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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 18 décembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1937-12-18, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 CENTS REDIGEE EN COLLABORATION \u201cy entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d (Campenon) TE | BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL.: FRONTENAC 1233 rer tr er i 3 | CENTS 25e ANNEE \u2014 No 1256 L\u2019Hon.M.Dup NOTRE NUMÉRO DE NOËL \u201cL\u2019Autorité\u201d publiera un numéro spécial, a l\u2019occasion de la fête de Noël, et 25,000 copies seront distribuées dans les dépôts de la ville dès la veille de cette grande fête.Que nos lecteurs et nos annonceurs en prennent note! Feuille essentiellement catholique, \u201cL\u2019Autorité\u201d ne saurait laisser passer l\u2019une des plus grandes fêtes de la chrétienté sans v apporter son juste tribut, et c\u2019est pourquoi notre prochain numéro sera d\u2019autant plus intéressant qu'il sera de vive actualité.L\u2019AUTORITE EH OUI! UN NOUVEL ORDRE DE CHEVALERIE DANS LE QUEBEC! Les Chevaliers de Jacques Cartier vont-ils anéantir les| Chevaliers de Colomb?\u2014 Une société secrète absolument calquée sur la franc-maçonnerie.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorite\u2019) ; Québec, 18.\u2014 Nous avions jusqu'ici les Chevaliers de St-Grégoire le Grand, les Chevaliers du St-Sépulcre, les Chevaliers de Colomb et les Chevaliers de Carillon, tous ordres destinés à combattre la Chevalerie du Mal.dont la franc-ma- connerie est le plus lamentable exemple.Nous aurons dorénavant les Chevaliers de Jacques Cartier, recrutés parmi les gens qui se disent bien pensants et surpatriotes.Cette nouvelle chevalerie a pris racine, comme il se doit, dans la bonne ville de Québec et elle essaie d'étendre ses ramifications dans toute la province, où règne par trop florissante l\u2019Ordre des Chevaliers d\u2019Industrie.; Les Chevaliers de Carillon, originaires de Montréal, étaient destinés à remplacer les Chevaliers de Colomb.La fondation de cet Ordre est due à feu le chanoine Lepailleur, mort en odeur de sainteté prélat domestique et curé de la paroisse montréalaise de la Nativité, dans le quartier Hochelaga.On ignore où elle en est avec ses activités.mais elle semble tombée dans le marasme.Les Chevaliers de Jacaues Cartier remplaceront-ils les Chevaliers de Carillon déficients ?Les surpatriotes de Québec et d\u2019ailleurs ne voient plus d'un très bon oeil les Chevaliers de Colomb.Ils estiment que cette société fait bien plus l\u2019affaire des Irlandais que des Canadiens français, et c\u2019est pourquoi ils voudraient bien l\u2019abandonner aux \u2018\u2018Irish\u2019\u2019, qui pourraient en faire des choux et des raves, selon leur bon plaisir.Les nouveaux Chevaliers de Jacques Cartier ont commencé leur recrutement parmi les membres de l'Union Nationale à la Législature.Nous ne pouvons pas encore affirmer que le premier ministre Duplessis.chef de l'Union Nationale, en fasse partie, mais il est notoire que l\u2019hon.Bona Dussault, ministre de l'Agriculture, en a été l\u2019un des premiers adhérents, et que l'hon.J.Bourque, ministre des Travaux Publics, vient d\u2019y entrer.À l'heure actuelle, pas moins de 26 députés duplessistes, y compris des ministres, ont été initiés à cette nouvelle chevalerie dont les rites, fait curieux, ressemblent étrangement a ceux de la franc-maconnerie, .Les honorables Onésime Gagnon et Bilodeau, s\u2019ils ne sont pas encore dans l\u2019Ordre, y seraient bientôt, d\u2019après nos informations.Ils y tiennent.CL L'ordre des Chevaliers de Jacques Cartier est divisé en 7 deprés, dont le sentième corresnond au trente-trois\u2018ème degré des franc-maçons.Il n\u2019en coûte que $10.par année pour jouir de tous les privilèges de cet ordre semi-religieux.Les membres du clergé désireux d\u2019y entrer sont exempts de toute contribution.C\u2019est dire que les Chevaliers de Jacques Cartier veulent s\u2019appuver tout d\u2019abord sur une influence que l\u2019on considère prépondérante, à l\u2019heure actuelle dan; le Québec.Ontils reçu un encouragement direct du Cardinal Villeneuve?Ce point est encore obscur.L'ordre deux périodiques, \u201cL\u2019Emérillon\u201d, à Québec et \u201cLa Boussole\u201d, à Montréal.Ces deux journaux affichent ouvertement des tendances fascistes et prohibitionnistes.Ils combattront le cinéma, la danse, les pique-niques et tous les amusements mondains du XXème siècles, essayant de nous ramener à cette période que l'on appelle, en lui donnant un mauvais sens, le Moyen Age, mais qui fut, paraît-il l\u2019ère de la clarté, du progrès et de la pe ti .sanctification FRERE JACQUES.LE JAPON EST L\u2019ENNEMI À \u201cCRAINDRE\u201d DU CANADA! La hardiesse de la nation japonaise, qui brave les puissances dans la poursuite de sa politique de conquête continentale en Asie, porte plusieurs observateurs sérieux à exprimer des crain*es quant aux moyens de défense du Canada du côté de l'océan Pacifique.À tort ou à raison, ces alarmistes prétendent que de nombreux espions poursuivent des expertises océanographiques et topographiques sur ce vaste littoral.L affluence des sujets du Mikado en Colombie britannique inquiète aussi les habitants de ce paradis terrestre.Tout en souhaitant que cette inquiétude soit sans fondement, il est évident que la prudence impose au gouvernement fédéral le devoir d'étudier le problème de la protection de nos cotes contre toute agression prochaine ou lomtame.Meme en comptant sur l'efficacité de la flotte américaine du Pacifique ou des escadres anglaises sur l'Atlantique, la nation canadienne doit se préoccuper de façon plus pressante de la défense de son vaste et riche territoire.Le jeu des alliances militaires en Europe et en Asie et l'arrogance des gouvernements fascis- tés nous indiquen suffisamment quelles sont leurs intentions à l\u2019égard des peuples démocratiques, i Co M.King n\u2019a pas attendu le conflit sino-japonais ni l\u2019aggra- ration de la situation européenne pour avertir ses administrés de l'urgence de parer aux éventualités désagréables que peut faire surgir, jusqu'en Amérique, la course aux armements des grandes puissances.C'est avec plus d'autorité encore que le premier ministre reviendra sur ce sujet, à la reprise des travaux parlementaires.Et le ton de la presse canadienne, surtout dans l'ouest, indique que l'opinion publique réalise que sa politique de défense nationale s'inspire d\u2019un patriotisme éclairé.ARAMIS CHRONIQUE DRÔLE ET SANGLANTE L'inventeur du revolver Colt\u2014 L'amoureux qui ne veut plus mourir.\u2014L'\u2019avaleur de cigarettes allumée s qui meurt de bronchite.Les statistiques.chères aux fervents de la précision, nous apprennent qu'on tire 30 coups de revolver en 21 heures à Paris 50 à Londres.80 à New-York et, naturellement, 200 à Chicago, capitale du gang.Les gangsters devraient être reconnaissants à Samuel, p'us avantageusement connu sous le nom de Colt, et célébrer le centenaire de son invention, entre deux intermédes de mitraillettes.Samuel passa le plus beau temps de sa jeunesse, de 1825 à 1S%7, à transformer qua\u2018re canons de pisto- \u2018et montés sur un manche de bois.Tu poids respectable de deux kilos.en un adorable joujeu de 200 grammes pour grandes personnes.Le fondateur de \u2018a Colts l\u2019atent Fire Arms Manufacturing Company va bientôt être fêté à l'ocension du centenaire d'une invention qui permet sur notre globe.de donner une solution avec précision.à intervalles de plus en plus rapprochés, aux affaires délicates de la vie.* * * Le 18 novembre Maria Gratzerfille d'un bistro de Lassendorf.près de Vienne (Au'riche).était trouvée, dans son lit, assassinée à coups de hache.Elle avait 20 ans.Ele était jolie mais stupide, amoureuse mais : pauvre.Elle avait un amant: Georg Brenner.18 ans, valet de ferme.La police arrêta Georg Brenner, dont cer\u2018ains vêtement étaient tä-.chés de sang.; \u2014 C'est toi, qui as fait le coup?| \u2014 Ben oui.Voi'a.il faut que je.sous explique.Demris longtemps, j'avais envie de mourir.Mais ça m'embétait de me suicider, sans savoir comment on est, quand on est mort.Ça m'embétait aussi.de la's- |ser Maria toute seule.Elle est si naïve! , .Alors, la nuit de dimanche nn était tous les deux, couchés.l\u2019étais saoul comme un Allemand.J'ai embrassé Maria et je lui ai donné des coups de hache.Quand je l'ai vue, noyée de sang.ça m'a dégoûté de la mort.Je suis parti.Je suis al- lé au cabaret.J'ai bu tant que j'ai pu.J'ai chanté à p-rdre haleine.Je n'avais p'us envie de mourir.Mintenant, ça m'est égal.Co n'est pas moi qui ferai Ye travail.Alors! .