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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 19 décembre 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1931-12-19, Collections de BAnQ.

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[" Ls \u201c \u2018Directeur: GILBERT LaRUE.VOL.XIX \u2014 No 987 Bureau: 3954, \u201cCamilriga\u2019 devant le roi \u2019 LE NOEL DE L\u2019AN 1931 Comme tout journal profondément catholique, \u201cL'\u2019 Autorité\u201d éprouve le besoin de se recueillir à la veil- Je de Noël, avant de se livrer à l\u2019exubérance de la saison des Fêtes.Il n\u2019y a pas à se dissimuler qu\u2019en l\u2019an 1931, la Noël sera triste dans bien des foyers.On a déjà pu constater que son approche n\u2019imprégnait pas, longtemps à l\u2019a- vance, la ville et la campagne de cette atmosphère de|.- gaieté, 6 gué! s! débordante dans le passé.La bûche ne sera pas grosse partout le 25 décembre.Du point de vue strictement religieux, Noël n\u2019en reste pas moins l\u2019une des plus grandes fêtes de la chrétienté.C'est dans cet esprit surtout que nous la célébrerons, ce qui constituera une heureuse diversion à la \u201ccrise mondiale\u201d.La meilleure façon de fêter la Noël, vendredi, serait encore de répandre autant de bonheur que possible autour de nous, puisque pour un heureux il est tant de malheureux.Le temps n'est plus a I'égoisme.__ À tous ses lecteurs, ses annonceurs et ses amis en général, \u201cL'Autorité\u201d souhaite un foyer orné d\u2019une bu- che de Noël bien pétillante! .\u2018 \u201cL\u2019AUTORITE\u201d « POURQUOI NE PAS TAXER LES \u201cLIQUEURS DOUCES™ Louable décision de l\u2019hon.A.Taschereau de ne pas surtaxer les brasseries.\u2014 Analyse opportune de breuvages \u201cnon alcoolisés\u2019.vy v # .,.L'hon.Alexandre Taschereau ne pouvait annoncer une plus agréable nouvelle à la population qu\u2019en déclarant à \u2018Montréal qu'aucun nouvel impôt.ne,serait prélevé sur la biè- ._re.dans le prochain budget.:£.\u2026.= A AL.Les brasseries, qui paient déjà en taxes 40 à '50% de leurs revenus bruts, n'auraient pu absorber la nouvelle taxe projetée; et celle-ci, retombant sur le licencié, le licencié n\u2019eût pu s\u2019en tirer qu\u2019en augmentant le prix du détail.On parlait déjà du verre de bière à 10 sous au lieu de 5.: Le résultat ne se fut pas fait attendre.La vente aurait tellement diminué qu\u2019au lieu de revenus additionnels, la Pro-! vince eut \u2018\u2018encaissé\u2019\u2019 une diminution.{ D\u2019aucuns, en compensation, ont suggéré une surtaxe sur l'alcool.\u201cL\u2019Evénement\u2019\u201d, l\u2019un des auteurs de cette suggestion, devrait s\u2019enquérir auprès de ses amis d'Ottawa pour savoir de quel droit presque vrohibitif est déjà chargé le gallon de spiritueux.Encore là, une surtaxe aurait un effet absolument opposé au but que l\u2019on se propose: augmenter les revenus de la Province.Pense-t-on qu\u2019ils se feraient bien nombreux, même dans les clubs, les buveurs de \u201cgin\u201d \u201cscotch\u201d a 50 et 60 cents le verre?Et pendant que nous parlons de boissons, il n\u2019y a pas que les liqueurs alcoolisées qui doivent attirer l'attention des autorités.Parmi les \u2018liqueurs douces\u201d que l'industrie domestique ou étrangère offre en vente chez nous, il y en a qui ne sont pas aussi inoffensives qu'on le prétend.Les analystes du gouvernement se rendraient même utiles en étudiant de quelle manière et de quels ingrédients sont parfois chargés ces breuvages non alcoolisés mais qui n\u2019en causent pas moins un \u2018drôle d'effet\u201d.Nous prétendons que la bière vaut beaucoup mieux, et eile a de plus le mérite d\u2019être la boisson préférée des gens du peuple.Puisque le gouvernement a besoin d'argent, les compagnies de \u201cliqueurs douces\u201d sont de prime abord indiquées pour lui en fournir.Elles sont de sérieux compétiteurs des + ou de - de Québec.Co \u201cbrasseries et vendent leurs produits pratiquement aussi cher.A tout le moins devraient-elles payer la taxe de 5% sur les ventes à laquelle sont astreintes les brasseries.FLAMBEAU DOSE D'HUILE DE RICIN A UN TRISTE.DIAFOIRUS (Correspondance spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d,) Québec, 19.\u2014 Le Dr Diafoirus Dorion, de Québec, directeur d\u2019un journal qui se cache sous le manteau de la religion pour attaquer le gouver- .nement, désireux de marquer son profond mépris pour le suf- .frage populaire, avait écrit ces lignes à propos du bill Dillon annullant les contestations en bloc d'élections, \u201cscheme\u201d monté par son héros Camillien Houde: .: \u201cPlusieurs me demandent pourquoi je n'écris rien sur.le : bül Dillon.Mon intention était, en effet, de ne rien écrire sur .cette question pourtant très grave parce que la décision des lé- \u201c gislateurs et l\u2019apathie de notre population (en dehors de la pé- miode électorale) ne, me laissaient espérer aucun succès de mon intervention, comme de toutes les autres.; \u2026 \u201cDe plus, l'électoralisme m'inspire un tel dégoût depuis.que je: comprends commient sé font les élections municipal y { / es, pro- : vinciales et fédérales que je n'ai pag Uintention d'y user ma vices dans d'autres domaines moins troubles.\u201d i.L\u2019hon.Alexandre Taschereau, premier ministre, ne pouvait lecteurs du Québec, assimilés à une bande de boeufs.Se le- Vant en Chambre pour répondre au journal : de LT \u2018 \u201cJe n\u2019ai pas à défendre.le bill Dillon, dit M.Taschereau, mais \u2018je\u2018tiens à défendre l\u2019électeur de la.province de Québec.Si les électeurs de la province de Québec lui inspirent du dé- .bec est saine, honnête, loyale et consciente de ses actes.Si elle \u201cDepuis que l\u2019Action catholique a été fondée, elle nous; fait res: que depuis qu'elle nous combat.Quelle sommes assurés de rester: encore: lor Ra \u201c \u201cfaible plume capable peut-être de rendre quelques petits ser- laisser passer comme une lettre à la poste cetté insulte.aux \u2018\u2019goût, à lui.je puis dire que la population dés électeurs de Quélui.inspire du dégoût,:tant pis pour lui! - \u2026 - la guerre et nous n\u2019avons jamais remporté de plus belles victoi- ongtemps ic \u201c continue et nous ne sont.nue = le LA SCIE @ = , ; SK | » NS Ine > === 3 « LES LETTRES A SA FEMME.Un mari de la province de Québec a-t-il le droit de les ouvrir ?IL NOUS FAUDRAIT UNE JURISPRUDENCE Malgré toutes les tentatives faites pour l\u2019enterrer ct mettre Ia pier- te \u201cfinale\u201d sur sa tombe, le féminisme se montre plus vivant, plus vigoureux que jamais dans la province el particulièrement à Montréal.La Législature a présentement devant elle deux propositions : lo Conférer le suffrage a toutes les femmes au-dessus de 21 ans aux élections provinciales: 20 admettre aux urnes les femmes mariées propriétaires et séparées de biens (en n'oubliant pas celles séparées de corps et de biens) aux élections municipales de Montréal, privilège que nos, femmes envient à leurs soeurs Un conférencier de cette dernière ville si \u201cavancée\u201d est venu nous dire, il n\u2019y a pas longtemps, que les femmes du Québec devaient se féliciter d'avoir obtenu foule de droits auxquels n\u2019auraient jamais rêvé leurs grand'mêres: celui de faire leur testament, de disposer de l\u2019argent qu\u2019elles gagnent, ef autres aussi extraordinaires.Pensez donc! elles ont aussi celui de n'être pas rôties et mangées.Nous allons soulever un autre point de droit féminin.Une dépé- che de Berlin nous apprend que Je tribunal d'une petite ville de Silésie \u2018vient de condamner à \u201cdix marks\u201d d'amende (bien peu!) un mari qui avait ouvert une lettre formellement adressée à sa femme : lex attendus de ce jugement souli- «nent que, même dans un ménage.le secret de la correspondance doit être absalu.On ne nous dit pas si le mari a trouvé la preuve de son \u201cdéshonneur\u201d dans la lettre dont il a violé le secret.Dans ce cas.son acte n'en est pas moins délictueux, du moins à notre point de vue: mais enfin, à un autre point de vue qui n'est pas celui de la loi écrite, comment ne pas le trouver excusable et méme légitime! 1] est vrai qu'en étant condamné a \u201cdix marks\u201d d'amende l'Othello silésien, s'il est trompé, ne paiera pas trop cher ia r-titude de son malheur.Combien de maris montréalais paieraient en dizaines de beaux dollars une semblable certitude! Mais à nous aussi, du Québec, il nous faut une jurisprudence, comme en Silésie; sur ce point capital: Un mari qui doute de la fidélité de sa femme est-il dans son droit \u2014 de légitime défense \u2014 en ouvrant une lettre suspecte adressée à celle qu'il croit coupable?Jusqu'à ce que cette jurisprudence ait été établie; ce cynique, à tous les blâmes qu\u2019on lui adressera dans le atyle des \u201cattendus\u201d des juges si- lésiens, répondra : \u2014 La fin justifie les moyens (.Et, à ma place, vous en feriez autant! Co En attendént que sir François Lemieux, juge en chef de In Cour Supérieure, devienne notre lieutenant- gouverneur, une féministe bien avisée dont la correspondance est ouverte par.un mari jaloux ou: tyrannique, ferait bien de consulter au tribunal ses \u201cquatre-vingts ans\u201d Main ce qui enlève beaucoup de son importance, entre wous, à la question du \u201ccaractère sacré:eu non sacré\u201d de la correspondance de Monsieur où de Madame, c\u2019ent que, d\u2019er- dinaire, les lettres compromettantes pas \u2018adressées au domicile = LaFontaine \u2014 Tél.: FRontenac 1233 1 2 \u2019 LL + .