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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 29 août 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1936-08-29, Collections de BAnQ.

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[" REDIGEE EN COLLABORATION EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 23e ANNEE \u2014 Ne 1117 Fondation d\u2019un troisième \u201cÀ QUAND CETTE ABOLITION DU CONSEIL LÉGISLATIF ?M.Duplessis mis au défi de l\u2019accomplir.\u2014 Traités de \u201cvieil- 7 lavds malfaisants\u201d.\u2014 Historique de cette institution.\u2018 L'administration \u201cduplessiste\u201d remplira-t-elle sa promesse de remplacer le Conseil législatif par un Conseil économique ?L'hon.J.-C.-E.Ouellet, conseiller législatif, l\u2019en a défié l'autre soir en déclarant qu\u2019il l'était pour l'éternité .Comme chacun le sait, le Conseil législatif existait, à peu près tel qu\u2019il est aujourd'hui, avant la Confédération.C\u2019est \u201cprobablement par les soins de Sir Georges-Etienne Cartier qu'il a été consacré par l'Acte de l'Amérique britannique du Nord.Sous l\u2019Union, le Conseil législatif du Bas-Canada se composait de 24 membres à vie, choisis par le gouvernement.Plus tard, sous la pression des politiciens, on décida que les Conseillers législatifs seraient élus par le peuple.Ce régime ne dura pas longtemps, cependant, et, depuis 1867, de par la charte fédérale, les Conseillers sont nommés par le Gouverneur en Conseil ,et, sous les réserves prévues par la loi, inamovibles.} En 1897, lora de l\u2019avènement du parti libéral à Québec, la députation ministérielle se divisait quant à l'opportunité de maintenir-le Conseil législatif.Plusieurs députés libéaurx s'étaient engagés à voter son abolition.Aussi, avant de retourner devant l'électorat, en 1900, l\u2019Assemblée.populaire discuta longuement cette question, puis vota une résolution H-m LES HOMMES A LA LESSIVE Un musée de Chicago expose les coutumes du matriarcat, la ou la femme domine l'homme et en fait son .domestique.Au \u201cField Museum\u201d de Chicago, une miniature de village malais (et qui même a nom: Menangkabau) évoque les sociétés matriarcales, qui ne sont pas complètement mortes sur ce point de notre machine ronde, la presqu'ile de Malacca, au sud-ouest de l'Asie.Le matriarcat n\u2019est autre chone qu\u2019une coutume en vertu de laquelle chez certaines peuplades primitives, les femmes donnent leur nom aux enfants et exercent une autorité prépondérante dans la famille.C\u2019est du féminisme en action, le droit de vote étant inconnu aux Malais.Au premier plan, devant les classiques greniers à riz, les hommes s'empressent aux besognes qui leur ont été dévolues.ls ne sont, en effet, que des domestiques .supérieurs, si l'on veut, \u2014 faisons-leur cette concession \u2014 Mais sans le moindre droit de dis- çussion, Ja moindre voix au \u201cchapi- fre\u201d.Car ce sont les femmes qui gouvernent et détiennent l'autorité fsuprême, non seulement en leur foyer, mais même à la tête des villages.Tandis qu\u2019elles commandent et lé- giférent, édictent lois et coutumes.leurs époux, comme d'ailleurs leurs frères et leurs enfants mâles, font le ménage, la lessive, la cuisine.Une salle commune leur est réservée pour la prière en commun et les repas.Îls doivent s'estimer heureux de n'être pas traités comme les mâles chez les abeilles, chassés de la ruche ou tués lorsqu'ils ont rempli leur rôle de fécondateurs.Jadis plus répandu, de par le monde, le matriarcat avait pour base la maternité elle-même: C'était à la femme, agent principal de la famille, puisque auteur toujours incontesté de la naissance, que l'enfant appartenait en propre.De là à disposer de lui comme elle l'entendait et à considérer le père comme un simple accessoire, il n\u2019y avait qu'un pas et qui fut bientôt franchi.Le seul défaut du système était de confier précisément à l'être théoriquement le plus faible de la famille le sort des enfants et leur sauvegarde.Ft le patriarcat (autorité masculine) se substitus presque partout au matriareat, devenant le groupe social élémentaire, reportant les responsabilités sur celui qui était, au moins physiquement, le plus fert, done le plus aple à résister dans ln lutte pour la vie.Len féminiates se plaisent à répéter que si les femmes dominaient le monde, il n'y aurait plus de guerre.Ceci n\u2019est pas démontré, car l'on voit à l'heure actuelle en Espagne senoc- ras et senoritas courir au combat avec encore plus de fureur que les mâêles.Depuis des milliers d'années, la bête humaine, malgré la radio et le cinéma, ent restée la même, MISTIGRIS.LA DISTRACTION DE NM.PAUL GOUIN L'omission d'un paragraphe, dams netre édition du 22 août, un voile de mystère our l'article intitulé: \u201cPas un miracle mais ume distraction\u201d.Nl s'agissait de l'arrivée de M.Paul Gouin une heure en retard, au bureau de l'efficier rapporteur, le comté de L'Assomption.M.Paul Geuin, selen sen journal, la \u201cProvince\u201d, aurait alors déclaré : \u201cSeul un miracle pouvait m\u2019empêcher d'être candidat et ce miracle n\u2019est produit.\u201d Nous croirions plutét à une distraction.A moins que M.Paul Gouin n'ait eu la moindre idée d'être candidat, ce qui était comcevable dans les circonstances, sen deux ad- \"Male pourquel parkes de airacie ais pourqu r mira dans une affaire Faun minime importance?FIGARO GRIPPE Un élégant jeune homme traine uno mauvaise grippe depuis plusieurs jours.\u2014 Avec une toux comme la vôtre, dit le docteur qui le soigne, vous devriez absolument vous abatenir de fumer, de boire froid et d'aller au bu- Teau pendant quelque temps.beak md trie simple: Je, - ) \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d MONTREAL, 29 AOUT 1936 \u2014p\u2014\u2014\u2014\u2014 qe += IL EN EST FORTEMENT QUESTION À QUÉBEC, PARMI LES AMIS DE MM.HAMEL ET GRÉGOIRE, ET À MONTRÉAL, OU IL Y A AUSSI DES MÉCONTENTS.\u2014 ALLIANCE AVEC LES LIBERAUX?\u2014 QUE VEUT LE MAIRE HOUDE?| (Du corr.régulier de \u201cL'Autorité\u201d) i Québec, 29.\u2014 Les manifestations contre M.Duplessis, qui ont eu lieu cette semaine au Château Frontenac et à l\u2019Hôtel du Gouvernement, auront des suites beaucoup plus graves qu\u2019on ne pense généralement.Il est aujourd\u2019hui question ni plus ni moins que de la fondation d\u2019un troisième parti à la Législature.Parmi les 76 députés de l\u2019Union Nationale, on calcule que de 50 à 55 sont d\u2019anciens libéraux dont les attaches avec un tory comme M.Duplessis ne sont pas aussi fortes que celles de vieux conservateurs.Tout le tapage en faveur de l\u2019entrée du Dr.Philippe Hamel dans le ministère desservira plutôt celui-ci, car M.Duplessis ne peut évidemment point en passer par l\u2019injonction d\u2019une foule qui crie : \u2014 I faut que le Dr.Hamel devienne ministre! Fait curieux, cette foule se composait en grande partie de jeunes garçons de 16 à 20 ans.Ils étaient les mêmes qui, l\u2019hiver dernier, pendant les jours les plus troublés de la session, étaient toujours prêts à marcher sur l\u2019Hôtel du Gouvernement.De nombreux groupes de jeunes gens furent aussi embauchés pendant la campagne électorale pour aller \u201cbriser\u201d les assemblées libérales.Que les mêmes \u201cjeunesses patriotes\u201d se retournent aujourd\u2019hui contre leurs anciens maîtres, c\u2019est un signe des temps.SEPARATISME ET FASCISME Le Dr.Hamel et son copain le maire Grégoire ne s\u2019étaient pas contentés d\u2019exiger de M.Duplessis qu\u2019il expropriât \u201cdans les 48 heures\u201d la compagnie Beauharnois, ce qui, d\u2019après les calculs du premier ministre, aurait exigé $70,000,000, mais ils demandaient encore qu\u2019on leur servit sur plat la tête de l\u2019hon.Honoré Mercier, président de la Commission des Eaux Courantes.Très courageusement M.Duplessis défendit cet ancien adversaire contre l\u2019exigence de ces nouveaux émules d\u2019Hérodiade et de Salomé.Le Dr.Hamel et le maire Grégoire sont ce qu\u2019on appelle des \u201cmauvais coucheurs\u201d.Auraient-ils d\u2019abord été en bons termes avec M.Duplessis, aussi entier qu\u2019eux dans ses opinions, qu\u2019ils ne pouvaient le demeurer longtemps.Avec cela que nous voyons peu le nouveau premier ministre dans le rôle d'un farouche ennemi des trusts.Sa caisse électorale était trop bien ali- re re et RITE : 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL.: FRONTENAC 1233 BUREAU mr Abonnement : $2.50 par année parti: - 1 / [7 AST Pl _ TTT do 0 me SI J - @ Cr Ail < ~\u2014 À N ge - CAMILLIEN (au petit page de l'hôtel Mont-Royal, où il a ses appartements).\u2014 Tu le vois, mon gas, je ne crains pas de sacrifier dans ton intérêt de citoyen mon beau mobilier et mon plus beau salaire de $12,000 comme maire de Morial!.Nous parlons ailleurs de la bataille d'opéra-comique de Châteauguay.Adressant la parole à ses braves secteurs du comté de Montcalm, M.D.-A.Lafortune, dont les images oratoires sont restées célèbres, s'écriait: \u201cLorsque j'aperçois vos beaux champs, vos belles maisons, vos beaux troupeaux, votre belle rivière, je me dis: Pourquoi la bataille de Châteauguay n\u2019a-t-elle pas eu lieu ici?\u201d Ce bon D.-A.était un orateur fort pittoresque qui eut son heure de célébrité, tout comme Thibault-lesgrands-pieds.Ne nous imaginons pas, cependant, que beaucoup dc nos grrrrrands orateurs d'aujourd'hui va- mentée au cours de la dernière campagne pour l\u2019avoir été par l\u2019obole du pauvre.; Une assemblée a été convoquée pour dimanche soir | au Manège Militaire par M.René Chaloult, après le; maire Grégoire le plus fort soutien de M.Philippe Hamel.M.Chaloult vient d\u2019être élu député unioniste dans Kamouraska.Non seulement il en a contre les trusts, mais il en a de plus contre l\u2019élément anglais.Il trouve épouvantable que M.Duplessis ait nommé trois ministres de langue anglaise.Il est \u201cséparatiste\u201d, c\u2019est-à-dire partisan d\u2019une province de Québec libre de tout lien britannique.Il ne cache pas non plus ses sympathies fascistes.On voit par là que le troisième parti, s\u2019il est fondé, renfermera plusieurs nuances d\u2019opinion.ALLIANCE AVEC LES LIBERAUX Plus d\u2019un député du district de Queébec a promis son adhésion au Dr Hamel.On compte aussi sur plusieurs mécontents dans d\u2019autres districts, soit qu\u2019ils n'aient pas été nommés eux-mêmes ministres, soit que leurs amis aient été laissés de côté.Dans le district de Montréal, par exemple, il y a M.Anatole Carignan, député de Jacques-Cartier, qui avait déjà engagé son secrétaire, et il y a M.Hortensius Béique, député de Chambly, qui était aussi certain de contrôler la Voirie qu\u2019un homme peut l\u2019être.D'après une rumeur, M.Duplessis aurait promis des portefeuilles à pas moins de 27 aspirants.On con- coit qu\u2019il lui était impossible de les satisfaire tous, même en augmentant le nombre des portefeuilles.Maintenant, la démission soudaine de M.Camillien Houde, maire de Montréal, a-t-elle quelque chose à faire avec ce mouvement?Nous ne le croyons pas.M.Houde n'aime pas M.Duplessis, mais les Hamel et les Grégoire n\u2019aiment pas plus M.Houde.Le maire démissionnaire, en somme, n\u2019a pas plus de chances de devenir leur chef qu\u2019il n\u2019a de chance de devenir chef du parti libéral, autre rumeur mise en circulation.Le troisième parti ferait-il alliance avec les libé- |raux?Pas au début, c\u2019est certain.Plus tard, c\u2019est possible.En supposant qu\u2019il puisse se dispenser de l\u2019appoint libéral, ce parti aimerait certes mieux s\u2019emparer à lui seul du pouvoir.S'il n\u2019est pas assez fort pour triompher seul, il devra nécessairement contracter alliance avec les \u201crouges\u201d pour renverser M.Duplessis, lequel, élu par une formidable majorité, se trouverait quelques FLAMBEAU lent mieux qu'eux au point de vue de I'enchainement des idées.=\u201c * * Le jury de Louiseville a recommandé la disparition des passages à niveau à la suite de cette tragédie qui fit trois douzaines de victimes.Sans doute parce qu'il siégeait en présence des parents des victimes, il ne s'est pas enquis pourquoi tant de garçons de 15 à 20 ans se promenaient en camions.au cours de la dernière campagne, pour aller interrompre les urateurs libéraux.Les victimes de Louiseville faisaient-elles partie de cette troupe d'interrupteurs qui opéra dans le» comtés de Maskinongé, Joliette et Berthier.Preuve a été faite que trois bouteilles de whisky avaient été absorbées avant le départ pour le retour.mais combien en fallait-il généralement pour échauffer l'enthousiasme des jeunes pour l'Union Nationale et faire croire au public que le parti libéral était si impopulaire que ses orateurs étaient partout conspués?