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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 8 mars 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1952-03-08, Collections de BAnQ.

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[" 37e ANNEE \u2014 No 34 J.-A.Fortin, Directeur DANS LA VILLE DE MEN La fête.dé ce fruit dure toute une semaine.| \u2014 \u201cUn thème de sermon: Un citron ét riôn point Pévangile de Saint-Jean.- \u2014 Une ambiance qui rappelle les jours ; heureux d\u2019avant-guerre.Dans la coquette ville de MENTON que le grand géographe ELISEE RECLUS appelait \u201cla perle de la France\u201d et qu\u2019un Canadien français de Montréal a contribué à libérer en 1944 de l\u2019occupation allemande, viennent d\u2019avoir lieu les traditionnelles fêtes du citron.Durant une semaine, à MENTON le citron est roi.C\u2019est que Menton est la seule ville de France où le citron est récolté en abondance.Dans les grands jardins de l\u2019avenue de VERDUN, les petits cailloux ont été remplacés par les citrons, les oranges et les mandarines.Sur toutes les rues, ce sont des guirlandes de citrons et d\u2019oranges et les fruits d\u2019or |?décorent les étalages de tous les magasins.Sur l\u2019avenue Bennett an commerçant de cycles de Saint-Etienne, a jugé à propos de disposer une bouteille de COCA-COLA au milieu des oranges.Dimanche, je me suis rendu à la vieille église Saint-Michel où devait avoir lieu une cérémonie pittoresque.Le curé a prêché en français puis il a dit quelques mots en patois mentonnais, en allemand et en italien.De charmantes mentonnaises qui avaient pour la circonstance revêtu le costume du pays qui ressemble beaucoup à celui des niçoises offraient le pain bénit aux assistants venus de tous les pays de l\u2019Europe.Elles étaient accourues de toutes les petites vallées avoisinantes : le CAREI, le BORRIGO, GORBIO et CASTELLAR.D\u2019autres étaient descendues de grand matin du village de SAINTE-AGNES perché en nid d\u2019aigle à 2,400 pieds au- dessus de MENTON.Le curé a pris comme thème de son sermon, le citron et non point l\u2019évangile de Saint-Jean.Je lis dans une église de MENTON : \u201cOn est prié de n\u2019entrer dans la maison de Dieu qu\u2019à condition de ne pas porter de \u201cshorts\u201d trop courts.\u201d Dans cet heureux pays où tout le monde a le sourire aux lèvres, le corps des sapeurs- pompiers a décidément peu à faire, les incendies étant à peu près inconnus.Mais le maire a décidé que lorsqu\u2019une mère est en voie .d\u2019accoucher, il il suffira d'alerter les pompiers afin de la faire transporter ala \u2018clinique.\u2018 La bataille de flears qui s\u2019est déroulée sur la terrasse Georges V avait attiré une foule considérable.De ravissantes voiturettes, des ânes chargés de corbeiiles de fleurs attirèrent particulièrement l\u2019attention.L\u2019ambiance gé- _nérale rappelait celle des jours heureux d\u2019avant-guerre.\u201c- ront toujours srs d'un séurire et d\u2019une courtoisie sans égale.Comment ne pas être joyeux par une si délicieuse journée de printemps, alors que le soleil scintillait sur la mer immobile ?Avec son cadre admirable de montagnes qui l\u2019enserrent et la protègent du froid, Menton n\u2019est-il pas un de ces sites privilégiés; véritable jardin de la planète qui attire et retient le plus indifférent par la grâce et le charme du plus aimable décor de vie heureuse ?Vincent BROSSE AU Un four de l'horizon économique Les prévisions actuelles pour l\u2019année 1952 indiquent une haute moyenne générale d'activité économique, dit The Bank of Nova Scotia dans le dernier numéro de sa \u201cRevue Mensuelle\u201d.Et on ne doit pas certainement perdre de vue la possibilité d\u2019un retour de fortes pressions inflationnai- res, plus tard dans l\u2019année.D'un autre côté, les affaires ne seront peut-être pas des meilleures au cours des quelques mois à venir \u2014 Période annuelle de stagna- Bien que l'année fasse voir encore de l\u2019expansion, le tableau de.fin d'année est bien plus mélangé que celui de la fin de 1950.Aujourd'hui, la demande de main-d'oeuvre est moins intense dans bon nombre de métiers et d'industries, surtout dans le domaine des produits de consommation, et le chômage, jusqu\u2019à la présente période de l'hiver, a dépassé quelque peu les chiffres de l\u2019année dernière, sans toutefois atteindre ceux d'il y a deux tion commerciale \u2014 et bien des| an signes semblent indiquer que les conditions pour l'année entière seront loin d\u2019être uniformes d\u2019une industrie à l\u2019autre.Quant à l'atmosphère commerciale, le contraste est encore plus frappant.L'année dernière, l\u2019in- (suite à la page 2) AIR.CANADA (TCA) ¢ PROBLEME DE JUMELLES, \u2014 Ces deux nouvelles hôtesses de l'air, Marjorie et Marion Quinney, de London, Ontario, qui viennent de terminer leur période d'entraînement à l\u2019école des hôtesses d'Air-Ca- nada, (TCA) intrigueront certainement lenrs passagers transcontinentaux, Toutefois, que ces derniers s'adressent à l'une ou l'autre, ils se- Sans doute que les hommes les examineront de près pour déterminer ln- quelle est, Marjorie.ou Marion.Parions que les commandants de bord seront eux-mêmes les premiers: mystifiés.