Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 22 novembre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1947-11-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" e > > J => PSE EEE \u201cA une époque de crise ma- tionale, le journalisme prend une importance significative qui doit être reconnue par nos gouvernants, le peuple et ses dirigeants, pour nos meilleurs intérêts communs\u201d.\u2014\u2014__ 33e ANNEE \u2014 No 18 \u2014 J.-A.FORTIN, Directeur.» La carrière de George Dimitror.chef du nonveau comme de l\u2019ancien Comintern.\u2014 L'homme en charge de l'offensive contre Occident\u2014 Non prenier acte sensationnel fut d'échapper à Hitler et Goering.\u2014 Dès lors il s\"assura la confiance indéfectible de Staline.Le deuxième personnage du communisme mondial n'est pas, comme on pourrait le croire, le ministre des Affaires a \u201c.: - = L\u2019'AUTORITE, MONTREAL, 22 NOVEMBRE 1947 CA AP AA A Al lll il i GP?HH est encore (rop tôt pour porter an jugement solide sur les effets qu aura le nonvel accord tarifaire conclus avee les div-sept pags al- lilés.\u2014 est une revolution dans notre éco, L'AUTORITÉ Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal 3 Cents Encouragez L\u2019AUTORI en confiant vos travaux d'impression à Cie des Publications Provinciales Ltée 524 Edif.Canada Cement Montréal 2 LE NOUVEL ACCORD TARIFA PP PE ELE PG CG LN PT LTP PLP LL PPM PLL A PP PS > > Le Role de nos Banques Canadiennes | | ' Sr rrr rr rrr rr rrr rr rr crea, ! Gilbert La RUE, Rédacteur en chef Abonnement: $2.50 par année Le sous-chef du communisme international PP PA ALAA A PA AA A AA Al Al Bl A A AA AAA A A AA AAA A A A A AA AA AA A ABA AAA CLP > B.S\" RE Etrangères Molotov, mais George Dimitrov, le leader com- nomie extérieure.\u2014 Les avantages que le| A t ravers Ce que le Canada doit à notre organisation ban- ! | les Russes désirent ce rétablissement.On considère dans les A goit de Hiroshima et de Nagasaki.On a trop amèrement 44 reproché a Neville Chamberlain d'avoir tenté d'\u201capaiser\u201d muniste bulgare, Molotov ne représente que la Russie proprement dite, tandis que Dimitrov, le chef du nouveau Comintern, exerce son action sur tous les pays communistes.On reconnaît déjà que la résurrection de l\u2019ancien Coque mondiale.Elle signifie le début officiel de la grande offensive politique des Sovièts contre l'Occident, et contre les Etats-Unis en particulier.La Russie, qui, depuis un certain temps, se cantonnait dans l\u2019expectative, fait maintenant le premier pas à travers le rideau de fer, afin de s'assurer tes bases de départ solides au-delà de ses frontières politiques qui se confondent avec les bornes occidentales de ses satellites.l\u2019armi les assistants de la conférence secrète qui réunit dans lu petite ville de Mislovitz, en Pologne occidentale, les représentants de neuf partis communistes, les \u201cténors\u201d bol- chéviques étaient nombreux.Toutefois, on peut affirmer qu'aucun d'eux n\u2019atteignait de près à l'importance du chef du nouveau Comintern, dont le rôle sera autrement plus important que celui de l'ancien.La proéminence de George Dimitrouv et l'intimité qui le lie a Staline ne peuvent être mieux illustrées que par le fait suivant, confirmé par un diplomate soviétique d'une ambassade occidentale : Lorsque la Grande-Bretagne et la France convièrent les pays européens à la conférence de Paris, Staline téléphona immédiatement el en personne à Sofia, pour expliquer à Dimitrou les raisons pour lesquelles 'U.R.S.S.et ses satellites devaient s'abstenir d\u2019y participer.Dès lors, la place prépondérante de Dimitrov dans le deuxième Comintern était d'autant plus certaine qu\u2019il avait déjà dirigé le premier.Nommé secrétaire général du Comintern en 1935, Dimitrov en assura la direction jusqu\u2019à la dissolution qui eut lieu en 1943.Depuis, il a continué de jouir de la confiance totale de Staline qui ne voit l'Europe que par les yeux de son fidèle paladin bulgare.La carrière de Dimitrov fut prodigieuse.Né en 1882 dans la petite ville de Radomir, fils d'un contremaitre, Georji, ainsi que ses six frères, s'affilia de bonne heure au parti socialiste.Lorsque celui-ci se divisa, après la première Guerre Mondiale, Dimitrou suivit l\u2019aile communiste, délaissa bientôt son métier de typographe et devint un révolutionnaire professionnel.Il joue un rôle important, lors de la révolte extrémiste de Stambulinski, en 1923, et, après l'échec de celle-ci, s'exile en Allemagne où il devait demeurer vingl-trois ans.En 1933, les nazis arrivent au pouvoir, mais Dimitrov continue son action révolutionnaire.Il est bientôt répéré par la Gestapo et, au cours du procès de l'incendie du Reichstag, Gocring l\u2019accuse formellement d'en être un des instigateurs.Déferé devant la Cour Suprème de Leipzig, Dimitrov lance en pleine audience des accusations violentes con- (Suite à la page 2) QUELQUES BOMBES ATOMIQUES SUR MOSCOU ET PETROGRAD SERVIRAIENT D'APAISEMENT AU SIEUR STALINE Il ne fait plus de doute que les Soviets jouent leur va- lout dans leur tentative actuelle de subjuguer par tous les moyens possibles, surtout illégaux, les nations occidentales, particulièrement la France et l'Italie.Cette dépêche de Berlin en fait foi : BERLIN.17.\u2014 Jacob Kayser, chef du Parti démocrate chrétien, a protesté contre l'introduction dans la Sarre du franc français comme monnaie officielle, bien que la Sarre ait décidé par une énorme majorité de se rattacher économiquement à la France.Jacob Kayser a profité de l'occasion pour réclamer le rétablissement de l'unité allemande et pour affirmer que milieux alliés, à Berlin, que cette attaque contre la France, est une nouvelle preuve de la mauvaise humeur de Moscou à l'égard de la République.On se demande également si la déclaration de Jacob Kayser ne servirait pas de prélude à une nouvelle orientation de la politique soviétique à l'égard de l'Allemagne.Ayant échoué dans leur effort de soviétisation de I'Allemagne, les dirigeants russes envisageraient de conquérir l'appui des nationalistes allemands et des anciens razis en se faisant les défenseurs de l'unité allemande qu'il furent pourtant les premiers à détruire.Ce qui confirme l'opinion exprimée par cette dépêche, c'est que la Russie a constitué chez elle une armée allemande, recrutée parmt les prisonniers de guerre et qu'elle a placée sous le commandement du Maréchal von Paulus, qui capitula en voulant s'emparer de Stalinegrad.La seule ressource qui resterait aux Etats-Unis afin de déjouer une telle manoeuvre serait de jeter quelques bombes atomiques sur Moscou et Petrograd afin de donner aux Soviets un avant- Hitler, pour que Truman prenne le même risque à l'égard de mintern aura des répercussions considérables sur la politi-; M, l'abbé Pierre-E.Théoret, de l'évêché de Valleyfield, auteur \u2018d'un ouvrage intitulé: \u201cLes Oulvriers propriétaires d'usines\u201d, publie dans \u201cLe Devoir\u201d une lettre ouverte adresser à son directeur, M.Gérard Filion, dans laquelle il bläme ce dernier de critiquer constamment M.Duplessis et il ajoute: \u201cVous avouerai-je que de nombreux amis du \u201cDevoir\u201d, particulièrement au courant des faits intimes.ne vous reconnaissent aucune autorité pour précher la justice sociale, car vous avez été le premier à la violer gravement dès votre entrée au \u201cDevoir\u201d.N'avez- vous pas mis a pied, en lui fa sang des conditions que vous-mé- me reconnaissiez \u2018inacceptables\u201d.un rédacteur qui était au service du \u201cDevoir\u201d depuis 37 ans?Et celui-là n'est pas le seul, Mais celui - là surtout méritait des égards, et ses longs et précieux! états de service ne rendent que plus flagrante et révoltante l'injustice dont vous vous êtes rendu coupable à son endroit.\u201d A cette lettre pourtant bien claire, M.Filion ne répond que par ces quelques lignes mystérieuses: \u201cC'est à la demande expresse du signataire que nous publions certe lettre au \u201cDevoir\u201d.Nous nous sc- rions bien gardés de prendre l'initiative de la reproduire sans son autorisation, car nous aurions eu conscience de manquer gravement à la charité chrétienne envers l'auteur.\u201d Evidemment, M.Filion ne prise guère la lettre.Mais pourquoi?Cent squelettres complets et cent demi-squelettres venant de France sont arrivés à Sydney.Les etablissements d'enseignement d'Australie se réjouissent, car ils en étaient totalement démunis.Ainsi s'affirme le seul article d'exportation pour lequel la France te connaisse point de concurrence.Car dans tous les pays du monde, le commerce des os humains est réputé crime, En France, au contraire, il ne manque pas de pauvres diables qui, pour quelques billets de mille francs, vendent leur anatomie aux laboratoires, Ceux-ci d'ailleurs n'abusent pas de leur privilège, car un bon squelette blanchi et étiqueté ne vaut guêre plus de 15,000 francs.Au taux du change, ce n'est pas le pactole.us Si vous êtes en colère contre quelqu'un, conseillent les psychologues, écrivez-lui une bonne lettre d'injures, puis déchirez-là.Vous serez soulagé.Cette technique est particulièrement recommandée aux contribuables à l'égard de leur percepteur, aux maris à l'égard de leur femme, aux employés à l'égard du chef de service, aux justiciables à l'égard des magistrats, Toujours à une condition: déchirer la lettre.| Pour avoir recruté de toutes jeunes filles de 15 à 17 ans pour son \u201cécole de charme\u201d, le nommé John Green a quelques ennuis avec la police anglaise.\u2014Je me bornais, a-t-il expliqué, à des épreuves pratiques.Je leur apprenais à être \u201cParisiennes\u201d, c\u2019est- à-dire à marcher sur de hauts talons, à balancer les hanches et à faire de l'oeil\u2026 C'est une habitude chère aux Anglo-Saxons d\u2019étiqueter leurs méfaits sous un Vocable français ou parisien.L'autre jour, à Montréal, nous examinions un gentil petit tableau représentant une femme préludant à sa toilette.Et c'était intitulé, en anglais, pardessus le marché: \u201cFrenchwoman dressing\u201d \u2014 l'habillage d\u2019une Françaisene Paulo Gaudenzi dérobe dans un tramway de Milan une mallette Les peuples qui, par leurs représentants, discutaient sur un même plan d'échanges commerciales afin d'éviter une faillite mondiale et un bouleversement économique sans précédent, connaissent maintenant la nature de ces accords.Pour ce qui regarde le Canada, c'est le triomphe des principes d'un libre-échange mitigé que les libéraux ont toujours prônés et l'assurance que notre pays a le pouvoir de traiter d'égal à égal avec toutes les autres nations d'Europe el d'Amérique.H s'agit done d'une véritäble révolution dans notre système tarifaire, dont la base a été posée en 1907, et auquel on a toujours gardé force de loi, en y ajoutant chaque annce des suppléments qui font de la loi Ficlding cet énorme livre bleu qui jusqu\u2019au ler janvier 1948 restera le livre de chevet des importateurs et des douaniers.Les nouveaux accords commerciaux de Genève chan- prévoit déjà une nouvelle loi des douanes qui représentera un immense progrès sur l'ancienne, non seulement au point de vue de la simplification mais d\u2019abord et surtout au point de vue des bons effets qu'elle aura sur l'expansion et la systématisation de notre commerce international.Il est normal que ce soit à un gouvernement libéral que le Canada doive la libération de ses échanges internationaux.Les nouvelles ententes commerciales du Canada avec dix-sent pays amis s'inscrivent dans le cadre d'un accord général qui lui-méme se fondra plus tard dans la Charte de l'organisme international du commerce.Cette Charte doit être acceptée à la Conférence de la Havane.Si on ne réussit pas à le faire l'accord générat vaudra jusqu'au ler janvier 1951 mais il renferme une disposition visant le maintien en vigueur après cette date, et la dénonciation avec préavis nécessaire de six mois.Le fait le plus significatif peut-être de ces nouveaux accords c'est la conséquence qu\u2019ils auront sur nos relations commerciales avec le Royaume-Uni ct les autres membres du Commonwealth.L'esprit qui animera ces relations à l'avenir sera beaucoup plus large qu'auparavant et de ce chef, nos échanges à l'intérieur du Commonwealth représenteront un stimulant et non plus une barrière au commerce mondial.Pour tout résumer en quelques mots, les dix-sept traités de commerce que le gouvernement fédéral a signés ouvrent la voie à un courant volumineux d'échanges tel que ces grands champions du libre-échange que sont les libéraux essaient de l\u2019établir depuis longtemps.Sans ces traités, il serait impossible de maintenir notre commerce extérieur au niveau élevé qu'il a atteint pendant les dernières années de l'administration King-St-Laurent.Les nouveaux accords sont le fait d\u2019une politique bien canadienne.i Ces considérations que nous empruntons, en partie.a notre confrere le \u201cCanada\u201d, de Montréal, nous prouvent que le Canada, sous ce nouveau régime tarifaire, va pouvoir maintenir et peut-étre développer davantage son commerce à l'étranger et, principalement avec les Etats-Unis, attirant chez nous les dollars américains dont nous avons besoin pour balancer notre stabilité financière.Le Canada est encore dans une excellente situation économique et financière, mais la situation dans laquelle se trouvent situés les autres pays d'Europe, nous force à prendre des mesures nécessaires de protection et à aider ces pays à retrouver leur aplomb financier.STALINE LIQUIDE A SA FACON Après la Pologne.cest au tour de la Roumanie\u2014 Par le fer.l'échafaud et les camps de concentration.