit: .Dividende Nos 112, 113, 114 et 115 à Boni de 1 p.c.payable le ler juin .Boni de 1 p.c.payable le 1er décembre .Réserve contre la dépréciat par la banque .Taxe de guerre sur la Acceptation sur lettre de crédit 5 5 .e © .Balance de profits suivant le compte des profits et pertes Monnaie courante .Billets de la Puissance .Billets d'autres banques .+.«0 +0 oo Ce morceau de chair donnait l\u2019impression d\u2019une minuscule tête de poupon sortant de son maillot.\u2014T'as trop chaud aux pieds; tu mets des ventilateurs, fit Tifa, pas fâché de pousser une pointe à sa soeur.Alors triomphalement, il retira sa botte et exhiba a I'admiration | générale une chaussette d'un blanc immaculé.\u2014Des chaussons de marié, déclara Charlot, le vieux garçon.Et Deschamps prononça ainsi son jugement: Rosalie, venez m'embrasser.Vous êtes la meilleure femme.Et à Tifa: Prends-en bien soin.Albert LABERGE.THE CANADIAN BANK OF COMMERCE Etat du résultat des opérations de la Banque durant l\u2019exercice expiré le 30 novembre 1915 Balance au crédit du compte des Profits et Pertes, reportée de l\u2019exerce expirant le 30 novembre, \u2019 après avoir pourvu à toutes dettes mauvaises ou douteuses .\u2026 .se.se se Transporté au fonds de pension.(contribution annuelle) 5 oe oe Souscription à la Société de la Croix-Rouge .Balance reportée .00 +0 os anglaise \u201coe\u201d - oq oo Etat général, 30 novembre 1915 .PASSIF Billete de la banque en ciroulation .ee ee eu oo eu or ee ooo.16,397,007.68 Dépôts ne portant pas intérêt .Dépôts portant intérêt, y compris intérêt accumulé ACTIF .seo oo 1 10 p.c.par année .ion de la valeur des sécurités détenues circulation des billets de banque jusqu'au 30 eg oe.se.se 00 soe .$ 52,964,795.51 à date 141,568,283.05 Balances dues à d\u2019autres banques en Canada .\u2026.00 22 20 00 be 5° Balances dues à des banques et correspondants de banque à l\u2019étranger Dividende No 115 et boni payables le 1er décembre Capital payé .ess 0 ee or se .$15,000,000.00 13,500,000.00 ee ee oe oo oo $16,363,031.97 21,538,961.50 .$ 1,676,137.00 $1,117,763.27 2,352,035.95 $3,460,760.22 $1,500,000.00 150,000.00 : 150,000.00 \u2018$3,460,790.22 194,523,078.56 751,376.67 6,300,029.77 1,501,442.90 ve .\u2026 1,458,398.64 $220,932,234.22 2,713.55 525,000.00 461,892.25 28,961,802.25 $250,421,840.02 $39,901,003.47 aux femmes et aux enfants.\u2014Montaigne.\u201cPourquoi ne tuez-vous ?\u2014 Eh quoi! ne dermseurez-vous pas de l\u2019autre côté de l'eau ?Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous (uer de la sorte; mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave, et cela est juste.Pascal.Quand il est question de juger si on doit faire la rre et tuer tant d'hommes, co er tant d'Espagnois 4 Ia mort, c'est un homme seul qui en juge, #t encore intéressé; ce devrait être un tiers indifférent.\u2014Pascal.Les grandes eatreprises lointaines périssent par la grandeur méme des préparatifs qu'on fait pour en assurer la réussite.\u2014Montesquieu.Le peuple paisible dans ses foyers, au milieu des siens, et dans le sein d\u2019une grande ville, où il n'a rien à craindre \u2018ni pour ses biens ni pour sa vie, respire le feu et le sang, s'occupe de guerre, de ruines; d\u2019embrasements set de massacres; souffre impatienpment que des armées qui tiennent la campagne ne viennent pas à se rencontrer, ou si elles sont une fois en présence, Qu\u2019elles ne se combattent point, ou si elles se mêlent, que le combat ne soit pas sanglant et qu\u2019il y aît moins de dix mille hommes sur la place.Il va même jusqu'à oublier ses intérêts les plus chers, le repos et la sûreté, par l\u2019amour qu\u2019il a pour le changement, et par le goût qu\u2019il a pour Ja nouveauté, ou des choses extraordinaires.Quelques-uns consentiraient à voir une autre fois les ennemis aux portes de Dijon ou de Corbie, à voir tendre des chaînes, et faire des barricades, pour le seul plaisir d'en dire ou d'en apprend la nouvelle.: \u2014La Bruyère.Le contemplateur, mollement couché dans une chambre tapissée, invective contre le soldat qui passe les nuits d'hiver au bord d'un fleuve, et veille en silence sous les armes pour de.sa pateie.