(PHOTO.TCA) gétique.A A TRAVERS LES FAITS POSITION CHANCELANTE De tous les côtés parviennent des informations contrôlées à l'effet que l\u2019Union Nationale s\u2019inquiète de la montée rapide des forces libérales les comtés de la province.Dans Ter-, rebonne, le nouveau \u201cshah\u201d (pro-| noncez \u201cchat\u201d) sent venir la sou- Pe un peu plus chaude à mesure qu'approchent les élections.Il veut connaître son adversaire et donne des petits coups de sonde à droite et à gauche ! Inutile de courir au devant du danger; dans son cas, le danger est inévitable et la catastrophe arrivera bien assez vite.La position \u201célectorale\u201d du parti conservateur provincial s'est tellement détériorée depuis quelques mois, que Maurice Duplessis se demande si le 25e anniversaire de son entrée à l\u2019Assemblée législative ne Va pas coincider avec l\u2019écroulement de sa dictature.Le Mur d'Argent de leur Caisse électorale et le rideau de fer de la dictature duplessistes ne parviendront jamais à bloquer la vague libérale qui commence a déferler sur la province.Le ministre des élections va s\u2019apercevoir qu\u2019il est plus important d'avoir l'appal et le respect des populations que de paralyser l\u2019exercice des libertés démocratiques en ayant recours aux pro- Ti électoraux les plus abusifs.* A STE- ATHE DIMANC Le 19 september dernier, M.J.-A.Mongrain étai lu maire des Trols Rivières par TS jorité de 1.501 voix.Sept mois plus tot, le député des Trois- Rivières à l'Assemjblée législative, Maurice Duplessis, avait annoncé à ses partisans \u201cqu\u2019il aurait la peau de Mongrain\u201d et il avait profité d\u2019une séance du Comité des bills privés pour déclarer publiquement : \u201cCe qui est important.c\u2019est de changer d maire\u201d.Comment le chef de l\u2019Union Nationale pouvait-il pardonner au maire Mongrain d\u2019avoir écarté comme inadmissible et ridicule l\u2019idée même que l\u2019écroulement du pont Dupelssis aux Trois-Rivières vouvait être assimilé à un acte de sabotage ?Dimanche prochain, le 9 mars, à Ste-Arathe-des-Monts, Te maire Montrain s\u2019en vient dire à la vonnlation de Terrebonne nue, maleré son or, son alcool et sa police politique, l\u2019Union Nationale neut être liguvidée sur le vlan électoral.Maurice Duplessis veut être battu dans SON comté et qu\u2019il le sera.* -_ LEBEDEV La science pleura un de ses plus remarquables expérimenta- urs quand mourut, le ler mars 1912, le physicien russe, Pietr Nicolaievitch Lebedev : l\u2019homme qui sut démontrer en laboratoire que la lumière exerce une pression sur les corps.ntie par Kepler dans sa théorie des co- mêtes, la pression de la lumière avait été annoncée par Newton et.prouvée mathématiquement par Marxwell et Bartoli qui pro- tlamèrent l'impressionnante rencontre de l\u2019optique et de l\u2019éner- La preuve expérimentale restait à faire : elle demandait des expériences d\u2019une extrême délicatesse en raison de la ténuité du phénomène.Après douze ans de travail à l\u2019université de Moscou, Lebedev parvint à son but: \u201cL'hypothèse de la pression de la lumière\u201d, annon- ça-t-il, \u201cénoncée il y a trois cents ans, a trouvé aujourd'hui sa preuve expérimentale.\u201d I! eut bientôt la joie de voir de bons esprits s'emparer de son travail pour imaginer d\u2019autres hypothèses : cette pression de la lumiére n\u2019aurait-elle pas suffi à transmettre d\u2019une planète à l'autre les premières cellules vivantes ?* RELIGIEUX AU SIAM Les Frères de Saint-Gabriel viennent de célébrer le cinquan- de leur arrivée au Siam.Appelés par les Pères des Missions Etrangères de Paris, ils débarquèrent à Bangkok le 20 octobre 1901, pour prendre en char- Eee dre de L'Assomption.Ce col groupe maintenant plus de deux mille slèves.eo territoire siam nte-sept Frères de Saint-Gabriel \u2014 Franet même Canacats, des er: des es fone- L'AUTORITE, Becuceville, 8 mors 19572 - Aux temps de la Com; agnie des Tramways, hélas révolus à topt jamais, il y.eut des récriminations sur le service des tramways, mais ce n \u2019était que la petite bière à comparer à auj oÿrd\u2019hui.