\u201cJ\u2019entends grineer la scie et tomber le | marteau.\u201d (Campenon.) HOC Cm Vm) _\u2026\u2014\u2014 ener MONTREAL, 19 DECEMBRE 1931 \u2014 \u2014 mea = LUI MONTRERA-T-IL SA HERNIE ET SON FAUX DENTIER?\u2014 LORD ATHOLSTAN ET LES \u201cDAMNED FRENCHMEN\u201d.\u2014 QUE LES CONTESTANTS POUR RIRE METTENT DANS LEURS POCHES LES \u201cRESTES\u201d DE LEURS DEPOTS! En apposant sa signature au bill Dillon, cui met fin aux contestations d\u2019élections en bloc déclanchées par \u201cCamilriga\u201d Houde, le lieutenant gouverneur Carroll a clos une page de ce roman que son auteur croyait de chevalerie et qui n\u2019est que de bouffonnerie.Tout ce que les contestants pour rire ont à faire, maintenant, est de retirer ce qu'ils pourront de leurs dépôts, et de mettre ce résidu dans leurs poches.Pourquoi en agiraient-ils autrement, puisque la loi stipule que dans chaque cas le dépôt doit être remis au contestant?- Il est vrai que \u201cCamilriga\u201d .pardon, lord Atholstan, qui a fourni l\u2019argent pour cette farce atroce, fera entendre des jurons formidables contre ces \u201cdamned Frenchmen\u201d, mais ca lui apprendra, une autre fois, à considérer les Canayens comme des pantins stupides et ridicules.Mais la rumeur que \u201cCamilriga\u201d devait \u201cporter sa cause jusqu\u2019au pied du trône\u201d se confirme aujourd\u2019hui.une ve Abonnement: $2.50 par année Georges Le collier de not\u2019maire Il fait annoncer lui-même par son organe officiel qu\u2019il saisira le roi Georges V de sa requête de désavouer le | vote de la Législature.Il reconnait donc lui-même qu\u2019il n\u2019a pas une chance, sur cent d\u2019obtenir ce désaveu du gouverneur général, lord Besborough, depuis surtout que l\u2019hon.John Hall Kelly, au Conseil législatif, a fait entendre qu\u2019une semblable intervention serait aussitôt suivie d\u2019un appel au se de l\u2019autonomie du Québec.Lord Bessborough se rappellera l\u2019aventure arrivée à lord Byng sur une question constitutionnelle avant que de signer.Mais il semble que la perspective de s\u2019adresser directement au souverain soit faite pour remplir d\u2019aise \u201cCamilriga\u201d.Il s'imagine que le \u201choudisme\u201d y gagnera en renom, en traversant les mers.Nouvel Alcibiade, il couperait la queue de son chien, afin de faire parler de lui.Songe-t-il qu\u2019il couvrira d\u2019une nouvelle couche de ridicule les Canadiens-français en transportant son champ d'action jusqu\u2019à Londres?Il s\u2019en rendrait compte que cela ne l\u2019arréterait nullement, tant il est bouffi.gonflé à en crever de son importance.Que pensera-t-on de nous.en effet, dans la ville et à la cour?Que les Canadiens-français s'achètent comme des veaux en temps d'élections.Que nos députés sont les politiciens les plus pauvres qui soient sur terre.Qu'elle est rendue au dernier degré de l\u2019abrutissement la race capable de produire un tel chef de parti.Il ne manquerait plus que \u201cCamilriga\u201d se présentant lui- même au palais de Buckingham, \u201cavec sa belle prestance\u201d, retenant son hernie d\u2019une main et son dentier de l\u2019autre, pour compléter le plat.Et si, comme c\u2019est plus que probable, le roi Georges V rejettait sa supplice, quel désastre pour le \u201choudis- me\u201d, et quelle fessée attendrait au retour son \u201ccheuf\u201d, baptisé le roi des saligauds! OBSERVATOR M.PARISIEN RENDRA BABEL MODERNE AGREABLE VOTRE HOME Les chiffres ont leur éloquence qu\u2019il ne faut affaiblir par aucun commentaire, En voici quelques-uns concernant New-York : peuple par Phon.Alexandre Taschereau, pour la défen-|.\u201cCamilriga\u201d.\u2014 Je vendrais mon ame au \u2018ia ble\u201d, je ferais passer les Canayens jusqu\u2019au dernier pour une bande de pouilleux, j'irais jusqu'à sucer les bottes du roi d\u2019Angleleterre pour te cnnserver, 6 mon beau collier que j'adore! A LA MANIERE DE SHERLOCK HOLMES Deux consommateurs sont assis lU'un près de l'autre, au café.-\u2014Voyez-vous ce monsieur qui est assis là-bas à la table du fond?dit le premier.Vous pouvez être sûr que c'est un homme qui n'a pas de famille ni d'amis.Non seulement il n'a pas d'enfant, mais encore il n'a ni neveux, ni nièces, ni filleul, ni quoi que ce soit.Jamais un rive jeune ne résonne à ses oreilles.L'interlocuteur de ce consommateur si bien informé s'étonne : \u2014Mais enfin, fait-il, d\u2019où savez- vous tout cela?Vous ne connaissez cet homme ni d\u2019Eve ni d'Adam.\u2014C'\u2019est très simple, répond l\u2019autre.Je viens de le voir ouvrir un paquet de cigarettes américaines: il A jeté par terre les images-primes.UN SUPER-TRANS- \u201cGang\u201d.\u2014 Les \u201ccacho L'ECHEVIN EDGA (Du correspondant spécial de \u201cL'Autorité) Lachine, 19.\u2014 Le nouveau Conseil municipal est entré en fonctions, jeudi soir, sous les plus heureux auspices.C'est aux accords entrainants d\u2019une fanfare que les élus du 7 décembre sont entrés dans la salle des séances.remplie d\u2019une foule enthousiaste qui les a chaleureusement applaudis.salua les échevins, leur promet- Le maire Viau, très en verve, - LACHINE A POUR DEVISE: TRAVAIL DANS L'HARMONIE En saluant le nouveau Conseil, le maire Viau répudie la tterics\u201d de la Saint-Vincent de Paul doivent prendre fin.\u2014 Suggestions aux échevins à propos de cette société et de la Commission scolaire.\u2014 Taxe plus légère.R LEDUC LEADER ! dernières élections afin de contrôler la chose municipale et tout ce qui en dépend.\u201c11 fau- \u2018dra aussi plus de décorum aux ! séances\u2019, ajouta le maire.+ Parlant du boulevard métropolitain, qui se trouverait à passer dans la partie-nord de Lachine, le maire s'élève contre les dépenses excessives qu'une semblable entreprise nécessiterait.surtout en expropriations, et il trouve que Lachine n'en retirerait pas un bénéfice approprié.parce que ce boulevard, Temps: Noigeux \" S'il existe encore des parasites dans les maisons montréa- laises, la faute n\u2019en est pas à M.Wilfrid Parisien, 1883 rue Amherst, qui leur a déclaré une guerre à mort.M.Parisien.grâce à de nombreux essais poursuivis avec la plus grande patience, a réussi à confectionner des poudres et des liquides assassins, qui mettent à mal dans le temps de le dire coquerelles, punaises et autres détestables parasites.Nous publions son annonce dans une autre page de notre journal, que les nombreux lecteurs et surtout les lectrices de \u201cIAutorité\u201d plus spécialement intéressées, y jettent les yeux.Ils trouveront ce qu'ils cherchent depuis'longtemps et s\u2019en trouveront bien.Découpez cette annonce, afin de.l'avoir La grande cité américaine compte 5,600,000 habitants dont 2 millions sont étrangers.11 y a plus d'Italiens qu\u2019à Rome, plus d'Irlandais qu'à Dublin, plus d\u2019Allemands qu\u2019à Brème, et les Israëlites y représentent le dixième de leur nombre total dans le monde.11 y a à New-York plus de téléphones qu\u2019à Londres, Paris, Berlin, Leningrad et Rome réunis.Il y a cinq ponts mesurant chacun plus d\u2019un mille de long et qui sont les plus grands du monde.Il y a plus de 2,600 théâtres et plus de 1,500 églises de tous les cultes.Trois cent mile visiteurs débarquent journclloment à New-York; un train de voyageurs accède toutes les 52 secondes.13 minutes; on y enregistre une naissance toutes les 6 minutes._ Une nouvelel firme s\u2019y crée toutes les.10 minutes et un' immeuble s\u2019élève dans le ciel toutes les 51 minu- : Cette, énumération \u2018fait froid dans| \u201c:le-dos;n'est-il- pas rai?* SL o Sona On y célèbre un mariage toutes le: !.- ATLANTIQUE Les chantiers de Saint-Nazaire poursuivent avec activité la construction du \u201cSuper-Ile-de-France\u201d, qui fut mis en chantier le 26 février dernier.Tout en ne cessant pas un seul jeur ed travailler à ce gigantesque paquebot, ce n\u2019est qu\u2019en mai 1934, au plus tôt, que l\u2019on peut prévoir sa mise en chantier.On ne peut pas, en effet, construire plus vite un paquebot de 70,- 000 tonnes qui aura 310 mètres de longueur et 35 de large, et dont les flancs pourront contenir 2,000 passagers.: Parmi les caractéristiques du \u201cSu- per-Ile-de-France\u201d, il convient de signaler la cuisine, la plus grande de toutes celles qui ont, jamais été ins- dra le plus gigantesque fourneau du tallées sur un bateau et qui contien- monde.eC dernier nbaura pas moins :de 17 mètres de long sur 2 de large.LS d'après le tracé soumis, serait trop loin du centre de la ville.L\u2019échevin Josaphat Dubois, secondé par l'\u2019échevin Louis Gaston, proposa donc que le Conseil, tout en se déclarant favorable au principe du boulevard métropolitain, s'opposit a ce que Lachine payât sa quote- | part du coût, si la localisation de ce boulevard ne devait être l d'aucun avantage pour elle.Proposition unanimement adoptée.TRAVAIL DANS : L'HARMONIE de l\u2019_échevin Edgar Leduc com- L'ECHEVIN EDGAR LEDUC, una- nances, comité appelé à traiter nimement choisi leader du Conseil de Lachine.: : : Conseiltant de travailler \u2018de concert avec eux, \u201ccar il'faut que les clans disparaissent de l'hôtel de vilile\u201d, déclara-t-il, allusion à la \u201cGang\u201d formée pendant les (choix du maire Dalbé Viau:po \"(A œuvre à la page 8) + Unanimité aussi sur le choix \u2018dorénavant de toutes les ques- itions financières intéressant-le Onge comme maire-suppléant 5 pour trois mois à venir.Ce n\u2019est era me président du Comité des fi- â Pareille unanimité : sur le: CHRONIQUE : \u2026 (Buite dé 1) pas Texpé XT rience qui manque à, M.Saint-Onge, car:;il.a, déjà se ete symboliqué ?