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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 19 février 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1921-02-19, Collections de BAnQ.

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[" Le | lébrer des mariages, peut unir deux personnes \u2018 .orangistes \" de \u2018 \u2018d'ailleurs.- ave à l'autre des injures; ; dangereux que les balles, v | \u201cprêts à mourir pour leur cause ént de tout temps.préféré mou- | SOUS \" CABLES FLANBO 2° « VOL.VIII\u2014No 312 Le .REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS MONTREAL, SAMEDI, 19 FEVRIER 1921 \u2018REDIGEE EN COLLABORATION Sous \u2018Abonnements TEL Eat 898 =.| Pnr malie.$2.50 par année Le Numéro: 3 Sous \u2014 chat est enfin sorti La tache du Conseil - Legislatif La loi des liqueurs alcooliques, appelée à succéder à la loi dite de prohibition, a franchi les dernières étapes de la Législature et va bientôt subir l'épreuve du Couseil législatif., Ainsi que nous l\u2019avions prévu, lu loi originale a subi de notables retouches, justifiant cette maxime rimée par un Sage: a \u201cUn grand savant anatomiste \u201cNous apprend ce fait réaliste : « \u201c\u2018Qu'\u2019il faut savoir parfois et quand \u201cSe défier d\u2019son premier mouv'ment.\u201d Maus elle a encore besoin d'être émondée en certaines parties, de subir aussi quelques greffages nécessaires.Le Conseil législatif, composé d\u2019hommes d\u2019affaires et à l'abri de toute influence politique ou autre, le corps constitué du Dominion capable de se réclamer deda pfus belle réputation, est tout désigné pour parfaire la dernière \u2018toilette du bill en question.; 9 Que ne pouvons-nous attendre, en effet, d\u2019hommes de premier choix comme les honorables MM.Adélard Turgeon, Georges-Elie Amyot, George Bryson, Frank Carrel, Hector Champagne, Thomas Chapais, Frnest Choquette, Némése Garneau, Jean Girouard, Joseph Gosselin, John C.Kaine, J.-M.Kelly, Sévérin Letourneau, Médéric Martin, N.Pérodeau, Philippe Paradis, Joseph-Eugéne Roberge, Clément Robillard, ¥.-T.Savoie, Georges-A.Simard.Gft.Smith et W.-JF, Vilas?Eux peuvent mettre au point cette loi et démontrer que l\u2019on approcherait ge la perfection : Si Pon pouvaif et, sans dérangement \u201c(\u2018omnencer par le second mouvement.\u201d , Uu nous nous trompons fort, ou nous croyons que le Conseil lé- sristatil amendera cette clause stipulant la prison dès la premiere affense.Le peuple comprendra mal que de telles pénalités puissent être appliquées à la vente, fût-elle illégale, du vin et de lu bière, lorsque des boutleggers de la trempe des Marcelir Wilson, des Albérie Gélinas accumulèrent en pleine tranquillité .s millions et des millions.Un philosophe français, Montesquieu, cité par \u2018\u201cL'Autorite\u201d duns son dernier numéro, a écrit avec raison que les fautes et les châtiments daivent être proportionnés et qu\u2019une loi trop sévère ne vaut pas mieux qu\u2019une loi qui ne l'est pas assez.Pourquoi aussi ne pas accorder à la Commission pouvoir d'oe- troyer des permis spéciaux pour la vente de la bière et du vin aux hôtels d\u2019au moins quinze chambres dans les lieux de villégiature et les places d'eau?Nous citerons Sainte-Margnerite, Sainte-À ga- (he, Sainte-Rose, Châteauguay, et que d'autrse eudroits encore que nous n'avons pas en mémoire ! Nous convenons que dans la plupart de ces endçoits règne lu prohibition; mais les conseils municipaux manquent trop d\u2019initiative, les populations sont trop apathiques pour Ja Tappeler.11 appartient à l'autorité centrale de voir à ce que les intérêts généraux % \u201cde la province ne\u2018abfeait pas négligés, que d'iniportantes sources dé\u201d revenus ne sont pas tries: d'autant plus que c esont ces localités ou In vente clandestine est pratiquée avec le plus de cynisme et où les redoutables alambics fabriquent avec le plus d'impunité leurs poisons.Pourquoi aussi fixer à 10 heures du soir la fermeture des restaurants licenciés?Pourquoi pas minuit\u201d Chacun sait que celui - qui quitte le restaurant à minuit prend la voie directe de sa demeure, tandis que souvent celui qui le quitte à 10 heures, ne trouvant pus sa journée finie, prend une.autre direction.Nos confrères les quotidiens désignent au poste de président de la Commission des liquuers l'hon, juge Carroll.Le premier mt nistre, l\u2019hon.Alexandre Taschereau, ferait preuve d\u2019admirable doigté en choisissant ce magistrat aussi intègre que désintéressé, commo 31 ferait aussi preuve de haute impartialité politique en nommant dans la Commission soit sir Hormisdas Laporte, soit M.J.-N.Dupuis, soit le général Labelle.En tout cas, une suggestion : Veut-on que cette Commission inspire le respect de ses déct- sions et de son administration dès son entrée en fonctions ?Donnons-lui alors pleins pouvoirs d\u2019examiner les livres de ceux qui ont violé la loi depuis 1919 soit en vendant leurs boissons trop cher, soit en pratiquant le bootlegging: et d'exiger péremptoirement la remise immédiate des sommes dues par ces vendeurs autorisés qui ont fraudé le gouvernement par l'omission des timbres.\u201cL'AUTORITE\u201d.