Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 6 novembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1937-11-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LA VICTOIRE DE LA GUARDIA REDIGEE EN COLLABORATION (Campenon) BUREAU: 3954 PARC LA FONTA L'AUTORITÉ \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d en Lai æ gp cn INE \u2014 TEL : FRONTENAC 1233 25e ANNEE \u2014 No 1250 LE CO UPE-GOR ÉCHEVINS ENTRE LES CORNES _ D\u2019UN AFFREUX DILEMME! S\u2019ils ne veulent pas des reviseurs du maire Raynault, peuvent-ils en choisir d\u2019autres?\u2014 Me Saint-Pierre dit oui, Me Baulieu dit non.\u2014 Le \u201cScheme\u201d Bonsecours aux catacombes.; .La prochaine assemblée du Conseil municipal aura lieu lundi.Comme la plupart de ses devanciéres, elle s\u2019annonce comme une farce plate, la plus plate des farces.L\u2019exécutif ne présentera pas encore son rapport en faveur de la nomination des cing membres du bureau de révision de l'évaluation municipal.C\u2019est qu'il sait que ce rapport serait honteusement battu.Fait curieux: les échevins ne sont pas surs si, en rejetant un ou plus d\u2019un candidat du comité exécutif, ils pourraient les remplacer par des candidats à eux.Là-dessus Hippocrate dit oui, mais Galien dit non.C'est- à-dire que Me Saint-Pierre, avocat-en-chef- de la Ville, prétend que d\u2019après la charte les échevins ont droit d\u2019amender le rapport du comité exécutif, alors que Me Emery Beaulieu, avocat consultant, soutiént que nos peres conscrits peuvent accepter ou rejeter les champions de l\u2019exécutif, mais ne peuvent leurs substituer d'autres champions.Les deux avocats ont donné leur opinion par écrit et l\u2019on conçoit que devant une telle divergence les échevins soient embétés.; ; Aux dernières nouvelles, il semblerait que l\u2019échevin Jeannotte ait renoncé à la présidence du bureau de révision, convaincu de retirer sa candidature par le maire Raynault, mais que la candidature Weldon reste plus vivace que jamais.L\u2019un des rapports, sur l'ordre du jour, qui attirent le plus-d\u2019attention est le vote proposé d'une somme d\u2019à peu près $350,000 pour des expropriations en vue de | agrandissement du marché Bonsecours, mais il parait que ce scheme gigantesque, susceptible de coûter des millions, sera de nouveau enterré.On croit néanmoins que le maire Raynault, avec toutes les réformes qu'il déballe chaque matin, a principalement en vue d'intimider le Conseil afin de ramener à lui une minorité qui l'a déserté.OBSERVATOR EST VICTOIRE ANTI-FASCISTE Ce qui se passe à New-York ne saurait laisser indiffé- rent le public canadien français, car, il faut bien l'avouer, cette vaste cité, avec laquelle nous entretenons des relations constantes, exerce sur nous un attrait particulier.LL.Le maire Fiorello LaGuardia, moiié italien moitié juif, | mais au fond américain jusqu'à la moëlle, a enfoncé Tam-| many Hall d\u2019une façon effroyable dans l'élection de la mairie dont vient d'être le théâtre cette métropole.Sa majorité d'un demi-million indique assez l'ampleur de son triomphe.La mauvaise réputation de Tamman\u2018y Hall n\u2019a pas besoin d\u2019être rappelée.Ce club politique, irlandais au début et qui l'est resté dans une grande mesure, qui a trop longtemps dominé l'administration municipale de New-York, était identifié dans l'esprit des gens avec l'idée de concussion | et de corruption.On l'accusait, entre autres choses, d'avoir établi à New-York ces \u2018\u2018rackets\u2019\u2019 violemment poursuivis par Dewey, principal lieutenant de LaGuardia.; Afin de donner Ic change, Tammany Hall accusait La- Guardia de communisme.La vieille mégère comptait ainsi soulever contre lui, à part les Italiens et les Allemands d'origine, tout ce qu\u2019il y a de réactionnaires dans Gotham; mais ptine perdue; les New-Yorkais ne sont pas de ces crédules fascistes et nazistes à qui Mussolini et Hitler font croire que si Dieu est Dieu, (à condition qu'il soit totalitaire et parfait ] t hètes.Aryen) eux sont ses prophe FIGARO APRÈS HITLER, MUSSOLINI SE FAIT MAUVAIS CATHOLIQUE \u201cLes sermons d'archevêques me donnent la nausée\u201d, s\u2019é- crie-t-il.\u2014 Nos anti-démocrates devront adorer le Mikado.Voilà nos feuilles bonnes-pressistes rudement embétées! Elles qui marchent à fond de train contre la démocratie, nous citent à tout propos Hitler et Mussolini comme des modèles d'hommes d'Etat, mais sans trop insister comme de juste, sur le Fuhrer, dont les démêlés avec l\u2019Eglise Catholique en Allemagne sont trop connus pour être ignorés.Quant à Mussolini, oh! celui-là, par exemple, était un catholique 100 pour 100, digne d\u2019appartenir au Tiers Ordres .Hélas! il faut déchanter.Parlant sur le manifeste des évêques espagnols, le Duce n\u2019a-t-il pas prononcé ces paroles blasphématoires: .\u201cIl existe certains Catholiques avec lesquels nous réglerons nos comptes à notre manière.Les cris des femmelettes et les sermons d'Archevêques me font rire et me donnent la nausée\u201d.Du temps qu\u2019il était expulsé de son pays comme anar- cho-socialiste et qu\u2019il préchait l\u2019athéisme en Suisse et en France, Bénitn avait l'habitude de s\u2019écrier: \u201cSi Dieu existe vraiment, je le mets au défi de me faire mourir sur place \u201ces Je suis encore en vie: vous voyez bien que Dieu n'existe pas! Plus tard, devenu dictateur et en chicane avec le Pape pour le contrôle de l'éducation de la jeunesse, le Bénito proclamait encore: \u201cIl faut mettre les prêtres à leur place et jeter la Bible au bucher\u201d.Afin d'embéter \u201cL\u2019Action Catholique\u201d, son pieux compétiteur le journal, de Québec, lui reproche son adoration pour le Duce et le Dr Philippe Hamel, qu'elle met sur le mé.me pied.Nos feuilles totalitaires n'auront bientôt plus que le Mikado a adorer.Comme c'est Dieu en personne, d\u2019après la religion shintoïste, la chose sera facile, mais pour cela il leur faudra renvoyer le Pape aux vieilles lunes.SCARAMOUCHE aie er les Français appellent cognac .@ wu) Fi NRA) i N = NX » = & DÉBOIRES D'UNE .\u201cREINE DES SPORTS\u201d Comment il fallut une fois la transformer en \u201chomme\u201d a Québec.\u2014 Ou la célébration aura-t-elle lieu cette année?Il paraît que depuis trois tristes années ce genre d'affaires connu sous le nom de \u201cChoix de la Reine des Sports de la Province de Québec\u201d n'est plus payant du tout.du moins pour les organisateurs.Dans les grands hôtels où avait lieu cette célébration \u201cà tout casser\u201d, les auber- ristes avalaient les gros sous tandis que les organisateurs ne recevaient pour tout partage que des notes souvent difficiles à digérer.Aussi bien a-t-il été décidé qu'à l'avenir le choix de la Reine des Sports de la Province se ferait dans une ville où la population serait prête à défrayer les débours occasionnés par la présence de cette souveraine, et l'on a songé pour cela à Québec, en tenant compte de l'enthousiasme de la Vieille Capitale pour toutes les choses romantiques.C\u2019est pourquoi M.Roland Liboiron, organisateur local, rencontrait ces jours derniers dans un hôtel à la mode une délégation venue de Québec et ayant à sa tête un M.Dion qui est très-bien connu, paraît-il, sur la pointe du Cap Diamant\u2014 Nous avons conclu des arrangements, a déclaré M.Liboiron, afin que cette année le choix de la Reine se fasse au Château Frontenac.où il semble possible de rassembler une grande foule et de recevoir l'appui de diverses corporations intéressées.M.Lihboiron n'a pas voulu pousser plus loin, mais nous avons appris