L'autorité, 9 décembre 1939, samedi 9 décembre 1939
[" - CENTS REDIGEE EN COLLABORATION 25¢ ANNEE\u2014No 1345 J.-A.Fortin, Dir.-Gérant.+ Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal.L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 9 DECEMBRE 1939 L\u2019AUTORITÉ = Administration: Suite 415-416, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 Gilbert La Rue, Rédacteur en chef.Abonnement: $2.50 par année A QUAND L'ALLIANCE GERMANO-RUSSE ?Peut-être avant un mois.\u2014 Vingt nations en guerre avant un an.\u2014 L\u2019Angleterre menacée du côté des Indes.\u2014 Extraordinaire sang-froid britannique.\u2014 La limite du maximum de l'effort canadien.H ne fait plus de doute que dans un avenir très prochain, peut-être même avant un mois, l\u2019Allemagne et la Russie deviendront des alliées 100 pour 100 et uniront leurs forces non seulement pour combattre la France et l\u2019Angleterre, mais toutes les nations s\u2019opposant à leur hégémonie; Finlande, Turquie, Suède, Norvège, etc, etc.Nous saurons alors à quoi nous en tenir sur les peuples \u201cidéologiques\u201d, car en fait d\u2019idéologies, en est-il deux qui semblaient plus éloignées l\u2019une de l'autre que le nazisme et le bolchévisme?A tel point que Hüler a pu écrire dans \u201cMon Combat\u201d que toute alliance avec les Soviets contenait en elle un principe de mort.Ce qui ne Pempêche nullement d\u2019adorer aujourd\u2019hui ce qu\u2019il a brûlé.Fasse le ciel que In doctrine qu\u2019il préchait hier se réalise demain à son détriment! Ce seru la seule chose qu\u2019il n\u2019aura pas volée.Pendant que Staline, tout en essayant de subjuguer la Finlande masse des forces au sud sur la frontière du Caucase, il est de plus en plus question de frapper l\u2019Angleterre aux Indes.La presse italienne se fait Pécho de cette menace germano-russe, et d\u2019après celle, plus le conflit prendra d\u2019ampleur, plus le Duce sera en mesure d\u2019intervenir au moment propice, en posant naturellement ses conditions.En Angleterre, toutefois, on ne paraît pas beaucoup s\u2019effrayer de cette nouvelle menace.A PAthenoeum Club, de Londres, dont les membres sc piquent de connaître à fond les immenses ressources de l\u2019Empire britannique, la conversation tomba l\u2019autre jour sur ce problème brûlant d\u2019actualité: \u2014\u2014Staline déploic ses troupes le long du Caucase, l\u2019Inde est menacée, disait un ex-député libéral, et rien de plus grave ne pouvait arriver à l'Empire! \u2014Sur le papier, peut-être, explique un \u201cretour du Bengale\u201d; en fait, il n\u2019y a pas la moindre inquiétude à avoir.D\u2019abord, toutes nos garnisons dans le Moyen-Orient et dans les Indes ont été renforcées ensuite, nous avons signé un pacte avec les Turcs.LE SANG-FROID BRITANNIQUE \u2014Enfin, poursuit un ancien major de gourkhas, il ne faudrait pas croire qu\u2019il soit facile de franchir la frontière des Indes.Il y a quelques cols dans la haute montagne qui au nord, au nord-ouest et à l\u2019ouest donnent aux Indes une défense naturelle aussi formidable que la ligne Maginot.Ces cols sont commandés par des forts inexpugnables, dotés de canons modernes et survolés par des avions dont les pilotes connaissent toutes les embiches de cette sone hérisséc de sommets dépassant sept mille mètres.Une armée motorisée qui voudrait se frayer un chemin vers l\u2019Inde par la route qui traverse l\u2019Afghanistan, trouverait sa perte dans le col escarpé de Khyber ou celui de Shanbur.1; \u2014Si l\u2019on part de Simkiang, dit un ancien négociant de Delhi, on vient se heurter à la plus grande chaîne de PHima- laya, les monts Karakorun, et à immense désert de sable de Takla Makans les seuls êtres animés qu\u2019on y rencontre sont des rats, et l\u2019on n\u2019a jamais su de quoi ils vivent, Le Pamyr est jalousement gardé par le Maharadja de Rajpur, notre ami si Hari Singh.(Suite à la page 3) LE CONSEIL MUNICIPAL NE MANQUE PAS D'APPETIT! Mais s\u2019ensuit-il que la Législature soit tenue de satisfaire ce Gargantua?\u2014 Les \u201cschemes\u201d des taudis, du marché Bonsecours et de l\u2019Aqueduc.Si le Conseil municipal espère démontrer que c\u2019est à la Législature ct non à l\u2019électorat de renouveler son mandat pendant lu guerre, grâce à ses exploits, il se trompe étrangement.Ce n°eat certes pus en ambitionnant de grossir la dette de Montréal, déjà énorme, disproportionnée même, qu\u2019il démontrera ln nécessité de maintenir ses membres actucls pour le plus grand bien-de la cité.On parle déjà d\u2019emprunter plus de 20 millions, et lorsque le bill viendra devant la Législature, parione qu\u2019il faudra près de 30 millions au nouveau Gargantua.Nous ne passcrons pas en revue chacune des fins à laquelle cat destiné cet argent.On consacrera, si lu Législature y consent, une somme de 6 millions à la construction de logements ouvriers.Est-ce pour fuire opposition aux propriétaires actuels de semblables logements, qui paient de « grippe et de grappe » leurs taxes trop élevées, ou bien si c\u2019est pour débarraeser certaines successions du bas de ln ville de toudis que nous n'avons pas à exproprier, mais à condamner tout simplement à la démolition?Si ce projet si cher au « Devoir » étail exécuté, nous scrions bien surpris de voir cette législation mieux réussir que le fameux prêt agricole institué par M.Duplessis, vu qu\u2019en vertu de nos mocurs politiques les bénéficiaires de telles faveurs sont surtout des favoris du pouvoir.On parle de $1,500,000 pour la construction du marché Bonsecours ct d'un murché dans Pest.Le marché de l\u2019est est un projet ancien qui devrait déjà être réalisé, de même que la réfection du vieux marché Bonsecours.Toutefois, dans ce 500,000, quel montant va-t-on consacrer aux expropria- pris ruineuses chères au cocur de l\u2019échevin Omer Côté?Dopuis des années ct des années qu'il est question de ces terrains dévalués couverts de vicilles bâtisses, la démonsira- tion a été faite qu\u2019il s\u2019agit d'un scandale municipal, et ce n\u2019est pas cn pairant la construction du marché de l\u2019est avec l'agrandissement du marché Bonsecours qu'on fera avaler au public cette pilule trop amère, , Ml y a encore Ia prise d\u2019eau de 1 aquecdue telle que préconisée pur l'ingénieur Charles DesBaillots.Celui-ci on tient toujours pour la pose de tuyau en éventail, trois fois plua cofileuse qu'un système à tunnels, celui-ci soutenu par des ingénicurs aussi compétents que M.DeaBaillets, mais moins dnp ant d'autoriser loa divers item de Pomprunt de mande ot suriout d'hccorder eu garantie, le gouvernement rovincini fera bien do lcs passer separement au crible, sinon Ne lew rojeter on bloc CIVIS.\u2014 =\" è Re a ++ » N= * ) base AS \u201cOn ferme \u2026 l'exposition\u2019 A San-Francisco, faillite de $5,000,000.A New- York, déficit de l\u2019ordre de $30,000,000.\u2014 M.Grover Whalen \u201cpayé\u201d pour être optimiste \u2014 Nous faut-il une grande \u201cfoire\u201d à Montréal ?9 Ceux qui chroniquement nous rebattent les oreilles avec cette antienne d'une exposition universelle à Montréal devront en rabattre de leurs prétentions après les deux calamiteux exemples que viennent de nous offrir nos voisins du sud, cependant passés maîtres en fait de bluff, Ces grandes \u201cfoires\u201d finissent généralement par des désastres financiers, L'exposition de San - Francisco s\u2019est terminée par une liquidation judiciuire, la faillite étant de l\u2019ordre de $5,000,000, et celle de N.-York fera de même l'an prochain.si elle n'est pas plus chanceuse que cette année.Elle a été visitée par 25 millions de personnes quand son organisateur, M.Grover Whalen, en prévoyait 60 millions.La construction couta $60,000,000, sans compter les frais d'entretien.Environ $22,- 000,000 ont élé encaissés.Comme on le voit, cc déficit est de taille.On avait tout prévu, moins ce bouillon.Bien que des dispositions eussent même été prises pour un accouchement inopiné, aucune naissance n'a été enregistrée dans le domaine du World's Fair.Par contre, treize personnes ont été frappées de mort subite.Un Mexicain cst venu à pied de Mexico pour visiter les exhibits, couvrant une distance de 3,300 milles.L'homme qui à visité l'exposition le plus grand nombre de fois se nomme August Lind ct habite le Bronx.Il y est venu chaque jour depuis l'ouverture, sans aucune exception.Son record n'étant pas contesté, la direction lui a donné un billet numéro un, pour la réouverture, l'année prochaine.M.Grover Whalen a réussi à convaincre le président Roosevelt qu'il fallait rouvrir en 19M0, bien que l\u2019on prévoie de fortes dépenses pour l'entretien durant l'hiver, car les constructions et bâtiments n'ont pas été conçus pour le froid.Ces deux \u201cclous\u201d de l'exposition, Périsphère et Trylone, vont être vaselinés.Les pavillons étrangers devront être chauffés.L'Allemagne et la Russie ont déjà fait savoir qu\u2019elles ne maintiendront pas les leurs, lesquels seront démolis.D'autres nations ex- poscront ou n'exposcront pas, selon la tournure de la guerre, avec ses événements imprévisibles.- Grover Whalen continue à faire preuve da plus grand optimisme: \u2014 L'année prochaine, dit-il, nous aurons un grand nombre d\u2019exposants sud-américains.Il cst du reste payé pour être optimiste, son salaire étant de $100,- 000 par année, le \u201cpôvre\u201d! MISTIGRIS \u2014\u2014\u2014l @ Ee nn.La barbe! La barbe! \"Ce qui se passe à l\u2019Hôpital de Bordeaux, \u2018\u2018ci-devant asile pour les aliénés criminels.Dans l'enceinte de la prison de Montréal, il existe une institution dénommée l\u2019Hôpital de Bordeaux, \u201c\u201cci comptes dus, mais il va créer, entre le pouvoir fédéral et le pouvoir provincial, des relations d'affaires qui vont permettre de soulager le chômage, de jouir des avantages offerts par le gouvernement d\u2019Ottazca aux différentes provinces et permettre à la province de Québec d'avoir sa large part des octrois accordés.de « Devoir », cette sainte feuille qui se targuait de jouir d\u2019une indépendance implacable mais qui était voué, poings et pieds liés, aux jintérêts de l'Union Nationale, qui rctirait de la crèche provinciale de | Plantureux contrats, appelle celte politique de sage coopération du !rassclage politique.Comme si toutes les autres provinces de la Con- (fédération n\u2019agissaient pas dans un même sentiment de coopération I rationnelle et pratique avec le fédéral afin d'apporter le plus possible de secours à leur population.Les gars du « Devoir > ne savent plus maintenant sur quel pied danser et la défaite du 25 octobre les a plongés dans une morne consternation.Ils ont récolté ce qu\u2019ils Ont semé si hypocritement.Du temps de l'administration de M.Duplessis, l'Union Nationale masquait derrière un camouflage de mots sonores une politique d'obstruction et d\u2019hostilité qui visait à montrer le gouvernement fédéral sous un faux jour et a lui faire porter tout l\u2019odieur de la situation née du chämage.Fort heureusement, cette politique de tiraillage est finie et fa:t place, grace au gouvernement Godbout, a une ligne de conduite inspirée par le désir de [aire profiter la province de Québec de tous les subsides et de toute la collaboration du gouvernement fédéral.\u201cTRAITRES SANS LE SAVOIR?Sournoise campagne contre la participation à la guerre poursuivie par des gens qui devraient mieux savoir.L\u2019EPOUVANTAIL DE LA CONSCRIPTION Bien que la conscription ne soit pas encore à l'ordre du jour, il est tout de même curienx d'entendre parler certaines gens comme si c'était un fait accompli, et nous ne serions nullement surpris que la prochaine campanne fédérale dans la division Saint-Jacques se fasse sur ce terrain brulant, surtaut lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une candidature oppo- sitionnistes comme celle de ce « Popol » Bouchard, de Québec, qui, à l'instar du « Popol » Gouin, de Montréal, a entrepris de sauver la race.L'autre jour, nous étions en tramway et nous avons pu consia- ler que non seulement la conscription est en jeu, mais aussi que l'enrôlement volontaire a des ennemis irréductibles.Nous passions devant le Champ de Mars lorsque deux jeunes gens instruils, à cn croire du moins leur costume, ze mirent à épiloguer sur les exercices militaires pratiqués en ce lieu.\u2014 « Voici \u2018nôtre armée », dit l'un, « Oui, notre armée », répartit l\u2019autre.« De la belle chair à canon >, continua le premier.« Oui, à condition bien la faire sauter en l\u2019air de l\u2019autre côté de l'eau >.renchérit le premier.« À condition que lex Allemands la laissent traverser et ne viennent pas installer leurs engins au large de la Gaspésie », avait l'air de sonhaiter le sccond.D'après le ton des interlocuteurs, il! semblais que leur plus ardent désie était que nos volontaires coulassent à pic afin de les punir de s'être enrôlés.Dans « L'Action Paroissiele » de Saint-Ambroise, numéro de novembre, um Nicodème quelconque, sous le titre: Partie de pêche.trace ces ligues savonreures: + Uee autre macczier partis de pêche, Cal l'enrélement, Tu 5005 le proverbe: Les hommes sant semer les poumea: en tas, ils se gd- (Sail.dl brs 3; Et non seulement le gouvernement libéral va acquitter tous les.voix à la Province ne se fasse pas \u201cfoubrer\u201d!.RE il entendu lui aussi la voix d\u2019un \u201cange\u201d?La parole est à Adrien, notre Pontifex Maximus.* # + Une fois que M.Duplessis eat été hissé sur le pavois, en 1936, des biographes s\u2019ingéniérent a lui trouver de si extraordinaires titres de noblesse, que le Mauricien se figura qu'il descendait à tout le moins, par ligne directe ou indirecte, de Saint Louis, roi de France, celui qui rendait la justice sous un arbre.Malheureusement pour notre Procureurgénéral, ce n'est pas cet abfi qu'il chercha dans l'exercice de ses fonc- N'est-ce pas Mlle Idola Saint- Jean, grande féministe devant l'Eternel, qui déclarait un jour: \u201cLa femme mariée, dans le Québec, se trouve dans la position d'un enfant qu'elle puisse traverser », ajouta le second.