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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 22 juillet 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1916-07-22, Collections de BAnQ.

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[" 162 ST-DENIS Tél.Est 693 GASTON MAILLEY, directeur Honoré Gervais Nous ne connaissons pas de Canadien-français de la dernière génération qui ait, autant qu\u2019Honoré Gervais, fait honneur a sa race.Dans sa profession, Honoré Gervais mettait au service d'une IMmense clientèle un profond savoir et un dévouement infatigable.Dans la politique, il joignait à une connaissance parfaite du mécanisme de nos institutions parlementaires une profonde érudition, une grande largeur de vue et un esprit Public toujours en éveil.au premier rang par la pénétration de son esprit, la rectitude de son jugement et la mansuétude avec laquelle il savait hu- Maniser la rigueur implacable des lois.Et dans la vie privée, il était aimé de tous ceux qui l\u2019approchaient à cause des admi-\u201d Tables qualités de son coeur et de son esprit, Il s'est fait d'innombrables amis.et il n\u2019avait pas d'amis Qu'il ne trouvât occasion de servir par de continuels bienfaits.A son bureau d'avocat et de député, c'était, mêlée au cortège des clients, une procession constante de gens qui venaient lui présenter des requêtes et que son inépuisable bonté ne désappointait jamais.Il aurait été sans peine élu dans la division Saint-Jacques, avec seulement les suffrages des électeurs qu\u2019il Avait obligés.Il y a plusieurs mois, \u201cL\u2019Autorité\u201d a lancé l\u2019idée d'élever Un monument à cet homme de bien que la mort a fauché prématurément et exprimé l'avis que l\u2019endroit tout désigné où dresser la statue était le square Viger, devant l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, dont Honoré Gervais a été le vrai fondateur.Que le projet ait été bien accueilli dans le public, nous en avons eu la preuve aux nombreuses adhésions que nous avons reçues.Mais, jusqu'ici, les amis du regretté disparu n\u2019ont encore rien fait de tangible pour acquitter envers Honoré Gervais leur dette de reconnaissance, et, depuis une quinzaine, plusieurs nous ont écrit pour nous demander si le projet est abandonné.: Nous croyons donc le temps venu de faire un autre appel aux amis de l\u2019ancien député de Saint-Jacques, non pas pour raviver son souvenir, lequel ne saurait être éteint, mais à seule fin de les inviter à se grouper pour rendre à la mémoire du regretté disparu le solennel hommage de gratitude ct d\u2019amitié qu\u2019ils lui doivent.\u201cL'Autorité\u201d se met entièrement à la disposition de ceux qui voudront prendre l'initiative du mouvement.Qu\u2019un comité d'organisation se forme et se mette à l'oeuvre, et à ses appels nous sommes certains que les réponses afflueront tellement que sa tiiche sera en un minimum de temps accomplie.Avant la chute des feuilles, nous voudrions voir la statue d\u2019Honoré Gervais orner la place publique.OBSERVATOR.Le devoir patriotique Nous sommes surpris de voir \u201cL\u2019Action Catholique\u201d, qui a si bien défini les devoirs que la guerre impose aux citoyens du Canada sans distinction de race, se formaliser des observations que le ministre de la milice s'est permis de faire sur le compte de notre province, dans le discours qu'il a prononcé il y a huit jours à Lindsay, Ontario.Voici les paroles de sir Sam Hughes, telles que rapportées par la \u201cGazette\u201d de Montréal: \u201cAvec tous les égards que je dois a la province de Québec, J'ose dire que, dans cette guerre, elle n\u2019a pas fait son devoir comme elle aurait dû le faire, et comme je suis convaincu qu\u2019elle l'aurait fait si la jeunesse de cette province avait été guidée par ceux qui ont mission de la guider.