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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 3 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1917-11-03, Collections de BAnQ.

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[" 3 PONT TR i TR NAT 0 0 0 IR LG ID Rh ! \u201cTE STA quelle déguerpisse à ecs frais.PPS worse wa ae SEE Se ET TARR TT 163 sT-LvENIS GASTON MAILLEY, directeur \u201c La situation politique | Les journaux les plus dévoués au nouveau ministère unio- niste admettent que tout ne marche pas comme sur des roulettes pour la combinaison effectuée par sir Robert Borden.Le choix des candidats unionistes crée de la bisbille dans le cabinet, M.Rowell ayant eu l\u2019idée d\u2019exiger que des candidatures libérales soient en certaines circonscriptions appuyées officiellement par le cabinet.D'autre part, les conservateurs cem- mencent à craindre que les soldats et les femmes parentes de soldats ne se rallient pas avec autant d'ensemble qu\u2019ils l\u2019avaient ré à la conscription et à la coalition.Voilà un développement dont auraient lieu de se réjouir les libéraux.Ils en pourraient en effet tirer un magnifique s'ils n'avaient eux-mêmes leurs propres déboires.L'\u201cAutorité\u201d est le seul organe libéral qui ait prévu la situation qui se présente aujourd\u2019hui.Avons-nous assez insisté pour que le parti n\u2019attende pas dernière heure pour préparer la revanche de 1911?Avonsnous assez demandé qu\u2019on nous débarrasse des soi-disant chefs qui ont complètement perdu toute emprise sur le peuple, et qu\u2019on mette à leur place pour conduire au combat l\u2019armée libérale, des gens plus jeunes, pas encore fourbus au physique et au moral, et capables d\u2019éveiller dans la masse populaire de nobles enthousiasmes?Avons-nous.avec assez de persistance, réclamé un programme?Si le parti avait suivi les conseils de notre expérience, nous ne serions pas à l'heure présente dans une situation pire que le gouvernement tory, sur le point de rendre ses comptes.Nous pouvons nous réjouir des difficultés que ce dernier trouve sur son chemin.Mais il n\u2019est pas en notre pouvoir d\u2019en faire profiter le parti.ous nous présentons devant le peuple les mains vides.Nous combattons la loi de conscription, mais sans fermeté, on t dire sans la combattre.Le peuple ignore, en -vérité, si, les libéraux revenant au pouvoir, cette loi qui répugne à notre province serait rappelée, ou si nous continuerions de l\u2019appliquer.Nous ne pouvons même nous vanter d\u2019avoir provoqué cette élection, qui oblige nos gouvernants a s\u2019incliner devant la souveraineté du peuple, puisque \u2018l'année dernière, et uniquement parce que nous avions nous-mêmes peur des électeurs, nous avons consenti à la prolongation du parlement au mépris de la Constitution.Pour cette faute commise l\u2019année dernière, nous en serons réduits, au cours de la campagne qui commence, à ne faire le procès du gouvernement que sur ses actes des der- douze mois.Sur tout ce qu\u2019il a fait auparavant, nous avons en effet passé l'éponge lorsque, usurpant l\u2019autoiité du peuple, nous avons prolongé son mandat.D'autre part, nous n\u2019avons pas un sou pour entreprendre cette lutte, et les élections, comme disait feu Israel Tarte, ne se font pas avec des prières.Sans programme et sans argent, si nous aboutissons à un suceès, ce sera vraiment un prodige plus grand que la victoire de la Marne! \u201cL\u2019AUTORITE.\u201d + \u2014\u2014 I - Deux candidatures idéales | J.-E.P r évost.\u2014 S.-W.Jacobs On a beaucoup parlé en ces derniers lamps de l'isolement de la province de Québec ot de effacement de eon prestige.Dans le prochain parlement, 11 pourrait advenir que la province de Québec se trouvât dans une position d\u2019infériorité numérique.Mais l'influence et le prestige ne se mesurent pas toujours au nombre.Et nous estimons que lo prestige de notre province et de notre race sera grandi au lieu d\u2019être diminué si, dans cette élection, nous portons l\u2019attention qui convient au choix des candidats ct élisons des roprésen- tants dignes de l\u2019emploi.Nous voudrions voir, dans les soixante-cinq circonscriptions du Québec, des candidats aussi hautement recommandables à tous les points de vue que M.Jules-Edouard Prévost, dans Terrobonne, et MS.W.Jacobs, dans In division Cartier de Montréal.Ces deux hommes, dont l\u2019élection ne fait aucun doute, appartiennent à des races différentes; par leur personnelle valeur qui s\u2019impose, ils feront cependant dans une égale mesure honneur à notre province.Nous regrettons que M.Aimé Grothé ait eu l\u2019idée de se mesurer avec M.Jacobs.M.Grothé est un jeune homme du pius grand mérite, ct nous sommes convaincu que s\u2019il aait attendre patiemment son tour, il finira par percer.Seulement, pour l\u2019heure, il ferait mieux de ge dé- -sister, de rester eur les victoires qu\u2019il a contribué à remporter avec le 22e, au lieu d\u2019aller ternir sa gloire en essuyant une défaite aux urnes.Il n\u2019y aurait pas de risque que notre province fût reléguée dans l\u2019ombre, si ses soixante-cing députés sont des hommes de premier ordre.Son prestige et son influence scront néanmoins nuls si elle n\u2019élit qu\u2019uno bande de fantoches, comme le député de Sainte-Marie, par 8.