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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 31 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1938-12-31, Collections de BAnQ.

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[" REDIGEE EN COLLABORATION (Campenon) L\u2019'AUTORITÉ \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL : CENTS FRONTENAC 1233 25e ANNEE \u2014 No 1310.i me MONTREAL, 31 DECEMBRE 1938 Abonnement : $2.50 par année La farce communiste a Duplessis 3 Un heureux 1939 5 ar A Taurore de 1939 nous prions nos lecteurs et en général tous ceux qui s\u2019intéressent a \u201cL\u2019Autorité\u201d d\u2019accepter nos souhaits de bonheur.Notre journal est aujourd\u2019hui le plus vicil hebdomadaire de langue française à Montréal, ayant victorieusement traversé le cap de sa vingt-cinquième année d\u2019existence.Feuille foncièrement catholique, \u201cL\u2019Autorité\u201d a: toujours combattu les bons combats, tout en ne cachant pas sa façon de penser, lorsqu\u2019une cause en valait la peine.Elle entend continuer, et comme par le passé sans peur et sans reproche, quoiqu\u2019il puisse lui en coûter.Puisse le Destin lui être favorable ! GILBERT LaRUE.MONTREAL EST EN FACE D'UN DEFICIT DE MULT MILLIONS L'échevin Savignac, chef de l'exécutif, parlant en français, et l\u2019échevin Kerry, parlant en anglais vendredi soir à la radio, ont tous deux présenté une peinture plutôt sombre de la situation financière de la ville de Montréal à l'heure actuelle.Voici quelques passages, les plus caractéristiques, de leurs discours : \u201cNe soyons pas surpris\u201d, dirent les deux conférenciers, qu'avait tout d\u2019abord présentés Son Honneur le maire Houde, \u201cque la cité soit parfois embarrassée dans ses finances, si l'on songe que la province lui doit une somme d\u2019environ $3,- 817,000 au compte des allocations de chomage.Si ces sommes étaient payées comme elles devraient l\u2019être présentement, la position financière de la ville serait autrement plus avantageuse.\u201cLes anciens administrateurs ont prétendu tout récemment, juste à la veille de l\u2019élection que le surplus budgétaire pour les six premiers mois de l\u2019année se chiffrait à $340,000, ce qui est à tout le moins exagéré, que s\u2019il y a surplus il ne s\u2019élèvera pas à plus de $9,000 et encore n'est-ce que sur le papier.Ce surplus n\u2019est certainement pas confirmé, vbire même justifié par la façon dont les anciens administrateurs ont manipulé les fonds publics et ont équilibré plus ou moins le budget à coup d'expédients.\u2018Dans certains milieux, on nous a demandé si la cité pourrait équilbrer le budget cette année.La chose nous paraît fort improbable et vous pouvez vous faire une idée de la succession qui vient de nous être laissée par l'administration précédente.En consultant M.Lactance Roberge, directeur des Finances, ce dernier nous apprend que le budget se chiffrera par un déficit d\u2019environ $2,400,000, sans compter le coût des allocations de chômage que l\u2019on peut estimer à un chiffre global de $5,000,000 par année\u2019.UEL SERA DONC LE PROCHAIN SOUS-MINISTRE DES PECHERIES?Que l\u2019hon.J.-E.Michaud remplace le tory et francophobe Found par un fonctionnaire moins moule.\u2014 Plusieurs candidats.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 30.\u2014 L'honorable J.-E.Michaud, ministre des Pêcheries, aura bientôt à se choisir un sous-ministre, la place étant vacante depuis la veille de Noël.Les aspirants sont, on s'en doute bien, nombreux.Si d\u2019aucuns ont l'habileté nécessaire à de telles fonctions, d'autres.par contre, n\u2019ont tout au plus que le mérite d'être de savants tireurs de ficelles.En raison du rôle de premier plan que jouent les sous-minis- tres à Ottawa, les provinces dont, en l\u2019occurrence, les intérêts immédiats sont en jeu, sont le théâtre d\u2019une jolie cabale.Ainsi, la Colombie Anglaise désire voir accepter le major J.- A.Motherwell, agent du ministère des Pêcheries à Vancouver, tandis que la Nouvelle-Ecosse fait mousser la candidature de M.Vincent J.Pottier, député fédéral de Shelbourne- Yarmouth.Le Dr C.-J.Véniot, fils de l\u2019ancien ministre des Postes, feu l'hon, Pierre Véniot, représentant aux Communes le collège électoral de Gloucester, est poussé de l'avant par le Nouveau-Brunswick comme étant le type idéal.Ces concurrents déclassent, à première vue, tous les autres.A cela la province de Québec n\u2019est pas indifférente.Nous aussi avons des gens qui vivent de la pêche.Néanmoins, confiants dans le jugement de l\u2019hon.J.-E.Michaud, nous croyons que le prochain sous-ministre n'aura rien de son prédécesseur, M.William A.Found, ce dernier n'ayant laissé au département des Pêcheries d'autre réputation que celle d\u2019avoir, depuis son entrée en fonctions, en 1928, pêché en eau trouble.Francophobe farouche \u2014 et le service civil, hélas ! regorge de ces gens-là \u2014- le sieur Found, bien qu\u2019il fut attaché aux Pêcheries, n\u2019aimait guère le poisson, mais il mangeait à pleine gueule du \u201cCanayen\u201d.Bien que le mot \u201cfound\u201d signifie \u201ctrouvé\u201d en francais, tous ceux qui connaissent le \u201cdisparu'\u2019 déclarent que cette incompétence ambulante de 65 ans n'était en réalité qu\u2019une moule.Le cas du dénommé Found n\u2019est cependant pas unique.Beaucoup d'autres sous-ministres sont à la fois tories de la ° ce plus belle cau et francophobes d\u2019une eau beaucoup moins limpide.Il est temps qu\u2019un tel état de choses prenne fin.Sinon, le parti libéral sera le premier à en souffrir aux élections générales qui s'approchent, ons § 9 VIGILANT.@ 3 ENTRE HITLER ET \u201cWhat\u2019s in a name\u201d, Pascal, l\u2019homme aux \u201cPensées profondes, à écrit que si Cléopâtre, reine d'Egypte, avait eu le nez plus court, l'histoire du monde t'aurait | pus été In même.Supposons à Cléo- | pâtre un nez retroussé comme celui : \u2018de la défunte Marie Scapulaire, \u2018croyez-vous qu'Antoine se serait ! amouruché de cette Lorreur?Alors, j pas de querelle entre Octave et Antoine, pas de bataille d'Athium.Or un autre mystérieux tournant de l'histoire vient d'être révélé qu monde étonné.Ce fait s'accomplit le jour où dans un village autrichien, il y a près de cinquante ans, un douanier nommé Schicklgruber se rendit au bureau d'état civil et demanda à changer de patronyme.Il se mariait pour la troisième fois et désirait prendre le nom de sa jeune épuuse .ter.Le lecteur a compris, j'imagine, que le Destin se prononçait ce jour- \u2018à, avec autant de conséquences que le jour où il déposa une pierre dans la vessie de Cromwell.ce dont celui- ci mourut.Il parlait à l'oreille dv fonctionnaire autrichien et lui sait que Schicklbruger est un nom impossible à porter en certaines circonstances et que son fils, conducteur de peuples, ne réussirait qu'à condition de porter un nom simple, sonore, facile à retenir.\u201cWhats in a name\u201d, comme disent les Anglais.Des Allemands, des Autrichiens consultés afin de savoir si l'assemblage des syllabes Schicklbruger pouvait paraître ridicule, ont répondu: \u201cPas du tout, mais le nom est provincial en diable, et sent son terroir d\u2019une licue.C'est comme qui dirait chez nous l'assepoil, Tranchemontagne et Sansfaçon.Combien me, ont bien compris ce genre de péril.Les grands hommes n'acceptent pas toutes les fatalités.On n'aurait jamais pu crier en effet: \u201cHeil Schicklgruber!* forger les mots de schicklyrubérisme ou d'antischicklerubérien.Si par hasard le fils du douanier autrichien j avait hérité de son patronyme primi- \"tif, sa carrière eut été brisée presque au début.Consultez l'histoire.Entendez-vous nos fascistes canadiens, criant, au lieu de Heil Arcand \u2014Vive Passepoil?\u2014Vive Tranchemontagne! \u2014-Vive Sansfaçon! Il y a bien l'exemple de Napoléon, qui surmonta un handicap de linguistique, mais n'est pas Napoléon qui veut.; H s'appelait Napoléon Bonaparte et ses camarades de l\u2019école de Brienne se moquaient sans cesse de son nom qu'il prononçait avec l'accent corse : Napoleoné.Ils l\u2019appclaient la \u201cpaille-au-nez\u201d.Supposez que Napuléon se fut prénommé Timoléon.TI s'en fut tiré tout de même, et c'est Timoléon, ti- moléonien, timoléonisme qui nous pa- raitraient le vocable majestueux, épique.Si on en croit Rostand, l'auteur de \u201cL\u2019Aiglon\u201d, le-nom de Napoléon finit par sembler si noble à ses adversaires qu'ils répandirent la légende que c'était un nom usurpé et qu\u2019il s'appelait tout bonnement Nicolas.Ce fut peine perdue.MH aurait même supporté l\u2019antaléon \u2014 qui a donné Pantalon.le personnage des farces italiennes.Mais j'y pense: l\u2019antaléon, ne fut-ce pas le prénom d'un de nos licutenants-gouverncurs, l\u2019antaléon ! l\u2019elletier, dont l'aide-de-camp était le somptueux licutenant-colonel Vietor Pelletier.Si somptueux, même, qu'après leur visite à un couvent, une filletet disait à sa mère : \u2014 Nous avons reçu le lieutenant- gouverneur en bel uniforme, et il était accompagné d'un vieux monsieur en habit noir, son aide-de- camp.MISTIGRIS.IL LOUCHAIT Filant à toute allure, dans sa superbe voiture, un jeune homme qui eût été bien s\u2019il ne louchait pas, manque d\u2019écraser un piéton.Furieux, il l\u2019apostrophe avec véhémen- \u2014 Dites donc, vous! est-ce que vous ne pouvez pas regarder où vous allez ?Et le passant de répondre : \u2014 Et toi, espèce de malotru, tu ne peux pas aller où tu regardes ?2 sy KR] t ; NV 2 P/ EN SCHICKLGRUBER listes, Il y a toute une différence.\u2014 Pourquoi le père du futur' Fuhrer changea d\u2019étiquette : .qui s\u2019appelait Hit- ; di- | d'illustres, en prenant ce pseudony- \u201cwy APRÈS LA \u201cCONVERSION\u201d DE GASTON PILON, C'EST CELLE DE JEAN PERON.\u2014 \u201cPAS D\u2019ARGENT, PAS \u201c DE SUISSES !\u201d \u2014 LA RAGE DU PREMIER MINISTRE EN APPRENANT LA VICTOIRE DE CAMILLIEN.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u2019) Québec, 30.\u2014 L'impression que M.Duplessis a inventé de toutes pièces le danger communiste dans le Québec, afin i de le mieux combattre en instituant sa loi du cadenas, s\u2019af- | firme de plus en plus, Bien entendu, notre Mauricien, en pré- \u2018 sentant cette législation à la Législature, n\u2019entendait aucunement combattre les communistes, dont il n\u2019avait pas la moin- ! dre crainte.Son but était de ligoter les libéraux, les hamé- les gouinistes, enfin tous ceux qui tenteraient de l\u2019em- | merder.Il aurait commencé par cadenasser \u201cL'Action Ca-' \u2018 tholique\u201d, qu'il traitait de feuille communiste, si la crainte! | d\u2019encourir la colère du cardinal Villeneuve ne l\u2019en avait\u2018 empéché.Afin de tirer une vengeance sournoise du cardinal, | il prétendit que celui-ci avait demandé l'adoption de la loi; ; du cadenas, ce qui lui valut un cinglant démenti de la part | du prince de I'Eglise, dans un discours sensationnel \"a Sherbrooke, : J'apprends que ma dépêche de la semaine dernière, ac-| cusant MM.Duplessis et Hepburn de subventionner \u201cClarté\u201d , et \u201cClarion\u201d, journaux soi-disant communistes, imprimés à Toronto, a fait du chemin.Personne ne saurait nier, à moins.d\u2019être démuni de la plus petite parcelle d'intelligence, que.\u201cle fait, par \u201cClarion\u2019\u2019 de demander aux communistes de' Montréal, à peu près inexistants, de voter pour Camillien : | Houde au nom de l'idéal de Moscou, personne ne saurait nier que ceci est un article sollicité et payé.\u201cPAS D'ARGENT, PAS DE SUISSES !\u201d Les observateurs de quelque bon sens ont toujours pré- \u2018 tendu que les communistes du Québec, quelques centaines : de pauvres diables au plus, n\u2019ont toujours eu à leur tête que de sinistres farceurs.La \u2018\u2018conversion\u201d de Gaston Pilon fut' le premier exemple a citer.Apres avoir blasphémé a jets) continus, afin de se faire mettre en prison, cet individu pro-! clama soudain qu'il venait de voir clair et qu\u2019il allait désor- | mais assumer le rôle rempli par saint Paul.Les prédications de Gaston durèrent jusqu'à ce qu\u2019il fut arrêté pour avoir em-' poché les fonds destinés à une association de chômeurs céli- | bataires.Ce procés a été fixé au 10 janvier, et l\u2019on se de-' mande comment celui qui porte le titre de \u201cGrand Converti\u201d s\u2019en tirera.