\u201d l'organe de Québec met le ministre en demeure d\u2019expliquer ces paroles.Elles ne requièrent à notre humble avis aucune explication.C'est en effet un fait incontestable que sir Sam Hughes a énoncé avec une remarquable modération.Les Canadiens ont tous un égal devoir a remplir dans cette guerre: c\u2019est d'aider dans toute la mesure de leurs forces au triomphe de l'Angleterre qui a notre allégeance à tous, et si quelques-uns d\u2019entre eux ont de plus lourds devoirs, ce sont les Canadiens-français, puisque, à moins de renier leur origine, ils sont en honneur tenus de prêter en même temps main forte à la France.Or, en proportion de sa population, la province de Québec a donné beaucoup moins de soldats que les autres provinces, et les Canadiens-français, quoique en majorité dans la province, ont fourmi un nombre relativement restreint de recrues.Voilà des faits qu\u2019il est inutile de nier: ils sont prouvés par des chiffres.Et il n\u2019en faut pas davantage pour justifier la remarque du ministre, remarque que sir Sam Hughes n\u2019a d\u2019ailleurs faite qu\u2019en invoquant en notre faveur des circonstances atténuantes.S'il est un reproche que l\u2019on puisse faire au ministre de la milice, c\u2019est d'avoir adressé ce reproche mérité à notre province lorsqu'il s\u2019adressait à un auditoire de l\u2019Ontario.tandis qu'il n'en a pas soufflé mot dans un discours qu\u2019il prononçait quelques jours plus tard à Montréal.Jules MOREAU rer EP ES Que nos enfants apprennent a nager Les journaux ont rapporté ces jours derniers comment un citoyen de la rue Ottawa, de passage à Chateauguay-Bassin, y a sauvé la vie d\u2019un baigneur imprudent, non seulement en le retirant de l\u2019eau au moment où il allait disparaître définitivement après plusieurs minutes d'immersion, mais en pra- iiquant ensuite la respiration artificielle pour le ramener à la vie.Le sauveteur était un diplomé de la Royal Life Saving Society du Canada, ce qui équivaut à dire qu'il ne savait pas seulement nager, mais qu\u2019il connaissait aussi la manière de procéder pour effectuer un sauvetage.Ces connaissances, un grand nombre de nos jeunes concitoyens de langue anglaise les acquièrent dans les établissements de la Y.M.C.A.Nous, Canadiens-français, ne possédons malheureusement aucun établissement similaire, et.nos enfants grandissent sans apprendre à nager, et par suite, leur Dans la magistrature, il a brillé - = REDDE CAESARI vic sera menacée chaque fois qu\u2019ils s\u2019aventureront sur l\u2019eau.Chaque année, au retour des vacances, des multitudes de Montréalais s\u2019en vont à la campagne avec leur famille, et les lacs, les rivières, les plages sont naturellement les endroits les plus recherchés, \u201c Et les enfants des citadins se noient chaque année en nombre parce qu\u2019on ne leur a pas appris à nager.Cependant la natation est une des méthodes les plus hautement préconisées pour le développement du corps.C'est un exercice particulièrement recommandable au point de vue de l\u2019hygiène.Et d'autre part, l'expérience nous enseigne que les adultes apprennent larement à nager, tandis que les petits garcons et les fillettes, avec des leçons et de l\u2019entraînement, deviennent invariablement de bons nageurs.Pour des raisons de salubrité et de moralité également, il répugne d'envoyer nos cnfanis dans les bains publics.Mais dans les écoles.la natation devrait être une matière d'enseignement aussi importante que la lecture et l\u2019écriture.Pourquoi les écoles de Montréal ne seraient-elles pas pourvues de bains de natation comme l\u2019école que l'on vient.de construire à Outremont ?Les citoyens de Montréal paient assez de taxes aux commissaires d'écoles pour avoir le droit d\u2019exiger ce perfectionnement dans notre organisation scolaire.La Commission scolaire vient précisément de commencer à construire deux nouvelles écoles, une pour les garçons, l\u2019autre pour les filles, Nous demanïdons que nos commissaires suivent la marche du progrès en y aménageant des bains de natation.Il faut que nos enfants apprennent à nager, afin qu\u2019ils puissent plus tard sauver leur vie et, le cas échéant, sauver la vie des autres.Gilbert LaRUE QUAE SUNT CAESARIS ITE _.per a ity ST ae sde ov) ce SAMEDI, 22 JUILLET 1916.