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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 17 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1917-11-17, Collections de BAnQ.

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[" SEA re > nets SRO 7 i gen FR hE re noi etait hw Caper I 2 SO een Er Ne AF met eat En Ç Véb-IV - No204 163 ST-UENIS MONTREAL, 17 NOVEMBRE\"1917 Tél.Est 593 Abonnement : Par malle .$2.00 par année \u2014 GASTON MAILLET, directeur Regardons d\u2019abord | autour de nous La politique, c\u2019est beau, mais Montréal, c\u2019est Aussi quelque chose La \u201cPresse\u201d publiait, lundi, cette notule: Esté] logique que des dénonciateurs du büillon au Parlement empêchent de parler des oitoyens libres qui veulent expliquer leur conduite à une assemblée publique?\u201d C'est aussi là notre sentiment.Car si les partis s\u2019appliquent à faire aussi mal l\u2019un que l'autre, nous n\u2019avons pas besoin de leurs démarcations politi- Il est entendu que les unionistes vont attraper, dans la province de Québec, une volée de bois vert.Alors, pourquoi ne pas accorder \u201cfair play\u201d?Les laurieristes n\u2019en retireraient que plus d\u2019avantages à écraser, à pulvériser les arguments de leurs adversaires.Au lieu que.si le biillon leur est posé sur la bouche, sir Wilfrid ne remportera pas un siége de plus dans le Québec, mais en revanche, en perdra deux pour un dans I'Ontario, le Manitoba, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, et les .-es de l'Ouest.Déjà, la presse anglaise a lancé son cri de guerre: \u201cPuisque Québec ne veut pas entendre les unionistes, pourquoi écouterions-nous les laurieristes?\u201d De la sorte, la démocratie ne sera plus qu\u2019un mythe, de la sorte, le règne du poing aura remplacé celui de la justice.\u201cL\u2019Autorité\u201d a favorisé l\u2019union à son début, parce que celle-ci devait vraisemblablement prévenir ce que nous considérions comme le plus grand des maux qui put advenir à la province de Québec: l\u2019isolement.D'autre part, s\u2019il fallait venir à entendre par union une coalition du reste du pays contre nous, nous ne serions pas au tout de cette union-là, pas plus que nous ne serions, du reste, pour une opposition qui voudrait faire du régionalisme.C\u2019est pourquoi, en attendant que l\u2019horizon politique soit moins obscur, nous consacrerons une attention spéciale aux affaires montréalaises, estimant que s\u2019il est bon de regarder quelquefois en l'air, il est bon aussi de regarder autour de soi.Or, autour de soi, c\u2019est la métropole, dont les intérêts sont si intimement mêlés à ceux du pays, qu\u2019on peut dire en quelque sorte, qu\u2019elle est le baromètre de sa prospérité.Monc, nous ne perdrons pas de vue la scène municipale.Gilbert LaRUE.Affaires fédérales et affaires municipales \u2018Lundi prochain, tous les tandidats-entreront-officiellement en lice pour Ja grande bataille électorale qui vn être livrée dans toute l\u2019&- tendue du Dominion.Et la lutte va durer quatre semaines entières.C'est-à-dire que, bien avant qu\u2019elle prenne fin, le peuple sera rassasié de la discussion de toutes les questions qui relèvent de l\u2019administration fédérale, la guerre, l'achat du Canadian Northern, la conserip- tion, le tarif, le coût de la vic, le patronage, etc.Le public en sera saturé jusqu'au dégoût.Les harangueurs politiques ot les journaux vont tant s\u2019agiter d\u2019ici à un mois À propos de toutes ces questions que l\u201cAutorité\u201d se propose de ne pas se jeter tout de suite tête baissée dans cette campagne, Elle pourrait à la vérité re faire À notre goût, sans nous.Nous y interviendrons, d'ailleurs quand il nous semblera que les circonstances nous le commandent.Autrement, nous y assisteruns plutôt on spectateurs.Nous prendrons autant d'intérêt à toutes les péripéties, en nous épargnant d\u2019inutiles fatigues.Aussi bien, dans notre province, l'opinion publique à si fermement pris position qu\u2019il semble bien qu\u2019aucun argument, qu'aucune manoeuvre ne la fera dévier.L\u2019électorat du Québec scrait prêt à prononcer son verdict demain, Il ne le prononcera pas autrement le 17 décembre.Pourquoi l'ennuyer à débattre des sujets sur lesquels son esprit est fixé?Notre effort sera plus fécond appliqué à l'étude de nos problèmes municipaux, qui deviennent de jour en jour plus urgents.La législature se réunira dans peu de temps, et devra doter la métropole d\u2019un nouveau régime administratif.Pour les Montréalais, cette affaire l\u2019emporte sur toutes celles en cause dans l'élection fédérale.C\u2019est à la vérité une affaire d'importance nationale, puisque Montréal représente, en population, plus d\u2019un-dixième du Dominion, et que la prospérité générale de la métropole ne peut que contribuer dans nne large mesure à la prospérité générale du pays.Il est essentiel que la législature choisisee, entre les nombreux projets de réforme qui lui seront proposés, celui qui comportera les meilleures garanties d'efficacité.Par auite, tous les plans qui ont déjà été essayés doivent être impitoyablement rojetés.C'est-à-dire qu\u2019il faut mettre au rancart, du même coup.le bureau de contrôle et le conseil, qui, l\u2019un et l'autre, ont fait faillite.Nous connaissons le plan du Board of Trade et celui de la Chambre de Commerce, ainsi que vingt autres qui ont été formulés de temps à autre dans les journaux, De tous les plans qui sont passés sous nos yeux, il nous paraît évident que le plus recommandable est celui de l\u2019échevin Lapointe, qui remettrait l'administration aux mains d\u2019une commission de quinze membres élus par toute la ville, et qui choisirait son président, lequel deviendrait ipso facto le maire de Montréal.Les membres indésirables du régime actuel seraient incapables de se faire élire dans toute la ville.Te plan Lapointe aurait donc pour effet de les bannir en douceur, et de mettre à leur place des hommes de valeur, professionnels, financiors, voire mème ouvriers.Les nullités, les faiseurs, les exploiteurs n\u2019ont pas de popularité.Le meilleur moyen d\u2019exclure ces détestables éléments de l\u2019Hôtel de Ville, c\u2019est d\u2019exiger de tous nos administrateurs l'élection \u201cat large.\u201d FLAMBEAU.Adelstan de Martigny Dans In personne d\u2019Adelstan de Martigny, disparaît peut-être le médecin le plus généralement connu de Mont- Grâce à sa prodigieuse activité, il avait pu prodiguer ses soins à une clientèle fort étendue.Si l\u2019on songe qu\u2019il a succombé à l\u2019âge de 51 ans, on se demande comment il put accomplir tant de besogne gendant une vie relativement courte.Emule de Pasteur, dont il fut V'éléve, it ne cherchait pas tant à battre monnaie de sa science, qu\u2019à contribuer à l\u2019avancement des connaissances médicales.Envers ses amis, ii se montra toujours d\u2019une loyauté à toute épreuve.Dans la vie sociale, c'était le type du gentilhomme, et il est malheureux que ses multiples occupations ne lui aient pas permis de se répandre davantage dans les cercles mondains.: A Ia famille de Martigny, le directeur et le rédacteur en chef de I'\u201cAutorité\u201d offrent leurs plus ardentes sympathies, sur la mort de celui dont on se demande s\u2019il fut plus grand par le cerveau ou par le coeur.Cab REDDE Des commissions d'étude Le moyen de parer aux conséquences de l'isolement de notre \u2018province Lersque nous recommandions au gouvernement Gouin d'occuper nos jeunes et brillants députés provinciaux, pendant la vacance parlementaire, en constituant des commissions qui seraient chargées d\u2019al ler en Europe et