L'autorité, 19 mai 1917, samedi 19 mai 1917
[" \u2014y Tee Vel.IV\u2014 No178 168 ST-DENIS GASTON MAILLET, directeur EE ES EE UE en aR Un comble! - \u2018 Medéric Martin imposant ses volontés en matière d'éducation Les peuples, dit-on souvent, ont les gouvernants qu'ils méritent.Si grandes qu\u2019aient été les fautes commises par les Montréalais, il est impossible qu\u2019ils nient mérité d\u2019être gouverués par Médérie Martin.C'est incontestablement, lu plus grande humiliation qu\u2019aient jamais eu à subir les cinq cents mille citoyens de Montréal, que de voir à la tête de leur administration ce fantoche, ce polichinelle, qui, non content de nous rendre ridicules, s\u2019arroge des pouvoirs de dictateur, de despote.Médéric vient de nous donner la mesure de son outrecuidance en rapport avec le choix des commissaires d'écoles.La loi spéciale qui pourvoit à l'organisation de la nouvelle administration scolaire décrète que deux commissaires pour chacune des quatre commissions de district seront nommés par la ville, c'est-à-dire par le Conseil.Les échevins ont pendant plusieurs senutines réfléchi au choix qu'ils avaient à faire, et après s'être bien éclairés sur les mérite respectifs des cinquante candidats en présence, ils ont fait les hmit nominations.Dans les cir- vouslances, leur dévision était inaitaquable, en droit et en loi, et une recousidération n\u2019était pas recommandable, puisque le Conseil s'était prononcé à une substantielle majorité des voix.Alons Médérie est intervenu en opposant son veto.Nous n\u2019udmettons pas que le droit de veto du maire s'applique eu pareille matière.Encore plus péremptoirement nous -révusons le jugement du maire, parce que Médérie, qui suit à peine lire, qui n\u2019est qu\u2019un ancien fabricant de mauvais cigares, n'a aucune compétance en matière d'éducation.Martin, dans l'administration municipale, à été fiasco lamentable, malgré qu'il coûte personnellement aux contribuables $60,000 par année, Il ne c'est appliqué qu'à promouvoir à l'hôtel de ville toutes sortes de *\u201cschemes\u201d absurdes el ruineux, el à placer, en de grasses sinécures, ses fréres, ses cousins et ses cousines\u2014le ban et l'arrière-ban de st prolifique parenté.Ses extravaganves, ses folichonneries, son népotisme, son incompétence, dans l'administralion municipale ne font que nous causer des pertes d'argent et faire de Montréal la rvisée du pays, C'est une autre affaire si nous lui permellons de s'ingérer dans le gouvernement de nos évoles, où son influence compromettra irrémédiablement la formation intellectuelle et morale de nos enfants.C'est pour cette ruison que nous protestons de toutes nos forces, et noi pas parce que notre directeur, M.Gaston Maillet.a été nommé conuuissaire par le Conseil, M, Maillet n\u2019a pus besoin d'une charge de commissaire, mais ce sont les contribuables qui ont besoin de notre direvteur, qui est un homme rompu tux affaires ef am homme de proyrés.M.Maillet, dansTat= ministration scolaire, rendra sans rémunération d'innappréciables services, comme personne dans la parenté de Méféric Martin ou dans le vercle de ses antis, ne scra capable d'en rendre.En 1912, l'\u201cAutorité\u201d a appuvé la candidature de Médérie Martin a la mairie.Nous ne le connaissions pas assez, of de la grave erreur que Hous avons comInise, nous sommes honteux of humblement pardon à nos concitoyens.nous demandons Après l\u2019avoir vu à l'oeuvre.cependant, nous ne pouvons plus nous mépreudre Fur son compte, Et nous prédisons que l'administration municipale de Montréal ne < réhabiliter pas tant que Médérie restera à hôtel de ville, et que la future administration scolaire est condamnée d'avance.si Médérie a un mot à dire touchant le choix des commissaires, FLAMBEAU.Joffre a Montréal Il aurait mieux apprécié notre ville si nous avions pu lui montrer une école d'aviation et des casernes Cinq cent mille Mont réalais se sont portés dimanche à la rencontre du maréchal Joffre pour lui manifester l'amour ct l'udiniration du Canada français à l'égard de la France.Lae distingué visiteur a été promené en ponrpe aux quatre coins de In cité et sur le Mont Royal, et sur son passage, il a observé partout le mênre concours populaire.Nous sommus convaineus que cette grande manifestation traduisait un sentiment sincère et profond d'affection envers la France.Si, toutefois, le maréchal Joffre, en face de cette foule innombrable qui se pressiit sur son passage, a pensé qu'un grand nombre.dans cette marse populaire, étaient plutôt mus par un sentiment de curiosité, par le puéril désir de voir un homme célèbre, afin de pouvoir, dans ln suite dire comme où disait naguère de Napoléon : \u201cJe l'ai vu\u201d, il ne faudrait pas lui en vouloir de su méprise.Mieux qu'en acclummnt son grand général, nous aurions montré notre amour de la France en lui faisant voir, par exemple, une école d'aviation eb des casernes.Nous n'en avons pas, duns la plus grande cité canadienne.Êt c'est une des raisons pour lesquelles l'effort militaire de Montréal, et de la province de Québec, =e compare mal avee celui de Toronto et des autres provinces, On ne permet pus à nos concitoyens de se familiariser avec les services militaires, dont ils ignorent tout.Si comme nous l'avons à plusieurs reprises suggéré, le gouvernement fédéral établissnit des casernes dans l'est de Montréal, ninsi qu'une évole d'aviation, les nouvelles recrues se présenteraient en nombre, et l'honorable M.Blondin, par exemple, scruit moins embarrassé pour remplir les cendres de son régiment, Aux écolos d'aviation établies dans les autres provinces, on ne désire pus voir entrer les Canadiens-Français, sous prétexte que les instructeurs sont angluis.Ie mieux serait done d'ouvrir une école à Montréal avec des instructeurs français, encore quo tous nus concitoyens entendent couramanent l\u2019anglais, At d'autre part, on doit admettre qu'il n'est pas encourageant, pour les jeunes gens de notre province de s'enrôler pour aller faire an loin leur entraînement, qu\u2019il pourmient plus commodément faire ici anême, Nous sommes convainene que le maréchal Joffre aurait été plus touché, lui le vainqueur do la Marne, s\u2019il avait vu plus de militaires dans l\u2019immense foule de dimanche.OBSERVATOR.MONTREAL, SAMEDI, 19 MAI-1917.Abonnement : REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS Que les électeurs de Saint-Georges élisent sr * Nous espérons que les lecteurs de l\u2019Autorité qui ont droit de vote dans le quartier Saint-Georges\u2014et c\u2019est par centaines qu\u2019on les compte\u2014vont enrégistrer avec ent-ain leurs suffrages en faveur de ce gentilhomme qui a nom W.S.Weldon contre H.Roberts.M.Weldon a démontré ses capacités d'homme public comme échevin de la ville de Montréal et comme membre de la Commission scolaire protestante.Dès le début de la guerre, le nom de Weldon figurait sur les listes d\u2019enrôlement volontaire, et le candidat d'aujourd'hui se montrait alors père rempli d\u2019abnégation patriotique autant que bon citoyen.Et qu\u2019a fait John H.Roberts, à part d\u2019être un parasite vivant à même les fonds de la Dominion Alliance, souscrits par de naïfs citoyens?Encore une fois, l\u2019Autorité adresse le plus pressant appel en faveur de ce modèle de toutes les vertus civiques qu'est l\u2019ex- échevin Weldon.Le quartier Saint-Georges est le quartier de Montréal qui paie le plus de taxes.Il a le droit d\u2019être représenté par un homme sérieux et doué d'expérience dans les affaires municipales et non par un häbleur hypocrite, ump Des commissions ! les événements en Russie font appréhender une considérable pro- lougation de la guerre et par suite toutes sortes de complications dans notre situation économique.Si la guerre doit durer encore deux ou trois ans\u2014ce qui n'est pas impossible, ei I'nppui de la Russie fuit défaut aux Alliés\u2014tous les problèmes qui à l'heure uctuclle réclament l'attention de nos gouvernants seront beaucoup plus difficiles à réoudre ; ils seront insolubles sans une parfaite coopération et une action concertée du gouvernement fédéral ct des gouvernements des neuf provinces.En rapport avec l\u2019un de ces problèmes, celui de la sulsistance, on est étonné du refus obstiné de l'honorable M.Caron d\u2019accepter les recommandations de la Chambre de Commerce.On est encore plus surpris de ln complète inertie du gouvernement de Québec relativement à tous les autres problèmes actuels où de l'après-guerre.A la fin des hostilités en Europe, le monde entier va refaire sa vie sur de nouvelles bases, et les pays qui connaîtront la prospérité seront ceux qui se scront préparés d'avance à profiter de la paix.Notre parlement provincial n'est en session que quelques semaines par année, 11 serait évidemment sage de faire travailler nos députés \u2018pendant les dix mois de la vacance parlementaire.Êt la manière la plus profitable de les vocuper scrait incontessta- blement de former des commissions d'étude qui iraient se rendre compte sur place des conditions éconontiques «ans les autres pays, y étudier les problèmes d\u2019après-guerre.A l\u2019heure présente, parce que nous restons enfermés dans notre prosince, il nous faut inventer le progrès.Envoyons des commissions à In découverte des progrès réalisés dans les autres pays, et qu'il nous sera loisible de nous approprier ensuite.Parmi les svixante-quinze députés libéraux, où pourrait aisément en recruter un nombre suffisant, de qualifiés par leur talent et leur amour de l'étude, pour former cing ou six commissions, A chaque commission, de gouvernement devrait adjoindre d'ailleurs un ou deux expert= dans la matière spécinle qui ferait l'objet de ses recherches.Pour mettre ces travaux au-dessus des divergences de parti, une des commissions pourrait être placée sous la présidence de M, Arthur Sauvé, le chef de l'opposition, et les services des quatre ou vinq députés opposi- tionnistes pourruient aussi être utilisés.Liv province ne bénéficiera dans toute lu mesure convenable du retour éventuel de la paix qu'à ln condition que le gouvernement de Quélec adopte pronrptement une politique comme celle que nous préconisons.C'est done de devoir dus députés libéraux d'exercer une pression sur sir Lomer Gouin afin de le tirer de sa léthargie.\u201cL'AUTORIT.\", o Le suffrage féminin Sir Robert Borden vient d'annoncer que les conservateurs vont, incessammient, procurer le droit de vote aux femmes dans toute l'étendue du Dominion, Nous ne pouvons qu'approuver sans réserve.Et nous n\u2019avons qu'un regret, c'est que cette grande réforme nous soit offerte par un gouvernement conservateur.Car c'est vraiment uno réforme libérale.Il y a évidemment quelque chose qui ne vas pas dans la direction du parti libéral.Ainsi, nous avons à Québec un gouvernement soi-disant libéral qui refuse d'admettre les femmes au barreau, Tandis que nous avons à Ottawa, un gouvernement conservateur qui, sans avoir besoin qu'en lui fasse violence, accorde librement le droit de suffrage aux femmes.C\u2019est faire rougir de honte tous les vrais libéraux.VIEUX ROUGE.M.W.