\u201cTribunal de concialiation A un banquet offert par lord Beaverbrook aux *\u2018curlers\u2019 canadiens, lord Beaverhcai, chancelier, président du comité ju- dicinire du Conseil Privé, tout en reconnaissant le Canada comme souverain juge en Ja muntière, suggéra avec lo grand tact que le droit d'appel ou conseil privé dans les causes d'importance fut maintenu.Et maintenant nous sommes du méme avis, surtout depuis la décision rendue dans la cause Dépatic-Tremblay par ce haut tribunal : que tout officier déclaré compétent par la loi pour cé- quelconques, urvu que des-bans aient été publiés ou qu\u2019une dispense on une icence ait été obtenue dans le cas de non publication des bans.Les protestants du Dominion entier ont accucilli cet arrêté avec une satisfaction égalée seulement par la \u201cPresse\u2019\u2019 qui, en sa qualité do journal catholiquejouiseant, et de beaucoup, du plus grand tirage, et s\u2019éclairant, à n\u2019en pas douter, des lumières d'un théologien, a publié cette\u2019 appréciation : \u201cLe bon accueil que les protestants font à l\u2019ordre de choses + nouveau n\u2019est pas de nature à nous froisser Depuis longtemps ils s0 plaignaient de ce quo certains de nos magistrats se basuient lus sur les lois ecclésiastiques que sur Nos lois civiles pour juger les causes d'annulation de mariage.Le nouvel état de choses consacré par le plus haut tribuhnal de l\u2019Empire mettra fin à leurs récriminations.Il leur protvera, en tout cas, que nos lois civiles sur le mariage sont loin de mériter toutes les critiques dont elles sont l'objet depuis longtemps dans toutes les parties du Dominion et que nos législateurs ont inséré dans nos statuts une loi de mariage des plus libérales, mettant toutes les religions sur un pie d'égalité et leur permettant de so développer et d'évo- Îner à leur aise.\u201d ' ; ; Est-il plus belle garantie que ces continuelles dissensions nationales ct religiouses, attirées par des exploiteurs de patriotis- \u2018me et de religion, lesquelles furent autant d'obstacles au déve- - :loppement do notre pays, vont désormais trouver leur mort na- autorité reçut une si écla- Noturelle au Conseil Privé, dont la haute tante sanction dès qu\u2019elle se fait sentir?Oh, il y aura toujours les nationalistes du Québec et les de I'Ontario pour clamer: \u201cAux armes.\u201d ; Mais j'y sunge.Pourquoi ne les ferions-nous pas rencontrer dans une nouvelle bataille de la Boyne, qui serait en l\u2019occuren- ce la rivière Ottawa.La Boyne, en Irlande, était facile a traverser, tandis que la rivière Ottawa est si large.: * Que ces messieurs ne mettraient sans aucune hâte à la traverser, Ce } 3 \u201cEst-ce qu\u2019ils en auraient une oe aussi grande envie que \u2018cela, Parjons qu\u2019ils seraient bien plus \u2018heureux d'échanger d\u2019une ce sont des projectiles beaucoup moins et les capitaines Fracasse toujours dana leur.lit i ., 0 ; « .- .Cea t N'est-ce pas le négus du Sénat qui incorpore son magasin de whisky et de-\u201cbootlegging\u201d sous la raison sociale \u201cJ.M.Wilson Incorporée\u201d?À quels amis \u2018vont être distribuées les actions de l'alcool?-Une loi qui a une mauvaise partance.Entin, le chat est sorti du sac, et c\u2019est un chat fourré ! _ \u201cCar ce n\u2019est pus le pelage qui lui manque; un poil d\u2019un million et demi : pensez donc! ody He ° D'où sort ce matou baptisé par lettres patentes de Québec \u2018J.M.Wilson Incoporée\u201d ?: .Nous ne le saurons toujours pus en consultant la liste des in- corporateurs, contenue dans ce préambule ténébreux : ! Avis est donné qu'en vertu de compagnies de Québec, 1920, il a verneur de la province de Québec, des lettr@ patentes, en date du vingt-septième jour de janvier 1921, constituant @n corporation: Catherine Darragh, Marion L.Robertson, Florence McDonald, sténographes, Howard Percy Honey, gérant, J.L.Narcisse Lachapelle, notaire public, tous de Montréal, dans les buts suivants: la première partie de la loi des été accordé par le lieutenant-gou- \u2018 ; Catherine Darragh, Marion-T.Robertson, Florence McDonell, stén-graphes; Howard Percy Honey ,gérant, J.LL.Narcisse Lachapelle, notaire.Connais pas! Connaissez-vous, vous, amis lecteurs?: Trois excellentes filles sans doute que ces trois sténographes, et $ s, eux braves gens que ce gérant et ce tabellion ; mais enfin, ils ne sont guère connus encore dans lu haute, ni même dans la basse finance; nous avons vainement consulté Bradstreet à leur égard ; bref, nous ne croyons pas que ce quintette ait été assez pris de la frénésie des affaires pour s\u2019affubler d\u2019une toison d'un million et demi.Eh bien?Eh.bien! ne nous trouvons-nous pas tout simplement en face du sénateur Joseph Marcelin Wilson, roi du Whisky, l\u2019homme qui remue les millions à la pelle ?u Marcelin s'incorpore.Marcelin veut done continuer les affai- rse.Il nous semblait pourtant que les marchands de liqueurs en gros devaient disparaître le 30 avril.NE DANS LE WHISKY, IL Y MOURRA y À moins que frappé de cet article de \u201cL'Autorité\u201d où nous l'avertissons que, malade, très malade, il devait plutôt songer à son testament qu'à thésauriser, les suairès n'ayant pus de poches où mettre les éeus; à moins que touché en plein gousset par ce Frère, il faut mourir!