ailleure, chercher de nouvelles méthodes de progrès et étudier les problèmes économiques posés par In guerre, notre province n\u2019était pas encore dans la situation toute particulière où elle s\u2019est trouvée acculée depuis, par suite de son isolement dans le Dominion.Aujourd\u2019hui, Québec n\u2019est pour ainsi dire plus représenté dans l\u2019administration fédérale ou ses représentants y sont mal vus.Les huit autres provinces se sont lignées contre la nôtre.Par suite, tout indique que, pour un certain nombre d'annces À venir, notre province sera laissée à ses seules ressources.Elle n\u2019aura de prospérité que celle qu\u2019elle s'assurera par ses propres moyens.Elle n\u2019aura d'immigration que si elle en capte une part par sa propre industrie.Elle n\u2019aura de commerce après-guerre que si elle a la prévoyance d\u2019en préparer elle-même les voies.Elle tient son avenir dans ses mains.Si elle ne sait pas agir, et agir erf temps utile, elle est condamnée à rétrograder ou tout au moins à rester immobile, tandis que ie reste du Dominion jouira d\u2019un élan de prospérité sans précédent.Sir Lomer va-t-il hésiter plus longtemps?Nous savons qu\u2019il déplore la position isolée dans laquelle se trouve la province.Fera-t-il ce qu\u2019il est en son pouvoir pour détourner les terribles conséquences d'une pareille situation ?Sir Lomer devrait au plus tôt convoquer le parlement provincial, expédier le plus promptement les travaux de la session, ct ensuite utiliser les députés comme nous le lui demandons depuis plus d\u2019un an à élargir le champ de notre politique provinciale.Au lendemain de la prorogation, des commissions devraient partir pour la France, pour l\u2019Italie, pour les Etats-Unis, pour l\u2019Amérique du Sud, afin de faire, dans l'intérêt de notre province, ample moisson d\u2019immigrants et ample moisson d'idées progressives et fécondes.Sir Lomer, nous le savons pertinemment, est tout acquis à ce projet; mais encore faut-il que les députés intelligents qui comprennent l'importance du programme que nous présentons, le poussent à action.: Le salut de la province de Québec en dépend ! ORSERVATOR.Le dégommage du bureau des dentistes Les Québecquois lisent avec la plus grande joie, dans \u201c La Patrie,\u201d que c\u2019est un fait accompli.\u2014 Le Dr Dubeau rendra-t-il ses comptes maintenant ?(Spécial à l\u201cAutorité\u201d) Québec 16.\u2014 Nous, de Québec, avons été fort satisfaits de lire dans la \u201cPatrie\u201d que les gouverneurs du Collège des dentistes, avaient été dégommés par le juge Bruneau, sur requête par le docteur Camille Lamothe, arguant de ce que la dernière élection était illégale parce que les bulletins n\u2019étazent que cachetés au lieu d\u2019être scellés, comme l'exige la charte des dentistes.Nous attendons avec impatience confirmation de cette nouvelle, car la disparition du docteur Dubeau et de ses co:- lègues signifie, pour nous, l\u2019enlèvement de toutes ces barrières qui n'avaient servi, jusqu'ici, qu\u2019à maintenir très élevé le coût de l\u2019hygiène dentaire, au détriment des classes pauvres.Un qui est heureux d'être sorti de cette galère, c'est le docteur Philippe Hamel, de Québec, qui, ne voulant pas siéger plus longtemps dans ce bureau des gouverneurs, a refusé, en dépit de toutes les sollicitations, de se porter de nouveau candidat.Un qui ne sera pas content d'être jeté par-dessus bord, par exemple, c\u2019est le docteur Eudore Dubeau, secrétaire perpétuel du Collège des dentistes.Dès qu\u2019un nouveau secrétaire sera nommé, ne s\u2018empresse- ra-t-il pas, en effet, de demander à M.Dubeau, doyen de l\u2019Ecole dentaire: \u2014Voulez-vous, oui ou non, rendre des comptes à vos confrères, dont vous relevez?zar chacun sait que M.Dubeau s\u2019obstine à ne pas vouloir dire à ses collègues ce qu\u2019il fait de l'argent qu\u2019il perçoit si rigoureusement des élèves de l'Ecole dentaire.ee gp rt dérait-ce l'union, mais Contre le Québec ?Notre province en viendra-t-elle à feire bande à part dans la Confédération ?_ PP (Spécial à l\u201c\u201cAutorité\u201d) Ottawa, 16.\u2014 Il semble bien que la formation d\u2019un cabinet de coalition n\u2019ait pas ramené l\u2019union partout, si nous en Jugeons par les nouvelles qui arrivent de divers coins du pays et particulièrement de la province de Québec.Ou la coalition sera battue, et c\u2019en sera fait alors de la fameuse union; ou elle sera victorieuse, et nous aurons l\u2019union, mais contre la province de Québec, qui d\u2019après les apparences fera bloc contre sir R.L.Borden.Or, l\u2019union de huit provinces contre une neuvième, ce ne serait plus de l\u2019union du tout, on en conviendra, si s\u2019élevant au- dessus des considérations de districts, on se place au point de vue de tout le Dominion.Il semble bien, cependant, que le parti unioniste ne dispose pas ses batteries de façon à remporter de grands succès dans In province de Québec.En effet, attaquer de front le sentiment de toute une province est courir à un échec certain.Les assemblées qui ont eu lieu jusqu'ici n\u2019ont pas été encourageantes pour les candidats unionistes.Sir Wilfrid Laurier Sir Wilfrid Laurier célèbre le soixante-seizième anniversaire de sa naissance.en pleine campagne électorale, est considéré comme d\u2019heureux augure par ses partisans.Nous ne pouvons nous empé- cher de faire ce rapprochement que M.Georges Clémenceau reçoit l\u2019offre de former un ministère, en France, à l'âge de 76 ans.Ce qui prouve que les hommes politiques peuvent attein- dre un âge avancé sans rien \u201c1 Le roi cochons Comment il est démontré, aux dépens du sieur Flavelle, que l'approche des élections est le commencement de la sagesse Combien de fois n'avons-nous pas dénoncé, dans l\u2019\u201cAutorité\u201d, les scandaleux profits réalisés par le sieur Flavelle, le .ai des cochons! Sortant de sa léthargie notre incomparable contrôleur des finances, M.Hanna, s\u2019est décidé À mettre un frein au monstrueux commerce du sieur Flavelle.Nésormais, le gouvernement divisera les profits avec les marchands de salaisons.Sans doute, les monarques du boeuf et du bacon empocheront moins sur le chiffre d\u2019af- \u2018aires.D\u2019autre part, est-ce que le -nnvel ordre en conseil aura pour effet d\u2019abaisser le coût de la viande?Si oui, il nous semble que M.Hanna aurait dû s\u2019y prendre beaucoup plus tôt.L'approche des élections serait-il le commencement de la sagesse?les vieux Pouzes que l'Autorite favorise \u2014\u2014\u2014 Dans la pléthore de candidats briguant les honneurs fédéraux, nous sommes heureux d\u2019en saluer, de prime abord, quatre pour lesquels l\u2019\u201d*Autorité\u201d serait envers et contre tous, quelles que fussent les circonstances, parce que leurs candidatures sont inattaquables, Ce sont: MM.S.W.Jacobs, candidat libéral dans Georges- Etienne Cartier; Jules Edouard Prévost, candidat libéral dans Terrebonne; Auguste Tessier, candidat libéral dans Rimouski, et Jacques Bureau, candidat libéral dans Trois-Rivières.Voilà de vieux rouges comme \u201cL\u2019Autorité\u201d aime les vieux rouges.S'ils étaient candidats dans la présente lutte, nous appuierions aussi MM.Alphonse Racine, J.L.Perron, l\u2019ex-maire Payette, Eustache Lemay, J.T.Marchand, Gonzalve Desaulniers, G.E.Amyot, Alexandre Taschereau, Adélard Turgeon, Philippe Paradis, S.N.Parent, encore des vrais rouges qui ne sont pas descendus de la plate- Cet anniversaire, tombant \u2018 perdre de leur vigueur.forme de \u201c96\u201d, CAESARI QUAE SUNT CAESARIS GILBERT LARUE, rédacteur o.chef emprunt National - Celui qui terrassera le Boche \u2014 Pas si vite, pas si vite, MM.les prohibitionnistes ! Nous prétons à Sir Lomer Gouin assez de largeur d'idée pour confier à une commission d\u2019études, avant d'agir, le sort du vin et de la bière Viendra un temps où les prohibitionnistes ne seront plus considérés que vomme des songe-creux, tant.leur doctrine répugne à ln raison humaine, lorsque celle-ci N'est pas sujette aux passions du moment ou à l'influence indue.Mais en attendant.ces messieurs sont fort encombrants.Pas une heure ne se passe sans que leur ac- \u2018ivité ne soit en éveil.