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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
dimanche 29 avril 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1928-04-29, Collections de BAnQ.

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[" LME, Se CE LE n SLATER, WY MSR Reb IRC ph EL ana creme 5 ÿ SPORTS DEPECHES NOUVELLES VOL.XIV \u2014 No 975 EE \u2014\u2014 LA SOMBRE see GUIGNE CONTRE Directeur: GILBERT LaRUE.É \u2014 mg @ 2° » = a UV U marteau.\u201d \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le (Campenon.) Bureaux: 74, ST-JACQUES LES TROIS HEROS DU \u201cBREMEN\u201d TRAITES DE FOUS EN ALLEMAGNE \u2014 LA MORT DE FLOYD BENNETT \u2014 LE MYSTERE DES SKIS -\u2014 A part d'être parvenus sains et saufs au Labrador québecois, on peut dire que les aviateurs Huenefeld, Koehl et Fitzmaurice ont rencontré partout des difficultés dès le début de leur entreprise.Ils ont vaguement fait allusion aux obstacles qu\u2019ils trouvèrent chez eux même, en AHcnagne, d'où ils s\u2019envolèrent à Ja cachetie, comme des voleurs.I! est assez curieux de lire aujourd\u2019hui ce que disait à ce sujet, le 26 mars dernier, alors qu\u2019ils attendaient, en Irlande, de prendre les airs, un journal de Berlin: \u201cLes deux aviateurs Hucnfeld et Koehl veulent, après Hincheliffe et miss Mackay, tenter la folle imprudence.\u201cNous ne cesserons pus de le répéter: a l'heure actuelle, essayer de passer les bancs de Terre-Neuve en avion, est aussi dangereux que le geste du désespéré se tirant une balle de revolver dans la bouche.Celui-ci pourra trouver un os qui fera dériver le projectile.L'équipage pourra bénéficier d\u2019une chance miraculeuse.Mais en toute conscience, c'est vers In mort qu'il se dirige.\u201cL'imprudence des uns semble étre un stimulant pour les autres.Souhaitons aux aviateurs Huenfeld et Koehl d'être les rescapés du miracle, de même que Ruth Elder et Haldeman, mais que leur témérité engage leura camarades à considérer l'aviation comme une science et une industrie, et non pas comme un simple jeu de hasard.\u201d Sûrement Huenfeld et ses compagnons ont bénéfivié de vette chance miraculeuse qui fait dévier sur un os la balle du revolver.L'aviation, il est vrai, est une science et une industrie, mais elle serait peu de chose aujourd'hui, s'il n'y avait pas eu des hommes de courage pour voir aussi on elle un peu de hasard.Jeu sublime! Joueurs admirables! Mais, cela dit, il faut bien ajouter que l'affaire est *\u201cratée\u201d.Plusieurs aviateurs ava'ent franchi l'Atlantique avant Lindbergh \u2014 comme plusieurs navigateurs l'avaient traversé avant Christophe Colomb -\u2014 et pourtant c'est Lindbergh qui est considéré comme le premier ayant accompli cet exploit, Pourquoi?Parce qu'il s'est envolé .de son point de départ, pour atterrir.à son point d'arrivée.Les \u2014\u2014_ MONTREAL, 29 AVRIL 1928 NUMERO 5 CENTS = QUELLE MANOEUVRE SE PREPARE CHEZ CONCORDIA?pea tr mem re rm .LES FEMMES aviateurs allemands partis de Dessau pour New-York, se sont envo- arrivés au Labrador.Ils se sont envolés, à dire exactement les choses, d\u2019un point situé à plusieurs centaines de milles de leur point de départ, pour atterrir à 1,300 milles de leur point d'arrivée, en un pays perdu où il a fallu aller les chercher.Irlande-Labrador n\u2019est pas plus la traversée de l'Atlantique,+\u2018tgJle Qu'on l'entend à New-York du moins, que Terre-Neuve-Irlande, effectué en 1919 par Alcock et Brown, n\u2019était un voyage comparable à celui de Lindbergh.Ensuite la gu'gne la plus noire s'acharre sur eux.En se portant à leur secours, l\u2019aviateur Floyd Bennett, de réputation mondiale, tombe malade et doit être ramené d'urgence à Québec.Au risque de sa vie, Lindbergh accourt par