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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 15 juillet 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1916-07-15, Collections de BAnQ.

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[" 3 # Soe J Neil.111 \u2014 No 134 162 ST-DENIS Tél.Est 893 GASTON MAILLET, directeur Le 14 Juillet Les Français de Montréal ont célébré cette année leur fête nationale par les ordinaires manifestations auxquelles ils ont judicieusement adjoint un \u201ctag day\u201d au bénéfice des oeuvres de guerre.Sans cette pieuse pensée envers les Français qui couffrent pour ls patrie.la célébration n'aurait pas été complète.Ft à cette partie de la fête, nous savons que les Canadiens-francais ont par\u2018i:ipé avec autant d\u2019empressement qu\u2019aux réjouissances.C\u2019est le ¢leuxiéme 14 juillet depuis la guerre, et plus que jamais Français de France et Canadiens-français ont lieu de fraterniser en ce jour qui évoque si vivement l\u2019âme héroïque et glorieuse de la France.Car, depuis le dernier annivereaire, à mesure que nous avons développé notre effort pour aider l'Angleterre ainsi que notre ancienne mère-patrie, une union plus étroite est née entre les nations qui combattent pour la nberté et pour la justice.Frères nous étions avant la guerre par la communauté de nos origines, quoique des siècles de séparation eussent sensiblement atrophié en nous l\u2019inetinet.de cette parenté.Mais il est ravivé soudain par la présence de nos fils et de nos frères sur les champs de bataille de France.Le 14 juillet a été cette aunée célébré avec solennité dans toute l\u2019étendue du Royaume-Uni, la guerre ayant fondu comme en une seule famille lu nation anglaise et la nation française.Mais dans le Canada français, particulièrement, la fête nationale française devait provoquer de chauds élans patriotiques ; car ici, dans la province de Québec, autant que dan: notre ancienne mère-patrie.c\u2019est des fibre: les plus intimez de tous les coeurs que part le cri : Vive la France! Gaston MAILLET PE Le prix du gaz L\u2019échevin Lariviere < fait le champion d\u2019une mauvaise cause quand 1! attaque la Montreal Light, Heat and Power à propos du prix du gaz d'éclairage, et nous sommes certain qu\u2019il ne s'est pas engagé librement dans cette voie, mais qu\u2019il est.poussé par quelque électeur qu\u2019il ne veut pas mécontenter.Car M Larivière, que nous entendons avec surprise préconiser ia municipalisation du service du gaz, sait bien tout.d\u2019abord que la ville n'a pas d'argent pour se lancer dans une pareille entreprise, et rnstite, que la municipalisation ne serait pas avantageuse au public.Nil est quelqu\u2019un sur qui nous ne devons pas compter pour ob- tir à meilleur marché un service public quelconque, r'est bien eur l'administration municipale.I] y a une douzaine d'années, le Conseil municipal a entrepris de faire buiseer le prix du gaz, et apivs de longs efforts il a été forcé de corrfosser sa complète impuissance.1 Et depuis que lhôtel de ville a ressé de s'occuper de la question,\u201c le prix du gaz et de l'électricité a été abaissé chaque année, librement, par la Montreal Light, Heat and Power Company.si bien qu\u2019aujour- d'hui, nous payons 80 cents le gaz qui coûtait autrefois $1.20 les mille pieds cubes, et 5 cents, l'unité d\u2019énergie électrique qui coñtait naguère 12 1 2 cents.Et la compagnie nous fait attendre d'autres réductions de ses PIX pour les années à venir.Que l'administration municipale exerce donc plutôt son zèle à obtemr un tarif raisonnable de la compagnie de téléphone Bell.ou à forcer la compagnie de tramways à faire un nouveau contrat qui rende justice aux quartiers excentriques.' \u2014 Gilbert LARUE L\u2019election de Perth