\u2014 la réflexion renversante d\u2019unj garde-moteur à un voyageur exacerk _ Que vous ayez des lois qu\u2019il tempête, que vous gelid rer et de lancer des jurons ou non, qu\u2019il fasse beau ou ou non, oubliez de vocifé- nt vous avez recueilli le vocabulaire riche d\u2019épithétes : plus ou moins malsonnantes et tenez-vous au guet à une;encoignure de rue.Là, l\u2019esprit serein ou non, contemp) z le spectacle qui s\u2019étale a vos yeux ahuris.Une foule qui piétine d\u2019impatience, sinon de froid et dont l\u2019esprit d'observation est à fleur de peau en attendant le tramway qui ne se montre pas a l\u2019horizon.La rue apparaitidevant vous, vierge de tous véhicules, méme d\u2019automol Jes, ces malheureuses voitures que la Commission de Ti gneport accuse de tout le mal.Soudain, un lourd can de la neige s\u2019amène avec ux tintamarre d'enfer et enfile une rue latérale, où les pauvres résidents seront condamnés à en entendre les rugissements pendant toute la nuit.Un tramway, sorti de l\u2019on ne sait quel antre de l\u2019enfer, est là peu pressé, son gardé-moteur, sachant qu\u2019il a un comparse et un copain en la personne du chauffeur de la lourde voiture et le regarde complaisamment s\u2019escrimer- et bloquer la rue.(Entre collègues qui puisent tous à la même caisse le jour de la Sainte Touche, on se doit des attentions délicates).Pendant ce temps, d'autres tramways se sillonnent vaguement dans le lointain.Voyant que leur prédécesseur est bloqué, ils prennent leurs aises et finalement s\u2019arrêtent derrière lui.Pendant tout ce temps, Jes voyageurs.trépignent, murmurent, d'au tres grondent, cerfains glapiss , frissonnent, jurent, rugissent, c\u2019est un spectacle qu il ne.faut pas manquer! Il y a là une question de psychologie humaine et d\u2019observation.Enfin, le premier tramway est dégagé, les compères se saluent amicalement et puis .Vous vous attendez sans doute à ce que la voiture \u201cemboîte\u201d le pas accéléré, pour venir vous délivrer du cauchemar que vous avez vécu pendant dix minutes?Non pas! le garde-mo- teur s\u2019assure que les portes sont bien fermées, qu\u2019il n\u2019y a pas de courants d\u2019air, qu\u2019aucune punaise n\u2019obstrue la voie ferrée, que ses gants sont à la bonne place; il jette un coup d'oeil distrait sur les affiches lumineuses des cinémas, songe à l\u2019heure où il lui sera permis de faire comme les autres et d\u2019aller s\u2019assoupir dans une salle climatisée et, enfin, poussant un long soupir, il dégage la manette de démarrage, doucement, pas trop vite (que vou- lez-vous un accident est si vite arrivé!), et majestueusement le véhicule s\u2019avance lentement, comme s\u2019il n\u2019avait pas de minutes de rotard à se faire pardonner par les malheureux voyageurs qui n\u2019en peuvent plus, mais.Une ruée formidable s\u2019effectue a\u2018 l\u2019avant ou à l\u2019arrière.Chacun se précipite en coup de vent pour se trouver un siège un peu confortable; on se bouscule, on se tiraille, la grosse dame au visage écarlate souffle comme une baleine, après un si formidable effort d\u2019ascension, un monsieur malingre se plaint d\u2019avoir été pris en un étau formidable; personne n\u2019ose blâmer le garde-moteur, parce qu'après tout, peut-êre n\u2019y a-t-il pas de sa faute et tout comme \u2018èn cour d'assises, ce meurtrier de notre ultime patience bénéficie du doute.Il s'ensuit une sentence suspendue que nul ne prononce, tandis que chacun se suspend comme il le peut aux courroies pour ne pas risquer d'aller tâter du moelleux des genous de la grosse dame en question.Que dire des boutons de paletots.Puis soudain, c\u2019est le départ, encore lent, majestueux; la manette a été ouverte avec délicatesse, infinie pourrait- on dire, tout comme on en a procédé avec la porte automatique qui s\u2019est refermée en gémissant de façon à peine perceptible sur le dos et au nez des voyageurs.C\u2019est à peine si vous entendez touler les roues sur les rails d'acier.C\u2019est un vrai charme et imperceptiblement vous avez tout le temps de voir le panorama de trottoirs non décrottés qui s'étale sous vos yeux, dans toute la laideur d\u2019un printemps dont les atermoiements se font de plus en plus exaspérants.Que font les tramways de l\u2019arrière après ces quelques minutes d'arrêt?Que diable, ils attendent aussi puis repartent; ils se suivent pas à pas en file indienne.S\u2019ils arrivent à une intersection de signaux lumineux, ils n\u2019attendent pas même que les voyageurs, \u2018qui les attendent depuis longtemps, aient aussi leur tour.N'ayez crainte! Ces messieurs garde-moteurs sont trop respectueux des lois de la circulation et ils franchissent à la lumière ver- tout|te,ymême si à quelques pas en arrière du premier tramway, après avoir franchi la ligne de démarcation lumineuse, ils devront encore s \u2019immobiliser.Encore là le con- | cert des imprécations s'élève vers la voûte céleste.Ceci nous est arrivé ces jours derniers.Au garde- |; A| moteur à qui nous faisions la réflexion que pas un seul véhicule ne s\u2019était montré le bout du nez en l\u2019espace d\u2019un \u201cGe TR vas ge Ho .