\u2014 Est-ce là la politique de liberté pour laquelle nous avons combattu ?Plus vont les jours et plus se lèvent sur le monde les agissements de la politique soviétique dont le seul but est de créer, en Europe de l'est, le joug du communisme et du bolchevisme.Staline est le grand chef d'orchestre et, sous le rideau de fer, on tue, on purge, on emprisonne.Et, durant ce temps, l'ONU s'occupe de l'Espagne, pauvre petit pays à demi ruiné ct que Franco a réussi à arracher des mains des bandits communistes.L'ONU veut la retrancher de la liste des pays qui font commerce avec le reste du monde, mais de l'Espagne c\u2019est la première qui aura encore le plus à souffrir de cette censure inconsidérée, Aussi bien ne nous Et depuis lors, la persécution bat son train et la Roumanie est tombée sous la botte russe.Comment nous sur- (Suite à la page 2) A A Ae Pt a \u201c7772 NOS HOMMAGES RESPECTUEUX Hier matin, dans l'historique cathédrale de Westminster, le lieutenant de marine Philippe Mountbatten, Canada va en retirer.4 depuis bientôt cing ans, les moyens à prendre pour coopérer; geront tellement de choses aux tarifs canadiens que l'on | les Tails les ennemis de l'idée ca- ; tholique, le salut du monde réess- de dans une seule mesure \u2014 la plus urgente, la plus nécessarre: La liquidation du général Francole dictateur de l'Espagne épui- \u2018see, celu! qui menace de mettre l'Europe à feu et à sang! On dirait \\sincèrement qu'il y à des gens qui nous prennent pour des imbéciles, Voici l'Espagne.aujourd'hui pays pauvre et sans armement, qui vrent à perne de sortir d'une 1évolution au cours de laquelle te parts communiste a eté écrasé, gräce à la valeur de Franco, ce part communiste qui avait perse- cuté l'Eplise, assassiné les pre- tres et les religieuses.incendie les monasteres, voici l'Espagne dis-je qui, aux dires de ces anus (du communisme et de la paix religieuse, va jeter les unes centre les autres les nations du monde.; Est-ce assez ridicule! Et ceux, qui représentent les nations alliées : : Success Lake ong été assez idiots pour demander le boycottage éco- ynomique de l'Espagne, Heureusement que le Canada a protesté et \u201crefusé de voter une telle mesure.Dix-sept pays ont refusé de don- nr leur vote: les Ponce-Pilate modernes.I! y en aura toujours.ER! bien, Franco se moque de tous ces ennemis hypocrites de la foi chrétienne et le jour où les pays voudront se dresser en armes contre Franco, le Canada tefusera carrément de prendre part à cette attaque injuste et barbare.Nous allons bien voir si.le 1939 à 1945, nos fils se sont | faits tués pour opprimer les na- ions libres.Pour Harry Bernard.du Courrier de St-Hyacinthe\u201d, ce ne sont plus les textes de lois consttutionnelles qui doivent ré- rir les relations entre Ottawa et les provinces, mais bien les convenances.Voilà de quoi se tordre devant un tel applatissement pour endosser les faceties du maitre.I! s'agit de l'entrée de Terreneuve dans la Confédération et comme M.Se-Laurent le déclarait avec vérité, l'article 146 de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord jest bien explicite à cet effet, Mais, rour M.Bernard, cela ne veut nen dire.Il écrit avec une renversante naiveté ou une étrange malhonnétete les paroles suivantes: \u201cQue cela soit ou non, les convenances exigeaient une consultation quelconque des gouvernements provinciaux, ne füt-ce que (suite à la page 2) D'après M L'intarissable Rumilly Comme nos lecteurs l'ont sans doute appris, trois nouveaux volumes de l'Histoire de la Province de Québec, dont M.Robert Rumilly est le talentueux auteur seront mis en vente et en librairie dès les débuts de In semaine prochaine.À ce propos, M.Louis- Philippe Roy, rédacteur en chef de l\"\u201cAction Catholioue\u201d, de Quebec, publie, en page de rédaction du grand quotidien catholique, les lignes suivantes qui condti- tuent un bel éloge de l'auteur : \u201cUne brève nouvelle littéraire annonce que Montréal-Editions va publier incessamment trois autres volumes de M, Robert Rumilly, l'intarissable auteur de l'Histoire de la province de Québec.\u201cIe public a accueilli tres favorablement les dix-huit premiers volumes couvrant la période comprise entre 1867 et 1912.Ils auront respectivement en sous titre : \u20181914\u201d, \u201cPhilippe Landry\u201d et \u2018\u2019Courcelette\u201d.\u201cCeux qui ont lu les tomes précédents dévoreront ceux qui s'en devenu Altesse Royale et duc d\u2019Edinbourg, conduisait à l'autel la princesse Elizabeth, fille de nos gracieux souverains, et héritière du trône d'Angleterre.Les heu- |} reux épousés sont, tous deux, l'idole du peuple anglais qui les ont longuement acclamés à la sortie de la cérémonie nuptiale.C\u2019est un événement historique qui sera consigné | | dans les pages indélibiles des annales royales comme | un nouveau et durable symbole des liens de loyauté qui unissent le Canada et le Royaume Uni.Nous faisons des voeux pour que la divine Providence comble de ses plus bienfaisantes bénédictions la Royale épouse et le noble compagnon de sa vie et leur accorde un bonheur de cuir.' il descend, entre sous une Staline.(suite en page 2) { sans mélange et une gloire impérissable.; ~~ viennent.Il est partout reconnu que Robert Rumilly a le don d'intéresser au plus haut point parce qu\u2019il sait être vivant, sans pourtant se départir d'une impartialité et d'une objectivité admirables.\u201cIl faut savoir gré a l'auteur de ne pas s\u2019arrêter en si bonne voie.On dit que pour porter un, \u2018jugement définitif, l'histoire a besoin d'un recul prolongé.Méme si le jugement de Ramilliy doit être repris sur certains points dans cinquante ans, pour- Quoi attendrions-nous si longtemps pour savourer l'histoire contemporaine ! caire.la plus solide et la mieux organisée du monde entier.\u2014 Quelques renseignements utiles à savoir.\u2014 Notre pays en bonne vote de prospérité.La semaine dernière, dans les colonnes de notre journal, nous citions de longs extraits de l'excellent et substantiel discours qu'a prononcé à l'assemblée annuelle de l'Associatton des banquiers canadiens, M.B.-C.Gardner, gérant gré- néral de la Banque de Montréal et président de l'Association.L'éminent financier qui dirige avec tant de tact, de prudence et de science La plus vielle mstitotion bancaire de notre pays, a tracé un tableau très instruetif de Lu situation des affaires aujourd'hui en même temps qu'il à souligné le rôle des entreprises bancares dans notre économie nationale durant les deux dernières annees, Cet exposé sert oppotrtunement à mieux mettre en rehet aux veux du grand publie les avantages d'un svstème, d'une institution dont les Canadiens sont justement fiers mais que tous sont encore loin de connaître suffisamment.Or, it est désirable assurément que l'ensemble de notre population apprenne de source officielle ce que nos banques à charte accomplissent et ce que le pays peut attendre d'elles si l'on ne met pus d'entraves à leurs activités, M.Gardner le fait Voir.Avec une produetron industrielle en 1946 soixante pour cent plus considérable que la moyenne des cinq années qui ont précédé immédiatement la guerre et avec un embauchage où les oisifs ne représentent que trois pour cent de la main-d'oeuvre entière, le Canada n'a certes pas lieu de se plaindre.Ajoutons que, si elle n'est pas entièrement terminée, l'oeuvre de reconversion de la guerre à la paix a progressé à un rythme bien au-delà des buts que l\u2019on espérait atteindre.Les banques canadiennes réclament légitimement une large part dans ce renouveau économique.Sans exiger plus qu'autrefois pour le prix d.leurs services, obligés de payer des impôts et des frais d'exploitation beaucoup plus élevés, él'es ont appuyé les mesures restauratrices de leur mieux.Pour ne citer que quelques chiffres, les prêts commerciaux ont augmenté de 45 pour cent sur l'année précédente, les avances aux manufacturiers, de 70, et celle consenties aux utilités publiques, de 165 pour cent.Services remarquables certes, dus à l'initiative el au capital privé, qui doivent certes mériter aux banques canadiennes un allègement de charges fiscales et une confiance de plus en plus ferme de la part des quelques six millions de personnes qui composent leur clientèle, It est donc de toute justice que nous rendions hommage à nos banques canadiennes pour le magnifique travail qu\u2019elles accomplissent dans notre domaine économique.Et soulignons en passant que nos trois banques canadiennes-fran- saises font, à chaque année, d'immenses progrès et qu'elles méritent notre encouragement, NOTRE INDUSTRIE TOURISTIQUE HIVERNALE Une faut pas cesser d'amélilorer et de développer cette source importante de notre richesse se provinciale.\u2014 Le Nord et ses avantages exceptionnels.\u2014 Nos hôteliers s'organisent.On sait \u2014 et lu chose maintenant est connue par toute la province et, surtout par les amateurs de ski \u2014- combien l'hiver favorise le tourisme et l'amène dans notre magnifique province.C\u2019est surtout nos merveilleuses Laurentides qui sont le plus fréquentées et le mieux organisées pour recevoir les milliers de gens pour qui, la fin de semaine dans le Nord, est une véritable fête.Aussi voyons-nous avec plaisir nos propriétaires d'hôtels et de chalets commencer une véritable campagne de publicité au moyen de dépliants et d\u2019annonces dans les journaux pour attirer, Lhez nous, l\u2019affluence des amateurs.Le temps n'est plus où, chez nos voisins et même en Europe, on se laissait effrayer par les racontars de gens malveillants ou intéressés à propager des fausses insinuations, que le climat d'hiver canadien était insupportable.D'aucuns prétendent présentement que les divertissements en plein air, pendant la saison des froids, ne sont pas salubres et propres à refaire un état physique.L'enfant, tout comme l'adulte, se livre maintenant à des exercices au cours des froids les plus rigoureux.Un hygiéniste réputé soulignait un jour: \u201cEn donnant souvent des bains d'air pur à nos poumons, nous augmenterons notre résistance contre les maladies en général et contre les affections des voies respiratoires en général.\u201d Il faut avouer que beaucoup de gens préfèrent s\u2019enfermer dans leurs logis, au milieu d\u2019une atmosphère généralement viciée, que de profiter des rayons du soleil pour reprendre un peu plus de vitalité.Ils s'en trouveraient fort mieux et se porteraient en meilleure santé.C\u2019est bien ici qu'il faut dire que l'industrie touristique \u2018ne peut se développer que par l'éducation et la publicité, Or, c'est en prêchant aux étrangers la vertu des amusements d'hiver de notre pays qu'on parviendra à mieux apprécier les saines et vivifiantes récréations de la province de Québec.En agissant de cette façon, nous ferons comprendre que nos | sports d'hiver ont leur charme et de grands avantages du \u2018 point de vue physique. oon PAGE DEUX near «> Matt L'AUTORITE, MONTREAL, 22 NOVEMBRE 1947 Staline liquide.:.(Suite de la première page) .prendre,\u2018maintenant, que la paix retarde et comment ne pas craindre une autre guerre?Que Dieu aie pitié du monde.attarderons-nous pas plus longtemps a cette question afin de nous étendre davantage sur la condamnation du Dr Maniu.Avec une audace révoltante, Moscou et ses agents polo- .nais, roumains, bulgares et autres, poursuivent la liquidation des adversaires politiques.Après l'exécution inique de Petkov, en Bulgarie, avant celle de Yonanoviteh, en Yougoslavie, on vient de voir la condamnation du Dr Maniu, de Roumanie, et on verra bientôt d\u2019autres condamnations ou exécutions en Pologne, en Hongrie, peut-être même en Autriche.Ce qui s\u2019est passé en Roumanie est la répétition de ce qui s'est passé ajlleurs.Récapitulons les faits.En 1944, un porte-parole soviétique assure que Moscou n'a aucune intention de s'occuper du gouvernement de la Roumanie.En septembre 1944, Molotov lui-même déclare n'avoir aucune vue politique sur la Roumanie.En février 1945, en accord avec les Américains et les Anglais, à Yalta, les Russes disent vouloir appuyer un gouvernement largement représentatif et veiller à la liberté des élections.A la fin de ce même mois de février, coup d'Etat en Roumanie.Les communistes s'emparent des préfectures.Vychinsky en personne donne l'ordre à l'armée rouge d'occuper les bureaux du parlement où s'installe Groza, créature de Moscou.Comme quoi.