une tempête de neige et de pluie avec un sérum \u201cmerveilleux\u201d, puisqu'on ne le peut trouver qu'à New-York, mais il se trouve que ce sérum n'est pas le \u201cbon\u201d.Bernt Balchen, compagnon de Bennett, pousse jusqu'à Greenely Island, mais par une erreur encore inexpliquée, il a laissé à la Malba'e les akis destinés au \u201cBremen\u201d, et l\u2019avion ne peut s\u2019envoler sur roues.Enfin, arrivés au champ d'aviation Curtiss, près New-York, les aviateurs anxieux d'assister aux funérailles de Bennett à Washington, doivent en repartir par voie ferrée et arriver avec plusicurs heures de retard, à cause du mauvais temps, ce qui prouve que la province de Québec n\u2019est pus le seul endroit du monde, blen qu\u2019en pensent les Américains, à \u201cjouir\u201d d'une température défavorable: aa 82 C'est pourquoi l\u2019on peut dès maintenant prévoir que malgré le succès partiel des aviateurs allomands et irlandais, le voyage Europe-Améri- que, doublant la traversée Améri- que-Europe de Lindbergh, reste encore un exploit digne de tenter les nviateurs européens avides de gloire.I n'en manque pas, et vous verrez qu'ils le tenteront bientôt, malgré tout ce que l'on pourra dire de leur \u201cfolle imprudence\u201d.\u2014_ Dr OX.PROCHAIN KRACH A LA BOURSE Nous serions heureux que tous Nos concitoyens qui risquent leur argent au jeu dangereux de la Bourse fussent heureux.Mais comme i! n\u2019y a, de l\u2019aveu des experts.qu'un compétiteur heureux sur cent, nous appréhendons pour bientôt une tragédie, car depuis des mois et des mois qu\u2019elle s'élève, In cote nous semble avoir atteint des summets dangereux.La Bourse de Montréal n\u2019est, en somme, qu'\u2019unc dépendance de celle de New-York, et un Krach dans la secortie serait acconrpagné d'un sem- diable cataclysme dans la première.Or, nous signalerons l'article d'un Journal rurel américain, \u201cFarm Life\u201d, sur les dangers de la spéculation à l'heure présente.I faut aller dans la presse rurale pour recueillir ce cri d'alarme.la presse urbnine poussant d\u2019andinaire les gogos vers de gouffre : \u201cTout incroyable que cela puisse paraitre, écrit \u201cFarm Life\u201d, les chiffres du bureau de réserve fédéral montrent que près de quatre mil- liands de dollars des fonds du système de réserve fédéral entier du pays \u2014 pas loin d\u2019un tiers du total \u2014 sont paralysés dans le district de New-York.\u201cEn d'autres mots, cette énorme somme est, en très grande partie, prêtée pour des fins de spéculation.Ces prêts sont ce qu\u2019on appelle souvent des prêts de courtiers.\u201cPendant plusieurs mois, il y a eu une pradigieuse activité sur le marché des valeurs de New-York.Nous avons vu tout cela dans les journaux, et nous avons été étonnés du volume immense de ventes et achats qui s'y faisaient.Nous avons Ju parfois que des centaines de millions de dollars en valeurs d'actions étaient engouffrés dans une seule journée.D'un autre côté, il y a eu parfois de soudains et énormes sursauts dans ka valeur des actions et sécurités, et dans une seule journée elles ont monté à des centaines de millione de plus-value.\u201cLa question est devenue ni se- rieuse que la commission des banques et de lu monnaie du Séna: s\u2019en est arcupée.Elle a pris des témoignages en réponse à une résolution par le sénateur LaFollete, du Wisconsin, demandant une halte dans l'emploi de l'argent et du crédit du système fédéral en prêts pour des fins de spéculation.\u2018Tout récemment, la commission sénaioriale des banques entendait le Dr H.Parker Willis, de New-York, aliteur du \u201cJournal of Commerce\u201d.Le Dr Willis a eu beaucoup à faire, il y a près de quinze uns, avec la ré- dacticn de l\u2019acte de réserve fédéral.LU a été le premier secrétaire du bureau de réserve.C\u2019est l'une des meilleures autorités dans le pays sur les questions financières.