| quart d'heure, ce dernier répondit béatement et pour ne (suite à la page:2) on préposé à l\u2019enlèvement.Vincant Brosseou, Rédacteur en chef _ Encourages .Le a a PUBLICATIONS 1 DROVINCIALES 145 $24, Edifice Cencde Coment \" \u2018Montréal 2 Abonnement : $2.50 per année io on LE CITRON EST ROI près avoir critiqué, la population vocifère TANT PIS POUR LA MORALE ! SI LOUIS HÉMON \\ VOYAIT ÇA ! \u201cMaria Chapdelaine\u201d a fait le tour du monde affirmant à qui voulait le lire qu'\u201cau pays de Québec, rien ne doit mourir, et rien ne doit changer\u201d.La légende alla bon train! Si bien que plusieurs croient encore que lu tradition chez nous s'est maintenue au dépens du progrès, que Québec constitue une sorte d'ancien monde au sein du nouveau, Fort heureusement, toutefois, Louis Hémon était littérateur plutôt que prophète: au pays de Québec, bien des choses ont changé! Depuis la découverte du Canada jusqu'au début du siècle présent, Québec fut avant tout une province agricole.Mais une véritable révolution industrielle devait se produire.D'abord lente, cette métamorphose a pris une ampleur nouvelle au pays de Québec.La culture du sol a cessé d\u2019être le gagne-pain de tout le monde; sans, pour autant, rien perdre de sa noblesse, ce métier est devenu l'apanage d'une minorité.On ouvrit des nouvelles routes; on exploita les mines et les forêts; on dressa sur les cours d'eau des barrages et des centrales; on construisit des usines; bref, on érigea sur les bords du grand fleuve une forte puissance industrielle.Non seulement le Québec a-t-il grandi et évolué, mais de bien des points de vue Il devance aujour- d'hui les autres provinces.Si bien que très souvent \u201cMade in Canada\u201d pourrait se traduire: \u201cProduit du Québec\u201d.Cette province compte à l'heure actuelle deux fois et demie-autant de manufactures qu\u2019- elle n\u2019en avait en 1939, et deux fois plus d'ouvriers; sa production est quatre fois plus grande qu'alors et nécessite un placement de capital plus considérable.Elle produit a elle seule tout le titane de notre pays, presque\u201d tout notre amiante, tous les lingots d'aluminium, plus de la moitié de notre énergie hydroélectrique, presque les deux tiers des chaussures fabriquées au Canada, la majeure partie de nos vêtements, plus de la moitié du papier- journal que nous exportons, la plupart de nos avions à réaction, ainsi qu'un très haut pourcentage de nombreuses autres marchandises manufacturées dans notre pays.Tel est le visage du Québec industriel d'aujourd'hui.Bt que dire de I'Ungava ou, dans les profondeurs du sol, gisent 400 millions de tonnes de minérai de fer! Déjà, on a entrepris la construction d'une vole ferrée de 360 milles qui permettra d'exploiter cette\u2018 vaste richesse.Tout en respectant ses traditions et son terroir, Québec ne s'est pas montré réfractaire au progrès.D'ailleurs, c'eût été renier l'idéal des découvreura et des pionniers que de refuser d'aller de l'avant.C'est pourquoi Québec forge au- jourd\u2019hui son destin, trouvant dans le passé la certitude de l'avenir! QUEBEC, VINGTIEBME SIECLE, un documentaire qui fait voir l\u2019évolution industrielle de cette province au cours des dernières années, est une réalisation récente de l'Office, national du film.CAMILLA WILLIAMS CHANTE À CARABIN Entendue déjà deux fois dans le passé à Radio-Carabin, la très populaire Camilla Williams reviendra une autre fois à cette émission, mercredi soir, 12 mars, à 9 heures, sur les ondes de Radio-Canada.Première soprano dramatique du New York City Center Opera, Camilla Williams a souvent brillé aux grandes émissions musicales des réseaux américains.Elle a enregistré nombre de disques.On présentera aussi une nouveauté, à la même émission, en la.personne de Boris Vansier, compositeur et chansonnier franaçis nouvellement établi au Canada qui ajoute à ses talents musicaux celui de peintre.Carabin est heureux de faire conaître cette nouvelle personnalité.M.Vansier interprétera de ses propres oeuvres, Les Gamins de la Gamme, ces virtuoses endiablés, et l'orchestre de Louis Bédard restent à l'affiche, et les carabinades de Coutu, Ga- \u2018rand Hoffman et Cle compléteront l'émission Brading.= On rappelle aux personnes qui désirent assister à l\u2019émission, en la salle de l\u2019Ermitage, rue Guy, à Montréal, qu\u2019elles doivent se présenter chez Ed.Archambault, 500 est, rue Ste-Catherine.Vu l'affluence du public, on ne peut délivrer que deux laisser-passer par personne.; .[ ; Ea wou |Pour les duplessistes, il faut être en \u201cgang\u201d pour qüé ça compte.\u2014 les petits débits à petite clientèle peuvent dormir tranquilles.