« Les mines pourraient : en tutelle*.Une dame Guilbault, désireuse de faire interdire soa mari, vient de s'en rendre compte par elle-même, Le juge Forest lui a appris qu'une femme, sous dépendance maritale, qui veut \u201cester\u201d en justice, doit obtenir l'autorisation de son seigneur et maitre.Comme il n'y a pas d'apparence, dans la présente | cause, que M.Guilbault consente bénévolement à se laisser mettre en interdit, cette dame devra changer | sa procédure.Elle peut tout de meé- me s'adresser à un juge.mais qu'elle \u2018 n'oublie pas que nos magistrats sont ! pour la plupart anti-féministes et très peu disposés à humilier l'or- gucuil masculin.- + + Le maire Ioude a une très cu- | rieuse façon de s'adresser aux pre- teurs.Parlant devant un club phi- | lanthropique, il commença par déclarer qu'il préconisait l'inflation et que, de toutes manières, le gouver- | nement fédéral, les gouvernements provinciaux et municipaux ne pourraient jamais s'acquitter des dettes énormes qu'ils ont contractées, Ensuite, fl annonça que la Ville de Montréal a besoin de plusieurs mil- ; lions et qu'elle s'adresserait aux prê- : teurs afin de les obtenir, Si ceux-ci ; se laissent toucher par la grace a- après avoir été si obligeamment avertis.c'est qu\u2019ils sont de véritables philanthropes et que Camillien ne pouvait mieux choisir qu'un club son appel.Concordia entend déclarer an surplus de S260.000 pour la période écoulée entre le ler mai et le 31 octobre, soit six mois.Elle s'était targuée d'un surplus à peu pres si- milsire pour l'exercice précédent.Alors pourquoi tous ces emprunts dont on parle continuellement à Uhotel-de-ville?Nous nous souvenons que sous unc administration provinciale cncore récente, les surplus se suivalent au rythme de S4.- 000.000 par anuée.Lorsque M.Duplessis eut été débarqué du pouvoir.dans les circonstances que l'on sail, on découvrit qu'il avait augmente la dette d'au moins S200.000.000.Décidément, la comptabilité cst une chose aussi mystérieuse que les se- \u2018crets des prêtres duns l'ancienne Egypte! » * \" Ce dénommé Fritz Kuhn.qui vient * d'être trouvé coupable, à New- York, de s'être approprié l'argent recueil- 1 li des nails pour l'expansion du na- !zisme aux Etats-Unis, etait reconnu comme le sous-Fouhreur canadien, ! Rohn versait les fonds du Bond entre les mains d'une dame Camp ine confondez pas avec Mein Kampf) qu'il appelait son \u201cange\u201d.Nous aimerions bien savair ce que van taste mantréalais a fait de tar rent recueilli des \u201cpoires\u201d dans les assemhiées armtreunes qu'il qeesste { danx ta métropale et au dehors A-t- tions Jamais celles-ci ne furent aussi prostituées que par ce prodi- Les voix de ses maîtres Adrien Arcand, notre Pontifex Maximum.\u2014 Je n'ai qu'à changer de disques pour entendre tour à tour les voix de mon grand-Fo uhreur Adolf Hitler; de mon ami Fritz Kuhn, le sous-Fuhreur américain; de mon collègue Henlein, le sous-Fouhreur des Sudètes, et de mon protecteur Duplessis, le sous-Fouhreur québecois.C\u2019est pas Dieu possible que par tant de Fouhreurs et d esous-Fouhreurs qui font entendre leurs et qui a contemplé ce manoir ancestral célébré par ses biographes \u201d Pas les Trifluviens, ses concitoyci» à coup sûr\u2026 +.Si l'engeance communiste est à peu près disparue du Québec.ou elle n\u2019a jamais du reste beaucoup pris pied, on n'en saurait dire autant de la tourbe fasciste.Sous le régime duplessiste, celle-ci a eu tous les encouragements qu'elle pouvait désirer, à tel point même que l'attitude gouvernementale flairait la trahison.Nous avons entendu parler de jeunes \u201c\u2018fessistes\u201d qui ont (installé chez eux des postes d'ondes courtes, au moyen desquelles ils peuvent correspondre d'un bout à gue.D'ailleurs, qui savait que le Mauricien s'appelait aussi Le Noblet avant son arrivée au pouvoir, l'autre de la province et mème à l'étranger.Si un jour ou l'autre des mines allemandes cont placées quel- philanthropique pour leur adiesser «Suite à la page 4) pe A \u2014\u2014\u2014\u2014 Province de Québec AVIS PUBLIC Toute personne, société, corporation.institution ou municipalité ayant ou croyant avoir une réclamation contre la province de Québec pour marchandises vendues, services rendus.contrats, expropriations, octrois, ; salaires ou gages, ou pour toule autre cause se rattachant à la période antérieure au 9 novembre 1939, et qui n\u2019a pas encore été transmise par écrit, est priée de transmettre telle réclamation à l'Auditeur de la province, ! Hotel du Gouvernement, Québec.Ie ou avant lundi midi, le 11 décembre 1939, Pour les réclamations qui ont déjà été produites ! par écrit, il ne sera pas nécessaire de se conformer au | présent avis Quant à celles qui n'ont pas encore été produiies el qui seront reçues après le 11 décembre prochain, elles ne pourrent être étudiées inumédiatement et ! les intéressés s'exposerunt à des ennuis dans le règle ment de leurs comptes J-ARTHUR MATHEWSON, Trésorier de la province. / Page 2 C'est une dr Dans la bouillasse où l'on patauge.\u2014 Les mines allemandes retournées contre leurs auteurs.\u2014 Les tours joués aux \u201cfridolins\u201d.\u2014 Bonne humeur gau- Joise sous la pluie de balles.\u2014 Les sacrilèges qui ont bu le \u201cvin de Monseigneur\u201d.\u2014 Drapeaux couverts de dates glorieuses.C'est une drdle de guerre.Aut.L'écrivain Roland Dorgelés, combattant de la Grande Guerre, auteur d\u2019un livre fameux, « Les Croix de Bois », cst retourné au front, mais cette fois comme cor- rexpondant d\u2019un grand hebdomadaire parisien, « C\u2019est une drôle de guerre », voilà le titre dont il a coiffé son premier reportage: AU FRONT DE LORRAINE Un vent mouillé affûte les visages; les hommes, pliés sous le barda, se fraient un passage dans la bourrasque, casque en avant, pareils à des haleurs avec leurs dos qui pcinent.S'ils allaient dans l'autre sens, l'étape serait moins longue mais ils moutent en ligne pour la première fois, venant d'un village lorrain où ils ont joué à la ven- dauge, ct cela semble dur, quand on n'a plus porté que la hotte, de reprendre au coup de sifflet le fusil-mitrailleur.Surtout par ce temps de chien.Depuis qu\u2019ils sont partis.avant l'aube, la pluie n\u2019a pas cessé.Une bruine immobile.soudain secouée de rafales qui plaquent la capote contre les cuisses et vous font patiner sur la chaussée lustrée.\u2014C\u2019est encore loin?une voix dans le rang?\u2014Quoi, t'es pressé?L'autre ne répond pas.Il remonte son sac d\u2019un coup d'épaule que je connais bien, et rejoint sa solitude dans cette troupe en marche, Pressé?Pas tellement, bien sur.On était mieux sur le coteau, avec des rires de filles plcin la carriole, une bouteille de vin gris au casse-croûte ct de la paille fraîche pour se coucher.Est-ce à cela qu'ils songent, tous ces soldats muets dont je remonte la colonne?Je voudrais saisir un regard, comprendre un mot; mais la visière cache leurs yeux ct le vent les bäillonne.Ce sont des inconnus, chacun avec son secret.\u2014Alors?Un peu ému?ai-je demandé à un grand maigre au nez rougi qui s'était arrêté pour renouer sa molletière.Il m'a regardé d\u2019un air étonné, comme s'il ne s\u2019expliquait pas l'absurdité d\u2019une telle question.\u2014Pourquoi ému?Il n'y a pas de raison.Cela vaut parfois mieux de n\u2019avoir pas de souvenirs.Hier soir, dans la grange ou je les ai surpris, ils s\u2019esclaffaient en projetant des embuscades de gamins et la pensée d'aborder la frontière où l'ennemi les attend, tapi dans le brouillard, les bante certainement moins, ce matin, qu\u2019elle ne m\u2019obsède moi-même.Tous ont le sentiment que ce n'est pas encore la guerre.La vraic guerre, la terrible, que leurs pères leur ont contée et dont ils ont lu les récits.Ils s'engagent dans celle-ci comme dans un jeu risqué de ruses et d'escarmouches, avec la conviction d'en revenir au complet.\u2019 \u2014Bonne chance, gars.En somme, tout irait bien, sans cette bouillasse où l'on patauge.Mais allez donc blaguer, quand l'eau ruisselle du casque et vous coule dans le cou.Ceux qui longent le fossé cnfoncent jusqu'aux chevilles et les batteries qui redescendent des lignes, occupant la moitié de la route, les obligent sans cesse à sc serrer.Ils ont aussi d'étranges silhouettes, ces pourvoyeurs gonflés d'orage sous la lourde pèlerine.Quand ils se dressent à l'avant de leurs prolonges, on dirait qu'ils battent des ailes, et ceux qui suivent à picd ressemblent à des bergers.Dans les prés, partout, l'eau affleure, éclats de miroirs ternis.Le moindre ruisselet s'étale en marécage qui se ride sous le vent.Et ce n\u2019est pas fini.Le ciel, à l\u2019horizon, roule d'autres nuages, toujours chargés de pluie.\u2014Un temps à ne pas mettre un char d'assaut dehors, plaisante l'artilleur qui nous conduit, Il a raison, ce jeune officier, demande mes petits A ee \u2014\u2014\u2014 de ne considérer que le bon côté des choses.Grâce à ce mauvais temps, pas de répérage possible, et les Allemands ont mis des jours avant de se résoudre à jeter leurs divisions sur ces croupes boisées où les nôtres n\u2019étaient plus.\u2014Duns notre secteur, nous n'avions laissé qu'une batterie volante qui n'arrétait pus de faire du bruit, lâchant une rafale et fi- lunt vite plus loin.Ce qu\u2019ils ont pu, en face, dépenser de munitions à casser des branches, ils ne s'en doutent certainement pas.Les fantussins aussi s'étaient retirés, ne laissant de loin en loin qu'un îlot de surveillance chargé de battre la plaine le moment venu, et.malgré ce désert, l'avance des feldgrau n\u2019a pas été facile.D'autant plus qu'à leurs mines il s'en était ajouté d'autres, sur les pistes tracées qu\u2019ils devaient parcourir.\u2014 À malin, pas vrai, malin et demi, Ceux de notre génie aussi connaissent la musique.Mon compagnon a seulement trois semaines du campagne, et déjà il se range parmi les vieux guerriers.Il me renseigne sur les nouveaux obus allemands ct le temps qu'on a, selon le calibre, pour se planquer.\u2014Vous verrez ça.On s\u2019y fait vite.\u2014Merci.Je n'ai pas tout oublié.|SIFFLEMENT DES BALLES Comme nous atteignons un bas- fond où la rivière a débordé, la brume se fait plus épaisse et le régiment s'écoule en fantômes.La pluie qui redouble tambourine sur les casques.\u2014 Tant mieux, se félicite mon guide, optimiste, dont Je manteau, depuis la veille, n'a pourtant pas eu le temps de sécher.Ils seront plus tranquill«s pour gagner leurs emplacements.Les tranchées, par ici, ne sont pas continues, puisqu'elles ne doivent servir que le temps du repli.Alors, nos fantassins doivent ouvrir l'oeil.\u2014Ah! c\u2019est une drôle de guerre, m\u2019explique gaiement won compagnon.C'est a qui essaiera de prendre les autres a revers.Une vraie partic de cache-cache.Tous les jours, des combats s'engagent, presque à bout portant.Ils sont tenaces aussi, les camarades en veste verte, ct ils ne lächent pas facilement pied.L'autre matin, près d'ici, ils sont parvenus jusqu'à un abri où tirait un fusil- mitrailleur et, par le créneau, le plus culotté a lancé une grenade à manche qui a éclaté dans l'abri.ll n'en tuera plus d'autres, c'est acquis.Mais le sergent du fusil- mitrailleur est aujourd'hui à l'hôpital, les mains déchiquetées, et ce n'est pas à celui-là qu'il faudra raconter que les fridolins ne sont pas tous pareils et que ceux à croix noire sont les seuls méchants.Il n\u2019était peut-être pas nazi, le lanceur de grenades, Il était allemand.Cela revient au même quand il s'agit de tuer.Heureusement, dans cet horrible jeu, on a aussi des revanches.Ainsi, un artilleur de liaison, ayant perdr.sa route, s'est trouvé tout à ceup, à la lisière d\u2019un bois, en présence d'une patrouille qui battait les fourrés.S'il s\u2019était enfui, il ne serait pas allé loin.Mais au lieu de perdre la tête, il s\u2019est jeté dans un fossé et comme les Allemands avançaient en tirant, il à riposté à coups de mousqueton.Lorsque les fantassins, alertés par la fusillade, sont arrivés à la rescousse, ils ont trouvé deux patrouilleurs couchés dans l'herbe, le même trou au front.C\u2019est ce dernier détail qui a surtout frappé mon compagnon.\u2014Je lui ai dit, au petit bonhomme: « Qüand on tire aussi bien, on ne reste pas artilleur.Tu as une placc toute trouvée chez les biffins.Cela ne m\u2019a pas empêché de le proposer pour une citation.Ce qu\u2019il n'ajoute pas, ce grand gargon timide à rougir, malgré son air de tout trancher, c\u2019est VICKERS; LONDON T/ 15 qu'il a, le même jour, gagné éga- Ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eee qu@ 3.25 Limited, Montréat.*** { ôle de guerre! lement sa croix de guerrc en assurant le repli des derniers 75 sous les rafales de balles qui cinglaient le cliemin.\u2014Bah! elles ne touchent pas toutes, s\u2019excuse-t-il avec modestie.Seulement, quand elles vous sifflent aux oreilles, on voudrait bien partir.Et il est resté\u2026 PIEGES A C.Je m'étais promis d'aller surprendre au repos un des régiments qui s'étaient battus en uvant de la frontière et que j'avais vu revenir, harassés mais Joyeux, par les chemins ravinés du front, où des milliers de godillots creusent leur ornière; je n'ai pus attendu longtemps, Le jour méme de leur arrivée au cantonnement, j'avais rejoint deux bataillons d'infanterie qui te- uaient les lignes depuis le début du mois.\u2014Eh bien, ai-je demandé au premier soldat que j'ai rencontré, ç'a été dur?\u2014 Non, pas trop, m'a-t-il répondu, de la malice au coin de l'ocil.Je crois qu\u2019on s\u2019y fera.Forfanterie?Pus du tout.Mais pour qui combat, la veille s'oublie vite.C\u2019est le lendemain qui compte.Quinze jours de bon, profitons-en.