Nord Malgré la réelle satisfaction que nous épronvons de la victoire remportée par les libéraux dans d'élection partielle de North-Perth.nous croyons que le \u201cCanada\u201d.comme à l\u2019ordinaire.d\u2019ailleurs.verse dans l\u2019exagération avec ses interminables et retentissants chants de triomphe.Sans doute, le scrutin de Tundi dénote un considérable revirement d\u2019opinion, qui doit sérieusement donner à réfléchir au gouvernement Hearst En 1914, M.Torrance, conservateur.avait été élu par 1117 voix de majorité: Jundi.M.Uay, libéral, l\u2019emportait par au-delà de 600 voix.Ce changement est remarquable, avoue ln \u201cGazette\u201d, de Montréal, quelle qu'en soit la cause.Pourquoi celle-ci ne serait-elle pas avant tout l\u2019imposition de la prohibition sans consultation populaire.Mais le \u201cCanada\u201d va trop loin en mterprétant le résultat de l\u2019élection de North-Perth comme une défaite du parti conservateur fédéral.Cette assertion ne peut être démontrée, même en invoquant les évhers éprouvés par les conservateurs dans toutes les autres provinces, la défaite d\u2019un ministre du gouvernement Bowser dans la Colombie Britannique, velle d\u2019un autre ministre dans Westmoreland, N.B.I'écroulement du gouvernement Roblin.l\u2019éerasement du parti oppositionniste dans le Québec.ete.Les conservateurs, dans des diverses arènes provinciales, n'ont rencontré en ces derniers femps que des déceptions.Mais nous avons toujours «oufenu que les affaires provinciales doivent être séparées (les affaires fédérales, et nous restons logiques en refusant de rendre les conservateurs d'Ottawa solidaires des conservateurs dans les nd minitrations de province.Ft nous trouvons la jubilation du \u201cCanada\u201d exagéré et prématurée parce que si le ministère fédéral.aepuis les cinq ans qu\u2019il est au pouvoir, n\u2019a pas cultivé sa popularité, il est raisonnable de supposer qu\u2019il s\u2019est conduit de la sorte délibérément.11 a été en effet toujours averti, chaque fois qu\u2019un de ses actes causnit.du mécontentement, et Dieu sait, à en juger par les récriminations qui s\u2019élèvent de tous côtés, dans les milieux conservateurs, que le gouvernement fédéra] en a fait, des mécontents, non seulement dans ln distribution du patronage se rapportant à In guerre, mais dans toutes les branches de l'administration.Jusqu'à présent, nous nvons vu nos gouvernants chercher à rete- mr les rênes du pouvoir en s'appliquant à conserver leurs partisans et à s\u2019en attirer d\u2019autres.Chacun affirme que le gouvernement actuel procède d\u2019une tuat autre manière, qu\u2019il règle invariabloment sa conduite sans se prévecuper de ce qu\u2019il en résultera au point de vue popularité, C'est méthode nouvelle, que nos gouvernants n\u2019ont dû adopter qu\u2019après mûre réflexion.Reste à savoir comment elle sera appréciée de In masse des électeurs, aux procharnes élections.OBSERVATOR sree tess Le consul Depuis longtemps que le consul de France ne donnait plus eigns de vie, nous avons été heureux de lire dans les journaux la noticg suivante: \u201cLe Consul général de France ! de France au Canada aura l\u2019honneur de recevoir la colonie et les sociétés françaises, ainsi que les amis de la France, dans les salles de l\u2019Union Viger, le 14 juillet, à onze heures du matin, à l\u2019occasion de Ja fête ; camp de Valcartier fait le sujet de beaucoup de commentaires.\u2018{aCertains prétendent que cet incendie ne serait pas sans relation \u2018Zavec la révolte de l\u2019autre jour au camp Borden et que tout ei ne serait qu\u2019une vaste conspiration afin de descendre le Éhéral Sam Hughes de son piédestal.Qui vivra verra! nationale.\u201d Nous vous demandions: Est-il absent?Non, le consul n\u2019a pas été absent, ni malade.Nationale Francaise, 347 avenue * Est-il malade?