L'autorité, 17 janvier 1953, samedi 17 janvier 1953
[" \u201cA une époque de crise ne- tionale, le journalisme prend une importance significative qui doit être reconnue par nos gouvernants, le peuple et ses dirigeants, pour nos meilleurs intérêts communs.\u201d 38e ANNEE \u2014 No 26 J.-A.Fortin, Directeur L'AUTORITE, Beouceville, 1, janvier 1953 L'AUTORITÉ Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal 5 Cents | Vincent Brosseou, Rédocteur en chet L'AUTORITE er onfiant vos travaux d'impression à Cle des PUBLICATIONS PROVINCIALES Ltée 524, Edifice Canada Cement Montréal 2 Abonnement : $3.00 por année LE VOL DE L'ELECTION D'OUTREMONT SE TRAME ee er tt te Un beau voyage au pays des fruits d'or Les rouages de la machine électorale de \u201c PU.N.se graissent minutieusement, \u2014 pas parcimonieusement - avant le seru- tin qui aura lieu le 11 mars prochain, au plus tard le 18.\u2014 On veut faire d\u2019une pierre, deux coups avec Témiscouata.(De notre correspondant parlementaire) Québec, 14 janvier.\u2014 Comme votre correspondant n\u2019a pas place à la Galerie de la Presse, d\u2019où sans doute il en serait expulsé par la P.P.ou police de sécurité de M.Duplessis, si l\u2019on connaissait son identité, il n\u2019est donc pas censé être dans le secret des, dieux tout-puissants ou demi- dieux qui hélas, président à nos destinées.Cependant, l\u2019édifice parlementaire est une excellente source de renseignements et les meilleurs que l\u2019on puisse obtenir nous proviennent, soit de courriéristes parlementaires trop bavards et racontent des choses.mais des choses affreuses sur ceux qui les tiennent sous le joug, ou encore de fonctionnaires furieux contre le régime omnipotent qui leur nie le droit de vivre comme des êtres humains, à l\u2019instar des malheureux grévistes de Louiseville.Ne soyez donc pas surpris de la sympathie agissante que manifeste MM.Duplessis et Barrette pour l\u2019Associated Textiles.N'est-ce pas de la bouche même d\u2019un courriériste parlementaire que nous avons appris la saloperie qui se préparait pour tourner en ridicule le vaillant maire des Trois- Rivières, en l\u2019accoutrant d\u2019une soutane, et tenter de faire de lui la risée de tous ?M.Duplessis, à sa courte honte, dut faire machine arrière dans ses calculs politiques, quand nous avons dévoilé la bassesse, la petitesse de sa manoeuvre, dont il ne faut pas être surpris, puisqu\u2019elle est bien à sa manière.Or, nous apprenons de source digne de foi que les élections complémentaires des comtés d\u2019Outremont et de Témiscouata seront déclenchées le mercredi (!) 11 mars, au plus tard le 18 mars.M.Duplessis qui, disait-il, avait tant hâte de voir M.Lapaime siéger en même temps que lui à PAssemblée Législative, aura donc attendu jusqu\u2019à l\u2019extrême limite des délais légaux et ces jours-ci, il signalera ou fera remarquer au Président de l\u2019Assemblée que deux sièges sont vacants.M.Taché, tout surpris de cette nouvelle sensationnelle, s\u2019empressera donc de prier le gouvernement de faire émettre les brefs, Il y a deux semaines, votre journal a signalé qu\u2019une vacherie se préparait dans Outremont.Ailleurs aussi.Vous ne pouviez employer un terme plus approprié pour qualifier la saloperie qui se trame.Ce sera une orgie où toutes les grosses légumes de l\u2019épicerie Couvrette seront mises à contribution.M.Gérald Martineau, le financier de la caisse électorale, en fait déjà une maladie.Six mois à peine se sont écoulés depuis le scrutin du 16 juillet et par la malencontreuse faute de deux députés qui, dit-il, ont eu la non moins malencontreuse idée d'aller se reposer des saletés de la politique d\u2019Union Nationale dans un monde meilleur, ne voilà-t-il pas qu\u2019on va le forcer à dégorger.I! paraît qu\u2019il n\u2019en dort pas des nuits, mais M.Duplessis, Ti-Mer Côté, l\u2019érudit du cabinet, qui parle l\u2019italien comme une vache espagnole et les autrés l\u2019ont \u2018rassuré : \u201cT\u2019en fais pas, on est sûr de la victoire.Pas moins de 2,000 de majorité\u201d.Vous voyez comment avec ce vil métal qu\u2019on appelle l\u2019argent, on tranche vite certaines situations.Les libéraux auront donc une double tâche sur les bras, mais s\u2019ils le veulent, ils peuvent et doivent remporter la victoire dans les deux comtés.Ce n\u2019est pas, cependant, en se croisant les bras, en s\u2019avouant battus d\u2019avance par la caisse de Gérald Martineau et les malpropretés de Familex Bégin.Hs ont une belle occasion de mener une lutte vigoureuse.La partie est belle, elle en vaut l'enjeu.Qu\u2019ils se disent donc, une fois pour toutes que les libéraux ne doivent pas faire bande à part fédéralement et provinciale- ment; que la légende de \u201cSt-Laurent à Ottawa et Duplessis à Québec et tout va bien\u201d est un attrape-nigaud de l'Union Nationale pour mieux les désunir.Qu'ils se disent aussi que Duplessis est probablement l\u2019homme politique le plus vulnérable qui existe au Canada, mais cependant qu\u2019on n\u2019aille pas s'inspirer de la parole biblique à l\u2019endroit de la pécheresse : \u201cqu\u2019il faut lui pardonner parce qu\u2019il a trop aimé\u201d.Ce qu\u2019il a aimé, c\u2019est le signe de $, le pouvoir à tout prix, en poignardant par l\u2019arrière, ses adversaires, voire même de ses amis (parlez-en à Hortensius Béique) en piétinant ses ennemis vaincus, quél courage ! FRONTENAC P.S.\u2014 Les fonctionnaires de la province voudraient savoir pourquoi certains d\u2019entre eux, seulement, ont reçu -des augmentations de traitement qui ont été refusées à d\u2019autres.Ils voudraient aussi savoir pourquoi il y a environ un millier d\u2019entre eux qui gagnent moins de $1,000 par année.A TRAVERS LES FAITS UNE NATION EN FORMATION Harold Wincott sous la rubri- ue \u201cCanadian Round-Up\u201d, dans l'importante revue \u201cThe Financial Times\u201d, écrit ceci : \u201cL'immobilisation de capitaux au Canada a devancé celle des Etats-Unis durant la plupart des années d'après-guerre.Et cette immohi- lisation plus considérable a permis à l'économie canadienne de suivre un parcours moins accidenté que l'ont fait les Etats- Unis.Par exemple, le relache- ment économique de 1949 aux Etats-Unis n'a eu pratiquement aucun effet \u2018au Canada.L'indice de l\u2019'embauchage dans les neuf premières industries du Canada a accusé une augmentation chaque année de 1947 à 1951; de 1948 à 1949, la production totale brute a accusé une augmentation de 3% en valeur réelle.\u201d Mais le rédacteur souligne : \u201cIl serait cependant faux de croire que le Canada a joui et jouit encore de \u2018prospérité simplement parce qu'il possède en abondance des matières premières et de l\u2019énergie hydro-électrique peu dispendieuse.Le Canada a autre chose d\u2019une valeur inestimable à son actif \u2014 un bon gouvernement.Sans ce bon gouvernement, cette période d'activité économique intense d'aprés-guerre aurait pu devenir une période de suractivité malsaine.Ainsi, le gouvernement libéral a préféré s'attirer quelquefois une bonne mesure d'impopularité plutôt que de permettre a l\u2019économie canadienne ed viser trop haut.\u201d * DANS LE SACRE COLLEGE Les quatre cardinaux les plus jeunes du Sacré Collège appartiennent tous à la récente promotion du 29 novembre dernier.Ce sont S.Em.le cardinal Siri, archevêque de Gênes, 46 ans; S.Em.le cardinal Léger, archeve- que de Montréal, 48 ans; S.Emle cardinal Wyszynski, archevêque de Varsovie, 51 ans; S.Emle cardinal Wendel, archevêque de Munich, 51 ans.Les plus âgés sont S.Em.le cardinal Verde, 87; S.Em.le cardinal Mercati, 86 ans; S.Em.le cardinal Jorio, 85 ans S.Em.le cardinal Saliege, 82 ans.* CONVERSION RETENTISSANTE La conversion en Angleterre de Sir Henry Slesser a eu un tres grand retentissement.Député, avocat général, juge, lord de la Just H.Slesser a occupé des postes importants dans le travailliste.Né dans une famille juive devenue indifférente en religion, il s'était d'aborderallié au protestantisme de la Haute Eglise qui est une branche de la véritable Eglise du Christ.Mais il se rendit compte que les évêques de son Eglise concédaient trop aux idées protestantes; et il se convertit.\u201cJal trouvé, écrit-il, dans VE- glise catholique, l'autorité pour garantir les ratiques et les croyances que j'ai longtemps tenues.Ma principale faute, je le vois maintenant, est le long délai qui m\u2019a tenu à l'écart si longtemps.Mais, aux yeux de l'Eglise, le temps n\u2019est pas la chose essentielle.L'essentiel est que, quand notre ignorance n\u2019est plus invincible, nous devons nous soumettre nous-mêmes avec joie à la règle instituée de divin enseignement et de sanctification qui nous vient du Seigneur de toute vie par l\u2019Eglise et notre Saint Père le Pape.BREVETS D'INVENTION \u201cListe de brevets d'invention accordés en Canada à des Canadiens français durant les mois d'octobre, novembre et décembre 1952 et obtenus par l'entremise du BUREAU TECHNIQUE FOURNIER, procureurs de brevets d'invention, 934 est.rue Ste-Catherine, Montréal : .Aurélien Pelchat, de Valleyfield, P.Q., \u201cCoffret-tirelire\u201d.Arpalis Larivière, de Navan, Ont., \u201cClé universelle pour tubes\u201d.J.-M.Lagrandeur, de Ste-Anne de Stukely, P.Q., \u201cTreuil pour le chargement des camions\u201d.Joseph-Henri Lord, de Montréal, \u201cStructure de panneau de mur de plancher\u201d.Léon Langlois, d\u2019'Anse Sainte- Anne des Monts, P.Q., \u201cTreuil pour le chargement et le déchargement des bateaux\u201d.J.-Baptiste Saint-Pierre, de St- Martin, N.B., \u201cCendrier de poche\u201d.réal, \u201cCouteau à découper le métal laminé\u201d.2aul-Henri Gauvin, de Montral, \u201cMandrin expansible\".Hervé Houle, de Montréal, \u201cMoyen de fixer bons de lait aux bouteilles\u201d, A Marseille, le ciel est presque toujours bleu.\u2014 Vingt-six jours de soleil en décembre \u2014 Heureux mortels que les habitants de Monaco et de Monte- Carlo.\u2014 Les Alpes Maritimes sont remplies de contrastes.Par Vincent Brosseau Terrassé le 30 novembre dernier, par une foudroyante attaque de péritonite aigüe, j'étais transporté à minuit dans une ambulance et opéré le lendemain matin dans une clinique de Marseille.En convalescence à MENTON, je suis heureux de reprendre mes articles pour les lecteurs de l\u2019Autorité.Après trente jours passés dans une clinique, comme il fait bon de respirer l'air de la mer et celui des Alpes! Il ne faudrait pas croire qu\u2019un stage dans une clinique marseillaise soit nécessairement désagréable.Je ne puis m'empêcher de profiter de l\u2019occasion pour rendre hommage & la gentillesse des habitants de Marseille.Et ce qui plaît avant tout chez le Marseillais, c\u2019est cette gaieté, cette bonne humeur que l'on rencontre jusque dans les cliniques.Pourquoi le Marseillais est-il si différent de tempérament du Lyonnais qui n\u2019habite qu\u2019à 160 milles de Marseille?A Lyon, il pleut très souvent.A Marseille, le ciel est presque toujours bleu.En décembre, mois réputé pluvieux, Marseille a connu 26 jours de soleil.Il est difficile d'être triste lorsque le ciel est toujours bleu.Je quittai presque à regret la grande cité méditerranéenne et je pris le train à destination de MENTON.La charmante baie de la CIOTAT apparut un moment, puis ce fut TOULON, célèbre par la victoire de Bonaparte contre les Anglais en 1793 et le sabordage de la flotte française en 1942.Toulon est maintenant relevé de ses ruines et de magnifiques immeubles ultra-modernes s\u2019élèvent un peu partout.Nous voilà ensuite à Saint-Ra- phaël.C\u2019est ici que le 9 octobre 1799, Bonaparte, de retour d'Egypte, débarque pour se diriger en toute hâte vers Paris.Un mois plus tard, il s\u2019empare du pouvoir, c'est le coup d'état du DIX-HUIT BRUMAIRE.L\u2019Estériel est vite traversé puis c\u2019est Cannes, Antibes, Nices, Villefranche et bientôt Monaco.Heureux mortels en vérité que les habitnts de Monaco et de Monte-Carlo.Ils ne connaissent pas d\u2019hiver ni de guerre et ne paient pas d'impôts.On peut acheter ici une propriété exempte de taxes foncières.Et me voilà à Roquebrune, l\u2019un des plus beaux sites de France et peut-être de l'Europe.Quelques instants plus tard, je descends à Menton.Comme il fait bon de revoir ce paysage à la fois grandiose et charmant.Les mimosas ont commencé à fleurir; le long des rues, les fruits d\u2019or achèvent de mûrir.Le premier de l\u2019An vers dix heures du matin, je m'at- parti|table dehors pour le petit déjeuner.Il fait un temps délicieux et pourtant à quelques milles d'ici, dans la montagne, il est possible de faire du ski.Le département des Alples-Maritimes est un pays de contrastes; on peut s\u2019asseoir sous un pommier et écouter un concert vers onze heures dans la matinée; moins d\u2019une demi-heure de voiture dans l\u2019après-midi et nous serons dans une forêt de sapins où il y aura peut-être plus de neige qu\u2019à Montréal.Ce n\u2019est pas la crise ministérielle qui aura empéché les Français de célébrer joyeusement Noël et le Jour de l'An! Il faut avoir vu les vitrines des charcuteries, des pâtisseries et des confiseries pour se rendre compte que ce pays de France est celui de haute gourmandise et pourtant le Midi est une région où les gens en raison du climat, sont plutôt sobres et frugaux.Toute cette côte méditerranéenne, depuis Barcelone jusqu\u2019à Gênes, protégée par une ceinture de Montagnes contre les vents du nord, ne connaît pas-l\u2019hiver.Au moment où l'hiver s\u2019installe à demeure dans les massifs alpestres et pyrénéens, le printemps frappe à la porte sur les rivages lumineux de la Méditerranée.Le Premier de l\u2019An a vu à Nice et à Menton le premier sourire du printemps pendant que la neige tombait sur les cimes environnantes.Le 12 janvier 1953 de tout progrès médical, le ro- LA QUALITÉ DES cher sur lequel s'élève la santé 2 de tout un peuple.Et que dit SOINS MEDICAUX |le docteur Rothman ?