\u2014 Drôle de conception de la justice et de la morale sous le régime de l\u2019Union Nationale.La Police Provinciale de Monsieur Duplessis détient sans aucun doute le record de l\u2019amoralité.A l\u2019image du régime dont elle administre la drôle de justice, elle commet héroïquement les plus inconcevables imbécilités.Les journalistes de Montréal-Matin semblent de leur côté, avoir définitivement perdu tout sens du ridicule.C\u2019est sûrement le milieu qui fait ça! On conçoit d\u2019ailleurs facilement que les duplessistes, à la longue, détraquent la plus solide cervelle, même académicienne.Jugez plutôt par vous-même.Le 17 février dernier, vers 7 heures du matin, sous la direction du \u2018sous-ingénieur Eugène Fortin, un petit détachement de notre police des liqueurs du district de Montréal arrivait à l\u2019improviste dans un petit \u201cblind-pig\u201d de la rue Sanguinet.Ces messieurs y trouvèrent une Dame Abran et son fils qu\u2019ils arrêtèrent comme tenanciers.Il y avait bien aussi 4 ou 5 clients dans la maison, mais ils les laissèrent aller.* Montréal-Matin, le lendemain 18 février, racontait la petite aventure sur deux colonnes de sa dernière page.L'article était intitulée \u2018Descente sans arrestation\u201d et on y lisait, au texte: \u201cIl n\u2019y avait que 4 ou 5 clients à l\u2019intérieur, de sorte que la police ne crut pas nécessaire d\u2019effectuer leui/arréstation: ~~ Pour messieurs les duplessistes, faut être en \u201cgang\u201d pour que ça vaille la peine de faire respecter la loi.Les petits débits clandestins à petite clientèle peuvent dormir tranquilles.-Les petits bandits qui n\u2019opèrent jamais qu\u2019à deux ou trois peuvent faire leur petit métier en toute sécurité.La police provinciale ne les \u201cbadrera\u201d pas! On a une curieuse conception de la justice et de la morale du côté de chez l\u2019Union Nationale! Moi, ça ne me surprend pas.même politique qui se continue.Quand un procureur général et un chef de police arrivent à permettre qu\u2019un bandit aussi notoire que Poliquin purge une sentence de 18 mois de prison dans une confortable cellule privée (!) aux bureaux mêmes de la Police Provinciale, avec des repas \u201cà la carte\u201d, sa petite amie dans un club de nuit de la rue Notre-Dame paraît-il, ou aux meilleures joutes du hockey professionnel au Forum paraît-il encore, rien ne peut plus surprendre personne., Quand un procureur général réserve en même temps aux chefs ouvriers catholiques qui lui tombent sous la patte un petit régime stalinien à la prison de Bordeaux, on peut bien s\u2019attendre à tout.On ne peut toujours pas les taxer d\u2019illogisme! Ils ont décidé de gouverner \u2018notre province au plus grand bénéfice et avantage des hors-la-loi, et ils ne reviennent pas sur leur décision.Quand' il s\u2019agit d\u2019une grosse barbotte comme celle de la Côte-de-Liesse, on la laisse opérer jusqu\u2019à la limite possible de la patience populaire et ces voleurs par le jeu ayant empoché des milliers et des milliers de piastres, on leur colle une amende de quelques petits cents dollars ou une peine de quelques jours de prison.Quand il s\u2019agit d\u2019un petit \u201cblind-pig\u201d comme celui de la rue Sanguinet, on n\u2019arrête même pas la clientèle.Quand il s\u2019agit des cafés et des clubs de nuit où l\u2019on vend de l'alcool à des enfants comme à Hull, on refuse de les fermer ou d\u2019en diminuer le nombre malgré les protestations répétées de notre clergé et dela population.Si vous n\u2019appelez pas ça de la logique dans la conduite, je me demande bien ce qu\u2019il nous faut! D'ailleurs Monsieur Duplessis lui-même a défini la politique qu\u2019entendait suivre à ce sujet son gouvernement.Il a dit un jour, vous l\u2019avez lu comme moi dans le temps dans les journaux: \u201cMoi, je ne bois pas, qu\u2019ils fassent comme moi!\u201d * Mais les clubs de nuit, les cafés, | les \u201cblind-pigs\u201d, les barbottes, c\u2019est fait pour deux genres d'individus: ceux qui boivent et ceux qui jouent, ceux qui s\u2019amassent des fortunes à même les passions de l\u2019alcool et du jeu.Puisque Monsieur Duplessis ne boit pas, que peut bien lui importer que les pères ivrognes boivent leur paye sante - mes 0103 are a Car c\u2019est toujours la « \u201cFr vo Lemme on a = et laissent crever de faim et de misère leur femme et léurs .enfants, puisque Monsieur Duplessis ne joue pas aux dés ni aux cartes, que peut bien lui importer que nos jeunes gens et nos pères de familles esclaves du jeu perdent tout : leur petit avoir dans les \u201cbarbottes\u201d.\u2019 La seule choïe : qui importé à l\u2019Union Nâtionale, c\u2019eët fe de s\u2019amasser une caisse électorale suffisante pour noyer l\u2019électorat de propagande et de piastres au moment de.P.S.\u2014 Poliquin, : ! lui, vole sais péril.* \u2018(suite Hla page) LÀ ce : = te fi.bo: Toe as Sd so pour la morale ! i (suite de la premiére page) - la/prochaine élection, et comme ces messieurs de la pègre sont généreux de nature pour ceux qui les aiment, ces messieurs de l\u2019Union Nationale protègent du mieux qu\u2019ils peuvent ces messieurs de la pègre.Ils leur laissent leur gagne-pain qui constitue leur gagne-pain à eux.Pas besoin d'être bien malin pour comprendre tout ca! Mais il est une chose qui me dépasse.C'est Mon- tréal-Matin.