par ailleurs que les Québecois, sevrés de divertissements depuis de longs mois, à vrai dire depuis l'arrivée de M.Dup'essis au pouvoir.seraient anxieux délire au milieu de grandes réjouissance la Reine des Sports.Reste à savoir ce que penseront les autorités religieuses de la capitale, car Québec est avant tout une ville cardinalice, ne l'oublions pas.qui doit l'exemple à tout le reste de \u2018A province.Un souvenir assez gai s'attache tout de même à certaine célébration de la \u201cReine des Sports\u201d qui eut lieu là-bas.C'était aux derniers jours de S.Ele cardinal Bégin.En apprenant qu'une \u201creine de beauté\u201d avait été élue par des suffrages mâles et devait parader dans la ville, des personnes prudes exercérent une pression sur le cardinal afin qu'il désap- prouviit cette manifestation.En apprenant cela, la gentille Québecoise dont on venait de couronner les charmes refusa péremptoirement de s\u2019exhiber dans la procession sur un char allégorique.De prime abord, les organisateurs furent bien embêtés, comme on le devine; mais après très mûre réflexion, ils trouvèrent cet expédient : Avisant un jeune homme qui ressemblait comme un frère à la reine, ils le maquillèrent de telle façon qu'on pouvait s'y tromper et le re- vétirent de l'ample manteau destiné à cetle souveraine éphémère.Lorsque le char allégorique défila par les rues de la capitale, au milieu d'un somptueux cortège revêtu de costumes qui datent des pageants du tricentenaire de 1908, les acclamations de la foule furent délirants, les scrupules des congrégations de dames zélatrices furent apaisés, et le lendemain tout le monde vantait les merveilleux attraits de l\u2019héroïne de la veille.MISTIGRIS.VIN TROP GENEREUX Deux matalots américains, au cours d'une permission de vingt-quatre heures, passée à terre, sont trouvés par des policemen au fond d'un bar dans un état qui prouvait clairement qu\u2019ils avaient violé la loi de prohibition.Comme le commissaire du quartier les admonestait sévèrement en leur demandant comment ils avaient pu se mettre dans un état pareil, nos compères de répondre d\u2019une voix pâteuse: \u2014 Ol! nous n'y comprenons rien nous-mêmes, Monsieur le commiasai- re, nous n'avons bu qu\u2019une bouteille de vin à nous deux.\u2014 Uno bouteille de vin?s'étonna le commissaire incrédule.\u2014 Mais oui, vous savez, ce Vin quo MONTREAL, 6 NOVEMBRE 1937 G COMMENT LES COURTIERS S'ENTENDENT POUR LANCER TOUS A LA FOIS DES APPELS DE MARGE.\u2014 LE DEBARQUEMENT DES \u201cFESSIERS\u201d, \u2014 À MOINS D\u2019EMPECHER LES KRACHS, CELA ACTIVERA LE COMMUNISME.\u2014 DISPARITION DU POUVOIR D\u2019ACHAT.Les révélations apportées par \u201cL\u2019Autorité\u201d, avec précisions a 'appui, sur 'effroyable \u201cracket\u201d de la Bourse de New-York, avec contre-coup a Montréal, qui coita des milliards a I\u2019épargne populaire, tant aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, ne sont pas tombées dans les oreilles d\u2019un public exclusivement composé de sourds-muets, comme se l'imaginent les exploiteurs devant lesquels le \u201cpetit\u201d ne compte pas plus que les esclaves d'autrefois devant le négrier qui les traversait d\u2019Afrique en Amérique, Au contraire, la réaction est violente, et d\u2019aucuns ne cachent pas leur indignation de constater que nous aurons une nouvelle période de crise, parce qu\u2019il a plu a un groupe de \u201cgangsters'\u2019 internationaux de précipiter sur le marché une baisse à eux seuls profitable.Déjà le contre-coup de cet acte de banditisme se fait cruellement sentir.\u2018La vente des fêtes est compromise\u201d, dit- on un peu partout rue Sainte-Catherine et ailleurs.Et si ce n'était que cela! Déjà lés manufactures commencent à ralentir, les magasins être moins bourdonnants, le chômage à croître et le pessimisme à se répandre de nouveau sur notre population.Tout cela, parce que ça faisait l'affaire de banquiers de Londres, Amsterdam, Paris, New-York, Chicago, San Francisco, et de Hong-Kong peut-être, qu'il en fut ainsi.LE JOUR DU COUPE-GORGE Quoique la Bourse soit aussi vieille que le Monde et ait toujours été une réplique de la Caverne des Quarante Voleurs, peu de nos lecteurs, savent comment s'organise le Coupe-Gorge, qui est le jour où l\u2019on passe le couteau aux malheureux moutons à qui il reste encore de la laine sur le dos après une courte période de baisse brutale.Le courtier, pendant un temps, ne se montre pas trop exigeants sur les marges, à\u2019rNSins qu\u2019il ne s\u2019agisse de clients sur la solvabilité desquels il n\u2019a guère confiance.Lui et son comparse, le baissier, attendent leur heure.Soudain, au jour dit, quand les marges, épuisées, rendent les \u2018\u2018tondus\u2019\u2019 les victimes toutes désignées des chacals, le mot d'ordre est donné d'exiger les marges en entier.\u201cFull margins\u2019! \u201cPleines marges!\u201d tel est l'axiome.Alors se produit une panique qui amène la vente en une seule journée de 16 millions d\u2019actions comme à Wall Street en décembre 1929, et de 7 millions d\u2019actions comme le 19 octobre 1937.Un simulacre d\u2019enquête a été commencé ou sera commencé, paraît-il, sur cet acte de piraterie.Mais soyez tran-' quilles, MM.les corsaires, la farce n'ira pas loin.D'ailleurs, vous n\u2019avez nullement besoin de notre avis pour jouir en toute tranquillité des milliards que vous venez d\u2019extorquer aux gogos.LE TOMBAGE DES \u201cFESSIERS\u201d Le cynisme des boursicotiers n\u2019a pas de limite.Savezvous comment ils nomment les clients qui investissent autant que possible dans des stocks de tout repos ou bien dans des débentures?Ils les appellent des \u201cfessiers\u201d.Et c\u2019est à décoller les fesses de ces braves gens des sièges où ceux-ci ont cru trouver stabilité et tranquillité qu'ils s\u2019emploient aujourd'hui.Aussi voyons-nous des stocks très sûrs et d'excellentes débentures baisser à leur tour.S'il y avait moyen, pour les racketeers, d'enlever les culotts du derrière .> ; : » ., .» | de leurs victimes, ils le feraient avec une espèce de volupté, \u2018serait aussi pressé d\u2018obtempérer à tant leur passion du gain s'est exaspérée.\u2014 Pourquoi les petits ne se mettent-ils pas a la baisse eux aussi?demandait quelqu'un.que les gros! .C'est que s\u2019ils se mettaient à la baisse, les malheureux, ils seraient aussitôt mis à mal par leur courtier, qui leur de- auraient vendues.Et ils ne pourraient s'exécuter qu\u2019en subissant des pertes importantes.Ne vous illusionnez pas, mes petits, les ventes à découvert ne sont que pour les gros! Les dénonciateurs du communisme, au lieu de passer leur temps à compulser des encycliques auxquelles ils ne comprennent goutte la plupart d utemps, feraient bien mieux d'étudier les rouages de la Bourse, s\u2019ils ne veulent que celle- ci propage le bolchévisme à travers le monde.Dans notre prochain article, nous étudierons les répercussions du krach sur les mines du Québec, NOSTRADAMUS LA PRODUCTION DES LEGUMES PAR DES MOYENS ARTIFICIELS San Francisco.