Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 12 mars 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1921-03-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" pi Coben - * - gee = .s LE NUMERO CABLE: FLAMBO VOL.III\u2014No 374 REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS : -REDIGEE EN COLLABORATION =, MONTREAL, SAMEDI & MARS 1921 Pas une goutte de cette boisson! > Commissaires, veillez aù grain! * Malheur à ceux qui ont péché ! \u201d a prononcé M.Georges À.Simard, président de In Commission des liqueurs, en se mettant à oeuvre, et nul doute qu\u2019en parlant ainsi il exprimait l\u2019opinion arré- tée de tous ses collègues.C\u2019est un heureux début : la Commission n\u2019a qu\u2019à continuer.Cette devise devrait être même inscrite en lettres voyantes au- dessus de la porte d\u2019entrée de la salle des séances de la Commission, afin d\u2019intimer aux prévaricateurs petits et grands, assez audacieux pour solliciter des faveurs sous le nouveau régime : \u201cVotre place n\u2019est pas ici.\u201d\u201d Ostracisme qui ne se limiterait pas à l\u2019ex-contrôleur Napoléon Giroux ou à l\u2019ex-hôtelier Arthur Hinton, qui ont exercé leur industrie daus des magasins de vendeurs autorisés, mais encore aux marchands de gros de la trempe du sénateur J.-M.Wilson, incorpora- teur de la \u2018\u201c J.-M.Wilson \u201d et patron des \u2018\u201c buotleggers \u201d\u2019.\u201c* L\u2019Autorité \u201d relate dans une autre colonne les dernières manoeuvres du roi de Whiskyville.La Commission ne saurait trop être en garde contre les Wilson, les Giroux, les ILinton et leurs pareils bande de loups rôdant autour de la bergerie.\u2018* L\u2019Autorité \u201d le.répète : son appui entier, son appui sans restriction est promis à la Commission dès que celle-ci marchera droit sur la route idéale à elle tracée par l\u2019hon.M.Taschereau ; mais elle la dénoncera sans merci advenant le cas que sous une nouvelle étiquette nous continuerions d\u2019avoir la mème marchandise.Elie se targue de compter duns son personnel les plumes les plus expertes qu\u2019il y ait à Montréal sur la question des liqueurs et les plus autorisées à traiter ce problème si complexe.N\u2019avons-nous pas fait nos preuves ?Il n\u2019est que de jeter un coup d\u2019ocil dans les antichambres de la Commission pour y découvrir des grappes grouillantes d\u2019écumeurs, de boucaniers, de \u2018\u201chbootleggers\u2019\u201d\u2019, d\u2019empoisonneurs, de pirates, enfin de tous ces forbans du conimerce des liqueurs, qui étaient en train de faire de la province la forêt de Bondy de l\u2019Amérique.MM.les commissaires, chassez au plus tôt cette pègre de vos antichambres, si vous ne voulez pas qu\u2019ils soient contaminés ! \u2018\u201c L\u2019'AUTORITE \u201d Et notre commerce à l\u2019étranger?M.L.Kempf, consul allemand, est arrivé à Montréal, et nous n\u2019avons pas encore entendu dire que la province de Québec ait envoyé aucun agent commercial en Allemagne.Flle n\u2019en a nulle part, du reste, si ce n\u2019est à Bruxelles.La tâche d\u2019un consul allemand est, bien définie : - * pa + A * \u2018\u201c Naturellement \u2014déclara M.Kemplif à son arrfivée\u2014je ne m\u2019occuperai pas des problèmes généraux qui affectent l\u2019Allemagne, la (Grande-Bretagne ou le Canada ; mais je puis vous assûrer qu\u2019il m'est particulièrement agréable que les relations commerciales soient reprises entre l\u2019Allmagne et le Canada, relations qui étaient autrefois assez considérables.\u201c\u2018 Mon premier but à atteindre ici sera de rouvrir les marchés canadiens aux produits allemands et de travailler à.trouver des débouchés en Allemagne aux produits canadiens, de telle sorte qu\u2019il s\u2019établisse un commerce général entre les deux pays.\u201d Sera-ce comme ayant la \u2018guerre ?Verrons-nous l\u2019Allemagne précéder toutes les autres nations sur les différents marchés du monde ?La province de Québec, d\u2019ailleurs, ne se contentait pas d\u2019arriver dernière, ce qui eût été un demi-mal, après tout, puis- qu\u2019enfin elle serait arrivée ; elle n\u2019arrivait pas du tout.Il est vrai que nous étions alors sous la domination de sir Lomer Gouin, beaucoup plus préoccupé du I\u2019are de Maisonneuve, des limites à bois et des pouvoirs d\u2019eau que de la représentation de la province de Québec à l\u2019étranger.Mais nous avons aujourd\u2019hui M.Alexandre Taschereau, arrivé au potivoir avec un programme progressiste.Ne conviendra-t-il pas avec nous que l\u2019emploi tout désigné du dernier million de surplus dans le budget devrait être employé à promouvoir les intérêts commerciaux du Québec, d\u2019autant plus en souffrance qu\u2019ils ont été plus négligés.FLAMBEAU Locataires, voici le remède À l\u2019instar du maire Martin, L\u2019\u2018\u201c Autorité \u201d\u2019 aime se livrer aux prédictions.C\u2019est que, voyez-vous, il lui arrive trois fois sur quatre de prédire juste : une bonne moyenne, après tout.Nous avions prédit que le bill Bercovitch, tendant à diminuer les loyers, procurerait sans doute une helle reclame à à son auteur (car pour être député, on n\u2019en est pas moins avocat pratiquant), mais un mince profit aux locataires.Avons-nous eu raison ?| Les infortunés locataires feraient mieux de chercher ailleurs la branche de salut.Qu\u2019ils jettent les yeux sur l\u2019hôtel-de-ville, où Ernest Décary fait tout, où Verville et Marcil ne font rien, et où Ross les regarde faire.- Une année, l\u2019hôtel-de-ville augmente l\u2019évaluation municipale des propriétés ; l\u2019autre année, elle augmente le pourcentage de la taxe.Résultat : chaque fois le propriétaire prend une éclatante revanche sur le locataire.Nous comprenons que les frais d'administration d\u2019une cité en pleine croissance soient susceptibles d\u2019augmenter d\u2019année en année ; mais pourquoi faut-il qu\u2019il devienne nécessaire d\u2019indiquer à cette Commission administrative, qui nous coûte si cher, une autre source de revenus que celle après laquelle elle s\u2019acharne avec une rage malfaisante ?L'évaluation totale de la propriété foncière est aujourd\u2019hui de $896,000,000 ; si on enlève là-dessus les exemptions, qui montent à $230,000,000, il reste une balance de $6G6,000,000, en valeur foncière imposable.Le \u201c\u2018 Herald \u201d\u2019 se demande, à ce propos, ce qu\u2019on devrait penser d\u2019une ville que l\u2019on diviserait en quatre quartiers, mettant à part l\u2019un de ces quartiers en lui disant : \u2018\u2018 Tu ne paieras pas d\u2019im- pots\u2019.A Montréal, conclut-il, cela significrait que 200,000 habitant vivront aux crochets des autres.Or, la valeur réelle des propriétés exemptes de taxes n\u2019est pas de 230 millions, elle est du double, les évaluateurs municipaux n\u2019ayant presque pas touché à cette évaluation depuis dix ans, tandis, qu\u2019ils majoraient de 100 pour cent la propriété imposable.C\u2019est donc une moitié de Montréal, en valeur sinon en nombre qui ne verse rien au trésor.Par leur tartuferie, les Décary, les Verville, les Marcil, les Ross espèrent se bien faire voir, des clergés de différentes dénominations et des communautés religieuses.En réalité ils s'attireront à la fin leur ressentiment, parce qu\u2019ils leur causent le plus grand tort en faisant douter de leur civisme.| A maintes reprises nous avons répété dans \u2018\u2018 L\u2019Autorité \u201d\u2019 que MM.les Sufpiciens mettaient de côté chaque année le montant nécessaire au paiement d\u2019impôts qu\u2019on négligeait de percevoir.A qui fera-t-on croire que Saint-Sulpice est la seule communauté qui aime sa ville et que tant de nos autres corporations religieuses, riches à millions, ne seraient pas heureuses, elles aussi, de venir au secours du pitoyable locataire, dont les clameurs de détresse feraient fondre un coeur de silex ?PLACIDE BAUSET A : : \\ La Commission des liqueurs serait aussitot déconsidérée si elle faisait un sou d'affaires avec la \u201cJ.M.Wilson Incorporée\u201d vénateur, est-il vrai que vous Êtes à la recherche d'un gérant, et pourauoi?De semaine en semaine le sénateur Joseph-Marcelin Wilson an- | nonçait son départ pour l\u2019Europe.À l\u2019entendre, il s\u2019en allait refaire | Une santé avariée sur la Côte d\u2019Azur.Est-ce amour de l\u2019Tistoire, ré- minescences d'antan, mais pourquoi cet amour pour la Méditerranée, autrefois théâtre des exploits des pirates barbaresques ?Lse journaux ont a deux ou trois reprises donné le nom du navire sur lequel devait voguer le roi de Whiskyville.Mais le seul biteau qu\u2019ait jusqu\u2019iei nolisé le sénateur est celui qu\u2019il nous a monté en faisant croire qu\u2019il partait.Lui partir ?Est-ce le temps de partir quand on vient de fonder une compagnie, la \u2018\u201c J.