\u201d intelligents électours de cette division ne consentiront-ils pas cette année à nous débarrasser de Médéric Martin, qui depuis qu\u2019il siège à Ottawa nous rend ridicules aux yeux du pays?Que leur a donc fait ce clown pour qu\u2019ils s\u2019obstinent à le maintenir au pinacle?N\u2019est- oe assez de l\u2019avoir vu, d\u2019une fenêtre de Phôtel de ville, conseiller aux étudiants les manifestations bruyantes, et, d\u2019une autre fenêtre, commander à la police de les assommer à coups de bâtons, pour faire - comprendre aux électeurs de Sainte-Marie que leur député est maboul, et qu\u2019il doivent à leur dignité d\u2019en choisir un autre.Il n\u2019est pas possible qu\u2019il ne se trouve pas, dasn ln circonscription, un industriel ou un professionnel inrportant qui soit disposé à accepter leur mandat et qui soit capable de les représenter dignement.Le changement e'impose, pour l'honneur de notre race ct de notre JBAN PICK.L'affaire des abattoirs La cour d\u2019appel a cette semaine décidé que la Compagnie des Abatädire doit obéir aux règlements comme tout le monde.Cela eem- ble une vé:1:é évidente ; il à cependant fallu plaider longtemps pour la faire proclamer.Ce point bien établi, va singulièrement simplifier le règlement du problème que posait À nos administrateurs municipaux le lent em- poieonnement du quartier Delorimier par les émanations putrides non pas tant des abattoire que du fondoir où ln compagnie utilise industriellement les détritus de viandes qu\u2019elle rachète des bouchers.La compagnie s\u2019est applqué elle-mêmo à prouver qu\u2019il n\u2019existe - de méthode pour rendre cette industrie inoffensive au sein d\u2019une ville populeuse.Il \u2019ensuit donc qu\u2019il faut qu\u2019elle déguerpisse, et Le jugement de la cour d'appel est décisif.28 le ville était obfigée de payer pour faire cessor les nuisances, % le meilleur moyen de s'enrichir, pour\u2019 tous les citoyens qui aspirênt à | la fortune, serait de e\u2019ingénier à nuire à eos voisins.\u201cNous avons toujours été d\u2019avis que la compagnie abusait de la 4 nafveté de nos administrateurs lorsqu'elle réclamait do $600,000 à 000,000 pour déplacer le foyer d\u2019infection qu\u2019elle n délibérément soo te minis cst consolidée par la décision des tribunaux.Si le compagnie ostime encore qu\u2019elle a des droits quelconques, © qu\u2019 » définisse au plus vite ouvertement, et gu\u2019elle cess de penser hd iene at pase qe ut mine de Pexiger.\u201c- JULES GRAPAUD.I a The Eng REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS - An open letter to Ish-speaking citizens of WRN, \u2019 lee Me eue Montreal Gentlemen, thorization.stead of selecting out one of the biggest.pound of cure.nicipal coffers! Conscription prohibition 0 oud bosque\u201d dans 8 les tranchées ?\u2014 Nous aimerions voir la binette de ces braves gons de Saint-Roch, Saint-Sauveur ct Limoilou, qui ont voté-la prohibition avec tant d\u2019enthousiasme lorsqu\u2019ils scront appe- 16s sous les drapeaux.Courront-ils aux tranchées avec [le même entrain qu\u2019ils couraient aux polls, le 4 octobre, pour voter en faveur de la prohibition, entraînés par l\u2019éloquence du Père Lelièvre, et des abbée Valmoro Lavergne ct Maxime Fortin ?Le père Lelièvre est un Français dont nous aimerions à connaître le carnet militaire; les abbés La- ; \u2018rergne et\u201d Fortin feraient deux \u2018l'beaux soldats.Ils ont la prestan- My series of open letters to the biggest English- speaking men of Montreal has brought me a number of questions, each of which is, in my estimation, entitled to an answer.Before dealing with the questions put up to me, I wish to assure my correspondanls that I appreciate very highly their interest in my cam- waign.To those who have written me and requested that their names be not published, I wish to state once for all, that no self-respecting publisher would give out the names of his informants without a specific au- It was at the request of a few English friends that I inaugurated this weekly message in the shakespearian language, and I may confess it very candidly, when I started it, I had but a faint hope that my English-speaking fellow-citizens would take any interest in it.My aim was to stir up English opinion in municipal affairs; my appeals were directed at a few, but I