À peine étaicut-ils installés que le village avait changé d'aspect.Plus de monde sur la place qu\u2019au 14 juillet.L'église était soudain trop petite pour recevoir tant de paroissiens imprévus qui, en temps ordinaire, ne fréquentent l'office qu'aux mariages et aux enterrements.Les paysannes n'osaient plus approcher du lavoir, où des soldats bruyants savonnaient leurs liquettes, les bêtes de la basse-cour cherchaient où se nicher, trouvant toutes les places prises, des soldats endormis jusque dans le ritelier.Quant au chien de la ferme, il n'avait jamais tunt mangé et, babine graisseuse, la queue en trompette, il refusait de s\u2019éloiguer de la roulante où le cuistot lui apprenait 1 8 se mettre au garde-à-vous.Les tas de fumier seuls n'avaient pas changé, cet immuable fumier lorrain par quoi s'évaluent les fortunes et que des siècles de guerre ne parviendraient pas à racler.Pour qui débarquerait de Nice, cette villégiature n'aurait rien de plaisant, mais quand on revient des lignes on est moins difficile.Les funtassins se croyaient en vacances.Même les Parisiens ne se plaignaient pas: c'est tout dire.Une bocuf-mode et des frites, de la paille fraiche, pas trop de corvées, que souhaiter de plus?Peut-être boire un coup.Je 1'offre de bon cocur a toute une section.Mais voila le commandant qui semble chagriné.\u2014Pas la peine de leur donner des regrets.Avec tout l'or du monde ils ne trouveraient pas ici un verre de limonade à se payer.11 n\u2019y a qu\u2019un débit dans le village et les autres régiments ont eu vite fait de le mettre à sec.Cela ne m'a pas empêché de sourire, au contraire.\u2014\u2014Permettez, commandant.J'ai été soldat comme eux et pour cette sorte de débrouillage j'ai maintes fois constaté que le dernier des bonshommes pouvait en remontrer à ses chefs.Après quoi, m'\u2019adressant aux biffins qui «m\u2019entouraient déjà d\u2019un cercle rigolard: \u2014Vous êtes sûrs qu'il n'y a rien à boire dans ce patelin?Le renseignement a jailli de dix côtés à la fois: \u2014À la maison du bout ils viennent de recevoir de la bière, et la bistrote attend du vin, J'ai souri de plus belle, pas fa- ché de mon effet: \u2014Vous voyez, commandant.Parbleu, un millier de paires d\u2019yeux ne laisse rien échapper.Surtout quand il « fait soif >.Et un instant plus tard je les retrouve attablés, évoquant à grands cris leurs dernières patrouilles, lorsqu'ils rampaient par les layons, vers les villages ennemis, le doigt sur la gâchette, et écartant les herbes pour dévoiler les pièges.Ces fameuses mines allemandes qu\u2019ils n\u2019appellent plus \u2014 excusez-moi \u2014 que des « pièges ac.».Leur commandant, qui sait les manier, est un ancien de la dernière, comme la plupart des offi- jciers de son grade, et je lui vois le même sourire qu'au plus jeune de ses gars.\u2014Je ne vous demande pas si ç'a été dur: vous me répondrics que non.La moue débonnaire et les yeux baissés, il pèse ses mots.\u2014Dur, cela dépend.Quelques blessés.Très peu de morts.\u2018Un lieutenant que nous aimions tous et deux soldats.Naturellement, ça compte.Mais si on additionne, il y en a moins que des citations.Quatorze d'un coup, ce n'est pas mal pour un début.Ces modestes clous de bronze ou d'argent, même ces quelques palmes, pour les plus braves ou les plus chanceux, ils les ont bien payés.Quinze jours à garder le\u2018 contact, derrière des ouvrages improvisés qu\u2019on devait abandonner 3 AT LY Yh sitôt que l'ennemi, trempé, dé! L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 9 DECEMBRE 1939 clencherait son attaque: ordre du commandement; quinze jours de coups de main ct d\u2019embuscades pour ramener des prisonniers; quinze jours d'alerte ct quinze nuits, la fusillade éclatant parfois par derrière, quand une patrouille cnnemie parvenait à s\u2019infiltrer.\u2014Ceux-là, je vous jure qu\u2019ils repartuient vite.Ceux qui pouvaient\u2026 Je ne puis attendre d'un tel chef les morceaux de bravoure qu\u2019on déclame loin du risque, mais sans grands mots, se taisant sur lui, il me vante ses hommes et ses jeunes officiers qui auraient l'âge d'être ses fils.\u2014C'\u2019est une drôle de guerre, me dit-il à son tour, se souvenant de la précédente.À certains endroits, pour établir la liaison, je me suis approché en auto à cent mètres du boche et j'ai pu revenir sans essuyer un coup de fusil.Il est vrai que de mon côté j'ai vu un fridolin assis tranquillement sur le marche-pied de sa voiture pour consulter la carte, comme s\u2019il eût hésité à pousser vers chez nous.D'une rafale de fusil-mitrailleur, nous l'aurions descendu, mais il me faisait pitié, ce nigaud à casquette qui se croyait sans doute à une licue du « franzeuse ».On a tiré en l'air et il a décampé\u2026 \u2014En laissant sa voiture?\u2014H nous devait bien ga.11 n'est pas d'officier, il n\u2019est pas de soldat qui n'aient rapporté d'ancedotes semblubles sur ses quinze jours à lu frontière et je crois que, tout compte fait, en dépit des mausers et des grenades CELEBRATION EN L'HONNEUR DE Me FERNAND CHOQUETTE Grand banquet aux huîtres de 800 convives offert au nouveau député de Montmagny à l\u2019Assemblée Législative.\u2014 Manifestation populaire à laquelle assistaient le Très Honorable Ernest Lapointe et autres personnalités politiques.(Correspondance spéciale à \u201cL'Autorité\u2019) Montmagny, 4 \u2014\u201cFernand Choquette, votre nouveau député, c'est l\u2019un des bons hommes, c\u2019est l\u2019un des jeunes gens de talent qui sont entrés à l\u2019Assemblée législative lors des élections du 25 octobre dernier.Nous avons conflance en Choquette, il fera san chemin, il saura aider au progrès qui va se faire dans la province d'ici quelques années\u201d.Tel est l'hommage que le Très Honorable Ernest Lapointe, CR., ministre de la Justice dans le gouvernement canadien, apportait au nouveau député de Montmagny, Me Fernand Choquette, CR.fils de Thon.juge et ex-sénateur P.-A.Choquette, \u2014 qui pendant 20 ans représenta ce comté \u2014, samedi soir, à Montmagny, au cours d'un banquet aux huttres qui était offert à ce dernier par l'Association libérale de Montmagny.Le ministre de la Justice, le député de Montmagny, et l'hon.Wilfrid Hamel, représentant du gouvernement Godbout à cette fête, ont été l'objet de longues ovations de la part des 800 personnes qui assistaient au banquet.J.-Adjutor Fortier, de Montmagny, a donné lieu à une grande démonstration en l'honneur de M.Choquette qui jouit d'une immense popularité parmi toute la popualtion du comté.On a remarqué dans l\u2019assistance plusieurs conservateurs recon- à manche, ils s'en souviendront | conune d'une escapade.Surtout la ! guerre finie.| Ils out vécu là-bas comme dans : une île abandonnée, trayant les: vaches, plumant Jes vies, péchant | dans les étangs et prenant même | des lièvres au collet.\u2014Chut! N'en dites rien, surtout.Le capitaine ne le sait pas.Mais si, il le savait.\u2014Je n'ai pas le nez bouché, inc confiait-il plus tard.Ce qu\u2019il pouvait sentir bon, leur nom de d'la de civet!\u2026 Lui, par contre, s'était offert des nuits de roi, dans un vrai lit à édredon, à cinq cents mètres du Fritz qui ne cessait de tirailler.\u2014En pyjama, monsieur! Les doigts de pieds en éventail! Il paraissait plus fier de cette naïve prouesse que d'être parvenu, par d'incessantes patrouilles, à convaincre l'ennemi que tout un régiment tenait la position.Certes, c\u2019est une « drôle > de guerre.Pas toujours comme on I'entend.A K., au milicu de la forêt, ils se sont baignés dans une superbe piscine à plongeoir, se blottissant dans les cabines dès que ronflait un avion et prêts, si cela tapait, à s'habiller sans chemise, à se chausser picds nus, pour empoigner le flingat.Mais dans le même village, on a dit la messe devant trois ceroueils.Drôle de guerre.D'une salle voisine, réservée à l'estaminet, nous parvient une rumeur de gros rires et d'accordéon.Par instants, les voix se joignent, reprenant en choeur un refrain connu, et c'est un peu d'oubli qui passe, de tendresses faciles et d\u2019amours perdues, Il y a même une romance qui m\u2019a chaviré comme une midinette.Oh! pas plus langoureuse que les autres, ni mieux tournée.Mais nous la chantions déjà à l'autre guerre, et c'est peut-être un camarade de tranchée, grisonnant aujourd'hui, qui l'a apprise à son gamin, sans prévoir qu\u2019il la chanterait un soir en quittant le créneau.J'avais besoin, par instants, de faire un effort, pour revenir à cette table, d'où m'éloignaient des ombres.Que chacun cnterre ses souvenirs, Il n'y a que le présent qui compte.Il n'y a que demain! Et demain, c\u2019est eux.C'est leur male confiance.C\u2019est l\u2019invincible espoir qui brille dans leurs yeux.Si la mort les regarde en face, elle n'osera pas.L'autre génération lui a assez donné.Bien entendu, chacun a son récit qu\u2019il veut placer: \u2014Figurez-vous que les tirailleurs tensient les avant-postes, La nuit tombée, à leur habitude, ils se sont mis à chanter, accroupis en rond et claquant des mains.Mais les Allemands qui ne comprenaient rien à la musique arabe, se sont permis de les imiter en poussant des you-you.Aussitôt, les tirailleurs vexés ont sauté sur leurs arines et, pendant une bonne heure, cela n'a plus cessé de pétarader.Mon artilleur avait raison; drôle de guerre.L'aumônier même est de cct avis, et cependant, l'autre dimanche, il n\u2019a pas, sur le moment, trouvé la farce du meilleur goût.Il devait recevoir, dans un village évacué, tout contre la frontière, l'évêque de Mezt (suite à la page 3) qui n'avait pas craint de s\u2019aventurer dans la zonc de feu pour conférer les ordres à un sergent séminariste.\u2014Recevoir Monseigneur, m'ex- pliquait-il avec un fort accent lorrain, pensez donc, quel honneur! nus.En plus des délégations de toutes les paroisses du comté, il y en avait également des comtés de Bellechasse et de l'Islet qui avaient tenu à se faire représenter dans cette expression d'hommages au populaire député de Montmagny.A la table d'honneur, on remar- :quait en outre du héros de la fête, du président du banquet et du principal invité d'honneur: M.Wilfrid Hamel, député de Saint-Sauveur, ministre sans portefeuille dans le ; cabinet Godbout, M.J.-Fernand Fafard, député de Montmagny-L'Islet à la Chambre des Communes, M.Philippe Picard, secrétaire de M.Lapointe.Me Valmore Bienvenue, C.R.\u2026 député de Bellechasse, Me Jacques Dumoulin, C.R., député de Montmorency, Me Antoine Laplante, Me J.-Léo-K.Laflamme, C.R., substitut du procureur-général 4 Montmagny, le Dr Clément Rouleau M.V., M.louis Pelletier, N.P., le Dr Philippe Richard, MM.Paul Mer- La fête, sous la présidence de M.; cier, Eugène Marquis, CR, Maurice Bolsvert, CR., G.Lacasse, Amédée Proulx, J.-Raoul Boulanger Geo, Langlois, Louis Laberge, A.Fournier, J.-L.Taschereau, Gérard Marquis, Hervé Vézina, Wilfrid Leblanc, Alonzo Couillard, C.-Eugène Létourneau, Arthur Martineau, N.P., préfet du comté et autres.Un vrai triomphe La fête organisée par un comité spécial de l'Association libérale de Montmagny, a remporté un brillant succès.Il convient d\u2019en féliciter les membres du comité et particulièrement M.J.-A.Fortier, ime dirigeante de l'organisation de la fête.Un vieillard de 99 ans, M.José Bernatchez, de Montmagny, libéral de toujours, a tenu à assiter à cette fète offerte au nouveau député de Montmagny fit les frais de ia puté du comté, l'hon.juge P.-A.Choquette.L'arrivée dans la salle de Me Fernand Choquette a été marquée d'une longue ovation Porté en triomphe par deux de ses fi- déles supporteurs, le nouveau député a été conduit à la table d'honneur, Une semblable ovation devait accueillir un peu plus tard dang la soirée, le Trés Honorable Ernest Lapointe qui déclarait au cours de son discours.n'avoir famais été témoin d'un tel enthousiasme.Durant le banquet, qui eut lieu dans une vaste salle gracieusement prêtée par M.Henri Boulet, industriel, la fanfare de Montmagny fit le sfrais de la musique.La salle magnifiquement décorée, offrait un charmant coup d'oeil.Des hauts-parleurs permettaient à tous les auditeurs d'entendre facilement les nombreux discours qui ont été prononcés.A l'issue du banquet, M.J.-Adju- tor Fortier, président de la fête, a ouvert la série des discours en prononçant Une brève allocution au cours de laquelle il a rappelé que la démonstration avait été organisée à la demande de tous les citoyens du comté.Il a ensuite fait l'éloge de la famille Choquette et il a souhaité la plus cordiale bienvenue à tous les invités d'honneur, particulièrement au Très Hon.Ernest Lapointe.Le député de Montmagny-L'Islet à la Chambre des Communes, M.Fernand Fafard, est ensuite invité à présenter le ministre de la Justice (suite à la page 4) LA DECOLLATION DE M.DUPLESSIS (Suite de la page 4) Hitler?Semblable déclaration dans un grand journal anglais, quand bien même il ne l\u2019eût pas faite, aurait dû le remplir d\u2019aise.Pourquoi insulter le noble vicomte en le traitant de menteur?Etait-ce la crainte d\u2019encourir par trop de loyalisme le déplaisir d\u2019Adrien Arcand, le sous-Fouhreur, le Fritz Kuhn, le Heinlein du Québec?La feuille d\u2019Arcand, \u201cL\u2019Ilustration Nouvelle\u201d, périclite depuis que M.Duplessis ne dispose plus des anciennes sources alimentation.On prête au Mauricien l\u2019intention d\u2019en prendre le contrôle afin de s\u2019assurer un organe personnel.En ce faisant il jouerait un sale tour à ceux qui veulent le bouter dehors.Car il pourrait fort bien oublier sa promesse de se retirer après la prochaine session comme il a oublié tous les articles de ce cathéchisme \u201cnational\u201d préparé à sa demande par M.Louis Francoeur qui, en sa qualité d\u2019ancien \u201c\u201cbénédictin\u201d, était parfaitement qualifié à préparer ce petit manuel politico-religieux.LA VRAIE PENSEE DU CARDINAL Il était facile de prévoir que les prohibitionnistes profiteraient de la présente guerre, comme ils ont abusé de l\u2019ancienne, pour revenir à la eharge avec leur dada.Cela n\u2019a pas manqué.Dans le Nouveau-Brunswick, POntario, ils se sont déjà adressés, sans succès du reste, à leurs gouvernants.