| Il affirme que la qualité des V.B.Il existe une revue américai-|soins médicaux, aidée de façon ne de médecine qui s'appelle formidable par les progrès d'une Pédiatrie et qui présente tous! science toujours en éveil, n'en les mois une rubrique intitulée:'a pas moins été lancée dans \u201cLe Pédiatre et le Public\u201d.La |une curieuse aventure.Car la pédiatrie est cette branche de la mécanisation d'un art comme la médecine qui s'occupe plus par- médecine ne peut remplacer l\u2019ex- ticulièrement des enfants, Elle périence, le tact et le flair du est donc toute désignée pour médecin.Pas plus, ajoute-t-il, s'adresser au grand public en|que l'interprétation d\u2019un phéno- raison de sa raison d'être: la'mène physique peut remplacer médecine préventive et la santé une sympathique compréhension publique.de tout un problème humain.Dans le numéro de février der-|Et assez humoristiquement il nier, que vient de me passer ajoute: \u201cLa brosse à air common médecin qui parle peu mais primé ne peut arriver à se sub- qui aime bien à renseigner les stituer à l'antique poil de cha- autres, la rubrique est entière-'meau; le dessin d\u2019une perspec- ment consacrée à la qualité des,tive arrêtée ne peut compren- soins médicaux et, d\u2019un bout à |dre tout ce qu\u2019un artiste ressent l\u2019autre, écrite par le professeur de la nature.\u201d Rothman, de Los Angeles.Non| Il rapporte aussi ces paroles pas que ce soit un sujet nou- d'un grand savant William Jveau, mais un sujet dont on a Thayer: \u201cIl est triste pour no- beaucoup parlé récemment par-itre pauvre nature humaine de ce que c\u2019est l'alpha et l\u2019o a (suite à la page 3) LE REG] UN PEU AU HASARD Le parti de l'Union Nationale est une de ces femelles qui réchauffent toutes sortes de reptiles, de parasites, de tireurs de ficelles, danseurs de la corde raide, enfin, un vrai cirque, quoi ! qui a donné de nombreuses et moult représentations un peu partout dans la province de Québec et a su ramasser beaucoup de fatiots.L'un des plus célèbres de ses clowns est le dénommé Lévis Lorrain, le frère à Roméo, le beau Roméo de la boite ministérielle, qui eut jadis ses jours de gloire, au temps où ueclques poils lui frisotaient tumi- ement sur occiput.Or, le beau Lévis, à face de fouine, au nez à la Duplessis, se fait annoncer à Ja radio comme journaliste.11 a parlé ces jours-ci pour le beau, grand et noble parti qui le douillette si charitablement depuis le jour où il a viré son capot.On devrait dire de lui qu'il est un pseudo- journaliste qui, à l'instar de certains colonels honoraires, n'a jamais su plus tenir une plume entre ses doigts crochus que ces derniers un sabre.Un Don Quichotte peut-être, mais pas un bel Adonise Valdombre, le pamphlétaive qui \u201cverge\u201d à droite et a gauche à la radio tous les dimanches soir, sous les auspices bienfaisants des briquets Ronson, n suggéré l\u2019autre soir que M.Duplessis devrait faire adopter un projet de loi s'intitulant \u201cJe périrai ou ils périront\u201d afin de consacrer l'inamovibilité de M.Houde comme maire de \u201cMarial\u201d.Nous ne voudrions pas l'accuser de plagiat, mais coïncidence suns doute, ln jet venait le lendemain même de la parution de notre article s\u2019intitulant \u201cUne prime à l'avachissement\u201d, qui traitait de ce sujet sous un angle différent, mais pour en revenir à peu près aux mêmes idées.e Il y a trois sortes de fonctionnaires provinciaux.Ceux qui sont obligés de lu \u201cfermer\u201d; ils sont la majorité; il y a ceux qui guceulent, parce qu'ils se croient rois et maîtres et constituent une minorité turbulente sinon agissante ct, enfin, il y a ceux qui retirent des salaires, sans méme es montrer à leur bureau pour aller travailler, mais sont déjà engagés aux bureaux de l\u2019Union Nationale.Donc, double salaire.Quand tout ce beau monde-là s'agite, il y a du pétard.C'est à qui se poignardera copicusement (dans le dos, nu- turellement), se lardera à coups de langue perfides.Tout récemment, certains, les bons, les purs, aux yeux du parti, ont reçu une augmentation; les autres, nenni.On nous dit qu\u2019il y a encore quelque 1,000 fonctionnaires qui reçoivent à peine $1,000 par année, qui ont femme cet enfants.Vous vous demanderez comment ils vivent.Eh bien! ce n'est pas compliqué, ils se servent.Et qui pourrait les en blamer.Ce n'est tout de méme pas M.Duplessis ui bourre les journalistes de la alerie parlementaire de la presse pour rnieux obtenir leur silence sur ces injustices flagrantes.M.Gérard Martineau en sait quelque chose, lui qui a toujours la larme à l\u2019oeil chaque fois qu'il sort une \u201cpilasse\u201d de son gousset pour subvenir au baptème, au mariage, à l'anniversaire de naissance d'un confrère.A Radio-Collège JEAN VALLERAND, montréalais bien connu, secrétaire du Conservatoire de Musique de la pro compositeur vince de Québec, poursuit à Radio Collège la série de ses conlérences sur la musique.I! est entendu le mercredi de 4h.30 à 5h.30 du soir au réseau Français de Radk- Canada.Sous la rubrique LA MUSIQUE ET SON LANGAGE, après avoir trcité au premier semestre de la voix humaine, ii étudie depuis le début de l\u2019année lc must que de clavier.causerie de M.Grignon sur le su- | ME DU TRAVAIL En ce qui concerne les conditions du travail agricole, la législation française était.jusqu'en 19:45, fragmentaire et incomplète.\u2014 Classification rationnelle des emplois.(Un article de J.G.Février) Dans beaucoup de pays, la condition des travailleurs agricoles est inférieure à celle des ouvriers de l\u2019industrie.Il leur manque le nombre et la cohésion pour faire triompher les revendications les plus légitimes.Dans les petites exploitations agricoles, qui sont les plus nombreuses en France, le travailleur est souvent le seul employé ; il n\u2019a pas l'expérience syndicale de l'ouvrier industriel.Aussi, à la différence de ce qui est encore le cas dans beaucoup d'autres contrées, In France prit la décision, depuis longtemps déjà, de faire profiter cette classe de travailleurs d'avantages sociaux comparables à ceux dont jouissent leurs camarades des centres urbains.Tout d'abord, les ouvriers agricoles bénéficient, comple tenu de certains régimes apéciaux dus aux particularités de leur activité, des avantages du régime de la Sécurité sociale, c\u2019est-à-dire de l'assurance vicillesse (sous forme d'une retraite), de l'assurance maladie, de l'assurance contre les accidents du travail et des allocations familiales.La quasi totalité de la cotisation est payée par l\u2019employeur.En ce qui concerne les conditions mêmes du travail agricole, la législation francaise, était, jusqu'en 1945, fragmentaire et incomplète.Les principales dispositions avaient trait au logement des travailleurs et aux congés payés.Elle était muette touchant le niveau des salaires.La situation a changé depuis l'ordonnance du 7 juillet 1945.Aux termes de cette ordonnance, il a été créé dans chaque département une commission paritaire comprenant trois représentants des employeurs ct trois représentants des ouvriers agricoles; en font partie, en outre, l\u2019ingénieur en chef qui est chargé de la direction des services agricoles et éventuellement des conseillers techniques.Cette commission propose au préfet du département un régime du travail applicable aux salariés agricoles.Ce projet ne vaut que pour le département intéressé el par conséquent tient compte des conditions locales.L'agriculture en effet connaît une diversité beaucoup plus grande que l'industrie.Selon qu'il s'agit de travaux saisonniers (vendanges, par exemple), ou permanents, de viticulture ou de culture de céréales, de grandes ou de petites exploitations, les conditions de travail peuvent évidemment différer d\u2019un département à l'autre.En principe le projet doit s\u2019occuper de la classification des emplois, des salaires minima correspondants, des avantages en nature, de la durée du travail, des congés payés, des conditions de préavis en cas de renvoi, du logement des ouvriers agricoles, etc.Le préfet, après avoir pris connaissance de ce projet, établit un arrété, qui devient valable après approbation des ministres intéressés.Ce système qui a fonctionné sans modification importante jusqu\u2019en 1950, appelle deux remarques essentielles.En premier lieu il s\u2019applique non seulement aux ouvriers agricoles proprement dits, mais aux personnes employées dans les exploitations forestières, dans les organismes professionnels agricoles (caisses d'assurances sociales, par exemple), dans les coopératives et syndicats agricoles.\u2019 En second lieu les salaires prévus par les arrêtés préfectoraux sont des salaires minima : de même les conditions de travail sont des conditions minima.Rien n\u2019empêche donc les employeurs et employés de conclure des contrats particuliers ou même collectifs, prévoyant des rémunérations plus élevées ou des conditions de travail plus avantageuses pour les ouvriers, que celles qui sont prévues par les arrêtés.Depuis le 7 juillet 1945, les préfets ont pris plus de 2,000 arrêtés.La tâche n\u2019a point été aisée.Pour la première fois on a procédé, dans le domaine agricole, à une classification rationnelle des emplois, avec une échelle des salaires hiérarchiques.Il en est résulté une unification des salaires et des conditions de travail aussi bien à l\u2019intérieur de chaque profession agricole qu\u2019entre les diverses régions françaises.Pour les congés payés, la situation est à peu près la même que pour les ouvriers de l'industrie.Les deux problèmes les plus importants qui restent à résoudre sont ceux du logement et de la durée du travail.Ce dernier est particulièrement délicat, car le rythme des travaux agricoles n\u2019a pas la continuité et la régularité de celui de la production industrielle.C\u2019est seulement lorsque ces diverses questions auront reçu chacune leur solution, qu\u2019on pourra procéder à la codification de toutes les règlementations et élaborer un Code du Travail agricole cohérent et complet.II est bien entendu que ce code lui-même devra tenir compte des particularités régionales.(suite à la page 2) PAGE DEUX NOUVELLES DE LACHINE Echelle de salaire payée par un \u201ctrou\u201d.\u2014 Tout démontre que le vieux curé avait raison quand il disait: \u201cJe ne connais pas une seule Commission scolaire dans la province qui ne soit pas un trou\u201d.Il existe un de ces \u201ctrous\u201d à Lachine.C'est un des plus creux de la province.Par notre faute naturellement, parce que personne ne s'occupe des affaires scolaires.En avril 1951, le Directeur des Etudes de Lachine et de la paroisse St-Sacre- ment était échevin.Il a été mis à la porte de l'hôtel de ville parce que les propriétaires étaient fatigués de se faire \u201cdé- ocher\u201d.Son salaire était de $700 par année, Sur 597 voteurs, il obtenait seulement 205 votes.Résultat: écrasé par une majorité de 187.Ce résultat aurait dû être suffisant pour démontrer aux administrateurs du \u201ctrou\u201d scolaire que les propriétaires avaient perdu leur confiance et qu\u2019ils ne voulaient plus de lui pour administrer leurs finances.Plu- Prix Nobel à un catholique (suite de la page 4) pement\u2019\u2019, un passage significatif; \u2018Vous me demanderez : \u201cDe quel droit écrivez-vous ces choses ?\u201d, Du droit d\u2019un homme à son déclin qui ne veut pas s\u2019en aller sans s'être interrogé, sans avoir mis au net sa vraie pensée sur ce qui touche à l\u2019unique nécessaire.\u2018\u2018Voilà qui dit tout, à condition de recouvrir de ce texte l'oeuvre entière de Mauriac.