may judge by my correspondence they reached many.It is why, today, 1 am addressing all of my English readers, in- In anything that I do or say, 1 like to be straightforward.To those who have asked me where 1 was driving at with my English letters, I could answer : just for the love of you, my dear friend, but it would not be straight.I did it for the sake of public welfare.Even at the risk of hurting the feelings of my English friends, I must tell them that they do not show for example, enough interest in our civic affairs.Their excuse is that they are the minority and that it is impossible for them to secure a real control of the City Hall.It is not a good excuse; moreover, it is a bad excuse and an error.The English-speaking citizens of Montreal can control our civic administration, if they chose to.It is why I am repeatedly appealing to them.It should never be forgotten that the English element of Montreal is holding the balance of power in municipal affairs.Whenever they like, they can be a solid unit and shift the weight of their influence to any of our factions and make it the powerful one.The French majority of Montreal can afford to Le divided; the English minority can not.Instead of preying on our divisions you should combine with what is considered the better element: X5%there are always two sides with the French majority, you should join the better side, and your support would give it the power, Men should be dealt with as they arc and not as they should be.Montreal is our pie, and very naturally, we expect the bigger slice of it.We do not deny you your share, but when you claim the bigger slice you do not get it and the whole pie goes to rot.It is what happened at the last municipal elections.I hold that my English-speaking fellow-citizens are responsible for the shameful state of conditions in our civic government; it is why I insist on advising them, and if possible, on waking them up.They are responsible of the present condition of things because they have made possible the election of Mederic Martin who is playing havoc with our finances.I hate to write such bare truths, but they have to be told and plain facts should be realized.An ounce of prevention is worth more than a When I tell my English readers such unpleasant things, I am thinking of the coming municipal elections.You may think that I am too harsh, but a friend in need is a friend indeed.This leader of the Council, Lariviére, can not even take care of a grocer shop; how could he take care of Concordia?O\u2019Connell can do some noise on the lacrosse grounds; but at the City-Hall, he is too bad a plumber to prevent the leakage from the mu- Now, in federal politics, 1 have advocated the choice, as a representative of Montreal, of honorable Mr.Sévigny.May my prayer be favorably heard! Montreal needs a sponsor at Ottawa, and who would pretend that this puppet, this clown, Médéric, does not bring shame upon the canadian metropolis?Let us be a united Canadian people, not a mosaic of nations.That is why I am appealing to the English citizens.Should they join the clean French-Canadians, we would have in Ottawa, Quebec and Montreal, progressive, honest, and impartial governments.GASTON MAILLET.ce, ils ont le feu, ils ont entrain.Cependant, nous craignons bien que pendant que ces braves Canayens de Saint-Roch, Saint-Sau- veur ct Limoilou pataugeront dans la boue jusqu\u2019à la ceinture et recevront des marmites sur le ciboulet, nous craignons bien que le Père Lelièvre et ses deux compères restent les pieds sur les cuenête, peut- être même à boire un bon petit verre de vin rouge (Pourquoi pas?Dieu n\u2019est-il pas le créateur du raisin ?) Ces braves Canayens de Saint- Roch, Saint-Sauveur et Limoilou auront la consolation, dans les tranchées de se remémorer les consolantes paroles du Père Lelièvro et des révérends MM.Lavergne et Fortin, au cours de ls campagne prohibitionniete : \u2014La conscription, ça, c\u2019est temporel, c\u2019est pour vous.tandis que la prohibition, c\u2019est spirituel, ça nous appartient.Allez aux tranchées, nous resterons ici à prier pour vous; mais ai vous n\u2019êtes pas \u2018prohibitionnistes, et que vous mour- tiez dans les tranchées, vous irez en: enfer, tenez-vous le pour dit.Bravo ! St- Hyacinthe Elle a eu raison d\u2019élire comme maire un journaliste, M.Damien Bouchard \u2014 Puisqu\u2019elle n\u2019est malheureusement publiée\u2014au désavantage de nos concitoyens \u2014 que le samedi, \u201cL\u2019Autorité\u201d arrive un peu tard pour féliciter M.Damien Bouchard, député à la Législature, de son élévation au poste de maire de Saint- Hyacinthe.Cependant, nous espérons que M.Bouchard agréra nos compliments tardifs comme ceux qui n\u2019ont pas manqué de lui venir de tous les coins de la province de Québec où les gens se risquent à mettre un pied devant l'autre sans pour cela en référer à celui-ci ou celui-là, Donc, à notre ami et confrère, Damien Bouchard, nous, de \u201cL\u2019Autorité\u201d, sommes heureux d'offrir nos félicitations Jes plus sincères, et, ce qui vaut autant, les plus méritées.GILBERT Tél.Est 393 Abonnement: Par malle .