-S.Weldon Des commissions ! I Un consul endormi! M.Bonin pousse un baille- ment qui ne fera pas croire qu\u2019il est sorti de sa léthargie \u2014 Le consul de France, i Montréal, qui s'appelle, si nous ne nous trompons pus, M.Bonin, (il Fait si peu de bruit qu'il est permis d'ignorer jusqu'à son nom) pousse des cris d'orfraié parce qu'un l'a pratiquement mis au rancart lors de la venue du maréchal Joffre à Montréal.Comme M.Bonin dort d\u2019un boui au monde d'aussi bon du l'année à l'autre, on a cru lui whisky que faire plaisir, sans doute, en ne l\u2019é- ce vieux veillant pas.Ses revendications, à la suite des derniers événements, n\u2019auront pas d'autre effet, nous en sonrmes sûrs, que de faire croire à un baillement de quelqque dormeur invétéré qui ne tardera pas à se replonger dans son éternel sommeil.favori.A- + =\" m \\ Fn \u2014 iJ SN f l'attention du procureur général de la province est appelée sur In | conduite de Sir Lomer Gouin, premier ministre, auteur d'une loi | des licences qu\u2019il a été le premier à | violer publiquement.Au banquet offert, dimanche der- 1 Maréchal Joffre et à la mission française, les convives, parmi lesquels figurait au premier plan Sir Lomer, sablèrent le champagne avec Un entrain digne de la circonstance.Et notre premier ministre re gurdait cette abomination d'un ocil bénévole, lui qui pour étre plus sûr de son coup, pour mieux prendre les députés par surprise, pour empêcher toute discussion sur sa loi.pour mettre la Législature, en un mot.hors d'état de prendre un parti librement accepté.présentait, la veille de lu clôture de la session, cette legislation aussi rétrograde que baroque, interdisant la traite et réduisant les heures de telle fa- con qu'il ne reste plus ic nos principaux restaurants tel le *Corona\u201d, pour n'en citer qu'un, qu'à fermer leurs portes.LA FAMEUSE CLAUSE Pourtant, sc nous en reférons a l'article 20 de ta loi des licences, nous lisons ceui : \u201cNulle liqueur enivrante ne doit être veudue ou délivrée gratuite- tient où autrement, dans un établissement licencié, dans les limites de vette province, depuis neuf heures du soir chaque jour, jusqu'à neuf heures de l\u2019avant-midi du jour suivant, ni pendant toute lu journée du dimanche, de Noël, du ler de l'an.du Vendredi saint, du jour de In Confédération et du jour de la fête du Travail, excepté pour fins médicales sur un vertificat spécial, signé par une médecin pratiquant dûment enregistré ou par un ministre du culte et produit par l'acheteur ; mais la vente de ces liqueurs est prohibée les samedis, depuis sept heures du soir, excoplé sur certificat special comme dit ci- dessus.\u201cLas liqueurs ainsi vendues sur certificat spécial ne doivent pas être bues sur place, mais doivent être immédiatement emportées par l\u2019acheteur.\u201d HONTEUX DE SA LOI Ou la nouvelle loi est bonne, où premier ministre ?vlle est mauvaise.Si elle est bonne pour les humbles, pourquoi ne le serait-elle paï pour les gros bou- nets ¥ Ou comprend que sir Lomer aurait eu honte de voir le diner d\u2019Etat aw Ritz-Carlton arrosé d'eau nier, en l'hôtel Ritz-Carlton, au {elaire.On comprend que le maréchal Joffre et les membres de sa suite auraient reconnu qu'ils se trouvaient réellement dans ce pays d'Iroquois tant vanté par Sarah Bernhardt, Nir Lamcer Gouin, qui a voyagé en Europe, et qui sait que la Dominion Alliance serait regardée là- bas à peu près comme une chienne dans un jeu de quilles, sir Lomer se vit donc dans la nécessité, pour éviter le ridicule, de violer lui-mé- mue dans une réception officielle sa propre loi.Otemps © O moeurs ! répéterait l'orateur latin.POURSUITE SANS REMISSION C'est pourquoi nous attirons l'attention du procureur général de la province de Québec, sur la condui- *e du premier ministre.C'est pourquoi nous demandons à celui- qui doit voir à l'exécution des lois provinciales de se montrer sans merci pour le vhef du cabinet, et de réclamer énergiquement contre lui l'amende où la prison.Que sir Lomer Gouin, procureur zénéral, sil est pincère, n'hésite pas à poursuivre sir Lomer Gouin, premier ministre.Autrement la population croira qu'il se moque du peuple, qu'il n'a de tendresse que pour les sableurs de champagne.alors qu'il se mou- frera sans merci pour le pauvre ouvrier avant le malheur de prendre un verre de bière ou de vin en publie, Afin de démontrer comment la présence de sir Lomer au Ritz servit de manteau aux contempleurs de sa loi, nous citerons ce fait aux lecteurs de l'Autorité\u201d : D'autres personnages moins huppés que Sir Lomer, mais huppés quand même.avaient escorté le ma- réchæl Joffre dans son triomphal défilé à travers la v°Ne, BLANC ET NOIR N\u2019étant pas invités au banquet d'Etat, ils téléphonèrent au Wind- sor, pour savoir s'ils pourraient Sir Lomer viole ouvertement la loi des licences dans un banquet Pourquoi le procureur-général de ia province de prend-t-ll pas des procédures Immédiates contre le uébec ne prendre un diner arrosé de quelques verres de vin ; le gérant du Windsor répondit dans la négative ; ces messieurs, qui ne sont heureusement pas les eunuques de la Domition Alliance, n'eurent d'autre consolation que de maudire i leur aise notre loi des licences.Ah ! s'ils avaient pu voir notre promier ministre se gargarisant avec du champagne.Mais ne dine pas qui veut.le dimanche midi, dans un hôtel, avec notre premier ministre.Voyez un Français, nouveau venu au pays, s\u2019attablant dans un hôtel, et demandant le pinard dont il s'abreuve a chaque repas dopuis des années.Le garçon lui répond : \u2014Ne savez-vous pas que c'est un crime punissable de l'amende et de la prison, monsieur, que de boire un verre le dimanche ?Nous aimerions aussi voir la binette, en pareil cas, de ce prince russe à qui on offrait de l\u2019eau comme breuvage, et qui fort étonné s\u2019écriait : \u2014De l'eau ! mais je pensais que ça servait À se laver les mains.Et les Belges donc, les plus grands buveurs de bière du monde entier, les Belges dont nous voulons encourager l'immigration ici après la guerre.que penseront les Belges quand ils apprendront que la bière est prohibée aux Canavens après 9 heures du soir ?A coup sûr, ils penseront que le joug teuton vaut encore mieux que le nôtre, car à Berlin et à Munich on boit de la bière le jour ct la nuit.Silvio PICAUD.\u2014\u2014\u2014t nae \u20141I1 disait de Rulhières, mais le mot a aussi été attribué à Chamfort : T1 reçoit le venin comme les crapauds et le rend comme les vipé- res.\u2014I1 disait des vers de François de Neufchateau : c'est de la prose où les vers se sont mis.\u2014Un jour Rivarol avait discuté très vivement sur la politique avec M.de B.son secrétaire.Celui-ci lui dit : \u201cJe suis bien aise, monsieur de Rivavol, que vous vous rapprochiez enlin de mes idées.\u2014Et moi, je suis charmé de voir que vous vous rapprochiez enfin de mon genre.\u201d Rivarol avait emprunté à M.de Ségur le jeune, une bague où était la tête do César.Quelques jour après, M.de Ségur la lui redemanda.Ri- \u2018varol lui répondit : César ne se rend pas.La prospérité revient ; et si vous voulez réussir en affaires, vous devez annoncer La révolution russe \u2014 Récit d'un témoin oculaire Nous avons eu l'occasion de rencontrer un des témoins les plus qualifiés de fa révolution russe, tout ré- comment arrivé de Pétrograd: le commandant Stefanik.| D'origine tchéco-siovaque, bien connu pour ses travaux d'astronomie avant la guerre, le commandant Stéfanik a gagné ses galons depuis le début des hostilités par ses prouesses dans le service de l'aviation française.Au cours d'une importante mission qui lui avait été confiée en Russie, il a eu l'occasion d'observer et de juger.Voici le récit qu'il a fait devant nous des évênements historiques dont il a été le spectateur: \u2014-Qui a provoqué la révolution ?voilà ln question qu'il faut avant tout se poser, nous déclare M.Ste- 1anik.(Des conversations que j'ai euce nvev des soldats ou ouvriers et \u201cles intellectuels, j'ai conclu que tous étaient révolutionnaires, mais que pas un d\u2019entre eux ne songeait A opérer ce grand bouleversement durant la guerre.\u201cl\u2019ourtant, dis le mois de janvier, d'étranges rumeurs circu- Jaient dans la population de Petrograd.\u201cDans un cercle, un jeune offi- vier, que je ne connaissais que de vue, mo dit: \u201cIe tsar sera détro- né ct le grand-duc Michel sera nommé régent.\u201d Un autre soir on me parla du général Alexciew comme du futur généralissime des armées russes.\u201cCertes je ne pouvais attacher une grande importance à ces murmures.Et cependant ils étaient l'indice d\u2019un plan précis que des partis politiques avaient fait mü- rir, mais dont ils remettaient j'exécution à plus tard.\u201cEntre temps, tandis que la dé- mocratio russe patientait, un homme préparait presque ouvertement la révolution: cet homme, c'était Protopopow.\u201cJe le connais, je l'ai rencontré plusieurs fois à Stavka.au grand quartier du tsar.Je l\u2019ai entendu déclarer eyniquement: \u201cla guerre a révélé la puissance de la mitrailleuse.\u201d\u201d .\u201cEt, en effet, ln mitrailleuse est devenue le programme de la révolution et de la contre-révolution imaginé par Protopopow.\u201cCe ministre de l'intérieur demanda aux autorités miiltaires de lui fournir plus de mille mitrailleuses.Et durant deux mois il ordonna à ses policiers de s\u2019exercer au maniement de cette arme.\u201cRien que sur les toits du pité de maisons environnant le palais de la préfecture, Protopopow avait fait installer deux cents de ces engins, \u201cSon plan était clair, c\u2019élait le plan trop connu de l\u2019agent provocateur.11 lui fallait la révolution pour pouvoir opérer une sanglante répression.Et il escomptait de plus qu'à la faveur des événements il pourrait obtenir des alliés la conclusion d\u2019une paix immédiate, \u201cJæs évéirements ont bousculé toutes les prévisions de Protopopow.\u201cVoici, exactement rapportés, les incidents qui marquèrent la première journée de la révolution, la journée du 10 mars: \u201cDes groupes d'agents parcon- rurent la perspective Newsky en criant: \u201cVive la paix!\u201d Hs furent conspués.Devant cet insuccès, les Jviliciers se dispersèrent et tout sembla rentrer dans le calme.Mais bientôt ils réapparurent.Ils avaient vetie fois-ci changé de devise, ils criaient: \u2018Nous voulons du pain! espérant ainsi entraîner la foule.\u201cDes passants, des femmes, des enfants s'approchérent alors des manifestants et les suivirent quelques pas, poussés par un sentiment de curiosité.\u201cA ce moment précis.Protopopow fit entrer en action ses fameu- res mitrailleuses.La révolution était ainsi décrétée par Jui et par «a seule volonté quelques centaines de victimes gisaient sur la perspective Newsky.\u201cEt pour donner plus d\u2019éclat en- corc à ses représailles, Protopopow fit appel à l'armée; ce fut son er- seur et sa perte, LES POLICIERS DEGUISES \u201cJ\u2019äi vu de ma fenêtre une e- couade du célèbre régiment Semionowsky refuser de tirer sur la foule et déposer ses armes.