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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 4 décembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1920-12-04, Collections de BAnQ.

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[" \"0 \u201cCABLE: Pourquoi cr SOUS FLAMBO REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS +4REDIGEE EN COLLABORATION \u201cco.VIL\u2014No 360 \u2019 er Tu ne tueras point ?LES PROHIBITIONNISTES VONT-ILS VIOLER CE PRINCIPE EVANGELIQUE COMME LES AUTRES ?A lire Ja presse ontarienne, le sentiment est très monté la-bas contre les prohibitionnistes, et en particulier les méthodistes, depuis le meurtre commis par le Rév.O.L.Spracklin.Le \u201cSaturday Night\u201d, la grande revue de Toronto, parlant du meurtre commis à Winnipeg sur la personne d'un agent proh!bitionniste, se demande si ce n'est point 1a la réponse au meurtre commis sur la personne de l'aubergiste Trumble par le pasteur méthodiste de Sandwich, Répondant à une revue puritaine, \u201cThe Christian Church\u201d, lu Même publication observe que, si l'on adopte le point de vue de cette dernière, à savoir: qu\u2019il est permis de tuer pour faire observer la loi de prohibition, \u2014 il ne l\u2019est pas moins permis pour fairé observer la loi sur l\u2019enlèvement de la neige et l\u2019Iimpôt sur le revenu, auquel se montrent revêches plusieurs bons puritains.Mais le \u201cJack Canuck\u201d, dont on ne peut s'empêcher de louer la franchise, en n\u2019endossant pas toutes les idées, publie un merveilleux artiole intitulé: \u201cMinister or Gunman ?\u201d Nous le résumons : \u201cNul ne peut servir deux maîtres: que le révérend Spracklin reste pasteur méthodiste ou qu\u2019il s\u2019intitu'e résolument bandit.H est écrit dans l'Evangile: \u2018Tu ne tueras point.\u201d Appertient-i] à un ministre de l\u2019Evangile de violer aussi odieusement ce qu'il préche?La répulsion soulevée par ce meurtre d'un bout à l'autre de l\u2019Ontario a démontré que le sentiment fta\u2019t loin d\u2019être unanime en faveur de la prohibition, qui n\u2019est i:prrès tout qu\u2019une loi somptuaire, une doi ayant pour objet d'empêcher le luxe et la dépense, et non une loi à laquelle sont liées les destinées d'un pays.Spracklin prétend qu\u2019il était justifiable de tirer sur Trumble parce que celui-ci était armé ; alors pourquoi Trumble n\u2019aurait-1! pas tiré sur Spracklin, éga- ment armé?Le tout est de savoir qui tirera le premier.Les uéthodistes de l'Ontario se sont alignés derrière Spracklin.Sera-t-il permis aux méthodistes de gouverner plus longtemps cette province?On parlait avec mépris du Québec placé sous le joug des curés: est-ce que le joug méthodiste n\u2019est pas cent fois pire?\u201d Anti-prohibitionniste depuis sa fondation, *L\u2019Autorité\u201d n\u2019a cessé de signaler les abus de \u2018a prohibition à mesure qu\u2019ils se produisaient.Elle a démontré que la prohibiton permettait à un petit nombre de s\u2019enrichir en vertu d\u2019une contrainte imposée à la masse, contrainte dont celle-ci ne demandait pas niieux que de s'affranchir à prix d\u2019or.Aujourd'hui, un autre danger produit par la prohibition est l'abus des armes à feu.On nous rapporte que les inspecteurs de Me D.R.Murphy sont amnés et qu\u2019ils sont par trop disposés à se servir de leurs armes.L'un d'eux a déjà exhibé _ Un revolver dans un magasin de vendeur autorisé, et bien que nous soyons peu disposés à favoriser ces lascars de vendeurs, mounete voulons tout de même pas la mort du.pécheur.Cer- £hins de ces inspecteurs ont un passé trop sujet à caution pour jeur accorder une telle confiance, d\u2019après l'opinion même de Me Murphy.D\u2019autres inspecteurs-de Me Murphy se feraient un jeu, dit-on, de tirer sur les pneus des automobiles qu'ils soupçonnent de transporter de l\u2019eau de feu et qui ne stoppent pas assez vite à Jeur gré.Le sergent Birchall, de Walkerville, Ontario, a de la sorte expédié dans l'autre monde un nommé Laprott.11 expliqua que, voulant crever un pneu, it tira quelques pieds trop haut et creva un homme.11 y a une \u201cp'tite différence\u201d, selon l'expression populaire; mais dès qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une cause aussi sainte que la prohibition ! SIPAUTORITE®.be EEE Les liquidations par feux - -\u2014Vous verrez qu\u2019il y aura beaucoup de feux cet hiver, après le Jour de l'An.Cette phrase était prononcée cette semaine par un quidam rencontré dans 1a rue.1] continua : \u2014Nous aurons nombre d'incendies parce que les affaires sont mauvaises, vont de mal en pis.Rappelez-vous l\u2019ancien temps.N'est-ce pas que ça flambait chaque hiver?.Oui! je prévois beaucoup d'ouvrage pour nos pompiers après le Jour de l\u2019An.Puis il partit, me laissant à toutes les réflexions que je croirais opportunes.Je ne manquai pas