- Abonnement : TS Par malle .$1.00 par année PGILBERT LARUE, rédacteur en chef {Spécial à \u201cJ\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 21.\u2014 On annonce qu\u2018une grande convention con- sedvatrice sera bientôt tenue.\u2026 Des défaites réitérées dans le Québec, le Nouveau-Bruns- wick, la Nouvelle-Ecosse, et tout récemment dans l\u2019Ontario, onf convaincu les conservateurs qu'il y avait danger en la demeure, * Ce qui leur manque, et principalement dans la province de Québec, c'est une organisation de presse.Les chefs du parti proclament hautement que la doctrine conservatrice deviendra ignorée du peuple si elle ne lui est pas communiquée, réitérée, remâchée par une active campagne de presse.- Un journal conservateur a récemment fait entendre ces conseils aux chefs de file : \u201cQue le parti se démocratise davantage.11 faut que nous touchions la main des chefs, que leur voix se fasse entendre plus souvent.U faut que leur contact avec le peuple soit plus fréquent et pratiquement continu de sympathies, d'explica- tions, d\u2019intelligence et d\u2019action.\u201d \u2014 \u2014\u2014 ._ tr Yr Session et tramways (Spécial a \u201c1.Autorité\u201d) - Québec, 21.\u2014 La question i décider: si nous aurons une session spéciale de la Législature en septembre pour essayer de rétablir l'équilibre dans les finances de la Ville de Montréal, reste en suspens, en aflendant que nous recevions des nouvelles de certains cercles municipaux montréalais, qui ne semblent uêre être pressés, si l'on en juge par le Conseil.de réclamer cette session pourtant jugée urgente par le Bureau de Contrôle.Li nouvelle est arrivée ici qu\u2019un journal montréalais s\u2019appliquait ingénieusement à démontrer que cette session n\u2019était convoquée que dans les intérêts de la Compagnie des tramways de Montréal; mais il semble que pour certaines gens le tramway soit devenu une phobie et qu'ils soient capables d\u2018en apercevoir An ARM fer vo wind] CHRONIQUE Du rôle de la philosophie quand il fait chaud.\u2014 Phidime le saule pleureur.\u2014 Mais que dites-vous de 1816?\u2014 Un été où l\u2019on pouvait patiner sur la glace naturelle.\u2014Mon cher Casimir, me dit-il quand nous ehmes du \u201c93 4 l'em- bre\u201d, en x'épongeant avec un mouchoir tourné en lavetle.c'est au jourd'hat lu-gouruée-ta plished de mon existence.\u2014 Bah.lu m'as chanté la même antienne l'an dernier trois ou quatre fois, el pas le même jour.Pas pus fard que demain, tu la rechan- feras, car les journaur arborent le pronostie: Beau et plus chaud.\u2014T'u me dis pas! Pour te rafraîchir, escomplte done, par la pensce, l'arquesl que fu ressentiras plus fard, sous le harnais de tes cheveux blancs, (ste) à raconter que lu as connu le marimum de la chaleur.À beau mentir qui vient de loin, tu sais, \u2014Je ue voix pas qu'il y ait là sujet à se monter la tête et à faire des rounds de paon.\u2014Sacrilège! Tu as done oublié ce qu'a écrit Claretie: \u201cC'est une gloire camme une autre pour nos conldemporains d'avoir vécu la plus chaude journée du siècle\u201d \u2014Je n'ai jamais lu cela.\u2014Tu as tort.Et Cluretie ajoutait: \u201cLe malheur est qu'un cer- inin nombre de braves ren soni morts, Mais la vie est une hataile ; lorsque les hommes ne se chargent pas de la rendre meurtrière, les éléments y metleut leurs soins, Dame Nature est ironique et se moque des créatures, Elle les uêle en hiver, les étouffe en été.C'est une mère qui lourne facilement à la maritre, \u2014Tout ça, Cest de lu littérature, el pas de la plus rafraichissante, exceplé le petit bout sur l'hiver, ah} que j'en urrache.