® *£% * Le général Goering, connu notamment pour ses grandes chasses, surtout a l'homme, vient de décrèter que les chauses à courre.avec chevaux et chiens, seront dorénavant interdites en Allemagne.La raison qu'il en donne est que la chasse pra- tiguée dans de telles conditions est .déloyale vis-a-vis des animaux poursuivis.Et les Juifs donc, traqués comme des bêtes fauves en Germanie, Qu'est-ce qu'en fait le loyal Goering?I les verrait étranger jusqu'au dernier qu'il esquisserait un sourire de \u201cpur Aryen\u201d.Pourtant, c'est le même Goering que certaines de nos feuilles nazo-fascistes posent comme un héros.Tw ww A- propos de Zinovieff, l'ancien \u201cOeil de Moscou\u201d, qui vient d'être fusillé pour avoir comploté la mort de Staline, de concert avec les hitlériens, i! nous souvient que les tories anglais remportèrent une victoire sur les travaillistes, avant 1930, en se servant de son nom.Une lettre fut fabriquée.soi-disant écrite par Zinovieff, invitant les travaillistes à établir un gouvernement soviétique en Angleterre par un coup de force.11 n'en fallut pan plus pour soulever un électorat jaloux de ses libertés.La fraude fut ensuite découverte et, comme toujours laissée impunie et triomphante.«x w Avons-nous trop d'avocats?comme le prétend Me George H.Montgomery, membre éminent du LE SUICIDE DE L\u2019OFFICIER JUIF ALLEMAND FUERSTNER {Une autre cochonnerie des Boches.\u2014 Brillant organisateur du Village Olympique.\u2014 Mort en Prussien.Berlin, 29 \u2014 la reconnaissance envers ceux qui ont pu leur rendre quelques services, si importants soient-ils, est la moindre des qualités de ces bons Allemands, dont les balourdises aux récents Jeux Olympiques de Berlin ne re comptent plus.Au cours des événements sportifs qui se déroulèrent, le capitaine Wolfgang Fuerstner, officier de l\u2019armée allemande, avait été chargé de l'édifiration du Village Olympique et de son admi- nistralion, juste hommage à ses qualités nettement supérieures, bien qu'il füt de sang juif.Mais sitôt les jeux terminés, il fut démis de l\u2019armée boche précisément pour cette dernière ruison.Le brave officier, déçu et évidemment dépité, préféra se jlamber la cervelle, euivant la mode prussienne, en enlevant son uniforme militaire ct en endossant dee vétements civils.Le plus curieux, c'est la contrudiction des rapports émis de trois sources différentes sur les causes du suicide et la façon dont la mort se produisit.Ainsi un officier de l'administration du Vülage Olympique déclara que le capitaine Fuerstner s'était tué dans un accident où son au- *omobilr alla se jeter sur un arbre, sur le route d'Hambourg.Une autre version est.celle du ministère de la Guerre, qui parut dans le \u201cVoelkischer Bocbachter\u201d.sous la signature du.licutenant-général Keitel ct rédigée comme suit: Le 1% août, le capitaine Wolfgang Fuerstner, du ministère de la \u201c\u2019Tuerre du Reich, est mort de façon inattendue.Nous avons perdu en lui un officier loyal, énergique ct fidèle et un camarade courtois.Sa mémoire sera tenuc en konnesur\u201d.Enfin, un communiqué du ministère de la Propagande du Reich annonça que le capitaine Fuarstner était mort en se tirant une balle dans la tete.Deux autres morts violentes furent en méme temys signalées.Les faits suivants expliquent la situation: Le capitaine Fuerstner mit fin à ses jours mardi soir, après avoir été informé qu'il était retranché du service militaire actif, parce qu'il n'était pas d'origine purement aryenne, c\u2019est-à-dire qu'il avait du sang Juif.La menacc de la retraite forcée du capitaine était suspendue au dessus de ga tête, comme une épée de Damoclès, depuis déjà quelque temps.M erut neammoins que les services rendus à son pays, en réussissant pleinement dans la construction ct l\u2019organisation du désormais fameux Village Olympique, écarteraicnt cette même menace et lui épargneraient l\u2019humiliaïion d'être chassé de l'armée.TI s'était trompé.HN est évident que dea ordres avaient été donnés aux journaux de ne rien dire de la mort de ce fonctionnaire.Aucux re parlu de suicide et pas un ne fit l'éloge d'un honvne dont l'oeuvre était si constructive.Jusqu'ici, tous les officiers d'origine non aryenne ont été éliminés de l'armée et durent même quitter le service longtemps avant le capitaina Fuerstner, Comming ce dernier etait une compétence reconnue, le aminis- tére de la Guerre passa outre à ses origines pour le temps des Jeux Olympiques.On n\u2019avait alors aucune inclination a persécuter les Juifs devant les étrangers venus en grond nombre.FABLE Le vieux docteur Guéripas meurt et Va tout droit au Paradis.C'est saint Pierre qui se dérange pour aller lui ouvrir la porte.Lorsqu'il aperçoit le nouveau venu au seuil de l'immense porte dorée, il s\u2019écrie : \u2014 Ah! c'est vous, cher docteur ?Le docteur Guéripas s'incline avec dignité.M.P.DE PATRICK EST CANDIDAT À LA MAIRIE Le mouvement en faveur de .|leurs clients trop peu nombreux.la candidature de M.P.De Patrick à la mairie s'accentue.Plus de 16,000 noms figurent maintenant sur les listes signées en faveur du candidat, M.De Patrick ouvrira bientôt officiellement sa campagne.\u2014 Mon cher docteur, continue ssint Pierre, vous avez toujours été un bon garçon sur la terre.vous avez naturellement droit au Paradis.Mais Je ne peux quand même pas vous laisser entrer par la grande porte.Prenez donc, si cela ne vous ait rien, le petit escalier de service \u2014e qu'ils devront nécessairement voler Non, si ces hommes de loi veulent orienter leur vie profsesiennelle vers les carrières où l'an à descin de leur \u2014\u2014P\u2014 EEE EE qui est réservé aux fournisseurs, _ + +4 patate entrainement particulier.Hors du cadre des professions libérales, jusqu'ici, l'ignorance crause régusit tres majestueusement VULCAIN. oe D Ville LaSalle, 29.\u2014 Ce n'est pas teujours intérensant de faire la courbette devant quelqu'un, pas plus qu'il ne convient de lui faire grise mine, parce que le sort des armes l'a fovorisé.C\u2019est pourquoi nous croyons que Ville LaSalle ne retirerait aucun profit d'être à couteaux tirés avec M.Carignan.Ce dernier n'a pas besoin dé\u2018nous, mais nous en avons besoin.N a été élu pour un terme de cing ans a la Légisiature de Québec et s'il obtient l\u2019entier appui du comté de Jacques-Cartier, sa voix ne portera pas dans le désert.Il appartient donc à Ville LaSalle de lui accorder son plus cordial appui, mais d'autre pert M.Carignan doit mettre ses tancoeurs de côté et nous aider.Nous -pourrions peut-être lui indiquer, en comité, comment il pourrait y parvenir.La question d'armexion de la Commission Scolaire Catholique est encore sur le tapis.M.Doré nous a nettement déclaré qu\u2019il avait besoin de nous.Pour que nous puissions continuer à progresser et à attirer des imdustries, il faut nous laisser les mains libres.Quelle attitude M.Carignan prendra-t-il à cet égard et en quoi cela intéressera-t-il Lachine?Les obligations à 59 de la Commission Scolaire Catholique de Ville La Salle ont été vendues à 101, cette semaine.C\u2019est un beau témoignage, Nous pouvons rivaliser avantageusement avec Ontario, et La- Salle et Lachine sont tout indiqués.i coir.rég.de \u201cL'Autorité\u201d) \u2018(From the reg.cor.of \u201cL'Autorité\")\u2019 Ville LaSalle, 29.\u2014 Ît-is very hard to eat \u201cHumble Pie\u201d and be the last over the fence, but it will do no good to LaSalle to keep up stupid animosity.Mr.Carignan does not need us and we need him.He is in Quebec for five years and if he gets the whole backing of the county of JacquesCartier we will have waste a voice.It is up to LaSalle now to give whole hearted support to him, but it is up to Mr.Cariguan to forget and help us.Let him call us to his councils and tell us in what way he thinks we should go and in what way he will help.The question of the Roman Catholic School Commission annexation has again come up.Mr.Doré has been quite frank in saying that he needs us.If we are to continue to grow and attract industries, we must, as we have always said, try to be left alone.What stand will Mr.Carignan take in this and where will Lachine come in?Our Roman Satholic School Commission 5% bonds of LaSalle, sold this week at over 101 (enough said).If we want to compete with Ontario, LaSalle and Lachine are the first places.The government must then put us in a position to attract industries.RANDOLPH.Le gouvernement doit en conséquence mous mettre en mesure d'attirer des industries.RANDOLPH.QUE M.DUPLESSIS FASSE UNE © PLACE AU MAIRE CARIGNAN Quand bien même il devrait élargir les cadres de son cabinet.\u2014 Les titres du maire de Lachine à plus de reconnais- (Du corr.rég.de \u201cL'Autorité\u201d) Lachine, 29.\u2014 Notre qualité de vieux conservateur en politique nous permet de donner notre opinion sur la composition du nouveau cabinet Duplessis.Il est vrai que, depuis quelque temps, pour des raisons plutôt personnelles, nous avons dû ra- ientir nos activités dans l'intérêt de la cause conservatrice, mais cela ne nous empêche pas d'être reconnu comme tel.A tout le moins, nous prétendons y avoir plus droit que l\u2019hon.Joseph Bilodeau, qui était en- © core libéral en novembre dernier et qui fait partie d'un cabinet conser- väteur neuf mois après, pour l\u2019unique et simple raison qu'il a vaincu le premier ministre libéral Godbout, dans le comté de L\u2019Islet.\u201cC'est parce que Tous avons tou- \"jours été conservateur, que nous ressentons encore plus l'injure qui vient d'étre faite par M.Duplessis à M.Carignan en n\u2019appelant pas le maire de Lachine au sein de son nouveau cabinet.Ce dernier avait plus d\u2019un titre à une plus large part de reconnaissance de la part du premier ministre.La population du comté de Jac- ques-Cartier réclamait plus pour le maire Carignan que la publication de sa photographie comme ministre probable.Elle voulait un portefeuille pour lui.Ceci aurait constitué non seulement une marque de reconnaissance pour les services que M.Carignan a rendus au parti conservateur, mais le comté aurait été aussi assuré d\u2019une large part des faveurs qu\u2019accorde généralement un parti au pouvoir.OPINION D'UN \u201cTIEDE\u201d Un conservateur \u201ctiède\u201d de Lachine, en réponse à une protestation que nous formulions à cet effet, répondit que M.Carignan ne méritait rien du parti; qu\u2019au cours de sa vie publique comme maire ou échevin de Lachine, il a eu affaire à des adversaires de paille; qu'il n\u2019a à son crédit rien qui vaille et qu'\u2019enfin, s'il a été ignoré par M.Duplessis, dans la formation du cabinet, c\u2019est \u2018qu\u2019il serait responsable de la construction du Stadium qui n'a été d\u2019aucun avantage pour la ville de Lachine.Ce sont tous la des enfantillages.Ce même conservateur \u201ctiède\u201d à même ajouté que si Carignan n'a pas été créé ministre, c'est que depuis quatre ou cinq ans, il aurait grandement évolué dans ses opinions; qu\u2019il ne serait plus le même Carignan de jadis; qu'aujourd'hui il adore ce qu\u2019il a brûlé et brûle ce qu\u2019il a adoré; et qu'enfin, il est beaucoup plus à son aise à côté d\u2019une Reine des Sports, que d\u2019une présidente des enfants de Marie .Il ævait été déjà dit, ce nous semble, que William Tremblay ne serait pas ministre et conséquemment, nous espérions que le poste irait à M.Carignan, évidemment plus en vedette que le député de Maisonneuve.Le poste de gouverneur de la prison de Bordeaux aurait mieux convenu à ce dernier, mais un Joustic pince-sans- rire prétendit que lorsque William Tremblay irait à Bordeaux, ce nc serait peut-être pas à titre officiel.UN DEVOUEMENT Mais passons ., D\u2019aucuns voudront savoir les titres du maire Carignan À un poste de responsabilité ministérielle.En voici quelques-uns: Pendant trente-cinq ans de vie publique, M.Carignan s\u2019est dévoué corps et âme à la cause conservatrice, sans même recevoir un liard de récompense, ce qui contraste avec le traitement accordé à l'ex-maire Viau, qui fit toujours, lui, de la politique, à son profit personnel.De plus, en trois circonstances différentes, le maire Carignan fut candidat du parti conservateur dans le comté de Jacques-Cartier et ce n'est que cette fois-ci que le sort l\u2019a favorisé.Dans deux occasions précédentes, il dut supporter seul le coût de deux Élections, sans recevoir un seul sou de l\u2019organisation conservatrice.Il n'en demanda pas non plus, préférant défrayer les frais de la lutte à son propre compte.Ce sont là des sacrifices qui militaient un autre genre de considération que celui dont il a été gratifié par son chef, le premier ministre Duplessis.Les conservateurs du comté de Jacques-Cartier, à l'unisson des électeurs d\u2019autres comtés de Québec et des environs, ne cesseront donc de demander que justice soit faite à M.Carignan.Nous ne cesserons donc de prier, tant que le ministère ne sera pas suffisamment augmenté en nombre pour y inclure le maire de Lachine.FELICIEN UNE RÉGION INFERNALE 2.\" Vaste lac de sel dans le désert - \u2018Au Colorado.\u2014 Phénomenes atmosphériques.