(suite de la page 4) machine, ou encore que la laine de tel mouton est plus belle et plus fine que \u201cles cheveux soyeux d'un ange\u201d.Les Anglais, depuis leur venue, ont quelque peu modifié les habitudes et coutumes du marché aux animaux, Voyez ce policeman qui va de groupe en groupe, racontant des histoires pour faire rire.Mais, de temps à autre, il soulève la selle d\u2019un chameau ou l'étoffe jetée sur le dos du mulet.Et trop souvent, ce qu\u2019il découvre alors, ce sont des plaies purulentes causées par un surcroit de travail.Généralement, le policier ne dit rien, mais il prend l'animal par la bride et le conduit à l'hôpital pour animaux, tout près, suivi du propriétaire de la bête, lequel prend généralement le Ciel et tous ses ancêtres à témoin qu'il n'avait jamais remarqué cette purulence sur le dos de l'animal et qu\u2019elle ne s\u2019y trouvait certainement pas dix minutes auparavant, attendu qu'il avait lui-même regardé et n'avait rien vu.Les transactions se font au marché comme aux temps bibliques : jurons, serments et protestations se suivent à flot continu, et cela pendant des heures, tant et si bien que les vendeurs et acheteurs, transpirant par tous les pores de la peau, mettent soudain une halte à leurs discussions et vont se désaltérer dans un café du coin.La discussion reprendra un peu plus tard et se poursuivra probablement toute la journée, jusqu'au moment où, le marché finalement bâclé, l'acheteur hissera la chèvre sur une épaule el s\u2019en ira tout joyeux et fier de lui-même, satisfait d\u2019avoir accompli une dure journée de labeur.Le sous-chef .(Suite de la premiére page) tre Hitler et Goering.I! est néanmoins acquitté, et la sentence du tribunal nazi doit être considérée comme la première défaite de Hitler.Après un an passé dans un camp de concentration, Dimitrov est \u201céchangé\u201d contre un leader nazi et arrive en Russie.L'émigré bulgare, jusqu'ici inconnu, est devenu un \u2018héros de la Révolution\u201d.Staline l\u2019'admet dans son intimité et le nomme, peu après, secrétaire général \u2014- et chef virtuel! \u2014 du Comintern.Dimitrov prend la qualité de citoyen soviétique et appuie à fond la politique de son maitre.li est contre la guerre, au temps du flirt russo-allemand, et lorsque Hitler envahit la Russie, Staline le nomme menm- bre du Soviet Suprême.* Est-ce le couronnement de sa carrière ?Non, car son maître lui réserve d'autres tâches plus importantes encore.Après la dissolution du Comintern, des événements graves se produisent dans les Balkans.En 1944, la Bulgarie, qui jusqu'ici avait servi la cause allemande, passe du côté des Alliés.Des troupes soviétiques pénétrent dans le pays qui, d'ailleurs, n'avait jamais déclaré la guerre à la Russie.Et, dans les fourgons de l'Armée rouge, arrive Dimitrov.Afin qu'il ait des coudées franches dans son travail, il nomme un \u201cprésident fantoche\u201d, Kimon Georgiev, comme chef du gouvernement, mais dans la coulisse, c'est lui qui tire les ficelles.L'homme qui sut échapper aux mailles du filet de fer tendu par Hitler et Goering, a démontré qu'il était plus qu\u2019un \u201cmatch\u201d pour ces deux aventuriers.FLAMBEAU Estéce le devoir.î (suite de la page 4) Après un certain délai, M.Duplessis déclarait, il y a quelques jours : \u201cLe \u201cDevoir\u201d a publié une rumeur à l'effet que le Gouvernement, et tout particulièrement le Premier Ministre, songeaient à s'emparer des Caisses populaires.Non seulement il n'a pas été question de cela, mais je puis dire qu'il n\u2019y a aucun gouvernement qui ait fait autant que celui de l'Union Nationale pour les Caisses populaires.À date, nous leur avons versé plus de $300,000 en octrois.De plus, pour la première fois dans l\u2019histoire du Québec, et cela sous un gouvernement d\u2019Union Nationale, la Province a contracté en 1945 un emprunt de $3,000,000 aux Caisses populaires, ce qui ajoute beaucoup à leur prestige et à leur crédit.Pas besoin d'ajouter que cet emprunt contracté par la Province était beaucoup plus avantageux pour les Caisses populaires et beaucoup mieux garanti que l'emprunt au montant de $100,000 que certaine entreprise commerciale que le \u201cDevoir\u201d connait bien a tenté d'obtenir des Caisses populaires, en marge de la loi et des règlements faits par les Caisses populaires pour garantir leur succès et Leur prospérité.\u201d S'il ny a pas là une insinuation a l\u2019effet que le \u201cDevoir\u201d serait cette \u201centreprise commerciale\u201d à laquelle re- fère le Premier Ministre, les mots ne veulent plus rien dire.Du reste, l'organe \u201cnationaleux\u201d a eu amplement le temps de s'expliquer avec le Premier Ministre là-dessus, et il n\u2018en a rien fait.De même que le pieux Omer Héroux, chaque fois que le \u201cDevoir\u201d était mis en cause, aux jours passés, s\u2019empressait de nous reparler des \u201cblessés\u201d de l'Ontario, de même MM.Gérard Filion el André Laurendeau ne nous entretiennent aujourd\u2019hui que des \u201csouffrances\u201d des familles nombreuses auxquelles des propriétaires sans coeur et sans honneur n\u2019ont pas la philanthropie d'offrir pour $15.00 par mois des logements de dix pièces, bien aérés et bien éclairés, avec un jardinet planté de fleurs sur le devant.OBSERV ATOR.Coups de marteau (suite de 1a page 1) porte cochére, inspecte rapidement le contenu de la serviette, trouve une photo de sa femme, à lui Paulo, dédicacée \u201cau plus vibrant des amants\u201d.Paulo jette la mallette, rattrape le tramway à la course, retrouve l'amant sur son siège et tombe dessus à bras raccourcis.Bagarre, gendarmes: Paulo est en prison.Ca lui apprendra à dérober les malleites dans les tramways, Le crime est toujours puni.N Le ministère anglais de l'EJu- cation nationale se propose de faire un cadeau aux élèves des établissements secondaires.II s\u2019agit de la suppression de l'examen de fin d'études, analogue a notre baccalauréat: les recalés ne doivent pas entrer dans la vie avec un concept d'infériorité.L'examen ne sera maintenu que pour les futurs étudiants, Pourquoi ne pas imiter cet exemple que nous offrent gratuitement les Anglais?VULCAIN \u2014\u2014 Er Diplomate qui.(suite de la première page) peines du monde à faire admettre sa bonne foi.Sa précédente arrestation avait eu pour théâtre l\u2019Italie où il vendait des fruits sur la place publique sans autorisation.Par la suite, il cxpli- qua qu\u2019il avait gi ainsi pour être destitué et pouvoir s\u2019engager dans l\u2019armée.On était alors en pleine guerre de 1914-1918.: Le plus grand succès de sa carrière, c\u2019est d\u2019avoir réussi à gagner l\u2019amitié de Staline.Ambassadeur à Moscou cn 11942, après son retour de Chine, il assista à toutes les conférences des Alliés.!l aime raconter qu\u2019à sa première visite au marécha- lissime, il se trouva surpris par une alerte aérienne ct dut rester plusieurs heures dans son abri, en sa compagnie.\u2014Ce fut une épreuve terrible, dit-il, j'ai failli étouffer, tellement l\u2019odeur de la pipe de mon hôte était suffocante et âcre.A son premier voyage à Londres, il s\u2019empressa de lui en acheter une, en fine bruyère, mais Staline, quoique appréciant le cadcau, revint tres vite à scs pipes personnelles.Il ne faut pas que je reste sans défense devant le cigare de Winston, expliqua-t-il au donateur.LE FURET rer Jacques Cartier.(Suite de la premiére page) C'est au cours de son premier voyage que Cartier planta sa première croix, en signe de prise de possession du pays, non pas à Gaspé, comme on l\u2019a si souvent répété, mais à un endroit qu\u2019il nomme Saint-Servan, aujourd'hui Bate du Homard, 1! s'avancea ensuite dans le golfe Saint-Laurent, explore la côte nord du Labradordécouvre les Îles de la Magde- Jeine et met pied à terre sur l'île du Prince-Edouard.À Gaspé comme à la Baie des Chaleurs, il prend contact avec les indigènes, obtient d'eux des fourrures en échange d'objets divers, et l'idée lui vient que le Canada se prête au peuplement comme au com- rnerce, cette remarque iui venait aussi que les habitants \u2018seraient faciles à convertir à nostre sainte Foy.\" Non loin de Gaspé d'aujour- d'hui, sur la pointe sablonneuse de Penouille, il dresse une croix de trente pieds, portant l'écussion de François ler, et il organise une cérémonie destinée à frapper l'esprit des Indiens.Jacques Cartier, et non François ler.cest le premier Français qui ait songé à coloniser et évangéliser le Canada, Et c'est là sûrement son plus beau titre de gloire.Ces quelques notes ne donnent qu'une idée imparfaite du livre de Gustave Lanctôt.Il faut le lire pour en apprécier toute la substance.\u2019 : L'Illettré.(1) Editions Lumen, Montréal.(reproduction interdite) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A travers.(suite de la page 1) pour l'unité nationale, quand, pour justifier la conduite de son gouvernement et la sienne propre, M.Saint-Laurent dit que Ie gouver- nment fédéral n'est pas responsable aux gouvernements provinciaux, mais aux citoyens qui habitent les provinces canadiennes, il s'abandonne à un sophisme qu'on s'étonne de trouver dans sa bouche.Mais alors, mon cher valet d'un dictateur à la Staline, que faites-vous de nos députés fédéraux élus dans chacune des conscriptions électorales de nos provinces® Et pourquoi donc les autres provinces ne protestent-elles pas ?Autant voudrait dire que chaque fois qu\u2019une mesure fédé- ralerale intéresse les provinces, il faudrait que celles-ci soient consultées à chaque fois Ÿ Farceur, va, et politicien sans vergogne! Vous' savez bien que cette corde de l'autonomie dont veut se servir votre maître, pour les.prochaines élections est usée et qu'elle est devenue une farce aux yeux de I'électorat, Les jours de votre Union Nationale, masque sous lequel se cache le vieux parti cas- tor-tory de la province, sont comptés maintenant.Et jouissez bien de la galette que vous recevrez POURQUOI PONY LIBRAIRE L Profitez d'une expérience acquise ® Faites le choix de vos livres ® Juste et bien du premier coup ! NOTRE GHOIX EST INCOMPARABLE CHERCHER ?PO AU SERVICE EDITEUR DERNIERE NOUVEAUTE EDITION FEMININE EDITH et J.CARNOT Le meilleur ouvrage d'initiation à la vie conjugale DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE NY DE L'AMOUR - PO DISTRIBUTEUR DES MEILLEURES REVUES FRANCAISES © Formes et couleurs Conferencia Hommes et mondes Nouvelles littéraires Figaro littéraire Joumal de la femme Confidences Cinémonde, etc.DEMANDEZ NOTRE LISTE D'ABONNEMENT NY Librairie J.-A.PONY Ltée, 554 est, rue Ste-Catherine Un grand ami des Canadiens Français Un ami des Canadiens fran- ais, le professeur A.R.M.Lower, de l'Université Queens, dont le dernier ouvrage \u201cColony to Nation\u201d a démontré l'objectivité et le sens aigu de la justice, sera le conférencier lors de la première réunion publique cette saison de Canadian Unity Alliance.Sa causerie qui portera sur les germes de division entre les deux grands groupes ethniques du pays aura lieu dans la salle du Montreal High School, 3449.rue Université, à 8.15 p.m,, jeudi le 11 décembre.L'entrée est gratuite et chacun est le bienvenue.afin de chanter les louanges du \u201ccheuf\u201d.Vous serez bientôt réduit a celle de Séraphin: au sa- razin, a Réjouissons-nous de voir que Sa Majesté le Roi Georges VI a brisé avec cette vieille coutume anglaise qui défendait auq catholiques de l'Empire d'offrir leurs voeux officiels au Palais royal de Buckingham.Cédant aux pressions légitimes des autorités de l'Eglise catholique d'Angleterre ct au bon sens, Sa Majesté le Roi a décidé de rompre avec la tradition et d'admettre Son Emminence le cardinal Griffin au même titre que les archevêques de Conterbery et de York, chefs de la hiérarchie anglicane.Ainsi cessera donc ce que la presse catholique anglaise a appelé \u201cl'affront contre des sujets aussi loyaux que quiconque\u201d.Les sujets du Roi du Canada sont fort heureux de cette décision du Roi de Grande-Bretagne puisqu'elle constitue une reconnaissance officielle de l'Eglise catholique en une circonstance particulièrement solennelle.Mais qu'en dira le pasteur Shields 1e La campagne du timbre de Noël débutera, lundi prochain, le 24 novembre, d\u2019une extrémité à l\u2019autre du pays.Même le Yukon, territoire voisin de celui où le légendaire Père Noël a ses quartiers Eénéraux, y participera pour la première fois.Dans la province de Québec, quarante ligues et comités seront en lice.Signalons trois organismes nouveaux: La Tuque, Lac Mégantic et Coaticook.La Ligue antituberculeuse de Québec enverra elle aussi ses lettres d'appel (17,000 environ) le 24 novembre.Préalablement, elle exposera au public, dans les journaux et à la radio, le programme qu\u2019elle entend suivre en 1948 et qui nécessitera une dépense de $60,000, soit près de $20,000 de plus que le montant souscrit I'an dernier.Mais