| Un deuxième \u201cgrand converti\u201d vient de surgir à l\u2019horizon : M.Jean Péron, qui fut candidat contre l\u2019'hon.Fernand ! Rinfret dans Saint-Jacques, à Montréal, et qui vint ici, a, Québec, tenir dans le quartier Saint-Sauveur une assemblée | ! publique qui ne se termina point, mais commença par une | bagarre.Le maire du temps s'était fait voter une somme de, ; plusieurs milliers de dollars.dont il ne rendit jamais compte, ; ; pour combattre le communisme et il est permis de se deman- | der aujourd'hui si M.Péron n\u2019avait pas été invité à jouer un.rôle là-dedans.D'où vient d\u2019ailleurs M.Péron ?Les uns le disent Français, les autres Belge, les autres Suisse, en vertu du proverbe : Pas d'argent pas de Suisses .\u201cLa Patrie\u201d dominicale, où M.Louis Francoeur, homme.lige de M.Duplessis, fait la pluie et le beau temps, nous | annonce (c\u2019est du moins ce que j'ai lu sur un placard à Qué- | bec) que M.Péron n\u2019est plus communiste; que ce qu\u2019il a vu au pays des Soviets a opéré sa conversion; que M.Péron est un érudit de bgnne foi, qui a le courage de brûler ce qu\u2019il a \u2018 adoré, dès qu\u2019il a constaté qu\u2019il adorait un faux dieu.Le premier article du nouveau converti paraîtra dans \u201cLa Patrie\u201d du ler janvier et Staline n\u2019a plus qu\u2019à éteindre sa pipe | dans le Kremlin.| Ceci étant, il ne faudrait tout de même pas prendre les Canadiens pour les derniers des mufles.Les Européens frais | débarqués dans cette province sont déjà si disposés à nous.juger pour des Algonquins, des Hurons et des Iroquois, : que nous aurions tort de les encourager dans cette voie.M.Péron est sans doute l\u2019un de ceux-là.Il passe pour être un ingénieur en mines qui se cassa une jambe dans on ne sait plus quelle aventure.Il fut alors recueilli par un monsieur qui n\u2019a rien de communiste, puisque c\u2019est un millionnaire gavé de contrats par l'administration Duplessis.Il fit ensuite deux voyages en Europe, dont le premier fut apparem- | ment payé par le Komintern, puisqu'il se rendit en U.R.S.S., mais nous croyons que les fonds de son second voyage vinrent d\u2019autres sources, puisque nous sommes en mesure de penser que M.Péron visita principalement l'Italie et l\u2019Allemagne (particulièrement l'Autriche) qui ne sont certes pas des pays communistes, Observons ici que M.Péron, dans les nombreuses rencontres qu\u2019il eut avec la police, ne reçut jamais le moindre horion, tandis que ses gardes du corps en prenaient plus que pour leur rhume.Evidemment la Providence, surtout depuis l'accession de M.Duplessis, opère beaucoup de miracles dans cette province, .LA RAGE DU \u201cNOBLE-LAID\u201d S'il faut en croire les méchantes langues, les Furies qui poursuivirent MacBeth, après l'exécution de son horrible forfait, n\u2019étaient que feux follets, comparativement aux excès rabiques qui ont secoué Le-Noble-Laid des Trois-Ri- vières, lorsqu'il réalisa l'étendue de la catastrophe survenue à ses principaux racoleurs lors de la toute récente consultation municipale à Montréal.C\u2019est pourquoi je suis forcé de m'\u2019incliner quand on m\u2019assure que le \u2018\u201ccheuf\u201d a, au cours d\u2019un conciliabule particulier.enrichi le vocabulaire national de maints termes cam- bronniens.L'on m\u2019affirme que, plongé dans la plus dangereuse des incohérences, il émule Svengate gardant sous le joug de ses yeux de hibou ses valets piteusement aplatis.Délaissant les gloussements d'amour qui lui ont valu de la part de certaines petites dames le qualificatif de \u201cbec de pigeon\u201d, le Cyrano trifluvien a chapitré d'importance ses mignons.Pendant ce qui parut un temps interminable à ses souteneurs ahuris, l'\u201cOgre National\u201d tonitrua sa rage à la ronde.Personne ne fut oublié.L'atroce situation durerait peut-être encore sans l'intervention opportune de l\u2019argenteux président du Conseil Législatif qui, las de hocher de la tête proposa, au grand soulagement de la confrérie .la mise en conserve de tous les griefs, afin d\u2019en faire autant des prononcé | \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee JOYEUX JOUR DE L\u2019AN! (D\u2019après \u201cLe Jour\u201d) Le bon peuple \u201ccanayen\u2019\u201d fait le beau réve que MM.Mackenzie King et Hepburn se donnent la main pendant que M.Duplessis s\u2019amuse avec quelques jouets.La proposition de la nouvelle administration municipale de convertir la dette consolidée de $231.000,000 afin d'obtenir un meilleur taux d\u2019intérêt nous rappelle une scène cocasse qui se déroula sous l'administration Ravnault & Cie.L'échevin Savignac demanda s'il était vrai que l'exécutif eût étudié la conversion de la dette; et Vineffable Taillefer, président.de répondre : \u2014 \u201cNon, nous n'avons pas encore étudié la \u201cconversation\u201d de la dette.\u201d Et dire \u2018que c'est à des ignorants pareils que \u2018nous confiuns la disposition d'un budget de plus de $10.000,000! Evidemment, la démocratie tourne à la muflerie, et il en sera de même aussi longtemps qu\u2019elle voudra penser par :les \u201cpieds\u201d au lieu de penser par la tête! * * * Le chroniqueur municipal d'un quotidien qui s\u2019est montré particulièrement cochon (pas le chroniqueur.mais le journal) envers le .! nouveau maire au cours de la der-; nière campagne, s'étonne que celui- ci ait donné l'ordre à son secrétaire de \u201cvider\u201d l'antichambre de son bureau des représentants de feuilles hostiles.Mon Dieu! notre maire est un homme comme les autres et il peut avoir ses petites rancunes: mais parions qu'avant un mois il pressera sur sa large poitrine les représentants des journaux autrefois \u201cvenimeux\u201d, car il aurait bien tort de les ostraciser indéfiniment.vu que parmi ces derniers, c'est à qui lui jettera les plus belles roses, a \u2018partir de \u201cL'Illustration Nouvelle\u201d qui.chaque matin, sur les ordres de M.Duplessis, son patron, ne manquait pas de traiter Camillien de communiste, en vertu de la manie du Mauricien de -eir un communiste chez tout adversaire.Puisqu'un régime \u201ccommunisse\u201d, selon l'expression du dictateur, est aujourd'hui au pouvoir, pourquoi ne met-il pas le \u201ccadenas™ sur l'hôtel-de-ville?Ce serait plus brave que de eadenasser la maison du québecois Lessard .* * * Le scribe du \u201cHerald\u201d ayant a apprécier la piéce \u201cVictoria Regina\u201d, jouée cette semaine au théâtre His Majesty's par la troupe de Gaby Morlay, n'est peut-être pas un imbécile, mais c'est à coup sûr un ignorant en fait de français.Ne s'est-il pas avisé de vanter le pur langage entendu en l\u2019occurrence, ce qui l\u2019a consolé, écrit-il, du mauvais français qu'il entend habituellement produits Raymond.ROBUR.à Montréal.Et il se sert du mot M.CARIGNAN BOTTERA.-T-IL DEHORS LE FRANCESCHINI?(Dépèche spéciale à \u2019L'Autorité\u2019) Québec, 30.\u2014 Depuis que l\u2019hon.Anatole Carignan est devenu ministre de la Voirie, le signor Vincenzo, alias \u201cJames\u201d, alias \u201cJim\u201d Franceschini n'en tire pas aussi large, lui qu, grâce à l'appui de son protecteur Mitch Hepburn, était devenu en quelque sorte le \u2018\u201c\u2018roi routier\u201d du Québec.Aussi bien, au lieu d'aller passer cet hiver trois mois en Floride selon son habitude, doit-il aller les passer en Italie, ou l\u2019attend le Duce, auquel il a présenté deux si beaux poneys.L'hon.M.Duplessis lui disait souvent de ne pas se présenter à son bureau exhibant sur le revers de son habit l\u2019insigne maçonnique des \u2018\u2018shriners™.L\u2019hon.Anatole Carignan serait allé encore plus loin.Il aurait exigé que l\u2019entrepreneur torontois se présentat à lui avec l'insigne des Chevaliers de Colomb, ce qui embéte royalement le Franceschini.Est-ce une manière comme une autre d'en débarrasser le Québec ?Oxo.\u201cpatois\u201d.Si ce critique allait ence.On peut dire que les barbiers de France, il constaterait que tous les; cet acabit ont atteint leur zénith Français n'emploient pas un langa-; du temps d'Adhémar-Deux et qu'ils ge aussi impeccable que Gaby Morlay et les siens, pour ne citer que I'argot parisien, comme s'il allait en Angleterre, il constaterait aussi que | les Londonniens n'ont pas lu même\u2019 prononciation que nos messieurs de, Est-il rendu dans un asile tutélaire?la partie-ouest.Est-ce à dire que les \u2018 Le déséquitibré qui essaya de former 200.000 Anglo-Saxons de la métropole parlent un patois?* * * Depuis quelque temps.trop longtemps même, les oreilles avec les auditions d'une chanteuse de \u201cla doulce France\u201d, qui Wa pas dù chanter de sa vie, si ce n'est il y a un quart de siècle, et qui n'a même pas la ressource d'être une \u201cdiseuse\u201d, bafouillant plus que prononçant ses mots.C'est le cas de la \u201ccélèbre vedette\u201d des cigarettes Buckingham.dont le ton lugubre et caverneux est plutôt approprié à un \u201cMiserere\u201d qu'à un chant d'amour.Quand donc on vient nous dire que Mlle Paulette Mauve est des Folies-Bergere, on nous passe à savon, si tant est que les Folies-Ber- Frère ne soient autre chose que le royaume\u201d de Ia chanson.Il est heureux pour elle que les directeurs de la compagnie Tucketts, ne comprenant sans doute pas un traître mot de français, n'ouvrent pas leurs radios au quart d'heure de Pauletteparce qu'il y aurait longtemps que la \u201cdélicieuse artiste\u201d, selon son introducteur, aurait fait ses malles pour l\u2019aris et plus vite que ça! \u201c * * Nous n'avons rien à dire contre les barbiers qui se contentent de raser les clients, car en général.ce sont de fort braves gens et il n\u2019y a pas de sot métier; mais nous avons beaucoup à dire contre les barbiers genre Adhémar Raynault, Jean- Baptiste Bellemare et autres, qui aspirent à raser impunément la population de Montréal ou de la provin- la radio nous barbe: ut : Acévécistes, * Jocrisses, sont en pleine décadence, depuis la chute de ce triste personnage, chute Accentuée par la \u201cBelle Mort\u201d du Jean-Baptiste de Maisonneuve.On n'entend plus parler de l'ex-maire.un Office D'Initiative Economique en opposant au Board nf Trade, à la Chambre de Commerce.à l'Association des Manufacturiers et tutti quanti, des écunumistes comme les les Acéjécistes et les était certes plus \u201cat home\u201d à l'asile de la Longue-Pointe qu'à l'hôtel de ville de la métropole du Canada.* * * Les belles et bonnes âmes dont nous sommes louaient les hautes vertus morales de M.Duplessis, lorsqu'elles virent ce vertueux célibataire charger sa police provinciale de prélever autant d'amendes qu'il se pourrait sur les maisons de jeu, de prostitution et d'autres commerces illicites.Nous pensions que la Ville retirerait une source de revenus dont elle avait fortement besoin de cette dime payée par les jouisseurs et les profiteurs.Eh bien! Montréal n\u2019a presque rien retiré des amendes imposées, tant par la Cour du Recorder que par la Cour des Magistrats, et le gouvernement provincial a encaissé S150,000, argent auquel il n'avait aucun droit.Puisque le Mauricien a déclaré au Stadium, au cours de la campagne de 1936, qu'il rendrait à la métropole les sources de revenus dont celle-ci avait été injustement privée sous l'ancien régime, M.Moude a donc bien fait de promettre aux électeurs, pendant la campagne municipale, de capter ces revenus promis mais non remis par M.Duplessis.VULCAIN.de ne r= = phys Page deux TROUBLANTE VISITE À UN SORCIER D\u2019AUJOURD'HUI On en trouve encore.\u2014 Ils mènent un vie paisible .et respectée.\u2014 Des gens qui se sont laissé prendre eux-mêmes à leur sorcellerie.