L'autorité, 2 juillet 1932, samedi 2 juillet 1932
[" « > Ra Ld .Li ; Len 200 ANNEE \u2014 Ne 1014 WAL se Ce LT tou Cu ' OR LL 4 Coe F SEE PR Bureau \u201cUN MAITRE SOUFFLET AUX .TARTUFES DE TOUT ACABIT CE SERAIT LE RAPPEL PUR ET SIMPLE DE LA PROHI- \u201c7 BITION, A L'ELECTION PRESIDENTIELLE AMERI.CAINE.\u2014 UNE TRAITRICE PURITAINE.\u2026- Alors que la convention républicaine s\u2019était contentée - d'adopter, au sujet de la prohibition, une plateforme hybride, ni sèche ni humide, vieux levain d\u2019hypocrisie puritaine, la convention démocratique y est allée franchement, pour \u2018Le rappel pur et simple de la grotesque loi Volstead, ce dont il faut la féliciter.Cela ne veut pas dire que les démocrates l\u2019emporteront à l\u2019élection présidentielle de novembre, parce que beaucoup d'autres questions se grefferont sur celle-là, pour embrouiller un électorat qui se laisse facilement duper par les faiseurs.On l\u2019a constaté à l'élection de 1928, l\u2019humide Alfred Senith ayant surtout été battu parce qu'il était catholique.I! est même permis de se demander pourquoi ce candidat éconduit s\u2019obstine à revenir sur les rangs.Croit-il sincèrement que le fanatisme religieux a moins d\u2019emprise chez nos voisins qu'il y a quatre ans?Ou s'agit-il d'une rancune personnelle contre Franklyn Roosevelt, qui semble.être le choix logique de cette convention?En tout cas, les démocrates n\u2019ont qu'à persister dans leurs divisions pour perdre, comme la chose leur est arrivée plus d\u2019une fois, une victoire gagnée d'avance.A la suite du vote de 4 contre 1 de la convention démocratique contre la prohibition, le discours prononcé à Paris, il y a quelques semaines, par le général Pershing, commandant des forces américaines pendant la guerre, prend un singulier regain d\u2019activité: \u2018Le peuple américain, disait-il au déjeuner hebdomadaire de l\u2019American Club, est responsable de la situation dans laquelle il se débat: il n\u2019a songé qu'au plaisir, qu\u2019à gagner de l'argent et il n\u2019a point pris garde à ce qui se passait à l\u2019in- téri de ses propres frontières.Lors des dernières élections, moins de 50% des électeurs ont voté: c\u2019était un crime contre la démocratie, contre le gouvernement, contre la nation.Le fameux 18e amendement (concernant la prohibition) n'aurait jamais été voté, sans In négligence et l\u2019indifférence du corps électoral, qui laisse le chemin libre à de bas politiciens.Or, la prohibition est à la base de la corruption actuelle: les gangsters, les bootleggers ont, grâce à elle, gagné tellement d'argent qu\u2019ils ne savent plus qu\u2019en faire.utrefois, on aurait pendu au premier arbre les corrompus « les corrupteurs.+ + Puisse l\u2019Amérique se réveiller au plus t .J \u201cLe général Pershing a aussi déclaré que les \u2018secs\u2019 restés au coin du feu avaient profité de l'absence des combattants pour faire adopter leur doctrine.Aux \u201cretour du front\u201d de rejeter aux gémonies ce poignard qui leur fut planté dans le dos rem votant contre cette loi bonne pour les Hottentots et non pour un peuple civilisé.Ce sera un maitre soufflet appliqué aux tartufes de tous les pays.o SPARTACUS.[ES \u201cGANGSTERS\u201d EN CONVENTION Chicago, 4.\u2014 Avec des balles de revolver comme bulletins de vote.den blanphèmes et des meurtres comme arguments, les gangsters de Chicago ont tenu leur propre convention, pendant que les portes politiques tenaient les leurs On a découvert le cadavre du premier \u201ccandidat\u201d Georges Red Barker, troué de 36 balles de mitrailleuses.Les gangsters se réunirent dans un hôtel du loop, tout près du lieu de la convention républicaine.La \u201cconvention criminelle semble avoir eu pour but de diviser Ia ville de Chicago en deux quartiers de dimensions égales.Un de ces quartiers aurait constitué le domaine exclusif du syndicat Capone et l'autre celui de Barker.