$2.00 par année LARUE, récacteur o.chef Halifax donne un profitable enseignement à Montréa Voulez-vousque les bouges pullulent chez nous comme dans cette ville prohibitionniste ?Aux bons apôtres de découvrir les boucans Alors que ces bons prohibitionnistes veulent imposer à toutes les villes de la province de Québec et notamment à Montréal, une doctrine aussi étrangère à nos moeurs que les coutumes chinoises ou japonaises, il est opportun de se de- mauder quels bons effets ils pourraient obtenir s'ils réussissaient à imposer leurs vues.| Jetons donc un coup-d\u2019oeil sur ce qui se \u2018passe dans les autres provinces.Ainsi nous aurons un cri- terium.Halifax est une ville où autre- Or, il paraît, amis lecteurs, qu'il, n\u2019en est rien.Les journaux \u2014 ces bons journaux qui célèbrent avec tant d'entrain les victoires prohibitionnistes, tout en bourrant leurs colonnes de payantes annonces de scotchs et de whiskies \u2014 nous ont annoncé récemment (avec la réserve qui sied, bien entendu) qu\u2019eu Halifax existaient des centaines de débits clandestins, bourrés de petites dames qui, à part d'offrir des liqueurs varices, offraient aussi \u2026 autre chose.Bien entendu, les apôtres de !- fois une couple de douzaines de jrohibition, ayant de telles hor- restaurateurs cxerçaient honnête- reurs, ont rougi jusqu'au blane deg ment leur industrie en payant li- yeux.Ils se sont rendus en corps cence.Aujourd\u2019hui, la prohibition a supprimé les licences ct les restaurants, Si nous en référons au juge Lafontaine, au juge Lemieux, à John II, Roberts et à quatre ou cinq puritains de Toronto, Halifax devrait donc être une cité où la morale fleurit comme les lilas au printemps, où les infractions à la loi sont aussi inconnues que les bananes dans l\u2019Ungova.|auprès du chef de police d\u2019Ialifax, gnalez-nous les maisons louches, et lui ont demandé comment il se faisait que de telles horreurs se perpétrassent dans la nouvelle Jérusalem céleste.\u2014Vous n\u2019avez qu\u2019à me signaler | les cudroits, répondit l\u2019émule de Vidoey, et mes sbires s\u2019y rendront ; vous comprenez que nous na pouvons pas les trouver tous nous- mêmes, à moins de pénêtrer dans toutes les maisons d'Halifax.Siet nous verrons à les fermer, De sorte que ces bons apôtres devront centrer dans tous les bouges, l\u2019un après l'autre, afin de les signaler aux autorités.D'où il résulte qu\u2019autant il cst facile de contrôler des établissements licenciés, autant il est difficile, même de localiser, ce qu\u2019en englais on appelle des \u201cblind pigs.\u201d Que ¢i vous fermez un établissement licencié, vous vuvrez à côté dix débits clandestine, où la mauvaise Doisson, mais encore où la jeunesse court risque de se perdre.Que les autorités sera\u2018ent de bonnes poires, elles de qui ivs revenus se trouvent diminués pai la disparition des taxes, d'augmenter leur police pour en arriver à un aussi beau résultat tant au point-de vue moral qu\u2019au point de vue ma- \u2018tériel.Nous, Montréalais, pour qui Pexemple d\u2019Halifax n'est qu\u2019un entre mille, demandons-nous &il faut remplacer les trois cents bars actuels par trois mille boucane.Car c\u2019est à nous de répondre.Sylvio PLCAUD.Biographie Rodolphe Comme quoi il est démontré que c\u2019est un grand bavard et un petit faiseur La \u2018Gazette publie une biographie bien amusante de M.Rodolphe Lemieux, qui n\u2019a plus même droit au titre d\u2019honorable, après avoir voulu être sir.L'auteur de cet article, c'est facile à voir, veut se montrer sympathique envers M.Lemienx ; mais tout de même il ne peut s\u2019empêcher de dévoiler certaines faiblesses de ce gros Rodolphe.Ainsi, il nous apprend que M.Lemieux, au sortir du collège, passait pour un radical, alors que nous savons tous, nous, qu\u2019aucun mortel n'est plus conservateur, tout en restant libéral de nom, que M.Rodolphe Lemieux.A l\u2019Université, M.Lemieux, parait-il n\u2019avait en bouche que les discours de Louis- Joseph Papineau.L'auteur de l\u2019article en question nous relate les voyages diplomatiques de M.lemieux au Japon et au Sud-Africain ; il nous rappelle aussi que M.Lemieux ramena d\u2019Angleterre les cendres du regretté Raymond Lafontaine; mais il oublie de nous remémoær qu\u2019en cette circonstance, M.Lemieux, à bord d\u2019un bâtiment de guerre, le \u201cDominion\u201d, ne cessait de répéter, en songeant aux munitions renfermées dans la sainte-barbe: \u2014Si ça sautait!.Si ça sautait!.Ce que la \u201cGazetle\u201d oublie, par exemple, c\u2019est de remonter aux origines de Rodoiphe.Un journal d\u2019ordinaire bien renseigné s\u2019est chargé de la chose dans le temps, et nous verrons que Rodolphe est resté ce qu\u2019il était alors, vantard mais peu belliqueux :\u2014 Lorsque vébé Lemieux ouvrit pour la première fois les yeux à la lumière (il y a de cela quelque chose comme un demi-siècle), ses parents se demandèrent quel nom ils donneraient, au baptême, à ce poupon Jouffiu qui esquissait déjà des gestes d'orateur de hustings et poussait des cris à déchirer le tympan: \u2014Appelons-le Mirabeau, disait une tante, car ma foi, ça va faire wn grand parleux!.