\u2018Les séances du Comité des fi- mances ct du Conseil auront .respectivement dieu, désormais, \u201cle lundi et le mercredi soir, au lieu du mardi et du jeudi soir.Le maire a annoncé que lui et les échevins seraient à la disposition du public le lundi soir, -date des séances du Comité.Un comité des sports a été! formé, sous la direction des échevins Edgar Leduc et John H.Fyon, et ce comité ne s\u2019occupera pas de dessiner des costumes de bains spéciaux pour Lachine, mais de rendre à cette ville autrefois gaie, son glorieux surnom de \u201cVille des Sports\u201d.: A cause de la erise, il faudra faire des économies et suppri- Mer peut-être la grande glissoire, tout en conservant les petites pour les jeunes; mais on s'efforcera, avec les fonds en mains, de tirer le meilleur parti possible d\u2019une situation défavorable, et l\u2019on peut compter sur des hommes d\u2019action comme MM.Leduc et Fyon, qui sont en même temps de vrais \u201csportmen\u201d, pour obtenir \u201cdes résultats\u2019.CONVERSION D'ANATOLE Le nouveau Conseil muniei- pal arrive tout disposé à se mettre résolument à la besogne, et la besogne ne lui manquera pas.Au cours des deux dernières années, il fallait deux ou trois séances du Comité des finances et autant de séances du Conseil pour faire le moindre pas en avant, par suite de l'habitude qu'avait prise l\u2019échevin Carignan de péro- .rer pendant des heures ct des heures sur toutes les questions, à part celle dre.; Nous ne voulons aucunement «Profiter du passage d\u201d Anatole \u2018dans \u201cla vallée de I'humiliation\u201d pour lui tomber dessus.Il n\u2019a pas toujours été l'inspirateur des propositions saugrenues qu\u2019il faisait siennes, et il a été en.partie la \u201cvictime expiatoire\u201d des péchés de sa \u201cGang\u201d, sa prétention sans limites lui faisant croire qu'il pourrait faire avaler aux citoyens de Lachine des couleuVres de n\u2019importe quelle grandeur.Ses amis (il lui en reste une demi-douzaine) prétendent qu\u2019il se dit aujourd\u2019hui fort satisfait d\u2019avoir été mis hors de la vie publique et rélégué dans la vie privée.Il aurait pu son- .ger a cela avant le 7 décembre, mais il n\u2019est jamais trop tard pour se convertir.L'essentiel est d\u2019avoir la ferme propos.de persister dans ses résolutions.Si l\u2019ex-échevin Carignan, après \u2018quatre ou cinq défaites provinciales et municipales, se rend -compte une fois pour toutes que sa place n'est pas dans la vie publique, et agit en conséquence, personne ne le troublera \u2018parmi ses coqs, ses poules, ses \u2018oiseaux, son foin et son char- Bon.Mais \u2018qu\u2019il ait le ferme \u2018propos! iE UN PETIT SPORT Le chef de la \u201cGang\u201d se re- tirerait-il sous sa tente, que cela ne voudrait pas dire que la \u201cGang\u201d est morte.C'est une _ pleuvre ayañt porté ses ten- \u2019tacules un peu partout dans La- \u201cchine.Il va falloir.les lui cou- \u2018per une à une.Dans les hautes .Sphères de la Saint-Vincent de \u2018Paul, par exemple, il y avait des personnages n\u2019inspirant au public qu\u2019une confiance relati- .Ne; et si \u2018des remaniements ont \u2018été faits à la dernière assem- \u201cblée, ces jours-ci.ces remaniements sont bien tardifs et don- -nënt'lieu de croire qu\u2019on a rem- \u201cplacé: ici, Floridor par Célestin, et 13, Célestin par Floridor, Floridor et Célestin étant, comme \u201cdans l\u2019opéretté du \u201cPetit Duc\u201d,\"un: seul et méme person- le 'y jpenvre admirable; mais encore né-fäut-il.pas la laisser indéfiniment entre les mains de gens qui refusent de rendre compte des \u2018argents dépensés \u2018et-font narquoisement voyagér de Caïphe & Pilate ceux qui leur demandent -des détails :- \u201cAllez à: = A siégé plusieurs aniiées au\u2019 Con Unanimité toujours sur:le chpix di\u2018 maire Dalbé Viau pour Teprésenter la Ville de Lachine 1 \u2018A.Ja Commission métropolitai- {trajet \u201cdouble billet\u201d, on conçoit \u201cne.Comme les derniers vesti-|que les curieux s\u2019en lasseraient | \u2018ges de la \u201cGang\u201d sont apparem- - ment disparus de l'hôtel de ville, si l'on en trouve encore en-dehors, c\u2019est le règne de l'activité dans la conciliation qui s'annonce, bref le travail dans l'harmonie.La présence \u2018d'une fanfare n'était-elle pas qu\u2019il fallait résou- at | Le la page 1).i Lachine?Ils seront trés heureux.de vous dire tout cela.\u2019 coûteux que de voyager de Laà Lachine, en payant à chaque vite, s'il ne s\u2019agissait d\u2019une oeuvre aussi philanthropique.Toutefois il se trouve encore de bonnes âmes pour ne reculer devant aucun sacrifice dès qu\u2019il s\u2019agit du bien de leurs concitoyens.Et voici les quelques chiffres que leur persévérance a pu recueillir jusqu\u2019à date : RAPPORT PLUTOT COURT Au cours des années 1930 et 1931, la Ville de Lachine a versé à la Saint-Vincent de Paul de la paroisse des Saints- Anges la somme de $10,589.14, soit $2.824.26 en 1930 et $7,- 764.88 en 1931.Ainsi qu'on le voit, la dernière année a été beaucoup plus coûteuse.Ce fut le contraire pour la paroisse du Saint-Sacrement, dont la Saint- Vincent de Paul reçut de la Ville 81,300 en 1930 et $400 seulement en 1931.Dans le même temps la Lachine Benevolent Association, société anglaise, comme son nom l'indique, recevait en fonds municipaux $1,- 100 en 1930 et S900 en 1931.Ne nous occupant pour au- jourd'hui que de la paroisse des Saints-Anges, la plus importante, voici le rapport plutôt succint de ses dépenses qu\u2019elle a fait parvenir à l'hôtel de ville: provisions, $3.000; pains, $400 ; chauffage, $1.200; chaussures, $125; soins aux écoliers, $100; remèdes, $100 ; lait, S250 ; vètements, $200; divers, $100.Addition : $5,475.00 sur $7.- 764.82.Les personnes charitables qui nous communiquent ces renseignements ne connaissent rien de la balance de quelque $2.300.00 dont on ignore le destin, n\u2019ayant pas envie de se promener entre Lachine et Montréal jusqu'au jugement dernier.Elles ont eu vent d'une autre somme de S800.00 donnée à une institution pour repas distribués aux nécessiteux.Seulement de cette somme on ne voit mention nulle part.Oh! personne ne doutera de la parfaite honorabilité de nos dirigeants de la Saint-Vincent de Paul, passés et présents.Du reste, il faudra bien que tous les comptes soient un jour rendus, et que le dernier sou soit retracé.Il y va de l\u2019intérêt de la société elle-même.Elle ne reçoit pas des cadeaux que de la Vie; elle en reçoit tout autant, Sinon plus, du public.Et c\u2019est pourquoi une nouvelle politique s'impose.POLITIQUE D'AFFAIRES Le Conseil municipal actuel, entièrement composé d'hommes d'affaires, doit donc à ceux qui l'ont élu comme tel de mettre toutes les corporations alimentées par les deniers publics sur une base d\u2019affaires.Espérons que sans tarder, il abordera ce problème de front.Une fois que le dernier sou aura été retracé, il faudra savoir coment à été distribué ce patronage important: si des fournisseurs du dehors n\u2019ont pas été favorisés au détriment de ceux de Lachine: si les achats ont été distribués également entre les marchands de Lachine; si les secourus ont tous reçu traitement égal, et si en temps d\u2019élections municipales par exemple, certaines pressions n\u2019ont pas été faites auprès de ces destitués en faveur d\u2019un candidat plutôt que d\u2019un autre.Des suggestions nous sont venues de citoyens assez.inquiets de la tournure que semblaient prendre les affaires \u2014 espérons qu\u2019on ne découvrira rien de grave \u2014 et les voici condensées, ces suggestions : .Le Conseil municipal devrait exercer un contrôle absolu sur toutes nos sociétés philanthropiques, un contrôle de surveillance, puisque bien entendu les échevins ne recueilleraient ni ne distribueraient les fonds.Mais ils devraient être à même de s'assurer, ce qu\u2019ils ne peuvent à l\u2019heure actuelle, que les marchands de Lachine auront la préférence sur les marchands de l'étranger, et que les nécessiteux de Lachine ne seront pas les fonds tombant.dans Tescarcelle \u201cd\u2019une\u201d société \u201cphi- lantropique- seraient -.déposés dans une banque (une banque canadienne- ise: pour Saint-Vincent.de \u201cPaul - des Saint-Anges), - dont le gérant, investi de là confiance du pu- ons\u2019que sur certificats d\u2019un homme dûment investi de \u201cconfiance - du :Congell.: « ne vous- infôrmez-vous pas àj.Comme c\u2019est in sport assez chine à Montréal et de Montréal { traités selon le plus ou moins |: au) | grand: degré de protection: dont | | lls Jouissent, .1 a 2 e| Tous lés'fonds blic, ne.paierait comptes et ré- | M.Montréal, au bureau: central, ]clamations Pert Nous | \u201cVotre téléphone a la valeur que vous lui donnez.