\u2014 Interview.Un sorcier a tué un homme qu'il accusait de lui jeter des sorts.Cela s'est passé en France, mais aurait pu aussi bien se passer au Canada.Les journaux, comme on pense bien, se sont émus, et c\u2019est ce qui a engagé le grand hebdomadaire \u201cReflets\u201d à envoyer dans une commune de Seine-et-Marne, pas très loin de Paris, un représentant qui a pu constater que si les crimes de sorcellerie se font de plus en plus rares, les sorciers existent encore.Voici le palpitant récit du reporter : » La + Un dimanche après-midi, pluvieux et un peu froid, j'étais à boire quelque chose de carton de toutes les couleurs et des instruments bizarres.Dans la cheminée il y avait beaucoup plus de chenets, de pelles et de pinces qu\u2019il n'en faut pour supporter et entretenir un feu ordinaire.À côté un petit réchaud a alcool voisinait avec des casseroles de toutes tailles, dont la seule ressemblance tenait dans un dépôt gris noir collé au fond et sur les bords de chacune d\u2019elles.Au mur était pendue une petite armoire, tout a fait pareille à ces armoires de pharmacie qu'on voit dans les hôpitaux: mais elle était en bois brun, non ripoliné.Par l\u2019en- tre-bâillement de sa porte on voyait des fioles multicolores.chaud à l\u2019unique bistro du pays Quana j'essaie maintenant .LAUTORITE, MONTREAL, 31 DECEMBRE 1938 \u2014 - Her Hitler porte maintenant verres.des qui s'intitule bizarrement : \u2018de décrire \u201cl'antre du sorcier\u2019.3staminet.Je duis bien reconnaitre qu ily Je n'étais pas le seul à avoir, Ne contenait rien de bien ex- eu cette idée, ni même le seul travrdinaire, propre a frappes .° .° \u2018+ 1 .1 > e 1] > voir amor, Bouré tam, l'anatomie ma pipe.Aussi, vers quatre Fate ¢ ) ae \\e heures de l'après-midi, l'air, CIN est beaucoup plus IMpres- était lourd et coloré: on se sonnante.ey Jo voyait à peine d\u2019une table ij PUN [es ve Sante .So Fautre et quelques paysans dé-! les habitants vent avoir vu de socuvrés, qui avaient bien bu salle de consultation de mé- et qui ne jouaient même pas à : la belote, commençaient à par- | decin.; ler haut.Et lorsque mon sorcier eut Donc mes voisins élevaient ; tiré les rideaux et allumé deux de plus en plus le ton.À qui| bougies, je changeais d'avis: s'adressaient-ils?La patronne;tout prenait un sens nouveau demeurait placide derrière son et le décor s\u2019animait soudain, \u2014-\u2014 comptoir en gros bois et nel semblait preter aucune atten-\u2019 tion.APRES QUELQUES VERRES' Tout à coup, j'entends une\u2019 phrase qui me fit dresser l'oreille : \u2014 Dis-le, mais dis-le donc que tu cs un sorcier qui fait des guérisons et des envoute- ments.Un homme, semblable autres dans son costume des dimanches, se leva, pas très sûr de ses jambes, et vint s'asseoir à ma table.La patronne lui apporta une bouteille de vin gris, comme s'il s'agissait d'une coutume, el il commença un long monolugue : \u2014 Oui, je suis sorcier, parce qu'on l'est dans ma famille, de mere en fils, et puis de père en fille.Moi, je suts un fils qui le tient de sa mere, et ma fille, elle est déjà comme moi.Il ne s\u2019inquiétait pas de savoir si je l'écoutais en continuant à fumer ma pipe.Meme il n'aurait eu aucun plaisir à me voir m'intéresser à ses déclarations ou l'interroger.HN n'en poursuivait pas moins, d'autant plus lentement qu\u2019il uvait de la peine à trouver ses mots: \u2014 Vous vous demandez quel est mon métier, hein?Parce que ce n\u2019est pas un métier d\u2019être sorcier et que vous savez bien que je ne travaille guère à la ferme.Eh bien, je guéris les malades, vos tribunaux n\u2019y peu- lez, et je ne suis pas un ignorant.Il faudrait se lever de bonne heure pour me prendre.aux | se mettait en place.Une boule de verre que je n'avais pus encore remarquée miroita sous lu lumière des bougies.Sans doute était-ce un phénomène tout à fait naturel, mais elle me parut concentrer soudain toute la lumière de la pièce et je ne sais quel esprit.Allais-je croire & ce sorcier?H ne m'en laissa pas le temps, car il reprit son boniment.ENVOUTEMENTS ET GUERISONS Avouons-nous incapable de traduire sans le trahir l\u2019inter- | minable monologue qui suivit.S'il s\u2019adressait nominalement à moi, c\u2019est à lui-même que le sorcier parlait.| Tout de même j'ai pu recueillir quelques recettes, que; je vous livre comme on me les | à dites, sans vouloir vous conseiller de les essayer.Ces re-\u2019 cettes de la sorcellerie couran-; te vous les trouverez, avec des | variantes peu sensibles, dans: n'importe quelle région où of- des mots.Si vous avez peur des ser-' pents, il faut balayer les feuil- | les mortes devant votre porte, les soirs de pleine lune.Mais les serpents vous ses, ront bien utiles pour plusieurs ' recettes.Par exemple, si vous, souffrez de rhumatismes, n\u2019hé- > S ' J sitez pas à vous faire mijoter.vent rien: je connais la loi, al-| un bon bouillon de vipère, pré-; alablement coupée en mor-! ceaux.C\u2019est souverain et radi- L'abord, je ne fais rien de mal: : je ne rends que des services.| Alors, pourquoi chercherait-on du mal à celui qui n\u2019en fait pas cal: du moins mon sorcier l\u2019affirmait.! Par contre, il m'a semblé que la technique ou, du moins, le matériel des envoûtements aux autres?Il n'y a pas de sol métier: nous autres, on a ça: dans le sang; quand on est tout! petit déjà ça nous travaille.Ce-| lui des parents qui a le don le! voit bien et il vous apprend peu! à peu ses recettes.Lentement, parce qu\u2019il ne faut pas trop en savoir à la fois; ainsi voyez: ma mère m'a appris à \u201cdécas- ser\u201d les épaules quelque temps avant sa mort, quand elle se sentait déjà partir, et ma fille, elle ne saura pas de sitôt .Il n'avait pas besoin d'être questionné pour repartir de lui- même.L'ANTRE DU SORCIER Soudain il se leva, en disant: \u2014 Mais il faut que vous veniez voir: je ne vole pas l\u2019argent qu'on me donne; cela sup- Pose tout un attirail et puis il faut savoir écrire toutes sortes de mots.Je le suivis jusqu\u2019à sa maison que je connaissais bien et il me fit monter dans sa chambre.Sûrement, c\u2019est là qu\u2019on venait le consulter, car une sorte de décor était dressé avec un soin naïf: une lourde chaise, toute en bois, avec un dossier très haut, tenait seule le milieu de la pièce.Dans un coin, un guéridon avec des bougies en tas, quelques-unes neuves, quelques- unes peintes.Sur le même guéridon des plantes séchées et du buis encore vert ajoutait au désordre.De l\u2019autre côté de la chaise une petite table à deux étages, qui ressemblait un peu à un n\u2018a pas beaucoup changé depuis les temps les plus reculés.Ce que ne m'a pas dit mon sorcier, parce qu\u2019il ne le savait certainement pas, c'est que la pratique de l\u2019envoûtement, c'est-à-dire d'une opération tentée sur une personne et effectuée par le truchement d'une image ou d'une représentation de cette personne, remonte à l'antiquité et se retrouve chez tous les peuples.Aux philosophes et aux ethnologues de dire pourquoi: notre sorcier n\u2019était pas si savant et il faut vous contenter de son enseignement.Les clous continuent à jouer un rôle des plus importants: enfoncer trois espèces de clous dans Jl\u2019effigie d\u2019un ennemi pour la planter dans un arbre, c'est l'empêcher définitivement de nuire.De même lorsqu\u2019on traverse une bougie de trois clous et qu'on l\u2019allume.Dans sa demi-ivresse, quelque chose préoceupait notre sorcier : -\u2014 Surtout, il ne faut pas croire que ce soit mal, les en- votitements.Cela ne tue pas vraiment les personnes envoii- tées (sic) mais, après, elles ne peuvent plus faire le mal.Et, toujours, ce sont elles qui ont commencé; souvent en employant des moyens défendus, qui, eux peuvent faire l\u2019irréparable (resic).Comme le bien est toujours lié au mal, le métier de guérisseur va de pair avec celui d\u2019envoûteur.Je vous fais grâce établi, supportait des boîtes en des guérisons miraculeuses LES TELEPHONES TRAGIQUES A part la pièce \u201cAu Téléphone\u201d et le film \u201c0.K.\u201d, combien de drames réels se déroulèrent au bout du fil! On na pas cu ce fait divers phone, criant: \u201cNe le tue pas, en Amérique et d'autres enco-| mon Dieu, François, ne te tu: re que nous reproduisons: à: pas!\u201d Trop tard.Du moins sait- Toulon, France, une jeune femme est appelée au téléphone par son ami qu'elle venail d'abandonner : \u2014 Si tu m'abandonnes, disait l'ami, un ouvrier de l'arsenal nommé François Lucitelli, je me tue.Commie lu jeune femme ne semblait pas croire à la résolution du malheureux.il insista : \u2014 Réponds-moi immédiatement ou jappuie sur la ga- chette! L'homme tenait en effet un revolver qu\u2019il appuyait sur sa tempe : troisième sommation: \u2014 Tu ne veux pas?Eh bien, écoute! Une détonation.L'homme s'écroulait dans la cabine téléphonique: une cabine de taxi-' I ficient encore des sorciers\u2014on phone, cependant que des pas- i étouffée ; il ne veut pas être en- les appelle toujours ainsi à la sants accouraient.Quelques mi-' tendu; sans aucun doute, il té- campagne, où l'on n'a pas peur\u2018 nutes après, une jeune femme! léphone d'une pièce voisine de laffolée arrivait devant le taxi-/ celle où opèrent les bandits.Les que me conta notre sorcier: sur ce point, il ne tarissait pas de belles histoires, que vous pouvez tr,s bien imaginer.I! conclut cependant d'une façon charmante: \u2014 Tout cela ce n'est pas vraiment des miracles.c\u2019est un tour de main.Il y a des mots qu\u2019un romancier n\u2019inventerait pas.DESTIN DE LA SORCELLERIE Le sorcier parla longtemps encore.Je suis sûr maintenant qu\u2019il était sincère et qu'il croyait vraiment posséder un don.Mais c'était, à ses yeux, un don naturel et non pas merveilleux ou miraculeux.Pour moi je pensais que la sorcellerie est toujours la même: seulement on ne brûle plus les sorciers.Mais comment les juger?Font-ils du bien en versant un peu d\u2019espoir au coeur des hommes?Ou font-ils, sans le vouloir, beaucoup plus de mal que de bien, comme ce sorcier devenu meurtrier, il y a quelques jours, parce qu\u2019il croyait trop sincèrement à la sorcellerie?Au moment de conclure, je retrouve un simple fait divers, comme il en est parfois qui passent presque inaperçus et que je transcris simplement : Afin de conjurer le sort dont se croyait victime une malade imaginaire, un sorcier et une malade, entourée de son mari, de son père et de sa mère, s\u2019enfermèrent dans un local hermétiquement clos et se mirent en devoir de faire griller sur un réchaud à charbon un coeur de boeuf percé de 95 clous.Nul d'entre eux ne résista à l\u2019asphyxie et les habitants du village, \u201cloin d'attribuer cette catastrophe funeste à la vapeur combinée du charbon et du coeur brûlé dans un endroit privé d'air, crurent que c'était l'effet du pouvoir du démon qui avait tordu le cou à tous les malheureux, victimes de leur crédulité.\u201d Léon BASSAC.7 puis: | ! | ; i on que le désespéré ne parvint qu'à se blesser grièvement: on peut croire à une prochaine rc- conciliation et le cinquième acte du drame sera, nous l'espérons.heureux, L'AFFAIRE MILLS Moins favorable le dénouement de l'affaire Mills, en Amérique, il y a vingt-huil ans.Vers huit heures du soir, un poste de police est alerté par une sonnerie; au bout du fil, une voix à peine perceptible.C'est un enfant qui appelle et qui murmure: \u2014 Des voleurs sont chez nous .je suis seul avec ma! petite sceur .j\u2019ai peur.