L'autorité, 16 janvier 1937, samedi 16 janvier 1937
[" REDIGEE EN COLLABORATION \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d L'AUTORITE CR 0er 8 BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL.: FRONTENAC 1233 EERE 23e ANNEE \u2014 No 1123 * v\u2014 MONTREAL, 16 JANVIER 1937 tre Abonnement : $2.50 par année a.a i stat da Ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Echevins vendus.ou a vendre?co LE SENAT NATIL UNE ___ IMPORTANCE QUE RELATIVE?On le dirait, à voir certaines nominations si hâtives et d\u2019autres si tardives.\u2014 Qu'est-ce qui ne va pas dans le Québec ?Certains de nos lecteurs s\u2019étonnent et nous en font Part, du fait que les deux sièges vacants au Sénat et dévolus à nos compatriotes de langue anglaise aient été si promptement remplis, tandis que le siège de La Durantaye, antérieurement occupé par feu le sénateur Emile Fortin, attend encore son titulaire.Rien ne pressait tant de nommer l\u2019hon.À.K.Hugessen au siège du feu sénateur Smeaton White, si M.Fernand Fafard, député de Montmagny-L\u2019Islet, à qui le siège de La Durantaye a d'ores et déjà été promis, doit l\u2019attendre si longtemps.Quelle qualification particulière avait M.Hugessen ?Est-ce que par hasard, comme la rumeur en a cours, on craindrait vraiment, un peu plus d\u2019un an après avoir pris le pouvoir, d\u2019ouvrir une division dans le Québec?Ou bien, est-ce que le Sénat, tel que constitué, à si peu d'importance sur les destinées du pays qu\u2019il importe peu que tous ses sièges soient remplis ou non ?Nous laissons au public de décider.\u201cL\u2019AUTORITE\u201d PILLAGES ET MASSACRES EN ESPAGNE DUS AUX FASCISTES Un consortium germano-italien pour l\u2019exploitation des mines.\u2014 La prétendue \u2018\u2018croisade\u201d de Franco est une lugubre farce.Des dossiers confidentiels tombés entre les mains de journalistes français permettent d\u2019établir ce dont on se doutait bien déjà, savoir : que \u201cl'idéologie\u201d des pays fascistes, se battant pour le principe contre le communisme, n\u2019est qu\u2019une farce macabre.Longtemps, très longtemps avant la révolte du 18 juillet dernier, avant même la victoire de Février du Front Populaire espagnol, victoire à laquelle elles ne croyaient pas, les puissances qui soutiennent le général Franco s'étaient déjà partagé les richesses minières de l\u2019Espagne.La Péninsule ibérique, y compris le Portugal, devait, avec la complicité d\u2019un Gil Robles, réactionnaire, et d'un Lerroux, radical, devenir une simple colonie germano-ita- lienne.Le plan \u2014 selon l\u2019un des dossiers en question\u2014 en a été établi dans \u2018le courant d'avril 1935\u201d par la \u201cMetallgesellschaft\u201d, la grande et puissante société de Francfort-sur-Mein, dont le Dr Alfred Merton \u2014 un des grands commanditaires de Hitler \u2014 est le président.Cette société financière, spécialisée dans les valeurs de métaux et de minerais, ne fait pas qu\u2019acheter et vendre des titres : elle s'intéresse aussi, d\u2019après ses statuts, \u2018sous n'importe quelle forme (sic!) à d\u2019autres sociétés ayant un cercle d'activité semblable au sien\u201d.De ce fait, elle a des participations dans presque toute l\u2019industrie lourde allemande, dans l'industrie chimique (1.G, Farben) et dans l'industrie des metaux.Donc, au courant d\u2019avril 1935, la \u2018\u201cMetallgesellschaft\u2019 met sur pied un consortium bancaire et industriel allemand pour exploiter les mines espagnoles.Adhérèrent aussitôt à ce consortium des groupes métallurgiques et de grands trusts de fabrications de guerre dont les chefs, en 1929, proposaient à la France de former une armée commune avec l\u2019AI- lemagne pour marcher contre la Russie.Il était évidemment périlleux de s\u2019aventurer seul dans une telle entreprise, et Hitler recommanda la prudence à ses grands électeurs, ceux dont les abondantes souscriptions l\u2019avaient porté au pouvoir.Faute de In France, on charcha donc des alliés du côté de l\u2019Italie.Ce fut le commandant A.Serrac.représentant du groupe Rockefeller en Italie, qui apporta à Rome les propositions allemandes.Le général Ingiani, haut fonctionnaire du ministère des transports, et M.Guido Mazolini, haut fonctionnaire du contentieux du Palais Chigi s\u2019intéressèrent à l\u2019affaire \u2014et l\u2019on veut croire pour eux, que ce n\u2019est pas de leur propre initiative.Enfin, le commandant Stefano Benni présenta un rapport à ce sujet devant la \u201cFédération de l\u2019Industrie Italienne\u2019, tandis que M.Giurati, haut fonctionnaire du parti fasciste et ami intime du commandant Serrao, du groupe Rockefeller, remplissait la même tâche auprès du \u201cFascio!\u201d De quoi était-il question?D'\u2019organiser avec les Allemands un consortium pour l'exploitation des mines espagnoles et d\u2019engager avec eux toutes négociations ayant pour but d'attribuer des avantages à l'industrie italienne, avantages devant s'élever à vingt millions de lires par année.Les négociations germano-italiennes étaient terminées et les contrats étaient conclus au moment où eurent lieu les élections espagnoles.On s'attendait en février, à la victoire de Gil Robles.Le Front Populaire triompha, le Front Populaire dont le programme comportait la \u201cnationalisation des mines\u201d.Aucune demande de concession ne fut adressée au gouvernement républicain jusqu\u2019en juillet, alors que la révolte du \u201cpatriote\u201d Franco éclatait.\u2019 Les épouvantables massacres commis d\u2019un côté comme de l'autre en Espagne depuis ce temps ont donc pris leur origine dans de misérables concessions minières.Est-ce que I\u2019Angleterre et ses Dominions ne sont pas justifiables de répudier a la fois le fascisme et le communisme?Dr.OX SE A LA CASERNE Deux jeunes bleus, du recrutement de Marseille, Marius et Olive, viennent d'arriver à la cascrne.Le lendemain, après la première revue, le colonel avise les deux nouvelles recrues ct, voulant se rendre compte de leur degré d'instruction, 1! s'adresse à Marius: \u2014 Qu'est-ce que la France?Mariug réfléchit; puis, se rappelant soudain un vers de romance, lance de son plus bel accent: France?mon colonel, c\u2019est ma mère! \u2014 Mes félicitations, mon ami.La définition est un peu vague, mais elle sort du coeur et témoigne de vos beaux sentiments, Voilà au moins un bon Français, qui fera un bon soidat et bientôt, j'espère, un bon caporal.Puis, se tournant vers Olive, le colonel lui pose la même question: \u2014 Qu'est-ce que la France?Aussitôt Olive, sans hésiter: \u2014 France, c'est la mère de Marius, mon colonel! ' & % LE MARIAGE À LA VAPEUR Suivi chez l\u2019Oncle Sam du divorce à l'électricité.\u2014 L'aventure de Mr.Bruce.\u201cCollages\u201d et \u2018\u2018décollages\u201d au \u201cFaubourg Québec\u201d Charles Thomas Bruce, honorable et fortuné citoyen de Cleveland, Ohio, est un homme expéditif.Il n\u2019aime pas que les affaires traînent.Ainsi, tout récemment, Charles- Thomas Bruce s'est marié un lundi.Il a demandé le divorce le mardi, déjà dégouté de l'aventure, et il a obtenu satisfaction dès le lendemain, merercdi.C\u2019est que la justice, aux Etats- Unis, est beaucoup plus expéditive qu'au Canada.Ici, vous contestez une élection, afin d'obtenir le divorce d\u2019un nouvel élu d'avec l'électorat, et c'est à peine si vous pouvez avoir le jugement désiré au bout de deux ans révolus.Comme il descendait des escaliers du Palais de Justice, où l'on venait de prononcer sa \u201clibération\u201d, Charles Thomas Bruce rencontra une fort Jolie fille.Il l\u2019arrêta : \u2014Mais, dit-il, je vous vois pour la première fois, mais je sens déjà que je vous aime, comme jamais homme sur terre n\u2019aima une jolie fille.Voulez-vous m'épouser?\u201d \u2014 Vous épouser?Mais quand?\u2014 Tout de suite.\u2014 O.K.répondit la belle.Et ils se mirent en route vers le bureau d'enregistrement.Le soir même, ils célébraient leurs justes noces.Voilà ce qui s'appelle aller en vitesse.La radio nous annonçait l\u2019autre soir qu'un mari américain venait d'obtenir son dixième divorce : \u2014 Je ne suis pas découragé, décla- ra-t-il, car je songe déjà à ma onzième union.En dépit de tous mes malheurs passés, j'espére pouvoir être heureux.La recherche du bonheur est permise à tout Je monde, et le mariage c'est comme toutes les autres affaires : lorsqu'on fait faillite, on recommence.S'en parlais l\u2019autre jour à un brave citoyen du faubourg Québec : \u2014 Ces Amérincains, me dit-il, sont des enfants d'école! 1ls se \u201cmaris- sent\u201d et se \u201cdémarissent\u201d, quand c'est si facile de se \u201ccoller\u201d et de se \u201cdécoller\u201d.Pas besoin de divorce pour cela.Par icitte, si un mari et sa femme s'entendent pus, y se séparent.Chacun prend son bord, Je mari avec la femme d\u2019un autre et la femme fait pareil.Dans mon \u201cbloc\u201d, c'est par douzaines qu'on voit de ces ménages de la main gauche .Ca fait beaucoup moins de bruit que le divorce de l'ex-roi d'Angleterre, mais il n'y a pas lieu de s\u2019en vanter.A propos de ce divorce fameux, M.Ernest Simpson, ex-mari de Wally, a fini par se fächer.Il a poursuivi une dame de la haute qui l'accusait d'avoir reçu de l'argent pour avoir facilité l'exeat de sa séduisante Américaine.S'il gag ne son procès, est-ce le mari de la dame trop bavarde qui serait appelé à payer la casse?~ Le cas échéant, nous ne serions pas surpris d'assister à un nouveau divorce.L'engrenage, quoi! MISTIGRIS.MUSSOLINI L\u2019AFRICAIN M.Mussolini aspire à la paix.I le dit, il le proclame, il tend le rameau d'olivier symbolique dans ses discours comme un bel étendard.Venant de parler, l'autre jour, à Littoria, une des villes nouvelles créées sur son initiative, àl se dirigea vers une autre ville nouvelle où l\u2019on tournait des prises de vues du futur grand film italien qui doit porter le titre de \u201cScipion l\u2019Africain\u201d.Allusion qui fait à présent sourire le Duce\u2014 J'accepte maintenant, dit- il, d\u2019être appelé aussi l'\u201cAfricain\u201d.On m'a souvent nommé ain- ai, je le sais, avant la victoire éihiopienne, lorsque l\u2019on craignait un \u201cfiasco\u201d.Une idée d'ironie et de blime s'attachait à ce qualificatif.Je n'ai rien dit.Je crois avoir relevé la tête et m'enorgueillir d'être l\u201cAfricain\u201d.QUELS SONT CEUX QUI SE TROUVENT DANS LUN OU L'AUTRE DE CES DEUX CAS?\u2014 LE MAIRE RAYNAULT PASSE LA DERNIÈRE NUIT CHEZ L\u2019ÉCHEVIN GOYETTE.\u2014 AU CONFESSIONAL, \u2014 VOIX MYSTERIEUSES AU TELEPHONE.Exactement après quatre semaines de caucus a I\u2019hétel- de-ville, de réunions secrétes en des endroits divers, de tractations, de marchandages, de compromis, d'engagements solennellement pris et bassement reniés, de cyniques trahisons, de tirages de ficelles grosses comme des câbles, le Conseil municipal a enfin nommé, mercredi dernier, son Comité Exécutif, son leader et les diverses commissions dont il dispose.On s'attendait bien, après une telle série de passes savantes, que les choisis ne seraient pas les meilleurs hommes, mais les produits d\u2019une formidable mise aux enchères.Que penser d\u2019un Taillefer comme président et d\u2019un Trefflé Lacombe comme membre de l'Exécutif?Les échevins Alfred Filion et Frank Hogan ont pour eux, le premier d\u2019être un ancien à l\u2019hôtel-de-ville, et le second d\u2019avoir été bon joueur de lacrosse.Est-ce suffisant?Quant à l\u2019échevin J.-E.Jeannotte, il semble jusqu\u2019à présent plus qualifié que ses collègues, bien qu\u2019il ait contre lui d\u2019être un nouveau venu dans cette Tour de Babel.Tout de même, la partie-est attend beaucoup de lui, Mais c\u2019est le leader A.-E.Goyette qui concentre surtout l'attention de ceux qui s'inquiètent de l'avenir de Concordia.L'échevin Goyette a autrefois formé une société qui s\u2019appelait la Compagnie des Cercueils de Verre.L'histoire de cette corporation serait des plus instructives.Elle a eu son épilo- que devant les tribunaux.Nous ye reviendrons, afin d'établir si ceux qui furent \u2018\u2018mis en verre\u201d furent autant les cadavres auxquels ils étaient destinés que ceux qui placèrent de l\u2019argent dans l'affaire.Espérons que Concordia ne sera pas ensevelie dans le même tombeau.Pour ce qui est des commissions, leur importance est négligeable.Elles servent surtout à des tractations entre clans opposés, lorsqu'il s\u2019agit de choisir d'exécutif.Tout le monde ne pouvant être de l\u2019exécutif, on promet à celui-ci et à celui- là qu\u2019il sera d\u2019une commission.Et le tour est joué! LE MAIRE AU CONFESSIONNAL Les chroniqueurs municipaux n\u2019ont apparemment rien su du dernier acte de la grande comédie-tragédie municipale.Pas un de ces chercheurs de sensations n\u2019a mentionné le fait sensationnel que Je maire Raynault a passé la nuit qui pré-! céda l\u2019élection de l\u2019exécutif chez son ami de fraîche date l\u2019échevin A.-E.Goyette, 4275 rue Saint-Hubert.Le maire était accompagné de deux acolytes : M.J.-H.Laframboise, homme à tout faire de l\u2019ex-maire Houde et spécialiste en expropriations, et M.L.