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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 26 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1941-04-26, Collections de BAnQ.

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[" Pre Tres ee mT Cape Tm 1X DOR pers 10 oz.$1.05-26 oz.$2.40-40 oz.$3.45 Produit de Melchers Distilleries Limited, Montréal Berthierville.REDIGEE EN COLLABORATION 27e ANNEE \u2014 No 1912 J.-A.Fortin, Le désastre balkanique constitue un nouveau Dunkerque, aussi néfaste que le premier.\u2014 Que vaut au juste l\u2019aide des Etats-Unis pour les pays hostiles à l'Allemagne?\u2014 Un fléchissement est-il à la veille de se produire dans les Dominions?\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 frere ar are A un moment donné, pendant la Révolution française, le Comité de Salut Public lança le cri: \u201cLa patrie est en danger!\u201d La France était alors envahie de tous côtés, mais l\u2019appel fut entendu, et les quatorze armées de Lazare Carnot repoussèrent ennemi hors des frontières, C\u2019était en 1793.En 1940, M.Paul Reynaud répéta cet appel, mais comme il n\u2019avait rien d\u2019un Lazare Carnot, pas plus que son gouvernement ne ressemblait au Comité de Salut Public, la France ne réagit pas.A l\u2019heure actuelle, le cri de \u201cL\u2019Empire britannique est en danger\u201d n\u2019a pas encore été lancé par Winston Churchill, mais l\u2019Angletorre et ses Dominions se rendent parfaitement comple que la situation est d\u2019une excessive gravité.Déjà des experis militaires conviennent que la victoire ne peut être gagnée avant des années, si même elle ne peut être perdue en quelques mois, après le désastre balkanique.Deux systèmes s\u2019affrontent: celui de la guerre courte, la guerre-éclair, et celui de la guerre longue, la guerre d\u2019épuisement.N\u2019allons pas croire que ces systèmes résultent du libre choix des belligérants.Is sont le fait des tempéraments, des conditions politiques, de la situation matérielle de chacun.Us continueront de être jusqu\u2019à la fin des hostilités, et rien ne pent changer cet état de choses.L\u2019Allemagne a pour elle une énorme avance dans tous les domaines militaires, et elle l\u2019exploite à fond.La Grande- Bretagne, se sentant incapable d\u2019aborder son adversaire de front, avec quelque chance de succès, a essayé de se servir de pays aux populations sympathiques, mais avec le plus grand insuccès.C\u2019est pourquoi elle devra trouver une nouvelle tactique, après le Dunkerque français et le Dunkerque hellénique.La question qui se pose est celle-ci: Est-ce que les débris de son armée, après avoir quitté la Grèce, pourront enrayer Pavance nazie vers Suez, par Egypte?Est-ce que la Turquie empéchera P\u2019Allemagne d\u2019atteindre le fameux canal par l'Asie mineure?Tels sont les deux problèmes de Pheure, et il est manifeste que Pattitude de la Turquie sera modelée sur celle de la Russie.Or Pamour des Soviets a Pégard de PAngleterre et des Etats-Unis, qu\u2019ils appellent des puissances ploutorrati- ques, reste plutôt obscure.Comme il arrive toujours, Pattitude des nations hésitantes jusqu'ici varie avec les vicissitudes du conflit.La France et PEspagne semblent glisser vers l\u2019Axe, et n\u2019était la famine dont elles souffrent toutes deux, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019elles favoriseraient à l'Allemagne la conquête de Gibraltar, Laide des Etats-Unis à l'Angleterre est toujours à l\u2019arrière-scène, mais il semble que cette promesse perde de son efficacité, en ce qui regarde les pays non anglo-saxons.Co Avant la capitulation grecque, un porte-parole hellénique à prononcé ces mols fatidiques: \u201cL\u2019Angleterre nous avait promis son appui le plus entier, mais elle ne nous a pas envoyé beaucoup d\u2019hommes, et encore australiens ct néo-zélandais pour la plupart.Le président Roosevelt, depuis six mois, nous annonçait l\u2019arrivée d\u2019un matériel formidable, mais nous n'avons pas reçu une seule cartouche.Ce n\u2019était toujours pas avec ces belles paroles que nous pouvions résister victorieuse- ; = .PY ment, nous pelit peuple, à deux puissants empires! Nos impérialistes canadiens y réfléchiront peut-être a deux fois avant de vouloir nous précipiter tête premiere dans cette mélée.Il ne semble pas que tout aille pour le mieux en Australie, où le gouvernement Mensie a mis ses troupes à la disposition de PEtat-Major britannique sans aucun contrôle de sa part.Demandons-nous un pou ce qui se serait produit au Canada, si les nôtres avaient été jetés à la mer, en Grèce, sans que notre gouvernement eût été consulté.La prudence écossaise de M.Mackensie King a été battue en brèche par les impérialistes du \u201cGlobe and Mail\u201d, de la \u201cWinnipeg Free Press\u201d et de P*Ottawa Journal\u201d, sans parler des Hanson et des Herridge, mais il se peut qu\u2019avant longtemps ces énergumènes reçoivent la juste récompense de leurs pasquinades.GILBERT LARUE.UN PACTE DE NON-AGRESSION ENTRE MIKADO ET ONCLE SAM M.Matsuoka est bien le plus extraordinaire ambassadeur que l'on puisse trouver.\u2014 Un homme qui ment avec effronterie plusieurs fois par jour.\u2014 Le président Roosevelt l\u2019attend avec un fanal.Ce M.Matsuoka, ministre des Affaires étrangères du Mikado.est hicn l'ambassadeur le plus extraordinaire que l\u2019on puisse voir.Talleyrand se plaisuit à déclarer que la parole a été donnée à l\u2019homme pour déguiser sa pensée, et il parlait ainsi en sa qualité d'ambassadeur; mais il ne pré voyait p\u2026s Matsuoka qui, ne se contentant pas de déguiser sa pensée, ment avec la dernière effronterie, se contredit d\u2019un jour à l\u2019autre, et fait l\u2019effet d'être un grand humouriste par ses déclarations abracadabrantes.Lorsqu'il arriva en Europe, il s\u2019empresen de déclarer qu\u2019il venait en apôtre de la paix, ct proposa en effet que l\u2019Angleterre acceptât une paix dictée par l\u2019Allemagne.Comme sa médiation fut jugée suspecte, il changea subitement son fusil d'épaule et consolida l\u2019Axe Berlin-Rome-Tokio.On sait qu\u2019en retournant à Tokio pur Moscou, il a conclu un pacte de non-agression avec lcs Sovicts.A son arrivée au Japon, il déclara qu\u2019il avait été surpris tout Je premier de ce pacte à lui offert par Staline, alors qu\u2019il n\u2019y pensait pas le moins du monde.À l\u2019entendre, une entente nippo-sovié- tique n\u2019avait jamais effleuré ea pensée.Or, une dépêche de Shanghai, via: l\u2019agence Reuter, en date du 26 février, porte ceci: \u201cDans les milicux informés de Shanghai, on fait courir le bruit qu'un pacte de non- agression scrait bientôt conclu entre le Japon el l\u2019Union se- viétique.Cet accord comprendrait la démilitarisation de lu frontière entre le Madchoukouo et la Sibérie, la rectification de cette frontière à l\u2019avantage de la Russic, et des modifi- ; Porta th (1905) à pro des privi- cations du traité de orunaus es 2 ) à propos PF Dir.-Gérant.\u201cJ'entends grincer la ecie et tomber le marteau.\u201d MONTREAL, 26 AVRIL 1941 (Campenon).L'AUTORITÉ | le plus ancien hebdomadoire français de Montréal 3 Cen I S 3 © - VOS IMPRIMES ENCOURAGEZ L'AUTORITE En confiant vos travaux d'imnrimerie 3 Provincial Pr\" \"vg sidg.1.Company \u2019 .415-416 Coy Gilbert La Rue, Rédacteur en chef.A \u2018 .aement: $2.50 par année _\u2014 L'Empire britannique en danger Geste historig ue posé On n'a pas manqué de célébrer cette semaine, comme lors des années précédentes.l'anniversaire du glorieux fait d'armes du Long-Sault.mais mous avons noté l'absence de plusieurs ligues de jeunesses patriotes, tels ces Jeune-Canada, qui étaient dix-sept.tout comme Dollard ct ses compagnons.Pourtant il s'agit d'une \u2018\u2019croisade\u201d.comme en 1860.une croisade contre les nazis, qui ne valent guère mieux que les Iroquois.Est-ce que nos Jeunesses Patriotes, à l'instar de la Société St-Jean-Baptiste, ne sont pas plus ardentes sur le Front du Combat que la Société sur le Front de la Prière?On sait que celle-ci a refusé de se joindre au Curdinal Villeneuve dans la célébration de la messe de Notre-Dame.et depuis ce temps.de vives critiques s'élèvent contre l'attitude énigmatique de nos moutons moufonnants.S'attendent- ils eux aussi que Hitler viendra délivrer Camillien Houde du camp de Petawawa, pour en faire le sous- fourheur des Canadiens francais?fant martyre\u201d.est encore à l'ordre du jour.Ce qu'elle a la vie dure tout de même, car beaucoup la croyaient morte.Le petit journal d'une petite ville annonce qu'à une représentation théatrale, 2.000 per- ont pleuré de ne pouvoir étre admises.Voici quelques-uns des sous- titres dont le compte rendu de ce mélodrame s'agrémente: \u201cLa marâtre conspuée par la foule.