\u2014 Une soif imextinguible.; _ Un-peu au gord \u2018de la fron- tire mexi ¢aine, dans le désert \"du Colorado, s'étend un vaste lac de sel desséché de près de © 7.500 hectares.La surface, d\u2019u- \u201cCine blancheur de neige, étin- : - delle-au soleil d\u2019une manière si intense qu\u2019i] n\u2019ést'pas possible y: fixer le regard.Ce'lac, qui n'est qu\u2019à la sur- Ace, est nourri_ par.de nombreuses sources qui.jaillis- \u201csent des montagnes voisines ; \u201chorrible chaleur qui règne l'eau superficielle et il en.résulte une croûte de\u201916 a 20 uces d'épaisseur.-.\" Te Cette couche de sel est ex- A Une grosse charrue roues sillonne: sans ; (dents \u2018du se et.ung tastig des Indiens et des Japonais, mais les Japonais ne peuvent étre employés que pour coudre les sacs à sel.Seuls, les Peaux Rouges indigènes peuvent supporter, pendant un très petit nombre d'années d\u2019ailleurs, un régime aussi meurtrier.Tous le paient de Jeur santé, sinon de leur vie.Les microscopiques particules salines qui flottent constamment dans l'air, leur \u2018donnent ,une soif dévorante qu\u2019ils .cherchent vainement à apaiser.Le terrible effet d\u2019une cha- vé par le reflet éblouissant de très | cette nappe de sel.Dans cette | étrange contrée, on remarque de nombreux phénomènes at- est une \u201c\u2018fata' organa\u201d.qui:fait lucinés de ces malheureux la sants, de superbes cités; et le clair .de-.lune, de son.côté, transforme la: plaine.blanche re\" leur torride est encore aggra-| : mosphériques.La plus bizarre| flotter devant les regards hal-| vaine image.de: champs floris- | et figée,-en un gigantesque |.- suaire, où les moindres acci-|.- aol revêtent-un rellef |: Au nombre des compagnies étrangères ayant des propriétés dans la Catalogne, qui vient de se constituer province autonome, est la Ford Motor.En haut, l\u2019usine de la Ford Motor.En bas, une vue du port et de la ville de Barcelone.» L\u2019ARMEE ETHIOPIENNE Vu que l\u2019armée éthiopienne, après un assez long stage d'inactions, semble se réveiller, nous consulterons une autorité sur les affaires de ce pays, M.Henry de Monfreid, à propos du ravitaillement d\u2019une telle armée.Voici ce qu\u2019il en dit: Aucune intendance; les soldats vivent sur le pays, et les esclaves, des femmes, suivent pour préparer la nourriture et porter le matériel nécessaire.Cet état de choses ne saurait être modifié malgré tous les efforts des instructeurs européens.Car il est certains travaux, certaines manipulations qu\u2019un homme ne doit pas faire sous peine de déroger.Par exemple aller chercher de l'eau, écraser le grain, faire I'injira ou l\u2019hydromel.C\u2019est là une question de moeurs contre laquelle avec ces illettrés fanatiques et superstitieux, aucune discipline ne peut avoir d\u2019effet.On pourrait, me direz-vous, changer la nourriture, donner par exemple du biscuit et une boisson plus transportable que le talla ou le tetch.Un étranger qui n\u2019a jamais vécu parmi le peuple éthiopien peut seul avoir de telles illusions.Un Abyssin a besoin de son talla où se trouve le ghécho, plante enivrante à laquelle il est accoutumé depuis l'enfance, comme il l\u2019est à l\u2019injira et berberi.Essayez donc un peu de supprimer le pinard et Je caporal à nos poilus en leur of- frant en échange du sirop de groseille et le chewing gum, vous verrez si la discipline en viendra à bout.I! faut donc une seconde armée de servantes et d'esclaves pour reconstituer partout les conditions essentielles du foyer abyssin.L\u2019habitant du pays, de gré ou de force, fournit la matière première, bétail, miel, grain, et abandonne sa maison à la horde insolente des esclaves.Dans ces conditions, une province envahie par les soldats se trouve épuisée en moins de huit jours et il n'existe aucun moyen assez rapide pour \\ être efficace.d'amener du ravitaillement, surtout si l\u2019on tient compte que cette armée a fait le vide derrière elle sur tout le territoire où elle est passée, en faisant main basse sur tout ce qui était à sa portée.Toutes ces, raisons me -font dire qu\u2019il n\u2019y a pas d'armée abyssine, il y a tous les Abyssins armés ayant chacun leur fusil et leur ceinture garnie de cartouches.Une fois cette ceinture vidée, le combat doit êtr.fini.Ceci, évidemment, n\u2019est qu\u2019une figure mais elle exprime la véritable situation.RETOUR DE VACANCES \u2014 Mu femme n\u2019a pas voulu revenir avant d'être bronzée .alors maintenant, moi, je suis désargen- tél \u2014z\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 2 Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL'Autorité Enregistrée\u201d, a ses bureaux de rédaction et d'administration au no 3954 Parc Lafontaine Montréal.I! est imprimé à \u201cL\u2019Eclaireur de Montréal Inc.\u201d, 1725, rue Saint-Denis.| VISIONS D'HORREURS.et hallücinations.\u2018| LA GUERRE, C'EST L'ENFER ! | Comment la civilisation peut-elle accepter pa: démence?\u2014 Délires \u201cQue des peuples civilisés, à notre époque de progrès, aoient assez fous pour se laisser entraîner dans des | guerres auxsi féroces que stupides, c'est l'un des étonnements de tout homme intelligent dénué de passions raciales ou autres.Dans \u201cLa Peur\u201d, Gabriel Chevalier, écrivain français ayant participé à la Grande Guerre, nous brosse cel horrifiant tableau des suites d'une bataille : +66 .Quelques heures après avoir été blessé, à mon réveil, la cave où j'ai été transporté est pleine de blessés qui crient.Toutes les couchettes sont prises.Leurs occupants épuisent la gamme des intonations de la douleur et du désespoir.Certains sentent venir la mort et luttent contre elle farouchement, avec des imprécations et des gestes frénétiques.D\u2019autres au contraire, laissent partir leur vie en un mince filet de fluide, avec des soupirs étouffés.D'autres exhalent des gémissements rauques, réguliers, par quoi ils bercent leur souffrance.D'autres implorent pour qu\u2019on les soulage; d\u2019autres pour qu\u2019on les aide à en finir.D\u2019autres appellent à leur secours des êtres que nous ne connaissons pas.D'autres dans le délire, se battent toujours, poussent d\u2019inhumains cris de guerre.D\u2019autres nous prennent à témoin de \u2018leur misère et nous reprochent de ne rien faire pour eux.Quelques-uns invoquent Dieu, quelques-uns s\u2019en prennent à lui, l\u2019injurient, le somment d\u2019intervenir s\u2019il est puissant.A ma gauche, je reconnais le jeune sous-lieutenant qui commandait notre section.De sa bouche molle sort une plainte monotone et faible de petit enfant.11 agonise.C\u2019était un brave garcon et tout le monde l\u2019aimait.DEBRIS MONSTRUEUX La place manque.A terre sont affalés des malheureux, des blocs boueux surmontés d\u2019un visage hagard, empreint de cette atroce soumission que donne la douleur.Ils ont le regard brisé et psalmodient le chant lugubre monté des profondeurs de leur chair.L'un a; une mâchoire fracassée qui: pend et qu'il n\u2019ose plus toucher.Le trou hideux de sa bouche, obstruée par une langue énorme.est une fontaine de sang épais.Un aveugle muré derrière son bandeau, lève la tête vers le ciel, dans l'espoir de capter une faible lueur par le soupirail de ses orbites, et retombe tristement dans le noir de son cachot.I! sonde le vide autour de lui en tâtonnant, comme s\u2019il explorait les parois visqueuses d\u2019une basse-fosse.Un troisième a les deux mains emportées, ses deux mains de cultivateur ou d\u2019ouvrier, ses machines, son gagne-pain, dont il disait probablement pour prouver son indépendance :\u2018\u2018Quand un homme a ses deux mains, il trouve partout du travail.\u201d Elles lui |manquent.déjà pour souffrir.pour satisfaire ce besoin si naturel, si habituel, qui consiste à les porter à l\u2019endroit douloureux, qu\u2019elles serrent afin de calmer.Elles lui manquent pour se tordre, se crisper et supplier.Celui-là ne pourra plus jamais toucher.Je réfléchis que c\u2019est peut-être le plus précieux des sens.On a apporté aussi un débri humain si monstrueux que tous, à sa vue, ont reculé, qu\u2019il à étonné ces hommes que plus rien n\u2019étonne.J'ai fermé les yeux; je n\u2019en ai que trop vu déjà, je veux pouvoir oublier plus tard.Cela, cet être hurle dans un coin comme un'dément.Notre chair soulevée nous suggère qu\u2019il serait généreux, fraternel de l\u2019achever.Tout ce qui est mort est in- différent.S\u2019attendrir serait s'affaiblir.Un major pensif, surmené, et privé de moyens médicaux, circule à travers les rangées.Il réconforte comme il peut, avec des paroles bourrues, et montre ses galons aux plus crédules pour les persuader qu\u2019ils s\u2019en tireront.On devine sa lassitude; il sent l\u2019alcool dont il use pour se soutenir.Et il est tellement sillonné d\u2019éclaboussures sanglantes que son sourire, qu'il voudrait doux et ferme, parait cruel comme celui d\u2019un bourreau.HALLUCINATIONS Avec le soir, les cris redoublent, le délire s\u2019empare de nous.La température là-de- dans est très élevée, l\u2019atmosphère irrespirable, chargée de l\u2019odeur fade du sang, des pansements souillés, des excréments.Je suis affaibli, la té- te tourne, il me semble que cette cave m\u2019oppresse, me descend sur la poitrine.La fièvre me prend, me secoue, m\u2019hallucine.Elie dresse devant moi une barricade fulgurante, un bû- cher où flamboient des hommes bleus et gris, qui ont des visages de cadavres ricanants, des mâchoires privées de gencives, comme le masque de Neuville-Saint-Vaast.! lancent à la tête des grenades qui les couronnent d'explosions.Le nuage dissipé, à moitié décapités, sanguinolents, ils continuent de se battre avec acharnement.L'un a un oeil qui pend.Pour ne pas perdre de temps, il tire la langue et le gobe.Un autre un grand Allemand, a le dessus du crââne ouvert; le cuir chevelu fait charnière et retient l\u2019os qui ballotte comme un couvercle.Au moment où il manque de munitions, il plonge la main dans son crâne, en retire la cervelle et la jette à la figure d\u2019un Français qu\u2019elle enduit d\u2019une bouillie répugnante.Le Français s'essuie et furieux entr\u2019ouvre sa capote.Il déroule ses intestins et leur fait un hoeud coulant.Il lance ce lasso au cou de Îls se \u201c| Ge contrat et le Gevie et se procurer la pat; sern comet l'Allemand, lui met son pied sur la poitrine, et penché en arrière, suspendu de tout son poids, l'étrangle avec ses boyaux.L\u2019Allemand tire la langue.Le Francais la tranche avec son couteau et la fixe à za capote avec une épingle anglaise, comme une décoration.Puis arrive une femme qui allaite son enfant.Elle détache l'enfant de son sein, le pose au sommet de la barricade où il grésille.La femme se retire tristement en gémissant: \u201cAh mon Dieu, comment cela est-il arrivé ?* Alors accourent les ordonnances.lls placent dans un plat de campement l'enfant rôti à point, comme un cochon de lait, et emplissent de pleins seaux de sang, qu\u2019il emportent pour la popote du feld-maré- chal, qui prend l'apéritif dans le lointain, en observant le champ de bataille avec des jumelles à prismes et en bâillant parce qu\u2019il a faim.La barricade s\u2019effondre, et il n'y a ni vainqueurs ni vaincus, parce qu\u2019il ne reste plus que des cadavres.Me voici en première ligne, dans un petit poste, armé d\u2019une mitrailleuse.Soudain, un papillon noir,.taché de rouge, voltige au-dessus des fils de fer.J'ai la consigne de tuer ce papillon.Je pose le doigt sur la détente et je le cherche dans un cran de mire.Tout à coup, je comprends cette chose terrible: ce papillon, c\u2019est mon coeur.Affolé j'appelle le sergent et je lui explique.I] me répond: \u201cC\u2019est l\u2019ordre ! Tuele ou tu seras fusillé !\u201d Alors je ferme les yeux et je passe des bandes, des bandes pour tuer mon coeur.Le papillon vole toujours.Survient le général qui se met en colère: \u201cQui est-ce qui m\u2019a foutu un conscrit si maladroit! Moi, je le descends du premier coup !\u201d D'un étui de peau humaine, il tire un revolver tout en or.Il vise et il tue mon coeur.Je pleure.J'irai chercher le pauvre papillon noir cette nuit, en rampant.LA GUERRE FINIE?Et maintenant, je suis seul sur un brancard, entre les tranchées.Le soir tombe.Les armées s\u2019éloignent et m\u2019abandonnent.J'entends une sonne- Le ministère dea Travaux publica recevra jusqu'à midi (heure avancée), lo mardi ler septembre 1938, des noumisaions pour la reconstruction d'un qual à L'\u2019Iniet, comté de L'Isiet, P.Q., lesquelles soumls- slons tevront Être cachetéen adressées au soussigné.et porter sur ieur enveloppe, en sue de l\u2019adreaue, les mots: \u2018\u2019Soumission pour reconstruction du quai, L'Istet, I.Q.\u201d.On peut consulter les piana, la formule de contrat et le devia et se procurer la formule de soumission aux bureaux de l'ingénieur an chef du ministère des Travaux Publics, A Ottawa, de l'Ingénieur ré- glonal, éditice du bureau de poste, Québec, P.Q.ainsi qu'au bureau de poste de L'Inlet.P.Q.On ne tiendra conpte que des noumis- sions faites sur la formule par ls ministère, conformément aux conditions contenues dans ladite formule.Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de la soumisalon, fait À l'ordre du ministre des Travaux publics et visé par une banque A charte, su Canada, dovra accompagner chaque soumilasion.On accep- tern aussl comme garantie dex bons au porteur du Dominlon du Canadu ou de la Compagnie des chemins de fer Nationaux du Canada et de ses compagnies constituantes, gurantis saps condition par le Dominion du Canada, \u2018quant au capital et à l'intérêt, ou le» bons sundits et, s'1} y n leu, un chèque visé pour compléter le montant.Remarque \u2014Ie miniatère fournira Jen bleus et Je devis de l'ouvrage nur réception d'un dépôt nu montant de $20.00, moun forme d'un chèque de banque viné.fait payable À t'ordrn du ministre des Travaux publics.Ce dépôt sera remis nu Méposant dès que lexdits bleus et devis seront retournés au miniatére, pourvu Que Ia chose toit faite pum plus tard qu'un tmois après In date fixén pour la récoption des sou- tuissfons.Si les bleus et le devis ne sont pas remis au ministrre dans ce délai, le dépôt sera confisqué.Par ordre, J.M, SOMERVILLE, ?Secrétaire.Ministère des Travaux pubiice, , Ottawa.te 14 noût 1936.LE miniatêre den Travaux publics recevre sSusqu'à miéi (heure avancée).le vendre di § septembre 1990, des soumienions pour In construction d'un mur de protection em béton & Boucherville.comté de Chambly, P.Q.lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au sounsigné, et portor œue Jour enveloppe, en sua de 1' fes moto: \u201c\u2018Soumission pour mur de pre- tection, Boucherville, P.Q.\u201d\".Un peut comsulter les plane, la formule mule de soumission aux bureaux de Vim ménieur on chef du ministire des Traveus Publica, à Ottawa, Ge l'ingénieur régional, station postale \u2018I\u2019, Montréel, P.Q.alnsl ve bureau de poste de Boucherville, \u201cOn ne tiendra compte que des soumissions qui seront faites our la formule four- | ale par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipules.Un chèque &gal & 10 pour 100 dw emon- tant de Ja moumission, fait & l'erdre êén ministre des Travaux publics ot vied par \u201cné banque À charte canadienne devra as- compagner chaque soumission.On acceptera ause! comme garantie des dons Qu porteur du Dominion du Canada ou de le Compagnie de chemin de fer Canadien-Na- tlonal et de aan compagnies conetituantes, carantio sans condition par le Dominion du Canada quant au capital et\u2019 À l'inté- rit, ou len hone susdits et, s\u2019il y @ Îlou, un chôque visé pour complôêter le montant REMARQUE.-\u2014Le minietére fournira les Slows et Je devia 49 l'ouvrage aur réception d'un dépôt au montant de 910,09, sous forme d'in chêque de banque visé.feit payable À l'ordre du miniatrn des Travaux pe- bilcs, Ce dépôt sera remis au Géposant te Que levaits bleus et devis seront retournée au ministére, pourvu que In chose ne ei falte plus tard qu'un mois.aprée le date fiz¢e pour In réception Gen aoumie- sions.Bi len bleus et le devis ne sent pee remis aw ère Gans co bial, lo 40-i Par ord La plus basge ni aucune den ou.missions ne.ska n den 30% Jceptée.\u2018Par \u2018ordre, rie de clairons, des commands.\u2019 ments, j'aperçois sur une route, là-bas, des troupes qui présentent les armes.D'une automobile à fanion descend un colonel.Je le reconnais malgré la distance: c\u2019est lui qui.m\u2019a fait passer un examen sur le Champ de Mars, au dépôt.I! s\u2019accroupit, craque une allumette et enflamme quelque chose près du sol.Puis il remonte dans sa voiture qui démarre rapidement.Encore un bruit d'armes, encore une sonnerie de clairons.Les sections se forment par quatre et s\u2019é: loignent à leur tour, sans se retourner.Je voudrais appeler, mais quelque chose m\u2019obstrue la gorge.Me voici seul à nouveau et j'ai froid.Je pense aux rats qui grouillent sur la plaine et vont peut-être m\u2019assaillir.Comment me défendrai- je ?Je n'ai aucune force et je suis attaché sur mon brancard.Je cherche du secours dans cette étendue morne et glacée.Je découvre une petite lueur, que je prends d\u2019abord pour un ver luisant.Mais elle vient à ma rencontre, lentement, en ondulant sur la terre.Je la croyais à des kilomètres, et c'est seulement sa : petitesse qui me donnait cette impression d\u2019éloignement.En réalité, elle est proche et avance toujours, Qu'est-ce donc?Subitement tout se révèle.Mes cheveux se dressent, je transpire d\u2019horreur.Oui: ce colonel était mon ennemi depuis que je l\u2019avais salué de la main gauche, par distraction.La lueur est une flamme qui court au bout de la mèche qu\u2019il a allumée, de cette mèche qui vient de la route jusqu\u2019à moi, qui me traverse la gorge, qui m'empêche d'appeler.Et ma poitrine, mon ventre.sont bourrés de cheddite, , je le sais.1 oy eee ; à Le train sanitaire roulait depuis une heure, nous ramenant à l\u2019intérieur.Dans le wagon à \u2018bestiaux aménagé avec des couchettes, nous étions douze blessés fiévreux, fatigués d'avoir attendu plusieurs jours déjà sur un brancard de- poste de secours en poste de secours.Quelques-uns étaient atteints sérieusement et souffraient cruellement.Pris.d'une inspiration soudaine, celui qui avait un éclat\u2019 d'obus dans la hanche surmonta sa douleur, et nous annonça une ère nouvelle : : \u2014 Dites les copains: écoutez, on n\u2019entend plus le canon ! 2 \u2014 Pour nous, lui répondit on, la guerre est finie ! Elle dévait durer encore trois ans.Gabriel CHEVALIER THEORIE SUR LE TIR \u2014 Pourquoi fermez-vous un oeil en tirant?\u2014 Parce que, si je fermais les deux, je n'y verrais plus .MINISTÈRE DE LA MARINE COMMISSION DU PORT DES TROIS-RIVIERES Avis aux entrepreneurs _Des soumissions cachetées adres- sèes au soussigné et portant l\u2019inscription \u201cSoumission pour le recondi- tionnement du quai du traversier et du quai du C.N.R., port de Trois-Ri- vières\u201d, seront reçues au bureau central de 1a Commission du Poft des Trois-Rivières, immeuble Hunter, Ottawa, jusqu\u2019à midi (houre normale), mardi, le ler septembre 1936.Les plans, spécifications, conditions du travail et formule du contrat à intervenir, pourront être vus, à partir du jour de la publication du présent avis, au bureau central de la Commission du Port des Trois-Riviè- res, immeuble Hunter, Ottawa ou au bureau du secrétaire, Commission du Port des Trois-Rivières, à Trois-Ri- vières.On pourra se procurer, moyennant un dépôt cinquante dollars (50.00), à l'un quelconque des deux bureaux sus-mentionnés, copies des plans, spécifications et conditions du- travail ainsi qu'une formule du contrat.Sur le retour de ces divers documents, en bon état, le dépôt sera remboursé aux soumissionnaires bons Un chèque visé par toute banque à charte du Canada, pour un montant non inférieur à dix pour cent (10%) du total de la soumission faite par l\u2019entrepreneur payable à l'ordre de le Commission du Port des Trois-Riviè-.res, devra accom er chaque soû- mission.Des obligations du Dominion du Canada ou des obligations du Chemin de Fer National du Canada, garanties par le Dominion du Canada pourront être déposées au lieu d'un.chèque visé ou avec le dit chèque visé.Dans tous les cas, le dépôt ainsi fait, , Je.ro .pi 230 ANNEE \u2014 Me: 1017; sera confisqué si l'heureux soumis; .\u2018 sionnaire refuse de signer le contrat concernant les travaux à effectuér aux conditions de sa soumission.Les chèques et/ou obligations ainsi déposés seront retournés aux divers entrepreneurs dont la soumission: n'aura pas été acceptée.OS \u2018 Les chèques et/ou ohjigations.de Ce l\u2018heureux soumissionnaire seront dé-_ tenus comme garantie particlie \u2018de: l'exécution du contrat qu'il aura signé.EL 3 + : , Lr - - : A , 4, ue .= = .wt.230 ANNEE \u2014 117 .| DE BARCELONE A GIBRALTAR.\u201c REGARDS SUR L'ESPAGNE EN FEU J'allais @ Buenos-Aires par un bateau français qui devait faire escale à Barcelone, Valence, Alicante, Malaga et Cadiz.Des Espagnols, bloqués à Marseille, dé ployèrent un grand drapeau rouge, sur lequel étaient brodées des lettres blanches U.P.H.(Unions Hermanos proletarios!\u201d): (Frares prolétariens, unissez- vous!) A 7 heures du matin, notre paquebot mouillait devant Barcelone.Une brume légère enveloppait l'énorme ville blanche et rose.Dans la rade, on voyait des croiseurs, torpilleurs ou destroyers italiens, français ou britanniques.Dans le ciel, nous vimes évoluer, outre les hydravions catalans de Sandino, un monoplan rapide qui portait à l'arrière la croix gammée et qui s\u2019en allait sans doute rejoindre au large quelque \u201ccroiseur de poche\u201d.Des barques s'approchèrent de nous, portant le dra peau rouge el noir de la F.A.l.(Fédration anarchiste ibérique), et dont les passagers nous saluérent du poing levé.Peu à peu, la brume se dissipa.L'énorme ville apparut.Elle était silencieuse.Quel ques cheminées d'usines fumaient au loin.Je reconnus la forteresse de Montjuick, sur quoi.flottaient les drapeaux espagnol et catalan et le drapeau rouge des marzistes uni- \u201cJe réconnus Christophe Colomb en équilibre sur son globe d\u2019or, les tours de la cathédrale (absolument intacte), les quatre flèches élancées de l\u2019é-|\" trange église moderne de la Sainte-Famille; d'autres tours _.d'églises qui m'étaient fami- 7 lidres.\u201cAlors?Tout ce qu\u2019on \u2019avait raconté sur les incendies, les villages.Je devais bientôt connaître la vérité.De fait, on + pas mal d'édifiees re- ligieuz, en Catalogne comme en Espagne, pendant ces journées terribles.Représailles .Les gouvernementaux assurent qu'on leur tirait dessus, du toit de Santa Maria del Mar.Au cours de ma promenade à travers Barcelone, j'ai vu des amas de décombres noircis au seuil de quelques églises.Mais } \"tandis que les églises brûlaient miliciens et gens du peuple sauvaient les tableaux et les objets précieux.Tout cela se trouve réuni au Palacio National de l'ancienne exposition, sur la colline de Montjuich, dans les réserves de cet admirable musée d'art catalan qui est dû surtout à l'initiative du poète Ventura Gassol, conseiller de la Culture, c'\u2019est-à- dire ministre de l'Imstruction publique et des Beaux-Arts dans l: gouvernement catalan depuis la révolution.Avec une interruption d'une année et demie, passée dans la prison modèle de Carthagène, après octobre 1934.Gassol m\u2019expliqua comment, depuis trois semaines, il a ré- quigitionné les grandes collections privées, come celle de M.Cambo, et de vénérables sanctuaires, comme le monastère de Montserrat, pour les sauver du pillage et de la destruction.Qui sait?Les moines que je connais bien se verront offrir de conserver leur couvent, comme M.Morozof, ancien marchand de blé, s\u2019est vu offrir, a Moscou, de garder la collection où il avait réuni les Plus beaux Van Gogh et Gauguin qui soient .-, Ce n\u2019est pas sans peine que je pus aller à terre.I me fallut parlementer longuement avec le capitaine de mon bateau, et le Duquesne qui mouillait dans le port.Sur le coup de midi, une vedette de la police vient me prendre qui put me mettre au quai.Là, je fus par d'aimables sourires de miliciens un peu étonnés.On embarquait des étrangers sous la protection des navires de guerre.On n\u2019en débarquait \"de me donne à connaître.J'ai une lettre pour M.Companys, chef de l'Etat catalan.\u201cToutes les autos que je croise en ville et qui, pour la plupart, ont été réquisitionnées, portent d'énormes inscriptions à la chaux: \u201cC.N.Tou U.G.T., ou F.A.1\u201d, ini- \u2018tiales des trois grandes orga- nigations = d'extrème - gauche.Tramways et autobus roulent.\u201cLe métro marche au ralenti.\u201cLa moitié des magasins sont .ouverts.Un pou de monde aux terrasses dea cafés.Les services publica n'ont ceasé de : fonctionner.Le ravitaillement, ÎMequ'ici, est assuré, grâce aux réquisitions, UE La plupart- des usines de ia banlieue sont occupées par les SOY ell taka ouvriers, la direction, dans bien des cas, ayant disparu.Jusqu'ici, elles n'ont pas manqué de numéraire pour le paiement des salaires.d Le gros problème est celui e dans la rue, on ne voit que bineros, gardes d'assaut «et mozos fidèles à la République, on voit, à pied, ou transportés dans des camions et des autos blindées, des civils armés, en chemise gris vert ou en sim- ces hommes qui, armés en quelques heures, ont écrasé la rébellion militaire à Barcelone.Mais comment, aujourd\u2019hui, les désarmer ou les encadrer?lls ne sont pas tous sous les murs de Saragosse.I y a quelques jours, une grande réunion des anarcho- syndicalistes s'est tenue au théâtre Olympia, et l'on y a voté une résolution dont je traduis l\u2019essentiel: \u201cNous comprenons notre devoir civique et révolutionnaire.Nous demandons à aller à Saragosse pour libérer nos fre- res.Nous voulons étre les miliciens de la liberté.Nous ne pouvons pas être, nous ne serons pas des soldats en uniforme.Il est démontré que l'a mée régulière est un péril pour le peuple, que le salut de celui- ci, le maintien des libertés civiles résident purement et simplement dans les milices populaires.A ces milices, nous irons.Au front aussi.Mais aux casernes, en qualité de soldats soumis à des ordres qui n'émanent pas des formes populaires, jamais!