Îl ne s'interroge pas seulement \u201ca son déclin\u201d, il s\u2019est toujours interrogé.De son premier volume de vers, \u201cLes mains jointes\u201d, à son dernier roman, \u2018\u2018\u201cGaligai\u2019\u2019, cette interrogation anxieuse fait une musique continue.Et toujours, elle rôle autour de l\u2019Unique Nécessaire.Elle ne met pas en cause la foi, mais l\u2019ajustement de l\u2019homme, de la société, voire comme dans \u201cLa Pierre d\u2019achoppement précisément, - des hommes d\u2019église aux exigences de la foi.Quant à ses romans et à ses pièces, la conception chrétienne du péché les sature.C\u2019est maintenant un lieu commun de le dire.Mauriac lui-même n\u2019a-t-il pas écrit dans sa Post-face de \u2018\u2018Galigai\u201d\u2019 : \u201cJe suis le peintre d\u2019une créature déchue et souillée dès sa naissance.Je ne fais qu'\u2019illustrer ce qu\u2019un Bossuet ou un Bourdaloue dénonce\u201d.Néanmoins, dans ce conflit entre la nature \u201csouillée et déchue\u201d et la grâce, un seul côté du dyptique appa- rait, ou plutôt l\u2019autre ne fait que transparaître en touches fugitives.Mais quoi! Mauriac ne nous l\u2019a-t-il pas dit en cette Post-Face que je viens de citer?\u201cObligé de me relire tous ces temps-ci parce que je corrige les épreuves d\u2019une édition de mes oeuvres complètes, j'y vois en maints endroits la grâce \u201caffleurer\u201d (c\u2019est moi qui souligne), mais semble-t-il, un peu moins à mesure que je vieillis\u201d.De même dans \u201cSouffrances et bonheur du chrétien\u201d, ce monologue émouvant, l\u2019accent est mis sur la souffrance avec une autre force - et littérairement, car tout se tient, avec plus de succès, - que sur le bonheur.Nul ne prétendra, par ailleurs, que les articles de Mauriac a u\u201cFigaro\u201d incitent à la joie, ni même à la paix.Par là, il me paraît évident que l\u2019oeuvre de Mauriac n\u2019exprime pas la plénitude de la vision catholique de l\u2019homme et du monde, ni les victoires de la grâce, ni cet optimisme paulinien de l\u2019athlète de la foi qui mène énergiquement son combat et \u2018\u2018surabonde de joie au milieu de ses tribulations\u201d, ni les larges perspectives de l\u2019espérance et de la confiance, ni cette euphorie de l\u2019âme qu\u2019emporte la volonté de Dieu, toutes choses qui font substantiellement partie de l\u2019économie chrétienne, ne marquent son oeuvre.Ce qu\u2019il nous apporte en propre est autre.Mauriac introduit, dans un vaste public que le Prix Nobel universalise, le tourment qui le possède et qui, de sa nature, exorcise les médiocrités et les routines, ennemies-nées du christianisme, les apaisements confortables, la fausse paix qui ruse avec l\u2019angoisse métaphysique.Sous les mouvances de l\u2019artiste infiniment impressionnable qu\u2019il est, il y a ceci d\u2019irréductiblement permanent: Cette inquiétude constante à laquelle il provoque ses lecteurs et qui, dans la lumière chrétienne, se trouve précisément située au point où il importe au premier chef qu\u2019elle existe.Il y a encore le refus indigné que François Mauriac oppose à l'actuelle conception prométhéenne de l\u2019homme.\u201cPeut-être, a-t-il écrit, n\u2019ai-je été créé et planté dans ce canton de l\u2019univers, à une époque où la Révolte est le thème sur lequel s\u2019exercent le plus volontiers nos beaux esprits, que pour attester la culpabilité de l\u2019homme devant l'innocence infinie de Dieu\u201d.Nul doute que cette attitude soit fondamentalement la sienne.Ce sont là choses considérables.Je ne sais si, en quelque mesure, elles ont déterminé l'attribution a François Mauriac du Prix Nobel.Mais, en fait, un tel choix les impose, avec une force redoublée, à la méditation des hommes.Gaétan BERNOVILLE Salluste LAVERY, O.R.Rés.6450 O.-Colomb Tél.DO.8654 Le-Philippe QUAY, BOL.Rés.8483 Iberville Tél.OB.8h08 VERY & GUAY AVOCATS-PROCUREURS Avocats-conseils de l'Union Internationale des employés de Tramways \u2014 al 760 Tél.MA.8824 PAUL GAUTHIER NOTAIRE el! COMMISSAIRE 84 Ouest, Notre-Dame MONTREAL 1, Qué.1575 rue St-Denis MONTREAL Tél.HA.4118 GARCIA POULIN, ara AUDITEUR PUBLIC ACCREDITÉ DE QUEBEC ACCREDITED PUBLIC AUDITOR OF QUEBEC Spécialités : Vérification générale \u2014 Organisation systéme de comptabilité Résidence : 5821 Boul.La Salle Verdun, P.Q.- HE.0459 \u2014\u2014_ 606, rue Cathcart Bureau : LA.3954 Lucien Belliveau, C.R.J-A.Fortin, LL.L.Tél.LA.9841 BELIVEAU & FORTIN AVOCATS Edifice \u2018Canada Cement\u2018\u2019 Suite 624 Carré Phillips tôt que de profiter de cet avis des propriétaires, ceux qui ont pour mission d\u2019administrer le \u201ctrou\u201d lui donnèrent la position de Directeur des Etudes au salaire de $6,000 par année, paraît- il.Le résultat c'est que n\u2019étant plus capable de \u201cdépocher\u201d les propriétaires comme échevin née, le \u201ctrou\u201d lui permet de les \u201cdépocher\u201d comme Directeur des Etudes au salaire de $6,000.Voilà quelque chose qui démontre beaucoup de jugement de la part des administrateurs du \u201ctrou\u201d scolaire, pour nous servir du même terme que le vieux curé qui avait bien raison.De plus, il reçoit un autre petit \u201cgâteau\u201d de $2,500 de la paroisse St-Sacrement, qui nous laisse croire que c'est un autre \u201ctrou\u201d, e Un bel exemple.\u2014 Dans ses souhaits du nouvel an, M.le Dr C.-A.Kirkland, maire de Ville St-Pierre et député libéral provincial de Jacques-Cartier, dit entre autres souhaits, \u201cmalheureusement, 1952 a été marqué encore de la perte de nos bons amis de Ville St-Pierre ct du comté de Jacques-Cartier que la mort est venue nous ravir.Je désirerais que chacun de nous ait une bonne pensée pour ces disparus en récitant à leurs intentions un Pater et un Ave\".C'est beaucoup mieux que pour notre gros \u201ctas de graisse\u201d de marque \u201cLewis\u201d qui ne respecte pas même les dernières volontés de personne reposant au cimetière de notre cité.Pour notre unique \u201cLewis\u201d, ce sont les voteurs qui comptent et comme les morts ne votent pas, ils ne disent rien à notre gros \u201ctas de graisse\u201d.e Le maire Lewis Gaston ferait sa prochaine campagne par correspondance Une élection coûte de l'argent, aurait déclaré notre unique \u201cLewis\u201d.J'ai de l'argent, et je n\u2019ai pas envie de dépenser inutilement cet argent pour le seul plaisir de me faire battre.Je ne suis pas sûr d'être élu.On me dit que j'ai plus de chance d'être battu même après le beau témoignage de félicitations que j'ai fait parvenir à notre Père Spirituel à l'occasion de son choix comme Cardinal et qui a été payé par la Cité, naturellement.De plus j'ai des craintes, ayant déjà été rejeté par M.Duplessis comme candidat dans Jacques-Cartier.Il m'a préféré Jacquot Viau, qui repose actuellement au cimetière politique de M.Duplessis, II me faut donc savoir ce que pensent mes électeurs, aurait-il dit.Je leur demande donc de m'écrire pour me dire franchement s'ils sont pour ou contre moi.S'ils sont encore pour moi, je me représenterai et ne dépenserai pas mon argent.Ma dernière élection m'a coûté cher.S'ils sont contre moi, je ne me présenterai pas et conserverai parcille- ment mon argent.L'argent est rare, Ça se trouve pas dans les craques du plancher.° Ils ne sont plus bons, les calendriers de 1952! La rumeur veut que dans un communiqué de la dernière heure qu'il vient de signer, le maire Lewis Gaston attire l\u2019attention de la population de Lachine sur le fait que les calendriers de 1952 ont perdu leur valeur et qu'il est préférable de s\u2019en défaire.\u201cCeux qui s'entéteront à les garder, dit-il, risquent fort d\u2019ê- tre mélés dans leurs dates cet STE FONDEE EN 169$ DISTILLE AU CANADA AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est gar les présentes donné que TASCHEREAU PIERRE CHARLES JOSEP ROMER, agent, de ln cité et district de Montréal, Province de Québee, actuellement résident à LID, chemin Côte St-Antoine, Montréal, s'udressera au Parlement du Ca madi À nt présente où suivante session afin d'obtenir un Bill de divorce d'avec son épou- re, JOAN BHIZABETIE GRAY, ménagère, pour enuse d'adultère et abandon, Date à Montréal, «e 2sième jour de novembre 1952.JOS.A.BUDYK, Procureur du requérant, Suite 51, 31 ouest, Rue St.Jacques, Montréal 1.(17-24-80 Janvier \u2014 7 février, 1933) AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est donné par lu présente que DOMINA EMERIUS LEFERBVRE, Marchand, de ka Cité de Longueuil of District de Montréal, Province de Québec, s'adressers au Durlement du Canada, à la présente session, os à la prochaine session on À Mt session suivante, pour obtenir un Bill de Divorce d'avec son épouse, MARIEJEANNE JEANNETTE MERCILLE, de la Cité et du District de Moutréal, pour came d'adultère et desertion, Unté à Ottawa, comté de Carleton, dans la l'rovince d'Ontario, ce ISième jour ce décembre 1952 AD, GREENBERG & WRIGHT, 78 Bank Street, Ottawa, Ontario, Procureurs du requérant.(3-10-1728 janvier 1953) AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est _denné var les présentes que MARJORIE EVELYN LEE STEVENS, de la cite dee Toronte, Province d'Ontario.s'adressers au Parlement du Canada, À & présente session où à sa prochaine session, afin d'ohte nir un Bill de divorce d'avec son époux MELVILLE HENRY STEVENS, surveillant de la cité de Montréal, l'rovince de Québec pour cause d\u2019adultère.: Daté à Torvnto, Province d'Ontario, © 2Hième jour de décembre, 1952.W.ELMER BRANDON, C.R., Procureur de la requérante, 413, rue Bay, Toronto, Ont.10-17-24-81 janv.1953.IMPRIMATUR Le Journal \u201c\u2019L'Autorité®\u201d\u2019.faleant affaire sous Ma raison sociale de \u201cL'Autorité Enre letréo\u201d.a see bureaux, Sulte 524, Edifice nada Cement, Montréal.Il est Imprime à \u201cL'Eclaireur\u201d, Beauceville.Qué.Autorisé comme envoi postal de a deuxià- me classe, Minietère den postes.Ottawa et au salaire de $700 par an-{ L'AUTORITE, Beouceville, ?é ne pas arriver au jour de l'an prochain en même temps que les autres\u201d.Qu'on suive donc mon conseil pour éviter des ennuis, de déclarer notre Lewis.Quelhomme sage que ce Lewis, e \u201cLe Messager\u201d de Lachine, qui est remarquable par ses \u201cniaiseries\u201d disait la semaine dernière: \u201cPour ceux qui se casseraient la tête à chercher- le numéro du C.P.L.dans l'annuaire du téléphone, il se trouve à la page 41, au nom d'un particulier; ce numéro est Nelson 5-5744\u201d.11 n'y a rien d'extraordinaire dans toute cette affaire.Le*nom est M.l\u2019abbé Marcel Gauthier, 70, 15e Avenue.La Compagnie du Bell Telephone a pour habitude d\u2019inscrire dans son annuaire les noms de ceux qui payent pour le té- Gauthier est l\u2019aumônier de ce carcle, .\u201cAumônier\u201d est le mot fran- cais qui veut dire \u201cboss\u201d en an- Blais et étant le \u201cboss\u201d ou \u201cau- monier\u201d en français, il a bien le droit de faire ce qu\u2019il veut si c\u2019est lui qui payee Perte de $4,000 au jeu de bin- co: Une dame, Irène White vient de prendre une action de $4,000 contre les organisateurs du jeu de bingo au profit de l'église St-Nicolas de l'Etat du Michigan, Son avocat prétend que sa cliente a perdu cette somme durant une année à jouer le bingo au profit de l'église, soit plus que le salaire qu\u2019elle avait gagnée durant l'année.Dans l'Etat du Michigan, une loi permet à ceux qui perdent des argents aux jeux de hasard de léphone.C'est probablement la p prendre une action contre les raison pour ce cas-ci.M.l'abbé Organisateurs afin de se faire Le régime du travail (Suite de la première page) Le système que nous venons d'exposer a été modifié partiellement par la loi du 11 février 1950.Cette dernière, en effet, quf s'applique aussi bien à l\u2019agriculutre qu\u2019à l\u2019industrie, prévoit que la fixation des salaires et des conditions de travail seront déterminées désormais par des conventions collectives, conclues librement entre les syndicats patronaux et ouvriers.Au contraire, l'ordonnance du 7 juillet 1945 attribuait ce rôle à l\u2019Etat.Le problème a été tranché conformément à l\u2019avis du Conseil d\u2019Etat en date du 12 septembre 1950.En ce qui concerne les salaires, leur fixation incombe désormais uniquement aux conventions collectives.Il va de soi d\u2019ailleurs que celles-ci ont tenu compte des niveaux de salaires fixés antérieurement par l\u2019Etat et que l\u2019avantage des ouvriers agricoles.Quant aux conditions de travail, si elles sont également déterminées par les conventions collectives, il est expressément stipulé que ces nouvelles conditions ne sauraient être inférieures à celles qui sont prévues par les arrêtés préfectoraux.On constate donc un rapprochement entre le système appliqué à l'agriculture et celui qui est valable pour l\u2019industrie.Toutefois, une différence stable subsiste.Pour les exploitations agricoles proprement dites, le champ d'application des conventions collectives ne saurait dépasser le cadre du département, ce qui permet de respecter les nécessités imposées par les différences de culture, d\u2019habitudes, de modes de rémunération, etc.En revanche, il peut être national pour les organismes professionnels : c\u2019est ainsi que diverses conventions collectives ont déjà été conclues, sur le plan national, par des coopératives litières, des coopératives d\u2019approvisionnement et enfin par des coopératives de meunerie et de stockage des céréales.i J.G.FEVRIER Leclerc et l\u2019Indochine (Suite de la page 4; bondit à terre, infligea au délinquant une solide correction, et, tout détendu, comme un père de famille qui vient de corriger un gosse, s\u2019écria simplement: \u201cC\u2019est toujours quand je suis là qu\u2019ils font les imbéciles!