\u201cLe Dr Willis a déclaré que l\u2019accumulation d'immenses sommes d\u2019argent dans le district de New-York destinées à des prêts pour fins de spéculation était une menace nationale et il devait s'en suivre probablement de sérieux et même de graves résultats.\u201d Si la Bourse de New-York en est arrivée à ce peint de saturation, gare au dégonflement ! CAGLIOSTRO.LE PROGRES D'UN PAYS Les compagnies d'utilité publique d\u2019un pays mettent des millions dans la poche du peuple sans qu\u2019on leur en donne même le crédit.Sans elles, le progrès de la comraunauté et la prospérité qui en découle seraient impossibles.Elles élargissent les limites des villes.EHes rendent possibles les développements qui mul lés de Baldonnel (Irlande) et sont, A LA BOURSE Une actrrice new-yorkaise offre $300,000 pour un siège uu Stock Exchange.ENVOL VERS LA HAUTE FINANCE Miss Peggy Clary, ex-étoiic de la wène et de l'écran, sollicitait rè- cemment \u2014 en «ppuyunt sa demande d'une offre de 300.000 dollars \u2014 un siège où Stock Exchange, qui est, comme on sait.la Bourse de New-York.En somme, elle veut passer des coulisses à la Cpulisse et.après avoir diverti le parterre, elle rou- haite s'occuper du Parquet.' Les dirigeants du Stock Exchange ent demandé à réfléchir avant de donner leur réponse, et nous ne connaissons pas encore la teneur de de cèlle-ci.Miss Clary serait, en cffet, la première femme admise à la Bourse, mais rien de surprenant à cela: Eve fut bien la première admise au l\u2019aradis terrestre! Cette demande serait-elle refusée en première instance qu'elle ou d'autres femmes n'abandonneront pas la partie.Les femmes finiront bien par pénétrer partout.Pour ma part, je ne: verrais aucun inconvénient a ce que délaissant Ia corbeille à ouvrage pour la Corbeitle tout court, nos gracieuses nvoitiés puissent, elles ausai.devenir agents jde' change.Se'trouve même que la\u2018 Bourse.\u2018Avec ses caprices, ses hasards, sa fièvre, ses enthousiasmes.ses dée- sespoirs, convient parfaitement au caractère féminin.Et puis, s\u2019il est une branche de l'activité où les femmes ont déjà prouvé qu'elles étaient de taille à tenir tete aux hommes les plus avisés \u2014 et même à les rouler dextre- ment \u2014 c'est bien la finance.Au point de vue moral, pour ne citer que celui-li, ne vaut-il pas mieux que le sexe d'en face exerce son activité à la Bourse des valeurs qu'à la Rourse des faveurs?Les actrices principalement ont \u2014 depuis quelques années \u2014 compris que le type de la femme frie vole, insouciante et détachée des questiens pratiques était aussi de- modé que les robes longues ou les chapeaux à plumes.Elles se sent prises d'un bel enthousiasme pour les questions de finance et.du reste.pour les affaires en général.de nos étailes, écrit un chroniqueur parisien, n'ont-elles pas pris des iniérêts dans des entreprises commerciales?N'en voit-on pas qui s'acceupent de couture, d'autres de mode, d'autres de bijouterie ou de parfumerie?Mais toutes, sans exception, se sont passionnées pour la Bourse, dont les cours les captivent plus que n'ont jamais fait ceux du Conservatoire.\u201cGrandes coquettes, ingénues dramatiques, jeunes premières, révent toutes, en somme, d'un emploi jusqu'ici dédaigné celui des \u201cfinanciers\u201d.Et, si on les écoutait, l'on afficherait tout le temps \u2018les Affaires sont les Affaires, le Jeu de la Bourse et du Hasard, Qui per gagne.\u201cLa plupart \u201cDu reste, avez-vous remarqué comme de loin, la Bourse ressem- hle à un théâtre?