\u201cJ\u2019ai peur\u201d, le S.O.S.tragique! l'enfant parle d'une voix policiers demandent l'adresse, \u2014 Mettez des meubles contre votre porte, barricadez-vous, nous arrivons! Ils partent, À moins de deux ; cents mètres du poste de police, leur auto dérape, va se briser contre un mur; le policeman qui a pris la communication et qui sait l'adresse des petits enfants en danger est tué; deux autres sont légérement blessés; ils courent au poste, demandent le central téléphonique, s\u2019efforcent de retrouver l'origine du coup de téléphone; par un concours de circonstances navrantes, ils n\u2019y parviennent qu'après près d\u2019une demi-heure de recherches, ils repartent.Lorsqu'ils arrivent à la villa cambriolée, silence total.Ils enfoncent les portes, se hâtent: les deux enfants, 13 et 7 ans, gi- sent, égorgés dans le bureau.Détail sinistre: le garçon tient encore le téléphone à la main.Il semble bien, après enquête, qu'il ait été surpris par les bandits comme il allait lancer un deuxième appel, plus pressant que le premier.Il y a un peu plus d'un an (9 octobre 1937) un homme d'affaires nommé Adrian Jacobs, à New-York, recevait un appel: \u2014 Hello! Adrian?Je veux vous dire seulement ceci: je vais m'empoisonner aussitôt après avoir raccroché.Adieu ! Il avait reconnu la voix de sa femme, dont il était séparé depuis un mois, Il alerta le central.L'appel venait d'Hollywood.La police fut prévenue.Elle arriva trop tard.Emportée à l\u2019hôpital, Mrs.Jacobs, fut soignée énergiquement et ramenée à la vie.Appel analogue, le 5 janvier 1935, en Angleterre, à Coltishall.Un matin, William Neville Carpenter, assassiné par un de ses compagnons (William Wallen) eut la force, pendant que son meurtrier s\u2019acharnait sur lui, de faire tomber l\u2019appareil téléphonique (non automa- extremis, au hasard, sans savoir s\u2019il serait entendu.Il le fut.Mais Carpenter ne put cependant être sauvé: il n\u2019eut que le temps de dénoncer son assassin, qui, au surplus, se suicida avant d'être arrêté.DRAMES RECENTS Le 15 novembre 1927, à New-York encore, l'avocat Peter Olde était en conversation avec un de ses clients.M.Herbert Melsternecht, lorsqu'il entendit deux coups de feu.La conversation s'arrêta aussitôt, et l'avocat ne perçut plus que des plaintes, un râle.Melsternecht venait d\u2019être tué par son propre beau-frère avec la complicité, sembla-t-il, de sa femme.On assure que c\u2019est ce fait divers qui donna leur première idée aux auteurs du film O.Koù l\u2019on voit la petite amie du Jeune journaliste qui triomphe des gangsters apprendre l\u2019assassinat de son fiancé en écoutant une transmission radiophonique: devant le micro, le garçon fait le récit de ses exploits.Des complices de ceux qu\u2019il vient de faire arrêter surgissent derrière lui et l\u2019abattent à coups de revolver.On aurait beaucoup à dire encore sur ce sujet et d'autres connexes, Nous resterons sur un drame tout récent, et qui fit un énorme bruit en Amérique.Le 5 janvier 1938, la célèbre star Ruth Etting, la plus populaire chanteuse radiophonique du nouveau monde, recevait un coup de téléphone de son premier mari, le colonel Martin Snyder \u201cJe saute dans un avion, disait le colonel et je viens vous tuer; après quoi, je me tuerai aussi\u201d.La villa de Ruth, à Hollywood, fut immédiatement l'objet d\u2019une surveillance spéciale.On ne vit point le Colonel.Au bout de plusieurs mois, la surveillance fut abandonnée.Le 17 octobre dernier Ruth Etting dinait avec son second époux, Myrl Anderson.Surgit Snyder qui abat Anderson de deux coups de revolver pendant que la chanteuse demande téléphoniquement du secours; son S.0.S.est coupé de deux autres coups de revolver qui l\u2019abattent à son tour.Mais déjà la police est là : Snyder est arrêté; Ruth n\u2019a que des blessures superficielles.Moins de vingt minutes après le drame, toutes les stations radiophoniques américaines l\u2019annoncent à leurs auditeurs.C'est, croyons- nous, un record.Léon TREICH.SOUMISSIONS FOUR MACHINERIE D'USINE PDEs soumisaions cachetéen, portant a surcription \u201csoumissfon pour machine- rle d'usine\u201d, et ndresséen au directeur des rontrats, ministère de ln Défense natlo- nile, Ottawa, asront reguen Juxu À midi le mercredl 8 f-vrier 1939.Lex anumileslons ne seront prises en con- chlération que si elles sont faites sur les formules fournies par le miniatôre ot en confarmité den conditions qui y wont ati- pulées.On peut obtenir ces formules, de même que le cahler des charges, en n'h- dressant au directeur «don contrats, minin- têre de Ju Défense nationale, Ottawa: au commandant du district militaire no 6.Halifax, N.-E.\u2026.au commandant du din.triet œnllitaire no 11, Vietorin, C.-B, au Secrétaire du Haut Commleanriat pour le Cansdu.Cunodu House, Londres, Angleterre.Le ministère ne n'engage À accepter ni ta plus bagse ni Aurune den noumiasiona.I.R.LaFLECHE Soun-miniatre.Minislère de lu Défense nuglonate.Uttuwa, 1p 17 décembre 1934, tique) et de lancer un appel in QUI, 46-73:8-2, P.à.148.MOTS CELEBRES M faut toujours se montrer circonspect -lorequ\u2019il s'agit d'attribuer la paternité d\u2019un mot fameux.ombien par exemple n'a-t-on pas prété de nos propos humoristiques et qui leur étaient parfaitement étrangers à Tristan Bernard et à Bernard Shaw! Cambronne, le général de Napoléon, a toujours renié le mot légendaire que l\u2019on sait.Ce mot, paraît-il, serait dû à l\u2019un de nos confrères Bary de Saint-Vin- cent \u2014 mais on n\u2019en a pas la certitude absolue.La fameuse phrase de Gambetta, à propos de l'Alsace-Lorraine: \u201cPensons-y toujours! N\u2019en parlons jamais!\u201d ne fut pas imaginée par l\u2019illustre tribun.Il l\u2019avait empruntée à un magistral discours prononcé le 3 novembre 1871 par M.de Læspinasse, avocat général à Paris.Et M.de Lespinasse avdit lui- même.emprunté la phrase à L'Aventure de Luadislas Bolski, roman de Victor Cherbuliez.Dans Le Roman d'un brave Homme d\u2019Edmond About, on lit ces mots: \u201cJ\u2019aime ma femme aujourd'hui plus qu\u2019hier et bien moins que demain\u201d.Cette phrase ne rappelle-t-elle pas le poème de Rosemonde Gérard: L'Eternelle Chanson.Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.On a dit aussi que le cri de \u201cVive la Pologne, monsieur!\u201d avait été poussé par Charles Floquet.Or les recherches de Jules Claretie paraissent établir nettement que cette phrase est due à Gambetta.REFLEXION On dit toujours que la face du monde aurait été changée si le nez de Cléopâtre avait été plus long, mais on ne dit jamais que lu face de Cléopütre aurait été changée, elle aussi.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Je, AUDREY LOGAN, épouse séparée de corps et de biens de J.HAROLD WILLIAMS, demeurant tous deux en les cité et district de Montréal, donne par les présentes avis que je présenterai une requête, à la prochaine Session du Sénat du Canada, pour obtenir un divorce contre mon mari pour cause d'adultdre.Montréal, 17 décembre 1938.W.H.WILSON, Procureur de la Requérante.EN FAMILLE Ce jeune fat aime particulièrement une jolie femme qu\u2019il ne connaît que pour lui avoir été présenté, mais il a un talent de persuasion assez limité.Il la rencontre l\u2019autre jour.\u2014 Comment allez-vous, madame?Et monsieur votre mari?\u2014Très bien, je vous remercie.\u2014Comment se porte votre exquis bambin ?\u2014A merveille.\u2014Et votre délicieuse soeur ?-\u2014J'en ui les meilleures nouvelles.\u2014Madame votre mire est en bonne santé?\u2014En excellente santé .Le silence tomba.Alors la jolie femme : \u2014Vous savez que j'ai encore une grand-mère ?25e ANNEE \u2014 No 1310, AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est par les présentes donné que MARY FRANCES TODD LISTER, de la cité et du district de Montréal, de la province de Québec, sténographe, femme mariée sous le régime de la communauté de biens à Cyrill Law Cardwell, commis, de la cité et du district de Montréal, s'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son mari, ledit CYRILL LAW CARDWELL, pour cause d'adultère et de désertion.Daté à Montréal, province de Québec, le neuvième jour de décembre 1938.GAMEROFF & FENSTER, Procureurs de la requérante.Suite 909, Themis Building, 10 ouest, rue St-Jacques, Montréal, Qué.Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL'Autorité Enrecgistrée\u201d, a ses bureaux de rédaction ct d'administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal.Il est imprimé à \u201cL\u2019Eclaireur de Montréal Limitée\u201d, 1726, rue Saint-Denis.CHAMBRE CONFORTABLE \u2014 C'est ce que vous appelez une chambre confortable?Mais lorsque je serai couché, mes pieds passeront par la fenêtre.\u2014 Ça n\u2019a aucune importance: la fenêtre n\u2019a pas de vitres.votre bourse.OLD MULL BURNETT'S WHITE SEAGRAM°S (13 ans d'âge) SEAGRAM\u2019S (10 aus d'âge) SEAGRAM\u2019S (9 ans d'âge) SEAGRAM\u2019S (7 ans d'âge) (7 ans d'âge) SEAGRAM\u2019S Montréal SANDY MACDONALD HUNTLY BLEND ROBBIE BURNS .ST.ANDREW'S .LONDON DRY BURNETT'S LONDON DRY .BURNETT'S ORANGE GIN .VICKERS\u2019 LONDON DRY.SEAGRAM'S SUPERIOR .EXTRA SPECIAL.KING'S PLATE.SEAGRAM'S OLD RYE WHITE WHEAT .A WHISKYS SATIN RYE WHISKYS CANADIENS 13 oz.$1.50 $2.85 S4.25 \u201cv.0.\u201d.66 83\u201d e e eo eo i 10 oz.13 oz.Produits de U COURS des quinze jours qui vont suivre, dans toutes les parties du pays, des milliers de gens retourneront vers le vieux foyer pour y passer les fêtes.Des familles entières se réuniront, des vieilles amitiés seront renouvelées et partout îl y aura joie et gaité.Si, durant les fêtes votre foyer doit devenir le centre des réunions familiales et amicales, choisissez, parmi les marques célèbres ci-dessous, le breuvage qui conviendra le mieux à votre goût et à 13 oz.$1.38 26 « $2.60 13+ $1.3§ 2\u201c $2.60 13« $1.20 5 « $2.20 © $3.50 3\u201c $1.20 23\u201c $2.20 0\u201c $3.50 3\u201c $1.20 23\u201c $2.20 0 $3.50 26 oz.$2.40 o\u201c $3.58 >\u201c $1.90 0\u201c $2.85 3\u201c $2.00 0\u201c $3.00 >\u201c $1.90 \u201c $2.85 >\u201c $1.90 0\u201c $2.85 25 oz.40 oz.$1.20 $2.25 $3.35 25 oz.40 oz.$ .90 $2.10 $3.15 $ 90 $2.10 $3.15 25 oz.40 oz.$1.10 $2.05 $2.85 DISTILLERS CORPORATION LIMITED o JOSEPH E.SEAGRAM & SONS LIMITED Waterloo 25e ANNEE \u2014 No 1310, SOUVENIRS LITTERAIRES.LA MARCHE DE LA FOLIE CHEZ GUY DE MAUPASSANT Victime du champagne, de l\u2019éther et de .l\u2019éternel féminin.\u2014 La péur de la mort.\u2014 Lancement d\u2019une bouteille de vitriol.\u2014 Petite fin d\u2019un grand homme.Je manquais rarement d\u2019assister, à la Salpétrière, aux célèbres Leçons du mardi du professeur Charcot, consacrées principalement à sa grande hystérie et à l\u2019hypnotisme.Le Grand amphitédtre était occupé jusqu'à la dernière place par le Tout-Pums: des écrivains, des journalistes, des ac- leurs et actrices en vogue, d\u2019élégantes demi-mondaines, tous dominés par la curiosité morbide de voir le phénomène de l\u2019hypmotisme presque entièrement oublié depuis le temps de Mesmer et de Braid.Ce fut au cours d'une de ces conférences que je fis la connaissance de Guy de Maupassant, alors célèbre par sa nouvelle Boule de Suif et son inoubliable Maison Tellier.Nous avions d'interminables conver- sutions sur l\u2019hypnotisme et toutes sortes de troubles mentaux; il ne se lussait jamais de tirer de moi tout ce que je pouvais connaître dans ce domaine.Il voulait aussi connaître tout ce qui se rapporte à la démence: il recueillait alors la matière de son livre terrifiant Le Horla, peinture fidèle de son destin tragique.H m'a même accompagné un jour duns une visite que je fis à la clinique du professeur Benmheim, à Nancy, lequel me mit en garde contre les fausses théories de l\u2019école de lu Salpétrière en ce qui concerne l\u2019hypnotisme, grandeur, Il venait souvent me voir avenue de Villiers, et là, assis dans un coin de ma chambre, il me regardait en silence avec cette fixité morbide de son regard que je connuissaie si bien.Souvent il restait plusieurs minutes à se regurder dans lu glace de la cheminée, comme s'il cut regardé un étranger.Un jour, il me raconta qu'étant assis à sa table de travail, tout occupé à son nouveau roman, il fut grandement surpris de voir un étranger s'introduire chez lui nonobstant la vigilance de son valet.L\u2019étranger s'assit en face de lui, à la table de travail, et se mit à lui dicter ce qu'il était en train d'écrire.IL allait sonner à François pour le faire mettre dehors lorsque, à sa grande surprise, il s'aperçut que l'étranger c'était lui-même.Deux jours plus tard, j'étais à côté de lui, dans les couloirs du Grand Opéra, regardant Mlle Yvonne qui exécutait un pas de quatre en souriant dis- crétement a son æmant, dont les yeux ardents ne la quittaient point.Nous soupämes tard dans le petit et élégant appartement que Maupassant venait de prendre pour elle.Elle avait enlevé à l\u2019eau le rouge de son visage, et je fus frappé de voir combien elle paraissait pâle et fanée, comparée a ce qu'elle était quand je la vis la première fois sur J'ai passé également deux jours |le yacht.sur son yacht, en qualité d'ho- te Elle me dit qu'elle prenait toujours de l\u2019éther quand elle Je me souviens parfaitement | dansait, qu\u2019il n'y avait rien de quand nous restimes toute