d'en trouver.Je me rappelle ces jours d\u2019avant et d'après 1910, alors gue par les froides nuits d\u2019hiver le firmament s'embrasait soudain au-dessus de Montréal.Série d\u2019incandescences qui se produisait, commie nous l'avons dit, après les fructueuses ventes du Jour de l\u2019An.Facon comme une autre, n'est-ce pas, de procéder à une avantageuse liquidation ?J'emprunte cette réflexion à I\u2019 ex-chef des pompiers Tremblay : \u2014 Montréal dépense pour la protection contre les incendies dix fois plus que Paris, et par contre les dommages causés par le feu à Paris montent à dix fois moins qu\u2019à Montréal.Allez-vous dire que dans la majorité des cas ici le feu n'est pas mis intentionnellement?.Nulle démonstration plus patente de ce fait ne pouvait être apportée que par la diminution considérable dans le nombre des incendies au cours des années de prospérité que nous venons de traverser, vaches grasses qui menacent d'être suivies d'autant de vaches maigres.Les compagnies d'assurance se préoccupent peu du nombre et de la valeur des incendies.Elles augmentent leur taux en proportion.Parmi les assurés les bons paient pour les mauvais.Mais n\u2019est-ce pas ainfi que cela se passe un peu partout depuis que le monde est monde ?- FLAMBEAU.Hellferich prone la faillite Berlin, 3.\u2014 Prenant la parole au Reichstag, a l'occasion de la discussion des crédits, M.Helfferich déclare: \u2014-En face de 100 milliards de dépenses, il y 8 juste 30 mil- tiards de recettes.\u201cNotre situation est plus critique que si nous avions fait banqueroute.La banqueroute est, en effet, pour un débiteur - criblé de dettes, un bienfait légal qui le libère de ses - obliga-|* tions.| La gauche proteste et crie : 1; \u2014C'est bien ce que vous désirez ! ! .\u2026 \u2014Non-répond M.Helferich.La banqueroute ne délivrerait l\u2019Alemagne que d'une faible partie de an dette et, du reste, il.{andrait continuer à payer : Entente.Mon film Lo Journal Officiel vient de pu- bller Ja liste des messieurs et damnes appelés à faire partie du \u201cconseil su- Dérieur des consommateurs\u201d.Un de ces jours, les consommateurs\u201d.Un deo ces jours, les consommateurs supérieurs se réuniront dans un benu sulon ministériel et se chol- siront un président, lequel pourra porter le titro de \u201cgrand consommateur de France\u201d.Ce personnage pro- nonceru Un discours dunt voici l'essentiel : ~\u201411 est temps de lutter contre la vie chère.question vraiment sociale.le concours de nos compé- tencos.suggestions précieuses.,.remêdos à Un mal dangereux.public.dans l'ordre et dans l'a- miour du ogres.IL maintenant au travail! [Vis applaudissements.] Lu séance est levée, Le jour même, la livre de beurro monte de trente sous.A lu denxi&mne séance, l\u2019unanimiié se fait sur cette proposition du pré- silent: \u2014Sus aux mercantis!.mons dos sanctions sévères les spécuiateurs! Le four même, un affameur mfle lHonnaire écope de huit jours de prison avec sursis et do 100 francs d\u2019a- monde, Troisième séance.votés: 10 moins! 2o Producteurs, produisez plus?Ce Jour-là, tous les consommateurs ont devant eux des plies de soucoupes qui menacent le ciel et on apprend que fe chômage prend des proportions désastreuses.Quatrième séance.Les conselllers supérieurs \u2014 plusieurs sont absents \u2014 abordent de front Je problème écunomique.Aussitôt, 1ls se divisent en deux clans: ~\u2014Ne contrarions pas le Jeu de la foi de l'offre et de lu demunde.Le salut, c'est la liberté! \u2014Jj,imitution des larife, contingen- tementy, contrôles pévères, police économique, rationnement général, l'Etat partout! Les conseillers se séparent sans avoir pu voter Je moindre voeu.Le jour même, la poule au pot monte d'un écu.Cinquième séance.Le nombre des ubsents augmente.La discussion s'engage sur lo régime douanier.Deux partis se forment: Vive le libre-échange! C'est Ja circulation des.produits À travers les frontières qui provoqueras !a baisse.Réclucontre Des voeux sont Consommateurs, consommez gros mercantis! \u2014Vive le protectionnisme! En fermant nos frontières aux produits étrangers, nous supprimions lès importations qui font balsser notre franc.Vivons de ce que nous pro- duisong nous-mêmes ct nous reverrons les beaux jours ou le franc valait vingt sous! Il n\u2019y a pas d'autre remède à la vie chère, Impossible aux conseiKers de se mettre d'accord.Les arguments des uns sont aussi bons que les arguments des autres.Ce jour-là, 165 tacots, qu\u2019ils soient auéricains où frunçais, montent de 2.000 francs.A In dixième séance, il n'y que trois conselTers présents.-Nous No sommes pas en nombre, dit l'un d'eux.\u2014N1, répond un autre.Ave un mort, nous pouvons faire un bridge ! Clément VAUTEL.