\u201d Sa vie était celle du moine guerrier.Il mangeiat vite, se couchait et se levait tôt.Rien ne l\u2019arrétait.Un jour, son petit avion Morane s\u2019écrasa au sol.Il se fit aussitôt ramener au terrain, indemne, sauta dans un second appareil après avoir tiré au sort, à pile ou face, quel officier l\u2019accompagnerait.C\u2019est pour avoir tenté de braver le vent de sable du désert algérien que, le 28 novembre 1947, Leclerc qui voulut s'envoler malgré la météo, sur son avion personnel, le Faily disparut dans la région de Co- lomb-Bechar.Paris, fit, après Alger, de triomphales funérailles au Libérateur de Strasbourg.Le bâton du maréchal, remis à titre posthume à sa veuve, le 29 novembre 1952, fut comme le symbole de sa carrière, héroïque et trop brève.Edmond DELAGE, de l\u2019Académie de Marine.EST TOUJOURS 'CLIMATISEE' CLIMATISEE, la biére Dow est protégée contre tous les écarts de température pendant sa fabrication .elle retient ainsi tout le goût fin et touie la saveur des ingrédients de qualité supérieure qui la composent, pour vous donner le meilleur de lo bière dans la meilleure des bières.4 ~~ les changements intervenus depuis 1950 ont été tout à| .\u2019 rembourser les argents perdus a pratiquer des jeux défendus par la loi.C\u2019est une bonne chose que nous n\u2019ayons pas une loi semblable dans la province de Québec.Nous connaissons une église dans la partie ouest de Lachine qui serait fermée depuis longtemps, ayant été construite avec les revenus du bingo; une sorte d'institution nationale dans notre province.Ce sont ceux qui le défendent pour rire qui tiennent le plus à le garder.Il n'y aura pas ici une loi comme dans l\u2019état du Michigan de sorte que les \u201csuckers\u201d pourront continuer à se faire exploiter au bénéfice d\u2019une bonne cause.e Un individu qui était demeuré volontairement dans un asile d\u2019aliénés durant 14 ans se décida il y a quelques semaines d'en sortir afin de pouvoir juger par lui-même comment était le grand public dans la ville de Chicago.- _ Il est revenu àä l'asile trois jours plus tard en disant qu'il n'avait trouvé aucune différence dans le genre de vie.Excepté dans de nombreux cas od, apres avoir entendu les gens discuter, \u201cj'en suis arrivé à la conclusion que les patients qui demeurent l'asile sont \u2018encore plus intelligents que ceux que j'ai entendu parler en denors.\u201d TIZOUNE LA CHARITÉ AU VILLAGE Dans la grande ville où il arrive si souvent qu'on ne connaît pas son deuxième voisin, il y a des oeuvres bien organisées qui s'\u2019occupent des citadins qui ont besoin d'aide, de secours.Au Village, ou à peu près tout le monde se connaît, la nouvelle se répand L\u2019Assemblée annuelle Banque Royale du Canada 38e ANNEE \u2014 No 26 vite qu'un tel ou qu'une telle a besoin d'être secouru et il se trouve habituellement quelqu'un qui organise le secours qu\u2019on doit à ses semblables.Au temps des Fêtes, surtout, la coutume veuf qu'une collecte d'objets soit faite au profit des pauvres.Cette collecte portait autrefois le nom de \u201cguignolée\u201c, Qu'il soit fait selon cette vielle tradition de chez nous, ou qu'il renne une forme plus moderne, e geste de venir en aide aux pauvres n\u2019en demeure pas moins vivant dans nos villages au temps des Fêtes.Les auditeurs du \u201cCuré de Village\u201d ont pu assister à la \u201cgui- nolée\u201d qui avait été organisée a veille du Jour de l'An par le Docteur lui-même, avec, bien entendu, la bénédiction du Curé.\u201cLe Curé de Village\u201d, diffusé le mer- cerdi soir à 8h.30, est un program- anadian Industries Limitedme commandité par la aux placements La dépendance du Canada dans l'économie mondiale et la responsabilité qu'il à assumée du fait de son importance grandissante danp le monde ont été le thème principal du discours annuel de James Muir, président, à l'assemblée générale annuelle de la Banque Royale du Cnnada, Dans son propre intérêt et dans celui d'une haute mission morale, le Canada tend vers un but: lu réhabilitation de l'économie mondia: le.Le système des prix libres est de première importance pour la levée de nombreux obstacles au retour À un commerce mondiul sain.\u201cIl est malheureusement plus aisé de diagnostiquer les maux économiques dont souffre le monde que de les guérir.Le symptome le plus spee- taculaire est évidemment la soi-disant pénurie de dollars qui persiste encore sept ans après la fin de In guerre mondiale.- \u201cDans le commerce international, les marchandises doivent être payées soit en monnie du pays exportateur ou en monnale qui peut être facilement convertie en cette devise.Ie monde achète des marchandises \u2018et des services des Etats-Unis et du Canada à un tel rythme qu\u2019en dépit des multitudes de restrictions imposées par les pays importateurs les paiements en dollars pour les importations , excèdent les recettes en dollars sur les exportatinos de plus de $5 milliards par année.LA PENURIE DE DOLLARS \u201cLe controle du change peut endiguer la perte des réserves de dollars pour un temps mais il pe peut rien faire pour combattre - en fait il peut l'intensifier - le déficit qui est la cause de In fuite du dollar.IIbre agit automatiquement pour res- Par contre, on constate qu'un taux taurer la balance des comptes internationaux.\u201cJe ne suis pas un converti de date récente au principe que les taux libres de change sont aujourd'hui une nécessité pour rétablir l'équilibre monétaire international.J'ai constamment Insisté sur cette politique depuis janvier 1950 lorsque j'ai fait mon premier discours à titre de président de la Banque.Pour aujourd'hui, les pays du dollar devraient immédiatement faire disparaître les barrières tarifaires excessives et les formalités douantè- res tracassières qui de nos jours sont des obstacles inutiles aux importations d'outre-mer.Le Canada, tout particulièrement, à beaucoup à gagner en réduisant In prépondéran- c& des marchandises américaines dans ses importations.D'un autre côté, en envoyant de cetiv facon, des dollars A.des pays d'outre-mer, nous aidons à diminuer notre déprendanc commerciale avec les Etats-Unis.\u201cA longue haleine, un programme de placement aurait pour effet de corriger la faiblesse économique qui met nos alllés À In merci d'autres criges du dollar.En résumé, les placements peuvent amdéliorer la situation de trois façons: d'abord les pays À monnaie dépréciée pourraient cou- centrer leurs placements domestiques sur des industries produisant des dollars grâce aux produits qu\u2019 elles exporteralent ou encore produire des marchandises qu'autrement ces pays seraient obligés d'importer des pays du dollar; en deuxième lieu, les pays du dollar pourraient concentrer leurs placements étrangers dans les mêmes genres d'industries et, troisièmement les pays à monnaie dépréciée pour- rajent faire des placements en dollars dans les pays du dollar.PROBLEMES des PLACEMENTS INTERNATIONAUX \u201cLa façon d'encourager le placement privé dans des pays sous-développés n'est pas de constituer ure agence internationale de prêts mais d'obtenir une levée générale ou tout au moins un allégement des restrictions actuelles dans ces pays relativement au rapatriement et à la capitalisation des recettes qui ne sont pas transférées ou ne peuvent être transférées de même qu'un contrôle efficace par les propriétaires lorsque la majorité des intéressés demeure en dehors du pays sous-développé.\u201cEn dernière analyse, les placements et le développement internationaux dépendent surtout d'un changement d'attitude dans les pays sousdéveloppés.Je crois que ce changement sera plus facile si ces pays adoptent la politique de la mon- © plus haut.naie et du change dont j'ai parlé Toute concession à la Les taux d\u2019échange libre, les tarifs moins élevés et l\u2019encouragement étrangers sont la clé d\u2019une économie plus saine, - dit le président Il demande aux pays du dollar de lever les barrières tarifaires excessives et de faire disparaître les formalités douanières.\u201cLe Canada agit dans son propre intérêt tout en poursuivant une haute mission morale en acceptant ses responsabilités mondiales d'aujourd\u2019hui.\u201d LES FACILITÉS DE CRÉDIT PEUVENT ÊTRE ONÉREUSES POUR LE CONSOMMATEUR On a mis de l'avant trois mesures, dit M.Muir, pour atténuer le ralentissement dans les affaires qui s'est fait sentir au début de 1952, soit la réduction des im- pots, Ia diminution des prix et les conditions plus faciles de crédit.Les résultats du budget 1952- 53 devaient entraîner des impôts plus élevés pour 1951-52, en dépit, de In réduction de taxes d'accise.Les diminutions de prix ont joué un role relativement peu considérable dans la reprise com- mercilae qui s'est fait sentir vers le deuxième semestre de 1952.\u201cC'était le troisième moyen, celui des plus grandes facilités de crédit qui semble avoir été choisi par le monde des affaires et le gouvernement, comme étant le plus sûr pour redonner de l\u2019activité aux affaires.Les contrôles sur le crédit ont été abolis le 6 mai 1952 et les restrictions volontaires sur les prêts bancaires ont été levées, À ln suggestion de Ia Banque du Canada, le 20 mai 1952.Nous en notons les résultats spécifiques.Tout indique, en effet, que la diminution d'activité n été plus qu'arrétée et que l'inflation est de nouveau une menace à l\u2019économie.\u201cLes facilités de crédit peuvent devenir onéreuses et pour le consommateur en particulier et pour l'économie en général.Les résultats des ventes sont immédiats et de bon augure pour les affaires en général mais le palement des dettes du public dans l'avenir peut avoir pour cffet de réduire les dépenses du consommateur à un niveau aussi bas que celui qui à suivi nos fortes dépenses d'avant le budget de 1951.-Si le fléchissement devait se produire avec d'autres facteurs déflation- naires, comme de gros inventaires ou une diminution des dépenses d'armement, le \u201cboom\u201d ae- tuel pourrait bien être que temporaire et peu solide.En fait, tout cela ressemble passablement À 1928-29.À ces époques, comme en 1952, l'augmentation du crédit aux consommateurs a joué un grand rôle dans l'augmentation des ventes et le maintien des prix de détail A un niveau relativement élevé alors que les prix des matériaux étaient À la bals- se.Les résultats alors, comme en 1952, ne peuvent signifier que l'inflation déguisée avec ses dangers inhérents.\u201cJe crois qu\u2019on aurait eu une prospérité plus saine en 1952 si on avait employé deux autres correctifs, soit les réductions des taxes et des prix.Les deux sont intrinsèquement Nés et ont pour effet d'amener une expansion plus suine.En d'autres termes, l'expansion des affaires ne serait pas Lasée uniquement sur le sable mouvant des facilités de crédit au consommateur.\u201d pénurie du dollar par ces moyens facilitera le transfert des intérêts, des dividendes et des capitaux en dehors de ces pays.D'autre part la seule permission de retirer ces sommes stimulera l'apport de nouveaux capitaux et améliorera la situation du change dans ces pays.Si on doit encourager le placement A longue haleine i! faut toutefois le vouloir.Aucun plan d'assistance ou de constitution de nouvel organisme ne pourront servir de substituts.\u201d BASE D'OPTIMISME M.Muir a conclu par un appel aux Canadiens et leur a demandé d'user de discrétion lorsqu'ils parlent du Canada à leurs amis d'outre-mer.\u201cTi peut être agréable de noter que notre pays est hautement considéré à l'étranger mais cette psychologie d'optimisme qui a même poussé certains petits épargnants d'autres pays à placer des fonds sur des valeurs canadiennes doit aussi nous mettre sur nos gardes.Notre excellente réputation et notre prospérité à longue haleine seront mieux protégées si nous ne surévaluons pas le Canada maintenant.Tempérons un peu notre optimisme tout particulièrement lorsque rous parlons à des amis du Canada à l'étranger.\u201cLe Canada a contribué pour une grosse part au regain de foi au mé- Le gérant général rapporte que l'actif dépasse $2.6 milliards.T.H.Atkinson, gérant général, en faisant la revue des affaires de la Banque pour 1952, note que l'actif total atteint le chiffre imposant de $2,691,456,873.C'est là, dit-il un nouveau sommet dans l'histoire des banques au Canada.* Les dépôts ont aussi atteint de nouveaux sommets.dit M.Atkinson ils s'établissent maintenant à $2,527,510,437, une augmentation d'a peu près $176,000,000 \u2018zur l'année précédente.\u201cCette augmentation,\u201d dit M.Atkinson, \u2018représente non seulement des soldes plus élevés aux noms des\u2018 anciens déposants mais un plus grand nombre de déposants nouveaux.Le nombre des déposants excède maintenant les 2.250.000 soit une augmentation de plus de 100,- 000 au cours de l'exercice.