\u201d MISTIGRIS.LLOYD GEORGE ET M.ASQUITH Le lemlamain même de l'armistice, M.Lloyd George, se trouvant en présence de M.Asquith, lui dit en lui errant chaleureusement les mains : \u2014 C'est vous qui avez eu ia plus grande part dans la victoire ! I] faudra maintenant nous aider à construire Ja paix, diplomatiquement et économiquement, à Paris.Accepteriez-vous d\u2019être mon adjoint ?\u2014 Je veux bien, répondit gravement M.Asquith, représenter mon pays a Paris dans oeuvre de paix, mais à da condition de n'être l'adjoint de personne.M.Lloyd Geonge dissimula mai une grimace et s\u2019empressa dc déclarer : \u2014 Je vous remercie de tout coeur et verrai à arranger cela ! Mais il n'arrangea rien du tout.tiplient une population.\\ CES CONTESTATIONS D\u2019ELECTIONS \u2014D\u2019AUCUNS Y VOIENT UNE OFFENSIVE CONSERVATRICE D'AUTRES Y DEMELENT DES INTRIGUES A PROPOS DE LA MONTREAL WATER Jamais on a tant vu de contestations d\u2019élections municipales que cette année, dans la métropole, et les esprits anxieux se demandent ce qu\u2019il peut bien y avoir là-dessous.Après les contestations des élections des échevins Angrignon et Levine, l'autre semaine, nous avons eu, la semaine dernière, celles des échevins Tessier, Poulin, Savard et Vallée.Pour cette semaine, on attend, comme couronnement, celle du maire Houde et peut-être bien d\u2019autres contestations échevinales, car il ne faut pas oublier que les gens désireux de contester ont pour ce faire trente jours à partir de la proclamation des élus.Parmi les esprits avertis, les uns croient que la politique essaie de se glisser à l\u2019hôtel de ville, les autres que dans l\u2019achat projeté de l\u2019aqueduc de la \u201cMontreal Water and: Power Co.se trouve la cause de tout le mal.A bien étudier la composition du Conseil, il semble que libéraux et conservateurs s\u2019y trouvent en quantités à peu près égales.Seulement, les clans échevinaux ne se forment pas toujours d'après les accointances politiques, et les conservateurs, en minorité à Québec comme à Ottawa, verraient l\u2019opportunité de conquérir la province en commençant par l\u2019hôtel de ville de Montréal.Pour l\u2019organisation de l'élection du maire Houde, d\u2019aucuns ont déjà vu la présence d'argent venant d'Ottawa, et le nom de M.Bennett est mentionné dans l'affaire.En outre, le plus grand nombre des échevins \u2018\u2018contestés\u2019\u2019 sont des libéraux notoires, et l\u2019on se demande si les fonds nécessaires ne proviendraient pas de la même source.Bien plus, toujours parmi les \u2018\u2018contestés\u201d\u2019, il s\u2019en trouve plusieurs qui sont des partisans avérés de l'achat de la Montreal Water and Power.Faudrait-il y voir la patte d\u2019un clan formé de membres du Board of Trade et de lord Atholstan, propriétaire du Star\u2019 ?Ce sont toutes là spéculations que nous soumettons à.l'attention de nos lecteurs.\u201cL\u2019AUTORITE NOUVELLE\u201d L\u2019HON.A.MEIGHEN EST-IL POUR RENTRER AUX COMMUNES?{Du correspondant de \u2018l'Autorité Nouvelle\") Ottawa, 28 \u2014 Le départ de sir Henry Drayton de la Chambre des Communes aurait-il pour effet d\u2019y ramener l\u2019hon.Arthur Meighen, ancien premier ministre ?C'est l\u2019une des prédictions que l'on faisait dans les cercles parlementaires cette semaine, et il est évident que si M.Meighen était désigné comme candidat conservateur dans York-Ouest, l\u2019une des divisions les plus tory de Toronto, il serait sûrement élu.Les majorités de sir Henry Drayton y oscillaient entre 12,000 et 16,000 voix.Une convention conservatrice a récemment donné carte blanche à M.Bennett pour l'organisation du parti conservateur, organisation qui devra être poussée avec le plus grand soin, spécialement dans le Québec.Mais beaucoup de conservateurs, particulierement des orangistes ontariens, n'ont pas la même considération que M.Bennett