\u2014 Le professeur Dr Gencko, de l'Université de Californie, et membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis, vient de communiquer au monde scientifique le résultat de ses expériences biologiques.Le professeur Gencko a réussi à reproduire dans son laboratoire des tomates, des pommes de terre et d'autres légu- mes dont le rendement nutritif est supérieur à celui des lé-! gumes naturels.En outre, le temps de développement de la \u201cpousse\u2019 est réduit des deux tiers et la production est plus abondante.Le procédé du professeur Gencko ne demande pas de vastes terrains, mais simplement des tonneaux remplis d'eau à laquelle le professeur ajoute des matières chimiques.Les racines sont alors immergées dans le liquide.Ce procédé pourrait donner à chaque famille la possibilité de pourvoir elle-même à ses besoins en légumes.C\u2019est le seul et réel danger de cette invention, icar ds millions de cultivateurs seraient ruinés.Les expériences pratiques faites en Californie et en Angleterre ont largement confirmé les résultats acquis par le professeur Kencko.Abonnement : $2.50 par année ) GovPs 4 ot ARTE J, x uk Qui Pett cru?Une religieuse de! l'Ordre des Franciscaines.apparte- | nant à un cloître des environs de San-Francisco, vient de passer son, brevet de pilote! .C'est la pre-; mière fois qu'une religieuse obtient : un tel brevet.Il a fallu pour cela que la supérieure demandäât au Pape l'au- | torisation nécessaire, et ce dernier donna son consentement.Omer Héroux du \u201cDevoir\u201d, et Diafoirus Deorion, de \u201cL\u2019Action Catholique\u201d, n'en croiront rien et crieront au hluff | Américain, mais laissons enlisés dans leur vase ces crabes .* * * Afin de jusiifier son attitude illé- fale en interdisant, sur la seule in- | jonction des étudiants de l'Université de Montréal, des assemblées que de.| vaient tenir certains amis des communistes, le maire Raynault s\u2019est é- : crié: \u201cLes lois, les lois, oui.mais il! y a des cas où il faut étirer un peu la loi\u201d.Voici notre Adhémar-Deux qui (traite le Code comme si c'était un cassot de tire d'érable, Aussi bien a-t-il été félicité par Jes gens de Beauport.les dépêches omettant de spécifier si c'est par les aliénés du fameux asile .ou les autres.* * * Voyez done ce Staline qui refuse de se faire assassiner, privant ainsi d'un plaisir incommensurable MM.Mussolini et Hitler, de méme que leur fervent ami le Mikado, sans compter M.Duliani, de *L'Ilustration Nouvelle\u201d, M.l\u2019au!l Bouchard, de la \u201cNation\u201d, et M.Claude Dubuc, de \"L'Unité\u201d.Pas étonnant que ce Staline, aux yeux de ces fascistes, petits et grands, passe pour un monstre; mais les mêmes trouveut très bien que le Fuhrer ait fait abattre à coups de hache trois malheureux à Berlin, dont l\u2019un avait commis pour tout crime l'organisation d'une cellule antifasciste.+ * * * ; Puisque nous parlons de Berlin, no- | tons donc que les journaux de cette capitale viennent de donner beaucoup d'importance à un avis du préfet de police.lequel informe les propriétaires du fait qu'ils ne peuvent aug- J E DE LA BOURSE TY IREESARIR Hoover a-t-il entendu se dature ?En proposant pour bientot une convention repuuiuai\u2026c, M ménager une nouvelle candi- 1590 d'après Valdombr à faire le vide autour d Nos fascistes, nus se Re cessent de river au meilleur moyen de \u2018\u2019bouter\u201d les Anglais hors paratistes qui imenter le taux de leurs loyers sans ;sa permission.Vous voyez d'ici le ré- i sultat: les favoris du régime obtiendront facilement de saigner à blanc : leurs locataires, tandis que les | ! Aryens \u201cimpurs\u201d ou ceux dont le na- | | Zisme ne sera pas de 100 pour 100 | devront se contenter de ce que vour | | dront bien leur donner les occupants | de leurs immeubles.corporatisme dont on nous rompt les ! oreilles depuis si longtemps?* * * | Si ses jeunes compères.les étudiants, allaient demander à Adhémar- | Deux de canceler une assemblée ! convoquée en l'honneur de M.Dui plessis parce que les adversaires de ;ce dernier (et ils sont légion) lui mé- \u201ctageraient une explosion de \u2018\u2019chou\u201d (eri de guerre), est-ce que not'maire !cet ultimatum qu'il l\u2019a êté de clôre { le bec à M.Calder et aux autres amis ; de la liberté?C'est là que l'on voit Ils en ont aussi bien le droit que pareilles mesures, prises en de- ! i hors de la légalité, peuvent conduire taux pires abus.Mais le Code.est-ce .qu'Adhémar-Deux a déjà contemplé + \u201d .; un Code?Ce ne fut toujours pas aux seur, dans le faubourg Québec.VULCAIN LA MOUCHE Ceci se passait à l\u2019accasion de l'examen de zoologie à l'Université de Pise.Le professeur Sébastiano Ricciardi.qui occupait la chaire, était, malgré son aspect un peu rude.le meilleur homme qu'on pouvait imaginer et, quand il pouvait sauver un candidat à l'examen, il le faisait bien volontiers.Un étudiant.qui ne sevait presque rien, fut interrogé sur les insectes.Mais le bon professeur ne réussissait pas à lui tirer un répons, Enfinpour lui faire dire quelque chose, pour pouvoir le recevoir avec la mention la plus basse, Ricciardi lui dit: \u2014 Mais nommez-moi au moins un insecte! \u2014 Une mouche! répondit en chancelant le pauvre candidat.\u2014 Bravo! Tres bien! s'éeria le professeur en l'encourageant.Maintenant, nommez-m'en un autre! Et le jeune homme qui était sûr.maintenant.de son affaire, s'écria triomphalement : \u2014 Une autre mouche! CHANTAGE Un jeune homme, qui venait pour conquérir Paris, disait à Aurélien Scholl : \u2014 Je ne crains rien.Je suis pret À l'attaque.J'ai mes malles pleines du gifles.\u2014 Ce sont vos économies 3\" ragea le chroniqueur.LA MANIERE \u2014- Emile de Girardin est goujours sur la brèche, disait Scholl, quand it n'y & pas de brèche autour de lui, inter- ;de 18S6 à 1s40 une .\u2018#lais du comté Est-ce cela, le | che te la province, devraient s'en remettre au \u201cCuré Labelle\u201d, §'j1 faut croire Valdombre.le farouche pamphlétaire de Sainte-Adèle, ce prêtre original qui fut sous-ministre, avait etr : d'entendre la colonisation.(ason Ayant entrepris de chasser les And'Argenteuil, il cher- partout des lots pour ses colons et se met à harccler de demandes le Fouvernement de Québue en faveur de seS protégés.Mais passons la plume a Valdombre: \u201cLe ministre Chauveau maugrée, soulève des objections, retarde.diffère.La vérité.c'est que devant fes | Anglais, il fait pipi dans ses eulot- tes.L'impitovable colonisateur, de son cote, continue à se battre et peu : dans le comté des Anglais et voit à Ice qu ils ne manquent de rien et à ce que la \u201cmere accouche au chaud'z \u201cPendant sept ans, le curé Labelle !dirigera contre les Anglais, vingt, ; cinquante.cent familles de colons ca- |nayens et catholiques.11 faut savoir .ey ene al Loy ene .A que le comté d'Argenteuil n'était pas ! manderait à brûle-pourpoint de lui délivrer les valeurs qu\u2019ils jours où il était barbier, et fin ra- \u2018seulement une pas colonie anglaise mais | davantage une série de colonies oran- £istes, Li, où il y avait un Anglais.;Un maudit protestant, le brave curé, sans faire semblant de rien et avec une méthode qui relève presque de ila stratégie la plus admirable, éta- hlissait trois colons canayens catholiques, des vrais mangeux de fèves au lard.durs sur la hache, grands faiseurs de terre et grands faiseurs toujours sur nos héros.LE DUEL .Un indiseret demandait à son ami \u2014 Tirez-vous un peu l'épée ?\u2014 Ozùi, assez pour être témoin.REFECTION Au cours d'une reunion publique, un candidat un olan d'eloquence, s\u2019évertuait à Ouvrinere ses électeurs de la ne cessité, chaque jour plus impérieuse selon lui, de perfectionner nos institutions et de \u2018refaire la France\u201d.Présent 4 la seance, Aurelien Schell, dans sen cuin, soupira: en, à peu, il conduit lui-même ses colons | \u201cLES PATRIOTES DE 183 M Nous terminons en Ze page la publication de l\u2019article de me Circé-Côté en réponse à M.Bourassa, et nous publierons la semaine prochaine une à la deputation dansih \u2014 \u201cRefaire\u201d la France ! c'est ad-| BOUTER LES ENGLISH HORS DU QUEBEC PAR LA PESTE! Les \u201ccolons\u201d du Curé Labelle en Argenteuil de 1886 à e.