\u201d il n'ait songé à prendre ses dernières mesures pour tenir en dehors de litiges toujours possibles autour d\u2019une si grosse succession la firme à laquelle il a donné son nom?* +\" , Qui sait?*demanderqut certaines gens sans cesse disposés à prêter de bonnes intentions même au diable.Non, bonnes âmes, cela ne peut être, car pourquoi le souverain de Whiskyville demanderait-il des lettres patentes s\u2019il n'entendait continuer le commerce du whisky comme au bon vieux temps?Nul homme, eût-il l\u2019intelligence de Gaspard Petit, l\u2019homme au phonographe ambulant \u2014 qui aura sans doute dans le ciel nne place beaucoup plus belle que le sénateur \u2014 no sawrait entretenir un instant l'idée que Marcelin qui, dès qu\u2019il eut lu force de tenir un marteau, cloun une caisse de gin, va changer de négoce à 60 ans et se lancer dans les confitures, le sirop d'érable ou la gomme d'épinette , Né dans le whisky, après avoir barboté dans le whisky toute sa vie, il mourra dans le whisky, et c'est pourquoi nous suggérons encore une fois à ses héritiers de conserver pieusemeut son cadavre gans l'alcool, afin que les Cauadiens puissent contempler dans les siècles futurs \u2014 comme les Egyptiens allaient dans les pyramides contempler les momies de leurs pharaons \u2014 ce prestigieux emhou- teilleur qui sut tirer tant de millions de la prohibition.PAS DE PRIME AUX BOOTLEGGERS ! \u2026 Sitôt après avoir pris connaissance, clause par clause, de l'avis d\u2019incorporation de la Compagnie J.M.Wilson, les lecteurs de \u201cL\u2019Autorité\u2019\u201d seront convaineus comme nous que Marcelin ambitionne de devenir le seul, l\u2019unique roi du whisky non seulement dans la province de Québec, mais aussi dans tout le Dominion.Nous apprenons de source absolumeut autorisée qu\u2019au cours d'un voyage accompli l\u2019été derniet, il a conclu des arrangements spéciaux avec les gouvernements-hôteliers du Manitoba, de la Suskatchewan et de l\u2019Alberta; qu\u2019il s'apprête à en conclure de seni- blables avec la Colombie-Anglaise, s'il ne l'a déjà fait, et avec l'Ontario.Et dans le Québec?interrogez-vous.Pins le Québee, Marcelin prépare son plus beau coup de main en s'organisant pour être le factotum obligé de cette Commission des liqueurs dont il attend la création avant son départ pour l'Europe remis de semainé en semaine.: a à , ric llons, sénateur, l'affaire n\u2019est pas encore dans votre .sac Non, la future Commission des liqueurs ne peut transiger avec la maison Wilson, où s\u2019est commis, deux années durant, le bootlegging le plus éhonté, le plus cynique, sous la haute surveillance de M.Alhéric Gélinas \u2014 associé, assistant ou valet du sénateur Wilson ?personne ne sait.Que cette Commission des liqueurs accorde un seul contrat plus favorable qu'il ne devrait l'être: qu\u2019elle paie un seul sou de plus, qualité pour qualité, degré d'alcool pour degré d'alcool, à *J.M.Wilson Incorporée\u2019, et il y aura du bruit dans Landerneau, du vrai M DES EFFETS QUI SONT DU WHISKY Comment, cette Commission, dont on nous prédit qu\u2019elle ramènera l\u2019'Age d'Or dans le Québec, encouragerait les violateurs de la loi en permettant au négrus Wilson et à son porte-queuc Gélinas d\u2019empiler d\u2019autres millions sur les millions déjà réulisés pur la vente de leurs drogues ! ° Nous ne sommes pas en Abyssinie, parbleu ! \u2018 À ces frères siamois du \u2018\u201cbootlegging'\u2019 et de la décoction de nous dire comment il se fait que le peuple a bu tant de meurtriers poisons dans le même temps qu\u2019ils lui faisaient suer son or Marcelin aura beau faire sonner les \u201ctrente sous\u201d au fond de sa Caisse électorale, verser \u2018\u2018à l'oeil\u2019 - de -\u2018\u201cgrosses\u201d\u2019 contributions aux candidats en temps d'élections, son bluff n explosé.S.ns plus tarder nous allons mettre sous Ise yeux do nos lecteurs les clauses de l\u2019incorporation J.M.Wilson, compagnie ayant les pouvoirs : .5 De souscrire et acquérir par achat, échange ou tout autre titre légal, et posséder soit «comme propriété absolue où comme garantie collatérale ou autrement, et de vendr®, gavantir la vente de, et céder, transporter ou autrement disposer ou de faire affaires dans les obligations, débentures, actions, parts ou valeurs, ou pr®uve de créan- ct, D'AUCUN GOUVERNEMENT OU CORPORATION MUNICIPALE eu scolaire, ou aucune banque ou compagnies ou corporations d'utilités publiques, minières, manufacturières, commerciales\u201cou indus- \u201c[eriell®s; D'ACQUERIR, LOUER OU ECHANGER, PRENDRE A LOUA- |GE eu autr@ment faire l'acquisition de toutes propriétés réelles ot per- sonn@lles qui la compagnie pourra jug®r nécessaire ou désirable et de vendre, améliorer, gérer ,développer, louer, disposer\" d®, tirer par.D veut ti, ou autr@ment faire valoir toute où partie de !s propriété de la compagnie; DE MANUFFACTURER, IMPORTER, EXPORTER, ACHETER ET VENDRE LES EFFETS, PRODUITS ET MARCHANDISES DÉ TOUTES ESPECES, ot de promouvoir, entreprendre, organiser, gérer et développer