\u2014_mmm{ A \u2014\u2014 JUBILE LASSALLE a plus La représentation du 14 devembre au M numeRt National s'annonce cemme devant être un succés dramatique sans précédent, Pollr éviter à son camaradu Lassaîle un surcroit do travail, Fernand Dhavrol s'ent généreusement chargé de Ja direction urtistique de cette soirée, C'est assez dire que \u201cles Ouvriers\u201d et \u201cRuy Blas\u201d seront représentés avec Un suin des plus mi- nuticux.l'interprétation de ces chefs- d'oouvre sera certainement à leur hauteur.Dans \u201cRuy Blas\u201d, Madame Mudo Ditsa, la charimnante et talentueuse artiste, sera Une Reine idénle, L'acteur Charles Schauten, au tempérament sonsible et puissant, a toutes Jes qualiiés pour Jouer Ruy Blas, Lnssalle fera un Don César de Baz.de balie alluro et nous ver- rong dans les rôles de tout second plan Gustave Scheler qui, modestement, à blen voulu rendre un hommage do confraternité à son ancten camarade do Parig, ainsi que Fernand Dhavrol et d'autres encore.Dans la pièce \u2018Los ouvriers\u201d, la sympathique Madane Eugène Lassalle jouera lo rôle de ls mère et le professeur Georges Landreau, celui du fils.Le rôle d'Hélène sera finter- prété par Mlle Viola Delisle, une brillante lauréate de Conservatoire.Le profosseur Lassaile paraît dans los deux plèces et dans deux grands rôles, C'est chez Archnenbault que l\u2019on peut so procurer les blilets qui restent oncoroe.Bravo, Asselin! \u201cL'Autorité\u201d applaudit \u201cdes deux mains\u201d à la nomination au grade de commandeur de la Légion d'Honneur de notre ami le major Olivar Asselin.Napoléon n\u2019avait originairement créé la Légion d\u2019Honneur que pour les guerriers, et s\u2019i] est un \u2018\u2018batailleur\u201d sur terre, c'est bien le major Asselin! D'autres octrois de décorations ne sont pas aussi judi- cleux: nous faisons néanmoirs exception pour Je major Cha- ke bien | Les droits prohibitifs font to jeu des | MONTREAL, SAMEDI.4 DECEMBRE 1920 \u201c SAUVE QUI PEUT e Ge n'est pas ainsi que nous éviterons la crise au contraire, c\u2019est plu- tot ainsi que nous la précipiterons Gardons notre sang-froid, plutôt que de crier que tous les négociants sont en faillite C\u2019est une panique.Tout le monde est devenu prophète.Et prophète de malheur.On n\u2019entend plus, dans les maisons, dans les magasins, dans les bureaux, dans les cafés ou dans Ia rue, que ce mot, ce mot fatidique tant et tant répété qu\u2019il en est venu à nous per- Faisons place au bilinguisme UN ANGLAIS M.HENRY MILES, VEUT QUE LES CANADIENS- FRANCAIS PUISSENT ETRE ENTENDUS ET COMPRIS La Commission du Tarif vient de passer dans le comté d'Essex, Ontario.Or, à Windsor et aux alentours habitent des milliers et des milliers de Canadiens-français.Comment ceux-là aussi, à part ceux de la province de Québec, ont-ils pu faire entendre leurs sugges- ions à cette Commission \u2018nonunée pour écouter\u201d, puis- qu'aucun des membres d\u2019ice:le d'est réellement familier avec sotre langue?Dans son nuniéro du 27 novembre, \u2018\u201cL'Autorité\u201d signalait l\u2019article publié par M.Henry Miles, député de Saint-Laurent à la Législature, dans son périodique, le \u2018Montreal Pharmaceutical Journa'\u201d, sur l'anomalie de cette Commission iunilingue.Les principaux pas- !sages de l'article se lisent comme suit : \u201cFait patent, c\u2019est que tous es membres de la Commission cer désagréahlement le tympan \u2014 La erise!.La criset.La eriset.Sürement ,que nous passons par une dépression.Mais encore ne faudrait-il pas l\u2019accentuer à plaisir.Elle était à prévoie d'ailleurs.Pensez-vous que nous pouvions continuer éternellement à \u201cfaire du 100 miles à heure\u201d ?Il fnut modérer In vitesse de son auto dans les courbes, et nous sommes dans une courhe, voilà! Ce n\u2019est pas à dire que nous soyons déjà tous renversés cul; par-dessus tête.Certes, plusieurs ont déjà accompli de ont capoté et ont pris le clôs.lautres les suivront, Mais les têtes froides, solides, positives, resteront sur leurs épaules.Du reste, nous Voyons encore là intervention justice immanente d\u2019iciehas.Les premiers à faire le \u201clooping-the-loop\u201d sont Jes proti- teurs.exécrables Sangsues surgies pendant Ja guerre.Allons-nous pleurer sur leurs malheurs comme les pleurent sur les ruines du temple de Jérusalem 1 Non, hein ! Avec leurs profits scandaleux, ils ont acheté autant.de marchandises qu\u2019il était possible, dans Pespérance de vendre plus haut, toujours plus haut.Crac ! Entendant parler partout de grèves, de plus hauts salaires, de plus hauts ei, de plus hauts ça, le publie n décidé de faire sa grève à lui.It n'a plus acheté.Et quelle culbute, mes amis S Les profiteurs du sucre, de la fourrure.du cuir el chaussure onf été les premiers à vider les sièges.Mais cela ne veut pas dire que tous les imanufacturiers, marchands, négociants de toute catégorie, qui, n ayant réalisé quo des profits raisonnables, n'ont pas subi cette tentation d'accumuler des stocks.von( aussi faire faillite.Non! Dépression dans les affaires! Oui, Crise 7 Pas encore, si nous restons avee fermeté Taunt, au lieu de crier panique.S'il fallait en croire les rumeurs, pas un marchand de la rue Sainte-Catherine, pour ne mentionner que cette artère, qui ne serait déjà sur les contins de 1a faillite où en pleine liquidation.Décidément, c'est une folie ! Et lorsque tout le monde se met à clamer que tout va mal, n'est-ce pas déjà un signe avant-coureur que ça va changer et pour le mieux.