une nuit a parler de la mort dans le petit salon de son Bel Ami, ancré hors du port d\u2019Antibes.Il avait peur de la mort.H disait que l'idée de la mort le quittait rarement.I voulait connaître tout sur les différents poisons, la rapidité de leur effet ct leur bénignité relative.H devenait plus particulièrement insistant quand il me questionnait sur la mort en mer.Je lui dis que, ; selon moi, la mort en mer est .relativement douce sans une.ceinture de sauvetage, mais qu'avec une bouée de sauvetage la mort est des plus atroces.Je le vois encore fixant ses yeux sombres sur les ceintures de sauvetage qui pendaient près de la porte de la cahine, et ; disant qu\u2019il allait les lancer par-dessus bord le lendemain.: Je lui demandai s\u2019il avait l\u2019intention de nous envoyer au fond de la mer pendant notre croisiére en Corse.Il garda le silence un instant.pensait qu'après tout il valait mieux mourir amoureux d'une femme.Je lui dis que, du train où il allait, il avait plus d'une chance de voir comblé : son voeu, LE \u201cTAUREAU TRISTE\" | \u201cNon\u201d, dit-il finalement.H \\ Tandis que je parlais, Yvonne se réveilla, demanda, à moi- tid grisée, un autre verre de champagne, puis se rendormit la tête sur ses genoux.Elle était danseuse de ballet, à peine âgéc de dix-huit ans, poussée par un mieux marcheur dans les coulisses du Grand Opéra, se laissant maintenant aller inévitablement à la des- , truction complète, à bord du Bel Ami, sur les genoux de son terriblé amant.Je savais qu'aucune ceinture de sauvetage ne pouvait la sauver, je savais qu'elle l\u2019eût refusée si je la lui avais tendue.Je savais qu'elle eût donné son âme, au mâle insatiable, qui n'avait affaire cependant qu\u2019à son corps.Je savais le sort qui l'attendait, ce n\u2019était pas la première jeune Î fille que je voyais reposer sur ses genoux.À quel point était- il responsable de sa conduite, ceci est une autre question.La peur qui hantait nuit et jour son cerveau inquiel se trahissait déjà dans ses yeux; dès lors je le considérais comme un homme perdu.Une femme après l'autre venait, en une interminable succession, hâter l'oeuvre de la destruction, des femmes recrutées dans tous les milieux, depuis le faubourg Saint-Ger- main jusqu'aux Boulevards, des actrices, des danseuses de | ballet, des midinettes, des gri- \u2018 settes, des prostituées ordinaires.\u201cLe taureau triste\u201d, ainsi l'appelaient ses amis.HN était fier de ses succès, s'insinuant toujours auprès d'étranges femmes de la haute société que son fidèle valet, François, introduisait dans son appartement de la rue Clauzel \u2014 premier symptôme de sa folie de comparable à l\u2019éther pour se remonter; toutes ses camarades prenaient de l'éther, y compris le directeur du corps de ballet lui-même (et en effet, je l\u2019en vis mourir quelques années plus tard, dans sa villa de Capri).LE VITRIOL Yvonne absorbait par dou- saines de bouteilles de foie de morue pour pouvoir grossir : elle savait que son amant n\u2019au- mait point les femmes maigres.Ce fut en vain.Bientôt il ne resta de sa belle jeunesse que ses yeux adorables, rendus brillants par la fièvre et l'éther.La bourse de Maupassant lui resta ouverte, mais ses bras ne tardèrent pas à se refermer autour du corps d'une de ses camarades.Yvonne lun- ça une bouteille de vitriol à la face de sa rivale; par bonheur, elle rata à moitié son coup.Elle s'en tira avec deux mois de prison grâce à la grande influence de Maupassant el à un certificat de moi où je déclarais qu\u2019elle n\u2019avait plus que deux mois à vivre, Un mois plus tard, je la retrouvai, par hasard, dans un lit de Saint-Lazarre \u2014 dernière scène de la Via Crucis, où vont échouer les femmes de Paris tombées et désespérées.Je lui dis que je mettrais au courant Maupassant, que j'étais sûr qu\u2019il viendrait aussitôt la voir.Je me rendis chez Maupassant ce même après-midi : il n'y avait pas de temps à perdre, il était clair qu'elle n'avait que quelques heures à vivre.Le fidèle François se tenait à son poste, tel un Cerbère, veillant à ce qu'aucun intrus ne déran- gedt son maitre.J'essayai en vain d'être introduit : la consigne était sévère, aucun visiteur ne devait être admis sous aucun prétexte : c'était toujours l'histoire de la dame mystérieuse.Tout ce que je pus faire ce fut de griffonner un mot au sujet d\u2019Yvonne.François promit de remettre le billet à son maître.L'a-t-il fait ?C'est ce que je ne sus jamais.Il est probable qu'il me l\u2019a pas remis, car il s\u2019employait toujours à éviter à son maître les complications avec les femmes.Lorsque, au matin suivant, jlarrivai à Saint - Lazarre, Yvonne étail morte.Deux mois plus tard, je revis Maupassant dans le jardin de la Maison Blanche, hospice bien connu, à Passy.Il se promenait au bras de son fidèle François, lançant de petits cailloux sur les plate-bandes de fleurs avec le geste du Semeur, de Millet.\u2014Vois-tu ces fleurs?disait- il.Pourvu qu\u2019il pleuve, elle repousseront cet été, comme des petits Maupassants.Axel MUNTHE.(Traduit de l\u2019anglais par B.Ben Ezra.) vais) AN, le soir de t < fe mandie Roof, LN passée avec vos amis dans continental, au rendez-vous de Montréal.Lloyd Huntley au rythme de sa musique ¢ début de l\u2019année 1939! Déjeuner $2.00 1 Célébrez la veille du NOUVEL portant de l\u2019année, sur le Nordu genre en Amérique! Vous ne regretterez pas cette nuit de fête rendra inoubliables ces premières heures du Retenez vos billets dès maintenant Veille du Jour de l'An\u2014$7.50 le couvert Avec Lloyd Huntley, son orchestre et un grandoise spectacle HOTEL MONT-ROYAL L'AUTORITE, MONTREAL, 31 DECEMBRE 1938 gala le plus im.le seul endroit un atmosphère le plus brillant et son orchestre, ntrainante, vous \u20ac couvert C'était un grand acteur et un grand enfant, dit Antoine\u2014 Triomphe à Montréal.Le grand acteur français Gémier est venu au Canada vers 1924.A Montréal, il remporta un très grand succès.Il est mort, il y a cing ans.Celui qui, à part d'être un grand uc- teur, fut un organisateur puissent, un novateur même dans la mise en scène, est déjà presque oublié, et c'est regrettable.* * * Cet oubli, écrit un chroniqueur parisien, Antoine le déplorait avec nous en évoquant quelques souvenirs.\u2014 Gémier, nous disait-il, était une nature un peu ingrate, impulsive, parfois violente, mais généreuse et désintéressée; au fond c'était un enfant, mais un enfant che: qui la matière était riche, il suffisait de savoir l'exploiter.Suivez sa carrière: pendant qu'il est chez moi, c\u2019est le \u201cCantounier\u201d de Blanchette, le \u201cpère\u201d dans les Tisserands; dans tout ce qui est role de composition il est vraiment supéricur.Dés qu'il est son maitre il s'amuse à jouer Hoche en culottes courtes.un enfant vous dis-je.\u2014 Mais quand connu?\u2014 Gémier a dû m'arriver vers 1888, il était tout jeune, je lui avais donné un bout de rôle dans une pièce de Jules Julien: je me suis absenté au début des répétitions, et à mon retour plus de Gémier, Jules Julien Iui avait retiré son rôle où il ne faisait pas l\u2019affaire.\u2026.\u201cJe l'ai repris trois ans après et nous sommes restés longtemps ensemble, il m\u2019a mé- me suivi à l\u2019'Odéon; une amitié sincère mous unissait, si bien qu\u2019à la fin de chaque année je lui remettais an contrat signé en blanc, il n\u2019en a jamais abusé.\u201cCe doit être cn 1901 que nous nous sommes séparés; il a pris à ce moment la Renaissance pour monter la Vie Pubiique de Fabre.Puis il m'a succédé\u201d.Sur cette succession Antoine nous paraît un peu réticent; un silence puis il reprend: \u2014 Vous savez que c'était un ami de Briand! ils s'étaient connus traversant l'un et l\u2019autre des moments difficiles.Briand arrivait de Nantes sans un sou en poche et Gémier n\u2019en avait pas davantage, ce sont des moments que l'on n\u2019oublie pas, et Briand l\u2019'aimait beaucoup.C'est d'ailleurs lui qui est intervenu pour que je lui cède le théâtre\u201d.A ce moment nous comprenons enfin les ré- l\u2019avez-vous ticences d'Antoine, lorsqu'il lâche: \u201cce théâtre qu'il a déclassé en montant Sherlock Holmès\u201d.Oh! nous avons polémiqué en diable, ajoute Antoine, mais motre amitié ne s'en est jamais ressentie\u201d.Maintenatit nous évoquons l\u2019Odéon, d'où Gémier aurait\u2019 pu, changeant de rive, passer & la Comédie-Française, mais à était bien trop acteur pour n'é- GEMIER | SUR TOUT ET | SUR RIEN Ane y soit qui mal y pense ! o ge Nombre de lecteurs ont dit croire Cocantin disparu à jamais dans rat banc de neige! M n\u2019en est rien puisque me revoici à nouveau.Certaines personnes très compétentes, ayant jugé que je devais avoir un appendice peu orthodoxe, décidèrent de me l\u2019enlever xans autres formes de procédure.C\u2019est ce qui m'a valu l'honneur (très apprécié) de visiter dans tous ses détails un hôpital de la métropole, et d'être encore actuellement en convalescence, ce qui n\u2019est pas du tout désagréable.= = Je reviens donc à la façon des revenants pour souhaiter à tous mes nombreux lectrices et lecteurs un joyeux Jour de l'An, \u201cquantion sa- tz\" bien entendu.+ = La revue \u201cCan-Can\u201d change de direction.Mieux, toujours mieux sera sa devise.Je souhaite \u2014 puisque c'est le temps des souhaits \u2014 tout le succes possible an nouveau directeur.Gui, plante sacrée des Gaulois, n'est pas tout à fait étran- père & ce potin.On me comprendra mieux quand on saura le nom de ce nouveau directeur.Il a déjà été l\u2019un des meilleurs chroniqueurs sportifs de la \u201cPresse\u201d.it * + = Des \u201cgosconnades\u201d n'ont jamais aidé un homme a se faire élire maire.Encore moins quand il s'appelle dépa Gascon.Quel \u201cgaudéamus\u201d quand on apprit la victoire de ce vieux Camillien.* * +#* Les \u201cadhémardes\u201d ont véeu! Vivent les \u2018camilliennes\u201d! * * * M, Phil Malouin, étudiant notaire et principal chroniqueur sportif au \u201cQuartier Latin\u201d, journaliste de vieille souche et jeune pouce de Valleyfield s'en ira bientôt à New-York sité de Montréal.Espérons que l\u2019Ude M.remportera une éclatanie victoire chez nor voisins.Cocantin ne * * * Per obitum lege, quaeso.perinde ac cadaver COCANTIN UNE FAIBLESSE Mme X .est bien connue dans les milieux mondains de Paris pour sa coquetterie et l\u2019on a quelque gêne à le dire pour les facilités qu'elle offre, Hier, son mari se précipitait en plein affollement chez le médecin de la famille.\u2014 Docteur, accourez vite, ma femme vient d'avoir une faiblesse.Alors l'autre, étourdiment : \u2014 Pour qui?L'Odéon! Que de souvenirs pour Antoine, depuis Jules César, sa première grande création jusqu'à Psyché.\u201cun triomphe dans lequel j'ai été enseveli\"\u201d dit-il; et il ajoute: \u201ctout ça m'a bien.coûté un million, que je ne regrette pas, je me suis si bien amusé!\u201d Mais Antoine abandonne ses souvenirs personnels, il nous parle maintenant df Andrée Mégard qui fut la brillante compagne de Gémier, des incursions malheureuses de ce dernier dans le cinéma, ineur- sions qui lui coûtèrent tout ce qu'il\"possédait.\u201cUn très grand artiste, et un grand coeur, sans doute, conclut Antoine, mais un enfant.\u201d tre qu\u2019un administrateur.Henri CORNELLIER avec le club de hockey de U'Univervous oubliera pas dans ses prières.| po) THEATRES | Page trois p_\u2014\u2014 SPORTS AU SAINT-DENIS Naturellement on a hite de voir en chair et en os le créateur de \u201cFleur Bleue\u201d et de \u201cJe Chante\u201d.Charles Trenet.Le film \u201cLa route enchantée\u201d, premier film de Charles Trenet prend l'affiche dès aujour- d'hui au Saint-Denis.Inutile de dire que la présentation de ce film est un grand événement et qu'il y aura foule au Saint-Denis.H ne faut pas chercher en Trenet un chanteur sentimental, un romantique.Charles Trenet est un comique loufoque; c'est un puète-fantai- siste; c\u2019est comme on l'appelle en France le \u201cfou\u201d chantant.Le second film à l'affiche est \u201cLa Tragédic Impériale\u2019 \u2019ou \u201cRaspoutine\u2019 \u2019avec Harry Baur dans le rôle de l'affreux moine-monstre.Pierre Richard-Willm et Carine Nelson sont avec Marcelle Chantal et Jean Worms les protagonistes de cette production extraordinaire.AU LOEW'S \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 AU CINEMA DE PARIS \u201cKatia\u201d le nouveau film de Daniclle Darrieux, est attendu avec impatience, Pour commencer la nouvelle année, la direction du Cinéma de Paris a cu la main heureuse en choisissant ce film, le premier tourné en France par la vedette internationale à son retour d'Hollywood.