toute corporation, compagnie ou entreprises d'affai- |u0e; verge ora = ny De manufacturer, importer, exporter, acheter et vendre les effets, etc.Pourquoi ne pas dire tout de suite que ces effets et marchandises sont tout simplement des scotchs, des gins et des whiskies ?Allons, Marcelin, ne mens done pas, une fois dans tu vie! UNE LICENCE EXCLUSIVE?Nous coutinuons : De faire application pour acheter ou de toutes autres manières FAIRE L'ACQUISITION DE TOUTES PATENTES, LICENCES ET AUTRES PRIVILEGES SEMBLABLES ACCORNANT LE DROIT EXCLUSIF OU NON EXCLUSIF OU LIMITE D'EN FAIRE USAGE, ou aucun secret ou autre information au sujet d'aucune invention, que la compagnie pourrait utiliser pour ses affaires, ou dont l'acquisition pourrait être d'un avantage direct ou indirect à la compagnie, et d'UTILISER, EMPLOYER, DEVELOPPER.ACCORDER DES Li- CENCES EN RAPPORT AVEC CELLES-CI, ou autrement tirer parti des droits et informations acquis de la manière précitée; D'AGIR COMME AGENTS ET COURTIERS POUR L'ACHAT, VENTE, AMELIORATION, DEVELOPPEMENT et gérance de toutes propriétés, commerce ou entr@prise; - De temps en temps faire application pour acquérir et Cxercermettre à exécution et se prévaloir d'aucun statut, ordonnance, ,ORDRE, LICENCE ,POUVOIR, AUTORITE, CONCESSION, DROIT OU PRIVILEGE QU'AUCUN GOUVERNEMENT OU AUTORITE SUPREME, MUNICIPALE OU LOCALE, ou aucune corporation ou autre corps publics peut avoir le pouvoir de mettre en vigueur, faire ou accorder et affecter aucune partie des actions, obligations ou actif de la compagnie, au paiement ©t règlement des frais, charges et de- penses nécessitées par cCtte compagnie; Ne vous semble-t-il pas, comme à nous que ce mot \u201clicence\u201d revient bien souvent dans l'acte d\u2019incorporation de la \u2018\u201cJ.M.Wilson\u2019\u2019 et quel est ce droit exclusif que réclame le sénateur ?D'être le seul paroissien de Whiskyville, à n\u2019en pas douter.Allons, MM.les marchands en gros de liqueurs, ses collègues, rési- gnez-vous de honne grâce à votre hara-kiri.Etes-vous nssez cocus, hein?a ee A QUI LES ACTIONS?.Poussons un peu plus loin: D'émettre et affecter partie du capital payé de la compagnie présCntement incorporée au paiement total ou partiel DE TOUT COMMERCE, FRANCHISE, ENTREPRISE, PROPRIETE, DROIT, POUVOIRS, PRIVILEGES, BAIL, LICENCE, CONTRAT, PRO- PRIETES IMMOBILIERES, actions, obligations ou débentures ou de toute autre propriété ou droits que la compagnie ptut légalement acquérir en vertu des pouvoirs présentement accordés; DE PRELEVER ET D'AIDER A PRELEVER DES FONDS POUR ET D'AIDER AU MOYEN DE BONUS.EMPRUNT, BILLET, ENDOSSEMENT, ET DE SE PORTER GAMANTS POUR l'exécution des contrats où réglem®nts dCs dettes ou aider et assister d'aucune autre manière tout®s pérsonn®s, maison de commerce ou corporation avec ou dans laquelle la compagnie pCut être intéressée financiére.ment ou avec laquelle elle peut avoir des relations commerciales, et d'agir comme employé, agent ou gérant de telle corporation ou maison de comm®rc®; DE PRENDRE PART A AUCUN ARRANGEMENT POUR LE PARTAGE DES PROFITS, UNION DES INTERETS, CO-OPERA- TION, PROJETS COMMUNS, CONCESSIONS RECIPROQUES OU AUTRES CHOSES AVEC TOUTE PERSONNE OU compagnie engagée ou faisant affaires ou ayant l'intention de ce faire, dans au- cur, commerc® ou transactions dans lEsquelles cette compagnie est autorisée à s'engager, \u20act qui seraient de nature à rehausser d'aucune manière Ia valeur d@s propriétés ou valeurs de la compagnie; DE VENDRE, LOUER ET AUTREMENT DISPOSER DES PRO- PRIETES OU ENTREPRISES DE LA COMRAGNIE OU TOUTE PARTIE D'ICELLE pour telles considérations que la compagnie jugera à propos, et particulièrËment pour ds actions, débentures, obligations ou autres valeurs de toute autre compagnie; DE DISTRIBUER PARMI! LES ACTIONNAIRES DE LA COMPAGNIE EN NATURE TOUTE PROPRIETE DE LA COMPAGNIE ET PARTICULIEREMENT TOUTES ACTIONS, DEBENTURES OU AUTRES VALEURS DANS D'AUTRES COMPAGNIES APPARTENANT A LA COMPAGNIE OU DONT ELLE A LE DROIT DE DISPOSER; Ici, sénateur, permettez-nous une question.Qu'entendez-vous faire de ces actions?Le public sera-t-il appelé à souscrire au capital de votre compagnie ?Ou bien, ne ferez-vous bénéficier de cette émission que vous- même et un nombre restreint.d'amis?De la sorte, le public n\u2019en verrait pas In couleur, mais elles seraient déposées dans les voûtes profondes, dans les voûtes cuirassées du Royal ou de l'Imperial Trust.Mais voici une autre petite clause qui ne manque pas d\u2019inté- rèt:\" DE VOIR A CE QUE LA COMPAGNIE SOIT ENREGISTREE, LICENCIEE ET RECONNU DANS TOUTE AUTRE PROVINCE DU CANADA OU DANS AUCUN PAYS OU ETAT ETRANGERS ET D'Y NOMMER DES PERSONNES SELON LES LOIS \u2018de tell®s province, pays ou état pour représenter la compagnie et recevoir signification d'aucun procès ou actions au nom de la compagnie; Tiens! tiens! serait-ce la confirmation du bruit que cet excellent sénateur entend brasser des affaires à l'étranger et dans les autres provinces?QUELS SONT CES BUTS Et terminons: D'INVESTIR ET DE TRAN SIGER AVEC LES FONDS DONT LA COMPAGNIE N'A PAS UN BESOIN IMMEDIAT DANS TELLES VALEURS ET DE TELLE MANIERE QU'IL SERA DE TEMPS EN TEMPS jugé à propos; De faire toutes choses NECESSAIRES, CONVENABLES, AC.COMMODANTESS ou à propos pour atteindre L'UN OU PLUSIERS DES BUTS énumérés aux présentes, ou qui pourront en aucun temps devenir nécessaires pour la protection ou bénéfice de la compagnie soit comme détenteur d'aucune propriété ou y étant intéressée au autrement; - De faire toutes ou aucune des chos®s présentem®nt autorisées soit seuls ou CONJOINTEMENT AVEC D'AUTRES OU COMME AGENTS OU REPRESENTANTS; Les pouveirs mentionnés à chaque paragraphe ne sont aucune- m®nt limités ou restreinte par allusion ou en raison des termes d'au- can autre paragraphe, sous le nom de \u201cJ.M.Wilson, Incorperée\", ie coût de la vie au consom du.sac! Un vrai \u201c knock out\u201d mateur.