-C.Farley, qui s\u2019illustra tour à tour, à des titres divers, dans la presse rurale, dans la buanderie et autres champs d'action.Nous avons la liste des pères conscrits qui se rendirent dans le plus grand secret, se fiant à la complicité des ténèbres, à la résidence de l\u2019échevin Goyette.Bien entendu, ils sont muets comme des carpes sur ce qui s\u2019est passé là en cette nuit fatidique : - \u2014 Le maire nous a confessés .ont déclaré brièvement certains d\u2019entre eux, sans indiquer quelle sorte de viatique leur avait été servie.Si l'exécutif avait été choisi quelques jours après les élections, comme cela devait être sans le recomptage des votes, nul doute que le résultat n\u2019eût pas été le même, car alors les adversaires de l'ingérence du maire Raynault étaient de 2 contre 1, rapport à son programme comportant le rappel de la taxe de vente.Mais l'intervention d'un gros entrepreneur de la partie- est fit sentir son influence dans la mélée.L\u2019intérét parla, à la fin, plus fort que la parole donnée.C'est même pourquoi I'échevin Dubreuil proposera qu'un grand crucifix soit ap- pendu au-dessus de la tribune du maire, dans la salle du Conseil, dans l'espoir (ne s\u2019illusionne-t-il pas un peu?) \u201cque les échevins seront plus soucieux de leur honneur devant le crucifix et moins enclins à renier leur parole\u201d.GRANDS DIEUX, QUE DE TENTATIONS! On pouvait faire mirouetter beaucoup de choses, aux yeux éblouis des échevins : I! y a d\u2019abord le renouvellement de ce contrat pour 1'éclairage des rues, avec le trust de l\u2019électricité, dont le renouvellement a été remis d\u2019année en année.Ça représente un joli magot de $500,000 annuellement.Il y a encore cet achat de carrières dans le nord, plusieurs fois mis sur le tapis et différé.Les prix proposésé varièrent d'un million cinq cent mille dollars à cinq millions.Vous voyez que l\u2019appât n\u2019est pas à dédaigner.Il y a aussi l'expropriation de la rue Berri, à partir du port jusque dans le nord de la ville.Elle n\u2019a encore été élargie que de la rue Ste-Catherine à la rue Ontario.Quelles belles expropriations en perspective, à commencer par l\u2019immeuble des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke-Est, vendu par les Chevaliers et dont il serait intéressant de connaître le vrai propriétaire.Et puis, il y a un contrat pour la fourniture de la pierre, aussi renouvelable cette année.Renseignements pris à bonne source, cette pierre \u2014 et il s\u2019agit de plusieurs milliers de tonnes \u2014 est payée beaucoup plus cher au fournisseur actuel que si des soumissions étaient demandées.Au beau milieu des élections municipales, la majorité de l'exécutif étant déjà favorable à M.Raynault, une importante commande de sable ne füt-elle pas passée à un favori pour $1.35 la tonne, alors qu'il était facile de s\u2019en procurer ailleurs pour 0.85 cts la tonne?Cela nous donne une idée de la tournure que prendront les futurs contras municipaux.Et il y a 'agrandissement du marché Bonsecours, plus fertile en expropriations qu\u2019en étalages, etc., etc.D'OU VENAIENT LES INSTRUCTIONS?Le maire Raynault, chauffé a blanc, s'est défendu au Conseil d'avoir voulu imposer \u201cson\u201d exécutif.Ce qui lui importe, a-t-il prétendu, est la réalisation de son programme.Bébé Hitler (l'air plus balourd qu\u2019intel ligent).\u2014 Y que de faire sauter mes jouets en l'air.que vous allez voer! a rien que j'aime tant, moé, Att endez un tout petit peu et vous allez voer ce LES FASCISTES FOUETTENT LES JUIFS EN TRIPOLITAINE | Nouvelle politique de Balbo, assassin de Matteoti, pour plaire à Goering, incendiaire du Reichstag.(Dépêche spéciale à \u2018L\u2019Autorité\u2019\u2019) Khaïfa, Palestine, 16.\u2014 Plusieurs Juifs ont été fouettés publiquement à Tripoli, colonie italienne d'Afrique, par ordre du régime fasciste, parce qu'ils refusèrent d\u2019obtempérer à un ordre émané de haut lieu, qui leur enjoignait de tenir leurs boutiques ouvertes le jour du Sabbat.Il va sans dire que les Juifs du raonde entier se sont émus de cet acte cruel.Le maréchal Balbo, qui fut proprement isolé de l'entourage du Duce après sa randonnée aérienne \u201c\u2018triomphale\u201d en Amérique, pour être relégué comme gouverneur de la Lybie, est considéré comme un expert dans l'art d\u2019appliquer des sanctions pénales.Dans le temps où le mouvement fasciste avait instauré le régime des ingurgitations forcées d'huile de ricin pour \u2018\u2018convertir\u201d les récalcitrants, le général Balbo fut consacré expert en la matière, et d'autre part le meurtre du député socialiste Matteoti compte au nombre des exploits de ce monsieur.Ce qui peut manquer au général Balbo dans l'expérience pénale lui a sans doute été enseigné par cet autre expert en fustigation, le général Goering, l\u2019incendiaire de l'édifice du Reichstag, avec qui Balbo est en rapports très étroits.Cet incident de Tripoli est regrettable à tous points de vue et non conforme à l'esprit de progrès que le \u2018\u2018Duce\u201d\u2019 se dit désireux d'implanter partout où il domine.Arabes.Maintenant qu\u2019une entente anglo-italienne vient d\u2019être conclue, il est à espérer que le flirt de Mussolini avec les Arabes, particulièrement en Palestine, s'atténuera et que le fascisme italien reviendra à sa politique ancienne de tolérance raciale, dont il s\u2019est malheureusement écarté au cours de la dernière année.tion de la taxe de vente, qui donne à la Ville, avec la taxe sur le revenu, bon an mal an la somme de $5,000,000, le maire devra en faire voter le rappel par le Conseil sans plus tarder.Or, à moins que le gouvernefent provincial ne consente a se dessaisir de $5,000,000 de revenus, les propriétaires de la Ville de Montréal seront appelés à verser une taxe addition.nellede 15 cts par $100.00, et nous aimerions à entendre le concert de malédictions qui alors s\u2019élevera contre le régime de la \u2018raynaultvation\u2019 sociale.La perspective ne sera guère plus réjouissante pour les échevins vendus ou à vendre : vendus \u2014 ceux qui ont sauté sur les appâts qui leur étaient offerts; à vendre \u2014 ceux auxquels on a fait entrevoir une danse de millions dans les contrats à renouveler, les expropriations à réaliser et même dans la prise d\u2019eau de l'aqueduc.Lorsqu'il déclarait au Conseil, d\u2019un ton qu\u2019il s\u2019efforçait de rendre sincère, qu'il n\u2019avait pas essayé d'imposer \u2018\u2018son\u2019\u2019 exécutif, le maire Raynault oubliait-il qu'au cours des derniers jours, chaque fois que lui était proposée une nouvelle ardoise pour le satisfaire, il répondait : \u2018Attendez, je vais té- téphoner.\u201d\u2019 Puis de retour : \u201c\u2018J\u2019ai reçu telles et telles instructions\u201d, avouait-il.D'où venait ces mystérieuses instructions.Nous le dirons, de même que nous dévoilerons un tas d'autres dessous de cette tragi-comédie aux cent actes divers.Le maire de la \u2018\u2018raynaultvation sociale\u201d n\u2019est pas accusé, jusqu'à cette date, «l'avoir directement pratiqué la corruption dans les rangs du Conseil, mais nous rechercherons quels sont ceux qui, en se servant de son nom, ont eu recours aux plus scandaleuses tactiques, et quels sont ceux qui, traîtres Comme ce programme comporte en tout premier lieu d\u2019'aboli- au mandat reçu du peuple, y ont succombé.CIVIS Cet acte barbare fut perpétré dans le but de plaire aux: les têtes dirigeantes du club ! sont des conscrvateurs de vieil- UN AFFRONT À R.B.BENNETT Le Club Confédération décroche son portrait pour le remplacer par celui de M.Duplessis.Ce n'était un secret pour personne que MM.Bennett et Duplessis n\u2019ont jamais fait bon ménage, ou tout au moins qu'ils simulaient la mésentente, dans un but de stratégie politique du côté de M.Duplessis.Mais jamais au orand jamais auraït-on pu ajouter foi à un acte de reniement comme celui qui fut décrété par les bonzes du Club Confédération, au lendemain de l\u2019adoption par le Parlement fé- dérel de la monnaie bilingue.Etait-ce un prétexte parce que celui qui faillit être lord Hopewell ne \u2018dégorgeait\u201d pas assez ?Un fait motoire, c'est que le souche, témoins MM.Baulne, Fauteux, J.C.H.Dussault, ete, ete, mais tous se sont mués depuis lors en moutons \u2018d'Union Nationale et renient complètement M.Bennett, pour ne jurer que par M.Duplessis.Or, il appert, nous dit- on, que le superbe portrait à l\u2019huile du \u201cgrrrand homme\u201d, qui était suspendu dans les salons du club, fut un beau jour enlevé subrepticement et : relégué à la cave, tandis que celui de M.Duplessis prenait sa place au salon.Le club vit péniblement depuis que la caisse électorale cst tombée des mains de MM.Sauvé et Duranleau, düment\u2026 .casés, et de M.Simard, entrepreneur nanti, dans celles plus\u201d débiles du sénateur Rainville.Aussi a-t-il jeté les yeux sur.° les \u201cnationaux\u201d de Québec, dont il attend mer et monde: - En attendant, le portrait de: M.Bennett est soigneusement.enveloppé, pour le protéger des, ravages du temps, car il est: toujours possible qu\u2019un jour ou\u201d.l'autre M.Duplessis disparaisse à son tour et que R.Bit.Bennett reprenne la placeux d'honneur.Des choses plus $x imprévues ou imprévisibles quest cela sont déjà arrivées.\u2018 ARTHUR. Page deux L'AUTORITE, MONTREAL, 16 JANVIER 1937 23e ANNEE \u2014 No 1123 (Correspondance spéciale à \u2018L\u2019Autorité\u2019\u2019) Lachine, 16.\u2014 Sous l'égide des Chevaliers de Colomb, une vaste campagne contre le communisme vient a etre instituée à Lachine et il va sans dire quen qualité de Canadiens-1rengais et catlioliques, nous appiaudissons de tout coeur a cette imaative.Nous offrons meme notre concours à ce mouvement, Le ne sera pas uiche facile, car les idees communistes se sont ancrées chez un grand nombre de gens, surtout depuis lavéncment de la crise cconomique, qui persiste encore maigre le redressement constuté depuis une coupe d'années.Si l\u2019ou consulte les coiunnes d'un grand journal anglais, on constateru que mulgré tous tes etierts des autorites religieuses, et des politiciens, tant libéraux que; conservateurs, près d\u2019un tiers des, électeurs de Toronto \u201clan pure\u201d se! sont prononcés en faveur de candi- | dats à tendances radicales, lors des ; dernières elections municipales.! En taisant echo au lancement de CROISADE DES CHEVALIERS DE COLOMB DE LACHINE Réussiront-ils à extirper le communisme de Ja rive-nord du lac Saint-Louis ?\u2014 Anniversaire qui en vaut la peine.\u2018ce qu'en 1927, nous insistions pour de Colomb est une campagne financière pour aider à la construction de jeux de quilles! Cependant, il nous | semble que pour combattre le communisme, dont le danger est de plus en plus menaçant, il serait préférable d enréler gratuitement, dans la grande armée des Chevaliers, tous ceux qui sont prêts à travailler dans l\u2019in- teret de la cause.Qu'on nous pardonne ces remarques, mais elles ne sont inspirées que par le désir de combattre le communisme avec ces mussieurs Chevaliers.Donnons-nuus tous la main pour seconder les efforts du Grand Chevalier M.Bélanger et aider au succès de su campagne.Une victoire con- itre le communisme serait à tout le moins plus reconfortante que de sa- \u2018voir que lu caisse des Chevaliers est bien garnie, déduction faite du pourcentage transféré aux Etats-Unis.UN ANNIVERSAIRE CELEBRE li y a cu exactement dix ans cette semaine que nos \u201cbien-pensants\u201d locaux nous traitaient dimbectie par- LES COUREURS DES BOIS Savez-vous que .* » .les coureurs des bois furent renommés par leu vaillunce et leur par ses d\u2019une la renommée plus d\u2019un aiècle, ouvranx et commodks PLATS 006s cette campagne anti-communiste, le! que notre Commission Scolaire s\u2019an- journal \u201cLa Presse\u201d, qui se range 'nexe a la Commission Centrale des toujours du côté des bonnes initiau- | Ecoles Catholiques de Montreul et ves, nous informe en meme temps lcelu, dans le plus grand intérêt de que pour atteiudre leur but, les Chevaliers de Colomb orgamsent une | \u2018nos propriétaires.Inutile de répéter ici les epithétes plus ou moins flat- Cette Réclle Saveur de ARE .?Qualités.Le fin de Kuyper, e saveur de H io, e, & acquis 26° ONCES, 1 90 campugne de recrutement sous la Leuses qu'on nous a servies depuis haute surveillance du Grand Cheva- lors.; lier, M.Wilfrid Belanger, et que; Nous savions cependant que tôt ou l'imitiation ues nouveaux membres, tard, les événements nous donne- se tiendra le dimanche, 14 février :raient raison et c'est ce qui est arri- prochain.