\u2014Mais lequel, repartit wa oncle qui avait des lettres.Y avait Mirabeau Tonnerre et Mirabeau Tonneau.Faute de pouvoir choisir, car si bébé Lemieux semblait déjà pas mal tonitruant, ses clameurs son- naîlent en même temps fort creux, on se rejeta sur un autre nom.Comme ses parents étaient déjà très orgueilleux du poupon, ils cherchèrent parmi les souverains alors régnants lequel pouvait bien avoir une ressemblance, fat-elle vague, avec leur clalronnante progéniture.De droles pédagogues La Commission des écoles catholiques néglige lesinstitu- teurs pour se plonger dans les achats de terrains La Commission des écoles catholiques trouve sans doute qu\u2019il est plus avantageux, au point de vuc pédagogique d'acheter des terrains que d'augmenter les salaires des professeurs.C\u2019est toujours, comme on dit outre-Manche, \u201cthe same old story.\u201d Nos administrations municipales ont donné à nos commissions scolaires un exemple que celles-ci ont trop bien suivi.De pédagogie on s\u2019est moqué, dans nos commissions scolaires, comme de sa dernière chemise; et les membres actuels du bureau central de la Commission scolaire ont-ils l\u2019intention de marcher sur les traces de ces fameux commissaires de Saint- Edouard, Saint-Stanislas, Saint Grégoire le Thaumaturge, grands partisans de transactions immobilières, mais piètres pédagogues?On dit que la Commission scolaire telle que réorganisée est sortie d\u2019une entente entre Mer Bruchési et sir Lomer Gouin, qui en ont dressé la liste, moins M.Létourneau, l\u2019élu du Conseil municipal.Il est permis de se demander si les deux parrains seront bien satisfaits de leur filleule, dont le premier acte effectif est un achat de terrain.CEE cousin, y pensez-vous, y pourrait pas monter sur les hustings quand y sera candidat sons qu'on y crie: \u201cTa g., Zozett\u201d\" L'oncle qui avait des lettres et un frottement d'histoire conseilla pompeusement: \u2014Appelons-ie Rodolphe.C'est le fondateur de la dynastie des Hapsbourg, à laquelle appartient Fran-! çois-Joseph, à qui ce bébé ressem-; ble, selon vous.De même, mon fieux aura un grand nom.Ainsi fut fait.Plus tard, lorsque Rodolphe \u2014 pas le fondateur de la dynastie des Hapsbourg, mais d\u2019une autre dynastie qui devait devenir aussi encombrante \u2014 fit son apparition au coliège, son air impérieux disait clairement à ses confrères: : \u2014Otez-vous de d'la que j'm'y mette! : Maigré sa mine fendante, c'était un garçon fort prudent, ne grimpant jamais dans les arbres, de peur de dégringoler, ne passant jamais près d'une mare, ne dy choir.et appréhendant plus que tout ces coups de poing de coNégiens qui font saigner le nez et bieuir l'ocil gauche ou l'oeil droit.C'était un garcon \u201csafe\u201d et il l'est resté depuis.Seulement, sa voix s\u2019enflait chaque jour davantage, et ses mat- tres disaient: Et l'on s'arrêta sur fe portrait de d'Autriche.\u2018appeler | Joseph, s\u2019écria uaferat ! \u2014Quel merveilleux trombonne ui D\u2019autant plus que la transaction proposée serait absolument renversante si le terrain offert était payé le prix de- mange \u2014 $76,000 \u2014 zven que Mgr Roy soit d\u2019opinion que l\u2019endroit choisi par la commission du district nord et proposé avec {ant d\u2019instance par M.Patenaude, membre de cette commission, ne coûtera pas un prix exorbitant.Sans doute que Mgr Roy sa- vail exactement ce qu\u2019en demanderait son possesseur, l\u2019abbé Morin, aux experts, puisque la Commission veut procéder par expropriation.On chuchote en certains milieux que l\u2019abbé Morin n\u2019a payé ledit terrain que quelques milliers de dollars et qu\u2019il l\u2019a même offert à un agent d'immeubles pour moins de S25,000, Ceux qui connaissent Pabbé Morin savent qu'il ne se constituera pas courtier d'immeubles.lui revêtu d\u2019un caractère sacré, lorsqu'il s\u2019agit surtout de l\u2019instruction de nos enfants, Il mettra fin à la rumeur que des membres du clergé ont une tendance à s'approprier .des terrains autour des églises pour les revendre à la Commission scolaire.Bien qu\u2019il lui ait coûté.pa- raît-il, moins que cela, l'abbé Morin