\u2014 Une \u201cmusique\u201d propre \u20ac soi.d'enfants, des colons, comme on n'en voit plus de nos pours.qui ne bougonnaient pas sur l'ouvrage et contre la souffrance, qui pétaient le matin, :en voyant poindre l'aurore, qui pé- , laient en travaillant, qui pétaient en \u2018se couchant, qui pétaient comme Ra- { belais veut qu'en pête, rendant ainsi l'atmosphère irrespirable.C'est tout ce que le curé Labelle souhaitait: embêter la race supérieure D'après l'ermite de Sainte- Adèlele curé Lahelle voulait évidemment \u201cchasser les English par la peste\u201d.Mais voyons le tableau qu'il brosse de la colonisation du temps: \u201cLes familles canadiennes-fran- caises grandissent au milieu de ces forèts.Une souche.un enfant.C'est 'a misère, j'en conviens, mais si les gouvernements catholiques de Québec n'avaient pas été aussi laches et aussi vaches, nos colons n'auraient pas connu pareille indigence.N'importe.Pour se défendre ils ont le curé Labelle.L'infatigable apâtre ne passe .pas «ix mois sans leur rendre visite.En janvier ISSf.par un froid qui \u2018glaçait jusqu'au coeur.il franchit quarante-cing milles pour a'ler secourir ses défricheurs au pays des Anglais et s'asseoir à la table de misère, ainsi que le Christ au milieu de ses disciples\u201d.Voyez-vous nos chômeurs d'aujour- d'hui.dont on veut faire des colons de demain.imiter leurs devanciers, que Valdombre appelle ailleurs des Pea Soup?Décidément, nous avons beau avoir une mission providentielle, ce n'est pas une raison pour empester la forét.FRERE ANGE 7-38 lettre de M.Tancrède Marsil, Nous analyserons aussi la conférence de l'abbé Lionel Groulx, car les Patriotes de 1837-38 ont été rappelés vivement a l'actualité par le centenaire de leur sacrifice.\u201cL\u2019AUTORITE\"\u201d Ee DIVERS ; ,, Ce mot appartient & Mlle Z., id'un de nos prands théâtres littéraires, Retenue jusqu'à présent à Paris par le rôle qu'elle a joué cent fois de suite, Mlle Z.n résolu d'aller passer quelques jours à Cannes pour la fin de la saison.Sa femme de chambre faisait les malles, caisses ot paquets, emballait les robes v: les chapeaux.Mlle Z.qui a ja aine de toit attirail, avait recommandé de fourrer dans la grande Caisse les ombrelles, parapluie et tout le menu bagage.\u2014 Madame, lui dit la soubrette, le parapluie ne peut pas rentrer\u2026 Je lai tourne et retourné dans tous les sens, il n'y a pas moyen.\u2014 Eh bien! fit nonchalamment mirable.Comme si la France n\u2019a- il en fait uno pour s\u2019y reposer.vait pas toujours été \u201crefaite\u201d ! la belle actrice, essaie avec du cold- cream ! Page deus LES RAISONS QU\u2019AVAIENT LES PATRIOTES DE S\u2019INSURGER Suite et fin de l\u2019article de Mme Circé-Côté en réponse à la conférence de M.Bourassa sur \u201cl\u2019échaufourrée\u201d de 1837-38.\u2014 La \u201cJalo usie\u201d du \u201cMaître\u201d.Nous publions de suite et la fin dequement par d'autres plus avi- l'article de Mme Eve Circé-Côté sur \u201cLes raisons qu'avaicnt les patriotes de s'insurger\u201d.Nos lecteurs nous pardonneront les fautes typopraphiques qui se sont glisséez dans la première tranche de cet article, en tenant compte de circonstances incontrélables qui cn ont empéché la révision.Bien entendu, nous laissons à Madame Circé-Côte la pleine responsabilité de certaines opinions contenues duns son article, opinions que nous ne partageuns pus toutes, mais les opinions n\u2019en devraient pas noins être libres dans cette pro- vonce, n'est-ce pas ?< © o M.Bourasse, qui adore ce qu'il a brûlé, fait l'éloge de la politique anglaise et s'efforce de justifier la pendaison des révolutionnaires de trente-sept.Il faut se réjouir des conversions, car il y a plus de joie dans le ciel à l'arrivée d'un converti que pour quatre- vingt dix-neuf justes qui ont persévéré dans la vertu.Nous avons coulé des jours heureux sous l'Union Jack, mais le régime français reste nimbé de poésie et de grandeur, c'est une belle imaye de dentelle d'or que nous gardons dans le livre d'heures du passé.Que Bigot nous ait volé autant que les ministres d'aujourd'hui, mon Dicu, plaie d'argent n\u2019est pas mortelle! I faut lire les jugements du Conseil souverain de la Nouvelle-France pour voir que l'on rendait ici la justice comme sous un chêne au temps de saint Louis.Ce n'est pus parce qu'ils étaient vétus de yrands chapeaux à panu- ches qu'ils portaient pourpoints de velours, jabots de dentelle et culotte en satin que nous les aimons, mais pour les traditions de l'histoire, l'élévation de sentiments qu'ils trans- plantérent ici, aussi pour les radieuses cavalcades, les processions évocatrices qui char- merent notre enfance, les faisaient revivre dans les costumes d\u2019apparat de la maison Ponton, un peu fripés, légèrement salis, dédorés, une époque abolie.En réalité, c'étaient bien des Français qui habitaient le Canada.Hs ne sont devenus vraiment canadiens qu'après la conquête.Leur personnalité ethnique commence a s'affirmer quelques années avant la révolution.Ils avaient vécu jusque là d\u2019une vie presque végétale.L'hiver ils se terraient en des maisons rustiques, comme des renards en leur tanniè- re.Comme il n\u2019y avait pas de livres et des journaux accessibles aux masses, les problèmes politiques et soclaux ne les hantaient pas.Papineau fut l'homme qui dessila leurs yeux et ouvrit leur entendement.On les reléguait à l'écart de la politique, on les ignorait dans la gérance de leurs propres affaires, on s'emparait de leurs de- deniers, on les dépossédait de leurs biens, sans qu'ils s\u2019en aperçussent.Le soir éreintés |sés qui voulut airer parti de leur ignorance pour les exploiter et les mieux gouverner.Non seulement, nous devons la vie économique à Papineau, mais encore l'éveil de motre pensée.Du moment où nos pères entendirent sa voix, ils prirent conscience d'eux-mêmes et de leurs obligations.Nous sommes venus au monde en lâchant ce cri: Vive la liberté! Nous trouvons bien méritoires ces hommes qui se sont tirés de la matière originelle, pour devenir des \u201cpersonnes\u201d, des êtres conscients de leur destin.Mais Bourassa exagere quand il devance les martys de trente-sept et veut que nos hommages, notre admiration, aille plutôt aux premiers colons qui selon la chanson: Partirent de France Pour courir la chance.Ils partagent cet honneur avec ces millions d'êtres humains qui tentèrent la grande aventure pour conquérir la fortune où faire peau neuve.Voici la définition du héros par Larousse: \u201cCelui qui se distingue par des actions extraordinaires, par sa grandeur d'âme\u201d.Pour étre venus faire des af- fuires ici sous l'égide de la! Compagnie de Montréal, pour venir inaugurer ici la traite à l\u2019eau de vie ct la traite des fourrures, ce n'eut pas un haut jait qui peut valoir à son auteur d'être placé au Panthéon.Je trouve plus méritoire, au point de vue du putriotisme, celui qui essaierait de convertir les Canadiens, ses frères, de leur expliquer l'esprit du christianisme, de leur donner la foi dans l\u2019amour, de leur prêcher un évangile de paix ct de justice.M.Bourassa toucha de bien près l'héroïsme le jour où il protesta contre l'envoi de soldats dans l'Afrique-Sud et de même aussi quand pendant la guerre il protesta, seul contre mille pour empêcher l'exploitation de nos militaires sur le front européen.On a presque mis sa tête à prix! C\u2019est un soldats dans l\u2019Afrique-Sud violer le coffre-fort de ces inoffensifs pasteurs et s'approprier leur or, quand pendant la guerre, il protesta, seul contre mille pour empêcher l\u2019exploitation de nos militaires sur le front européen.On a presque mis sa tête à prix! C'est un miracle qu'il n'ait pas été appréhendé pour crime de haute trahison.Qui l'a rendu capable de ces hauts faits?Le sang de Papineau, du surhomme qui bouillonne en ses veines.Tous les autres hommes politiques nous ont trahis sauf lui, pourquoi?Parce que, selon Lord Chesterfield, il faut trois yé- nérations d'hommes bien pour faire un gentleman.Tout ce qu'il a de bon, de généreux, d'humain, il le doit à cette grande ombre dont il semble jaloux, parce qu'il se croit re- »|légué au second plan, écrasé fourbus, après avoir abattu des | par cette gloire qui pèse de tout arbres, arraché des souches, |son poids sur lui ! cassé la terre, le nez dans la bavette du poéle \u2014 ceux qui en avait, car c'était un luxe \u2014 ou Mme Eve Circé-Côté.devant la cheminée, äüs fu maient, jusqu'à ce qu\u2019ils \u2018cognent des clous\u201d, et ils s\u2019endormaient!.