\u2014 La petite Aurore.simple et touchante, bouleverse les coeurs\u201d.Ceci nous rappelle l'ancien Théâtre National, lorsque Blanche de la Sablonnière faisait brailler des milliers d'auditrices chaque semaine.Mais il y a quarante ans de cela et nous pensions que les Canayens avaient versé toutes leurs larmes.Il faut croire que tel n'est pas le cas et que leur réservoir est inépuisable.On a des traditions.voyez-vous, ou on n\u2019en a pas! M.W.-D.Herridge \u2014 héritier présomptif d\u2019\u2019Arbi\u201d Bennett.lui-même héritier des millions de Mme Eddy.M.Herridge donc.fondateur de la Démocratie Nouvelle, titre trompeur sous lequel s'abrite -,n impérialisme à fous crins, ordonne à M.Mackenzie King de se soumettre à la conscription, ou de se démettre.A l'entendre, mieux vaut la désunion dans le pays que l'union.si notre cffort de guerre ne doit pas être accentue.Le Premier Ministre sourira sans doute de l'injonction de ce chef de parti qui, non seulement ne réussit pas à faire élire un seul de scs partisans, mais fut lui-même honteusement battu.Pourquoi la conscription, si nous ne sommes pas capables d'expédier en Angleterre ou ailleurs les milliers de soldats canadiens qui attendent de partir?Comme quoi M.Herridge aura sans doute voulu tirer son nom de l'obscurité où il était enseveli.sans se douter, le pauvre homme! qu'il se couvrirait de ridicule, Nous connaissons ces multimillionnaires qui se découvrent tout-à- coup une fibre intensément patrio- j tique.Une vignette circule à l'heure aciuelle dans tout I'Empire.repré- | sentant lord Nuffield.le roi anglais de l'automobile.remettant un chè- Jue de $500,000 à un représentant du ministère de l'Aviation pour l\u2018achat d'une escadrille.Jusqu'à Dunkerque, lord Nuffield, partisan du \"Business as Usual\u201d, refusa de transformer ses usines en avionneries, et aprés Dunkerque, il fallut que le gouvernement Churchill s'en emparât afin de mettre leur propriétaire à la raison.Son attitude présente ne fera pas oublier son attitude passée.lorsque viendra le grand règlement de comptes que le peuple anglais demandera à certains capitalistes après la guerre.Le bombardement de Londres du 16 avril à fait trois victimes chez les Lords, Ceux d'entre eux qui ont été pulverisés par les bombes allemandes sont lerd Stamp, lord Auckland et lord Kimberley.1] ne manque au tableau quo lord Astor et sa compagne, la célèbre Nancy.On se souvient que les lords et leurs alliés de la haute Phynance étaient de fervents disciples de la politique \u201cd\u2019'apaisement\u201d vis-a-vis de l'Allemagne.Ils trouvaient les politiciens francais trop pouilleux pour frayer avec eux.lls n'estimaient que von Ribbentrop et autres Allemands dont les belles manières remplissaient d'admiration les invités de Cliveden.la propriété \u2018astorienne\u201d où Lady Nancy recevait les amis d'Hitler.On assure que lord Halifax a bien fait de traverser (Suite à la page 3) La petite Aurore Gagnon.\u201cl'en-' sonnes ont pleuré sur les souffran-| .a .: ; ; 3 ces d'Aurore.et que 1.000 \u2018 autres deviez cure bien sage et docile: que-vous ne devicz jamais oser; ce qui le rendit roi des allumettes \u2014 | , Le trust des artistes de la radio et le - Ô Comme quoi il manoeuvre de façon à éliminer les \u201cimpurs\u201d, à favoriser les \u201cp'tits amis\u201d et nuire aux nôtres pour la plus grande gloire des citoyens de rantes pour être vedettes de la radio.\u2014 Témoignages d'appréciation d'artistes consciencieuses.\u2014L'épuration des écuries d\u2019Augias s'impose.Notre article de la semaine dernière intitulé \u2018La Franco-| manie à la radio\u2019 n'a sans doute pas cu l\u2019heur de plaire à tout le monde ct cela est fort comprébensible.Tout de même.à en juger par les témoignages d'appréciation que nous avons reçus de divers milieux artistiques de la métropole, victimes du \u2018trust des artistes de la radio\u2019\u2019.nous estimons avoir faire oeuvre pis en dénonçant l'esprit d'injustice qui préside de façon manifeste à l'octroi des! faveurs dans le monde radiophonique.! Nous parlons du trust des artistes de la radio et le mot n'est pas trop fort.parce qu'il s'agit en parlant de cet organisme d'un cercle fermé pour ne pas dire vicieux, Où ne sont admis au dire des! mauvaises langues que ceux qui paient un tribut quelconque à! l'auguste société.Dans le grand public.mis au fait des machina-! tions de ce petit groupe d'individus, on ne se gêne pas même pour dire qu'il s'agit là d'un \u2018racket\u2019 pur et simple.Si vous avez un.petit air béte dont Dame Nature.avec l\u2019aide de vos bons parents, vous a doué, ct quels que soient vos talents ignorés, ne vous montrez pas le bout du nez dans cette enceinte où seuls trônent et prônent les illustres personnages qui ont décrété qu'il vous fallait avoir telle et telle tc*uie, Lait de corps que d'esprit: que vous murmurer contre les décisions de cet aéropage.enfin.pour toutes | sortes de bonnes ou mauvaises raisons, se T AIRE cet laisser faire.| Par contre, Mademoiselle, vous qui subjuguée par la voix: mielleuse d\u2019un imitateur de l'insipide Jcan Sablon.croyez avoir du talent ct êtes jolie comme un coeur, et voulez tenter for- ;tune dans le domaine radiophonique.méficz-vous, car vous n'êtes pas au bout de vos peines, hélas.La joliesse, quand ce n'est pas la beauté.ne gate rien.pas même dans un studio ct encore moins là qu'ailleurs, paraît-il.Nous ne faisons que répéter des propos entendus de personnes susceptibles d'être dignes de foi, avce la quasi-certitude que puisqu'il y a là de la fumée, il doit certainement y avoir du feu.Donc, Mademoiselle, méfiez-vous et sur-; ., .LL ; i | Je n'oublicrat jamais cette, tout ne minaudez pas trop.Faites patte de velours.promettez tout ce qu'on vous demandera, mais le moyen de réussir.c'est de ne pas tenir vos promesses, en ayant l'air d'y être fidèle.Une fois le pied dans l\u2019étrier, transformez-vous en amazone et alors {partez au galop.Ces messieurs trop essouflés ne pourront plus ; vous repoindre.i Maintenant.si vous n'êtes pas Française authentique (et de Paris par-dessus le marché, car vous savez qu'ils viennent tous de | Paname à leur arrivée ici) ne vous fourvoyez pas dans ce milieu austère.Avez-vous jamais entendu dire d\u2019un Français fraiche- ment débarqué ici qu\u2019il venait de Nantes, Bordeaux, Marseille?Rarement.Paris.c'est la fin du monde, et après Paris, le déluge.Imaginez alors qu'un Parisien plus ou moins authentique regarde d'un air de suprême dédain le Montréalais qui a des prétentions modestes à savoir et connaître quelque chose et qui s'offusque de ce qu'un étranger vienne lui dire: \u2018\u201cOre-toi que je m'y mette\u2019.Cet état d'esprit est malheureusement encouragé.comme nous le disions dans notre dernier article.par des nôtres qui, pour la circonstance.empruntent l'accent de ces intrus, illustres inconnus dans leur propre pays, et leur prodiguent toutes sortes de miévreries d\u2019un goût douteux.\u2018Mon cher par ici, Mon cher.par là (parfois: ma chère).On se tête les orcilles, tout le monde est heureux et pendant que tout ce beau spectacle se déroule dans la coulisse, le public lui, avale des couleuvres.Au vrai, il est quelques-uns des nôtres qui percent.mais nous ne serions pas prêts à dire qu'ils ne sont pas de connivence avec les puissants du jour.Ils se sont laissés eux aussi emberlificotés.Il est à peu près temps que l'on cesse de passer pour des poires.Nous ne dirons pas que les directeurs de postes sont responsables de cet état de choses qui contribue tant 3 mettre les notres en état de nette infériorité, mais nous avons l'impression très vive que nous rendons service aux artistes de chez-nous quand nous revendiquons pour eux la place au soleil, à laquelle ils ont justement droit, alors que Jes \u2018étoiles genre Nénette et Rintintin devraient aller se rafraîchir à l'ombre pour quelque temps.\u201d CANADIEN.LE CENTIEME VOLUME SUR LA CAPITULATION FRANCAISE Il est de M.Elie J.Bois, ex-rédacteur en chef du \u201cPetit Parisien\u201d.\u2014 Traduit en anglais sous le titre de \u201cTruth on the Tragedy of France\u201d.\u2014 Commentaires du journal gaulliste \u201cFrance\u201d.Paname.