| L'autre \u2018our, ils demandaient au gouver- ement fédéral d'adopter un ordre n conseil prohibant l'emploi des éréales même pour la fabrication le la bière; anjourd'hui ils demandent \u2014 car ils'demanderaient \u2018A lune, le soleil et les étoiles, s'ils \u2018royaient que cela pût servir leur ause \u2014 à sir Lomer Gouin de faire décréter par la Législature, n prochaine session, la prohihi- ion dans la province de Québec.Drôle de prohibition tout de nême, qui n\u2019aurait pour effet que le fermer les établissements licen- iés, tandis que les marchands en vos de liqueurs, détenteurs de chartes fédérales, continueraient d\u2019éconler leurs marchandises dans les débits clandestins, comme cela se pratique à Halifax.Toronto, Hamilton ct autres villes prohibitionnistes où Fivrognerie et la prostitution n'ont jamais (ant fleuri.Homme de jugement, sir Lomer Gouin ne se laissera «wrtes pas convaincre par les prohibitionnis- \u2018es à moins que cenx-ci ne lui ap- nortent de meilleures raisons que elles qu'ils ont fait valoir jusqu'à late.Le premier ministre s\u2019est toujours plu à accorder tout ce qui, selon lui, était susceptible de favoriser Ia tempérance, mais il n'a jamais eu de sympathies apparentes pour la prohibition.A preuve qu'il répondait à la lélégation prohibitionniste, le 4 octobre 1916 : \u201cI y a des personnalités très importantes dans cette province qui croient que le temps n'est pas encore vent de donner In prohibition.Je ne les mentionne pas : je pourrai fournir les noms privé- Ma soeur Anne NE VOIS-TU rien venir ?C\u2019est ce que demandent les professeurs laÏques, en rêvant à l'augmentation de leurs salaires \u2014\u2014\u2014 \u2014 La Commission scolaire catholique s'occupe de routine, et pendant ce temps, les malheureux professeurs = attendent après l'augmentation de salaire qu'ils ont demandée.ils peuvent répéter à loisir: \u2014Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?Nous espérons aussi que Ia Commission va prendre ses mesures afin que les instituteurs lniques non mariés ne soient pas plus envoyés au front que les instituteurs religieux, qui bénéficient de l\u2019exemption.Empressons-nous de faire bénéficier l\u2019instituteur, trop longtemps négligé, de tous les privilèges qu'il sera possible de lui départir.Sans cela, l\u2019Ontario serait justifiable de nous adresser le reproche si souvent répété: \u2014Vous de Québec qui voudriez, dans nos comtés en partie peuplés par des Canadiens- Français, répandre votre enseignement, comment traitez- vous vos professeurs?Car tant vaut le professeur, tant vaut l'enseignement.Nous aimerions voir M.Aimé Geoffrion, C.R., membre de la Commriission, \u201cse lever comme un Cromwell\u201d et réclamer trois choses: 1.\u2014L'augmentation du salaire des professeurs.2.\u2014L\u2019uniformité des livres, qu\u2019on essaie de rendre de plus en plus difficile en multipliant les manuels.3\u2014Ln création d'un ministère de l'Instruction Publique \u2014dont Jerrie Décary ne serait pas le premier titulaire, bien entendu.ment si on le désire; mais ce sont des personnalités auxquelles j'ai une grande confiance, une très rrande confiance, comme j'ai en vous-même unc très grande confiance.\u201d C'est pourquui.connaissant le rand sens pratique de sir Lomer Gouin, nous nous permettons à -on adresse, une suggestion qui ne sient pas de nous, mais d'une re- ue américaine très en vedette, à aquelle collabore même l'ex-prési- lent Roosevelt: \u201cThe Outlook\u201d: \u201cIT y a des centaines de milliers Américains, \u2014 écrit \u201cThe Outook\u201d \u2014 intelligents, vertueux et tempérants, parmi lesquels ks uns -roient que la question des licences levrait être laissée aux divers \u201ctats; parmi lesquels d'autres sont l\u2019opinion que l'usage des liqueurs fistillées devrait être prohibé, mais jue celui des liqueurs fermentées \u2014vins, bières\u2014A doses modérées l'alcool, devrait être permis; d'autres encore, qu'une législation de- \u201crait être adoptée pour la protection de ignorant et du crédule -ontre le danger des médecines pa- entécs, à forte dose d\u2019alcool, dont \u2018usage conduit souvent à l'ivro- erie.\u201cNous nous refuserons à taxer 0s gens, nos concitoyens, d\u2019igno- \u201cance ct de mauvaise foi.Nous les \u2018uvitous au contraire à étudier ivec nous les problèmes qu\u2019ils -vulèvent.Des individus les ont itudiés et le résultat de leurs étu- les a été communiqué au public, mais ln nation ne les a pas scrutés.Nous voudrions que la nation, avant de se prononcer, se prémunit contre eux d'informations officiel les, Pour cette raison nous avons requis et requérons encore la formation d'une commission restreinte d'hommes avant une réputation nationale, en possession d\u2019un entraînement scientifique, représen- \u2018ant les différentes parties du pays, sans avoir rien À faire avec lea marchands de liqueurs, ni les réformateurs.\u201cNous demandons de cette commission, non pas qu'elle solutionne \u2018es problèmes soulevés plus haut au nom du peuple, mais qu\u2019ello metto ses conclusions devant Je peuple.qui, lui, décidera.\u201d Voilà la doctrine que nous prê chons depuis si longtemps.Sie Lomer Gouin, homme pratique, nous dotera, sans le moindre doute, d'une commission semblable, ou il attendra que la commission amé- ricaino se soit prononcée avant de - prendre une décision, SYLVIO PICAUD Qualité Supérieure Les millions et les aftaires Pierre Lenoir dépose une plainte Il accuse M.Charles Humbert, le capitaine Ladoux et M.Leymarie.-Une ordonnance du président Servin dans l'affaire Bolo Un agent de \u2018Mes de Molènes et Auvillain sont présentés hier au cabinet de M.C'ail.doyen des juges d\u2019ins- truenom, Ils venaient déposer entre «es mains, au nom de leur client, M.Pierre Lenoir.une plainte en chantage et tentative d'escroquerie vontre M.Charles Humbert, dire- teur du Journal, le capitaine Ladonx chef du service des renseignements au ministère de la guerre, et M.Levmarie, ex-directeur de la Sûreté générale.Quels sont les faits visés par cette plainte et quelle est la procédure à suivre en pareil cas.surtout er ce! qui concerne M.Humbert.qui se trouve couvert par sa qualité de sénateur.?Voici ce qu'on dit, à ce sujet, daus l'entourage immédiat des con- sels de M.Pierre Lenoir: \u2014La plainte, envisagée dans son ensemble, porte sur les manoeuvres \u201cmplovées au mois de décembre 1915, pour extorquer À M.Pierre Lenoir onze cents actions du Jourval, dont il était propriétaire, Les délits de chantage et de tentative d'eseroquerie sont caractérisés no- BON CONSEIL Ne perdez pas votre temps nl votre santé en essayant tous les VIEUX REMEDES.Recourez tout de suite au PRODUIT ANTISEPTIQUE et BALSAMIQUE dont le succès colossal et sans précédent s'appuie sur des MILLIERS ET DES MILLIERS DE GUERISONS.PRENEZ les CAPSULES CRESOBENE + Vous préviendrez ou vous gué- rirex Infailliblement: RHUMES, ; ENROUEMENTS, Jz ; \u201cGRIPPE, T'INFLUENZA, ; : BRONCHITES, ASTHME, #1.PNEUMONIE, EYC.ZÙ Æesayez et \u2018vous conviendres \u2018qu'il\u2019 n'éniste\u2018Ffen de comparable.4 Km véñte chez tous les mar- \u2018\u2019F\u2018chédiés de refièdes au prix de FF B0c 1e flècon: Envoyées aussi par : la poste, dans tôutes les parties du l\u2019Allémagne tamment par la menace faite par M.Leymarie a M.Pierre Lenoir, en présence des deux autres personnes visées par la plainte, de le faire arréter pour désertion s'il ne se soumettait pas aux conditions qui lui étaient fixées, \u201cCette plainte, ayant été déposée entre les mains de M, Caill, juge d'instruction, doit être transmise par ce dernier au parquet qui, après régnisitoire, commettra un juge l'instruction.