* Pourtant, cette feuille-la se consacre au dieuplessis- me!- Comment se fait-il qu\u2019elle publie des textes comme celui que j'ai cité au commencement de ce pamphlet?Les journalistes du régime ont-ils attrapé quelque maladie mentale inconnue ou nous prennent-ils tous pour de parfaits imbéciles ?« C\u2019est l'un ou l\u2019autre, évidemment.À moins qu\u2019eux- mêmes veuillent renier Jeur foi dieuplessiste.C\u2019est bien la première fois, je pense, dans l\u2019histoire de notre province qu\u2019un journal politique, le sang froid, publie dans ses pages la preuve indéniable de la pourriture de son parti.Si encore, c\u2019était une unique exception! Mais non.Voilà déjà deux ou trois fois que cette feuille bleue met son Manitou dans le pétrin.Est-ce l\u2019académisme ou le duplessiste qui à la longue, fait radoter ?Problème de psychiâtrie! Toujours est-il que c\u2019est tant pis pour la morale en attendant.Heureusement que c\u2019est tant pis aussi pour les amoraux, pour les \u201cblind-pigs\u201d\u2019, pour les barbottes, pour l\u2019Union Nationale.Les québécois finiront tout de méme, dans leur propre province, par avoir plus d\u2019importance que les Poliquin et compagnie! Pauvre et courageux Lapalme! Comme il y a de saletés dans ces quelques mois duplessistes qui le séparent encore de sa et de notre victoire! Mais c\u2019est égal, \u201cà vaincre sans péril on triomphe sans gloire\u2019! Taint.pis ALBAN FLAMAND, avocat.Aprés avoir critique, la.(suite de la premiére page) pas dire stupidement: \u201cC\u2019est rien ça, y a des fois qu\u2019on est en retard d\u2019une heure.\u201d A qui la faute, messieurs les commissaires?Pendant ce temps-là, vous roulez en limousine, j'suppose ?Et nous, nous nous faisons rouler.C\u2019est M.R.N.Watt, qui doit rigoler! VINDICTUS L'évolution de l\u2019Europe (suite de la page 4) pas un vain mot.Aujourd'hui elle est tournée vers l\u2019Occident, mais demain?.Îls savent aussi qu\u2019on ne peut demander aux Allemands de placer l\u2019avenir pacifique des nations européennes avant la reconstitution de leur unité, qui peut être une cause de conflit.Dès lors, on se demande, en France, et dans les nations avoisinantes, s\u2019il est prudent de laisser l\u2019Allemagne reprendre la première place dans les conseils politiques de l\u2019Occident.Sans doute la réponse est-elle facile.Pourquoi avoir mis tant de temps à organiser la confédération européenne?\u2014 Pourquoi n\u2019avoir pas affirmé plus clairement la volonté européenne de se défendre ?\u2014 Le Gouvernement Américain n\u2019eût pas été contraint d'accélérer le relèvement politique, industriel, et militaire de l\u2019Allemagne.C\u2019est vrai, des erreurs ont été commises, mais il ne faut point, aujourd\u2019hui tenter de les compenser par une nouvelle erreur.Il appartient aux dirigeants responsables aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne, de rattraper d\u2019urgence le temps perdu, d\u2019assurer une organisation politique de l\u2019Europe occidentale, d\u2019établir sur les trois piliers, américains, anglais et français, la solidarité définitive du monde atlantique.Alors la remontée de l\u2019Allemagne au premier plan des nations ne présentera pas les dangers virtuels que l\u2019on peut craindre aujour- d\u2019hui.Michel DEBRE, Sénateur d\u2019Indre-et-Loire Salluste LAVERY, O.R.Rés.0469 O.-Colomb Tél.DO.8654 Le-Philippe GUAY, B.OL.Rés.248% Iberville Tél.OB.3598 AVERY & GUAY JI paul GAUTHIER Avocats-conseils de l'Union\u201d Not ot CO Internationale des em- , loyés de Tramways \u2014 Tél MA.8424 84 Ouest, Netre-Dame MONTREAL |, Qué.1575 rue St-Denis MONTREAL TéL HA.6118 GARCIA POULIN, APA AUDITEUR PUBLIC ACCREDITÉ DE QUÉBEC ACCREDITED PUBLIC AUDITOR.OF QUEBEC Spécialités : Vérification générale \u2014 Organisation système co de comptabilité .Résidence : - ~ 5821 Boul.La Salle .Verdun, P.Q.- HE.0459 606, rue Cathcart LA.3954 1 \u201cLucien Beliveau, C.R.JA.Fortin, LL.L.Tél.LA.9841 ° .t \u201c BELIVEAU & FORTI : AVOCATS | \u201cEdifice \u201cCanada Cement\u201d ~_ \u201c1 æ a, fesse \u201c2\u2014e = \u201coar A VRAIS SAVEUR DE HOLLAND À travers les faits (suite de la première page) cants, et trente-sept prêtres ou religieux.La réputation de ces collèges est telle que le Premier Ministre, cherchant un ministre des Finances, dit au Vicaire apostolique : \u201cSi vous avez un chrétien de confiance que vous, puissiez me recommander, je le nommerai tout de suite.\u201d Pour une population de 15 millions d'habitants, le Siam ne compte que 70,000 catholiques.Les Frères continuent de développer leur oeuvre et de porter un témoignage de la valeur de l\u2019enseignement chrétien.Un four de l'horizon.