\u2014Vauvenargues.\u2018que temps.deux cents livres au moins pour passer notre hiver, et du boudin, de la saucisse et des rôtis pour Noël et le Jour de l'An.: Et comme M.Bézière ne disait clen, elle déclara d'un ton assuré: \u201cTu sais, je connais ça, car j'ai été élevée à ln campagne et ce serait une bonne affaire.\u201d M.Bézière est donc allé chez M.Bourcier et a acheté un petit goret de quinze jours qu'il a payé deux plastres.Le fermier a recommandé de le nourrir au lait pendant quel- Mais voila, Mme Bézilère achète un demi gallon de lait par jour et lorsque chacun des enfants en a pris une tasse le matin et une tasse le soir, que Mme Bézière en a mis un peu dans son thé et M.Bézière dans son café, iil n\u2019y en a guère pour le petit goret.Puis, les jeunes ont bon appétit, et ils nettoient si bien leur assiette que non seulement il ne reste rien, mais que l\u2019eau de vaisselle ne vaut pas baucoup mieux que celle de la rivière.Très raisonnablement, Mme Bézière trouve qu\u2019elle ne peut priver sa progéniture pour donner la nourriture au cochon.Et le petit goret jeûne.I ne doit pas s\u2019embêter cependant, car les six fils Béziière jouent constamment avec lui.lis lui tirent la queue et les oreilles, le font courir sur la route sablonneuse.Et pour lui faire oublier ses privations vraisemblablement, Mme Bézière le régale de morceaux de piano pendant les longues après-midis.Mais soit que Mme Bézière ne soit pas bonne musicienne, que l'instrument sonne faux ou que le cochon nc soit pas mélomane, il délaisse souvent les alentours de la maisonnette, et s'en va rôder chez les voisins, cherchant à trouver quelque chose à se mettre sous la dent.Les gens des environs n'ont pas tardé à lui donner un nom: Ti Quéteux.obligée de quitter fa maisonnette de campagne parce qu'un petit Bézière va entrer dans la famille et qu\u2019elle a besoin de soins spéciaux qu\u2019clle ne saurait obtenir ici.Mais avant de partir, Mme Bézière s\u2019en va trouver une de ses cousines qui habite à quelque disie tance de là.\u201cJ'ai acheté\", lui dit-elle, \u201cen arrivant à Châteauguay, un petit goret que j'engraisse pour l'hiver.Alors, comme je suis obligée de retourner cn ville, je voulais te le donner, à condition qu'aux fêtes, lorsque vous ferez boucherie, vous m'envoyiez la moitié de la viande, du boudin et du jambon.La cousine a accepté d'après son prinicipe qu'on doit prendre tout ce qu'on nous offre.Les petits Bézière sont allés livrer le goret.Ils l'ont tellement fait courir qu'il cst tout époumonné et a A peine la force de se tenir debout.Les semaines et les mois ont passé.Le petit Bézière attendu est arrivé.Au commencement de décembre, Mme Bézière a écrit à sa cousine lui demandant quand elle allait faire boucherie et lui recommandant de lui expédier, tel que convenu, la moitié du lard, des rôtis et du boudin.Elle a récrit.Alors la cousine, ou plutôt le mari de la cousine, a envoyé une lettre: \u201cJe vous écri pour vous demandé de nous excusé, mais je n'peut rien vous envoier.Votre cochon était ben malade quan vous l'avé amené chez nous, i avait pas moien de l'engraissé.Quand j'ai vu ga, je Vai r'cédé à mon voisin, M.Gagné, pour deux \u2018poches de patate.