disposerait-il de son terrain envers la Commission scolaire pour $10,000 que nous trouverons, avec Mgr Roy, que ce prix n\u2019est pas exorditant.Au cas où l\u2019abbé Morin demanderait plus, nous croyons que Ia Commission feruit bien de rompre les négociations et de se rallier à la proposition du commissaire Perreault, qui proposait qu\u2019au lieu de fixer le site d\u2019une école da:is la partie la plus populeuse et la plus coûteuse de la paroisse, c'est-à-dire près de l\u2019église, on choisit plutôt des lots vacants et moins dispendieux.BIRIBI.Mort de Mme S.Mayrand Nous avons le regret d'apprendre la mort de Madame Denise Rousseau, \u2014 épouse de Siméon Mayrand, née le 23 septembre 18852, décédée hier, le 1 novembre 1917 à l'âge de 65 ans 1 mois et 9 jours.Les funerailles auront lieu, lundi le 5 novembre à 8 heures a.m, Le convoi funèbre partira de sa résidence, t079 Delorimier pour se rendre à l\u2019église de I'lmmaculée Conception et de là au cimetière de la Côte des Neignes, lieu de la sépulture.Elle laisse pour déplorer sa pperte, son époux, Siméon Mayrand, trois garçons, Georges, échevin et M.P.P., Joseph, employé civique et Honoré, étudiant en loi; deux filles, Mme Hector Hardy et Mile Blanche.A.M.Georges Mayrand et - à sa famille, \u201cL'Autorité\u201d* offre ses sincères condoléances. rt AKG Yt.le Le.capitains Bouchardon continue l\u2019audi: tion des témoins et e rvoie des commis- slons rogatoires L'enquête de la Cour dé Cassation Hier, journée calme au Palais.À part la déposition de M.Léon Daudet\u2014qui est loin d'être terminée\u2014et celle de deux témoins entendus par M.Bouchardon, les instructions ouvertes contre Bolo, les époux Turmel et le Bonnet Rouge ont chômé\u2014relati- vement.M.Gilbert n\u2019est venu au Palais que l'après-midi, - Mais aujourd'hui il pourrait y avoir du nouveau: M.Turmel a promis de parler, on le sait.Voici comment les communiqués judiciaires officiels transmis par le Bureau de lu presse dans là journée d'hier réument les actions en cours.Midi : Le rapporteur a entendu ce ma- fin un témoin dans l'affaire du Bonnet Rouge.M recueille également la suite de la déposition de M.Léon Darutet.2 heures: Le rapporteur a envoyé cet après-midi une rommission roga- loire en Italie relative à l'affaire Roly.I « entendu un témoin dans l'affaire du Bonnet Rouge et a recueilli la suite de ia longue déposition de M.Léon Daudet, UNE ASSIGNATION Neus avons pubié avant-hier dans notre \u201cRevue de presse\u201d les attendu- de l'assignation lancée jar M.Charles Mumbert à Rolo pacha, pour obienir du tribunal de commerce Pannulation du contrat par lequel lineulpé s\u2019est ron- du acquéreur de 1.100 actions du Journal, C'est demain vendredi 12 octobre, à midi, que viendra cette af- taire.Me Jacques Bonzon #y pré =vnters au nom de Bolo pacha, Mais, devancant cette audience, Vineulpé a riposté hier a Vassignation du sénateur de la Meuse par une autre requête remise au pré- -ident du tribunal civil et tendant à obtenir In nomination d'un séquestre pour les sommes et va- lenrs revendiquées mar Bolo.Voici, à titre de document, le texte de cette requête.qui a été présentée hier soir à M.le président Servin par Me Dallerv.avoué: À Mensieur le président du 1ribu- nal civil de la Seine.M.Bolo pacha, 1%, rue de Phalshourg.actuellement à la prison de Fresnes, ayant Me Dallery pour avoué, à Fhonneur de vous erpo- sfr: « inlérél et nécessité à ce que celte somme ne reste pas entre les mains de M.Charles Humbert, qui, sous les offres apparentes de remboursement, ne cherche qu'à la conserver; Qu'il y a lu plus grande urgence da nommer un séyuesire chargé de recevoir de M.(Charles Humbert toutes sommes qu'il détient du fait de M.Bolo, i charge de les conserver el de les rendre à qui il appartiendra; Pour quoi l'exposant demande qu'il vous plaise, monsieur le pré- sdent, l'autoriser à assigner en référé par-derant vous, pour tels iieu, jour el heure qu'il vous plaira indiquer.M.Charles Humbertpour y voir nommer lelie personne qu'il vous plaira désigner séquestre de toutes sommes ou raleurs quel- cunques remises par Bolg pacha a M.Charies Humbert.avec pouvoir de les retirer des mains de ce dernier.d'en donner quittance, et à charge par Iedif séquestre de les conserver et de les rendre à qui sera par justice ordonné; Voir ordonner l'erécution provisoire de l'ordonnance à intervenir, nonobstant appel, sur minule et même avant enregistrement.ru l'urgence.Sous foutes réserves et ce sera justice.L.DaLLERY.Faisant droit à In requête qui venait de lui être présentée, M.le président Servin a rendu aussitôt l'ordonnance suivante: Nous, président du tribunal civil de la Seine.vu la requête ci-dessus, auforisons l'exposant à assi- quer M.Charles Humbert en ré- teré par-devant nous, en notre cabinet du Palais de Justice, pour le 11 octobre, à 4 heures de rele- rée, aus fins de la reguête précité, M.le président Servin a commis aussitôt Me Coupa, huissier, pour signifier sur-le-champ cette assignation à M.Charles Humbert.C'est done ce soir, à 6 heures.que M.le président Servin se prononcera au sujet de cette assignation.LI CAS DE M.MONIER C'est mardi prochain 16 octa- bre qu'à Vissue de l'audience de rentrée de la Cour suprême se réunira le conseil supérieur de 1a ma- ristrature pour décider s\u2019il y a lieu de \u201csuivre\u201d dans l'affaire des poursuites disciplinaires dirigées contre M.le premier présiient Monier.Qu'au commencement de l'année TMG l'exposant a confié à a.