\u201cMais Fambition de Protopopow était de faire jouer un rôle à l\u2019armée dans cette contre-révolution imaginaire et théâtrale.De nouveau il fit appel à ses policiers.I?Jeur fit endosser des uniformes du régiment Semionowsky et leur ordonna de tirer eur la foule.\u201cC\u2019est à partir de ce moment que la fausse révolution fit place Ja révolution véritable.Le mouvement commença parmi la tron- \u201cLes soldats du glorieux régi- na du ment Nemionowsky, justement fu- rienx de voir des policiers, revêtus de leur propre uniferme, massacrer des femmes et des passants paist- Wes, se révolterent.Et alors com.mnença une ruée formidable contra les agents de Protopopow.Dans les rues de Petrograd des luttes terrt- bles s'engagèrent entre les vrais et les faux soldats du régiment Semionowsky.\u201cEt Protopopoew, qui espérait jouer froidement la comédie de la révolution en tenant en main tous les fils de l'intrigue, se vit soudal- nement chaviré et renversé.\u201d \u2014 Vous nous avez donné quelques éclaireissements sur la genèse du mouvement révolutionnaire, de- mandons-nous.mais son avenir, comment le voyez-vous?\u2014Je ne comprends pas l'inquiétude qu'oir éprouve ici au sujet de la révolution, nous répond le commandant Stefanik.Vous ne vous rendez donc pus compte que cette révolution a apporté une amélioration énorme?\u201cSongez que l'ancien régime a travaillé d\u2019une façon méthodique, constante, à la désorganisation de l'armée, de lindustrie du pays tout entier.\u201cJ'ai vu dans des gares de la ligne mourmane des montagnes de sacs de farine qu\u2019on avait abandonnés et qu'on avait laissé pourrir sur place pour qu\u2019ils ne parviennent pas à la population.\u201cJ'ai vu des trains entiers de poissun détournés à dessein de leur destination.\u201cEt les usines! On s'est arrangé pour fuire baisser des deux tiers leur production.C'était, croyez- moi, le sabotage vonscient et organisé, \u201cVous ne vous dontez pas quel fléau était ce régime et quelle ehban- «e cest pour la Russie.pour la France, pour l'univers entier, qu'il soit enfür balayé.\u201d \u2014 Mais, objectons-nous, et les courants pacifistes qui se manifestent?\u2014\u2014Oh! ne eroyez pas qu'ils aient aucune importance, réplique vivement le commandant = Stefanck.Certes, les beaux parleurs et les beaux théoriciens farouches en manquent pas, mais sovez certain qu'ils n'ont aucune espèce d\u2019influence.CE QUE DISENT LES SOI- DATS \u201cTenez! une scène vécue, réellement vécue celle-là! A l\u2019angle de la perspective Newsky et de la rue Mikhaïlowska \u2014 vous connaissez la petite place \u2014 j'ai vu, hissé sur un réverbère.un orateur plus ou moins marxiste qui riscourait depuis une bonme demi-heure.Sondain il avisa dans son auditoire un soldat qui riait.J) l'interpella.\u201cEh \u201cbien, mon ami, s\u2019écria-t-il.je pen- \u201cse que tu \u20acs satisfait de ce que \u201cnous promettons au peuple!\u2019 Et le soldat de répondre: \u201cMais je ne \u201ct'ai nrème pas évouté.Si j'ai l'air \u201ccontent, c'est pour les quatre rai- \u201csons suivantes: je peux fumer ma \u201ccigarette, je peux me promener \u201cdans la rue sans risquer d'être \u201ccravaché par mon officier, je peux \u201crosser la police à mon aise et, s\u2019il \u201cme plaît, je pourrai enbrocher des ®AHemands sans qu\u2019on m'\u2019accuse \u201cde faire de la mauvaise besogne.\u201d \u201cQuant à la répercussion de la révolution dans les immenses et profondes masses des paysans, rien tre vous donnera une idée plus saisissante que mon voyage en Laponie.\u201cJ'ai traversé cette région perdue et glacée en compagnie du député Lebediew, qui avait pour mission de fnire connaître aux paysans de cette contrée les grands évêne- ments survenus à Petrograd.Croyez-moi, c'était vraiment émouvant ! A Kiem, a Kandelakcha, Lebediew a parlé à des foules compae- tes de plusieurs milliers de paysans, entièrement couverts de fourrures qui ne laissaient voir que leurs yeux.Ils avaient J\u2019air de créatures \\préhistoriques sauvages.Groupés autour de nove, ils semblaient ne rien comprendre.Mats quand Lebediew leur déclara que là-bas dans la capitale le tsar étair tombé, qu\u2019une ère de liberté s\u2019on- vrait pour toute la Russie, j'ai vu dans leurs yeux des larmes d\u2019émotion.\u201cMon compagnon, après leur avoir exposé que la Russie luttait contre le militarisme, se mit en devoir de leur expliquer que cependant il était indispensable de poursuivre la guerre.Il fut interrompu par un groupe de paysans qui se trouvaient le plus près de lui.\u201c\u2014A quoi bon nous parler de ce- \u2018la, fit l\u2019un d\u2019eux.Cela se com- \u201cprend bien que si les Allemands \u201cnous battaient il n\u2019y aurait plus \u201cde libertés pour la Russic et le tsar reviendrait.\u201d \u2018 Mirabeau était l'homme du monde qui ressemblait le plus à sa réputation ; 51 était affreux.On parluit de voyages en Italie.Un vieux militaire, qui était & la bataille de Magenta, se flattait de bien connaître le pays.\u201cQu'est-ce qui vous a le plus frap- «pé de l'autre côté des Alpes?lui fut- 11 demandé.\u2014Ce qui m'a le plus frappé ?un éclat d'obus 1 La voix Français \u2014 \u2014\u2014 \u201cPour ramener \u2018la prospérité au pays, cntend-on dire et redire, il faudra, à lu cessation de In guerre, donner un très fort élan à Pimmigration au Canada.\u201d Certes, voilà un énoncé qui est indiscutable: il est évident que, si le Canada veut voir lui revenir de \u2018bons jours\u201d, il devra accroître considérablement sa population; mais ce qui est moins évident, c'est ln réalisation de cet accroissement an moyen de l\u2019immigration, car, (que l'or me pardonne ma franchise), en voyant tout ce que l'on édicte ct essaie de mettre en vi- queur ici, je suis à me demander si des curopéens, habitués à faire quotidiennement usage de boissons stines et réconfortantes, tels que le vin et la bière, consentiraient à venir se soumettre au régime de l\u2019ean, \u2014plus ou moins claire \u2014que l\u2019on vherche à nous imposer?.Et, au cas où quelques-uns d'entreux ac- vepteraient ce sacrifice, pourraient- ils, supporter pareille privation ?\u2014 J'en doute fort, \u2014étant donné que l'habitude devient une seconde nature, D'ailleurs, il est reconnu que le vin et la bière ne sauraient être considérés comme \u2018marchandises de luxe, mais, qu'au contraire, ves boissons constituent des articles de nécessité tout comme le pain et la viande (lorsque, naturellement, on n\u2019en abuse pas.) Le vin et la bière enrichissent le sang, fortifient les nerfs, préviennent plusieurs maladies, en guérissent un bon nombre d\u2019autres, remplaçant, dans ce dernier cas, avec avantage, une foule de médicaments ; et la suppression de ces breuvages est de nature à causer au Canada de graves préjudices sous plus d'un rapport.Tout le monde sait que la tempérance complète, ou la prohibition totale.est un rêve irréalisable et que cette entière prohibition n\u2019existerg toujours que pour la for- œuère dans les pays où la vente du vin et de la bière n\u2019est nullement entravée.Nos législateurs savent parfaitement cela, et ils pêchent avec connaissance de cause lorsqu'ils tentent de molester le peuple en attendant à la liberté du commerce ou à la liberté individuelle.Ces gens n\u2019admettraient pas pour eux- mêmes, ou pour leurs hôtes, un diner sans vins ou bières (à leur table conleront toujours des flots de champagne): mais ils voudraient priver le rude travailleur, la ménagère, épuisée par la tâche journalière, \u2014 en d'autres termes, les gens qui ont besoin de réconfortants.Il> voudraient, dis-je.priver ces gens-là de se réconfort, \u2014 les condamner à ne boire que de l\u2019eau.N'est-ce pas une criante injustice ?,.Notre admirable JOFFRE, dont l\u2019univers entier proclame la valeur, est un tempérant, qui se contente de son vin au diner; mais je me demande ce que cet illuatre maréchal dirait si l\u2019on tentait de Jui supprimer ce vin.J'irai plus loin, je me demande s\u2019il aurait la même énergie, la mème vaillance si le bon vin n\u2019avait entretenu et développé ses forces?.Que l'on sorte done de l\u2019aberration metnale dans laquelle sont tombés les émules de Roberts, que l\u2019on ouvre des débits de vin et de bière de bonne qualité, que l\u2019on mette, autant que possible, ces boissons à un prix abordable à tous, et tout le monde s\u2019en portera mieux, les étrangers ne craindront plus de devenir anémiques en émigrant ici, la prospérité renaîtra et l\u2019ivrognerie diminuera considérablement, car le bien-être causé par la consommation raisonnable du vin ou de la bière fera perdre le goût d\u2019autres liqueurs alcooliques.et dangereuses, J\u2019ajoutersi que, dans un pays religieux com mele Canada, surtout dans une Province catholique comme celle de Québec, il semblerait tout naturel, en s\u2019inspirant de l\u2019Ecriture, d\u2019encourager la consommation des liqueurs en question.En effet, n'est-il pas dit dans le livre divin que \u201cle bon vin réjouit le coeur de l\u2019homme\u201d, et, d\u2019ailleurs, le premier miracle de Jésus n\u2019a pas été, paraît-il, de changer le \u201cvin er eau\u201d, mais bien de changer \u201cl\u2019eau en vin.\u201d Que lon enlève donc le masque d\u2019hypocrisie dont cherchent à se couvrir \u201cquelques-uns\u201d et que l\u2019on encourage ce qui est raisonnable et avantageux pour tous.C\u2019est pour les dirigeants un devoir sacré.Montréal, le 15 mai 1917.H.TRUCHASSON, 336 rue Rachel est.\u2014\u2014rmmmrmmmnpen(}-emmmmesatennman tan Au Passe-Tempe Au Cinéma Passe-Temps, samedi et dimanche, .\u201dde production de la Compagnie .- .Le Règne de la Terreur.Tous ceux qui se rendront pour voir cette magnifique vus pourront voir toutes les anciennes ruez de Parin.Cette vue est des plus intéressantes et des plus instructives.La Compagnie Fox a fait de son mieux \u2018pour \u2018donner une junte idée de ce que fut la Révolution-Française qui donna aux français la liberté et les droits dont fla jouissent actuel- Jement, .Mans FORT tention qu\u2019à ceux qui vont.\u201d | 1 L'AUTORITE MONTREAL, SAMEDI, 19 MAI 1917, Maintenant que le Gouvernement a défendu absolument l'usage de toute matière colorante artificielle dans le sucre, JAMAIS EMPLOYE DE BETTERAVES JAMAIS EMPLOYE DE BLEU OUTRE-MER JAMAIS EMPLOYE DE TEINTURES À L'ANILINE JAMAIS EMPLOYE DE TEINTURES VEGETALES dans le raffinage de l'un de-nos Sucres.RECITAL DE M.ALBERT CHAM- BERLAND.AVEC LE CONCOURS DE M.JOS.SAUCIER C'est jeudi le 31 mai à l'hôtel Windsor \u201cLadies Ordinary\u201d qu'aurd lieu le récital d'élèves de M.Albert Chamberland, cette soirée sera un Événement artistiqque ; car les élèves que fôrment M.Chamberland ont ue exécution et un fini qu'on peut difficilement critiquer.En plus, M.Chamberland s'est assuré Je concours du populaine.baryton Joseph Saucler invité officiellement, dimançhe dernier, par le gou- éernéfent fédéral à chanter le Marseilfalse au Ritz, devant le maréchal Joffre, fequel.lui offrit des félicita- ffoné.Tout le monde a encore pré- tenté à la mémoire l'ovation qu'on a fait à M.Saucièr, dans \u201cChant de guerre\u201d, au monument National cette semaine; et c\u2019est grâce À ini si le grand choeur de \u201cLe Charge\u201d à eu les honneurs du rappel.Tous lea adimiratewrs de notre grand artiste nâtfonal s'emprease- ront daller' de Nouvésu lenténdre a4 concert de M.Chamberland, le 31 mat prèchäln.vente dès Les billets font ; ténént, \u201cclés, Aréhambault et a \u2018prix de \u20180.30 cts.M.