\u2018 Moran, qui serait revenu de Ia peur que lui causa le massacre de la St-Valentin lorique sept de ses hommes furent abattus à coups de mi- - trailleuse dans un garage, à exigé que sen nouveau groupe, les jeunes Irlandais, obtiennent une part des revenus illicites du commerce de l'alcool.Dans.une petite ville de Californie, appelée \u201cle Camp des Anges\u201d, vingt mille personnes ont assisté, l\u2019autre jour \u2018à u championnat cu- Tieux: un concours de saut par des grenouilles.L'une de ces dernières de l'espèce nommée \u2018\u2019bueweiser\u201d, qui fit un saut d\u2019ane longueur de plus de - quatre mètres, non seulement l'a \u201c emporté sur toutes ses concurrentes, mais a battu son propre record Be l\u2019année dernière.Car, depuis Ia publication du cé- -Îêbre conte de Mark Twain sar le -saut de la grenouille, le \u201cCamp des Anges\u201d est, chaque année, le- siège _ .:de parellle épreuve.= -\" - .La grenoulile -victorieuse.qui ._- vient d\u2019une ville voisint, Stockton, était atteridue à son arrivée par le \u201c.\u2018Maire.Une garde d'honneur et une \u201cfanfare l'accompagnèrent jusqu'au \u201cNMeu désigné pour l'épreuve, ou- fut \u2018enregistrée cette\u201d performance, *\" s - ae .J 1 Lt a | A CA Es Depuis quelques mois; on rencon- .\u2018gre.quotidiennement, dans les.vies de \u2018Kioto, quatre moines bouddhis- À tes qui chantent pour demander la a ve -charié.+ ts RE Ta : ne t \"past ne Vo.« > =~ de ceux-ci s\u2019approchent et leur adressent un salut en anglais! Ces deux moines sont âgés da vingt-trois et vingt-cinq ans.Depuis qu\u2019ils ont franchi les portes de leur souvent, ils s'appellent Ko-Un ct Moku-Sai.Mais, en réalité, ce sont deux Américains appartenant, de naissance, au culte presbytérien.La religion bouddhiste a ceci de remarquable qu\u2019elle n'est en contradiction avec aucune des grandes religions.Les deux jeunes gens, étudiants, préparent un ouvrage sur le bouddhiame.Il n'ont rien eu à renier pour devenir moines.Ils sont d\u2019ailleurs si heureux de leur sort qu\u2019ils ne pensent plus reprendre la vie mondaine.Leur rêve serait de pouvoir s'installer pour toujours dans Ja\u2019 ville interdite de Lhassa au Thibet, , LES-PIEDS DANS LE PLAT - Quand le général.Pershing : vint à Paris récemment, il eut 1a surprise, un matin, de voir apporter à son hôtel une potite statue équestre de lui-même qu'apportait wn offi-| cler d\u2019ordonnance, du maréchal Pétain, de Ia part de celui-cl._ Le général Pershing admira,: remercia, admira encore, \"\".\u2026 ; : grande ci- in| ci-| maintenant, cest dé servir de \u2018cette trompe pour donner une ultime douche aux derniers \u201csecs\u2019\u2019récalcitrants qui veulent encore Tui servir de cornacs.)-| LE: MARIAGE.UN CRIME?- Quittons pour un \u2018moment le vaste domaine de l'Oncle Sam (aussi vaste en sottises qu'en territoire), et arrivons à la petite Belgique.Voici une perle typographique à ajouter au collier de MM.les typographes, qui en ont déjà un de plusieurs rangées de perles.Elle provient du parc aux huîtres d'une feuille publiée non loin du Manneken Piss: \u201cQuelques jours aprés son mariage, Xdans l'armée, et à l'expiration de son crime.Voilà un journal qu'on - ne saurait, certes, pas taxer de militarisme une fois, savez-vous?Assimiler le mariage à un crime, mais c\u2019est être d'un pacifisme que bien des dames, et des plus an- ti- militaristes, trouveront.outré, même au pays du Manneken Piss! UN POU YANKEE Pour en revenir à nos chers \u201cAmericanos\u201d: \u2014 on sait que le fameux \u201cpou de San-José\u201d un parasite qui nourrit, on ne sait pourquoi, une haine inez- tinguible contre les plants \u2014 a quitté il y a quelque temps, la Californie, pour aller faire conaissance avec la vieille Europe et y retrouver le phylloxera, de lu vigne, et le doryphora, de la pomme de terre, autres solides rejetons entomogéni- ques de la terre du Nouveau Monde.La France a essayé tout d\u2019abord de fermer ses portes au nouveau venu en dressant devant lui ses murailles douanières.Cependant comme il vez naît du pays de Christophe Colomb, cet enfant d'Amérique a acquis droit de cité en la belle France, et il