\u201d Les profits pour l'année ont augmenté de $1,762,382 sur l'année pre- cédente.Compte tenu der impôts, de ln dépréciation et des dividendes, y compris $875,000 pour un dividende supplémentaire (au taux de 25 cents par action) la banque a transporté $3,000,000 au Fonds de Réserve qui est maintenant de $55,000,000.Le programme d'améliorations aux succursales de la banque, qui s'élabore depuis la fin de la guerre.a continué au cours de l'année afin de fournir au public et au personnel des facilités et des environnements modernes.A peu prés 275 succursales sont dans de nouveaux immeubles ou des immeubles améliorés: 18 succursales ont été ouvertes et sept autres le serunt sous peu.LES SUCCURSALES A L'ETRANGER M.Atkinson a fait l'historique de l\u2019organisation dé la banque a l'étranger, faisant remarquer que l'expansion a été suivie de relations commerciales plus étendues.Les bureaux ont été ouverts seulement après une étude approfondie des conditions.On a pensé non seulement aux services qu'on pourrait rendre aux commerçants canadiens mais aussi aux besoins locaux sans oublier, évidemment, le côté profits.\u201cLe volume des affaires transigées dans nos succursales reste substantiel et profitable.Au cours de la dernière année, nos succursales à l'étranger ont encore prouvé leur utilité comme complément de notre organisation canadienne non seulement au point de vue de recettes sans précédent mais aussi au point de vue d'aide appréciable aux- hommes d'affaires canadiens qui ont pu, grâce à elles, établir de nouveaux contacts.Par suite de nos impor tants services outre-mer, nos relations mondiales avec des correspondants bancaires et les départements spéciaux que nous avons au Canada pour aider les commerçants, nous sommes en mesure de rendre des services dont la valeur est difficilement estimable pour un pays qui occupe le troisième rang de toutes les nations commerciales au monde.\u201d ELOGE DU PERSONNEL \u201cTous les jours, au siège social, nous recevons des lettres qui nous disent qu\u2019à un endroit ou un autre, quelque membre du personnel a fait plus que son strict devoir pour traiter d'une manière adéquate et cordiale d'un problème quelconque avec, un client.La réputation d'une banque est basée, pour une bonne part, sur la réputation de chacune de ses succursales.[1 s'en suit done que notre réputation dépend de Ia conduite et des agissements du personnel des succursales.Il n°y a aucun doute que nos succursales sont entre bonnes mains.\u201cUne entreprise qui prend de l'expansion impose nécessairement À son personnel des demandes plus pressantes.Nous savons qu'au cours de ln dernière année nos employés.à différents endroits, ont eu à faire face à des difficultés qui semblaient alors insurmontables.Nulle part cependant il n'y a eu ralentissement dans le service au public.Aussi, au nom des admirateurs de la Banque Je dis À tous un sincère \u201cMerci\u201d.De - la part du personnel, je n'ai aucnne hésitation à assurer les administrateurs et les actionnaires qu\u2019il sera encore à la hauteur dans l'avenir pour assurer au public que nous donnons un service efficace et cordial comme dans le passé.\u201d canisme traditionnel des prix lorsqu\u2019il a libéré le dollar en septembre 1950 et levé tous les contrôles sur le change un an plus tard.Dans d'autres pays les opinions sont partagées sur cette question de revenir à la liberté monétaire.Tout indique cependant qu'on en arrivera là un jour ou l'autre.\u201cNotre pays est jeune, son système économique est solide et ses ressources d'expansion vont nécessiter de l'esprit d'entreprise.C'est tant mieux.C'est 1A une chose dont iI faut nous souvenir lorsque nous sommes tentés de nous laisser impressionner par les difficultés du moment.Il n'y a aucune raison d'être pessimiste quand on habite un jeune pays qui est au seuil d'une grande ère de progrès.\u201d rend la bière plus douce, plus savoureuse! ./ er ait @ this Lager to bo J Graven, La meilleure bière de riz jamais brassée Joffre, vu et pesé par un.(Suite de la page 4) dis que Castelnau méditait, le généralissime, s'assoupissait légèrement.La sieste finie, les deux illustres soldats revenaient sur leurs pas, puis se séparaient devant l\u2019Hôtel Condé, sans voir échangé quatre paroles.Castelnau n\u2019était pas le dernier à sourire à cette comédie.\u201cS\u2019il le faut, di- sait-il, nous irons jusqu\u2019à coucher ensemble\u201d.J'avais, en 1914, dans ma chambre d'enfant, un au- perbe portrait de Joffre, épinglé au mur : un Joffre dans toute sa puissance et toute sa gloire, pareil à un chêne ou à un roc habillé, et recouvert, ainsi que d\u2019ex-votos, de tous les ors et de toutes les décorations imaginables.Vinrent plus tard le rejoindre au-dessus de mon lit, en tenue moins fracassantes, les autres généralissimes, ses successeurs.Ma préférence demeura acquise pourtant à Joffre.En quoi j'étais d\u2019accord avec la majorité des Français qui pendant deux ans avaient rendu au vainqueur de la Marne \u201cun culte presque divin\u201d.Les vaguemestres de Chantilly ploient sous le poids des cadeaux et des lettres qui lui parvenaient du monde entier.Chaque région, chaque pays envoyait sa spécialité : objet d'art ou vins fins, fruits ou vêtements, gibier ou confiserie ; la Havane ses cigares, le Portugal, son porto.\u201cJ\u2019ai vu, rapporte Pierrefeu, un coiffeur qui n\u2019avait rien trouvé mieux que de faire le portrait du général avec les cheveux des êtres qui lui étaient chers : un calligraphe eut la même idée, mais les traits du visage étaient réalisés par d'innombrables petites phrases en caractères minuscules qui chantaient la louange du général.Des milliers de petits enfants prenaient la plume en cachette de leurs parents et lui écrivaient pour lui dire leur amour, la plupart le nommaient \u201cNotre Père\u201d.Pour tous ces petits coeurs naïfs, Joffre apparaissait comme Saint-Geor- ges terrassant le dragon.Les aliénés, les simples, les demi-fous et les fous, dans la nuit cérébrale, se tournaient vers lui comme vers la raison.J'ai lu la lettre d\u2019un habitant de Sydney, qui suppliait le général de le délivrer de ses ennemis; un autre, un Néo-Zélandais, le priait d\u2019envoyer quelques soldats chez un monsieur qui lui devait dix livres et ne voulait pas les lui rendre.Enfin, des centaines de jeunes filles, domptant la timidité de leur sexe, demandaient à s\u2019engager, à l\u2019insu de leur famille.\u201d Pierrefeu affirme que le généralissime \u201chumait cet encens avec délices bien qu\u2019il n\u2019en parût rien sur sa figure impassible\u201d.Mais il n\u2019avait rien d\u2019un satrape.I! détestait la prodigalité ; chaque mois, quand on lui présentait la note du Quartier Général, il gémissait sur le coulage et demandait que l\u2019on réduisit la dépense.Sa simplicité de manières tout ce qu\u2019on peut imaginer.Recevant le Duc de Conaught à sa table de Chantilly, il lui dit avec la plus grande cordialité: \u201cMonseigneur, mettez-vous où vous voudrez\u201d.Il aimait la popularité, non le tapage.I! refusa que le régiment d\u2019élite qui assurait le service d\u2019ordre à Chantilly fût appelé \u2018sa garde\u201d; le terme lui semblait trop prétorien.Il ne faisait point fi des parlementaires,! mais quand certains hommes politique entreprirent de mener campagne contre lui, ils trouvèrent à qui parler: \u201cBourru, silencieux, c'était une forteresse close de toutes part.Il opérait seul, se chargeant de briser les cabales par\u2019 toute une série de silences incompréhensifs, de refus té- tus, non motivés, formulés sans colère.Il se mettait en boule, à la lettre.Le plus habile négociateur, en face de ce rocher s\u2019en allait désespéré\u201d.Et voici maintenant les grandes vertus de Joffre : une | merveilleuse autorité - \u201cjalouse et presque despotique\u201d,| écrivit Pierrefeu; - un réalisme, un bon sens invulnérables qui lui faisaient, par exemple, assez peu goûter le geste d\u2019un de ses subordonnés, refusant une promotion ; enfin une immense confiance en lui, qui était la principale source de sa force.On a beaucoup parlé de sa fameuse bonhomie, qui lui donnait parfois des airs de naïveté.L\u2019une des plus char- dans une propriété amie.Joffre s\u2019enquiert du nom d\u2019un déjeuner qu\u2019il faisait quelques années après la guerre, dns une propriété amie.Joffre s\u2019enquiert du nom d\u2019un délicieux cours d\u2019eau qui murmure au pied de la maison.Quelqu'un répondit : \u201cC\u2019est la Marne, Monsieur le Maréchal!\u201d Suit an silence profond, religieux.Alors Joffre, très simplement \u201cC\u2019est une bien jolie rivière.Puis il redemande du gigot.Naïveté ou maîtrise de soi?Quand il était de bonne humeur nous conte encore Pierrefeu, il envoyait une bourrade à son officier d\u2019ordonnance, en disant: \u201cSacré Thouzellier!\u201d Lorsqu'on lui de- La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège social, à Montréal, le mardi 13 janvier, sous la présidence de M.Charles St-Pierre la 78ème assemblée générale annuelle de ses actionnaires.Le rapport du Conseil d'administration relatif à l'exercice terminé le 29 novembre 1952, Qui a été soumis à l'assemblée par le gérant général, M.Ulric Roberge, montre que la Banque a réalisé de nouveaux et importants progrès.Les bénéfices se chiffrent $2,350,043 à rapprocher de 270,571 en 1951.Ils ont é partis comme suit: Provision pour impôts fédéraux et provinciaux, $803,813, contre $713,354 l'année précédente; contribution au Fonds de pension du personnel, $350,000; amortissement des immeubles sociaux, $349,178; dividendes, $700,000.Une somme de $500,000 a été portée au Fonds de réserve, ce qui laisse au compte des Profits et Pertes un solde créditeur de $401,092.Les dépôts, en augmentation de près de 29 millions, s'élèvent au total sans précédent de $476,- 629,447.Les dépôts du public ne portant pas intérêt sont passés de $115,008,262 a $121,732,- 470.Les dépôts du public portant intérêt, qui se sont accrus de plus de 24 millions, forment une somme de $341,528,334.L\u2019actif total de la Banque, accusant une augmentation de $38,747,105 durant l'année, s'établit au chiffre record de $493,- 216,690, L'actif conflnue de presenter une grande liquidité, Les disponibilités de caisse s'élévent à $77,657,650 et représentent 16.29 pour cent du passif envers le public, à rapprocher de 17.54 pour cent à la fin de l'exercice antérieur.L'actif rapidement réalisable s\u2019est accru de $263,922,659 à $299,598,053.Il est l'équivalent de 62.85 pour cent du passif envers le public, en comparaison de 58.94 pour cent l\u2019année précédente.Les prêts et escomptes se chiffrent par $170,196,225, à rapprocher de $176,151,596 au 30 novembre 1951.La somme des placements de la Banque s'élé- ve à $219,269,422, soit une augmentation de $36,440,037.M.Roberge a déclaré, en terminant, que le Conseil se plaît à reconnaître le dévouement et la loyauté du personnel, et qu'il a décidé d'ajouter à l'augmentation annuelle des salaires un boni général de 12 pour cent, Le président, M.Charles St- Pierre, a fait allusion au prodigieux développement économique du Canada depuis la guerre et montré que la province de Québec y a participé dans une large mesure.La dernière saison a été fa- 2,- vorable à l\u2019agriculture, dans l\u2019ensemble du pays, a fait ver le président.Les revenus de la classe agricole seront sans doute importants cette année encore, mais la courbe des prix tourne à son préjudice.Le cultivateur, dont les produits ont subi depuis un an une nu- tion de prix d'environ 15 pour cent, ne paye pas beaucoup moins cher les choses qu'il est obligé de se procurer, et il en résulte un amoindrissement graduel de son pouvoir d'achat.M.St-Pierre a signalé que l'inflation des prix constitue tou- Té-|jours un danger latent, et il a mis le public en garde contre les abus de crédit.\u201cIl est bon d'y regarder à deux fois, a-t-il dit, avant d'hypothéquer ses revenus futurs.\u201d Après avoir indiqué que le commerce extérieur du Canada a fait de nouveaux progrès l\u2019année dernière, le président a fait remarquer que nos exportations à destination des pays de la zone du sterling ont fléchi de 30 pour cent en octobre et que, par conséquent, il serait urgent de diversifier davantage nos débouchés.Plusieurs pays qui ont reconstitué leurs outillages, a-t-il ajouté, réapparaissent sur les marchés du monde où ils offrent parfois leurs articles à des prix inférieurs à ceux d'articles similaires fabriqués au Canada.Cet écart tient, bien souvent, à la différence du niveau de vie, à des conditions d'exploitation plus favorables, à des inégalités dans l'échelle des salaires, la durée du travail ou le degré de productivité de l'ouvrier et à diverses autres circonstances.Il semble donc, en a-t-il déduit, que la revision des prix de revient est l\u2019un des problèmes les plus urgents qui s'imposent à l'attention des industriels canadiens, Nous sommes dans une période de suractivité qui dure depuis une douzaine d'années, a conclu le président de la Banque Canadienne Nationale.Mais elle ne saurait se prolonger indéfiniment, d'autant moins qu'\u2019elle a été entretenue jusqu'ici par des causes anormales.régnera encore cette année, dans notre pays, une grande activité économique, mais le moment semble venu de mettre sa maison en ordre afin d'être en mesure de parer à toute éventua- ité.Les actionnaires ont réélu le Conseil d'administration, qui est ainsi composé: M.L-J.