Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 12 novembre 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1921-11-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" i EATEN ye rE Tr Tre a - RE LE NUMERO \u201celle-même sa police.a.- 4 > SOUS CABLE: FLANBO SOUS Abonnement: Tél.Est 898 REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS \u2018 ; REDIGEE EN COLLABORATION Par malie, $2.50 par année : Vol.HI.\u2014No.409 | MONTREAL, SAMEDI, 12 NOVEMBRE 1921 Le Numéro: 3 Sous a A LALLEMAND.NE MALIK LES ECHEVINS | Voi ce que es prochaine élections, d'après wn | CRESS 1 ANOMALIE CHEZ CONCORON ~~~ Beaucoup de gens, parmi ceux qui ne limitent pas leur intellect à se demander s\u2019ils feront un bon déjeûner ou un bon dîner, s\u2019étonnent de voir l\u2019Allemagne courir de gaité de coeur à la faillite, recherchent la cause de ce galop endiablé.Lorsque Lenine voulut déprécier le rouble, il se livra à une opération très simple: il mit en marche les presses à imprimer le papier-monnaie et celui-ci ne valut bientôt pas plus que du papier à journal.L\u2019Allemand n'a pas procédé d\u2019autre façon, si bien que le mark, valant 23 centins et une fraction avant la: guerre, est tombé à moins d\u2019un demi centin.Mais comment diable le bolchéviste Nicolaï Lenine et le capitaliste Hugo Stinnes, si différents d\u2019idées et de principes, ont-ils pu en arriver aux mêmes procédés?Si l\u2019on a pu dire autrefois: \u201cLe Français né malin.\u201d c\u2019est bien par l\u2019allemand qu\u2019il faudrait aujour- d\u2019hui le remplacer.Après mûre réflexion le Germain a pensé que la dévalorisation de son mark était le meilleur moyen auquel il put recourir pour ne pas s\u2019acquitter des réparations imposées par les Alliés, et pour activer son commerce et sa production.Les événements jusqu\u2019ici lui ont donné raison.Les Alliés assistent, impuissants, à ce spectacle paradoxal d\u2019un gouvernement qui crie misère pour apitoyer le monde entier et qui se ruine, de gaieté de coeur, pour le! plus grand bien de son peuple.Car l'Allemagne, officiellement ruinée, jouit de ce fait d\u2019une prospérité économique déconcertante.Ses jérémiades, excellentes pour la propagande extérieure, sont, à l'intérieur, un encouragement au commerce et à l'industrie.Plus le mark baisse, plus sa surproduction devient colossale, car plus les commandes affluent de l'étranger.Que l'on s'étonne, après cela, que l\u2019Allemagne ignore la crise du chômage, si aiguë en Angleterre, en France et même aux États-Unis! Le monde entier souffre du marasme des affaires.Seule l\u2019Allemagne ne s\u2019en plaint pas.Comment cela finira-t-i1?Oui, comment finira cette politique d\u2019\u2018\u201caprès moi le déluge\u201d?Selon des esprits avertis, l\u2019Allemagne espère, dans ce déluge, en- trainer tout le vieux monde, quitte à s\u2019échapper la première sur l\u2019arche qu\u2019elle prépare déjà: ce qui serait, n\u2019est-ce pas, très malin?L Il n\u2019est bruit, dans les couloirs de l\u2019hotel de ville, que de la démission prochaine de M.Doucet, ingénieur en chef.M.Doucet n\u2019attendrait pas la fin de la préparation du prochain budget, d\u2019où il pressent qu'il sera éliminé, pour faire ses malles, s\u2019évitant ainsi une humiliation de plus.Qui le remplacera?Une seule nomination dans les circonstances est possible, plus que cela, s'impose: celle de M.Elie Blanchard, ingénieur en chef de la voirie, au service de la ville sans interruption depuis 16 ans, soit depuis l\u2019annexion de Saint-Henri, dont il était l\u2019ingénieur en chef.