-M.Wilson Incorporée ?\u2019 d\u2019un capital d\u2019un million et demi, dans le secret dessein d\u2019être l'acheteur en titre des boissons, non seulement ponr la province de Québec mais pour le Dominion entier ?\u2014Je cherche un gérant, confiait l\u2019autre jour le roi du Whisky.Pourquei un gérant ?Le sénateur entendrait-il acheter et vendre de la mélasse ?Non ?car ainsi que l\u2019a écrit \u2018\u201c L\u2019Autorité \u201d\u201d, né dans le whisky et ayant toujours vêeu par la whisky, Joseph Marcelin mourra dans le whisky.PAS UNE GOUTTE MW.LES COMMISSAIRES Tel le corbeua, dont il a du reste la couleur, Joseph-Marcelin guette la Commission des liqueurs comme une proie.Tleureusement que cette commission est assez vigoureuse pour se défendre, si elle le veut.Elle n\u2019est pas le cadavre que l\u2019on peut déchiqueter à loisir sur le champ de bataille.M.Simard, Carroll, Steavert, Drouin et Caron, vous perdriez d\u2019un coup see le prestige dont vous jouissez, la satisfaction qui a accueilli votre investiture, le jour où vous achèteriez une seule goutte de liqueur de la \u201c\u2018 J.-M.Wilson Incorporée \u201d, fille de cette prostituée ayant nom Boivin-Wilson, antre du \u201chootlegging >\u2019 et de l\u2019embouteillage de tant de mort aux rats qui devint malheureusement de la mort aux hommes.Il s\u2019en vient, il est près, le jour où le parti libéral, de rouge deviendra écarlate en réalisant qu\u2019un Marcelin Wilson se dit son Lailleur de fonds, qu\u2019il alimente et tient la caisse électorale et que pas un ministre, pas un député ne peut être élu s\u2019il ne se présente devant lui dans l'attitude du mendiant.LES DEUX GINS, AH! AH! Le Canayen ordinaire, celui qui n\u2019a pas voyagé, se figure, le hénévole! qu\u2019il n\u2019existe que deux gins au monde : le De Kuyper et le Melchers.Combien de cognacs bien supérieurs à ceux que nous connaissons existent sur terre ! ct il en est de même des scotchs, whiskies, etc.À qui fera-t-on croire, par exemple, que le Peter Dawson est le seul scotch qui égaie le monde, parce que M.Peter Dawson est le gendre choyé du sénateur Wilson ?Donc il existe bien d\u2019autres gins que le De Kuyper et le Melchers.Le De Kuyper n\u2019est guère bu par les Européens, qui s\u2019en servent pour se laver les pieds, après quoi ils l\u2019expédient aux Cafres, aux Hottentots, aux Zoulous et aux.Canayens.On nous a dit, ce que nous ne voulons pas croire, que la maison De Kuyper serait une antre d\u2019embouteillage comme la maison Boivin-Wilson.Pour le Melchers, son histoire sera brève.Demandez aux Melchers, braves gens dont plusieurs vivent à Montréal, et au nommé Fleischman, de New-York, ce qu\u2019ils pensent de Marcelin.Répéterons-nous que de Croix Rouge pour ceux qui l\u2019avaient baptisé, de Golf au Parc de Maisonneuve?Nous sommes prêt à convenir que le Parc de Maisonneuve aura son utilité dans dix ans lorsque la population de Montréal dépassera le million ct aura rempli plusieurs carreaux vides dans la partie- est.En attendant, on pourrait certes l\u2019utiliser mieux qu\u2019au néant de Pheure actuelle.11 est vrai que le \u2018\u201c séraphin \u201d Boucher, médecin en chef de la Ville de Montréal, propose d\u2019installer sur le Pare de Maisonneuve un hôpital pour les tuberculeux.Quelle hérésie ! Outre que le pare n\u2019a pas l\u2019altitude voulue, pensez-vous que le voisinage des tuberculeux serait très engageant pour ceux qui auraient l\u2019envie d\u2019y diriger leurs pas ?Voyez-vous la mère de famille conduisant ses enfants dans le Pare Maisonneuve, au risque de leur faire contracter la tuberculose.Pareil scheme ne pouvait éclore que dans la cervelle du séraphique Boucher.Par contre, le Parc de Maisonneuve est l\u2019endroit tout indiqué pour un club de golf, en attendant qu\u2019il soit envahi par le grand public.Un terrain de golf est un champ de \u2018vie, tandis qu\u2019un sanatorium est un champ de mort.Lequel des deux préférez-vous ?A part quelques exceptions, les clubs de golf sont localisés à des milles et des milles de distance de Montréal.Il en coûte beaucoup de temps ct d'argent pour les atteindre.Mettons le golf à la portée des hommes d\u2019affaires et de tous ceux que leurs occupations condamnent à la vie sédentaire.De la sorte on emploiera le Parc Maisonneuve à des fins utilitaires et on allégera le poids des critiques dirigées contre son acquisition.MAURICE AUBRY M.Mitchell est-il du bon 19, fui qui me fut que pris de la rage?sourires, prévenances, aimables indulgences, pain-de-sucre, rayon M.Walter Mitchell a-t-il été mordu par un chien neragé ?Si doux d'ordinaire, notre trésorier provincial est soudain devenu féroce.Avec sa nouvelle loi des liqueurs,\u2014en supposant qu\u2019elle soit rigoureusement appliquée, \u2014 c\u2019est la prison à la moindre infraction et sans option d\u2019amende, la prison pour des termes effroyablement longs, enfin le \u2018\u2018 carcere duro \u201d\u2019 dans toute son horreur.Comme on concède aux Canayens la manie d\u2019écrire autant publics marque J.-M.Wilson, et ses \u2018\u2018hootleggers\u2019\u2019 ; lui douceû- tre, onctueux, suave, velouté, lénitif, plein de salamalees devant les bedaines tatouées de signes de pinstres des malotrus, gros et petits, qui profitèrent d\u2019une loi dite de prohibition glissée dans le tuy- aû de l\u2019oreille à M.Mitchell par le goinfre Wilson, et administrée, avee quelle maestria dans l\u2019incompétence ! pra ce farceur de Murphy ;\u2014oui, comment pourra- t-il supporter ce spectacle ?On remarque que la figure de M.Mitchell prend de plus en plus la teinte d\u2019un homard cuit.Resteque de parler, attendons-nous à |rait-il au trésorier rien qu\u2019un ce spectacle : des milliers de Syl- j semblant de pudeur ?On peut s\u2019attendre alors à ce que du rougre brique le facies de M.Mitchell passe au violet le plus foncé après le ler mai.Une retraite fermée ferait le plus grand bien à ce pécheur in- pénitent, que l\u2019accumulation de ses fautes est en train de faire peter.comme la grenouille de In Tahlia pt vio Pico, à peine sortis de Bordeaux, s\u2019amenant chez l\u2019imprimeur avec chacun un manuscrit pareillement = intitulé : \u2018\u201c\u2018 Mes prisons\u2019.Mais c\u2019est là que nous attendons notre argentier provincial.Comment pourra-t-il voir le défilé de ces malheureux, haves, décharnés, marqués de la tâche infâmiants nsux Rasoir gent,\u201d T.FONTNT Copie \u2014B loi des liqueurs, M.Sauvé, chef circonstance.poserait-il pas deux ?d'actualité.chaque Touteille ou chaque flacon privé, de ce million ?lhon.M.Taschéreau, de le sortir hotte daus le derrière.- : Croix d'Or, pour Marcelin qui l\u2019a exploité, ce gin ost devenu Croix de Bois, c'est-à-dire croix du cimetière pour ceux qui l'ont bu ?Il est des gins hollandais, des gins belges qui remplaceront favorablement, comme prix et qualité, ces deux drogues qui ont trop longtemps empoisonné notre marché pour que la Commission des liqueurs en achète même une once.VOL D'UN MILLION EN TIMBRES Avant appris que le gouvernement préparait un ajoufd à sa de l'Opposition, n annoncé qu'il proposerait pour sa part un amendement, désireux de profiter de Ta Nous ignorons quel peut bien être l'amendement de M.Sauvé, mais sil n\u2019est pas celui que nous lui suggérons, pourquot n'en pro- 1 va voir que l'amendement par nous amené est diablement Pourquoi M.Sauvé ne proposerait-il pas qu'nne commission spéciale soit nommée afin de s'enquérir de non appesés par chacun des vendeurs autorisés depuis deux aus sur la valeur des timbres vendu ?D'après nous le gouvernement a été volé, de ce chef seulement, d'un million an moins, Pourquoi le trésor provinetal en serait-il Advenant le-eas que le trésorier provincial, hon.Mo Mitchell, n'accéderait pas à cette requête, nous demanderions à son chetf.de son cabinet à grands coups de x LE BLANC - SEING DE M.MURPHY Est-il vrai, comme on le dit dans certains mihieux, que Me D.