à l'égard de notre province, et ils reprochent au contraire à celui-ci d'avoir été entrainé par cette considération à laisser tomber deux débats qui leur tenaient fort à coeur: débat sur le voyage de sir Henry Thornton au Mexique, et débat sur les écoles de l'Alberta.Ceux-là préfèrent M.Meighen à M.Bennett, parce que plus agressif.i M.Hugh Guthrie, ami particulier de M.Meighen, et le principal concurrent de M.Benne!t a la convention conservatrice de Winnipeg, ne parait pas a la Chambre depuis quelque temps, et l'on estime qu'il est plutôt en froid avec M.Bennett.D'autre part, un adversaire puissant de M.Meighen est l\u2019hon.Ferguson, premier ministre ontarien, qui lui cassa les reins d\u2019un seul coup à la convention de Winnipeg.Pour que M.Meighen rentre à la Chambre des Communes et recon- quierre une place importante dans les rangs du parti con- servaleur, il lui faudrait nécessairement fair« sa paix avec M.Ferguson.LES AVIATEURS A NEW-YORK (Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité Nouvelle\u201d) New-York, 28 \u2014 Les trois héros du \u201cBremen sont arrivés à New-York aujourd'hui, venant de Washington, où ils étaient allés rendre les derniers hommages à l\u2019aviateur Floyd Bennett, qui prit une maladie mortelle en se portant à leur secours sur l'île Greenly.Ils se sont retirés à l\u2019hôtel Ritz-Carlton, où ils goûteront un repos bien mérité, en attendant la réception officielle fixée pour lundi.L'AMOUR DU SPORT.y chine fit \u201cclic\u201d, ot s'arréta.Pendant vingt minutes, on cssaya de libérer la dame.de ls faire entrer ou sortir.Les fonctionnaires pous- aient, la foule poussait avec vi- gucur, car les amateurs voyaient le moment od ils soraient privés d'assister au match.On dut démolir le tourniquet.Impassible, la dame entra.A défaut de svaltesse, elie avait du sang-froid.L'Angleterre est une nation sportive, tout entière, sans distinction de sexe, de classe wociale, ai de.volume.C\u2019est ainsi qu\u2019une très forte dame désireuse, comme le garcon le plus svelte, dassister au grand match de footlball pour la grande eoupe d'association, oll assistaient 100.000 personnes, à Londres, fut prise dans un tourniquet.La ma- OUPS 2 ou = arte Un journal allemand a eu Voriginale idée de demander à ses lectrices si elles marieraient le baron Huenefeld, un célibataire récemment devenu célèbre dans les annales de l'aviation.Les deux tiers des ré- nonses furent négatives.Une partie de ces demoiselles ne veulent pas du baron au monocle.parce que leur personnalité serait anéantie dans sa trop grande célébrité, les autres parce qu'elles appréhendent que cette célébrité passe trop vite et qu'elles se soucient peu sans doute de rester ensuite seule a seul avec le baron.Les \u201cGretchens\u201d\u2019 qui diraient oui sont des \u201cfemmes\u201d de 16 à 18 ans et le baron dépasse la quarantaine.Reste à connaître l'opinion du \u201cmonocle\u201d là-dessus.Parions que le junker hautain traitera avec le même mépris et celles qui veulent de son personnage et celles qui n\u2019en veulent pas.Jack Dempsey nous avait déja communiqué la liste de ses auteurs favoris.Gene Tunney vient de prononcer une conférence sur ia philosophie de Shakespeare.les Yankees trouvent bien plus logique de se renseigner sur un littérateur en s'adressant à un boxeur qu'à un universitaire.Dorénavant, lorsque vous voudrez vous documenter sur Byron, consultez Jack Delaney ou Kid Roy.Gene Tunney, sans doute après avoir lu la vie de Shakespeare, qui fut malheureux en menage, a déclaré qu'il ne se marierait pas, bien qu'on l'eût dejà fiancé avec une demi-douzaine de frétillantes Américaines.Ayant échappé aux \u201cknocks outs\u201d de Jack Dempsey.il craînt par-dessus tout le \u201chanck out\u201d matrimonial.Un chauw- pion boxeur, dit-il, ne doit pas se marier.Ce nouveau Samson.plus roublard que celui de la Bible.