| Charles Humbert, sénateur de la Meuse, directeur du Journal.de- tueurant à Paris, 167.boulevard Malesherhes, une somme dr plus de G millions de francs; Que, ru les rirconstances actuelles qui vous seront exposées, il y \u2014 Le conseil supérieur rendra son arrêt aussitôt après avoir entendu le rapport de M.le président de chambre Alphonse Bard.Si le conseil décide qu\u2019il n'y a pas lien à \u201csuivre\u201d.cela équivaudra, =i l'on peut dire.à un non- lieu.L'affaire se trouvera alors immédiatement terminée.Dans le cas contraire, le conseil ohfirmera M.Bard dans ses fonctions de rapportèur.Dès lorg, le présicent de la chanibre criminelle de la Cour su- préme intsruirau l'affaire comme le ferait un magistrat instructeur, et, à la fin de cette instruction, M.Monier sera cité à comparaître en personne devant lé conseil supérieur de la magistrature \u2018pour v donner ses explications, Nous croyons savoir que M.Monier ne se ferait assister d\u2019aucun avocat.A SAINT-LAZARE Mme Turmel est donc à Saint- Lazare depuis mardi soir.Elle oveupe une cellule voisine de celle qn'habita avant la guerre une inculpée de marque.Mme Steinhell.Elle partage ce réduit disciplinaire avec Une compagne, arrêtée pour vol dans les grands magasins.Mais Mme Turtnel semble assez indifférente aux conditions nouvelles de son incarcération.Elle est, du reste.relativement privilégiée puisqu'elle bénéficie du régime dit de la pistole, spécial à la prison de Saint-Lazare.et qui lui nermet de faire venir ses repas de l'extérieur.Avant-hier soir, Me Bonzon \u201cest rendu à la Sûreté et a appris à M.Turmel l'arrestation de sa femme.Le maire de Loudéac a maniles- té une visible émotion à cette nouvelle qui a semblé le préoceuper beaucoup.D'autre part.à lu suite de la double arrestation de M.ct Mme Turmel, leurs filles ont quitté hier l'appartement de la rue Saint- Philibert.à Passy.Des amis de la famille leur ont offert l'hospitalité provisoirement.CHEZ Me JACQUES BONZON Hier, Me Jacques Bonzon n'est pas sorti de chez lui.Sans doute.le défenseur de Bolo et de M, ct Mme Turmel, dont la tâche est éreasante, a-t-il passé sa journée à étudier le dossier du député des Côtes-lu-Nord, qui sera interrogé aujourd'hui.on le suit, par M.Gilbert.Mais à tout instant, la sonnette retentit: C'est un journaliste qui demande à ttre reçu.Bientôt ils sont plusieurs, réunis dans l'antichambre.qui attendent.Enfin, une porte s'ouvre et Me Jacques Bonzon paraît : \u2014 Messieurs.nous dit-il.si je sais pourquoi vous êtes ici, vous savez aussi que je ne peux pas satisfaire à votre désir.I] est de mon devoir de me taire.\u201cEt même, puisque les communiqués officiels judiciaires sont supprimés, en ce qui concerne tout au moins le parquet, j'ai dééidé de supprimer à mon tour les com- munigués de la défense que j'avais institués.\u2026\u201d Et comme on fait mine d\u2019insister: | \u2014Non, messieurs.Je dois me taire, je me tairai.N'attendez pas de moi que je parle.Je suis lié par le plus strict de tous les se- vreis\u2014le secret porfessionnel.Et Me Bonzon, muet et énigmatique, retourne à ses dossiers.Au sujet de l'interrogatoire de M.Turmel.on se rappelle qu'il a promis à diverses reprises.de \u201cparler\u201d, Parlera-t-il.au fait\u2019.Bien malin qui pourrait répon- «dre.: re 3 L_ : À \\'exposition Nationale du Canada, a Toronto, il y eut 920,000 admissions et 175,000 à Québecdifférents exhibits t l'on doit tout naturellement espérer que ces nombreux visiteurs La-plupart des visiteurs ont man Fer'du Gouvernement Canadien, \u20ac gol LES CHEMINS DE FER DU GOUVERNEMENT | AU PREMIER PLAN AUX GRXANDES EXPOSITIONS DU CANADA EDA > ifesté le plus vif intérêt \u2018dans les leur accorderont de plus en plus leur patronage.A Toronto, on aviit dressé une immense carte du Canads, soixante pieds de \u201cpieds \u2018de hauteur, indiquant le trajet de Winñipeg J Aor \u2018du Gouvernement Canadien était marguée.par des éniontrer la route des principaux Tumineüse projetait.les mots \u201c Nat vers Québec; lu correspondahce se Limité\u201d venait.de quitter Montréalcontinuait sa route pâr les rives Au Voyage.de rotor, les mêmes proj 5.SurJa