| 11 se contentait de pe faire rien.Et il n\u2019a pas manqué de manifester, à l\u2019uccasion du 14 juillet, =F son naturel attrait pour les cérémonies de salon.M.le consul a passé hier d\u2019agréables heures à plastronner don les salles de l\u2019Union Nationale Française.Une occasion de poser d\u2019a fait sortir de sa retraite.Mais on ne le verra pas se déranger pour s'occuper d\u2019affaires : sérieuses, pas même pour sesourir ses nationaux s'ils ont des démêlés * avec la justice.M.le consul de France est exclusivement un consul de salon.veut être à l\u2019honneur sans être à la Si la France, pour conduire ses héroïques armées, n\u2019avait que q peine.des officiers de salon.où en -erait-elle ?Placide BEAUSET Chronique Visite chez Melle Pultiphar.\u2014 Interview! avec Mme Ladoucette, téministe.\u2014 Ce qui se passe av cours de ces deux événements memorables.Non, vrai?Vous n'avez pas connu le \u201cBoomerang\u201d, qui paraissait fous les jeudis \u2014 quand il paraissait, naturellement, car il foxait des fois, faute de p'tit change.Eh bien! le \u201cBoomerang\u201d, le plus grand des petits journaux rl! le plus petit des grands journaur, m\u2019avait dans son personnel J'y brillais d'un éclat d'autant plus incontestable que j'étais à moi foul seul tout le personnel.Fallait se faire aller.Voilà donc qu'un jour le \u201cboss\u201d me commissionne d\u2019aller interviewer Melle Céleste Putiphar el Mme Cazarine Ladoucette, deux championnes des Droils de la Femme, Elles demeuraient toutes deur dans la même maison : c'était lou- jours ça de pris.J'n\u2019eus pas de mal à dénicher Melle Putiphar: elle est connue dans le faubourg Québec comme Barrahas dans la Passion.Et d'ailleurs, il yp avait sur la porte un écriteau portant son nom el au-dessous sa profession: \u2018\u201cT'irense de cartes diplômée\u201d.On s'instruit à tout âge.C'était la première fois que j'apprenais qu\u2019il y avait des diplômes et pro.bahlement une chaire universilaire pour cette noble science.Je n\u2019eus pas la peine de frapper: Melle Putiphar.qui possède une ouic fine, avait lancé un de ces \u201cEntrez\u201d qui n'indique pas la peur de ces semblables.J'entrai et elle me murmura d\u2019un voix dourr rom- me de l'huile d'olive vierge: \u2014Assoyez-vous sar le pelit fa.boure! vert pomme.Otez pas le poil de chat qu'est dessus.Ça aide à l\u2019onération à cause de l\u2019électricité qu'est dedans.Moi, je choisis un fauteuil orné d\u2019une broderie où se royait en rouge eur fond blanc des manches à balai, des nez crochus et d\u2019autres machines en zig-zag.\u2014Ah! s\u2019écrie-t-elle, vous prenez juste le stège signe d'argent.Ça commence bien, même pas mal Maintenant, monsieur prend-il le petit jeu.le grand jeu ou le moyen?\u2014Pardon, Madame.ce n\u2019est pas à l'artiste que j'ai l'honneur de m\u2019udresser en ce moment.c'est à l'apôtre des droits.; \u2014C'est bien ca! qu'elle inter rompl.C'est à Melle Putipharhâtonnière de la Société pour le relèvement des hommes.Et après?\u2014Fh bien! mademoiselle, nous ntons entendu parler des travaux et des aspirations de rotre société, et noire journal.\u2014Quel journal?qu'elle demande.\u2014Le \u201cBoomerang\u201d.hebdomadaire, madame.Voilà la Putiphar debout en furie: \u2014Oui, le \u201cBoomerang\u201d, une sale feuille, ce qu'il y a de plus bas dans la nature.j'en voudrais pas pour .pour faire du papier à moucher.Dans vos feuilletons.y a des pimhêches qui sont tout de suite rourtisées c1 mariées.Ça vaut rien à côté de moé, el pourtant je resterai en plan.Moi, pour la calmer: \u2014('a, mademoiselle.je Ir comprends pas, car à une intelligence évidemment supérieure, rous joignez des charmes encore plus éri- dents, où un homme en aurail pour son {rouble el son argent.Ce sera pour moi un mystère qu\u2019une créa- fure comme vous soit encore à l'ancre.Mais vous êtes encore jeunette, 22, 28 ans au plus?