(vé.En effet, cette semaine, M.Vic- Ces nouvelles recrues, enrôlées tor Dore declarait que toutes les sous la bannière anti-communiste, ; commissions scolaires catholiques de constituerunt donc notre \u2018milice sa- | l'ile de Montréal auraient dû etre fu- cree\u201d locale.Heureux ceux qui pour- jsivnnees depuis au moins dix ans, ront trouver les fonds requis pour \u2018ce qui aurait permis de diminuer le y ÿ Hollande one, 85° ALP UV TS N .we EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS DE Ai ME faire parue de ce corps dete, sur- \u2018taux de lu taxe scoluire et d'amélio- tout par le temps qui court.N'est-il {rer les choses.oo pas ctrange en effet que les soldats | Tous ceux qui nous ont traités qui partiront ainsi en croisade en ;d\u2019imbecile sont priés d'accepter nos faveur de la bonne cause, devront \u2018plus humbles remerciements, car la payer pour faire leur travail?Les déclaration de M.Doré est une con- Distillé et embouteillé an Canada sous la surveillance di UY Distiliateurs, Kotterdam, Hollander Maton fade oy pd VY PER & So.LA BRIGADE \u201cINTERNATIONALE\u201d soidats, qui allérent servir de chaur à canon en Europe en 1914, avaient au moins une maigre compensation, \u2018solation pour nous.Nous continue- \u2018sons à prier pour nos detracteurs, à titre de revanche.Ce sera notre façon à nous de célébrer un anniver- celle de retirer une solde.Loin de ; r iv suire en voie de passer à la postérité.ATTAQUE L'ARMÉE DE FRANCO nous l'idée d'insinuer que cette campagne de recrutement des Chevaliers ; VILLE LASALLE PLUS PRES DU | DEFICIT QUE D'UN SURPLUS (Corr.particulière à \u201cL\u2019Autorite\u201d) Ville LaSalle, 16\u2014I1 appert, d'après les informations publiées tout récemment par les journaux quotidiens, que Ville LaSalle terminera son exercice fiscal en accusant un surplus.Il y à cependant l'opinion contraire d'un échevin qui prétend que la ville dépense l'argent sans compter, comme si cela tombait des arbres plutôt que de la poche des propriétaires.Il est probable que nombre d'abus pourraient être réprimés dans divers services municipaux, mais là où des éonomies pourraient se pra-| tinuer sur une haute échelle, c'est! dans le bureau de l'hôtel-de-ville,| considéré plutôt comme une \u201ccolonie | de vacances\u201d que comme une officine ou I'argent des contribuables; -\u2014 COLONISONS AVEC SCIENCE Quiconque étudie en détail, le développement de notre pays, est porté à conclure que la colonisation est loin d'être une science.Dans l\u2019est comme dans l'ouest du Canada, dans la province de Québec comme dans les autres provinces, des régions entières ont été colonisées sans SYSTE- ME, sans METHODE, sans PRE- VOYANCE.Ce n'est que depuis quelques années que les expressions: classification des sols, utilisation rationnelle, et culture spécialisées font partie du vocabulaire de ceux qui préconisent la prise de possession de nos régions arables, par la culture.La semaine dernière, l'honorable Henry-L.Auger, ministre de lu colonisation au Québec, fit une déclaration des plus intéressantes.Cette déclaration souleva un coin du voile qui cache, pour ainsi dire, la base sur laquelle le nouveau ministére entend éditier son plan de colonisation.Ce que nous entrevoyons de cette base nous paraît tout-à-fait scientifique; et nous en félicitons l\u2019honorable ministre, Une région de 15,000 acres de ter- | re adonnée spécialement à la culture intensive du tabac à cigarettes, une étendue de 5,000 acres de terre favorable à la culture de la pomme de terre, la répartition d\u2019un domaine en parcelles pour favoriser la culture maraîchère, l\u2019utilisation des déchets du défrichement comme charbon de bois destiné à produire de l'énergie, et encore, comme matériel de placage pour meubles de valeur, etc, etc, sont autant d'indices que le nouveau plan de colonisation, dont nous connaîtrons probablement les détails sous peu, sera à base des meilleurs principes connus de la science agricole.Voilà ce que nous entendons par de la colonisation entreprise avec - science.Depuis quelques années nous avons préconisé un inventaire détaillé de notre ressource terre, un inventaire qui serait la suite logique de Ja classification de nos territoires non de- veloppés et de la séparation défini- - \u2026 tive de nos terres colonisables du do- : maine forestier.Un tel inventaire qui suivrait la classification premiè- \u201cTe, servirait ensuite à la répartition .: sélontifique de nos régions de pro- \"\u2019duction en tenant compte des fac- \u2018 teurs spécifiques de fertilité, d'adaptabilité à la production d\u2019une denrée \u2026.quelconque, de le proximité des mar- \u2018chés, etc, etc; autrement dit, cet inventaire nous permettrait de divi- \u2018ser notre province en zones de production.Dans chacune de ces zones, les cultivateurs seraient instruits et -dirigés en vue de l'utilisation plus rationnelle de leur terrain et, par la sitte.d'une récompense plus élevée !ra suivie avec intérêt.Ces entrepri- \u201cPIT\u201d LABROCHE dit SEL FIN est manipulé.M y a là trop d\u2019employés qui retirent une remunéra- tion trop en disproportion des services qu'ils rendent à la ville.A qui fera-t-on croire, par exemple qu'il est juste de donner meil-| leures positions de l'hôtel-de-ville aux membres d'une même famille?C'est une répartition injuste, vis-à- vis des chômeurs, à tout le moins.Cet échevin qui a prétendu que la ville accuserait un déficit, ne doit pas se contenter de le constater, mais il doit avoir le courage de suggérer les remèdes qui s'imposent pour boucler le budget.Les échevins en général doivent assumer leurs responsabilités et voir à ce que la plus stricte économie soit pratiquée en 1937 pour en arriver à un surplus.RUDOLF pour un travail accompli avec science.C'est précisément ce que semble vouloir entreprendre l'honorable ministre de la colonisation.Cette tentative de colonisation spécialisée se- ses susciteront, nous le souhaitons, de semblables tentatives ailleurs.Mettre la science agricole au service de la colonisation c'est ce que nous aurions dû faire depuis longtemps.C'est préconiser l'adoption d\u2019une politique de colonisation poursuivie avec SYSTEME, avec ME- THODE, avec PREVOYANCE.J.-B.LANCTOT.DIMINUTION DU CHOMAGE D'après Miss Frances Perkins, secrétaire du Travail, on a constaté dans les douze derniers mois une augmentation de 1,400,000 dans le nombre des personnes employées dans l'activité économique du pays, sans compter l'industrie agricole.puis la Grande Guerre.Autour de Madrid.A sept heures trente du matin, trois bataillons de cette brigade internationale qui combat côte à côte avec les loyalistes espagnols, prennent leurs positions de combat.Le bataillon français forme l'aile gouche, le bataillon italien l\u2019aile droite, les Allemands doivent foncer au centre.C'est, là-bas, la maison verte campée au bord de cette colline qui tombe à pic sur les pelouses d\u2019un parc.Le château se consume lentement; il envoie dans la vallée, vers les troupes de choc italiennes, ses nuages de fumée claire.De l\u2019autre côté, une chaîne de métairies borde la forteresse de briques rouges.Ça sent le hobereau.Le terrain aux formes multiples présente des surfaces planes dangereusement vastes, mais aussi d'excellents cratères pour y nicher les mitrailleuses des pentes boisées difficilement accessibles, et le beau désordre d'un parc aux escaliers ornementaux et aux innombrables bassins.DANGEREUX ENFER Jusqu\u2019au jour de la République, un château féodal, un froid repaire de brigands.Maintenant, il crache sournoisement la mort.Les mercenaires du seigneur, qui suit de Londres le cours des événe- ments, sont tapis derriére les épaisses murailles, avec l'ordre sanglant de défendre jusqu'au dernier homme cette unique fissure dans la banlieue de la ville.Franco fait célébrer à Oviédo et à Séville la prise de Madrid, mais chaque jour, les assaillants perdent leur sang devant les remparts.Un dangereux enfer.Il se Depuis trois ans, l'augmentation des emplois en dehors de l'agriculture, du service domestique et des secours gouvernementaux par le travail, a été de 6 millions.Le département du Travail fait remarquer qu\u2019au moment le plus favorable en 1929, il y avait 35 millions 892,000 personnes employées dans le pays.Les chiffres actuels n'\u2019indiquent qu'à cette époque il y avait seulement 4,200,000 personnes employées de plus qu'actuellement.L'accélération de l'emploi dans les manufactures au rythme de 100,000 par mois depuis mai dernier est particuliére- ment frappante.Il en résulte qu\u2019un grand nombre d'industries manufacturières fonctionnent à un point au moins aussi élevé qu\u2019en 1929.i QUESTION DE CHANT \u201cUn des musiciens de la chapelle de Louis XIV, avait tenu quelques propos contre un prélat, grand maître dé la chapelle du Roi.prélat offensé, ne trouvant un jour dans la tribune du Prince, voulut après que ce musicien eut chanté, faire observer à Sa Majesté qu\u2019il perdait de la voix, et ne chantait pas aussi bien qu\u2019il le faisait.Le Roi, prévenu des motifs qui indisposaient le prélat reprit : \u201cDites qu\u2019il chante bien, mais décharge tout à coup, comme par surprise, sur les combattants qui sont montés en ligne dans l\u2019aube froide du 24 novembre.Ils viennent des quatre coins du monde, ils se comprennent sans parole; pour transmettre les ordres, on a choisi des courriers polyglottes d\u2019intrépides Juifs, des Hongrois intelligents.Au téléphone, des étudiants anglais.Le chef de liaison est un camarade de cinquante ans, qui parle six langues.On peu: avoir confiance en la direction de cette vivante tour de Babel.Et c\u2019est avec la même amitié virile que les volontaires parlent de leur commandement, des munitions mexicsines et du beurre soviétique.VITE LES JOURNAUX Il est huit heures.Les t:ou- pes sont derrière leurs mitrai)- leuses, face à l\u2019ilot des maisons; les hommes creusent de meilleurs retranchements.Le sifflement des balles ennemies est encore rare, il oblige seulement à travailler le dos courbé.Des patrouilles tâtent le terrain, fouillent les bâtiments, cherchent à joindre les autres bataillons.Les capitaines préparent le combat, organisent les messages à l'arrière.Les Français, Allemands et lÎtaliens unis contre les rebelles.\u2014 Comment les tueries se sont encore * perfectionnées\u2019 dec\u2019est comme s\u2019ils combattaient déjà près de Florence, pour leur propre peuple.\u201d MUSIQUE INCONNUE \u201cPrends ça\u201d, dit Nevicati en montrant un fusil abandonné qui git dans I'herbe.Ils ont encore le soin de donner des conseils, personne ne se trouve seul, chacun se préoccupe du camarade.L'attaque est vivement poussée.C'est déjà un progrès d'occuper cette ligne.Mais à gauche, on lance contre les trous de la muraille une dernière vague d'assaut.Necvicati éclate d'un rire bref, qui nous gagne.La détonation des pistolets, le déclic des carabines, le craquement des grenades, la force déchirante des mitrailleuses qui font sauter les genêts et les ifs et balaient les trous de la muraille, tout cela forme une musique inconnue (car pendant la grande guerre, on ne voyait jamais, face à face, les vrais ennemis), tout cela tambourine à vos oreilles un argument unique, irréfutable: la violence.Et plus tard seulement, au quartier nocturne, on ajoute: c\u2019est la violence qui mettra fin à la brutalité, c'est la guerre qui donnera la paix.A gauche, Léone part à l'assaut avec sa troupe, Gallo le suit.Notre aile enveloppe le flune droit de la maison, quand soudain, Nevicati tombe à la renverse, les bras en croix.Les mitrailleuses continuent leurs pétarades, mais là-bas, près du blessé, un camarade abaisse son fusil.Bouleversé, il montre la tempe de Nevicati, d'où jaillit une source de sang.Nous nous penchons; la main fra- tent a distribuer les journaux qui viennent d\u2019arriver; l\u2019imminence de l'attaque, fixée 3 neuf heures, ne rend-elle pas ridicule cette invite à la lecture?Mais voilà qu\u2019un groupe de terrassiers fait signe avec la bêche, et tout de suite, ils demandent des journaux.Ils prennent les quelques exemplaires, les trop rares exemplaires, comme si c\u2019était le \u201cjus\u201d chaud à l\u2019anis qui, dans les nuits glacées, est devenu leur breuvage de prédilection.Un simple coup d'oeil prouve une fois de plus \u2014 on ne saurait le répéter assez souvent devant les peuples d'Europe \u2014 que c'est l\u2019armée du Front populaire qui monte ici la garde.Même dans la surtension qui précède l'assaut, ces hommes n\u2019oublient pas pourquoi ils combattent.Ils luttent sur la terre d\u2019Espagne, et ils atten-: dent les nouvelles de Jeur pays, ! ils veulent savoir ce que devient le Front unique en Tchécoslovaquie, ce qui se passe en Allemagne, ils cherchent des informations sur Ossietxky, et la grève des dockers de Dantzig, et les rexistes belges, et le parti illégal à Turin et à Rome.Ils discutent sur le gouvernement de Léon Blum.Ils fourbissent les armes qui doivent tuer les légionnaires de Franco, mais pourtant, ils se sentent à la pointe de leur propre combat, à la frontière de leur propre pays à venir.Un Sarrois raconte le rêve qu\u2019il a fait cette nuit, près de sa mitrailleuse: il était revenu comme milicien et se trouvait tout à coup dans le tram, entre Sarrebruck et Burbach.Sa femme ne voulait plus le voir, mais les copains lui donnaient raison et voulaient défiler avec lui à travers la ville.\u201cEt puis la sentinelle m\u2019a réveillé, dit- il; les Maures étaient revenus, et je me suis posté derrière la mitrailleuse, et j'ai tiré sur les fourrures noires.Oui.pour le moment, c'est encore I'Espagne.\u201d C\u2019étaient les mitrailleurs qui, sur ce flanc, devaient couvrir \u2019attaque contre la maison verte.Qu\u2019on me pardonne cette hantise, et qu\u2019on veuille bien m\u2019écouter: un boulanger juif traîne les bandes, un orfèvre français s'occupe des munitions, celui qui examine la mitrailleuse est un plombier parisien, son voisin, qui exhausse le retranchement avec de la terre grasse, est vendeur dans un magasin de nouveauté.\u201cDis-leur bien, me recommande leur chef, capitaine dans l\u2019armée active italienne et avocat républicain =\u2014 jusqu\u2019à Mussolini, dis-leur que nous ne sommes pas une armée de chômeurs, venus ici parce qu\u2019ils n\u2019avaient plus rien à perdre.La moitié de nos hommes ont dépassé la quarantaine, ils ont quitté leur travail, leurs affaires et leur famille.Quand ils sont partis, ils ne pensaient pas seulement à la liberté de l'Espagne, ils ne tirent pas seulement sur la figure de qu'il parle mal\u201d.commissaires politiques hési- Franco.Quand ils attaquent, ternelle veut fermer la fontaine rouge, geste puéril auquel on voudrait croire, mais le pouls que j'ai saisi dans une même secousse d'\u2019effroi chappe vers le néant.À cette minute, quand un sursaut fait tressaillir le corps et donne le signal de reprendre le tir, une blessure à la cuisse abat Leone, le capitaine.\u2018\u201cTirez, tirez, hurle le blessé, mais tirez done!\u201d Mais ils s'approchent de lui, sans plus se soucier des balles.Ils le portent vers la vallée, quand six bombes tombent presque en même temps dans les groupes restés en ligne.Le châttau fantôme s\u2019éveille à la dernière seconde.Un instant, la panique fait tourbillonner les compagnies à travers les arbres et les broussailles.Mais un appel de Gallo les retient, et tous foncent en avant, jusqu\u2019au bord de la terrasse.Impossible, maintenant de donner l'assaut, il faut des troupes fraiches.Couchés \u2018parmi leurs morts, ils n\u2019ont pourtant qu\u2019une pensée: ne pas céder un pouce de terrain, sur cette ligne de défense.