- R.Murphy ait assûré aux marchands de gros et nux vendeurs antto- risés que dans le but de leur offrir l'avantage de se débarraser d'autant de leurs stoeks avant le Ter mai, ils pourraient dorénavant vendre aux \u2018\u201c bootleggers *, pratiquer eux-mêmes le \u2018* bootlegezine \u201d avec leurs voitures à l\u2019occasion, enfin insérer dans les journaux les annonces les plus illégales à leur face éme ?On serait tenté de le croire, à moins que Me Murphy apporte la preuve du contraire.Que penser de cette autre annonce de M.James Murray, 3975 rue Wellington, vendeur autorisé par le gouvernement.soumis par conséquent à une loi qui ne l\u2019autorise à délivrer sa marchandise que sur prescription médicales, que penser de cette annonce qui nous fail savoir que M.Murray.sur un simple appel au téléphone vous enverra aufant de hoisson que vons voudrez C.0.D., et que vous feriez bien de vous dépêcher, attendu qu\u2019après le ler mai vous serez gênés par toute sorte de restrictions, comme s'il n\u2019en existait ne nous de miel pour les empoisonneurs | envers lui ?deurs autorisés.Mon film Voulez-vous faire parler de vous dds tous les journaux?Ah! n\u2019inventez pas la machine u faire le bonheur de vos contemporains, ne devenez pas un autre Saint-Vincent de Paul, ne coma- crez pas vingt ans de votre existence à l'élaboration d'une \u201cHistoire de l'Humanité\u201d en quarante volumes ch ce plans, cartes ct tableaux synoptiques! Si vous demandez un article sur la machine à rendre les gens contents de lour sort, les journaux vous diront.\u2014C'\u2019est de la publicité! Si vous êtes un saint, ils vous répondront, avec raison, que les saints ne doivent pas chercher de réclame et que, d'ailleurs, le criminel du jour est plus intéressant que vous.Quant à l'Histoire de l'Humanité\u201d, vous pouvez toujours l'envoyer iux critiques: deux sur dix vous remercieront, un sur vingt en parlera, sans d\u2019ailleurs l'avoir lue.Mais faites jouer une pièce en un acte dans le dernier des théâ- tricules parisiens, ct vous verrez des articles dans les journaux.Vous me direz qu\u2019il est peut- être plus difficile de faire jouer un acte que d'inventer une machine à fihriquer du bonheur, que d'être un saint et surtout que d\u2019écrire quarante volumes, mais cela ne fait rien; les auteurs dramatiques sont des privilégiés.Seuls ils peuvent se dire les amants de coeur de la Publicité aux cent bouches, ils obtiennent à l'oeil les faveurs de cette courtisane! Mais cela va, paraît-il changer.Emus par le jugement qui livre l'honnête cet bon M.Doumic aux représailles de deux auteurs dramatiques vindicatifs, les directeurs de journaux vont se concerter sur le meilleur moyen d'éviter le sort de leur malheureux confrère, Et le bruit court que les directeurs songent à supprimer purement ct simplement les comptes rendus des pièces nouvelles.\u2014Plusieurs d\u2019entre eux tiennent ce raisonnement: \u2014Les théâtres sont des maisons de commerce.Monter un spectacle, c\u2019est monter une affaire.Nous sommes donc bien bons d'apporter «1x industriels de la scène l\u2019appui d\u2019une publicité bénévole, Puisque, nay cuennun$t.\" a hig n Jr PENSE pr pas à l'heure actuelle pour M.Murray du moins.Si ce vendeur autorisé, au lieu de s'appeler Murray se nommuaut Laframhoise, MM.Mitchell et Murpliy seraient-ils aussi doucereux \u2018audra-t-i] un bref de mandamus afin d'obliger M.Murphy à remplir son devoir, qu\u2019il s'agisse de marchands de gros ou de ven- Voilà qui serait d\u2019une mauvaise réclame pour l\u2019aviseur légal de la nouvelle Commission des liqueurs ! *\u201c L'AUTORITE par la loi, à insérer, en réponse aux articles de nos critiques, la prose d'auteurs vaniteux qui n\u2019admettent pas de restrictions en matière de pommade, ch bien! nous n\u2019hésitons pas: écocurés par certe ingratitude, nous assimilons les drames, comédies et vaudevilles i une camelote quelconque ct nous décidons de n'en plus parler que dans la rubrique des annonces.Supposez que tous les directeurs de journaux soient de cet avis et les auteurs, par Ja faute de deux des leurs, se verront privés du plus précieux, du plus rare des privilèges: la publicité unanime et gratuite! Ils seront traités comme de simples romanciers, de quelconques historiens, de néglige:)les philosophes.Et les journaux ne parleront pas plus de l\u2019auteur de \u201cGratte-moi dans le dos, Zénobie que de M.Bergson.Espérons tout de même que les directeurs de journaux n'iront pas jusque-là, ct que les infortunés critiques dramatiques, victimes, à leur tour, du chômage, ne seront pas réduits à empoigner la pelle ou la pioche sur les fortifications.Sans compter que le publie tient absolument à savoir ce qu'il falit penser, sinon du traité de paix, du moins de la dernière pièce de M.François de Curel ou de M.Moué- zy-Eon.Clément VAUTEL Aux unions nous erions: \u2018\u2018casse-cou!\u201d Les unions ouvrières n\u2019ont pas de plus sincère amie que \u201cL\u2019Autorité\u201d.Et c\u2019est pourquoi nous leur disons: \u2018\u2018Casse-cou!\u201d lorsqu\u2019elles vont trop loin.Ainsi, lorsqu'elles s\u2019opposent à la diminution des salaires pavés aux employés des chemins de fer, c\u2019est folie.On voit des travailleurs crier, en Angleterre: \u201cNous voulons les prix de 1914.\u201d Ce sont les prix d'achat.Mais si les ouvriers veulent acheter aux prix d'avant guerre, qu'ils reviennent aux prix d\u2019avant la guerre, à coummen- cer par les employés de chemins de fer.Mais il y a mieux: ce sont les typographes.Ces mess.eurs A La Toi prohihant 12 traîte est un non-sens, Mais qui n \u201cL\u2019Autorité\u201d?Les journaux nous ont parlé, ces jours derniers, des cleveurs de ln- pins et de leur exposition cuni- cole.rot) Mais que sont en réalité les éleveurs de lapins à côté des puseurs de lapins?EH Æ Larousse nous apprend que \u2018\u2019poser un lapin' signifie tromper, blaguer, comme par exemple ne pas tenir un engagement, manquer à un rendez-vous, ne pns payer les faveurs d'une fille.HoH dk Or, quels \u2018\u201c\u2018poseurs\u2019 prestigieux nous avons chez nous, et de quels \u201clapins\u201d encore?Ah! qu'une exposition de leurs produits serail intéressante.II nous plairait entendre chacun d'eux crier son article pour décrocher le prix, en ces termes avantageux: OH A Faire dix millions en deux ans au moyen d'une loi de prohibition inventée par moi, n\u2019est-ce pas un rude lapin?(Marcellin Wilson).Hé 748 jé Répondre à la ville de Montréal que c'est elle qui doit au tramway, quand elle vient me réclamer $1J,- 500,000 d'arrérages pour trois années d'usage de ses rues, n'est-ce pas un lapin qui en vaut un autre?(E.A.Robert).Hs dé Défendre en méme Législature les intéréts du peuple de Montréal, dont je suis le mandataire dans le cabinet, et ceux du tramway, dont je suis l'avocat, quel celui-lh?(Jennole 7.temps à la lapin est-ce que Léonide Perron).Hod in Sur les memes sujets, dire oui et non au conseil municipal, oui et non à la commission de in charte, oui et non a la Législature, et rester leader quand méme des arche- vins \u2014 que pensez-vous de mon lapin?(L'échevin J.Ah! Ah! Brodeur).wi HE OH plombier dont pas un pas crové, me donner comme un Irlandais très influent et très cru, par saint Patrice, qui battrait mon lapin?(L'échevin Thom O'Connell).La Et moi, tuyau n\u2019a i Me faire prendre au sérieux, moi avocat sans causes, me poser même en financier accompli jusqu\u2019à devenir trésorier de la province, y a-t-il dans toutes les lapinières de la province un lapin qui batte ça?(Walter Mitchell).# Otez les Sénégalnie de la région rhérane.Ils posent des lapins noirs à nos \u2018\u2019Gretchen\u2019\u2019! (Le vertueux Boche).ne HE i En fait de lapins noirs, j'en pose bien d\u2019autres aux Canayens: mes \u2018p'tits nègres\u201d Melchers.(Marcellin Wilson).RA woven = a Et moi donc, quel lapin j'ai posé à mes créanciers, avec mon passif de 97 mille piastrcs et mon actif la semaine de 44 heures au mois de juin.L\u2019union typographique a jusqu'ici pratiqué le chantage le mieux organisé; reste a savoir si son bluff, si sa jalousie et sa haine invé- térée des journalistes réussi- entendent demander $44 pour |ront toujours.GRENADES sous Abonnements: Tél.Est 898 Par malic.$2.50 par année 1 + Le Numéro: 3 So \u2014 ASSASSIN D'UNE LUI RIDICULE 1% £50 EP 000 ES de nos i disparue L'hon.M.Alexandre Tasehereau a reconnu que cétait statuts, tué cette loi par le ridicule, si ce n'est M, Gaston Maillet, dans le (emps directeur de approchant 97 mille \u201ccennes\u201d, bien été tres économe en achetant des timbres du gouvernement?(Albert G.Pigeon, vendeur autorisé).que j'aie PAS te at, Puis moi, mes vieux, croyez-vour que j'ai pas flanqué un lapin ordinaire au magasin Pigeon, dans mon mémoire de frais?Allez-y voirl (J.À.E.Gravel, avocat.) 