À part ce poste important dans Saint-Henri, il compte encore parmi ses états de service la construction de l\u2019aqueduc de Saint-Boniface, au Manitoba.M.Blanchard a conquis ses grades, à l\u2019hotel de ville, un à un, et il les a conquis par la seule force irrésistble du devoir surabondamment accompli, car sa nomination d'ingénieur en chef ne sera en sorte que la confirmation officielle d\u2019une fonction qu\u2019il occupait en fait depuis plusieurs années.Ceux qui désiraient obtenir des renseignements de notre bureau des ingénieurs s\u2019adressaient avant tout autre à M.Blanchard, le fait d\u2019avoir passé par Spartacus.tous les départements le rendant apte à répondre aux; questions les plus diverses.Adepte de la célèbre maxime: \u201cMens sana in cor- pore sano\u201d, M.Blanchard sportman accompli, figurait dans le club de crosse National, lorsque celui-ci pour la première fois remporta le championnat.\u201cL\u2019Autorité\u201d ne désigne pas M.Blanchard à l\u2019attention de ses concitoyens; il l\u2019a déjà été, et à maintes reprises, et par des voix plus autorisées que la nôtre: elle ne fut que souligner ce qui a été déjà dit et confirmer une opinion générale parmi les gens au courant des choses municipales.P.L.Aner yo SSE MONTREALAIS, ARMEZ-VOUS ! Désarmez les premiers, MM.les assassins! C\u2019est ce que devraient crier, en s'armant de pied de en cap, les citoyens de Montréal à la meute de bandits qui pillent, assomment, jouent du revolver en plein jour, à croire que la métropole du Canada va devenir une véritable forêt de Bondy._ Les raids à main armée sont devenus courants.La police est débordée : eh bien! que chaque citoyen soit .lui-même son propre constable.Que le boucher à l\u2019oc- ; casion manie le coutean et la hache pour se défendre.Que timide agneau il ne se laisse plus enfermer dans sa L: : glacière (ou il se trouve pris comme dans une souricière, \u2018=; Ne pouvant ouvrir la porte de l\u2019intérieur) pendant que : 7 les malandrins râflent le contenu de sa caisse.L'Association des marchands-détaillants a cru trou- \u2018ver le remède à ce mal en demandant l\u2019augmentation du nombre des constables.C\u2019est un remède trop anodin 3 © pour un trop grand mal.Encore une fois, que la population, de \u2018Montréal soit 1 le ET a a Fans INGENIEUR DE LA VILLE Comment ils étaient morigénés sous Louis XII, le \u201cPére du peuple\u201d.Nos nouveaux échevins n'ont encore siegé que deux fois et ne se sont pas chicanés.Est-ce à dire qu'ils soient animés de moins bonnes ; intentions que leurs prédécesseurs, ceux d'avant la mise de Montréal ; en tutelle \u2014 car dans l'intervalle lo: rôle du Conseil municipal se trouva | isi réduit qu'il ne comptait presque! jplus \u2014 qui se chicanaient ferme, jeux?= | Nous le verrons bientôt.C'est tout de même plus gai d'être l échevin de nas jours qu\u2019au temps | ! passé, que l'on appelle le bon vieux temps.i Jugez plutôt: L'an 1499, le vendredi 25 novembre, à neuf du matin, le pont Notre- | Dame se rompit net et les soixante- quatorze maisons qu'il supportait\u2019 jtombérent dans la Seine.