(Suite de la première page) flation était la note dominante, vu l\u2019expectative de prix élevés, l\u2019intensité de la demande, la crainte de pénuries.Aujourd\u2019hui, l\u2019opinion est loin d\u2019être unanime: d\u2019aucuns, frappés de la faiblesse de la demande pour certains produits et par l'importance des stocks disponibles en plusieurs catégories de marchandises, sont craintifs pour 1952; d\u2019autres, au contraire, restent impressionnés par la persistance des courants d\u2019inflation.et c\u2019est un fait qu\u2019en certaines branches, les affaires n'ont jamais été meilleures.En fin de compte, il semble qu\u2019un certain équilibre s\u2019est établi entre les influences opposées qui affectent l\u2019économie nationale -\u2014 tendant vers l'inflation ou la déflation; quant à laquelle des deux va dominer en 1952, l'opinion paraît divisée.DEMANDE DE DIVORCE AVIS est par les prérentes douné que BERTHA NAUJOK STEIUR, de Montréal, Quéliee, n\u2019adressera au Parlement du Canada au cours de la prochaine session pour obtenir un divorce de sou époux, ARTHUR STEIIR, de Montréal,.Québec, pour cause d\u2019'aduiltère.Daté à Montréal, ce I8lème jour de février, 1952, PAUL MASSE, Procureur de la requérante, 152 est, Notre-Dame, Montréal, Qué.23 fév, \u2014 1-8-15 mars 1902.DEMANDE DE DIVORCE AVIS est.par les présentes donné que FREDERICK _ ARTHUR TAP, dessinateur, de la Ville de St-Laurent, district de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada au cours de Ia pro- chuine sension on le suivante, pour obtenir un décret de divorce de son épouse, JOAN BLANCHE ANDREW, de In ville de St- Laurent, distriet de Montréal, province de Quéliee, pour cause d'adultère.Daté à Montréal, ce 26 janvier 1052, LEVESQUE & DION, Avocats du, Requérant, 265 oucst, rue Craig, ch.350 Montréal, Qué.23 fév.\u2014 1-B-15 mars 1952.{pour consommateurs., .La \u201cRevue\u201d mentionne plusieurs causes de ce changement: radical de l'atmosphère commerciale.\u2018Le première, la plus importante peut-être, est la réaction naturelle au torrent remarquable d'achat intense qui suivit l'ouverture des hostilités rée Une si fiévreuse poussée ne pouvait subsister bien longtemps, surtout fondée comme elle l\u2019était sur l\u2019expectative de pénuries qui se firent vainement attendre.Les acheteurs gonflèrent leurs acquisitions au delà de leurs moyens réels, immobilisant par le fal même une bonne partie de leurs revenus futurs.Lorsque les ventes commencèrent à faiblir et que le prix de certains articles de base se mit à baisser, on s'aperçut que le stock de bien des marchandises était trop considérable et, dans bien des cas, avait coûté trop cher à l'achat.-Une deuxième cause de cette modification profonde de l\u2019atmosphère économique est sans doute l'effort délibéré qu\u2019a fait le Gouvernement pour enrayer l\u2019inflation, y compris la restriction du crédit et d\u2019autres mesures monétaires, l'augmentation des impôts, et introduction de la \u201cdépréciation différée\u201d.En général, ces mesures contre l'inflation ont été assez fructueuses, bien qu'on exagère souvent le rôle qu\u2019elles ont joué dans l'affaiblissement de la demande d'articles durables Une troisième cause du changement survenu dans le tableau général des affaires est plus fondamental; et c\u2019est que les demandes accumulées durant Ja guerre et les premières années d\u2019aprés-guerre ont été satisfaites.Après la ruée des acheteurs, dans l'automne et l'hiver de 1950-51, on peut douter s'il restait encore un bien grand nombre de commandes non remplies pour des automobiles et des appareils de ménage, et il ne fait aucun doute que les demandes accumulées en fait de logements ou pour l'amélioration du matériel et de l'outillage de production, dans nombre d'industries d'articles pour consommateurs, avaient considérablement diminué.Dans de telles circonstances, dit la \u201cRevue\u201d, 1951 aurait bien pu être l\u2019année de recul qu\u2019on prédisait dès longtemps pour l\u2019après-guerre, n'eût été la forte augmentation des déboursés pour les préparatifs de défense nationale, influencé la situation économique.Les sommes affectées à la défense, au Canada®et aux Etats-Unis, seront certainement plus considérables encore en 1952 qu\u2019en 1951, même si l\u2019exécution des projets de défense des Etats-Unis se répartit sur une période d'années un peu plus longue qu'on ne prévoyait au début.L'influence des préparatifs de défense sur l\u2019économie canadienne résulte, non seulement de l\u2019effet direct des commandes d'\u2019armements placées en ce pays, mais aussi, par contre-coup, des effets exercés sur l'économie des Etats-Unis à la suite des commandes de défense placées dans - armement aux Etats-Unis a déjà contribué à renforcer leur demande pour bon nombre de nos veloppement de ressources naturelles canadiennes.lesquels ont sérieusement |' produits d'exportation et à gros-| sir leurs placements dans