\u201d | à be c'est la vie.Eparit .Soo an Lous Coe Co TR hy | L\u2019AUTORITE; 19 DECEMBRE 1931 DES a i Ut gner du temps c'est prolonger sa vie.Bien employer son\\temps c\u2019est tirer de meilleur parti de sa vie.Votre téléphone, parce qu'il épargne votre temps, ajoute au nombre de vos jours et fait de vous un membre plus utile \u2018et plus efficace de la société.* à deux gardes-malades diplômées qui pourraient rendre d\u2019éminents services.Certes, ce projet n\u2019est encore qu'à l'état d\u2019ébauche, mais il appartient à nos échevins et à tous ceux qui s'intéressent réellement au sort des miséreux de le perfectionner.Nous reviendrons d\u2019ailleurs sur ce sujet de la Saint-Vincent de Paul, car il en vaut réellement la peine.Qui pourrait songer au sort des malheureux, cet hiver particulièrement, sans être apitoyé! LA TAXE SCOLAIRE Les membres du nouveau conseil, dont les citoyens attendent beaucoup, sans espérer I\u2019Age d'Or.ont tous promis i divers degrés que les contribuables obtiendraient un certain antegement des charges qui pe- sent sur eux.A cause de la construction du filtre, il est inutile de penser à une diminution de la taxe foncière.Le coût de l'électricité venant de tomber de 65% par suite de la vente de notre système de distribution à la M.L.H.& P.Consrien à attendre de ce côté.Reste la taxe scolaire, et c'est justement dans ce domaine que le Consei! peut quelque chose pour les contribuables.Alors que les contribuables de Montréal paient une taxe de tv centins par année sur chaque $100 d\u2019évaluation.nous, Crésus de Lachine en versons une de $1.20, soit 70% de plus.Nous en sommes encore à attendre le personnage, grand ou petit, qui nous expliquera la raison de cette énorme différence.Pourquoi le Conseil ne s\u2019intéresserait-il pas aussi cette affaire?La solution est simple : contraindre la Commission scolaire à diminuer sa taxe en réduisant ses dépenses, ou si elle n\u2019y peut parvenir, à s'annexer à la Commission scolaire de Montréal.Plus d'un gros propriétaire de Lachine réaliserait ainsi de sérieuses économies chaque année.Pour en citer quelques-uns, avec des chiffres approximatifs: MM.le maire Viau et J.MeLaughlin, 8500 chacun; Elzéar Fortin, Odilon Bélanger et A.-S.Pelletier, 8300 chacun; la famille Jolicoeur, $300; le Dr Deschênes et le notaire Ashby.$250 chacun; Arthur Allard et Eusèbe Beaudoin, $200 chacun ; Léopold Léger, $150; Alexis Charrette, $100; les Drs.Gatien et Décary, $50 chacun, plus d\u2019un échevin se trouve aussi dans le même cas, car pour être échevin pas n\u2019est besoin d\u2019avoir fait voeu de pauvreté.On comprend que ces \u201cpayeux de taxes\u201d et bien d\u2019autres ne seraient que trop heureux d\u2019être dégrevés dans une certaine mesure, et qu\u2019ils s'empresseraient de signer la requête nécessaire à l\u2019annexion, s\u2019il n\u2019y avait pas d'autre moyen.N'oublions jamais que c\u2019est en diminuant chez nous le coût de la vie que nous attirerons industries et population, et qu\u2019avec ces deux appoints, Lachine reprendra le cours de sa destinée, qui est de devenir, avec une administration tou- Jours progressive, l\u2019une des premières villes de la province de Québec.Nous ne vanterons jamais trop notre cité, car elle jouit d'avantages incontestables.DANGEAU BON SERVICE DE ; PRESSE À LACHINE - Le \u2018jour même \u2018de l\u2019entréé |en:fonctions du nouveau Con-|.seil,:à Lachine, la Galerie de|t dait à ses élections.\u201cPatrie\u201d; vice-président, M.Harold Poitras, représentan le \u201cStar\u201d; secrétaire-trésorier, aos suse & à! \u2018la: Presse.municipale: procé-|.LE SALON DE L\u2019AUTO Bien que fixé pour fin de janvier, les exposants ont déjà pris leurs dispositions.Le Salon de l'Auto de Montréal ouvrira ses portes le 23 janvier 1932 et aura lieu comme par le passé dans l'édifice du Stadium, angle des rues Delorimier et Ontario, a-t-il été annoncé officiellement par M.Omer DeSerres qui est président de Montreal Automobile Trade Association.Ce salon, qui se glorifie du nom de Salon National de l\u2019Automobile pour l'Est du Canada, fermera ses portes le soir du 30 janvier.Un succès qui dépassera le record établi un dernier est déjà assuré puisque M.Adelstan Lévesque, le gé- rant-général de l'Exposition depuis plusieurs années, rapporte que tout l'espace réservé aux véhicules de touriste est déjà retenu.Cette réponse spontanée de la part des manufacturiers 4 annonce qui a été récemment dans l'industrie indique que l\u2019Exposition sera particulièrement intéressante pour les propriétaires d'autos.Il faut remarquer aussi que le monde de l\u2019automiobile promet plusieurs innovations pour les modèles 1932.Un nouveau record a été établi par la promptitude avec laquelle l\u2019espace a été réparti entre les manufacturiers et les distributeurs cette année et la liste complète des exhibi- teurs sera prête à être publiée à une date beaucoup plus hâtive que l'an dernier.L'édifice du Stadium est peut-être l'édifice le plus spacieux jamais employé pour un salon d'automobile dans le dominion du Canada et la superficie totale disponible n\u2019est surpassée que par un ou deux des autres Salons sur tout le continent nord-américain.Par arrangement spécial avec les organisateurs du Salon d'Auto de New-York qui se termine une semaine axant l'ouverture du Salon de Montréal, les directeurs du Montréal Automobile Trade Association offriront au visiteurs locaux l\u2019occasion de voir les modèles spéciaux qui étaient exhibés à New-York.En plus des nombreux modèles qui seront exhibés par approximativement quarante manufacturiers différents.le Salon de Montréal permettra aux visiteurs d\u2019examiner les camions et les véhicules commerciaux d\u2019une vingtaine de manufacturiers.De plus, M.Adelstan Lévesque est à faire des arrangements spéciaux, dont les détails seront rendus publics plus tard, par lesquels les importantes compagnies canadiennes formeront un exhibit plus considérable et plus représentatif que jamais de tout l'équipement spécial pour automobiles.Les officiers pour le Salon de l\u2019Automobile pour 1932 sont les suivants: M.Omer DeSerres, président; M.F.-A.Nancekivell, vice-président; M.P.-O.Messier, trésorier; M.P.- N.Mainguy, secrétaire; MM.T.-R.Price, J.-O.Linteau, et Arthur B.Silverman, directeurs.M.Adelstan Lévesque est gérant- @énéral.Il a aussi été annoncé qu\u2019en rapport avec ce Salon et sous la direction des organisateurs, un programme Souvenir de luxe sera publié et contiendra tout ce qui est de nature à intéresser les automobilistes.Cette publication sera d\u2019une telle valeur que les Jecteurs trou- un livre de référence qui pourra être consulté avec avantage durant (toute l\u2019année prochaine.UNE BAGNTRLLE - | \u2014 Tu aé accompagné cette jeane| .le cinéma, hier?}: ©.fille chez.elle après ; \u2014\" Qui: J-A.'Rabeau, représentant la| 5 sans retard à la besogne, afin.| |PELERINAGE AUX LIEUX | OU MOURUT WASHINGTON Mount-Vernon conserve des souvenirs :du -plus haut -intérét sur le'libérateur des Etats-Unis.veront bon de la conserver comme | - rm ;Demeure-t lle: loin du: théà- { a de doter Lachine d'un service | Puisque c'est dimanche et que la capitale jouit d\u2019un calme plat partons chercher en dehors de la ville quelque sujet d'intérêt Mont-Vernon où vécut et mourut le grand George Wa-' shington, n\u2019est pas loin.C\u2019est là que sont nés les Etats-Unis! C'est que là jaillirent d\u2019abord cette flamme, cet esprit, cette inspiration qui devaient libérer l'Amérique du joug anglais.C'est là que, semblable à Cincinnatus, revint.sa tâche accomplie, celui qui mena des armées et des Etats.Trente kilomètres de routes excellentes en béton, traversant des villages aux maisons basses, simples cubes de briques rouges d'Alexandria que Washington dota de la premiere école publique du continent, un paysage varié mais aux ligmes toujours douces et harmonieuses, nous voici à Mont-Vernon.Peut-être avez-vous visité, à l\u2019Exposition coloniale, la reproduction de ce qui est ici un lieu de pèlerinage, quelque chose comme la Mecque du citoyen américain.Laissez-moi pourtant replacer pour vous Mount- Vernon dans son décor naturel, celui sur lequel errèrent aux temps héroiques les regards de tant de grands français.Je sais bien qu\u2019il n\u2019est plus de mode de parler de La Fayette ou de Rochambeau.Comme toute cette maison pourtant.tout ce domaine sont emplis de leur souvenir! Ce petit kiosque blanc sur une sorte de pro- \u2018 chez nous.Qu'on \u2018est loin.ici des gratte-ciel.LES Vous imaginez-vous ces lieux au temps où Washington y vivait ?Ce domaine familial de plus d\u2019un millier d'hectares d\u2019un seul tenant était consacré surtout à la culture du tabac.Bien que nous soyons ici en Virginie, terre d'élection pour l'herbe à Nicot, George Washington, bon administrateur et bon agrieul- teur, remplace peu à peu le tabac par le blé qui est d\u2019un meilleur rapport.Il vit là avec les siens dans cette simplicité cossue qu\u2019avaient, il y a quelques années encore, les gentlemen farmers.Le mobilier a l\u2019élégance dépouillée et un peu frêle qui marque