* * * Madji Ali qui pouvait avaler indifféremment du pétrole, des mouchoirs, des montres, des poissons vivants ou des cigarettes allumées ne se livrera plus désormais à ces exercices.Ce phénomène avait la faculté d'absorber tour à tour trente pintes d'eau ct une pinte de pétrole: il étei- nait donc sans peine en rendant son cau le hee de gaz qu'il avait allumé d'abord en crachant des f'ammes.On répétait volontiers, du vivant de cet Egyptien, qui se produisait sur les scènes de music-hall de Londres que l'Institut Rockefeller avait offert un million et demi de francs pour se rendre acquéreur de ses estomacs.C'était une erreur.mais il reste vrai que Hadji Ali ne se contentait pas d'avoir un estomac et, lorsqu'un spécialiste l'examina aux ravons X, il eut la surprise d'en observer deux.Sa fille, Almina, qui lui servait de partenaire, expliqua que son père découvrit les dons qu'il tenait de la nature alors qu'il était âgé de sept ans et qu'il prenait un bain dans Je Ni.Hadji Ali reçut.en pleine bouche.un paquet d\u2019eau dans lequel nageait un petit poisson.Ses sauveteurs cachaient ma' leur angoisse.Mais le prénomène restitua soudain le poisson ct l'eau, sans douleur.Détail pour finir: Hadji Ali a sue- combé, la semaine dernière.à une bronchite.C\u2019est une fin bien banale pour ce phénomène .MISTIGRIS.L'ESPRIT D'AUTREFOIS Lessing se trouvait à table avec quelques dames et il remarqua.en face de lui, un monsieur qui, fort impoliment, appuyait ses coudes sur In table : Vous semblez avoir une magnifique situation dans le monde.dit Lessing en se tournant vers lui.\u2014 Mais comment, demanda l\u2019autre, me connaissez-vous done ?- \u2014 Nullement, répliqua Lessing, mais je crois voir que vous trouvez des appuis partout ! æ MONTREAL, 18 DECEMBRE 1937 |IL SE TIRE DANS LA TETE UNE VOLEE DE PHRASES! ~ INCOHERENTES QUI SOULÈVENT UN TONNERRE DE PROTESTATIONS.\u2014 GROSSIERES ALLUSIONS A \u201cPURVIS\u201d ET \u201cBILLY KING\u201d \u2014 SA JOURNÉE DE DEVOTIONS.\u2014 LE COMMENCEMENT DE LA FIN.Lorsque Georges Clémenceau.qui était un \u201csobre et un\u2019 \\ travailleur\u201d, selon l\u2019expression chère à feu Israël Tarte, fut renversé du pouvoir en 1909, pour avoir prononcé quelques mots de trop au cours d\u2019une discussion parlementaire avec Paul Delcassé, le fameux pamphletaire Henri Rochefort résuma la séance en quelques mots: \u201cM.Clémenceau s'est suicidé, écrivit-il, en se tirant des phrases dans la tête\u201d.C\u2019est bien là ce qui est arrivé à ce pauvre M.Duplessis' lors du banquet terminant la célébration du 25ème anniver-' saire de l'Ecole Technique de Shawinigan, mercredi soir.Et l\u2019on peut dire sans hésiter que la conduite tout à fait incongrue du premier ministre à ces agapes marquera le point tournant de sa carrière.Ce sera pour lui le commencement, de la fin.Puisque nos souvenirs nous reportent encore une fois en France, rappelons le mot de M.Emile Combes, chef d\u2019un Cabinet dans lequel Camille Pellctan était ministre de la Marine.À l'issue d\u2019un banquet dont l'atmosphère ressemblait un peu beaucoup, sans doute, à celui de Shawinigan, M.Pelletan se laissa aller à prononcer des paroles belliqueuses qui | Provoquérent un certain émoi en Europe : | \u201cIl ne faut pas accorder plus d'importance qu\u2019il ne faut, rectifia M.Combes, aux paroles de M.Pelletan, prononcées dans la chaleur communicative des banquets\u201d.\u201cPURVIS DIS À BILLY KING\u201d M.Pelletan n\u2019étant qu'un simple ministre pouvait être reppelé à l\u2019ordre par son chef: mais qui rappellera M.Duplessis au sens de la mesure et des convenances?Sera-ce! Henri-Lemaître Auger, ministre de la Canalisation.dont l\u2019échevin Jeannotte.le véritable \u2018\u201c\u2018maître\u2019\u2019 de notre Conseil mu-! ,nicipal, a dit qu\u2019il était un \u201cvieux trou de cul\u201d, et ce, devant 130 échevins?Sera-ce William Tremblay, ministre du Tra- \u2018vail, ce boucher dont 100,000 Montréalais s'accordent à croire cu\u2019i! est \u2018bouché\u2019 par les deux bouts?Seul le lieute- ; nant-gouverneur Esiof Patenaude pourrait intervenir en le; renvoyant dans son patelin des Trois-Rivières afin d\u2019y étudier e savoir-vivre, mais il est improbable qu\u2019il aille jusque là.! Arthur R.Purvis, président de la Commission Nationale du Placement, était à expliquer comment cette Commission entendait résoudre le problème du chômage avec l\u2019aide des gouvernements provinciaux, lorsqu'il fut brutalement interrompu à plusieurs reprises par M.Duplessis.Il répondait: d'une manière joviale à chaque interruption, quand notre Maurice, n'y tenant plus à la fin, se leva d\u2019un geste autoritaire, comme s'il cut été à l\u2019Assemblée législative et s\u2019écria: \u201cPurvis, dis a Belly King que nous ne voulons pas de son \u2018scheme\u2019 national de placement!\u201d C\u2019était déja par trop familier d\u2019appeler M.Purvis, véri-, table gentleman, Purvis tout court; nmis que penser de \u201cBilly King\u201d pour désigner 'hon.William McKenzie King, | premier ministre du Canada?Celui-ci pourrait répondre: | \u201cEcoute donc, Maurice, nous n'avons tout de même pas gardé les cochons ensemble!\u201d Non content de cette algarade, notre Trifluvien se lança dans des déclarations sans queue ni tête à l'effet que les cing provinces de l\u2019Est en avaient assez d\u2019être menées par les quatre provinces de l'Ouest, ct que lui Duplessis, avait conclu un | pacte avec l\u2019Ontario et les trois provinces maritimes dont le but était de ne plus combler les déficits des provinces des, consoeurs de l\u2019Ouest, considérées comme des \u201centretenues\u201d.} D'ou protestations de ces dames des Prairies et du Pacifique, et dénégations de ces autres dames de l'Atlantique, | les unes prétendent qu\u2019elles n\u2019avaient pas besoin de notre Cy-| rano au grand nez pour les \u2018\u2018entretenir\u2019\u2019, et les autres niant toute entente avec lui.DUPLESSIS AVAIT-IL PERDU LA BOULE?Depuis, M.Duplessis, après s'être enfermé dans ses appartements, à Québec, el apres avoir consigné sa porte à tout venant, s\u2019est lancé dans des déclarations embarrassées à l\u2019effet qu'il n\u2019avait pas prononcé les paroles qu\u2019on lui attribuait, et que tous les journalistes présents n\u2019étaient en somme, que des imbéciles.Les journalistes ont bon dos, mais nous, qui en sommes un, doué de 30 ans d'expérience, savons ce que valent de telles dénégations.Plus que cela, M.Duplessis n\u2019avait-il pas ouvertement défié le gouvernement fédéral à propos de l\u2019exportation de l\u2019électricité.Pourquoi ne nic-t-il pas cela aussi?Est-ce parce qu'il en veut spécialement à \u201cBilly King\u2019?Toutes les pieuses gens de la province, dont nous sommes, ont appris avec componction, des doctes lèvres de M.William Tremblay, boucher de Maisonneuve, que M.Duplessis allait à la messe tous les matins, et que le mercredi, par surcroit, il prenait part à la sainte communion, le mercredi étant un jour de dévotion spéciale.Or, le banquet désormais historique de Shawinigan a eu lieu un mercredi.Est-ce que M.Duplessis aurait oublié, ce soir-là, ses bonnes intentions du matin, car un million d\u2019électeurs se demandent aujourd\u2019hui d\u2019un bout à l'autre de la province : \u2014\u2014 Duplessis avait-il perdu la boule ?Nous voulons croire qu\u2019il n'en est rien, qu\u2019il était \u2018\u2018un sobre et un travailleur\u2019 dans le sens de feu Israël Tarte.Toutefois, c'est bien malheureux que le principal représentant du Salon de la Race s'oublie jusqu\u2019à de pareilles incartades.FLAMBEAU Abonnement : $2.50 par annee lessis se suicide Dimanche soir dernier, la Natienal Broadeasting Corporation présentait un sketeh radiophonique intitulé \u201cLe Jardin de l'Eden\u201d, mettant en vedette Mae West et Don Amèche.La compagnie fut inondée par une telle avalanche de lettres de protestation qu'elle fut obligée de présenter des excuses.Voici ln déclaration de la Broadcasting: \u201cA la lecture, la comédie d'Adam et d\u2019Eve nous parut très innocente.Toutefois les centaines de lettres que nous avons reçues indiquent que l'interprétation qu'on lui à donnée la rendait peut- étre moins inoffensive! Depuis que des laitiers appellent leur jument \u201cMae West\" et qu'on lui prête toutes sortes d'histoires plus ou moins drôles ou dégoûtantes, cette pauvre femme est mal p'acée.Dirait-clle ta phrase la plus banale que celle-ci nu- rait encore un sous-entendu aux oreilles des puritains.* *+* * Depuis que Gaston Pilou à battu un nouveau record en la salle de l'école Chomedy de Maisonneuve, en déclarant que Hitler était ben chanceux de sortir avec PPo'a Negri; de lui gratter le menton et autre chose itou\u201d, on n'entend plus parler de lui.Pas étonnant.puisqu'à l'instar du Dr.Pitkins, notre premier ministre à décidé de museler notre Gaston qui \u201cpile\u201d sans vergogne sur le jardin d'autrui.Le \u201citeu\u201d n'a pas eu 'hear de plaire à Maurice Duplessis et faute de pouvoir cadenasser d'autres journaux, il décré'a le \u201ccadenas\u201d sur le \u201cdéversoir\u201d du jeune pou'\u2018ain du bon Père Archange, franciseain indigne.Quand Pilon aioutait: \u201cPersonne ne peut vous reprocher ça .l'infailib'e = Gaston se trompait.Quant à Maurice, on prétend que c\u2019est un envieux et un jaloux.qui veut gratter .\u2018ui itou.