\u2014 Qualités exigées des aspirants et aspi-' sit rit auwi souvent qu'à son l'Atlanti- | Allons-nous enfin connaître la vérité sur ce qui s\u2019est passé en France au mois de juin dernier?C'est ce qu'annonce le titre du livre de notre excellent confrère.Elic-Joseph Bois.Mais immédiatement, par un scrupule qui l'honore.l'auteur répond: \u2018La vérité?Non.je ne la possède pas.J'apposte quelques vérités.an témoignage direct sur beaucoup + de points essentiels.un témoignage indirect.mais émanant de sources pures et dignes de foi sur un certain nombre d'hommes et de faits.\u201d La valeur du témoignage d\u2019Elie J.Bois est considérable.Journaliste depuis toujours.il a été pendant 25 ans -\u2014 jusqu'au sour de la capitulation où il dé- (Suite à la page 2) S notres Un bon vivant : M.Winston Churchill tour, il sait aussi devenir féroce.\u2014 Amateur de bonne chère et de fines liqueurs.\u2014 Toujours trottant, il n'arrive jamais à temps à ses rendez-vous.\u2014 Souvenirs d'une secrétaire.Miss Phyllis Moir.qui fut secrétaire privée de M.Winston Churchill en 1932 et vint avec lui aux Etats-Unis, a écrit un volume dans lequel elle fournit des détails fort typiques sur l'eminent homme d'Etat anglais.En voici quelques passages : \u2018J'ai toujours trouvé.en le voyant, que M.Churchill était plus petit et plus cond que sur ses portraits.Il a le visage d\u2019un bulldog qui serait de bonne hu- :meur.Lorsque quelque chose l\u2019amuse \u2014- et il trouve la vie fort intéressante.en vérité \u2014 fes coins de sa bouche se plissent avec matice, ses yeux, qu'il a plutôt proémirents, semblent lut sortir de la tête d'une amu- {sante façon, et son visage rond et rose s'éclaire d'un sourire qui pourrait être démoniaque mais qui ne l'est pas du tout.Lorsqu'il est choqué.ses froncements de sourcils sont prodigieux.Il fait (rrésistiblement penser a l'ours du proverbe qui avait mal à la tête, et malheur à quicon- par Roosevelt et King .+ en .La fusion des ressources financiéres et économiques des deux pays est un pas de géant vers l\u2019union du continent nord-américain.\u2014 Lord Beaverbrook voit un désir se muer en réalité.\u2014 Evocation des luttes d'antan où deux écoles politiques d'avant la Confédération se disputaient sur l\u2019opportunité d\u2019effectuer le pacte fédératif.On ne saurait mésestimer la portée véritablement historique du geste que viennent de poser le président Roose velt, des Etats-Unis et le premier ministre Mackenzie Kingporte-parole du Canada en lu circonstance.En un mot, il s'agit de la mobilisation des ressouces matérielles de tom le continent nord-américain.dans le but de coordonner les efforts de chacun.avec comme hat ultime la victoire des Alliés.I est une autre chose cependant qui frappe l'oeil des moins avertis, c'est que cet accord de bon voisinage met plus en vedette que jamais la collaboration étroite qui a toujours existé entre les deux pays, au point que dans le domaine économique.Canada et Etats-Unis ne feront plus qu'un.C'est là consacrer en somme le voeu qu'exprimait il n\u2019y a pas si longtemps encore.Lord Beaverbrook.ministre britannique de l'Aéronautique.«t sujet canadien par surcroit, de voir tôt ou tard se réaliser l'union des deux pays.Le noble lord avait évidemment prévu cette éventualité.Est-ce que par hasard l'union économique précéderait de près Punion politique?C'est là chose dans le domaine du possible.D'ailleurs.Beaverbrook, en termes voilés, l'a laissé entendre.Enfin.la visite annoncée comme prochaine du président Roosevelt à OUawa constitue un autre pas vers le resserre ment des liens qui unissent les deux pays.Jusqu'ici.le pré sident Roosevelt n'a fait qu\u2018une visite officielle, à savoir à Québec 1939.lorsqu'il se rendit chez Lord Twcedemuir à la Citadelle, Cependant, une chose que bien des Canadiens ne savent peut-être pas.c'est que M.Roosevelt a toujours professé une estime particulière pour le Canada, puisque régulièrement tons les ans.lorsque@lés affaires de l\u2019État ne Je captivaient pas trop, il allait régulièrement tous les ans en excursion de pêche à Campobello.Nouveau-Brunswiek.Mais ce ne sont là que des considérations latérales que l'an pourrait qualifier d'ordre sentimental.Le côté réaliste ide l'heure.Cest que l\u2018Oncle Sam coopérera plus étroitement que jamais avec nous dans celte lutte à mort où s'affrontent deux idéologies entièrement à l'antithèse Pune de l'autre.Par ailleurs.nous bénéficierons de commandes substantieHes, qui compenseront pour nos achats forcés aux Etat=Unis.C'est comme le disait le premier ministre Mackenzie King le com- que se trouve alors en travers de \u2018son chemin.clubwoman infortunée qui l'ar- trêta par le dans la rotonde d'un hotel, afin \u2018de requérir sa présence à une _e iréunion sociale quelconque.La Imalheureuse: elle arrivait à lui (dans un moment de mauvaise j humeur.L'expression qui lui jount au visage était tellement féroce que la pauvre femme.sans lattendre son reste.fit volte-face \u2018et se sauva à toutes jambes.Cela fut suffisant pour le remettre de bonne humeur.| \u201cLorsqu'il voyage, M.Chur- (chill a assez de valises pour un régiment.Chaque fois qu'il partait pour voyage.l'inspecteur de ! Scotland Yard qui lui était assi- tgné, le sergent Thompson.se l trouvait dans un cruel dilemne (s'il voulait faire entrer dans les avait dit d'y mettre.\u2018A dire la vérité.M.Churchill va presque jamais au pas.On dirait plus tôt qu'il trntte.I est toujours pressé, mais pour une raison ou pour une autre, il ne semble jamais arctver à l'heu- (suite a la page 2! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 e\u2014-\u2014_.UNE BELLE INITIATIVE La jeune Chambre de Commerce de Montréal.qui célébrera bientôt le dixième anniversaire de sa fondation.vient de poser un geste significatif en decidant de s\u2018affilier a la \u201cJunior Chamber of Commerce\u201d des Etats-Unis.Fait non moins significatif, cette initiative est prise justement au moment ou les \u2018Chefs d'Etat des deux pays vien- \"nent de decider d'unir leurs ressources matérielles pour activer notre production économique à son plein rendement.C'est à tout le moins une louable et belle initiative qui permettra aux membres de notre jeune Chambre de Commerce locale d'établir des contacts fort intéressants et pre- cieux à tous les points de vue.Comme le soulignait son président, M.Paul Dozois.cette décision a éte prise afin de permettre à tous los membres de profiter largement de tl'offre que lui à faite la féderation services.En conclusion, c'est une autre manifestation de l'esprit d'amitié qui unit les jeunes Canadiens et les jeunes Américains.Nous ne saurions donc que retirer | d'excellents fruits de cette collaboration étioile catre divers mouvoir | mes qui ont à coeur de promouvoir | les meilleurs intérêts éconemiques de la natien.revers de son habit | valises tous les articles qu'on lui américaine d'utiliser ses nombreux \u2018 iplément de l'accord de réciprocité signé entre les deux pays.UN ACCORD DE RECIPROCITE Par la nouvelle entente la situation est claire.Le premier ministre est satisfait de cette entente et fait observer que c'est le traité de réciprocité passé entre le Canada et les Etats- Unis qui a facilité la déclaration de Hyde-Park.Dans chaque | cas.Cest le principe de la réciprocité qui demine en v ajoutant celui de la défense conjointe.Dans les nouvelles conditions.l'on pourra encore donner une aîde plus rapide et plus lefficace à l'Angleterre.C'est une véritable réponse à la célébration faite chez les Allemands à l'occasion du 52e anniversaire de naissance d'Hitler.Le Canada pourra obtenir des {Etats-Unis ce qu'il lui faut pour la fabrication de son maté- (suite a la page 2 1 | oo 0000000 8 King confond les conscriptionnistes \\ B a tous crins L'histrion Herridge, beau-frère de \u201cArbi\u201d Bennett, le surhomme, est le dernier à enfourcher le dada favori des sauveurs d'Empire.\u2014 Grand impérialiste, plus royaliste que le roi lui-même, il ne respecte pas même les désirs de Churchill qui demande des munitions, avions et canons, plutôt que des hommes.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A Les protagonistes de la conscription militaire où service obligatoire.qui ne démordent pas de leur idée que nous avions à envoyer des troupes outre-frontière.quand Winston Churchill lui- méme prétend que la Grande-Bretagne n'a pas tant besoin d'hommes.que de canons, de munitions et d'avions.émergent à la surface et cherchent une ceinture de sauvetage.Après ce député onta- rien conservateur qui, s'inspirant d'une timide avance de son chef.R.B.Hanson.réclamait 3 grands cris le service obligatoire.