\u2014l\u2019ardon, vingt-quatre el quelques.(Très caline): Monsieur est il marié?\u2014Mais, Mademoiselle, le ciel m\u2019est lémoin que si je n'étais pas marié, je serais déjà à vos pieds et.que.Mats la voilà encore en furie.\u2014 Ah! c\u2019est bien ça, et toujours ça! Ceux qui veulent, ils peuvent pas.et ceux qui peuvent, ils veulent pas.temps de galop, notre croisade.our vous réformer, vous auires monstres d'hommes.Apprenez pour vous et votre effronté de \u201cboomerang\u201d, que toute personne du sexe faible, que la nature a suffisamment garnie au moral el au que si elle na.l'n.pas, elle dnit 5 leler à la.noble tâche de réformer le sexe fort fant qu'il en restera un seul échantillon sur la terre.Voilà ronsteurrrrre.En quoi disant.elle me poussa verre la porte, sans que je fisse grande résistance.Cette première entrevue, c'était pas gros au point de rue documentaire, mais c\u2019aurait pu être pire.Me voilà dons en route pour chet Mme Césarine Ladoucette, troisié- me étage, porte à gauche.Au moment où j'allais entrer, j'entends une voir: \u2014Titure, lu me pinces, A ces paroles assez remarquables, je crus qu> j'allais tomber en plein drame de famille.Je fus brare.» frappai.La même voir douce et faussette me dit d'entrer.Et je vis un gros monsieur qui s'escri- mail a boutonner le corsage d'une dame pas du tout desayréable a re Tuquer.\u2014Je rous demande perdon, fis- je.de vous déranger das une opération aussi délicate, pour laquelle \u2018of frirais bien ma collaboration.a1 Je ne craiguais.La dame eul un de ces sourires qui marquent comme d'une pierre blanche te chemin de la vie.Je repris.-\u2014C'est bien a Madame Césarine Ladoucelle que je m\u2019cdresse, la championne des.\u2014C'est en plein ça, qu'elle inter rompt, Césarine Ladoucette, née Lapeureuse, secrétaire archiviste pour la réforme des maris.Titure, reur-fu donner une chaise à Monsieur?Titure, d'une voir grosse comnir un fil de soie: \u2014Oui, Fifine.-\u2014Votre mari a-t-il le rhume?que je m'enquiers.Elle: \u2014Oh non! Titure a pas le rhume.As-tu le rhume, Titure?Lui: \u2014Non, Fifine\u2014 Vous voyez bien, dit-elle.Et vous pouvez prendre sa parole.C'est sa voir naturelle depuis qu'il a été réformé.Quand on s\u2019est marié, il avail un parler terrible, ia maison en frembluit.Et il rou- loit fout! mener, fout casser.Au jour d'aujourd'hui, il passerait une heure à peïgner une chenille.st je le lui demandais, TI 63! réformé à fond.T} voit à tout, à ln cuisine, aur couches, aur commissions, J'ai tant à faire au detor.voyez-vous.\u2014C'est ça, le relèvement des maris?que je dis.Ca doit être dur, des fois.\u2014Non, Monsieur, avec nos mé- Ihodes perfoctionnces, c\u2019est conme prendre una dose de \u201cCastoria\u201d.Et elle donna à ce mot un son si c'rarmant que je déposai sur une petite main qui ne fait plus la lessive depuis le relèvement de Titure, un batser plein de conviction.Et une fois dans le corridor, j'entendis: .\u2014Tes pas jalour, Titure?\u2014Non, Fifine.CASIMIR .J Eh bien! je vous en passe un \"! appar ! : papier que je vais la mener sur un plésiquilibrés qui.aprèz avoir.au physique, a droit @ un homme, et} REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS SOUT mm out ce tralala dans nos camps militaires = Est-ll veal qu\u2019il existe un complot pour .déplanter le généra! Sam Hughes ?4?- Québec, 14, \u2014 L\u2019incendie .a = LC e a + e 0 le \u201cgin Sorel, 14.\u2014 Cent bouges 0 vend de l\u2019alcool tord-boyau ays\u201d.Pour du ginger ale, c'est d (Spécial a \u201cL\u2019Autorité\u201d) qui a menacé de détruire le qu\u2019on nomme a Sorel ger ale du pays\u201d É- ; .