-Adju- tor Amyot, l'hon.F.-Philippe Brais, C.R., M.Armand Chaput, M.Aristide Cousineau M, George A.Daly, M.Auguste Désilets, C.R, lhon.J.-M.Dessu- reault M.Geo.T.Donohue, La qualité des soins.(suite de la première page) constater que de grandes découvertes, telles que les rayons-X par exemple, qui nous sont d'un si grand secours, ont conduit la médecine à négliger la plus importante des investigations : celle de l'humaine nature.Quel que soit le nombre de techniques inventées, jamais on ne pourra remplacer l'histoire médicale d\u2019un individu, d\u2019une famille, ni l\u2019examen médical fait par un médecin compétent.\" Voilà qui place le médecin de famille sur un piédestal auquel il ne lui était jamais arrivé de penser.Et la revue dans laquelle je viens de lire -ce que je vous dis reprend: \u201cNon seulement le sens médical de l\u2019observateur, mais aussi l\u2019expérience elle-même se perdant dans un système médical où la machine remplace la personnalité du médecin.Il est temps de revenir, et pour toujours, à ce que le médecin s'occupe du malade, et non, pas seulement de sa mala- ie.\u201d N'est-ce pas là, la plus belle définition du praticien ?Paul JOVE P.S.\u2014 A ceux qui auraient la curiosité de se renseigner, je leur conseille une petite revue qu'à la dernière heure mon médecin vient encore de me passer et dont l'éditorial est sur ce sujet.TI s\u2019agit du \u201cNew England Journal of Medecine\u201d, numéro de juillet dernier.Vous voyez que mon médecin, qui est praticien, n\u2019est pas en retard! ° \u2018Autour des frois.vées à parler à l\u2019un de ces héritiers de la vieille civilisation des Aztèques, à escalader des montagnes aux pics enneigés en côtoyant la mort, à rencontrer le Président de l'une des républiques dans une salle criblée de balles de mitrailleuse.Mais, l\u2019une des sensations les plus étranges est celle que nous éprouvons à descendre des sommets d'une chaîne de montagnes où règne l'hiver, de descendre, dis- je, graduellement vers la plaine où c\u2019est le printemps.Mais, le livre de Jacques Hébert nous aide à réapprendre notre géographie et d'une façon combien plus intéressante, combien moins aride qu'à l\u2019école.La seule énumération des pays traversés par les voyageurs nous étonne.En quelques mois, nos voyageurs ont visité le Mexique, Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Venezuela, Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, Uruguay, Brésil, République Dominicaine, Haiti, Cuba.Lorsque nous avons terminé un livre tel que celui-ci, nous connaissons les capitales de tous ces pays, les moeurs des habitants, l'ambiance qui y règne.Et l\u2019ouvrage est orné de splendides photographies de paysages, de monuments grandioses qui parlent à l'imagination.Un livre magnifique à lire pendant les longues soirées d'hiver ! .\u201cAutour des trois Amériques\u201d est un volume de 253 pages, en vente partout et aux ditions FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal, au prix de $2.00 (par la poste : S2.15).\u2014\u2014_ EN QUELQUES LIGNES Comme il faut plaindre ceux qui croient pouvoir se suffire à eux-mêmes et affirment : \u201cMoi, je n'ai besoin de personne!\u201d Ain- L'AUTORITE, 18ème assemblée générale annuelle dé la Banque Canadienne Nationale L'actif, les dépôts et les bénéfices atteignent de nouveaux sommets.Observations du président sur la situation générale , (suite de la page 4) vertigineux les aventures inouïes.Mais, il faut lire ce livre pour comprendre les émotions éprou- si, ils consentent à cet appauvrissement ct ne vivent leur vie qu'avec deux yeux, deux oreilles et un seul coeur ! mandait quelques chose qu\u2019il ne voulait pas accorder, il passait la main sur sa forte tête en murmurant d\u2019un ton plaintif : \u201cPauvre Joffre!\u201d.Le jour où il dit adieu au Commandement suprême et à son Quartier Général de Chantilly, apres que la maison fat vidée de tous ceux qui avaient désormais leur carrière à faire ailleurs, ses dernières paroles furent, selon Pierrefeu: \u2018Pauvre Joffre! Pauvre Thouzellier!\u201d.Le personnage était, au fond, d\u2019une étonnante majesté dont resta imprégné après lui, tout le commandement français de la guerre de 14-18.La plus saisissante anecdote du livre de Pierre-feu n\u2019a pas trait au vainqueur de la Marne.Je ne résiste cependant pas au plaisir de la citer.Joffre parti, il fut remplacé par le général Nivelle qui avait été jusque-là le subordonné du Général de Castelnau.Nivelle se présente donc à Chantilly; il y trouve Castelnau dans son cabinet: \u201cBonjour, mon Général,\u201d dit- il.Alors Castelnau, de son fauteuil; \u201cBonjour Nivelle\u201d.Puis faisant quelques pas et tendant la main: \u201cBonjour mon Général\u201d.À peine dix mots, mais que de nuances! Servitude et grandeur militaires, disait Vignyl'hon.Wilfrid Gagnon, M.Charles Laurendeau, C.R., M.A.J.Major, l'hon.Jacob Nicol, l'hon.Alphonse Raymond et M.Charles St-Pierre.JACQUES JANSEN SUR NOS ONDES Jacques Jansen est une des plus grandes voix de France.C'est le meilleur interpréte de l'oeuvre maitresse de Claude Debussy, l'opéra \u201cPelléas et Mélisande\u201d.ll a chanté ce célèbre opéra au Metropolitan et l\u2019a enregistré en entier sur disques pour Columbia.Au cinéma Jansen tenait tout récemment la vedette dans un des grands succès du film français \u201cL'enfant perdu\u201d.Jacques Jansen vient à Montréal créer pour l'Amérique la nouvelle -opérette de Vincent Scotto \u201cViolettes Impériales\u201d.On verra d\u2019ailleurs cette opérette a l'écran, où Luis Mariano chante le rôle que Jansen tiendra sur la scène.Les radiophiles pourront entendre ce grand baryton français à l'émission du 21 janvier de Radio- Carabin.Jansen a déjà d'ailleurs été invité d'honneur de l'émission Brading au cours des saisons passées et il compte un grand nombre d'admirateurs dans le public canadien.Rappelons que Radio-Carabin passe sur les ondes de Radio-Ca- nada, de la salle de l'Ermitage, le mercredi de 9h.à 10h.Pour se procurer des laissez-passer gratuits, On n\u2019a qu'à s'adresser, en personne, chez Ed.Archambault, 500 est, rue Ste-Catherine, Montréal.conte l'épopée d'une centaine d'immigrés anglais qui firent la traversée de l'Atlantique en 1896 sur le \u201cMayflower\u201d prendra vendredi l'affiche du cinéma Palace.La distribution de cette spectaculaire ct excitante production compte Spencer Tracy, Van Johnson, Gene Tierney, Leo Genn, Lloyd Bridges et Dawn Adams.Spencer Tracy incarne le rôle du capitaine du \u201cMayflower\u201d.Les studios Metro-Goldwyn firent des recherches pendant quatre ans avant de commencer à tourner ce film.lls reconstruisirent jusque dans les moindres détails le \u201cMayflower\u201d, Clarence Brown a fait la mise en scène.\u201cPlymouth Adventure\u201d est un film en technicolor.AU PRINCESS \u201cMy Man and l\u2019, mettant en vedette Shelly Winters, Claire Trevor, Ricardo Montalban et Wendell Corey, prendra l'affiche du cinéma Princess vendredi.Shelly Winters qui fut candidate à un Oscar l'an dernier pour son interprétation dans le film \u201cA Place in the Sun\u201d, incarne le rôle d'une jeune fille qui est désespérée jusqu'au jour où elle rencontre l'homme de ses rêves.Ricardo Montalban personnifie un ouvrier sud-américain, Chu- Chu, dont la foi et l'honnêteté l'aident à lutter contre l'adversité.AU LOEW'S Théâtres Tracy, au cinéma Plymouth Adventure\u201d, avec Spencer \u201cPlymouth Adventure\u201d, qui ra- Palace vendredi David Brian, Victor Mature et Walter Pidgeon, poursuit son succès en deuxième semaine au cinéma Loew's et 1a direction annonce qu'il gardera l'affiche encore une semaine.Esther Williams personnifie la célèbre nageuse Annette Kellerman qui, paralysée alors qu'elle était enfant, trouva ig guérison en nageant.Elle vint aux Etats- Unis où elle ne tarda pas à sean- daliser les geus prudes en portant un costume de bain \u2018une pièce\u201d.\u201cMillion Dollar Mermaid\u201d, en technicolor, regorge de scènes spectaculaires.A L'IMPERIAL \u2018Ladies of the Chorus\u201d, film mettant en vedette Marilyn Monroe, prendra l'affiche vendredi du cinéma Imperial.En programme double, un verra \u201cVoodoo Tifer\u201d.\u201cLadies of the Chorus\u201d est un film gai qui raconte l'histoire dune reine de burlesque qui tombe amoureuse d'un jeune homme de la haute société.Marilyn Monroe a comme partenaires Rand Brooks, Adele Jergens, Steven Geray, Nana Bryant, et Eddie Carr.Cing chansons sont interprétées dans \u2018Lady of the Chorus\u201d.AU CAPITOL \u201cSpringfield Rifle\u201d, mettant en vedette Gary Cooper et Phyllis Thaxter, prendra l'affiche vendredi du cinéma Capitol.Le fusil Springfield n joué un me des soldats américains depuis les premiers conflits avec les Indiens et les Mexicains jusqu'à la dernière guerre.Les scénaristes de la cie Warner Bros ont dramatisé un chapitre de l'histoire de ce fusil.L\u2019intrigue du film tourne autour des efforts d\u2019un homme qui veut em- Écher des bandits et des hors-la- vu: de s'emparer d\u2019une cargaison de fusils, , Dans d'importants rôles de soutien, on verra Paul Kelly, Lon Chaney ct Philip Carey.A L'ORPHEUM La direction du cinéma Orpheum mettra à l'affiche deux films qui firent sensation il y a quelques années.Le premier a pour ttre \u201cThe Rains Game\u201d, dont les vedettes sont Myrna Loy, Tyrone Power, George Brent et Brenda Joyce.\u201cThe Rains Came\u201d, une adaptation du roman de Louis Bromfield, raconte l'histoire dramatique et fascinante de personnes qui sont isolées du reste du monde dans la ville de Manchipur et qui doivent lutter contre les éléments déchainés de la nature.Le second film a pour titre: \u201cTo the Shores of Tripoli\u201d et met en vedette John Payne, Maureen O'Hara, Randolph Scott et Nancy Kelly.L'intrigue tourne autour de l'entraînement rigoureux d'une cune recrue dans le corps des \u2018usiliers marins américains et de ses aventures.e AU THÉÂTRE MOLSON la \u2018Théâtre lyrique Molson\u201d, commandité par Molson's, présentera \u201cMignon\u201d lundi soir, le 19 janvier, de 9h à 10 heures, sur le réseau français de Radio- Canada.Les principaux rôles seront interprétés par Patricia Poitras, Roger Doucet ct Nellie Mathot, Jean Deslauriers dirigera l'orchestre; Albert Duquesne sera le narrateur et Roger Baulu, l'annonceur, On compte au moins 9 espèces d'oies au Canada, la plus avan- \u201cMillion Dollar Mermaid\u201d met.tant en vedette Esther Williams, rôle important dans l'histoire militaire des Etats-Unis.M a été l'ar- tageusement connue est l'espèce dite \u201cvie du Canada\u201d.2e classe effectifs hommes) tives ou instrucieur) officier d'un peloton, d'hommes} V d'hommes) LES ECHELONS DU SUCCES Sous-officier breveté de Jère classe (premier sous- officier d'un bataillon, effec- tits de plus de 950 hommes) Sous-officier breveté de {ptemier sous- d'environ 150 Sergent quartier - maître ou d'état-major (spécialisé en fôches odministro- Sergent (premier sous- mandant une quarantuine Coporal (commandon! de section d'une dizaine te comiène de [5 ou sowite du Conoude EF Le Canada est un pays libre et prospère.Ec il entend le rester.Or, l'un des moyens les plus sûrs de protéger notre liberté ct notre prospérité, c'est d'être forts, d'êcre prêts à résister à cout coup de main du bloc communiste.Aussi l\u2019armée canadienne est-elle en pleine croissance, Elle se modernise rapidement, au officier d'une compagnie, com- la nourriture, Je logement, Son revenu se compare avantageusement à celui de tout civil qui exerce un métier analogue au sien dans le domaine technique.Mais ce militaire reçoit de plus, ef gratuitement, le vêtement, les soins médicaux ct dentaires, Et i} jouit d\u2019un mois de congé payé chaque année.Enfin, ce sous-officier pourra prendre sa retraite avec une généreuse pension à un âge où il pourra encore occuper un emploi technique bien rémunéré dans le civil.L'armée canadienne offre donc à tout jeune Canadien qui a les aptitudes requises l'occasion de bien servir son pays tout en se taillant une carrière de chef, et en se faisant un bel avenir.