\u2014C'est parce que tu n'as pas les grices d'élat canayennes, \u2014Des phrases, \u2014Tu veux quelque chose de plus pratique?Eh bien! fais-toi Sénégalais.Après un peu d'apprentissage.tu te ficheras de la chaleur.Tu feras la sicete sénégalaise du soir au matin, sous de grandes feuilles d'un vert humide.Personne ne meurl de chaleur au Sénégal et la température n'y est jamais le sujet de conversation de ceux qui n\u2019en ont pas d'aulres.\u2014Tu palauges ct ce qui est du crime pur.In augmenles mes calo- \u2014Ne m'interrompt point.homme de peu d'horizon.Dans notre pays, pieur-lu faire la sieste du malin au soir sous de grandes feuilles d'un vert humide?Et puis Uenlend-on jamais parler d'autre chose que la température?\u2014-H1 doit y avoir pourtant! moyen sur un continent civilisé cl en plein 20e sièrle, de souffrir moins de la chaleur?\u2014Phidime, être obfus et sybari- le, tu devrais savoir que c\u2019est justement la civilisation comme nous l\u2019entendons, qui aggrave le mal.Cette civilisalton, c'est ton chapeau à pcelil rebord, parce que c\u2019est la mode; c'est ton complet à trois morceaur ef en lissu trop lourd, parce que c'est la mode: c'est sur- tout ton faux col trop haut, trop \u201cquand dira-1-on\u201d Uempéche de te coiffer d'une feuille de rhubarbe, de ue porter qu\u2019un pantalon en tuile mousselinante et de le désen- carcaner, C'est loi, beaucoup plus que Mère Nature, l'auteur de lon malaise.\u2014Comment voudrais-lu que jo fasse la sieste, du matin au soir, «ous des feuilles d'un vert humide et que je sustente une femme, dix rufants el une belle-mêre rorace el loquace avec beaucoup, plus de rime que de raison?\u2014Je te dirais bien : \u201cFaHait pas le marier\u2019, Mais j'abhorre ces fa- cons d'arqumenter.Je te dirai seulement, avec un Sage de l'Antiquité: \u201cIl faut prendre le temps comme À -nient el les choses-com- mr elles sont.x x x Le même Phidime, de mai à juillet n'avait cessé de geindre, puis de prédire, pour notre pays.une famine qui détiendrait le record du genre, C'est à en perdre le boire et le manger, me répétail-il chaque ma- fin.Nous roici bientôt au Dominion May el toujours du froid et de la pluie: rien ne germe, rien ne pousse, la terre est encore gelée: les semences sont perdues.N-in-i Fini, encore plus que Philémon l'ousineau, \u2014Mah ui rélorguai-je, il n'y à encore rien de cassé; on a déjà eu pire.\u2014Jamats! -Tut! Pas plus tard que l'au- bre jour, le \u201cNew-York Sun\u201d re- monlait le moral à des pareils à lot en leur rappelant \u201cthe great summer of 1816.\u201d Cette année-là.dans l'Etat de New-York, qui est du sud de notre terroir.ne l'ou- hlie pas, il y eut 18 poucrs de neiye en juin, de la glace en juillet, des gelées on août.La \u201cSalem Gazette\u201d disait le V1 juin de cette dite année: \u201cOn Sunday morning, ice was drawn from lhe well at the ll house on the turpike.A gen- Hleman arrived in town from a journey said that, in the upper part of this State, on Saturdaylarge icieles formed and the follage in the forest was plated with frost.Or done, Phidime, ofsean de malheur! l'histoire ne mentionne pas il y cut famine en 1816.Personne n'ajeuta un trou a so \u201csling\u201d à celte Époque bénie où la bretelle qisait encore dans le néant.\u2014Ça n'empêche pas, Casimirque ça regarde mal en grand.J'ai unonez stylé, un nez classique, pour lex pressentiments, ef il ne me dit rien de bon, au.contraire, L'autre jour, je le rencontrai au marché Bonserours, qui était litté- mlement tapissé de voitures ployant sous des monticules de produits de la fêrre.Jati-même en avait plein deur paniers.Eh là ! lui criai-je, donne moi donc des nouvelles do ton nez.