* * * .a « - 1 Voici plus de deux mois que Franco prédit la prise immédiate de Madrid.Soeur Anne attend et ne voi rien venir.En été.le grand manitou des insurgés annonçait que c'était la fav\u2018e aux Russes.A présent -il parait que c'est la faute à l'hiver Gui encombre les routes de neige et de p\u2018uie, faisant patiner sur place i phalangistes et carlistes, qui sont t bien plus occupés, paraît-il, à se cns- .ser la gueule les uns aux autres qu\u2019à :la casser aux \u201crouges\u201d.Ce Franco, \u2018du reste, ne nous dit rien qui vaille.i Sa jolie gueule ressemb'e bien plus fa celle d'un \u201cfifi\u201d qu'à celle d'un guetrier, et le plus tôt les lovalistes \u2018& lui casseront, le mieux ce sera pour nos \u2018\u2019fessistes\u201d locaux qui essaient de su faire croire des fascistes.* A * Plusieurs \u201chookies™, sis près du palais de justice, ont en dernièrement la visite de la police provin- cia'e, bien qu'ils se vantassent de la protection \u201cduplessiste*.11 parait tout de meme que cette protection ne devait s'exercer que si ces lasears! t'admettaient chez eux que des orthodoxes, c'est-à-dire des partisans [100 pour 100 \u201cmauriciens\u201d.Or, dans la clientèle, il s'est glissé des impurs, des gens qui n'avaient pas dans leur poche la carte de l'Union Nationale, sous le signe de la croix et du bénitier.D'où l'ingérence de la police provinciale, dont l'orthodonie est connue.S'il vous arrivait d'aventure de rencontrer l\u2019un des \u201cbookies\u201d en cause, vous le reconnaîtreriez facilement au torrent de blasphèmes qu'il vomit contre le \u201ccheuf\u201d des \u201cpurs\u201d.qualifiés avec lui sans vergogne de \u201cmaudits cochons\u201d.* * * Des aviateurs Japonais ont bombardé et coulé un navire américain.Viclente protestation de la part de Roosevelt ¢t excuses de Ia part de Tokio: \u201cNous ne l'avons pus fait CXDrês: nous paierons les dommages: nous condamnerons les coupables\u201d.D'après les nouvelles d'un de nos principaux postes radiophoniques, les Jaunes du haut des airs auraient pris le navire en question pour une habitation chinoise, une sorte de casemate dont l'architecture ressemblait étrangement au style: \u201cCéleste Empire\u201d.11 était trop tard quand ils virent les drapeaux américains.Aussi le reporter du poste imagine, que \u2018es nippons décidèrent de massacrer jusqu'au dernier survivant, afin de faire disparaître au plus vite les témoins génants de cette erreur.Pourtant si le Mikado est un dieu, comme les Nippons le prétendent.il aurait dû éviter à ses guerriers cette terrible mésaventure.; VULCAIN 130 MILLIONS D\u2019AMERICAINS le Bureau du Recensement de Washington, nous apprend le \u201cNew York Times\u201d, estime que le ler mai prochain la population des Etats- Unis aura atteint 130.,000.000 d'\u2019â- nies, La république aura alors 59 fois plus de citoyens et de citoyennes qu'au début de la révolution améri- , caine et deux fois i ment du président N BAIN PUBLI VT 1 10e, 4 .Pa RUINES _ = od .Le bain Lévesque, rue Marie-Anne entre les rues Mentana et Boyer, que la Ville, laisse sans emploi et à l\u2019abandon, parce qu\u2019elle n\u2019a pas trop d'argent pour les expropriations du Marché Bonsecours.EN FACE D'UNE NOUVELLE COCHONNERIE MUNICIPALE Abandon, depuis 1 an, du bain Lévesque.parce que la Ville est trop pauvre pour le réparer, à cause des expropriations du Marché Bonsecours.Une nouvelle cochonnerie municipale.parmi tant d'autres, vient d\u2019être mise à jour.Il s\u2019agit du bain public Lévesque, faisant front aux rues Marie-Anne.Mentana et Boyer, que notre administration dominée par des échevins \u201cvendus ou à vendre\u2019, laisse tomber en ruines sous le fallacieux prétexte qu\u2019elle n\u2019a pas d'argent pour les réparations nécessaires.Ce bain, situé dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, représenté par l\u2019échevin Goyette au Conseil municipal, valait au bas mot $150,000 hier et ne vaudra plus rien demain, si l\u2019on ne procède pas à des réparations urgentes.Il répondait aux besoins hygiéniques d'une population d\u2019au moins 50,000 citoyens quin e peuvent plus prendre de bain, depuis un an au moins, parce que les \u201cveaux\u2019\u201d du Conseil, vendus aux \u201cexpropriateurs\u2019\u201d du marché Bonsecours, ne s'occupent pas d\u2019eux.Situé dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, le bain Lévesque servait aussi à partie des enfants des quartiers Saint-Denis, Delorimier, Lafontaine et autres.Une requête pour sa réouverture vient d\u2019être signée par des milliers de citoyens, grâce à l'initiative de l'Association des Propriétaires et Hommes d'Affaires de Saint-Denis, dont M.J.-A.Valois est le président, et de l'Association des Hommes d'Affaires du Centre, dont M.R.Ouimet est le président.À l'heure même où le Conseil municipal, \u201cvendu\u201d en partie, entend consacrer $868,000 à l\u2019expropriation de pro- ; priétés autour du marché Bonsecours, propriétés dont il n\u2019a | nul besoin, il laisse tomber en ruines un bain public d\u2019une valeur de $150,000 dont la population du centre de la ville a un absolu besoin.Heureusement que des procédures vont arrêter ce scan- | dale.Les échevins \u201cvendus\u201d, du reste, ont beaucoup perdu de leur feu, parce que l\u2019entrepreneur qui devait défrayer le ! plus gros du prix d\u2019achat, n\u2019ayant pas obtenu le plantureux | contrat à lui promis, leur a intimé.dans un style très irrespectueux: \u2014 Vous pouvez vous fouiller, mes maudits! OBSERVATOR rait graduellement.d\u2019autres statisticiens.Théodore Roosevelt succéda), à la C\u2019est l'opinion fin du siècle dernier.Mais, comme toutes les choses de ce monde, l'augmentation de la population a une fin.L'immigration est nratiquement finie chez nos voisins et le taux de la natalité a baissé de 37 par mille en 1870 à 16.8 en 1955.I! v a six ans, le Dr Louis.I.Du- lus qu'à l\u2019avène.; ! LS Mekiniev avlne.| en 1970 et qu'ensuite elle diminue- blin a prédit que la population des Etats-Unis atteindrait 148,000,000 Le \u201cNew York Times\u201d dit que si les problèmes ne se trompent pas, la nature des problème: changera sûrement quand commencera le déclin de la population.Les hommes vivront peut-étre plus vieux.Serontils plus sages?.Ces prédictions intéressent parti- culirement le Canada qui n\u2019a pas le dixième de la population des Etats Unis Page deux ATROCE INJUSTICE POUR LES wr PROPRIETAIRES DE MONTREAL Pourquoi sont-ils les seuls Personne ne veut plus Législature apporte le a payer la taxe scolaire?\u2014 être propriétaire.\u2014 Que la remède nécessaire.Que la taxe scolaire soit à cation de leurs propriétés par la charge des propriétaires seulement, dans Montréal, cela semble une injustice à l'immense majorité des propriétaires et voici ce que l\u2019un d\u2019eux nous écrit à ce propos: M.le Directeur, Jamais, depuis environ un quart de siècle, les propriétaires, et tous ceux qui s\u2019intéressent à la question immobilière, en cette ville et province, n\u2019ont eu une occasion plus propice que maintenant pour étudier la question de taxation immobilière, que l'on devra reconnai- tre comme la plus injuste et la plus mal équilibrée qui soit, parce qu'elle repose sur de faux principes.Trois suggestions relatives à trois des principes fondamentaux de la taxe immobilie- re sont, par les présentes, soumises à l'intention d'une étude sérieuse ct raisonnée puisque le but ultime de cette étude pur les intéressés est uniquement d'établir les anomalies qu'elle comporte et de lui substituer une nouvelle loi qui donnera satisfaction et rendra justice à tous dès la prochaine session de l'Assemblée Législative, à Québec.si possible.Et comme la nouvelle loi anticipée pourra s'appliquer à toute la province de Québec et non pas seulement à la Métro-' pole du Canada, il importera à la Commission d'enquête Royale Rowell d'être tenue tout à fait au courant des méfaits de notre taxe immobilière telle que nous la subissons.Tout le monde sait, ou doit savoir, qu\u2019une taxe municipale est une churge fuite pour services rendus et qu\u2019en vertu de cette interprétation légale on doit en déduire que la taxe im- mobiliere est une charge faite aux propriétaires pour services rendus à leurs proprietés.Or, il arrive précisément qu\u2019à l'encontre de cette interprétation légale la taxe immobilière n\u2019est pas seulement la taxe immobilière, elle est aussi et en même temps la taxe scolaire catholique, protestante et neutre de la Métropole bien que et malgré que l'immeuble ne bénéficie en aucune facon de l\u2019éducation primaire donnée i chaque enfant de immobilière ou le marché immobilier.la Métropolela vente au Shérif.On affirme que ce nombre excède res; | , £Æ) le marché immobilier! n\u2019est malheureusement plus le\u2019 marché de placement de tout | \u2018repos qu\u2019il a déjà été et qu\u2019il: jest supposé être en tout temps, et ce pour les deux raisons suivantes : | ; 10 L'immeuble étant sur-| |chargé de taxes variées, inap- | propriées, prohibitives «t dé-' sastreuses ne peut plus offrir au capital investi un rende-.«ment raisonnable et légitime.\u2018Le capital local et étranger.lui a par conséquent retiré sa; \u2018confiance ct a cherché d'autres, :;marchés plus atrayants et: plus certains.