\u2026.La première voix qui les tira de leur torpeur, ce fut celle de Papineau.Ils Uécoutèrent religieusement comme les Juifs, quand Jean-Baptiste leur parlait du Christ LE PREMIER BIEN, CEST ÊTRE LIBRE \u2014 eee M.Jean-Charles Harvey, journa- dans le désert.L'homme ne vit |liste montréalais, à prononcé devant pas seulement de soupe aux\\; Commerce de Joune conférence la Chambre de iette, jeudi soir, pois, de fèves au lard, de galet- {dont nous extrayons: tes de sarrazin.Ils sentirent des tiraillement ailleurs que dans les boyaux, des appels, le besoin d'une autre nourriture que celle que réclamaient les les entrailles.Le maître leur avait insufflé une âme! Comme les naissances sont douloureuses ct se font dans le sang, que les transitions sont pénibles, que ce passage d'une existence de molusque à une vie supérieure demande un travail intérieur, une élimination de certaines toiles tissées autour du cerveau qui tiennent l'intelligence prisonnière, ils en au- ratent eu pour longtemps à à se faire jouer dans ce tissu opaque, si le verbe de Papineau n'avait d\u2019un seul coup déchiré le voile du temple et mis en lumière le dieu captif des ténè- - bres.Sans lui, cette population aurait passé insensiblement du coma à la mort.Les Alotes ne sont autre chose que des peuples vagissants tenus dans leurs langes et dans les limbes, peut-être systémati- \u201cLa liberté est le premier des biens de l'homme.Elle est l'aspiration naturelle de toute l'élite, de tout être dont la vie peut compter dans la société moderne.\u201cLes Canadiens français sont-ils aussi libres qu'ils le prétendent?\" M.Harvey en doute.\u201cD'aucuna croient même-dit-il, que mous sommes le seul peuple d'Amérique du Nord qui n\u2019ait jamais joui de la liberté.Le seul pays aussi qui se soit défendu farouchement contre les idées de son époque, les idées vivantes, qui, en le pénétrant, l'auraient rajeuni, animé, éclairé ct- poussé vera le progrès matériel et intellectuel.Parlant de l'Economique, où notre infériorité est visible et admise, M.Harvey se demande: Où sont nos savants, nos hommes de acien- ces, nos philosophes, nos hommes de lettres, etc.Et pourtant nous sommes normaux, intelligents, sensi- Lies.Alors que nous a-t-il manqué?La liberté d'\u2019eaprit, la liberté d'expression.M.Harvey regrette que notre pcuplu n'ait pas suffisamment compris le bienfait de certaines libertés essentielles au progrès d'une nationalité ou des individus.Les peuples asservis, affirme-t-il, ne sauraient réalisor de grandes choses, Cel awinion s'appuie sur un Lente admirable du grand Lacoraire.\u201d M.Harvey termine son discours par un vibrant appel à la jeunesse.L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 6 NOVEMBRE 1937 L'agent de circulation: \u2018Passer Sweet Caporal.Vous êtes l'élue du peuple!\u201d \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d Lancet evap CIGARETTES ap@y SWEETCAPORAL sous la férule de son après les élections.{Du corr.spée.de \u201cL'Autorité\u2019\u201d) Lachine.\u2014 Est-ce que le maire Carignan sera de nouveau élu à la mairie de Lachine, en décembre prochain?Ses amis répondent: oui.Et d'après eux il serait même réélu par acclamation.L'échevin Warner, que nous avons rencontré cette semaine, ne semble pourtant pas aussi certain de la chose.Tout dépendrait d'un rapport de médecin.On sait en effet que le maire a subi une opération et qu\u2019il ne s'en remet que petit à petit.Son médecin décidera donc si oui ou non la charge de maire ne sera pas trop nuisible à sa santé.Chez les adversaires, le nom de l\u2019ex-échevin W.Gilbery est mis de l'avant comme candidat à la mairie.Cette opposition faite au maire actuel s\u2019explique | du fait que 50 pour cent du vote est Anglais et que la plupart des compagnies ne subsistent qu'avec des capitaux anglais.Depuis 1915, alors que feu John T.Rathwel! était maire de Lachine, nous n\u2019en avons plus eu de langue anglaise.Un changement ne serait donc pas tout à fait impossible.Rencontré par notre représentant, l\u2019ex-échevin Gilbery n\u2019a pas encore voulu démentir ou confirmer les rumeurs qui courent au sujet de sa prochaine candidature.Mais il sourit .LES \u201cCOLLANTS\u201d L'avocat Philippe Monette, député duplessiste pour le comté Laprai- rie-Napierville.a fait arrêter un homme \u201ccollant\u201d qui le poursuivait de ses incessantes sollicitations.Le dé- UN MAIRE ANGLAIS A.T-IL UNE \u201cCHANCE\u201d À LACHINE?On parle de l\u2019ex-échevin Gilbery.\u2014 M.A.Carignan médecin.\u2014 Les \u201ccollants\u201d puté oublie de dire que l'individu en question était à la recherche d\u2019une position du gouvernement provincial.Ces messieurs de la politique trouvent naturellement ces gens bien collants.Ils oublient qu'avant d\u2019être élus, ils étaient tout aussi collants, si pas plus! Cette histoire du député Monette nous en rappelle une autre.Un député de l\u2019ile de Montréal, avant sa mise en nomination était allé trouver un journaliste afin que celui-ci le fasse mettre en vedette dans les journaux.L'affaire réussit À éouhait et le \u201cgros ventre\u201d fut élu.Par après le journaliste ayant perdu sa position pensa bien faire en allant voir le député qui lui devait en somme sa nomination.Ce dernier trouva toutes sortes de raisons pour ne rien faire ct le journaliste en fut pour ses frais.En voilà un aussi qui doit trouver ses électeurs pas mal collants! N'importe, nous reparlerons de ce député afin que ses électeurs sachent bien à quel \u201cpetit coeur\u201d ils ont à faire malgré sa panse.D'après les déclarations d\u2019un marchand de radios, la vente de ces appareils aurait considérablement diminué.S\u2019il ne se vend presque plus de radios à Lachine, cela dépendrait des annonces et des programmes qui laissent de plus en plus à désirer.Quant aux annonceurs, c\u2019est tout simplement mourant.On dirait qu\u2019ils ont la bouche remplie de \u201cbouillie\u201d.