\u201cNous attaquerons de nouveau cette nuit, avec d\u2019autres lance-bombes\u201d, afifrme le commandant de la compagnie qui vient .en renfort SOMBRE BILAN Le feu se tait, de l\u2019autre côté de la maison verte.A la méme minute que Leone, le lieutenant allemand a été touché au poumon.Sa troupe s\u2019est retranchée dans les dépendances d'une ferme; leur plus grand souci, c\u2019était le blessé qu\u2019ils ont mis à l'abri, qu\u2019ils ont transporté hors de la zone dangereuse.Qui les blâmerait?Les rebelles tirent sur les blessés et sur leurs brancardiers qui veulent les secourir.Les rebelles emploient des balles explosives qui ouvrent de larges blessures.Les rebelles ont laissé tomber sur Madrid un parachute, une caisse avec un cadavre mutilé.Les rebelles se font photographier avec les têtes qu\u2019ils ont tranchées à des mineurs blessés à mort.Que fait une troupe de volontaires, quand un camarade est touché ?L'amour des chefs qu\u2019ils ont eux-mêmes choisis, c\u2019est peut- tre ce qu\u2019il y a de plus sublime, chez ces soldats.La fraternité les pousse en avant, la fraternité les retient, en dépit du péril, près des camarades qui saignent.Cette guerre n\u2019est pas une guerre comme les autres, et sa fin ne peut être une fin ordinaire.Le soir, quand on rend visite aux blessés, ils demandent d'abord si nous avons pris la maison verte.On ne leur ment pas, et Leone pousse des jurons, fait de nouveaux plans.\u201cNe revenez pas avant de I'avoir\u201d, dit- il.Maass est très faible, mais heureux de n'être pas touché à mort.Il sait que Willi Wille et Karl Adler ont été tués cet après-midi.On se dit les dures vérités.Gustav REGLER, (Traduit de l'allemand par Jeanne Stern.) LES GANGSTERS NE SONT QUE Shanghaï.Un journaliste parisien, M.Michel Candie, fait un grand reportage sur la Chine.Il a constaté que les gangsters américaina ne sont que des enfants à côté de leurs confrères chinois.De passage à que lu Société bleu-rouge, entr\u2019autres fuit des affaires d\u2019or.Passonstui la pliemes » La prostituée raciste.Mon admiration pour la Société bleu-rouge grandit de jour en jour, j'ai visité son splendide immeuble de la rue Wagner où le président, MS ., règne sur les destinées de l\u2019organisation criminelle la plus puissante du monde.Fumeries d\u2019opium, tripots, lieux de plaisir, tous ces établissements ouverts en marge de la Si on les compare aux gangsters chinois.-\u2014 Le racisme dans la prostitution.\u2014 Armée de mendiants racketeers à Shanghaï il a pu se rendre compte |- AMÉRICAINS DES ENFANTS.coup m'encerclait.Nous battons en retraite sous des huées.Devant ma mine consternée, Bill éclate de rire: \u2014'Je savais d\u2019avance ce qui allait se passer .Apprends, pour ta gouverne que ces demoiselles n\u2019acceptent les hommages que de Chinois cent pour cent, Ici, les Aryens ne sont pas à l'honneur! \u201cL\u2019Opéra de quat\u2019sous\u201d à Shanghaï J'ai pris l'habitude, en Chine, de porter toujours dans mes poches de la petite monnaie de cuivre pour les mendiants qui foisonnent dans les Or, tu n\u2019ignores pas que la tradition exige que celui qui trouve un mourant devant sa porte assume intégralement les frais d\u2019obsèques, de cercueil, d\u2019ensevelissement.Et la classe de l'enterrement ne doit pas être en rapport avec la position sociale du mort mais avec celle du malheureux sur lequel cherra cette tuile ! \u2014 Me Lee doit être craint comme la peste! \u2014 Il possède une des plus grosses fortunes de Shanghaï.De plus, les douze mille mendiants qui évoluent sous son égide lui obéissent au doigt et a l'oeil.\u2014 Mais c\u2019est un corps d'armée! \u2014 Bah! c\u2019est peu en comparaison des cinquante mille membres qui constituent approximativement la société bleu-rouge.Le \u201cClan de Canton\u201d en a autant et l\u2019organisation russe un peu moins.Que pourrait la police contre rues et dont la visible misère!cette armée du crime?Evisociété mais prospérant au toucherait les coeurs les plus grand jour, dépendent de cet- endurcis.Bill me regarda je- te organisation qui les admi-,ter quelques sous à un vieils\u2019é-|\" nistre avec une habileté incomparable.Un soir, Bill X., journaliste anglais, vient me chercher à l\u2019hôtel, c\u2019est le guide idéal car il n\u2019est pas un recoin de la ville qu\u2019il ignore.Il s'arrête à l'entrée d\u2019une rue qu'il me désigne : \u2014 Voici la rue d'Allolo dont chaque maison appartient aux Bleus-rouges.Les \u201chotels\u201d se succèdent sans interruption, ils ont tous un seul étage et devant chacune des portes sont assises des filles uniformément vé- tues de pantalons de soie noire et de tuniques richement brodées, Bill me tape amicalement sur l\u2019épaule : \u2014 Eh bien! vas-y! Et comme je hausse épaules, il insiste : \u2014 Si ça ne te dit rien pour .oul.pour ce que tu penses, va leur parler.Elles ont une foule de choses intéressantes À raconter, crois- moi.Presque toutes ont été vendues à l\u2019âge de dix ans par leur père, à la fameuse société des bleus-rouges.Depuis lors, elles lui appartiennent corps et âme, ce sont des esclaves, ni plus ni moins.Il y en a cent mille à Shanghaï.Bill a raison, c\u2019est une bonne raison de me documenter; je m\u2019approche de l'une d\u2019elles, mais, au fur et à mesure que j'avance, je ressens, plus cuisante, l'impression que toute la rue a les yeux fixés sur moi.Pour me donner de l\u2019aplomb, je souris à la fillette et lui tapote la joue avec désinvolture.Fâcheuse idée, en vérité: ce qui se passe ensuite reste confus dans mon souvenir; ma main est repoussée avec violence, ce n\u2019est plus une femme, c\u2019est une furie qui se dresse devant moi, une Gorgone dont la bouche vomit des injures et crache de mépris.L'aventure aurait pu finir très les mal si mon vieux Bill n\u2019était taine de dollars.accouru à mon secours, L'ap-|avait chassé le mendiant sans parition de ce gaillard traçant lui faire l\u2019aumône, il aurait|.impression-| été certain de trouver, le len- des moulinets lard squelettique pressant dans ses bras un enfant rachitique et sourit malicieusement : \u2014 Encore un sou pour M.Lee .J\u2019interroge, humeur : \u2014 C\u2019est un proverbe?\u2014 Pas encore, pour le moment ce n\u2019est que l\u2019expression d\u2019une vérité actuelle.Tout ce qui, en Europe, nous apparaît\u2019 comme l'oeuvre d'imagination d'auteurs pleins de fantaisie, devient en Chine, un fait divers des plus banals.M.Lee est le roi des mendiants de l'Opéra de quat\u2019 sous transporté à Shanghaï.Regarde cette vieille: des quatre francs qu'elle arrive à ramasser à peu près tous les jours, elle en remet deux ë l'agent de M.Lee chargé de surveiller son quartier.\u2014 Cet impôt sur la misère, quelle honte! \u2014 Mon Dieu, pas autant qu'il te semble.D'abord, les employés de M.Lee sont protégés, on leur donne des subsides en cas de maladies \u2014 comme les assurances sociales.Ensuite, l'organisation leur prête des enfants, des aveugles, des culs-de-jatte pour toucher plus sûrement et plus efficacement les coeurs sensibles et généreux.Ainsi ce mendiant, en face, qui sort de l\u2019épicerie; c\u2019est un gars jeune et robuste, il aurait peu de chance d'exciter la pitiés\u2019il n\u2019était accompagné de cette pauvre femme atteinte de la danse de Saint-Guy.\u2014 Comment se fait-il, en somme, que le Chinois ordinairement si insensible, si in- différent devant la souffrance de méchante demment, il ne serait pas nécessaire qu\u2019elle soit sa complice.Les bandes chinoises ont toujours existé et existeront longtemps encore.On ne pourrait pas prétendre la même chose des gangsters américains \u2014 heureusement pour l\u2019Amérique.Ceux-ci sont des enfants comparés à ceux-ià.Ils font trop de bruit, ils font trop parler d\u2019eux, c\u2019est ce qui les perdra.Ici, on travaille dans le silence.Pas de coups de feu, pas de mitrailleuses : tle lacet ou le poison.Ce n\u2019est pas un meurtre, c\u2019est une disparition, Je te le dis : les gangsters de Chicago pourraient venir demander conseil à leurs confrères de Shangaï.La tempête souffle sur la Chine.Les manchettes des journaux se font, chaque jour, plus alarmantes.Le grand public, avec raison, commence à s'inquiéter \u2014 sans comprendre, toutefois, où se trouve le réel danger.Ce ne sont pas les luites intestines, les guerres civiles qui déchirent le pays depuis si longtemps qui doivent motiver cette inquiétude subite.Il faut, une fois pour toutes, renoncer à mesurer les événements de Chine avec la table des valeurs qui a cours en Europe.Les mots : patriotisme, désintéressement, conscience du devoir n\u2019ont aucun écho en ce pays.À la base de ces révoltes de gouverneurs et de généraux, on ne découvrira jamais que de sordides questions d'intérêts ou de vanité.Le danger est ailleurs, pour nous \u2014 et aujourd\u2019hui il est bien tard pour y remédier.Par notre faute, le prestige du Blanc ne correspond plus, en Asie, À aucune réalité et il est impossible, même aux esprits d'autrui, fasse exception pour les mendiants?\u2014 Rassure-toi, cette géné-| rosité ne vient pas du coeur : il vaut mieux donner quelques sous que de perdre une cen- Si l\u2019épicier nants avec sa canne suffit à' demain, devant sa porte, quel-' calmer la foule qui tout à' mr \u201c11 ne fait plus jamais froid dans la maison depuis que papa se sert du Coke Lasalle.M nous avait promis que la maison serait chaude et confortable, tu sais!\u201d Le Coke Lasalle vous donne une chaleur abondante, propre et confortable .rapidement quand vous le désirez .plus lentement si vous préléres.ot VOTRE FOURNISSEUR OU DIRECTEMENT, MARQUETTE 6221 que vagabond à l\u2019agonie .SE 7 \u201cOui maman, j'ai assez chaud!\u201d les plus clairvoyants, de prévoir les conséquences que pourra déclencher, dans le monde, cette nouvelle forme de déflation.Michel CANDIE.PAS D\u2019AVENIR \u2014 Ainsi, vous avez décidé de renoncer à l\u2019athéisme ?So Ah! oui, car je constate qu\u2019il n\u2019y a pas d'avenir là-dedans. 23e ANNEE \u2014 No 1123 68°< ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA BANQUE ROYALE DU CANADA M.Morris W.Wilson, Président et directeur-gérant insiste sur la nécessité d\u2019un redressement ordonné.\u2014- Demande d\u2019enquéte par une Commission Royale sur les relations financières des administrations fédérale, provinciales et municipales.M.Sydney G.Dobson, gérant-général, souli tation de $56,000,000 dans les dépôts gne une augmen- bancaires.\u2014 Profits accrus.\u2014 Les affaires décidément à la hausse.Dans sa revue annuelle des affaires de la Banque Royale du Canada, À l'occasion de la soixante-huitième assemblée de cette institution bancaire, M.Morris W.Wilson, président et directeur-gérant de la banque, à ims le public en garde contre les dangers de la fièvre spéculative et insisté sur la nécessité d\u2019une reprise ordonnée et sensée dans la sphère économique.\u201cIl ne fait aucun doute, que le redressement économique est en bonne voie et même les plus optimistes auraient hésité, il y a un an, à prévoir des progrès comme ceux qui se sont accomplis au cours de l'année 1936\u201d, dit M.Wilson.Dans son adresse, s\u2019exprima comme suit: \u201cUne sécheresse d\u2019une extrême gravité a affecté des secteurs considérables dans l'Ouest Canadien et les fermiers furent naturellement ceux qui en souffrirent le plus.Ceux qui eurent de bonnes récoltes l\u2019an dernier bénéficièrent de prix plus élevés, mais au moment même où la reprise s'accentuc plus que jamais, les revenus de lg ferme tirent de l'arrière, \u201cIl est intéressant de signaler que les approvisionnements de grain du Canada sout revenus à des proportions normales.Le cours naturel des choscs aura ainsi contribué à enlever des mains du gouvernement canadien tion du grain.Il est à espérer qu\u2019il ne reviendra pas s\u2019y immiscer de nouveau.M.Wilson, Les industries \u2018Les prix du papier à journal ont accusé une légère augmentation au cours de l'année écoulée et, si l'on ajoute À cela, un plus fort volume de ventes, cela est plus encourageant pour l'industrie du papier à journal.\u201cLa demande de bois de construction canadien par la Grande-Bre- tagne a été satisfaisante depuis l'augmentation signalée de la construction dans ce pays.Cette demande s'est maintenue stable au cours de l'an dernier et est en majeure partie responsable de l'amélioration constatée dans cette industrie.\u201cLa valeur de l'extraction des minéraux canadiens a de nouveau accusé un nouveau record en 1936, soit environ $350,000,000, ¢n regard de $312,000,000 en 1935 et de $310,- 000,000 en 1929.Les perspectives de l'industrie minière canadienne sont plus favorables qu\u2019elles ne l'ont jamais été dans le passé.\u201cLa capacité de production des industries manufacturières du Canada a dépassé le niveau de 1926 et en octobre, à atteint le point le plus élevé jamais enregistré depuis juillet 1929.L\u2019embauchage \u201cPour l\u2019heure, l'embauchage dans les fabriques est presque normal.Dans l'industrie minière, le nombre des ouvriers embauchés est plus élevé que jamais.Dans le commerce en général, il est à peu près satisfaisant.Sous les circonstances, je suis convaincu que le moment est venu d'étudier attentivement les listes de ceux qui bénéficient des allocations de chômage.Il est un fait notable qu\u2019aucun recensement des chômeurs n'a été effectué depuis 1931, et conséquemment j'estime qu\u2019un recensement bi-annuel fournirait à nos autorités administratives une documentation, qui leur permettrait d'adopter une ligne de conduite définitive.Dédoublement des impots \u201cIl est presqu\u2019impossible de dive, pour le présent, vu la multiplicité des mesures législatives d'ordre économique, qui, de la province ou du Dominion, a le dernier mot.