À les entenre, la guerre finirait beaucoup plus tôt en faveur des Alliés, si la prohibition triomphait.Pourquoi ne s\u2019adressent- ils pas d\u2019abord aux principales nations belligérantes, la Gran- de-Bretagne et la France?Parlant ces jours derniers à une exposition anti-alcooli- que tenue dans la ville de Québec, S.E.le cardinal Villeneuve n\u2019a eu garde de se prononcer en faveur de la prohibition, mais dune sage tempérance.Néanmoins, il semble qu\u2019il ait beaucoup plus profité de la circonstance pour dénoncer le communisme et Phitlérisme, ce qui a produit une peu de confusion dans les esprits, certains journaux et leurs lecteurs rapprochant ces deux néfastes doctrines des inoffensives tavernes et des orthodoxes magasins de la Commission des Liqueurs.En quoi la prohibition pourrait-elle nous sauver du communisme, puisque ce n\u2019est pas avec la vodka que les Soviets entendent propager leur doctrine, mais par la force des armes?Si nous avons bonne mémoire, le premier geste de Lénine fut d\u2019interdire Pusage de cette liqueur en Russie, et cela n\u2019a pas empéché, que nous sachions, la conquête du pays par les Soviets.Donc, ce n\u2019est pas au régime de tempérance de bon aloi dont nous jouissons dans le Québec que s'adressent ces paroles du cardinal: \u201cL\u2019action catholique n\u2019a pas d\u2019autre but que de lever les forces chrétiennes contre les forces du mal.\u201d ROBUR.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est par les présentes donné que Nancy Patricia Lytle Rowat, de la cité de Lachine, comté d\u2019Hochelaga, Pro- vince de Québec, épouse de John Pozer Rowat, de la cité de Westmount, s\u2019adressera au parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d\u2019avec son mari, John Pozer Rowat, Notaire, de la dite cité de Westmount, pour cause d\u2019a- duitère.Montréal, Novembre le 9, 1939.GORDON M.WEBSTER, Procureur du requérant, 507 Place d\u2019Armes, (Suite à la page 3) ely » mag ue dre MONTREAL.6 a pee AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est par les présentes donné que Filomena Greco, de la ville et du district de Montréal, dans la province de Québec, s\u2019adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d\u2019avec son mari, Antonio Sauro, cultivateur, demeurant autrefois dans la Cité et le district de Montréal, province de Québec, et maintenant de lieux inconnus, pour cause d\u2019adultère et de désert on.: Daté à Montréal, province de Québec, ce 16iéme jour de novembre, 1939, LYON JACOBS, C.R., Be 5 MP HAUTS A7 .[ER Procureur du requérant: 25e ANNEE\u2014No 1345 Le Canada peut, d\u2019après les banquiers, soutenir l\u2019effort actuel Huntly Drummond, le président, dit que le Canada est uni dans l'épreuve du moment\u2014Hi anticipe des progrès dans plusieurs compartiments \u2014 Les prix doivent être maintenus peu élevés pour mitiger le processus de la déflation.Les gérants généraux disent que Ja Banque est en mesure de faire face à la situation \u2014Chiffres record de l\u2019actif ct des dépôts \u2014Augmentation de $30,000,000 dans les prêts cette année.Tout en appuyant sur la gravité de la situation mondiale actuelle par rapport au Canada, Huntly R.Drummond, président de la Banque de Montréal, lors de ln 122ème assemblée annuelle des actionnal- res, a déclaré qu'il avait foi dans l'unité nationale.TI croit, par ailleurs, que le Canada est en mesure de sortir indemne des tempêtes qui peuvent l'assaillir.\u201cNous sommes un pays uni dans notre effort de guerre.I ne nous reste plus qu'à faire converger nos efforts vers une conclusion heureuse du conflit tout en ne négligeant pas nos propres affaires afin qu'après la guerre, dans la période de réajustement, nous puissions avoir le moins d'inflation possible, des dettes pas trop élevées et un moral intact.A la même assemblée M.Jackson Dodds, en son nom personnel et en celui du gérant adjoint, G.W.Spinney a aussi parlé.Il a présenté le rapport financier qui contient des chiffres sans précédent jusqu'ici dans l'histoire de cette institution.Actif de plus d'un billion L'actif a dépassé le billion de dollars mais plusieurs autres postes du bilan font voir des plus-values appréciables sur l'année précédente.Non seulement l'actif a atteint un chiffre record mais aussi les dépôts qui se totalisent à $914,000,000, le plus haut niveau jamais atteint par la banque.Les gérants généraux ont aussi fait aliusion à une augmentation.de près de $30,000,000 des préis courants et escomptes qui sont maintenant a $220,000,000.On a fait ressortir le fait cependant qu'il y a dix ans le chilire des prêts était beaucoup plus élevé.La cuminution notée dauis cet intervalle est due au fay que les demandes de crédit sont bcaucoup plus limitées.Cela a naturellement forcé la banque à augmenter le montant des obligations des gouvernements ct autres titres de tout repos qu'elle détient en portefeuille.A la fin de ses commentaires re- lauvament a la situation financière de la banque, le president a Iait allusion à la fausse conception populaire par rapport aux recettes.\u201c Quelques fois on entend des cri-' tiques à propos des profits des ban- - ques, ce qui est du, sans doute, à sunportance de nos institutions.Cependant vous pouvez constater, en jetant un regard sur le rapport jours douloureuse de la déflation des prix et des gages, opération qui est la conséquence inévitable d'une hausse exagérée\u201d.Contrôle gouvernemental M.Drummond a fait allusion aux mesures prises par le gouvernement pour la stabilisation des approvisionnements et des prix, do même que pour assurer la \u2018poursuite effective de la guerre\u201d.Bien qu'il admetté la nécessité de ces mesures, et aprés avolr déclaré que toutes les institutions d'affaires, y compris la banque qu'il dirige, ont accordé toute leur coopération au gouvernement, il a clairement déclaré qué ces mesures étaient un obstacle à l'expansion des affaires.Dès que les conditions qui les ont fait naître seront choses du passé, ces mesures, dit-il, devraient aussi disparaître.Relativement aux taxes et à la finance publique, le président con- seflle, en autant que la chose est possible, la pratique de \"paiement au comptant\u201d.\u201cMais c'est en réduisant nos dépenses non - essentielles que notre gouvernement peut donner le meilleur exemple aux Canadiens.Les besoins particullers ne doivent plus avoir la première place et notre problème ferroviaire, avec la centaine de millions de dollars qu'il représente pour le pays chaque année, ne doit pas être laissé sans solution\u201d.\u201cLors de la dernière guerre, dit- il, le Canada s'est, en quelque sorte révélé à lui-même et a atteint sa maturité, Depuis nous avons connu bien des vicissitudes qui ont donné Lieu, à certaines époques, à des divisions qui nous faisaient ou- bller l'intérêt national.Le courant est maintenant en sens contraire et nous pouvons montrer à l'univers un front uni.Deux événements, dit-il, ont contribué à cimenter cette unité nationale: la visite de Leurs Majestés qui ont reçu un accueil aussi cordial de la population anglaise que de la population française et les résultats de l'élection dans la province de Québec en octobre dernier.Discours du gérant général Dans ses remarques, M.Dodds a traité longuement de la question des prêts et des placements.D] a dit, entre autres: \u2018On prétend souvent que les banques n'aiment pas à risquer leur argent dans les affaires et qu'elles préfèrent de qui vous est soumis, que sur un !PeAucoup choisir Je moyen plus fa- actif moyen de $907,000,000 au cours de l'exercice fiscal, les recettes ae ia Banque ont été de $3,462,00.En d'autres termes, sur chaque $100 \u2018d'acuf les recettes ont été de 38 cents\u201d.Pour ce qui est des conditions des affaires au Canada, M.Drummond note qu'un facteur d'inpor- tance, dans les circonstances où nous trouvons, est le fait que le Canada, au moment ou il entre dans une période de guerre, dispose d'une des meilleures récoltes de son histoire.\u2018Ceci, dit-il, est vrai de pratiquement toutes les parties du Dominion mais plus spécialement des provinces - prairies où, contrairement aux dernières années, la récolte du blé est particu- lèrement abondante et d'une qualité exceptionnelle.11 suit donc que le Canada a de forts approvisionnements de denrées dont les Alllés ef les pays neutres auront besoin.Le pouvoir d'achat des agriculteurs ne pourra qu\u2019augmenter ce qui aura aussi pour effet d'aider les affaires du pays en général.De plus, par suite de la guerre, nous avons plusieurs industries qui bénéficieront directement de commandes de matériel de guerre, Notons aussi que le Canada, comme tout l'isuiique, sera le centre d'entraînement pour tous les aviateurs de l'Empire britannique.\u201cIl semble donc que \u2018du point de vue matériel on a raison de croire que le Canada est en meilleure posture que in plupart des autres pays pour faire face aux conséquences inévitables de la guerre.Notons de plus, sous ce rapport, la sagacité et la clairvoyance de l'Angleterre qui a pris les mesures nécessaires pour s'assurerr un approvisionnement continu de denrées à des prix normaux\u201d.\u201cSi le rôle du Canada dans la guerre doit consister principalement à être une source d\u2019approvisionnements pour la Grande-Breta- gne, nous devrons voir à ce qu'il n'y ait pas de profits excessifs.Nous devrions avoir pour but de «demander des prix équitables pour le blé et autres produits de la ferme et des prix équitables aussi pour les produits manufacturés.Le gouvernement, sous ce rapport, aura le plein support du monde des affaires et du monde ouvrier, afin \u2018d'éviter ce cercle vicieux dans le- que nous nous sommes trouvés au cours de la dernière guerre alors que le coût de la vie et les gages ne firent qu'augmenter l'un aprés Jes autres.\u201cEn maintenant les prix aussi bas que possible, nous alderons à soutenir l'activité de notre commerce domestique et après la guerre, cette politique aura pour effet de mitiger, en quelque sorte, l'opération tou-| HS 4: ps es uen 1 cils d'acheter des titres mobillers, et on cite, comme exemple, Je chif- fro des placements de banques à charte.\u201cRien n\u2019est plus éloigné de la vérité.Il Va sans dire que le passif représenté par les dépôts nous oblige à avoir un pourcentage acé- quat de titres de premier rang comme réserve supplémentaire mais, nous préférerons toujours, dans toutes les circonstances, utiliser les fonds que nous avons sur des prêts hlen garantis afin d'alder au développement de l'industrie et du commerce.C'est d'ailleurs exactement pour cette fin que notre organisation a été constituée avec ses succursales s'étendant dans tout le pays.Il nous ferait grandement plaisir de pouvoir, dans l'intérêt du pays et pour notre propre bénéfice utiliser le plus possible toutes nos facilités.\u2018Malheureusement, bien que nous soyions anxieux de prêter no fonds à des gens ayant de bonnes garanties à offrir, cela ne veut pas dire que ces gens vont nous demander des emprunts.Par suite de cet élat de choses nous avons été forcés de trouver ailleurs des emplois pour nos fonds disponibles.D'autre part la banque ne peut, pour remédier à cette situation, se départir de ça politique de prudence ordinaire car elle a de graves obligations envers ses déposants\u201d.Industrie et commerce \u2018Traitant.brièvement de In question de l'industrie et des affaires, le gérant général a rappelé que les provinces-prairies avalent cette Année une récolte de blé très élevée.I a parlé de la reprise d'activité économique et de Jaugmentation des recettes ferroviaires qui, à la fin d'octobre, étaient de $19,000,000 supéricures à celles de 1938.Il a cité des chiffres prouvant que la population des métaux usuels, de même que celle de Yor, avait été plus élovée cette annde que l\u2019an dernier, et 1] a cité des faits pour établir que les perspectives d'avenir de l\u2019industrie du papier et de la pâte à papier étaient plus brillantes cette année, M.Dodds termine sur une note optimiste en disant que le \u2018Canada a progressé vers sa destinée depuis la déclaration de guerre de 1914.\u2018Sa contribution, en fait de blé, de minéraux et de produits manufacturés, pour Ia cause du «droit dans cette guerre excèdera de beaucoup celle de la dernière guerre.Tout indique aussi que dans chaque province du Dominion sa contribution en hommes sera considérable et de cette qualité d'hommes qui, dans la der- mière guerre, a jeté, tant de gloire sur notre pays\u201d.No.2-F 25e ANNEE\u2014No 1345 L'AUTORITE, MONTREAL, 9 DECEMBRE 1939 PLEURS ET JOIES A LACHINE » (sulte de la page 4) été désigné par l'administration « duplessiste », Ils i rendre justice à tout le monde.s'efforgait de \u2018 | Les entrepreneurs d'origine italienne étaient devenus fort impopulaires en ces derniers temps, grâce à ce Vincenzo Francheschini, dont les démélés avec la population du comté de Terrebonne, au cours de la construction de la route des Laurentides, sont encore dans toutes les mémoires.On reprochait spécialement & M.Franceschini d\u2019importer trop d\u2019lialiens de Toronto, aù se trouve son bureau principal.Rien de tel avec M.de Vitto, depuis longtemps fixé (sa carrière de pierre du moins) dans le comté de Jacques-Cartier ct familier avec la population.L\u2019hon.1'.