| 2o.La manipulation effré-; née du pouvoir d\u2019emprunt de : la cité de Montréal qu\u2019une mal- i administration a porté à 305\u20ac | de l'évaluation municipale\u2018 taxable a Pencontre de la char-! (te de Montréal qui en établit le\u2019 taux maximum a 12%e, soit\u2018 une augmentation de 150%,| entraîne nécessairement des: charges inquiétantes d'intérêts ; et de fonds d'amortissement ! tout comme les millions de dol-! lars empruntés pour les fins] de chômage en entraîneront | sous des taxes majorées sinon : sous de nouvelles taxes.h) cette situation du marché immobilier est d'autant | plus regrettable qu\u2019elle est en.contradiction avec l\u2019esprit de la loi tel qu'interprété par le\u2019 Code Civil relativement aux | placements des fonds apparte- ; nant aux enfants mineurs, aux ; biens substitués par testaments ou actes de fiducie et tous biens administrés par des testamentaires, tete, qui stipule que ces biens: devront être investis sur l'im-' meuble comme prêts hypothécaires ou servir à acheter des! immeubles de la province de: Québec, ou encore à acheter des obligations municipales, de \u2018commissions scolaires, des gou- ; vernements provinciaux ou du gouvernement fédéral Cana- ! dien.Cette imposition légale n\u2019a été faite qu'en considération de la sécurité qu'offrait la valeur (8,000) huit mille propriétai-| RECETTE ORIGINALE DE LA \u201cPONCE\u201d: Le jus d'un citron Sucre ou goût Eou bien choude Une pincée de muscade Deux doigts de GIN DE KUYPER AH SR LTTE HE HOLLANDE A TOUJOURS-.DISTINGU en Lg \u2018@=LEVRAI GOOT- DE: SNd SiNd30.JH343ud SHNOPNOL IND.SN3IOHNYD SidYA S37 Distillé et embouteillé au Canada sous La surseillance directe de JOUN DE KUYPER & SON.Distillateurs.Rotlerdam.Hollande.& \u2018SNH LN30 30: .» i Maison fondée en 1695 : par son propriétaire pour fins ; commerciales ou industrielles et un immeuble loué à des marchands ou à des indus-! triels, comme propriété de rap- | port, entre un immeuble semi-' : foués, .qui L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 18 DECEMBRE 1937 L\u2019HON.M.DUPLESSIS ET LES UNIONS INTERNATIONALES Celles-ci ne sont nullement inféodées au communisme.\u2014 Elles demandent tout nistre de leur ficher la Nous recevons d\u2018un chef ouvrier, mélé pendant 30 ans aux unions internationales, ce communiqué établissant avec une grande netteté la situation de ces syndicats dont on essaie en certains milieux, pour des raisons faciles à deviner, de faire des nègres: * * + Montréal, 16 décembre M.le Rédacteur.Comme déjà depuis assez longtemps, je constate que votre journal semble porter un intérêt tout particulier à la classe ouvrière de Montréal et de la Province de Québec, vou- lez-vous m\u2019accorder un peu d'espace afin de faire une mise au point en ce qui concerne ces unions internationales dont on cherche à faire présentement un épouvantail au gros \u2018public.Laissez-moi vous dire d\u2019abord, que jamais, de mémoire :d\u2019homme, les ouvriers organi- :sés de cette province, d\u2019une façon générale n'ont été ba- ostracisés et maltraités d'une façon aussi atroce que par le gouvernement de l\u2019Union Nationale Duplessis, s'est juré, boulot de dictateur de détruire et abolir les unions de métiers pour les remplacer par des comités d'usines.Ce travail est déjà commencé dans le bas de la province, mais le succès heureusement n\u2019a pas été épatant jusqu'ici.M.Duplessis devrait pourtant savoir qu\u2019il se butte a plus fort que lui et que ses démarches sont peine perdue car {rapport en partie occupé par\u2018les unions internationales con- |=on propriétaire soit une com-;tinueront d\u2019exister, et de pros- :pagnie d'utilité publique, Un! pérer malgré lui; qu'elles exis- \u2018tuteurs, curateurs exécuteurs-; Marchand, manufacturier, \u2018taient et faisaient rayonner leila fiduciaires, | courtier, banquier, compagnie : bien-être autour d\u2019elles, alors | droits, dans son ci-, tt a 1\" social a Ottawa, et dont elles simplement au premier mi- paix.mécontentement actuellement parmi les chômeurs à cause du manque de travail et à force d'en parler et de brasser cette paillasse où se trouvent quelques microbes soviétiques, notre premier ministre risque de répandre la maladie dans le public, car on fait trop de réclame à ce petit groupement aux idées inacceptables pour notre bonne population ouvrière.Croyez-vous que M.Duplessis agit par conviction quand il fait tout ce tapage à propos du communisme, qu\u2019il sait imipuissant et inoffensif ici?Mais non, c\u2019est tout simplement pour flatter le sentiment de certaines congrégations qui l'ont aidé à atteindre le pouvoir, voilà tout, et bientôt on n\u2019entendra plus parler de rien Le Rév.Père Archange et les bons Pères Franciseains n\u2019appartiennent,-ils pas à un Ordre international?M.Duplessis et son ministre du Travail mentent encore audacieusement quand ils cherchent à faire croire au public que les unions internationales sont des nids à communistes.Le Congres des Métiers et du Travail du Canada, avec siège relèvent d'une façon immédia, te, s'est déclaré à chacune de ses conventions annuelles contre le communiste et ses doctrines depuis nombre d\u2019années.Les unions internationales de Montréal et des autres villes de la province sont des locaux ou succursales des unions dont le bureau-chef est aux Etats-Unis el qui payent une taxe \u201cper capita\u201d à ces bureaux.Très bien, mais dans un mouvement de grève pour reconnaissance de leurs les membres de ces d'assurance, etc, etc.loué pour |que notre premier ministre |unions reçoivent en retour en l'autre partie comme bureaux, magasins, entrepôts ou autre- | avait encore le nombril sec.Mais voyez-vous M.le rêdac- bénéfices de grève, beaucoup plus, très souvent qu\u2019ils ont ment et un immeuble exclusi-{teur, il est plus à plaindre qu\u2019à |donné.Et où est le mal dans vement loué comme propriété | blimer pratiquement, ce pau-{tout cela?C\u2019est le contraire de rapport, telle par exemple;vre M.Duplessis, car s'étant |qui existe dans les unions ca- une conciergerie ou apparte-! entouré de ministres absolu- nadiennes qui n\u2019ont pas de ments chauffés, édifices à bu- ment incompétents pour la plu- | caisse de grève et qui perdent reaux, etc, entre un immeuble part dans leurs domaines res- {leur cause généralement de ce à deux logements, appelé Du-' plex, dont l'un est occupé par son propriétaire et un immeuble à un seul logement occupé par son propriétaire à titre de : chez-soi, home ou résidence pectifs, on lui fait commettre bevue sur bévue, gaffe sur gaffe et erreur sur erreur.Lui et son ministre du Travail, ce bonasse maître-boucher, du marché de Maisonneuve, ne connaissent pas le premier mot des besoins et des aspirations de la classe ouvrière de notre province.privée, quelle qu\u2019en soit la ; grandeur, la valeur ou la loca- La Législature se verra donc : lité.TANTE INJUSTE dans l'obligation ou d\u2019amender! L'énumération de ces diffé- lo.Ma première suggestion cette partie du Code Civil ou rents genres de propriétés de! consiste donc à demander l'éli- de remanier le système de rapport donne un aperçu as- mination pure et simple de la taxation immobilière de façon ' ez juste de la valeur compara- taxe scolaire de l'aggloméra- a faire d'un marché immobi- tive à établir.Les taux de tion des charges variées de ia lier déséquilibré un marché de taxation devraient correspon-: taxe immobilière, parce que: placements de tout repos tel dre à la classification suggérée à) de par sa nature, la taxe que le veut le Code Civil.sans pour cela affecter le ren- scolaire cst tout-a-fait étran- _ iy Il n\u2019y a que l'élimination dement de la taxe annuelle, vu gère à la question immobilière, de la taxe scolaire pour per-qu'\u2019il y aura compensation équi- Ou vice-versa; mettre aux propriétaires de table entre l'augmentation d'u-| b, la taxe scolaire couvre et respirer librement, jouir de la\u2018 pe part et la réduction de l\u2019au-| les charges d'éducation primai- Vie, et se considérer sur Un tre, re d'une population d\u2019un mil- pied d'égalité avec ceux de! 1e résultat convoité est d lion et les frais à administra- leurs concitoyens possédant un\u2019 EE ON Le.ot do .que oo \u201c \u2018protéger le propriétaire des! tion de deux Commissions sco-.petit capital quelconque INVES- immeubles de rapport en mê-i laires catholique et protestante li dans le commerce, l\u2019indus-: je temns que de ti ; de \u2018Montréal, soit une somme trie ou la finance puisque cette T° tal ova ce garanur ad annuell: de neuf millions de élimination de taxe scolaire, HR rap rt une valve de si dollars, qe l'on propose d\u2019aug- leur représentera une écono- rete oc oe tout ex dant su- menter à onze millions; \u2018mie d'environ 5576 de ce qu'ils hl à har ¢ ives d Por ¢) cette taxe scolaire s\u2019est sont tenus de payer actuelle- ja .evenus pc e sur révélée une charge annuelle, ment en taxes immobilieres et Tout ce qui a été mention-\u2018 très onéreuse en temps de scolaires.Il n\u2019y a que cette éli-: né plus h q au chanitr de ] prospérité et désastreuse en Mination de la taxe scolaire: axe us lo au \u20ac i e le.temps de crise financière ou pour recréer confiance en l'im-.tent Le moe d'opération économique; meuble et engager l\u2019industrie: crait pren simple ei ro d) cette taxe scolaire crée de la construction à sortir de! cat des jus heur x \u20ac resur une hypothèque sur chaque #on état léthargique et repren- : esp eux.propriété comme garantie du dre son essor d'autrefois.0 TROISIEME AVIS paiement intégral de cette taxe.gj - fois à scolaire, ce qui veut dire Si par hasard, ou par mal-: 30.La troisième et dernière i jétaire la dénoss POUF heur, il se trouvait encore suggestion consiste à favoriser e propriétaire la dépossession quelqu'un pour réclamer le d'un taux de taxation encore ou confiscation légale de sa Statu Quo, c.a-d., le maintien plus avantageux la résidence propr iéte par la vente au Shé- de Ja taxe scolaire à la charge privée a un seul logement, oc- ri Ed la ruine pour lui et exclusive des propriétaires, il cupée par son propriétaire, à Sa, amille ct tous les malheurs ÿ a gros à parier que ce quel- titre de home.L'objet en vue a une telle ape forcée en-'qu'un ne sortira pas des rangs est d'encourager autant de raîne inévitablement.des propriétaires.