à surgi subitement le maire Stanley Lewis, d'Ottawa.ct en cout dernier ressort.cet historien politique qui a nom W.D.Herridgebeau-frère de M.R.B.Bennett.l'ancien chef du parti conservateur.Décidément, les tenants de la conscription ne démordent pas et s\u2019il fallait les écouter.nos ateliers.nos usines où se fabriquent des munitions.avions ct canons dont l'Angleterre a si pressant besoin se videraient entièrement des jeunes gens.à qui l'on a appris tout récemment à se spécialiser dans un métier, pour aller se battre contre des moulins à vent.avant même de connaitre l'act le plus cudimentaire possible de la guerre.La différence à établir entre la politique suivie par le gouvernement conservateur.qui présidait en 1914-1978 aux destinées du Canada.en temps de guerre.et celle adoptée par celui qui est aujourd'hui au timon des affaires.c'est que le Canada n'a pas voulu tomber dans les mêmes fautes que ses prédécesseurs en envoyant à la Fouchere des hommes mal preparés, mal en- trainés ct surtout équipés à la va-comme-je-te-pousse.Car tout le monde admet que l'inouffisaaue de nocre preparanon militaire «Suite à la pare 2) PAGE DEUX : \u201cGeste historique posé par Roosevelt et King ; \u2018Suite de in lére vage) viel de guerre et, d\u2019autre part, le Canada vendra aux Etats- Unis pour $200,000,000 à 8300,000,000 par année des choses nécessaires à ses fabrications de guerre.Ainsi le Canada fabrique des avions, mais il pourra en obtenir les moteurs des Etats-Unis, et ainsi de suite.La livraison pourra se faire plus rapidement et, dans les deux pays, la production atteindra son maximum sans aucun embarras pour les industriels et la main-d\u2019oeuvre, CANADA ET E.-U.REUNIRONT TOUTES LEURS RESSOURCES La déclaration faite à Hyde Park dimanche dernier signifie que le Canada et les Etats-Unis réuniront toutes leurs ressources industrielles pour gagner la guerre, pour obtenir le maximum de production nécessaire à la Grande-Bretagne et à ses alliés.Les deux pays ne formeront qu\u2019une équipe dans un programme soigneusement préparé afin d\u2019évi rome \u2018eviter toute perte de temps.Le Canada produira plus que jamais et recevra des commandes énormes des Etats-Unis.Ceci se fera en plus des relations de commerce ordinaires.Parlant de la défense du Groénland, le premier ministre déclare que le gouvernement a été tenu au courant de tous les renseignements conduisant à la décision d\u2019y établir des bases de défense par les Etats-Unis.De fait \u201cNous avions les yeux sur le Groënland depuis le début de la guerre.\u201d Si cela devient nécessaire le Canada fera sa part au Groënland contre les forces ennemis, comme le Canada la déjà fait en Islande.AUTRES TEMPS, AUTRES MOEURS Il y a quelque soixante-quinze ans, alors que le Canada encore considéré duns le temps comme colonie de l'Angleterre, ne faisait que nuître et s\u2019affirmer comme nation die- tincte, les esprits étaient échauffés par la question de savoir si le Dominion devait purement et simplement envisager Pannexion aux Etats-Unis, ou bien adopter le pacte fédératif Qui nous régit présentement.Toute une école de l'aile libérale dont les principaux champions étaient Edward Blake et Sir Antoine-Aimé Dorion, réclamait purement et simplement l\u2019annexion aux Etats-Unis et maintenait que tôt ou tard, nous devrions en venir à cette éventualité, que nous le voulions ou non.L\u2019autre école, celle de Sir Gcorges-Etienne Cuartier en tenuit pour la Confédération.La polémique fut rude, les jouteurs étant de force à se porter de rudes coups, mais finalement le pucte fédératif l\u2019emporta et l\u2019école dissidente se rallia au voeu de lu majorité des participants.Autres temps, autres moeurs.Si l\u2019on jette aujourd\u2019hui un regard rétrospectif sur ce qui se passa dans le temps et les événements qui se sont déroulés depuis peu, on est logiquement tenus de se demander si la première école n\u2019avait pas eu quelque peu ruison de soutenir la thèse qu\u2019elle voulait faire triompher dans le temps.Il y à peut-être aussi raison de croire que ladite thèse était d\u2019ordre prématuré et qu\u2019en définitive les deux écoles se croyaient justifiés de soutenir leurs points de vue respectifs.Mais à lu lumière des faits actucls, n'y a-t-il pas lieu de croire que le groupe dissident libéral d\u2019avant 1867 avait prévu juste, à savoir l\u2019union des deux grands pays de l\u2019Amérique septentrionale?Cela nous semble de plus en plus plausible.Les événements futurs nous le diront.RD .King confond les conscriptionnistes a tous crins + \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 (Suite de la 1ère page) ne nous permettait pas d'entrer comme un cheveu sur la soupe dans le conflit actuel.Il fallait y mettre des formes.Mais les enragés.genre Herridge, qui ont 3 coeur de se faire un peu de notoriété, en un mot de redorer un blason sinon terni du moins passablement ébréché, parce que l'électorat n'a pas voulu se leurrer de son mirage, ont la vie dure.oo ; i Le premier ministre Mackenzie King vient de leur river leur clou en cinq secs quand il a déclaré sans ambages que \u201cle gouvernement était heureux de constater que le volontariat fournissait aux forces armées du Canada tous les hommes dont elles ont besoin\u2019.Cela est assez clair.Mais que voulez-vous.il y a des gens qui auront la tête dure tout le temps de leur vie.Nous avons déjà une loi qui pourvoit à l'entraînement obligatoire de nos jeunes gens pour la défence du pays, mais c'est trop peu pour ces gens-là.\u2018\u2018Aye, ready, Aye\u201d, chanteront-ils en choeur derrière Meighen.Gagcons tout de suite que pas un seul de ces messieurs n'endosserait l'uniforme ou du moins serait cn mesure de le porter décemment.À remarquer de plus que ce sont toujours ceux qui ne sauraient ou ne pourraient partir pour le front, parce qu ils sont plutôt prêts d'avance à partir pour un monde meilleur, qui préconisent le service militaire obligatoire.En un mot, ce sont.les vicilles barbes, Il est temps de les leur couper avant qu\u2019ils ne nous rasent trop! [J 9 Ld L\u2019annexion de Terreneuve par l\u2019Oncle Sam facile e (suite de la page 4) les bras et regarde avec résignation vers son destin de famine.\u201cLa futilité dans les bureaux du Gouvernement, une absence fantastique d\u2019installations sanitaires et de soins médicaux ont abaissé à un niveau de mélancolie le moral d\u2019un à peuple qui était naguère solide et fort.Près de 50,000 Terreneuvicns regoivent les secours directs, & raison de six centine par jour.La liste de malheureux qui attendent de recevoir celte allocation microscopique est à faire trembler, de sorte que, parvenu à l\u2019âge de 75 ans, sans parents, sans le sou et en danger immédiat de crever de faim, un Terreneuvas peut demander la pension du vicil âge, soit cinquante dollars par année.Certes, ceux qui habitent les \u201cslums\u201d des grandes villes américaines (De connaissent pas autant de négligence et de pauvreté.\u201d L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 26 AVRIL 1941 duits de Kuyper sont maintenant exportés de Montréal aux Etats-U Une cargaison de Gin de Kuyper quittant la distillerie de Montréal pour les Nouveau commerce d'exportation pour le Canada wee ELN Laa TL £ .oy, - vois 2d Ë Indes Néerlandaises.Les pro- nis, en Amérique du Sud et dans d'autres pays.Ce nouveau commerce d'exportation fournit au pays un échange appréciable.Ce fut le Canada, inquiet de l\u2019ouverture immense que faisait dans le continent le fleuve St-Laurent, ce fut le Canada qui demanda à la Grande-Bretagne de céder le sol de Terrencuve et l\u2019obligation de le défendre aux Etats-Unis.Ni lu malheureuse Commission de Gouvernement ni la population affamée de Terreneuve ne furent consultées.Peut-on donc être surpris que M.Davenport ajoute: \u201cL\u2019un après Pautre, de la rue Water, à St-Jean, jusque dans les derniers villages de pêcheurs, tous m\u2019ont déclaré que si l\u2019on permettait aux Terreneuviens de voter sur la question, 80 pour cent demanderaient aux Etats-Unis de les prendre.\u201cLes Yanks sont venus pour 99 ans, ct peut-être qu\u2019ils ne partiront plus jamais.Peut-être qu\u2019un de ces jours, ils prendront toute l\u2019île, reverront en Angleterre la commission administrative, construiront des routes, établiront des indus- trics, des oeuvres de sccours, et rétabliront l\u2019autonomie.Avec les Yanks, on verrait de bonnes gages, avec de bonnes maisons \"habitation, des prix raisonnables, des médecins et des hôpitaux pour les malades, des marchés pour le saumon et Ja morue.Bref, ce serait le New Deal américain.