\u201d On voit que cela crée au gouvernement une position délicate.Il n'y a pas de doute, en tout cas, que l'insurrection militaire et fasciste, une fois mdtée, on marche en Catalogne, et sans doute aussi en Espagne, vers des réformes économiques radicales.Voilà ce que m'ont dit les personnages importants que j'ai interrogés.Ils m'ont dit encore que pour le moment il n'y a pas, comme en octobre 1934, de nouvelles tendances à la sécession, à l'indépendance totale, du côté catalan.Mais on note comme un fait significatif la constitution, à Valence, d'un comité des provinces du Levant, sous la présidence de M.Martinez Barrio.Forme d\u2019un nouvel autonomisme.La République espagnole sera fédérale ou elle ne sera pas, disent ceux qui se souviennent de Pi y Margall.J'ai demandé ce qu\u2019il fallait penser d'une ingérence de Trotzky dans les affaires d'Espagne.On en a parlé dans la presse française.Mes amis Catalans ont haussé les épaules .Le jour où l'insurrection éclata dans Barcelone, devait précisément avoir lien, au parc de Montjuich, une fête de la paix.Pablo Casals devait y diriger la IXe Symphonie.Il y eut huit cents morts à Barcelone et j'ai vu sur les trottoirs des gerbes de fleurs déposées aux points où tom- bérent des héros de lu liberté.Après avoir croqué le marmot toute une journée à bord du bateau, les jeunes Français du Front populaire furent autorisés, vers 7 heures du soir, à faire une rapide randonnée en autocar à travers la ville.lls avaient déployé le drapeau rouge et le drapeau français.Ils furent follement acclamés dans la Rambla.Mais le lendemain matin, nous apprimes que lon briderait les autres escales espagnoles et que nous irions à Casablanca.Est-ce qu'effectivement un ordre est venu de Paris par télégramme?C\u2019est bien possible.Toute réflexion faite, je comprends que le gouvernement français veuille enlever à l\u2019Allemagne et à l'Italie tout prétexte, et qu\u2019il évite jusqu'à l'apparence d'une tmmixtion de ses nationaux \u201cen masse\u201d dans les cosas de Espana.Dans le détroit de Gibraltar, nous avons croisé des bateaux de guerre espagnols.Fidèles?Rebelles?On ne savait pas trop.Alors, on faisait le salut du poing levé.Devant Tanger, mouillait toute une flotte internationale.Un Espagnol, qui était mon voisin de cabine, se montra tout à coup en \u201cbleu\u201d, un bleu à fermeture éclair: \u201cVoilà, me dit ce bon bourgeois, comment- je me suis habillé huit jours durant à Madrid pour n\u2019être pas reconnu!\u201d Cet Espagnol, à n'en pas douter, est du type Sancho Pança.Cette fois, don Quichotte voyage seul dans la sorta de Guadarrama.Louis PIERRARD, - député à la Chambre belge l'ordre public.Partout, |- yens armés: à côté des cara- ple combinaison bleue.Ce sont L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 29 AOÛT 1936 Nos Theatres Le forme la plus pure sous laquelle le tabac oeut être lumé.\u201d WI) CAPORALS Dor L'HISTOIRE ETHIOPIENNE.LE SECRET DU LÉPREUX Quel est ce terrible Igazou, qui dirigea la politique du Négus?\u2014 Les ascendants d\u2019Haïlé Sélassié.\u2014 Une persécution contre Îles catholiques.L'explorateur Henry de Monfreid, dans son livre, \u201cLe Masque d'Or, ou le dernier Négus\u201d, publie d'étennantes révélations sur une Ethiopie encore inconnue, Dans l\u2019un des chapitres les plus passionnants \u201cde ce volume, il raconte l'histoire de cet horrible lépreux, Igazou, qui fut l'Eminence Grise d'Hailé Sélassié, l'empereur détrôné : ee Qu'on me pardonne quelques lignes d'histoire sur ce curieux personnage qui a joué un rôle si important dans la politique du Négus.Igazou est fils du Nagadras Behabté, serviteur de la mère de Ménélik.Après la conquête du Harrar, il fut nommé chef des douanes à Harrar, et tout de suite entra en conflit avec le ras Makonen, père de l'Empereur actuel qui prétendait retenir pour lui seul le produit de la douane.En 1909, l\u2019empereur l\u2019envoie en mission en Europe d'où il ne rapporte que sentiments zénophobes, ayant compris quel danger la civilisation européenne présentait pour son pays.Apres la chute de Lidj Yassou en 1917, Tafari, plus tard Hailé Sélassié, alors régent, se l\u2019attache par de somptueux cadeaux et le nomme gouverneur d\u2019Addis-Abeba (Cantiba) en le faisant Dedjaz.A cette époque déjà le mal terrible se manifestait, Tafari eut alors l\u2019idée machiavélique de contraindre la femme de son prisonnier, Lidj Yassou, la fille du ras Heilou, à épouser ce lépreux.Tout ceci avait pour but de séparer irrémédiablement Igazou de son ancien maître l'Empereur déchu.Il ne cessa ensuite de combler d'honneurs l'ancien adversaire de son père Makonen.On se demanda pourquoi Tafari fut toujours fasciné par Igazou.Quelques Ethiopiens ayant véeu à Harrar aux environs de 1890 prétendent que le chef des douanes de cette époque serait aujourd'hui en possession d'un terrible secret, celui dont personne n'ose parler, mais que les initiés se rappellent en désignant leur maitre actuel, Hailé Sélassié, ci-devant Tafari par le sobriquet \u201cel Banian\u201d.D'après leurs affirmations, Igazou posséderait des preuves irréfutables déposées chez les moines.Si une mort prématurée survenait, l'Empereur sait que la tombe de son ministre se fermerait en vain car le terrible secret s\u2019envolerait à la lumière et la honte retomberait sur son nom.CURIEUX MIRACLE Peut-être tout cela n'est-il qu\u2019une fable, cependant je dois révéler ce qui m\u2019a été dit par Djama, haut personnage de la cour, qui a osé formuler ce que tant d\u2019autres pensent.D'ailleurs cette histoire explique bien des choses et c\u2019est peut-être parce qu'elle est la clé de tant d\u2019énigmes que cette hypothèse a trouvé tant de crédit.En 1890, le Ras Makonen revenait d\u2019une longue mission en Europe.La naissance de son fils Tafari donna lieu à une cérémonie religieuse où les prêtres constatègent un miracle ayant permis à la mère de porter son enfant plusjn que le veut d'ordinaire la nature.Ceci pour donner à l\u2019illustre père la joie de voir naîf- tre son fils.Voilà ce qui\u2019 a êté interprété d\u2019unè manière beaucoup plus positive par les mauvais esprits du siècle, notamment les catholiques, et l'opinion publique a désigné pour autour du miracle un serviteur de Makonen, un Indien Mohameddally.Pour ceux qui connaissent les moeurs abyssines, le peu d'importance attaché à I'adultére par les hommes et le goit trés prononcé des femmes pour les expériences ex- tra-Ronjugales, pour ceux-là l'histoire en question est très vraisemblable, beaucoup plus que d'admettre une morne chasteté de plus d\u2019un an de la part d'une femme jeune et de sang gouraghé par sa mère.La mère de Tafari était en effet fille d'une esclave de guerre gouraghé Oualettengorghis, concubine du Dedjaz Darghié, puis elle eut une série d'époux provisoires dont l\u2019un fut pendu pour rébellion contre Ménélik.Le dernier fut un homme du Wollo qui lui donna une fille Iménémibiet, mère de Tafari.D'après ces documents, l\u2019Empereur actuel ne peut guère insister sur ses quartiers de noblesse maternels qui se réduisent à une grand\u2019mère Gouraghé.On conçoit alors la gravité d\u2019une révélation qui prétend | démontrer que du côté paternel, il s'agit d\u2019un domestique indien ! Aujourd'hui, Mohamerally,.qui vit encore à Bombay retiré des affaires, a laïssé en Ethiopie une immense fortune, de vastes concessions et son nom porté par la plus grosse firme commerciale, confère à tout ce qu\u2019il couvre un privilège de monopole d'Etat.C\u2019est Mohamedally qui fait les exportations de thalers par wagons complets et trains entiers quand cette exportation est prohibée; c'est lui qui gère toutes les entreprises où sont secrètement engagés les capitaux de Tafari.Si vraiment Igazou détient de tels secrets, on comprend l\u2019ascendant qu\u2019il peut avoir sur l'Empereur.Nous allons voir dans la suite de ce récit quel rôle important il a joué dans l'ombre du trône en prenant pour prétexte l'influence croissante du parti catholique qu'il opposait habilement à l\u2019orthodoxie de l'Eglise d\u2019Ethiopie.Les persécutions les plus cruelles commencent vers 1932.Mgr Jarosseau, l\u2019évêque d'Harrar, ce sublime vieillard qui éleva le Négus avec tant d'amour, malgré son grand âge, fit le voyage d\u2019Addis pour se jeter aux pieds du souverain et obtint quelques adoucissements aux cruautés que le lépreux avait suggérées contre les catholiques.Deux ou trois d\u2019entre eux conservèrent leurs fonctions car eux seuls étaient capables d'assurer le service, tel fut le cas des douanes et de l'administration des postes.Emmanuel Djama était directeur du monopole des alcools et inspecteur général des douanes, délégué du ministère du Commerce.Il fut un de ceux qui restèrent à la tête de leur ser-| vice.Malheureusement, il avait un beau-frère, l\u2019Ougaz Hachi, gouverneur d\u2019une province de l'Ogaden, là où les populations subissent le moins aisément le servage éthiopien.Peut-être n'était-il pas éloigné de mener les\u2019 cent mille guerirers dont il disposait à une rébellion contre l\u2019Empereur; c'est du moins ce que craignit le Négus et il résolut d'enchaîner son beau-frère Djama pour en faire un otage.Mais prévenu à temps, il put s'enfuir sous un déguisement, décidé à mourir plutôt que de se laisser \u2018prendre, Honry de MONFRE!ID.UE RAIMU Portrait d'un grand acteur.\u2014 Son pére lui avait prédit le bagne.\u2014 Il récolte la gloire et la fortune.\u2014 Il veut être comédien ! \u2026.finira au bagne ! C\u2019est pur cette apostrophe déses- pévée qu'il y a près de quarante ans sc terminait, duns une petite maison de Toulon, une orageuse discussion familiale entre les parents de Raima, Constatons-le, les dures prévisions paternelles ne sont pas réalisées : Raimu est comédien, l'un des plus grands de notre époque et, malgré tout, le bagne semble g'éloigner de sa route.Le père de Raimu, tapissier, voulait faire de son fils un tapissier.C\u2019eat dans la logique ouvrière, c\u2019est même dans la logique bourgeoise.Le capitonnage des fauteuils de style et la décoration des baldaquina à franges n'intéressaient guère le jeune Toulonnais.Atonie de l'esprit?Manque de curiosité ?Non, au contraire.Trop de chores l\u2019intéressaient pour qu\u2019il consentit à se limiter à deux ou trois d'entre elles.I! avait un amour fou de la vie.Déjà solide, il révait d'étreindre l'univers dans ses grands bras et de le défier peu à peu, de cette voix formidable de basson que vous connaîseez, La modestie de ses débuts ne ré- véle cependant aucune grande ambition.fl A cette époque, un certain Augé, coqueluche des habitués, faisait la Pluie et le beau temps au Casino de Toulon.Comment le jeune Raimu était-il parvenu a se faufiler la, comme figurant dans un vaudeville.Les 37 sous de Montaudon ?C'est encore un mystère pour le Raÿmu de la maturité.N'importe.Le voilà tout près de la scène, dans les coulisses.\u2014 Toi, petit, tu pourrais te faire une tête épatante.Tu aurais un de ces succès.Bien entendu, le grand gamin se laisse faire.On lui passe la tête à la tondeuse double zéro et, lui ayant enduit le crâne de vernis-colle, on y place, ça et là, d'épaisses touffes de crêpe.Aucun succès, naturellement dans une figuration où il apparaissait à peine.1 fallut au malheureux gorse plus de deux heures, après la représentation, pour so débarrasser malicieusement décoré son crâne im- malcicusement décoré son crâne impudique de nudité.Après l'homme à tout faire du Casino, Ruydel (il était directeur.administrateur et auteur) monte une parodie-opérette de son crtt.Aidonsnous les ung les autres.Le figurant Raïtmiu a un rôle muet.Il est genéral autrichien, Ou lui colle une amende pour guste idiot parce qu'il avait ti-! réc son épée en scène.Alors il s'en va, dégoûté, ct on le retrouve comme souffleur à Alhambra de Marseille, aux appointements de trois francs par jour.Figurant, puis souffleur.Le Théâtre peut mener loin, mais pas à condition d'en sortir, comme dit l\u2019antre; non: à condition d\u2019y rentrer ! DPS Il part @ Paris, oit il débute par un succes, 1911-1912, c\u2019est l'engagement à la Cigale: en 1913, celui aux Folies-Bergères.En 1914, des pourparlers sont engagés avec Samuella direction des Variétés, mais la guerre les interrompt.Après.L'histoire de Raünu se confond avec 8cs innombrables créations, autant de succès \u2014 au tréâtre ct au cinéma, Des Trente-sept sous de Montaudon à Noix de Coco!.Tel est le clavier de Raima.L'avezs-vous remarqué, me disait un ami, il y a deux comédiens dont Lucien Guitry parle surtout dans secs conversations, rapportées par son fils: Féraudy et Rañmu.Oui, je l\u2019ai remarqué.Un jour, Lucien Guitry, qui jouait Kismeth, envoya un mot à Raëmu, pour le prier de passer le voir dans sa loge, au Théâtre Sara-Bernhardt, Raimu se présente tout ému, Guitrytrès grand seigneur, trèa homme du monde, l'ayant fait asseoir, le regarde longuement, le contemple presque, puis tout à coup, très simple: \u2014 Je voulais vous voir.Exeusez-moi, je désirais voir si vous étiez bien à la veille l'homme de la scéne, Raimu a la fois étonné, ravi, surpris, et craintif, se demande ai le grand comédien, qu'il admirait, ne se moquait pas un peu.Mais Guitry, sérieux, presque grave, continue à le regarder, à le mesurer, le jau- per des yeux.Puis, comme se parlant à lui-même.