\u2018citoyens que possible à devenir , \u20ac) cette taxe scolaire appar-; :membres de cette classe parti- tient de droit a la masse de la AUTRE SUGGESTION \\culière de propriétaires, car Base particulière Bas popu.\u2019 20.Ma seconde suggestion ce sont eux qui, en somme, lation par le fait que Yéduca.| \u20ac5t en faveur d'un taux spécial sont l'ame d\u2019une population et tion primaire n'est pas don.| dé taxation pour cette catégo- qui ont à coeur le progrès et née seulement aux enfants des ; rie de l'immeuble appelée et l\u2019embellissement de leur ville.{connue sous le titre de \u201cPro-: Pour des raisons incompré- ropriétaires mais bien aux en-| 72 ce » .Ah A de toute la population, | priétés de Rapport\u201d.\u2018hensibles, nos administrateurs \"À \u2018municipaux n'ont jamais paru Et nombreux son .! Par coutume ou par tradi- 2h priétaires qui n'ont pass n'ont tion toutes les catégories de\u2018 comprendre la valeur ni Pim jamais eu et n'auront jamais l'immeuble ont jusqu\u2019à date été: Portance de cette c'ass de ci- aucun enfant.traitées et taxées comme une; 105ens, non plus la signifien Le gouvernement provincial \u2018entité, l'immeuble tout court, ; tion du mot \u201cCivisme r olla pourrait cependant fort bien ©t à Un taux de taxation upi.Pourtant la esprit Tue on de- assumer cetle charge d'éduca.forme; système vieux jeu, ; vrait populariser 4 tout prix.En dépit de nombreuses lois Cette histoire de communis- ville surtout, devient ridicule, M.le rédacteur, a qui veut bien prendre la peine d\u2019exa- ;miner les choses de près.D'ailleurs les communistes à Montréal ne sont pas aussi nombreux et aussi dangereux que veut le faire croire l\u2019hon M.Duplessis; le cri est parti du fait qu\u2019il y a un certain Outremont et Hampstead, aux abords de Montréal.Pour peu que nos Ligues de propriétaires, nos Sociétés de construction, nos architectes, entrepreneurs-généraux, compagnies de prêts hypothécaires, associations d'agents d\u2019immeubles, sociétés d'administration, fournisseurs de matériaux de construction, unions ouvrières, etc, se donnent la main et se décident pour un mouvement concerté auprès de nos administrateurs provinciaux en vue d'un remaniement de la taxe immobilière et générale, nous reverrons sous peu un élan sans pareil de construction va- périté générale.Quand la construction va bien, tout va bien, l'argent circule et.tout le monde travaille.Lion primaire comme une char.|Wmbé en désuétude et tout II «æt franchement regretta- ge relevant de l\u2019Instruction ! #ussi injuste pour les proprié- ble d'avoir à admettre que ces publique qui est un départe-|#ires de celte catégorie de'propriétaires représentent à ment distinct de l'Administra-!l'immeuble que pour le bien- peine 15% de la population de tion provinciale ; être général du marché immo-; Montréal quand l\u2019on saït qu'ils f) depuis la crise financière Lilies.sont 70%% à Torontoet éconumique de 1929, un très! I est de lu plus haute impor-; 11 n'y a aucun douie que grand nombre de propriétaires (tance de faire une distinction :nos administrateurs apprécie- ont été les victimes das sur-ientre un {immeuble d'utilité raient la valeur de cette aug- charges de taxes immotitières! publique « un immeuble ré- gestion ils ne rendaient sur et scolaires et de la pénalité |nidentiel limité i deux Ou trois place voir les divers quartiers Le tout respectueusement soumis.Mastal PAGNUELO.BAGESSE Une femme vaine ot ambitieuse nandalt à Thésno, épouse de Pythagore, par quel moyen elle pour- ait se rendre fllustre, \u2014~ En filant voire quenoulile, Jul altachée au défaut de pale-| plain -pieds (flats;, entre un résidenticls de Toronto, ou mont et ont du rubir la coafis- | immeulde totaleaumnt occupd seulement ceux de Westmount, r riée, signe infaillible de pros-|P° fait.Noublions pas que les grévistes du textile ont été bel et bien vaineus.Ils le réaliseront bientôt.Maintenant est-ce que toutes nos grandes industries, la haute finance, nos compagnies d'assurance, nos sociétés de secours mutuels, comme par exemple l'Ordre des Forestiers Catholiques, dont les membres ouvrières adoptées par l\u2019admi- | payent une taxe \u2018per capita\u2019 qui nistration précédente, qui font | est envoyée à Chicago, ne sont partie de nos statuts et parmi | pas des institutions internatio- lesquelles il y en a une q::i re- | nales?connaît le droit d\u2019association [alors pourquoi faire un crime aux ouvriers, l\u2019homme de mé-|à l\u2019ouvrier qui veut appartenir! tier ou autre n\u2019a plus le pri-ià une union vilège de faire partie du grou-|Nous pourrions dire pe de son choix, sous le régime | Duplessis : ne vous rendez donc Duplessis, sans s\u2019exposer a se faire taxer de communiste OU |temps, car l'orage qui s\u2019en à voir suspendu au-dessus delvient vous écrasera bien assez a tête, un cadenas monumen- | vite, laissez done l'ouvrier li- Parfaitement, alors, internationale?à Mavant le pas impopulaire bre d'agir à sa guise, du moment qu\u2019il n'enfreint pas la loi, te parmi les ouvriers de notre |car lors de la grève de l\u2019industrie de la robe à Montréal et, de celle des ouvriers textiles le gouvernement Duplessis s\u2019est fourré les doigts dans les yeux.jusqu'aux coudes et a perdu ! pour toujours la confiance des ouvriers de cette province et il s\u2019en apercevra en temps et | lieu.LABOR.UN AVIS POUR LA MESSE DE MINUIT L'inspecteur en chef des édifices publics de la province de Québec, monsieur Alfred Robert, désire rappeler aux autorités religieuses qu\u2019en vertu de la Loi concernant les édifices publics, S.R.Q., 1925, chapitre 176 ct amendements, il est défendu de placer des chaises, pliants, bancs ou autres sièges quelconques, de manière à gêner la circulation de tout passage, Cile ou allée, pendant les cérémonies du culte.I n\u2019est pax non plus permis de s'y tenir debout ni d'obstruer les issues, Monsieur Robert compte donc sur ia coopération de messieurs les curés ur observer toutes les précautions indispensables, afin d\u2019éviter toute panique ou accident regrettable, sur- taut À l'occasion de Ja Messe de Minuit.LACONISME \u2014\u2014 Voitaire ne pouvait pas \u2014 comme on dit vulgairement \u2014 \u201csentir\u201d Piron.Une fois 11 apprit que ce dernier devait venir lui rendre visite à un jour déjà fixé.Ne voulant pas Je recevoir, 11 quitta sa maison après avoir nuspendu, à la porte d'entrée, un écritesu avec ces quelques mots: \u201cJe suis à la campagne\u201d.Piron vint et, après avoir lu la pancare.» écrivit simplement : Reste 1* rt.ECONOMIE DE TEMPS.Parmi les facteurs importants qui contribueront à assurer le succès de la colonisation et l\u2019établissement solide des meilleurs familles, il faut placer au tout premier rang l'économie.Quelle que soit la volonté du colon de s\u2019attacher À la terre, d\u2019 vivre et d\u2019y prospérer, cette volonté, ce désir resteront vains, n\u2019auront aucun résultat s'ils ne se traduisent en une économie des plus strictes.L'esprit d'économie pourvoit à l'utilisation la plus efficace et raisonnable de tout ce qu\u2019on n à sa disposition.Or le premier bien dont on dispose en colonisation, un bien qui s'offre à tout le monde également, c\u2019est le temps.Que nous impose lu règle de l'économie à l\u2019endroit du temps?Il faut, de toute nécessité, lui donner l\u2019utilisation la plus ordonnée, pour en tirer le meilleur profit possible.Est-ce à dire qu\u2019il faudra travailler pendant vingt-quatre heures à tous les jours ?Non ct non.Ce ne serait pas user du temps de façon raisonnable.Cela ne veut pas dire toutefois qu\u2019il suffira de travailler chaque jour pendant quelques heures.Ce ne serait pas afficace.Le repos, comme le travail, a ses droits, mais il a des arguments persuasifs pour en réclamer plus qu'il ne lui en revient, Sans trancher la journée en parties égales pour tout le monde, on pourrait dire qu'il faut se repos:r ASSEZ pour pouvoir donner, au travail, son plein rendement.ll faut aussi se recréer ASSEZ pour garder son esprit dans les meilleures dispositions.Si donc, nous n'entendons pas qu\u2019un colon commence sa journée avant le soleil, nous comprendrions mal aussi qu'on le trouve devant le poële à toute heure du jour.On parle plus souvent d'économie en ce qui regarde l\u2019utilisation de l'argent.C'est qu'ici encore l\u2019économie n'est pas à négliger.Lorsque, bien loin de pouvoir tout se permettre à souhait, on en est réduit à compter sur la charité publique ou privée pour nssurer sa subsistance et jeter les bases de son avenir, on \\ doublement raison de s\u2019étudier davantage pour ne rien Juisser perdre.Il faut donc combatire le gaspillage sous toutes ses formes: dépenses pour des objets absolument inutiles, dépenses mal faites dans l\u2019achat de choses utiles.Savoir dépenser, c\u2019est savoir ménager ! Les gouvernements veulent bien aider des familles à fonder des établissements nouveaux.Le bon sens même veut toutefois qu\u2019ils ne les fassent nas vivre indéfiniment.Ils font leur part; il faut que les intéressés, à leur tour, fassent la leur! Et quand, après quelques années, les pouvoirs vublies devront laisser les colons à eux-mêmes, s'ils ne sont pas riches, ils sauront au moins utiliser de la façon la plus raisonnable et la plus profitable les biens qu\u2019ils auront entre les mains.Et, leurs économies de temps et d'argent constitueront un fonds moral et pécuniaire de tout repos.surtout quand, de colons, ils deviendront cultivateurs proprement dits.J.