\u201d CHEZ LE CAPITAINE LADOUX Nous aurions voulu demander au «apitaine Ladoux ce qu\u2019il pensait de cette plainte.Mais le capitaine laddoux « refuse à toute interview.Dans son entourage, on nous a cependant déclaré: \u2014le capitaine Ladoux ne veut faire aucune déclaration tant que \u2018es chefs ne l'y auront pas autorisé.1] est prêt néanmoins à apporter toute sa juatification devant la jus- «e et à dire ce qu\u2019il sait\u2026 .D'autre part, en l'absence de M.Jæymarie, actuellement en villégiature à Bayonire.un de ses amis nous a dit: \u2014J ignore tout des faits qui peuvent avoir motivé cette plainte, mais je ne doute pas qae M.Leymarie, que j'ai prévenu aussitôt télégraphiquement, en acceptera la nouvelle avec sénérité, et qu\u2019il est prêt à se justifier st un magistrat instrne- teur ly invite.CHEZ Mme d'ARLYX Nous avons dit que, depuis qu'elle est séparée de Pierre Lenoir, l\u2019une des femmes qui, avec Medeleine Beauregard et Mme Thouvenin, se trouve de faço.r plus ou moins directe mêlée à cette affaire, Mme d\u2019Arlyx, dite \u2018la petite baronne\u201d, g'est retirée, à deux pas de l\u2019Etoile, dans un hôtel dé lu rue de Presbourg Bien qualitée, Mme d\u2019Arlyx a pu nous recevoir hser matin et nous faire les quelques déclarations que voici : Permettez-moi tout d\u2019abord un mot de protestation, non pour moi personnellement, mais en ce qui concerne ma famille.On a dit que ma mère était femme de ménage aux environs de Reims.Or, à 6 kilomètres de cette «tile, ma mére possède une propriété qu'elle fait valoir, comme vigneronne, et elle- même habite Paris depuis dix-huit ans.\u201cMaintenant, comment j'ai connu Pierre4enoir en mars 1915?\u2018Par Desouches, l\u2019ancien avoué dont leg relations et les attaches me sem- blaïent nne garantie suffisante pour - (Canads et des Etata:Ubls, sur réception\u2019 dw prix RTHUR DÉC.- 7.DHARWACIER Chaée potes ¥b3 Montre que je ne mette pas cn.doute l\u2019honorabilité de son ami.\u201cLenoir était bien loin alors de remuer des millions, je vous assire.pension .mensucle de 4,000 francs que Tuoi faisait son père.Pour Mme Teuoir mère, qui, me répétait fré- .uemment sor fils, tenait serrés, oblé 1-8 i -: iar rapport à.]gar- grosse fortune, hôtel.du bonlevard -Flandrin ; jet: Tout son avoir consistait.en: une.les cordons de la bourse familiale, cette pension n\u2019était même que de 3,000 franes: le reste était donné pen sous-main par le mari.\u201cPierre Lenoir ne me dissimula | ae.au début de notre liaison, la * modicité relative de ses ressources | qui, étant donné ses habitudes dé- | pensiéres, ne m'étaient, a moi per- Usonellement.vous pouvez m'en | croire, aucun appoint.| LA GROSSE AFFATRE \u201cIl ne tarda pus cependant, dès les premières semaines, à m'annon- ver qu'il était en train de conclure une grosse affaire qui allait lui rapporter de quoi mener la vie largement.Et il me fit la promesse 60- lenmelle que, dès la reussite de ses projets, je deviendrais sa femme.1 me présenta d'ailleurs comme la future Mme Lenoir à tous ses amis.\u201cMme Lenoir ne m'ignorait pas non plus, car lorsque, peu de temps après, je tombai malade, ce fut elle qui mit à ma disposition une des propriétés qu'elle possède à Triel, en Seine-Oise.Cependant la \u2018grosse affaire\u201d était en bonne voie.Je savais maintenant qu\u2019il s'agissait d\u2019acheter le Journal; qu'il avait la procuration de son père pour signer toute pièce et tous contrats, et que cet achat devait être effectué avec des fonds suisses apportés par un M.Schoeller qui voulait défendre ici les intérêts économiques de son pays.\u201cLorsque tous ces contrats furent signés, je vis entre les mains de Pierre Lenoir une somme de 300,000 francs, représentant sa commission.À cette occasion, il me fit même cadeau d'un brace'et de 5,000 francs.Quant à son associé Desouches, ne voulant sans doute pas demeurer en reste de généroë sité, il m'apporta un petit bijou en or, représentant un canon de 75, et ont la valeur était exactement de 20 francs.Je reçus encore quelque chose d'une autre personne dont je passe le nom sous silence.\u201cTes nombreux voyages en Suisse que l\u2019on m\u2019atiribue se sont, en tout cf pour tout, bornés à un que j'accomplis, après l\u2019achat du Journal, avec Lenoir qui était chargé là-bas d\u2019une mission à J'ambassade de Berne.\u2018\u2019frois mois après cet achat du Journal, Lenoir m\u2019apprit qu'entre M.Humbert et lui une scission venait de se produire et qu'il était Mis en demeure de quitter la maison.Îl avait l\u2019air extrêmement affecté, et comme je lui conseillais de ne pas se laisser faire, de se défendre, comme quelqu\u2019un même lui affirmait devant moi avoir.un acquéreur tout prêt pour l'achat du Journal, il avour que les actions ne a trouvaient pas foutes entre ses mains, qu'il fallait compter avec Schoeller, et enfir qu\u2019il était désarmé.\u201cOn a dit, contiffua Mme d\u2019Arlyx, que l\u2019on m'avait vue en train de compter des centaines de billets de mille francs \u2014 pour trois cent mille francs de billets apportés par Lenoir.Le fait lui-même est exact; mais ce qui l\u2019est beaucoup moins, ou, pour être exacte, ce qui est faux, est que cette somme m\u2019ait été donnée par lui.\u201cComme nous devions nous marier, tout était commun entre mous ; c'est-à-dire que nous rangioné tout dans un coffre dont nous avions chacun une clef.Lerioir se servait si fréquemment de la sienne que, pür ses roins, tout-disparaissait à ne J\u2019étranglait pas.Lorsque, ma- Jade, je partis à Cannes, c'est lui | qui \u20ac chargoa de mettre an gardè- \"menble tSut ce qii: garnicasit\u2019 mon | I + | \u201cvue d'oeil.D\u2019aiMeurs la délicatease|: ! gënce des déclarations de Pierre Le- : ment «dans les locaux des services des suceursaies à Breslau ( Allemaque, enfin, au début des hostilités, Allemagne, pour les soldats allemands conva- aceasion qu\u2019en antre des frères tre de Suisse à Rome, von Plantaque les Schoeller possèdent à Berparent très influent, chargé spécia- de à l'étranger.C\u2019est le conseiller de jüatice Sclrvellertout: les Schoeller de Zurich, bail- ches, sont engagés financièrement et font partie du conseil d\u2019adminis- allemande.Je me réfüée sheolume Voici ce qui mous à êté répondu : Jb ne férai-pas de détldration enr.cétfe a faire.