\u2014 Mon vieux, tu peu te vanter de m'avoir don 1é ça, avec ta grève!.Nous allons avoir l'Etat-hôteiier.Il vendra le scotch, le gin, le whisky blanc et jusqu'aux vine les plus inoffensifs.Le nouv®au mastroquet sera-t-il plus scrupuleux sur la qualité, moins exigeant sur le prix que ses prédécesseurs les hôteliers de l'aurore de ce siecle?Les opinions étant libres, on nous permettra d'en douter.Au milieu de ce charivari dans le commerce des liqu®ure, que deviennent ces commis de bar du bon vieux temps qui s'étaient spéciati- nés dans les cocktails, les \u201cJohn Colline\u2019, 12s \u201cGin Rickey\u201d et autres mélanges austi réconfortante que digestife?.Ceux-là étaient de véritables artistes.Mais que vou- lez-vous?De nos jours les art?sont a la baise®.L'ex-contrôleur Giroux essaie, parait-il, de faire mousser sa candidature a un poste de gardien de l'un des futurs débits de epiri- tueux du gouvernement.Du temps que l'ex-contraleur était foremen, selon l'expression du \u2018Star\u2019, au magasin de whisky Pigeon, ce magasin fut en butte a une série de malchances comme il ne s\u2019en est jamais vu.Arrestations sur arrestations pour vent®s illegales.Vols sur vols de marchandises.11 fallait entendre l'ex-controleur, versant des larmes grosses comme c°l- les d'un crocodile du Nil, se lamenter: \u201cNous somries bien malchanceux\u201d.Un homme aussi malchanceux est-il bier le gardien qu\u2019il faut au gouvern®raent?Un autre maichanceux est ce bon M.E.A.Robert, prétident de la compagnie d\u201cs tramways.Figurezvous que la Commission administrative, dont le notaire Ernest Décary est !e nombril, ne cesse d\u2019ennuyer M.Robert par toutes sort®s de tra:asseriés.Ainsi, elle s\u2019emploie, par le temps qui court, à em- pêch®r la Compagnie d\u2019obstruer les rues de Montréal par le transport de ses voitures des matériaux et leur déchargement.Aussi faut-il ent®ndre les doléances de M.Robert.\u201cVu la crise du logement, écrit sans rire cet augure a l'autre augure Décary, nous avons p@nsé que la compagnie serait injustifiable de refuser le transport des matériauxx pour le besoin des condtruct®ure, mais la ville insistant pour que nous cessions le transport du fret, nous en agirons ainsi sauf pour les besoins de la compagmi®.\u201d AVEC UN CAPITAL TOTAL DE district de Montréal.Daté du bureau du secrétaire jour de janvier 1921, Tis = Un point, c\u2019est tout.Quel vaste cochonnerie, quel dissimule wul cette spéculation ?L'avenir le dirn.Le sous-secrétaire de la province, oT = \" Nous reconnaissons assez là-dedans la griffe crochue dy rèt de Whiskyville et In main sale de son \u2018\u2018bootlegger\u2019\u201d en chef Albérie \u2018 Gélinas, \u2018ce cochon de Gélinas\u201d, ainsi que se plaisait à le qualitie- - un ex-contrôleur de la Ville de Montréal.5 \u201cL\u2019Autorité\u201d a l'oeil ouvert sur Marcelin, et pèut-être un § sera-t-il opportun de répéter le vers de Victor Hugo: \u2018L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.\u201d - a Comme si cette délégation de l'Asociation des constructeurs, du Board of Trado et de l'Association dec manufacturiers, qui courut ause Sitôi :14péter les doléances de M, Robert à l'hôteï Jde ville, n'avaié pas été poussée là, soit diréctem®nt, soint indirectement, par la Compas gnie des tramways, cette bonne mère ayant pris sur elle d'alléget la crise du logement.Ho KC 4 Mais nous y pensons: M.Décary, si chatouilleux lorsque le Compas gnie tiche de solutionner le pros bleme de la crise du logement, al se presse guare, pourtant, de vés clamer de la Compagnie 12s $1,500 000 que celle-ci doit à la ville poup trois années de pourcentages aug ses recettes.M.Robert serait-il moins anxieux de vêreer ce\u2018 mile lion et demi que d'obtenir que la Compagnie ait le pouvoir de transe porter du fret de qu@ique nature que ce soit sur ses voies, car biem entendu, apres les matériaux de construction, le reste suivrait, \"wn 1 vm M.Bercovitch mérite les remeñ cièments du locataire.Son intene tion, En présentant une loi suscepe tible d'aider ce malheureux, part d'un bon naturel; mais M.Bercoe vitch se taillera plus d© réclame que de succes avec son projet.Alors que la vague de baisse était de 40 et mème 50 pour cent dang cértaines branches du commerce, ou de l'industrie, elle n'a pas ene core att\u20acint 10 pour cent dans les matériauxx de construction.Pas de construction, ce sont Îes loyers