-D, Bouchard l'a même félicité après une rapide inspection.Quand des soumissions scront-elles demandées?C'est le secret du nouveau ministre de la Voirie.Comme celui-ci est cxpéditif en affaircs, on peut étre sir que les délais seront abrégés le plus possible.L\u2019AVANTAGE DE M.LEDUC , Le résultat des élections municipales n\u2019a surpris que ceux qui misent lOujours sur les muavais chevaux.La majorité de 815 voix obtenue par M.Kdgar Leduc sur son adversaire l\u2019ex-maire Fyon était dans l'ordre, M.Leduc bénéficiant de l'appui du Dr Kirkland et M.Fyon passant à tort ou à raison pour avoir l\u2019appui secret de M.Carignan.Le vote peu considérable de GO pour 100 des élceteurs inscrits cat dû au fait que les polls ayant été concentrés pour la première fois à l'hôtel de ville, dans un but d'économie, plusieurs électeurs éloignés jugèrent Lon de s'abstenir.L'avantage de M.Leduc résidait pour beaucoup dans la part qu'il prit à l\u2019organisation de l\u2019élection du Kr Kirkland.Le correspondant de « L'autorité » à Lachine se félicite particulièrement d'avoir recommandé le choix de M.Leduc au nouveau député de Jac- ques-Cartier comme l\u2019un des organisateurs de sa campagne.Il est sûr que le maire s\u2019en souviendra tout le premier.Les échevins Louis Gaston et Thomas Massic ont aussi été réélus par de substantielles majorités.Donc, à part la mairie, aucun changement dans notre administration municipale.PRESIDENT D'UN CLUB RIGOLO La réélection de son père à l\u2019échevinage ne nous empêche pas d'avoir dans la personne de M.Louis-Joseph Gaston, président du club conservateur Manion, un personnage très drôlatique.On vient de lire dans les journaux, en cffet, que M, Louis-Joseph Gaston, en tant que président du club Manion, n\u2019appuicrait à l'élection du 18 décembre dans Jacques-Cartier que le candidat libéral officiel.Un candidat rouge indépendant, même un candidat conservateur, ne sauraient compter sur son appui.Quelle est au juste l'influence du club pour rire Manion?C'à, c'est une autre affaire.Le violent intérêt qu\u2019il porte à la poursuite d\u2019une guerre victo- ricuse scrait, paraît-il, le principal motif de M.Louis-Joseph Gaston à n\u2019appuyer qu\u2019un candidat libéral 100 pour 100.Pourquoi cet ardent patriote ne prend-il lui-même un fusil?Il est en âge et en condition physique d'accomplir des exploits comparables à ceux de son père, l\u2019échevin Gaston, pendant la Grande Guerre, bien que ces exploits n'aient apparemment pas été reconnus, puisque M.Gaston senior ne porte pas la moindre médaille.Est-ce que le patriotisme soudain de « Louis-Joseph » ne tirerait pas plutôt son origine de son ardent désir de plaire aux libéraux, afin de conserver à son frère la position que celui-ci vccupe au pont Honvré-MercicrŸ Nous ne dirons pas: quelle « gasconnade! » mais: quelle « gastonnade > ! ALEXANDRE.\u2014 LE CHANCELIER SCHUSSCHNIG .(suite de la page 4) 1935, il se voit nommer chancelier.En même temps, il est ministre des Affuires étrangères, ministre de l\u2019Education nationale ct ministre de la Guerre.Ensuite.Nul n\u2019a oublié.C\u2019est l'annexion de l'Autriche par le Rcich, la ruée allemande.De sa demeure devenue prison, il assiste à l\u2019envahissement de la ville, les poings crispés et les yeux noyés de larmes.11 est mis en accusation pour « crime contre lu race allemande », et cent cinquante hommes des sections spéciales viennent monter la garde autour de lui « pour le protéger de l\u2019amour de son peuple ».x # as Ce qu\u2019a fait Schusschnigg est grand.Face à Hitler, il n\u2019a pas rompu d\u2019une ligne, sauf lorsque le fer I'v contraignit\u2026 Sur le Ring, les nazis de Vienne tendaient ironiquement la muain au passant, disant : \u2014 C\u2019est pour le monument funéraire du chancelier.Lui, il souriuait, sachant qu\u2019il serait probablement vaincu, mais sachant aussi que la victoire finale ne pourrait lui échapper\u2026 Ce n\u2019est pas sur une réussite de politicien qu\u2019il a mis son enjeu, c\u2019est sur l\u2019âme d\u2019un peuple.Jamais il ne fut de ceux qui exploitent le pouvoir.Mais toujours, il demeurera un exemple pour ceux qui s\u2019honorent de l\u2019exercer\u2026 LE FURET.ve \u201cTrois Femmes, trois amours, dans \u2018Trois Valses\u201d La deuxième des \u2018Trois Valses\u201d, dont l'action évolue à travers trois époques, se situe en 1900.Voici Yvonne Printemps et Pierre Fresnay dans une scène de ce délicieux film musical adapté de la célèbre opérette d'Oscar Strauss.La sortie de ce film est attendue pour le début de la prochaine année.(suite de la page 1) \u2014Vous oubliez la route la plus directe, fit l\u2019ancien député, celle qui traverserait PIran, c\u2019est-à-dire la Perse\u2014il faudrait d\u2019abord la permission du shah de Perse, dit le major, et puis savez-vous combien il y a de kilomètres de Tiflis à Belouchistan?Près de 2,800 à travers de hauts plateaux désertiques.\u2014En somme, fit l\u2019ancien parlementaire, quand on nous menace d'invasion vers les Indes, c\u2019est du bluff?\u2014Exactement, fit le choeur des coloniaux, et ne vous en faites pas pour PEmpire.Il y eut un silence, les verres se remplirent de whisky et se vidèrent presque instantanément, L\u2019éloge du sang-froid britannique n\u2019est C\u2019est dans l\u2019un des clubs ultra-chics de Pall Mall que des sociétaires finirent un jour par appeler un laquais et lui dirent, en montrant un vieux monsieur figé sur son fauteuil: \u2014Enlevez donc le colonel, il est mort depuis trois jours.UN CONFLIT DE CINQ ANNEES?Seulement, le sang-froid de clubmen, si distingués soient- ils, ne suffit bas à gagner une guerre.Pour cela il faut des hommes, encore des hommes, toujours des hommes.Albion vient d\u2019en appeler 300,000 à entraînement, ce qui avec les 200,000 qu\u2019elle a déjà en France et 1,000,000 sur le sol na- tal\u2014sans parler des troupes coloniales\u2014lui constituera une armée de 1,500,000 en Europe seulement, armée qu\u2019elle devra porter à 4,000,000 si elle veut fournir un effort comparable à celui de la France, comme elle l\u2019a promis.Vingt nations seront probablement en guerre avant un an.Nous voyons par là dans quel conflit gigantesque, nous Canadiens, sommes engagés.Néanmoins, il ne faudrait pas dépasser la mesure de nos disponibilités en hommes et en argent, en argent surtout.Parler dès maintenant d\u2019envoyer 500,000 hommes de Pautre côté de l\u2019Atlantique sans qu\u2019il en coûte un sou à d\u2019autres que nous, c\u2019est exagéré.Songeons que le prochain budget fédéral, allant jusqu\u2019à la fin de mars 1940, dépassera $800,000,000, de $500,000,000 qu'il eût été sans la guerre.Une prospérité factice accompagnera sans doute l\u2019organisation préliminaire de la défense nationale.Mais supposons que le conflit dure cing années, comme des Eens avertis le prédisent, pouvons-nous nous exposer d\u2019ici là à mourir de faim?Gilbert LARUE.Sobre en tout- _ A QUAND L'ALLIANCE GERMANO-RUSSE ?plus à faire.\u2014 Théâtre \u2026 Page 3 Sport.Lo jour oll Simone R., pardon: Michèle Morgan, vint annoncer à sa mère qu\u2019elle allait faire ses dé-| buts au cinéma comme vedette, il y eut un torrent de larmes de joie.Grand'mère, elle aussi, pleura avec abondance.L'histoire ne dit pas quelle fut la réaction a retardement du papa, absent de Paris.C'est dommage, car c'est lui qui avait vu avec le moins d'enthousiasme, sa fille s'égarer dans les sentiers artistiques.Ne lui répétait-il \u2014 Tu ferais mieux de te marier! Lorsqu'elle songe à cette scène d'émotion familiale, Michèle Morgan ne peut s'empêcher de manifester quelque gène: \u2014 Elles ont été si gentilles! Mais Je me serais bien fourrée sous la table! Elle à dix-huit ans C'est beaucoup pour une jeune fille et insuffisan* pour une femme.Et déjà trois films: \u201cGribouille\u201d, \u201cOrage\u201d, \u201cLa Dame de Coeur\u201d (à être présenté bientôt).Et déjà vedette.La jeune fille n'en croit pas ses yeux.La femme n'en croit pas son coeur.Tout cela s\u2019est fait si vite, si aisément.Comme dans une légende, comme dans un rêve.Il Jul a suffi de se laisser guider par son instinct, Quel chemin parcouru depuis le jour ou elle figurait dans \u201cLe Mioche\u201d.Moguy se souvient-il de cette fillette timide qui ne fut même pas gratifiée d'un gros plan.Bah! On ne découvre pas une vedette tous les jours! Michèle Morgan vient de s'affirmer une interprète de première force aux côtés de Charles Boyer dans \u201cOrage\u201d.Elle sera Fhéroïne de plusieurs films importants au cours de la présente saison.Elle est la partenaire de Jean Gabin dans \u2018Le Récif de Corail\u201d ct dans \u201cQuai des Brumes\u201d.Nous la verrons aussi dans \u201cLa Dame de Coeur\u201d et \u201cLa Loi du Nord\u201d.Quand elle avoue être née à Neullly, on est un peu déçu.Aucun conte de fées ne se déroule à Neuilly.Pourtant Neu-Neu est un cadre étonnant.Celui de la fête populaire où la foule rit simplement.Celui aussi d'habitations bourgeoises, de villas princières où se cachent toutes les Mata-Hari! Elle a un visage de gamine.Elle est frêle.A pelne maquillée, mais la trace fine des lèvres rouge-cycla- men.La chevelure folle.Elle pa- Trait toujours flotter dans ses manteaux.Rien de tout cela ne saurait compter.©On ne s'arrête qu'à ses yeux, ses yeux étranges, vert de gris.Elle a le regard de personne, Ni d'une femme, ni d'un fauve.C'est un re- \u20acard irréel.Non, il n\u2019est ni vert, ni bleu, ni gris.Il est pâle, couleur de rien, couleur de rêve.Il prend la couleur de ses pensées.Il s'accroche à vous, pèse sur votre esprit, épie vos paroles, vos gestes.On ne peut plus s'en débarrasser.Il est fascinant; comme le regard des fantômes de cauchemar.Bt soudain, parce qu'on a prononcé une parole qui l'a surprise, parce qu'elle a confié elle-même un de ses petits secrets, cette gamine rougit jusqu'aux oreilles.CE I I ST.DENIS y pe at LEUR / sch aLTIRiS ( ea AV EI AMI AUMONT CAIN LATE | ot SATAN ENENVE eatin and LSAT «© ANNE BTL od Sl AVNER masa Deuxième semaine l'inventeur d'une machine qui per-' Hier encore elle était une petite fille qui faisait de beaux projets: \u2014 A ce moment, je pensais que la vrai bonheur c'était de travailler, de faire à l'écran des choses intéressantes.\u2014 Et maintenant?\u2014 Maintenant je vis mieux; j'ai une existnce plus agréable, plus confortable, ct pourtant \u201cce n'est pas encore ça\u201d.Non, ce n'est pas le bonheur complet.\u2014\u2014\u2014e ee Au Capitol James Cagney et Georges Raft sont les deux principales figures du film \u201cEach Dawn I Die\u201d cette semaine présenté au Capitol.Nous serons introduits dans la vie des prisonniers, cette vie parfois sans pitié et sans espoir.James Cagney y apparaîtra comme un homme envoyé dans cet enfer pour un crime dont il n'est mas coupable.Ia révolte s'est emparée de son ime et toujours il s'insurge contre les mauvais traitements dont il est la victime en\u2019 prison.Dans cette prison Jimmy sera donc un homme en constante révolte d'âme et d'action.Cependant des amis travaillent à frure proclamer son innocence mais pen- pour objet de délivrer George Raft lequel en échange promet à Jimmy innocence.Ce film est intéressant par la valeur des articles mais aussi par la révélation qu\u2019il donne des iraitements dont les prisonniers peuvent être les victimes dans certaines prisons.\u2014\u2014\u2014- Au Loew's La conquête de la mer par la puissance et l'invention de l'homme est racontée dans le film ihe Sea\u201d.présenté cette semaine au Loew's.Douglas Fairbanks Jr appa- rait comme un jeune marin attaché à un voilier qui en 1836 quitta New-York pour l\u2019Ecosse.Après des aventures, 11 rencontra Will Fyffe, mettrait la traversée de l'Atlanti- | que grâce à la puissance de l'inventeur.Fairbanks se laissa intéresser par l'intervention du savant et aussi par les charmes de la fille de celui-| ci.L'invention sera bientôt exploitée et le premier bateau à vapeur entraprendra le voyage de la traversée de l'Atlantique.Les malheurs s'abattront sur cette entreprise : manque de machines, mutinerie de l'équipage, toutes ces aventures sont contées dans ce film avec un très grand réalisme., La À l'Impérial C'est une magnifique idée que la direction de l'Inpérial va réaliser: ramener à Montréal le merveilleux film \u201cThe Wizard of Oz\u201d.On pourra une fols encore, mais durant trois jours seulement, revoir les si sym- pathlqu s héros de ce film: Judy Garland, Ray Bolger, Jack Haley, Bert Lahr et Frank Morgan.Ce spectacle tout de fraicheur, de couleurs, qui connut un succès aussi grand que \u201cBlanche Neige et les Sept nains\u201d est de nouveau offert au public.Nous gageons qu'un grand nombre de personnes tiendront à le revoir.Un second film est inscrit au mé- me programme \u2018Pack Up Your Trouble\u201d avec Jane Withers et les Ritz Brothers.C'est un film qui aura aussi beaucoup de succès : présence des Ritz Brothers en est un gage assuré.Au Princess \u201820,000 Men A Year\u201d est le titre du film présenté cette semaine, au thâtre Princess.Il rappelle les efforts des autorités américaines pour promouvoir l'entraînement d'aviateurs civils dans les collèges et les universités et favoriser ainsi les progrès de l'aviation en Amérique.Dans ce film qu'interprètent Lou Bresiow et Owen Francis, la scène se passe dans un petit aérodrome de Californie choisi pour y entrainer les étudiants.Randolph Scott joue le rôle d'un instructeur et Preston Foster est un officiel du C.A.A.Quant à Margaret Lindsay elle joue le rôle de la soeur d\u2019un étudiant, elle n'a aucune pratique de l'avion jusqu'au jour où clle tombe amoureuse d'un de ces étudiants.Ce film abonde en épisodes passionnants et pathétiques.\u2014\u2014 eet © C'est une drole de guerre.(suite de la page 2) Aussi avais-je fait des prodiges pour me procurer quelques bouteilles de vin fin.Par prudence, je les avais enfermées dans ma de travailler à faire apparaître son | \u201cRulers of|- Au Forum Yvon Robert, malgré la lutte acharnée de Thesz, s'est montré nettement supérieur à son adversaire.