peut, dorénavant, empoisonner à loisir les pommiers de Normandie et de Bretagne.Mais motre jeune explorateur, plein de cet esprit d\u2019entreprise qui caractérise - notre Nouveau Monde, ne s'est pas arrété là.Passant les Alpescomme jadis Annibal, \u201csummdi diligentia\u201d (à toute vapeur, ou sur le haut d'une diligence, comme vous préférerez), il a traversé le Po a la nage, fi et voici qu\u2019il vient de faire son entrée triomphale dans le pays de \u201cl\u2019ex-increvable\u201d, François- Joseph d'Autriche.Il a provoqué là une commotion épouvantable car, depuis qu'on à supprimé tous les champs et vergers pour les remplacer par des usines, il ne reste plus, en Autriche, nt pommes ni poires, et notre \u201cpou de San José\u201d a dû, pour satisfaire son vorace appétit, se rabattre sur les saucisses viennoi- ses et les Wiener Schnitzel.Le résultat, c\u2019est que les habitants de iVenne soni frappés par une maladie inconnue jusqu'ici.Il s\u2019agit de démangeai-|- son internes qui s\u2019é t- à fut.incorporé ; y \u201cde communisme à été écrasé.ñ Traut qu'ils seient vraiment aveuslés| par le but qu\u2019ils se proposent, ces].gens, pour ne pas voir que nous sem- mes arrivés à un degré de civiliss- tion trop avancé pour pouvoir nous adapter à un régime qui ne tient aucun compte de la liberté et de l\u2019initiative individuelles Un régime qui.n\u2019a en vue que des formules abstraites de gouvernement et qui oublie les révendications de l'individu au point que celui-ci n\u2019est considéré que comme un élément d'exploitation; un élément de la prospérité matérielle de l'Etat; un élément qu'on saurait mieux décrire par le titre de : \u201cchair à usine\u201d .car, on ne le répétera jamais trop: l'individu ne compte pas dans le régime communiste.L'individu c'est zéro.Seuls, le dictateur et ses collègues, chiens de garde de la patrie-bagne figurent comme être humain, car ils incarnent seuls l'humanité, c'\u2019est-a- dire la communauté soviétique.-Par conséquent, comme on le pré- outrancier, pour voit, un tel régime abolit d'un seul coup, près de deux mille ans d'histoire.Il fait revivre les temps barbares des empires de Babylone et de Ninive.1}! replonge l'humanité dans les ténébreuses époques de la semi-histoire.Aussi quand les Canadiens viennent en contact avec des individus dévorés par le virus qui a foudroyé Ia Russie et qui semble sur le point de contaminer tout l'Europe, ils se méfient, ils confrontent franchement le danger et d'ordinaire signifient aux pestiférés de déguerpir, car ils comprennent \u2018qu\u2019il vaut mieux prévenir que guérir\u201d.C\u2019est ce qu'ils ont fait dans la campagne électorale de Maisonneuve où ils ont simplement ignorés les trois imposteurs: Binet, Courchesne et Gauld qui se présentaient sous des titres démagogues afin de micux induire les nôtres en erreur.Inutile de dire que les trois adulateurs furent vite démasqués et qu\u2019on a constaté qu'ils présentaient tous les trois des symptômes formels du virus communiste, quoique a4 des degrés divers.En effet, quand on songe que sur 31,467 votes, les trois individus en question, n\u2019ont pas même décroché 1,500 voix pour leurs causes combinées, on peut se permettre de conclure que les nôtres sont trop fortement trempés pour qu'une doctrine aussi guenille que le communisme puisse avoir de l'emprise sur eux, et.cette réflexion est d'autant plus à propos quand on songe que nous traversons en ce moment une crise qui affecte douloureusement notre province, et que par conséquent, l'ouvrier surtout, qui se voit sans ouvrage et sans moyens personnels de subsistance, semblerait, nous dit-on, \u201cune proie facile aux apôtres qui préchent le renversement de l'ordre social au profit du prolétariat\u201d.Ailleurs, il est vrai que l'évangile du nouveau fanatisme fait de très grands progrès, le coran ne s'est-il pas répandu dans moins d'un siècle, sur un bon gros tiers de la surface terrestre et qu\u2019est-ce que cela prouve sinon qu\u2019il y aura toujours des esprits assez simples pour absorber