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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 5 septembre 1953
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1953-09-05, Collections de BAnQ.

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[" - (le haut- parleur) | 39e ANNEE \u2014 No 7 Directeur : GERARD GINGRAS 10 BEAUCEVILLE, 5 SEPTEMBRE 1953 Secrétarie de la rédaction: MICHEL ROY cents DIMANCHE E rentre chez moi, un goût fade sur les lèvres.Drôle de journée, me dis-je.Une sorte de mascarade où les gens exhibent leur tenue, comme si de ce sérieux dépendait une fabuleuse récompense! Drôle de dimanche! Une sorte de paralysie générale où le sourire tient lieu - d'affiche pour un spectacle qui tombe à vide.On se lève le matin et les bruits du dehors ont un air étranger.C\u2019est un silence préparatoire à un rite.On a beau secouer sa propre vie, ça n\u2019échappe à personne.Comme un poison suave et pernicieux.Puis, tout à coup, les images commencent à se dérouler une à une, se rapprochant de nous, pleines de morgue et de mépris.Une grosse dame, à robe de taffetas, dont l'encolure découvre un collier de perles satin, semble crier du haut de ses échasses: \u201cC'est dimanche, aujour- d'hui.On s'habille et on se promène\u201d.Uour un peu, je lui répondrais: COCORICO! Et le midi, c\u2019est le repas de la semaine.Tout le monde mange trop et l'on s'endort de gourmandise.Triste Journée! Sur les trottoirs des couples guindés s\u2019en vont, tirant par la\u2019 main des bambins trop dociles.D'autres enfants regardent la vie qui s\u2019est arrêtée de rire, et, leuns yeux de verre ont des reflets de nostalgie et d\u2019étonnement.Des chiens suivent leur corde, la tête basse.Sur la véranda, les chaises ber- gantes vont leur rythme.On expose à l'unîvers le spectacle de sa misère intérieure.La vie, c'est de se bercer le dimariche en joignant les mains sur son ventre vieilli, béats et le regard éteint.C\u2019est de jouer, pour les autres, le jeu de sa déchéance.C\u2019est de faire briller la moisissure de ses pengées comme on lave son linge sale en famille.C'est de tordre l'étroitesse de son intelligence pour le plaisir des curieux.Pauvre dimanche! Dimanche pourri.Et ce soir-là, je m'habille sur un ton de négligence recherchée, je dispense autour de moi un gracieux désordre, je me chauffe une tasse descafé noir, et assise à ma table, je prépare des pensées qui appartiennent à - l'activité joyeuse des jours de semaine.Suzanne BARBEAU Ce qu Nous irons à la foire TTAWA a ses charmes.D'\u2019abord, c\u2019est la capitale du Canada, n\u2019en déplaise aux gens du Devoir, et puis il y a des arbres, des fleurs, des avenues ombrées; les gens y pratiquent une certaine politesse, de la civilité, que l\u2019on ne trouve pas ailleurs.Mais Ottawa n\u2019est décidément pas une ville de plaisirs, ce n'est pas une ville où l\u2019on pourrait entreprendre une enquête sur le vice commercialisé.Bref, ce n'est pas une ville ennuyeuse, c'est une ville \u201cennuyante\u201d.Pour tromper - leur ennui, les citoyens d'Ottawa ont imaginé de tenir chaque année une grande foire, une exposition, si vous aimez mieux.Cette exposition ressemble à toutes celles que vous avez pu voir déjà et quand vous en avez une, vous avez vu toutes les autres.Mais à Bytown; lorsque vient le .temps de l'exposition, c'est la grande folie, l'énervement, avec ehgueu- lades au Conseil de Ville, Il se publie des journaux sérieux à La révoite du Hérald : Le sale éfranger provoque une catastrophe nafionale M.McConnell exige.des garanties.cent de se mettre en grève et l\u2019éditorialiste du Herald est mécontent.Les journaux de M.McConnell (le Star et le Herald) n\u2019ont jamais pris, certes, des positions avancées; ça ne sont pas, comme disent les Américains, des \u201call out for labor\u201d.Ce ne sont pas non plus, dù moins en principe, des organes aussi \u2018carrément antisyndicaux que la Gazette.M.McConnell (qui a déjà limogé un de ses reporters pour recrutement syndical et un autre parce qu\u2019il avait dénoncé indirectement un conseiller municipal) est, en effet, un démocrate.On ne peut pas être à la fois démocrate et antisyndical et, pour cette raison, le Herald ne s\u2019en prend ni à l'éventualité de la grève ni aux revendications qui la motivent, mais bien aux principes.Dans un quotidien qui fait ses manchettes avec les mariages de- Rita Hayworth et ses éditoriaux avec la pose des bornes-fontaines, les principes, on le devine, sont rarement débattus.Aussi, quand on en parle, il convient de l\u2019an- honcer en première page et, surtout, de choisir un sujet d\u2019importance : \u201cUn Etranger veut provoquer une belle petite catastrophe nationale\u201d (A nice little national calamity).