21 M 38 Vous êtes tous des p'tits enfants.Si nous n'avions pas été aussi mals magasin Pigeon, si les barils n'avaient pas filé par les chanceux, nu portes et les caisses par les fené- tres (vous savez: les voleurs!) ch hen! au lieu d\u2019un déficit de $75,000 nous aurions un surplus de $100,- 000! (L'ex-contrôleus Napoléon Giroux).' Hos A: Allons, mes agneaux, je m'appelle Goodkowsky, bien que ce n'est pas moëé qui ai crucifiée Notre-Sei- gneur.Vous vous êtes mis enseme ble, Pigeon, Gravel, Giroux, pour me mettre dchors.Je suis rentré et vous n\u2019y êtes plus, vaus autres.Hein, mon lapin, quoique circon« cis, vaut bien le vôtre! (N.Goodkowsky.) Une exploration de postérieur C\u2019est aînsi qu\u2019un mauvais traduce teur définit l'oeuvre de Champlain à Québec.Nos amis les Anglais, Jorsqu\u2019ils veulent nous être agréables et qu'ils ont besoin d\u2019un interprète, ne devratent pus se fier au premier venu.C\u2019esl.ainsi que nous voyons pammphilets, fascicules, revues, ete, qui ont peut-être été traduits de l'anglais pour les Alggonquins, s'il en reste, mais à coup sûr pas pour les Canadiens- Francais, Une compagnie d'assurance a commencé une\u2019 édition française de su petite revue, et c\u2019est très bien.C'est une édition qui prétend être française que nous voulons dire, eur on y parle des \u2018\u2018fondements\u201d de Québec que Champlain \u2018\u201c\u201cposa\u201d\u2019 après avoir fait des \u201cexplorations postérieures\u201d\u201d sur la côte orientale du Canada.\u201cIvidemment \u2014 commente lo \u201cFrane-Pm leur\u201d, hebdomadaire uéheequois \u2014 l\u2019écrivailleur qui a accouché de cela devait avoir l\u2019esprit \u201cpostérieurement\u201d bas et ses connaissances historiques et topographiques ne devaient guère s\u2019étendre plus loin que le cabinet de toilette de son bureau.\u201d N'est-ce pas que voilà un \u2018\u2018poss térieur\u201d\u2019 bien tapé?CE Lies Anglais u Il faut définir l\u2019orgueil, une pags\" sion qui fait que de tout ce qui est au monde, il n\u2019est rien que soi.\"- La Bruy?re, ° .+= Etre à la fois spirituel et sensé; n\u2019est pas une faveur communes.x.+ La crainte est un état de.faiblesse indolent qui vous laissent: sans défense aux attaques de wi ennemis.: à < LE BAL \u2014Vous ne me ferez pas croire, hurla M.Golopieux, que quand on donne un bal à dix heures du soir, on est forcé de tout chambarder à dix heures du matin! \u2014 Si! protesta la.jeune Suzanne.\u2014On Wa que le temps, appuya son frére Raoul.\u2014Laissez parler votre père, siffla entre ës dents Mme Golopieux.11 est débrouillard et futé comme pas un, c\u2019est bien connu.Il a peut-être trouvé un système merveilleux pour marier une jeune fille pourvue d\u2019une maigre dot?.Je t'\u2019écoute, Hippolyte.\u2014Il paraît, murmura M.Golopieux, éludant la question, que nous déjeunerons avec des sandwiches ct que vops avez invité quarante- deux personnes.Ca va traîner ici jusqu\u2019à des minuit.\u2014Jusqu\u2019à trois heures du matin au minimum, \u2014C\u2019est fou! Ces gens-li ne trouveront pas de voitures.\u2014Et après?Je connais mes devoirs: il consiste à assurer le bonheur de mes hôtes pendant qu\u2019ils sont chez moi.Ensuite, à eux de \u2018arranger.La seule chose qui contrebalance un peu Ia peine gue se donne une maîtresse de maison, c\u2019est de penser qu\u2019elle.au moins, n'a pas à se préoceuper de la rentrée.\u2014Je ne sais plus où me fourrer.Cet appartement est sinistre comme un appartement à louer.Ft Suzanne joue du piano! \u2014Flle l\u2019essaie.\u2014-Un nir nègre! \u2014Elle est assez blonde pour se le permettre.\u2014Mon cabinet de travail est changé en cabinet de débarras.\u2014Ca te gêne pour y dormir\u201d dors dans mon cabinet {ravail maintenant?\u2014Je t'ai surpris vinel fois! \u2014Je méditais.\u2014FEn ronflant! Assez.La femme de chambre entrait, \u2014Monsieur et madame, déclara- t-elle.il y a un malheur dans la maison.\u2014Ca y est! T\u2019ascenseur c'est en- \u2014Je de rove arrété! \u2014Non, madame: sieur d'en dessous mourir.\u2014Le monsieur d'en dessous vient de mourir?Que me chantez-vous lit?\u2014La vérité, madame.On m'a dit de prévenir tout de suite monsieur et madame, à cause du bal.\u2014\u2014Mille millions de tonnerres! rémit M.Golopieux.Quel âge avait-il, ce voisin?\u2014Quatre-vingt-quatorze ans.\u2014 C'est bien! Merci! Et M.Golopieu, qui aceusait volontiers la destinée, reprit: \u2014Ma veine! Quatre-vingt-quatorze ans, et après avoir attendu près d\u2019un siècle, il se laisse glisser te jour même où je donne un bal! Raoul, va chercher les cartes pneumatiques.I! faut contremander les invités On téléphonera par- (tout où l\u2019on pourra.Suzanne, ne \u2018pleure pas, je t'en supplie.Ne me faites pas une figure parciile: ce n\u2019est pas ma faute.\u2014Si, prononca Mme Golopieux; parce que tu fais toujours des histoires, j'ai remis mon bal de semaine en semaine.Retiens bien seci, Hippolyte: on n\u2019a que ce que l'on mérite.Je ne veux pas t'acea- hler, mais je tiens à te le dire.Que zela te serve de leçon.Suzanne, n'oublie pas de prévenir la dame nai fait le jazz-band.et le confiseur.ot le glacier.Quand tu auras fini de sangloter?Tu me tapes sur les nerfs, tu sais.Ft la bonne dame, ivre de ceur- roux, suivit son mari qui s'esqui- ait.; \u2014Encore un instant.C'est ce sir que M.Estiveuil devait venir.I.Estiveuil est ce jeune industriel i riche et si comme il faut, \u2018que es Pragnoque nous ont présenté.Qu'est-ce que cela peut te faire?Jein?Un fiancé de perdu, dix de \u2018ctrouvés.A toi de dénicher les lix autres! Veux-tu que je te dise?monde c'est le qui vient Mme HERBERT HOOVER : Tu est un apathique! \u2014Ma canne! \u2014Tu vas me battre?\u2014\u2014dJe vais sortir.\u2014Iit tu ne rentreras pas diner?\u2014Non, \u2014Fh bien, moi non plus, je ne dinerai pus à la maison.\u2014Ni moi! conclut le jeune Raoul, qui surgissait.Puisqu'on ne danse pas ici, je danserai ailleurs.Estce que vous pourriez m\u2019avancer vingt franes?.Ainsi, le soir, Suzanne resta seule dans l'appartement réinstallé.La maison lui paraisait lugubre.lle se représentait le voisin étendu définitivement, après quatre- ces varices et de déceptions.l\u2019enviait presque.mort tout proche, le bal manqué, cette présentation ajournée, provoquèrent chez elle une nouvelle crise de larmes.Après quoi, comme clle était jeune et que ses pires douleurs n\u2019étaient que provisoires, elle essaya sa robe de bal, une jolie robe bleue qu'on lui avait livrée l\u2019après-midi, Ft elle se trouva si charmante qu\u2019elle pensa: \u201cMon heure était venue.J'aurais été ln reine sans conteste.Blanche el Germaine en auraient crevé de dépit.P'aurais dansé la redowa es- une pauvre fille dans le genre de Cendrillon.sauf que «c'est le contraire: pour moi, les beaux en- rosses se changent citrouill- Jes.\u2019 A ce moment, la femme de chambre suvvint el s\u2019exelania: \u2014Mademoiselle, voilà des invités qui n'ont pas été touchés.\u2014Vous leur avez dit que le bal avait été remis pour cause de décès dans la maison?\u2014Oui, mademoiselle, mais il y avait une grosse dame qui m'a demander à souffler, vu que l'ascenseur ne fonctionne pas.Alors, je les ai fait asseoir dans le salon.\u2014d'y vais, déclara Suzanne, Après tout, je puis rester ainsi, je ne suis pas en deuil, moi.Vitema poudre!.La srrosse dame était la dame du jazz-band, Le monsieur n\u2019était au-, tre que M.Téstiveuil.Les télégrammes n'avaient pu les rejoindre: la grosse dame, retenue par son travail dans un thé dansant, n\u2019était pas rentrée chez elle.Quant à M.Estiveuil, d\u2019où venait-il, merveilleusement paré, le col pourvu d'une cravate blanche nouée avec l\u2019art précieux de Brummel, correct de 1a pointe de ses escarpins à ses cheveux également vernis?TI parut embarrassé.\u2014d'ai passé mon habit dans mon bureau.Jai travaillé tard.Que d\u2019excuses!.Mais puisque \u2018 madame s'est dérangée, nous pou- / vons tout de même organiser un petit bal intime, n\u2019est-ce pas, mademoiselle?.Madame jouera en sourdine.\u2014Une chance que je sois habillée! d'essayais justement cette robe.\u2014Elle est exquise! Une heure ptus tard, quand M, Golopicux rentra, il se erut le jouet d'un rêve.Au son d\u2019une musique presque imperceptible, Suzanne bostonnait, enivrèe, dans les bras d\u2019un élégant cavalier.A minuit, on soupa frugalement, en famille.avec Mme Golopieux, qui entrait d'assez méchante humeur, ayant perdu au bridge.A une heure du matin, M.Estiveuil étant parti, Suzanne réunit ses parents et leur annonça: \u2014C\u2019est fait! \u2014 Quoi?\u2014T s'est déclarée! \u2014Déja! \u2014Je suis sûre que mon bouquet demain.\u2014Ton bouquet! défaillit Golopieux.