n'importe quelle bêtise qui se puisse concevoir; car il semble qu\u2019une notable partie du genre humain, étant incapable de réflexion, soit vouée par un sert funeste, à a toutes les va- Fiétés de Pillogisme, ' Mais chez nous grâce à Dieu, mais tout l'estomac et intéressent surtout, grâce aux saines traditions qui se sont implantées lentement même les deux intestins.Sous {mais profondément dans l'âme de l'influence de cette excitation | nos pères et qui continuent à former intérieure, les musiciens tzi- Te caractère et la mentalité des nô- ganes jouent, paraît-il, avec un entrain doublement \u2018endiablé et l'on a vu pas mal de gens; pour apaiser ce feu intérieur, essayer, après une valse de Strauss, de boire les flots bleus.du Danube, ce qui, nous assure- t-on, ne contribuera pas peu à envenimer .encore il'épineusé Théophile, notre fidèle correspondant.qui, tel le Juif-Er- jrant; ne s'arrête jamais de par- courif la-boule ronde, nous \u201c|écrit de\u2018 la: Ville lumière \u2018 que, suivant en cela l'exemple des {, | Américaines: éonscientes.et af- « | franchies les Parisiennes adoptent de plus en plus l\u2019alimen ta- .: : (tion artificielle pour:les \u2018æour:lsi -| rissons.\u201cOn:ne voit.plus désor: ots | mais, sur \u2018les bancs des Champs] se Tuileries, : ces), |nourriées \u2018girondes et à la'itéte | EE Elysées, ok des.née, qui faisaient - ne | enruban la \u201cA joie et Padmiration de nos \u201cini!| été litaires\u201d.Om wapergoit plus ,| ces adeptes.d'une aéronautique cn spécidle \u2014 entretenant : ns cop oo A tres, nous.pouvons prétendre avec près à l\u2019abri de la contagion morbide qui accumule des victimes chez presque tous les peuples.Notre .inébranlable attachement aux deux grands partis.politiques du pays est la plus sûre garantie de notre sécurité, et cette vérité ultime est telle- i! | ent bien comprise per le peuple \u201cFINIES LES- NOURRICES! I j ter.Quoi?~ Ne sont-ce pas ces 56 mes pires, mows mous détourne- ions d'eux peur suivre le premier venu! Nous répudierions l\u2019œuvre|.qu'ils/neus ont laissée au\u2019 prix: mé- me de e Jour sang! Nous les \u20ac «Tout egla g dis ruet à remplace pe outeilles Thermos ours de [RECOMMANDATION FAITE AD CLERGE PAR us| DINARE DE SELOKNER DES PIÈGES mn TERRE, SAINT-JACQUES SE PERD DANS| , antécédents de M.von | LES SABLES ET SAINT-CABRIEL À SOMBRE|™ r|orgueuil que nous semmes à peuli w'il n\u2019est pas nécessaire d'y insis-|- deux partis qui furent lez ouvriers| .: des pages glericuses od notre his- ER toire constitutionnelle; quoi, après] : - les.dures luttes qui ont immortali-|- «| 60,000 i $85,000 DANS LES MINES.\u2014 LES DEFICITS.LU .On nous assure que des instructions sévères sont parties de l\u2019archevêché, enjoignant à MM.les curés du diocèse de Montréal et à leurs vicaires de délaisser à l\u2019avenir les affaires financières pour consacrer tout leur temps aux choses spirituelles.Les mésaventures arrivées à de nombreuses fabriques et dont la liste croît de semaine en semaine ont engagé notre Ordinaire à prendre cette mesure, et il n°y a pas de doute que cet exemple sera suivi, s\u2019il ne l\u2019est pas déjà, dans tous les diocèses de la province de Québec, car il n\u2019y a pas que le diocèse de Montréal qui ait été atteint par la tourmente.Celui de Joliette a été très durement frappé, et celui de Saint-Hyacinthe l\u2019avait été bien auparavant.On assure même que certaines caisses paroissiales de ce dernier diocèse ne sont pas dans une position enviable.Dans plus d\u2019un cas, qu\u2019il s\u2019agisse de fabriques, de caisses paroissiales ou oeuvres charitables, on assure que les ecclésiastiques impliqués ont été victimes de leur inexpérience on affaires.On ne peut être à la fois théologiens, éducateur, banquier, financier, commerçant et politicien.Il paraît que la politique, tant fédérale que provinciale et municipale, serait aussi l\u2019un des domaines autour desquels on viendrait de érier: \u201cCasse-cou!