chers.Pourquoi le propriée taire ne serait-il pas à même de tie rer profit de sa marchandise, come me l'épicier et le boucher du cois.peut profiter de la sienne?On n'a pas remplacé, on ne rems place pas et on ne remplacera jas mais la loi de l'offre et de la d® mande.La Banque d'Epargne ! Le dernier rapport de la Banque d'Epargne est une leçon de choses M.A.P.Lespéranc®, l'actuel ge.rant, cette institution à progressé a pas de géant.Nous ne croyons pas trop mous avancer en disant qu\u2019elle continuera, étant édifiée sur les bases fie nancières les plus solides que l'on puisse désirer.EE OC EE UN MILLION CINQ CENT MILLE PIASTRES (81,500,000) DIVISE EN QUINZE MLILE (18,000) ACTIONS DE CENT PIASTRES ($100.00) CHACUNE.5 Le bureau principal de la compagnie, s°ra à Montréal, dans le \u2018pr de la province, ce vingt-septième.c C.J.SIMARD épouvantable amas d\u2019immondies.- \u201cL\u2019AUTORITE\u201d: .qui prouve qu'entre les maine de = Ps Sy ' .EE J \u2018bataille de St-Eüs + a\u201d | ORSERVATEUR é- tache \u201c Avec l'envie de se marier, Etien- #4 ue ee ne Rigal, à trente-cing ans, était DIT BOURGUIGNON encore célibataire.Non, certes, que les partis se fussent dérobés \u201cRECIF DE FELIX PAYRIARD \\vant'le\u2018bataille, j'ai passé quatorze joürs.au camp sans Qiler à la.maison, de peur d'être découragé par ma femme.I \"avait deux camps dans le village, dont l\u2019un chez M.Eugène Bi , OÙ j'étais.Moi, j'étais de la cavalerie, c'est-à-dire Que j'allais en éctaireur sur les routes.Le Jour de la bataille, la rivière n'était Pag bien prise, Ja ace n'était assez forte que derrière d'église.Je passai des- | ., 18; les crampons des fers de mon cheval perçaient la glace.° te piaissient le plus ble, Joes troupes anglaises passèrent sur le pont de Porteous, en i ujours par découvrir as du village.Nous avions, la veille de la bataille, dens la © 2er re de défauts ou dirée,été scier:les-lambourdes du: pont entre les caisses; mais | \u201c© tares.Il n\u2019était pas assez sot ; nous nous étions trop dépéchés, nous ne les avions pas sciées lour prétendre à la perfection; assez avant.- imag le total des menues inperfee.Un de mes cousins-germaine, Joseph Guitand (dit Dit- | tions remarquées lui masquait I'en- ;- fard), était capitaine.Il y avait trois capitaines: Je Dr Ché- | semble le plus séduisant.= nier, Josine (Joseph) Deslauriers et Guitard.I disait souvent de lui-même, + Le matin de la bataille done, Guitard, que Girod voulait | avec une nuance de regret admi- i foster dans I'église, dit tout haut qu'il ne\u2019 s'en souciait pas, ; ratif: \u201cJe suis un observateur\u201d.\u201c Qu'il ne pouvait mieux faire que d'aller avec sa compagnie se '!! fermait alors les yeux à demi, \u201c> Hlacer À la montée de la grande côte qui va à Sainte-Thérèse, | comme pour préserver l'entoura- *-.Par:où viendraient des Anglais.Girod était un homme brus- [re de leur éclat pénétrant.Voilà >\" Que et violent, qui maltrajtait les patriotes et n'acceptalt au- {pourquoi Etienne Rigal demeurait, \u201c eün avis.En s'entendant contredire par Joseph (Guitard), il | quasi malgré lui, célibataire a le frappa avec colère de son sabre et Jui coupa le petit doigt de | trente-cinq ans.\u201cJa main gauche.Au cours d'une villégiature à ~ Girod était un homme de haute taille \u2014 de plus de six Dinard, il rencontra Odette Verpieds \u2014 blond, d\u2019une assez jolie figure.Pour moi, je n\u2019aimais | theuil.C'était une- jeune fille \u2018pas ses façons.Au moment de se sauver, il m\u2019a dit : \u2018Selle \u2018très jolie, très blonde, enjouée, \u201cMon cheval.\u201d Une très belle bête, ce cheval.Si j'avais su |; charmante.lls s'étaient entre\u2019 - \" @lors pourquof il me le faisait seller, je l\u2019au-.is assez mal san- [aperçus à Paris, \u201c dans le mon- ES Blé qu'il se serait tordu Je cou en chemin.de\u201d; elle avait \u201cbeaucoup enten- I Aprds cela, quand les troupes ont été a I'entrée du village, | gu parler de lui\u201d.A la mer, on J'ai laissé mon cheval pour me joindre à mon cousin Guitard \u2018noue vite connaissance; on renoue \u2018dans l'église.Je crois blen que nous nous trouvions là plus ; encore plus rapidement, Etienne 'de trois cents; ily avait d'autres patriotestrenfermés dans la \u2018 @prouva une fois de plus, et cette maison de M.Dumont et dans celle de M.Chénier, qui ee trou- fois à l\u2019état aigu, le besoin d'épou- ;Vaient sur la grande rue, de chaque côté de l'église, celle de qu'il avait ressenti si souvent.: -Chénier au sud, l'autre au nord-est.i Il se fit présenter aux parents.\u2018 Avant l\u2019arrivée des troupes au village, une soixantaine de || savait, quand il voulait, se mon- patriotes s'étaient cachés dans les aulnages, sur la terre de!.rer aimable: il évinça les préten- 1.Ferré, le long de la montée qui menaît au moulin et AU jants plus jeunes et se persuada, \u2018grand Chicot; ils étaient à environ trois milles du village.Ils par mainten preuves, qu'il produi- ont tué une dizaine d'hommes de cavalerie.J'avais un frère | ait sur Odette la plus favorable li.Un des cavaliers voulut faire sauter une clôture à son ! impression il pouvait, iI devait theval pour courir contre nos gens; son cheval refusait; Jul coûter une satisfa ction sans mé- J'éperonnait et l'excitait de la voix avec beaucoup de courage.lange \u201d Mais on Je tua; le este de la cavalerie avait pris la fuite.Je Seulement c'était un observa- tiens cela de mon frère.; \u2019 ; , Pour revenir à l\u2019église, je m'y rendis donc avec deux ' teurs Odette aa de beaux che.