cette période de transition.La maison, très simple à l\u2019origine \u2014 un simple cottage de quatre pièces \u2014 a été agrandie, prolongée, sans rien perdre de son équilibre.par deux ailes et un passage couvert à arcades menant aux communs.De l\u2019autre côté, celui qui fait face au Potomac, c'est le style colonial dans toute sa pureté avec une haute véranda dont le plafond peint bleu ciel est placé non pas comme chez nous au- dessus du rez de chaussée mais qui donne aux colonnes qui la soutiennent à la fois de la noblesse et une légèreté élancée.A l'intérieur, les pièces généralement carrées, pas très hautes, donnent par leur construc- motoire qui domine le Potomac coulant lentement entre les ri- que les Américains et les Français discutaient des moyens de libérer ce pays; ce frêne, c\u2019est La Fayette qui l\u2019a planté; cette chambre en face de celle de Washington, sur le même palier, c\u2019est celle qui lui était réservée; voici encore son lit à baldaquin couvert de toile de Jouy à dessins rouges et voici, accroché au mur, son portrait en civil, chapeau haut de forme à poils hérissés et frac à la française, portant haut la tête et d'allure assurée.Dans le salon du rez- de-chaussée, avez-vous remar- noir relevé d'étoiles or et portant en son centre un aigle qui tient dans son bec une banderole avec la devise presque parlante: LV pluribus unum?C\u2019est le roi Louis XVI qui en fit don à Washingtonans de cela, dira-t-on, c\u2019est du passé.sage soit resté imprégné.Il rè- ves couvertes de futaies c'est là qué le tapis d'Aubusson à fond4 Bah! il y a cent cinquante Peut-être! Et pourtant, de ce passé, il semble que tout ce pay- gne sur lui comme un air de fenêtre étroite apercevoir \u2018sans tion même une impression d'intimité.Arrêtons-nous un instant dans cette chambre à coucher où mourut le plus grand citoyen qu\u2019eut jamais ce pays.Tout est resté en état : le lit à colonnes, aux bandeaux et courtepointe de coton blanc qu\u2019orne une bordure à franges, le fauteuil à oreillettes qui avait été celui de sa mère, la toilette à miroir, de style tarabiscoté.don de Genet, premier ministre plénipoten- auprès du nouvel Etat.Au pied du lit, ce coffre à sins tracés en clous de cuivre, coutume de ck siècle, la chambre mortuaire avait été close aussitôt que la dépouille de celui qui y avait vécu en avait été enlevée.La veuve, elle, dut habiter dans la pauvre chambre mansardée, crépie à la chaux, froide l'hiver et brûlante l'été.Que lui importait cet inconfort.puisqu\u2019elle pouvait de sa au-dessus du premier étage, ce, tiaire accrédité par la France couvercle arrondi, orné de des- rappelle les longs voyages de jadis à bord des chariots cahotés.Tout, dis-je, estresté en état.césse le tombeau de celui qu\u2019elle chérissait et dont elle devait, deux ans plus tard, aller partager l'éternel sommeil.1ls dorment maintenant, tous deux, dans des sarcophages de marbre-blanc placés côte à côte.Celui de droite porte au-dessous d'un aigle aux ailes déployées ce\u201d seul nom : Washingtoneffet, étagé sur trois lignes: L'inscription de l\u2019autre est pres- Marthe, consort of Washington.Quelle grandeur dans cette simplicité! Ce matin, il y avait au pied des sarcophages de marbre une couronne aux fleurs toutes fraîches, avec cette carte épinglée : Le maréchal Pés tain.Le vainqueur de Verdun était venu rendre hommage au vainqueur de Yorktown.Par un sentier à pente raide j'ai regagné la route.Le temps avait changé brusquement.Des nuages obscurcissaient la claire lumière du soleil.Le vent qui s'était soudain levé poussait comme des vagues de feuilles mortes, rauges, jaunes ou pourpres, qui déferlaient avec une chanson mélancolique.C'était le premier signe d'automne que je voyais dans ce pays.Traînaient-elles le doute dans leur bruissement, ces feuilles mortes, que je me suis souvenu tout à coup de ce paragraphe d\u2019un message d'adieu écrit par Washington, en 1796 : \u201cQue l'Amérique, y disait-il en substance, se tienne à l'écart des complications européennes\u201d.J.M.\u201cC'est l\u2019été de la Saint-Martin\u201d, disait-on dans nos parages, cet automne, alors que nous y avons joui d'une température execplionnelle- ment belle pour cette saison-ci de l'année.Et, dans la majorité des cas, on ne croyait pas dire si vrai, puisque la fête de Saint-Martin tombait précisément le 11 novembre, jour de l\u2019armistice.La légende veut que par une froide journée d\u2019automne, St-Martin fit la rencontre d\u2019un pauvre i mottié¢ vêtu.Pris de pitié devant la détresse de ce malheureux, il lui distribua sans hésiter la moitié de son manteau, sans s'arrêter à penser aux conséquences de son acte géne- reux.Mais le ciel avait vu ce geste et devait l'en récompenser aussitôt.Le soleil se mit soudain à briller, le vent du nord se changea en quelques instants en uno brise chaude et -parfumée, les oiseaux enmmencèrent à chanter à plein4@e- sier et la nature reprit son aspect que aussi brève.On y lit, en| L'ÉTÉ DE LA ST-MARTN | C'est que suivant une pieuse estival.pelle été de la Saint-Martin les beaux jours de l\u2019arrière-saison.drai pas à l\u2019école demain.Depuis ce temps, on ap- EN CLASSE L'élève.\u2014 Monsieur, je ne vien- CARTES D'AFFAIRES arret rt \u201c& SPECTOR - Avocats Procureurs : Tél.MAin 5100-5101.\u2018 MONTREAL 1 AVIS DE REQUETE POUR DIVORCE que \u2018Dorothy Gertrude Silcock Wild'Hochelaga, province de Québec, épouse de Leslie David Wilson, de ladite cité de Montréal, s\u2019adressera au Parlement du Canada, à sa pro- shaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d\u2019avec son mari, Leslie- David Wilson, courtier de commerce, de ladite cité de Montréal, pour- cause d\u2019adultère.Gordon M.Webster, Avocat de la requérante, Montréal, P.Q.275 St-Jaoques ouest,.AVIS DE REQUETE : -_ Avis est par les présentes donné que Antonio Poliseno, agent d'im- \u2018meubles, de la cité de Montréal, dans Québec, s'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son épouse, Dame Florida Hélène Soubre, dit Saint-Jean, de la cité de Montréal, dans le district de Montréal, province de Québec, pour cause d'adultère.( Daté à Montréal, dans la provin- ve de Québec, ce 15ème jour de décembre 1931.Bercovitch, Cohen & Spector, avocats.- 414 St-Jacques- Ouest, Montréal, Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous In raison sociale de tion au no 3054 Parc LaFontaine, Montréal.I! est imprimé & \u201cL'Eclaireur Inc.\u201d 1723 rue Saint-Denis, Montréal.PE ] vous avez?» L'élève.- Je ne me sens pas bien.Le professeur.\u2014 Où vous sentez- Le professeur.\u2014 Qu'est-ce que vous mal?\u2018 | L'élève.\u2014 En classe, monsieur.x eee wa MeV Agent oe BERCOVITCH, COHEN: Alé rue St-Jacques.Ouestsr Avis est par les présentes donné\u201d | son, de la cité de Montréal, comté .POUR DIVORCE le district de Montréal, province de \u2018 Avocats du Requérant.; -\u2014 _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 .\u201cL\u2019Autorité Enregisteée\u201d, a ses bu- oo reaux de rédaction ot d\u2019administra- - 5 MI ÉTUDE HISTORIQUE tee NOTRE adage ET \u2026 VOL XIX = No 987 CANADA SOUS LA DOMINATION ANGLAISE Voici la seconde tranche d'une étude historique sur le Canada publiée dans \u201cL'Autorité\u201d par M.G.-A.Dumont, de l'Ecole Littéraire, domicilié à 4532 Saint-Denis.M.Dumont avait d'abord traité du Canada sous la domination française; aujourd\u2019hui il aborde cette époque allant de la conquête anglaise jusqu'à la Confédération : - ° * .En prenant possession du Canada, \u2018les Anglais imposèrent d\u2019abord le régime militaire, régime qui ne fut pas Aussi sévère qu\u2019il aurait pu l'être; les premiers adminis- .trateurs, règle générale, s\u2019étant montrés .modérés.De plus, les lois françaises furent remplacées par le droit anglais.Les gouverneurs, aidés d\u2019un conseil dont les membres étaient nommés par eux, prirent en mains les pouvoirs législatifs, exécutifs et judicieux.Comme Jes catholiques refusaient de prêter le serment du Test (1), ils furent exclus de ce conseil.Les gouverneurs avaient été autorisés, aussitôt que la- position du pays le permettrait, à -établir une assemblée législative, mais elle ne fut pas fondée.Les Canadiens français, en raison de l\u2019état qui leur était imposé par leurs vainqueurs, commencèrent une lutte qui devait durer plusieurs années, lutte grande et belle où l\u2019on voit en lice, dans l'arène politique, un petit groupe contre la toute-puissance d\u2019une grande nation.La révolution américaine eut un heureux effet pour le Canada.Dans la crainte de voir les Canadiens prendre parti pour les Américains, le gouvernement anglais fit adopter, en 1774, une loi constitutionnelle désignée vulgairement sous le nom d\u2019Acte de Québec, reconnaissant aux catholiques le libre exercice de leur culte et les dispensant de! prononcer le serment du Test; de plus, elle définissait les limites de la province de Québec, rétablissait les lois françaises, dont l\u2019usage avait été suspendu, et elle créait en même temps un nouveau conseil législatif qui ne devait se réunir, pour la première fois, que trois ans plus tard.A la promulgation de cette loi, les Canadiens prirent plus de confiance en leurs nouveaux maîtres envers lesquels