\u2014de même qu\u2019un optimisme général est le signe précurseur d\u2019une débâcle.Le jour où la population de Montréal sembla unanime \u2014 moins quelques sages \u2014 à croire que l\u2019immeuble allait monter Jusqu'au ciel, ce jour-là l'immeuble croula et joncha Je sol de ses débris.Depuis 1 191% ils y sont demeurés gisants.Cessons done de crier: \u201cSauve qui peut!* Le plus dange- mauvais virages, de cette Juiis de Ia au voue reux de la courbe sera bientôt franchi, s'il ne l\u2019est déjà.D'ailleurs, ce ne sont pas ceux qui tachent le volant qui s\u2019en tirent d'ordinaire sains et suuis.\u201cL\u2019AUTORITE®\u201d.Initiale qui intrigue A QUI APPARTENAIT CETTE BOULE DE QUILLES TROU- VEE PRES DU CADAVRE DE BLANCHE GARNEAU ?~ (Du cor.rég.de \u201cL'Autorité\u201d) Québec, 3.\u2014 Si les assassins de Blanche Carneau, cette malheureuse jeune fille trouvée morte dans les buissons, après avoir été violée, sont jamais découverts, le mérite en reviendra vien pour la forte part au \u2018lPranc-Parleur\u201d, hebdomazaire qué- becquois qui, à l'instar de \u201cL'Autorité\u201d, est un journal de combat.Le \u201cFranc-Parleur\u201d, poursuivant sa campagne, arrive, dans son dernier numéro, avec une nouvelle découverte.Après avoir relaté, sans qu'aucun démenti ne lui ait été opposé, que tour à tour un livret de banque, une épinglette et un bouton de manchette étaient disparus avant d'être produits à l\u2019enquète, le \u2018\u201cFranc-Panrleur\u201d signale qu\u2019une bile de quilles a aussi été trouvée près de l'endroit où gisait le cadavre.M.Raoul Glavet, professeur de piano, 90, rue Massue, décrit ainsi cette bille: en caïac, presque neuve, de 6 à 7 potices de diamètre, et portant, pcinturée en rouge, l'initiale M.Où est cette bille?Comment a-t-elle été transportée là ?Ce ne peut être par la rivière, le bois de caïac, trop lourd, ne flottant pas.Il faut qu\u2019elle ait été jetée là par quelqu'un.Orcertains joueurs de quilles ont leurs propres billes.Et lorsque lon songe que le rapport du médecin ayant opéré l\u2019autopsie conclut à la mort par un instrument contendant, {1 importe d'autant plus de connaître quel pourrait bien être le M posses- seur de cette boule de quilles.sont canadiens-angiais.le ; gouvernement fédéral a sûrement commis une erreur en \u2018agissant de la sorte à l'égard ide la province de Québec.La grande habileté du président de cette Commission (sir Henry Drayton) ne saurait être mise en doute, mais Je fait n\u2019en demeure pas moins que parmi ses membres aucun n'est réellement familier avec la langue française.Et il y a une différence entre parler d'affaires avec un homme dont le français est la langue materne:le ou qui en a acquis une connaissance approfondie \u2014 et avec un homme qui n\u2019en a qu'une connaissance superti- cielle.\u201cChangez les rôles.Qu'arri- verajt-il si le gouvernement envoyait dans l'Ontario une commission dont les membres ne pourraient comprendre \u2018anglais ou du moins toutes les propriétés de cette langue?Oui, qu'arriverait-il?\u2018Ici, à Montréal, le gouvernement a envoyé l'hon.M.B'ondin, tentant de réparer dans une certaine mesure l'erreur commise.Mais à Québec.Sherbrooke, Trois-Rivières, on a vu des Canadiens-francais s'adressant a une Comulission qui n'entendait pas leur lan- que, ou s\u2019essayant dans In lan- sue anglaise avec une difficulté qui a sans doute fait sourire ces messieurs les commissaires.\u2018Sir Hormisdas Laporte, ou an hommie de ce calibre, dans \u2018a Commission, lui eût donné un autre aspect dans cette province.Pourquoi aussi le gouvernement n\u2019appelle-1-il vas à son aide, dans les questions commerciales ou industrielles, des hommes d'affaires, certes heaucoup plus au sourant, plutdr que de se limé- ter aux membres du cabinet?\u201d Semblable article, écrit par un Anglais, n'est-il pas un réel] témoignage de sympathie envers les Canadiens-français ?C\u2019est pourquoi ce témoignage, nous avons eri devoir l\u2019'en- \u201cegistrer, LES KIWANIS SONT CONTRE LA SYPHILIS Il, EST RESOLU que le Club Kiwanis de Montréal exprime, au département de Ja Santé Publique de la province de Québec, son appréciation des mesures pratiques récemment adoptées pour combattre extension des maladies vénériennes dans la province de Québec, aussi de l'institution de dispensaires gratuits et de sa campagne de saine éducation du publie.IL EST DE PLUS RESOLU que les membres de ce Club soient priés de coopérer avec le département de Santé dans les diverses mesures pour la \u2018éussite desquelles l'appui des \u2018itoyens est requis.