\u2014 R'AUTORITI Lenoir et Desouches sont à la sante Les deux Iincuipée, après interrogatoire du juge d'instruction Dricux, ont été placés sous mandat de dépôt = Ainsi que uous l'avons annoncé hier, MM.Pierre Lenoir et Guillume Desouches, appréhendés dans Ia matinée à leur domicile respeetif, avaient été laissés sous siinple mandat d'amener.M.Drioux, juge d'instruction, en pré- noir, avait «décidé d'attendre, avant de transformer ce mandat d'amener en mandat de dépôt.Et c'est ainsi qu'au lieu d'être conduits à ln prison de la Santé.les deux inculpés avaient pu passer la nuit dans les locnax de la police judi- vinire, où des lits avaient été amé- uagés à leur intention.La nuit dernière leur aura été moins douce.Hier soir, en effet, M.Prioux a transformé en mandat «de dépôt le mandat d'amener qu'il avait signé mardi soir.Et à 20 heurees 30, après qu\u2019un diner rapide leur eut été servi séparé- de police désignés sous le nom de \u201cbrigade du centre\u201d, deux taxiau- tos venaient prendre MM.Pierre lenoir et Desouches, qui.encadrés d'inspecteurs de la Sûreté, étaient conduits à la prison de la Santé.Dans la matinée, une longue conférence, a laquelle assistaient MM.Drious, Mouton, directeur de la police Judiciaire: Philippon, sub& titut, secrétaire du parquet: Faralieq et Darru, commissaires aux délégations judiciaires, avait eu lieu dans le cabiwet de M.Lescouré, porcureur de la République.Ajouton= que M.Darru, commissaire aux délégations judiciaires, s'est présenté au Journal pour demander à M.Charles Humbert communication des pièces relatives -\u2014-_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 dis \u201cmon\u201d, car cet hotel est à moi, et je l'ai payé de mes propres deniers.Or, si j'ai les factures de tout ce qui m'appartient, le reçu du garde-meuble est au nom de Lenoir et si j'habite à l'hôtel, c'es que, grâce à lui, je ne puis plus réintégrer mon propre domicile.En ce moment même, j'intente une action de justice pour rentrer er possession de ce qui est mon bien.LES SCHOELLER Schaffhouse, 29 octobre.\u2014 Dépêche particulière du \u201cMatin\u201d.\u2014 La maison Schoeller et Cie, de Zurich, Schanzengasse, 14 dont il est question depuis quelque temps dans la presse française, et qui est accus sée d\u2019avoir fourni des fonds à MM.Lenoir et Mesouches pour scheter le Journal, est composée de MM.César Séhoéller; Waîter Schoëller ; Arthur Sehoeller; Gottfried Ruegger ot Jean Studer.Ces deux derniers sont suisses, mais les Schoeller.s'ils sont portés sur les registres de da Confédération comme étant de naissance suisse.n\u2019en sont pas moins descendant de la grande famille Schoeller, de Dueren (province rhénane), où ils sont très connus dans l'industrie des lainages.Lës parents de Schoeller de Zurich, émigrés directement de Dueren, ont acquis la nationalité suisse et Pont fait ensuite partager à leurs enfants.Il n\u2019en est cependant pas moins établi qu\u2019nn des membres de cette association, Arthur Schoeller, était, encore un an avant la guerre, vonsul honoraire d'Allemagne à Zurich, que la maison Schoeller a gne) et Brégonz (Autriche), et les Schoeller, de Zurich, qui sont restés malgré tout et eu vertu de la loi Delbruek, de bons patriotes allemands, ont créé de l'autre côté de la frontière suisse, c\u2019ést-à-dire en juste vis-à-vis de Schaffhonse, nn hôpital auxiliaire, lescents.ll est à remarquer par la même Schoeller a épousé Ja fille du Minis- Il convient de rémarqaer encore lin, et plus exactement, & l\u2019office impérial des affaires étrangeéres, un lement des questions de propagan- Ce n\u2019est pas lenrs de fonds de Lenoir et Desoutration de plus de dix erftre- prises industrielles d\u2019Allemagne.11 est établi, en outre, que les mêmes Schoeller sont engagés irs fortement dans une grande banque Nous avons vu aujourd\u2019hui DM.Arthur Schoéller et Cie, düquel nous avons \u2018soumis la déclaration de Lenoir affirmänt avoir passé avec Jui un conträt concernant l\u2019achat du Journal, dé Paris.M.Schoeller, giii ous a paru très gêné, nous a répondu téxtuelle- ment: \u2014Je ne désiré pas faire de détla- ration d'aucune sorte à la presse.refuge absolu eo} à dire quoi que ce soit sur cette éffêire.N\u2019insistez pas, Cela serkit complètement inutile.Nous avons posé alors & M, Schoeller cette simple quéltion: \u2014Est-#l exact qué.vohs conniis- siez M.\" Lerioir ?Le \u201cDorma\u201d 5e oe \u201c h kn était allé déjeurer en hâte, re- -ler un interrogatoire.M.Drioux, | à la constitution de la société formée en août 1915 pour l\u2019uchat du Journal, et susceptibles de préciser le role de ses deux principaux fondateurs, MM.Lenoir et Desouches.Ces documents ont été mis a la disposition du magistrat.L'AUDITION DU CHAUFFEUR DEBRUYN (\"est à ua suite d'une nouvelle comparution de M.Pierre Lenoir et d'un interrogatoire auquel M.Guillaume Desouches se déclam hors d\u2019état de répondre vu son mauvais état de santé que M.Drioux notifia aux deux coinculpés qu'il tes plaçait sous mandat de dépôt à lu prison de ly Santé.Dans lu matinée, le magistrat instructeur avait convoqué à son cabinet l'ancien chauffeur de Pierre lenoir, M.Achille Debruyn, dont nous avons exposé hier le role duns cette afafire.M.Debruyn narra au magistrat instructeur comment, au mois de juillet 1915, se trouvant arrété avee sa voiture devant l'étude de Me Guillaume Desouches, rue de Presbourg, il vit arriver un taxiauto, duquel descendit un monsieur porteur de deux mallettes cachetées de cire rouge.It confirma a M.Drioux comment, ces jours derniers, dans les services de la police judiciaire, puis ensuite dans un restaurant où des inspecteurs de la Sûreté l\u2019avaient conduit.il reconnut formellement l\u2019homme qu\u2019en juillet 1915 il avait vu entrer chez M.Guillaume Desouches.avec les deux valises, \u2014(et homme, ajouta M.Debruyn, j'eus l\u2019occasion de le revoir par la suite dans certains bureaux administratifs où je m'étais rendu pour Je service de M.Pierer [ enoir.Je le revis encore au mois de décembre 1915, Jans une maison de santé de la rue Blomet où était soigné mon\u2019 patron et où j'avais conduit Mme Lenoir, qui venait rendre visite à son fils.Il accompagnait Mme Lenoir dans la propre voiture que je conduisais.C\u2019est vous dire que je ne puis me tromper en vous déclarant que je reconnais aujourd'hui ce personnage en toute certitude.M.Drioux fit remarquer au chauffeur qu'il faisait très certainement confusion, le véritable porteur des mallettes ayant été désigné la veïlle par M, Pierre Lenoir, au cours de son interrogatoire, porteur ne pouvant avoir rien de commun, en Taison des vérifications faites après les déclarations de M.Lenoir, avec l\u2019homme désigné par M.Debruyn.Dans son interrogatoire d'avant- hier, en effet, M.Pierre Lenoir avait désigné d'une façon très pré- sice, on le sait, l'homme qui avait apporté chez M, Desouches les mal- Jettes aux millions.D\u2019après l'inculpé.cet homme était un envoyé particulier de l\u2019industrie! zurichois M.Schoeller.\u2014Ce monsieur avait dit M.Pierre Lenoir.est descendu, en arrivant à Paris, au Grand-Hôtel.D'autre part, avant de rentrer en Suisse, il est allé faire viser son passeport.11 vous sera done facile de vérifier si ce que je dis À ce sujet est exact.Aussi bien ces vérifications avaient démontré l'exactitude, sur ve point du moins, deg déclarations de l\u2019inculpé.Mais le chauffeur maintint énergiquement ses affirmations.11 était plus de midi et demi lors- ne M.Debruyn quitta le cabinet de M.Drious.A 13 h.30 le juge d'instruction.venait au Palais et reprenait l\u2019interrogatoire de M.Lenoir.JINTERROGATOIRE DE LENOIR Ce ne fut pas à proprement par- reprenant les déclarations qui lui avaient été faites la veille, par l\u2019inculpé, en fit dresser un procès-verbal définitif en précisant çà et là quelque point particulièrement im- rtant Cela dura jusqu\u2019à près de 18 heures et n\u2019apprit, somme toute, rien de nouveau au magistrat.