-B.LANCTOT, DEVINETTE \u2014 Qu'est-ce qui n\u2019a ni chair ni 08 et qui chante dans les arbres ?Réponse.\u2014 Le vent.PHYSIOLOGIE \u201cLa parole a été donnée à l\u2019homme, mais c\u2019est la femme qui l'a pri- \u201d .ET D'ARGENT .ç é 25e ANNEE \u2014 No.1256 NOËL 1937 Jésus est né! murmure le vent.De neige, la terre est recouverte Et d\u2019un linceul cache le serpent, Pour pousser notre monde à sa perte.Cet événement est couronné D'étincelles et de feux géants.Calme reposant : Jésus est né! A Madrid on tue les enfants .Noël! Noël! La Chine est en feu.De partout des cadavres surgissent, A l'enfant, on offre des images Des actions, des dollars, de la lire, Des scènes de guerres et de carnages .Alors que tout se meurt et délire.Criant leur haine et vengeance aux cieux, Tandis que les sirènes rugissent.Jacques ANTOONS.EH! AUX ÉCHEVINS DE LACHINE D'ÉVITER UN FAUX SERMENT ! La population ne leur en voudra point.\u2014 Les Juifs bien plus philanthropes que nos \u201cPatriotes\u201d.(Corresp.spéciale à \u201cL'Autorité\u2019) Lachine, 18.\u2014 Le nouveau Conteil municipal, élu le 6 décembre, scra assermenté lundi prochain.Si ce serment est la répétitions des pré- védents, il voudra dire que le Conseil, au lieu d'accorder justice égale à toute la pulation de Lachine, sans distinction de race et de religion, en un mot de protéger le payeur de taxes en tout et partout, s'engage à commettre le plus grand nombre d'injustices.Les contrats seront accordés aux amis sans soumissions.Bref, favoritisme dans tous les domaines: bouchers qui livreront de la viande confisquée, permission de vendre de la boisson aux amis le dimanche, secours à ceux qui n\u2019y ont pas droit, ute.\u2018Pourquoi cette comédie du serment ?S'ils sont pour continuer d'administrer à leur ancienne mua- nière, pas besoin d\u2019insulter le bon Dieu par un nouveau serment.La population, qui sait à quoi s\u2019en tenir sans avoir la force de réagir, fera semblant comme par le passé d'être satisfaite.PRETS SANS INTERETS A Lachine, comme dans tous les endroits où la population a été grandement affectée par la crise, nous aimerions rencontrer certaines personnes qui «eraient prêtes à prêter de l'argent sans intérêt.Par le temps qui court, cela ferait bien notre affaire.Naturellement nous avons nos banques mais il est assez difficile de trouver à ces endroits le prêt d\u2019un cinq dollars sans y laisser au moins nos deux yeux en garantie.Les Juifs y vont plus largement pour venir en aide à leurs compatriotes dans le besoin.Nous apprenons en effet qu\u2019une somme de deux millions de piastres vient d'être prè- tée à des Juifs de la Pologne sans un seul sou d'intérêt Le plus tot csible, la somme prêtée est remise afin de permettre à ce comité de préteurs d'aider d\u2019autres compatriotes.Ces prêts, en plus d'aider se.Lo LA BIERE QUE des familles privées, sont aussi faits us à des compatriotes lancés dans les affaires.EXEMPLE A SUIVRE Un comité existe à Montréal qui fait sa part dans ces prêts, sous Ja désignation de \u201cHebrew Free Loan\u201d, Son président est M, A.Bronfman, de la \u201cDistillers Corporation\u201d, de Ville LaSalle, lequel à pour assistant M.Horace Cohen.Tous deux consacrent la plus grande uctivité à trouver de l'argent devant servir à ces fins philanthropiques.Nos sur- patriotes Caradicn: -fran¢ais se gardent bien de faire la même chose à l\u2019égard des nôtres.Ils leur adressent des discours saînt-jean-baptisants.Ils les exhortent à suivre les traditions des ancêtres, qui ne mangeaient que de la soupe aux pois, des fèves et du lard salé.Enfin, ils leur répètent le grand enseignement : \u2018Faites ce que je vous dis, mais non cu que je fais.\u201d CALENDRIER ANECDOTIQUE Le voi de Perse Cabadds, ayant déclare la guerre à l\u2019empereur Anastase, ravagea l'Arménie, la Mésopotamie, prit Amide ct la livra au pillage.Un vieillard, représentant au vainqueur combien le sac de cette ville était indigne du roi, Cabades répondit : \u2014 C'est pour vous punir de votre résistance.Plus notre résistance na été grande, plus votre victoire a été glorieuse.Cette réponse désarma Cubadès et le pillage cessa, Le journal \u201cL'\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous In raison sociale de \u201cL\u2019Auturité Enregistrée\u201d, a ses bureaux de rédaction et d\u2019administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal.T1 est imprimé À \u201cL'Eclaireur de Montréal Inc\u201d, 17265, rue Saint-Denis.\u201c20 VOTRE ARRIÈRE GRAN 7 BIER DIT UN GARAGISTE E MOLSON & D - PERE BUVAIT 25e ANNEE \u2014 No 1256 UN RIVAL POUR L\u2019ARCHIDUC OTHON AU TRONE D\u2019AUTRICHE Un prétendant se dit le fils, cet Archiduc Rodolphe qui se suicida à Mayerling.Le mystère de Muyerling, après quarante-huit ans, n'est pas encore élucidé.On discute toujours sur le genre de mort de l'archiduc Rodolphe, fils de François-Joseph et héritier du trône d\u2019Autriche-Hongrie.Suicide ou crime pussionnel?Le voile n\u2019est pas entièrement soulevé sur la personnalité énigmalique, étrange cet complexe de Rodolphe.Et voici qu'il semble qu\u2019il y ait eu dans la vie de l'archidue d'autres choses non moins énigmatiques et étranges, dont on vient seulement d\u2019avoir connaissance et qui ne sont pas faites pour dissiper les ténèbres.L'archiduc Rodolphe, avant son mariage avec la princesse Stéphanie de Belgique, était-il déjà marié secrètement et a-t-il laissé un fils né de cette union cachée?Telle est la question qui, depuis quelques semaines, agite l'opinion viennoise.C'est tout récemment, en cf- fet, que la presse anglaise a rc- produit une interview sensationnelle donnée au correspondant de l'agence Reuter à Vienne.Dans cette interview, il était affirmé qu'il cxistait un fils de Rodolphe qui vivait sous le nom de Robert Pachmann et qui s'efforçuit.par tous les moyens, de faire reconnaître sa véritable naissance.Etant donné les récits plus ou moins fantaisistes qui n\u2019ont cessé de courir depuis bientôt un demi-siècle sur la vie et la mort de l\u2019archidue Rodolphe et qui, presque tous, étaient destinés à un public avide de surprises, on pourrait être tenté de considérer comme une fable, sans autres forme de procès, cette nouvelle \u201crévélation\u201d, si pourtant certains faits précis ne méritaicnt pas de retenir l\u2019attention.C\u2019est ainsi, par exemple, comme l'expose un journal allemand, la \u201cRheinische Westfalische Zeitung.qu'un publi-: ciste autrichien, ami de Robert Pachman, vient de prendre la parole duns les journaux vien-! issu d\u2019un mariage secret, de naient précisément de perdre un enfant en bas âge, acceptèrent, contre une indemnité de trente mille florins, de se charger de moi et de me donner le nom de leur fils défunt, Robert.Mais les malheureuses spéculations de mon pseudo-père eurent vite fait de dévorer cet argent.\u201cLe comte Alberti d'Enno l'avait toujours laissé croire que j'étais un enfant illégitime, et il m'avait, en outre, imposé lu plus stricte discrétion disant que, si je parlais, je ferais notre malheur à tous deux: on le mettrait en prison, et moi, l'on mm\u2019enfermerait dans un asile d\u2019'aliénés.Mais mon pseudo-père Pachmann, avant de mourir, m\u2019ayant révélé que j'étais le fils légitime du kronprinz, je me mis à assaillir de questions pressantes ma amère nourricière.D'abord, elle refusa de me répondre; puis, pressée par moi, elle finit par m'avouer qu\u2019elle avait déposé chez un notaire de Vienne des documents prou- vont ma véritable origine.\u201cGrâce à ces papiers, j'ai pu enfin, à cinquante et ur ans, acquérir lu certitude de mu naissance légitime: je suis le fils du kronprinz et de la princesse Marie-Antoinette, unis par un mariage secret.IL ressort d'ailleurs, des mémoires laissés par le comte Alberti d\u2019Enno, que celui-ci, au cours d'une audience, aurait mis l'empereur au courant de cette union plusieurs années après, mais que l'empereur auruit résolu de ne pas la faire annuler, disant quelle avait été conclue d'une façon légitime.