ils s\u2019étaient montrés jusque-là très réservés, Ils en donnê- rent une preuve en refusant de s\u2019allier aux Américains qui se soulevèrent, l\u2019année suivante, contre l\u2019Angleterre et en défendant bravement le territoire, sous les ordres de Guy Carleton.En agissant ainsi, les Canadiens prouvèrent leur reconnaissance envers l'Angleterre qui venait de leur accorder une loi très équitable sous plus dun rapport.En effet, si le Canada, au lieu de soutenir la Grande-Bretagne, avait écouté les appels des Américains, il serait devenu partie intégrante de la grande république et aurait progressé tout aussi bien que les divers Etats qui forment actuellement l'Union américaine.C'est indéniable, une colonie, quelques libre soit-elle, est toujours entravée par le gouvernement du pays dont elle dépend.Les bons effets de la loi constitutionnelle de 1774 furent génés par la conduite arbitraire de lord Haldimand, nommé gouverneur général en 1778.Les Canadiens furent plus heureux avec son successeur, sir Guy Carleton, qui se montra un administrateur clément et juste.A la suite de la rébellion des Etats-Unis et de la conquête de leur indépendance, un grand nombre de (loyalistes anglais quittèrent le sol de la nouvelle république et vinrent habiter le Canada, surtout cette partie du pays qui devait former plus tard la province d'Ontario.Ces , Anglais, réunis à ceux qui émigrèrent directement d\u2019Angleterre, commencèrent à former le noyau d\u2019une nouvelle population qui ne tarda pas à entrer en difficultés avec les premiers habitants du pays.Et ils furent aidés ouvertement, dans cette lutte, par plusieurs représen- _ tants de la Grande-Bretagne.\"EN DEUX PROVINCES \u2026 En face de cette animosité : - (1) Serment auquel \u2018étaient.tenus \u201cles fonctionnaires anglais et dans le- .quel ils déclaraient qu'ils ne :.\u2014 [eroyalent pas à la transbustantiation - et regardaient comme.une.idolatrie \u201cJe culte de la Vierge et: des saints «(Bescherelle).1120 570 .entre les deux factions de la population canadienne, le cabinet anglais craignant de perdre Ja possession du Canada de même qu\u2019il avait perdu celle des Etats-Unis, crut devoir intervenir, en 1791, en accordant une constitution plus libérale que la précédente.Par cette nouvelle éonstitution, le Canada était doté d\u2019un gouvernement constitutionnel, calqué sur celui de l\u2019Angletere, et elle divisait le pays en deux parties : le \u2018Haut et Je,Bas Canada.Les deux provinces avaient droit chacune à un conseil législatif à une chambre de députés élus par lé peuple.Les lois anglaises étaient maintenues, sauf pour la province de Québec où le droit français était implicitement reconnu ainsi que l\u2019usage de la langue française.Dans le Haut-Canada, les francs tenanciers pouvaient devenir, propriétaires de leurs terres, tandis que dans le Bas- Canada la tenue seigneuriale était maintenue, mais seulement pour les terres déjà concédées.Le clergé catholique, souvent méconnu, vit ses droits protégés ; le clergé protestant, des terres publiques.Mais, Je gouvernement anglais se réservait le droit de créer des lois pour régulariser le commerce et la vente des terres publiques ainsi que celui de nommer les conseillers législatifs: en meme temps, il déclarait ces derniers irresponsables envers la chambre populaire.Ces restrictions des plus dangereuses devaient amener, dans la suite, les soulèvements de 1837 et qui curent lieu dans les deux provinces, ainsi que nous le verrons plus loin.Les gouverneurs, dépositaires de l\u2019autorité anglaise, nommèrent donc les conseillers lé- grislatifs et ces conseillers, pour la plupart, furent choisis parmi des hommes on ne peut plus mal disposés envers les habitants du pays.Soutenus par les gouverneurs, ils s\u2019érigèrent en mai- tres, voulurent tout conduire a Jeur suise et refusèrent, en plus d\u2019une circonstance, de redresser les griefs dont les Canadiens se plaignaient et de rendre compte de leur conduite à | l\u2019Assemblée législative.La gestion des finances fut surtout la principale cause qui divisa les deux chambres.En face de cette hostilité, les habitants du pays, Anglais comme Français, s'organisèrent pour la lutte.Tous réclamèrent le droit de dire leur mot dans le choix des conseillers et, en mé- me temps, de forcer ces derniers à faire connaître l\u2019emploi des deniers publics.Quelques-uns des gouverneurs soutinrent leurs conseillers avec toute la force dont ils pouvaient disposer.Sir John- H.Craig alla jusqu'à suspendre e Canadien et à faire emprisonner son rédacteur qui avait déployé, suivant lui, trop d\u2019ardeur dans la discussion.Heurecusement, qu'il s\u2019en trouva qui se montrèrent plus conciliants, tels que sir Georges Prevost et sir John Sherbrooke.LA GUERRE DE 1812 Pendant que ces débats avaient lieu avec le gouvernement.d\u2019une part et les Canadiens de l\u2019autre, une guerre éclata entre l'Angleterre et les Etats-Unis (1812).Cette guerre fut provoquée par la Grande Bretagne qui, sous prétexte de chercher des matelots déserteurs à bord des vaisseaux américains, ne craignit pas de canonner plusieurs vaisseaux américains, notamment le Chesapeake, à bord duquel elle fit quatre prisonniers.En raison de ces outrages, le Congrès avait déclaré la guerre.Les Américains envahirent le Canada sur divers points.Devant lce péril que courait la colonie, sir Georges Prévost demanda de l'aide aux Canadiens pour repousser l\u2019ennemi.Les Canadiens, de même qu\u2019en 1775, répondirent à l\u2019appel et, par des prodiges de valeur, ils repoussèrent les envahisseurs.Le traité de Gand, signé le 24 décembre 1814, mit un terme aux hostilités.A la fin de cette campagne, le Canada était fort épuisé.Cependant, il paya toutes les dettes, vota des pensions aux soldats invalides, aux veuves et aux enfants des soldats tués sur les champs de bataille.Le relèvement du pays fut retardé, malheureusement, par une grande famine causée par de mauvaises récoltes et encore par une épidémie de choléra qui jeta le deuil dans un grand nombre de familles.2° G.A.DUMONT (3; suivre.1 muimére) Cara Fat he ! , .dans notre prochain de son côté, reçut un septième L'AUTORITE, 19 DECEMBRE 1931 mm rer rt \u2014\u2014\u2014 = me | PT ATP OP RE PEU RIE FR 3 IR EE NE I RENE TE A TA CEP LEHI ECP EE ICED LEP EMI EP EDI EGD ZI LEED ED Ld X LPL OBL PT 4D LPL EPL PL EPL EPL CPT EP LEP LEP LEI L ED LEP TEI LEI LEI TEI LAC EI CITI R EP CED LEP EGP ZED ID ED Zed Ed Zed Ld 2 Cr A A AE A EN NE RE » + eT ee vu\u201d y DONNEZ la préférence aux diplomes de nos écoles - we ) 4 .\\ - « so .parle ALSO HE re Hommes d'affaires, banquiers, chefs d'entreprises, employeurs de toutes catégories, qui prévoyez une renaissance économique plus ou moins rapprochée, préparez-vous y dès maintenant.Augmentez dès aujourd\u2019hui vos moyens d'action en accroissant l'efficience de votre personnel.Dès aujourd\u2019hui, songez à retenir les services des diplomés de nos écoles techniques et professionnelles.Il y va de votre intérêt immédiat et futur.| [rr loosest ph ATHANASE DAVID, Secrétaire Provincial.techniques et professionnelles.ORSQU'\u2019IL fonda les écoles techniques et L professionnelles de la Province de Québec, Sir Lomer Gouin avait en vue la formation d\u2019une élite commerciale et ouvrière : hommes d\u2019affaires instruits et artisans spécialisés parmi lesquels nos maisons de commerce et nos établissements industriels se choisiraient un personnel expérimenté, répondant parfaitement à leurs besoins.' L\u2019ambition de Sir Lomer Gouin est aujourd\u2019hui réalisée.Dans toutes les branches d'affaires, dans tous les corps de métiers, des jeunes hommes instruits et des artisans, dont le diplôme officiel de nos écoles professionnelles et techniques atteste la haute compétence, se mettent à la disposition des entreprises commerciales et industrielles.Ils sont prêts à remplir, à la plus grandé satisfaction des employeurs, des postes de confiance.