\u2026.Comme il bafouillail, jacherai de l'assommer en lui metlant sous le méme nez les manchettes très grasses d\u2019un journal frais issu de l'imprimerie: \u201cLa province de Québec aura une helle récolte sous tous les rapports, Le département de l\u2019agriculture annonce que les pluies ant aidé la récolte ct que le grain sera abondant.\u201d \u2014Kt Phidime trouva enfin quelque chose à répondre: \u2014Ce journal, Casimir, annonce- t-d qu'il va faire moins chaud demain?c'est déjà insupportable.Le soleil va lout brûler, tout dessécher, hélas! quand c'est pas un inalheur, c\u2019en es un autre.Quel saule pleureur! Qu'est-ce que vous donneriez pour avoir mon Phidime comme frère siamois?étroil et trop raide, La mode, le CASIMIR à Poeil nu jusque dans la lune.Une depéche adruseue la semanne vornière à \u201cl'Autorité\u201d annonçait | .| que vent bouxes avaient reinplacé à Sorel la dizaine d'hôtels Hicenciés baptise \u201ctanger Me dn Pay\u201d, Les mémes renseignements nous arrivent de Trois-Rivières, de Nivolet.de Joliette, de Levis et de lraserville, toutes places où les prohibitionnistes ent réussi à implan- 1a tempérance.Alust que nous je disions depuis six mois, le plus sûr moyen de de velopper l'ivrognerie dans une pla- ve est d'y introduire la prohibition.Au lieu que si les liqueurs bent mes conume la bière ot le vin avaient été tolérées, le peuple aurait pris peu à peu l'habitude d'y revou- rir.et notre population serait au- jourd\u2019hui beaucoup jus tempérante qu'elle ne était ily a deus ans, alors que les prokitionnrstes com mencèrent leur hypocrite campagne: or, à leur éternelle honte, nous voyons aujourd'hui le contraire.UN ULTIMATUM Le manteau prohibitionniste dont on na essayé d'affubler le Canada craque déjà de toutes parts.C\u2019est ainsi qu'on voyait ces jours derniers une délégation se présenter à Ottawa et demander au gon- vernement Borden d\u2019intervenir en on buvaut de Valcoot wert bavi ter leur doctrine, sinon à établir ! je C1 en Les bleus sont inquiets | Au nord de la Somme L\u2019OMBRE DE KITCHENER:\u2014C\u2019est a ton tour, Tommy Atkins, d\u2019exterminer les Barbares !.\u2014\u2014 ve ew - - - Han Sydney et à Glace-Bay laver des debitants de liqueurs d Halifax, qui ont payé à la Ville > plein montant de leur licence pour une année et à qui la Légisqu'en y voyait avant l'ère prohi-lztare de la Nouvelle-Rcosse a re- bitionniste et que dans ces houges | trace cette licence au bout de Nels, Le resultat de Pélection de tration du peu de sympatlue que trouve la prohibition auprès du (cé de force comme dans la pro- vouvernement Hearst, C'est ce qui y Inême poussé un journal con- crateur à signifier à Monsieur Heart, chef de son parti: \u201cSi vous voulez que le peuple continue à [voter comme duns North-Perth, vous n'avez qu'à le dire.\u201d EN NOUVELLE-ECOSSE Nous maitenant Lutsperter dans ln ville de Sydallous nous ney, Nouvelle-Ervosse, ef nous constaterons l'état de choses qui existo ans cette ville aussi pittoresque ur vrohihitionniste.C'est.une ville de 18,000 ames, «t alors que daus les villes où l\u2019on vetroie les licences, celles-ci ne se chiffrent jamais plus qu'une par mille habitants, on ne compte pas inoins de 92 endroits à Sydney où la boisson se vend en cachette.Oh! ces buvettes ne sont pas ouvertes sur le trottoir avec enseignes.A cause de la sévérité des } .iles dépendances: peuple, surtout si elle lui est im- | vince d'Ontario, ainsi que l'a fait le | lois de prohibition, sans doute, on y met des formes.Le fait est que t, ue les proriétaires buvettes ne sont ni particuliers, ni serupuleux duns le choix du local on installer le \u201cbar\u201d de leur hôteHerie.Dans hangars ou écuries, surtout Jans les caves, on ¥ North- Perth est une autre démons- | est comme chez soi, et la clientèle _abonde.; ; A GLACE BAY Nous laisserons maintenant la parole à un observateur qui vient de passer par Glace Bay, toujours dans la Nouvelle-Evosse, et qui y a observé ce qui suit: Un plaideur.dont la cause était évidemment mauvaise, proposa récemment au magistrat de Glace Hay, qui devait l\u2019entendre, d\u2019aller faire une visite à l'hôtel, cinq minutes avant l'ouverture de la Cour, a dix heures du matin.