| Ce fut une assez belle catastro-! phe.Vous voyez cela d'ici: soixante- ! quatorze maisons dégringolant dans : l'eau avec tous leurs habitants.! Le nombre des victimes fut très | élevé.La Seine charria, devant la four de Nesle, des douzaines et des | douzaines de cadavres.: Naturellement, l'émotion grande à Paris.Chacun prétendit .avoir passé sur le pont cinq minutes (avant ou après l'effondremnet.Ce sont là propos assez ordinaires en | pareilles circonstances.Mais l'acci- \"dent provoqua des commentaires plus sérieux.L'opinion publique \u2014 qui existait déja en 1499 \u2014 jugea inadmissible qu\u2019un pont de Paris rendit son tablier alors que la Seine roulait ses eaux comme à l'ordinaire, car il n'y avait ni crue ni débâcle.Le roi Louis XII, surnommé le \u201cPère du peuple\u201d, estima, tout le premier, que la catastrophe, avaient péri tant de ses bons et loyaux sujets, ne pouvait être que la triste conséquence d\u2019une coupable incurie.ll ordonna donc de rechercher les coupables et de les punir.Vous croyez qu\u2019en ce siècle d'obscurantisme, ou les \u201cgrands brimaient les petits\u2019\u2019, vous croyez, j'en suis sûr, :que quelque pauvre diabble de ma- leon, de charpentier ou d\u2019éclusier fu! \u2018arrêté et jeté dans un cul de basse ! fosse?|! Pas du tout! Le bon roi Louis Xn ne s'accommodait pas de sanc- {tions aussi injustes, aussi dérisoires.{Je lis ceci dans un vieux bouquin: | \u2018Maître Jacques Picdefer, avocat \u2018au Parlement, prévôt des marchands, les quatre échevins en exercice et les deux échevina sortants furent emprisonnés.Apres une enquête minutieuse qu\u2019on fit vingt ans en arrière, ils furent de- remonter a grades de leurs offices, déclarés incapables d'y être réélus et remplacés par cinq bourgeois, \u201ccommis\u201d et députés au gouvernement de la Ville\u201d, véritable commission municipale qui fonctionna jusqu'au 16 août 1500, époque où sire Nicolas Potier, \u201cgénéral des monnoies\u2019\u2019, fut élu pré- vot, \u201cMaitre Piédefer fut en outre condamné à 1,000 livres et chacun des échevins à 400 livres d'amende, sommes qui furent employées A la reconstruction du pont, à l'exception \u2018de 100 livres affectées à un service funéraire pour les âmes des victimes.\u201d \u2014Mais me demanderez-vous, | pourquoi nous racontez-vous cette vieille histoire?Nos nouveaux échevins, \u201cjeunes\u201d ou \u2018\u201c\u2018vieux\u2019\u2019, semblent animes des meilleures intentions et il est à espérer qu'ils persisteront jusqu'au bout.Tout de même, si comme sous le régne du \u2018Pere du peuple\u201d ils avaient à payer les pots cassés, ou les ponts défoncés, ou los rucs éventrées, ou à rembourser le solde des contrats imprudemment accordés, croyez-vous qu\u2019ils n\u2019en marcheraient pas que plus droit?« CIVIS.L\u2019impitoyable défunte La femme d'un riche commerçant de Pékin ayant consenti à mourir, son veuf, avec abondance ct dignité, honora sa mémoire.Ayant fait, il se remaria.Mais bientôt la femme du riche marchand fut terrassée par un mal singulier.On ap- pele à son chevet d\u2019illustres médecins qui, loyalement, confessèrent ne rien comprendre aux misères de la dame chinoise.C\u2019est en écoutant leurs aveux que le riche commerçant prit le sage parti de mander un sorcier.\u2014Je vois ce que c'est, di: celui-ci, à : la confusion des docteurs.C\u2019est la mofte qui Vieux libéral, vont nous offrir après coup sur le théâtre fédéral.ET LE SUFFRAGE FEMININ ?| Montréal, 10 novembre 1921 guerre.les grenades inoffensives.% a Grenadse offensives: celles qu\u2019on fançait dans les tranchées pendant la 2.Se qu + Grenades inoffensives: ces fruits du grenadier, d'une si agréable saveur.Nos lecteurs jugeront à quelle catégorie appartiennent \u2018\u201cL'Autorité.