© @utres de mes frères.On se mit dans les deux jubés et dans de | \u201c1% Ponce, bas vue le fran elocher.Moi, je me plaçai dans le clocher.Les escaliers jolie b en as sur à ect une pour monter dans les jubés avaient été coupés, parce qu'il y en /° Tr ouche aN rs hes.|, avait qui avaient peur et qui auraient voulu s\u2019en aller.Un Sue; mais les dents, St cé oi bon nombre n\u2019avaient pas de fusils.Chénier, Guitard et Des- de nn peu Erandas; un deco! .auriers les encourageaient.Jet > : \u20ac \u201cChénier était le plus bel homme du Canada\u201d ; d'une taille seins semblaient un peu trop près üe cinq pieds six ou sept pouces: bien fait, carré; avec de lun de l'autre; une menue main -magrifiques cheveux châtain-clair, et un teint si blanc et les! fine.mais le lunules des ongles joues d\u2019une si belle couleur! \u2014 les yeux bleus; ni moustaches; étaient presque invinibles à trois \u2018nl.favoris \u2014 ce n'était pas l'usage alors de porter de la barbe doigts de la mein ue.= +\u2014 et puis, brave, monsieur!'.manque de lunules, out, - \u201c Ceux qui n'avaient pas de fusils avaient des faulx ou ded sespéra.Il accumula ainsi, peu à sabres faits avec des faulx, et des poignards faits avec Ces peu, une suite d\u2019observations fu- fisces.J'avais un de ces poignards-là passé dans ma ceinture: ; nestep.Au moral, il découvrit ŒÆAvaut la bataille, on nous donna un coup de boisson; après | dans l\u2019enjouement d'Odette, une \u2018tea Nous n'avons jusqu'à la nuit, ou plutôt jusqu\u2019au Jlende- {tendance à la légèreté; en certai- ui, ni bu même une goutte d\u2019eau, n* mangé une bouchée.nes de ses réparties, un fond de I était neuf heures du matin quand nous sommes | malice; en ses ignorances, une enfermés dans l'église.Nous tirions à travers les carreaux |teinte de dédain; en ses connais- des châssis; d\u2019autres chargeaient les fusils.Le mien devint isances de pédanterie.Et il si chaud que j'avais de la peine à le tenir dansma main.Nous |constata, non sans amertume, qu\u2019il aovns fait reculer les troupes sept fois,nos balles balayaient |allait encore une fois se trouver led canonniers autour des canons.Le premier coup de Canon |abligé de renoncer au mariage.don nous a tiré était à mitrailie de bouts de fer.Il y avait | .M OH UE dés\" peuplièrs devant l'église.j'ai vu voler des branches gros- Un matin, après le bain, sur la \u2018Ses comme mon bras en mille morceaux.| terrasse de I'hdtel, attablé bien en ; Pendant la bataille, personne dans l'église n\u2019a été tué ou | face d'Odette, il buvait sans Joie blessé, qu'un seul homme qui, n'ayant pas de fusil, et proba- | un léger condial quan : appelee - \u2018Klement, aussi, ayant peur, était parvenu à descendre des ;Par une amie, elle se leva et en «- Subés., il était agenouillé aux balustres, au moment où est se levant, laissa choir un pe car \u2026@rTivé, en:paesant à travers la grande porte, un boulet qui l\u2019a | net de maroquin bleu.Etienne le \u2026&oupé en deux.J'ai vu les deux moitiés auprès des balustres.: | ramassa, afin de Je lui rendre.Dix \u201cSur le soir, les Anglais se sont mis à tirer à boulets rou-, | minutes passèrent.Elle ne reve- ges; alors le feu a pris à d'église.Quand le feu a trop chauf- |nait pas.L'\u201cobservateur\u201d cessa \u201cfé, Il a fallu sortir; les flammes sortaient au-dessus de nous.! bientôt ce résipter à a sentation \u201cGhénier nous dit : .; \u2018ouvrir le carnet.Parmi les in- \u2018Mes amis, je vous ai toujours dit que plutôt que de me \u2019dications de courses, de rendez- -\u2026.\u201csauver, je me ferais tuer; je vais tenir parole.Il nous faut | vous, de promenades, de travaux, »' \u201cpartir d'ici, voilà l'église en feu.Que ceux qui veulent se de plaisirs, il lut soudain en tête ~~ ¥pauver se sauvent sur la rivière.Pour :mof, je ne me sauve- ; | d'une page, non sans émoi: \u201cEtien- Mrai-pas, je me ferai tuer dehors.\u201d Alors Deslauriers a crié ine R.\u201d : \u201cMoi aussi!\u201d Après Jui Guitard a crié: \u2018Et moi aussi!\u201d quel- : \u2014Qu\u2019a-t-elle noté à mon sujet?ques autres encore peut-être.La curiosité étouffant les seru- = Nous descendimes des jubés et du clocher avec beaucoup | pules, il poursuivit sa lecture: de difficulté, et nous sortimes de l'église, les uns par les fené- \u2018 \u201c7 août, bonne impression.tres, les autres par les portes de derrière; l\u2019une ouvrait sur le : modifiée en moins bon le 9.Trop 7 elmetière, l'autre du côté de la rivière; M y en eut qui s'échap-.isarcastique.Pas très artiste.- pèrent par la porte de la sacristie.Je sautai par une fenêtre | Doit manquer de coeur.A de ; dans le cimetière.Chénier, Deslauriers et Guitard aussi, et'!la prétention.Physique honnête, -_ béaucoup d\u2019autres.