© nalosod nS any 1, Ecoutez \u201cTambour ant\u201d les \"+ Muanoaiiares de 7h.30 à 7h.45 \u2014 réseau de Radio-Canada.1.etacaetchaé .mercredis et vendredis soir a82-409P4 poine qu'elle est aujourd'hui l'une des armées les mieux ourtillées et les mieux formées du monde, Ce renforcement de l'armée offre à nos jeunes gens unc occasion sans pareille de se faire une carrière honorable tout en servant fièrement leur pays.N'oublions pas que le militaire d'aujourd'hui reçoi, en plus d'une solide formation de caractère, une instruction technique poussée, Car le métier des armes à tendance à se apécialiser de plus en plus.Le jeune Canadien qui entre dans l'armée de son pays peut done devenir yn technicien expert dans \"un des nombreux domaines que lui offre la carrière militaire.Et le jeune homme gagnera sûrement autant d'argent dans l'armée \u2014 e\u20ac même plus dans de nombreux cas \u2014 qu'il n'en gagocrait dans le civil pour les mêmes tâches.Ainsi, prenons le cas du sergent-instructeur de canons antichars dans l'infanterie qui figure dans l'illustration ci-contre.PY L'AUTORITE, Beauceville, OFFRE VU ET PESE PAR UN TEMOIN DE SA GLOIR PRIX NOBEL À UN CATHOLIQUE Francois Mauriac est exclusivement et essentiellement un artiste \u2014 Ce qu\u2019il nous livre, c\u2019est sa sensibilité telle qu\u2019elle est et dans l\u2019état où elle se trouve au moment où il l\u2019éprouve.Par Gaétan BERNOVILLE \u2018L'attribution du prix Nobel à François Mauriac est un événement qui intéresse au premier chef la pensée et la vie religieuse en France.Non seulement François Mauriac est un catholique, mais l'examen pathétique que son oeuvre institue, de l\u2019homme, et de ses conflits intérieurs, du monde et de ses péripéties, est entièrement mené sous l'angle chrétien.I! faut bien voir comment.Un Mauriac n\u2019a rien de l\u2019apologiste qui se préoccupe expressément de répandre par son oeuvre, la vérité chrétienne.Il tient même que toute préoccupation apologétique déforme l'oeuvre d\u2019art.A ses yeux, celle-ci cesse même d\u2019être une oeuvre dans la mesure où elle cherche systématiquement à servir.Or, par la nature même de son tempérament et de son talent, il est essentiellement, exclusivement, un artiste.Tout lui est étranger, ou même hostile qui n\u2019a pas passé par le clavier de sa sensibilité propre, ou qui, sur ce clavier, a jeté une note discordante.Il est de la famille de Chateaubriand, de Barrès, replié néanmoins, comme il l\u2019a lui-|5 même fait remarquer, sur un plus étroit horizon.À l\u2019instar de ces deux Maîtres, la réfraction de l'Univers sur soi-même, voilà ce qui le retient et l\u2019inspire.L'homme et l\u2019univers, il les juge et en parle selon ce que sa sensibilité en a ressenti.: Dès lors, sur le plan chrétien, Mauriac ne saurait être et n\u2019est pas le maître à penser, le doctrinaire, le directeur de conscience, que d\u2019ucun semblent s\u2019acharner à voir en lui.La sensibilité du grand artiste qu\u2019il est ne saurait suffire à un tel rôle et je ne sache pas, d\u2019ailleurs, qu\u2019il y ait jamais prétendu.Certaines des critiques qui ont été formulées contre lui du point de vue catholique ne l\u2019eussent pas été si l\u2019on avait mieux vu cela.Il ne faut pas lui demander ce qu'il ne veut ni ne peut nous donner.Ce qu\u2019il nous livre, c\u2019est sa sensibilité telle quelle est et dans l\u2019état où elle se trouve au moment où il l\u2019exprime.Mais cette sensibilité - si aiguë, si tendue, si frémissante, d\u2019une qualité de vibration exceptionnelle - cette sensibilité est chrétienne.Elle l\u2019est même primordiale- ment.Cela reste vrai tout autant du journaliste que de l\u2019essayiste, du romancier que du dramaturge.Les articles que Mauriac donne au \u201cFigaro\u201d traduisent constamment les émois d\u2019une conscience intérieurement déchirée par la complexité et les contradictions de l\u2019homme et de l'univers, par l'attirance et la puissance du mal.Soit dit en passant, c\u2019est même un tour de force que d\u2019intéresser le vaste public d\u2019un grand quotidien parisien à cet incessant examen de conscience qui peut bien irriter ou agacer parfois, mais dans l\u2019ensemble, retient et captive.Il y faut la maîtrise d\u2019un art consommé et la souveraineté d'une langue admirable.Il reste que, parlant de la vie, de la vieillesse ou de la mort, themes qui l\u2019obsèdent en son quant a soi, Mauriac le fait toujours par référence à l\u2019éternel, à la solution chrétienne de l\u2019humaine destinée.Qu'il aborde les grands événements interntionaux, il reviendra toujours, füt-ce par quelque biais, au thème central à quoi, pour le chrétien qu\u2019il est, tout se rapporte \u201cl\u2019humanité face à Dieu, l\u2019omniprésence de Dieu.De ses essais, surtout de \u2018\u201cSouffrances et bonheur du Chrétien\u201d et de \u201cLa Pierre d\u2019achoppement\u201d, une même constatation se dégage, il y a, dans \u201cLa Pierie d\u2019achop- (suite A la page 2) Tribune libre La lettre dont le texte suit est en provenance d\u2019un de nos lecteurs qui y exprime des opinions toutes personnelles qui n\u2019engagent en rien la responsabilité morale et matérielle de notre journal.Monsieur le Directeur, Comme lecteur assidu de votre journal si vivant et si combatif, quoi qu'en pensent certaines gens, je suis toujours heureux de le consulter tous les samedis.Dans le passé, j'y ai vu des expressions d'opinion sur divers su- Jets qui m'ont plu par leur franchise, peut-être brutale, mais enfin si honnête.En d'autres termes, vous disiez tout haut, ce que d'autres pensent tout bas, parce qu'ils craignent de déplaire à celui-ci et celui-là et de peur de représailles.Il y a quelques semaines, en deux occasions consécutives, vous avez dénoncé vigoureusement les menées sournoises de certains vampires de la finance qui viennent drainer l'épargne populaire (j'emploie vos propres termes, ils ne sauraient être mieux appropriés).On en a vu de ces passes savantes et mystérieuses où des ens lançaient par exemple des émissions de débentures et d'actions communes et privilégiées dont la valeur ne reposait sur rien de tangible, et que liquidaient en vitesse des courtiers sans scrupule sans que même les autorités gouvernementales viennent y mettre le hola.Cependant, rien ne m'a fait plus plaisir tout récemment que d\u2019apprendre, en tant que humble actionnaire de Fred A.Lallemand Ltée, que cette compagnie pouvait afficher un bilan solide (voir \u201cLe Canada\u201d du 4 décembre).On sait que le président est M.Gérard avreau, de la maison J.-L.Levesque, ou si l'on aime mieux le Crédit Interprovincial Ltée.M.Favreau n\u2019est ici cependant qu\u2019un préte-nom pour M.Levesque, qui s'en est porté acquéreur sans coup férir il n\u2019y a pas longtemps.Mais, après réflexion, je suis demeuré songeur, même perplexe.Tout cela, c\u2019est bien beau, mais que va-t-il advenir plus tard.(Un e mes amis, anglais, me disait : \u201cWhat's the next move?) Les maisons de courtage, comme on le sait, transigent sur les actions, ce qui est légitime, mais il y en a déjà trop qui se font une spécialité de lancer des émissions fantastiques, aux chiffres astronomiques sur des valeurs qui, de prime abord, paraissent solidus et s'appuient sur des bilans que l\u2019on a à dessein rendus publics et que l\u2019on fait miroiter aux yeux des spéculateurs pour ensuite aller les \u201ccueillir\u201d et en faire des poires.Et je me suis dit : Après St.Hyacinthe Furniture, Fashion Craft, ctc., qui sera la proie ?Fred A.Lallemand?On invoquera sans doute le besoin de fonds pour fins d\u2019expansion, enfin, un tas de fadaises bien tournées, mais, au fond, ce n\u2019est qu\u2019un côté de la médaille.Le Crédit International contrôle véritablement cette maison, en d'autres termes, c'est M.Levesque qui y a mis un homme de paille.Or, le Crédit s\u2019est porté acquéreur d'un nouvel immeuble rue Saint- Jacques, 31.Si une émission survient comme il y a lieu de le craindre, le fruit de ces actions servira-t-il à d'autres fins que l'expansion de la firme, comme par exemple l'amortissement de l'achat de l'immeuble de la rue St-Jacques.S'il en était ainsi, puisque nous sommes au temps des fêtes de Noël, aussi bien se payer une belle propriété sur l'avenue Maplewood.Quant à faire les choses, aussi bien les faire en grand ct en beauté.Le ministre des Finances provinciales fait tellement l'éloge de la province qu\u2019il est sans dqute au courant que l'émission de $15 millions d'obligations de la province à 4%, au prix de 98.20 aurait pu se faire à 3% et 344%.Mais, en cela, on a voulu protéger l\u2019ami de toujours du Crédit Interprovincial qui a remporté le gâteau.VIGILANT Autour des trois Amériques Ce livre passionnant nous fait revivre l'extraordinaire aventure de quatre jeunes Canadiens français Yvon Champagne, Marcel Girard, Pierre Gascon et Jacques Hébert, qui partirent un matin d'avril 1946 pour une ballade autour des trois Amériques, dans une Chevrolet 1931, trainant une remorque.> La lecture de ce livre nous emballe à un tel point qu\u2019au bout de quelques pages, vous avez véritablement l'impression d\u2019être du voyage en voyant défiler devant nous les paysages merveilleux, et se succéder à un rythme (suite à la page 3) Joffre, vu et pesé par un témoin de sa gloire, était un homme serein que rien ne pouvait priver de son sommeil.\u2014 Le maréchal pourtant n\u2019avait rien d\u2019un endormi.\u2014 Joffre n\u2019avait pas envie de solliciter les avis du général de Castelnau.\u2014 Autorité et grande confiance en lui étaient ses principales vertus.Par Jean BOTROT Sans les mémoires, l\u2019histoire serait souvent bien sèche et bien froide, même dans ses parties les plus grandioses, celles qui devraient toujours vivre dans notre souvenir et toujours nous émouvoir.Nous sommes tous un peu comme les petits enfants de la chanson de Béran- Ber, questionnant leur aïeule sur Napoléon : \u201cVous l\u2019avez connu, grand\u2019mère?\u201d.Le France célébrait récemment, en méme temps que le trente-huitième anniversaire de la victoire de la Marne, le centenaire du maréchal Joffre.Le hasard a voulu que je remisse alors la main sur le fameux G.Q.G.Secteur 1, de l\u2019excellent écrivain Jean de Pierrefeu, qui fut, pendant la première guerre mondiale, le rédacteur du communiqué.Ces fonctions suprêmement délicates lui permirent d'approcher, dans les coulisses du drame, ses principaux personnages.Et ceci nous vaut notamment, dans le premier volume de \u201cG.Q.G.Secteur 1\u201d, toute une série d\u2019instantanés fort savoureux.Un brin de malice les pimente ça et là, mais sans jamais choquer notre religion.Pierrefeu ne nous abime pas \u2018\u2018notre Joffre\u201d, il Ie précise et le complète.Aussi bien le mémorialiste confirmera-til plus d\u2019un trait physique ou moral communément prêté à Joffre - y compris cette magnifique faculté de sommeil pour laquelle on l\u2019a parfois brocardé, en oubliant, qu\u2019elle fut, dans l\u2019histoire, la sauvegarde de maint autre grand capitaine.Même pendant la période la plus critique de la bataille de Verdun, Joffre ne se départit point de sa séné- rité.\u201cCouché régulièrement à dix heures, écrit Pierrefeu, il dormait d\u2019un paisible sommeil, jusqu\u2019au matin.Deux ou trois fois, on vint, pendant la nuit, soumettre à son approbation des ordres urgents.La chose se passait ainai.Après plusieurs appels, le général s\u2019éveillait, demandait à travers la porte de quoi il s\u2019agissait.Puis, il sortait du lit, chaussait ses pantoufles, et venait ouvrir, car il s\u2019enfermait la nuit à double tour.Il se recouchait aussitôt et compulsait les papiers dans son lit.L'affaire expédiée, il allait refermer sa porte.Une fois, le commandant Thouzelier, son officier d'ordonnance, s\u2019aperçut, dix minutes après être sorti de la chambre du général en chef qu\u2019il avait oublié sur la table de nuit, un croquis qu\u2019il fallait joindre au message destiné à l\u2019armée.I! remonte, espérant que le général ne serait pas encore rendormi.Mais, contrairement à son attente, Joffre était déjà retombé dans un profond sommeil\u201d.Ce grand dormeur n\u2019avait pourtant rien d\u2019un endormi.Sa légendaire placidité dissimulait une vigilance, une réflexion, vaire une méfiance toujours en éveil.Qu\u2019on en juge par cet autre, instantané de Joffre en pleine action, dans son cabinet du Grand Quartier Général à Chantilly.