\u201d \u2018suite le fait que dans le quartier Notre-Dame de Grâces, celles de\u2019 \u201cL\u2019Autorité\u201d entend suivre de près les affaires mu« nicipales, maintenant que l'homme du cabinet noir, Ma - Ernest Décary, a quitté l'hotel de ville.Afin d\u2019éclairer ce régime néfaste, mentionnons dé si cher au coeur du petit dictateur, une somme de $6,- 170,000 a été dépensée en ces dernières années.Et pendant ce, les vieux quartiers, qui paient des taxes à la ville depuis un demi-siècle, restaient à l\u2019a- ibandon, avec leurs rues défoncées et leurs trottoirs casses M.le directeur de \u201cL\u2019Autorité\u201d, Cher monsieur, : sa + leou.De quel déni de justice n'était pas capable ce Tom \u2018ai suivi \u201cTA utorite\u201d, depuis Sa) M.J.-A.Barrette, aux beaux jours Pouce! Vous savez que j | Dr A thir wiis .a .\"qu'il étai erthier, visi-: 4 .41017 ¢) .; fondation, pas à pas; que je l\u2019ai blâmée lorsque, selon tait ou non M.Rodolphe Loo De prime abord, une étrange anomalie saute aux yeux à l'hotel de ville, Songe-t-on que les membres du moi, elle commettait des erreurs (\u201cerrare humanumy \u2018comité exécutif, à part le président, qui er it $2,000 Cres pelts J .ns A .omité exécutif, à part le président, qui en recoit $2 \u201d u e la CYOVAIS dans le Non pas à mon bureau d'avocat, : .: ç \u2019 \u2019 est ) et qu cle l'ai félicitce los va ie à 5 To : let | pas plus qu'à son bureau de député, NC recoivent que 81.000 chacun pour abandonner toutes droit chemin; que je lui al aussi adressé plusieurs ICL yi, ches tui, a Ottawa?Jeurs affaires personnelles ct consacrer en entier leur tres ouvertes sous cette même signature : Un vieux Li-i \u2018 temps à la Ville?béral\u201d, lettres fidèlement insérées, ce dont je la remer- M.Décary, lui, touchait S10,000 pour ne s\u2019oceuper cie que de Notre-Dame de Graces, et M3.Marcil et Verville , 187.500 pour alier arpenter les couloirs des Communes à ! M.R ! a ., , \u201c> Aut tion: u .o-' awa, serverez la méme hospitalité a 1a présente.Je n'ai eu! iy eet on oe Japon Otta \"a, Lo ere aa î libérali 1e \u201cL\u2019Au- oh ial Oha?| Espérons que la charte sera modifiée dès Ja pro- ° .3 * : 3 - vi BE cra : .ag.A cesse de rendre hommage au franc fibéra sme Ce 4 1 Jpvisitastal ow non fe gen chaîne session, que chacun des membres du comité exé- 239 : .3 : \u2026 Sn .- .PP Un journal franchement libéral n'est pas celui.Quant à traverser le Pacifique, CUtIf recevra au moins 85,000 en plus de son indemnité \u2014.torité\u201d.sep 8 LA : fre | z .qui vit A méme le parti, comme un rat dans un fromage, ',.quoi, du reste, ne serait-il pas\u2019 échevinale, ct le président $6,000.De la sorte on ne verra pas nos administrateurs mu- Voici l'un des points les plus con- , .I troversés au cours de la prétente: lutte électorale! J\u2019en suis d'autant plus fondé à croire que vous ré-| - EU we phe ey en fut\u2018 | est libéral, c\u2019est par un principe immuable, le même prin- =.ou grâce à de fructueux contrats d'improssions en temps alle voir Oku?ordinaire, et à la caisse électorale, en temps d\u2019élections.: ;Celui-là parle comme un perroquet et n\u2019a aucune influen-.\u2018ce.Tandis que les 18,000 lecteurs de \u201cL\u2019Autorité\u201d savent, eux, que votre journal, s\u2019il loue.n\u2019est pas payé pour, louer, s\u2019il blâme, n\u2019est pas payé pour blämer, et que, s'il : cipe qui faisait de sir Wilfrid Laurier un \u201cgrit\u201d et de sir John A.Macdonald un \u201c tory\u201d.