\u2014Oui.Et vous ne savez pas ce qui serait gentil!.Ce serait je vecevrai Mme d'en détacher quelques roses pour le vieux monsieur du troisième.Henri DUVERNOIS La première photographie encore publiée de la femme du nou- el veau secrétaire du Commerce aux: Etats-Unis,fameux par son comité \u201cla secours aux Belges pendant la guerre L\u2019AUTORITE cr : 7 LE COL.THEODORE ROOSEVELT ALIETTE | Sept ans; des cheveux blonds qui frisent (naturellement, voyons!) des grands yeux bleus et graves, et une bouche minuscule qui sourit rarement: c\u2019est Aliet- Samedi, 12 mars 1921 vingt-quatorze années de souffran- | Elle ! La solitude, ce: pagnole avee ce M.Estiveuil, qui! PENG PRAIRIES 8 an\u201d E Paca Fils du grand Roosevelt, assistant-secrétaire de la marine améri- cst, paraît-il, si distingué.Jr suis Caine, poste qu\u2019occupa son père dans l'administration McKinley.te.! te, un peu hautaine, qui sont les parents d\u2019Alietteélevée par ses parents.Oh! oui, admirablementr Et par sa nurse aussi.Aliette ne mange jamais a table avec les grandes personnes; Aliette ne parle pas quand elle mange, même pas au dessert ; Aliette ne joue jamais avec d'autres enfants; Aliette ne sait aucun gros mot, tels que: \u2018\u2018aut\u2019\u2019! ou \u201c\u2018flûte\u2019\u2019! Aliette sait tirer la révérence, faire princièrement le tour du salon quand sa mère reçoit, et répondre intelligemment quand on l\u2019interroge, et seulement quand on l\u2019interroge.Aliette sait que les petites filles ne doivent pas pleurer, ni rire trop Mort.Aliette ne joue plus à la poupée ; à sept ans, ça serait ridicule.Mais Aliette sait coudre, broder, et connaît bon nombre de gammes.Bref, Aliette est le modèle des Complainte du tramway sur l'air de la \u2018\u201c Paimpolaise \u2018\u2019 Quand l'ouvrier quitte l\u2019usine., Le soir, après son dur travail Comme il n\u2019a pas de limousine Il attend longtemps près du rail Puis se houchant l\u2019nez Il saute en tramway.Enfermié dans la sale boite Qui le porte vers son quartier Quoique su place soit étroite (\"est sept sous qu\u2019il lui faut paye ! Le conducteur d\u2019un ton morose Dit au bourgeois: \u2018\u2018avaneez done!\u201d On suffoque! Ah, ça n\u2019est pas rose, Surtout si l\u2019on a du Ledon! ft pour avancer Faudrait dégonfler On serait mieux dans une étable.Impossible de débarquer l'odeur devient insupportable, C'est sept sous qu'il fallut payer! Une dame perd connaissance, T'ombe sur le garde moteur {+ char s'arrete et l\u2019ambulance list demandée à tout\u2019 vapeur Pendant ce temps là Le char ne r\u2019mue pas.[Les passagers protestent et jureut v (\u2018ontre un systéme aussi raté Mais, dites-moi, qui en a cure ?Puisque les sept sous sont payés! Du Tramway les gros actionnaires Ne montent jamais en p\u2019tit char Fi puis, voyez vous, c\u2019est vulgaire l,{ ces messieurs sont des richards Que le populo N\u2019endure que trop.Morale : Lorsque le lutte électorale Repreadra dans notre cité Flanquez un\u2019 volée magistrale À ceux qui vous ont exploité.Du \u2018\u201c MATIN \" C où elle le trouve.Ses lecieurs le lui nardonneront d'autant mieux que c\u2019est dans leur intérêt.Nous ne doutons nullement que cet article paru dans la *\u201cRente\u201d of do a la plame de notre ami Olivar haut point: _ , arnt oe On entend souvent dire qu\u2019en affaires le patriotisme n'a pas sa place, I ne faut jamais accepter pareilles formules les yeux fermés, et la premèire précaution que celle-ci nous inspire est de distivœuer entre le patriotisme chauvin, aveugle, et un légitime instinet de conservation.La \u201cRente\u201d\u2019 souhpitait le Jour de l'An à ses lecteurs de ne pas dénigrer une affaire parce qu'elle est canadienne-francaise, ef à la fois de ne pas souscrire à une affaire pour cela seul qu\u2019elle est ca- nadienne-francaise.Cette formule est un peu plus large que l\u2019autre, mais aussi, CFOYOUS-VOUS, UN peu plus juste.Daus chaque paroisse cana- dienne-française, il y a des familles qui améliorent leur situation de fortune en s\u2019entr\u2019aidant ; on n'y préterait pas d\u2019argent à un cousin qui serait insolvable et, comme on dit, sans jarnigoine, ni à un frère qu'on connaîtrait pour un mauvais sujet, mais à éœulité de garanties la parenté y est un titre de préférences et l'idée ne vient a personne d'aceuser ces familles d'étroitesse d'esprit.Pourquoi ce qui se pratique au sein d'une famille serait-il interdit à une race dont l\u2019infériorité politique est en raison directe de son infériorité économique.et Gui, par conséquent, s\u2019affaiblit politiquement de tous les prêts qu\u2019elle fait à ses rivales ?Nul ne peut nier, par exemple, que la première condition d\u2019indépendance économique, pour un peuple soit Ia possession et l'ex- bloitation de ses richesses naturelles.Cela admis, il faudrn bien idle boum-boum loyaliste et bien du bourrage de cranes, pour fuire - - \u201cJ' Autorité\u201d prend sou bien [croire à Jean Baptiste ] i patriotisme en affaire qu'entre affaires de même valeur intrinsèque il n\u2019a pas le droit de préférer la Compagnie de Pulpe du Saguenay à une pulperie - de la Colombie anglaise, la Compagnie générale du Port de Chicoutimi, Asselin ne les intéresse au plus!avee ses quais et sa flotte.sou très .1 .son tres Foeau passé of son brillant avenir ir, à une entreprise de transhorde- ment opérant à C'ollingwood on à Port-Arthur, la Compagnie hydraulique de Saint-François, avec son actif total de $800,000 ot sa dette de £300,000, à une affaire de tramways de Saskatoon ou de Calgary, la Brasserie Frontenac à une distillerie de Toronto ou d\u2019Halifax, la Banque d'Hochelaga à une banque de Winnipeg.De temps inimémorial, daus l\u2019esprit du Canadien-Français, l'idée de port a évoqué celle de débardeur, et !e débardeur, c'était toujours, hélas! hélas! un costaud natif des FEboulements ou de Sainte-Agnès.Quand il y anra plus de ports exploités par des compagnies canadiennes françaises, l'ame de l'actionnaire et du granel administrateur remplacera peut-être eu nous celle du débardeur.Le tout est que les affaires canadiennes-francaises ne soient pas, comme elles le furent trop souvent dans le passé, de simples pièges à patriotes en quête de placements.Iit pour peu qu'on ouvre les yeux, on trouvera aujour- d'hui chez nous des spécialistes dont les avis sur ce point valent ceux des maisons anglaises sur les affaires industrielles anglaises, Quand on nous aura des institutions canadiennes- françaises que nos concitoyens anglais alimentent de leurs capi- \u2018taux, ou des institutions anglaises qui ne servent pas d\u2019abord à soutenir, avec l\u2019action économique, l\u2019action politique, très souvent autifrançaise, de nos conci- tayen.anglais, nous préterons l'orcitle aux exhortations des avocats vus toujours «lésintéressés montré de lu Bian Aunntiannt.KJ RENTEU s'éleva dans l'esprit dvs autorités de Lt prison, cui firent nine enquête rapide et découvrirent bientôt qu'eties avaient été dupées el que les soi-d'sant soldats étaient des sinn-feiners déœuisés.3 ENE 3 RMESE Varsovie, 11.-\u2014 Dans les milieux officiels Polonais, on déclare que la nouvelle de la signature du traité polono-hol- chevile à Riza est pour le moment prématurée.Cependant, le gouvernement polonais possède des indications qui Tai permettent de dire que cet accord définitif ne saurait plus tarder.Une dépêche de Varsovie annonce, en effet, qu\u2019il y acu à Moscou une séance plénière du comité des soviets, où Lénine à prononcé un grand discours, préconisant la conclusion îm- médiate de la paix.; i Lénine a fait valoir qu'une reprise des hostilités aujour- d'hui pourrait avuir des conséquences facheuses pour, les soviets, car la Pologne trouverait, en cas d'agression, Un appui dans le monde enter.» compris notamment le Japon, dont la politique.en FExtréme-Orient, est jugée par Lénine.commie très inquiétante.La thèse dé Lénine ayant triomphé, le comité central a voté la paix à une certaine majorité, sans doute ce vote dent la nouvelle étaët parvenue à lfelsing- fors qui a donné lieu prématurément à l'envoi de télégrammes annoncant In signature de la paix.On n'en sait rien à Riga, mais la délégation polonaise a Pimpression que Ia délégation bolehevik va changer sa tactique, qui consistait, jusqu'à présent, à susciter des difficultés, En on EL 4 redid Rome.11.\u2014 La révelutien russe, qui a amend la disparition du Saint-Synade, ranime au Vatican l'espoir de voir s'accomplir l'union, tentée par Léon Nail, des l2glises orthodoxe et romaine.C'est dans ce hut que l'archevêque catholique de Mohilev, Mer Roffs, a eu récemment à Der\u2018in.aver des personnalités russess, divers entreti ns qui ont moniré que Li question n\u2019é- LES PLAKETES SOAT-FLLE HABITEES?Paris, 11.