«raint-il les Dalilas?.¢ .les dépêches nous apprennent que M.Paul Poiret, le couturter parisien universellement connu, et Mme loiret viennent d'obtenir le divorce \u201cpour tort réciproque des époux\u201d.S.M.Poiret veut convoler de nouveau.nous lui conseillons de ne pas i \u201cvenir essiver sa chance\u201d à Montiréal.Un jour il promit de révéler aux Montrealaises.moyennant $2 ipar tête à peu pres tous le | secrets de la mode.Aprés avoir ba fouillé un tout petit quart d'heure.Let charabia (runco-anglais, il !quiva par une porte de côté et ais sa ses auditrices en plan.Celles-ci lle cherchent encore, et ses secrets ses.ravee lui.Non, que M.Pairet ne leur adresse pas une demande en | mariage.I est trop cachottier, M.tPoiret! | .- - {Encore un que les femmes viennent de mettre \u201cknock out\u201d: lord Birkenhead, hemme politique an teluis, M.Baldwin.son chef, s'étant prononcé aux Communes pour le vote des Tfappers™ lord Bir henhead écrivit sur les entrefaites dans les journaux que les Femme wvanient fait \u201cfaillite\u201d en politique D'où une levée de boucliers dans le camp fléminniste, ces dames accu sant M.Baldwin de n'étre pas sin- \u2018cère, puisqu'il permettait 3 un mem bre de son cabinet de les poignar der dans le dos.pendant que lu les pressait sur son coeur.Grande colère de M.Baldwin et rumeur d démission de la part de lord Birkenheud.En politique.voyez-vous, les lemmes n\u2019entendent pas à rire.Au cours d'une assez longue carrière journalistique, il nous a été donné d'assister à beaucoup de réunions d'hommes où il y» avait du chahut: mais qu'était-ce auprès de ce que nous avons vu l'autre jour.au Wind-or ou avait lieu l'assemblée du Comite provincial d'organisation des Femmes lihérales du Québec, faisant suite à la Convention nationale d\u2019Octawa?Ces dames étaient divisées en \u201cdémocrates\u201d et en \u2018aristocrates\u201d, les premières accusant les secondes de les avoir totalement ignorées dans la capitale.Apres un ree de crépage verbal de chi- Enons, le prolétariat resta maitre du champ de bataille, les \u2018aristos\u201d opérant une prudente retraite.Voilà qui prouve une fois de plus qu'en politique féminine comme masculine c'est des \u201ccouches profondes\u201d qu\u2019un | parti tire sa force, VULCAIN.L'ESPRIT D'AURELIEN SCHOOLL Mme F.quoique jeune, était déjà assez fatiguée.ENe avait le rez de travers et la bouche couleur de tuyau de pipe.Avec cela, n'attendant point qu'on lui fit la cour, elle allait assez souvent au devant des hommages qu'elle croyait lui être dus.\u2014 Quelle «ie! s\u2019écria quelqu'un qu\u2019elle poursuivait.\u2014 Tu la flattes, murmura Scholl, qui avait subi ces assauxe,; une acie Abonnement: $2.50 par année SUS AUX \u201cVIEILLES BARBES\u201d ! Une assemblée mouvementée chez les femmes libérales du Québec \u2014 Pas de question raciale barrasser des vieilles barbes\u201d rante en politique.En = politique s'entend, car pour la politique, nous assez jeune.voulu sans retard prouver elles aussi, gue \u201cdans les ames bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années\u201d Les quotidiens ont mal rap-| porté ou n\u2019ont pas rapporté du tout les délibérations d\u2019une assemblée de 500 femmes libérales tenue jeudi après midi en l\u2019hôtel Windsor.Ce meeting avait été convoquée par le Comité provincial d'organisation des Femmes libérales du Québec.sous la présidence de Mlle ldola St-Jean.pour faire suite à la convention nationale des femmes libérales tenue la semaine précédente à Ottawa., Un humoriste, feu Paul-E- mile Lamarche, disait des 1914, parait il.que Montréal était administrée par un