le dé-|: .te, 8 mers 19352 : Le commerce extérieur du Canada a atteint de nouveaux sommets en 1951, tant sous le rapport du volume que de la valeur.Les exportations domestiques se sont chiffrées à 3.9 milliards de dollars, soit environ 25 p.100 de plus que le sommet atteint précédemment en 1950.Même en tenant compte de prix d'exportation plus élevés durant l'année, le volume de ces exportations a dépassé de 10 p.106 celui de 1950 et de 3 p.100 le chif- auxs préparatifs de défense ne sont pas non plus la seule influence stimulante à l'économie du Canada : même si l'ambiance internationale avait été plus paisible, le développement des ressources canadiennes se serait sans doute poursuivi à une allure trés considérable.Les besoins mondiaux de la plupart des produits que le Canada est particulièrement en mesure de produire et d'exporter _ augmentent constamment, d'année en année, et en dépit des problèmes du change et des difficultés des échanges commerciaux, cette tendance fondamentale favorise le progrès de l\u2019économie nationale.Ensuite, l'impulsion acquise par une économie croissante ne s\u2019arrête pas aisément, surtout lorsque \u2018son essor résulte en bonne partie de la découverte et du développement de ressouces naturelles.Ainsi, lorsqu\u2019on tient compte de l'importance des sommes consacrées par ce continent à ses préparatifs de défense, et de la ra- \u2018pidité du développement de nos ressources, on ne peut guère croire que les tendances à l'inflation aient été contenues pour longtemps.Les revenus continuent d'augmenter, .et la dette des consommateurs se liquide graduellement.Les prix ont cessé leur ascension et, dans certains cas, ils ont baissé significativement.Le pouvoir d'achat des consommateurs se trouve augmenté en conséquence, et si la demande n\u2019accuse pas encore un regain notable, d'autre part, on ne voit aucun signe d\u2019une faiblesse générale ou croissante.La \u201cRevue\u201d fait quelques observations sur le programme de défense nationale.Bien que les déboursés faits par le Gouvernement du Canada \u2014 pour des fournitures militaires actuellement reçues, ou en acomptes progressifs sur de gros contrats \u2014 eussent atteint en octobre un rythme de $850 millions par an, ils restaient inférieurs aux estimations comprises dans le budget d'avril.On estime cependant que ces dépenses grandissantes toucheront près de $1,500 millions par an, d'ici la fin de 1952; par ailleurs, la production canadienne d'articles de défense pour le compte des Etats-Unis et de pays curopéens peut atteindre a peu prés $150 millions par an.La production des armements va donc augmenter sensiblement leur pays.La grande activité/durant 1952 et elle pourrait bien résultant du programme de r a e phs toucher sone point maxi- um avant que se soit écoulée une bonne partie de 1053., 0 Toutes\u2019 les fois que je trouve \u2018un pauvre homme reconnaissant, \u2018je songe que certainement il serait généreux s\u2019il était riche \u2014 Ces vastes sommes consacrées \"SWIFT AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS ost donné par les présentes que LIBBY LEVINE BLOOM, ménagère «de Ja ville de Montréal, district de Montréal, dans lu province de Québec, s\u2019adressera nu Parlement du Canada au cours de la pré- bill de divorce d'avec son époux ISIDORE BLOOM, de Ja ville de Montréal, district de Montréal, dans ls province de Quétee, pour cause d'adultère.Fait à Montréal, dans la province de Québec, la Hième jour de février, A.P.mil neuf ceut cinquante-deux, BEN SCHECTER, Procureur de la requérante, Suite 903, Edifice Banque de Toronto, 414 ouest.rue St-Jacques, Montréal 1.1-8-15-22 mars 1052 AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est donné par les présentes que TOM BARNARD OLAYTON GOULD, ecm.Moye civil, de In cfté de Montréal, district de -Montréal, comté de Ilochelagu, dans In provinee de Québce, s'adressern nu l'arle- ment du Canada au cours de la présente ou prochaine session pour obtenir un bill de divorce\u201d d'avec son épouse LAURETTE MARGUERITE LECLAIR, de Ormstown, distriet de Beauharnois, comté de Châteauguy, province le Québec, pour cause d\u2019n- dultère et désertion.° Fait à Montréal, dans la province de Québec, le 26ième jour de février, A.D., mil neuf cent cinquante-deux.GAMEROFF & FENSTER, Procureurs du requérant, Edifice Thémis, 10, Sk-Jacques Ouest, Montréal 1, Qué.1.8-15-22 mars, 10652 DEMANDE DE DIVORCE AVIS est donné par les présentes que ROGER PILON, de la ville et du district de Montréal, homme de service, dans la province le ment du Canada, au cours de la présente ou prochaine session pour obtenir le divorce de son époure, JEANNETTE LINTEAU PILON, pour cause d'adultère et de dénertion.FAIT A MONTREAL, dans la province de Québec, le 7¢ime jour de février, AD.mil neuf cent cinquante
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