\u201d PREUVES À L'APPUI L\u2019AUTORITE, MONTREAL, Tel cst le récit qu'aurait fait Robert Pachmann à son ami.Ce dernier ajoute que le prétendu fils de l'archidue Rodolphe s'est consacré aui commerce des objets d'art ct| des antiquités, afin d'avoir ainsi plus d'occasions d'entrer en contact avec les milieux de l'ancienne cour.Et il aurait\u2019 18 DECEMBRE 1937 Skieurs, fartez vos skis! Une autre saison de ski est sur le point de commencer, et des milliers d'amateurs préparent déjà leur équipement en vue des joyeuses excursions qu'ils entreprendront bientôt dans les Laurentides.La compagnie du Pacifique Canadien, dont les trains doivent assurer le transport do la grande majorité des skicurs qui fréquentent nos centres de sports d'hiver les plus populaires, do Shawbridgo à St-Jovite, au nord de Montréal; dans les Cantons do l'Est, à organisé cetto année un saisons passées, au lac service encore supérieur à celui Do leur côté, les hôtels du Nord ont fait de grands préparatifs, prévoyant une Beauport, près de Québec, et des affluence qul, au dire de tous ceux qui suivent la progression constante du ski dans notre province, dépassera tout co qu'on a vu jusqu'ici.Tout est prêt pour une salson-record.ayons asscz de nelge! AU CINEMA, QUI MATCH FRANCE-AMERIQUE?En jeu : le championnat du monde.\u2014 Offensive d\u2019Hollywood contre le film français, champion d'Europe\u2014 Importation de vedettes françaises par les réalisateurs yankee.le match France-Amérique vient de commencer.11 est utile de le considérer avec attention.Et de marquer les coups.C'est le grand match de l'année.Le match pour le titre curopéen.Et du titre européen au titre mondial, il n\u2019y a pas loin.Le cinéma français est le meilleur d'Europe, Venise l'a prouvé, Et Hollywood l'a confirmé par ses craintes.Le cinéma français peut-il devenir le meilleur du monde ?L'Amérique s\u2019y opposcra de toutes ses forces.Et, pour commencer, «lle entreprend de le détrôner en Europe.+.Dans ce match, l'Amérique a un avantage très net: celui du poids.Celui de la quantité.C'est grâce à lu quantité qu\u2019elle s'opposera à la France.Et encore fait-elle match nul.En vuici la preuve.Dans un récent numéro seulement de la nois pour soutenir de son té-' effectivement réussi, de cette Cinématographie française M.Marmoignage les assertions de celui qui se dit le fils ct l'héritier; - de l'archiduc.i ROBERT PACHMAN Le publiciste autrichien en ; question a fait la connaissance | de Robert Pachmann en préparant, avce un autre écrivain, une pièce sur le Kronprinz Rodolphe.Dès ce moment, parait-! il, Pachman lui aurait confié : qu'il était le fruit d'un mariage! sccret conclu entre l\u2019archidue | et la princesse Maric-Antoinet-: te de Toscane.Pachmann ajou- temps, il ne s'était pas douté\u2018 tait que, pendant très long- de sa noble origine, encore qu'il eût été frappé de voir que sa \u201cmere\u201d, Mme Pachmann, le tenait soigneusement à l'écart du monde ct le traitail tout autrement que ses prétendus frères et soeurs.\u201cA l'âae de six ans, aurait raconté Pachmann à son amt, on vint à deux reprises me chercher pour me conduire au château de Schoenbrunn, où je fus autorisé à jouer dans une pièce qu'on appelait \u201cle champ de manocuvres du kronprinz\u201d.Chaque fois, le kronprinz vint me voir ct je rentrai à la maison comblé de cadeaux.\u201cA mesure que je grandissais, je passais la majeure partie de mon temps libre chez le comte Antone Alberti d'Enno, qui remplissait auprès de moi les fonctions de précepteur.C'est lui, d'ailleurs, lorsque J'eûs dix-sept ans, qui me ré- réla le secret de ma.naissance, Quelques jours après que je fusse venu au monde, mon père, l\u2019archidue Rodolphe, m'avait fait confier à une famille viennoise, le famille Pachmann qui lui avait été recommandée par son cocher Brat- | manière, document relatif au mariage |expert en écritures, qui a com- fisch.Les Pachmann.qui ve- à acheter un autre secret de Rodolphe.Aujourd'hui, mann, antiquaire à Vienne, est âgé de cinquante-quatre ans.HN vient de revendiquer ses \u201cdroits\u201d d'héritier au trône et de chef de la maison de Haÿsbourg, et, pour appuyer sa revendication, il a présenté des photographies d'une partie des documents qu'il dit avoir en sa possession.Ces photographies ont été soumises à un puré le fac-similé du principal document, que Pachmann prétend être de la main de l'ar- chidue, avec des lettres auto- yraphes du même archiduc empruntiées aux archives de Vienne.Or, après une étude approfondie des textes, ce graphologue a résumé le résultat de ses travaux en un mémoire dont voici la conclusion: \u201c1.Le document cn question a très vraisemblablement été écrit et signé de la main du kronprinz Rodolphe.Par là, l\u2019authenticité de ce document paraît être établie; \u201c2.\u2014 Cependant, pour exclure tous les doutes, il est indispensable de présenter non pas une photographie, mais lui-même.\u201d Les choses en sont là, et tout le monde attend, avec une curiosité compréhensible, la suite des événements.Le prétendu fils de Rodolphe fe- ra-t-il la preuve de ce qu'il assure, ct, dans ce cas, pren- dra-t-il la place de l'archidue Othon, chef actuel de la maison de Hasbourg, ou bien se gardant, et pour cause, de pré- scnter les documents originaux dont à affirme être le détenteur, retombera-t-il bientôt dans l\u2019oubli ct l'anonymat?Claude VIVIERES cel Collin-Reval étudie la composition des programmies dans toutes les salles françaises, durant le premier! | semestre de l\u2019année 1937, Robert Pach-| ! salles M faut distinguer, d'une part, les à double programme (deux grands films), d'autre part, les salles à programme simple (un grand film).Les 28,671 doubles programmes se décomposent de la manière suivante: ; 25,699 films français.24,667 films américains.; 3,685 films allemands.| 1,865 films anglais.; 1,954 films divers.: Voici le détail des 13,216 simples - programmes : 9,183 films français.2,753 films américains.747 films allemands.187 films anglais.346 films divers.Qu'on excuse ces chiffres.11 sont intéressants à étudier.Ils prouvent | que l'Amérique égale la France dans.prix de location.; oo Au contraire, quand le film améri- çais contre 2157 de films américains.Qu'on ne s\u2019y trompe pas.} Le match qui oppose \"Amérique a la France est soigneusement réglé.outre-Atlantique.: les producteurs américains ont: tenu conseil.a leur représentants français.24 mois.On invitait souvent Aurélien Scholl à diner pour entendre ses mots, mais le choniqueur ne \u201cmarchait\u201d pas toujours volontiers; il lui arrivait de ne souffler mot de toute la soirée.Stupeur générale.Effarement de l'hôte : \u2014 Vous ne dites mot, non cher Scholl, pourquoi ?Vous qui avez tant d'esprit.\u2014 Mon cher, répondait Scholl.on peut avoir beaucoup d'esprit et ne pas aimer à le dépenser.I} y a des gens qui ont énormément d'argent et attendent une bonne occasion pour le dépenser.LA CARTE DU SKI DES LAURENTIDES La carte de ski des Laurentides, publiée l'hiver dernier par le Pacifique Canadien, a été accucillie si favorablement par les nombreux 8kieura qui fréquentent nos montagnes du Nord, que cette compagnie, qui n déjà tant fait pour aider à populariser le ski dans la province, n décidé de In rééditer, afin de pouvoir répondre à Ja demande dont ln carte ne manquera pus d'être l\u2019objet nu cours de ln saison prochaine.Cette carte est une source précieu- 80 de renseignements pour tous ceux qui vont faire du ski dans In région accidentée des Laurentides, depuis Shawbridæe jusqu'à Labolle, y com- ris l'imporant massif du mont |les forêts, les barrages, les maisons remblant, Les skieurs qui ont cu | disséminées le long des routes ct, on- avantage do l\u2019utiliser l'hiver dernier sur le terrain, dans leurs excursions do \u201ccross-country\u201d, ont pu appréeier les services int imahine qu'elle pout rendre en permettant de se diriger plus särement À travers le vérituble dédalo formé par les collines, les vallons et les forêts de ce pays pittoresque.La carte est publiée en deux sections distinctes: l'une allant de Shawbridge à Tvry ct l\u2019autre, d'Ivry à Labelle.Chacune embrasse une étendue d'environ 875 milles carrés, soit 750 milles pour les deux, l'échelle étant de 1% pouce uu mille.Elle a été préparée avec la collaboration du service des levers topogra- rhiques ot nériens du Ministère de Intérieur, à Ottawa, Elle montre los ines, rivières, eL ruisseaux; les routes principales, secondaires et d'hiver; les montagnes avec les contours du sol à 50 pieds d'intervalle, ninsi que les chiffres indiquant l'altitude des sommets les plus élevés; les voies de chemins de fer avec le nom de chaque station; los villages, fin, on rouge vif, les pistes de ski, des tremplina de saut, los pistes de dens les Laurentides.Ces derniers renseignements surtout sont d\u2019une importance capitale et seront particulièrement appréciés par ceux qui aiment à entreprendre de longues randonnées à travers les campagnes.Imprimée sur six couleurs, cette carte de ski présente un coup d'ocil très agréable et permet de distinguer avec une extrême facilité tous les accidents du terrain.Chaque section est publiée sous forme de dépliant, comme les cartes routières, 80 glisse dans la poche et peut être consultée commodément.On y trou- vo encore, comme renseignements supplémentaires, une liste des hôtels et pensions ouverts aux skieurs en hivor, ainsi qu\u2019une série de petites cartes à haute échelle des environs do chaque gave du Pacifique Canadien, avec les directions à prendre en descendant du train pour trouver telle ou telle piste.On peut se procurer cette carte à un prix très modique, aux étalnges de journaux des gares ct à bord des trains de ski du Pacifique Canadien lolom ct do desconte, ainsi quo les principaux rendez Yous de skieurs uh service dans les Laurentides, ; d'indifférence à l'égard du cinema la composition du double program; me: question d'amartissement et de: | spectacle cinématographique.cain s'oppose au film français seul à seul; 11 est obligé de s\u2019incliner: la j ment le double-programme, ses in- composition des salles à simple pro-sconvénients, sa surenchère.gramme accuse 70% de films fran-; Ils ont reçu des mots; \u2018or 5 ssé les signes : d'ordre.Ils ont passé les consig n'estee pas 7.