\u201cPIT\u201d LABROSSE LE PERE JOGUES Hommage a la mémoire de ce grand missionnaire, l\u2019un des évangélisateurs de l\u2019Amérique du Nord.On a célébré récemment, dans des milliers d\u2019églises, la mémoire du Père Jogues et de ses sept compagnons missionnaires qui, au XVITème siècle, vinrent apporter la bonne parole aux Sauvages de l'Amérique du Nord.Quoique le Canada ait été le principal théâtre des activités du Père Jogues, son oeuvre a laissé des traces dans l\u2019histoire des Etats- Unis, dans les premiers jours de la ville de New-York, alors que la métropole du pays, appelée New-Am- sterdam, était sous la domination des Hollandais.Isaac Jogues vit le jour à Orléans, en France, en 1607.I! entra dans l'Ordre des Jésuites à l\u2019âge de dix- sept ans et il fut ordonné prêtre douze ans plus tard.,Tl se consacra à l\u2019oeuvre des missions et vint au Canada en 1636.De Québec, où se trouvait le quartier général des Jésuites, il se rendit, en canot, parcourant les rivières, traversant les rapides, aux distants villages des Hurons.Il demeura avec eux pendant six années, apprit leur langue, et il alla prêcher l'Evangile à des milliers de milles à l'intérieur des terres.Au mois d'août, le Père Jogues, (ceci se passa en 1642) entreprit un voyage au territoire des sauvages d.ts Mohawk.I fut le premier blanc qui traversa le lac George.Peu apres, il fut fait prisonnier par les Iroquois, ainsi que deux de ses compagnons, René Goupil et Guillaume Couture.Les Iroquois, aux tendances peu hospitalières, s'opposaient de toutes leurs forces à la pénétration des blancs dans leurs territoires de chasse.Ils savaient À quoi s\u2019en tenir sur les massacres de Sauvages perpétrés par les blancs.A leurs yeux, les missionnaires n\u2019étaient que des agents d'avant-garde pour l'envahisseur, et ils étaient traités comme tels.Selon la coutume des Sauvages, les malheureux prisonniers furent soumis à la torture \u201cafin de leur donner l'occasion de montrer leur courage\u201d.René Goupil mourut en captivité, et le Père Jogues survécut, mais avec des multilations terribles, Entre temps, les Hollandais de New Netherlands (New-York), avaient appris le sort des missionnaires entre les mains des Iroquois, et, après treize mois d'esclavage, le Père Jogues fut rendu à Ja liberté.Il vint se réfugier à New Amsterdam, où il fut l'hôte du pasteur de la colonie hollandaise, Yohannes Megapolensis, qui avait été catholique avant d'embrasser la religion ormée.De New Amsterdam, le Père Jogues rentra en France.Il écrivit une description de New Amsterdam, telle qu\u2019i) l\u2019avait vue en 1643.Parmi ses observations, on relève que \u201c\u2018dix- huit langues se parlaient sur l\u2019île de Manhattan\u201d, qui ne comptait alors que quatre à cinq cents habitants! Par la suite, les historiographes ont démontré 'exactitude de cette assertion du Père Jogues.La langue officielle, & New Amsterdam, était le hollandais, mais les décrets du gouvernement étaient lancés également en français.Les Wallons, qui étaient parmi les premiers pionniers, parlaient un dialecte particulier.Il y avait aussi des Danois, des Anglais, des Allemands, des Flamands, des Irlandais, des Italiens, des Boèmes, des Norvégiens, des Polonais, des Espagnols, des Ecossais et des Suédois, et l\u2019on parlait en outre plusieurs dialectes indiens parmi les gens qui venaient visiter les colons de l\u2019ile de Manhattan régulièrement, pour y vendre des peaux et des fourrures.Par suite de ce cosmopolitisme de la petite colonie de New Amsterdam, les huit membres du conseil du gouverneur hollandais étaient choisis parmi plusieurs nationalités différentes.Jean La Montagne, médecin huguenot, fut pendant plusieurs années, membre dudit conseil.Sous le gouverneur Kieft, trois conseillers étaient hollandais, deux étaient anglais; les autres étaient des Allemands, des Norvégiens et des Français.Le Père Jogues fit une étude remarquable des Sauvages, de leurs coutumes ainsi que des vastes ressources d\u2019un territoire illimité, sur lequel] les blancs n\u2019avaient jamais mis le pied.Après un court séjour en France, où il fut l'objet de distinctions sans nombre de la part du gouvernement royal et de l\u2019Eglise, le Père Jogues reprit le chemin du Canada.En 1646, il fut envoyé comme délégué auprès des Iroquois, pour conclure un traité.Il fut reçu à bras ouverts par ses anciens tortionnaires dont il parlait couramment le langage, et il réussit à conclure avec eux une paix durable.Sa mission diplomatique accomplie, il reprit, en 1649, son oeuvre de missionnaire.À ce moment, il arriva que la récolte de mais des Sauvages fut détruite par une mâladie, Les \u201csorciers\u201d indigènes rendirent Îles \u201csorciers blancs\u201d responsables du désastre.Les Mohawks, que cet état de choses avait rendus furieux, s\u2019emparèrent du Père Jogues, le soumirent aux pires tortures, et finalement le décapitérent d'un coup de toma- awk.En 1925, le Père Jogues et nept autres missionnaires martyrisés au Canada, ont été canonisés, F.L.1.S.Bureau français de New-York gligence.Paris, Octobre: Un communiqué gouvernemental a annoncé que près de 50,000 Espagnols \u2014 femmes, enfants, vieillards \u2014 sont actuellement = hospitalisés en France.La plupart des départements français se sont vu attribuer un contingent de réfugiés oscillant entre 500 et 1,000, Que sont et que pensent ces réfugiés?Comment les reçoit- on et comment se comportent- ils?C\u2019est ce que nous nous sommes efforcés de connaître, en visitant un certain nombre de \u2018\u2018refuges\u2019\u201d\u2019 de la région de l'Ouest.+ + @ La très grande majorité de ces Espagnols sont, à la vérité, des Basques, ou tout au moins des gens qui se trouvaient en territoire d\u2019Euskadi lors de l\u2019invasion italienne.On peut dire que tous appartiennent au \u201cfrente popular\u2019.Il s'est bien glissé parmi eux quelques fascistes, mais la plupart ont déjà demandé à retourner chez Franco.Pour les autres, qui, je le répète, sont la presque totalité, ils se divisent en anarchistes, communistes (sympathisants ou inscrits au parti), socialistes et nationalistes basques.Catholiques?Beaucoup de ces femmes sont croyantes et prient individuellement un Dieu auquel elles n\u2019ont pas cessé d\u2019avoir foi, pour le succès des armes républicaines.Mais elles ne \u201cpratiquent\u201d plus, parce qu\u2019elles n\u2019ont pas été satisfaites de la position prise par leur clergé.Elles ont rompu \u2014 au moins de façon provisoire \u2014 avec l\u2019Egliseê ow æ Sur cinquante réfugiés, on compte en moyenne une trentaine de femmes, deux ou trois hommes âgés et généralement infirmes, le reste étant composé d'enfants, depuis les bébés à la mamelle jusqu'aux chicos de 14 à 15 ans \u2014 certains de ceux-ci ayant d\u2019ailleurs fait quelques mois de front avant l\u2019organisation de l\u2019armée régulière.6 + % La plupart de ces réfugiés, sont arrivés en France dans un dénuement absolu.Leurs familles, lorsqu\u2019elles sont demeurées en territoire occupé, ne peuvent rien leur envoyer.Le gouvernement français leur alloue 7 francs par jour LA FRANCE SERT DE REFUGE À CINQUANTE MILLE ESPAGNOLS Ce sont des Basques pour la plupart.\u2014 Les femmes font preuve de beaucoup de cran.