\u201cPourquoi une commission d'enquête royale, qui se chargerait de trancher les questions en litige, ne serait-elle pas instituée pour les passer en revue?Les changements survenus dans nos conditions économiques et sociales ont fait que nombre de corps administratifs ont assumé de nouvelles responsabilités, qui n'avaient pas été prévues au temps de la Confédération.Conséquemment, i) est extrêmement diffi- eile, en certaines circonstances, pour ces corps publics, de faire face à ces nouvelles responsabilités avec les sources de revenus dont ils disposent.Si l'on tient compte de la nécessité d'assurer la stabilité du crédit national, et si la chose est jugée possible, on se doit de trouver une solution qui permettra tant aux provinces qu'sux municipalités d'assurer le service de la dette publique.Démocratie individualiste \u201cC\u2019est devenu de mode, en certains milieux, de prétendre que le système capitaliste \u2014 ou comme je préfère l'appeler, l'individualisme \u2014 & failli à la tâche.\u201cDans le passé, ce système s\u2019est plié aux changéments survenus dans les conditions économiques et sociales ct rien ne fait croire que de telles adaptations ne pourraient encore sc poursuivre.En cffet, clles doivent même s'opérer si l'on veut assurer la survivance du système.Avec le communisme, le fascisme et le nazisme en lice, l\u2019individualisme ne pourra survivre que si les avantages qu\u2019il comporte pour la communauté, sont plus manifestes que ceux dont bénéficient les peuples vivant le contrôle de l'exporta- \u2018 sur une autre base que la nôtre.\u201cSi nous voulons nous offrir en exemple au monde, nous devons manifester ce degré de maîtrise individuelle, qui met un frein aux spéculations fiévreuses et prévoit ainsi les dépressions subséquentes, La question monétaire \u201cC\u2019est pour cette raison que la présente situation monétaire constitue un défi à l\u2019individualisme économique.Est-ce qu\u2019un gouvernement populaire, comme celui des Etats-Unis par exemple, peut aborder efficacement la question monétaire?La réévaluation de l\u2019or par les Etats-Unis et la réduction de la va- leur-or des autres numéraires, faite presqu\u2019unanimement l'an dernier par la capitulation du bloc-or européen, a introduit une force dynamique inflationnaire dans l'économie mondiale.Il est encourageant, cependant, de constater que cette potentialité semble être comprise par les autorités monétaires aux Etats- Unis et.qu\u2019elles prendront une attitude définie.Le monde n\u2019a proba- ! blement jamais vu des taux d'\u2019es- {compte aussi peu élevés que ceux présentement en vigueur et cela depuis longtemps.11 s'ensuivra une situation difficile et artificielle si \u2018les choses continuent ainsi.L'argent obtenu facilement constitue une force en lui-même; il a une force latente qui opère lentement, mais s\u2019il fullait attendre que la spéculation disparaisse, ce serait créer une situation qui ne pourrait être corrigée que par la dépression.Dans certains milieux, on cherche à nous convaincre qu\u2019avee l'intensification de la main-mise gouvernementale sur l\u2019économie, il sera possible de continuer à servir des Las taux d\u2019intérêts pour unu période plus ou moins indéterminée.Je crois que cette prétention est pour le moins inexacte et que les mesures présentement prises sont nullement prématurées, En se servant, si nécessaire, des immenses réserves déjà accumulées, il sera possible d'empêcher toute interruption sérieuse du redressement économique.Il est certainement préférable de s\u2019en tenir à la tendance ascensionnelle pour une période prolongée et.que la reprise s'effectuera d\u2019une manière ordonnée, avec le moins d'encouragement possible à la spéculation irraisonnée.Nous ne devons, pour aucune considération permettre que la reprise dégénère en un \u201cboom\u201d qui serait sûrement le précurseur d\u2019une autre crise.L\u2019économie individualiste restera ou tombera, en autant qu\u2019elle pourra empêcher le retour des dépressions économiques\u201d.M.Sydney G.Dobson En présentant le rapport annuel de la Banque Royale, M.Dobson note avec plaisir que l'actif total s'est haussé de $54,668,757 durant l'année et se chiffre maintenant par $855,588,457.Un des faits les plus saillants de ce rapport, dit M.Dobson, est le gain de $56,579,909 dans les dépôts bancaires enregistrés au cours de 1936.Prêts Courants \u201cLes demandes de prêts au Canadu ont de nouveau été désappoin- tantes, bien qu\u2019il y ait eu quelques indices, au cours des derniers mois, d'une hausse pour fins commerciales Bien que les avances sous la rubrique de \u201cPrêts Courants au Canada\u201d aient diminué de $41,251,783 durant l'année, ceci ne veut pas dire que les exigences de nos emprunteurs ordinaires ont été aussi peu considé- vables en proportion.La diminution peut s'expliquer du fait du remboursement de deux emprunts spéciaux, c\u2019est-à-dire un de $33,000,000 dû par la Commission du Blé, qui fut principalement liquidé par la vente des surplus d'approvisionnements de grains détenus sous le contrdle du gouvernement, et le remboursement d'environ $10,000,000 dus par le Pacifique Canadien, cette somme constituant notre quote-part du prêt consenti à cette compagnie par les banques à charte du Canada, avec la garantie du gouvernement fédéral.\u201cJe donne ces renseignements pour corriger une fausse impression que pourrait créer un examen superficiel de notre feuille de bilan, à savoir que les affaires zont encore en vole de liquidation.\u201cA cet effet, il est intéressant de noter que le total des préts commerciaux au Canada, par les banques, ne constitue qu\u2019une proportion de 50.46% des sommes en circulation À la fin de 1929, \u201cEn raison de l'augmentation du volume des affaires, je suis heureux de signaler une amélioration de $201,492 dans les profits.Si peu considérables qu\u2019ils soient, île n\u2019en sont pas moins encourageants.Amélioration des affaires Une revue des conditions existantes au Canada, et dans d'autres pays où la banque possède des succursales, indique une amélioration sensible des affaires au Canada et dans la plupart des pays érangers où nous sommes représentés.Les affaires ont réellement une tendance ascensionnelle et j'envisage l\u2019année 1937 avec un sentiment de confiance plus riarqué que tel n'a été le cas depuis plusieurs années.CEREBRALITE On pouvait le tenir pour un des ains les plus cérébraux de notre temps.TI déclarait cepondant, un jour, se confessant : \u2014- Ce n\u2019est pas parce que le cerveau est brumeux qu\u2019il faut penser à mourir.Le corps a, lui aussi, bien des raisons de vivre : la douceur de la saison, un bon bain l'été, se promener, autant de délices.Le corps jouit et se tait.Quand parlons-nous?Quand réfléchissons-nous?Seulement lorsque nous y sommes contraints par des phénomènes contraires à nos aises, tandis que nous nous tenons cois, lorsque nous sommes véritablement heureux, C'est pourquoi le monde parait être exclusivement en proie au malheur.Une heure de peine nous impressionne longuement, un jour de paix passe sans laisser de traces! L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 16 JANVIER 1937 > gy Jt \u2014\u2014\u2014\u2014 est en Vogue TABAC A CIGARETTES VOGUE A LYTIC Y INL Jo 5 ME ROULE UNE CIGARETTE AVEC LE TABAC VOGUE, / © le paquet LES GRANDS CARICATURISTES L\u2019UNIQUE CARAN D\u2019ACHE Moitié Français et moitié Slave.\u2014 Comment il aimait à s\u2019envelopper de mystère.(De notre bureau de Paris) Paris.\u2014 Un matin, il y a très longtemps, je rencontrai û la librairie Plon un monsieur, jeune encore, debout au milieu du petit bureau du secrétariat.Immnobdile et muet, il attendait que mon vieil ami Joseph Bourdel püt le recevoir.Il était très bien habillé, tout de noir, avec autant d\u2019élégance que de simplicité.Ses cheveux noirs s'étalaient, assez épais, sur la nuque robuste, et assez bas.Son chapeau de feutre déployait de larges ailes noires.J\u2019oubliais de vous dire que ce mnsieur me tournait le dos, et qu'au bruit de mon entrée il n'avait pas bougé.La silhouette de sa personne me frappa.C'était un bel homme, aux fortes épaules, à la taille bien prise, et de son immobilité même se dégageait une étrange aristocratie.Lorsqu'il eut disparu de chez Bourdel, j'interrogeai le secrétaire général, Duivon : \u2014 Quel est ce personnage ?\u2014 Caran d\u2019Ache.Caran d'Ache était alors dans tout l'éclat de sa produe- tion.Son génie (dans le véritable sens du mot) avait dans l\u2019art de la caricature découvert un style que nul de ses émules n'a jamais pu imiter.Son grand - père s'appelait Poirée.Chef d'escadron au Te chasseurs pendant la campagne de Russie, en 1812, ce brave Poirée allait gagner son cinquième galon quand il essuya, à bout portant, la décharge d\u2019un peloton de cosaques.On le crut mort, on le laissa sur place.Mais après la bataille, un Polonais, entendant ses plaintes, le releva, l'amena chez lui, dans sa famille qui le combla de soins et d'égards.Sous le toit de la maison charitable, il y avait une jeune fille, dont la sollicitude et la gentillesse touchèrent le coeur du blessé.Vous devinez le joli roman d'amour, que consacra un heureux mariage.Poirée se fixa donc en Russie, sur la terre polonaise, Il y fit souche d'honnêtes gens.C'est ainsi qu\u2019en 1858 naquit Caran d'Ache, ayant dans les veines du sang slave et du sang gaulois, placé entre deux patries et sollicité par elles.A huit ans, il commenga ses études au meilleur gymnase de Moscou.À seize ans, quand il les eut achevées, son père lui dit : \u2014 Ton frère aîné sert dans l\u2019armée russe, toi, tu iras servir dans l'armée française.Le jeune Emmanuel Poirée boucla sa malle, et avec vingt francs dans la poche, il partit pour Paris, comme un Croisé pour la Terre Sainte.Le 20 février 1878, il fut incorporé pour cinq ans au T4e de ligne, celui de la Tour d'Auvergne.Détaché au ministére de la Guerre, il saisit aussitôt l\u2019occasion d'appliquer son talent de dessinateur à l'étude des types et des costumes militaires, s'amusant de préférence à représenter des cavaliers.Dans son bureau, il rencontra un officier de cuirassiers qui était le vicomte de Saint- Geniès, et qui signait \u201cJoyeuse\u201d ses articles du Gil Blas, \u201cRichard O'Monroy\u201d ses livres sur l\u2019éternelle conjonction de \u201cMonsieur Mars et de Madame Vénus\u201d.Joyeuse, très répandu dans le monde des journaux, entraîna à la Chronique Parisienne et au Tout-Paris le caporal Poirée.Comme il était défendu au caporal de signer ses dessins de son nom patronymique, il emprunta le pseudonyme de Caran d\u2019Ache (Carandache), qui, en français signifie crayon.Sans mattre, il cherchait sa voie, la jonchait des imayes qui avaient enchanté sa jeunesse, surtout des types de soldats de tous les pays.Déjà en ses essais, il indiquait les caractères et les races.On lin ménagea une entrevue avec Detaille, qu'il admirait.Le peintre du \u201cRêve\u201d l'invita à faire des croquis d'après nature, ct Caran d'Ache ne suivit ce conseil qu'une fois.Il quitte le harnois militaire, Il! va partout, curieux de tout, assidu des courses par amour des chevaux, et des coulisses par amour des femmes.Son premier soin a été de se pourvoir d'un tailleur de bonne coupe, de suivre les modes et même de ies devancer.Il lance le long pardessus redingote, pincé à la taille, et le haut-de-forme à larges bords retroussés.Avant de devenir célèbre, il devint Parisien.boulevardier.Boulevardier pour étudier les hommes, regarder le peuple de France, vivre dans ses joies ainsi que dans ses misères.Il travaille beaucoup, il travaille toujours, les grands quotidiens, les périodiques à images sollicitent sa col- laboraion : la Vie à Paris, la Vie militaire, le Figaro, ete.Avec Forain il fonda Psst ! La vision de Caran d\u2019Ache diffère de celle de Forain, dont l'oeuvre reste marquée d'une tristesse inéluctable.Dans les hommes qui coudoie, dans les événements qui se développent devant lui, c'est le côté comique qui le frappe.Ses dessins impeccables, où le grotesque n\u2019effleure jamais l'horrible, w'exprime que le grossissement de la laideur ou de la bé- tise.L'esprit qui anime les héros de ses brèves histoires est imprégné d'une sorte de dédain qui passe sans rancune, mais dont le stigmate persiste parfois comme une égratignure.Ce n'est plus la satire mordante de Forain; c'est un épanouissement de l'esprit dans une fantaisie supérieure.Il y a de la bienveillance dans ses légendes ! Pourtant, de la malice ausst, qui n'exclut pas la perspicacité.Des images divertissantes témoignent d'un sens critique aigu, d\u2019une grande finesse d'observation, notamment dans les histoires sans légendes, dont il fut en France le véritable créateur.Par exemple, \u201cL'Epopée\u201d qui fut représentée au Chat Noir.\u201cL'Epopée\u201d n\u2019avait certes pas besoin de légendes.C'était, naturellement, les victoires de Napoléon, les héroïques prouesses de lu Grande Armée.Le succès en fut si retentissunt que les représentations, d\u2019hebdomadaires qu'elles avaient été jusque-là dans le cabaret de ce farceur gentilhommesque, Rodolphe Salis, devinrent quotidiennes.Quel merveilleur tour de force que de dérouler à la lanterne magique, en des centaines de petites compositions, les gloires prodigieuses de l'humanité française, conduite par un dieu de la guerre et de la paix, Napoléon ! Caran d'Ache dévoua également son crayon a commenter d'illustrations le Cheval de bois, l\u2019Histoire de £arlbo-: rough, la Comédie politique, | d\u2019 Albert Millaud, lequel a cette époque lointaine, bien avant le déluge, était l\u2019un des premiers acteurs du journalisme parisien.Caran d'Ache était, malgré; tout, moins connit que son ocu-| vre.Vers la fin de sa vie, il s\u2019enferma jalousement chez lui, dans son hôtel splendide, rue de la Faisanderie.D'incorruptibles serviteurs défendaient l'accès de son atelier, et il avait recours à des ruses singulières pour décourager l'indiscrétion des visiteurs.Adolphe Brisson (voir son beau et très rare ouvrage, \u201cLes Humoristes\u201d) cut cependant le courage de lui rendre visite.La camériste consentit à saisir la carte qui lui était ten- HEATRE AU SAINT-DENIS C\u2019est un film exceptionnel qui prendra l'affiche samedi au Saint- Denis.