| J'ai suivi, étudié, analysé la carricre de sir Wilfrid autant qu\u2019homme du monde.Jen suis d\u2019autant plus\u2019 étonné de voir, aujourd\u2019hui, que ceux-là sont les plus! prompts à s\u2019écarter de la ligne droite par lui tracée qui; se réclament le plus de.ce grand homme, qui citent son | nom à tout propos et hors de propos pour couvrir d\u2019un: glorieux pavillon leur marchandise avariée, qui sont enfin de véritables \u201ctories\u201d en se donnant comme \u201cgrits\u201d.6 décembre vous m'accorderez une modeste place dans! vos colonnes pour me donner l'avantage \u2014 dont je n\u2019a-! buserai pas \u2014 d'exprimer ma manière de voir sur la pré-i sente lutle.Pour moi, aucun des trois grands partis \u2014 libéral, conservateur, progressiste \u2014 actuellement en présence n\u2019aura obtenu, le soir du 6 décembre, la majorité absolue.Et nous assisterons alors à des combinaisons qu\u2019il sera curieux, très curieux, passionnément curieux de suivre.| N\u2019oublions pas qu'il y a des libéraux protectionnistes (sir Lomer Gouin); des libéraux protectionnistes modérés (l'hon.Mackenzie King); des progressistes libre-échangistes (M.Crerar).Comment des éléments aussi divers arriveraient-ils, à former un tout compact, et s'ils y arrivent, combien de temps résisteraient-ils à la désagrégation ?i dans les autres provinces.Un conservateur se présente: contre un autre conservateur dans Ottawa, Toronto, | Winnipeg et autres lieux, et ce ne sont pas le moins vio-; lents des antagonistes.À mon point de vue, M.Bourassa a droit de se ré-| jouir de voir se rompre les \u2018fortes lignes\u201d des vieux par-| tis.Seulement, je me demande si le pays y gagnera à entrer dans la période d\u2019équilibre instable dans laquelle! nous allons entrer.Les trois chevaux \u2014 libéral, conservateur, progres-, siste \u2014 arrivant \u201cnez à nez\u201d, selon mes prévisions, j'entrevois le plus beau charivari, quelque chose comme un second acte de la Tour de Babel, et M.Meighen n\u2019a-t-il pas cru lui-même pouvoir tirer parti de ce chaos en précipitant les élecitons\u201d Autre facteur dont on ne semble pas tenir assez compte, du moins dans la province de Québee: le suffrage féminin.Lorsque vous voyez la liste électorale dans la division Saint-Antoine, passer de 5,000 noms à 17.000: dans la division Hochelaga, de 14,000 à 50.000 ; dans la division Saint-Laurent-Saint-Georges, de 6,500.à 17,000 (et ces données seront à pou près générales dans; Mile de Montréal) on peut se demander, n'est-ce pas, iquel avenir nous réserve ce grand inconnu.Il y aura des surprises, je ne vous dis que cela, M.le, directeur, et j'entends vous les signaler au régal d\u2019hui- tres que je vais vous offrir le soir du 6 décembre dans le meilleur restaurant de la ville.UN VIEUX LIBERAL.i ! ae rieur.Cette incinération était à peine terminée, que l'épouse mcurtrie recouvrait la santé.D'une pareille aventure il y aurait bien des enseignements à lirer.Ne le faisons pas, mais marquons que cette histoire est racontée par le \u201cPeking Leader Ceci pour que chacun prenne, dans cette affaire, ses justes responsabilités.EE \u2014____ ____________ n\u2019est pas contente.Pour l'apaiser il importe que vous al- licz au Temple et solennellement y brûliez sur l'autel tous contrats ct papiers relatifs à votre union première.Le riche commerçant s\u2019empressa vers le Temple, où il incendia, ct avec quelque pompe, selon la recommandation de l'honorable sorczer.les dossiers et correspondances se rapportant à son hymen anté- \u2018eulape pourront se consoler en so Avec le \u2018Canada\u2019 je trouve que M.Barrette a grand tort de narguer sur celte visite, purement di-, plomatique, M.Rodolphe Lemieuxsont pas heureux en politique cette annce.' A part le docteur Clark, le fameux Clark de Red-Deer, qui a eu\u2019 toutes les peines du monde a te.; se, trouver un com Nous avons ici le docteur Lesage ; i {qui juge bon de résigner la candi-| rig qu'on arrive dature dans