\u201cKatia\u201d c'est le nom de la jeune princesse Dolgorouski, qui devint le \u201cdémon bleu\u201d du tzar Alexandre II.Le film est basé sur des événements historiques auxquels la princess Bibesco, auteur du scénario, à ajouté très peu dans l'ordre romantique.AU PALACE Les adaptations d'oeuvres lyriques à l\u2019écran, et plus particuliere- ment les transpositions d\u2019opérettes américaines, et coïncidence remarquable, celles qui unt pour vedettes Jeannette MacDonald et Nelson Eddy, ont toujours rencontré la faveur des cinéphiles.C'est ce que Le Loew's présente cette semaine nous auruns occasion de constater,! à ses habitués In revue \u201cFolies de une fois de plus cette semaine, au ; Paris\u201d, divertissante représentation cinéma Palace, alors que l'on pré-| vaudevillesque et musicale, remplie sentera en primeur \u201cSweethearts, | de numéros originaux autant que Après Ja \u201cNaughty Marietta\u201d del variés.Ce sera une des revues les Victor Herbert, ln \u201cRose-Marie\u201d, de ; plus luxueuses de la saison.Plus de Friml et \u201cMaytime\u201d de Stromberg, cinquante artistes de premier plan on aura donc de nouveau le plaisir }y participeront, chacun dans un nu- d'entendre ces excellents chanteurs |méro approprié à son talent.que sont MacDonald et Eddy dans ; Sur l'écran, la direction présente une opérette de Victor Herbert.|\u2018Annabel Takes A Tour\u201d avec Jack |Oakie et Lucille Ball.C'est le se- ve cond d'une série de films sur les À L\u2019IMPÉRIAL aventures d'Annabel, jeune fille fan- Les films des frères Marx, tout | vaudevilesques qu\u2019ils sont.ne sont : tasque en mal de publicité.pas moins populaires.On devrait | AU PRINCESS plutôt dire qu\u2019ils doivent justement ; La direction du Princess présente Sisters\u2019 \u2018avec ALLONS! DEBOUT LES MORTS! Les morts, auxquels nous fuisons allusion.on s\u2019en doute quelque peu, ce sont les Cunadiens de Montréal, ces as entre les as du hockey, qui devaient tout révolutionner cette année en fait de victoires, mais qui accusent présentement bien plus de défaites que de triomphes.Décidément, tout cela fait pitié.Qui donc rortira de leur sépulere ces pauvres Canadiens tuant éprouvés?Notre critique n'est pas dirigée dans un but destructif, loin de là, mais plutôt pour secouer les endormis et enfin ceux qui, selon nous sont responsables des mésaventures sportives de notre club local de hockey.Si le Canadien rontinur ta série de ses exploits, il n\u2019y aura bientôt dans les loges et l'amphithéâtre que quelques poignées de fidèles qui voudront tenir Lon dans l'espoir que nos \u201cmorts seront bientôt debout\".C'est à espérer, mais comme socur Anne, nous ni.voyons encore rien venir.La lenue de nos équipiers cet vraiment dé- courugyeante et c'est à se demander sile club des Mille-Vuches ne ferait pas meilleure figure, Chacun des joueurs jour son petit role individuellement, sans s'accuper de ses voisins of nous serions bientôt tentés de croire qu'il ya de lu zizanie par- mu les joueurs.Si vraiment, il y @ manque d'entente, autant vaudrait que les dits joueurs sont licewneiés et en vitesse, ca: toute maison divisée contre elle-méme, disent les Ecritures, doit périr.Dans le passé, on a puut-étre porté Prop ours nues in science, l'hubileté, le courage, la rapidité des \u201cFlyino Frenehmen\u201d.IL faut dire qu'auparavant, ces qualités réqnaient +2 maîtresses et quil y avait de d'esprit de corps.M appartient donc à nos joueurs de ne pas faire mentir la réputation que les anciens ont créée an Canadien.Bow save we pont gue pti! DISCOROLE COMMENT ON ENTEND LE SPORT AU PIED DU VESUVE Paris.\u2014 Je voudrais que les Or épncimi, en dernière deen- habitués de Colombes ot do re, que des Noyolituins out Pare des Princes cussent is dimanche à l'écoute pour se ré- OCOD) SIC Lies quite Ogg 40 leur popularité à la part très large | cette semaine \u2018The qu'ils font au vaudeville.Il en est ainsi de \u201cRoom Service\u201d, comédie inénarrable, remplie d'incidents sans | Bette Davis et Erroy Flynn.L'intri- ue de cette pièce se passe au début \u2018du XXe siècle, lors des élections de suite les uns les autres.; Théodore Roosevelt.Ceux qui ont lu Comme second film uu program- ; l'ouvrage de M.Brinig, l\u2019un des ru- me, on présentera \u201cA Man To Re- mans les plus populaires au cours member\u201d.Les principaux rôles sont | des dernières années, se sont plu à joués par Anne Shirley et Edward !suivre avec intérêt sans doute l'his- Ellis.AU CAPITOL \u201cArtists and Models Voilà un film entraînant, rempli de situations imprévues et interprété par une brillante troupe de comédiens, tous plus populaires les uns que les autres.le film met en vedette Jack Benny et Joan Bennett.L'intr:gue, comme le titre peut le suggérer déjà, promène les spectateurs d'une place à l\u2019autre, sans que ceux-ci en soient incommodés le moins du monde.Des sujets courts et des actualités de la semaine complètent le programme.HELEN HAYES AU MAJESTY C\u2019est probablement dans \u201cVictoria Regina\u201d de Laurence Housman que Helen Hayes remporte son plus grand succès et où elle brise tous les records d'assistance.C\u2019est la semaine prochaine que l'on verra cette artiste remarquable dans l'oeuvre qu'elle a pour ainsi dire immortali- see, au His Majesty's.Il y aura deux matinées mercredi et samedi.Tout fait anticiper un franc succès pour la version anglaise de cette | pièce.JEAN, JAC ET JO AU MONUMENT NATIONAL Le célèbre trio qui a connu de si beaux succes i \"Alhambra de Londres et à l'A.B.C.de Paris paraîtra en scène du Monument National des le 10 janvier prochain avec Lys Gauty et Guy Berry.Tous trois sont Abroad\u201d! ; \u2018toile des trois jeunes soeurs vivant dans une petite ville minière du Montana, et plus particulièrement de l\u2019ainée (Mlle Davis), qui épouse ; un journaliste (Errol Flynn) et va vivre avec lui à San Francisco.L'ORIGINE DU HOCKEY | | SUR GLACE Le sport du hockey sur glace a | pris de nos jours un trés grand dé- ! veloppement.Des matches, suivia ;par une nombreuse assistance.se déroulent régulièrement dans les principales cités d'Europe.Cette vogue a donné prétexte, au Canada, à une controverse assez vive, | 1] s'agit, en effet, de savoir où est né le hockey sur glace, en quel pays, ten quelle ville il fut pratiqué pour la première fois.: Le Canada et plus spécialement 1 Halifax et Kingston se disputent cet ; honneur.! Lorsque la campagne de Crimée | fut terminée un régiment, le \u201cRoyal t Canadian Rifles\u201d fut formé avec les | soldats qui avaient pris part a cette ! guerre.| Ce régiment est devenu l'actuelle i \u201cRoyale Artillerie montée Canadi- | enne\u201d.En 1860 le régiment fut scindé en : deux parties.Une moitié prit ses | quartiers à Kingston tandis que l'autre s'établissait à Halifax.La moitié, casernée à Kingston, t occupait de vieux et historiques ba- .timents sur les bords du lac Ontario, | et c\u2019est sur les eaux gelées de ce lac galer des clameurs et des sis- flets de leurs collègues napolitains, Hs auraient peut-être compris ce que c'était quinn foule injuste pour qui le spo! n'est plus qu'une passion malsaine.Certes, Paris n'a jamais\u2018 fait à des joueurs étrangers un accueil aussi féroce.Mais i nous est arrivé, à nous aussi, de reprocher à nos visiteurs la moindre faute comme un \u20acre- me et de considérer chaquu blessure reçue par un Fran- Cais comme une tentutive d'as- t } ! È : que les soldats commencèrent à pra-: | Haver le hockey sur glace._ Mais non loin de là, l'autre moi- ;tié du régiment prenait d'identiques ébats.En sorte que, pour départager i t | i Kingston et Halifax, on peut dire.| Que le hockey sur glace prit nais- : \u2018sance, en 1860, sur le lac d\u2019Ontariode nationalité différentes: Jean est : Ajoutons cette précision que les français, Jac est Suisse et Jo est | règles adoptées alors et qui resté- Hollandais, mais tous trois français de coeur ct de langue.HISTOIRES MARSEILLAISES Titin se promenant sur la Canebière rencontre son ami Olive qui sortait d\u2019un bureau de tabac.Comme il y avait longtemps qu'ils ne s\u2019étaient vus ils se mirent à blaguer de choses ct d'autres et notamment sur la cherté de la vie, les décrets- lois, etc.Tout à coup, Titin demande à Olive: \u201cEt ton fiston, qu\u2019est-il devenu?\u201d, et Olive dit qu\u2019il avait trouvé une bonne place à Paris et que depuis peu il était parti, mais, lui dit- il: \u2018Tu sais comme je l'aime, mon petit, et cette idée qu'il est loin me rend un peu neurasthénique, aussi je lui écris tous les jours et le temps me parait moins long, cependant tu vas avouer qu'une lettre qui était à 65 centimes va coûter 90 centimes, c'est un peu cher pour écrire, mais tu sais Titin, à moi, ils ne m'auront pas, car avant l'augmentation, je viens de faire provision de timbres à 65 centimes.\u201d A L\u2019AFFICHE sont | rent en vigueur de 1860 à 1870 fu- {rent élaborées à Halifax.Dans cette question de priorité, la vieille Europe n'a-t-elle pas son ;mot à dire?Nous avons consulté l'Encyclopé- I die Britannique, généralement fort .: bien documentée sur les sujets sportifs, mais elle manque de précision quant au hockey sur glace.Elle se contente d'indiquer qu\u2019il ' fut joué en Europe depuis do nombreuses générations.' Une remarque s'impose et qui a bien son importance.Avant de retraverser l'Atlantique, | les vétérans de la guerre de Crimée séjournèrent en Angleterre, en Irlande et en Ecosse.En Ecosse ils virent jouer lc \u201cshinty\u201d et en Irlande k \u201ccurling\u201d., Vraisemblablement ce sont ces jeux qui donnèrent aux Canadiens l'idée de créer le sport du hockey sur! glace.; \u2018 { NON, MAIS.La dame.\u2014 Ainsi, vous voulez devenir mon gendre?Le jeune homme.\u2014 Non, madame, mais si je veux épouser votre fille ! je ne puis faire autrement.i AVERTISSEMENT SUPERFLU \u2014 Monsieur, vous êtes assis sur un banc dont la peinture ect fraiche.\u2014Cela n'a aucune importance: je ne crains pas l'humidité.CHEZ LE LIBRAIRE \u2014 Vous désirez un grand livre de cuisine ou un petit?\u2014 Un petit.A la mangeons très peu.maison nous ENTRE JEUNES FILLES | \u2014 Mais si ton fiancé gagne si peu d'argent, comnxwnt ferez-vous lors- Que vous serez mariés?\u2014 Nous nous priverons.\u2026 de tout sassinat.Puisse la rencontre de Naples nous servir de lecon et nous garder à l'avenir d'un pareil chauvinisme! Car nos foules sportives sont encore loin d'être impartiales.L'impartialité est peut-être impossible dans ce domaine.Mais à faut essayer de s'en rapprocher le plus possible.Auyons l'honnéteté de le reconnaître: celle qui y cst le mieux parvenu, c'est la foule allemande.Elle constitue aujourd'hui le public le plus sportif de l'Europe.Je l'ai rue de mes your applaudir chaleureusement des exploits qui compromettais nt sa victoire.dre tes dois de Pheavpitaiin SUE fico, La Fedération do jantho!} oo do 00, ate dent es laps de temps, Noel n'eearait droit a contr ities tile dg, ah; tou peut ques féliciter tn Fée retro be into root transaliane de eo che AH leups sete le, que foyers cer ue te a refhehir dus SIE Cars ton sevle sent di du fre pt\", mars de touts l'Euro, Hever?MINVILLF IN POSTSCRIPT NM 0 Quiitembess, qui + domestique chez MZ s membre de Aca démié française entre, an matn.; dans la chambre de son ginsitre \u201cMonsieur serait bon, Tui dit-il.- monsieur voulut tne faire une det.tre pour ma tirez ge Ne as pre écrire Bien volontiers, repond MZ.Quart la lettre et terminer \u201cCest trés bien, reprend Quillem buis: seulement ane lettre sans post- soriptum, ce N'est pas une lettre Monsieur serait men bon d' 4 njeou- terun.