un certain nombre de maisons d'affaires seront vues avant le 24, Effectivement, la sollicitation personnelle est commencée.En sont chargés, les directeurs même de la ligue et des personnes associées à son oeuvre, déjà connues du public et munies d'une carte d'identification et du dossier de chaque souscripteur.Les solliciteurs sont au courant des problèmes de la ligue et pourront fournir toutes les explica- trons, On voudra bien leur faire le plus sympathique accueil.Nous nous félicitons de la façon enthousiaste avec laquelle a ét reçu en France, en Belgique, Hollande et en Angleterre le pre- mier-ministre du Canada, le très honorable M.MacKenzie King.Partoue on-le fête, partout il reçoit des degrés honorifiques et le Canada, dans sa personne, est salué avec enthousiasme.On réa- M.Jacques Blanchet Relieur boursier du premier ministre Un jeune artiste, M.Jacques Blanchet, qui depuis des années sr spécialise dany la reliure artistique, dès son retour d'Europe la semaine dernière, s'est vu de nouveau octroyé par le premier ministre I'Hon, Maurice Duplessis, une nouvelle bourse d'étude, qui lui permettra de faire un séjour de quelques mois aux Etats- Unig et dans les principales villes de l'Amérique du Sud, M.Blanchet est récemment rentré au pays à bord d'un \u201cConstellation\u201d venant directement de Paris.La bas, il s'est initié aux secrets de la belle reliure en travaillant aux ateliers d'un des plus éminents relieurg de la Ville Lumière \u201cSemet et Brumel\u201d.C'est là qu'il réalisa une splendide reliure de maroquain blanc qu\u2019il offrit par la suite au Souverain Pontife, au nom du Gouvernement du Québec.Durant son séjour à Rome, où il fut requ en audience privée par le Pape, à sa résidence d'été de Castel-Gandolfo, M, Blanchet visita les musées et les grandes bibliothèques.I! parcourut ensuite la Suisse.Le jeune artiste quittera Montréal au printemps pour se rendre à New-York, puis de 12 en Amérique du Sud, où il séjournera dans les capitales de cette hémisphère, lise toute l'influence dont jouit notre pays à l'étranger et la place qu'il occupe au sein des nations alliées.Nos reldtions avec la Hollande étaient déjà excellentes; la visite et les discours du premier ministre de notre pays auront heureusement aidé à les affermir davantage.\u201cLe grand vétéran de Ja politique canadienne\u201d, a dit le professeur Roelof Kranenburg, président de l'assemblée conjointe du Parlement hollandais, en parlant de M.King.Vétéran qui témoigne d'une activité extraordinaire malgré une vie publique s1 longue et si chargée, toujours disposé à se dépenser pour les causes qui augmenteront le prestige et la prospérité du Canada en même temps qu'elles contribueront & pacifier la famille internationale.a Dans l'opinion de l'hon M.Duplessis, le moment n'est pas venu pour le Canada d'établir des agences commerciales.Notre confrère, P\u201cAction Catholique\u201d, qui, depuis une couple d'années, fait une cour discrète mais assidue au parti de l'Union Nationale afin d'alimenter ses ateliers d'impressions, mentionnait ,en fin de semaine, que M.Duplessis, (qui cherche toujours la petite béte au sein du gouvernement canadien d'Ottawa) a rappelé que l'hon.M.Paul Beaulieu, ministre de l'industrie et du commerce, a déclaré, à l'Assemblée Législative, que notre province établirait le plus tôt possible des agences 'à l'étranger.Le projet est toujours à l'étude, a dit M.Duplessis, mais je ne crois pas que le moment soit opportun de le réaliser\u201d S'il est un temps où é|nous devons nous hâter de créer.des relations commerciales avec les pays d'Europe, c\u2019est bien au- jourd'hui, afin de profiter des avantages de l'après-guerre et étendre nos commerces étrangers chez toutes les nations du monde.il ya Dans SPORT et LOISIRS de novembre, qui vient de paraître, nous trouvons un article des plus original: On jouait aux quilles il v a 7,000 ans.Sous ce titre, Cami! DesRoches, directeur de la Pusquilles - 7000 histoire du jeu de quilles, depuis ses origines en Egypte, jusqu'aux développements extraordinaires qu\u2019il a pris chez nous et aux Etats- Unis, où l'American Bowling Congress dépense plus de $200,- 000.00 par an pour populariser ce jeu, SPORT ct LOISIRS, le premier magazine sportif canadien français est en vente partout au prix de 80.15.On peut s\u2019y abonner «n s'adressant à 8498, ave.des Belges, Montréal 10, pour la somme de $1.50.AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE AVIS est donné pur les présentes que Dame VERA MAY PAULSON WARD du Village de Mooschorn, Province de Munitoba, s'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session Ou à sn session suivante, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son époux, JOHN EMERSON WARD, vendeur, de la ville de Montréal, province de Québec, pour cause d'adultère, DATE à Montréal, Province de Québec, ce 3lième jour d'octobre, 1047.WEBER, Procureur de la requérante, 276 ouest rue St-Jacques, Montréal 1, Qué.AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE AVIS cest donné par les présentes que Dame HAZEL SHIRLEY ELIZABETH HART LAYTON de la Cité de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, à 54 prochaine session ou à sa session suivante, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son époux, MICHAEL SHAKESPEAR LAYTON, assis- tant-gérant, de la ville de Laval sur le Lac.district de Montréal.Province de Québec, pour cause d'adultère.DATE à Montréal, Province de Québec, ce septième jour de novembre, 1947.ALEXANDER & USHER.Procureur de la requérante.276 ouest rue St-Jacques, Montréal 1, Qué.6-12-47 AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE -> AVIS est donné par les présentes que Dame LAURA GRACE HANLEY HUG- GENBERGER, de la Cité et District de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine sesston ou à sn session suivante, afin d'obtenir un bil de divorce d'avec son époux.Otto Robert Huggenberger, chimiste (Ingénieur, de la Cité et District de Montréal, Province de Québec, pour cause d'adultére.Daté à Montréal, Province de Quebec, ce septième jour de novembre, 1947.ALEXANDER & USHER, Procureurs de la requerante, 276 ouest.rue St-Jacques, Montréal 1.Qué.6-12-47 AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est par les présentes donné que RUTH HARRIS, résidant à Montréal, District d'Hochelnga, Province de Québecs'adressera au Parlement du Cunada à cette session ou à Ila prochaine, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son époux, JOHN JOSEPH HARRIS, de la dite Cité de Montréal, district d'Hochelaga.Province de Québec, pour cause d'adultère MAY, MARTIN & MCMICHAEL, Procureurs de ln requérante, Edifice Trust, .rue Sparks, OTTAWA, Ontblicité du Forum, nous trace une | a 33e ANNEE : F ! ; = Noy Bi N° i AVIS D'APPLICATION AVIS D'APPLICATION 3 POUR DIVORCE Avis eat DIVORCE Pom E ae JOSEPH ONFROS* pPrétentes \u2018donne [EY vis est par les présentes donné que Montréal, province 1 qu de la cut A JOAN RUTH ORIMBLE, résident en la Pom 871, rue Bi-Andre, agp! n i Cité de Montréal, District de | ion, Où à oo nada à sa proctetttr à # Province de Québec, s'adressera au Parc tenir un bill gression Suivante, ant uy, lement du Canada à cette session ou DAME e divorce d'avec atin cui d'obtenir un bill de di- ANASTASIA XX A Le re an époux, ALEXANDER | Connue sous le nom de ANN Lis sêshee id G CAMPBELL.Lieutenant, de la ci- cause d'adultère et d'abandon » bo, [EN té de Montréal, district de Montréal, Pro.Te Jour : Montréal, province de Qué id vince de Québec, pour adultère et aban- e Sovambre.Joa.bec, $ Daté à Montréal, Province de Québec, 414 Ouest, Lu Beha, w BS ce dixiéme jour de, novembre.Log.Montréal, eu , Ë HTON, de } Drs de Ia requérante, | 13/12/47.réquérame EB 10 ouest, rue Bt-Jucques, ee Montréal.DEMANDE DE DIVORCE .= ar tt te tilt tt \u2014 AVIS LEGAL AVIS est par Jes présente, dot.F est par les présentes donné que due\u201d JEANNE OBODOFSKY, opératrice, résidant et domiciliée dans la cite de Montréal, province de Québec, s'adressera au Farlement du Cansda, uu cours de la prochaine session.pour obtenir un décret de divorce de son époux CHARLES EDWARD NEWTON, commis, résidant et domictité dans la cité de Montréal.Pro- ' de Québec, pour adultere.ATE a Montréal, Province de Québec, quatrième jour de novembre, 1947.LEVESQUE & LAJEUNESSE, Avocats de la requérante.132 ouest, ruc St-Jacques, Chambre \u2019 Montréal, Province de Québec.13-12-47 ce AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE Avis est par les présentes donné que IRENE, NELLIE KON BALLANTYNE, épouse de ROBERT ALLAN CAMPBELL BAL- LANTYNE, administrateur, des cité et district de Montréal, province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada à su prochaine session ou à su session subséquente afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son mari, ROBERT ALLAN CAMPBELL BALANTYNE, \u201cer cité et district de Montréal, province de Québec, pour cause d'adultère.Daté à Montréal, province Je Québec.ce me jour de novembre, ; quatorslé CAMPBELL.WELDON, KERRY & RINFRET, Procureurs de lu requérante, 275 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal, P.Qné que DAME ST.KILD, y | KAY McLEAN ANDERsoy \u201c|A la cité du Montréal, province \u201c| jo, Québec, s'adressera au parteme.3 du Canada, à la prochaine por & ou à sa session suivante, dob a nir une loi de divorce d'avec w\u201c Ey mari, FRANCIS LIONEL pap, i ER ANDERSON, comptable , og la cité de Montréal, province y Hi Québec, pour cause d'adultère + d'abandon.Daté à Montréal, Québec Ll 24 octobre 1947.\"0 S.W.WEBER % Procureur de la requérante \u201ca 22-11/47 Er pel IMPRIMA À Le journal L'Autre VE ant atta a: sous Ia raison sociale de \u201cL'Autorité Een.bE gistrée\u201d, & ses bureaux, Buite 324, Edits Canada Cement, Montréal.Il est Imprigg - à L'Imprimerie de St-Jérème Enr'ç., Salat.Jérôme, Qué.Autorisé comme envoi postal de 1a de me classe, Ministère des postes, O: # q uk.;$ 13/12/47.an 34 ee NE 22 Sallustre LAVERY, CR, if Tél, MA, 8424 Rés.0459 C.-Colomb | Tél.DO.665 Ve Paul GAUTHIER Notaire et Commissaire e 84 Ouest, Notre-Dame MONTREAL 1, Qué.Ls-Philippe GUAY, B.C.L Rés.3482 Iberville Tél.CH, 3591 LAVERY & GUAY AVOCATS - PROCUREURS Avocats-conseils de l\u2019Union Internationale des em.| ployés de Tramway \u2014 | À Local 760 1575 rue St-Denis MONTREAL Tél.HA 4113 re me AB GARCIA ACCREDITED PUBLIC Vérification générale \u2014 POULIN APA 4 AUDITEUR PUBLIC ACCREDITE DE QUEBEC Spécialités : AUDITOR OF QUEBEC = Organisation systéme de comptabilité 3 Bureau : Résidence : $ 606, rue Cathcart 1700 est, rue Sherbrooke | PL.5900 CH.9360 (App.5) | iB \\.\u201c4 ciales, économiques et p l\u2019oeuvre de l\u2019Universit Ce brave M, Duplessis et cette bonne \u201cAction Catholique\u201d! VITE CA PRESSE ! L'Université de Montréal est un monument élevé à la culture française en terre d'Amérique.C\u2019est un centre de recherches qui nous fait honneur.A l'université sur la montagne, on dispense l'enseignement de la médecine, de la chirurgie dentaire, des sciences, de la pharmacie, du droit, des lettres ,des sciences so- olitiques, etc.De de Montréal dépend, dans une large mesure, le bien-être de notre population.Et l'Université veut rendre les services accrus qu\u2019on réclame de son dévouement.C'est pourquoi elle tend la main.Il faut parachever l'Université.Il est urgent de lui venir en aide.Dupuis Srères 865 est, rue Ste-Catherine Montréal, Qué.marches de - Cette annonce a été commanditée par Tél.MArquette 1289 Progress Furniture Mis.