-le due de Noaîlles, fe général, était allé visiter.une :bhttérie au if ke de Girone, (1711).Un, boulet de cand Je Tiss Presque : \u201cEntendexvous cette musique?ditdl & Rigolo qui commandait Vartillerie et qui était vm pen sourd,\u2014Celui-cl répondit : \u201cJe ne prends jamais garde aux boulets qui viennent,\"je-ne fais d'at- ,main- Willis J Vous devriez apporter autant de soin et de dis- A cernement à acheter du sucre qu\u2019à choisir toute au- 1! tre nourriture.qd Le moyen de se protéger contre la qualité inférieure, c\u2019est d\u2019exiger du Sucre de Canne Pur Lantic, 1 qui est garanti pur et hygiénique.à Le Sucre Lantic est fi cher que les autres?Le Sucre Lantic n'a rien à cacher.raffinerie la plus moderne du monde.Il sort de la Le Sucre Lan- | Ne doit rien cacher j Nous répétons encore que nous n'avons me, que son Étendar] ne servien x Le sucre de canne pur Lantic que vous achetez aujourd\u2019hul est exacte- qua couvrir une foule dabus regrettables, qui ne se rencontrent x ment de la même première qualité que celui que vous avez acheté lorsque notre raffinerie a débuté il y a deux ans.Cela veut dire que chaque livre que ] votre épicier a en mains est pure et non colorée.$i Alors pourquoi courir des risques?Pourquoi ne pas D insister pour avoir la marque Lantic - les Sucres qui E ont toujours été purs-et qui ne coûtent pas plus tic est en si grande demande que nous en raffinons plus de trois quarts d'un million de livres par jour.le Meilleur du Canada En boîtes de carton de 2 et 5 livres \u2014 En sacs de 10, 20 et 100 livres '- Cherchez Ia MARQUE DE FABRIQUE BOULE ROUGE sur chaque boîte de carton ou sac Atlantie Sugar Refineries Limited 5 MONTREAL, P.Q.CRE \u201cNATIONAL PICKLING & PRESERVING COMPANY, LIMITED\".opus Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, 31 a êté accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres DA- tentes, en date du vinæt-unièmo jour d'avril 1917, constituant en corporation MM.Joseph Tourignant, expéditeur; Wilfrid H.Watier, marchand; Emilien Archambault, menulster; Ceorge Îlauaselman, finisseur en marbre: et Raoul Lapointe, machiniste, de Montréal, dans les buts sulvanta: Acheter, vendre, raffiner,\u2019 manufacturer ou préparer de toutes msnjdres, les conserves et les marinades, tels que toma- tex, concombres, fruits de toutes sortes et tous autres produits de cette même matière, y compris le beurre, fromage, lait créme, bacon et toutes autres sortes de viandes; Manufacturer, préparer et empaqueter les poudres à pâtisserien, golées do tn- ble, tapioca, gélatine os tous autres pro- dulits alimentaires, comme aussi les empois, les poudres & laver, À nettoyer et tous autres produits servant dans l\u2019économie domestique; .Acheter, préparer, manufacturer et vendre des épicaries, produits alimentaires, liqueurs, siropa, vi@aigre et autres effets et autres marchandlises dependant de ce commerce; Ruercer nous toutes ses formes, le commerce de marchand à commission; Faire commerce, transiger dans jo cours Ge sm opérations comme marchand À commission, acheter et vendre comme marchand de liqueurs en gros et au détail, den bolssona enivrantes, la tout, au- Jet néanmoins aux disponitions de la Jol dea licences de Québec, au sujet des échantillons ot licence, de vendre A ia commission, en gros et au détail, das bolsmons, telles que les circonstances l'exigeront; [8 Bel Bd EAE -,\u2014 CRE] - \u2014 > CL lal Ball Bl Ul Bl Bd Agir comme courtier et agent de manufactures : Faire le commerce de gron et de détail, comme éplciers, marchands de liqueurs de provision et de toute autre imarchandi- ae; Exercer aucun autre genre d'affaire, Industrie manufacturière où commerce Auaceptible de profiter directement ou jndi- rectement À la corporation: Fabriquer des boîtes ou aulren rortes d'empaquetages nécessaires pour le commerce de in compagnie: Acheter, louer ou autrement nequérir et exploiter, cultiver, contrôler, gérer et disposer par vente, échange ou autrement, terres, terrains du descriptions, quelcon- \u2018ques nécessaires dana l'intérêt de la compagnie: Acquérir, posséier, louer, danner A ball, vendre, échanger ou hypothéquer des propriétés immobilières pour lex fins du dit commerce; Achater, accepter en parement ou vente, des actions dans d'autres compagnies Incorporéèen; Tenir des entrepôts cet réfrigérateurs pour leur usage personnel et celui du pu- bite, nvec droit d'émettre des rocus d'entrepôt, et de prélever des loyers, commissions et contributions et en général, faire tout ce qui dépend de co genre de commerce; Payer À même les fonds de la compagnie, Jen frais ayant rapport à ann orga- niration et À son incorporation : Acheter ou acquérir ou entreprendre tout ou aucune partie du commerce, des blens de l'actif ou le panif de toutes per- ronnen, sociétés commerciales ou compagnies, exerçant le commerce avec de» ob- Jetn semblables, en tout ou en partie de cette compagnie, ou en possession des Liens convenables et propres aux fine de ia compagnie, et Cmettre des actions acquittées, obligations ou débentures ou au- trea valeurs pour le palement solt en tout ou en partie de tels Immoubles, commerces, droits, prétentions, priviiéges et con- .cesslons; : Conatruire, acheter, louer on autrement noquérir, ponséder et tenir.exploiter.contrôler ou guérir ; (1) des entrevôts.magasins, boutiques, hangars cours bureaux et danbliasements cammerciaux, dans le but de faire ie (raficen groneten détail de toutes marchandines ct produits de le compagnie, et ausal d'hôlede, ponsions, restaurants, sallos, cluba, malsons pour ouvriers, logements, CoINps ot constructions de toutes descriptions, pour sider À l'accompiisse- ment des affalces de Ja compagnie ou pour loger ou accommoder aes ouvriers = al Saf Bad Ball Bad Lal Bad Rod ST-JEAN, N.B.LAK] CRE] LE Rd ee \u2014 su toutes autres personnes: Acquérir par ball, échange où nutre- tuent, posséder at améliorer dew terrains, terres, héritaged liuneubles et intéréts en Iceua, exercer en général le commerce d'une compagnie de terrains ave le pouvoir d'acheter, posséder, développer, auné- Horer, défricher, caloniver cultiver, louer, engager, hypothéquer.échanger, vendre des immeubles, terres, terruin» cultivés ou non, et tous intérêts et droits sur fceux, en faire le commerce et en disposer autrement, et À cette fin, payer et placer du capital pour acheter, srpenter, défricher et améliorer, développer «et préparer pour l'occupation et l'établissement, tele ter- traine qui peuvent être nécersaires pour les fins de ladite compagnie, et sur tela terres ot terrains, faire construire, bâtir et entretenir, des ruules, ports et autres communications (ntérieurer, maisons, manufactures et fatriques, et toutes autres constructions et travaux nécesaires ou convenables, pour l'occupation de tous tela terres el lerraina, d'y opérer et faire tous travaux d'améliorations; Avancer des argents nous forme de prête, aux nehetours ou locataires, d'aucune par- to des lrmmeubles de la compagnie, pour finn de construction ou autres améllura- tlons, aider au moyen d'avances d'argent ou autrement À Ia construction et l\u2019entretien den chemins, rues, nquoducs, égoûts et autres travaux d'\u2019ainéllorations sennés à rendre plus facile d'accès lea biens de )n compagnio et en accroître leurs valeurs, prendre et détenir de» mort-gages, hypothèques, gages, éÉchangen pour garantir le palement du prix d'achat do toutes propriétés ou marchandisce vendues par la compagnie, et de tout argent dQ A la compagnie, par lén acheteurs ou lez avances faites par la compagnie aux acheteurs, pour fins de construction où autrement; Vendre, louer, engager, céder et transporter In totalité ou aucune partie dos biens, droits, franchises.cliontéle, commerce ou licence de Ja compagnie, soclé- té ou (ndividu exerçant un commerce som- binbla À celui de la compagnie, et on palement d'iceux, accapter de l'argent, den nctionn, obligations, débentures où nu- tren valeurs deo toute telle compagnie; Demander et acquérir on aucune maniè- ra des brevets d'invention, droits, de patentes, procédés, tnarques de cammance, droits d'auteur ou toun Autres privilèges, ou protections de même nature pour ou se rapportant À touten substances op ar- ticlos, ou objets susciptibleon (de fabrication ou convenables pour \u2018Industrie de Ia come pagnile et les fairo valoir en les manufac turant, en len travaillant, ou accorder dos permix À cet égard ou autrement; Cela démontre ce que les gens du Canada \u2014 et surtout ceux qui veulent avoir des aliments purs \u2014 pensent de ce produit alimentaire parfaitement pur.- AF EL A EL EAE Te Te Tm = EE VE LY Lal Bad Bal Bat LR] Acheter, acquérir, détenir et posséder le capital-actions, les obligations ot autres valeurs de tout autre compagnie, corpurs- tion où personne, exerçant ou engagées Jana tout commerce que cette compagnie est autorisée À exercer, où disposer autrement de telles actions, obligations ou autres valeurs; Faire den conventions pour le partage den profits, l'union des intérêts, co-opéra- tion, rimque conjuint, concessiun réciproque vu autrement avoc toute personne, société commerciale où compagnie exerçant OU sur lo potut d'exercer tout commerce ou transaction que celle compagnie est auto- ristée À entreprendre ou exercer, ou be Joindre avec toute telle compagnie; Placer et prêter les argents de la coum- pagnie non immédiatemant requin do tello manière qu\u2019il pourra du temps À autre être déterminé; Faire den donations et souscriptions pour teus abjets tendant A promouvoir l'intérêt de Ix compagnie, et créer et contribuer au fonda do pension ou autres fonds ot systèmes employés par Ja compa- ghle, ou In épouses, vouvex, enfants, où les dépendants de toutes talles personnes et sourerire ou xarantir des fonds pour toutes fina charilablen ou publiques; Faire, toux tels nutres actes at chones propres A atteindre len objets susdite ou aucun d'eux et exercer toute industrie pour la fabrication ou autroment alliée aux finn et objets énoncés, ot qu! peuvent paraître À la compagnie capables d'être exercés convonalblement par ollo ou censée, directement où Indirectemnt, augmonter la valeur d'aucun des biens et droita de lu compagnie ou les rendro profitables; ot À cette fin Impurter et exporter, cunser- ver, marinades, frults do toutes sortes, liqueurs, beurre, fromage lait crérie, ha- con, geléon de table ot tous autres pro- duils manufacturés ou non, viande, effets et marchandines déporrant de ce commer: ce; Chacune den clauxon précédentes doit 8- tre interprétés indépendamment l\u2019une Je l'autre, comme formant un tout complet par elle-même, concernant toutes les -1hones, droite, pouvoirs, privilège» et obliga: tlons y énoncés nous le nom de *\u2018Natlonal Plokiing & Preserving Company, Limited\u201d, avec un fonde social do dix-neuf mille cing cents plastres ($19,600.00) divisé en cont quatre-vingt-quinge (195) actions de cont plastros ($100.00) chacun®.Ia prinnipale place d'affaires de Iw core poration.sera durs In cité do Montréal Datf du bureau du aecrétaire do ju province, ce vingi-et-unièmo jour d'avril 1917.Jæ noun-secrétaire de la province, C.