\u2014 \u201cC'est que votre naturel est prodigeux.M y a d'excellents naturels; mais les meilleurs sentent quand même la fabrication, Ce sont des naturele devant la glace.Le vôtre.c'est du naturel de plein {© ar.\u201d Mioux dire?mieux définir le talent de Raime?Non, Ü n\u2019y à phu qui poser le pirrme respootueuxs ment.Gabriel REUILLARD t'Gringoire\u201d) AU CINÉMA DE PARIS Il est certains film films qui créent tellement d'impression sur le pubile que deux semaines ne suffisent pas à épuiser leur succès.\u201cMayerling\u201d, avec Charles Boyer et Danielle Darrieux est de ceux-là.Toute la ville en parle.Naturellement la parme va aux deux principales vedettes Charles Boyer ct Danielle Darrieux.Cette dernière est bien la première artiste qui, jouant aux côtés de Boyer, n\u2019est pas écrasée par la personnalité de son partenaire.Sa beauté, sa grâce, tout en celle respire la jeunesse naive.Qu'il s'agisse du François-Joseph de Prieur ou de la comtesse de Larish par Susy Prim, tous les rôles épisodiques sont tenus avec autorité par des acteurs qui savent s\u2019effacer devant les vedettes principales, Devant un tel succès \u201cMayerling\" est gardé à l'affiche une troisième semaine.Le second film à l'affiche est \u201cL'Affaire Steinberg\u201d comédie humoristique, AU SAINT-DENIS On se souvient du succès de Marcelle Chantal dans \u201cBaccara\u201d.Or, le nouveau film de cette grande artiste du cinéma français, \u201cLa Gondole aux Chimères\u201d constitue pour Marcelle Chantal un triomphe plus grand encore, Le film est adapté du roman de Maurice Dekobra et il a pour interprètes Marcelle Chantal, Henri Rollan, Roger Karl et Paul Bernard.Inutile de dire que Marcelle Chantal domine cette belle distribution.Comme à son habitude, son jeu distingué, la finesse de ses réparties, |sa beauté et son élégance sont un enchantement.Il s'agit d'un drame se déroulant en plusieurs milieux différents.Roger Karl joue un personnage trouble, mystérieux >t étrange.Le second film à l'affiche est \u201cSous le Casque de Cuir\u201d, avec Pierre Richard-Willm qu'on a tant admiré dans \u201cLe Prince Jean\u201d et Gina Manés qui vient de remporter un he vif succés dans \u201cMaria de la Nuit\u201d, LE CLUB FARNES.vonanes \u2014, Madame Jeanne second spectacle le 17 septembre.: Madame Farnés fut une élève de la Divine Sarah: elle inculque aux jeunes artistes qu\u2019elle s\u2019est ndjoint ce que l'unique Sarah, comment ne pas l'oublier, enseignait à ses élèves.Une vingtaine de talents se feront entendre à cette soirée qui promet pour son sens de l'humour, sa variété, son grand naturel et surtout son esprit pétillant.A.PAU PALACE La direction du Palace se voit forcée par \"affluence qui n'a cessé, encore cette semaine, de marquer la représentation de \u201cSan Francisco\" de laisser ce film exceptionnel à l'affiche pour une autre semaine.Les vedettes en sont, comme l\u2019on sait, Clark Gable et Jeannette Mac- Donald.Les scènes en sont mouvementées, particulièrement celle qui reconstitue le tremblement de terre qui, en 1906, détruisit San Francisco.Il y a aussi dans cette oeuvre d\u2019excellente musique et l'on y entend à plusieurs reprises la remarquable voix de Jeannette MacDonald.AU CAPITOL Deux films de bonne valeur: \u2018To mary, with love\u201d et \u201cThe crime of Dr Forbes\u201d, prennent aujourd'hui l'affiche à ce cinéma.Dans le premier, on retrouve réunis pour la troisième fois seulement à l'écran Myrna Loy et Warner Baxter.Jeunes mariés, ils voient bientôt succéder à leur lune de miel les misères de la vie, avec ses suspicions et ses ennuis, mais le dénouement les trouve de nouveau réunis Après de dures épreuves.\u201cThe crime of Pr Forbes\u201d pose un problème d'ordre moral qui a passionné plusieurs semaines durant foules new-vorkatses.Les vedettes en sont Gloria Stuart et Robert Kent.AU PRINCESS Un film à grand spe spectacle qui rappelle les vols audacieux des pionniers de l'aviation commerciale au long cours, \u201cChina Clipper\u201d, prend l'affiche cette semaine, au Princess.Il a pour principaux interprètes Pat O'Brien, Beverly Alexander.Le programme comprend égale | ment un autre film intitulé: \u201cSatan met a lady\u201d.Bette Davis et Warren William en sont les vedettes.La see nario est inspiré d'un roman du distingué écrivain Dashiell Hammet:, Alison Shipwurth est également de la distribction.SPO Le pari double pendant le pro- (meetin prochain meeting de Blue Bonnets qui s'ouvrira vendredi de la semaine prochaine, 4 septembre, sera sur la première et Ja deuxième course.Telle est la nouvelle que nous a an- ainsi parce que le steeplechase, qui sera couru chaque jour, sera la troisième épreuve au programme.Le public est prié de prendre note de ce changement qui est fort important pour la grande majorité des parieurs.Le livre des conditions ou pre- gramme officiel du meeting sera rendu public avant la fin de la semaine.On constatera en le feuille- ORTS LE PARI DOUBLE SUR LES COURSES A BLUE BONNETS noncée Léo Dandurand, l'un desi propriétaires de cette populaire piste.L'on a décidé d'agir \u201cPage trois \u2014\u2014 meeting.Il y aura treize stakes et quatorze handicaps ce qui assure les fervents de courses qu\u2019ils assisteront à des épreuves de tout premier ordre.La principale épreuve du meeting sera sans contredit le King's Plate ou Prix du Roi.Cette épreuve classique est la plus ancienne disputée dans l\u2019Amérique du Nord.L'on fêtera en effet cette année le centenaire de cette course historique.On sait que le premier King's Plate fut disputé en 1836 à Trois- Rivières, Cette course a été courue pour la première fois à Blue Bonnets en 1907.On peut s\u2019attendre que la direction de Blue Bonnets et les propriétaires de chevaux feront leur possible pour faire du King's tant qu'il y aura cent cing courses | Plate de 1936 un événement mémo- au cours des quatorze jours du' rable.Le \u2014\u2014\u2014 EE le coup de la surprise.À PROPOS DU RALLIEMENT SENSATIONNEL DES GIANTS Comparable à celui des Braves en 1 en 1914.\u2014 Les exploits sous New York, 29.\u2014 On compare présentement les Giants de Bill Terry aux Boston Braves de 1914 qui firent un ralliement sensationnel pour décrocher le championnat de la façon la plus inattendue.La comparaison peut aussi se faire avec les Cubs de Chicago qui ga- gnérent une longue série de parties pour enlever le championnat aux Cardinals.Les Giants de 1936 ont accompli quelque chose de prodigieux depuis le 15 juillet.Ils sont partis de la 5e place et\u2019 avant-hier ils montaient seuls en première position, en avant du St-Louis.Les experts avaient du plaisir au milieu de juillet quand ils voyaient le club de Terry descendre en seconde division, Leurs pronostics se reéalisaient car les journalistes n\u2019aiment pas Terry et ils svaient prédit que son club finirait en arrière des Cardinals, des Cubs et des Pirates.Les joueurs figuraient mal au bâton et au champ, les lanceurs ne faisaient rien et l'équipe se trouvait à 10% parties de la première division le 15 juillet.La marge était tellement forte et l'équipe était tellement faible que les connaisseurs hésistaient à dire que les Giants finiraient en première division, Puis soudain quelque chose d'imprévu se produisit.Carl Hubbell retrouva son aplomb et Jimmy Ripple envoyé sur le terrain à cause d'un accident à un régulier, se mit à cogner pour donner des victoires à son équipe.Dès lors les Giants se mirent à progresser.Ils gagnérent 33 parties sur 38 et remportèrent 13 victoires consécutives.Ces détails ne comprennent pas la joute d'hier.En 21 joutes, ils ne subirent qu\u2019une seule défaite.Ce seul échec du mois d'août leur fut infligé par les Dodgers à Brooklyn le 10 août dernier.Hubbell gagna huit parties consécutives pour les Giants durant cette série.Fitzsimmons et Schumacher, sur lesquels on ne comptait pas, se mirent aussi à gagner.Dans les 38 parties, le lanceur débutant finit sa joute plus de vingt fois.Les Giants ont généralement été déclassés au bâton mais ils ont cogné quand il y avait des rudes sur les buts et cela leur a permis de monter en première place.Tout indique maintenant que les Cardinals et les Cubs devront se contenter de jouer les seconds violons dans la ligue Nationale.BARBER SUR LA CARTE DU FORUM Hank Barber, le lutteur juif-amé- ricain, a fait si grande sensation lors de son invasion au Forum | mercredi suir lorsqu'il a triomphé de y Floyd Marshall, le redoutable géant de l'Arizona, que le matchmaker Jack Ganson a jugé bon de Farnés qui pré- \u2018le ramener dans un autre match sentera à la l\u2019alestre Nationale son ici mercredi prochain.Sitôt le combat terminé le matchmaker du Forum a fait signer un contrat à Barber pour rencontrer un adversaire qui n\u2019a pas encore été choisi.Barber a triomphé de Marshall en rendant son adversaire impuissant grâce à sa clé de tête \u201cà la bouledogue\u201d.C'était la première fois dans l\u2019histoire de la lutte locale que les amateurs avaient l\u2019occasion de voir appliquer une telle prise et le jeune athlète fut fort applaudi de l'assistance lorsqu'il quitta le ring après avoir remporté une victoire bien méritée.I! est à remarquer aue Barber a triomphé de Marshall cn moins de temps qu'il n'a fallu à Robert pour triompher du Californien ct que le manager de l\u2019Israélite s'est vu en droit de demander un match de championnat contre Yvon pour son élève.Hier matin, le matchmaker Ganson a fait signer un contrat à Barber pour combattre ici la semaine prochaine, mais On ne sait pas encore quel sera son adversaire.NEW-YORK EN EFFERVESCENCE New-York, 29.\u2014 La fièvre de la série mondiale s\u2019est emparée de la ville de New-York, car les Yankees ;sont pratiquement assurés du championnat de la Ligue Américaine et les Giants sont sur le chemin de la victoire dans la Ligue Nationale.Les surintendants des Pole Grounds et du stade des Yankees sont déjà occupés À se préparer en vue d'une série à \u201c5 sous\u201d et s\u2019observent mutuellement de leurs points stratégiques de la rive sud de la rivière Harlem.Les lignes de métro font une campagne de publicité pour étaler les avantages du transport par métro et ne cessent de dénigrer le transport par automobile rendu compliqué à cause de la difficulté de trouver des endroits pour stationner les voitures.Les vendeurs de pistaches et de hot-dogs donnent de fortes commandes et les garçons de bureau demandent de changer la date de leurs vacances.Dans tous les hôtels, on peut entendre des commentaires sur les chances des Giants et des Yankees, qui ne paraissent pas pressés de faire face aux offrandes de Carl Hubbell.| Horace Stoneham, président des Giants et Charles MeManus, gérant du stade des Yankees ont parié une \u201cmoustache\u201d sur la série à \u20185 sous\u201d si elles se réalisent Si les Giants remportent la victoire, MeManus devra faire raser sa moustache; si les Yankees décrochent les honneurs Stoneham devra s\u2019en laisser pousser une et la garder pendant une année entière.Roberts et Ross! i i M.Léo Dandurand, le sportsman bien connu, veillant à la préparation d'un des nombreux charips d.cou se dont i] a le contrôle, avec M.Jos Cattarinich.Vendredi, 4 septembre, commenceront les courses de Blue Bo.nets. A.- A a: + x pe\u201d Page.quatre LES ETHIOPIENS FONT LA VIE DURE A LEURS CONQUERANTS Une dépêche de Rome comporte l\u2019aveu que les Ethiopiens ne sont pas encore tout à fait subjugués puisqu\u2019une armée de 12,000 hommes, que la dépêche de source italienne qualifie de \u201cbandits\u201d, vient d'avoir l\u2019audace de s'attaquer à Addis-Abéba.Encore que dissimulées dans les dernières pages de quelques journaux de second plan, des dépêches de grandes agences internationales d'inspirations diverses confirment la résistance opiniitre des troupes abyssines à l\u2019occupation fas- cîste, voire leur préparation à une grande offensive.Le Négus a déclaré à un correspondant du \u201cSunday Chronicle\u201d, à Londres, qu\u2019un comité financier puissant venait d'être fondé en vue de soutenir la résistance militaire éthiopienne.Notamment dans le Nord et le Sud-Ouest de l\u2019Ethiopie, les troupes abyssines seraient d'ores et déjà abondamment munies d'armes et de ravitaillement.Le correspondant de l'agence \u201cReuter\u201d a Port-Said assure que l\u2019ex-commandant de l'armée du Nord-Ouest, le ras Imru, a réussi à organiser une armée de 60,000 hommes et qu\u2019il avance vers Dessié et Addis-Abéba.Déjà, il aurait culbuté de nombreux postes italiens et se serait emparé d\u2019un grand nombre de mitrailleuses et de munitions.La grande peine prise par l'agence officielle fasciste \u201cStefani\u2019\u2019 pour démentir ces nouvelles, I'annonce par ailleurs d'un prochain voyage en avion de Mussolini en Ethiopie, montrent assez combien la situation demeure tendue et inquiétante pour les Italiens.Des nouvelles, enfin, venant de Djibouti, font part de grandes pertes subies ces derniers temps par les troupes d\u2019occupation italiennes dans le sud de l\u2019Ethiopie.Après avoir dépensé plus d\u2019un milliard de dollars pour conquérir l\u2019Empire du Roi des Rois, l\u2019Itaile doit se demander à l\u2019heure actuelle quand elle retirera le premier dividende de ce placement hasardeux.D'ORSAY.CARNET D'UN IROQUOIS.LE SUICIDE DE LA FRANCE Faudra-t-il le laisser s'accomplir par la victoire du fascisme en Espagne ?