\u201cSept hommes.une femme\" offre quelque chose d\u2019entièrement différent au cinéma français.Yves Mirande nous donne ici son oeuvre, la plus vivante et la plus humaine À la fois.Le film est joué par Véra Korène, la femme, Fernand Gravey, l'ami, et les sept hommes, Saturin- Fabre, Félix Oudart, Pierre Larquey, Robert Arnoux, Maurice Escande, Pierre Feuillère et Roger Duchesne.Le second film à l'affiche sera \u201cJ'aime toutes les femmes\u201d, avec Jan Kiepura, le grand ténor.\u20ac la charmante Danielle Darrieux.AU CINÉMA DE PARIS Le film tant attendu \u201cClub de femmes\u201d prendra l'affiche dès samedi au Cinéma de Paris.Ce film est ce que le cinéma français a fait de mieux dans le domaine de l\u2019étude de la femme et Ze son grand ennemi, l'amour, L'auteur Jacques Deval, s'est penché en ardent psychologue qu\u2019il est sur la femme.II en a scruté le coeur dans ses réactions les plus franches comme les plus inconnues.En tête des interprètes vient Danielle Darrieux, entourée de Betty Stockfeld, Valentine Tessier, Eve Francis, Josette Day, avec Else Argal, Junie Astor, Marion Delbo, Kissa Kroupine et Raymond Galle.AU SAINT-DENIS Deux films: \u201cEnfant de Paris\u201d et \u201cAu Son des Guitares\u201d.Ce dernier a la propriété que l'on rencontre très souvent chez les films à une vedet- se : il est \u201cbâclé\u201d.En plus d'un \u201cEclair-Journal\u201d intéressant, une très brève vie (qu\u2019à la porte l'on vendait dix sous à un profit anonyme) du Révérend Frère André ou l\u2019on apprend que ce Saint- Homme, pour qui j'ai une très grande estime, un grand respect et beaucoup de pitié ne verra pas la future basilique et qu'il est \u2018allé presser le bon Dieu de hâter la générosité populaire\u201d.(Hum!) Quand on entend Tino Rossi et sa ; voix de fausset qu\u2019il sait manier très : bien (il en a d'autant plus de mérite ' que son goût n\u2019est pas très développé) on ne peut oublier Jean Kiepura qui chante sans efforts, à pleine voix ou en pianissimo et sait y joindre un goût que l\u2019on cherche vainement chez Rossi.En retournant au Cinéma St- Denis la semaine prochaine on verra Kicpura dans un film intitulé: \u201cJ'aime toutes les Femmes.\u201d \u201cLes Enfants de Paris\u201d est un film d'Yves Mirande qui est reconnu comme un \u201ccinéaste\u201d de talent.On remarque une scule \u201cpetite bête noire\u201d.C\u2019est à l'avant-dernière scène où l'on voit le même cigare à une seconde d\u2019intervalle diminué de moitié.C\u2019est chose banale ¢n somme, mais puisque l'art cinématographique, conme le théâtre, est bâti de petites situations, de petits incidents qui forment un tout; il faut que la présentation au public soit irréprochable.L'art c\u2019est la minutie dans le détail.N'oublions pas les impondérables.A part ça, tout va trés bien .Madame la Marquise.Dans ce dernier film il faut remarquer l\u2019inimitable Mathys qui sait faire rire par sa bonhomie qui n\u2019est pas de commande.Son naturel plait à tous.Ce que tous les vrais connaisseurs ont remarqué c\u2019est, comme ils l'ont fait dans \u201cLa Joueuse d\u2019Orgue\" l'abnégation que met France Ellys dans son jeu.Elle ne joue pas pour le public, et ceux qui s'y connaissent lui en sont reconnaissants.Elle n'interpréte pas un role, elle est le personnage lui-méme, elle s'efface (a-t-on déjà vu une artiste s'effacer) volontairement pour servir due, ct disparut dans les méandres de l'escalier.Brisson ; demeura seul dans un salon! décoré de soie et de satin bro-; chés, orné de tableaux moder-| nes et de gravures anciennes en belles épreuves.Soudain, une tenture s'écarte lentement.Et surgit un valet de chambre,\u2018 un valet hors de pair, asser; grand, le visage plein, à la.peau ambrée, aux beaux yeux} noirs, aux dents blanches, Il porte un tablier blanc à ba-, vette, tout neuf, et sur le chef\u2018 une casquette ou moufflet, en: laine écossaise, qu\u2019il ne songe.pas du tout à retirer.Adolphe Brisson ajoute : \u201cj\u2019'admirai sa distinction native et la désinvolture avec laquelle il répondit à ma muette interrogation.\u201c \u2014On ne vous a donc pas révélé ses habitudes?Il ne dort pas la nuit, il se couche à l'aube et se lève au crépuscule.\u201cCes paroles élégantes étaient relevées d'une pointe d'accent qui leur communiquait une saveur exotique.Je crus y discerner comme unc intention de raillerie.Au mé- me moment, j'aperçus l\u2019extrémité d'un carnet émergeant de la pochette du tablier.\u201c__ Caran d\u2019Ache.C\u2019est vous! m'écriai-je.2 \u201cL\u2019homme sourit, s'inclina courtoisement : \u201c__ Donnez-vous donc la peine d'entrer.\u201d Dans son cabinet, une profusion de croquis, les uns cloués aux murs, d'autres à l\u2019état d'ébauche, en tas sur les tables, sur les sièges, sur le tapis.Des silhouettes grima- caient ça et là, grotesques ou héroïques : des Anglais casqués de liège, un John Bull apoplectique, un Chamberlain son personnage d'une manière irréprochable.Son talent est grand, mais ses principes d'artiste consciencieuse sont plus grands et plus rares parce qu'introuvables.Ils sont la base de l'art théütral qui en somme |- n'est que le fondu de plusieurs tempéraments pour interpréter le tout que doit former une pièce.Il faut voir son merveilleux talent dans \u201cLes Enfants de Paris\u201d où elle prouve encore une fois qu\u2019il est inutile de se \u201cmettre en vedette\u201d pour attirer l\u2019attention des connaisseurs mais qu\u2019il suffit d'interpréter, non seulement convenablement, mais de son mieux un rôle en ne \u2018,renant pas toute la couverte\u201d comme on dit ici.France Ellys a une interprétation dont on se souvient et un talent qui ne peut pas être oublié.C\u2019est une des rares artistes qui sait s\u2019effacer en temps et lieu puis apparaître dans le ton juste pour jouer un role tel qu'elle le conçoit et tel qu\u2019il doit être interprété.Son jeu aide à donner du fondu à la pièce ou au scénario.Je n\u2019en connais pas d'autres qui ont cette qualité.Voilà pourquoi France Ellys peut être nommée: l'ambassadrice du bon goût raisonné.Arthur PREVOST.carnivore, des Boërs costumés en Bas-de-Cuir, des Brésiliens trop bruns et moins gros que leurs cigares, de mélodieux tziganes, des princesses pû- mées, des animaux, beaucoup d'animaux, sauvages ou domestiques, mais uniformément rigolos : lions débonnaires, girafes déguisées en poteaux télégraphiques, chevaux de course et chevaux de fiacre, chiens de tous poils et de tous rangs.Enfin, des soldats qui avancent, silhouettes noires se détachant avec vigueur sur la neige éblouissante : la redingote, le petit chapeau, puis l'état- major chamarré, puis les clairons, puis les tambours, puis les masses profondes de la Grande Armée.Caran d\u2019Ache est mort en septembre 1909.Georges BEAUME.| SPO 3 age trols RTS \"LES CANADIENS VS MAROONS Les Canadiens et les Maroons, ces deux vieur rivaux, se rencontreront ce soir au Forum dans l\u2019une des parties probablement les plus enlevantes qu'il aura été donné aux Montréalais de voir depuis quelque temps.En effet, les deux équipes sont respectivement en première et seconde places dans la Ligue de Hockey Nationale, section canadienne.Il est vrai que les Canadiens ont déjà une bonne avance, mais ils ne peuvent se payer le luxe de perdre du terrain el c\u2019est pour cela qu\u2019on , , ; s'attend à ce qu'ils fassent un suprême effort pour la conserver.Jusqu'ici les Canadiens et les Montréal ont été à peu près ex-aequo dans les parties engagées entre eux, bien que les Canadiens aient une lénère avance sur leurs adversaires.On prévoit donc qu'il y aura salle comble ce soir, car les partisans des deux équipes en présence se rendront en foule pour les voir à l\u2019œuvre.JOE LOUIS PEUT-IL BATTRE SCHMELING ?\u2018 16\u2014I1 semble impossible de parler de boxe pour 1936, sans mentionner la plus grande surprise de l\u2019année, la défaite de Joe Louis aux mains de Max Schmeling.Je crois que cet échec a fait un grand bien à la boxe parce qu\u2019ils étaient nombreux ceux qui étaient portés à croire que Louis était invincible.La victoire de Schmeling a prouvé à l'univers que ce sport était honnête.D'après les nouvelles que nous recevons d'un peu partout, la boxe a sûrement pris de la popularité par tout le pays.11 semble certain que ce sport mérite cet intérêt toujours grandissant, car je «crois que les boxeurs et leurs gérants font beaucoup mieux qu\u2019ils ne l'avaient fait depuis ces trois ou quatre dernières années.Il est fort probable que plusieurs championnats changeront de titu- lrires au cours de 1337.Un de mes désirs est d'assister à un autre combat Louis-Schmeling.Je ne veux aucunement amoindrir la grande victoire de Schmeling sur Louis à New-York, mais je crois qu'un autre match entre ces deux box:urs pourrait donner un résultat tout-à-fait différent.LÉPINE SUR LE DOS Nous apprenons que Pit Lépine ne jouern probablement pas avant un mois.Il appert que la blessure dont souffre Lépine est beaucoup plus sérieuse que l'on croyait.Lépine est encore à l'hôpital Saint-Luc et ii est probable qu\u2019il ne pourra patiner avant une couple de semaines, sinon plus.La direction du Canadien ne compte donc pas le voir revenir sur son alignement avant un mois.NOUVEAUX RÈGLEMENTS | DU JEU DANS LA NHL New-York, 16\u2014Le comité des règlements de ia N,H.L.a recommandé de faire plusieurs changements qu\u2019il a soumis Aux gouverneurs du circuit à la dernière assemblée de le N.H.L.Dès hier soir, l'arbitre-en- chef Bill Stewart qui dirigeait la partie Rangers - Red Wing: expliqua ces nouveaux règlements aux joueurs des deux équipes dans lenc chambre avant la partic.Il a surtout insisté sur le règlement concernant la chute d'un joueur sur la rondelle dans la zone du filet, Les gardien de buts peut le faire mais tout autre joueur en tombant ainsi sur lu rondelle comines un fuui et les adversaires ont droit à un Jancer-gratuit.Jusqu'à présent on donnait i ce joueur une punition mineure.Un joueur qui échappe son Lâton ou le brise accidentellement 1: re- cevre pas de punition s'il frappe la r.ndelle avec son patin, à moins que l'arbitre juge qu'il l'a fait intentionnellement.OFFICIERS DU ROYAL \u2014\u2014 L'assemblée annuelle du Montreal Baseball Club a eu lieu à mid: et l'on & annoncé après cette réunion l'élection des officiers dont les noms suivent: président, Heéctor-H.Racine; vice-présidents, G.-R.Gauvreau et Ernest Savard: direcieurs: MM.L.Beauregard, C.R., Arthur Normandin, Kenneth Dawez, W.-G.- R.Holt, C.-C.Joron, R.-C.Leclere, A.-E.Racine et R.-N.Watt.M.Watt est le seul nouveau dirceteur, les autres officiers du club ayant tous été réélus; gérant et secrétaire de la compagnie, Guy Moreau.LOGEMENTS EN torités, le nombre des maisons réclamées devrait (tre double.Les régions vù les habitu- ANGLETERRE tions ne répondent pas à l'hu- Un rapport du gouvernement britannique sur \u2018\u2018'entassement\u201d de la population en Grande-Bretagne et au Paye de Galles, signale que plus de 200,000 maisons sont nécessaires pour procurer un logement hygiénique et confortable à un grand nombre de familles très a l\u2019étroit actuellement.Le rapport déclare qu'il n\u2019est pas question de donner à tous un standard idéal; il est quasi impossible de prétendre à réaliser cela, mais il s'agit d'un \u201cminimum tolérable\u201d.Si l\u2019on devait réaliser le désir des au giène et à la commodité indispensable à une vie saine, sont celles du Sud de Londres, dc Norhumberland ct de Durham.PIRANDELLO On demandait, un jour, à Pirandello : Qu'est-ce qu'un comédien ?_\u2014 Quelqu'un qui nous fuit rire, répondit-il.Un petit temps, puis, restrictir : Et, comme on poursu:vait: \u2014 Mais, enfin, qu'est-ce que ça fait, Un comédien ?\u2014 Qu'est-ce que ça fait.Un cemé- dien?qu'est-ce que ça fait?Ça fait du cinéma! SA CARRIERE TIRE À SA FIN Roy Worters, considéré un temps comme un des joueurs les plus effectifs de :a Ligue Nationale de Hockey est sur le point de prendre sa retraite définitive.De récentes blessures subies au cours de parties de hockey l'obligérent a quitter ses patins.Lorne Chabot l\u2019a remplacé sur l\u2019équipe des New- York Americans comme gardien de buts et il est douteux que Worters revienne à son poste. at WIRE rahi de 1 Ep REP es 5 i 1 4 NTRS OS ne TPT Xa ro Le à : : ag - Page quatre QUE LE MORT C.DUQUETTE FASSE PLACE AUX VIVANTS Un cadavre qui empeste.