\u201cIl était assis a cheval sur une chaise, les bras croisés sur le dossier.Deux officiers, chacun de son côté, téléphonaient des ordres.Les yeux fermés, impassible, il écoutait, faisant le gros dos.Son visage ressortait plus rouge sous la chevelure blanche; ses sourcils froncés donnaient à sa physionomie quelques chose de farouche.Il avait l\u2019aspect à la fois terrible et calme d\u2019un vieux lion.Calme, certes, il l\u2019était, et son regard bleu, un regard ingénu d'enfant, contribuait à cet effet.Dans ces moments, on ne marchait autour de lui que sur la pointe des pieds.Il lisait avec une lenteur paisible les dépêches qu\u2019on lui apportait à signer.I! tenait à la main son stylo et, sa main droite vissait et dévissait le capuchon, d\u2019un geste machinal.C\u2019était un langage muet dont ses familiers avaient saisi la clef.Vissait-il, le texte ne lui plaisait pas.Dévissait-il, il ne voyait pas d\u2019inconvénient à apposer sa signature.II! passait chaque fois par ces alternatives.Si l\u2019impression était finalement bonne, il écrivait son nom au bas de la page, en caractères minuscules.Sinon, il remettait définitivement le stylo dans sa poche et faisait recommencer la dépêche.Qui sait même, si, en certaines circonstances, Joffre n\u2019éleva pas son fameux sommeil à la hauteur d\u2019un artifice diplomatique?Ill advint qu\u2019on lui adjoignit, comme chef d\u2019Etat-Major, le Général de Castelnau.Or, malgré les éminentes qualités de ce dernier, Joffre n\u2019avait pas la moindre envie de solliciter ses avis.Cependant, comme leurs.bonnes relations devaient éclater aux yeux de tous, on les voyait chaque jour, après le déjeuner, se diriger de conserve vers la forêt de Chantilly.\u201cPuissant et massif, conte Pierrefeu, Joffre marchait les mains derrière le dos, la jambe gauche un peu en retard, ce qui faisait dire irrévérencieusement aux automobilistes du G.Q.G.\u201cLe cylindre de gauche tape mal\u201d.Petit, robuste et vif, le \u201ccapucin botté\u201d, trottait un metre en avant, fauchait les herbes de sa canne, puis faisait brusquement demi-tour, pour se remettre au niveau du grand chef.lls s\u2019asseyaient enfin sur un banc, et, là, tan- (suite à la page 3) LES MÉLANGES À GÂTEAUX ROBIN HOOD VOUS ÉPARGNENT DU TEMPS ET DE L'ARGENT LECLERC ET L'INDOCHINE ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nouveau magazine d'un genre inusité Le premier numéro de \u201cMétro- pole-Magazine\u201d vient de paraître.Il s\u2019agit d\u2019un magazine d\u2019un format et d\u2019une formule uniques dans la province de Québec, comparable à \u201cTime Magazine\u201d et concentrant ses rubriques sur tout ce qui se passe à Montréal et d'une façon générale dans la province de Québec.Les rubriques sont nombreuses \u2014 beaux-arts, cinéma, commerce, industrie, finance, éducation, gastronomie, littérature, médecine, musique, télévision, spert, théâtre, voyages ,etc.\u2014 et \u201cMétropole\u201d consacre son premier article à l\u2019attachante personnalité du nouveau cardinal de la province de Québec, Mgr Paul-Emile Léger, aussi bien qu'aux oeuvres qu\u2019il a réalisées au cours d\u2019une fructueuse carrière apostolique.C'est ainsi, par exemple, que \u201cMétropole-Magazine\u201d révèle que Monseigneur Léger est un ami personnel du Pape.Après avoir cité les nombreuses qualités et les oeuvres non moins nombreuses qui auraient pu suffire à l\u2019élévation de l'archevêque de Montréal au cardinalat, le magazine écrit \u201cBien que les décisions de Rome soient insondables, tout cela aurait suffi à lui mériter le chapeau cardinalice, une autre carte a aussi joué en sa faveur, celle justement sur laquelle il n\u2019avait jamais compté, celle de l\u2019amitié.\u201d Le \u201cMagazine\u201d explique en outre que c'est durant son séjour à Rome, à titre de recteur du College Canadien, de 1947 à 1950, que Monseigneur Léger eut l\u2019occasion de rendre d\u2019immenses services au Vatican en sollicitant près des évêques de la province de Québec les fonds nécessaires pour venir en aide aux Italiens que la guerre avait terriblement appauvris, et qui se trouvaient ainsi à la merci de la propagande soviétique.\u201cC'est ainsi, poursuit \u201cMétro- pole-Magazine\u201d, que le Collège Canadien de Rome\u2019 devint un centre d\u2019approvisionnement important au bénéfice des oeuvres pontificales, et c'est ainsi que Monseigneur Léger acquit l\u2019esii- me, puis, grâce à ses grandes qualités, l\u2019amitié personnelle de Pie XII.Le Pape connaissait ainsi très bien celui qu\u2019il allait élever quelques années plus tard, d\u2019abord à la dignité d\u2019archevé- que, puis à celle de cardinal.\u201d \u201cMétropole-Magazine\u201d est abondamment illustre sur papier glacé et parait deux fois par mois.LE BIEN-ÊTRE VISUEL LES PROBLEMES VISUELS DE L'ECOLIER Le danger de négliger les problèmes visuels de l'écolier est maintenant reconnu très nettement par le public en général, tout aussi bien que par les différents services de santé et que par le public en général, tout aussi bien que par les différents services de santé et que par les professeurs, par tous ceux qui sont au contact direct des enfants.Un trouble visuel est une cause commune de l'incapacité de lire convenablement, \u2014 l'incapacité de lire convenablement, d\u2019autre part, est une cause majeure, évidemment, de l'insuccès en classe, Et par conséquent, toute la personnalité d\u2019un enfant peut en être affectée, d\u2019autant plus que s'il ne peut remplir ses devoirs scolaires normalement, il perd très vite l'intérêt qu\u2019il pourrait apporter à le faire.Chaque enfant éprouve un besoin naturel d\u2019être remarqué, d\u2019être en tête de quelque façon, d'être loué et félicité.S'il n\u2019attire pas favorablement l'attention sur lui par son travail en classe, et il ne l\u2019attirera pas s\u2019il souffre d\u2019un trouble visuel, cause de son insuccès, il fera peut-être toutes sortes de choses plus ou moins bien, plus ou moins bonnes, plus ou moins mal, pour attirer sur lui l\u2019attention de son professeur, de ses parents, de son entourage.Les professeurs, tout aussi bien que les juges des cours juvéniles, malheureusement, ont souvent découvert qu\u2019un problé- me visuel est un important facteur dans la délinquance juvénile.\u2014 en DUO D'AMOUR On dit que la vie conjugale n\u2019est pas un solo, mais un duo d'amour ; lequel ne se joue, non seulement comme au piano aux heures agréables de la vie, mais suppose de la part des futurs ma- rièés, un amour qui résiste à tout ; même aux heures sombres.Alors le duo d'amour est une réussite ; dans la mesure où l\u2019un et l\u2019autre s'entendent, se comprennent, s'aiment, et aussi dans la mesure où ils se sont bien préparés à cette vie a deux.Les cours de préparation au mariage aident les fiancés qui les suivent, à faire de leur prochaine union un vrai succès : un duo bien rendu et bien vécu.Radio-Canada diffusera dimanche le 18 janvier, de 11 heures à midi, la messe pontificale chantée par Son Excellence Mgr.Georges- Léon Pelletier, évêque des Trois- Rivières, pour les fiancés, à l\u2019église Notre-Dame de Montréal.Il prononcera également le sermon de circonstance.Cette cérémonie clôturera la semaine nationale des Fiancés.; (Communiqué) \u2014\u2014\u2014\u2014 eee C'est le long du St-Laurent, en 1799, que furent construits les premiers canaux du Canada.Un des aspects les moins connus de la carrière de ce grand soldat disparu d\u2019une façon tragique, c\u2019est précisément son rôle dans la guerre d\u2019Indochine.\u2014 Un héros dont la vie fut hélas! trop brève.Un article \u2019 Edmond DELAGE, de l\u2019Académie de Marine.Les 28 et 29 novembre 1952 ont été consacrés, à Paris, à la gloire d\u2019un des plus purs héros de l\u2019armée Française, Leclerc, prématurément et tragiquement disparu dans une catastrophe aérienne privant son pays d\u2019un chef qui, aux côtés de Lattre, lui aurait été grandement utile, notamment dans la lutte tenace, acharnée, que la France est contrainte de mener pour l\u2019Indochine et la défense des libertés humaines en Extrême-Orient.Un des aspects les moins connus de la carrière de ce grand soldat est, en effet, son rôle en Indochine.Sa carrière paraissait terminée après la capitülation allemande le 8 mai 1945.Leclerc obtint alors de de Gaulle la mise sur pied d\u2019un corps expéditionnaire important en Asie.Le 14 août, le Japon s\u2019effondrait.Leclerc fut pourtant nommé commandant supérieur des Troupes françaises en Extrême-Orient, et, dès le 18 août, il s\u2019envola.Il partait le premier pour l'Indochine, d\u2019abord sans autres armes que des parachutistes, quelques bâtiments de guerre, et la \u201crésistance\u201d locale.Le 2 septembre, il apposa, a coté de celle de MacArthur, sa signature a Pacte de capitulation du Japon, a bord du Missouri.C\u2019est le 5 octobre qu\u2019il débarqua a Saïgon, devant une population française en plein désarroi, sous une pluie tropicale torrentielle.Pataugeant dans la boue, il traversa lentement la foule, donnant à chacun quelques mots de reconfort.Il lui dit, deux jours plus tard: \u201cJe vous demande d\u2019avoir une mentalité de vainqueur\u201d.Quant aux Annamites, il ajoutait: \u201cIls auront un rôle à jouer dans la Communauté frafcaise.ce ne sont pas des ennemis.\u201d.Au Camborge, Leclerc commença, sans difficulté du reste, par en éloigner le ministre pro-nippon Son Ngoc Thanh.En Indochine, la pression des rebelles, exigeait des moyens moins pacifiques.Il fallait dégager Saïgon, porter des coups décisifs sur les points vitaux.Les premières troupes du groupement de marche de la 2ème D.B.occupèrent par surprise Mytho le 25 octobre au matin.Le 2 novembre, neuf villes étaient reconquises.Le ler novembre, Leclerc avait reçu un renfort de 4,200 hommes et 300 véhicules.Jusqu\u2019en mars 1946, il poussa sans relâche ses opérations au sud du 16ème parallèle, toujours à la pointe du bombat, vêtu de toile comme ses homme, armé de son inséparable canne.En décembre, envolé de Saïgon sur u nCatalina, il tombe en panne sur un cours d\u2019eau.Le général se déshabille, saute à l\u2019eau, aide à déséchouer l\u2019appareil.Un autre jour, il rencontre dans les faubourgs de Saigon une section d'infanterie ar- rétée par le feu ennemi! Il se campe a découvert: \u201cAvancez, vous voyez bien que cela ne tire plus.\u201d Chasseur impénitent, il part un matin à dos d\u2019éléphant a la chasse au gur (gros buffle sauvage).La caravane -est assaillie par des essaims d\u2019abeilles.\u201cLaissez faire les éléphants, dit-il seulement, ils sont plus malins que nous.\u201d A la fin de janvier, Leclerc avait lancé de grandes expéditions pour la libération de la Cochinchine et du Sud-Annam.Dès février, il avait réoccupé un territoire grand comme la moitié de la France, peuplé de dix millions d'habitants, ne perdant que 630 hommes sur 50,000 engagés.Il voulait s'installer solidement à Hanoi, mais il écrivait : \u201cIl n\u2019a jamais été dans mes intentions de lancer nos troupes dans une reconquête de l\u2019Indochine du nord par les armes.Tout en préparant l\u2019expédition, j'attirai l\u2019attention du Haut-Commissaire sur les avantages d\u2019un intervention pacifique, par conséquent sur l\u2019intérêt, d\u2019entamer des négociations avec les Chinois d\u2019une part, et avec le Gouvernement d\u2019Hop Chi Minh au cours de l\u2019hiver.\u201d.Malgré le tragique incident du 6 mars, dans la carrière de Haïphong, où les soldats avaient essuyé, impassibles sur leurs passerelles, le tir d'armes automatiques chinoises, perdu 37 pièces avant de riposter, Leclerc finit par arracher le 13 mars, un accord fixant les principes généraux de la relève des troupes chinoises par les Français au nord du 16ème parallèle.Entré à Hanoï à la tête d'éléments de sa 2ème D.D., et de la 9ème division d'infanterie coloniale, il rendit aussitôt visite au général chinois Lu Han, puis à Ho Chi Minh, lui-même, avec lequel il n\u2019hésita pas à se laisser photographier, verre en main.Comme l\u2019autre le menaçait de faire tuer, s\u2019il le fallait \u2018un ou deux millions d\u2019hommés\u2019, et de pratiquer, lui aussi, la politique de la \u201cterre brûlée\u201d, Leclerc lui répondit froidement: \u201cEnvoyez par radio l\u2019ordre de cesser le feu: ou bien vous serez obéi, et tout s\u2019arrangera; ou bien le feu continuera, et la preuve sera faite que nous avons affaire à des pirates.\u201d\u201d Ce preux rusé Picard, savaient donc être à l\u2019occasion habile diplomate.Malheuresement, il n\u2019était pas seul.Il dut bientôt se cantonner dans son rôle de chef militaire.Mais dans tous ses ordres, il ne cesse jamais d'insister sur la nécessité de jouer franc jeu\u201d.C'était son expression favorite.\u201cNe pas céder, prendre des positions, s\u2019y maintenir\u201d.Il continuait à vouloir appliquer la tactique qui lui réussissait si bien sur le terrain, et qui lui avait valu - par un paradoxe qui paraît aujourd\u2019hui bien singulier - la confiance d\u2019Ho Chi Minh.Une des tâches qu\u2019il s\u2019imposa fut, en outre, quoi qu\u2019en aient écrit des correspondants étrangers, contempteurs du \u201c\u2018colonialisme\u201d\u2019 français, de maintenir ou rétablir une stricte discipline parmi des troupes.On cite de lui ce trait amusant.Son auto-mitrailleuse arrête un jour, sur une place du village, où quelques joyeux \u2018\u2018marsouins\u201d (les frères des \u2018Marines\u2019 américaines), exécutaient un brillant carroussel sur un cheval de paysan.Le général (suite à la page 2) "]
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