\u2014 Lutte à reprendre.Le combat de lutte le plus sensationnel que l\u2019on ait encore vu au Forum a été disputé hier soir entre le champion Yvon Robert et Lou Thesz, sans contredit le plus formidable aspirant qui ait encore fait face au Canadien français.Cette rencontre s\u2019est lerminée par un verdict de « No Contest » rendu par le président de la Commission Athlétique après que Dan Murray, l'arbitre en charge de la rencontre principale eut été mis hors de combat.Cette rencontre a fourni durant tout près d\u2019une demi-heure une attraction ordinaire de lutte, alors que les chances furent pratiquement égales entre les deux adversaires, mais durunt les deux dernières minutes du match, on assista à plus de sensations qu\u2019on n'en avail encore vues à un combat de lutte depuis maintes années.Dan Murray fui mis hors de combat, et durant quelque temps, on craignit qu'il serait nécessaire de le conduire à l'hôpital.En tentant de porter une savale à son adversaire, Lou Thess manqua son but lorsque Robert se replia sur lui-même et atteignit l\u2019arbitre Dan Murray, qui fut projeté dans les câbles avec une force terrible.Murray demeura suspendu au câble inférieur jusqu\u2019à ce qu'il soit tiré de cette position par des spectateurs ct des placiers, et finalement trainé hors de l\u2019arène et reconduit à sa chambre, où il demeura inconscient pendant au moins une demi-heure.Torsqu'\u2019il reprit cons- dant ce temps il se laisse impliquer | CléTer, il souffrait d'une épaule et on craignit fracture de la clavi- dans une histoire d'évasion qui alcule, mais le docteur Ménard, de la Commission Athlétique, qui l\u2019examina, déclara qu'il ne s'agissait que de contusions et que Murray avec de bons massages ne s'en tirerait pas trop mal, Durant ce temps-là, les deux adversaires bataillérent mais les chances n'étaient plus égales, Itobert fortement secoué par des coups précédents de Thess fut lancé dans tous les coins de l'arène.A un certain moment, il se trouvait près des cables et des spectateurs, réalisant que la cloche sonnait depuis plusicurs minutes pour annoncer la fin du mateh, le trainérent hors de l'arène, mais trop | courageux, Hobert refusa d'accepter une telle jin.I secoua ceux que | s'étaient portés à son secours, et remonta dans l'arène.Il avait cependant trop présumé de ses forces ct Thesz se remit a le frapper de savates qui envoyaient culbuter Robert à chaque reprise sans que ce dernier ait la moindre défense contre ces coups.Pat Kelly parvint finalement à se frayer un chemin parmi la foule qui se pressait près de l'arène et sauta dans le ring.Il s\u2019approcha de T'hesz et parvint finalement à lui faire réaliser que tout ceci était peine perdue, car l'arbitre se trouvait à ce moment dans sa chambre et que le match était par conséquent nul.pas.Je sais que les soldats sont des enfants terribles.Eh bien, quand je suis monte.che de poursuivre.Tous se tiennent les côtes, méme le séminariste, \u2014Ils m'avaient tout bu, les gredins.Le vin de Monseigneur! On aurait cru entendre un conte d'Alphonse Daudet « Le vin de Monseigneur ».Le titre mème était trouvé.l\u2019ourtant, à mesure que l'heure tourne, les plus enjoués sentent leur fatigue.Combien de nuits sans sommeil, durant ces trois semaines, toujours sur le qui-vive, toujours bottés.Et cette nuit encore, à peine rentrés de lignes, fourbus, crottés, un pli de l'état- major venait les alerter.« Urgent.Secret Juste le temps, avant l'aube, de braquer les pièces de D.C.A.et de remettre en place les fusils-mitrailleurs.« lls ne sont pas venus, c'est l'essentiel .Cette nuit, enfin.ils vont pouvoir dormir.Le village s'est enveloppé de pluie et d'ombre.Le garde aux issues, recroquevillé contre un auvent, n'entend tien que l'averse crépiter sur les toits.Vaste silence\u2026 Encore un souffle d'accordéon qui s'assoupit dans un pailler.Mais rien sur le front.Pas un obus.Dans cette maison basse, dont la porte s\u2019encadre de deux écussons a devise \u2014 devise du régiment: \u20ac On ne passe pas! .\u2014 la garde a déposé le drapeau.Je l'ai vu tout à l'heure, à lu lueur de deux bougies plantées dans des bouteilles.Comme chez les pauvres.Il y en avait des noms; il y en avait de l'Histoire, sur sa soie 1916.L'Aisne 1917.Le Soissonnais 1918 .Partout où se sont illustrés les anciens.Partout où a fondu le régiment.Mais mainte- naut, la dernière victoire inscrite contre la frange d'or, il ne rest: plus de place où broder de nouvelles dates.Hélas! en ne prévoyait pas qu'il aurait fallu des drapeaux si grands.Roland DORGELES, chambre jusqu'à l'heure du re- a re rer rer bataille.RR TRAITRES SANS LE SAVOIR ?(suite de la page 1) tent, Les ramassis d'hommes ne servent pas à grand'chose, même sans de l'académie Goncourtrer rer « Mais prenant d'un autre point de vue celle perte d'énergies, Un grand éclat de rire I'empé- | blanche « L'Ysee 1914.Verdun | sais-tu que 108,000 soldats, cela fait 100,000 chefs de foyers; ct que 100,000 familles, cela fait cing cents paroisse de 200 familles chacune, ou 50 villes de 2,000 familles?Sais-tu que c\u2019est une diminution énorme de l'expansion catholique, canadienne, et que cela signifie la suppression de trois ou quatre diocèses?Car enfin, on n'est pas créé pour se battre, mais pour sauver son âme\u2026 » Lorsque le Pape dénonce le nazisme et le bolchévisme, lorsque le cardinal Verdier parle d\u2019une croisade des nations chrétiennes, contre la barbarie moderne, lorsque notre épiscopat tuut entier dénonce comme deux antéchrists, Hitler et Staline, comment se fait-il que des jeunes gens ou des hommes mürs, qui se disent catholiques, puissent tenir un pareil langage ou écrire de semblables fariboles?D'ailleurs, n'est-il pas ridicule de parler de 100,000 conscrits vatholiques ct canadiens-français dans le Québec?Nous attirons l\u2019at- tention dez autorités civiles et relinieuses sur cette propagande œuaai naive, vrasment, qu'\u2019anti-sociale et dommageable.DOCTFUR PANGLOSSE.' \u2019 .6 \u201d Le scénario d\u2019\u201cOrage } | avec Charles Boyer i On lira avec intérét le scénario du film \u2018Orange\u2019, qui a pour vuaet- tes Charles Boyer, Michèle Morgan.Lisette Lanvin et Jean-Louis Barrault.André Pascaud, ingénieur en che: d'une compagnie de ConsWrucliCii navales, vit près de Marsetile, absorbe par son travail, enwe -.lemme Giséle et Gilbert, son Gc: U-irere encore étudiant.Mécontent de certaules instrucuons ae son Conseil d'aaministration, Andre décide d'aller pour 24 heures à Paris.Avant son départ, Gilbert, avoue qu'il est amoureux de Françouse, etu- alante conune lui, et don.se sience le rend maiheureux.L supplie André d'aller la voir.A Paris, ses affaires terminées, André se rend chez Françoise répond qu\u2019elle n'aime pas Gilbert, c'est un bon copain, voila tour \u2014 Andrè insiste : \u2018Gilbert va faire une bé- use.Venez le retrouver, Je Vous emmène\u201d.Pour la première fois, cet homme grave, énergique et voué au travail, sent passer en lui un vent de désordre.Ie train separt sans André Pascaud.Gisèle inquiète, est rentrée à Paris avec Gilbert qu: a déja oublié Françoise pour d'autres jolis yeux.André ramène Françoise & son hotel, Sumpris de trouver Gisèle à Paris, André ne lui avoue rien et le soir même il retourne chez Françoise.Un personnage au visage tourmenté Ty attend.Lui auss: aime Françoise.Il a vécu deux ans au Soudan pour gagner de l'argent pour elle, 1l est revenu pour l'épouser.Après une explication violente, André s'enfuit.Il va faire avec Glisèie un long voyage d'oubli, mais ni le charme de Salzbourg, ni l'enchantement de Ve- (suite à la page 4) LE munistére des Travaux public recevra jusqu'à midi.le lundi 11 décembre 1929, des soumissions pour la conse truction d'un édfiice public a Saint-Ours, PQ.lesquelles soumissions doivent être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur l'enveloppe.en sus de l'adresse, les mots: \u2018Soumission pour édifice pu- blte, Saint-Ours, PQ.\" On peut prendre connaissance des plans et du devis, et se procurer la formule de soumission aux bureaux de l'architecte en chef du ministère des Travaux publics Ottawa, de l'architecte surveillant, 150 ouest, rue Saint-Paul, Montréal, P.Q., du concierge.édifice public, Sorel, P.Q.et au bureau de poste de Sailnt-Ours, PQ On ne tiendra compte que des soumissions qui seront faites sur 1s formule | fournie par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipulées.Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de la soumission, fait à l'ordre du ministre des Travaux publics et visé par une banque à charte canadienne, doit accompagner chaque soumission.On acceptera aussi: comme cautionnement des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la Cie du chemin de fer Ou- nadien-National et de ses compagnies constituantes, garantis sans conditions par le Dominion du Canada quant au principal es à l'intérêt, ou les bons susdits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance.REMARQUE.\u2014 Le ministère fournira, par l'entremise de la division de l'architecte en chef et du bureau de l'architecte surveilant de Montréal.P.Q., les bleus et le devis de l'ouvrage sur réception d'un dépôt au montant de $15.00, sous forme d'un chèque de banque vise, fait payable à l'ordre du ministre des Travaux publics.Ce dépôt sera romis au déposant dès que lesdits bleus ot devis seront retournés au ministère, = pourvu que Ia chose soit faite pas plus tard qu'un mois après la date fixée pour la réception des soumissions.81 les bieus et le devis ne sont pas remis au ministère dans ce délai, le dépôt sera confisqué.Par ordre, | J.M.SOMERVILLE, Secrétairelatinistére des Travaux publics, Uttaws, je 4 decembre 1939. SI ES RST RTE vga \u20ac Page 4 x a decollation de M Duplessis Pleurs et joies à (Chronique spéciale à « L'Autorité ») Lachine, 9.\u2014 On vient de procéder à la bénédiction de la pierre angulaire de l\u2019hôpital Saint-Joseph.Etaient présents à cette cérémonie: M.Anatole Carignan, ex-maire de Lachine, ex-député de Jac- ques-Cartier, et cr-ministre de la V'oirie dans le gouvernement Duplessis, ce qui fait plusieurs « er » à ajouter à s0n titre d\u2019ex-honora- ble; le Dr C.A.Kirkland, maire de Ville Saint-Pierre et nouveau député de Jacques-Cartier; l\u2019entrepreneur Damien Boileau, qui voit disparaître toute chance d'obtenir de nouveaux contrats du gouvernement provincial; l'architecte « Signe de Piastre » Beauchamp, dont les perspectives nc sont guère plus reluisantes que celles du copain Damien; les médecins de l'hôpital Saint-Joseph, y compris le Dr R.A.Archambault, membre « par accident >» de notre Commission Scolaire, ete, ete.Dans cette pierre sont scellés des documents attestant que grâce à M.Anatole Carignan un octrois provincial de $150,000 a été obtenu pour cette construction.Reste à savoir si comme beaucoup d'autres octrois promis par l\u2019administration Duplessis celui-ci a élé versé en bel argent sonnant ou sous forme de fausse promesse.Au cas où la seconde alternative serait la vraie, faudra-t-il retirer plus tard les documents de la pierre angulaire?T'ou jours est-il qu'à cause des circonstances actuelles la cérémonie prit l'aspect d\u2019un véritable enterrement.Est-ce parce que beaucoup de ceux qui se trouvaient là, anciens protégés de M.Carignan, voyaient l\u2019anéantissement de leurs beaux projets d'avenir?L'ENTREPRENEUR DE VITTO S'il ne faut évidemment pas s\u2019apitoyer sur les « mignons » de l\u2019ancien régime, dont l'unique raison d'être sur cette terre semblait le bourrage de leurs poches, plus de sympathie est due aux centaines d'hommes employés à la construction du Boulevard métropolitain ct qui se sont soudain trouvés sans emploi par suite de la politique du nouveau gouvernement de ne plus faire exécuter de travaux de voirie au pourcentage, mais sur demande de soumissions.À coup sir cette politique était amplement justifiée, mais son application un peu brusque à assombri plus d\u2019un de l\u2019Anfoyer à la veille des fêtes du jour L'entrepreneur Matthew de Vilto n'avait contre lui que d\u2019avoir (suite à la page 3) mr VISAGE DE LA FINLANDE Un pays ouvert à tous les problèmes.\u2014 Ce mécanicien est bachelier, cet employé de tramway licencié ès sciences.\u2014 Neuf provinces et 3,500,000 habitants.Quand, vers la fin de l'hiver, | Un steamer arrive dans le golfe de Finlande, un fracas prodigieux se fait entendre.Si dominateur qu'il semble habiter à la fois les parois du navire, vos orcilles et votre poitrine.On croirait ouïr le déchirement de dix mille pièces de sole.C'est la proue qui fend la glace.Déchirement symbolique! I Évoque d'ordinaire pour le voyageur l'intervalle qui sépare le vrai Septentrion, et le reste de I'Europe.Aujourd'hui il ferait surtout penser à cette vaste lacération de traités à laquelle l'U, R.S.S.s'adonne à l'exemple du Reich.Mise en deux morceaux d'un texte pourtant solide: celui de la paix de Dorpat, avec la Finlande, où la Russie, le 1% octobre 1920, reconnaissait la résurrection de la nation finnoise.