\u201d Lorsque le haut commandement américain commenca ses opérations, sa plus grande perplexité fut de trouver la main-d'oeuvre.Les Américains, évidemment, s\u2019attendaient à payer des gages américains.\u201cDans aucun cas, déclara la Commission, les taux de salaire du chemin de fer de Terreneuve ne devront excéder 25 centins de Pheure pour la main.d\u2019ocuvre non spécialisée et 50 centins de l\u2019heure pour la main-d'oeuvre spécialisée.Et voici quelque chose touchant les unions ouvrières.\u201cSi sir Wilfrid Woods, C.R., M.G., donnait aux travailleurs licence de parler, ils seraient libres de le faire.Autrement, on courrait le risque d\u2019être déporté.Deux individus soupçonnés de radicalisme furent arrêtés comme ils montaient à bord du bateau et on leur donna le choix d'aller en prison ou de retourner aux Etats-Unis.Ils retournèrent aux Etats-Unis.\u201d -.GEORGE WILKINSON.Un pacte de non-agression entre Mikado et Oncle Sam (Suite de 1» lère page) lèges économiques du Japon à Sakhaline ct des lois de pêche des deux parties dans cette région.\u201cLes observateurs étrangers se montrent sceptiques sur la valeur pacifique de l\u2019entente, mais ils soulignent tout de même l\u2019importance que les milieux japonais prêtent à la conclusion d\u2019un pacte avec la Russie.Ces milieux prédisent que le voyage de M.Matsuoka en Europe aura l\u2019effet le plus heureux, parce que l\u2019Allemagne aurait persuadé l\u2019Union Soviétique de conclure un accord avec le Japon, parce qu\u2019elle estime que celui-ci ne peut intervenir dans le Pacifique tant que ses relations avec l\u2019Union Soviétique ne scront pas éclaircies.\u201d M.Matsuoka, s\u2019il pense bluffer le Président Roosevelt avec l\u2019annonce de sa prochaine visite à Washington, dans le but de conclure un traité de non-agression avec l\u2019Oncle Sam, en sera pour ses frais, car il ne trouvera pas un auditoire aussi bien préparé que celui de son ami Staline.Le président Roosevelt Pattend avec un fanal.TIMOTHY TRIMM.! oN Le centième volume sur la e ® e capitulation française (Suite de la page 1) cida de venir à Londres \u2014 rédacteur en chef du \u201cPetit Parisien\u201d, le plus grand journal francais du matin, et à ce titre, il a été étroitement mêlé aux évé- nements politique de ces dernières années.Il à connu nos hommes d'Etat et sa remarquable pénétration d'esprit lui permet de faire d'eux des portraits saisissants.Il sait admirablement camper un personnage, faire saillir certains caractères, laisser d'autres dans l'ombre.Les dialogues qu'il se plait à rapporter ont une couleur, une vivacité qui montrent en lui un maî- :tre du journalisme.Il saisit cout le caractère dramatique d'une situation et le fait habilement ressortir.Aussi son ouvrage est- (il passionnant comme un roman, un roman noir où la vertu n\u2019est pas récompensée et où le crime triomphe, au moins provisoirement.Dans cette tragédie humaine, quels sont les personnages de net apparaît d\u2019abord.Ministre des Affaires Etrangères de septembre 1938 et de septembre 1939, c\u2019est sans appel qu\u2019il est condamné.Comment I'expliquer, demande Elie Bois?Y aurait-il deux Bonnet, celui qui donne un démenti 3 Ribbentrop et prétend ne lui avoir jamais laissé \u2018les mains libres à l'Est\u201d, et celui qui au contraire, cherche après la défaite, à redorer son étoile par des accusations contre son propre pays et contre \u2018l'Angleterre qui aurait fait échouer une offre de dernière heure de Mussolini?Contre ces \u2018accusations, l'argumentation de M.Bois est décisive: il prouve que la proposition italienne d\u2019un second Munich n\u2019était qu\u2019un | piège, habilement réglé dans le |temps pour amener une capitulation totale des démocraties, talors que la Pologne était déjà envahie par les armées de Hitler.Autre protagoniste du drame: M.Daladier.Si M.Bois, qui le \u2018semble garder premier plan?M.Georges Bon-, connaît bien, montre la faiblesse réelle de cet homme d'Etat, sous l'apparence de la force, et montre aussi sa méfiance, son hostilité contre Paul Reynaud, il pour Daladier beaucoup de sympathie.A l'appui de la politique de temporisation qu'il poursuivit d'accord avec Gamelin, durant l'hiver 1939-40, l'auteur apporte les points de vue des généraux Debeney, Huntziger et Buhrer.En présence d'une infériorité de matériel, il fallait, pensaient-ils, gagner du temps, jusqu'à ce que les fabrications françaises et alliées permissent un équilibre avec les forces adverses.Mais, reconnaît Bois, rien n\u2019était fait pendant ce temps-là pour empêcher le moral et la puissance combative des troupes de se détériorer.Elie Bois semble approuver, dans Daladier, ce goût des pleins pouvoirs, qui réduisit l'autorité du Parlement, préparant une abdication complète de celui-ci devant le gouvernement de la capitulation.Or, c\u2019est plutôt là ce que l\u2019on aurait à reprocher à Daladier: son tempérament qui, encouragé par, la grande presse et tous les éléments autoritaires, en arrivait à ne plus pouvoir supporter la critique ni le contrôle.Or, seul un contrôle bien organisé aurait remédié à temps aux imperfections de notre machine militaire.Paul Reynaud est également très bien décrit par Bois.Ses grandes qualités d'intelligence, de travail, de patriotisme, ses défauts graves, l\u2019ambition, la trop grande confiance en soi, le côté cassant et maladroit aussi, qui fit échouer tout ce qu\u2019il essaya du côté de Daladier, l\u2019o- bligant à lui, laisser le ministère de la Défense Nationale, sont exposés lucidement et clairement.Et l'auteur en vient à la description des deux \u201c\u2018mauvais génies\u201d de Paul Reynaud: un homme, Baudoin, une femme, Hélène de Portes.L'aveuglement de Reynaud vis-a-vis de Baudoin est vraiment une chose extraordinaire.Impressionné sans doute par le coté affable, par l'intelligence aussi, par le brillant du personnage, comment ce président du Conseil qui voulait incarner la résistance française a-t-il pu accueillir auprès de lui ce défaitiste avéré, centre et moteur de toutes les intrigues du clan de la capitulation?L'explication donnée par Bois est l'influence de Mme de Portes sur Reynaud.Et sur ce point il a très probablement raison, encore qu'on ne doive pas exagérer.dans cet effondrement, le rôle de cette femme agitée et intrigante.La République.comme tous les régimes, n\u2019a pas manqué de ces Egéries qui voulaient faire la pluie et le beau temps et diriger par personne interposée les destinées du pays.Mais en général ces personnes remuantes se font des illusions sur leur véritable influence.Si les Weygand et les Pétain, les grands chefs chargés de gloire et d\u2019honneurs.avaient eu le sens réel du devoir, celui de la résistance acharnée contre l'ennemi, quelles que fussent les circonstances, une aventurière quelconque aurait-elle pesé dans les délibérations gouvernementales?En réalité, les manocuvres féminines, de même que les intrigues de couloirs, n'auraient eu aucun succès si les chefs militaires du moment n'avaient pas jeté le manche après la cognée, dans le désir de réaliser, au prix de la capitulation, une opération politique.La description de tous ces défaitistes \u2014 des Henry Béren- -VOUS essayé ume Black Howse ced jours ci \u2014 élu TMOELLEUSES Toutes les marques Spécialités: ROYAL Pour détails supplémentaire CLAVIGRAPHES UNDERWOOD ET \u2014 Clavigraphes en parfait ordre au coût minime de $2.50 par mois.Landry Caisses Enregistreuses 1 est, 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au général, de croire, lorsqu'il ferme le livre, que c\u2019est en vérité le tableau d\u2019une France corrompue et décadente qui lui a été fait, et de confondre la trahison, l'abandon ou le reniement des classes dirigeantes et des chefs avec le renoncement, I'affaisement total de notre pays.Or la France vaincue, la France effondrée, la France livrée aux bandes serviles de Paris ou aux marionnettes de Vichy demeure la France.Les qualités qu\u2019elle avait le 2 septembre, elle les a conservées.Elle n\u2019a pas renié sa gloire: elle a été trahie.Elle le sait aujourd\u2019hui elle le | redoutait hier.Souvenons-nous de ces réfugiés que nous avons | vus sur les routes de France, marchant depuis des jours, et nous disant: \u201cTout cela n'est rien, pourvu que l\u2019on soit victorieux.