\" - Ben, dit cn svuriant M 7 Mais que VeUN-t.mettre dons ee post-scriptum ?Quiliembos reffecttL pus toa oo coup : - En bien, mettez tout simple ment : \u201cFxeusez les fautes d'ertho- graphe 220 OU EST JOS ?ce que mon mari aura besoin.BIÈRE Old Stock Bien des gens aimeraient parler à la radio, Mais pour notre ami Jos, c'est bien tout le contraire: Boire une bonne DOW, ca fait mieux son affaire, > .Que de s'egosiller à jaser au micro.Pour les résultats du hocke ompliments de DOW téléphonez a Plateau 7111 DOF ! Page quatre L'AUTORITE, MONTREAL, 31 DECEMBRE 1938 25e ANNEE \u2014 No 1310, SCANDALE PARLEMENTAIRE | DU A LA LOTERIE IRLANDAISE Comment partie de la députation tory à Ottawa se ven- ; dait avant 1935.\u2014 Un vol annuel de 5 millions au Canada et de 25 millions aux Etats-Unis.(Dépêche spéciale à \u2018\u2018L\u2019Autorité\u2019\u2019) Ottawa, 30.\u2014 L\u2019arrestation aux Etats-Unis de sept agents du \u201csweenstake\u2019\u201d\u2019 irlandais a eu une répercussion beaucoup plus profonde ici, dans la capitale, qu\u2019on ne l\u2019au- | rait pensé.C'est qu\u2019au Canada la loterie irlandaise possède aussi ses agents et qu\u2019on en trouve à Ottawa, plus que cela dans les couloirs de la Chambre des Communes et du Sénat, au cours de certaines sessions.S'il faut en croire les dépêches, dans douze Etats seulement les agents de la loterie irlandaise, ayant à leur service 700 sous-agents et 3,000 vendeurs et vendeuses, ont placé en 1936 pour plus de $25,000,000 en billets.Combien s\u2019en vend- il chaque année au Canada ?Le chiffre de $5,000,000 serait- | ce, deur verbale, ce qui n\u2019est pas il exagéré?Nous ne le croyons pas.Certains de ces prédicants aux poches bien garnies ne se : contentaient pas seulement de persuation verbale, mais on assure que plusieurs députés, parmi les plus scandalisés, ne furent pas sans ressentir la \u2018\u201cconviction\u2019 offerte par de beaux banknotes, pour stimuler leur ardeur.Aucune pression n\u2019était exercée sur le Sénat, ce corps se montrant plutôt favorable aux paris sur les courses et les loteries, si un sage contrôle était exercé.Sans doute, qu\u2019on en apprendra de belles aux Etats- Unis sur le fonctionnement de cet autre \u2018\u2018racket\u201d, auquel plusieurs déteclives consacraient leur attention depuis plus de deux années.Ce qu'il dut y avoir de manoeuvres corruptrices, d\u2019achats de consciences et d\u2019abus de confiance, les proces futurs le diront.Les prévenus sont passibles d'une peine de vingt-quatre ans de réclusion, en plus d\u2019une amende de $21,000.Les mêmes méthodes employées chez nos voisins l\u2019ont été à coup sûr chez nous.Un scandale parlementaire éclate- rait-il ici que nous n'en serions pas autrement surpris.Spécifions seulement que ces tractations se produisirent du temps de M.Bennett.Pure coïncidence, il faut le croire.PASCAL NAZO-FASCISTES QUI SE MOOUENT DES \u201cCANAYENS\u201d Pourquoi notre \u2018\u201cbonne-presse\u201d appuie-t-elle Hitler et Mussolini.ennemis du Pape, et Franco, général des Musulmans en Espagne ?\u2014 Mystère ! Nos nazo-fiscistes qui, depuis des mois et des mois chantaient les louanges de Mussolini et Franco, au point de vue religieux et national, après avoir été forcés d\u2019abandonner Hitler à son sort, ont des figures qui commencent à s\u2019allonger démesurément.N'oublions pas que ces \u2018\u2018nationaleux\u2019 se LES 57 ANS DE M.BOUCHARD Un chef de parti qui reste jeune en dépit de la marche du temps.\u2014 Le secret de toujours finir par le triomphe.Le chef de la phalange opposi- tionniste libérale à l'Assemblée Législative de Québec, l'hon.T -Damien Bouchard, a célébré ces jours derniers le cinquante- septième anniversaire de sa naissance.IL nous nardonnera sans doute cette indiscrétion, car M.Bouchard n'affiche pas l'âge qu'il a réellement.I a conscrvé tout autant de sa verdeur physique que de sa ver- : peu dire.Le rhef parlementaire libéral, s\u2019il garde sa fougue d'autrefois, manifeste donc une thelle jeunesse dont personne | .ne saurait lui faire le moindre igrief.M.Bouchard peut être appelé le fils de ses oeuvres, et nous | nous plaisons tout particuliê-, rement fei à rendre un juste\u2018 témoignage d'estime ct d'ad-© nuiration à un confrère en jour-' nalisme qui a su faire sa marque par ses propres moyens, aide en cela par unc intellinen- ce lucide ct un allant peu ordi- | naire.Journaliste, il l'est jus- | i i } | i ! ; vrait être chose facile à prévoir.Dans ses prévisions budgé- , taires, pour l\u2019exercice 1938-1939, l\u2019administration Raynault réserva $261,000 pour l'enlèvement de la neige \u201cordinaire\u201d, : 8276,000 pour la neige des trottoirs, $1,000 pour celle des \u2018ruelles et $200,000 pour la neige \u201cspéciale\u201d, celle que les \u2018charrues du tramway repoussent si vaillamment le long des trottoirs.Ce qui fait un total de $738,000 pour l\u2019enlèvement JAMAIS ON N'A VU AUTANT DE CRASSE ALLIÉE À TANT D\u2019IGNORANCE.\u2014 LES NEIGES \u201cORDINAIRE\u201d ET \u201cSPÉCIALE\u201d, \u2014 L'ADMINISTRATION \u201cHOUDISTE\u201d TROUVE LES COFFRES VIDES- \u2014 QUELS FARCEURS! Comme beaucoup d\u2019autres, \u2018L\u2019Autorité\u201d\u2019 a été surprise de la composition du Comité exécutif à l\u2019hôtel-de-ville.Elle avait prédit : MM.J.-M.Savignac, Hector Dupuis, J.-E.Dubreuil, L.-J.McKenna et Georges Caron, membres.MM.Savignac et Dupuis ont été élus.A ce que nous savons, M.Kerry a remplacé M.McKenna parce qu'il avait I'appui de la majorité des échevins de langue anglaise.M.Georges Caron a obtenu une compensation suffisante dans la présidence de la Commission Métropolitaine.Quant à M.J.-E.Dubreuil, la position de leader du Conseil lui fut offerte et il la refusa.Les deux nouveaux-venus, ou plutôt les deux \u2018surprises\u2019 du jour, MM.Coupal et Delisle, eh bien, rien ne prouve qu\u2019ils ne sont pas qualifiés.L'avenir parlera pour eux.En tout cas, ils ne sauraient plus mal faire que MM.Jeannotte et Taillefer, qui représentaient respectivement le Centre et l\u2019Ouest.Même qu\u2019il leur sera facile de faire mieux .H a fallu peu de temps à la nouvelle administration pour mettre à jour les scandaleuses aberrations de l\u2019ancienne.Les échevins Savignac et Kerry ont dit, à la radio, que le fonds de réserve était à sec, comme si leurs devanciers avaient pen- é : après nous, le déluge! L\u2019ex-maire Raynault comptait parmi ceux-ci trois _porte-ordures : les sieurs Taillefer, Jeannotte et Lacombe, et deux autres membres de l\u2019exécutif exhibant de temps à autre un semblant d'indépendance : MM.Filion et Hogan.Lesquels d\u2019entre ces messieurs ont opéré un virement de fonds en vertu duquel les $200,000 consacrés à l'enlèvement de la neige \u2018\u2018ordinaire\u2019\u2019 ont été versés à des oeuvres de charité très dignes d'attention, sans doute, mais nullement qualifiées à recevoir des fonds spécialement consacrés à l'entretien des'rues en hiver?Seul le pilori serait capable de punir cette canaille ! LES NEIGES \u201cORDINAIRE\u201d ET \u201cSPECIALE\u201d Un confrère du matin traite fort humoristiquement de la question.Il mérite d\u2019être cité : \u201cLa chute de la neige, à Montréal, \u2018\u2018écrit-il, \u201cdurant notre bel hiver canadien, est chose certaine : partant, ce de- de toutes les neiges, sauf bien entendu, les neiges d'antan .\u201cCe geste de prévoyance élémentaire, M.Raynault dut : le regretter aussitôt après l\u2019avoir fait, car l\u2019administration Le pilori pour Raynault & Cie UN SOCIALISTE CONSERVATEUR C\u2019est M.Spaak, premier ministre de la Belgique et homme des contrastes.\u2014 Successeur de Vandervelde.Depuis la mort du vétéran Vandervelde, le véritable chef du communisme en Belgique est M.Spaak, qui se trouve être le premier ministre.Disons sans tarder que si M.Spaak est aussi socialiste, il est beaucoup moins radical que M.Vandervelde.Voici le sommaire d'une étude sur M.Spaak par M.Pierre Lyautey, fils de l\u2019ex- maréchal Lyautey, le conquérant du Maroc.* * * Rue de la Loi.De beaux hôtels bien alignés, très lavés, blancs, propres et coquets.Un silence de séminaire.Des pavés adoucis, Des huissiers onctueux ou pittoresques.Des rampes d'escalier en fer forgé.Tel est le cadre douillet du premier ministre et de ses collègues.Au delà de cette sereine apparence, quelle agitation, quelle complexité! Je ne connais pas de politique intérieure plus nuancée, plus difficile à saisir dans ses subtils détails que celle de la Belyique.Chez nous, les curieux aperçoivent les principes de la gauche ct de la droite, mais ici, il faut aller de cité en cité et s'inquiéter des mystères de chaque caste ou parti.Comment se reconnaître parmi les divisions des catholiques, flamingyans, libéraux, rexistes, socialistes, Wallons.Parmi ces pléiades d'intelligences et de talents, le secret de la Belgique est à l'inverse de la distance.Les cités sont à une heure, en bloc électrique, de Bruxelles; aussi les parlementaires se ren-| dent-ils chaque après - midi, après cinq heures du soir, dans l'atmosphère traditionnelle du lieu de leur naissance, retrouvent familles, estaminets et mu- ee ENN EL NRT A TOUS NOS CLIENTS ANCIENS ET NOUVEAUX le président et les membres du conseil d'administra- = .tion offrent leurs meilleurs et plus sincères voeux de Bonne et Deureuse Année \u2014\u2014@-\u2014\u2014 Trust Général « Canada 112, rue Saint-Jacques ouest, Montréal Tél.LAncaster 5227 RB BT BC CR CR Ta CBr i ADMINISTRATION \u2014 PRETS \u2014 FIDUCIE DER Re ere es aa ets ee > RATS NS OS SNS SNS SE LA NEIGE EST REMISE EN PLACE À SAINTE-AGATHE .(Correspondance spéciale à \u201cL'\u2019Autorité\u2019\u201d) Sainte-Agathe des Monts, P.Q., 30 \u2014 11 n'y a pas que Montréal qui ait à faire face au problème de l'enlèvement de la ncige, parce que l'administration Raynault a laissé l'administration Houde sans un sou vaillant dans la caisse destinée à cette fin.La municipalité de Ste-Agathe, en plein coeur des Laurentides, a elle aussi son problème \u2018Llanc\u201d, mais vlle n\u2019entend pas y aller par quatre chemins pour le résoudre.Après la dernière bordée, un chasse-neige de la voirie provinciale se lança résolument à l'assaut des immenses bancs d'ouate tombée du ciel, et les rejeta impétueusement sur les bords de la route, c\u2019est-à-dire sur les trottoirs.Les autorités municipales indignées ne tardèrent pas à réagir et immédiatement des équipes furent mises au travail afin de renvoyer sur la chaussée cette neige encombrante pour les piétons.A moins d'une intervention providentielle du soleil, capable de faire fondre toute cette neige, ainsi tournée et retournée, qu\u2018adviendra-t-il?Est-ce que le chasse- neige de la voirie provinciale reviendra à l'attaque ou si les pelleteurs municipaux se chargeront de la tâche?Læs paris sont ouverts en faveur de l'une et l'autre contingences et des sommes considérables sont déjà engagées.Les hauts pics des Laurentides s'inclinent sur ce blanc problème, alors que les problèmes municipaux sont généralement noirs, où du moins .gris, : DIDACE.Comme ses prédécesseurs pre-: tants idéologues; en dépensant disaient grands amis de la France et qu\u2019ils sont tout éberlués, de voir le \u201cDuce\u2019\u2019 mettre le poing sous le nez de Marianne.; .PN Pr 2e : L'hon.T.-D, Bouchard, chef de l'op- : ' .Comme si la chose n'avait pas été facile à prévoir de la part position à l'Assemblée Législative, de cet hurluberlu! dont les innombrables amis vien- Au point de vue catholique, maintenant, où en est ce nent de célébrer le 37ème anni- Benito?Une de nos feuilles bonne-pressistes est obligée de ersaire de .we .convenir que : \u201cLa surveillance exercée sur la presse et sur , .PA ; .les agences de nouvelles en Italie explique comment il se; 7 (« jond de l'âme.Tour à .\u2019 25 Vote ot is d : d Veowr reporter, correspondant fait que de l\u2019egtérieur, on n'ait rien su, ces mois derniers, des te journaux.propriétaire d'un vexations réelles et nombreuses à l'endroit des groupements 2 © JOU aired el ca ville na d'action catholique dont le Souverain Pontife a parlé dans | ¢ ti Saint Hi inthe puis son dernier discours aux cardinaux, la veille de Noël; rien; maire de sa ville, député bre.non plus des incidents survenus a Bergame, a Turin, a Ve-| cident de l\u2019Assemblée Législanise, où les catholiques, groupés en associations, on dû en- Ce of ministre du Commerce durer des ennuis et même des violences calquées d'assez près et de l'Industrie, il a gravi un sur celles des nazistes allemands.