À la racine des pays scandinaves, sur une antique table de granit rabotée par les millénaires, mais rude cncore, un peuple s'est établi, voici douze siècles.Un peuple qui, de destinée assez semblable à celle des Tchèques, s'est vu immergé dans une sorte de mer humaine qui battait sans trè- ve ses limites.Autour de la Tchécoslovaquie, ce sont les Germaniques, toujours revenant & l'assaut; devant la Finlande, ce sont les Russes, tour à tour de Novgorod, puis ceux des tzars, puis les soldats rouges.De même que les Tchèques, les Finnois n\u2019ont pourtant jamais cu que ce désir mo-: deste et sacré: vivre.Et qu'on les laissät être ce qu\u2019ils sont! Ce qu'ils sont?une des nobles figures du courage, de la patience, de la volonté.Qualités auxquelles ils savent prêter des traits originaux.Et point seulement quand il s'agit de sport, où ils excellent malgré l\u2019étroite base que donne à la sélection un pays de trois millions et demi d'habitants.Point seulement dans leur musique, qu'un Martin Vegelius et mieux encore un Jean Sibeliug font écouter tout autour du monde.Point seulement dans leurs lettres, dont l\u2019épopée de Kalevala, les poèmes de Runeberg et le roman des Frères Kivi proposent de si émouvants témoignages.J'ai naguère, avec mon ami Geo.ges Duhamel, visité la Finlande en mars, tantôt dans la fière beauté d'une neige violet et or, tantôt dans d'amères bourrasques qui prêtaient à la vaste blancheur le gas de la brume ou le lie de vie des nuages.Comment ne pas étre touché, dans un climat si âpre, par l'effort si multiple, si L'HOTEL WINDSOR possed.une atmosphère de distinction très recherchée et ent visité par des voyageurs de renom venant de toutes ies parties du monde.II est renommé r ses chambres modernes et confortables, son excellente cuisine et son service courtois.TY indsor proemeR\u2014\u2014\u2014\u2014 J CARRE DOMINION mm ntm a nro + DAS CEA beefy SMe eT tr a ret, aR Na Rd ty Te soigné, si parfait de toute une race?Les cités tout d'abord frappent le voyageur.Le respect scrupuleux dont ce peuple entoure les châteaux massifs d'Abo ou d'Olavinlinna, les peintures, les soleils sculptés ou les rinceaux de Paltamo, les bulbes de Viborg.La hardiesse et l'ampleur des édifices modernes: la gare d'Helsinki, les musées, les maisons meme.La façon intelligente et large dont les industries sont con- cues: nous avons visité telles usines où toutes les opérations font ocuvre de mécanique innovatrice dans le meilleur style américain, sans jamais oublier toutefois l\u2019essentiel, qui est l'étre qui y travaille.11 faut pénétrer dans les foyers.faire mieux que s'entretenir avec des passants au hasard des rencontres.L'accord cest peu à peu devenu fraternel en Finlande, entre les civilisations suédoise et proprement finnoise.Mieux que la tolérance: une affection réciproque.En aucun pays d'Europe, la culture n\u2019est plus ample, les esprits ne sont ouverts à plus de problèmes.Ce mécanicien est bachelier, cet employé de tramway est licencié es sciences.(Je francise les titres.) Et cela, pour eux-mêmes.Et chacun trouve cet effort tout naturel.Il faut s'avancer dans l'intérieur du pays.Prenez l\u2019un de ces trains chauffés au bois, ou les voyageurs viennent bavarder autour du poèle.Une vie familière et charmante se poursuit dans le fond de ces provinces si hermétiquement couvertes de glace et de neige, du Karjala au Satakuntu.Les fermes de bois, avec leurs « aittas >, ces petits bâtiments extérieurs, où l'on serre la garde-robe et les ustensiles de ménage ; les bains de vapeur, avec leurs pierres surchauffées; les salles à longues solives droites, meubles courbes, ct grandes horloges à poids, attentives au temps qui passe.Je n'oublie pas » ?| \u2014Puis-je tutoyer un inconnu?avait fait observer le cardinal.\u2014Æu latin, ne tuloyez-vous pas tout lv monde?Sacha Guitry avait son idée de derrière la tête.C\u2019est lui qui acquit jinalement la bénédiction cardinalice.Il lui en coûta six grands billets.Un spectateur, vieillard de fié- re allure, avait tenu jusqu'à 5,000.Après la représentation, il demanda à parler à l\u2019animateur: \u2014V\u2019ous l'avez emporté, dit-il, du ton de don Gormas s'adressant a don Dièque.Et tirant un chéque de sa poche: \u2014V'oici les 5,000 francs dont je disposais.xxx Le public s'apprétait à se retirer.\u2014Un instant encore, dit Sacha Guitry.Je voudrais vous faire entendre quelqu\u2019un qui chante un peu plus fort que Mireille.M.Thil parut et chanta La Marseillaise.Le refrain fui repris trois fois.On eût compté les spectateurs qui p\u2019avaient pas les yeux mouillés.« Gringoire >.COUPS DE MARTEAU (suite de Ja page 1) que part sur les côtes de la Gaspésic et si de nos bateaux chargés de troupes coulent par le fond, il sera trop tard alors pour donner la chasse à ces félons.Que la police fédérale ait l'oreille ouverte et la bonne.TT Et voici la dernière histoire écossaise, qui fait la jole des Londonniens: \u201cCcomment se fait-il que lors du raid allemand sur la Forth on ait laissé un train plein de voyageurs, traverser le pont visé par les bombardiers?Cette imprudence a surpris tout le monde, mais en voici l'explication: Dés le début du raid, Ic train s'arrêta et le surveillant informa les voyageurs que ceux qui voulaient descendre pouvaient le faire, mais que dans ce cas, ils au- ralent à payer un supplément de trajet jusqu'à Edimbourg.Le train repartit sous les bombes, au complet: tous les voyageurs étaient Ecossais\u201d.VULCAIN IMPRIMATUR Le journal \u201cL\u2019Antorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL\u2019Antorité Enregistrée\u2019, à ses bureaux, Chambres 415- 418, Edifice Canada Cement, Montréal.N est Imprimé à \u201cLa Parole\u201d Limitée, Drummondville, P.Q L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 9 DECEMBRE 1939 Afin de l'éviter, beaucoup moins intrépide que saint Jean-Baptiste, il demande aux mécontents de son parti d'attendre sa démission volontaire, après la session de janvier.\u2014 Sa haine contre son rival Onésime Gagnon.\u2014 De curieux cas d\u2019amnésie.\u2014 Le cardinal Villeneuve et la tempérance.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autarité\u201d) Québec, 9.\u2014 Dans une déclaration aux journaux M.Duplessis a jugé bon d'affirmer qu\u2019il n\u2019abandonnerait ni son mandat de député, ni son mandat de chef de l\u2019Union Nationale, ni son mandat de chef de l\u2019Opposition parlementaire.Que M.Duplessis entende rester député des Trois-Rivières, c\u2019est son affaire.Personne ne peut lui enlever son siège jusqu'aux prochaines élections provinciales.Quant à son mandat de chef de Union Nationale et à son autre de chef de l\u2019Opposition parlementaire, c\u2019est une tout autre affaire.ll relève de son parti et c\u2019est pourquoi dès le lendemain du 25 octobre il fut question de le dégommer, comme en fait foi cette assemblée convoquée à Montréal par MM.Layton et Bulloch et où, sans l\u2019intervention de M.Penverne, une résolution allait être adoptée l\u2019invitant à se démettre.Encore M.Penverne ne réussit-il à éviter cette décollation au nouveau Jean-Raptiste qu\u2019en demandant du délai, non en alléguant ses mérites.IL faut remarquer qu\u2019à cette date la réélection de P\u2019hon.Onésime Gagnon dans le comté de Matane était encore en suspens.Ce ne fut que quelques jours plus tard qu\u2019il fut déclaré définitivement élu à la suite d\u2019un recomptage judiciaire très serré.Les amis de M.Gagnon démasquèrent aussitôt leurs batteries.Alarmé pour sa \u201cchëfrerie\u201d, M.Duplessis esquissa aussitôt une contre-manoeuvre, faisant cireuler la rumeur qu\u2019il entendait se retirer de la politique aussitôt après la prochaine session, pour cause de santé.Que M.Duplessis soit sincère ou non dans son désir de retraite, il paraît qu\u2019il fera tout son possible afin que M.Gagnon ne soit pas choisi, ad- venant lu convocation d\u2019une convention de son parti pour procéder alors au choix d\u2019un autre chef.Il ne peut pas souffrir le député de Matane.On assure aussi que le jour où le Mauricien se retirera des affaires.politiques, il sera heureux possesseur d\u2019un joli magot de $250,000 grâce à la générosité de très intimes amis.En disant qu'il sortait du pouvoir aussi pauvre qu\u2019il y était entré, il n\u2019était pas sans savoir qu\u2019une somme rondelette Uattendait a la porte, prise sur leurs économies par des coeurs généreux.AMNESIE VOLONTAIRE OU INVOLONTAIRE ?Maurice, le Noblet de fraîche date, paraît souffrir d\u2019amnésie.Ses anciens partisans lui reprochent d\u2019avoir des rancunes d\u2019'éléphant, mais d'oublier profondément les bienfaits reçus.Néanmoins, le plus flagrant défaut de mémoire a Jui reproché est cette déclaration de n'avoir jamais rencontré le vicomte Castleross, lieutenant de lord Beaverbrook, ce magnat du journalisme anglais, et de ne lui avoir pas accordé d'intervie dans l'un de ces clubs londoniens fashionables où l\u2019on se sent entraîné aux confidences par des élixirs hautement communicatifs.1.; Pourquoi, de retour au pays, M.Duplessis at-il nié avoir fait une profession de loyalisme britannique et avoir conspué (Suite à la page 2) À Batons Rompus Lundi soir dernier, dans la salle du Club Mercier, remplie à déborder, les membres de cette puissante association ont élu leur bureau pour la prochaine année, et ont reçu, conune hôte d'honneur, tes honorables Damien Bouchard et Henri Groulx, deux ministres du gouvernement de Québec.Ce fut une réunion pleine d'enthousiasme et M.Jos.Francoeur, député de la division Mercier, qui présidait cette assemblée, n'a pas manqué de souligner l'esprit qui animait cette foule accourue pour applaudir ses chefs, esprit de confiance et de solidarité après les trois années d'angoisse et d'incertitude que nous venions de traverser.M.Bouchard a fait une rapide esquisse des oeuvres passées du gouvernement libéral ct des mesures qu'il entendait adopter dans l'intérêt de la classe ouvrière.On peut compter que l'administration libérale de Québec, forte des leçons du passé, va servir la cause ouvrière et faire disparaître de nos statuts ces lois arbitraires néfastes qui ont tant nui au travail organisé.On ne parle peut-être pas assez de l\u2019ordre social à nos enfants.Ce sont eux qui demain seront appelés à remplir les devoirs de citoyens dans Ja société et la plupart n'ont aucune notion de son organisation.11 faudrait bien leur faire comprendre que la société n\u2019est pas un groupement sans ordre, surgi au gré du hasard un produit de génération spontanée, mais un organisme possédant des cadres et des rouages parfaitement définis et dans lesquels tous les citoyens doivent trouver une sorame de bien-être et de liberté suffisants pour agir dans la sphère qui leur convient, fonder des foyers, parvenir à leurs fins naturelles et, par suite, à leurs fins spirituelles; que si cet ordre est dérangé, l'équilibre de l'édifice est en danger, et le bien-être de tous compromis.Il est encore très important de Jeur enscigner que cet organisme est composé d'unités, la famille, et d'individus groupés en classes selon leurs occupations professionnelles, ce qui implique des devoirs sérieux et in jouissance de certains droits.Si on insistait plus souvent au foyer sur ces grandes lignes de l'organisation sociale, les faux prophétes, ies lémagogues, les théoriciens, les utopistes, les doctrinaires qui ne révent que bouleversements, ct qui s'emploient avec ardeur au renversement de l'ordre et même ne ge génent pas pour attaquer l'autorité, \u2014 et ce qui est plus grave, font souvent leur oeuvre néfaste au nom de principes éminemment respectables mais mal interprétés, \u2014 qui veulent reconstruire la société d'après les fantaisies de leur imagination ou de leur fanatisme, il leur serait plus difficile de recruter des adeptes, et le travail de correction des abus rencontrerait moins d'obstacles, Il est aussi regrettable de constater que des journaux qui se croient et se disent catholiques, donnent asile, avec ia dernière inconscience, # toutes les utopies qu'on veut leur communiquer, et contribuent ainsi à réparer le désordre social.Ces journalistes ont une piètre idée de leur responsabilité pour ravaler ainsi leur journal au rôle de panier à provision, bon à tout meitre.» MN faut féliciter l'honorable M.Groulx, secrétaire de la province et ministre de 1a Santé pour I'heureuse initiative qu\u2019il a prise de modifier l'organisation sanitaire de la métropole.C'est un des problèmes les plus importants, les plus vitaux que celui de l'hygiène public.on ne saurait y porter une trop grande attention.A titre d'expérience, l'honorable M.Groulx vient de donner les instructions nécessaires de grouper en un seul district plusieurs quartiers de l'Est sous la surveillance immédiate de son ocllègue, le docteur J.-A.Landreville.Si le système donne les résultats attendus, on créera d\u2019autres districts au fur et a mesure, de manière à couvrir tout le territoire métropolitain.; En prenant cette initiative, le docteur Groulx emboite le pas à nombre Ge grandes villes américaines ou canadiennes, par exemple New-York et Toronto, qui croient préferable de décentraliser les activités de leurs services de santé.11 se peut, en effet, que les méthodes en usage jusqu'ici ne correspondent plus aux exigences sanitaires des centres urbains renfermant une population considérable répartie sur un vaste territoire.En tout cas, l'expérience vaut d'être tentée, d'autant plus qu\u2019elle n'augmente ni le personnel ni les frais du département, Le docteur Groulx estime que le nouveau régime permettra à ses collaborateurs de se rapprocher davantage du public qu'ils ont mission de servir.Ils pourront étudier de plus près les questions locales se rapportant à l'hygiène, mieux contrôler les causes de la mortalité maternelle, infantile, contagieuse et générale.Enfin, ils seront plus favorablement placés pour coordonner les travaux des médecins et des diverses associations qui existent dans chaque district.classe de citoyens qui va se réjouir et à juste titre ce sont lea ré by urs de notre, province.Depuis l'institution du Prêt Agricole Provincial, les régistrateurs ont fourni gratuitement tous les certificats d'hypothèques à titre absolument gratuit, se privant ainsi de tout près de deux cent mille piastres d'honoraires, travaillant d'arrache-pied, alors que les notaires étalent assez généreusement payés et que les employés du Prêt Agricole retiraient une juste et équitable rétribution.Lors de la dernière session, le gouvernement Duplessis adoplait une loi autorisant le ministre de l'Agriculture à réparer cette injustice et à payer à ces employés une compensation quelconque.La loi est restée lettre morte.Nous sommes informé et de bonne source que d'ici peu un arrêté ministériel sera adopté par le cabinet Godbout pour donner pleine vigueur à cette loi et payer à nos régistrateurs une redevance qui leur est due du- puis trois ans.Nous nous en réjouissons cordialement.