\u201d\u2019 Souvenons-nous de ces officiers et de ces soldats qui.aux prises avec des forces supérieures, se sont défendus jusqu\u2019à la mort là où ils étaient, à Pontde-l'Arche ou à Cherbourg, 3 Sumur ou dans la ligne Maginot.Telle était la France, plutôt que le clan de la défaite, plutôt que ces chefs qui s'imaginaient s'entendre aisément avec Hitler.E.J.Bois, auteur d'un livre remarquable, d\u2019un témoignage précieux, sera, nous en sommes sûrs, d'accord avec nous pour dire: *\u2018La France est.et reste une grande nation, pleine de vertus et de courage.Ceux qui l'ont conduite à la capitu-: lation n'ont pas le droit de par-! ler en son nom.ni aujourd'hui, de prétendre vouloir la régénérer par une pénitence générale et imbécile ou la sauver par une collaboration avec ses pires ennemis.\u201d\u2019 - \u201cFRANCE\u201d.Un bon vivant: M.Winston Churchill .(Suite de la 1ère page) re.On m'a raconté qu\u2019alors qu\u2019il était très jeune sous-lieutenant, il fut un jour honoré d\u2019une invitation à diner avec le prince de Galles, feu Edouard VII.Méme en cette occasion, M.Churchill fit attendre son hôte royal quelque 50 \u2018minutes, et depuis ce temps, il fait attendre tout le monde.\u201cUne photographie plutét ir- révérente de M.Churchill existe.Elle représente un gentleman d'âge moyen et rondelet en contemplation devant une collection de bouteilles de whisky, de brandy, de champagne et de liqueurs diverses.Lorsqu'il était en Amérique, il aimait que sa collection de bouteilles et de flacons fiat disposée de telle façon qu'il pût la voir de son lit.Certes, M.Churchill aime à prendre un verre.J'ai remarqué que cela semble renouveler son énergie et sa force, que ses yeux étincellent et ses manières ont plus de feu.Souvent je l\u2019ai entendu dire: \u2018Vous ne pouvez pas faire de bon discours avec de l'eau 2.9 glacée\u201d.de Chemin de ses compagnies constituantes, garantis ment des crevettes et des huîtres américaines, qui sont plus grosses que celles de l'Europe.Lorsqu'il se trouve aux Etats-Unis, il lui arrivera de former tout son repas avec du poisson et des mollusques.Il insiste pour que sa viande soit rôtie, parce qu'a lors elle ne perd rien de son jus et de sa saveur.\u201d Non seulement M.Churchill prétend s\u2019y connaître en bonne cuisine, mais il le prouve à l\u2019occasion.Quand il veut personnellement honorer un ami, il ne craint pas de revêtir le tablier et de coiffer le bonnet de Vatel.Malgré son amour de la bonne chère, il a conservé une santé étonnante.Ayant déjà dépassé la soixantaine, sa pression artérielle reste normale, et comme il ne dédaigne pas de la faire prendre souvent, il sait toujours à quoi s\u2019en tenir sur son état.rer (Suite de la page 4) code d'honneur et du courage du gangster.Pendant qu\u2019il était député, il avait eu un duel avec un collègue, et bon tireur comme il était, il avait blessé son adversaire au bras, ainsi qu\u2019il avait annoncé qu'il le ferait.Pas besoin d'ajouter que la déclaration de guerre le fit rager, s\u2019en prenant à la fois à l'Angleterre et à la Pologne, en vertu du Pacte qui les unissait à la France: \u201cQu\u2019est-ce qu'un engagement, disait-il, sinon une entente à laquelle les deux parties affixent leurs signatures, pour affirmer qu'au moment de ces dites signatures, il est de leur intérêt mutuel, aussi longtemps que les conditions sont les mé- mes, d\u2019adhêrer à certaines clauses\u201d.Le député blessé par M.de Carbuccia était M.César Cam- Ppinchi, autre Corse qui devint ensuite ministre de la Marine.Au cours des émeutes de février 1934, le ministre de l'Intérieur voulut faire arrêter M.de Carbuccia; mais celui-ci l'appela téléphone pour lui déclarer qu'il attendait la police avec douze amis corses armés jusqu'aux dents, et qu\u2019il y aurait jdu sang versé.Le ministre de l'Intérieur laissa tomber l\u2019affaire, ce qui justifie bien M.P.-J.Philip de prétendre que la France n'avait pas de gouvernement depuis 1931, puisque l\u2019autorité y était aussi copieusement bafouée.SCARAMOUCHE.SOUMISSIONS POUR CHARBON COKE ET (Edifices fédéraux \u2014 Montréai) Des soumissions cachetées, adressées au soussigné et portant sur leur enveloppe, en sus de l'adresse les mots: \u2018Soumission pour charbon pour les édifices fédéraux à Montréal, P.Q.\", seront reçu jusqu'à 9 P.M.(heure avancée de l'est).le mard) 20 avril 1941, pour la fourniture de charbon ct de coke pour les édifices fédéraux situés à Montréal, P.Q.On peut obtenir les devis ct formules de soumissions en s'adressant à l'acheteur du rhasre des Travaux publics, Ottawa; eu ur! ndan 150, rue Saint- of Montréal.Saint-Paul-Ouest, Les soumissions devront être faites sup les formules fournies par le ministère et en conformité des conditions et devis mie nistériels qui y sont incorporés, Lorsque le chiffre d'une soumisel passe la somme de $5,000.00 \u2014 que ce pris pour un ou plusieurs édifices \u2014 les soumissionnaires devront annexer à leur soumission un Chèque visé par une banque à charte canadienne, payable à l'ordre de l'honorable ministre des Travaux pu et égal à 10 pour cent du montant de } soumission: ou des bons au porteur Dominion du Canada ou de la com de fer National-Canadien et sans conditions par le Dominion du hada quant au capital et a intérêt: Cou les bons susdits et , s'il y a lieu, un ché- que visé pour compléter le i sière se réserve aussi le d'exiger de tout soumissionnaire Par Un contrat aura été adjugé un dépôt de garantie sous forme d'un Chèque visé, ou de bons tel que susdit, égal à 10 pour cent du montant de la soumission, afin de ga- Tantir la parfaite exécution du contrat.Par ordre, J.M.SOMER Ministère des Travaux Ottawa, le 19 avril 1941 montant.Secrétairepublics, \u201cM.Churchill n\u2019a jamais été un gros mangeur mais c'est un connaisseur en fait de bonne chère.On ne peut cependant pas dire de lui qu\u2019il est un gourmet, parce qu'il n\u2019a pas, comme le gourmet, l'amour des plats compliqués ou exotiques.\u201cIl fait son plaisic d'une c6- telette d\u2019agneau bien appeétée et c'est son opinion que la soupe est une excellente \u201cimtitution culinaire\u201d.Il fait ses délices de Major Balluste Lave , ©.Rés.6450 ©.-Colomb Ra Tél.DO.665 Philippe Guay, Rés.3482 y.BC.L.Iberville Tél.CH.3589 LAVERY & GUAY AVOCATS \u2014 PROCUREURS Avocats-consetis de l'Uni tionale des employés de ra Local 760 way - 1575 ree Si-Dents MONTREAL TH.BA.as la nourriture marine, spéciale- comme © \u201cgp vv ve os rp \u2019 > .< \u201cee ow pe » e \u2014 aa 37e ANNEE \u2014 Ne 1912 L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 26 AVRIL 1961 Une scène du film \u201cLe Bossu\u201d avec Robert Vidalin dans le rôle du célèbre Lagardère.Jim Gérald tient le rôle de Cocardasse.À droite.Edwige Feuillère et John Lodge dans une scène du film \u201cDe Mayerlinig à Sarajévo\u201d en 2e semaine au Cinéma de Paris.LINCOLN LE © .\u201cJe suis né le 12 février dans le son, un immigré suédois, construi- Kentucky.| comté de Hardin, au Mes parents étaient originaires de Virginie et, qu'on me permette cette remarque, d'humble extraction.A ma majorité, je ne savais pas grand chose.J'avais appris tant bien que mal à lire, et à écrire, je connaissais ma règle de trois\u2026 et c'était tout.\u201d C'est en ces termes qu'Abraham Lincoln décrit les débuts de sa vie.Ayant été élevé à la ferme, c'est en maniant la hache qu'il gagna son pain dans sa jeunesse.Sauf pendant des labours de printemps, où il lui fallait aider son père, il s'accupait à abattre des arbres, à « débiter les troncs, à couper le bois à faire du feu, et à bâtir des abris pour les pourceaux.Il avait une taille extraordinaire et mesurait 6 pieds et quatre pouces, et il était solide, vigoureux et résistant.Tous ses moments de loisir, il les consacrait à la lecture, de sorte que, bien qu'il ait quitté la maison familiale pour gagner sa vie comme garçon de ferme, il trouva mo- yon d'acquérir une certaine instruction et devint commerçant, receveur des postes, et arpenteur à ses heures.Il étudia le droit, et finalement s'établit avocat.A cette époque, l'Amérique traversait une période critique de son développement économique et politique.Au lieu d\u2019un seul et unique pays, il y avait trois régions qui, chacune, réclamait le droit à l'Indépendance.Une civilisation industrielle avait pris naissance en Nou- velle-Angleterre et dans.les Etats du centre.En Nouvelle-Angleterre, la population était en majorité composée d'Anglais, tandis que dans l'État de New-York, on trouvait surtout des gens de descendance hollandaise.Dans le Delaware, c'étaient les Allemands, les Irlandais et les Ecossais qui