\u201d au clergé, dont plus d\u2019un membre a été compromis par les \u201choudistes\u201d, alors que ceux-ci poursuivaient leur courte marche à l\u2019étoile.ST-ETIENNE EN SUSPENS Les demandes de renseignements affluent à nos bureaux concernant la faillite en suspens, comme une épée de Damoclès, de la fabrique Saint-Etienne, affaire qui ne cesse de passionner Po opinion publique, sans doute parce qu\u2019elle est la première en date et la plus retentissante dans ce qui menace d\u2019être la lamentation histoire des fabriques de notre diocèse.Il semblait tout d\u2019abord que Poffre de $200,000 en règlement final sur un total de $615,000 de réclamations mais depuis le refus des porteurs de billets de l\u2019accepter, la politique de la fabrique semble être de multiplier les délais, encore les délais, toujours les délais.Si quelques créanciers à lä fois prenaient des poursuites, peut-être que cela précipiterait une issue.Seulement,.la plupart de ces créanciers, déjà presque ou complètement ruinés par les prêts consentis à l\u2019ex-curé Brodeur, ne sont guère en état d\u2019entamer des procédures coûteuses.D\u2019autant plus que vu les procédures dé- ja entamées et la complexité de cette affaire, la possibilité de retirer quelque chose de ce gouffre devient de plus en plus nébuleuse.Bref, on peut dire que Saint- Etienne est actuellement entre ciel et terre.SAINT-JACQUES S'EMBROUILLE Saint-Jacques paraît s\u2019embrouiller à son tour.Des comptables sont encore à examiner les livres, mais comme la comptabilité en usage ne ressemble à aucune comptabilité connue, leur besogne n\u2019en est que plus difficile, d'autant plus que l\u2019ex-curé Henri Gauthier n\u2019est pas là pour fournir les explications voulues.Le déficit, à l\u2019heure actuelle, paraît-il, dépasse $200,000 avec une tendance à à la hausse.Pour faciliter la besogne, il aurait mieux valu imiter l\u2019exemple du comptable commis à l\u2019examen des livres de cette fabrique de Saint-Jean, Notre-Dame Auxiliatrice, qui a demandé par \u2018l'insertion d'annonces dans les journaux que les créanciers fassent connaître le montant de leurs\u2019 réclamations.Beaucoup de créanciers restent éncore inconnus.Comme les livres ne font aucune mention de ceux qui se sont présentés, il est à présumer que beaucoup d\u2019autres se présenteront encore, ce qui aggravera d\u2019autant plus le déficit.Plus d\u2019un créancier de Saint-Jacques a fait parvenir ses remerciements a \u201cL\u2019Autorité\u201d d\u2019avoir signalé le fait que fout n\u2019allait pas pour le mieux dans cette fabrique.Faut-il d\u2019autres preuves que ce n\u2019est pas en imitant les tactiques de l\u2019autruche qu\u2019une fabrique arrangera ses affaires?Mieux vaudrait au contraire connaître tout de suite le total de ses obligations, afin que créanciers et francs-tenanciers sachent a quoi 8 \"en tenir.SAINT-GABRIEL iT LES MINES pondance e \u201cTAutorité) \u201cSaint-Gabriel de Brandon, 1er juillet.\u2014 II sclate causée par sa trop grande confiance dans les mines.La Jay Copper Mine à elle seule aurait emporté de de ses disponibilités.Sa photographie parut un jour dans la \u201cPatrie\u201d.On l\u2019y:voyait à côté du | promoteur\u201d de cette mine, situés nou loin d'Amos, dans| PAbitibi.Ce promoteur se servit ensuite de cette photographie ef de I article dithyrambique qui l\u2019accompagnait pour faire tomber dans-le panneau: .\u2018: des mines mr A a de Ÿ .x ae RL 2 A se Le 2 TeT 1e S \u20ac so a a -CLERCÉ PAR L ji \u2018 bo Be \u2018 \u2018 DRE be Be \" a Les: Bd 7 , JP +, h re ; \u201cantécédents du ER \u2018 .Li ym dût bientôt être suivie par une autre plus considérable; _ Lorde and Gentlemen\u201d.