(Spécial à \u201cL\u2019Autorité\u201d).u moins se sont ouverts a Sorex depuis que nous avons adopté le régime prohibitionniste.On qu\u2019on baptise ** ginger ale du u fameux! lanonymat ne le cache point Un déséquilibré sommé de présenter des excuses à \u201cl'Autorité\u201d L'onaniste qui s'est permir, ces jours derniere, d\u2019adresser a I™Autorité\u201d une lettre anonyme rem- Phi d'injures à l'égard du direc- eur et du rédacteur en chef est fsommné de nous faire des excuse.sinon son nom, que nous coNnaissons bien sera dévoilé au public.Nous lui accordons une semaine pour s'exécuter.IE appartient à une tourbe de AN oy \u20acbut de la guerre, souhaité haute- ent que la France fût vaincue en unition des crimes qu'ils lui attribuaient.se font aujourd'hui un piédestal de l'héroïsme de cette même France pour injurier l'Angleterre.En trahissant l\u2019une après l'au- deurs deux-muèree-patries, ils ep), arriveront à convaincre l'univers qu'ils ne sont.après tout.que des hatards, Aboyeurs contre [i Tramway La Ville n'en doit pas tenir compte dans les négociations futures.1! n'est plus étonnant de constater (tant la chose sest répétée te fois certain groupe du dehors s'agite dis qu'on parle, à l'hôtel de ville, d'accorder à la Compagnie des tramways june extension de franchise en ro.conmnent un ! { ; ceux de Ja Compagnie tiennent fort à coeur à l'Autorité\u201d.Or, bon pour ! æ Abonnement : Par malle .$1.00 par annéé GILBERT = \u2014\u2014 ne LARUE, rédacteur en chef La Kulture et le Calvaire (Caricature cinglante du célèbre artiste hollandais, Louis Raemakers.) LE KAISER :\u2014Celui qui s\u2019oppose a moi, fiit-ce le Christ, je le réduirai en pièces ! ans, mai- aujourd'hui absolument insuffisant.Quant à cette clique d'aboveurs.le sentiment qui les anime est trop tour de l'exten-ten de son réseau.{connu pour qu'il 1mpressionne dé- Les intérêts du publie sinon | sermais tre< fortement.Comme lu Compagnie n'a pas l'air de ze hâter d'entrer en négo- le: puttic-y fagnerait à fue fir eiatrons: 11 «ppartiendrait même-à Compagnie perfectionner ui réseau \u2018la Ville.le caz écheant.de l'y con- Le Montreel 451 4 4 253 ,traindre.Pataque Tant que Montréal conservera des écoles sur des terrains valant quarante-cing piastres le pied, compe l'Ecole Saint-Jneques, ai- tuée com St-Denis et Ste-Cathe- rine, elle fera toujours \u201cpataque\u201d bons EY EE: .au point de vue financier.et cela jusqu\u2019à la fin des temps.rend pt La vutoire des libéraux dais North-Perth démontre que le peuple d'Ontario a profondément ressenti l'affront que lui a infligé le gouvernement Îearst en imposant la prohibition dans cette province sans consultation préalable de l\u2019électorat.C'est un deplacement de 1700 voix qui s'est acompli dans North- Perth, Ce comté, de mémoire d'homme, était représenté à la Législature ontarienne par un conservateur.le voici aujourd\u2019hui représenté par un libéral élu par une majorité d'au moins 600 voix.Le citoven anglais aime a être respecté, et il vient encore une fois de le prouver; car, ainsi que l\u2019a déclaré le sénateur Corby, la façon de procéder du gouvernement Hearst sur le problème des liqueurs constituait à la fois une injustice criante à l\u2019égard des débitants et une grossière insulte à l'électorat.CAUSE DE DÉFAITE De l'aveu des ronservateurs eux- mêmes In cause principale de leur défaite, d'autant plus humiliante qu'ils se croyaient sûrs de la vie- toire et le eriaient hautement, c'est la prohibition.T'échec est d'autant plus honteux que les couser- vateurs n'ont pas été vaincus par le candidat d'un parti anti-prohibi- tionniste, vu que M.Rowell, chef de l'opposition libérale, est lui-même un prohibitionniste, Mais il est hors de doute que le