\u2014 Une répercussion qui atteindrait les deux Amériques.Les rcbelles espagnols, que nos |borer, nous savons de quelle santé \u201cbons\u201d journaux appellent \u2018\u201cnatio-|il parle.Le premier Iroquois le naux\u201d ou \u201cpatriotes\u201d, et qu\u2019il serait bien plus simple d'appeler tout bonnement \u201cfascistes\u201d, se révèlent avant tout de grands propa gandistes.Voyez avec quelle lourdeur ils appuient sur Jes atrocités commises par le gouvernement légitime et avec quelle légèreté ils appuient sur leurs massacres a eux, comme celui de Badajoz.Nationaux ces gens-là! Ecoutez un de leurs chefs, le général Franco: \u201cJe ferai fusiller, s\u2019il le faut, la moitié de l'Espagne!\u201d Ecoutez le général Mola: \u201cNous voulons établir une grande dictature .Une fois la victoire remportée, nous formerons une Espagne fortement armée qui prendra sa place aux côtés des grandes puissances étrangères, Mais i! est évident que nous Re collaborerons qu'avec les nations gouvernées par des eiéments aussi sains que les nitres .I] s\u2019agit, en somme, d'une lutte entre le nationalisme et l'internationalisme, c'est-à- dire entre le traditionalisme espagnol et le moscovisme.\u201d Le général Moia 2 raison; l'enjeu de la partie est immense.On mésestime, en France, le rayonnement de l\u2019Espagne.Pour l'Amérique Centrale-et pour l'Amérique du Sud.elle demeure toujours la tête de l'Empire.Il me s'agit plus que d'empire cul- tarel et d\u2019empire idéologique.Mais Qui niera que ces empires-la ne soient les plus durables?Qui niera que ces empires ne soient les seuls authentiques, n\u2019étant plus contrariés par l'inquiétude politique, ni par les revendications de servitude ou de libération ?Si la liberté meurt en Espagne, el- est, par contagion immédiate, frappée dans les deux Amériquespour une où deux générations d'hommes.Le Canads français lui-même s'en ressentira, car n'avons-Rous pas déjà dans la pruvince de Québec une presse fasciste et une presse nazis- te Quand le général Mela parle \u201cdes seuls éléments sains\u201d de l'Europe avec lesquels les aspirants dictateurs de l'Espagne accepterasient de colla- comprendra.Cette santé est celle des camps de concentration et des lles Lipari; c\u2019est la santé obtenue par toutes les libertés sociales et publiques abolies, les syndicats supprimés, la classe ouvrière et la pensée enchainées.Ce n'est pas une santé française ni démocratique.En Espagne donc, le conflit se présente ainsi: D'un côté, la nation qui veut vivre en paix avec tous ses voisins comme en paix avec elle-même, qui ne nourrit pas de songes impériaux, qui ne mesure pas ses ambitions au nombre de ses avions, qui place son orgueil dans ses écoles, ses universités, ses cultures, et la prospérité de tous.De l'autre, le capitalisme international, ses agents conscients, et les milliers d'écervelés, d'innocents et de braves types que la presse pourrie abrutit de mensonges.Quelle victoire pour ce troupeau et ses chefs, si une République populaire gisait abattue! Quelle preuve ils en tireraient de l'incapacité d\u2019un pouvoir populaire à gouverner et à s'imposer! Les Français qui aiment leur patrie, qui la veulent forte et sauve, peuvent évaluer les conséquences d'une victoire du fascisme en Espagne: des bases navales concédées a Hitler aux Canaries, a Mussolini à Ceuta et aux Baléares, le Maroc espagnol devenant un foyer d'intrigues anti-françaises.C\u2019est l'empire africain de la France perdu à bref Lendres ne pense pus autrement.Le 10 août, on pouvait lire, dans les \u201cNews Chronicle\u201d, si prudents, si modérés: \u201cAucun autre gouvernement au monde ne ressentirait, autant que le gouvernement français, le terrible danger d'une victoire fasciste dans la péninsule.SI M.BLUM N'AVAIT CONSULTE QUE SON PROPRE INTERET ET CELUI DE SON PAYS, IL AURAIT AIDE A ECRASER LA REBELLION.\u201d Les Français sont-ils désignés au suicide?En ce eas ils n'ont qu'à lainser écraser le Front Popalaire eapagaol.pe ORONIATECK A.\u201cJUIFS, ABANDONNEZ L\u2019ESPOIR D\u2019ENTRER EN PALESTINE!\u201d (Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Auterité\u201d) Jérusalem, 29.\u2014 La vie intenable qui est faite aux Juifs en Pales- tine et la faiblesse des autorités gouvernementales de ce pays, ont été vigoureusement dénoncées récemment per M.Meier Disengoff, maire de la ville juive de Tel-Aviv.Le maire, dans sa lettre euverte, dit que le gouvernement, par sa conduite, depuis les troubles qui ont éclaté entre Arabes et Juifs, à démoralisé le pays, prevequé l'anarchie et le mépris des lois et à détruit tout vestige de l'autorité légale, administrative, mettant ainsi en danger la vie des citoyens.Les chemins de fer du goavermement, ajeuta-t-il, sont devenus un refuge, d'où les terroristes peuvent mettre le feu aux champe Juifs et bombarder les villes paisibles.TI s'ensuit que le pays n\u2019est pes adminis- \u2018tré par le Haut-Commissaire britannique, mais bien par le Comité Supréme Arabe, par den jeunes gens et une troupe de brigands, qui ent établi ; Un régime de terreur et de destruction, Le vieux maire, qui est âgé de 75 ans, demande guz autdrités d'admet- ire franchement l'inanité de leurs promesses ot de leurs: obligations et, en conséquence d'arrêter toute immigration juive.: \u201cMieux vaudrait arrêter immédiatement toute immigration let mettre \u201cdes affiches sur les pertes de Palestine, se lisant comme suit: \u201cJuifs, abandonnez tout espoir de vous créer un foyer national en Palestine.N\u2019entrez E .pas dans ce pays.Le désastre vous attend.\u201d \u201cOH! NON.L\u2019OUBLI | \u201cPetit Paul dit à son père: {| A Vhitel.Un vo est sur Jo pleu- point de, quitter sa \u2014Tu sais, pape, je n'ai \u2018chez le ise ré: chez A ! tar PE Fe C'est bien.Tu es un brave petit |l'autre, il r homme.Voilà dix francs pour te récompenser.Et, dis-moi, ce vilain den- |gon.tiste note pas fait trop mal: OF news: 11 n'était pas: là:1*: ;/boire.avtour de lui: ~ po re.à la main, son sac de Ja nrouble men?fait il ou qur- [A \u2014 8; murmure vebil-ei, le pour- |\u2018 Er ri\u2014 | Tn rm (Er 0 CEE Châteaugu LA BOHÊME Les deux Dumas, l'un prodigue, l'autre économe.\u2014 Leçons du fils au père et du père au fils.d'une excessive prodigalité.Et qu\u2019en revanche son fils n'attachait pas prévisément ses chiens avec des saucisses.De sorte qu'il arrivait des fois que l\u2019illustre auteur de Monte-Christo se trouvait à sec, tandis que l'auteur de la Dame aux Camélias avait toujours de l'argent à la Caisse d'épargne.Un jour, le père Dumas était justement dans cet état qui consiste à ouvrir sa bourse et à y voir le diable.Ne sachant à qui emprunter, il se rend chez son fils.\u2014 Alexandre, lui dit-il, je n'ai pas le sou, il faut que tu me prétes quelque argent.ay, bataille LES CANADIENS N'ÉTAIENT PAS 300, MAIS 1,590.\u2014 LES AMÉRICAINS PRIS DE PANIQUE SE FUSIL- On sait que Dumas père était qu = 0 tn rt mr VV LERENT ENTRE EUX.\u2014 UN SAUVE-QUI-PEUT.Nous avons soutenu plus d\u2019une fois, à \u201cL\u2019Autorité\u201d que| siennel.scolaires en| grossir le tirage.surtout en ce qui regarde l'Histoire du Canada, telle dans la province de Québec.Ce n\u2019est pas une Histoire dans le vrai sens du mot, que l'on fait entrer dans la tête des mioches, mais une série d'histoires romancées, plus que cela, des légendes.Nous avons établi sans contestation compagnons, tout en étant des héros, visaient bien plus à faire main basse sur les fourrures des Iroquois au Long-Sault, qu'à cueillir la pal- nos manuels devraient être de f possible, que Dollard des Ormeaux et ses me du martyre.Abordons maintenant la bataille de Châteauguay.Nous nous souvenons tous comment elle est racontée dans nos manuels.Le général Hampton, s'avançant en 1813, à la tête de 7,000 Américains pour s'emparer de Montréal, rencontra le colonel de Salaberry sur les bords de la rivière Châteauguay à la tête de 300 Voltigeurs canadiens-français, retranchés derrière des abattis.\u2014 \u201cBraves Canadiens, rendez-vous, nous ne voulons vous faire aucun mal .\u2018\u2019 aurait crié l\u2019un des officiers d\u2019Hampton, venu en parlementaire.Une balle en pleine poitrine fut la seule réponse, à en croire nos historiens, façon assez curieuse, entre nous, de recevoir un parlementaire, sur- Alexandre fait la moue.\u2014 Impossible, papa, répon- dit-il, je suis moi-même très gêné.Dumas sourit.\u2014 Voyons, mon enfant, tu ne peux pas laisser ton père mourir de faim! I faut que tu me prêtes au moins de quoi dîner.Alexandre se fouille.À la fin, il finit par retirer d\u2019un de ses goussets une belle pièce de cinq francs toute neuve à l\u2019effigie de Louis-Philippe.Dumas la prend dans le creux de sa main, la considère avec curiosité, comme il eût regardé une pièce carthaginoise.IN la fait sonner pour s'assurer de son bon aloi.Et finalement tire son canif et la marque d'une petite croix.Puis, il la met dans sa poche, et prend congé d'Alexandre.Le lendemain, celui-ci vient chez son père.La première chose qu\u2019il voit en entrant, bien en évidence sur la cheminée, c'est la pièce de cing francs à l'effigie de Louis-Philippe.Pourtant, il ne dit rien.Il revient, il revient encore! Les jours suivants il re vient.La pièce de cinq francs était toujours là A la fin, au bout de quinze jours, n\u2019y tenant plus, il dit à son père: \u2014 Ah! ça! tu n'avais donc pas besoin d'argent, puisque tu n\u2019as pas encore changé cette pièce! Dumas attendait ce cri du coeur.Prenant alors son ils par les deux mains, avec ce sérieux comique qu'il savait si bien attraper: \u2014 Eh! mon cher Alexandre, lui dit-il, voyons, dis-moi, ei j'avais dépensé les cing francs, avec quoi aurais-je donc dîné le lendemain?CETTE FRAPPE DES MONNAIES C\u2019est un travail fort curieux qui n\u2019a pas beaucoup varié, malgré les progrès du machinisme.Jadis, avant qu\u2019on eut découvert les procédés de gravure à cire perdue, on était forcé de travailler au burin le poinçon d'acier en relief sur lequel était montée la matrice.La besogne était pénible et délicate.Aujourd'hui, on se borne à graver dans de la cire à modeler, puis la pièce est moulée dans du plâtre qu'on chauffe pour faire dispdraître la cire qui se volatilise; l'acier est ensuite coulé dans le moule pour former le poinçon.Celui-ci obtenu, l\u2019auteur de l'effigie n'aura plus qu\u2019à exécuter au burin quelques retouches légères, puis le morceau d'acier est trempé et, dès lors, il ne reste plus qu'à fixer le coin ou balancier et à commencer la frappe.| On prend ensuite des lames de métal, dont le titre a été soigneusement vérifié, et dans lesquelles on découpe des rondelles, appelées flans.On vérifie le poids de ceux-ci; ceux qui sont trop légers sont rejetés au creuset et vefondus, -\\eeux qui sont trop lourds sont mis au point par un e qué diminue leur épaisseur.À ce moment, ils sont en état de cule au moyen d'un passer à la frappe qui s\u2019exé- dalaneier tout par des gens qui protestent encore contre ce qu\u2019ils appellent l'assassinat de Jumonville aux mains de Washington.Ensuite la bataille s\u2019engagea, toujours d'après nos historiens, bataille furieuse où les 7,000 Yankees furent mis en complète déroute par nos 300 nouveaux Spartiates.Or l'Histoire véritable ne place pas de Salaberry, tout en ne lui enlevant rien de son mérite, sur le même rang que Léonidas.Disons tout de suite que les Canadiens de tout poil, et il s\u2019y trouvait même des Sauvages, étaient 1590, bien comptés, à Châteauguay, et non 300.Si tous ne combattirent, c\u2019est que les envahisseurs retraitérent après une courte escarmouche.Nos manuels de langue française ignorent complètement un personnage aussi présent: le gouverneur Prevost.UN GENERAL \u201cPOUR RIRE\u201d Ce général Hampton paraît plutôt avoir été un militaire dans le genre des \u201c\u2018colonels\u2019\u2019 américains du siècle dernier, épiciers ou fabricants de conserves enrichis, dont les connaissances martiales se limitaient à crier: \u201cEn avant, marche!\u201d, quand ce n\u2019était pas: \u2018\u2018Sauvons-nous les v'là!