| a essayé de l'ramené, mais à avait été trop négligé.Pour s'en défaire, i l'a amené en ville, mais i a pas eu de chance.L'inspecteur a fait confisquer le cochon parce qui disait qui avait la consomption.M.Gagné a dû payer appartient, tu vas lui dire de prendre une poursuite.pour me laisser dépouiller sans rien dire.\u201d M.Bézière est donc allé chez un avocat.L'homme de loi quo les scru- puies ne gênent pas, a promis de prendre une action en dommages.Mme Bézière a été obligée d'aller acheter sa viande chez le boucher.Elle a payé dix-huit cents la livre et rage contre sa cuusine qui va fricorer à bon marché.Elle ne décolère pas.Récllement elle est si vexée, qu'elie en perd l\u2019appétit.Au dincr au Jour de l'An, elle n'a pris que quelques bouchées.lit pendant que tes sept rejetons de M.Bézières, le plus jeune dans les bras de sa mère, achèvent de manger, Mme Bézière contemple longuement le plat maine tenant à peu près vide, puis scs yeux se tournent d\u2019un autre côté ct s'arrêtent sur le grand piano qui semble rêver dans un coin de la pièce.Alors songeant à l'injustice dont elle se croit victime, elle éciate en sanglots, en s\u2019écriant: \u201cAh, les voleurs, les voleurs 1\u201d Albert Labergepe LES NIHILISTES DE PONTOISE Sur les réquisitions du parquet de Pontoise, le juge d'instruction de cette ville vient de signer unc ordonnance de renvoi, devant le tribunal correctionnel, contre cing nihitistes russes, arrêtés au mois de juillet 1914, dans les circonstances que nous avons rapportées.Ce sont les nommés Kiritcheck, Trojanoroski, Oustinof, Godoreztzki et Maharaon= vii.Les deux derniers furent appréhendés, sur la grand'route, par la gendarmerie de Beaumont, pour vagabondage ct port de bombes exe plosives; les autres furent arrêtés à Paris, pour avoir fabriqué ces bome bes, avec Kiritcheck et Thojanoroski, et menacé de mort, sous condi- tions, la doctoresse Strozeka, dé- meurant rue de Rivoli, Articles en cuir Pour cadeaux utiles et agréables Nous attirons votre attention particulière sur notre immense assortiment d'objets en cuir \u2018spécialement choisi pour cadeaux.Vous y trouverez une quantité illimitée de suggestions extrêmement intéressantes en même temps qu'économiques.Je ne suis pas.x Chèques sur autres banques .vo 0 +.05 0000 Balances dues par d'autres banques au Canada .Balances dues par les banques et correspondants de banques ailleurs qu'au Canads .7,854,066.29 58.19 6,319,807.98 Garanties des gouvernements fédéral et provinciaux, ne dépassant pas la valeur du marché .+ +.0e 06 +0 ve se we 10 40 00 Garanties publiques anglaises, étrangères et coloniales et garanties municipales canadiennes .+.se ve ve 0 06 ee as es ee Bons, débentures et obligations de chemins de fer et autres n\u2019excédant Pas la valeur du marché .+.+.ee sh se ee es es ee as Prêts à demande et à courte échéance (n\u2019excédant pas 30 jours) au Canada, sur bons, débentures et obligations .«.Prêts à demande et à courte échéance (n\u2019excédant pas 30 jours) ailleurs qu\u2019au Canada .oo es ee ee ss ss se ss ee se ss oe vo Dépôt au ministère des finances destiné au fonds de circulation .Un article en cuir quel qu'il soit est généralement très pratique et donne toujours ce oo as se ss ee oe oe $15,850,089.46 une excellente durée, choses qui méritent une bonne part de considération.Parmi les différents articles étalés à nos magasins vous trouverez entre mille autres choses: 1,923,576.27 1,719,258.60 9,613,178.80 12,847,521.37 Sacoches pour dames Sacs de voyage Nécessalire de tollette Nécessaire de voyage Boîte à collets Etuis à cigares 18,534,329.37- 783,460.60 $101,173,357.94 Autres préts et escomptes courants au Canada (moins déduction de l\u2019in- : térêt prêts et escomptes courants ailleurs qu\u2019au Canada (moins déduction de l'intérêt) .