\u2014 pour ne pas, ! Le match aura lieu en 24 rounds: GAGNERA LE D'ici deux ans il faut, d\u2019une part affermir lu situation du film américain en France, car si le marché : français ne représente qu\u2019une infi- ime parcelle dans l'amortissement ; d'un film, il est la clef du marché {curopéen.D'autre part, porter un coup décisif au film français.Entre temps, endormir notre vigilance, La seconde manoeuvre a commencé: engagements massifs de vedettes, par Hollywood, auxquels s\u2019ap- prétent à succéder ceux de réalisateurs.La première se dessine avec netteté: les firmes américaines propo- suient cette saison sur le marché, à n'importe quel prix, leur double programme pour élargir leur champ d'action.or Regardez bien ce qui se passe.Hollywood a renoncé définitivement aux versions françaises.Si neus voulons entendre Charles Boyer, Fernand Gravey, Simone Simon ou Danielle Darrieux, il faut le faire dans une langue ou par le truchement de doublures étrangères.C\u2019est à prendre ou à laisser.Et il y a 49 chances sur 100 pour que le grand publie adopte \u2014 voir le cas Maurice Chevalier \u2014- Cette seconde solution.Une fois bien exploitées sur le marché américain, Hollywood novus renverra avec un sourire ironique nos vedettes désaffectées.+ Quelle conclusion tirer de l'examen des faits ?La leçon est triple.Pour les producteurs: plus de solutions paresseuses, plus de concessions grosrières aux distributeurs ou au public.Pour le publie: plus de succès faciles, plus de mollesse devant les oeuvres humaines et fortes.Pour les pouvoirs publics: plus français.| ll est temps de faire quelque chose pour lui.\u201c On dit qu'il est question de limiter | à deux heures la durée de tout | Pourquoi pas?| ; Cela supprimerait automatique- Nous voulons bien un match; France-Amérique.D'un match amical et artistique.Mais nu même poids.! sterdrm, r { i York on il passa trois jours et Phipourvu que nous WILLIE FRECHETTE DE RETOUR Jeudi dernier Willie Fréchette était de retour d'un voyage en Europe, Fimndkarque à bord du Capo Lena avce l'ami Roger Brien, Mme Jeanne Farnès, Mlle Lallier et autres notre jeune camarade se rendit directement à Marseilles où il dit avoir vw nombre de Fernandel.Tous les jours, dit-il, il allait se retremper dans l'atmsphère de Puguol en allant prendre l'apéro au \u201cLar de la Marine\u201d, là même où Maring, Fanny et César fut tournés.Ce qui emerveilla le plus Fréchette cest à Paris : l\u2019Are du Triomphe et a Nice : la Promenade des Anplais avec su beuuté ct ses quelques inconvénients.\u201cOn sait manger, nous dit-il, en Europe.À la table il y à surtout de le mise en scéne; am mange beaucoup plus, on mange encore et on dort bien après avoir bien bu.L'exposition ?HN pleuvait quand il y est passé.Il ne nous dit pas s'il fut aussi humecté à l'intérieur qu'a l'extérieur.ole pavillon du Canada cst très apprecie du public: on semble s\u2019intéresser de plus en plus au Canada.Sur la Riviera, on ne semble pas connaitre aussi bien notre pays.On est porté à croire, dit Fréchette, que nous avons un accent anglais vu que nous sommes encorc un Dominion.Malyré lui il fut en quelque sorte un ambassadeur canadien au Sud de la France.A Paris, les thédtres sont presque tous rénovés, l'intérieur est muder- nis et nn y joue des spectacies bien montés et surtout bien présentés.Tout le monde fait bien et beau; comme ailleurs tout le monde a I'ka- bitude de faire laid et mal.Ce qu'il y a de plus merveilieux dang son voyage fut sa randonnée sur la Méditerrannée de Gibraltar a Marseilles; puis le réveil dans la ruit par les réflecteurs de quatre croisenrs anglais et la vue de nom- breur sous-marins, avions et croi seurs étranges.Ce sont \u201cdes fortes + motions\u201d dit-il.Nice, Canne, Beaulieu-sur-Mer, Monte-Carlo (ow, dit-il, (2) il n'a pas joué), Menton, La Riviera, Milon, Paris, Bruxelles, Versailles, Am- Luxembourg, puis New ladelphie qu'il laissa pour Montréal, roilà quelques villes visitées.Willie Fréchette assure qu'il était heureux de prendre le Gerolstein pour revenir au pays où il se propose de réaliser de grandes choses.Espérons que, comme plusicure \u2018retours d'Euvope\u201d il saura obtenir auprès des siens beaucoup de succès.Il fut tout surpris d'apprendre qu'on ne fait que commencer à avoir Dans ce cas seulement la victoire sera significative: dans ce cas reule- ment elle sera le triomplie de la qua- ! \u2018lité.| L'Amérique est trop sportive = a | premiere, réclamer ces conditions.i Benjamin FAINSILBER.Il est très intéressant de faire en rétrospective: UN HOMME.Beancoup ont écrit à ce sujet, tout pourtant n\u2019a pas été dit, quoique traite antérienrement par Virginis Wolfe.; Une pièce qui se tient en langage théâtral, voilà ce que Madame Y vet- te Mercier Gouin au T'héâtre His- Majestic, n présenté la semaine dernière par l'intermédiaire d'Henri Letondal, dans un décor moderne de très bon goût et d'un joli colors, secondé ici par M.Ant.Godcan, Des auditeurs peu habitués de, fournir quelque effort cérébral, des.prévenus ont accueilli la pièce avce un cerfain scepticigme, ne sachant, pas combien il est difficile, à canse du manque de cohésion, de produire quelque chose au pays; mais les bien-peonsants, les gens de métier, la majorité des spectateurs ont suivi l'ascension de cet Homme politique avec grand intérêt jusqu'à la fin, restant parfois même étonnes qu'une\u2026 femme ait analysé avec autant d'acuité un vrai caractère, voire certains points vitaux de notre politique canadienne et certaine attitude de Vélément anglophohe vis- d-vis dex Canadiens français.Que Madame Gouin ait eu l\u2019opportunite d'étudier son caractère sur place, le tout est d'avoir su l'observer, et de l'avoir réalisé dans un dialogue seu- tenu et alerte.M, Jarques Auger sut incarner magistralement UN HOMME.On lui à cherché noise de ne s'être pas «asez départi de sa pravité, surtout lorsqu'il refuse Unpéro; n'empêche qu'il eut donner l'autorité voulue à .! eiproquement ! de la neige à Montréal et que \u201cLe Petit Studio\u201d qu'il apprécie beaucoup ef auquel il s'intéressa avant son départ possède deux belles classes d'Anglais qui viennent se reposer de Shakespcare en etudiant Molière, A.P.L'ESPRIT D'AUTREFOIS \u2018 ÉCHO D\u2019UNE PIÈCE DRAMATIQ UE CANADIENNE puisque tout convergeait vers lui et personne n\u2019oublicra ses accents si sincères dans sa dignité blessée.L'auteur lui donna une compréhension très humaine des faiblesses d'autrui, de sa femme même, qui le rendirent en tout point héros.Madcmotrsclite Antourwtte Gtroux (Odette) joua avec tendresse ot nuance son role de soeur dévouce ct admiratrice du grand homme.La scène du Dième acte, alors que Francine (Lilianne Dorsenn) et sa soëur Odette s'affrontent ct s\u2019accusent ré- de trahison faisait vraiment théâtre.Très gentleman, nous apparut M.Paul Charbonneau en ministre an- alais: c'est que cet artiste sait toujours se modeler une tête qui convienne à son personnage ct à en avoir l'interprétation exacte.On aurait prefere vor M.Duchesne moins fuyant; néanmoins son apparition, comme celle de Monsieur Gaston Datoiace anime une scène.Une mention de féminité et de sentillesse à Mile Yvette Lorrain en jeune fiile du monde.M.Alfred Brunet remplissait bien le vile de fils a papa.Madame Maubourg Roberval, fit bien la suffragette, et cette petite xcène, quoique peu utile pour le fond de la mièce, amusa baucoup tout comme celle de Mme Juliette Béliveau sur dérider.Une banniche comme Mlle Mia Riddez sera toujours ap- précice.L'auteur a done droit a nos com- diments sincéres et peut ge calculer hrureuxe d'avoir su attirer 13,000 spectateurs en 18 représentations: son héros ot lo rendre très sympa- thigne.M.A jee fil une tres belie composition de son rçle, très lourd.ce qui augure magnifiquement ln j Renaissance du Theatre.FRANCINE | 5 < 4
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