Hochelaga.i Parce que In méme délégation qui | vient de le choisir refuse d'écouter | son discours d egratitude ! + Et le docteur Denis, choisi lui J\u2019ose formuler l\u2019espoir, M.le directeur, que d\u2019ici au aussi par une convention dont ln ma-/ Cosgrave était connue depuis; pris sa place?jorité des membres.' MU el ; i een alla ensuite trouver M.Sévérin Létourneau, grand maitre des con-: ventions, pour déclarer qu'elle tenait pas au:ant que cela au doce! i ne teur Denis.Eh bien! ces bons disciples d\u2019Esne! geant que les clecteurs Aitment mieux les garder sous la main que de les envoyer à Ot.awa.C'est qu'ils pensent, A n'en pas douter, que c'est mieux pour la santé et de l'esculape et du patient.- Coiffez votre bonnet, docteur.et.consolez-vous.! Mon Dieu, lorsqu'on set disposé à | accepter des consolations, surtout | Du reste les conservateurs ne semblent pas plus unis des consolations d'amour-propre,, l'Ouest canadien n'avaient pas c\u2019est facile à trouver.Woo Mais tout cela ne nous dit pas si M.Barrette a réellement visite, le ou vers le 3 juillet 1917, M.Rodolphe Lemieux.Si M.Rodolphe Lemieux, rem-! plissant ce jour-là le role de domestique, à lui-méme ouvert la porte à M.Barrette, en présence de deux témoins, Et si M.Rodolphe Lemieux a promis à M.Barrette una élection par acclamation dans Berthier, pourvu que M.Barrette retirât son fameux araendement renvoyant la conscription aux calendes grecques.En tout cas, lorsque M.Barrette sur invitation, ira chez M.Rodolphe Lemieux, à plus deux témoins, mais douze qu'il fau- l'avenir, ce n'est dra pour constater le fait.par af-| fidavits.MISTIGRIS.\\ \u201cL\u2019AUTORITE.\u201d !1 nous parait que les médecins ne _ tous les goûts.| nouveau dénombrement.Les , Dès son apparition, la nou- | chiffres de Toronto ne sont velle bière a été aussitôt fort; pas encore connus.Quel tolle nicipaux moins bien paves que les vidangeurs, Une indemnité additionnelle devrait aussi être accordée au leader du Conseil, poste occupé avec autant d'autorité que de dévouement par l'échevin Sansregret.Ohé! buvez la Cosgrave Toronto.la métropole?Une nouvelle bière virt d'e- L''chevin Léon Tréupnier a tré soumise à Puppétence du-'eu raison de soulever au Conbuveurs montréalais: c'est lat cel, l'autre jour, la question Cosgrave.Plus nous aurons detdu recensement.Nous som- ; bières, plus nous aurons le, mes sûr que Montréal gagne- choix, et c'est par un choix va-; rait au mois 100,000 habi- \u2026.à satisfaire; tants si l'on procédait à une prisée, car elle a une saveurjs'éleverait si un beau matin spéciaie qui ne tardera pas àjnous apprenions que Montfaire sa réputtaion chez nous.{ réal n'est plus la Métropole dû: - - Avant de pénétrer ici, laf Canada, mais que Toronto a 60 ans dans l'Ontario et les! ar provinces de l'Ouest.Goltez: oe Pye ge aux bières et porters portant Sinistre pr édiction cette markque, el Vous serez \u2014_\u2014 CONVAINCUS.5 Un savant russe, M.Mi- 5 M, Amélée Lesieur, Van-;cholzou, « trouvé le moyen, en 1 vien marchait de Vins =i favo-sieccaccat ie ration de bouillie rablement connu, et l'agent, et d'epluchares de bifteck que de la Cosgrave n Moniréal, le gourernentent* des societs ; hehdomadairement ! caer fntelleet ds, powr entretenir leur neticité cérébrale, de Sweeper de météréologie.Hu travaillé sur les théories do Rrucckuer, Evidemment cot bamme avait hesoin d'ou- hlirr sa misère.Que lvi ont révélé ses recherches sur les théories de Brocelenir?Coed: que nous al- -lous suhir vite période de sé cheese de trente-cing années.Quand! le Pharaon ré- tt, 1 voyait sept vaches wires seclement.M.Mi ; chotson cra ei fois plus.