dominaient.La poussée vers l'Ouest attirait de nouveaux pionniers: puritains de Nou- velle-Angleterre, piétistes allemands, moraves, hanovriens, Huguenots français, Autrichiens, Danois ct Slaves.Aussi l'Ouest récla- mait-il à cor et à cri des améliorations intérieures, des routes, des chemins de fer, un gouvernement populaire.Le Sud, par contre, conservait jalousement son système agricole mi-féodal, de plantation et a'esciaves noirs.11 repoussait absolument toute industrialisation et refusait avec énergie d'entretenir la inoindre idée d'affranchissement des esclaves et d'un gouvernement ;une victoire éclatante.Onze jours les Devonshire House, populaire.AU SAINT-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS LIBERATEUR | sit le premier navire de guerre moderne, le \u201cMonitor\u201d, pour le gouvernement de 1'Union, et le contre- amiral John A.Dalgren, un Suédois lui aussi, devint un de ses conseillers intimes.Les plus influents immigrés irlandais, les Juifs, les Slaves, se rangèrent à la croisade contre l\u2019esclave.Au cours de sa campagne électorale, Lincoln ne laissa subsister aucun doute quant à son attitude à l'égard de l'égalité des droits des minorités raciales.Dans un de ses | discours, il déclara: \u201cComment un homme qui a horreur de l\u2019oppression des noirs peut-il admettre la dégradation d'individus de race blanche?Si nos adversaires viennent au pouvoir, ils s'écrieront: \u201ctous les hommes sont nés égaux, sauf les noirs, les étrangers et les catholiques\u201d.Si nous devons en arriver là, je préfère émigrer dans un pays où l'on ne prêche pas tant la liberté chérie\u201d.A l'époque, ceux qu'on appelait les \u2018Know Nothings\u201d étaient très puissants dans plusieurs Etats et étaient fortement représentés au Congrès.Dans tous les coins du pays, l'esclavage avait de nombreux adhérents.Dans le Sud, il était presque considéré comme une \u201csainte\u201d institution.Le sénateur James H.Hammond, un enfant de la Nouvel- le-Angleterre qui s'était fixé dans le sud, disait: \u201cNos esclaves ont été embauchés pour toute la durée de leur existence et reçoivent une juste compensation; aucun d'eux ne manque de soins, de nourriture, ou de travail.Les vôtres sont embauchés au jour le jour, sont laissés sans soins, et reçoivent un salaire dérisoire\u201d.Un sociologue du sud, de l'Etat de Virginie, George Fitzhugh, déclarait publiquement que, à son avis, l'esclavage était \u201cnaturel, nécessaire, indispensable\u201d.Les clergymen du sud se montraient ouvertement partisans de l'esclavage, une institution qui, disaient-ils, est sanctionnée par la Bible.Avec cctte rare combinaison de\u2019 finesse d'esprit, d'argumentation et de puissance dramatique qui le caractérisait, Lincoln concentra ses feux sur ceux qui prétendaient maintenir, développer même, l\u2019esclavage.Avec: une patience invinci- | ble, il proclama sa conviction que | la mation américaine ne pouvait | continuer indéfiniment à vivre à- moitié libre et à moitié esclave.| Aux élections de 1860, il remporta après son élection, la Caroline du \u2014 supprimer un gouvernement détesté.La mort empécha Lincoln de parachever son oeuvre.Mais en sauvant l'Union et en débarrassant l'Amérique de l'opprobe de l'esclavage, il s'est acquis une place d'honneur dans l'histoire américaine.À un moment où la désunion régnait en maîtresse, il eut le courage de parler de nouveau le langage de la révolution américaine, et de réaffirmer les principes -qu\u2019un autre grand Américain, Thomas Jefferson, avait inscrit dans la Déclaration d'Indépendance.P.-M.FUGERE.Londres, ce nouveau (suite de la page 4) Aussi les rues tortueuses seront-elles élargies, écourtées: les débris de constructions centenaires remplacés par de hauts immeubles impersonnels; et puis- qu'il y avait naguère trop d'églises dans cet immense amas de bureaux vides les dimanche, il est probable que la plupart des églises sérieusement endommagées seront complètement rasées.Les ruelles et impasses pittoresques seront sacrifiées sur l'autel de la circulation.D'antiques bâtisses ténébreuses pleines de souvenirs devront faire place à des machines à habiter, selon l'expression de Corbusier; et pour se faire une idée des aspects d'an- tant il faudra regarder les tableaux de Samuel Scott, l'ami de Hogarth.Le promeneur d\u2019après-guerre aura rarement l'illusion de suivre les pas des immortels Londoniens pur-sang.Samuel Pepys et Charles Lamb.N'oublions pas que la tendance utilitaire, ennemie du vieux, existait longtemps avant la tourmente actuelle, qui ne fera que la hater.La Banque d'Angleterre, \u2018Old Lady of Threadneedlic Street.\u201d jucha il y a plu- \u2018sieurs années un gratte-ciel paradoxal sur sa sage maison dessinée par Soane; et, hors des !imites de la Cité, les spacieux hôtels de l'aristocratie du 18ème, Lansdowne House, Grosvenor, Nor- Cet antagonisme entre intérêts Sud annonçait qu\u2019elle se séparait.folk House, donnèrent leurs ter- opposés finit par atteindre son paroxysme.C'est alors que l'apôtre de l'unité nationale se révéla.Com- mer les \u201cEtats Confédérés d'Amé- ses Lincoln, le rique\u201d, et proclamaient Jefferson che.ment s'étonner que grand lcader autodidacte, né dans les \u201cdéseris\u201d de l'Ouest, ait trouvé l'appui enthousiaste de tous les individus d'origine étrangère, qui constituaient une majorité écrasante au sein de la nation américaine?Lorsqu'il fut porté à la prési- jet cinq semaines plus tard, sept au-, tres Etats se groupaient pour for- Davis président.Ce fut la guerre de; | sécession, qui dura plus de quatre | ans.Le premier janvier 1863, Lin-! j coin lança la proclamation d'éman.| cipation, qui affranchissait les esclaves.En 1864, le sort favorisa l'ar- \u2018 mée unioniste.Les Confédérés es-| rains et leurs noms a d'immen- boîtes de maçonnerie frai- Donc, faisons notre deuil d\u2019une part importante du vieux Londres structural.Cependant, demandons-nous en même temps en quoi résidait le charme parti- dence par le parti républicain, en suyèrent une série de sanglantes de.| culier de la Cité avant 1940.mai 1860, Lincoln était devenu un politicien éprouvé.Il fut le porte- paroie, a la fois du parti nouvellement formé, et des éléments progressistes de tous les autres partis.Ses retentissants débats politiques avec Stephen A.Douglas, chef du parti démocratique, le mirent a la tête des abolitionnistes.Les \u201cémigrés de 48\u201d allemands, qui s'étaient réfugiés en Amérique pour échapper à l'oppression politique, se rangèrent derrière lui.Ils comptaient dans leurs rangs des hommes influents comme Gustave Koerner, qui fut colonel pendant la guerre de sécession; Lieber, le célébre savant; Théodore Canisius, rédacteur\u2019 du journal \u201cThe Illinois Staats-An-'les coups de l'assassin John Wil- cune.zeiger\u201d.Un peu plus tard, le célè-|kes Booth.C'était le geste ultime bre Carl Schurz devint un de\u201d ses | des irréconciliables sudistes, qui s\u2019i- plus ardents partisans.John Eric- maginaient pouvoir, par l'assassinat, faites ct en avril 1865, au village; y d'Appomattox, leur armée, comman- | :dée par le général Lee, mit bas les armes.En automne 1864, Lincoln fut nommé de nouveau, et aux élections suivantes, fut réélu président à une écrasante majorité.Le 4 mars 1864,! il prononça son second discours d'inauguration, empreint des sentiments les plus nobles et des idées les plus élevées.La guerre touchait à sa fin et il déclarait le moment venu de cesser les combats fratricides et de faire de l'unité nationale une réalité vivante.Mais, quelques jours plus tard, dans la soirée du 14 avril, il tombait sous \u2018verne fréquentée naguère Londres n'était pas unc ville musée comme Florence, Venise ou Rouen.On n'y rencontrait pas à chaque coin quelque chef- d'oeuvre d'art.d'architecture précieusement préservé.L'extérieur enfumé était plutôt rébarbatif, renfrogné ct mal proportionné.L'envoûtement ressenti par tant de provinciaux et d'étrangers venait d'un respect instinctif tellement évident pour des coutumes vénérables.