-\u2014 M, Vabhé Moreux, l'éminent directeur de l'Ohservatoire de Bourges, à donné hier, au Conservatoire de lyon.aux anciens élèves de l'Eecle Centrale Ivonnaise, une conférence de vulgarisation scientifique des plus intéressantes, accompagnée de projections didactiques, ren démerstretives, Ce QU d'abord une promenade à travers Vinimensiré infin ceinable de l'univers astronomique.la poussière incomptatle à soleils, où Lu Fores n'apparaîl plus que comm.un point impercenti! be runs an point pensant, ce qui doit donner à l'honnne vie retson d'eraueil.Vo homme, en effet, n'a- t-il pas le droit d'être fier, lui infiniment petit, de comprendre l'ef- © des cieny et de peser les mondes aux balances de LUT BY VAT farante mécaniqu son intelligence 7 oo | Mais la question prinetpale est de savoir =1 les planètes sont tées, M.Camille l'lamimarion le croit pour quelques-unes, Mars notamment.M.l\u2019abhé Moreux croit, au contraré, que le Soleil, aver sq température moyenne cles G,000 degrés, ne saurait etre habité.4 u- | piter, Saturne, Neptune, Uranus, sont des lobes gazeux : Mercure, est un chaos de rocs métalliques, avec des océans de plomb, d'étain en fusion.Vénus, soeur de la Terre, possédant de Peau, une atmosphère qui Li voile, pourrait peut-être posséder des animaux, sinon des êtres semblables à nous, La Lune, notre plus proche voisine, n\u2019est qu'un désert rocuilleux, froid, sans atmosphère, Quant aux Marsiens, il ne faut rien attendre d'eux, pour la raison péremptoire qu'ils n\u2019existent que dans l'imagtnations de quelques romanciers ou dans elle de quelques astronomes trop condides.Nous voici done fixés.D'après l'abbé Moreux, Ta Terre seule est habitée.Le sera-l-elle toujours Ÿ non : attendons quelque 70 mil- Tians d'années, D'ici lh, on sarrargera pour embarquer sur un monde tout neuf.* Quant aux autres planètes, n° dit en terminant le decte conférencier, ce seront éternelleuent des ratés de In vie.hahi- PENSEES \u2014\u2014\u2014 L177 RIAL TOBACCO CO.CF | \u2018 CANADA LTD.CL \u2018 La charité ne doit jamais regarder derrière elle, mais toujours Le hareau de direction vient de | devant, parce que le nombre de ses déclarer le dividende somestriel | Plenfaiis passés est toujours tris ordinaire (No.18) de trois pour | petit, et que les misères présentes cent (3 pour 190) sur les actions [et futures qu\u2019elle doit soulager privilégiées de In compagnie, paya- | sont infinies.ble le 31 mars, 1921.Un acompte de dividende (No.| 42) de un ct demi pour cent (1': pour 100) sur les actions ordinai res de la compagnie a aussi été déelaré, payable le \u2019O mars, 1921.: Le secrétaire, O.S.PERRAULT \u2014 lrédérie Ozanam.*.» +* Le: bienfaiteur a ordinairement de la mémoire pour deux.Ld Si tu donnes un avis: bon, on l\u2019oublira; mauvais, on te le repro- .jchera toute ta vie.C'est | La mort d\u2019un artiste par MADELEINE Notre pays et notre race ont récemment perdu un artiste, un artiste par l\u2019inspiration, le goût et le raffinement.Cet artiste tendre ct fin que la mort nous a pris, sans secousses et sans angoisse, tout doucement, comme l\u2019on prend celui qui souffre pour le bercer, s\u2019'appelait Ulric Lamarche, ot \u2018Ge notre Revue, dis le premier instant, il devint l'ami très (sincère.Nous avions tout de \u2018sttite réclamé le concours de SON Crayon spirituel; malade.très malade même, alors, il vait accepté tout de suite, es- bérant le jour où pour nous (il aurait pu donner libre cours it son esprit finement ironique sans méchanceté, et qui le faisait aimer même «de ceux qu\u2019il croquuit dans Jeur faiblesse ou leur ridicule.! avart le don de rire et de faire rire, sans tre jamais cruel, car la douceur et l'indutsencr éraent le fond même de cette âme sensible et sincère qui n'aimait que le beau et le cherchait constamment dans la vie.Mais que dire de ces toiles superbes qui enrichissent quelques unes de nos collec- Lions canadiennes, ct que leurs Ipropriétaires ne céderaient ipas aujon hui à prix d\u2019or.Elles sont l'expression d'un talent personnel, où vit vraiment une intelcetualité supérieure.Tout v cest doux, caressant, envelopé, 11 aimait les beaux paysages ol chantent la nature en fleurs, les champs roussis de soleil, où s'élèvent le blé b'ond voisinant nvee des taches d'herbes vertes; il aimait les petits cons ignorés ou déduignée où nul n'avait, rien poreu, et ! où i! trouvait, lui, la réponse à sa soif d'harmonie et de sérénité, IL aimait ln simplicité dans la nature, conmne il l'aimait dans les êtres, Jt nous le voyions contempler l'une et rechercher cs autres, s'intéressant à tout \u2018ce que la viv offre de S'ncérité \u2018el de simplicité, Un petit ta- \u201cbleau séduit sa peusée:s un peu « d'eau enveloppé d'arbres vert Lor.Le chapme s'en dégage \"anime d'un poème.Ce petit coin cueilli au pars des soleils.\u201clà même où est né Lamarcho, dans cette terre merveilleuse Ale da Californie, édbionit et pas- isionne, 1{ semble que le talent tout entier du peintre s'y soit fixé: ceux qui le regardent ne peuvent se défendre d'une intense sympathie pour cel artiste au style si clair, si discret el si prenant.Pauvre Lamarche, sitôt parti tout de même, entre deux sourires.Je le vois là qui -emble dormir sur si couche basse où la mort l'a couché: l\u2019aani qui Ini est resté fidèe dans tontes les étapes du cal- j vaire qu'il a dù gravir pour mériter le repos suprème, Ini frend le dernier service: celui [de lui fermer les yeux dans jl'immortalité dela mort.Sa {figure resplendit d'une paix extraordinaire, H semble dire à cetx qui pleurent: \u201cPauvres humains, pauvres fous, pour- (quoi regretter In vie quand l'éternité est IX.avec sa paix et sa joie\u201d.La mort nous apparaît soudain comme un bienfait, et autour de celui qui dort, semblant si heureux, NOUS CAUSONS AVCC ealme., ga- ends par sa splendide séréni- He., Pauvre ami si préciou-: et si sur, que nous n'enterdrons plus exprimer des vues profondes, des sentiments justes ot (des espoirs magnifiques, Exu- [bérant ef impusif, il croyait à tout ce que l'existence peut offrir de beauté et de honheur jet même le mal affreux qui le Jrongeait depuis deux ans ne \u2018put le faire douter du bienfait de la vie.T1 espérait.et son espoir dom \u2019naiît son mal épui- isaut, IT sattachr à la Revue dont il avait surveillé 'a fondation, et a laquelle nous tentions de le rapprocher en le mêlant à tous nos projets.en le consultant sur les gravures et Tes teintes qui devaient présider à sa présentation.Et quand il s'excusait d\u2019être un collaborateur au\u2018repos, nous pouvions lui répondre qu\u2019il avait inspiré à la revue ses détails les plus aimables.Tous les mois, le coup de téléphone fidè£e nous apportait son contentement et son appréciation ne, hélas, suspendu en février, nous serons à jamais tristes de ne plus l'entendre résonner dans notre vie avide de sympathie et de sincérité.Lamarche, né dans le sud américain de parents cana- diens-francais, ressemblait é- tonnammient aux hommes Midi, Il lui arriva fréquemment d'être pris pour un Mexiicaîn, et fl affectionnait d\u2019ailleurs, comme pour accentuer cette erreur, le large chapeau noir que portent presque toujours les aritocrates du Mexique.Ses yeux noirs brillaient de franchise et de sincérité.lu vie en débordait large et généreuse.Ses études le portèrent, jeune encore, vers Taris, et il semble que, pour ce Canadien-francais jaiïlli en terre américaine, sa vraie patrie devait être la France.Il l\u2019adorait et ne pouvait se passer d'elle.Sans cesse il y re- \u2018rs la Jurnière.La province française le pussionna -peutêtre plus encore que la Capifale.Il aimait les vicilles vil- Tes el les viciHes coutumes: il aimait les gens surannés et les habitudes antiques.beauté de la IFrance à travers 508 paysages, ses ruines, ses jamiquitées, ses vieux temples, ses rites étroites et tourmen- Yées, es châteaux moyenna- seux: il aima la France comme Pon aime l'Art lui-même.el \u2018u pareourut d'un bout à l'autre, stationnant en Breta- \"ene, en Normandie, en Touraine, on Auvergne, dans les Al- \u201cpes ct duns les Vosges, toujours admirant, toujours al- mant.La guerre arriva au \u2018cours d'un de ses voyages a.tistiques,.Alors tout 'e mal de la France entra en lui à [grands coups de sabre et de [haïonnette.TI ne pouvait gu- (rir de cette plaie atroce qui! tétail la plaie de la Bien-Aiîmé :, ef, euivi de la compaæné incomparable oui