+.+ se +.60 +0 60 ee se 0 00 00 Redevances de clients d\u2019après lettres de crédit, suivant contrat .Créances en souffrance (après avoir pourvu aux pertes) .\u2026 Immeubles autres que les édifices de la Banque (y compris le reste non vendu des anciens édifices de is Banque des Cantons de l'Est) .2.2.+ 26 oo oo oe Moins l'hypothèque assurance .ou au oo oo oe oo on oe Porte-musique \u2018 Portefeuilles Porte-monnale Bourses : 130,893,064.62 Autres 10,027,802.39 1,458,398.64 508,515.56 Etuis à cigarettes 31,964,083.21 100,000.00 | 1,164,083.21 «er ee 389,534.21 Cadres pour photos Hypothèques sur immeubles vendus par la banque .Bdifices de la banque au prix coûtant, moins montants dé- M puits Pret .\u2026 \u2026 $5089,623.55 joins hypothèque asssumée -ache- .Autres actifs non compris ci-dessus .CN - 2\"! ee ee .oe oe oe À.oe À., COUT SES - B.E.WALKER, Présidentx * RAPPORT LES AUDITEURS AUX ACTIONNAIRES DE LA CANADIAN BANK OF COMMERCE Kn conformité des clauses des sous-sections 19 et 20 de Ja section 56 de la Loi des Banques 1913, nous faisons le rapport suivant: Nous avons audité le bilan ci-dessus et l'avons comparé avec les livres et les plices Justificatives au bureau principal, et avec les rapports certifiés des succursales.Nous avons obtenu toutes les Informations et lications dont nous avions besoin, et nous sommes d'avis que les transec- tons de Ia banque qui pt été portées À notre connaissance n\u2019ont pas axcéûé Jen pouvoirs Ge la anque.Nous avons vérifié l\u2019argent en caisse et les valeurs représentant les placements de Ja banque à son bureau-chef et aux principales succursales à une autre date et A part la vérification du 30 novembre 1915, et nous avons trouvé qu\u2019ils étalent conformes aux entrées dans les livres de la banque s\u2019y rapportant.Dans notre opinion, le bilam «été convenablement dressé, de manière à donner une idée juste et exacte de l\u2019état des affaires 'de\u201cta,banque suivant les meilleures Informations et explications qui nous ont été-fournies, et suivant leellivres de 1a banque.; T.HARRT WEBB, C.4, _- de Wedd, Read, Hegan, Callingham & Co.* JAMES MARWICK, C.A.= .: = de Marwick, Mitchell, Peat & Co, teas Ces Sow ese Son, i ! » eur propriété 5 te oe ee 4,789,623.55 67,459.90 6250,421,840.02 JOHN AIRD, Gérant-général: a te oo MAGASIN DE GROS ( z 7 g BLOC BALMORAL 338 Ro» Notre Dame Ouest, Montreal; Can.(Près de la rue McGill) Succursales BAZAR DU VOYAQE L\u2019ALLICATOR 452 Ste-Catherine E.|418 Ste-Catherine Oy.oo > EA Aux lecteurs, Aux amis del\u2019 Autorité, A TOUS, je souhaite une Gaston MAILLET, Directeur.Sanglante bouffonnerie Tout le monde sait que l\u2019empereur d'Allemagne est infirme, qu\u2019il est né avec une main complètement atrophiée, et qu'il dissimule d\u2019ordinaire cette malheurcuse main dans sa poche.Pour monter à cheval, il ne peut, comme un cavalier ordis naire, enfourcher sa monture en empoignant de la main gauche les crins, de la droite le pommeau de la selle, et s\u2019enlever alors cn prenant du pied appui sur l'étrier; il doit se servir d'un escabeau.11 ui faut, à Ia chasse, des fusils spécialement fabriqués pour lui; enfin, c\u2019est un invalide, presque un amputé.A Dieu ne plaise que je songe un instant à lui reprocher cette Infortune, peut-être la seule imméritée de son existence.Même la crimie nelle folie où il s\u2019est engagé de gaieté de