\u201c : Ge aa Le ae I Ab Vy ey Le pit En et, Teil Le scénario \u201cOrage\u201d 25e ANNEE\u2014No 1345 Le chanc Célébration en l'honneur.(suite de la page 2) à l'auditoire.\u201cC\u2019est un devoir bien agréable que vous me confiez là\u201d, dit M.Fafard.Il dit son plaisir de la victoire libérale du 25 octobre et exprime l'espoir qu'il en sera de méme lors des élections fédérales.Puis il présente le Très Hon.M.Lapointe en disant: \u201cC'est un grand Canadien, un homme qui n'a jamais trompé l'électorat\u201d.Le T.IL M.Lapointe C'est par une ovation d'une durée de quelques minutes que l'auditoire accueille le ministre de la Justice, tout souriant devant une telle réception.\u201cOn a dit tout à l'heure que c'était un grand honneur de me voir ici\u201d, dit d'abord M.Lspointe, \u201cmol, je vous dis que l'honneur est pour moi.Pour le vieux lutteur de 40 ans que je suis, c\u2019est un réel plaisir de voir autant de belles figures libérales en face de mol\u201d.Parlant de Ja dernière campagne provinciale, le ministre de la Justice déclare: \u201cOn m'a convié & la batall- le, on m'a lancé un défi, j'ai répondu à l'invitation, j'ai relevé le défi comme j'ai l'habitude de le faire.Je remercie mes amis du comté de Montmagny.ceux de cette région de Lévis à Rivière-du-Loup qui me sont particulièrement chers de la belle marque de confiance qu'ils m'ont donnée.Nous avons reçu des lettres de partout après la victoire, Si je vous disais quelques noms de ceux qui nous les ont fait parvenir, vous seriez surpris et vous auriez en même temps l'occasion de constater que ce sont des chefs reconnus dans la province de Québec\u201d.M.Lapointe fait l'éloge du gouvernement Godbout, des députés provinciaux qui ont tenu à assister à la fête offerte à Me Choquette et 11 déclare qu'il suffit d\u2019avoir deux partis politiques au pays, que Jes tiers-partis sont une nuisance politique, ce que, du reste, le peuple de la province a bien compris.\u201cIl faut maintenant que tout le monde se donne ln main pour coopérer.Faisons l'unité.Nous voulons unir les Canadiens pour Jeur plus grand bien\u201d.Il termine en félicitant Me Choquette de nouveau.Rappelé par la foule, le ministre de la Justice raconte quelques souvenirs politiques et il déclare que s'il est resté 35 ans à Ottawa, c'est que le peuple l'a voulu.\u201cLe peuple\u201d, dit-il, \u201caime ceux qui aiment le peuple.Je resterai à Ottawa aussi longtemps que vous le voudrez\u201d.Me F.Choquette \u201cMes chers amis\u201d, dit d'abord M.Choquette, \u201cvous me comblez.Aprés m'avoir donne une belle majorité, vous m'avez organisé une tournée triomphale dans le comté et vous m'offrez maintenant une fête magnifique.Je vous en remercie.Ceci démontre, une fois de plus, ce que elier Schusschnigg Apôtre et martyr, n'a pas mis son enjeu sur une réussite de politicien, mais sur l'âme d\u2019un peuple.\u2014 N\u2019exploita jamais le pouvoir, mais s'honora de l'exercer.Des passants l\u2019ont aperçu, l\u2019autre jour, au détour d\u2019une rue de Vienne.Il n\u2019a guère que quarante ans.Mais il mar chait a tout petits pas, comme un vieux, appuyé sur deux cannes\u2026 Quatre policiers d\u2019Hitler lui tenaient compagnie.Et il s\u2019en allait porter des fleurs sur une tombe.\u201cà Faut-il parler de lui au passé?Faut-il parler de lui au présent?\u2026 Le jour où il succéda à Dollfuss, il fit son testament.Et il semble bien qu\u2019on eût dû louvrir à l\u2019instant précis où le maître du Reich remit le pied dans Vienne.Pouvait-il survivre à l\u2019effondrement de son rêve, ce Schusschnigg qui ne vécut que pour s\u2019opposer à l\u2019Allemagne?Et le martyre qui fut le sien pouvait-il se concevoir sans la crucifixion ?Pour pénétrer dans son bureau, au temps où il était encore chancelier, il fallait traverser une pièce en rotonde dont les fenêtres donnaient sur les murs gris de la Hofburg.C\u2019était là, entre une porte qu\u2019il poussait pour entrer et la fenêtre, que Dollfuss avait été abattu.Une Vierge en prières marquait l\u2019endroit, avec une petit flamme que les amis fidèles eussent voulu éternelle.Dans le grand bureau même, eur une table de marbre, il y avait le masque du grand disparu, un moulage de ses mains et les dernières lignes sorties de sa plume.Sent-on Pangoisse dont g\u2019imprégnaient ees licux?Sent-on ce qu\u2019il s\u2019y diluait de menace sourde, d\u2019inquiétude, d\u2019angoisse permanente?.Et c\u2019était là, dans ce halo prémonitoire, que travaillait cet homme jeune el grave, au lorgnon austère et au sourire candide.Car son sourire étit candide, aussi candide que sa voix - était douce ct pénétrante.Il ne discourait pas.Il ne pontifiait pas.Su simplicité était totale et nul journaliste ne re cucillit jamais, de ses lèvres, la moindre de ces formules que tant de politiciens fabriquent, pour l\u2019éclat de leur renom, comme autant de slogans à lancer les pâtes à rasoir.Etait-il un homme d'Etat?Même pas.Il était un apôtre\u2026.Sa grande idée?Nous l\u2019avons dit: s\u2019opposer à l\u2019Allemagne, maintenir l'intégrité de l\u2019Aniriche\u2026.Son grand mobile?Servir dans l\u2019obédience catholique, « sauver les âmes de la poussée du luthérianisme germanique » et de l\u2019hitlérisme, pire encore que le luthérianisme\u2026 Il disait: \u2014 Notre mission en Autriche échappe aux règles habi- tuclles de la politique.Et il ajoutait, sans doute pensant à Dollfuss beaucoup et à lui-même un peu: \u2014 Î faut avoir Ia fei et la foi doit avoir ses martyrs.D\u2019avance, en somme, il acceptait son destin.x # x Mais venons aux précisions biographiques.Kurt von Schusschnigg, dans sa jeunesse, ne songeait pas le moins du monde à faire carrière politique.Il se voulait professeur.Et c\u2019est dans l\u2019histoire du droit qu\u2019il se spécialisa.Il cest né le 14 décembre 1897, à Riva, dans le Tyrol, appartenant aujourd\u2019hui à l\u2019Îtalie.I! descend d\u2019une vieille famille militaire.En 1898, François-Josoph anoblit son père.Il a fait ses études à la Stella Matutina, chez les Jésuites.Il fut, est-il besoin de le dire, un très brillant élève.À partir du ler juillet 1915, il fait la guerre comme officier d\u2019artillerie sur le front d\u2019Isonzo, contre les Italiens, \u20act il se voit décoré des plus hautes distinctions de la vicille monarchie.À la fin de la guerre, il a 21 ans.Il décide de poursuivre ses études universitaires à Innsbruck.En 1922, il s\u2019inscrit comme uvo- cat à Innsbruck, et devient également membre du parti chré- les Libéraux peuvent faire quand ils sont unis\u201d.Le député de Montmagny remercie cordialement le comité d'organisation et il en nomme les membres.Le député de Montmagny rend ensuite un hommage particulier au Très Hon.Ernest Lapointe.\u201cLe 25 octobre\u201d, dit-il, \u201cvous avez remporté une victoire pour l\u2019unité nationale du Canada, car le résultat de l'élection, suivant le mot du cardinal Villeneuve, c'est une victoire pour l'unité nationale.Je vous demande de nous représenter encore longtemps à Ottawa.D y a actuellement un conflit en Europe, les Canadiens-français ne sont pas des dégénérés, ils souhaitent le triomphe de la France et de l'Angleterre, mais seulement, ils veulent un effort l- bre et volontaire.Ils savent qu'avec vous, leurs opinions seront respectées par les autres races au Canada\u201d.C'est une foule en délire qui acclame cette déclaration de M.Choquette.Celui-ci demande ensuite que deg démarches soient faites pour que Montmagny ait de nouveau des usines de guerre comme en 1914.Il demande aux deux gouvernements qui peuvent maintenant coopérer, chose impossible sous le régime Duplessis, de donner des travaux & la population.Il termine en disant: \u201cM.Lapointe, le comté de Montmagny saura reconnaître ce que vous avez fait pour lui ce soir\u201d.L'hon.WiMrid Hamel déclare à son tour son plaisir d'assister à la; fête.Représentant des ouvriers; dans le cabinet Godbout, il s\u2019enga-, ge à travailler pour les meilleurs intérêts de la classe ouvrière à laquelle il est fier d'appartenir.La fête, qui a remporté un brillant succès se termine par de brèves allocutions de Me Léo-K, Laflamme, C.R., MM.Valmore Bienvenue, CR, Arthur Martineau, Jacques Dumou- Un, Eugène Marquis, CR, Dr C.Rouleau, Maurice Boisvert, C.R., et Antonio Laplante.Me Fernand Choquette dit le mot de la fin en remerciant de nouveau ses électeurs.avec Charles Boyer (Suite de la page 3) nise ne réussiront à rapprocher les ûpoux.A peine rentré à Paris, André recherche la jeune fille.M ne retrouve que l'Africain, qui lui apprend qu'elle est devenue la protégée du richissime Mortimer, André, torturé de jalousie, fait en sorte de retrouver Françoise.Avec elle, il décide dun départ pour un pays lointain.Mais Gilbert, pour défendre le bonheur de s« soeur, provoque une entrevue entre Gisèle et Françoise.©, Francoise, émue par l'accueil a! Apr'oureusement résigné de Gisèle, tien social.C\u2019est là qu\u2019il est découvert par le chancelier Scipel, lequel en fait son principal collaborateur.En 1927, il entre au Parlement autrichien et s\u2019occupe surtout des questions budgétaires, dont il est rapporteur.En janvier 1932, il de- | vient ministre de la Justice (à 34 ans) et il y reste jusqu\u2019à la mort du chancelier Dollfuss.Après la catastrophe de juillet (Suite à la page 8) rte À PROPOS DE NOS MILICES A quand remontent nos premières campagnes de volontaires?Il y a deux ans on célébrait le 75e anniversaire des Voltigeurs Canadiens dc Québec.Cette belle unité canadienne-française a un passé des plus évocateurs.Son histoire est intéressante, comme celle d'ailleurs, de tous nos bataillons de volontaires canadiens.On sait qu'avant l'organisation de ce bataillon il a toujours existé une milice au Canada.L'histoire en serait longue et on ferait à ce sujet, dans nos archives, d'intéressantes découvertes.Ainsi, avant le Royal 22e Régiment né dc la Grande Guerre, nous avons cu un \u201cRoyal Canadian\u201d levé en 1796 pour remplacer à Québec les troupes anglaises dont on avait besoin ailleurs.Il était composé presque exclusivement de Canadiens- Français.El fut commandé par le colonel LeMoyne de Longueil et le major d'Irumbery, père du héros de Châteauguay, Et, par une coïncidence que nous tenons à mentionner, le premier commandant du 9e Voltigeurs de Québec dont nous parlons présentement fut le petit-fils du premier commandant du \u201cRoyal Canadian\u201d de 1796, le colonel de Salaberry, fils du héros de Châteauguay.On a toujours fait de grands éloges de la milice canadienne aussi bien sous le régime français que sous la domination anglaise.A ce propos, nous cueillons dans nos archives ce qui suit: Le 20 octobre 1727, l'intendant Dupuy écrivait au ministre en France: \u201cJe dois aux milices du pays de vous rendre compte de l'ardeur et de la diligence qu'elles ont cucs à sc rassembler.C\u2019est un corps sur lequel le Roi peut compter; elles ont de l'adresse à manier les armes et la ficrté canadienne, qui ne les quitte pas, leur sied bien en ces rencontres et les excite à soutenir le renom qui fait dans les troupes la bonté des corps qui ont su le conserver.\u201cLe père dc famille qui s\u2019était dévoué à les conduire est le sieur Perthuis.C'est un grand jeune homme, bien fait, à qui l'on peut savoir d'autant plus de gré de s\u2019y être offert de lui-même que le sort de sa famille dépend de ses jours\u201d.\u201cCe \u201cjeune homme bien fait\u201d devait être Charles-Denis Perthuis, né le 5 août 1698, fils du marchand Charles Perthuis, de Québec.Aux batailles de Carillon, des Plaines d'Abraham et de Sainte-Foy, noire milice canadienne a combattu avec les régiments français et s'est florieusement distinguée.Sous le régime anglais, elle fut appclée.maintes fois sous les armes, en particulier lors de l'invasion américaine en 1775.En 1812, on sait que les Voltizeurs de Salaberry firent preuve d\u2019une valeur prodigicuse.Vers 1880, les troupes anglaises cn garnison à Québec furent tour à tour rappelées en Angleterre.C\u2019est alors que nos premières compagnies de volontaires furent organisées.TI existait déjà une compagnie de Voltigeurs.Elle fut augmentée, renforcie el organisée en bataillons sous le nom de \u201c9e Voltigeurs de Québec\u201d.Ce nom devait être remplacé en 1919 par celui de \u2018Régiment des Voltigeurs de Québec\u201d.Au début, deux compagnies d'Ecossais en faisaient partie et le second commandant, le Heutenant-colonel D.-C.Thompson, fut pris dans les rangs de ces Ecossais IT fut remplacé par le lieutenant-colonel Panet, père de (rois généraux qui ont fait honneur à l\u2019armée canadienne.Depuis lors, tous les commandants des Volligeurs furent des Canadiens-Français jusqu\u2019au commandant actuel, le fleutenant-colonel Jos.Matte.Ce régiment a eu dans ses rangs des personnages qui sont aujour- d'hui les représentants des plus hautes classes de In société québecoise: un licutenant-gouverneur sir Pantaléon Pelletier, un évêque 8.E.Mgr Omer Plante, un premier ministre du Canada, sir Wilfrid Laurier; des ministres, des juges, des députés et combien d'autres.Lors de la rébellion du Nord-Ouest, les Volligeurs étaient sous le commandement du lieu- tenant-colonet Guillaume Amyot, ancien député de Bellechasse aux Commungs.Pendant la grande guerre de 1914-18, le bataillon était commandé par le lieutenant-colonel L.-G.Chabot, de Québec, qui, à l'heure ac- luelle, est le plus ancien officier survivant de cette valeureuse unité de vi
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