\u2018en ce moment.Ramène ses che- L y Le soleil était couché;; il faisait brun, mais l\u2019église en, : vaux.sera vite chauve.Deux *.feu,nous éclairait.dents d'or, à droite, au fond.- \u2026 L_ Chénier, Guitard et Deslauriers, leurs fusils chargés à la | on les voit, quand il rit.Un peu ! Main, ont grimpé sur le mur du cimetière et ont tiré.Les!! je ventre.Il mange parfois avec I troupes tirérent sur eux; Guitard eut le cou traversé par une | jes doigts.\u201d [sez spirituel et de situation aisée.: Maié il poussait jusqu'à la manie \u201cune habitude, d\u2019ailleurs excellente: Fo de \"observation.En étudiant minutieusement les | jeunes filles ou les jeunea femmes _bille et tomba en dedans du mur, à une dizaine de pieds dej! \u2018Aux remarques d'ordre moral, église\u201d Le lendemain, on a retrouvé là son corps tout grillé! | Etienne s'attarda peu.Mais la nvec cinquante-huit autres cadavres.jeune fille semblait avoir diaboli- À ce garçon élégant, correct, as- / PE ee | et : ar og + Tout metal \u2026.v age = \u2018 Soa Co ; Le j Tr oe or ' : Etats-Unis, en 1916, et secrétaire d\u2019Etatqui Quoi donc?Ce léger retour des cheveux sur le sommet du crâne, ces deux lointaines molaires couronnées d'or, ce soupçon menu de bedon, vraiment, ça se voyait à ce point-là Etienne monta rapidement jusq'à sa chambre et se contempla, longuement, dans la glace.Allons, allorg! il faliait réagir, il fallait effacer dans l'esprit d\u2019Odette les impressions consignées lat * Il s'interrogea anxieusement: \u2014ÂAi-je cegé de lui plaire?>.Peut-elle m'aimer encore?Quand il la revit, un peu plus tard, elle lui demanda, d'un air assez inquiet: \u2014J'ai perdu un .petit carnet bleu, ne l'auriez-vous pas trouvé?Il répondit, avec un calme feint: \u2014Le voici.\u2014Hloi qui le cherchais partout! reprit-elle, d\u2019une voix légèrement courroucée, Et, fixant sur lui un regard pénétrant: \u2014Vous ne l\u2019avez j'aime à croire?.\u2014Oh! non! s\u2019écria-t-il, avec élan.Il lui fit une cour ardente.I la demanda en mariage avec l'an- goisve d'être refusé.Elle consentit.et il reçut ce consentement comme une grâce.Peu de temps après leurs noces,, au cours d'un de ces doux bavardages de l\u2019alcôve, qui sont comme la frange du bonheur, il lui dit avec un sourire: \u2014Tu pais, le.fameux petit carnet.A présent, je peux te l\u2019avouer.Je Jl\u2019avais feuilleté.J'avais lu.\u2014Oh! s\u2019écria-t-elle, comme sais mentir! Et elle ajouta: \u2014Je me doutais bien que tu li- Aussi, l'avais-je perdu ex- pas ouvert, tu rais.près.\u2014Exprès?\u2014Oui.Tu passais ton temps à m\u2019examiner, c'était très désagréable.Alors, je t'ai examiné aussi, et j'ai noté, naturellement, tout ce qui pouvait te vexer le plus.pour te punir.Il fallait bien te forcer à t\u2019\u2018\u2019observer\u2019\u201d\u2019, pour que tu cesse d'observer les autres.O félicité de posséder une compagne aussi perspicace que jolie! Ce fut un ménage très heureux.pas très longtemps.Henri FALK Faute de parler, on meurt sans confession.+ * .On ne mane pas alent tout des pairiotes qui avaient été tués dans le! quement deviné ses naissantes in- \u201cKimetière et autour de l\u2019 e.L quiétud nt son physique.; \u2026* - Chénder et Deslauriers avaient été atteints en mêmel | auiétu .concernant = : femps que Guitand, et s'étaient rejetés dans le cimetière; ils - Téchargèrent pourtant leurs armes et montèrent trois fois sur, - Je mur pour les déchanger; la troisième fois, ils tombèrent blessés mortellement du côté des Anglais, qui les achevèrent,| \u2018Un merveilieux canon: ; chasse ater un bâton.; Dhénier à coups de crosse de fusil, et Deslauriers d\u2019un grand: up ide sabre sur la téte.\u2018 \u2018 - Je me sauvai par la rivière sur la glace; passai une artie de la nuit dehors; il faisait bien froid.Nous étions dé- agés, nous nous dimes: \u2018\u201c\u2019Tâchons de retourner à nos mai- bons au risque d'être pris.\u201d J'arrivai chez moi à minuit; il y |.4.=\u2018 ait une dizaine de femmes qui pleuraient.Le lendemain, lous fâmes arrêtés.En passant dans le village, je vis le corps | e Chénier; il était étendu sur une table, chez un aubergiste \u201c=-;un \u201cchouayen\u201d\u2019 \u2014 près d\u2019une fenêtre ouverte exprès pour le '@aire voir aux patriotes.: Lepauvre Chénier était couvert de ses vêtements, sa poi- ine seulement était découverte, et elle était fendue en forme | -de croix, et le coeur pendait en dehors.Des volontaires | étaient 14 en grand nombre.Quand un patriote arrivait ou passait Ja, ils lui criaient =.\u201cViens donc voir ton Chénier, comme il avait le coeur pourri.!\u201d \u2019 ; ; ; \u2019 CU.! 1 NL \u2018sang, à cause des coups de crosse.°° Je subis un interrogatoire.On me dit: : \u201cQuel est votre capitaine?Je.n'en al pas.Je suis ¥ non pays.Ce n'était pas contrela reine; mais la reine cx trop loin pour nous protéger; pour lors, je me suls cru obligé \u2018marcher contre ceux qui venaient nous attaquer.\u201d \u2026 \u2026.Avez-vous tiré sur les troupes?PRIVEE =\u2014Tant que j'ai pu, mon fusià en était tout chaud.| |.«Avez-vous tué quelqu'un?Cosy J'ai vu souvent tomber des
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