\u201cC\u2019est bien, dit le juge, la Cour s\u2018ajourne à dix heures et demie.\u201d.\u201cEt voila comment la prohibition est non seulement une farce, ici comme ailleurs, mais un scandale et une disgrâce.EN FACE DU POSTE Si, pris de scrupule, l'étranger s'enquiert des moyens de fuite en cas d'alerte, on lui rit au nez.La police?Des bêtises! On s\u2019en moque de la police ; et je l\u2019ai bien cons- taté à Glace Bay où l\u2019une des buns agp Van Dans les contrées heureuses où fleurit la pro tHibitio = \u2014 JI n'y a pas qu'à Sorel où les bouges pullulent, car la situation est encore pire dans les provinces maritimes Epouvantable état de choses produit par l'hypocrisie à vettes clandestines les plus florissantes de l'endroit.est située juste en face du poste de police; sans doute en vue d'assurer le confort du chef et de ses hommes qui sont \u2014 et.c'est notoire \u2014 des habitués de me suis laissé dire par un gros industriel de Gla- Jde ln maison.ve Bay que Thotelier en question payait Pamende une fois par année, ü époque fixe.Glace Bay détient donc ainsi un record que doivent lui envier les autres villes prohibitionnistes de la Nouvelle-Ecosse, et son histoire est tellement cocasse, tellement incroyable que je re- fnserais de la répéter si elle n°était appuyée d'un affidavit assermenté en bonne et duo forme et actuellement entre les mains d\u2019un officier du gouvernement.EN CONCLUSION N\u2019avions-nous pus raison de dire, à l\u201cAutorité\u201d, que la prohibition, partout, est l'envers de la tempérance, de même que l\u2019hypocrisie est l'antipode de la vertu ?N'avions-nous pas raison de combattre, au nom de la liberté individuelle, les énergumènes qui prétendaient nous interdire jusqu\u2019à l\u2019usage de la bière et du vin?Notre pauvre province de Québec n\u2019est-elle pas déjà dans un état asez pitoyable, que nous voulions l\u2019abrutir davantage ?Sylvio PIOAUD EA \u201cautre A Magie Le eut ca crée = \u2014\u2014iter = + 2 Un consul! patriote en paroles seulement Un Français de France trouvée qu\u2019il est temps que M.Bonin cesse de jouer la pantomine Critiques implacables Jde ne pus m'empécher de sou- peussit: le consulne devrait pas etre rire en lisant duns les journaux left objet de luxe, mais être utile, compte rendu des paroles, respi-[Ce n'est pas la peine que les vote rant le plus pur patriotisme, pro- [tribuables français paient annuel- noncées par monsieur le consul Bo-['ement une trentaine de nulle nin, le TH juillet courant.Certes.francs pour des jeux de potichi- M.le Consul a, en théorie, d'excel- jnetle.1 fant quelque chose de lents sentiments et il est vraiment (pratique.regrettable que Monsieur net A propes, plusieurs personnes joigne lu pratique à la théorie, que me demandent de quelle necessite \u201ces paroles né soient sumies d'ac (est un consul général ici Ma fut.tes aussi louables.En effet, il je ne sais que repondre, car al me et assez difficile de croire au pas semble que les consels des diffe triotisme d'un consul qui ne reçoit dentes viles du Canada pourramnt pas les blessés revenant du front, qaréttemert envoyer euxunes ni les gens venant =enrôler, pas leurs rapports au Mustère, Quotplus que les épouses des réservistes, qu\u2019il en soit, la mi =ston Fun Con ce 1 \u2014pa .L\u2019AUTORITE ~~ Le bas du fleuve, paradis des villégiatures: rétablir une santé languissante, re- nulle qu\u2019elle était partie pour la trouver ln gaieté, jouir des plus sa- villégiature, c'était un événement [lutaires délassements de l'esprit et aussi important que celui de Pape [du corps au sein des plus adimi- varition des premières automobiles [rables paysages.au Canada.Les millionaires seuls} Nous disions que jadis les cam- somblait-il, étaient capables d'un fpagnes étaient dépourvues de tout pareil luxe, Il est vrai qu'autre- {confort et des commodités les plus fois il en voûtait beaucoup pour jurgentes, mais que de changements alter en villégiature à lu campagne.