À deux reprises, M.Drioux interrompit son travail pour aller conférer avec M.Théodore Lescouvé, procureur de la Républigne.M.Pierre Tænoir garda durant tout le temps de sa comparution une attitude de calme et d\u2019absolue maîtrise de soi.Quand M.Drionx en eut fini avec M.Pierre Denoir, il fit amener à éon cabinef M.Guillaume Desouches.Celui-ci, qui paraissait très decdblé physiqnement, déclara au jage d'instruction qu\u2019il était dans l'impossibilité physique de répondre utilement à son interrogatoire qu\u2019il ne redoute pas, mais pour lequel il désire être en possession de tous ses moyens.M.Drioux n\u2019insista pas.Après un nouvel entretien avec le procureur; de la République, le juge donna Pordre à son gréffier ve ablir deux mandats de dépôt.I.Lenoir et Désouches, qui avaient été provisoirement recon- dnile dans des locaux de Ja police judiciaire, en furent \u2018extraits pour être conduits en taxiauto à la pri- gon de 1a\" Sénté oh île furént écronés, .| La mesüre prise.contre Me Lenoir et Dégouchiés n\u2019d pas surpriy le .ARR n des commissions aussi énormes pour constance, on attribuait une valeur de 14,000 francs chacune.diciaire de M.Pierre Lenoir, a en- MONTREAL, \u201d SAMEDI, 17 NOVEMBRE 1917 | monde du Palais.On J'attendait \u2018 Et, à ce propos.il est intéressant de noter, d'après une personnalité Man informée, les motifs qui ont umené le parquet de la Seine à la décision d'incurcérer tes deux in- «ulpés.l'arrestation définitive de MM.Lenoir et Desouches ne fut point tant motivée par les dénonciations dont ils ont été l'objet, par les témoignages apportés contre eux, que par leurs propres déclarations à Ja justice.C\u2019est dans les dires des inculpés que le parquet a puisé les éléments de su détermination.a __ On a estimé que dans les déclarations de M.[Pierre Lenoir on pouvait relever quatre points qui sont de nature à rendre extrêmement suspecte la provenance des 10 millions qui permirent à M.Pierre Lenoir de devenir acquéreur de 2,000 aetions du Journal, C\u2019est tout d'abord affirmation que M.Schoeller, de Zurich, gros industrie! eu laine peignée, dont l'état de guerre doit rendre l'industrie extrêmement = prospère, puisse avoir eu l'idée \u2014 s'il ne poursuit que des visées avouablea \u2014 de commanditer de 10 millions un journal frangais, 4 un moment où tous ses confrères, loin de distraire des fonds pour s'occuper d'affaires autres que leur très productive fabrication, ont an contraire grand soin de consacrer toutes leurs ressources i Jdévelopper leur outillage et à augmenter leur\u2019 production, Distraire 10 millions de son industrie, c\u2019est consentir une perte annuelle de 1.100,000 francs pour le moins.Et dans quel but consentir cette perte?Pour impressionner favorablement l'opinion publique en faveur des produits helvétiques en prévision de l'après-guerre?L'explication apparaît difficilement acceptable.Le second point qui attire la défiance du parquet, c\u2019est quand M.Pierre Lenoir vient dire que M.Schoeller se serait adressé à lui pour réaliser son projet de commandite et lui aurait confié dix millions sur un simple acte sous scing privé.; M.Schoeller, s\u2018f veut vraiment et pour son propre compte effectuer l'opération de commandite qu'il désire, doit naturellement, avant de se dessaisir d'une somme aussi énorme que celle qu'il va remettre, se renseigner sur la personne à qui il la remet.S\u2019il Pa fait, il faut avoner qu\u2019il est difficile à effrayer.M.Pierre Lenoir est interdit.T ne peut faire aucun acte valable sans être assisté de son conseil judiciaire.Enfin, et jusqu'ici, puis- qu\u2019il s'agit de traiter une affaire avec un journal, M.Pierre Lenoir ne paraît pas être très au fait du journalisme ni posséder une grande expérience des affaires.Ces considérations ne sont pas de nature à faire reculer M.Schoeller.En troisième lieu, l\u2019accusation \u201ctique\u201d sur la commission d\u2019un million de frañcs que partageaient M.Lenoir et Desouches.Tl n'est pas d\u2019usage de donner récompenser une intervention aussi peu compliquée que celle de Pierre Lenoir.Il n'est pas non plus dans les habitudes commerciales de faire des dépenses injustifiées d\u2019un million.Pourquoi nlors M.Schoeller donnnit-il 500,000 francs à M.Lenoir et 500,000 à M.Desonchies ?Le dernier argument de l'aceu- sation se fonde eur le fait déclaré par M.Pierre Lenoir qu\u2019après avoir consenti à restituer à M.Charles Humbert les 1,100 actions payeés par les 5,500,000 francs de Bolo parha, ledit M.Pierre Lenoir remit à M.Schoeller 714 actions du Journal auxquelles, dans In cir- Pourquoi cette plus-value?Parce que, répond l\u2019accusation, 714 actions à 14,000 francs font-à pen près les 10 millions que Schoeller a versés.Quand Bolo a versé les 5,500,000 francs en payement des 1,100 actions dont il se rendait acquéreur, on sait que M.Brunet, conseil ju- caissé cette somme pour son pupille.Et Pon n\u2019avait pas manqué de se demander comment il se faisait que M.Schoeller, à qui les 5,500,- 000 francs appartenaient, s\u2019en lais- saît dépouiller sane rien dire.Pour répondre à gette objection, estime le juge, on a préparé l\u2019affaire des 714 actions à 14,000 francs l\u2019une et l\u2019on peut répondre : M.Schoeller n\u2019avait rien à réclamer puisqu\u2019il était convert de ses dix millions.Cette réponse, l\u2019accusation ne l'admet pas, Elle veut des éclaircissements.Elle veut savoir pourquoi M.Schoeller, dont les 10 millions étaient primitivement représentés par 2,000 actions, se conten- toit par la suite de 714 actions, semblänt se soucier aussi peu de fonds incontestablement versés que si cet argent n\u2019ayait'pas été à Jui , NATUREL me qui vous condu De J.0, LAMBERT | te capitul) est nous le gurantissons, il guérit Tou, Cuturrhe, Asthme, l'ertunt.Undulte et lu consemption.lew de provenance, 306 nalnt-Antoiue, MC tre lu Toux, le Khun consonptif) de \u2018Empl 5 % yr Yi 2 i) Jo 2 Le -.+ pusitivement nil ent pris nutin et solr, 11 prévient Pour fabriquer Le Slrop du D.4.O, LAMBERT, nous n'employons que des ingrédients purs, que nous Importons directement du tout Dr J, O, LAMBERT, Limitée, plas grands fubricunts de Nirop con- perez Pas LE REMEDE VEGETAL SCIENTIFIQUE ET QU'EST LE SIROP du Dr J.-O.LAMBERT | Vous Sauvera de la Consomption En coupant radicalement le rhu- it à In tuber.enlose si vous le négliger.Ne Jumuis oublier que le sirop du ve gue peuvent pronlubie lu neience, l'expérience et pur.Il ef ie seul du genre et ll ne contient nucune drogue dangereuse telle que opiom, morphine, codélne, cocaïne, ete, et Khume, © somplion À ax première pérhule, ele, M est préparé of dosd pour le bébé, bronchite, roup, In Conle vieillard of A vendre par- INTREAL.Lex we, ete.(Antire Britannique, \\ re m\u2014\u2014 ec \u2014_ = Le régent avait promis de faire quelque chose du jeune Arouet, c'est- à-dire d'en faire nn important et de le placer.Ie jeune poète attendit le prince au sortir du Conseil, au moment où il était suivi des quatre secrétaires d'Etat.Le régent le vit et lui dit: \u2014Arouet, je ne t'Ai pas oublié et je te destine Jde département des niaiseries, \u2014 Monseigenur, dit le jeune Arouet, j'aurais trop de rivaux, en voilà quatre.Le prince pensa étouffer de rire.Un jeune homme présentait une pièce de vers à Crébillon fils.La pièce échappu des mains du censeur et vola duns le feu.L'auteur courut pour la ramasser, \u2014Laissez, dit Crébillon, cette piè- re suit an vocation, AVIS Avis est par les présentes donné que lu Congrégation des Juifs anglais, allemands et palonais de Montréal, s'adressera à In Législature de ln province de Québec à sg prochaine session à l'effet d'obtenir une loi amendant la loi incorporant ladite congrégation (9-10 Gea.IV.chap.75: 8 Viet.chap.96, et amendements dans le but d'apporter certains changements dans le nom de la présente Congrôgation: de Jui permettre de porséder des propriétés dans les limites de Montréal et Acquérir et détenir des terrains pour nn cimetière; et pour toutes Autres fins.Montréal, 30 octobre 1917.Jacobs, Couture & Fitch, Avocats de ln Congrégation des Juifs anglais, allemands et polonais.