family compact: \u201cMay Derick\u201d: (Médéric) règne à l'hôtel de : ville, et Carrie Derick domine le monde politique.; La professoresse Carrie De .rick et son alter ego, la docuto- resse Ritchie England, ont pas sé un petit mauvais quart d\u2019heure à l'hôtel Windsor, ces, \u201cvieilles barbes\u201d élant accu- : sées par les consoeurs d'avoir: voulu accaparer de concert: l'organisation libérale féminine; d'avoir voulu imposer | une constitution dont une pe-; tite \u201cclique\u201d seulement avait | entendu parler.constitution mal digérée et qu'on ne s'é-, tait même pas donné la pei ne, de traduire à l'intention des quelque 150 déléguées ca- nadiennes-françaises: enfin, | de s'etre arrangées de facon a ne pas donner à celles-ci la: place qui leur revenait dans les principaux comités.notamment le comité des résolutions et le vomité de la constitution, La professoresse et la doctoresse firent d'abord face à l'orage, mais voyant contre elles la majorité de Vassemblee, en désespoir de cause, elles se retirèrent, suivies de ja minorité.Il faut bien dire à leur décharge qu'elles n\u2019eu rent guère l'avantage de se défendre.eur le sentiment e- L'expression : \u201cIl faut se dé- tuit très monté.féminine, elle est encore chez tionnellement » laissé Néanmoins les femmes< ont, s'était divisé sur une question de races, alors qu'il n\u2019en était vien du tout, bien que le dé- nut Mme Pierre, une des présidentes «nnjoin- était depuis longtemps cou- tes à la convention d'Ottawa, éssaya vainement de jouer le masculine, rôle ingrat de conciliatrice.Certains journaux.inten- ou non, ont croire que le meeting de l'assemblée semblät l'indiquer.Au nombre des retraitantes comme des restantes, il y avait des dames des deux nationalités.En observateur désintéressé, nous sommes plutôt porté à croire qu\u2019il s'est agi d\u2019un mouvement populaire contre ce que l'an pensait.en certains milieux.devoir être la main-mise d\u2019un clan sur l'organisation [ibéra- le des femmes du Québec.La chose s'est fréquemmenc vue dans les cercles politiques masculins et alors, à tort ou à raison, un mot d'ordre courait: \u201cA bas les vieilles barbes!\" Il serait oiseux d'en augurer la désorganisation des femmes libérales du Québec, ou la régression du mouvement féministe.Les femmes surpassant les hommes en diplomatie, les têtes dirigeantes des deux camps trouveront nientôt un terrain d'entente.En attendant un nouveau co- mite d'organisation a été for- mié.La constitution adoptée à Ottawa pour tout le Dominion fut rejetée seance tenante pour la province de Québec, jusqu'à ce qu\u2019elle ait été étudiée et amendée.Le comité provisoire d'organisation comprend: Présidentes honoraires : Mmes Ernest Lapointe et P.- J.-A.Cardin, femmes des ministres de la Justice ot de la Marine.Présidente: Mme Grant de : Rouen: vice présidente: Madame Arthur Léger: secrétaire: Mme Calixte Leboeuf : trésorière,.Mme Alfred Le- Vuquez: présidente du comité de publicité: MHe Idola Saint- Jean: présidente du comité d'organisation.Mme Arthur Frenette.Une résolution afin d'activer l'organisation des femmes libérales dans ts paroisses «t comtes de la province de Quebec, REGULUS.fut passée Le Maitre, en dépit de toutes les Wbjurgations.t'a pas jugé seant de.dire à son peuple ce qu\u2019il pense de la fermeture des théâtres et cinémas le dimanche; de sorte que si les fi- déles du Meroir connaissent la pen ste des d'seiples bien-aimes Omer i Heroux et autres de même farine, ils n'ont pas encore pénétré dans le.for intérieur du Prophète, lequel en ! ltts vouait aux dieux infernaux li infaâmes puritains désireux de priver Montréal de tous les amusements dominicaux.Le seul Omer Méroux, en bon et
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