< Les sommes que recueillera le Comité de l\u2019Aide à l'Université de Montréal, au cours de la présente campagne de souscription.serviront à terminer l'hôpital général un versitaire, a construire une maison des étudiants, un gymnase, un centre d'expé rimentation, ; jeux \u2014 choses indispensables aux études M et à la santé des étudiants.Toujours plus haut ! Mais pensons aux malades et n ext geons pas de nos étudiants\u2019 des exercice .trop violents pour le coeur.Remplagons au plutôt l'escalier temporaire aux 1 sicurs fois par jour nos carabins.MEUBLES DE HAUTE QUALITB 4890, ave Hôte de Vil gg 8.GAMER, président ga) 1-8 à aménager un terrain de bois, que doivent grimper pli Ltd.Fabricants de » nt w i 33e ANNEE == Ne 18- \u2014 a Le bicentenaire de Madeleine de Vercheres M.Léon Treich, le distingué publiciste français, qui se signale à l'occasion par de solides qualités d'écrivain, rappelle dans un article qu\u2019il vient de donner au Service français de l'Information, le deux centième anniversaire de la mort de Madeleine de Verchères.Et voici le récit qu\u2019il fait d\u2019un glorieux fait d'armes canadien de la fin du XVIIe siècle : \u201cCe 22 octobre 1692, M.de Verchères était à Québec chez le gouverneur, M.de Frontenac.Mme de Verchères et ses trois ai- nés prenaient quelques vacances à Montréal.Madeleine, plus fa- miliérement les \u20ac baptisée Madelon par les colons, se promenait dans nvirons du fort avec un petit domestique, Laviolette.Elie chantonnait une vieille chanson délicieusement détendue sous le tiède soleil d'automne.Soudain, la campagne.Laviolette grimpe en hate sur un monticule : deux coups de feu éclatent dans un parti d'Iroquois, une cinquantaine d'hommes en armes, se glisse \u201crs le fort sous le couvert des bois avoisinants.Ils ont vu Madete ses pouinons : Aux armes ! aux armes ! Comme elle arrive au pied ine, et prennent leur course vers elle.Elle fuit en criant de tous Les Indiens ! de la palissade, un Peau-Rouge l'atteint, allonge le bras pour la saisir, mais elle a eu le temps de disparaitre dans l'entrée, poussant devant elle le petit domestique et refermant la claie ; l'Indien n\u2019a gardé entre les mains que son foulard multicolore.Les Iroquois vont s\u2019en faire un fanion qui flottera devant le vort pendant le siège.Car c'est bien un siège qui commence.Les Indiens sont main- wnant plus de cent autour des palissades.Mails Madelon a déjà pris le commandement de la minuscule garnison : deux soldats, La Bonté et Galoubet, un vieillard de 80 ans, les deux frères cadets de Madeleine, Pierre qui a douze ans, Alexandre qui en a dix, cinq femmes qui gémissent et prient.Elle arme tout le monde, distribue des munitions, quelques provisions de bouche, indique à chacun l'emplacement où il devra veiller, inscrit les tours de garde.Puis elle pointe le petit canon qui est la seule pièce à feu du fort, un canon bien médiocre et fort peu dangererux, mais qui fait grand bruit : et elle tire trois coups de canon.Pour effrayer les Iroquois d'abord, ensuite pour alerter les garnisons environnantes, enfin, pour donner l'alarme aux colons qui travaillent dans les champs et leur indiquer qu'ils n\u2019alent point à rallier Verchèéres.Voici justement que, sur la rivière qui coule à quelques centaines de mètres du fort, descend un canot avec quatre Blancs : c'est la famille Fontaine qui revient de Montréal et gagne sa concession de Varennes : elle risque fort de se faire enlever par les Indiens, Madelon n'hésite pas.Elle prend un fusil, se fait ouvrir la porte, poste Laviolette à l'entrée en lui recommandant de boucler la clate s'il voit un mouvement offensif des assiégeants et sans hésiter, elle fonce à travers croient à un piège, ne bougent les lignes indiennes.Les Iroquois pas.Elle ramène, quelques instants plus tard, les Fontaine et leurs deux enfants, sains et saufs.\u2014Mes amis, déclare-t-elle alors à la petite garnison que tant de sang-froid et de bonheur ont revigorée, mes amis souvenez- vous des leçons de mon père : nous devons tout notre sang au roi de France.Nous ne nous rendons jamais, düssions-nous périr tous ! \u201d M.Treich, poursuivant cette vivante narration, déplore que cette héroïne de 14 ans, surnommée en France la Jeanne d\u2019Arc du Canada, ne soit pas plus connue aujourd'hui.Si la plupart de ceux qui, au Canada, font de nos jours l'histoire de notre XVIIe siécle, savaient, écrire comme M.Treich, il en irait bien autrement.Du \u201cCANADA\u201d.IL FAUT AU CANADA UNE DECLARATION DES DROITS ET DEVOIRS DU CITOYEN (Par Roger Nadeau) Nous avons un besoin urgent au Canada d\u2019une Déclaration brève et claire des droits et devoirs du citoyen canadien.non pas pour nos are chives.mais pour être mise en évidence dans toutes nos écoles, tous nos foyers.loutes non usines, tous nos magasins.fous nos bureaux.toutes nos gares maritimes et ferroviaires et une grande partie publica.Il n'y a pas de problème racial au Canada, car, contrairement a ce qu'on dit généralement, il n'est pas scientifique de prétendre qu\u2019il y a une race canadien- ne-française, une race canadien- ne-anglaise ou une race juive.Cependant, au Canada, par suite de l'ignorance, 11 y a malheureusement un problème de nationa- tités, Il n'y a aucune ville, aucun village, aucun comté provincial ou fédéral.pas même celui de Cartier.ou les Canadiens julfs constituent une majorité de la population.Il n'y a au pays aucune banque ni aucune compagnie de prêts hypothécaires ayant un seul directeur canadien-juif.De plus, aucun Canadien juif n\u2019est directeur dans les compagnies de chemin de fer, de transport océanique ou aérien, de télégraphe ou de téléphone, d\u2019utilités pu- j bliques, de pulpe et papier.I! N'y a aussi pratiquement aucun Canadien juif parmi les membres de la Bourse de Montréal et de Toronto.Volla, en substance, ce qu'a déclaré hier à la convention annuelle de la jeunesse canadien- de nos autres endroits ne-juive de Montréal, M.S.-D.Cohen, membre du comité exécutif du Congrès canadien-juif et l'un des fondateurs de ce congrès en 1919.La convention a eu lieu au bureau du Conseil de la jeunesse canadienne-juive, angle Sherbrooke et avenue du Parc.Pourquoi une Déclaration des droits et devoirs Parlant de la Déclaration des droits et devoirs du citoyen, M.Cohen dit: \u201cIl s'agit d'une campagne d'éducation pour enseigner à la population la vérité au sujet de la démocratie, pour lui en faire comprendre les avantages afin qu'elle se rende compte que ce n'est qu'avec un tel système que l'homme peut vivre dignement, que Ja véritable démocratie \u2014 que nous n'avons pas encore à l'heure actuelle malheureusement, mais que nous aurons su- rement lorsqu'on se rendra compte de ses avantages \u2014 est synonyme de progrès, prospérité et bien-être pour tous\u201d.Ignorance et fanatisme vont de pair M.Cohen ajoute: \u201cL'ignorance et le fanatisme vont de pair.À l'Université de Montréal, les laboratoires ne sont pas suffisamment outillés, les bibliothèques manquant de rayons et de volumes.Dans l'intérêt de la Métropole et de toute sa population, il faut terminer au plus tôt l\u2019intérieur du grand hôpital général universitaire.Les services d'eau, d'électricité et de chauffage sont à compléter à l'Université.I est indispensable d\u2019améliorer l'état des chemins d'accès, de construire un escalier mobile, d'exécuter des travaux de terrassement, etc.Le fonctionnement de l'hôpital (qui doit être complété à même les fonds de la campagne) et la construction des nouvelles bâtisses exigent que ces améliorations soient réalisées.La campagne de souscription en faveur, de l'Université bat présentement son plein.Soyons fiers de notre université.Secondons ses efforts.~ aux études.\u2018Ainsi, en certains milieux, on déteste les Canadiens juifs, en d'autres, les Canadiens français ou les Canadiens anglais.C\u2019est parce qu'on est ignorant.\u201cDe tous les groupes d'humains, ce sont les Juifs qui ont le plus souffert de la guerre.Par suite de l'ignorance et du fanatisme, on a déployé contre eux une brutalité et un cannibalisme primitifs.\u201d Intolérance aveugle M.Cohen déclare ensuite que des fanatiques ignorants ont persécuté les Juifs dans tous les pays, tout comme au Canada ils ont refusé de donner justice aux Canadiens français.\u201cCes fanatiques ont établi des maisons, des journaux et des repaires de chauvinisme et d'irito- lérance aveugle\u201d, dit-il.Les papes contre l'antisémitisme M.Cohen déclare aussi que les papes ont condamné l'antisémitisme en termes énergiques et il rappelle que Pie XI a déclaré que l'antisémitisme est un mouvement répugnant et que spirituellement les catholiques sont des sémites.M.Cohen ajoute: \u201cA plusieurs reprises, et particulièrement au cours de la dernière guerre, les autorités catholiques ont fait preuve d\u2019une grande sympathie envers les Juifs persécutés.Par exemple, au cours de la guerre contre le banditisme hitlérien, le pape a donné refuge au Vatican à plusieurs milliers de nos frères\u201d.La croix chrétienne M, Cohen dit que les autorités catholiques tout comme d'ailleurs, les autorités protestantes, s'opposent à l'antisémitisme, pre- miérement parce qu'une telle rage aveugle est contraire à l'esprit même du christianisme et aussi parce que l'histoire démontre que la persécution des Juifs est suivie d'un assaut sauvage contre la croix chrétienne, considérée comme Je symbole d'une religion juive.La solidarité M.Cohen dit aussi que les le sont les catholiques.; \u201cOn ne peut, en étant honne- te, nous reprocher d'avoir de la sympathie pour les Juifs qui sont persécutés et qui sont dans la misère.tout comme on ne peut être honnête et en même temps reprocher aux catholiques d'aider leurs frères persécutés à travers le monde\u201d, déclare M.Cohen, qui ajoute: \u201cNotre sympathie doit s'étendre à tous ceux qui sont persécutés et qui sont dans la détresse, quelles que soient la couleur de leur peau, la langue qu'ils parlent ou la religion qu'ils pratiquent.C\u2019est ce que nous enseigne notre religion et la rell- gion chrétienne enseigne la meme chose\u201d.La déclaration des droits et devoirs M.Céhen termine son allocution en disant que les forces de la lumière et de la liberté ne seront véritablement en marche, au Canada, contre celles des té- nêbres, de l'ignorance et de la persécution que le jour ou on se rendra compte de l'importance du citoyen.(Du \u201cCanada\u201d SOLI LOQUE Je me promenais l'autre soir sur la rue Sherbrooke, lorsque j'arrivai soudain en face du Cercle Universitaire, Emu par ce titre, je m'arrêtai, et me mis à un acte en soi).Ce Cercle Universitaire me sembla alors comme un monu- la pauvreté.De fait, 11 représente la pauvreté.la pauvreté de l'Université de Montréal.Car est-il universitaire ce Cercle?.En voyez-vous, des étudiants, dans le cercle universitaire ?_ \u2019AUTORITE, MONTREAL, 22 NOVEMBRE 1947 CONSTRUIRE UNE MAISON ETUDIANTS Nos carabins révent depuis longtemps a leur maison.Des quelque 3,000 étudiants qui fréquentent l'Université de Montréal, sur la montagne, 40% viennent d\u2019en dehors de la ville.un peu parteut.11 leur manque totalement l'atmosphère propice Il est reconnu qu'une maison des étudiants convenablement aménagée et située à proximité du centre des études est indispensable à toute université.Il faut que l'Université de Montréal soit en mesure d'offrir aux étudiants des facilités convenables de logement et des garanties de sécurité morale aux parents.Appuyez la campagne en faveur de notre université.Ils se logent La revue bleu et or au monument.L'inflation nous menace sérieusement.Les grèves ne sont pas près d\u2019être réglées.La folie des jupes longues fait de plus en plus de ravages.Et le métro, c'est pour quand?A tous ceux que ces graves problèmes tarabustent sérieusement, on n\u2019a qu\u2019une solution à suggérer: assister à la 13e revue Bleu et Or.Encore une fois cette année, les étudiants se sont juré de combattre le cafard collectif.Avec tout l'entrain et la jeunesse qui les animent, ils sont capables de dérider le champion des neurasthéniques de Montréal.Assistés de Juliette Béliveau, de Maurice Meerte et de son orchestre, les carabins présenteront leur grand spectacle scénique annuel au Monument National, les 20, 21 et 22 novembre.Il faut se hâter de réserver ses billets, car Je nombre\u2019 des représentations sera forcément limité.uv Communiqué Lundi soir prochain, 21 novembre, Jean Létourneau, ténor, fils de l'organiste québecois bien connu, sera l'artiste invité à l'émission des Radio-Concerts Canadiens, programme commandité par la brasserie Molson et radiodiffusé tous les lundis soirs à ÿ h.p.m.par le réseau français de Ra- dio-Canada.M, Létourneau, qui a étudié le chant au Canada et aux Etats- Unis, s\u2019est taillé une réputation enviable à New-York, où il chante au Radio City Music Hall.M.Létourneau sert interviewé par Albery Duquesne, le reporter Molson.Comme d'habitude, Jean lauriers et son orchestre sympho- Des- pour tous les Canadiens d'une ; Déclaration des droits et devoirs à Québec.On y voit des étu- ! | nique présenteront, au cours de Juifs sont solidaires, tout comme | l'émission.un programme varié de mélodies populaires et mi-classi- ques, Je m'arrétai un moment à la porte et attendis patiemment, afin de voir si par hasard quelques-uns de mes amis entreraient.Mais en vain.Je vis quelques bedonnants personnages, d'autres plus maigres, les uns l'air important, les autres le nez en l'air, certains affairés, d'autres folatres et enfin un certain nombre d'autres sur qui il n'y avait rien à remarquer.Mais d'étudiants pas un.Mi par la curiosité, je me dè- cidai à entrer On leva les sourcils, on me toiss.On ne m'apostropha point mais on me fit bien sentir que j'aurais éte blen plus utile si j'avais été un meuble quelconque.Enfin quoi, je n'étais pas à ma place.En sortant, je me mis à réfléchir au magnifique panneau sur lequel s'étalaient majestueusement les armes de l'Université, et franchement, je me mis à me demander ce qu\u2019elles faisaient là.I y a un cercle universitaire diants, rien que des étudiants, et non pas ces multiples représentants de sociétés plus ou | moins louches et secrètes.C'est penser (ce qui était déjà tout ment inique élevé à la gloire de, un Cercle Universitaire, un vrai de vrai, Evidemment, l\u2019Université de Montréal n'en a pas, ou