\u2014 Qu'il abandonne la présidence de l\u2019Alliance Nationale pour dicter ses mémoires dans un sanatorium._ Dans son dernier numéro, parlant de Charley Duckett, ex-directeur-général de l\u2019Alliance Nationale, \u201cL\u2019Autorité\u201d observait que celui-ci faisait le sphinx depuis qu'il a été débarqué \u2018\u2018sur une pelle\u201d de cette position.D'après son attitude, et en vertu de certaines déclarations faites à ses intimes, ce dégommé visait à faire croire que l'Alliance ne pouvait marcher sans lui et qu\u2019elle aurait bientôt à se repentir de n'avoir plus recours à ses services.C'est bien tout le contraire qui se produira, et au lieu d\u2019assumer l'attitude d\u2019homme indispensable, le sieur Charles Duquette, ancien petit cordonnier de Saint-Henri, en sera réduit à la défensive, Qui devra porter la responsabilité des sommes énormes consacrées à l'achat du terrain et à la construction du palace érigé par l'Alliance, rue Sherbrooke-ouest, et aussi a la conversion en ferme modèle de l\u2019ancien sana-: torium Brochu à Saint-Romuald, comté de Lévis?Une enquête a été fréquemment demandée, et par diverses personnes, à M.G.D.Finlayson, surintendant fédéral des assurances, et celui-ci ne saurait plus longtemps s\u2019y dérober.Quels que soient les responsables, ils seront appelés à dégorger, s\u2019il y a lieu.L'intérêt public exige que l'Alliance, malgré son excellente position financière actuelle, soit au- dessus de tout soupçon.Le peu sympathique Sir Charley Duckett devrait comprendre que sa présence n'est plus désirable à l'Alliance et que le plus tôt il démissionnera comme président, le mieux ce sera et pour lui et pour les sociétaires.Pourquoi attendre que ceux-ci, à leur prochaine assemblée régulière, le débarquent sur \u2018\u2018une autre pelle\u201d comme président, ainsi qu'il a été débarqué de sa gérance par ses co-directeurs.Son impopularité en-dehors comme au-dedans de cette société mutuelle finira, s\u2019il ne s'éclipse de lui-même, par causer du malaise dans le public.Pourquoi ne choisirait-il pas comme lieu de retraite cet ancien sanatorium de St-Romuald où feu le docteur Brochu en soigna de bien \u201cplus fins\u2019 que lui?Il pourrait, dans le calme et la méditation, y écrire ses Mémoires, ou prendre quelqu\u2019un chargé de les écrire pour lui, s\u2019il en est incapable, car il doit avoir du pain sur la planche après avoir été un ex\u201d ceci ou cela dans tant de corporations et de sociétés.Les rrands hommes vrais ou faux, doivent laisser au public le récit de leurs exploits, afin que celui-ci juge si leurs oeuvres furent fécondes ou stériles.Fini le bluff de Sir Charley! Son ballon est crevé .Il ne s\u2019agit plus maintenant que d\u2019en retirer tout le vent y contenu afin de jeter l\u2019enveloppe au débarras.C\u2019est un homme mort au point de vue mutualiste.Le moins qu\u2019il puisse faire est de ne pas embêter les vivants.Son cadavre finit par empester.OBSERVATOR VOILA LE NÈGRE D\u2019ÉTHIOPIE QUI SORT À LA FIN DU SAC Les fascistes sont obligés de le manger à la sauce \u201cWorcestercas 2 ç .shire\u201d en ayant recours au sac d\u2019écus britannique.Que se passe-t-il exactement en Ethiopie?A en croire ce bourreur de crânes italiens, Mussolini, l\u2019ancien empire du Négus est devenu un nouvel Eden.Or le Dr.Pierre Gassard, de Lyon, qui a toujours été un chaud partisan du fascisme en Afrique, et qui arrive de Djibouti, rapporte dans un journal français trois événements significatifs : 1.La conquête de l'Ethiopie est loin d\u2019être terminée et elle continue à coûter de grosses sommes d'argent.2.L'exploitation de l\u2019Abyssinie n\u2019est pas encore commencée, _3.La garnison d\u2019Addis-Abéba a eu de grandes difficultés et la seule chose qui l\u2019ait sauvée, c\u2019est le chemin de fer francais qui va de Djibouti a Addis-Abéba.Le trafic entre l'Italie et l\u2019Ethiopie est encore exceptionnellement fort.Dans l\u2019espace de cinq jours, le Dr Gassard compta seize bateaux italiens déchargeant leurs munitions, leur gazoline, leurs effets de guerre et leurs provisions à Djibouti., Les bateaux anglais étaient la aussi., L\u2019unique chemin de fer dans cette région est (e témoin d une prospérité inouïe, mais les wagons qui partent d\u2019Addis- Abéba sont vides : ils n\u2019ont rien à ramener à Djibouti.Cc est peut-étre a cause de cette étrange situation en Ethiopie que Mussolini a soudainement et sans bruit défendu toute émigration dans sa nouvelle colonie.On se demande si a la longue ce nouvel empire ne ruinera pas l\u2019Italie qui n'est pourtant pas si riche.Qu'est-ce que le peuple dit de cela?I n\u2019y a pas moyen de le savoir, puis- qu\u2019il n\u2019a pas le droit d\u2019exprimer ses idées.\u2019 Néanmoins, comme le gouveraement italien ne peut se payer lui-même de vantardises, il lui a bien fallu se rapprocher de Londres et de cet empire \u2018en décadence\u201d pour lequel il professait tant de mépris.Comme l\u2019écrit le \u201cSunday Dispatch\u201d : \u201cLa Grande-Bretagne n'a pas promis un prêt à l\u2019Italie, mais la rumeur persiste qu\u2019une émission italienne sera lancée sur la place de Londres.\u2018 £ est le nègre d\u2019Ethiopie qui sort du sac.Malgré leur appétit, les capitalistes fascistes seront obligés de le manger au Worcestershire sauce\u201d.Et comme le morceau est de taille et que la digestion pourrait être lente, les chemises noires feront peut-être bien de faire moins de panache, pendant quelque temps, non seulement en Europe, mais en 'Amérique et même dans le Québec, où une propagande fasciste s'exerce depuis plus d\u2019une année à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, SCARAMOUCHE PRES bras à l\u2019aide d\u2019un rouleau mé- SS AUTO TRAGIQUE Une bande de cing person- \u201cnes, dont une femme, vient d'être arrétée à Los Angeles.Leur procédé, quoique lucratif, n\u2019en était pas moins pénible.La femme et deux des rac- \u201c keteers rouiaient en auto vers .quelque croisement de routes fréquentées, où ils crevaient un :- pneu.Les deux autres qui suivaient, en auto également, ra- ©, massaient les premiers, puis Partaient en faisant marcher ?la radio, afin qu'on n'entendit pas leurs cris.tallique, puis s'injectait du sang dans Uoreille.Ils arrivaient ensuite à l'hôpital et y expliquaient que l\u2019auto qui suivait avait tamponné la première.Mais les médecins d\u2019un hôpital devinèrent la \u201ccombine\u201d et tous les cing furent écroués.\u2014American Weekly.REPARTIE Un snob, dans une réunion de gens bien, avait été présenté à un médecin vétérinaire.Le rencontrant dans le cours de la soirée, il l\u2019interpella d\u2019un ton hautair : \u201cgrattait la jambe avec une .\u2014 Et comme cela vous êtes médecin vétérinaire?.\u2014 Oul, monsieur, répondit le vétérinaire.Etes-vous malade ?Dans l'auto, la femme se ipe à fromage et l\u2019un des Dangereuse coali PETITE CAUSERIE AVANT LA TUERIE Comment un carliste de Franco et un séparatiste basque portant le même nom, s\u2019interpellent entre deux as sauts.M.Marcel Dutrez, envoyé de \u201cGringoire\u201d en Espagne, nous brosse un tableau tout-à-fait inattendu de la guerre au front de Biscaye, dans le nord, là où les Blancs ont affaire aux Basques séparatistes, catholiques qui ne veulent pas entendre parler du catholicisme de Franco: \u201cNous avions atteint, racon- te-t-il, le sommet d'une colline à partir de laquelle la prudence devenait de rigueur.Mon guide l avait éteint sa pipe et, pour franchir les trois cents derniers métres, nous nous mimes a ramper.Enfin, rencontrant un boyau, nous nous y laissé- mes glisser.Le boyau conduisit derrière un parapet.Nous étions face à l'ennemi, mais en: sûreté.Je n'étais pas dans la tranchée depuis deux minutes que quelqu'un cria à mon côté.\u2014 Ici, le bataillon d'Oriamendi, de Saint-Sébastien! Et vous autres, d\u2019où êtes-vous?\u2014De Durango! répondit une voir en face.La conversation était engagée.Bien que les lignes opposées fussent à trois cents mètres des nôtres, la voix portait merveilleusement dans ce cirque de montagne.Un nationaliste reprit: \u2014 Je suis Murelaga, de Mondragon! J'ai un cousin parmi vous qui s'appelle aussi Murelaga! Le Murlaga séparatiste était justement en face du Murelaga nationaliste.\u2014 Ah! c\u2019est toi, Antonio?dit le Murelaga gouvernemental.Comment ça va à la maison?Il y eut entre les deux Basques un échange de nouvelles familiales, et, l'espace d\u2019une minute, on put croire oubliée la plus atroce des révolutions.Mais déjà une voix railleuse nous jetait des lignes ennemies.\u2014 Eh bien! votre Franco, il a reçu la tape devant Madrid?Savez-vous que les miliciens de Santander ont coupé la voie ferrée de Vitoria?On vous trompe! -\u2014 C'est vous qu\u2019on trompe! Vos miliciens de Santander ont laissé 3,000 cadavres au sud de Villaréal.Quand a Azana, il s'est enfui à Barcelone et Caballero, lui, tremble tant à Valence qu'il pense à se retirer à Lerida! \u2014 On vous cache la vérité, répliquent les gouvernementaux .Vous êtes fichus! Les Russes arrivent à notre secours par bateaux entiers.Vive la Russie! \u2014 Pas un bateau soviétique ne passera! Barcelone est bloquée! C'est vous qui êtes perdus! Le ton de la conversation tournait à l\u2019aigre.Un rouge mal embouché cria: \u2014 Alors, quoi, on ne peut plus dormir ici?Allez-vous vous taire, sales fascistes! Et une abominable injure suivit, une injure où il était question de chiens et de toutes les mères des nationalistes présents, que ceux-ci fussent ré- quetés, phalangistes ou soldats de l\u2019armée régulière.7 Et, à nouveau, ce fut le silence dans la nuit claire, sous le ciel haut de plafond.Un carliste me dit: \u2014 J'ai reconnu la voix du dernier qui a parlé.Il est de Tolosa comme moi, Nous avons été à l'école ensemble.J'ai mé- me souvent dansé avec 8a soeur.N'empêche que si demain nous nous trouvons face à face, ce sera à celui des deux qui égorgera l'autre\u201d! En effet, le lendemain, les carlistes de Franco attaquèrent et la tuerie fut terrible.C\u2019est pourquoi une réconciliation entre Rouges et Blancs, comme le voudrait l'Angleterre, est bien difficile, pour ne pas dire impossible.Il y a trop de cadavres entre eux.DANGEAU C\u2019EST MOI \u2014 Ainsi votre mari se laisse pousser la barbe?«\u2014 Ce n'est pas lui qui la laisse pousser, c\u2019est moi qui lui permets.HARMONIE Le gérant.\u2014 Ne pouvez-vous pas aider à votre client à faire son choix?Le commis.\u2014 Non, il veut cholsir deux bottines qui craquent sur le mê- mes.cassait à l\u2019autre lé! Et les rires fosèrent.me ton et je ne connais pas l'harmonie.L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 16 JANVIER 1937 re rer re \u2014 23e ANNEE \u2014 No 1123 LES HUIT AUTRES PROVINCES UNIES CONTRE LA NEUVIÈME PARCE QU'ELLE VEUT FAIRE BANDE À PART ET EST \u201cCONTRE\u201d TOUTE INNOVATION.\u2014 SÉPARATISME, MILIGE ET IMMIGRATION.\u2014 LE PROBLÈME SCOLAIRE.D'après des inforations précises que nous recevons d'Ottawa d'abord, et ensuite de divers points des autres provinces, une dangereuse coalition s'organise contre notre province, que ses huit soeurs accusent de faire bande à part.\u201cVous étes \u2018contre\u2019 tout, \u2014 nous écrit un citoyen d\u2019Ottawa, \u2018contre\u2019 la milice, \u2018contre\u2019 l\u2019imigration, \u2018contre\u2019 le ministère des sports.Il s'agit de parler d\u2019une innovation pour que le Québec soit aussitôt contre.\u201d Un Torontonien nous écrit de son côté : \u201cSavez-vous que le cabinet Hepburn n\u2019en tire pas large dans l'Ontario, depuis la défaite de Hastings-Est?Il n\u2019y a pas de doute que les Orangistes et les Tories ont trouvé dans l'affaire des écoles dites \u2018\u2018séparées\u2019\u201d\u2019, protégées par M.Hepburn, une excellente occasion de soulever l'élément protestant contre le gouvernement libéral provincial, et qu\u2019ils ne laisseront pas passer cette occasion.M.Hepburn aurait à l'heure actuelle beaucoup de peine à faire élire un candidat dans n'importe quelle division anglaise de l'Ontario.Le mouvement dit \u2018\u2018séparatiste\u201d que l\u2019on prétend prendre de la force dans le Québec n\u2019est pas pour arranger les choses.\u201d 7 Les deux premières missives étaient écrites en anglais.En voici une autre, en français, d\u2019un citoyen d\u2019Edmonton : \u201cTout l\u2019Ouest, écrit-il, est monté contre notre vieux Québec, parce que celui-ci s\u2019oppose à l\u2019immigration telle que préconisée par M.Bennett et plusieurs autres.On prétend 1ci que l\u2019élément catholique et français voudrait dominer le Dominion et qu\u2019à part d\u2019être en majorité protestant et de vouloir le demeurer, l\u2019Ouest pourrait absorber encore plus d\u2019un million d'immigrants.\u201d NOS BERCEAUX DIMINUENT Comment nos compatriotes de l'Ouest peuvent-ils imaginer une pareille chose?La natalité reste encore forte dans, le Québec, c\u2019est vrai, en regard des autres provinces.Elle décroit d\u2019année en année et bientôt l\u2019accroissement de la population, qui est actuellement de 50,000 par année par le surplus des naissances sur les décès, sera réduit à rien ou presque rien.Inutile dès lors de se figurer que nous voulons dominer le Dominion grace a nos berceaux.Semblable lubie peut bien hanter le cerveau fatigué d\u2019un Omer Héroux, du \u2018\u2018Devoir\u201d.Mais qui prend ce bedeau au sérieux ?L'objection a une immigration massive est plus raisonnée.Elle provient de ce que nous avons ici des milliers et des milliers de chômeurs, à l\u2019encontre du Sud-Africain où, pa- raît-il, on avait l\u2019autre jour 2,000 emplois à distribuer et personne pour les prendre.En ce qui regarde le \u2018\u2018séparatisme\u201d\u2019, c\u2019est une autre lubie qui s\u2019est emparée d\u2019un groupe de jeunes, à Québec.Ils s\u2019imaginent être des êtres redoutables parce qu\u2019ils insultent dans une feuille hebdomadaire, plutôt négligeable, l\u2019Empire anglais, à l'instar de ces Sauvages des bords du Nil qui, selon Lefranc de Pompignan, croyaient troubler le soleil dans sa course en lui montrant le poing et en proférant d\u2019horribles blasphèmes.Est-il vrai que l\u2019hon.lan Mackenzie, ministre de la Milice, n\u2019a pas osé prononcé ses deux conférences à la radio parce qu\u2019il a été intimidé par les représentations de nos députés, aussi opposés à la motorisation qu'à la modernisation de notre milice?C\u2019est bien possible.D'autre part, autant abolir la milice plutôt que de la laisser au rôle ridicule qu\u2019elle remplit maintenant : parades d\u2019églises et beuveries d'officiers dans les \u2018mess\u2019.Mieux vaut certes dépenser plus de millions pour une armée défensive utile que moins pour une force militaire aussi inutile que désuete.LES SPORTS A L\u2019ECOLE Le reproche d\u2019être \u2018contre\u2019 un ministère des sports, que l'hon.M.King a l'intention de créer, a plus de fondement.Un journal de Québec, pourtant libéral, y voit un grand danger : T \u2018Dans la plupart des pays d\u2019Europe \u2014 écrit-il \u2014 les gouvernements s'occupent de plus en plus de d'Education physique des enfants.Dans certains cas, comme en Allemagne, en Îtalie et en Russie, on pousse si loin l\u2019entraînement sportif de la jeunesse que la famille s\u2019en plaint.Les éducateurs prétendent que le culte de la force est poussé trop loin et qu\u2019il nuit au progrès moral et intellectuel des citoyens de demain.