-J.SIMARD ES rw = | MONTREAL, SAMEDI, 19 PASSE - MAI 1917.TEMPS SAMEDI & DIMANCHE En 8 parties \u201cREGNE DE LA TERREUR\u201d EPISODE DE LA REVOLUTION FRANCAISE Les principules scènes sont: La prise de la Bastille.\u2014La prison de la Force.\u2014l''incarcération dans la prison de lu Force.\u2014Le 14 juillet 1789 dans les rues de Paris.\u2014 Le tribunal des Révolationnairue.\u2014 Grandes ecènes de lu guillotine.- TOUS LES TITRES EN FRANCAIS SPECIAL LUNDI, MARDI, MERCREDI La visite de Joffre à Montréal au complet ainsi que celle de Viviani à Ottawa avec tous les détails.PARC SOHMER OUVERT TOUS LES DIMANCHES VAUDEVILLE et attractions extraordinaires.La BANDE du PARC \u2014 30 Artistes.3 et 8 hre PM.Sntt\u2014 Admission .10cta.Adressez-vous b Montreal 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\u201cProduisons.\u201d\u201d Ce qu'il Jeur demande, c'est de produire des vivres, des matières remières, des munitions, des machines, des navires.Sans doute, il songe au recrutement des futures armées de l\u2019Union.Mais In coopération immédiate des civils à la guerre lui paraît plus urgente encore, et son appel s'adresse aux cultivat:urs, aux ouvriers, aux hommes d\u2019affaires, aux armateurs, en qui il voit des artisans indispensables du succès.Ie président de In grande République américaine montre ainsf un juste sentiment des réalités et mm MBFIEZ-VOUS une parfaite intelligence des conditions de la lutte.Dans le terrible concours d'endurance qui s\u2019est institué entre les belligérants, la vie- toire appartiendra au groupe de nations qui aura le mieux résisté à l'épuisement, à l'usure économt- que, à la paralysie croissante de la vic intérieure, 11 importe de frapper fort, mais il importe plus encore de frapper longtemps.Et, pour cela, il faut rester debout, il faut maintenir autant.que possible le fonctionnement normal des organes essentiels de la vie sociale.Dans un effroyable conflit où la richesse et le travail humains sont quotidiennement détruits et consommés avec une frê- nésie sauvage, ce qui décidera du suects, en dernidre analyse, ce sera la puissance de production.L'aide des Etats-Unis, à cet égard, nous est d\u2019un prix inestimable.Fille ne saurait, cependant, nous dispenser d\u2019envisager le problème spécialement et directement pour nous-mêmes.Nos nouveaux alliés vont s\u2019appliquer à rendre nos ravitaillements plus abondants et plus aisés.Mais, depuis longtemps déjà, nous nous adressions à eux; et chaque jour nous sentions davantage combien insuffisant était notre effort personnel, si les bases mêmes de notre alimentation et de nos fabrications pouvaient se trouver subl- tement compromises par un retard, un accident de mer, un torpillage.De plus er plus nous avons compris Des premiers RHUMES Si VOUS TOUSSEZ PRBENEZ LES CAPSULES CRESOBENE GUERISON RAPIDE ET CERTAINE des affections des BRONCHES, dos POUMONS, du LARYNX.L'action balsamique et antiseptique que la CAPSULE CRESOBENE exerce sur ln membrune muqueuse des organes respiratoires est rapide et salutaire et de beaucoup supérieure à l\u2019effet produit par les sirops ou autres préparations vulgaires pour la guérison des rhumes, enrouements, irritations de la poitrine, toux nerveuses, oppressions, toux dues À la grippe, À la pneumonie, En vente chez tous les marchands de remèdes ; envoyées aussé par la poste, dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, sur réception du priz, 500.le flacon.Dépositaire général: ARTHUR DECARY, Pharmacien Casier 592, Montréal, Canada.L\u2019EPA RGNE * La Compagnie Mutuelle d'immeubles, Limitee incorporée par Je Gouvernement Fédéral avec Un Capital autorisé de $350,000.00 La Compagule Mutuelle d'Immeubles, Leée, t, en vertu de sa charte de 1913, faire toutes es transactions qui sont du ressort des compagnies de prêts.Par ea CAISSE DE PRETS COOPRRA- TIFS, fonctionnant d\u2019une façon pronressive, la Compagnie Mutuelle d'Isnmeubles, Ltée, fournit À ses membres l'occasion heureuse autant quef ncile, defaire desépargnes et d'acquérir ainsil \u2018habitude del'économie.Grice aussi Ad son aratème de coopération à ln folsi ngénieux et pratique, tous ses membres jouissent À tour de rôle, après un temps relativement court, du plein montant des certificats qu'ils détlennent, M la eri i dure depuis quelques années, Ia Compagnie a gh membres en 1916 Ia somme do $1 An ler janvier 1917, le chiffre total de nee PRETS COOPERA TFS atteignait déjà le montant de .N.B-\u2014Peur plus k À La Compagnie Ne 706, rue Sainte-Catherine Est, Mutuelle d'immeubles, et cela À des conditions de remboursement exceptionnellement avantageuses.ca certificats que lu Compagnie émet en faveur de scs membres sont de mille plastres chacun.On peut s'inscrire pour un ou plusicurs certificats Pour chaque certificat de mille plastres, ta contribution mensuelle cst de $2.30 par mois, Lorsque le membre à touché le montant de sou certificat ($1000), Il en rembourse la bo.lance due à la Compagtle À raison de $5.75 par mois ou plus À son gré.08,000.00.$1,187,393.00.à + Limites MONTREAL, P.Qnotre p qu\u2019il fallait essayer de nous suffire À nous-mêmes, de rétablir toute la vie nationale sur un nouveau plan d'activité industrielle, de préparer, avec nos propres moyens, non seulement notre libération, mois nofre relèvement, Pour y parvenir, notre devise, À nous aussi, doit être: \u201cProduisons\u201d 1e problème, malheureusement, West pas envisagé ici avec lu même netteté ct lu inéême ampleur que de l'autre côté de l\u2019Atlantique.Nous n\u2019avons pus voulu comprendre la situation.Deux années d\u2019insou- ciauce et de politique du moindre effort nous ont amenés, peu à peu, à un état de malaise sensible.La crise des fransporls, Ja crise du charbon, la crise de la vie chère se sont, coup sur coup, déclarées et aggravées.Un peu de prévoyance eft per- inis de les éviter.Nous ne nous en sommes préoccupés que lorsqu'il était trop tard.Et comment a-f-on voulu y remédier ?l\u2019ar des mesures de circonstance, par des restrictions, des réglementations, des rutionne- ments.Au lieu de s\u2019efforcer de suffire à tous les besoins, on s'est ingénié à les réduire.On en est arri- v6 à admettre, comme une chose naturelle, l'arrêt de certaines industries, Ja suppression de certains commerces.De jour en jour, de nouveaux sacrifices sont envisagés.Solution néfaste, car c\u2019est une illusion profonde de croire que des distinctions de ce genre soient justifiées.T'out se tient dans l\u2019activité d\u2019une mation.Ilintervention officielle est toujours une maladresse et une entrave, La mission du pouvoir n\u2019est pas de restreindre, de limiter, d\u2019interdire: c\u2019est de créer des conditions où les énergies particulières parviennent à leur plein rendement.La fermeture des patisseries, l\u2019institution de la carte de sucre avaient été présentées comme des mesures exceptionnelles et momentanées.Voici qu\u2019il faut, maintenant, envisager l\u2019éventualité des jours sans viande et de la carte de pain.Le régime des deux plats, la multiplication des taxes ne sont copen- dant pas des expériences bien encourageantes.l\u2019eu importe.Le mal s'étend.£L pour corriger une réglementation mauvaise, on ne songe qu\u2019à d'autres réglementations.Comprenons la précieuse leçon qui nous vient d\u2019Amérique.Les perspectives de lu guerre ne sont plus, aujourd\u2019hui, ce qu\u2019elles étaient en 1914, en 1915 ct au début de 1916.La France n'est plus seule, à l'avant-garde des nations, pour tenir tête à son féroce ennemi.Te concours du monde entier s\u2019offre pour la soulager d'une partie de plus en plus large de son terrible fardeau.Elle peut donner À son effort un caractère moins anormal, Elle peut retrouver son équilibre.Elle le doit, pour rétablir sou organisme surmené, pour préparer son rôle de demain.Rationner, limiter.restreindre?Allons done! Ce qu\u2019il faut, c\u2019est créer de nouvelles industries, c\u2019est reconstituer la maiu-d'oeuvre, c'est stimuler toutes les activités, Aucun champ ne devrait rester en friche.Aucune mine, aucune chute d\u2019eau ne devraient rester inexploitées, Ce qui nous manque, ce ne sont ni les richesses naturelles à mettre en valeur, ni les talents pour en voncevoir l'utilisation; ni même les bras pour en tirer parti: mais il faut mettre chacun à sa place, arrêter le gaspillage des choses et des hommes.11 faut vouloir et agir.1] faut voir les problèmes dans leur réalité et s'appliquer non à les ajourner ou à les esquiver, mais à les résou- re.Charles IIUMBERT.(Du (\u201cJournal\u201d).\u2014_\u2014 ae Un officier, follement brase, en Itnlie, se fit blesser mortellement dans une rencontre à l\u2019ennemi, 11 expira après cette dernière bLoutade : \u201cOn m'avait bien dit que je n'avais pas de plomb dans la cervelle, mais lu dose est trop forte.\u201d Chevert avait comme parent un tapissier qui tirait grande vanité de ce qu'il était proche du grand cupitai- ne.\u2014Ne remeltrez-vous point cet homme À sa place?\u2014Je n'en viendrais pus à bout.Il sait mieux faire un siège que moi.Envoyé en Vendée par in Convention, Santerre s\u2019y montra implacable.Les plaisants, qui n\u2019oubliaient pas que ce général avait d'abord été brasseur, lui composèrent cette épl- taphe : Ci-git Santerre, Qui de Mars ne connut que la bière.A propos de In bataille de Solferlno, où l'entrain des troupes passa pour avoir fait plus que la capacité des tacticions, l'intendant l\u2019aris déclara : \u2014Nos batnilles, c'est comme la confiance ! ça se gagne, ça ne se commande pas.AVIS \u201cCOLONIAL SECURITY COMPANY LIMITED\" Avis est donné au publie qu'en vertu de ln loi des compagnies de Québec, 11 a été necordé par le lieutenant - gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du ler amal 1017, constituant en corporation MM, Solon Tlinsoph, John MeNnughton, Mnurice Tétreai, = avocats.