{se sont opérés depuis quelques an \u2018 Les communications étaient dif fuées! Comme sous le coup ae Inj fiviles, les chemins et les routes [hyguette d'une fée, nos endroits de ; étaient le plus souvent imprati- {villégiature dans le Lux du majes- cables.La pluie venait-elle à tom ftueux Saint-Laurent, se sont trans- ber pendant quelques jours, où et jfurmés eu de véritables paradis.avant parfois pour longtemps AUS} Die Saint-Jean Port-Joli jusqu'à sortir de la maison, C'était la |, Caspéste, ce N'est que mer- Heu Temporaire aux belles pre-jyvilles.De jolies villes ont été éle- menades à la mer, an bord des ri- Vous, des hôtels spacieux ont ete vières et des Tues, coRstruits, les rues ont été macs C'etait damisées, La lumière électrique v a vnchantere=-es été installée, le téléphone à tongue! L*fntercelonial dans le bas du fleu- distance ct venu s'adjoindre à je et que des plus hautes autorités |goutes ces créations, enfin liter médicales recommandent AUX PET | colonial, avec ses trains rapides et sonnes débiles, aux nities, AUN luxueux, permet de sc ren hommes d'affiires en quête de re {dre à tous ces endroits de villésia- Jadis, quand on disait d'une fa- l'absence forcée sur ces izres que voto és CRAIG OUEST.RGES MAYRAND, M.PP.peau OR SACQUES.AVOCATS Perron, Taschèreau, Rintret, Vallée & Genest Avovate 11 PLACE L'ARMES Tél.Malan 8200, Bureau: Malin 6302 Résidence: St-Louls 1321 éaldonce: Ave Bustion, Ahuntelo J.A.E.GRAVEL AVOCAT POWER BUILDING Montréal.Rodolphe Bédard Comptable-leencelé Vérificateur de comptes.Systématique consultant, Administrateur de succession et liquidateur.Téléphone Bell Malu 8757, SUITE 601, EINFICE SHAUGHNESSY, 13% rue McGill, Montréal\u2014 per SAMEDI, 22 JUILLET 1916, pa wer Ta.Lasatio 160 LA COMPAGNIE SOLEX Limité | Chateau Dupéré IMPOLTATEURS Terminus des Tramways, Bntropraesurs Yer | © Rue Notre-Dame, Lucgue Folate SALLE POUR BANQUETS Repus à la carte, Chef français FONTAINE & LABELLE Avocate Bdities La Presses, si rue ST-SACQUES.TO.Mala MM.DESSAULLES, GARNEAU | 108, BOULKVAKD SAINT-LAURENT d& VANIER &vouars 86, AUE NOTRE-DAME OUEST F@ Main 6116 Le eee GORDIEN MENARD AVOCAT TéL Main 6507.Bâtisse Versailles BUE ST-JACQUES | a VOIES URINAIRES MALADIES DE LA PEAU MALADIES VENERIENNES Dr G.ARCHAMBAULT ET mmm rms comms meme + on a \u2014\u2014\u2014 \u2014 = ae Argent à préter sur hypothèque 35.000 a $500.000 pela n a tu) Té!.Est 3053 puresa | 74 op) 616 rueSt-Denis Taux d'Intérét - 6% à 77, ERP Ep RES Déménags mente de Piasos et de Meubles Emmagasinage A I'epreuve du feu.Empaqueteurs et Expediteurs J.B.Balllargeon Express Limited 5728 ONTARIO EST Tel.Est 3 à 5 ans Terme The Prudential Financial Society ete.Peut-on croire au dévouement ul ne dint pas se berner à se cou Naguère, 31 faut le hive, les d'un homme quis pour me pas sco déranger, saus doute, refuse sonpdiverations, à cpingler à son halnt honimète telle cu tee an Laille 1 uesquetles j titre de francais à un homme, avant déja fat #2 mou arir, en certaines carconstances, di jinédailes on ne saurast dire pos.villages manguaient de presque toutes les commodités modernes.Pas de téléphone pour permettre \u201cia Vandustriet ou à homme de la de service wnlitaive, ot Jai fat am [oles opt ete gaguées sur CUP se tenir à distance en contact = perdre une position an oven dede batailte ou acquises d autre Mt; continuel avec son sière d'affaires: \u2018agnelle À aurait travadd'e pour Le mere) sna Ta nusston Fan \u20ac cu pas de lumière électrique: les hons patrie\u201d Qu'e-t-on en droit de pet, onl dut être de travailler pour \u201chôtels étaient rares, A cette vine
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