\u201d.Son corps d'armée franchit la frontière le 20 septembre à Odelltown; mais s'étant ravisé, il ordonna une prudente retraite et ce n\u2019est que le 20 octobre que, revenant sur ses pas, il se décida à attaquer de Salaberry.De Salaberry n\u2019était pas précisément ce qu\u2019on pourrait appeler aujourd\u2019hui un francophile.Né à Beauport en 1778, il combattit d\u2019abord dans l\u2019armée anglaise aux Indes occidentales et prit part à l\u2019expédition d'Anvers, toujours contre les Français.Il servit en Espagne sous Wellington et conquit ses grades contre les troupes napoléonniennes.Revenu au Canada pour combattre les Yanks, il fut naturellement placé à la tête des troupes canadiennes-françai- ses, composées de miliciens devenus, grâce à un rigoureux entraînement, les égaux des réguliers aux côtés desquels ils combattaient.Excellent chef militaire digne de servir sur un plus vaste théâtre, il ne craiîgnait nullement les \u2018amateurs\u2019 d\u2019Hampton, qu\u2019il avait déjà rossés deux fois, à Lacolle et à Chrysler's Farm.Placé en première ligne, il choisit admirablement son champ de bataille en se plaçant à un endroit appelé La Fourche, où plusieurs petits tributaires de la rivière Châteauguay formaient d'excellents points stratégiques faciles à défendre avec des soldats entrainés placés derrière des retranchements.UNE MARCHE FORCEE Un heureux concours de circonstances le servit, car un autre batailleur fameux en son temps, \u201cRed George\u201d Macdonell, se trouvait alors à Kingston avec un groupe de Canadiens-français, tous soldats triés sur le volet, sous les © du gouverneur sir George Prévost.Celui-ci, apprenant qu\u2019il y avait danger du côté de Châteauguay, demanda à Macdonnell: \u201cQuand pouvez-vous partir?\u201d \u2014 \u201cDès que les hommes auront fini leur repas\u201d, répondit l\u2019autre.\u2014 \u201cAlors sui- vez-moi le plus tôt possible\u201d, ordonna Prévost en montant à bord de son bateau.El fallait parcourir une distance de 210 milles.On perdit une journée entière à réunir un nombre suffisant d\u2019embarcations pour ce départ précipité.En cours de route, une rafale d\u2019une violence telle que même les \u201cVoyageurs\u201d canadiens- français ne purent l'affronter, retarda la marche d\u2019une autre journée.Les rapides des Cascades, où plusieurs soldats d\u2019Amherst perdirent la vie en 1760, étaient i i et enfin il fallut accomplir la dernière étape de 40 milles par terre et en pleine nuit, dans une forêt épaisse, en suivant un sentier difficile.Néanmoins, Macdonell put opérer sa jone- tion avec de Salaberry avant Prévost auquel il dit plus tard: \u201cTout va bien maintenant, Sir, et nous sommes arrivés sans qu'un homme manque à l'appel.\u201d La petite armée se trouvait alors à 25 milles au sud-ouest de Caughnawaga.LE MOUVEMENT TOURNANT L\u2019avant-garde, sous de Salaberry, comptait 460 hommes, Canadiens-français, Anglais en \u201chabits rouges\u201d et Sauvages \u2018à plumes\u201d.Sa position stratégique était remarquable.Il occupait un front étroit, allant de la rivière Châteauguay, à sa gauche, à un petit bois, à sa droite.Craignant d'engager ses troupes mal entraînées dans le bois, Hampton s'imagina qu\u2019il pourrait facilement tourner de Salaberry par la rivière, où il y avait un gué en arrière des Voltigeurs.Il Macdonel comptait pouvoir écraser ignorait l\u2019arrivée de I et de Salaberry entre deux feux.nant dans leur retraite Les d'Hampton.On ne connaît pas le total i crurent I'ennemi beaucoup de Salaberry et Macdonell avaient eu la précaution de cor en différents endroits des clairons pour faire croire Ys Tas Sp \u201cSCANDALE Le journalisme américain, tel qu\u2019il se pratique de nes jours, est preba- blement l\u2019un des plus grands abus du siècle.Veut-en avoir une idée de la façon dont sont fabriqués ces journaux dits \u201ctabloids\u201d ou journaux à sensations, dent Ia seule ambition est d'atteindre à des tirages fantastiques et payants?L'éditeur d'un tabloid qui y place des capitaux le fait néanmoins généralement avec la perspective de les engloutir pendant un assez long temps avant de retirer des profite.Comme le disait jadis l\u2019un d'eux: \u201cCe n\u2019est pas un métier que de publier un quotidien, c\u2019est une maladie.\u201d\u2019 On a 'eu de ces exemples, chez- nous au Canada, d'hommes d\u2019affaires qui ne connurent jamais les premiers éléments du \u201cmétier\u201d bien entendu, mais se servirent de ceux qui le connaissaient pour s'en faire un tremplin.De ces gens, surtout aux Etats-Unis, ont englouti des millions de dollars, avant que les annonces puissent enfin rapporter et avant de pouvoir vaincre la répugnance populaire par des articles à sensation, où la réputation de certaines personnes était en jeu.Une fois sur la voie du succès, ils revinrent à une politique de respectabilité, avec laquelle ils n'auraient jamais pu, dès les débuts, édifier un tirage-aussi phénoménal.Emile Gauvreau, Franco-américain d'origine, qui fat rédacteur-en- chef du \u201cNew York Daily Graphic\u201d, de 1924 à 1929 et rédacteur-en-chef du \u2018New York Daily Mirror\u201d, depuis 1929, faisait en 1932 une \u2018\u2018confession\u201d sur les origines du journal \u201c\u201ctabloid\u201d.\u201cJ'ai écrit \u201cHot News\u201d, \u2018dit AVANT TOUT\u201d minis.Nous aviens perdu de vue, depuis un certain temps, l'Acseciation Humanitaire et le Réveil Féminin, ces plantes qui fleurissent sur le ter- reas du Faubourg Québec.Il paraît même que l\u2019Asseciation et le Réveil ent été assez inactifs ap cours de toute la campagne électorale, mais qu'ils viennent de reprendre leurs séances régulières.L'Association Hemanitaire, plus spécialement destinée aux messieurs, tient toujours ses assises au même endroit, rue Sainte-Catherine- Est, et le Réveil Féminin, nouvelle Ecole des Femmes, tient les siennes dans les paroisses Saint-Pierre et Sainte-Catherine.Dans les deux cénacles, la doctrine fanciste est préchée comme la seule capable de sauver la province de Québec.1] semble que l'arrivée de - \u2018 D LA PROPAGANDE FASCISTE AU SEIN DU \u201cFAUBOURG QUEBEC\u201d Gaston Pilon et d'autres zélateurs ne veulent \u2018 démocratie.\u2014 Association Humanitaire et Réveil \u2018F6 plus de notre l\u2019Union Nationale au pouveir ne se- tisfasse pas Gaston Pilen et ses disciples.C'est le fascisme avec toutes uses merveilles qu'il leur fast.Les piliers de l'Association Numanitaire, depuis le départ de M.Fernapg Boisseau, passé du côté de M.Paul Gouin et de son Action Lib6- rale Nationale, sont MM.Hector Cormier et Paul Eybalin, tandis que Gaston Pilon demeure le grand pontife du Réveil Féminin.Il ne cense de regretter teut haut, en se frappant la poitrine, le mal immense qu'il a causé à la religion catholique du temps qu\u2019il était communiste.Gaston semble être l\u2019un des rares hommes qui aient pris au sérieux ses divagations communistes, sans doute pour se donner de l'importance.FRERE ANGE cle Cacao trouvait que sa publicité baissait.C'est alors que je pus convaincre Maggie, soeur de Sugar Plum, a simuler une fuite ou un enlèvement, n'importe quoi.Des photographes étaient a Vaffit et photographiérent la scéne en pleine nuit, alors que Sugar Plum, en pyjamas descendait les degrés de l'échelle.Et tout cela finit, comme on devait le prévoir, par un divorce retentissant qu\u2019avait justemen prove- qué la publicité tapageuse du journal tabloid.\u2019 Dans son volume intitulé \u201cScandale avant tout\u201d (Hot News) Gauvreau narre bien d'autres faits divers, qu'il sut exploiter habilement pour amener le tirage du journal a des niveaux bles, | épousé Marjorie.Le vieux beau pré- Il chargea son lieutenant Purdy de cette opération délicate avec 1,500 hommes.Purdy, au milieu de la nuit, traversa la rivière à qué, en face des retranchements de Salaberry, et rendu sur l'autre rive, la retraversa à un autre gué afin de prendre les Canadiens à revers.Purdy s\u2019égara dans l\u2019obecurité et le lendemain se trouva pris entre deux feux, sandwiché par de Salaberry et Macdonnel.Hampton, qui attendait l'effet de sa belle manoeuvre, tardait à attaquer de front, ot lorsqu'il #'y décide, c'était déjà trop tard.Les miliciens Purd en tête et en queue, lâchèrent pied auseitét et c'enfuirent en tirant les ung sur les autres, entrai- pertes américaines à Châteauguay, mais il est probable qu\u2019elles furent surtout causées de leur propre fait que du fait de l'ennemi.Ce combat, ou plutôt cette escarmouche, eut lieu le 26 octobre.La troisième ligne, sous le général de Watteville, où se trouvait le n'eut pas à intervenir.fes que n'ayant eu affaire qu\u2019à la moitié des troupes cana- dicanes, plus nombreux parce qe \u201c7 loar en lune de mick Male bientôt.de plus en plus sensationnels.M.Gauvreau, pour illustrer une é po © ane Cho Emile GAUVREAU.que de journalisme déséquilibré que nous ne reverrons plus jamais.Mon livre a pour but de montrer l\u2019inutilité de la bataille des tirages et les malheurs qu\u2019elle entraîne derrière! Shirley Temple commence à com- elle.Ce récit romancé d'aventures | prendre ce qu\u2019est la publicité, plus ou moins troublantes, illustre, Dernièrement, on la photographia comment des gens éminents, mais avec deux écrivains Japonais en visi- faibles furent exploités et souvent de|t\u20ac à Hollywood.Elle se tenait entre la façon la plus tragique.les deux, très digne.L'opérateur OR Ly \u201c était prêt.\u201c L'histoire d Oncle Cacao\u201d et del Alors Shirley leva le nez, et, poli- Sugar Plum\u201d, publiée dans un ta-| ment : bloid de New-York, marque bien la| _\u2014_ Pardon, voudriez-vous me dire façon dont on s\u2019y prenait pour \u201cfa-|lequel d\u2019entre vous est le plus impor- \u2014 SI PETITE ET DEJA.L'OPTIMISME DUN PASTEUR Le curé de Châteauguay compte sur M.Duplessis pour amener l\u2019Age d'Or.- (Cor.spéc.a \u201cL\u2019Autorité\u201d): Chateauguay, 29.\u2014 Le curé de notre paroisse, M.l'abbé Bourbonnais, a publiquement.manifesté sa satisfaction, dimanche dernier, du changement politique qui s'est opéré à Québec.Parlant au prône, dans l\u2019église paroissiale, à déclara que les parents devraient envoyer en plus grand nombre leurs fillettes au couvent tenu par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame.\u201cIl ne faut pas, déclara-t-il, se retrancher derrière la crise pour n\u2019en rien faire.Les affaires n'allaient pas bien, 1 est vrai, depuis quelques années, mais comme nous avons changé de gouvernement à briquer\u201d de toutes pièces une histoire | tant: je ne peux pas sourire aux de chantage sensationnel ou d'enlè- deux à la fois ! vement, Québec, tout va bien maintenant marcher\u201d.Il y avait alors concurrence entre deux journaux du même genre dont Gauvreau était le rédacteur en chef, pour l'un, tandis que l'autre était un nommé Wayne.Les principaux personnages de cette pièce, car c'en fut une, furent Raymond Rodgers, roi du chocolat, Marjorie McInnis, hôtesse du \u201cGinger Pot\u201d, boîte de nuit très chic et sa soeur, Suzanne.Rodgers était un habitué de l'endroit, à qui Marjorie faisait de l'oeil ostensiblement et dont elle conveitait la jolie fortune.Redgers, mieux connu sous le nom d'\u201cOncle Cacao\u201d était plutôt attiré par les charmes de Suzanne, (Sugar Plum\u201d.) Il justifia l'intérêt Qu\u2019il portait à cette dernière en insinuant qu\u2019il l'adopterait après avoir férait Suzanne pour l'éclat naturel de sa première jeunesse.\u201cElle est,\u201d me dit-il, \u201cune Sugar Plum (prune en sucre).\u201cIl n'en fallait pas plus pour en réaliser toutes les ressources typographiques.Un soir, une querelle éelata, vu le rivalité qui existait entre les deux soeurs.Redgers avait maintenant l'intention d'épouser Suzanne et d'adopter Marjorie.C'était renverser les rôles.Marjorie bendit comme une lionne, saisit tout ce qui lui tomba sous Ia main et lança des projectiles de toutes sortes à la tête du pauvre Redgers qui ne pouvait plus se garer.Verres, couteaux, fourchettes, assiettes et cuillers jonchèrent le parquet.Un photographe de men journal, qui rédait par hasard, filma la scène.Le tirage de mon journal) menta de 35,- | - 000 exemplaires.J'opérai ensuite une réconciliation et je relatai par le menu les progrès de la cour d'Onele Cacao à Sugar Plam.La eir- culation du journal montait graduellement.Enfin quand vint le mariage, il y avait foule énorme.Toutes les petites \u201cpoules\u201d avides de lire les pensées intimes de deux tels amoureux, pendant que le vieux beau lui contait fleurette, étaient rendues Mà | en force.Sugar Plum avait elle-mé-| me écrit la relation de nes amours! avec l'Oncle Cacao.dr Après le mariage, le tirage qui od} tait élevé pendant quelques semsi-|: nes à 200,000 exemplaires balises ou- bitement.Deux ou trois histoires à venastion n'eurent pos le den de plaire aux Jecteurs.Il nous fallait deue |: revenir & nes deux tourtereaux.Je] pos enfin convaincre Sugar Plam à à |n6us donner ses impressions intimes Jee ST : Se veils ; a ; CL me ro .+: Ton ae Loa ee Card aw 23e ANNEE \u2014 No 1107 d\u2019o éra-comi que \"8 SIDE 4 "]
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