= JoscphAM phonse Bibaud, notaire, et Michael-Léon Trown, courtier, de Montréal, pour les fina suivantes: Acheter, vendre, échangor ou autrement mÂgocien toutes espèces FORTIER, BEAUVAIS & CIE Courtiere Members \u20ac le Bourses Ge Mentréai.0 rue DF-FRS-KAVEES Tel.Main: 424.ROCOLPHE FORGET toute «+ Basoue 6 rve NOTRE-DAMB OURS?Tel, Maia 7181 RODOLPHE BEDARD EXFERT-COMPTABLE Membre ae l\u2019Institut des Comptables 137, RUE MeGILL\u2014Tééphone Mnin 8787 Comptabilité», Expertises, Vérificatione Gérence de successions Biquidatione et partages, arbltrages Consultations Juridiques en matière commerciale ARTHUR ECREMENT 0 ree OT-JAOQURS Tél, Mais 6300 GEORGES MAYRAND, M.PP, Hotaire Idifico Vorentilez, se rue OT-SACQUES.TA.Mate 1088.Bisidense Gt-Loufe 919) 61, Main 2784, BEAUBIEN & LAMARCHE C.P.Beaublen, J.A.Lamarche Avocats Edifice du Roya! Trust 107 rue ST-JACQUES 61.Main 2226, Perron, Taschèreau, Rinfret, Vallée & Genest Avesats (1 PLAOB D'ARMES Tél.Main 8280.RENE CHENEVERT Avocat Bdifice de la Banque d'Ottawa Sté rue ST-JACQUES.Tél.Mais 4010.RAINVILLE & GAGNON 160 rue ST-JACQUES Tèl.Main 9784 MONTREAL FONTAINE & LABELLE Avosate Rdifies La Freese, 51 ree BT-JACQUES.va.Mate IM.DESSAULLES & GARNEAU AVOCATS 86, RUE NOTRE-DAME OUEST TA.Male 4110 t'our distribution et collection de journaux, revues, etc, etc, à prb mod\u2018rés adresces-vous à H.GAGNON.245 rue Hogan Déménagements de Pianos et de Meuble Emmagasinage A I'epreuve du leu.Empaqueteurs et Expediteurs J.B.Balllargeon Express Limited 529 ONTARIO EST Tel.Est 6400 Bell TéL Main 4165 H.BEAUREGARD Entrepreneur Général Chambre 020; Edifice Power Montréal \u201cL'Autorité\u201d est administrée par lu Cie l'Autorité Ltée, Bureau: 162 rue St-Denis, \u2018Téléphone List 893, La Compagnie d'Imprunerie Godin Liwitée, 41 rue Bunsecours coin rue Champ de Mars, en est 'inpriweur.d'obligations, de débentures, propriété biens-fonds mortgages hypothé- ques et valeurs; Prendre, détenir, consentir et renouveler des morts-gages, hypothè ques, liens et charges en garantie du paiement du prix d'achat ou de \\ente d'aucune propriété que la compa- guie vendra ou achètera ou d'aucune some d'argent qui lui sera due ou qu'elle aura prêtée aux acquéreurs, ou vendeurs de ses propriétés ou dé pendances ; Emettre et distribuer des actions, obligations ou débentures de la com- pugnie, pleinement uequittées, en paiement intégral où partiel des propriétés, morts - gages, hypothèques, commerce, droit, privilège, bail, licence, contrat gue lu corporation jugera à propos d'acquérir ; Vendre, échanger ou autrement disposer des actions de la compagniq en compensation de ce gue la corporation croira avantageux, et speciu- lement des immeubles, des hypothèques, débentures ou obligations; I'rélever des deniers au moyen d'emprunts, d'endossements, souscriptions de purts ou d'autres valeurs, suivant Jes stipulations et conditions que lu compagnie croira cou- venables; .28 6 tirer, faire, accepter, endossers payer et émettre des reçus, billets promissoires, luttres de change, cons naissements et d'autres instruments néguetables ; lréter de l'argent, garantir les contrats ou autrement aider aucune personne, société ou compagnie âvee laquelle la présente corporation aura des relations d'affaires; l'rendre en garuntie d'aucune dette due à lu compagnie, des morts-ga- ges et des hypothèques sur la propriété de ses débiteurs, ou un nan tissement sur leurs biens aneubles, et réciproquement, les donner en garantie aux eréunciers de la corporation pour aucunes obligutions cun- tractées où assumées, ou pour argent que lu compagnie aura emprunté; .Faire société ou conclure aucun arrangement pour le pareage des bénéfices, union des intérêts, ou lu coopération avec aucune personne, société, et promouvoir, aider à promouvoir, former ou organiser des compagnie, des syndieats, on d'autres socldtés de toutes sortes, aux fins d'acquérir et de prendre charge d\u2019aueune propriété de In présente corporation, accomplir ses objets, ou pour aucune autre fin que In come pugnio jugera bon de poursuivre; Payer toutes les dépenses se rata tachant À l\u2019organisation de la présente corporation, les services rendus ou À être rendus nux promoteurs et autres, en numméraire ou en actions Jibôr,es de In compagnie, ou des deux manières, sulvant décision des directeurs ; \u2014 \u2014 Faire toutes les choses se rattachant où tendant à la réalisation des vbjets précités, comme principaux, agents, entrepreneurs où procureurs, soit seuls ou conjointement avec d'autres ; Exercer sucun autfe genre d\u2019af- fuires qque les directeurs de la compagnie jugeront uvantageux d'exer- ver, sous le nom de \u201cColonial Security Company, Limited\u201d, avec un fouds sociul de quarante-neuf mille clu cents piastres ($49,500.00), divisé en quatre cent quatre-vingt- quinze (495) parts de cent plastres ($100.00) chacune, Lu principale place d'affaires de la corporation, sora en la cité de Montréal, Daté, du bureau du secrétaire des la province, ce premier jour de mui 1917.Le sous-scerétuire de la province.C.-d.SIMALD, \u2014_\u2014\u2014 AVIS \u2014 La Reina Mineral and Soda Water, Limited\u2014\u2014 AVLS est donné au public qu'en vertu de lu première partie du chapitre 79 des Statuts revisés du Canada, 1906, désigné Lois des compagnies, il u été délivré, sous le sceau du Secrétuire d'Etut du Cunadu, des lettres patentes en dute du Z7e jour d'avril 1917, constituant en corporation Al- \u2018phonse Hamelin, manufacturier, de Saint-Laurent, Ludger Hamelin, bour- Æcuis, d'Outremont ; Joseph Maurice Gabins, agent, l\u2019ierre Edouard Marcurelles, comptable, Joseph Robert, épicier, et Alphonse Piché, architecte, Ces quatre derniers de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes :\u2014 (a) Mavufacturer, faire, produire, vendre, acheter, importer cot exporter, fuire uffuire et faire commerce généralement en gros et en détail, à commission ou autrement de toutes espèces d'eaux guzeuses, d'eaux minérales, ginger-ule, ginger-beer, cidre, cidre-chumpugne, siphon, cream-soda et céleri ; (b) Acheter, vendre, échanger, louer vu autrement acquérir, construire, installer, maintenir, utiliser et exploiter, pour les fins de ton voimluerce des biens meubles et immeubles, munufuctures, dépôts, et sources el payer ce que dessus, en tout ou en partie, avec des parts acquittées de ln compagnie, par ar geuts, murchandisess, effets de commerce ou uutres Liens quelconques de la compagnie, le tout à Ju discrétion du bureau de dircetion ; (ce) Acheter, échanger, posséder vu autrement acquérir, en tout ou en partie, le commerce, les droits, privilèges, biens-meubles ou immeubles et actions de toutes personnes ou col pagnies incorpurées faisant un com- Jherce similaire, en tout vu en partie, avec des parts uequittées de la come pagnie, pur argents ou uutres biens tneubles ou immeubles de la compu- gnie, aux termes et conditions trouves convenables par le bureau de direction ; (d) Se fusionner, conclure des arrangements et marchés aux fins de partager les profits ou d'unir ses iu- térêts avec ceux d'autres persounes Su des compagnies incorporées faisant un commerce similaire en tout vu en partie à celui de cette compu- nie ; le tout aux termes et condi- Liuns trouvés convenubles par le bu- veau de direction ; (e) Donner et émettre des parts Aequittées, billets promissoires, obligations ou autres biens de la compagnie en faveur d'agents, employés ou autres qui travailleront dans l'inté- rét de la compagnie et I'nideront, en venduut des parts de son acpitul-ue- tions, cu annongant son comucree ou autreluent ; tel qu'en décidera le bureau de direction de lu compagnie; (f) l'ayer et acquitter avec des parts acquittées de son capitul-ne- Lions, telles dettes de ls compagnie que le bureau de direction décidera de payer avec le consentement des créanciers intéressés ; (9) Emettre une partic de son ca- pitai social, soit deux cent cinquante actions à $100.00 chucune formant la some capitale de vingt-cing mille piustres ($25,000,00) sous forme d'actions dites \u201cactions privilégiées\u201d, lesquelles actions auront priorité et préférence, dans tous les cas, sur les uctivns ordinaires quant au paiement, en capital, et dividendes au taux de 74% l'an, payable semi-un- nuellement les premiers mani et novembre de chaque année ; et le secré- taire-trésorier de lu compagnie est autorisé à payer sur les profits nets, avant tous autres uctionnaires, aux dates vt au taux susmentionnés, aux porteurs d'actions privilégiées, tuls dividendes sur ces mêmes actions ; dans le cas de cession de bieus, faillite, liquidation volontaire vu forcée de la compagnie, l'administration et la direction de ses affaires sera luis- sée ipso facto entre les mains des porteurs d'actionss privvilégiées : (h) En un mot, faire et exécuter tous actes et procédés quelconques, nécessaires à l'existence de la compagnie, son bon fonctionnement et pour atteindre avec efficacité les fins et l'objet de son entreprise et de son commerce.La compagnie exxercera son industrie par tout le Canada ct ailleurs, sous de nom de \u201cLa Reina Mineral and Soda Water, Limited\u201d, avec un capital-actions de soixante-et-quinze mille dollars, divisé eu 750 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de In dite compagnie sera eh la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau qu Secrétaire d'Etat du Canudu, te 30e jour d'avril 1917.TIIOMAS MULVEY, Bous-Secrétaire d'Etat.AVIS Messervey's, Limited.AVIS cst donné au public qu\u2019en vertu de lu première partie du cha- nada, 1900, désigné Loi des compa- gnics, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettres patentes en dute du 12e jour d'avril 1917, constitunnt en corporation Rôné Chênevert, Philéus Caumartin et Léopold Barry, avocats, Thomas Robillard, comptable, et Alice Théberge, sténographe, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes :\u2014 (a) Exercer l'industrie de marchands généraux, importateurs, exportateurs, acheter, veudre, et autrement disposer de toutes espèces d'effets, articles, marchandises et commodités de tous genres et description, manufacturés et autrement et spécialement en fouraitures pour avatitageux pour le bénéfice de lu pitre 79 des Stututs revisés du Ca-' 5 ! \u2014 re naa \u2014\u2014\u2014\u2014 l'électricité, articles émalilés, argeu- terie, joaillerie, fouets, cuutellerie, verrerie et quincaillerie ; (a) Agir comme agents 4 commission pour tous genres de produits et de matières promidres, articles ouvrés, effets, urticles murchandi- ses et commodites de toute description ; (ec) Acquérir tout ou pantie de l\u2019achalandage.Jdroits, propriété, Liens, y compris aucune option, concessions ou choses semblubles d'aucun individu, maison, société ou cor- porution exerçant une industrie, en tout ou en partie semblable à celle de cette compagnie, les payer totalement ou partiecllament en espèces, obligutions, ou pour les payer tota- lesuent ou partiellement, émettre et répartir des actions du cupitul-uc- tions de la compagnie pleinemeut libérées et non sujettes à appel, qu\u2019elles soient souscrites ou Lou ; (d) Vendre ou autrement disposer de tout ou purtie de la propriété, biens, deoits, entreprises, uchu- landage de lu compagnie et accepter en tout ou partie en paiement pour iceux, deniers, obligations, stocks ou autres valeurs d'aucune corporation uu compagnie ; : (¢) Demunder, acheter ou autrement ucquérir tous brevets, licences, concessions «t choses de n@me putu- re conférant un droit exclusif ou; mon exclusif ou limité d'utiliser ou tout secret ou autre information concernant toute invention ou pru- cédé, fuire vuloir, vendre, louer ou autrement disposer de tels brevets, licences ou copeessions ; (f) Neuobstaut l\u2019article 44 de lu dite lui, acquérir, détenir, vendre ou uutremeut disposer d'actions, valeurs, ou entreprise d'aucune autre compagnie ayant pour aucun de ses objets l'exercice d'aucun des pouvoirs de cetle compagnie ou trunsfé- rer ses entreprises où biens, et s'amalgamer avec aucune telle compa- guiv ; (y) Conclure des arrangements pour le partuge des bénéfices, J'union des intérêts, la coopération, les risques comununs, les concessions réciproques uvec toute personne ou compagnie exerçant ou se proposant d'exercer une industrie que cette compagnie est autorisée d'exercer, vu pouvant être, directement ou indirectement, conduité avantageuse- nent pour In compagnie ; (h) Acquérir pur achat ou autrement, détenir, vendre et disposer des biens commerciaux, achalandage, stock, actions, valeurs de toute coim- pagnie ou curpuration exerçant une industrie en tout ou en partic sem blable i celle de ln compagnie, faire généralement tous les uctes, exercer tous les pouvoirs et conduire tuutes les affaires se rapportant à l'uocom- plissement normal des objets pour lesquels lu compagnie est constituée.