plutôt \u2018elle en a un faux.Mais alors, qu\u2019on retire au moins les insignes universitaire qui parent ce local! .Ce n'est pas parce que de temps en temps les étudiants louent, à prix d'or, cette salle qu'on peut l'appeler Cercle Universitaire, dans ce cas, le CEOC ou le Victoria Hall auraient autant droit à ce nom.Ce n'est pas parce que quelquefois, certains professeurs fortunés (ils ont besoin de 1'étre) s\u2019y risquent, qu\u2019on peut l'appe- TROISIEME VISITE DE LUCIENNE BOYER La première visite parmi nous de la prenante chanteuse de genre française Lucienne Boyer remonte à janvier 1935, alors qu'elle nous révélait, à part les dons de chanteuse déjà connus par le disque ct la radio, un art sensible et fin de diseuse et d'interprète.Sa série de concerts au théâtre His Majesty's obtenait alors un si vif succès qu'elle nous revenait en novembre de la mé- me année au théâtre Stella, Elle y chantait encore devant des salles combles, si bien qu'en Y devait prolonger d'une semaine l'engagement de \u201cVariétés Continentales\u201d Dans l'intervalle, sa tournée en province avait aussi contribué à en faire partout dans le Québec In chanteuse favorite de l'heure.11 aura fallu attendre douze ans avant de revoir et de réentendre en personne cette artiste de premier ordre, demeurée toutes ccs années Aussi populaire qu'aux années de ses débuts.Elle nous reviendra grâce à Canadian Concerts and Artists, Inc.les 26, 27, 28, 29 et 30 novembre au Platean, nous rapportant plusieurs chansons qui sont demeurées inséparables de son nom, ainsi qu'un bon nombre de nouveautés.Elle ira ensuite chanter en décembre, ie 2 à Trois-Rivières, le 3 à Sherbrooke, les 4, 5 et 6 à Québec.le 9 à Torunto.On constatera une fois de plus que pour goûter pleinement Fart des nuances, le sens du dramatique chez Lucienne Boyer, il faut Vraiment la voir aussi bien que ses l'entendre.On l'a imitée, on l'a copiée de toutes parts, mais il n'y a qu\u2019une Lacienne Boyer kk Jacques Pills, célebre chanteur fantaisiste français, qui figurera aux spectacles de variété que nré- sentera Lucienne Boyer au Plateau du 26 au JO novembre.L'orchestre sera dirigé par Franck Pourcel, La carrière de Luctenne Boyer est, en somme, à peu près celle de la plupart des vedettes de théä- tre ou de music-hall.Elles végètent, ignorées de tous, dans de petits rôles pendant des années, puis un jour, brusquement, parce qu'elles ont soudain de la chance, du talent ou de l'argent, tout Puris s'engour et ne connaît plus qu\u2019elles.Lucienne Boyer coinmença par le théâtre.\"J'ai débuté à l'Athénée, dit-elle dans \u201cLa petite femme de Loth\u201d, avec un pauvre petit rôle de rien du tout, mais qu'importe, j'étais pleine d'espoir, Javais Une confiance magnifique dans fà vie Puis, ce furent plusieurs pièces au théâtre Michel, dont une de Tristan Bernard, Monsieur Codomat\u201d.Et lorsque {je n'eus plus d'engagement, j'acceptai de faire du music-hall.\u201d C'était vers 1923.Tout un hiver, Lucienne Boyer chanta nu Concert Mayol Certes, elle ne te- naît pas grand'place sur l'affiche.et ses rôles ne faisaient point pâlir de jalousie les Vedettesmais quelques critiques cependant, à cette époque.remarquèrent vet- te jeune wurtiste qui interprétait un sketch banal avec une telle .| finesse, qu'ils augurérent de son avenir.Ils ne prévoyaient pas.cepen- dans qu\u2019un jour, elle triompherait à la fois à Paris, à New-York et à Montréal, où J.-A.Gauvin nous la présentait en janvier 1935 au His Majesty's en novembre de la même année nu Stella, et où Canadian Concerts, Inc.noug la ramènera, du 26 au 30 novembre au Plateau.> ler Cercle Universitaire.N'importe quel \u201cclub\u201d alors aurait droit à ce nom.Serait-ce parce que les diplo- mes de l\u2019Université en font leur local ?Mais ils sont légion les diplômés, ct croyez bien qu\u2019ils se réunissent n'importe où.Alors pourquoi ne pas décorer le \u201cClub de Réforme\u201d ou Ic Samovar, du nom de Cercle Universitaire.Qu'on appelle le Château de la rue Sherbrooke, Cercle X ou Y, mais pas Cercle Universitaire! C'est un vulgaire trompe l'oeil et un abus décevant.Certains me diront : Mais j'en profite moi! Oui, toi, et Loi.et toi, mais pas les quatre mille autres qui n'ont pas les moyens de se faire arracher leur argent pour l'amour d'une vague enseigne.Ceux-là grognent.Et on ne peut leur donner tort.Du \u201cQuartier Latin\u201d R W.THÉÂTRES Spectacles de la semaine AU ST-DENIS \u201cLe Pavillon brûle\u2019 où la conséquence d'une traluson, est le film que le Saint-Denis vient de mettre à l'affiche.L'expression \u201cLe pavillon brûle\" est bien connue des marins, signifiant que le pavillon du navire n'a pas été abaissé après le coucher du soleil ainsi que l'éxige la consigne.Sous ce titre se cache une histoire dramatique dont l'action se déroula dans une mine.Par suite d'une indiscrétion, les actions de cette mine subissent une buisse effroyable en Bourse.D'autres trahisons s'ajoutent à celle-ci et le sort de plusieurs vies humaines en dépendent.La vente d'un document, les fausses accusations d'un sous-directeur qui assouvit ainsi sa rancune, l'assissinat de ce dernier, sont autant d'événements qui Uennent le spectateur en haleine continueile.L'enquête prou- Ve que le traitre qui n vendu le document et l'assassin ne font qu'un, Mails qui est le coupable?Ce film dramatique est rendu pir les plus brillants artistes de l'écran français: Jean Marais, Michèle Alfa, Bernard Blier, Jean Marchat, Marcel Herrand, la charmante Elina Labourdette et l'in- surpasable Pierre Renoir.\u201cMariage d'amour\u201d le second film, est une fine comédie qui met en Vedette Juliette Faber, Georges Rollin et François l\u2019érier.H y avait bien In richesse avec son cortège, elle préférait l'Amour qui s'Accommode de tout.Tel est le thème de cette bande du plus su- vouteux comique.Pierre et Denise ne sont pas des mariés ordi- nitires.Employés par la publicité d'un grand magasin, ilg jouent à lougueur de journées, dans les endroits publies, le rôle de nouveaux époux.\u2018Fous deux goûtent cependant médiocrement ce genre d'existence.Or le lendmain du Jour où l'on fait leur connaissance, lu police a décidé de mettre fin à leurs excentricités CINEMA DE PARIS Rien n'est plus passionnant que le fantistique quand il émane d'une union Intime avec la réalité des êtres et des choses.C'est qui séduisit sans doute Christtan- Jaque, l'auteur \u2018\u201cSortilèges\u201d que le Cinéma de Paris garde à l'affiche, une (roisième semaine.A aucun moment le réalisateur n'a cédé aux moyens faciles.Son oeuvre âpre, tendue, vigoureuse, demeure d'un bout à l'autre d'un réalisme direct, entier, même dans les sortilèges dont certains de ges personnages entourent leurs sentiments et leurs passions.Le film n\u2019est pas traité à ln manière d'un conte, Ses images illustrent une action violente, Au delà des envoûtements et des sortilèges, on découvre la passion nue.C\u2019est par Ce sens de l'humain que l'oeuvre de Christian-Jaque trouve sa valeur et son émotion.l\u2019our animer tout celà, pour faire Vivre cette intrigue passionnante, il fallait des interprètes d'une souplesse Lelle qu'ils fussent vraiment les acteurs du drame, c'est-à-dire des êtres frustes, et pourtant sensibles, des tmonta- gnards d'hier et de toujours.Renée Faure «t Madeleine Robinson s'opposent avec autant d'intelligence que de talent.L'une est toute de charme, l\u2019autre de passion.Du coté masculin, trois personna- res principaux joués avec Un relief saisissant par Fernand Ledoux et Lucien Coëdel, paysans Un peu sorciers qui hantent l'imagination; avec une Autorité juvénile et puissante par Roger Pigaut qui se révèle comme lun des muwil- leurs jeunes premiers de l'écran français, \u201cSortilèges\u201d est une oeuvre de qualité, qui sait faire place aux tableaux les plug poignants comme aux scènes les plug charmantes.On n'en oubliera pas les images admirables, et la musique tour À tour puissante et douce, telle la vieille chanson que chante la jeune fille, et qui sera demain sur toutes les lèvres.A L'ORPHEUM ET AU CAPITOL Volci revenu René Clair, le vrai! René Clair de \u201csous les Toits de Paris\u201d, du \u201c14 juillet\u201d et du \"Million\u201d.Avec \u201cLe Silence est d'Or\u201d qui sera peut-être comme son chef-d'oeuvre, tout le charme poétique des pavés parisiens, des toits, d'une rengaine de faubourg renaît à nouveau, comme jadis.L'action se déroule au début du siècle et René Clair, avec Ja tendre ironie qui le caractérise, a recréé l'atmosphère exacte mais désuète d'un Paris 1900.Le sujet du film est simple, tout est en détail, maig il est destiné à mettre en scène trois per- sonnagee.L'un d'eux est Maurice Chevalier et sa rentrée est sensationnelle, les deux autres sont François Périer et une nouvelle venue, Marcelle Derrien, dont les er de un bel avenir.Emile Clément (Maurice Chevalier), homme d'une cinquantaine d'années; ancien comédien, est directeur d'un studio cinémantogra- phique, Un jour, devant sa porte, il trouve une jeune fille (Mndeletne Derrter), venue à Paris pour rejoindre son père Emile lui propose d'habiter chez lui.L'amitié paternelle qu'il ressent pour Madeleine go transforme peu a peu en un amour qu'il ne peut combattre.Madeleine rencontre, au studio, Jacques (Francois l\u2019ériert, l'homme à tout faire du studio et fils adoptif d'Emile.Ebauche d'un fhrt, ear tx v'éprennent l'un de l'autre, leur bonheur serait parfait mais Jacques apprend que Madeleine est la protégée d'Emile et qu'il en est amoureux, Jacques, plein d'Aamertume, décide de rompre.Au cours d'une scène d'amour que Jacques et Mndcleine doivent tourner ensemble, Emile, spectateur de la scène, comprend qu'il a dépassé l'heure d'aimer, Il s\u2019efface pour que jeunes gens soient heureux les \u201cLe Silence est d'Or\u201d prendra l'affiche vendredi à l'Orphéum, en version originale, et au Capitol, en version anglaise, soug le titre \u201cMan About Town\".AU LOEW'S \u201cDuel in the Sun,\u201d qui entree prendra vendredi une deuxième senutine À l'affiche au Loew's, est une adaptation du célèbre roman de Niven Bush; c'est un mélodrame psydhologique qui se dang leg prairies du Texas Ce film en couleurs, tant discuté aux Etats-Unis, met eu vedette Gregory Peck, Jentfer Jones et Joseph Cotten.La distribution comprend également Lionel Barrymore, Herbert Marshall, Liliann Gish, Chartes Bickford, Otto Krupusse eger, Walter Huston et nombre d'autres.19 acteurs parmssent sur le cran ainsi que 756 tétes de betmil el 1,000 chevaux, Pour la scène de cavalerie filmée à [askv Mess on eut recours à 3,600 extra, tandis qu'un séjour Tucson, de six setumimnes à Arizona, fut nécessaire pour tourner les extérieurs C'est David-O.Selznick, le producteur de \"Gone With the Wind,\" qui « produit et réalisé the Sun\u201d \u201cTel an 'ros de quite LG Cpe?PAGE TROIS a °° AU PALAC Marlene Dietrick E revi .néma américain aver le vin \u201cGolden Earrings\u201d, qui prendra ; Miiche au Palace vendredi.Elie J en Vedette aux côtés de Ray C'est l'aventure d'un officier an- lais (Ray Milland), qui écha aux nazis, en territoire occupé par Ces derniers, RTÂce à une bon.mienne (Marlene Dietrich).) Mitchell Leisen a dirigé cetre production, qui st Une adaptatio cinématographique du populaire roman du même titre de Yolanda Peldes.Le film est présenté par te célèbre commentateur \u2018 cain Quentin Reynolds.\u201cGolden Earrings\u201d | CHR Je baryton améri- ance à l'é.Murvyn Vye : Pon « Applaudt dans OKI er et Carousel\u201d sur ie Broadway.Ij interprète plusieurs chanson i tanes.Marlene Dietrich re elle aussi, ne \u201che WAU PRINCESS \u2018 ed\u201d, qui prendru l'afri- che vendredi au Princess, met er Vedette Edmund O'Brien Fila Raines, William Hendix ot Vincent Price.Le scénario mêle avec bonheur des histoires d'amour à des aventures de meurtre et plaira à tous par un dosage x et de mystère, rot de comédie Bendix, qui personnifie film un lieutenant-détec Cu des félicitations pour son re- ete portrait d'un officier de police de A ' chef Ernie a de uncle Le second film à l'affiche s'intitulera \u201cGhost Goes Wiig met en vedette James Allison Anne Gwynne et Edward Everett Horton.Avec Horton, 1! est inutile de dire que c\u2019est une comédie À L'IMPERIAL ,Ç Le tlm principal qui prendra l'affiche vendredi au cinéma Imperial, est une comédie muslca- le intitulée \u2018Hit Parade of 1947\" mettant-en vedette Eddie Albert, Constance Moore, Joan Edwards et Gil Lamb Hit Parade of 1947\" est un veritable Spectacle cinématogra - phique.au cours duquel l'on voit en plus des vedettes déjà mentionnées, le fameux Orchestre de danse de Woody Herman of l'inimitable Roy Rogers.Le fllm comprend des numé- chant et de danse, en plus d'une intrigue passionnante AUlant qu'amusante, qui plaira à tous Le second fim s'intitulern \u201cBells of San Angelo\u201d et met une fois de plus en vedette Roy Rogers, qui «apparait aussi dans le premier film.Roy Rogers personnitie un detective à lu recherche d'un erl- minel, Des situations tendues et dans ce tive, à re- { | | | Viennent de paraître de l'Académie Car \"1914\" tout de là Grande Guerre Analogies avec nous venons Réactions des nts de Son.Formation pataillon- \\ celle qu rr PAA AAA AAA AAA A Al A AAG A Al A Al Sel TOME XX Bou LES TOMES XIX, XX et XXI L'HISTOIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC par Robert Rumilly première mondiale.de traverser- \u2014 Philippe LANDR Yo Période de un denouement (palpitant.