à tous les yeux maintenant que la déconfiture financiè- Æ re: de l\u2019ex-curé de la paroisie, le chanoine Pauzé, a \u2018tél.Joliette et del.Chancolier \u2018nie la maîtrise des mors n ont fait quelque bruit.idemment, ils so ncurieux les antécédents de M.von Papen.En 1915, il était attaché militaire d'Allemagne à Washington et il y fit scandale.N'est-ce pas lui qui, lorsque 1a nouvelle du coulage du \u201cLusitania\u201d parvint aux Etats- Unis, donna un somptueux |! souper & New-York?Le comte Bernstorff présidait et, au dessert, on choqua les verres pleins de champagne et on s\u2019é- \u2014 A la fin de la maîtrise des mers! N'est-ce pas lui qui organisa, commandita, diriges les attentats qui eurent lieu un peu partout aux Etats-Unis, dans les usines de munitions, le long -des voies ferrées, et où de pauvres diables trouvèrent la mort?N'est-ce pas à lui qu\u2019un beau matin de décembre 1915, M.Robert Lansing, alors secrétaire d\u2019Etat, fit remettre un passport avec un sauf-conduit, sans autre explication que d\u2019avoir à quitter immédiatement le territoire américain \u201cpour avoir noué des relations avec des personnages suspects et participé à leurs actes coupa- N'est-ce pas à cause de lui que le président Wilson se rendit en personne, au cours de ce même mois de décembre 1915, devant le Congrès et lut un message ou étaient flétris les procédés dont s\u2019était servi l\u2019attaché militaire d\u2019Allemagne ?Et n'est-ce pas, dans ce message, qu\u2019il alla jusqu'à s\u2019écrier : tels êtres devraient être anéantis.N'est-ce pas sur lui que, à Falmouth, les autorités anglaises, lors de son retour en Allemagne, saisirent des documents établissant qu'il payait de sa caisse les gens chargés aux Etats-Unis de faire sauter les ponts et dérailler \u2018 les trains, dans le voisinage des usines de munitions?.\u201cOn nous racon teaujourd'hüui que l'ambassadeur des Etats- Unis a Berlin est quelque peu estomaqué d\u2019avoir à entretenir des rapports avec un chancelier qui se\u2019st livré aux actes énoncés plus.haut en Amérique.Mais cet excellent ambassadeur se fera une raison avec \u2018le temps, comme se sont fait une raison tous ses collègues qui entretiennent avec le comte Bernstoff, à Genève, les rapports les plus cordiaux.Un jour viendra où on lui offrira a diner.Ce jour-là, si M.von Papen a du tact, il prendra simplement soin de ne pas arborer sur son habit I'Aigle rouge de de classe avec couronne et épée que Guillaume II lui octroya, en février 1916, pour le récompenser de ses bons et loyaux services à Washington.On nous raconte aussi que la presse anglaise est sévère.Le \u201cTimes\u201d l\u2019est, en effet.Mais pas le reste de la presse, et un commentaire du \u201cFinancial News\u201d, de Londres, débute en ces termes: \u201cLa nomination de | fé.M.von Papen a créé une.impression favorable dans la Cité\u201d.Tout ce que la Cité, en effet, demande, c'est qu\u2019on Jui décongèle ses crédits.et qu'on lui.permette de faire: \u2018des affaires.Le reste n's \u2018guére d\u2019importance.Nous vivons, en somme; : à une époque\u2018où les antécédents des gens ne signifient plus grand'chose.Leun lourdeur ne les ressert pas.Au contraire.Si le vieux Dieu des Allemands Jui prêtent vie, le kaiser pourra très bien remonter sur le trône: Et M.Ramsay.Mac- Donald ira lui faire visite même temps que de sa.\"elle voix grave et profnde, il:h sran-|.guera: ses conseillers:.\"My.: \u201cde > tradition d'attribuer au médecin \u2018anglais Jenner.a: première | tentative: de \u2018vaccination: et: hospice de.Gênes a une\u2018statue \u2018de Monteverde \u2018réprésentant Jenner * explrimes: de, mal 1776, ©.Ha 5 \u201cOr l'on vient de bovine, dans.cimetière de Worth Fatravers CE rétour des trépassés?.L'hono- : rable\u2019 Troshi aurait-il \u2014 \u2018bonne, lo; ble officier naval en-itre langue et.sait vi \u201d coeurs La ville, d'Haïphons, a aux premiers mois de 1905, connut une animation et une prospérité singulières.C'était le moment où l\u2019escadre française des mers de Chine, alors riche en matériel et en personnel, se trouvait immobilisée dans les eaux tonkinoises par le naufrage du beau croiseur \u201cSully\u201d, uel venait de se rompre les reins à la baie d'Along.Pour le tirer de là, on voulut réaliser l'impossible - \u2018ce qui n'est pas à recommander.Mais un typhon d'automne, noircissant le ciel tout en éclaicissant la situation, disloqua en petits morceaux ce qui restait de