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous ke nom de \u201cMesservey's, Limited avec un capitul-uctions de vingteinq mille dollars divisé en 5,000 actions de cinq dollars chuçu- ne, et dont le principal siège d'affui- res sera en Ju cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d\u2019Etat du Caunda, ce 14e jour d'avril 1917, THOMAS MULVEY, 11-2 Sous-secrétaire d'Etattr re pat rt AVIS \u2014\u2014 \u201cJ.Landry & Cie, Limitée\u201d, Avis est douné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieu- tenant-gouverncur de Lu province de Québue, des lettres patentes, en dute du 31 mars 1917, constituant en corporation MM.Joseph Landry, marchand, Joseph Bertrand, manufacturier, François-Xavier Chevalier, Armand Daniel «et Camille Charpentier, agents, de Montréal, daus les buts suivants : Exercer l'industrie du tabac sous toutes ses formes, et vendre les produits en gros et en détail ; Préparer et mürir le tabac en feuilles, acheter, importer, maunu- facturer, vendre et exporter le tabac sous toutes ses fournies, posséder, acquérir, maintenir, goursuivee et faire le commerce, importation, l'exportation, lu vente et la fabrication des cigares, cigarettes et ta- Lacs, en gros et en détail, s'occuper en gonéral du commerce des articles, matériaux se rapportant et se rattachant directement ou indirectemeut aux cigures, cigarettes et tabacs, et aux produits de tabue de toutes sortes et en tous sens, et particuliere- ment, acheter, importer, Inanufactuver, imprimer, vendre et exporter les etiquettes (labels) de toutes sortes : Eriger, acquérir vu autrement pusseder des entrepôts ou bitisses pour l'emuagusinage et lu préparation du tabac, mettre en opération des manufactures pour la fabrication du tabac, établir toutes curres- pondunces et agonces pour sa vente et sa distribution ; lXmunder, acheter, acquérir, posséder et s'ussurer l'obtention, le contrôle de loutes patentes, brevets d'invention, droits de patentes, marques de commerce, raisons sociales, noms de commerce, formules, plans, recettes et en général de tout ce qui pourrait se rapporter aux affaires de la compagnie ; Acquérir par achat, concession, échange vu pur tout autre titre lé- gul les propriétés, les biens, les droits et les uctifs de toute personne ou personnes, société ou sociétés, campagiie ou ocompugnies faisant un commerce quelcuaque semblable en tout ou en partie À celui que dirige cette compaguie.Se charger du tout où d'une purtlu des VLivus et obligations de toute personne ou personnes, société où suciétés, com- paggnie ou compagnies, enyugées duns toute industrie que lu présente compagnie est autorisée d'entreprendre ou en possession de biens présente compagnie ; Acheter en général, prendre possession, louer à bail, où échanger, louer ou autremeut acquérir tout bien meuble et immeuble avec tous les droits et privileges que la compagnie peut juger nécessaires pour sou industrie, ct en particulier tous les terrains, Dbitieses, entrepôts, obligations, machineries, outillages ot stocks duns les affaires ; Acquérir et posséder des actions dans aucune autre compagnie dont es objets sont semblables à ceux de In présente compagnie, rémunérer touts personne ou compagnie pour services rendus où à être rendus en disposant ou aidant à disposer, ou garantissant ln disposition d'un nombre d'actions dans le capital de acm mein Ape Tsay oly remet annee \u2014 MONTREAL TRAMWAYS CO.Horaire du service suburbain 1916-17 LACHINE Du Bureau de Puste.10 min, Service de 640 a.m.& 8.00 am, 20 mn.Service de 5.00 a.m.& 4.00 p.m, 10 min.Service de 4.00 p.m.& 7.10 p.m, 20 min.Service de 7.10 pm.à 12.00 minuit De Lachine.20 min.Hervice de 6.30 an.à 6.80 a.m, 10 min.Bervice de 6.50 a.m.A 9.00 a.m, 20 min.Service de 9.60 a.m.A 4.00 p.m, 10 min, Bervice de 4.00 p.m.& 8.00 p.m, 20 min.Service de 8.00 p.m.12.10 am, De VAve du Parc et Mont-Royul De VAve Victorin 20 min.20 min, DE LA MONTAGNE De l'Ave Victoris à Snowdua 10 min, Service de 6.50 a.m.& 8.30 p.in, BOUT DE L'ILE De Lusulle et N.-Dame 60 min.Service de 5.00 a.m.à 12.00 minuit TETRAULTVILLE De Lasulle et N.-Dume 16 min.Service de 5.00 am A 9.00 am, 30 min.Service de VO am.à 3.30 p.m, 16 min.Service de 1.30 p.m.& 7.00 p.m, 30 min.Service de 7.00 p.m.& 12.00 minuit POINTE AUX TKEMBLES De Notre-Dame et 1ère 15 min.Vervice de 5.15 am.à 8.50 pm.Avenue, Mulsonneuve 24 min.Service de 8.20 pm.3 12.20 am, Dernier char extra pour le Boulevard Bt-Bernard à 1.30 a.m, Dernier char extra & 12.60 am.RAULT AU RICOLLET KT ST-VINCENT DE PAUL De la rue 5t-Denis à 16 min, Service de 5.15 a.m.A 8.00 a.m, st-Vincent de l'uul, 20 min.Bervice de 6.00 a.m.& 4.00 p.m, 15 min.Service de 4.00 pm.A 7.00 p.m, 20 min.Service de 7.00 p.m.à 8.00 p.m, 30 min.Service de 8.00 p.m.A 11.30 p.m, Char pour Hendersan seulement, eo + 12,00 am.Char pour Ht-Vincent de Paul .12.40 am De St-Vincent de J'aul \\6 min.Bervice de 6.45 a.m.& 8.30 a.m, à lu rue St-Desis 20 min.Service de 5.30 p.m.ao 7.10 p.m, 15 min.Bervice de 4.30 p.m.à 7.10 p.m, 26 min.Service de 7.30 p.m.A #.30 p.rn, 30 min.Rervice de 8.30 p.:n.à 12.00 minult Char de Henderson À la rue St-Denis .12.20 a.m.Char de 8t-Viucent & In rue $t-Denis .1.10 am.CARTIERVILLE, De Snowdon Jet.20 min.Hervico de 56.20 a.m.A 8.40 pm, 40 min.Bervice de 5.40 p.m.À 12.00 minult De Curtlerville 20 min.Service de L.40 am, à 9.00 p.m, 40 min, Service dv 9.60 p.m.à 12.20 arm, Service de Service de 5.40 am.à 12.20 a.m, 5.50 a.m.& 12.30 am, des autres valeurs de lu compagnie, vu pur rapport à la formutiou ou lu promotion de lu compagnie, ou lu conduite de ses affaires, ou lu vente ou la dispusition de au murchandi- se ; Emettre, faire, accepter, endosser, pour valeur ou en vue d'uccommoda- tion, escompicr, exécuser et émettre des billets promissoires, chèques, lettres de créuit, lettres de change, traites, obligations, débentures et autres valeurs négociables et traus- térublos : Etablir et waintenir des magasins de gros et de detail, prendre les moyens de faire counuitre les produits de la compagnie qui paraitrout couvenubles et particulièrement eu annongant daus les journaux, daus les cireuluires ou autremel ; Vendre, uméliorer, gérer, dévelop per, échanger, céder, perfectionner vu autrement disposer du tout ou d'une partie de lu propriété, des biens de la compagnie ; Emettre des parts acquittées, des obligations, des débentures ou d'autres valeurs en paiement total ou partiel d'aucune propriété réelle ou personnelle, mobilière, ou immobilié- re, des services reudus ou à rendre à Ia compagnie, des droits, Laux, cow- merce, franchises, entreprises, pouvoirs, privilèges ou autres avantages que la présente compagnie pourra légalement acquérir ; Agir comme ugeuts ou rejrésen- tænts de toute personnes, sociétés ou compugnies uyant des objets semblables en tout ou en partie à ceux de cette compagnie ; © Faire toutes lus choses, exercer tous les pouvoirs et faire tous commerces incidents à l'exercice des fius pour lesquelles cette compagnie est inconpurée, sous le nom de \u201cJ.Landry & Cie, Limitée\u201d, avec un fonds sucial de quatre-vingt-dix-neuf mille piastres ($99,000.00), divisé en neuf mille neuf cents (9,900) actions de dix piastres ($10.00) chacune ; La principale place d'affaires de la corporation, sera dans lu cité de Montréal.Duté du bureau du secrétaire de la ln province, ce trente et unième jour de mars 1917.Le sous-secrétaire de la province.C.J.SIMARD.1903\u201416-2, LE ren AVIS \u201cCompagnie des Terrains Productifs™.Avis est donné au public que, eu vertu de ls loi des compagnies de Québec, il à été accordé pur le lieu- tenunt-gouverneur de Ja province de Québec, des lettres patentes, en date du douziènie jour d'avril 1917, constituant en corporation MM.Albert Ewmanuel de Lorimier, avocat ; Conseil du Roi ; Juseph-Budore Mo rier ¢t Joseph Emile Cadotte, avocats ; Ernest Charette et Georges Ludger L'Heureux, comptables ; de Montréal, dans les buts suivants : Exploiter et mettre en valeur les terruins vagues et des terres incultes, daus les villes ou localités suburbaines, par la culture Intensive, par l\u2019élevage et tuus autres moyens propres à en tirer les produits ae la ter- te et de la ferme généralement ; Exercer tout commerce ou industrie munufacturiére ou autre que la compagnie croira pouvoir utilement ou convenablement exercer en mp port avec son entreprise ou qu'elle croira de anture à augmenter la valeur de ses biens ou à les rendre plus profitables ; Acquérir par achat ou autremeut, louer, affermer ou prendre sous permis conditionnels ou autrement, des terres et lots de terre et les occuper et cultiver, les louer, donner à fer- te où autrement eu disposer ; Acquérir pur achat on autrement et posséder des immeubles, les bâtir, améliorer et exploiter, les subdiviser, veudre, louer où autrement en disposer en tout ou en partie comme lots & Wéitir, rues, squares ou uutre- ment, et généralement faire toutes sortes d'opérations av compagnies immobilières ; Acquérir par achat eu autrement toute Apartie de l'actif de toutes persoiïëles, syndicats, socièté ou com- paguie ayaut des biens pouvant servir aux fins de la compagnie, ou exerçant un commerce où une industrie semblable À ceux de la compagnie ; ou s'associer avec tels personnes, syndicat, soutété ou compagnie pour des entreprises et en vue de profits communs ; Vendre ou autrement, disposer de tout ou partie des affaires et biens de Ja compagnie, Aux conditions que la compagnie jugera convenables ; Souscrire et prendre, accepter en paiement où autrement, acquérir, vendre ou autrement conoûder des actions ou autres valeurs ou biens de toutes compagnies ayant des ob- à ceux de cette cuinpagnie ; ayer en Obligutions ou autres Valeurs ou biens de la compuguie, ou pur l'émission «et la distribution w'actions ucquiltées de sun cupital- autial, toutes dettes vu réclamations contre\u2019 ln compagnie pour tous biens ull droits acquis ou pussédés par elle, et pour tous services à elle rendus vu is être rendus de quelque manière que ce soit; Distribuer entre les actionnaires de la compagnie, en nuture ou autre.Nuut tous biels où propriétés de la vompaguie, \u20acL eu particulier des ac- tivils vu autres vuleurs de Loule au- tru compagnie et appartenant à la préseute compagnie ; Faire toutes et chacune des opera.tious et choses ci-dessus comune priu- CIPEUX Où COMME agents, enirepre- Ueurs, sous le nous de \u2018Culupagnio des Terrains Productifs™, avec un fonds social de quaraute-veuf mille piustres, (349,000.00), divisé ¢n quatre cent quatre-vingt-dix (490) ue- tions de cent piustres ($10U.00) chu- cune.Lu principale place d'affaires de la corporation, sera dats lu cité de Montréal.Duté du bureau du secrétaire de la province, ce douzicme jour d'uvril 1917.Le souja-secrétaire œc la province.C.J.SIMARD.DeLorimier, Godin, Morier & Cadotté, prucureurs des requérauts.pr pr rer cs AVIS SIOANE, LIMITED\".