\\ \\ + \\ \u2018 \u2019 \u2018 4 \\ \\ \\ \u2018 \\ \u2018 \\ \\ + ; \\ \u2018 » » \\ » \\ \\ ; ; \\ ¢ » 4 \\ y \u2018 \u2019 \\ \u2018 \u2018 ) 3 \\ \\ | \u2018 radiennefrançaise ce TOME XIX Les trava vernemen ux du t provincia], Victoire de C ourcelet remportée par le 22e b taillon.Lutte à Ontariens Cc glement 17.) Conscription, ages de TOME xd tion du \u201cService National\u201d, Electiong triompha- | les de Sir Lomer Gouin.\\ [\u2014 \"COURCELETTE\"__ es Francoontre le Re.te a- Volume relié : $1.75 \u2014 Volume broché : $1.25 En vente dans toutes les librairies et chez l\u2019éditeur EDIT MONTREAL IONS débuts à l\u2018écran laissent présager 5221, ave De Gaspé, Montréal-14 Tél : TA.ryaes a; PAGE QUATRE .* = Quand*Duplessis cons Est-ce \u201cLe Devoir\u201d qui désirait emprunter les cent mille dollars ?Une maligne insinuation de M.Duplessis à laquelle le philanthropique journal n\u2019a pas répondu.\u2014 A qui appartient-il an juste.à l'heure actuelle ?\u2014 Pourquoi avoir accusé le Premier Ministre de vouloir mettre la main sur les Caisses Populaires ?Qui est aujourd'hui le véritable propriétaire du \u201cDevoir\u201d ?Quelle fut la cause de son accusation contre M.Duplessis de vouloir mettre la main sur les Caisses populaires?Pourquoi n\u2019a-t-il pas répondu à l'insinuation malveillante du chef de l'Union nationale ?\u2014 Voilà trois questions depuis longtemps posées au duo Gérard Filion-André Laurendeau, et auquel il ne s'empresse guère de répondre.Depuis près d\u2019un an, en fait, depuis la mort de Georges Pelletier, directeur de la feuille \u201cnatisnaleuse\u201d, \u201cL'Autorité a raconté à maintes reprises comment celui-ci était entréen tractations, peu auparavant, avec l\u2019Archevéché de Montréal, pour lui passer le contrôle du \u201cDevoir\u201d, moyennant quoi Georges Pelletier et sa femme avaient été assurés d'une pension substantielle jusqu'à leur décès.Peu après la mort du successeur de M.Bourassa, le fondateur jeté par-dessus bord il y a une dizaine d'années, \u2014 M.Gérard Filion, secrétaire de l'Union Catholique des Cultivateurs, fut appelé à prendre la direction du journal de la rue Notre-Dame est.11 procéda aussitôt à un chambardement général du personnel, et rendu au vingtième guil- lotinage, il s'adjoignit M.André Laurendeau, chef démissionnaire du Bloc Popu à la Législature.On s'attendait alors à une déclaration sur la politique future du \u201cDevoir\u201d, mais il n'en fut rien.Après une série d'attaques contre M.Duplessis, attribuée par plusieurs observaÿeurs au fait que le chef de l'Union nationale, plutôt que d'adopter le \u201cDevoir\u201d lui avait préféré le \u201cMontréal-Matin\u2019, une nouvelle attaque plus violente encore fut déclanchée : c'était de vouloir mettre la main sur les Caisses populaires afin d'en faire des organismes politiques.L'hon.Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, était représenté comme violemment opposé à celle manoeuvre el susceptible même d'offrir sa démission.(Suite à la page 2) M.J.-C.HARVEY CONTREDIRA Me PAPINEAU-COUTURE A L'INS.DEM.M.Jean-Charles Harvey, fondateur du \u201cJour\u201d et vaillant combattant pour la liberté de parole, sera le conférencier de l'Institut Démocratique Canadien, le jeudi, 27 novembre, dans la vaste salle du Montreal High School, à 8 h.15 PM.Avec M.Harvey, on est toujours assuré d\u2019une soirée aussi intéressante que stimulante, et l'on voudra donc se rendre en foule pour l'entendre.Le Sénateur T.-D.Bouchard, fondateur de l'Institut, écrit dans \u201cLe Clairon\u201d : \u201cL'Institut Démocratique Canadien a inauguré sa série de conférences de la saison 1947-48.C'est Me Papineau- Couture qui a été présenté au public de Montréal comme premier conférencier de l'automne 1947.Il a parlé sur les relations qui devraient exister entres les diverses nations démocratiques et l'Union des Républiques Soviétiques pour cn arriver à prévenir une nouvelle guerre mondiale.La savant conférencier a réuni dans la vaste salle du Montreal High School un auditoire de plusieurs centaines de personnes, ce qui démontre que l'Institut Démocratique n'a rien perdu de sa popularité.\u201cLe prochain ôrateur au programme sera M.J.-C.Harvey.IL parlera aussi de la question brûlante du jour : Les activités du Gouvernement soviétique et du Parti communiste russe.Tout le monde est au fait que sur cette question M.Harvey ne pense pas comme M.Papineau-Couture L'oeuvre de l'Institut, qui permet d'entendre des conférenciers ayant des idées différentes de celles que nous trouvons dans la bouche de ceux qui montent ordinairement sur nos tribunes, est une oeuvre louable et qui, les hommes de progrès l'espèrent, sera permanente.\u201d Comme à toutes les conférences de l'Institut, l'entrée sera absolument gratuite le 27 novembre prochain, et chacun est le bienvenu à 3449 rue Université.POURQUOI M.COSSETTE PARLA-T-IL DE \u201cCASSETTE\u201d A L'OUBLIEUX CHEF ?(Chronique spéciale à \u201cL'Autorite\u201d) QUEBEC, 21.\u2014 A la Commission Scolaire, depuis l'intervention personnelle de M.Duplessis dans ce domaine, les choses ne marchent pas sur des roulettes rondes.M.le commissaire Cossette n'est pas encore guéri de la maladie qu'il a contractée de n\u2019en avoir pas été nommé le président.Lors d\u2019une subséquente rencontre avec M.Duplessis, qui lui avait promis cette présidence, mais qui, comme en bien d\u2019autres circonstances, a renié sa promesse, M.Cossette a manifesté sa mauvaise humeur de façon assez peu respectueuse.Il aurait dû songer pourtani que M.Duplessis ne se gêne aucunement de renier ses écrits, témoin son contrat pass avec Paul Gouin.de malheureuse mémoire.: M.Cossette aurait dit au Premier ministre : \u201cTu ne m'as pas donné la présidence que tu m'avais promise, alors gare à la cassette!\u201d Etait-ce un jeu de mots de la part de M.Cossette ?Etait-ce une allusion à la \u201ccassette électorale\u201d, si chère au coeur du Mauricien ?Etait-ce une allusion à la mauvaise réputation de cette fameuse cassette, d'ordinaire remplie grâce aux gros contrats prodigués à des amis.reconnaissants ?Toujours est-il qu'on n'a pas encore trouvé le mot de l'énigme, mais le Premier Ministre n'en prit pas moins fort mal l'observation.Il aurait répliqué à l\u2019importun qu\u2019il devrait être satisfait d'avoir été nommé commissaire, \u201calors que bien d\u2019autres mieux qualifiés que lui auraient pu être choisis.\u2019 M.Cossette a trouvé que c\u2019était là jeter du plomb fondu dans sa plaie béante.* RIRI ls NE LES LETTRES Jacques Cartier, capitaine du roi Si Jacqueg Cartier donna le Canada à la France, il ne fut pas à proprement parler son premier découvreur Quand, en 1534, 11 partit de Saint-Malo pour les terres d'Amérique, l'Europe connaissait depuis Jongtemps l'existence de celles-ci.Maints navigateurs et pécheurs y avaient abordé déjà, ou les avaient contemplées de leurs navires.Leur prédécesseur à tous serurent l'Islandais Leif Erikson, qui découvrit en I'an 1000 la rive canadienne.En 1472, le Danois Jean Scolp longe les fa- Jaises du Labrabor.Même aviunit lit découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492, les pécheurs basques et bretons ten- durent leurs filets sur les bangs de Terreneuve et de l'Acadie.Cinq ans après le Voyage de Colomb, Jean C'abot aurait atteri à Terreneuve et il aurait aperçu de son bord lIly du Cap-Breton.D'autres nuviguèrent encore de long du littoral canadien: le l\u2019or- tugais Corté-Réal en 1500, l'Espagnol Fernandez en 1502, sous pavillon anglais, le Français Jean Denis en 1506 et Thomas Aubert de Dieppe, en 1508.Curtier lui- même aperçut le sol canadien dix ans avant son expédition officielle, payés par le roi François ler, au coût de \u201csix mil livres tournois\u201d, ou quelque $12,000.d'Aujourd'hui.Ne fnisait-il pas partie, en 1524, de l'équipage de ce Giovanm Verrazzano, qui révéla définitivement l'Amérique à la France et lui donne le joli nom de Nouvelle- France?Quand le souverain le charges en 1534 de sa mission, le Malouin ne navigua.point à l\u2019aventure.Il savait ce qu'il voulait où il allait et pourquoi.L'un des meilleurs pilotes de son temps, il suivit si bien sa route qu'il atteignit le continent américain en vingt jours, si Nanti du titre important de \u201ccapitaine «t pilote de Roy\" Cartier quitta Saint-Malo le 20 avril 1534, avec deux navires d'environ soixante tonneaux chacun, manoeuvrés par 61 hommes d'équipage.Il avait eu toutes leg miséreg a engager ses hommes, car les bourgeois et marchands de la région malouine.intéressés aux pêcheries de Terreneuve et craignant pour le recrutement de leurs barques \u201cont caiché et faict caicher, raconte Cartier lui-méme dans sa langue pittoresque, les dits mais- tre de navires, maistre mariniers et compaignons de mer\u201d.Cartier dut donc recourir à la loi, pour déjouer les Manocuvres des mar- chandg et s'assurer les services d'hommes de son choix, des routiers et des braves.À ce moment, il n'est pas question d'évangilisa- tion des sauvages et de rayonnement de la foi dans les solitudes neuves de l'Amérique.François ler voit d'abord en Cartier un prospecteur d'or.Dans ses instructions à Jean de Vymond, trésorier de la Marine, à qui il enjoint de mettre à la disposition du marin les fonds qu'il lui faut, 11 est nettement noté que Cartier doit \u201cfaire le voyage de ce royaume es Terres-Neuves pour des- couvrir certaines yles et pays ou l'on dit qu'il se doibt trouver grant quantité d'or et autres riches choses.\u201d C'est la le seul document officiel qui existe, relatif à l'expédition, et il n'y est nullement question de l'intention de François ler de porter la bonne parole aux indigènes du nouveau monde.A noter d'ailleurs qu'aucun prêtre ne se trouve parmi les compagnons du navigateur, * & * M.Gustave Lanctôt revient sur ces choses dans un nouvel ouvrage: Jacques Cartier devant l'histoire.(1) Comme sur tant de grands hommes du passé, il s'est écrit et répandu nombre de fantaisies et légendes sur le découvreur du Canada.A la lumière des documents l'historien s'emploie à rétablir la vérité.En mai 1535, Jacques Cartier part pour un nouveau voyage au Canada, et cette fois encore le documest l'y autorisant ne mentionne aucun objet missionnaire, Cartier et ses hommes se confessent et communient avant de partir, et ils reçoivent la bénédiction de Monaeigneur de Saint-Malo.A son retour, le navigateur écrit dans sa relation de voyage que, vu sa découverte d'une \u201cinnumérable can- tité de peuples\u201d au pays visité son expédition donne \u201ccertaine espérance de l'augmentation future de nostre dicte très saincte Foy.{Suite à la page 2) L'AUTOR:TE, MONTREAL, 22 NOVEMBRE 1947 Ses tractations avec le colonel George Drew rappellent celles qu\u2019il eut avec \u2018\u201cMitck\u2019\u2019 Hepburn vers 1937-38.\u2014 Touchante rencontre avec \u201cMitch\u201d autour d\u2019une table bien garnie.\u2014 La lutte de corsaire engagée par l\u2019hon.Adélard Godbout contre le cynique dictateur.(CHRONIQUE SPECIALE A \u201cL\u2019AUTORITE\u201d) Québec, 20.\u2014 Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019en fixant l\u2019ouverture de la session législative au 14 janvier, avec le but avoué de la clore avant Pâques, M.Duplessis entend dé- clancher les élections provinciales avant les fédérales.Celles-ci auront vraisemblablement lieu à l\u2019automne, et comme le chef de l'Union Nationale appréhende avge raison l'effrondrement du parti conservateur-progressiste, il espère sauver sa peau en brûlant les étapes.Mais füt-il le premier à se jeter dans la mélée, il ne prendra pas au dépourvu les libéraux provinciaux, M.Adélard Godbout le lui à bien montré en inaugurant, samedi dernier, la nouvelle série des déjeuners-causeries du Club de Réforme, à Québec, devant un nombreux et vibrant auditoire.