\u201d Il est du devoir et de l'intérét des patrons de la province de Québec de reconnaitre le mérite de ces hommes en leur accordant la préférence.Non seulement ils démontreront ainsi le cas qu'ils font de l\u2019heureuse initiative du gouvernement mais, en collaborant avec lui, ils aideront à promouvoir le sens de la coopération désormais si nécessaire au progrès de la Province et donc au bien-être de notre population.On trouve aujourd\u2019hui dans ces institutions des futurs contremaîtres, des ingénieurs, des administrateurs, des directeurs d\u2019usines, des gérants, des comptables.Nous ne saurions trop insister, dans l'intérêt de la Province et du Canada tout entier, pour renseigner les patrons sur ce fait de la plus haute importance.Nous sera-t-il permis de faire remarquer aux administrateurs, aux gérants, en un mot à tous les employeurs, qu'en se déchargeant sur les diplômés de nos grandes écoles d'une partie de leurs responsabilités, ils travaillent au succès de leurs propres entreprises.Ils s'assurent ainsi les services d'hommes dont non seulement la compétence est reconnue mais dont l'esprit ne diffère pas de celui des autres employés, ce qui n\u2019est pas toujours le cas quand les entreprises recrutent leur personnel spécialité à l\u2019étranger.Il est sans doute difficile de prévoir les conséquences du choix d\u2019un employé.Mais en recommandant aux patrons d\u2019accorder la préférence aux diplômés de nos écoles techniques et professionnelles, nous croyons demeurer fidèles à l\u2019esprit de coopération et de bon vouloir si cher à nos ancêtres.Nous croyons même qu\u2019en Canadiens éclairés, les employeurs contribueront ainsi à fortifier, entre les groupes, la bonne entente si nécessaire à la prospérité du Canada.Les soient à traverser, ont généralement pour heu- crises économiques, si pénibles qu'elles reuse conséquence d'obliger à un examen de conscience national.Les faiblesses de leurs organisations apparaissent de façon plus évidente aux chefs et aux patrons et c'est à ce moment- la qu\u2019il convient de se préparer à la période de prospérité et de progrès matériels qui suit toujours.C'est cette considération, parmi d'autres, qui motive les remarques précédentes.Elles seront sans doute accueillies par les intéressés avec l\u2019esprit de confiance et d\u2019optimisme qui les a dictées.ATHANASE DAVID.SÉCRÉTARIAT DE LA PROVINCE Enseignement Technique - de la Province AUGUSTIN FRIGON, Directeura - Ecole des Beaux-Arts \u2018CHARLES MAILLARD, Directeur.Ra TETE EN PE Le = DE QUEBEC + ni t Hautes Etudes Commerciales de Montréal HENRY LAUREYS.Directeur.Ecole Polytechnique AURELIEN BOYER, Principal.LR RE Jak an SUA S28 RPS 5 Jay Se JP ak SF RVR 22 JPA BE SPAR SF aN BS BAN IE JUOK 2% BPN TT IPS BE ISR IR OU EE NO EE TRE SE NRA NE RE TS XK = eee PE IN I A SE MAINA INU IIE IE NA SI OX 32 JOE 20 JSR 38 Jay 2% JSR TX JOR 2X AMAR BY WX XX LS bh > » \u201cUne \u2018bélle carrière, paisible dans Peffort, et fructueuse \"sans ostentation.\u2014 Les réformes qu\u2019il apporta dans deux départements.\u2014 Création de nombreu- \u2018ses écoles pratiques.\u2014 \" A l\u2019heure grave où le gouvernement de la province de Québec, tient dans ses mains, pour \u201cainsi dire, les destinées des Canadiens francais, par suite de la crise qui déferle à travers le monde, il nous a paru opportun de tracer ici une esquisse biographique du ministre des Terres et Forêts, l\u2019un des membres les plus en vue du cabinet Taschercau.L'hon, Honoré Mercier n\u2019a pas eu une carrière tumultueu- 8e, non.Là-dessus, il a été plus favorisé que son père, dont on se rappelles les luttes épiques.De la carrière du ministrè actuel, ne pourrait-on dire qu\u2019elle se déroule comme un flot paisible entre de riantes rives, gardant toute la transparence de la source dont elle est sortie, dessinant, dans son développement, des courbes adoucies.allant vers le but qui lui est assigné, d\u2019un mouvament uniforme, tout en faisant sur son parcours oeuvre bienfaisante ?C'est en en soulignant les ca- rectéristiques que nous ferons mieux voir l'analogie que cette carrière présente avec le cours de nos rivières si reposantes, si plaisantes à l'oeil et si utiles.Nous ne saurions toutefois omettre quelques notes biographiques essentielles, ni négliger de faire, autant qu'il est en notre pouvoir, le portrait, au physique et au moral, de celui dont nous rappelons à nos lecteurs la carrière.* *« Et d\u2019abord, il est né en 1875, à St-Hyacinthe.centre d\u2019intellectualisme, foyer d\u2019intense action politique.Par son père, qui plus tard devait devenir premier ministre de Québec, par sa mère, Virginie Saint-Denis, il s'apparente aux meilleures familles et traditions du pays, Il hérite d\u2019elles les plus attachantes qualités du coeur et de l'esprit : générosité, droiture, fidélité aux saines traditions, patriotisme ardent et éclairé, urbanisme, netteté du jugement.facilité d'assimilation et de ver- * , Ses premières années, il les passa dans un milieu où du reste son père s\u2019était formé, et à .l'Université Laval.d\u2019où il sort avec le titre d'avocat.Ses loisirs, il les passe dans les solitudes forestières du Mont Tremblant, dans les régions que Monseigneur Labelle a ouvertes à la colonisation, s'intéressant aux travaux des défricheurs et des ouvriers de la forêt, s\u2019habituant à la saine fatigue des exercices au grand air dans les bois, curieux des leçons de choses que sait donner la nature à l'observateur attentif.Avocat en 1900.il exerce sa profession comme associé d\u2019abord de M.Camille Piché, puis de M.Béique.En 1903, il épouse une des filles du poète Fréchette, Jeanne, femme de coeur et d'esprit qui, inlassable, prodigue les trésors de tendresse, de patience, de vaillance que réclame l\u2019éducation de cinq garçons et de cing filles et trouve encore moyen de s\u2019occuper d'oeuvres sociales de bienfaisance et de seconder activement son mari.*« > * À Avant de relater les princi- .paux événements de sa carrière Politique, il siérait peut-être d'essayer une esquisse du portrait que nous ävions promis de faire.Les années, il est vrai.se sont multiplies, mais en se succédant elles n\u2019ont fait, sem- .ble-t-il, que dégager un peu le -, front de l'honorable Mercier, Qu'argenter ses tempes, accroi- , tre son expérience, mûrir son +.talent et allonger la chaîne des \u201camitiés solides et durables qu\u2019il Sétait formée.En somme, au \u201c cours des ans, la portrait n\u2019au- T8 pas beaucoup changé.Voy- Ons-le, du reste, avec les traits que notre inhabile plume a.pu \u2018Petenir et tracer: tête bien fai- >, traits réguliers, courbe nette gu menton, teint blanc: légère- {ment nuancé \u2018de brun, - front NAN Quement coupé.par une meéche de cheveux quelque peu rebelle, des yeux bruns avec une pointe le tristesse, -une.moustache noire, forte, dont les extrémités, n se relevant, lui:donnent-un dr:décidé.és = Quand \u2018il le se\u201cdresse,-il a ! ort_militaire;; du militaire aussi-il montre.la simplicité \u2018impeccabilité dans le \u2018\u2019vêtement.S'il vous advient: de le \u2018voir.dans son: cabinet de tra- vailZou dans l'intimité, obser- 5 ix quil a resque toujours au n.des lev garette \u2018dent il s\u2019est Et dont le\u2019 sommet\u2019 est.obli-.4 1 yj ques la point Ses autres oeuvres.frappant à plusieurs reprises l\u2019extrémité contre son porte-ci- garette, et qui, dès les premié- res bouffées, lui donne une légère quinte de toux.* * .Vous aurez du reste constaté que vous avez été accueilli par une franche poignée de main ou par le plus bienveillant sourire.On dirait qu\u2019il a fait sienne cette règle que Montaigne s\u2019était composée: \u2018\u201cQuand je pourrais me faire craindre, j'aimerais encore mieux me faire aimer\u201d.La bienveillance et la cordialité de son accueil invitent les confidences et les requé- tes.D'une pareille entrevue.le visiteur sort toujours avec l\u2019impression d\u2019avoir causé avec un homme de bonne compagnie.Pour l'honorable M.Mercier, point de différence entre petits et grands, entre miséreux et riches, il sait intéresser et écouter les uns et les autres, et à tous il apparaît comme le ru- type de ce qu\u2019autrefois on appelait l'honnête homme.On le retrouve à l\u2019Assemblée Législative avec les mêmes qualités qu'on a pu observer dans son cabinet de travail.Pas d\u2019éclats de voix, pas de mouvements de passion, pas de gestes de rhéteur.pas de périodes grandiloquentes.Ce n\u2019est pas lui qui suspendrait des phrases enguirlandées aux tribunes de la Chambre.Un discours sobre, poli, persuasif et clair que des gestes modérés.une droite prestance, une parole chaude, mettent en pleine valeur et imposent à l'attention.Au cours d\u2019un débat, il retient les interpellations qui touchent au sujet.mais ne se préoccupe aucunement de celles qui sont nuancées de personnalités.Avec lui, la (discussion reste toujours impersonnelle.Aussi bien, pourrait-il dire de ses adversaires qu'ils ne sont nas ses ennemis, et qu\u2019il ne les tient pas pour tels non plus.dira pas.parce que de ses succès il n\u2019aime pas à faire parade.et qu'il ne recherche pas les faveurs de la publicité.Le mérite sait de lui-même s\u2019imposer.- * * De pareilles qualités deviennent, dans l\u2019arène politique, des armes redoutables, qui assurent une victoire durable à celui qui tout naturellement s\u2019en sert.C'est précisément ce que l'histoire démontre.L'honorable Honoré Mercier fait ses débuts dans les luttes municipales, à Montréal.En 1906, Montréalcentre le choisit comme échevin et lui conserve sa confiance en 1908.En cette capacité d'êche- vin, l'honorable Mercier contribua activement à la réalisation de certaines oeuvres essentielles au développement, à l'aménagement et à la protection de la métropole.En 1907, il avait été élu député de Chateauguay, qu'il représente depuis cette époque à la Législature de Quéec.En avril 1914.il est appelé à succéder, comme ministre de la Colonisation, des Mines et des Pécheries, à feu l'honorable Charles Devlin.Depuis ce moment, il s\u2019identifie avec l\u2019admis nistration de la chose publique.Si, dans cette fonction nouvelle, il a grand souci de voir se développer l'exploitation des mines et des pècheries, s\u2019il prend sous le contrôle de son ministère l\u2019administration du magnifique parc des Laurentides, sa sollicitude va surtout aux problèmes de la colonisation.Il visite les principales régions de la province, s'occupe de rechercher les meilleurs moyens de mettre en oeuvre le programme que son père soulignait d\u2019une nette façon par les mots désormais : célèbres : \u201cEmparonsnous .du sol\u201d.Oui, emparons- nous du sol où la culture est possible, du sol qui puisse garder à notre race sa vitalité et ses étonnantes vertus.