l'épave et mit fin au dessein chimétri- que de ses saigneurs.Haïphong, port de la baie d\u2019A s\u2018était donc transformé du- fait des circonstances, en un vrai Toulon d\u2019outre-mer, C'est de là que partaient les entreprises de secours; c'est Ji que les permissionnaires affluaient à la fin de semaine et que demeurait en permanence une flottille nombreuse de contre-torpilleurs.Les hotels de la ville hébergeaient quantité de résidents maritimes que des épouses décidées à tout, même à un joli cvoyage, étaient venues rejoindre jusqu\u2019au Tonkin.Et pourquoi donc un séjour inauguré sous le signe du malheur n\u2019aurait-il pu, puisqu\u2019il se prolongeait, s'affranchir peu à peu d'une règle trop sévère?cas, de l'enseigne -de vaisseau C\u2019était bien l\u2019avis, en tout R., du contre-torpilleur \u201cFrancisque\u201d, jeune officier auquel sa parfaite connaissance de la langue japonaise avait valu le brevet d\u2019interprète et facilitait le contact de la colonie nippone d'Haïphong.Quand il apparaissait, comme presque chaque soir, chez l'honorable Iroshi, pâtissier confiseur et parfait homme du monde et qu\u2019il y rencontrait, rassemblés sous le kimono, un cénacle de.fide- les, les plus aimables \u201cSayonara\u201d! et les plus: bruyantes' ags- pirations, sifflant entre \u2018les dents, lui souhaitaient une:ié- férente' \u2018bienvenue.Or, au mois de mai 1905, époque où se place ce récit, la guerre russo-japonaise qui \u2018durait depuis un an entrait dans une phase décisive.La flotte de = l'amiral Rodjestvensky, | ; long troupeau patiemment conduit sur les mers froides ou chaudes, avait déjà quitté les côtes d\u2019Annam, enthousiasmée par l\u2019approsche du combat.Quelle flotte! Et quel chef !:On allait bien Wir.Pourtant, depuis qu\u2019ils s\u2019étaient évanouis vers le Nord, on ne savait plus rien des Russes, plus rien\u2026 Où naviguait- elle l\u2019armada aux lourds panaches, où cherchait-elle la bataille?Cruelle incertitude qu\u2019alimentaient, \u2018sans l\u2019éclaircir, les commentaires hasardeux des états-majors de l'escadre français, toujours prisonniers dans leur Haïphong surchauf- Le soir du 29 mai, vers les huit heüres, l'enseigne R.et deux de ses camarades: franchirent le seuil d\u2019Iroshi et frou- vèrent le logis brillamment illuminé: Il-y avait là Tsutui, le marchand de soie; Nagoto, l'expert-comptable; Imasé, le géomètre et méme, abandonnant un instant la profession, à leur idée fort licite, qu'elles n'auraient exercée en France que sous la condamnation.du mépris public, quélques jeunes personnes échappées d\u2019un immeuble voisin.-: Tout ce moride |: donnait les signes d\u2019une vive allégrésse et se.congratulait, parmi.les théières.: 6 5, \u201cFêtes-vous l\u2019anniversai- te de l\u2019empereur?:ou l\u2019O Bon, affaire-\u2014 gagné la lôterie?qe Nullement, seigneur Tegtenant, répliqua\u2019 le maître de la maison.Nous fêtons bien.misérablement, entre Japonais, la la viètoire de nos armes.\u2018deux.jours de combat, la go russe \u2018a; été envoyée au fond, bas.plus.tard qu \"hier; dans de détroit : de Téou-Shima:; $ \u201cAh! Vous doutez, vous \u2018riéz sl vous \u2018levez.les bras au.ciel | Voyons, \u2018pourquoi abuserais-je tel gue vous, Frenne fire dans nos ignorés?oVus êtes le Francais, dans Hal ; tout proche : {passé depuis.longtemps, hélas 0 u EAL 5 n y a.quarante ans ce molec que 1 a compagnie Salada empaqustsit a première livre de thé, dans un petit.= |: édifice très modeste sur la rue Front \u2026 .à Toronto.Fondée en 1892 par f£ Co I'Honorable Peter Larkin, cette\u2019 mai , Ee = son progressa rapidement et: dès 1895 une succursale était établie à Montréal.Deux ans plus tard, on Le envahissait le marché américain : om ouvrant un bureau à Buffalo.Se ; Dans l\u2019est du Canada, comme.ailleurs, 1a popularité du: Thé \u201cSALA- | DA\u201d augmenta très vite.