\u201cOn voit bien que le malheu- «veux est privé de lait depuis \u2018que Lénine et Trotsky se | chorgent d'alimenter les Rus- * sles.Troateeeing annies de sécheresse, pendant lesquelles leg prix du fourrage, des petits pois «f£ des lentilles continues- raicnt de monter.Trentes \u201cein quanées pendant lesquelles les paysans se lamenteraient .et, de plus en plus, abandonneraient, découragés, la terre, avant ses bureaux 48 rue Wil-y acer Haml'aut-il aider Gravlebours?TUE { On nous demande, à hous, du Québec, de souscrire généreusement pour le collège de Gravelbourg, Saskatchewan.Nous avons pourtatn souvenance qu'il n'y a pu: encore très longtemps les fermiers de assez de mépris à l'égard de leurs confrères 2du Quétrre, Le EUeUx qui, selon Cox, = nent la risère & @rosses counties, Cortes, done frodr 5 own racer crencure noce Cf \u201clus\u201d st eis Vos des eré 1 sus* mais onand en songe que, In souscription er février de! UUmversi* * de Mo tt rén, aa été le tour ate nous devinons, lien qu\u2019il ait été impossible d'obtenir jusqu'à daie, des chiffres officiels, il est op-| porten de co demande: va Trente-cing arnees.il mieux garder let le pen! Co Mo Michohion cst un d'argent prélevahble dars Je j TA plaisant.Il a voulz dans lal vous faire peur.Peut-être es- putJie ou l'envoyar { I \u2018eut Co pere-t=il que la famine russe.5 Saskatchewan?; WoT.ra s'étendre à tout l'univers?- | Rien ne console d'un malheur! - .TT .® : .Mannequins, iquins anglais.L\u2019Anglaise est plus rrande, porte mieux le costume.\u201d ; à la rescousse.{Une couturière assure que non seye lement le mannequin anglais a chase Apres avoir, un sidele, reproché isd le mannequin francais de Lone Le club des rousses Un groupe de jeunes fem! mes, dont les chevclures rous-! ses font l'admiration de la société américaine, ricnnent da.fonder une association: \u201cThe Titian Tinls Club\".diss Ruth Wallace, jille du ministre de l'agriculture, en cst_présidente, ct l'actrice Miss Billie Burke vice-présidente.On n'a pas publié les statuts de ce cercle.La couleur véniticnne des cheveux cst-cl- el la scule condition requise?En ce cas, le fameux voyageur qui avait noté sur son carnet: \u201cToutes les Françaises sont rousses\u201d s'étonnerait que le \u201cTitian Tints Club\u201d soit un club américain.'Grande-Breingne est devenue pro-.ser les Françaises de toutes les gra leur protectionnisme aux autres, la\u2019 dres, mais qu\u2019il est en train de châge tectionniste.t des maisons de couture, même à Pas Ce protectionniste est parfois, ris.Et ce n'est pas tout; le contre amusant dans ses propagandes.Un de la mode féminine passe de Fran: journal, le Daily Sketch, jette ce\u2019co en Angleterre.En Amérique \u2018on \u201ceri de victoire\u201d: \u201cUU n'y a plus a ne parle plus de Londres qu\u2019en l\u2019a Londres de mannequins francais!\u201d pelant: \u201cLa gaie cité.\u201d BD Ilourra! Verdun! Hum! Je me suis redit cette phra- Je rappelle pour les profanes qu\u2019onine d\u2019une grande expérience: \u201cEn appelle \u201cmannequins\u201d les jeunes fil-| Angleterre (et ailleurs), le vête- les de formes généralement choisies | ment fait lu femme.En France, qui, prenant des attitudes de coquet- | c'est la femme qui fait le vêtement, * tes, promènent les modèles devant | Les ouvriers anglais ont aussi chassé les clients attendrics.les artistes français des grandes cuis L'article du Daily Sketch porte|siues.On ne mange de plus en plus, .ces deux tritres: C'est le triomphe|à Londres, que \u201ccolle \u201cde luxe ef; des girls.Elles sont plus jolies et ; Mastie.