parti libéral dans Ontario s\u2019empressera de rayer de son program- we l'article \u201cprohibition\u201d, el constate que la population est contre cette mesure rétrograde Les Ontariens entendent qu\u2019on les respecte ! sans consulter l\u2019électorat.Du reste.il serait dans les traditions du part1 libéral.qui est proclame toujours et partout le champion de la liberté individuelle, de veiller à ce et IMovenézgeusr.ique la liberte dec Outariens suit respectée comme l'est actuellement celle des citoyens de la province de Québec sous un gouvernement Ti héral.REVOLTE AU CAMP II semble que dans certains cercles d'Ontario la haine de tout liquide soit portée à un degré tel que c'en est tout simplement une farce.\u2014 Ainsi, on a ru les soldats ze révolter au camp Borden parce qu\u2019ils avaient été privés de leur gourde sur le terrain des manoeuvres.par un jour de grande chaleur.le prétexte donné par cerains officiers supérieurs | pour leur imposer cette privation était que l\u2019absorption de tout liquide, fût-ce de l\u2019eau, par un militaire.en temps de manoeuvres.diminue son efficacité., Nos militaires ne l'ont pas trouvée bonne, celle-là, pas bonne du tout, et non seulement ils ont ré clamé et ont obtenu leur gourde avec la violence que l'on sait.mais ils ont crié à tue-tête : \u2014 Nous en avons assez, des cantines sèches, nous en voulons d'autres!.PROFONDE ENIGME Les puritains pourront tirer profit de cette réclamation de gens prêts à sacrifier leur vie dans les tranchées pour ]n défense et la gloire de l\u2019Empire, tandis qu'eux L\u2019ALCOOL NOIE LE MANITOBA à boire daus l'ombre du scoteh et.du whiskey.Et quand on pense que ces gens isunt les mémes qui ont fait décréter la prohibition dans plus d'une province en prenant pour prétexte que nous étions en guerre! Comment se fait-il que nos gou-, vernements aient tendu une oreille, favorable à ceux qui préchaient la prohibition, mais qui sont restés confortablement assis sous leurs toits, et n'écoutent pas aujourd'hui les récriminations de ceux qui prennent les armes sans prononcer de sermons ni chanter de psaumes romme nos quakers?S Monsieur Hearst, premier ministre d'Ontario, à compté sur l'appui des prohibitionnistes pour retenir à lui la majorité de l\u2019électorat, 1} doit être suffisamment édifié par le résultat de Féection partielle de North-Perth, qui n\u2019est assurément que le premier glas de l'enterrement de première classe que lur réserve sa province.D'ETERNELS LACHEURS 11 doit savoir aujourd'hui que prohibitionnistes sont aussi prompts a se dérober des champe de bataille électoraux qu'à se tenir loin des champs de bataille européens.Ces messieurs, très forts en déclamations, sont bien faibles en actions.les Et les pharmaciens donc qui avaient poussé le gouvernement ITcarst à fermer tous les débits de boisson, qu'il s'agisse de vin ou de bière indistinctivement, afin d\u2019obtenir le monopole de la vente de l'alcool, où étaient-ils lors de l\u2019élection de Norih-Perth?demeurent hypocritement chez eux L'élection de North-Perth est un magistral soufflet appliqué au gouvernement Hearst, qui a décrété la prohibition ! DANS LE MANITOBA Put=que la prohibition ne semble pas favorable aux gouvernements désireux de garder le pouvoir, estelle au moins profitable au peuple?Voyons un peu ce qui se passe dans le Manitoba, et nos conclusions sont basées sur des documents officiels: Depuis que la prohibition est en vigueur dans les limites de la province du Manitoba, la consommation de spiritueux augmente daus des proportions foudroyantes, nous annoncent les journaux manitobains.et la \u201cTribune\u201d se demande qui boit tout le whiskey que des trains complets apportent, chaque semaine, des provinces voisines, à Winnipeg.Dans la capitale