\u201cC\u2019est que, sous prétexte de formation virile, l\u2019Etat totalitaire n\u2019hésite pas à exalter dès l\u2019enfance le sentiment ra- cique, préparation lointaine au nationalisme et au militarisme.Il en résulte une déviation de l\u2019objet véritable de l\u2019éducation.Au lieu de recevoir l\u2019enseignement, la direction, la vocation que ses parents voudraient lui donner, l\u2019enfant apprend, d\u2019un maître indifférent aux aptitudes particulières, à réagir collectivement, comme son voisin, comme son coéquipier, comme le corps auquel il appartient.Poussé à cet L\u2019OR DES - SOVIETS Un Pactole au service du communisme.\u2014 En Sibérie et dans l\u2019Oural.On s\u2019est souvent demandé où les Soviets trouvaient tant d'or pour entretenir leur formidable armée et mener à l'étranger la propagande que l'on sait.La \u201cNation Belge\u201d nous en donne un aperçu que nous résumons : -.La richesse en or alluvionnaire des fleuves et rivières sibériennes était connue depuis longtemps déjà.Sous le gouvernement des Tsars l\u2019or Sibérien arrivait à Saint-Pétersbourg en quantités importantes.Mais jamais les prospecteurs à l'imagination délirante qui fondirent sur l\u2019Eldorado ou le Klondyke n'avaient imaginé que la Transbaikalie produirait un jour du métal jaune dans de telles proportions, Au Jendemain de la guerre, un héros anglais démobilisé, le général Sutton, plus connu sous le nom de \u201cSutton le manchot\u201d, achetait une drague aux Etats-Unis.Au prix de difficultés inouies qu'il a racontées dans son livre paru récemment chez Grasset, il parvenait en Sibérie et commençait, en pleine guerre civile, l'exploitation d'un gisement alluvionnaire.\u2019 Les Soviets ont repris l'entreprise et elle marche à plein rendement,\u2019 donnant une production aurifère sans cesse croissante.L'ensemble de la production aurifère soviétique était, en 1932, de 1,- 500,000 onces d'or fin.D'année en année,par l'augmentation du nombre des ouvriers, par la modernisation des moyens techniques, elle a subi une progression constante.D'après les estimations normales, elles at- tein, a la fin de 1937, 11,000,000 d\u2019onces.Les spécialistes soviétiques mettent tout en oeuvre pour intensifier encore davantage la récolte dorée.Aussi espèrent-ils qu'en 1940, les places et gisements de l'U.R.S.Sdonneront de 20 à 24 millions d'onces d'orf in.Pareil chiffre égalerait, dépasserait même_le total de la production mondiale qui s'élevait, pour 1935, à 23,400,000 onces.L'empire britannique, gros producteur d'or, n\u2019en a fourni, en 1935, que 16 millions 280,000, en regard de 270,000 sur sa production'de 1934.Et l\u2019Afrique du Sud qui donnait 11 millions 558,000 onces en 1932, n\u2019en livrait plus que 10,774,000 pour l\u2019année 1935.» » Une once d'or représente environ 7 livres sterling.Au rythme de aa progression constante, si les prévisions sont réalisées, et il n'est pas impossible qu\u2019elles le soient, l'U.R.S.S.de 1936 aura produit pour 17 millions de livres d'or, pour plus de dix milliards de francs.Cette richesse à ses débuts est fournie par 85 centres d'extraction, employant une centaine de dragues et quelque 200 sluices.-_ Une usine de Californie construit depuis plusieurs années des dragues destinées uniquement à la Sibérie.Six cent mille ingénieurs, prospecteurs et ouvriers assurent le fone- tionnement de ces centres, reliés à Moscou par 214 stations de T.S.F.Aussi toutes les opérations de prospection et d'extraction sont-elles régulièrement surveillées et contrôlées.La Lena et ses affluents sont sillonnés par une flotte de 30 bateaux.Quatre mille véhicules automobiles desservent les bassins de la Lena, de Yakuta Taiga, de Balef, de Sakalnie, de I'Amour, les régions des Monts Altai, de I'Oural et de I'Alin.En plus de cela, il y a les mines de I'Oural, que Hitler ne se génait pas de convoiter, encore récemment.Desorte que les communistes, dont le mépris pour l'or devrait être le premier article de leur credo, se trouveront bientét les plus grands possesseurs d'or du monde entier.FIGARO RECETTE MARSEILLAISE Savez-vous comment on prépare le lapin Marengo selon Marius?C'est bien simple: \u201cTu te prends un lapin mûr, tu te le tues, tu te le déshabilles\u201d.\u201cLe costume, tu te le vends\u201d.\u201cDes quatre membres, tu te les manges avec des tomates farceuses, et le restant du cadavre, tu te le fais bondir avec des pommes neuves et du se] mince .\u201d Si le coeur vous en dit .excès, l'empiétement de l\u2019Etat maître d\u2019arme sur le droit paternel nuit à l\u2019intérêt spirituel des individus et de la nation.\u201d : Grâce à de semblables exagérations, imaginées par quelque journaliste froussard, on réussit à empêcher tout progrès jusqu\u2019à ce qu\u2019il arrive un jour où, comme en Espagne, les eaux trop longtemps refoulées emportent le barrage et ensuite détruisent tout dans leur ruée.FLAMBEAU UN TOIT EN ACIER CONTRE LES BOMBES AU-DESSUS DE PARIS (Dépêche spéciale à \u2018\u2018L\u2019Autorité\u2019\u2019) Paris, 16.\u2014 Jamais projet aussi fantastique n\u2019a été sérieusement concu par des gens présumés sérieux.En février 1936, sous couleur de \u201cdéfense passive\u201d, quelques grands seigneurs de l'acier formaient le rêve de \u2018\u2018couvrir une partie de Paris par un toit métallique à trois ou quatre cents pieds au-dessus du toit des maisons\u201d.Certains conseillers municipaux favorisaient ce projet.Or un journal d\u2019informations techniques, économiques et financières, les \u201cServices Publics\u201d, publie un dessin schématique sur cinq colonnes, \u2018montrant la possibilité de placer sur Paris, à environ 350 ou 400 mètres de hauteur, un toit mobile en acier ou en tout autre métal résistant aux bombes.Le tout sous ce double titre en lettres énormes : \u201cVision d\u2019avenir et de prudence : Paris ne doit pas subir le sort de Madrid\u201d.Le public parisien en général ne craint pas de qualifier un tel projet dé\u201d \u201cpharamineux\u201d.Montréal, 156 janvier 1937 M.le directeur de \u201cL\u2019Autorité\u201d.Puisque votre journal, à l'encontre de tant d'autres, trouve qu\u2019il vaut la peine de s'occuper de notre système éducationnel, dans le Québec, je vous communiquerai ces quelques réflexions : 3 h.p.m.\u2014 Les élèves des écoles protestantes en sortent les mains dans les poches de leur pardessus, un ou deux livres sous le bras.Plus tard, ils occuperont les premières places dans les sciences, le commerce ct l'industrie de la province sans pour cela avoir été les esclaves d\u2019un systèmed'instruction qui les séquestre à l'école jusqu'à 4, 5 et 6 heures et qui comble de travaux les heures de repos que l'élève doit employer pour se détendre l'esprit après le repas du soir.Dans les écoles de la Commission Scolaire Catholique de Montréal, les é'èves sont les esclaves du programme, de ceux qui ont construit ce programme destructeur, Les bras chargés de volumes à des heures où les tramways débordent, ils ont l'esprit surchauffé avec tout ce qu'on leur a jeté, depuis 8.10 A.M.Arrivés à la maison, \u2018la dernière bouchée dans le bec\u201d, ils devront s\u2019acharner à résou- dredes problèmes ou à étudier l\u2019or- tographe, les règles de grammaire, la syntaxe, ou encore à apprendre par coeur un tas de lignes qu\u2019ils ne comprennent pas et ne comprendront pas.Mal formés, il leur sera impossible de se placer dans la société.Les quelques-uns qui se trouveront une pseudo-situation recevront un petit salaire, toujours le même, de nos institutions canadiennes-françaises qui ne peuvent ou ne veulent pas payer plus.Les autres, ceux qui commencent à 9 A.M.et qui finissent à 3 P.M., ceux qui n\u2019ont pas les bras chargés de livres et qui ont joui durant les années scolaires de ja paix, du repos et de la tranquillité du foyer Je soir, qui ont reçu un enseignement raisonné et raisonnable basé sur l\u2019ex- JE NE COMPRENDS PAS CA.Notre système pseudo-éducationnel.\u2014 Oh! que de complications, pour un aussi maigre résultat! tion contre le Québec périence, V'étude, le bon seus et la charité, absorbée a petites doses, donnés et présentés sans obscurité, confusion et précipitation, trouveront la situation raisonnable leur permettant de fonder un foyer, de devenir des CITOYENS NORMAUX, des valeurs pour je pays.-.Le retard des Canadiens-Français dans le commerce et l'industrie n'est pas dû au manque de capital ni au manque de circulation de ce capital, mais bien de la mentalité qu\u2019on nous a donnée et que l'on donne encore à nos fils.Mentalité, on nous l'a dit souvent, qui nous auto-suggestionne à être des serviteurs.\u201cNe volez pas votre patron, soyez honnêtes, obéissants, Soumis (avec un S majuscule celui-lh)\u201d, nous dit-on à l'école.C'est très bien.Ces qualités doivent être placées dans l'esprit de l'enfant.Mais elles ne suffisent pas.Ce qu\u2019il faut dire en plus c\u2019est justement ce que les Canadiens-Anglais implantent (et ils font bien) dans la tête de leurs écoliers : \u201cSoyez des dirigeants, chacun de vous est une valeur, il faut que vous valiez quelque chose dans la société.SOYEZ BONS POUR VOS EMPLOYES.\u201d Les Anglais apprennent dès leur bas âge leur rôle de \u201ccommandeur\u201d, de maître.On nous a fait croire depuis des années que nous sommes serviteurs; nous le sommes et nous le demeurerons si le système actuel d\u2019instruction et d'éducation (car l'école doit aussi éduquer) reste le même.Plaise à Dieu que les esprits clairvoyants, posés, humnins\u2026 détachés et charitables dominent ces cerveaux étroits et accaparcurs, responsables de l'ignorance des nôtres.Nous serons vraiment un peuple quand nous aurons placé et bien placé dans la tête de nos écoliers (hommes de demain) qu'ils sont quelque chose comme une terre fertile où tout peut germer comme chez les autres qui ont eu la décence de procéder méthodiquement en songeant aux générations qui suivront.Arthur PREVOST.A Londres le \u201cDaily Mail\u201d consulte les journaux britanniques du monde entier pour connaître leur avis sur l\u2019opportunité de rendre à l\u2019Allemagne ses anciennes coolnies, a condition qu'elle cesse de semer la discorde en Europe.Comme si une concession de plus pouvait changer le tempérament guerrier et querelleur d'une race! Avant 1914, l'Allemagne possédait un empire colonial.mais elle prétendait qu'il ne suffisait pas à ses besoins.Alors comme aujourd'hui, elle manquait de matières premières, de denrées alimentaires, d\u2019espace pour sa surproduction humaine.Cependant, à cette époque, si nous en croyons des statistiques françaises, le gouvernement allemand ne colonisait guère, et il ne tirait pas de ses possessions d'outre-mer un profit visible.Lorsque, tout dernièrement, l'Allemagne a réclamé ses anciennes colonies, une réponse officielel lui a été donnée par la France.Se basant sur les motifs invoqués par Hitler el Goering, le gouvernement français démontra que la.rareté des vivres provenait, chez sa voisine, du fait qu'elle utilisait toutes ses ressources commerciales pour développer son industrie de guerre.Pourtant, souhaitant coopérer à une oeuvre de pair, la France se déclarait prête à traiter, pour aider l'Allemagne à sortir de ses embarras éco- L\u2019ALLEMAGNE NE DÉSIRE PRATIQUER QUE LE CHANTAGE nomiques.Le gouvernement de M.Blum repoussait la contrainte, mais offrait des contrats.Par le troc, les crédits, les échanges, on ne demandait pas mieux que de se porter au secours d\u2019une nation rationnée par une politique criminelle.L'Allemagne a démontré qu'elle n\u2019entendait pratiquer que le chantage.Les anciennes colonies allemandes ont été partagées entre plusieurs pays, et plus particulièrement la France, l\u2019Italie, le Japon.Quelques-unes sont administrées par des gouvernements britanniques.Nous ignorons ce que rapportent ces domaines à leurs maîtres actuels, mais nous présumons qu\u2019ils ne seraient pas tous disposés, sans compensations, à les rendre à l'Allemagne, augmentant ainsi les risques de leur voisinage.Dans ces conditions, le referendum soumis par le \u201cDaily Mail\u201d a l\u2019opinion britannique n'a qu'un intérét spéculatif.En somme, ce serait aider au sabotage du traité de Versailles, systématiquement commencé et poursuivi par l\u2019Allemagne.Sans doute, la paix est un bien si précieux qu'on ne devrait pas hésiter à en payer chèrement le prix matériel, s\u2019il y avait certitude que les sacrifices réclamés ne fussent pas consentis en vain.Malheureusement, l\u2019histoire est là, témoin implacable, pour nous rappeler que l'Allemagne ne tient jamais ses engagements.QUAND VERRA-T-ON CELA ICI ?Ce groupe de jolies filles, tenant chacune un balai à la main sont prêtes à sauter dans l'arène à Atlantic City pour leur pratique ordinaire de \u2018\u201c\u201cballe au balai\u201d.Gageons que nos patinoires locales jouiraient d\u2019une popularité telle auprès de ces messieurs, elles dépeupleraient virtuellement les foyers d\u2019alentour, si nos jolies Canadiennes prenaient fantaisie d\u2019imiter l'exemple de leurs soeurs caines.ERT Lp SAA LILIES AS FEA TI NL TRE pf SPRY RY (SLES Or uC «EY aT vere GES ave ie ME CU ER T TS RANCE a\" Ea re AEE AT A Pp ep av "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.