\u2014\u2014\"\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 7; Cartes professionnelles DESSAULLES & GARNEAU 80, RUE NOTRE-DAME OUEST Tél.Main 4116 EEA EE Perron, Taschèreau, Rinfret.Vallée & Ganest Avocats 1! PLACE D'ARMEs Tél.Main 5260.ES \u2014\u2014 Déménaxement de Pinnos et de Meubles Etmaguelonge à l'épreuve du feu Empnaneteurs ef Expéditenrs J.B.Balllargeen Express Limites 319 ONTARIO EST, TEL Fat 6400 EER RODOLPHE FORGET Courtier et Banguler 33 rue NOTRE-DANE OUEST Tél.Malin 7151 \u2014 GEORGES MAYRAND, M.PP ve ve era T&L, Malin 1223 Résidence Si-louls 2121 Tél.Main 2784.4 Bell Tél Maïn 4165 H.BEAUREGARD Entrepreneur Général Chambre 930; Edifice Power Montréal our distribution et collection de Jour naux, revues, ete, efc.À prix nedèrés udreusez-vous à H GAGNON.245 rue Hogan .EEE RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE Membre de l'Institut des Comptables 137, RUE McGILI~\u2014Téiéphone Mala 8383 Comptabllitée, Expertise, Vérificutions Gérnnce de successions Liquidutions et partages, arbitrages Connultations juridiques en matière commerciale FORTIER, BEAUVAIS & CIE Courtiers Membres de lu Bourse de Montréal 90 rue ST-FRS-XAVIER Tél.Main 426.BEAUBIEN & LAMARCHE C.I\u2019.Benubien, J.A.Lamarche Avocats Edifice du Royal Trust ST-JACQUES Tél.Mnin 2226 RAINVILLE & GAGNON ««vocats 160 rue ST-SACQUES Tél.Main 2584 MONTREAL FONTAINE & LABELLE Avocata 103 rue Fallifice Ia Prease 81 rue ST-SACQUES, Tél.Mala 937.; ARTHUR ECREMENT Notnire 9 rue ST-JACQUEN Tél, Main 4306 \u201cL'Autorité\u201d est administrée por la Cie l'Autorité Ltée, Bureau: 168 rue St-Denis.Téléphone Est 893.Le Compagnie d'lmprimerie Godin Limitée, 41 rue Bonsecours coin rue hamp de Mars, en est l\u2019imprimeur.Dernier char \u20ac Le \u201cMalin\u201d das - \u2014_\u2014 MONTREAL TRAMWAYS CO.Horaire du service euburbain 1916-17 ; LACHINE De Bureau\u2019 de Poste.30 min.Service de 5.60 am à 800 em 20 min.Service de 8.00 an à 400 9m, , i min.Service de 4.60 pm.à 7.10 =, n.Bervice de 1.10 p, De Janhise.20 min.Service de 6.30 re A .= 10 min.Service de 6.50 am.a am 20 min.Service de 9.00 am.à 4.00 p.m, 10 min.Service de 4.00 pu.à 0.00 p.m 10 min.Service Ge 0.00 p.m.12.10 am, SAULT AU RECOLLET ET ST-VINCENT DB PAUL.SR tra A 12.80 a.m.UD le rue Ne-Dents à 15 min.Bervice de 6,1 cm Ué-Vlarcse dé Paul, 20 min.Service as HH om : Coo gm | 16 min.Service de 4.00 p.m.à 1.00 p.m, 3 min.Service de 1.00 pm.A 0.00 pm, | Cher pour Henderson seulement Le .00 Pires a\u2019 > be veer pour 8t-Vincent de Paul.12.60 em - lncént de Paul 15 min.Service de 5.46 am.à 8.50 am, to rue Sé-Doule | 20 min.Service Ge 8.30 pm.à 7.10 Qu 15 min.Bervice de 4.90 pm à 10 pm, + min.Sarviee de 1.30 pm.a 490 9.8, Char de Héndérenn à Ja rue Be-Donte ss .sae in ' Char Ge St-Vincent à ja rue Bt-Dente .: © .| \u2018316 om D CARTIERVILLE, Snowden Jet 30 min.Service Ge 6.20 am à 0.40 p.m, od 40 min.Bervice de 5.40 p.m.& 19.06 misuit Cuartiervitte 10 min.Bervice de 8.60 em à 92.00.52, ® ° So ain.Service do 0.00 pu.& 15.00 ay |_| be Fave go Por ONTAGNE on ei 10 min.Service à De l'Ave Victoria 10 min.Rervice do $00 oo à 1520 00 De rave Victicla & Snowden 10 min; Barvios Pn Sen rt Ar BOUT DER L'AILE Do Lomlle at N.-Dame | 60 min, Service de 6.00 o.rm.à 18.00 mise De Lasalle ot N.-Name % min.Service de Lee am à 0.00 am , e 9.\u2018a 18 min.Mervice de 200 ty : \u2019 vee a 88 min.Bervice de 7.00 pm 8 15.00 too POINTE AUX TREMBLE ve Notre-Dame 0 lève | 15 min.Vervice de 6.16 em 8 000 pm, rai lmaneuve 10 min Service de 560 pom à 19,06 \u201cue char extra pour to Boulevard R-Bernsrd à 100 am MONTREAL, -SAMEDI, 17 NOVEMBRE.1917.\u2026_ \\ L\u2019AUTORITE PASSE TEMPS SAMEDI \u2014 DIMANCHE VALESKA SURATT dans LE JOUET D'UN HOMME RICHE Production de la Cie FOX PARC SOHMER Ouvert tous les dimanches à 3 et 8 hrs p.m.ATTRACTIONS ET LA BANDE DU PARC Admission 10 cts.\u2014\u2014\u2014\u2014 GAYETY Semaine du 19 novembre 1917 The Best Show in Town Prix populaires à la maison populaire ee - THEATRE FAMILY Elz.Daoust, gérant.Tél.Victoria 1640 Seomine du 19 novembre 1917 LA FEMME X par M.LOUIS GAUVREAU \u2014 Dimanche Grande coprésentation de vies vt de chant, 16.000 PIEDS DE VUES 18.000 National Francais Semaine du 19 novembre 1917 \u2014\u2014ut M.VARILLAT duns le role de Rip RIP Opérette à grand spectacle en 3 actes et tb tableaux de PLANQUETTE MME ALMA, M Alex.DESMARTEAU Toute la tronpe en scène Soprano Téaur | Mat : Mardi, Mer, Jeudi, et Samedi \u2014 tr RE \u2019 ° Sa \u2018le premier choix, contenant plus de Théâtre Canadien-Français deux tonnes de beautés féminines \u2014 Représentations de L'Alliance Artistique Semaine du 19 novembre 1917 UNE FEMME PASSA.Pièce en 3 artes de ROMAIN COOLUS Théâtre National Français Le Théâtre National! Français annonce pour In semaine du 19 novembre la première représentation de \u201cRip\u201d, opérette à grand spectacle en trois netes et six tableaux de Planfjuette.Tous les amatenrs de bonne musique qui aont si nombreux à Montréal sc réjouiront que In Direction du Théâtre National ait eu l'heureuse idée de représenter cette opérette qui est considérée comme une des meilleures du répertoire: en effet elle est du compositeur Planquette et c'est certainement parmi toutes les oeuvres délicieuses qu'il à composées clele qui a été Ja plus populaire et qui a obtenu le plus grand suceès partout où elle n° été représentée.J n'y a qu\u2019à voir lan distribution pour se rendre compte du soin avec lequel cette brillante opérette va être montée.Monsieur Varillat qui a fait res débuts là semaine dernière dans \u201cin Mascotte\u201d et qui s\u2019est acquis la sympathie du public, jouera le rôle de Rip.11 y sera certainement très bien: ce rôle lui permet- \u2018tea de donner libre cours à aa jolie voix et à ses brillantes qualités de comédien.11 l'a d'ailleurs joué à différentes reprises en Europe et chaque fois avee le plus grand suc I sera secondé par Mesdames Jeanne Maunbourg, Simonne Riviére, Wood.Du côté des hommes, Messieurs Roberval, Pellerin, Delville, Descart, ete.; les chueurs ont été spé- cinlement renforcés pour llinterpré- tation de cette brillante opérette ot si nous ajoutons que tous les décors ont été faits spécialement pour cet- tee pièce, l'on peut prévoir que la mixe en scène sera superbe; elle n permis à M.Roberval, le sympathique régisseur général de faire des merveilles dans Jes différents tableaux qui composent cette superbe cpérette.La Direction du Théâtre National annonce pour Jes semaines du 26 novembre, 3, 10 décembre, Monsieur Edgar Beeman et sa troupe.Semaine du 26 novembre, pervier\u201d et la \u201cTFosen\u201d.Semaîne du 3 décembre \u201cKe Maître de Forges\u201d ¢t \u201cLa Dame aux Camé- Ying.