\u2014 Certains cas de né- nête et prend sa tâche à coeur, pour les adultes et 3 fr.50 pour les enfants \u2014 dont il retient 10 p.100 pour l\u2019éclairage, le chauffage et le logement.Il s\u2019y ajoute des dons en nature \u2014 robes, souliers, objets de layette \u2014 dus à l'initiative privée, et, lorsqu'il y a dans la ville un Comité d'accueil ou un Comité de Front Populaire, un peu d'argent de poche.L'expérience a montré que, lorsque les refuges étaient bien gérés, c'était suffisante @® ® Le régime intérieur est, en effet, fort différent selon les refuges.En principe, tous sont placés sous l'autorité directe des préfets.Mais l'administrateur du département s'en remet, généralement, aux commissaires de police, Ceux-ci ont également d\u2019autres besognes et sont amenés à s\u2019en remettre, à leur tour, au gardien du refuge, lequel a pour mission de veiller, nuit et jour, au bon ordre, et reçoit pour ce faire une allocation de 35 francs par jour.Lorsque le gardien est hon- tout va bien dans le phalanstère, surtout s\u2019il est soutenu et guidé par un Comité local actif.Voici, dans une très vieille ville de l'Ouest, cinquante Espagnoles hospitalisées.Un Comité d\u2019accueil s\u2019est employé à recueillir des dons pour elles, les a réconfortées de sa sympathie, les a aidées a s'organiser de fagon autonome: l'une a été élue trésorière et gère les fonds de la communauté, l'autre déléguée aux achats de vivres et à la cuisine, d\u2019autres ont été désignées pour les corvées de vaisselle, balayages, etc, équipes qui se renouvellent par roulement.: Les réfugiées étant frugales et sobres (elles ne boivent que de l\u2019eau), elles réalisent, sur les sommes qui leur sont allouées, des économies relativement substantielles qui leur permettent de se vêtir décemment.Une parfaite harmonie règne entre elles, et leur gardien \u2014 el portero, comme elles disent \u2014 n\u2019a guère d\u2019autre tâche que de s\u2019opposer aux visites inopportunes.Nous avons vu un certain nombre de refuges administrés de même sorte, et nous avons emporté, de nos conversations avec leurs pensionnaires, la même impression ré- 25e ANNEE \u2014 No 1250 A me ane «| INNOVATIONS SUR NOUVELLES AUTOS M.R.H.Pattison, directeur de la Montreal Automobile Trade Association, Limited, et gérant-général, de Packard Motor Car Company, Limited, énumère quelques- uns des plus importants changements dans les carrosseries et au point de vue de la mécanique.\u201cLes officiers et les directeurs de la Montreal Automobile Trade Association, Limited, qui se sont rendus à New-York, la semaine dernière, pour le Salon de l'Automobile dans le Grand Central Palace, sont revenus enthousiasmés de leur voyage et particulièrement de ce qu\u2019ils ont vu dans cette magnifique exposition, déclare M.R.-H.Pattison, directeur de lan M.AT.A., et gérant-général de la Packard Motor Car Co., Limited, distributeurs des voitures Packard pour toute la province de Québec.\u201cC\u2019est bien à tort que certains commentateurs ont affirmé, il y a déjà quelques semaines, que I'industrie de l'automobile n'avait rien de 1938, affirme M.Pattison.Ils étaient certainement mal informés et le Salon de New-York a été une complète réfutation de cet argument.En effet, jamais dans l\u2019histoire de cette industrie les nouveaux modèles ont- ils été aussi différents de ceux qui les précédaient et jamais les innovations et les perfectionnements ont- ils été aussi nombreux.\u201cSous la direction de M.Adelstan Lévesque, le gérant du Salon de l'Auto de Montréal, plusieurs des organisateurs se sont rendus à New-York afin de conclure des arrangements pour obtenir les modèles spécieux et les exhibits les plurs intéressants, continue M.Pattison.Ils pourront ainsi les exhiber dans l\u2019édifice Sun Life, du 20 au 27 novembre.Nouvelles tendances \u201cTout d'abord, H y a l'apparence extérieure.Quelques-unes des marques ont subi des changements si radicaux qu\u2019il est impossible de les reconnaître.Les transformations sont surtout visibles dans la forme du radiateur.Quelques-unes des nouvelles créations sont vraiment sensationnelles ct causent une surprise même à l'oeil de celui qui est le plus difficile à étonner et qui s'attend à tout, dit M.Pattison.Mais, les transformations ne se limitent pas à la nouveau à présenter pour l'année | mmm Le ministère des Travaux publics re.covru Jusqu'h midi, Jo sumed! 368 novembre 1937, des sourmiaulons pour le déplacement de l'édifice du bureau de poste existant et la construction de nouvelles fondations à Rigaud, I\u2019.Q., lesquelles soy.missions devront être cachotéus, udresséos uu soussigné, ot porter aur l'enveloppe, en sus de l'adresse, leu mots: \u201cSoumisalon pour le déplacement de l'édifice du bu- seau de poste existant et construction de nouvelles fondations, Rigaud, P.Q., On peut consulter los plans ct le devis ot se procurer lu formule de soumission aux bureaux de l'architecte en chef du ministère des Travaux publics, Otiawa, du surintendant, 1060 ouest, rue Saint-Paul, Montréal, 12.Q.et du concierge, édifice au bureau de poste, Rigaud, l\u2019.Q.On no tlendra compte que des soumis- nious faites aur la formule fournie par le ministère, vonformément aux conditions contenues dans Indite formule, Un chèque égal À 10 pour 100 du montant de la soumission, fait À l'urdre du ministre des Travaux publics et visé par uno banque À charte, au Canada, devra accompagner chuque suumiusion.On acceptera aussi comme garantie des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la Compagnie des chominy de fer Natlonaux du Cannda et de sce compagnies constituantes, gurantis suns condition par le Dominion du Canada, quant au capital ot A l'intérêt, ou les bons susdits et, ='i} y à lleu un chèque vis¢ pour compiéter le montant.l\u2019ar ordre, 3.M, SOMERVILLE, Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 25 octobre 1987.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est donné par les présentes que DAME ELISABETH DUBNITSKY, alias DUBNEY, de la cité et du district de Montréal, dans la province de Québec, s\u2019adressera au parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d\u2019avec son mari, JOSEPH DUBNIT- SKY, alias DUBNEY, de la cité et du district de Montréal, pour cause d\u2019adultère.Montréal, 21 octobre 1937.M.H.SWARDS, partie avant.Cette année, on assiste à la disparition presque totale du marchepied.Les carrossiers ont hésité encore une fois avant de l\u2019éliminer complètement mais les modèle de 1938 sont une heureuse transition qui permettra aux autombilis- tes de se familiariser avec la ligne nouvelle et d'accepter plus volontairement, dans un avenir rapproché.des modèles du genre de ceux qui sont en vogue en Europe.\u201cAu point de vue de la mécanique, les innovations ne sont pas moins nombreuses\u201d, prétend M.Pattison.DEBUTS Le taxi roule d\u2019une inquiétante fa- con.I a failli écraser le sergent de ville, bâton blanc compris .et ne l'a évité qu'en grimpant brusquement sur le refuge.Et maintenant, il frôle un autobus .c'est effrayant! _ La brave femme, ainsi cahotée, passe le nez à la portière et, très émue, interpelle le chauffeur : -\u2014 S'il vous plaît, faites attention .c\u2019est la première fois que je prends une auto .\u2014 Madame, comme je comprends vos angoisses, réplique le chauffeur avec sympathie, mois c\u2019est la premiè- confortante.re fois que j'en conduis une! Procureur du requérant, Chambres 809-810, Edifice du \u201cTramway\u201d, 159 rue Craig-ouest, Montréal.AVIS Avis est par les présentes donné qu'à la prochaine session de la Législature de la Province de Québce, un projet de loi sera présenté par le soussigné, demandant l'autorisation de changer le nom de famille de Samucl H.Horowitz et celui de son épouse Bertha H.Zylber Horowitz en celui de Harvey.Montréal, le 4 octobre 1937.SAMUEL H.HOROWITZ, Le requérant.Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL\u2019Autorité Enregistrée\u201d, a ses bu- Teaux de rédaction et d'administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal.T] est imprimé à \u201cL\u2019Eclaireur de Montréal Inc.\u201d, 1725, rue Saint-Denis.20ème siècle.APRES LES BOMBARDEMENTS DE F RANCO Les \u201cbraves\u201d aviateurs nationalistes, du haut des airs, viennent de tuer, sans danger pour eux, des centaines d'enfants à Lerida et Barbastro, en Espagne loyaliste.Ces aviateurs sont en général des Italiens dociles aux instructions du Duce.Voici le spectacle habituel offert à la suite de ces nouveaux massacres des innocents par les barbares du -\u2014 rv ba 25e ANNEE \u2014 No 1250 LA TOUR, PRENDS GARDE ! En tête-à-tête au sommet de la tour Eiffel avec une baronne polonaise qui a de gros mollets.