À Milan même, à la suite : pertes Sue Houde vient de constater que les fonds réservés à l\u2019enlève.; \u2018\u201calités, et quand les hommes ment de la neige ont été dilapidés et qu\u2019il y manque $200,000.! s'assemblent au prochain ma- On a découvert que ce régime, pressé de contribuer à la, tin.ils apportent le parfum de caisse de secours des fédérations d\u2019oeuvres charitables et! Liège et d Anvers, de Gand et n'ayant pas d\u2019argent disponible, puisa à même le budget de de Namur.Grâce à ces contacts la neige \u2018\u2018ordinaire\u201d\u2019, se disant sans doute que l\u2019hiver venu, quotidiens, la bourgeoisie est le Ciel arrangerait tout cela.La vérité, la froide vérité, c\u2019est égalitaire et sociale.Pas d'ab- que M.Houde est obligé, aujourd'hui, de s'arranger comme ! sentéisme, mais une rie com- il peut.M.Raynault, s\u2019il était encore avec nous, aurait peut- | \"te qu satisfait le bien-être être pu, avec l'intercession de M.Duplessis, obtenir qu'il tom-| de lu masse.; be cet hiver pour $200,000 de moins de neige, mais ce n'est| _ M.Spuak est un bourgeois.pas M.Houde qui va conjurer la chute de la manne des chô-i Sa famille par alliance est Janmeurs.\u201d son.Ceux-ci sont des notabili- Lo, .\u2026 Î tés qui illustrent les profes- On ne saurait mieux tourner en ridicule le folichon Ray-! sions libérales, des gens qui ont nault, l'insipide Taillefer et \u201cPeanut\u201d Jeannotte.Pourtant,! Je goût de la parole, de la plai- l'exemple de l'hiver dernier était là pour démontrer qu'il ne; doirie, des dossiers, di contact faut pas trop s\u2019en remettre a la Providence sur la chute de! sévère avec l'âpre mécessité.la neige, bien que M.Duplessis veuille faire croire qu\u2019il met Lui n doublé cela, dès le retour miers ministres, M.Spauk passera et reviendra.Il effraiera toujours et cependant sera soude larges budyets, il inquiétera.Puis la Belgique régulière, équilibrée poursuit sa route paisi- d'un discours du cardinal Schuster, d\u2019ordinaire sympathique au régime, il y a eu des incidents sérieux, dont la presse ita-; lienne n'a rien rapporté.\u201d Quant à Franco, c\u2019est bien l\u2019être le plus hypocrite que l\u2019on puisse voir.Lorsqu'il déclancha sa révolte, tous les autres généraux, ses compagnons, étaient francs-maçons notoires.Tels Sanjurjo, Godet et Mola, morts l\u2019un après l'autre.De plus, Mola était Juif, ce qui a porté bien des observateurs à soupçonner le sabotage de l'avion dont la chute causa sa fin.Peut-être un clin d'oeil de Hitler à Franco .Ce pieux général pousse si loin la ferveur qu\u2019il décore de grands scapulaires et munit de chapelets les Maures qui constituent la fleur de son armée de nouveaux \u201ccroisés\u201d, car n'oublions pas que Franco prétend marcher sur les traces de Godefroy de Bouillon.Le malheur pour lui, c\u2019est que Godefroy de Bouillon combattait, à la tête des Chrétiens, les Musulmans, tandis que Franco, à la tête des Musulmans, combat les chrétiens.Qu'ils soient munis de chapelets et de scapulaires, ces Maures à demi civilisés n\u2019en restent pas moins de fervents disciples de Mahomet.Comme nous avons affaire, dans le Québec, à beaucoup de farceurs, ils ne trouveront pas mauvais que nous rappelions ici l\u2019une de leurs meilleures farces.C'était lorsque le Fouhreur Adrien Arcand ne cessait de clamer : \u201cVive Hitler!\u201d A l\u2019intention des bonnes âmes, il avait imaginé cette jolie fable : LL 20 Le gentil Adolf se faisait surtout remarquer par sa dévotion à la sainte Vierge.Il ne cessait de la prier soir et matin et communiait presque tous les jours en se recomman- | dant à cette grande protectrice des garçons sages.Bref, | Adrien était tellement ému de cette dévotion sans limite qu'il ne cessait d\u2019en parler à son copain Joseph Ménard.le digne propriétaire du \u2018\u2018Patriote\u2019\u2019, du \u201cChameau\u2019 et du \u201cGoglu\u201d, lequel en retour entretenait Arcand avec chaleur de sa dévotion a lui envers saint Joseph, son grand patron au lys immaculé.Ce Jos Ménard, tout de même ! .SIMPLICISSIMUS.Bureau Général d'Information Enrg.460-480 EST, RUE SHERBROOKE ECOLE DE NATATION ET DE CULTURE PHYSIQUE J.-E.SIMARD, Directeur SALLE DE QUILLES sous la direction de MM.REID et ROBILLARD COMMERCE CANADIEN ENRG.O.LOISELLE, Directeur-Gérant Emplacements à louer pour expositions Pour tous renseignements: Téléphone, MArquette 4861.\u2018m'étonnes! Comment peux-tu porter à un les échelons qui conduisent à la notoriété.Le maire de Saint-Hyacinthe | est un lutteur redoutable qui \u2018sait rendre coup pour coup, | mais jamais en bas de la ceinture.Ses adversaires le savent et l\u2019en estiment d'autant plus.Aree cet esprit de combativité | innée qui lui est propre, il a mené plusieurs luttes épiques, où il a toujours fini par avoir le dessus.Ce diable d'homme était né vainqueur.Des hommes de cette trempe, nous n'en aurons jamais trop et espérons que M.Bouchard continuera encore longtemps, tunt à servir les intérêts de ses concitoyens de Saint-Hyacin- the que de la province tout entière., KNOCK FABLE ARABE A côté d'un chameau broutant l\u2019herbe salée d\u2019une prairie, trottinait une fourmi, portant un brin de chaume plus gros qu\u2019elle dans ses mandibules.L'animal à bosse apercevant la diligente ouvrière lui dit: \u2014 Plus je te regarde et plus tu sans peine des fardeaux dix fois plus lourds que toi, tandis que moi-même je plie sous le fardeau d\u2019un double sac.Sans s'arrêter, la fourmi répondit: \u2014 Imbécile! c'est que tu travailles pour les autres.NOCTAMBULES \u2014 Ma pauvre femme va passer la nuit sans dormir.\u2014 Pourquoi ?Elle est atteinte d\u2019insomnie ?\u2014 Non : elle attend que je rentre.LA CHIQUENAUDE Cette jeune chanteuse qui remporte dans l\u2019art de la musique des succès incessants est très fière des bijoux que lui offrent ses admirateurs.Son ami .en titre lui reprochait un jour de porter sur elle, en scène, pour un million de francs de diamants.\u2014 Faites donc comme tant d\u2019autres, soupira-t-il : mettez du faux.Le public ne s'en aperçoit pas, Alors la jolie fille : \" - \u2014 Je le sais bien.Mais du faux, il me faudrait l'acheter.\" la Providence dans sa poche aussi souvent qu\u2019il le veut.Au cours de l'hiver 1937-38, des millions de dommages furent causés aux particuliers par l\u2019incurie administrative.L\u2019ORGIE DE CORRUPTION DUPLESSISTE Les adversaires du nouveau régime essaient de se consoler de leur déconfiture du 12 décembre en faisant circuler la rumeur que 22 échevins, au moins, sont antipathiques à l\u2019administration \u2018\u201c\u2018houdiste\u2019\u2019 et que celle-ci ne pourra pas fonctionner.C'est justement ce qu\u2019attend, semble-t-il, M.Duplessis, bailleur de fonds du candidat-perroquet à la mairie Charles-Auguste Gascon, aussi ignoré quinze jours après le scrutin qu\u2019il l\u2019était quinze jours auparavant.Il n\u2019en a pas coûté moins de $150,000 à la caisse électorale de l\u2019Union Nationale pour obtenir un aussi piètre résultat.Si des élections générales dans la province étaient imposées au Mauricien, comme il en a déjà été menacé par deux fois au moins, on se demande comment il pourrait faire face à la musique, car il a beau compter sur les trusts, ceux-ci se fatigueront à la fin, et il n'aura pas tous les jours un contrat important à accorder sans soumissions a la Dufresne Engineerng Co.pour la construction d'une centrale électrique en Abitibi.Pour mieux illustrer l\u2019effroyable orgie d'argent occasionnée par le scrutin du 12 décembre, nous citerons ces faits : Samedi soir dernier, au restaurant Duclos, angle de la 15ème avenue et de la rue Notre-Dame, à Lachine, un client payait son écot avec un billet de $5.00 sur lequel était écrite cette note au crayon rouge : \u201c\u2018J\u2019ai reçu ce $5.pour voter contre Camillien Houde\u201d.Le billet de banque est en circulation et d'autres pourront lire cette confession déshonorante.Second fait : Un distributeur de liqueurs douces \u2018\u201c\u2018Jumbo\u201d\u2019 déclarait dans un restaurant montréalais, mercredi dernier, que durant son absence, sa femme avait reçu la visite d\u2019un cabaleur qui, le sachant sympathique à Camillien Houde, avait laissé $10, pour qu\u2019il s\u2019abstint de voter.\u201cVoici les $10., et j'ai voté pour Camillien!\u201d s\u2019écriait triomphalement le distributeur de la compagnie Jumbo.Qui osera nier que cette électon fut une véritable orgie ?Néanmoins, Maurice le Purificateur, et après lui Adhémar le Raynaultvateur, avaient promis que les consultations populaires seraient à l'abri de toute corruption si le peuple les portait au pouvoir à Québec et à Montréal.S'il y a une différence, c\u2019est que l'élection Gascon fut peut-être un peu moins pourrie que l'élection Raynault et que, de plus, elle ne fut pas ensanglantée par le meurtre d\u2019un Gagalas dont l\u2019ombre, à l\u2019instar de celle de Banquo, semble hanter les nuits du MacBeth de l\u2019Assomption.\u2018 Les anti-houdistes ont beau jeu de prétendre que Camillien serait mis en minorité dès la première assemblée du Conseil.Puisque cela leur sert de baume, en attendant mieux, qu\u2019ils en profitent, \u201cL\u2019'Autorité\u201d est sire que la majorité houdiste atteint déjà, bien au contraire, 22 voix, et qu\u2019elle s\u2019augmentera à mesure ay lieu de diminuer.CIVIS.des internements de la guerre, d'un feutre à larges bords, d'une ronde physionomie, d'une bonhomie malicieuse ct de qualités de tribun.Mais, une fois au pouvoir, il est aux prises avec le réel.Il est royaliste sans cesser d'être socialiste, et ces sincérités se sont fondues au contact des réalités.Chez nous, du fait de la.distance, nos intellectuels socialistes s\u2019abandonnent à un internationalisme abetrait.Si Bordeaux, Lyon et Marseille étaient à une heure de Paris.| que de changements dans le climat politique de l'extrême gauche française.Le Belge est habitué à composer.Pas de centralisation.Chaque cité wallonne ou flamande, agricole ou industrielle, a une mentalité de Dominion.Bruxelles est une ville comme les autres et, pour le bien marquer, s'affiche avec ostentation wallonne et flamande.Aussi, lorsque Spaak est tout d'abord à son \u201cQuai-d\u2019Orsay\u201d, il ne se laisse pus guider par de grands principes, mais compose.Le dénominateur commun entre Anvers ou Liége, ja- milier aux politiques de la politique intérieure, il le cherche entre Berlin et Paris, et sa diplomatie est celle de l\u2019équilibre, sa neutralité est gymnastique.Comme la France, la Belgique use ses hommes.M.Spaak est un jeune.Van Leeland, qui fut l\u2019homme d\u2019une grande politique économique, a dû céder très vite contre des forces contraires, dans un pays où tant d'intelligences s\u2019affrontent.La Belgique réaliste n'a-t-elle pas mis un quart de siècle à comprendre les visées coloniales de Léopold II, qui, lui, cependant, était le souverain.La Belgique est équilibrée au point que les grands partis s\u2019affrontent sans pouvoir, le plus souvent, au cours d'élections générales, imposer de majorités massives.Peu de lames de fond.vent recherché.En reconnaissant Burgos, il affirme son indépendance à l'égard des mili- ble et se laisse conquérir à aou- veau par une éloquence.Pierre LYAUTEY.00000.L'Hôtel Windsor possède une atmosphère de distinction très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant de toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres ultramodernes et confortables, son excellente cuisine et son service aussi irréprochable que courtois.ol TEL In0sor Où les bons amis se rencontrent 1521, DE LA MONTAGNE.| TÉL:MARQUETTE 0421-9963 Le Conseil d'administration du Café Martin est heureux de présenter à sa nombreuse et fidèle clientèle de fins gourmets ses meilleurs souhaits de bonheu pour 1939, LEO DANDURAND.- "]
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