(Adopté à l'assemblée du Slub Kiwanis de Montréal, le 25 nov.1920.) (Signé) Sec.Un duo de crampons Le procureur général de la province de Québec a refusé d'intervenir en faveur de MM.Marcil et Verville, ces deux commissaires de la Ville de Montréal menacés de disqualification.Parions que ces deux cumulards s'accrocheront tout de més pe sans vergogne à leur sadat ~.HAUT LES AILES ! MISS MARIE APEL, artiste anglaise qui consacre ses talents en sculpture i la gloritication de Guynemer les Artisans et M.Gauthier ILS LUT PREPARALENT TN UN BEAU CHARIVARI À SAINT.MYACINTHE (Dépêche spéciale à \u2018\u2019L'Autorité\u201d) Saint-Hyacinthe, 3.\u2014 11 semble bien que le bluff de l\u2019én=.rée dans le ministère de notre député, M.L.-J.Gauthier, \u2018ai vécu.Du reste, vous figurez-vous la dégelée qui l'attendait-.\u2018ci?Déjà notre maire.M.Bouchard.qui nourrit un chien de .za chienne contre M.Gauthier, s'apprétait à lui lancer ce dogue LF dans les jarrets, et Damien est un maître-piqueur.Les gens de Saint-Hyacinthe et de Rouville hostiles à l\u2019en= .rée de M.Gauthier dans le ministère, \u2014 et dans les comtés de Saint-Hyacinthe et Rouville ils se chiffrent à quelque chose somme 90 pour cent, \u2014 étalent pour recevoir un appui dont ils youvaient ala Tig eur se passer, mais qui' n\u2019en Aürait\"pa moins nris dans uné plus triste lumière encore notre représens tant.Figurez-vous que les Artisans canadiens-français \u201cMontréal \u2014 je vous le confie sous toutes réserves bien que.je.\u2018 e tienne de quartiers d'ordinaire bien informés \u2014 étaient pour.\u201cenir en corps à Saint-Hyacinthe faire le plus beau charivari lu monde à leur ancien président.Bannières au vent, enseignes déployées, c'eût été un cue \u2018jeux spectacle que de voir les Artisans conspuer leur ancien\u2019 } vrésident, comme les électeurs de Saint-Hyacinthe et de Roue : -iMe se préparent à conspuer leur député à la prochaine occas \u2026 ion à eux offerte.Autour d\u2019un cadavre Athènes, a question de l'héritage du roi Alexandre, | n dehors de !a succession du trône.semble devoir amener des .omplications inattendues, Avant-hier, l'avocat de Mme Manoz uvait demandé au juge la levée des scellés apposés sur les ippartements royaux en donnant pour raison qu'elle était hé=: - \u2018itière légitime du roi défunt, à la suite du mariage contracté \u2018ten raison de sa prochaine maternite, Aujourd hui Me Koutsovandis, agissant au nom de l\u2019ex-rôf \u2018\u2019onstantin.a demandé au président du tribunal de surseoir à \u2018exécution de la requête de Mme Manos afin de donner à son \u201clent le temps de formuler une opposition régulière.11 a dé- daré que l'ex-voi Constantin compte soutenir la nullité-du - nariage du défunt roi avcc Mie Manos et que celle-ci ne peut done émettre aucune prétention sur l'héritage qui doit revenir J atiérement au pére et aux frires du défunt., Cette démarche de l'ex-roi provoque de nombreux com mnentaires dans tous les milieux juridiques et l\u2019on prévoit -.qu'elle suscitera des incidents intéressants.Une première : difficulté résultera de la signature de l'ex-roi.Une seconde ifficulté provient du fait que le roi étant chef suprême dè l'Etat au nom duquel est rendue la justice, il ne peut pas res rourir aux tribunaux.a Si Constantin donnait suite à son projet.il signifierai lui-même qu\u2019il reconait ne plus être roi de Grèce.Par conte * vo si les tribunaux recontaissaient la validité du mariage, on: lemande alors quelle serait la situation dynastique de l\u2019 enfa Je Mme Manos.Dreux, dors en paix !' Changements | dans les cours ; \u201c\u2014 .a le bon poète ! Dreux va nouvoir jouir en toute tran- (uilité de ses lauriers.Ayant lécroché le prix de poésie + (3100.00.c'est quelque chose, même pour un poète), il sera à l'abri des attaques de son \u2018onfrère Albert Lozeau, de méme cue des coups d'encensoir à lui assénés en plein visage par l\u2019ex-colon de l'Abitibi.Ubald Paquin.Les cailloux du poète et les fleurs de l\u2019ex-colon lui étaient également dommageables.\u2018 Ohé, M.Frigon ! Pendant que l\u2019Université McGill et l'Université de Toronto recevaient ° chacune $1,000,000 du Fonds Rockefeller; que l\u2019Université d'Halifax at l\u2019Université de Winnipeg en recevaient chacune $500,000, l'Université de Montréal, elle, empochait la minime prében- F.BE.CORNELI, |= Pourtant, de de $25,000.M.A.