coeur ne m'en saurait don- \u201cner le droit, pas plus qu'à personne; il y a des choses qu'un Français ne fait point, ne songe jamais à faire: celle-ci en est une.Ce que je veux dire est simplement ceci: Voilà un homme qui a déchaîné de sa propre autorité, de sa propre volonté la plus grande guerre et Ia plus féroce qui ait ensanglanté le monde; qui a jeté les uns contre les autres vingt-cinq millions d'hommes; qui a déjà sur la conscience la mort de plusieurs millions parmi ces vingt-cinq millions, dont un mil lion de ses propres compatriotes; qui en a rendu un nombre au moins égal incapables de tout travail, aveugles, boiteux, privés de bras, privés de jambes; qui a fait pleurer les femmes de toute l\u2019Europe et ruiné cette malheureuse et innocente Europe pour des siècles: et cet homme est un infirme que tous les médecins militaires du monde déclareraient réformé comme inapte au service militaire ! L'historien Michelet cite, en la blâmant d\u2019ailleurs, car il était gérré- reux et même chimérique dans sa générosité, cette phrase dont il omet de donner l'auteur: \u2018Un tyran peut rendre les Français esclaves; ators ils en souffrent.Les Allemands sont naturellement valets.\u201d\u201d Il a fallu toute la servilité des Allemands pour qu'ils ne fussent pas choqués, CHEVROLET VOITURE DE TOURISME pai aon ces appels perpétuels à la guerre, Livrée à Oshawa, Ontde cet éloge monstrueux de la guerre, faits par un pauvre diable inspte \u2018 0000000000 à la guerre, par un réformé.Livraison immédiate \u2018Pouvoir Je me permets de signaler à leurs Nous venons justement de recevoir une forte quan- La Chevrolet est reconnue comme une voiture très méditations cette sanglante bouffonnerie.; : puissante, elle a une force de pouvoir continu et écono- tité de ces machines, nous livrons la même journée que ue fi te pour conduire n\u2019importe où, sur n\u2019im- vous placez votre commande ou encore si vous le désirez porte quel chemin, sur n\u2019importe quelle côte.Elle est confiez-nôus votre ordre pour livraison au printemps ; très confortable, chassis parfaitement bien équilibré, nous ne faisons aucune charge pour l\u2019emmagasinage.facile à conduire et très élégante.SPECIFICATIONS: Moteur à quatre cylindres, type vaive-in-issed, » cylindres tfondus en bloc; carburateur Zenith amélioré; conique; transmission sélective à trois vitesses en avant et en arrière; esleux d'arrière aux crois quarts flottants; pneus de ny a, empattement de 102\"; démarreur et éclairage électriques.SA Re IRA SE4ES Donnez-nous l'avantage de vous démontrer ce que cette machine pout falre.\u2014Une démonstration vous convaincra de sa valeur réelle\u2014qui est la sensation de 1916 dans le monde automobiliste.Legare Gadbois Automobile Limited 180 Rue Amherst, - - MONTREAL.Pierre MILLE.CER \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les messagéres du printemps Elles sont aussi celles de l\u2019hiver quand elles se réunissent sur les tranchées, par multitudes et font en choeur le cri du ralliement, pour le départ vers les pays chauds.L'automne et ses traîtrises, ses froids matinaux et ses brumes naissantes les ont averties que l'heure était venue d'aller chercher, aux Dardanelles peut-être, en Orient, quol qu'il en soit, le soleil qui, \u2018sous nos cleux, s\u2019encapuchonne trop souvent de nuées.Elles ont donné leur dernier concert, et un million, des mil- llons de virgules ont, pour Ya der- nière fois, en 1915, piqué leur plein et leur délié sur la page un peu grise du ciel d\u2019occident.Les hirondelles partent, les hirondelles sont parties."]
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