À tout bout de chemin le vétuste tou- , chait le neuf sans affectation autel un grand-père donnant la main à son petit-fils.Les survivances y retenaient une vitalité insulaire, du terroir, et ne pa- faissaient pas subsister comme si souvent ailleurs pour attirer le touriste et son argent.Le \u201cBeef-Eater\u2019 de la Tour de Londres.revêtu d\u2019un uniforme créé sous Henri VIII.n'avait nullement conscience d'être déguisé: les perruques des avocats étaient portées avec autant de désinvolture que sur les portraits peints par Gainsborough: les juges recevaient avec grâce les petits bouquets de fleurs prévus il y a bien longtemps pour combattre les mauvaises odeurs que l'hygiène a maintenant bannies.Tous les jours on pouvait voir la calèche aux fiers trotteurs du Lord- Mayor rouler allègrement entre les énormes autobus rouges.Les étrangers aimaient manger dans telle ta- par Dickens, où tout.y compris @ : garçons, semblait sortir de ses romans: mais là aussi les hommes d'affaires des parages s'atta- blaient régulièrement et l\u2019en- droit n'était pas une relique.La maison de Samuel Johnson cruellement éprouvée lors du néfaste raid incendiaire de janvier, était un musée et plus qu'un musée.Elle contenait des meubles.des livres du dictateur des lettres anglaises à l'époque de Burke, Goldsmith et Reynolds.Ce qui la différençait de, la Maison Victor Hugo à Paris par exemple, c'était la saveur unique y pénétrant les soirs de diners offerts par le donateur du musée, Lord Harmsworth.Les repas avaient lieu à la lucur des chandelles dans le grenier où Johnson élabora son fameux dictionnaire.Vous croyez que ces diners étaient ponctués de discours?Vous vous L'hôte, les invités distingués, célèbres, se réunissaient en l'honneur du lexicographe.Cela suffisait; pourquoi rabâcher une chose entendue?i Je me suis un peu étendu au sujet des diners Johnson parce que le cas est typique et peu connu des Français.Le 20ème siècle reculait de près de deux cents ans le plus naturellement du mondc.Je pourrais aussi bien citer les soirées des riches \u2018City Companies,\u201d les Marchands Tailleurs, les Orfèvres, les Fourreurs, etc; les banquets du Lord Mayor où la soupe à la tortue et le baron de boeuf figuraient au menu comme sous Charles |: II: les cérémonies quasi rituelles des hommes de loi: ou mille autres faits et gestes.Tout ceci, le véritable charme du vieux Londres, subsiste- «ra, Car il ne dépend pas de pier- a mentalité des Londoniens eux- mêmes; les bombardements ont res et de ciment, mais de prouvé leur force de résistance.Pierre JEANNERAT.Au Capitol Le comédien anglais George Formby, que les auditoires d'\u2019Amésique connaissent très bien grâce à quelques films, est la vedette de \u201cI Sce Ice\u201d, le film qui prend l'affiche du cinéma Capitol, cette semaine.La distribution comprend aussi Kay Walsh, Betty Stockfeld, Garry Marsh ct Cyril Ritchard.Quelques joueurs de hockey bien connus feront aussi leurs débuts dans ce film.L'histoire ne saurait se raconter puisqu'il s\u2019agit d'un film d'un tel fantaisiste.Tout l'intérêt se concentre sur la vedette, qui nous con- trompez.| 9 \u2019 A L'Impérial La direction du cinéma Impérial présente, pour trois jours, la dé- lieicuse comédie \u201cThe Philadelphia Story\u201d, dont Katharine Hepburn, Gary Grant ct James Stewart sont les vedettes.Une jeune femme très riche se croit tous les droits ct ne veut tolérer aucune faiblesse chez ceux qui l'entourent.Son mari ne lui paraît pas digne de l'idéal qu'elle se fait, et elle n'hésite pas à demander le divorce.Elle rencontre alors un homme du peuple ct croit avoir trouvé une perfection.Malheureusement, cet ange n\u2019est pas sans reproche et il faudra que ses amis inventent un stratagème pour la convaincre de son erreur.Ruth Hussey, Roland Young, John Halliday, Mary Nash, Virginia Weidler et Henry Daniell complètent la distribution.Au Saint-Denis Parmi les héros légendaires dont les aventures ct les exploits ont le plus émerveillé notre jeunesse le chevalier Lagardère ct ses deux camarades Cocardasse ct passepoil demeurent parmi les plus vivants.On à dévoré cette histoire du \u201cBossu\u201d, de Paul Féval que l'écran a adapté au cinéma ct qui prend l'affiche aujourd'hui même au St- Denis.L'on voudra revoir à l'écran tous ces personnages merveilleux et ce sera un plaisir nouveau que de suivre les exploits fantastiques de Lagardère, duelliste émérite qui chitiait tous les torts de la pointe de son fleuret.\u201cLe Bossu\u201d est un grand film d'aventures ct rien n'a été négligé pour lui donner l'ampleur et la pompe qui s'inposent chaque fois qu'il faut ressusciter la grande époque royale française.Décors et costumes sont remarquablement au point et l'interprétation réunit un groupe de spécialistes du genre, C'est Robert Vidalin de la Comédie Française qui tient le rôle du Bossu \u2014 Lagardère.Ce brillant et jeune artiste, athlète consommé, est parfaitement à l\u2019aise dans le rôle d'un chevalier sans peur et sans reproche, obligé d'accumuler les exploits de toutes sortes pour combattre les machinations diaboliques du duc de Nevers.Jim Gerald ct Henri Marchand, délicieux comiques incarnent les figures typiques de Cocarduasse et Passepoil.Jacques Varennes, comme à son habitude campe un personnage plein d'élégance ct d'astuce.Le \u201cBossu\u201d est un film de première grandeur que le public doit voir.Il sera intéressé par la marche d'aventures toujours variées et par un roman d\u2019une gentillesse délicieuse.Le second film à l'affiche sera \u201cMM.les ronds de cuir\u201d, avec Lucien Baroux, Josette Day, Roger Duchesne, Saturnin Fabre et toute une théorie de bons interprétes.La comédie de Courteline est demeurée du meilleur comique ct son adaptation à l'écran lui apporte un à-propos satirique de la moilleure facture.On riva de bon coeur devant cette satire qui ne blesse jamais.» ° Au Cinéma de Paris Le fllm \u201cDe Maycrling à Sarajevo\u201d poursuit sa carrière au Cinéma de Paris.Les foules nombreuses qui ont vu et applaudi \u201cMayecrling\u201d ont tenu à voir la suite historique de ce premier film.Car, en effet, le présent film est bien la suite du premier en ce sens que nous assistons au drame du prince qui succédait à celui qui disparut dans la tragedie de Mayerling.Or, il semble que le destin des princes de la Couronne d'Autriche etait marqué du signe du sang puisque le prince Ferdinand \u2014 avec son épouse Sophie \u2014 devait tomber sous les balles de l'étudiant Princip à Sarajévo.Mais le film, bien entendu, tient compte de ce dernier incident en temps que fait historique.Le film proprement dit nous raconte le romun d'amour du prin- duit dans un monde un peu étrange, | ce et de la jeune ct jolie princesse mais très sympathique.Le second film à l'affiche, Streets of Memorie=\", est un drame émouvant.Lynne atoberts, Guy Kibbee et John McGuire tiennent les premiers rôles.Renseignements Pour obtenir des renselgne- gents sur les services de trams ou d'autebus, signalez Plateau 4561 Vous serez mis en communication avec un personnel entrainé et maintenu spécialement pour répondre à vos demandes de renseignements, Nos clients trouveront aussi, dans les pages bleues de l'Annuaire du Téléphone, une carte, commode bien que condensée, sur laquelle sont indiqués les différents circuits de tramways et d'autobus.Sophie qu\u2019il épousa malgré les décrets de la cour, malgré l\u2019empereur, malgré la diplomatie et malgré tout.Sophic n'était pas princesse du sang ct le mariage morganatique fut quand même et avant tout un mariage d'amour.Un amour unique, beau ct profond, fait de respect, d'admiration et du sacrifice ultime.Durant deux heures nous pénétrons dans l'intimité d'un prin- ve; nous le voyons aux prises avec des ennemis irréductibles et nous ie Voyons tout supporter car il a près de lui un être bon et juste qui sui redonne confiance en lui-même et de l'espoir dans la générosité des hommes.Edwige Feuillère est tout simplement admirable dans le rôle de Sophie.Un rôle pour elle et auquel elle apporte tout le prestige de son grand talent.John Lodge a beaucoup d'autorité sobre dans le rôle du prince.Jcan Worms, Aimé Clariond, Gabrielle Dorziat, Aimos complétent une distribution qui évolue en des décors vraiment impériaux.\u201cDe Mayerling à Sarajévo\u201d en outre de sa valeur intrinsèque, de par les événements d'Europe prend une actualité dramatique qui n'\u2019échappe à personne.C'est une raison, entre mille autres, d'aller le voir au plus tôt.- IMPRIMATUR Le journal \u2018\u2019L'Anterité\u2019.faisant affaires sous la raison secinie de \u201cL'Auterité Raregistrée\u2019\u2019, a ses bureaux, Chambres 616- (16, Edifice Canada Cement, Montréal.D est imprimé à \u2018La Parole\u201d Limitée.Drammandville.P.Q.LE BOSSU- ys nomial vain FY Théâtre.PAGE TROIS mm tre dr tr te rame re tte I TITTIIIITIEE\u2014\u2014 Au Loew's Charles Boyer et Margaret Sullivan forment équipe pour la première fois dans le film
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