-P., Frigon > M, E.A B.Ladouceur.qui vient d'être nommé greffier de la cour dit Bane du Rol, s'est rendu À Québes pour discuter de la réorganisätios de ln cour d'assises, A son retour, M.Ladouceur ie ug a appris qu'il avait conféré avec: Charles Lancto! of que bientôt.dèux tr qe .avecuts seront nommés pour, repre.Sentar le procureur général, On dit nussi que trois sous-cfinée, ; tables seront nommés.au cours des vingt-et-u qu\u2019il fut groffier de la oat sions de la paix, a acquis une crane de expérience en la matière et a u su so faire remarquer comme, UR expert des questions touchant: les sos: do criminel, 4 Le nouvenu greffier de la go d'assises fut aussi maire de Eon de Pointe-aux-Trembles.ui.aurait du etre ià, iorsque p sa la manne.Mais il a tant: choses à voir pour - lui-mêine,: ; M.A.-P.Frigon, qu\u2019il nest: ; pas toujours :Jà,.Mquand 1 devrait les autres.° 1 81 enviables :Carnégie, le Roi de l\u2019Acier : dérations générales sur le lyrisme ci \u2018.plique pourquoi la volonté est grand ressort dramatique.Mais par- \u2018 être source d'action; le chant peut - sea \u2018le \u2018cas de V.Hugo, C\u2019est \u201cvolonté qu\u2019i la fait du théâtre, - paint \u2018par:l \u201cD'abord, \u201cvement Lath Whiskey 1 .M.Wilson Roi du Whiskey acqu: In assurant du whiskey pur ttera-t-il sa dette de reconnaissance \u201cnotre province, aujourd\u2019hui qu\u2019il a tant de millions, en à bon marché ! Où il est question de l\u2019hon.M.Perron comme - d'un dogue aux ; formidables crocs aguets armé de .\u201cUn nouveau titre vient de Surgir au Canada.Et ce titre a fait fortune, une fortune comparable à celle \u201cde l\u2019homme nuquel î! à été décerné.\u201cCet homme, cet homme heureux, cet homme né sous une - flamboyante étoile à nom : le sénateur Joseph-Marcellin Wile \u2018son, et son titre, titre incontestuble, titre gagné de haute lutte, est : \u201c Le Roi du Whiskey.\u201d \u201cLes Américains nous avalent habitués à ces qualifications si Rockefeller, lo Roi de l\u2019Huile ; Pierpont Morgan, le Roi de In Banque.Nous, pauvres Canadiens, n'avions pas même un roitelet \u201cdont nous glorifier, À opposer à ces têtes couronnées de millions.Aussi bien, est-ce avec la plus vive satisfaction que de l\u2019Atlantique au Pacifique nos compatriotes ont appris qu'un - Fol'leur était né.C'est en vain quo des gens malintentionnés oblecteraient : quo les deux tiers des quinze mi\u201dffons auxquels le sénateur \u2014 Joesph-Marceltin Wilson doit ce titre de \u201cRoi du Whiskey\u201d \u2018ont été acquis sous l\u2019églde de la prohibition : est-ce à dire \u201cque le sénateur Wilson en ait moins de mérite pour avoir ra- \u201cmassé d'autant plus de millions que la situation était plus dif.ficlle, plus précaire ?: Seulement, envers nous, Conadlens-français du Québec, à \u201cqui le sénateur Joseph-Marcellin Wilson doit tout de même Pävantage de pouvoir Importer son whiskey ct de lu distribuer par tout le Canadn\u2014parce que vous n'avons pas voulu de la .Prohibit'on totale\u2014envers nous ce multi-millionnaire n\u2019a-t-il ~ pas contracté une dette de reconnaissance ?Nous comprenons parinitement que le sénateur Josenh- Marcellin Wilson aime trop ses millions, leur soit trop afta- ché, à ces beaux millions sonnants ef frébuchants tirés de la vente du whiskey, pour lui demander de tes faire jaîltir en pluie d\u2019or sur ses concitoyens comme acquit de cette dette de reconnaissance, d'autant plus que les millionnaires, paraît-il.sont peu enclins à solder des dettes te ce genre : mais ne de- Yrait-il pas au moins assurer.à ceux qui lal ont permis de transformer le Québee en un immense entrepôt d'alcool.en approvisionnement de liqueurs à bon marché ?Nous comprenons que l'exportation pale mieux ; que dans PQuest cauadien, où le sénuieur Wilson passe pour s'être assuré le contrôle du whlskey, les profits sont de 100 pour cent.Seulement.On nous a trop souvent vendn dans le Québec, à des prix épouvantables des décoctions malsuines.On assure même \"qu\u2019une nouvelle vague de whiskey empolionné dé\u201ccrie sur la province qui ne devrait hoire que les meilleures boissons et à bon marché.Pourquoi le sénateur Wilson, enfin touché des \u201cmaux de ses.concitoyens, à qui îl doit tant, no mettrait-il pas .fin .à ce sale état de choses | (1) \u201cT1 a aussi, contracté.une dette de reconnaissance envers nos Ar nommées et des lauriers.Ma:s ceîte ambition se mélait une illu- siun, née de son goût pour les i.nages.Et lorsque, en février 1830, il escalade la rampe, il prend pnsses- sion de la scène en poète lyrique! Le conférencier pénètre plus avant dns la psychologie si discutée du lyrique.Le poète qui chante, versité de Montréal, vient de donner une conférence sur le drame lyrique de Victor Hugo, \u201cHernani\u201d.