\u2014 de Québec son nom se fit bientôt connaît: Co tre dans les Provinces Maritimes, ob la \u201cqualité\u201d est considérée de pré févence au prix et, de là, à quantité de pays étrangers.Des entrepôts pour.lc mélange.et l'empaquetage du Thé \u201cSALADA\u201d devinrent une nécessité à différents endroits stratégiques, bien avant les anticipations.de 1a compagnie.- 1).existe aujourd'hui, & 1a mémoire du: \u2018fondateur; trois des plus: :.grands et plus modérn esentre to au monde, destinés exclusivement à l'empaquetage du\u2019 thé, \u2014 situés\u201d.A Toronto, Montréal et.Boston a acène du\u2019 \u201cthé\u201d mémorable qui -précipita la uGerre Révolutionnaire).Le marché \u201ccanadien: était alors.contrôlé par les \u2018thés de Chine et du Japon \u2014 les plus veñdus étant des _, thés de Chine de qualité inférieure.: Ces thés étaient vendus dans des caisses exposées à Pair, A la poussière, à l'humidité,\u2018à toutes sortes d\u2019odeurs, ctc., tous les facteurs aidant à la détérioration du thé.En Angleterre, qui était et est encore le pays od \u201cYon voit le plus de thé\u201d, les thés de Ceylan et des Indes dey.haute qualité avaient pratiquement - remplacé les thés de Chine, et Monsieur Larkin supposa que les\u2019canadiens eux aussi préféraient ces thés - plus fins.Il intraduisit done un mélange de thés des Indes et de Ceylan pour consommation dans notre continent.Plus tard, il conçut l'idée d'empaqueter le thé:dans des paquets d'aluminium, scellés, afin que le public le reçut intact, avec toute sa saveur et fraîcheur non affectées par l'humidité ou les odeùrs étran- - gères, ete.-Cc pas révolutionna Je marché dés thés sur ce continent, oui 11: cherch aensuite : un nom A \u201cdonner à son produit: \u2018ot décida- de: Lap: - peler: \u201cSALADA\", no ure, vieil le plantation- de thé atx Indes: ne.restait.plus alors \u2018qu\u2019à : faire con: naître son thé au.public et Ja\u2019 meils.leure et plus économique façon d\u2019ar- - Tiver-à ces fins était bien la voix de la presse, et à partir de ce jour les journaux furent son -plus grand moyen de réclame.Il s\u2019efforça toujours de donner au public la meil- 5 leure qualité possible pour le prix, ; et ensuite d\u2019annoncer autant que - possible.Son oeuvre est aujour- - .:\u201d d'hui le thé en -paquet le plus: popu~ | laire dans l'Amérique du\u2019 Nord.ey \u2018 Œ.ms DE CITRON : \u201cLa scène est dans une auberge îta- CL lienne.Plusieurs clients déjeunent.Comme plat du jour, il y a du beef- .steak, et, avec le bcefsteak, les Italiens prennent du jus de citron en grande quantité.Ce Malheureusement, - il.n'y a qu\u2019un\u201d Ps tout petit citron.II\u2019 \u2018faut donc.qu'il.ur serve pour tout -le monde, \u2018Mais, so avant que le citron ait fait le: \u2018tour, : '|des tables, il\u2019 y a \u201clongtemps\u201d qu\u2019il / est à.sec.Alors,\u2019 \u2018un! homing À.lériorme tac: ture et aux: poings.gigantesques es.saié de \u2018faire sortir du \u2018malheureux citron quelques gouttes.nouvelles.i nl presse et presse l'écorce, mais en\u2019 vain: le fruit\" ne contient.plus: rien: \u2018Cependant, à côté de lui, est assis: un petit homme malingre et chétif, =.Quand \u2018le géant a terminé ses ot forts inutiles, il prend à son tour le citron, le presse, et, \u2018miracle en.sort.du jus et encore qu.jus.\u201d ol C \u2014 \u2018Bravo! fait alors le géant, avec une admiration sincere, oVus Hes.\u2018plus; \u2018fort: que \u201cmoi, je l'avoue.Et pourtant, Je m'appelle \u2018Primo Cair- \u201c\u2019Qu\u2019est-ce à dire?interrogea et |B 9 des les révérences échan-| pourquoi \u2018vous \u2018aurais-j ma-porte amicgle?.;.\u2014 :* A défaut de I\" enseigne Rr.par l\u2019allée des cyprès, ses deux compagnons, encore.vivants, certifieraient.l'aventure.\u2018 seul Francais\u201d, avait: dit Ire: shi: rien de.plus exact.= Ul simple - enseigne de \u2018valasen c'esoir-là, se trouva mieux in formé que son-amiral et près de quarante-huit \u2018heures avant.lui.\u201c11 est: vrai que Pannonce: d'une\u2019 \u2018retentissante victoire est.| facile à maquiller sous- l\u2019a: hare rence télégraphique la nocente et que notre "]
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