À cette époque.le ministère de la Colonisation ne.dispose pas encore entièrement des terres qui peuvent servir;a l\u2019oeuvré:du défricheur, \u2018Au\u2019 dévéloppement de 1a ai \u201c\u201c Atrivé au ministère dé\u201d re minis des Terres et Forêts, en 1919,:l\u2019honorable Honoré Mercier se souvient de cette anomalie.Une:de-ses \u2018premières \u2018 préoccupations est de faire.transférer au ministère de la Colonisation les terres qui: peuvent s'adapter 'à/la cul- \u2018Uire-et aider à l'extension des défrichements \u2018et au développement des paroisses.Ceci fait, il s'emploie dans ses nouvelles fonctions & donner aux questions - forestières \u2018et.hydrauli- a solution.là meilleure; du Il ne le: :{Bénéral.- - La .[C'est enfin .'aménagement | ANY I HON.HONORE MERCIER, Ministre des Terres et Forêts.d\u2019abord que In politique de la création de barrages-réservoirs sur le parcours des rivières, dans le dessein d'accroître la puissance utile de celles-ci, prend sous son régime une plus grande ampleur.On constate aussi que le développement de l\u2019industrie hydro-électrique, conséquence logique des progrès réalisés par l'industrie des pâtes cellulosiques et du papier.et aboutissant d\u2019un programme rationnel d\u2019affermage des chutes d\u2019eau, s'est lui aussi intensifié.Les forêts qui dans notre province sont une richesse naturelle nécessaire.une richesse dont le maintien importe à une foule d'industries.l\u2019industrie hydroélectrique comprise, et dont I'exploitation aide puissamment au commerce et à l\u2019agriculture, les forêts, disons-nous, ont oe- cupé et occupent particulièrement la sollicitude de l'honorable Honoré Mercier.* * * Quelques législations, quelques oeuvres hativement compilées et alignées au fil de la plume le démontrent clairement.C'est d'abord lu loi dite des inventaires, qui en même temps pousse à une connaissance plus complète et plus précise de notre domaine boisé et introduit la possibilité de l'application des méthodes sylvicoles éprouvées.Depuis l'adoption de cette loi, plus de 26,000 milles carrés ont scientifiquement été inventoriés.C'est l'augmentation du bud- \u2018get affecté à l'Ecole d'arpentage et de génie forestier, école où se recrutent les ingénieurs forestiers dont une loi spéciale, plutôt récente.règle et définit les attributions essentielles.C\u2019est une Ecole des gardes, généreusement subventionnée, qui ouvre ses portes, à Berthierville, en vertu de la loi de 1922, a tous ceux qu\u2019attire la perspective d'un travail sain et d\u2019utilité publique en forêt.C\u2019est l'Ecole de papeterie, que crée la même loi à Trois- Rivières, et où se forment des techniciens dans l\u2019art si compliqué de la fabrication du papier de bois.C\u2019est un budget spécial de $100,000 voté pour favoriser l'oeuvre de reboisement et les plantations d'embellissement et d\u2019alignement.C\u2019est la station d'hydroplanes créée à Roberval; ce sont, comme corollaire, les travaux de cartographie et de reconnaissance aériennes exécutés dans différentes régions de la province, dans le dessein de mieux connaître les multiples possibilités de notre vaste pays.C'est la multiplication des réserves cantonales en différents points stratégiques.C\u2019est la création de réserves domaniales où l\u2019industrie pourra, si besoin est.s\u2019alimenter et où l'Etat lui-même pourra, s\u2019il le juge à propos, conduire des exploitations analogues à celles qu\u2019on exécute dans certaines forêts européennes.C\u2019est l'introduction, dans les baux d'affermage, des territoires boisés de certaines conditions qui rendent possible l\u2019érection de fabriques, la création de centres industriels où la main d\u2019oeuvre trouve à s\u2019employer, et.qui règlent l\u2019exploitation de la sibilités.C\u2019est l'établissement d\u2019un service spécial de protection qui, pourvu d\u2019un substantiel budget, peut contre l'incendie, faire une lutte efficace, se pourvoir d'une adéquate organis: à isa: tion \u2018préventive et empêcher -le retoür de'ces calamités si funes- | tes à l\u2019industrie et au.pays en du.parc des Laurentides; de|- |telle\u2019 sorte: que ce: lieu soit un endroit dé- plaisance;\u2018où'le, tou: | riste trouve dans le paysage de quoi.satisfaire son oeil et.son| pé- | is- goût et.où le chasseur et:le cheur trouvent gibier \u2018ét po son en abondancé: Ces ceuvres .si- variées, que Rous avons Enummérées au | fil de \u2018plume, s\u2019alignent sur - cours de la carrière de l'honors- ble Mercier.Elles OS = £3 tl + T4, + + .wy yoo + Tue ; .PURI \u201c \u2018 = L'AUTORITE;:19-[DECEMBRE:1931: © © ~*~ : Te tl > 4 x ge *, ' J 5% se._ ar en Livy - bruit, a leur: tour, suivant un plan défini, elles témoignent de la persistance de I'honorable M.Mercier à servir sa province et son pays, à les servir comme ces rivières au cours tranquille qui, encaissées entre des rives plaisantes à voir, vont leur chemin, en répandant les bienfaits.\u2014\"L'Action Libérale\u201d BILLETS D'EXCURSION POUR LES FETES A l\u2019occasion des fêtes de Noël et du Jour de l\u2019An, le Service des Voyageurs du Pacifique Canadien mettra en vigueur des taux spéciaux d\u2019excursion, entre toutes les stations au Canada, chose qui devruit contribuer considérablement à stimuler le trafic durant cette période de l'année.\u2019 Les réductions offertes au public voyageur sont fort appréciables car, dans certains cas, clles représentent un rabais d'environ un tiers du prix régulier pour l'aller et le retour.Ainsi, cette diminution d'un tiers s'appliquera pour la période entière des Fêtes; c\u2019est-à-dire que l\u2019on pourra se procurer des billets à ce taux les mardi, mercredi et jeudi, 22, 23, et 24 décembre, avec retour valable jusqu\u2019au 4 janvier 1932.Cette concession fait suite à celle qui a déjà été offerte pour les fêtes de Noël et du Jour de l\u2019An, séparément, et en vertu de laquelle des billets aller et retour peuvent être obtenus au taux du plein passage simple plus un quart.L'avantage que comporte ce rabais spécial est bien illustré par le fait que pour un voyage de Montréal à Québec et retour, par exemple, la réduction se chiffrera à plus de trois dollars.Pour la Noël, les billets seront valables à l'aller, les mercredi, jeudi et vendredi.23, 24 et 25 décembre et, par le rethour, seront acceptés jusqu'à minuit le lundi, 28 décembre.Pour le Jour de l\u2019An, les billets seront encore valables à l\u2019aller, les mercredi, jeudi et vendredi, 30, 31 décembre et ler janvier, et au retour, jusqu\u2019à minuit, lundi le 3 janvier.Comme la plupart des établissements de commerce fermeront leurs portes le lendemain de Noël et du Jour de l'An, le congé se prolongera donc dans chaque cas, du jeudi soir au lundi matin.De plus.l'offre de ces billets réduits d\u2019excursion décidera probablement un grand nombre de personnes à voyager en cette oc- casilag.Poir ce qui est des voyageurs de commerce, leurs billets de fin de semaine seront valables à \u2018partir de midi, le jeudi précédent.Noël ou le Jour de l'An, jusqu'au retour le lundi suivant.Le Service des Voyageurs du Pacifique Canadien prévoit donc une grande afluence de voyageurs durant les Fêtes et prend les dispositions voulues pour asurer à tous le maximum de comfort et d'attention.Un grand nombre de convois cireu- leront en plusieurs sections, tandis que des voitures supplémentaires seront attachées à tous les trains ré- quliers.Les élèves, instituteurs et institutrices de nos maisons d'enseignement, qui désirent passer le temps des Fêtes dans leurs familles, bénéficieront aussi d\u2019une réduction dans le prix de leurs billets, mais devront au préalable se procurer un certificat signé de leurs directeurs ou de leur principal.Les billets seront valables à partir du jour de fermeture de l\u2019école jusqu\u2019à la rentrée des classes, après les Rois.forét selon ses pos- ; | père de TE servent à la | *%* EXAMENS Le célèbre Cuvier faisatt passer un examen à un candidat.\u2014 Qu'est-ce qu\u2019une écrevisse?lui Cemanda-t-il\u2014 Une écrevisse, répond avec assurance l'élève, est un poisson rouge qui marche à reculons.\u2014 C'est \u201cà peu peu près\u201d cela, fait observer l'examinateur, \u2018 avec cette différence que l'écrevisse n\u2019est pas un poisson, qu\u2019elle n\u2019est pas rouge ct qu\u2019elle ne marche pas à +eculons!.\u2026.Ne nous contentons pas des \u201cà peu près\u201d si nous sommes sérieux.Nous ne ferions rien de bon.Que rapporterait un chasseur qui tirerait \u201cà peu près\u201d juste?Si votre poche est \u201cà peu près\u201d faute de deux ou\u2019trois points./ Si une mère de famille élève \u201cà \u2018peu près\u201d bien ses enfants; ils ne seront ni obéissants, ni bons, faute de juste sévérité et de vrais principes, \u2018 Si un homme est \u201cà peu près\u201d tobre, cela veut dire qu\u2019il s\u2019oublie quelquefois, Qui en.souffre?Toute la-maison.2
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