\u2018I\u2018a commencé par quelques consl- \u201cle drame.Le lyrisme est, non pas un genre littéraire, mais un état de sensibilité ddns lequel l\u2019âme se sent vivement émue, et chante pour se délivrer, pour sc décharger.Le drame, au contraire, est par tout action: il présente l\u2019hommie à son plus ~haut degré d'activité, \u2014 ce qui ex- un sur les réalités du monde moral mais ce qu'il sait surtout.c'est son coeur à lui.On se rappelle la spirituelle boutude de l\u2019auteur de \u2018\u201c\u201cNamouna\u2019 (chant 1, § 19).\u201cLe coeur humain de qui?Le cocur [humain de quoi?Celui de mon voisin & sa manière d'être, Mais.morbleu! comme lui, j'ai mon [humain, moi!\u201d Aussi le poète lyrique ne peint-il Je plus souvent que lui-même, et lui seul.S\u2019il atteint à la vérité générale et humaine, c\u2019est lorsqu'il peint, comme Montaigne, \u2018l\u2019homme fois la passion, le lyrisme peuvent alors se mêler du drame, pourvu .qu'ili-ne l'envahisse pas (ainsi, les \u2018stances de Rodrigue).\u201cLUn grand poète chez qui domine ile goût ou le génie du chant, s'il \u2018 s\u2019aventure dans le drame, aura pei- .ne à remplir cette condition: tel par par concitoyens de langue anglaise de toutes les parties du Bominion, qui ont tant bu de son whiskey.Hs s\u2019étonnent que le sénateur Joseph-Marcellin Wilson n\u2019aît rien versé à l\u2019Université McGill, Ils se demandent si à la fin le Roi du Whiskey \u2018ne \u2018era pas étouffé dans ses millions comme le fameux due de nirénce en Angleterre, fut étouffé dans un tonneau de Malvoisie.Daucuns prêtent au sénateur Joseph-Marcellin Wilson l'intention de proposer ou de faire proposer à la Législature dès la prochaine session, un projet de loi lui assurant le contrôle du whiskey dans Je Québec, comme on croit qu\u2019il a eu l'adresse de se l'ussurer nilleurs, Les amateurs de cette rumeur partent sans doute du prin.ripe que Pappétit vient en manzeant et que le sénateur Jos eph-Marcellin Wilson ayant défi avalé quinze millions pro: venant du whiskey, il n'y n pas de raison pour qu\u2019il ne désire \u2018as se mettre sous la dent quinze autres heaux millions, It y a tout de même d'autres marchands de liqueurs en :ros à Montréal.Les maîsons Hyudon et Hébert, Hudon- et trsaly, F-X, Saint-Charles, Laporte et Martin, Chaput et Filsd'autres cacore ne sont sans doute que de bien petites maîsons à côté de !n maison Boivin et Wilson : mais touf de même ces rens ne manqueront pas de protester, de crier bien haut que Fle sénateur Joseph-Marceliin Wilson, à l'heure actuelle, ne rarle que de contrôle des Tiqueurs par le gouvernement pro- cfneinl ; que de sa retraite des affaires et de son départ pour \u201cEurope\u2014louf cela n'est que de In frime pour permettre an Toi du whiskey de cacher son jeu el de rester plus Roi du Whiskey que jamais.Et puis, it y a on.X.J -L.l\u2019erron, conseîller législaüUt, ainistre de Montréal, l'hon.M.Perron qui renroche devis longtemps aux vendeurs de wüli-key de réatiser des profits dis- #roportionnés.L'hon.M.Perron n'attend qu'une occasion d'intervenir Win de mettre fin à en étrt de chases er] dénonce dans tous jaue l'auteur da Colette Baudoche et:| d'Au service de l'Allemagne va donner: aistai à la premiêre den cing leçons 4 Strasbourg.C'était dans l'aula de: l'Université, une grande saîle b'asiche À caissons dorés, où, tout au fond, un large drapeau tricoolre cache aux re- guards Ja place laissée vide par quelque portrait du Kalser,.Autour de l\u2019orateur se proessalent des professeurs, des généraux, Je Haut Commissaire, lo préfet, des délégués de nos grandes Ecoles, des amis venus de Paris, ct, parmi eux, le président des \u201cAmis de l'Université do Strasbourg\u201d, M.Raymond Poincaré.Dans la salle, toute une foule, frémissante et debout, de jeunes cesns et de jeunes filles, étudiants cet étudiantes, d'officiers.de prêt es, de solduts entouraient les notabilités de la ville, confortablement installées dans les fauteuils.Barrds parle sans notes, sans papier; sa voix, d\u2019abord un peu trop huute, s'ajuste blen vite à lu salle; pas de gestes où très peu, aucune recherche oratoire, seulement le désir de développer une pensée c:aire et logique, qui, pour passionner les esprits tendua vers cile, n'a que faire do la rhétorique ct des effots artifi- Ctels.Far son dépoulllement Gt sa nudité, cette éloquenco au premier abord déconcerte, et bientôt s'impose et séduit.L'attrait qu'elle exerce sur \"Ame est d'essence toute apirituesle: aucun élémnt physique ne se mêle à l'émotion que fait naître ce discours Hmpide, dont toute Ja beauté réside dans la forco des idées, et cette sincérité d'un homme qui semble s'oublier tul-mémao et disparaître derrière ie voile doucement coloré, à la manière de Puvis de Chuvannes, qu'il déploie duvant nous.Pendant que Bariës parlait, Jo songeais aux cours de Michelet, de Quiner, de Mickiewicz, qui eurent un sl profond retentissement dans !n conscience française el européenne au milieu du siècle dernier.Par mial- heur, Une chose 1 manquê à ces &Ÿnéreux romantiques: une juste idée