\u201d Semaine du 10 décembre \u201cL'Aiglon\u201d avec Monsieur Edgar Becmun dans le rôle du Due de Reischtadt.Pendant ces trois semaines, {1 y aura matinée tous les jours, \u201cL'Erene \u2018Gayety On s'amusern certainement, au (iyety, In semaine prochaine, car The best show in town, vient nous rendre visite, M.Cooper a toujours été le bienvenu, À Montréal, enr il à toujours amené ici de bonnes troupes Ti.ne fera pas exception À sex hn- hituden, celte foix-cl, et 11 vient, de nouyeau avec une troupe, burlesque\u2019 } Ais ae TU a aie ce qui est beaucoup, surtout en temps de guerre et alors que les vivres sont censés être rares.Les décors et les costumes sont exquis, paruît-il, et Cooper s'est donné un mal infini et a déprnsé une forte somme, pour avoir ce qu\u2019il y a de mieux, sous tous rapports.Ou suit que cest un comédien de mérite.Plusieurs des jolies vomédiennes qui l\u2019accompagnent sont aussi amusantes qu\u2019elles sont délicieusement belles, ce qui n'est pas peu dire.les vostumes sont ce qu'il y a de mieux en fuit de créations de modes féminines du dernier goût.On voudra les voir, pour se tenir au courant des derniers décrets de In mode.a \u2014\u2014\u2014\u2014 Théâtre Canadien- Français Voilà une helle pièce, aussi puissante qu\u2019un drame de Sardou, aussi fortement charpentée qu\u2019une comédie du Dumas fils.Et c'est non soule- ment une étude de caractères très poussée, Inais Aussi un ouvrage ou l'action dramatique proprement dite se mèle fort heureusement à un très riche et noble fond d'observation spy- chologique «et morale.D'ailleurs M.Romain Coolus se plait aux conflits très simples, très violents ou s'engagent volontiers les coeurs ardents et sincères, Il jette avee ervauté ses personnages dans In fournaise de In passion, mais dès qu\u2019il les y n jetés, Îl les plaint, il les console.11 semble méme ne les aimer que lorsquiils souffrent.Jusqu'à ce moment ils paraissent hui être un pen indifférents, mais lorsque Mu julousie les déchire, lorsqu'ils gémissent et pleurent, fordus par la rafale, on devine tant l'auteur sait les rendre procher de nous, qu\u2019il les accompagne d'une tendresse fraternelle.Me TA la pathétique et l'émotion de ces grandes scènes passionnées que nous avons applaudies si vigoureusement dans \u201cCOEUR A COEUR\u201d, dans \u201cLES ROSES ROUGES\u201d, ete.Ce qui plait et intéresse aussi dans l'oeuvre de Momain Coolus, c'est sou amour et son respect pour la vie.Vivre de tout son coeur, de toute son âme, de toute sa chair; telle est la grande et simple volonté de ses personnages.Vivre plus fort, c\u2019est vivre nrieux, La vie n'est pas mauvaise i) faut en suivre le large et impéricux courant.Il ne faut pas essayer de l'endiguer, elle briserait toutes les barrières, et enuscrait d'irréparables désastres, l£t puis la vie c'est l'amour profitons-en donc! En somme \u201cUNE FEMME PASSA\u201d est une pièce aimable et d\u2019une jolie couleur avec des détails pittoresques, très adroitement encadrés dans le développement du drame intime; le dinlogue y est savoureux et bien thé- fitral, l'action rapide et In moralité finale (st présentée sans pédantisme moins comme une doctrine que comme un fait.Toute In tronpe de L'ALLIANCE ARTISTIQUE\u201d fait partie de la distribution.Nous pouvons citer: MM.Scheler, Pelletier, Filion, Gury, Valhubert, Girardin, Godeau, Gauvin, Mallet, Coutlée, ete.Mesdames Dione, Robert, Devoyod, Demons, Noggl, Thiery, Rhéa, Harmant, ete.Rien ne sera négligé pour donner à cette pièce un cadre et une mise en scène digne d'elle, on sait que I'Allinnee Artistique est passée maître en cet art et qu'elle observe même les plus petite détails.PATAQUE Tant que la Commis- sion Scolaire paiern des salaires de famine aux professeurs de nos écoles, elle fera toujours pa- taque au point de vue éducationnel et cela jusqu'à la fin des temps.William Ranpolph Hearst Celul qui! s'intitule \u2018le rol des journaux américains n\u2019a point été la dupe de nos ennemis mais leur complice La nouvelle affaire New-York, novembre 1917.Un après-midi de septembre 1914, le long du Riverside Drivequi est l'avenue du Bois de New- York \u2014 à lheure où le mouvement des voitures et des proine- neurs est particulièrement intense, ou vit s\u2019arrêter une auto découverte près d'une des demeures les plus somptueuses de la somptueuse avenue.Un personnage en descendit lentement, avec ostentation et.lentement appuya sur le bouton électrique de la porte d'entrée, \u2014\"Tiens, fit un passant, mais c'est Bernstorff qui va rendre visite à Ilearstarc ar C'était, en effet, le comte Joann von Berntsorff, ambassadeur de S.M.l\u2019empereur d'Allemagne, qui allait officiellement rendre visite à M.William Randolph fenarst \u2014 à M.Hearst, qui n'avait jamais voulu recevoir ni le président Roosevelt, ni le préi- dent Wilson; à M.Ilearst, propri- élaire de sept journaux les plus lus mais les moins considérés des Etats-Unis, commanditaire de plu- seurs douznines de revues ct de plusieurs centaines de cinemas.Pour que nul n'ignorät cette visite.une dépêche courut aussitôt le long des câbles afin de l'annon- ver.Lit, quelques jours plus tard, lu Gazette de Voss, dans un éditorial, écrivait: \u201cNotre ambassadeur d\u2019Amérique, M.le comte de Bernstorff, a élé particulièrement bien inspiré en rendant visite l'autre jour à M.Hearst, le roi des journaux d\u2019Amérique.(Gagner Hearst, c'est gagner une bataille, d'autant que Hearst est propriétaire du Pictorial, qui englobe tous les cinémas d'Amérique.Les concurrents lui tomberont sans doute dessus à bras raccourcis.mais aucune accusation ne saurait atteindre cet homme de bronze.\u201d Dans tout ce fatras, une chose était vrai: cest qu\u2019en effet le comte Bernstorff avait gagné Hearst \u2014 chose infiniment plus facile que de gagner la bataille de la Marne! KW Le comte Bernstorff l'avait d'ailleurs bien gugné, et jamais homme ne servit mieux l'Allemagne, car jamais homme ne ln servit avec une obstination plus perfide.L'agent allemand, brutal.grossier, Violent, est vite percé à jour et tombe rapidement au rebut, tel un objet de dégoût et de répulsion.L'agent allemand, habile, souple, prudent, qui ne prouoneu \u2018amuais le nom de l\u2019Allemugne, qui se si- gue dévotement en parlant de Ja France, qui gémit sur les torrents de sang répandu, est plus difficile à démasquer et à clouer au pilori.William Randolph Hearst, pendant trois ans, à joué ce rôle et il l'a Joné si supérieurement que des Français, pur définition spirituels, s'y sont laissé prendre.Contre ln France, M.liearst, dans ses journaux.n\u2019a jamais laissé passer une attaque.Oh! il ne l\u2019a pas laissée passer par prudence.La France est si haut placée dans l'affection et l\u2019admiration des Etats-Unis que les Américains n'eussent pas toléré un mot blessant contre la nation qu'ils entourent d'une sorte de culte sacré.M.Hearst n\u2019n pas blasphémé la France parce qu\u2019il n'a pas osé \u2014 voilà tout.Mnis il n fait {out le reste.Le 18 novembre 1914, dans son Journal de.San- Francisco, l'Eraminer\u201d il laisse eracher sur la nation sainte entre toutes, sur la Belgique, et dans quels termes ! \u201cLes Belges, évrit-il.n'ont qu'à s'en prendre à eur-mêmes s'ils sont victimes de la guerre: ls ont voulu jouer aux héros.Ce n'est pas à nous, Américains, à payer les frais de l'héroisme belge.\u201d Entre temps, moins violemment, plus perfidement, Hearst a fait campagne contre tout ce qui pouvait servir les alliés, pour tout ce qui pouvait servir l\u2019Allemagne.Campagne contre le premier emprunt franco-anglais de septembre 1915: \u201cCitoyens, refusons de prêter à ces fous homiuides d'Europe un seul de nos dollars, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient guéris de leur folie de guerre.\u201d Campagne pour que I'Amérique interdise l\u2019envoi de munitions en Europe: \u201cPas de canons! Pas de munitions! Ia paix pourrait être conclue en trente jours si les Etats-Unis refusaient de fournir des armes pour prolonger le conflit.\u201d Campagne pour le roi Constantin, \u201cauquel les alliés ont infligé indignité sur indignité et dont le peuple est soumis à des ouffrances qui dépassent tout ce qu'on\u2019 peut imaginer el.tout ce qu'a pu souffrir le peuple belge\u201d.Compagne pour In paix \u201cque l\u2019Allemnane désire eb pour laquelle edie a offert des conditions d\u2019une libéar- lité
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