souffrait son mal, conme elle avait véeu de son bonireur.il s'en revin® mourir avec nous, qui 'a\u2019- [mions bien.ct que son trépas laisse inconsolables! | Dans notre existence étroite et égoïste la vie d'un tel hoimn- me passe inapercue.Te révèle pourtint une admirable personnalit*.e{ ceux qui le mirent au tombeau purent =- dire que c>lui-la allait vers la Vraie Paix, réservée aux hommes de bonne volonté qui n\u2019ont voulu que le Bien, poursuivi aque le Bean, et mérité la Méeompense qui attend le Juste, La-Tat, au-deldt des étoiles, où Dieu a monté sor Parad's.MADELEINE \u201cLa Revue Moderne\u201d.Honneur à M.H.Miles M.Tlenrv Miles à prononcé 1 la Législature un discours que les experts, d'après la \u201cGazette\u201d, déclarent du meilleur francais.Nous ne connaissons pas ces experts, Mais NOUS savons pertinemment que M.Miles parle francais comme un J\u2019a- risien.Ah! fasse le ciel que M.Mi- Ins soit avant longtemps appelé à succéder à M.Mitchell comme trésorier provincial.Financier de haute .enver- Lure.ancien président du Board of Trade, il a toutes les qualifications d'un ministre des finances, tandis que Walter est à peine capable d'enfiler deux zéros, Ceci soit dil dans tTintérét publie, car nous n'avons, à l\u2019avancement de M.Miles, nul i intérêt, ni de près ni de loin.amicale, et ce coup de télépho- tournait.comme l'on retourne : Il aima la | Voilà un bien gros mot.une épithète qui implique l\u2019idée de trahison et de 1âcheté.Déserter les rangs et passer à l\u2019en- nemii est, en effet, un acte méprisable qui a toujours inspiré de l\u2019horreur et du dégoôt chez tous les peuples.Mais, étant donné nos moeurs politiques actuelles, est-il permis d\u2019appliquer ce terme flétrissant à un député qui croit devoir changer d\u2019allégeance politique, même si les motifs qui le font agir sont intéressés?Où sont les politiciens désintéressés de nos jour=?(m les chercherait \\inement dans la classe des Avocats-déjules! Tous sont arrivistes; qui pour une part de patronage, qui pour un siège au Sénat, qui pour une place de juge, qui pour un portefeuille de ministre.etc.Quelle immense blague! quelle comédie burlesque que ces deux prétendus grands partis: Conservateur et libéral! Les politiciens eux-mêmes ne se prennent pas au sérieux et, comme les Augures, ils ne peuvent se regarder sans rire!.du publie, évidemment! Et la masse du peuple, ouvriers et paysans, voit à travers le jeu de tous les histrions et saltimbanques politiques bleus et rouges, et tne s\u2019en laisse plus imposer par les phrases ronflantes des ca- \u201cbotins.Quel est celui qui s\u2019est oceu- pé tant soit peu ues !uttes électorales qui n\u2019a pas entendu des centaines de fois cette hbou- itade pittoresque de nos bon- \u2018nes gens du peuple: \u201cles rou- \u201cges puis les bleurs, c'est tous \u201cde la crasse! mettez-les tous | \u201cdans une poche et le premier \u201caque VOUS sArtivoz sern aussi hon cue les autres!\u201d Le peu- (ple, qui son gros om gens, a trouvé la défini- tion exacte du politicien mo- iderne.Voila pourquoi la mas- [se du peuple n\u2019a plus aucune confiance dans les vieux par- itis: voilà pourqnof nous avons (le parti des fermiers, le parti louvrier, le parti féministe, le {parti socialiste ct que sais-je encore, Alors, pourquoi en certains quartiers se voiler la face ot \u2018crier au scandale parce que | M.l.1.Costhinge Adnutéd de | nt-Iyacinthe aux Commu- \u201cnes, a cru devoir se séparer le ses anciens amis et passer | dans le camp.est-ce libéral ; corservateur radical tory.qui ees] \u201cTRANSFUGES nous gouverne actuellement?Un journal de ceite ville, dans un accès d\u2019indignation, nous assure que si Laurier vivait, il répudierait avec mépris le transfuge.Tout doux les amis! Laurier n\u2019a pas toujours professé un si profond dédain pour ceux qui croyaient devoir se libérer des chaînes des vieux partis.N'y avait-il pas des transfuges dans le ministère Laurier formé en 1896?Qu'étaient donc Israël Tarte, R.R.Dobell, Joly de Lotbinière, qui avaient lôché le parti libéral sur la question Riel?Loin de moi la pensée de voufoir excuser ou encourager le brocantage politique; c\u2019est une plaie hideuse qui ronge et gangrene tous les pays du monde.Que l\u2019on cherche à y porter remède et à assainir les moeurs politiques, très bien.Mais pourquoi prendre à parti et malmener brutalement ce pauvre M.Gauthier, qui, somme toute, n\u2019est pas pire que les autres avocats politiciens?Qui nous dit que M.Gauthier n\u2019a pas été poussé it bout et dégoûté par des intrigues ct des machinations de certains chefs libéraux (?) à qui tous les talents portent ombrage et qui ne peuvent pas souffrir ceux qui pourraient les égaler ou les dépasser?Appartient-il à l\u2019'hon.M.Rodolphe Lemieux de venir parler de désintéressement, lui qui avant l'arrivée des libéraux au pouvoir, ne s\u2019est jamais dérangé pour aller parler dans une assemblée politique sans recevoir $50.00 par discours! Lui, qui, comme ministre libéral.a employé le meilleur de son temps à placer des conservateurs, d'anciens chefs bleus dont le seul titre était la parenté, les liens de famille, et cela au détriment de libé- raux qui avaient des états de services qui étaient méconnus et ignorés volontairement par ceux-'%* même qui bénéficiaient du pouvoir! N'est-ce pas le dépit qui fait hurler les autres arrivistes | donnent ne vaut pas parce que M.Gauthier veut les devancer sur les banqueties ministérielles?Décidément, ;nos politiciens sont de piètres acteurs! la pièce qu\u2019ils nous quatre sous! Vite! baissez le rideau! VIEUX ROUGE \u201cTe Franc Parleur\u201d.Chez Lawrence À, Wilson Les employés de cette maison pourraient séparer .avec les amis Nous recevons cette lettre: Montréal, 10 mars 1921 Monsieur le Directeur \u201cL'Autorité\u201d Montréal.Monsieur le Directeur, Ce n'est pas une brique ordinaire que, en quatrième page de votre numéro de samedi dernier, vous \u201crarrochez\u201d à la tête des employés de la maison Lawrence Wilson Co, et je doute fort que, parmi le nombreux personnel de cette importante maison où vous comptez beaucoup de lecteurs assidus, Un seul employé ait fait ses délices du compliment.A propos d'une certaine distribution de liqueurs qui pourrait leur échoir lors de lan fermeture supposée de cet établissement, vous admettez avee raison que, dressés aux habitudes de rigoureuse équité qui président à son administration, les employés de cette maison ne voudraient pas chercher à disposer, en contravention avec les dispositions de la loi, de leur éventuel héritage et alors, à défaut de une saoûlographie archi-carabinée, toute contre-alternative.quoi?.ni plus ni moins que ¢a arriverait, à vous entendre.Les employés de Ia maison Lawrencé Wilson Co.sont habitués à se mouvoir journellement = parmi les piles de bouteilles, de caisses et de fûts des liqueurs les plus tentantes, et plusieurs d\u2019entre eux le font depuis de nombreuses années, C\u2019est sur les marches du Capitole que le no cer u président jura d\u2019oh L\u2019ASSERMENTATION DE HARDING EERE ule PIC Le Sa TG Ae] ricaine.Photographie pour \u2018\u201c L'Autorité ** de cet endroit historique, \u2018 sans que jamais la tête, sur leurs épaules, ait perdu son solide aplomb; d'un autre côté, s\u2019ils ont a trimer ferme et dur pour répondre aux exigences du commerce qui se fait dans cette maison, nul d'etre eux ne songe à se plaindre du traitement qu\u2019il reçoit de l\u2019administration, et un acte quelconque de générosité, à leur égard, de la part du patron, ne les surprendrait pas au point de les jeter hors de leurs gonds.De plus, mieux que personne, il4 sont à maéme de constater avec quelle rapidité l'immense fonds de commerce qu\u2019ils ont à manipuler s\u2019en va, ainsi que le bon beurre aux approches du carême; ils savent aussi que, de par les différents entrepôts de la maison Lawrence = Wilson Co., il n'y a pas à trouver une seule bouteille de liqueur qui ne puisse figurer avantageusement sur les tablettes de Vétalage le plus select et que, le jour venu, ces \u2018messieurs de la commission des liqueurs estimeront comme une bonne fortune, de pouvoir s'approprier, à conditions réciproquement convenables, ce qui pourra rester du stock de la maison lawrence Wilson Co., et alors.bernique de la nécessité d'une saoûlographie épouvantable ou autre.Sans rancune ct comme = toujours./ Lecteur assidu, T.B.Note de la Rédaction.