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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

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Références

L'autorité, 1917-04-21, Collections de BAnQ.

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[" REET SPEER IPT.FR RN SE Ses, \u2014 - L\u2019heure des revendications Les débitants de liqueurs n\u2019entendent pas se lais- Vel.IV \u2014 No1 74 162 ST-DENIS Tol.Est 893 GASTON MAILLET, directeur LAUTORI I MONTREAL, SAMEDI, 2i AVRIL 1917.Abonnement: Par malle .$1.00 par année REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS Le prochain appel au peuple le parlement vient de reprendre ses travaux, qui seront probablement interrompus de nouveau à brève échéance parce que les députés seront obligés de venir demander uu peuple un renouvellement de leur mandat.Si cette prevision se réalise, l'élection prochaine sera la plus im- purtunte depuis lu Confédération.C\u2019est en quelque sorte l'avenir de notre pays qu\u2019elle décidera.Car dans celte élection cesseront de compter les mesquines questions auparavant débattues devant le peuple.Deux seules questions méritent a Phenre actuelle notre attention : la poursuite de In guerre jusqu'à une conclusion victorieuse, et la préparation de l'après-guerre.Ces deux questions ne relèvent point de Fun vu de l'autre de nus partis politiques.Ce sont des questions v=-enticllement nationales, que les deux groupes politiques envisagent sous le même angle, Par conséquent, c'est l'esprit national et non l'esprit de parti qui devra se manifester dans le prochain appel au peuple.Pour une fois, un candidat ne se recommandera pas aux suffrages populaires parce qu'il =era conservateur ou parce qu'il sera libéral.Et la perturbation que cause une élection générale, et les dépenses eon- sidérables qu'elle coûte au trésor public seront en pure perte, si le pays doit de nouveau élire, pour le représenter dans le parlement, des partisans et non des patriotes.Le prochain parlement ne devrait pas connaître de démarcations de parti, Il devrait être constitué des hommes les plus habiles en affaires, les plus clairvoyants, les plus désintéressés ct les plus dévoués, ls n'en sera assurément pas ainsi, en ce qui concerne notre parti, si nous laissons, par exemple, le sénateur Dandurand, M.Rodolphe Lemieux et M.Sévérin Letourneau faire le choix des candidats.Ces hommies-là sont incapables de dépouiller l'esprit de parti, Hs se sont enrielis dans la politique, qui incarne à leurs yeux trois idéals : influence, honneurs, argent.\u2014 Nous
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