du Manitoba seule on compte plus de cent maisons de commerce, faisant l\u2019importations de boissons alcooliques et chacune de ces maisons jouit de la réputation de faire des affaires d\u2019or.L'arrivée des cargaisons est surveillée avec un soin jaloux et des flots de clients se disputent les consignations nouvelles.On ne redoute pas les indiscrétions et la clientèle des dépôts de liqueurs ge recrute dans le meileur monde.ll se débite, dans ces dépôts, plus de whiskey que de bière, naturellement.La prohibition a ceci de particulier qu\u2019elle paralyse le commerce des boisons fermentées, trop dificiles à transporter et à conserver.Aussi une plus grande consommation de spiritueux est-elle le fruit des restrictions prohibitives.Sylvio PICAUD Le - La volonté de vaincre Trop de cuisiniers gâtent la soupe Un français trouve que sou pays y gagne- Taît à envoyer à la chambre moins de députés Je ne puis que féliciter M.G.Maillet au sujet de son intéressant article de la semaine dernière sur lu vaillance du peuple français depuis le début de la guerre et sur l'harmonie qui existe entre ce peuple et les Anglais.J'espère, avec M.Maillet, que cette harmonie durera toujours après la cessation des hostilités \u2014 après l'anéantissement des Boches, - - Certes, la france à presque fait des miracles | en opposant la vive résistance qu'elle a opposée, elle qui a été prise si à l\u2019improviste; mais cd que M.Maillet n'a os dire (par délicates- fe, suns doute) C'est que si la France a été attaquée d'une ma- uière imprévue, alors qu'elle n'\u2019était nullement préparée, outillée, et «la est dû à l'insouciance des Dé putés, qui semblaient dormir dans une parfaite quiétude pendant que l'ennemi était à Jeur porte.\u2014 le-: puis quarante ans, que faisaient ces représentants du peuple?Hélas, ils « reposaient après s'être amu- 505, ou bien ils travailaient à leur prospérité personnelle.Des intérêts de leurs mandats, ils s'en eutvisient comme de l'an quarante.J'espère que la grande leçon qui découle de cs évènements servira aux futurs représentants de la nation; lesquels seront désormais, Jaime à le «roire, moins nombreux, mais plus valeureux, que dans le passe, \u2014 Je dis moins nombreux et je crois avoir raison: it y vertainement Frame i beaucoup trop de députés, dont les (salaires deviennent lourde (charge pour le peuple, et un nombre beaucoup plus petits hommes Cnergiques, aux inteutions pures et (droites feraient infiniment plus pour la prospérité de la nation que à ne Tou fait jusqu'ici \u2014 cette four- \u201cmillière de députés et fonctionnai- | de Nous vovons, d'ailleurs, un exemple à a en une res toutes sortes.\u2014 l\u2019appui de ce que j'avance ent cons talant ave quelle admirable su- une douzaine ont, depuis la déclaration de la guerre, adininistré ln France.Ces Ministres ont fait infiniment plus, en quelques mois, que ne l'avaient fait, pendant près d'un demi-sièvle, tous leurs prédécesseurs.Maintenant, espérons que la vaillance de Fhéroïique armée française, \u2014- si esse de ministres habilement dirigée par le général Joffre.\u2014 aura bientot raison de ses ennemis et, qu'avant longtemps, lhymne de la Victoire finale, H.TRUCHASSON, nots pourrons entohner Montréal, V2 puddle! 