\u2019 Le chef de Opposition a formellement accusé le Premier ministre Duplessis et son gouvernement d'imposer aux corporations scolaires et municipales, aux maisons d\u2019ensci- gnement et d'hospitalisation un contrôle dictatorial dégoûtant.Il a précisé que certaines maisons d'enseignement et d'hospitalisation ont déjà même refusé des octrois gouvernementaux, à cause des conditions ruineuses qu'on leur imposait.Il a ajouté que le contrôle est tel que des maisons d'enseignement n'ont pas même la permission d'inviter par- tois le chef de l'Opposition à certaines manifestations scolaires.M.Godbout a reconnu que les deux principaux problèmes qui attendent en ce moment une solution, dans le domaine social, sont la construction des logements et l'amélioration de la santé publique.!! a reproché au gouvernement de l\u2019Union Nationale de ne rien faire pour les régler et de tenter d'échapper à sa responsabilité en recourant à des faux-fuyants.Ceux qui ont entendu le chef du Parti libéral provincial s'accordent à reconnaître qu'il enfonçait les chevilles à la honne place.Quand un problème est épineux, quand il exige du Gouvernement provincial une politique réaliste, M.Duplessis, soi-disant champion de l'autonomie, s'arrange toujours pour en rejeter l'entière responsabilité sur le dos du Gouvernement fédéral.I en va aujourd'hui du logement comme autrefois du chômage.H est tout de même curieux \u2014 si avec le Mauricien il ne fallait pas s'attendre à tout \u2014 que la \u201ctotonomie\u201d tant glorifiée ne soit destinée qu'à servir les intérêts du colonel George Drew, Premier ministre de l'Ontario.Envoyer au diable tout contrôle fédéral, et se mettre à quatre pattes devant le Premier ontarien, il fallait un évadé des forêts du St-Maurice pour trouver cette scapinade.Cette adulation envers un Premier de la province voisine est du reste familière à l'actuel Premier du Québec.Alors que M.Mitchel F.Hepburn, chef du gouvernement ontarien, vers 1937-38, aspirait à supplanter M.King comme Premier du Dominion, on vit aussitôt M.Duplessis se rapprocher de cet ambitieux mécontent.Au cours d'une rencontre dans un grand hôtel de Montréal, ils offrirent ce spectacle bien digne de passer à la postérité.Réunis autour d'une bouteille de scotch Dewar's Special, ils devisaient fort amicalement sur les moyens les plus propres à parvenir à leur but.À un moment donné, un waiter pénétra dans la pièce, armé d'ûne nouvelle carafe d'eau de selz, réclamée par les festoyeurs.Le spectacle offert en valait la peine.\u201cMitch\u201d, ainsi qu'on appelait familièrement le Premier ontarien, tenait par le cou son confrère du Québre et lui disait, avec des larmes dans la voix : \u201cAppelle-moi toujours Mitch et je t'appellerai toujours Maurice !\u201d Le malheur voulu qu\u2019un aussi émouvant compagnonnage fût \u201csiphoné\u201d par des événements ultérieurs, Miteh et Maurice ayant sombré tour à tour sous la table.de la politique.Le nouveau duo George et Maurice sera-t-il plus heureux ?On le saura tout probablement avant la fin de l'année.Mais une fameuse pythonisse que j'ai récemment consultée au pied de la statue de Champlain, sur la Terrace, m'a confié : \u201cGeorge et Maurice, a tous deux, ça ne vaut pas une chique de tabac canayen !\u201d .ROBUR.COMME QUOI JERUSALEM EST ENCORE AUJOURD'HUI UN RAPPEL BIBLIQUE L'antique ville de Jérusalem a-t-elle beaucoup changé depuis les temps bibliques ?Il paraît que non, et c\u2019est un correspondant du \u201cCanadian Jewish Chronicle\u201d qui nous le dit dans un intéressant article reproduit du \u201cPalestine Post\u201d.Dans une profonde valllée qui s\u2019étend de la route de Bethlehem au quartier juif de Yemin Moshe, on trouve le marché de Birket es Sultan, lequel, si l\u2019on en croit une inscription placée le long de la route ; fut remis à neuf par Solliman le Magnifique en 1536.En réalité, le cloaque d'eau verte qu'on trouve peut difficilement être baptisé du nom de source ou de fontaine, car c\u2019est devenu un réceptable pour les eaux d\u2019égoût du Yemin Moshe, c\u2019est-à-dire un lieu propice à l\u2019éclosion de miliers de moustiques et un danger pour la santé de tout le voisinage.Un peu à la droite on aperçoit l'hôpital des animaux, près duquel, chaque vendredi, se tient une foire aux chameaux, chevaux, ânes et moutons.Il n'y a pas à cacher que cette foire, chaque vendredi, est un lieu particulièrement recherché des touristes.Ici, le temps semble s'être arrété.Presque tous les habitués du marché sont vêtus comme l\u2019étaient leurs ancêtres il y a des centaines d'années.Leurs mouvements sont les mêmes et leur mode de faire une transaction n\u2019a pas non plus changé.L'acheteur de moutons continue de décrire les animaux qu\u2019il entend acheter comme \u201cle comble de ce qui ne vaut rien\u201d.Les trafiquants de chevaux continuent de regarder dans la gueule des bêtes avant de prendre une décision.Il faut entendre le vendeur prendre le ciel à témoin que tel cheval est \u201cplus rapide que la pensée\u201d, ou bien que tel cha- meau peut accomplir son travail en moins de temps qu\u2019une © (Buite à la page 2) I Là cote.pire avec les Ontarien \u2014 Neng rm 33e ANNER a Gare aux doctrinaires c\u2019est l\u2019engeance la plus dangereuse Diplomate qui se remarie avec son ancienne \u2018femme\u2026 C\u2019est lord Inverchapel, ambassadeur britannique aux Etats-Unis.\u2014 Carrière du plus excentrique des diplomates.\u2014 La pipe de Staline vs le cigare de Churchill, (Courrier de Washington) En plein milieu de la crise financière britannique, lord Inverchapel, ambassadeur britannique du Royaume-Uni à Washington, s\u2019est permis.en dépit de son ministre, M.Bevin, de prendre les prentiè- res vacances qu\u2019il ait cues depuis dix ans.C\u2019est qu\u2019il avait quelque raison de s\u2019absenter.H devait, en effet, se marier avec une jeune femme, de vingt-neuf ans moins âgée que lui, Ma- ria-Thérésa Diaz Salas, fille d'un richissime industriel chilien, ct Pune des plus grandes beautés d\u2019Amérique du Sud.C\u2019est la deuxième fois que miss Diaz Salas épouse un di- plomatc britannique.En 1929, clle s'était mariée avec l\u2019ambassadeur de Grande-Breta- gne à Santiago.Le président du Chili était son témoin.Son mari s'appelait Archibald'Clark Kerr.Après douze ans d'une union que rendaient incommode les perpétuels voyages de son époux, elle dc- mandait, en 1941, le divorce, Paccusant de l\u2019avoir abandon- néc pour rester en Chine.Sir ans plus tard, elle se remarie, Mais en changeant de nom, en troquant celui de lady Archibald Clark Kerr contre cclui de lady Inverchapel, elle n\u2019a pas rompu avce son passé.L'actuel ambassadeur à Washington et l\u2019ancien envoyé au Chili ne sont, en effet, qu\u2019ion soul et même homme.En se remariant, lord Inverchapel clot une longue discussion qui avait mis aux prises les moralistes de la cour dc Buckingham et les services du Forcign Office.Les premières considèrent que la vie privée d\u2019un diplomate doit être de verre, et les principaux arguments u- vances par eux contre lord Inverchapel avaient tous trait à son divorce, et si sir Clark Kerr fut fait lord, ce fut par faveur extraordinaire.Par son second mariage avec la même femme, lord Inverchapel a donc satisfait «au code de honneur diplomatique, Il est vrai qu\u2019il épouse une étrangère, \u2014 ce qui cst formellement contre-indiqué par les règlements du Forcign Office, \u2014 mais tout vaut mieux que le scandale.Et d\u2019ailleurs, Archibald, \u201cArchic\u201d comme Pappellent les Américains, cst un cxcen- trique qui ne fait rien comme tout le monde.Seul survivant d\u2019une vicil- lc famille écossaise \u2014 ses quatre frères sont morts jeunes \u2014 ct tôt orphelin, une mala- dic pulmonaire lui interdit les études.Il parvint cependant, grâce aux nombreux voyages qu\u2019il fit à la recherche de la santé à apprendre toutes les langues curopéennes, le rus- sc aussi bien que l\u2019allemand.Au Foreign Office, za carrière ne fut pas de tout repos.Rappelé d\u2018Egypte pour insubordination, il reprit du service quelques annécs plus lard, mais il lui arriva de multiples mésaventures.Il fut arrêté deux fois, et son avenir manqua être détruit lorsqu\u2019un agent de police yankee le trouva en train de faire du nudisme sur les bords du Potomac.Il était alors tout jeune attaché.Ne pouvant trouver le sommeil, par une chaude nuit de juin, il alla prendre le frais sur les bords de la rivière.Un orage survint et, trop heureux de l\u2019aubaine, il dissimula ses vêtements sous un arbre et Soffrit a la douche C\u2019est dans cet apparcil qu\u2019un agent le trouva, un quart d'heure plus tard, incapable de remettre la main sur ses habits.On ne badinait pas, à cette épuque où le nudisme n\u2019était pas admis, et le futur ambassadeur eut.toutes les (suite à la page 2) L\u2019âge d'or fictif promis par les communistes aux ouvriers au coût de 10 millions de vies humaines.\u2014 Quand l'opposition veut se suby tituer de force au pouvoir.voilà le totatita.risme et non plus la démocratie.(Collaborations particulière à \u201cL\u2019Autorité\u201d) L'armature du programme communiste, qui sert éblouir les ouvriers, se résume comme suit : a) Suppression des capitalistes; b) Prises de Possession des moyens de productions, c\u2019est-à-dire des usines, par le, ouvriers, ainsi que des maisons, surtout celles des riches ; c) Distrbution aux ouvriers des profits; d)Contrôle absoly de la production par les ouvriers; ¢) Prépondérance des ouvriers dans les bureaux de direction et d'administration ; f) Pas de travail à la tâche.a Le régime communiste est établi en Russie depuis 3 ans.H a pris le pouvoir grâce à l'aide des ouvriers et il a eu toute la liberté et le loisir d'instaurer ce programme alléchant.Voyons dans quelle mesure il l\u2019a fait.Les capitalistes ont été liquidés, c'est vrai, mais à leur place a surgi un capitaliste unique, L'ETAT, Moloch omnipotent qui a accaparé tous les moyens de production, les administre et les dirige à sa fantaisie, sans se préoccuper des ouvriers, emploie les profits à sa guise, a enchaîner les uorviers à l'usine, s'est emparé des maisons et y entasse les ouvriers comme des animaux dans des compartiments trop petits, ne tolère pas les grèves ni les revendications du travail de quelque nature qu\u2019elles soient, à rétabli le travail à la tâche, de la façon la plus dure.Pour résumer, Capitaliste.Etat a plongé les ouvriers dans des conditions pires que celles qui existaient sous le régime capitaliste, il y à cent ans.Tous les gains acquis par le travail, sous le régime capitaliste depuis cent ans ont été anéantis.l\u2019our arriver à ce beau résultat, il en a coûté dix million, de vies humaines et des souffrances inouies au peuple russe, mais d'après les doctrinaires marxistes, une idéologie est sans prix.Si les ouvriers russes pouvaient s'exprimer librement, : À ils diraient sans doute des choses surprenantes aux ouvriers canadiens.Les bonnes ames qui interprétent les événements pol tiques, ailleurs, à la mesure qui sert en démocratic, pou.ront s'étonner que la vie d'un chef d'opposition soit mise en danger, comme la fuite sensationnelle de Mikolajezyk, de l\u2019ologne, vient de le démontrer et comme le défunt régime hitlérien en a fourni de nombreux exemples.Le fait est que les régimes lotalitaires sont liés à des idéologies, toujours utopiques, qui n\u2019admettent ni altération, ni division, qui ne se partagent pas plus qu\u2019une bulle de savon.L'idéologie doit être UNE ou ne pas être.C'est ce qui explique la férocité des totalitaires à l\u2019endroit de toute sorte d'opposition.Les partis politiques constitués sur des structures cons titutionnelles, tels que nous les connaissons sous les véritables régimtes démocratiques, ne sont liés à aucune théorit, utopie ou idéologie.Ils geuvernent, ou ils sont dans l'opposition.Ils pourront, selon les circonstances, préconiser des pre grammes politiques qui leur sembleront avantageux pou prendre ou garder le pouvoir, mais si le peuple n\u2019en veut pas ils sont rejetés dans l'opposition tout simplement.Cela n'e trainent nullement leur destruction ni la suppression d leur chef.Le pire qui peut leur arriver est de rester dam, § ! l'oposition jusqu'au moment où ils pourront proposer @: peuple un programme supérieur à celui de leurs adversaires: Ils ne peuvent pas s'emparer du pouvoir ni y rester contr\u201d.À le gré du peuple.L 4 Il n'en est pas de même des partis idéologiques: uns 3 fois maîtres des leviers de commande d\u2019un pays, ils ditrid À ca sent systématiquement toute opposition.i : ve L'oeuvre des partis doctrinaires et idéologiques cst i Ric grande tragédie de l'époque moderne.Ce sont leurs utopi 2 Or qui ont apporté au monde tous les maux sociaux ct économ' à ve ques dont il souffre et qui ont détraqué tout le système #.de nomique de l'Europe.3 Deux provinces canadiennes sont aux mains de parts 2 doctrinaires l\u2019Alberta, avec le Crédit Social ef la Sackd chewan, avec les CCF.Si ces partis n'ont pas réussi à ap.quer intégralement leurs principes utopiques c'est grâce © gouvernement fédéral qui usant de ses pouvoirs constitt tionnels y a mis obstacle.Malgré cela, ils ont réussi d ir; planter une petite dictature qui fait sentir sa tyrannie do l\u2019économie du pays.Gare aux doctrinaires ! C'est une engeance danger : J.-B.COTE.errr?fem rrr?M.Sampson, prop.HA.1847 Rector\u2019s Bar-B-Q 4903, Boul.St-Laurent "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.