\u2014 Terrible expérience, \u201cChez Luce\u201d, d\u2019un scribe parisien.Mon coeur battait à grands coups dans mu poitrine .J'avais, en effet, rendez-vous pour la première fois de ma vie, avec l\u2019altière baronne polonaise Dame Dékoustika et elle ne se trouvait pas à l'endroit fixé lorsque j'y arrivai tout pimpant !.Je sais bien qu\u2019une baronne n'en est pas à une seconde près !.Mlle Cotillon attendit fort longtemps avant de se proclamer princesse ! .\u2026 Mais cela fuisait vinyt-cing minutes que j'erruis dans le charmant bar du Crillon \u2014 au fauteuils marron, au long comptoir couleur de chataigne \u2014 et huit heures sonnuient déjà à la montre en or de première communion de mon voisin.\u2014 \u2026Jour!.J'ai une soif horrible et sincère ! .Que puis-je prendre, mon cher?.Je me retournuis, et slupé- fuit, la bouche ouverte, le regard halluciné comme hypnotisé, je contempluis, immobile, une dame inconnue, immense, au corps crémeux et ferme de lutteuse, aux hanches de jument, au ventre aérodynamique, aux chevilles épuisses, gélatineuses et comme je me voyais pas encore double, difficilement je compris.Quand j'avais reçu mon su- tané coup de foudre, l'amour de ma vie, la beauté de mon coeur, la baronne était assise sur une majestueuse bergyère, derrière une haute table!.Je n'avais ainsi remarqué que son splendide visage, à la \u201cAnne d'Autriche\u201d, les long yeux ylauques, presque verts, qui ré- biquaient vers les tempes, son teint éblouissant de Russe (blanche, évidemment;, sa bouche bien dessinée, caoul- chouteuse comme un timbre- poste humide, ses dents éblouissantes comme un râtelier !.Je la croyais certes, grande ! .Mais pas au point, quand même, de pouvoir se transformer en dragon !.Heuh!.bLalbutiai-je affolé en levant la tête très haut pour mieux la fixer, Luvez la même chose que moi!\u2026 Elle soupira, ce qui fit voler mes cheveux au vent.Impossible, mon cher; j'ai mal au foie!.dangereux donc, ces résidus de fruits ! \u2026 Non!.Servez-moi un triple whisky, un inoffensif triple whisky, simplement ! .m'ex- pliqua-t-elle dolente !.\u2026.Puis elle s\u2019assit sur un la- bouret qui, fabriqué pour recevoir des fesses normales, craqua comme un os d\u2019un doigt qu'on tire, releva sa jupe, et découvrit des mollets \u2018en gelée, volumineux comme ceux du suisse de la Madeleine ! Décidément, je me sentais de plus cu plus gêné par cette masse inattendue, écrasante, dodue, hautaine ct arrogante, que me dégringolait sur le dos, Mais elle, la masse, très à l'ai se, avala le contenu de son verre d'un seul trait, et en commanda aussitôt un autre!.\u2014 Remarrrquable pour l'estomac, mon cherrr, éprouva-t- elle le besoin de me confier.Grâce au \u201cWhite Horse\u201d, mes reins sont d\u2019airain ce ça déclenche ma faim mieux que le bouillon de légume ! Ce qui exprimait bien ce qu\u2019elle voulait dire.\u2014 Soit!.Allons diner, répliquais-je, tout en soupesant du regard ce colossal réservoir à boustifaille ! \u2014 Et où m\u2019emmenez-vous ?\u2014.Je pensuis qu\u2019un bon bistro .Ma masse tiqua et m'interrompit en poussant un cri : -\u2014 Un bistro, mon cherr ?.Moi ?.Une baronne dans un \u201cestaminet\u201d ?.Vousn 'y songez pas, mon cherrr!.Je rougis comme un soleil couchant de mon manque de savoir-vivre.\u2014 Alors, proposai-je timidement, le \u201cFouquel\u2019s\u201d me pa- rail indiqué!.Diane Dékousrtika fit la moue : \u2014 Pas mal!.Cependant, je crois que \u201cChez Luce\u201d, c\u2019est très très aristocratique.\u201cVous ne connaissez point \u201cLuce\u201d.Vous ne connaissez rien, mon pauvre ami !.Moi non plus, d'ailleurs !.\u2026.\u201cLuce\u201d, c'est le restaurant qui se balance au premier étage de la Tour FEiffel!.Un restaurant à cent 3nètres du sol, mon cherr !.Elle s\u2019élevait, pure el.magnifique, la Tour Eiffel, comme un \u201cA\u201d majuscule !.Couleur de feuille morte, dominant la tour qui se trouvait à\u2018 Monumentme traînait par le bras comme une nurse guide un bébé!.De chaque côté de l'artère de l\u2019Expo que mous traversions, des boutiques encadrées par rectangles de néon multicolore, se détachuient sur la nuit de velours.Le futur phare d\u2019Ouessant, mauve et clair comme un diamant, envoyait ses cones d'azur fouiller les étoiles, comme des messagers de la Terre.De la Tour, d\u2019au- lres rayons pointaient en pen- le douce vers les d'alentour, telles des cascades de fluide !.Un tableau sur lequel s\u2019animaient à l'aide de petites ampoules rouges, jaunes, vertes, les dessus publici- laires et étonnants de Cassandre, servait d'attraction aux bonne gens fatigués, qui cessaient la croute sur des banes.\u2014 Cette viande est détestable et nos voisins sont des pec- quenots, mon cherrr, dit tout à coup ma baronne qui, au lieu de s\u2019extasier, goinfrait.Vian.Je retombais \u201cLuce\u201d, lâchant les irréels Lassins, aux cuaux violettes, la Seine clignotante de reflets, les drapeaux en demi-cercle fanés par la brume orange qui se dépayeuit de toutes les ampoules et de toutes les ondes, concentrées aux environs.Evidemment, nous nous trouvions dans un restaurant de deuxième ordre et les mêmes hommes que dans l'allée, moustachus et satisfaits, les mêmes dames cramoisies, les mêmes jeunes gens ravis, les mêmes dactylos simples, jolies, sans façons, les mêmes braves types propres et rayonnants, les mémes cols durs, les mêmes noeuds papillons à système qui sentaient le comptable précis, le fonctionnaire maniaque, le même contentement d\u2019un même peuple sain, qui jouissait de ses soixante-dix francs dépensés, emplissaient la pièce d\u2019un perpé- fuel bourdonnement joyeux.\u2014Ils sont exquis, dis-je avce envie, ils s'amusent, cux!.\u2026.\u2026La baronne me lança un regard chargé de fiel.\u2014 Je ne fourrerai plus les pieds ici, clama-t-elle .\u2014C'est cher, bien sûr, mais.\u2026\u2014Là n\u2019est pas la question !.\u2026 Quelle idée avez-vous eue de m\u2019amener dans cette gargot- te?.Je sursautais: \u2014 Mais, c'est vous qui insis- tates pour.La baronne tapa sur la nappe, oubliant qu\u2019elle était distinguée.\u2014 Assez !.crétin, hurla- t-cile \u2014 Permettez!.\u2014 Assez.Ou je vous lais- sel.Et elle sc leva, I ne restait plus, en fait, une goutte de vin dais la carafe et le garçon emportait déjà les miettes du dessert.La baronne altendit que Je la retins.Elle mit lentement, très lentement son man- teaw.Je ne bronchais pas.\u2014 Je vous laisse, répéta-t- elle.Au revoir !.\u2014 Adieu,, adieu, fis-je tout guilleret, brusquement délivré d\u2019un considérable poids \u2014 de son poids ! Lu baronne, hors d'elle, gro- gma.quelque chose en polonais, qui commençait aussi par un \u201cM\u201d, qui avail aussi cinq lettres, et qui n'était pas non plus, \u201cMerci\u201d.Puis, dans un bruit de tonnerre de Dicu, elle disparut en faisant valser les tables el rigoler les dineurs.\u2014 T'en fais pas! Ta femme- canon elle t'aurait tué, me dit un gigolo.Je ne m\u2019en faisais nullement.Perdu irrémédiablement dans immeubles.ONCES 40 $965 L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 26 ¢ ONCES Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande-\u2014Maison fondée en 1695, 6 NOVEMBRE 1937 : Page \u2018rots \u2014\u2014 \u2014 cette \u2014 rrr 4 4 44-4-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.