carte, Une annonce indigüait que 500,000 de nos jeunes soldats avaient.voyigé sur cette - Toute sans le moindre accident: fait ont\u2019 ur ce, \u201cEn éffot, une statue immense/de Jac \u20ac i t edûtAccompli:un tel récord.plusieurs peintures à l\u2019huilé;-qui =.goût a tion: on a \u2018di Inéÿen\u2018d'un appareil électrique des plus ingénieux.On avait nussi construit un \u2018modélé-illuminé de rapport avec les immenses tefroidi actuellémiént { represent.; {A Québec, les exbibits étaient presque semblab) Lai pire ional *Atlmtic Près de Québec, une peut etre fs\u201d zaste _# ; etaient les usqu'à l'Atlantiqueit r des globes rôuges : écldirés à l'électricité; pour trains en mouvement, on faisait fonctionner uné ombre mobile au Par exemple, à partir de- Winnipeg, l'enseigne tigntic\u2019\u2019 ot, immédiatement, \u20ac rre ahee se faisait X'Cochranc avec la ligne de Toronto, et les noms des \u2018pales stations étaient aussi projetés.autre projection anrionçait que \u201cl'Océan Les deux lignes correspondaient à Québée; \u201c l\u2019Océan Lumité du Saint-Laurent jusqu'à Moncton, éctions lumineuses étaient répétées.dt étre\u201d fiers c'imports\" quelle cémpagiie\u2018de tritié syinbolisäit combien il était fisted que son chemi la nouvelle gare Union qui sera\u2018construite plus tard \u2018construction\u2019 à \u2018Halifax.Oi ; ini complètement finis.) les « semblables à ceux de Toronto; ition en ant-6té tellemerit enchantés, qu'ils ont déce: artistique de ses exhibits des Cliemins de Fer de l'État, rné.uiie médaille d'érau Goù «nombre de*pämphléts s des Chemins de longueur par quinze La voie des Chemins de l'ombre commençait sa course ringi- Halifax ct les deux Sydney.é fer On y avait aussi Ajouté ;, puss Jés directhira dé : L'AUTORITE - Classification des hommes | pour le service Ottawa, Ont.\u2014\u2014Seuls les hommes que les bureaux médicaux déclarent aptes, physiquement, pour le service d'outremer, sont compris duns Jes premiers coatingents appelés sous les armes, d'après l\u2019Acte du Service Militaire.Tes examinateurs placent tous ces hommes dans la Catégorie A.Tes hommes dont la condition physique n'est pas parfaite sont Classés dnus les régiments des non- combattants, suivant deur capacité.soit au Canada où en Europe, d'après leur état actuel, Ces hommes pour- mont plus tard être appelés et examinés de nouveau on être appelés à faire du service dans les rêzi- ments non- comimertants.Naturellement, ce qu'il faut immédiatement, ce sont des hommes aptes pour le service actif.L'expérience a démontré que la condition physique des hommes wa- rie beaucoup: c'estA-dire un homme peut.dans l'espace de quelques semaines on de quelques mois, s'améliorer considérablement.Parmi ceux que les bureaux médicaux ont rêcem- ment déclarés aptes au service militaire, avaient d'abord été renvoyés pur les médecins lors de leur application pour l'enrôlement volontaire.ee ne Fontenelle logeait chez lui un de ses neveux, M.D.qui l'incommodait fort: il le gardait pour ne pas nvoir l'embarras de s\u2019en défaire.Ce never tomba malade très dangereusement: il ordonna qu'on en prit le plus grand soin.Etant à dîner chez Mme Geoffrinil envoya savoir de ses nouvelles.- ll est beaucoup mieux, lui dit- un.1] eut un léger soupir et d'un ton viteux à! ajouta: \u2014Vous verrez qu'il en reviendra.\u2014\u2014\u2014 eee.AVIS Avis est par les présentes donné que In Congrégation des Juifs anglais.allemands et palonais de Montréal.s'adresseru à la Législature de la provinee de Québec à sa prochaine session 4 l'effet d'obtenir ute loi amendant Ia loi incorporant ladite congrégation (9-10 Geo.IV.chap.75: 9 Viet.chap.96, et amendements dans le but d'apporter certain: changements dans le nom de la présente Congrägations de lui permettre de posséder des prapré- tés dans les limites de Montréal et nequérir et détenir des terrains pour un cimetière: et pour tontes autres fins.Montréal, 30 octobre 1917.Jucobs, Couture & Fitch, Avocats de la Congrégation des Juifs augluis, allemands et polonais.(Cartes professionnelles || DESSAULLES & GARNEAU avosae 86, RUE NOTRE-DAME OUEST Tél.Muln 4316 Perron, Taschéreau, Rinfret, Vallée & Genest Avocats It PLACE D'ARMES = Tél.Muln 5200.Déménuxemeut de Planes et de Meubles Le Eniunaguslauge à l'épreuve du feu Erspaqueteurs el Expéditeurs J.8.Balllargeon Express Limited 329 ONTARIO EST.Tél.Ext 6400 RODOLPHE FORGET Courter et Banquier 33 rue NOTRE-DAME OUEST Tél.Main 7031 ARTHUR ECREMENT Notaire VD rue ST-JACQUES Tél.Main 408 GEORGES MAYRAND, M.PP Notulre Edifice Versailles, 96 rue ST-JACQUES + Tél.Muin 1224 Mésideuce St-Louls 2121 Tél.Muin 2784, Bell Tél, Main 4164 H.BEAUREGARD Entrepreneur Qéuéra) Chambre 920; 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Français.
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