\u201cJ.-M.Avis est dunné au public qu'en vertu de la lui des compaguies de Québee, il a été accordé par le lieute- uunt-gouverneur de la pruvince de Québec, des dettres-patentes, en date du douzième jour d'avril 1917, cous- tituant en corporation MM.Réné Chénevert, Philias Caumartin, Léopold Barry, avocats; Thomas Robillard, comptable ; Alice Théberge, sté- nagraphe, de Montréal, pour les fins suivantes : Manufacturer, acheter, vendre, importer, exporter, faire commerce et trufiquer de toutes les sortes de tabacs, produits dérivés du tabac, des pipes, nécessaires de fumeurs, des confiseries, gomme à mâcher, et gé- téralement de toutes les catégories d'effets, marchandises et produits d'aucune nature ou description; Exercer un commerce général de ventes d'occasions, acquérir l'achalandage, les droits, la propriété, l'actif, et assumer le passif d'aucune personne, société ou corporation exerçant un négoce Seinmblable, et payer ces acquisitions en actions libérées, en obligations, débentures ou avec d'autres valeurs de la présente compagnie, ou autrement: Exercer aucun autre commerce propre à faire valuir l'entreprise de la corporation, sous le nom de \u201cJ.- M.Sloane, Limited\u201d, avee un fonds social de vingt mille piastres ($20,- 100,00), divisé en deux cents (200) parts de cent piastres ($100.00) chacune, La principale place d'affaires de la corporation, sera en la cité Ne Montréal.Daté du bureau du secrétaire de Ja province, ce douzième jour d'avril 1917.Le sous-secrétaire de la province, C.J.SIMARD.\u2014_\u2014 AVIS \u201cThe Barge \u201cMenominee\u201d Company, Limited\", * Avis est donné au public que, en vertu de Ia Joi des compagnies Qu Québec, il a été accordé par le lieu- tenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du douzième jour d'avril 1917, constituant en corporation MM, J.-Gé- déon René, gérant, Léon Gélinas, comptable, Jos.Hermau Bourke, comptable, de Maisonneuve, Hercule Bourassa et Oscar l\u2019errantt, comptables, de Montréal, dans les buts suivants : De transporter par tous les moyens de transport, des marchandises, combustibles, minéraux et matériaux en général ; Me posséder, acheter, vendre, louer, construire et frêter tous genres de vaisseaux et de bateaux avec ou suns force motrice et tous les accessoires s'v rapportant, sous le nom de \u201cThe Barge Menominee Company, Limited, avec un fonds social e vingt mile piastres ($20,000.00), di- pvisé en deux cents (200) actious de vents piastres ((100,04) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la Dy ne.ce douzième jour d'avril Le sous-scorétaire de la province.C.-J.SIMARD.la compagnie, ou des obligutions où | jets en tout ou en partie semblables' 1899-16-2, \u2014_ \u2014 ro es us EE mes La prosperite revient ; et si vous voulez réussir en affaires, vous devez annoncer em 2 M4 460 Lisez \u2018\u201cl\u2019Autorité\u201d afin de connaître toutes les nouvelles.C\u2019'AUTORITR MONTREAL, SAMEDI, 19 MAI 1917.Le spectre de la prohibition l'honorable M.Crothers pousse à la révolution \u2014 \u2014 Pourquoi sir R.L.Borden ne botte-t-il pas ce Jocrisse ! (Spécial à \u201cl\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 18.\u2014La nouvelle que le mot \u201crévolution\u201d avait été prononcé au Conseil des Métiers et du Travail, à Montréal, ne cause pas une grande surprise dans les cercles politiques de la capitale, où bleus comme rouges sont dégoûtés de ce farceur qu\u2019est M.Crothers, pseudo-ministre du Travail, mais ministre réel des Trusts.; Quand on a entendu M.Crothers déclarc , l'autre jour, que d'après son opinion le coût de la vie n\u2019était pas trop élevé, en égard aux meilleurs salaires retirés par les ouvriers, on s\u2019est demandé si le ministre n'avait pas eu l'esprit momentanément dérangé.(D'après une insinuation faite en pleine Chambre par | M.Pugsley, en 1913, M.Crothérs serait sujet i des \u201cabsences\u201d | momentanées, sous linfluence d'agents extérieurs.) .j Prétendre que dès que l'ouvrier gagne un peu plus, il est permis aux trusts de lui arracher ce surplus, c'est prohiber l\u2019épargne au travailleur, et l'auteur d\u2019une telle doctrine porterait ; avec plus de justesse le nom de Crotté que celui de Crothers.| le luyau de castor fera place au casque de fer-Dlanc: reo eins rte mer | Les Québecquois entendent donner une , martiale allure a leur procession de la Saint-Jean-Baptiste (Spécial à l'Autorité) Québec, 18.\u2014Mes concitoyens sont à organiser la célébration de la Saint-Jean-Baptiste.Personne ne nie que Ja vieille | capitale ne soit la ville idéale des \u201cpageants\u201d, et elle n'entend ; pas mentir à sa réputation, elle si respectueuse des traditions.; Mais comme le Canada s'aperçoit de plus en plus qu\u2019il est en guerre, après en avoir si longtemps douté, les organisateurs | de la Saint-Jean-Baptiste ont pensé à donner la préséance, cet- | te année, au militaire sur le civil.; | C\u2019est pourquoi les dignitaires de notre nationale société vont laisser dans l'armoire.le 24 juin, leur légendaire tuyau de castor pour arborer une coiffure plus martiale.On se souvient qu'en 1908.après les \u201cpageants\u201d sur les | plaines d'Abraham, les Quebecquois refusèrent de remettre les défroques qui leur avaient été prêtées.Les uns avaient été costumés, pour la circonstance.en mousquetaires, d\u2019autres en hommes d'armes de François I et d'Henri IV.Il eut été plus facile de leur arracher le coeur que de leur arracher casques et cuirasses.Or, les dignitaires de la Saint-Jean-Baptiste ont songé à utiliser, cette année, ces pièces d'armure.Tout ce qu\u2019on pourra trouver de casques, à Québec (à part, bien entendu, les casques de fourrure) sera juché sur des crä- nes patriotiques.En manquerait-il quelques-uns que le problème est déjà (ce que c'est que l'initiative!) résolu: on empruntera les casques des pompiers.Quel effet aura la conscription chez nous ?, (Spécial à l'Autorité) Ottawa, 18.\u2014Ainsi qu'à maintes reprises je vous I'ai télégraphié au cours des dernières semaines, la conscription était en marche vers le Dominion.et l'on peut dire maintenant qu\u2019elle est sur le seuil de la porte.On se demande en certains milieux comment sera accueillie la mesure dans la province de Québec: mais ils ne sont pas rares ceux qui assurent que tout en étant reçue en maugréant, la conscription finira par être adoptée là comme ailleurs comme une atroce nécessité.D\u2019autres vont jusqu\u2019à prétendre que nos jeunes gens gagneront à la vie de caserne et à une expédition outre-mer une initiative qui manque actuellement à une race tenue jusqu'ici en lisières et qui n\u2019ayant jamais regardé par-dessus ses frontières en était venue à se désintéresser complètement de la lutte pour la vie.Le chateau Frontenac fermera-t-il ses portes ?Les voyageurs à Québec n\u2019auraient alors qu\u2019à se réfugler dans les bouges (Spécial à l\u2019Autorité) Québec, 18.\u2014Le Chateau Frontenac.le plus ma jestueuse- ment situé des hétels d\u2019 Amérique, fermera-t-il ses portes?On nous annonce que c'est la désagréable surprise réservée aux Québecquois par la compagnie du Pacifique, au cas où la prohibition serait votée, lors du prochain referendum, sur les hauteurs du cap Diamant.La compagnie du Pacifique, après avoir construit, au coût de plusieurs millions, de somptueux hôtels dans les principales villes du Canada, perd d\u2019énormes sommes d\u2019argent chaque année par suite des progrès de la prohibition, qui détourne Il se dressera menaçant devant les marchands de liqueurs dès la prochaine session, et ceux-ci ne peuvent être sauvés que par l'association et par l\u2019organisation La Dominion Alliance a déjà pris les devants La Dominion Alliance vient d que membre de la Législature une lettre par la- \u2018quelle elle l'avise qu\u2019à la prochaine session l\u2019a- \u201cdoption d'une mesure propre à amener ia prohi- \"bition dans Ia province de Québec sera deman- i dée, et le priant de voter en faveur de celte mesure.* Certes, nous ne goûtons guère les principes ; de la Dominion Alliance, mais nous devons con- | venir d\u2019une chose : C\u2019est qu\u2019elle se remue, qu\u2019elle se remue diablement.Et à quoi doit-elle cette pu toujours en éveil?À ce qu'elle est organisée pou Pendant ce temps, que font les débitants de liqueurs?Sont-ils organisés, cux, sont-ils méme unis?Peuvent-ils faire bloc devant la Dominion Alliance, ou demeu me par le passé, éparpillés?Pendant six sessions consécutives, ils ont reculé.| L'une après l'autre leur furent imposées ces mesures: Réduction des licences d'hôt de 150 à 200, Diminution des heures d'ouve jour (soit de 5 a.m.à minuit) à 12 heures par jour (soit de 9 h.a.m.à 9 h.p.m.et même 7 h.p.m.le samedi).Interdiction de vendre au moins sfx jour de semaine par année: jour de la jour de la Fête du Travail, jours Abolition de la traite.\u2018envoyer à cha-| Destruction des comptoirs.Et que sais-je encore.Comme nous le dit notre ami Armand Lavergne, dans un remarquable article cité plus loin : ou le commerce des liqueurs est légitime, ou il ne l\u2019est pas.S'il n\u2019est pas légitime, pourquoi le gouvernement provincial en retire-t-il des bénéfices?Pourquoi s\u2019est-il arrangé pour ne pas diminuer ses revenus d\u2019un sou?S'il est légitime, pourquoi nos gouvernants essaient-ils hypocritement de l\u2019étrangler en lui imposant des charges énormes tout en le restreignant d\u2019outrageante façon?John H.Roberts s'est vanté d'avoir porté aux débitants de liqueurs, à la dernière session, un coup dont ils demeureraient étourdis jusqu\u2019à la prochaine session, alors qu\u2019il leur donnerait le coup de grâce.On a toujours dit aux débitants de liqueurs, jusqu'ici: Temporisez! A ce jeu ils ont perdu les deux tiers de leurs avantages, t Qu'ils continuent, et ils seront bientôt dans les ténêbres extérieures, où il y a des pleurs et des grincements de dents.Ils se demanderont alors: Pourquoi n'étions-nous pas unis?Pourquoi n'étions-nous pas organisés La Législature nous aurait respectés si nous avions été forts.A cela la Dominion Alliance répondra en ricanant: \u2014Trop tard mes amis.C'est avant aujour- d'hui qu\u2019il aurait fallu penser à cela! issante activité r la lutte.les assauts de reront-ils, com- el, à Montréal, rture de 19 par Confédération, d'élections, etc, Tempera Nous publions ci-après an vigou- renx article de M.Armand Laverque.L'article de M.Lavergne n'est.nous Fespérous, que le premier voup de canon tiré contre les forces prohibitionnistes, Nous espérons, voir avant longtemps le brillant orateur monter
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