\u201d Te plus gracieuses que les \u201cmademoi- Encore une victoire dont peut.aq 5° selles\u201d.Interviewé, lo directeur louer le Daily Sketch, IV faut di a d'un grand magasin de Londres dé-|goit pour en souffrir.& clare: \u201cNous préférons les manne.Louis Forest,\u2019 # fit 574 CDR: 7 \u2014mé = peureuse, osa flétrir le s -\u201cne seraient pas capables L'AUTORITE : we marr coast rn Les Turcs ont eu un geste \u2018heüreux quand, au lendemain \u201cde leurs récents succès, ils ont décidé de libérer les prison- jers francais.Qu'ils conti- :nuent à faire montre de cour- £oisie, de modération, d\u2019esprit politique et la paix se fera en- \u2018tre eux et nous.Mustapha Kemal assure qu'il le souhaite.Pourquoi dissimuler que nous le sou- ~\u201chaitons aussi?Au mois de ~mars, & Londres, au scandale \u201cde lord Curzon, M.Briand a \u2018engagé lui-même les premiers \u201cpourparlers avec les envoyés de Kemal.La conversation \\ paraissait avoir échoué, lorsqu\u2019en juillet, M.Franklin- Bouillon la reprit à Angora: \u201cen ce moment, il s\u2019en fallut .d'une phrase qu\u2019elle aboutit.M.Franklin- Bouillon n\u2019est \u201cpas de ces hommes qu\u2019une dif- +ficulté décourage.Il fut le premier parlementaire qui, \u201cdevant une Chambre dupe ou sabo- \u201ctage de la victoire organisé par les négociateurs du traité de Versailles.Ce discours, .æqui suffirait à l'honneur d\u2019une =vie politique, lui ayant coûté proyisoirement son siège au Parlement, il a mis ses loisirs sau service du pays.: On se doute que si les com- \u201cmunications télégraphiques et postales ne sont pas des mieux \u201cassurées en France, elles ne \u2018doivent pas I'étre du tout en- Ttre Paris et Angora.Pour \u201cdissiper le malentendu, M.-Franklin-Bouillon dut revenir *au Quai-d'\u2019Orsay.Il tomba au beau milieu du!\u2018 \u201cConseil suprême, à l'heure où les Grecs répandaient des victoires par tous leurs communiqués.M.Lloyl George et Jord Curzon étaient si fortement convaincus du triomphe définitif de Constantin, que le ; -chef du Foreign Office alla \u201cjusqu\u2019à dire au président du «conseil français: \u2014Tout de même, si les \u2018Grecs voulaient demain oceu-| per Constantinople.je ne vois pas qui pourrait les en em- \u2018pêcher.M.Briand les mena vers une carte du proche Orient.\u2014Vous ne vovez pas, lui dit-il.Eh bien! regardez là, en Cilicie.il ¥ a un peu plus de quatre-vingt mille soldats ; +de ses dons , connaissants, français.Le jour où les Grecs marcheraient sur Constantinople, croyez-vous que ces; soldats-là, unis au hesoin avec ceux de Mustapha Kemal de les arrêter?Lord Curzon de en se récriant: \u2014Vous ne feriez'pas cela! \u2014Je le ferais certainement, sursauter Tépondit avec douceur M.\u2018Briand.La conversation tomba et ne fut jamais reprise.Si M.Briand était l'opportuniste que tant de gens imaginent, il eût cru les hommes \u2018d'Etat britanniques et aban- \"Jonné les Turcs à leur défaite.\u2018Mais l'instant où Mustapha Kemal semblait vaineu fut aussi celui où le président dul conseil invita M.Franklin- Bouillon à repart\u2018r pour Angora, afin d'y poursuivre la négociation commencée, - Ce ne fut point à l'insu de M.Lloyd George, que M.\u2018Franklin-Bouillon alla voir voir pour lui présenter les périls de laventure grecque, \u2018quelle que fut d\u2019ailleurs son issue.En cas de succès, c'était l'a- -narchie en Anatolie, anarchie \u201cqui risquer ait de s\u2019étendre a 4.ila Perse, à l'Egypte et jus-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.