1014, pm\u2014 Les rois de l\u2019air Un contre six L'Officiel vient par quatre fois de révéler au grand public le nom d'un des héros de l'air.rival de gloire et de hravoure de Navarre et de Guynemer.le sous-lieutenant Charles-Eticnen Nungesser, Guynemer est mince et frèle, Navarre, Lurge et puissant: Nungesser « 1 Un colosse, grand, fort, à figure tonde, la mâchoire volontaire, les veux fixes, très blond, trés calme.Uu calme sous lequel couvent des tInpêtes, En juillet 1911, il s'engage au 2e hussards, car il est à la fois cavalier.chauffeur, aviateur, ot c'est à cheval qu'il commence la came pagme, 11a 22 ans, Sa première citation lui vaut lu mélaille militaire, après avoir ét nominé brigadier.C'est le 3 septembre, dans In retmite de Charleroi.Son peloion de cavalerie, arrivé près de Coucy-le-Chäteau, e-t coupé, son officier blessé, les hommes cernés.Alors, Nungesser se révèle: mais Taissons la parole à la «itation officielle : \u201cNon officier ayant été blessé au cours d'une reconnaissance, le mit tout d\u2019abord à l'abri, puis, ave: l'aide de quelques fantassins, s'empara d\u2019une auto allemande, après avoir mis les officiers qui l\u2019oceu- paient.hors de combat et rapporta les papiers qu'elle contenait en traversant une région hattue par les feux de l'ennemi.\u201d Il v avait trente-huit balles dans la voiture.et veux qui ont vu von- duire Nungeser out quelque faible idée de da trombe qui dut passer ce jour-là dans les lignes boches, L\u2019auto était une voiture fran- cuise, une Mors, volée par les Alle mands.Au régiment, on donna la voiture à conduire à Nungesser et an l\u2019appela le \u201cHussard de la Mors\u201d.Un jour qu\u2019} lu conduisait.i! entendit des territoriaux qui s\u2019ex- clumèrent: \u201cC\u2019est-y pas malheureux que des vieux connne nous -oient aux tranchées, pendant que des jeunes comme ça, y s\u2019baladent en auto!\u201d Dégoûté d\u2019être traité d\u2019embusqué, Nungesser laisse Ja voiture sur la ruute et déclare qu\u2019il ira dans l'infanterie ou dans l\u2019aviation.Il était déjà un peu pilote, it avait son brevet civil; on le met dans l\u2019aviation, ct d\u2019avril à août 1915, il va faire du bombardement.11 mit ainsi cinquante-trois bom- bvrdements à son actif.dont troif lui valurent des citations à l'ordre de l\u2019armée, Jes 22 avril, 12 juin et 30 juillet, à la V.B.106.Mais l\u2019instinet de la chasse est plus fort que tout, et le 9 noût 1915, au-dessus.de Nancy, juste au zénith de lu place Stanislas, Nungesser, sur son Voisin de bombardement, attaque up albatros, le force à combattre et le descend devant Moncel à coups de mitrailleuses.Nouvelle citation à Pordre de l\u2019année.\u2018Jâste à ce moment, un camarade monte sur son avion, le brise, et voilà Nungesser à pied.11 en profite pour passer dans l'aviation de chaesc sur le \u201cparasol\u201d Morane- Saulnier.11 alat coup sur couples 15 octobre et 28 novembre, deux appareils ennemis.Sa tactique est d\u2019une brutalité effroyable.C\u2019est la rentrée en force dans l\u2019adversaire.Fn ,noyembre, il passe sur monoplace Nieuport, et le 4 décembre il est fait chevalier de la Légion : -d'honneur.\u201c° La mauvaise foriune va, hélas! \u2018frapper ce splendide héros.IE a \u201cnargué la mort, échappé aux balles, TE 1s mpl a au-dessus des tranchées, Un banal aveideut.en essivant un avion d'un nonvean type, à Bue, va hriser ses ath.Il tombe de 200 mètres de hauteur et.des débris de l\u2019aéropla- sort son corps pantelant.märhoire fraca-e, un trou au erà- pe, confusions te, ul internes, «des côtes fractunées, des muscles de la jambe «rrachés, Nuuges-er reste cinq ours dans be coma, et un mois ares 11 \u2014 promène dans l'hôpital avec des béquitles, un appareil lui sentient la mâchoire, on lui a ré- rare la voûte du palais, on 1e réforme, Due pareilles uatures n\u2019admrettent point le repos à l'heure où les autres combattent.Nungesser s'in- dune, temiête: à force de soppli- cations, Il obtient de se réenvager.On accepte ét on lui deunne un condé de convaleseenes de trois mois, I' le mefuse, se fuit Inonter dans sun avion, part au front.et en soins dl'tue semaine abat «deux avions boches et un drachen.Jl \"-lieutenant avec Padntrable motif suivant: \u201cAdjndant Nunges-
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