de a situation de la France et des Ol'ages qui se formaient contre ole de l'autre côté du Rhin, Mais ll} y avait chez cux une noble conception que nous ne devons pas lalsser tome.ber ot que Buarrds me paraît vouloir reprendre nujourd'hui.Comme ces lustres devanciers, 11 entend dépasser le nationalisme Un peu étroit qui s'Impusalt hier, mais qui, après notre vivtoire, duit se Hbérer, s'aérer et s'ouvrir sur l'Europe un plus vaste horizon.Aujourd'hui que la France est rentrée dans ses limitos, selle doit s'appliquer À retrouver les pensées largement humaines qui ont fait d'elle, si longtemps, l\u2019édueatrice de Europe.C'est IX, Bl Je ne ne ! trompe, le Hentiment de Farrès, Ni haine, nt Jalousie, aucun soucel d\u2019an- \u2018Rexion, aucun foi imupérialieme: un | désir de comprendre et d'ainier ces populations rhénunes dans Ce qu'elles lont de différent et de commun avec nous.Cet esprit généreux des reman- (tiques, qui nous (ut si funuste, parce (qu'il n'était pas | accordd nvec les | fuits, Parrès ie renouvello à 4 manière, Et c'est bien dans la logique et le tempérament d'un écrivain qui, sans nul doute, est un héritier des romantiques, muls qui a su couler Voilà comment, Jundi dernler, Sus | & $8 FNS CONTRAT DE LA MALLE DES SOUMISSIONS CACHETEES adressées au Ministre des Postes, se Tont recues à Ottawu jusqu'à mid, vendredi, le 31 décembre, 1920, poule tronsport des Malles de Sa Majes- Lé, sous les conditions d\u2019un contrat Pour un terme de quutre années, 6 fuis pur semaine, sur la route rurale numéro 2 mener au bon des Postesde LACOLLE, A com- plaisir du Ministre Dos uvis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au su- vhiskey.es endroits où if n le loisir de le frire.Du whiskey a bon marché XY.Perron veut du hon * pour le peaple.jet des conditions du contrat pro- Jeté peuvent être vus aux Bureaux de l\u2019oste de LACOLLE et au bureau de l'Inspecteur des Pustes où l'on pourra nussi se procurer des {dans les formes Un peu usées de leur : SeHsibliité Un sentiment tout neuf de i ln réalité.I Barrds nen veut pus à Mme de Le Bidois, professeur à l'Uni-' est In grande dispensatrice des re- | ie, | : str 1 à! se antithèse.Didier, Hernani.Char-\u2018 conséquence ; mada.c'est dit-il, n\u2019est pas forcément aveusle { morale.I guette.tel un dogre, \u2018oute lérisIation interlope qui pourrait se présenter, par rappert au whiskey.Et soyons sûrs que d'un seul coup de ses formidables toes ce terrib'e dogue enloveralt bien vne fesse au sénateur lozeph-MarceLin Wilson, tout Roi du Whiskey soit-jl, LE \u201cMATIN.\u201d (1) On s'étonne mîme en certains milieux que Sir Lomer iouin, dans son journal, \u201cLa Presse,\u201d n\u2019ait pas encore réclamé les liqueurs pures et à bon marché pour la province «» Qué- »ec ; mais on assure d'autre part que l\u2019ex-premier ministre, sous lequel fut adoptée \u2018a présente loi, ne saurait manquer \u2018intervenir.LS cinle et grossissante vision; parce, Ce lyrisme est intempestif: mais qu'il projette en eux, en l'exalgé-! quand il est à sa place, que de rares rant, la dualité qui est en chacun de | beautés (cf: \u201cDona Sol, mon atnie, nous, et donc en lui.\u2014 mais qu\u2019il\u2018 Dites-moi.\u201d*), imagine, lui, comme une monstrucu-.Au Zème acte, nous voyons Vinflagrante du même de sa haine, compose une chanson, au lieu de l'assouvir en actes, Peu après, pourquoi faut-il qu'une si belle chanson (\u201cL\u2019échafaud.c'est à moi seul.\u201d) exprime : tout le contraire de ce qu'on est en ! droit d'attendre?;, À l'dcte TI, Ruy Gomez pousse jusqu'à l\u2019absurde sa confiance en | Hernani, qui devrait lui être dou- : blement suspect, \u2014 ce brigand qu'il ; & vu chez dona Sul! \u2014 Il cache aux Yeux du roi le bandit, et par une i nouveile extisvas:ance psychologi- i que, Gomez livre qui?dona Sol! M, Le Bidois a insisté ailleurs sur cette i les-Quint, Ruy Blus, méme Torque-! vicillard qui, toujours le portrait \u2018d'Hugo, avec tes contrastes de bien et de mal qui constituent ce fonds de toute la nature humaine, mais avec ses outarnces propres d'imagination, sa déinesure.\u2014 disons le mot: sa déraison, Ainsi le lyrique fausse la vérité Les plus réfléchis d\u2019entre eux, \u2014 un Vigny par exemple, ne peut s'astreindre à renoncer a sa sensibilité: rappelez-vous le portrait du Christ, dans \u2018Le Mon: des Oliviers'\u2019.Que serd-ce alurs si l\u2019imagination du poète de \u201cMazeppa\u201d | Stuël d\u2019avoir été le premier agent de ju pénétration de l'esp.it gérmanique dans la pensée française.Son livre de \"Allemagne vueniit d point pour nous montres qu'il n\u2019y avait pas seuiement dans lo monde de l'intelligence pure, ct qu\u2019en pouvait jeter sur l'univers d'autres regands que ceux de Diderot ou de Voltaire.Ce Hvre faisait fran- 1
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