\u2014 \u201cl'Autorité\u201d n\u2019a jamais essayé ployés de M.Lawrence A.Wilson se saoû'eraient nécessairement, si celui-ci leur distribuait, comme il en a exprimé l'intention dans le \u201cStar\u201d, ce qu'il aurait de liqueurs en xia- gasin le ler mai.Elle a simplement voulu dire que cet héritage serait suffisant à qui viendrait le goût de prendre une cuite mémorable.D'ailleurs, rien ne les em pêcherait ces bons employés de séparer avec les amis.LES MIETTES DE L'HISTOIRE Sanson, le fameux bourreau de la révolution, était une manière de dandy.I! comprenait la dignité de son sinistre emploi et prétendait l'affirmer par la pompe de son costume.Avant la Révolution, il te- naît déjà son emploi.Et on dut lui défendre de porter I'habit bleu, cette couleur étant réservée aux gentilshomnies.En manière de protestation, il se fit plus coquet encore.Ses habits furent verts.tout ornés de dentelles.Et c'était jugé d'un si boi goût, que les jeunes élégants de la cour adoptèrent In coupe et la couleur des costumes du bourreau.se, oe te on os on NE FAISONS RIEN D'INUTILE \u2014Marie, avez-vous lavé les poissons avant de les mettre dans la friture?\u2014Non, madame, c'était peine.\u2014Pourquoi?\u2014Dame, ils avaient déjà passé pas la | toute leur vie dans l\u2019eau! La stratégie de M.Meighen Pourra-t-il répéter sur le budget son coup de maitre du discours du Trone?(Du cor.spéc.de \u2018\u201c\u2018 L\u2019Autorité \u201d) Ottawa, [1.\u2014 Personne ne conteste plus maintenant que I\u2019hon.M.Meighen soit un manoeuvrier de premier ordre.La façon dont il a emporté le morceau sur l'adresse en réponse au discours du Trône, rend encore songeuse, après huit juors, l'opposition de Sa Majesté.L'Opposition comptait bien que le gouvernement n'aurait pas plus que six ou sept de majorité, quelques nouveaux unionistes étant very: s\u2019asseoir sur les banquettes du No man\u2019s Land, et plusieurs autres étant retenus hors du parlement par la maladie ou par autre cause.Mais il se trouva que ces gens embusqués dans le No man\u2019s Land se mirent à tirer sur I'Opposition, qui comptait sur leur concours.Cette attaque de flanc, comme celle de Blucher à Waterloo, fut décisive.La majorité du gouvernement atteignit 25, les agrariens ayant consenti à pairer avec plusieurs membres de la droite, ce que les libéraux, à deux exceptions près, ont refusé de faire., Mais il ne s'ensuit pas que M.Meighen ait devant lui la voie libre.Reste le budget, et d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada on juge terriblement salée la note de $582,000,000 qui nous est présentée, avec Une couple de budgets supplémentaires à venir.L\u2019estimé le plus discutable est bien celui des chemins de fer : $172,000,000.Mais comment voulez-vous que l\u2019Opposition charge à fond ?Les chemin de fer qui nous coûtent le plus cher aujourd'hui ont été construits par le gouvernement libéral (le Grand-Tronc-Pa- cifique) ou avec les subsides ou l\u2019endossement du parti libéral (le Nord-Canadien).- Il est donc probable que la discussion du budget ne sera pas alimentée autant par les comptes à payer que par les sources de revenus qui seront proposées.Et c\u2019est encore là que M.Meighen entend démontrer son talent stratégique.L'Opposition a deux ailes, l'aile protectionniste (Québec), et l'aile libre-échangiste (l'Ouest).Vous verrez que M.Meighen va essayer de couper l'Opposition en deux et d\u2019enfler sa majorité à 50.S\u2019il réussit, il aura sans doute réalisé un tour de force dont eût été incapable sir Robert L.Borden.-Nonseulement le gouvernement sera sûr de durer jusqu\u2019en !922, fin .!e son terme, mais ses chances de succès aux prochaines élections seront brillantes, de bien pâles qu\u2019elles semblaient il n\u2019y a pas longtemps.M.Meighen ne perd pas de vue le Québec.Il y veut faire une frouée en donnant aux Canadiens-français une place plus large dans son ministère.Personne n'ignore que son dévolu est déjà tombé sur M.Gauthier, et malgré les dénégations de M.Boivin, député de Shefford et vice-président de la Chambre, il est reconnu que celui- ci flirte avec le premier ministre.On parle aussi, comme troisième choix, de M.Mondou, ex-dé- puté, ou de M.Boulais, financier, de la maison Versailles, Vidricaire et Boulais.L\u2019un ou l\u2019autre se présenterait dans le comté de Yamaska.\u2014 Notre fiasco universitaire Fist-il vrai que le comité formé ee de \u201cMonsieur Charles Méré\u201d, LA NUIT AU BOUGE, qui a obtenu l'énorme succès de 300 représentations à Paris.C'est une des pièces les plus fortes du \u201cGrand Guignol\u201d, et M.pour percevoir les souscriptions à PUniversité de Montréal à négligé de se présenter à un très gros financier anglais, qui n\u2019aurait pas manqué, d\u2019après les informations les plus sûres, de signer un chèque fort substantiel ?Pourquoi ne l\u2019a-t-on pas sollicité, ce financier, ce président d\u2019une grande compagnie d\u2019utilité Jacques Varennes avec Mlle Liane Salvor, qui ont joué cette pièce à Paris même, en tiendront les principaux rôles.La diroction, toujours désireuse de plaire à sa clientèle, donnera en plus une charmante comédie intitulée \u201cL'homme n\u2019est pas parfait\u201d, de Jacques Thiboust, et dont le principal rôle sera joué par node faire croire que les em- publique # tre sympathique comédien M.Mau- Répondez, M.A.-P.Frigon, [rice Castel, assisté de MM.Robernon à \u201cL\u2019Autorité\u2019\u201d, mais à la]val, C.E.Gauthier, Mlles Barthus population canadicnne-francaise du district de Montréal.À moins que M.A.-P.Frigon ne donne une réponse satisfaisante, il restera démontré, et clair comme le jour: que M.Frigon a suffisamment de s\u2019occuper de ses petites rnais nombreuses affaires, sans se poser toujours comme un messie dès qu\u2019il s\u2019agit d'actions nationales.Nous devons imputer à M.Frigon nombre de nos faillites dans ce genre, ct la plus grande de toutes, celle de la sous- crintion à l\u2019Université de Moutréal.et Prégent.THEATRE NATIONAL FRANCAIS SEMAINE DU 14 MARS 1921 ; 2ème SEMAINE et positivement la dernière de la Revue de M.Paul GURY 3 DANS 1 Agrémentée de nouveaux tableaux, entr\u2019autres Drame réaliste en un acte de , André Delorde et joué par MM.Varennes, Derbil, Pellerin et Descart Mlles Giroux et Salvor DEMAIN \u2014 DIMANCHE l\u2019un des plus grand succès du \u201cGrand Guignol\u201d à Paris \u201cLa nuit au bouge\u201d de Charles Méré vec M.Jacques VARENNES et Mlle Liane SALVOR dans les principaux rôles.THEATRE NATIONAL FRANÇAIS Devant l'immense succès qu'a obtenu cette semaine la revue de M.Paul Gury, \u201c3 dans 17, et malgré l'intention de la direction de ne jouer cette revue qu\u2019une semai- a Iaffiche, i la été décidé de la maintenir encore toute la semaine prochaine, pour permettre à des centaines de personnes qui n\u2019ont pu trouver place, d'aller l\u2019entendre.M.Paul Gury a ajouté à sa revue quelques nouveaux tableaux, dont le \u201cCabinet No.66\u201d, drame réaliste en un acte de André Delorde, et joué par MM.Varennes.Derbil, Giroux et Salvor.Cette dernière semaine de \u201c3 dans 1\u201d sera positivement la dernière, et nous ne pouvons que conseiller à notre public de réserver ses billets à l\u2019avance.Nous en avons déjà dit beaucoup sur cette revue de M.Paul Gury, qui ne nous a jamais donné que des représentations de premier ordre, et nous nous contenterons d\u2019ajouter que cette nouvelle création continue de maintenir sa réputation.Pour demain, dimanche, la direction a cu l'heureuse idée de 2 MAURICE CASTEL assisté de MM.Roberval, C.E.Gauthier, Mlies Barthus et Eva Prégent Mrdans de Lambert Thiboust \u201cL\u2019homrme n\u2019est pas fait\u201d par Une comédie de fou rire M.ARFRED NOHCOR dans ses dernières créations de chansons comiques Mlle CONSTANCE TALMAGE dans \u201cBonnes Références\u201d, grande vue en 6 parties Tomédies Gazettes, cte,, etc, mettre à l\u2019affiche la fameuse pièce Theatre Canadien Francais \u2018MM.Fred.Lombard ct Charles Schauten, Dir.-prop.SEMAINE - DU 14 MARS 1921 66 14 LES FLAMBEAUX\u201d Pièce en 4 actes d'Henry Bataille : FRED LOMBARD GERMAINE VHERY MADO DITZA PIERRE DURAND CHARLES -SCHAUTEN .MM.A.Cercy, H.Miral, P.Jacmin, G.Daurias, A.Godeau, Guimond; Mmes M.Thiéry, J.Roll, G.Norac.- DIMANCHE, 13 MARS 1921 : Matinée et soirée \u201cUN MEDECIN DE CAMPAGNE\u201d Pièce en 2 actes d'Henry Bordeaux et E.Denarie P.Durand, A.Godeau, A.Cercy, P.Jacmin, H.Miral; Jane Max, Jeanne Roll, Marthe Thiéry.VUES A NIMEES ce wepens .rs e.\u2026 = - @ a - 2 an a 0 Sf a 25 GERS en MA ge Ea Sf amen a - \u201c ane a 2 ¢ a \u2014_ e x-mftm « a > aul) abt all\u201d \u2014 - - -, > me \u2014\u2014 >» "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.