* - .L'étranger, c'est Harold Banks, secrétaire général du syndicat international des marins (affilié à la Fédération américaine du Travail).La catastrophe nationale, c\u2019est la grève.Harold Banks est américain mais, d'après ses amis, il a l\u2019intention de se faire naturaliser.Il est, .en tout cas, venu au Canada il y a quatre ou cing ans, a la demande expresse de ses supérieurs et de gens comme 1'éditorialiste du Herald, \u2018afin d'éliminer le \u201cCanadian Seamen\u2019s Union\u201d à tendance communiste.A cette époque, le Herald estimait non seulement normal mais particulièrement heureux qu\u2019un I ES marins canadiens mena- 3 1 - Ottawa, bien rédigés et d'une bonne tenue; toutefois, quand arrive I'expo, finis les grands principes du journalisme honnéte et l'amour du métier bien fait.Les manchettes, sur huit colonnes, donnent des nouvelles de l'expo et en sous-titre on dresse la statistique exacte des malades et des cadavres ramassés par les ambulanciers Saint-Jean.Pendant ce temps, le reste du monde discute de la possibilité de la paix, de la hausse du coût de la vie, des populations sous-alimentées et du rapport Kinsey\u2026 Tout ça, c'est de la folie, et aîlons à la foire.«: Ar .Ca paye, la \u201cbroue\u201d | ENQUETE royale sur les arts, les lettres et les sciences au Canada, ce n\u2019était pas une mau- .vaise idée, c'était même un bon coup et, pour être juste, il faut dire qu\u2019il a été bien fait.Mais les résultats se font attendre.Un peu par la faute du gouverne- .ment, beaucoup par la faute du public.Du public qui aime dirigeant syndical américain soit importé pour démolir un syndicat, communiste peut-être, mais, tout de même, canadien.C'était un coup de main, entre amis.Dans l'ensemble, la mission Harold Banks a été couronnée de succès (voir le vote et les incidents survenus récemment à Montréal) et le \u201cCanadian Seamen\u2019s Union\u201d n\u2019est plus guère qu\u2019un symbole.Cette exécution réussie, M.Banks, qui n\u2019est pas uniquement un bourreau, s\u2019est lancé dans l\u2019action revendicative de son mouvement, le S.LU.Son dernier projet de contrat a été rejeté par les armateurs des Grands Lacs, puis par la Commission d'arbitrage et, cette semaine, les marins canadiens, de la navigation fluviale et maritime, se prononcent sur l'opportunité d\u2019une grève.Au moment où ces lignes sont écrites, tout porte à croire, d\u2019une part, que les marins voteront la gréve \u201cet, -de l'autre, qu\u2019une solution sera mise au point avant la cessation\u201d du travail.Le syndicat, on le sait, exige la semaine des quarante heures et des cinq jours, du lundi au vendredi.Les heures supplémentaires, inévitables dans ce métier et dans de telles conditions, seraient payées à tarif et demi.En outre, les membres d\u2019équipage, dont le salaire actuel varie entre 150 et 280 dollars par mois pour les maîtres-cuisiniers, bénéficieraient d\u2019une majoration mensuelle de 50 dollars.La Commission d\u2019arbitrage, elle, Propose 40 heures (au lieu \u2018de 56), mais, par amélioration graduelle, échelonnées sur une période d\u2019un an et, au* surplus, dispersées dans la semaine, sans égard pour le week-end dominical.Evidemment, l'exigence d'une semaine \u201cnormale\u201d de gratte-papier à 40 heures et 2 jours de congé ne correspond en rien à la réalité du métier de marin.Elle ne constitue donc qu\u2019un procédé à peine voilé pour obtenir des augmentations supplémentai- mieux les \u201csoap-operas\u201d et les chiailleries que la poésie et le théâtre.Par la faute aussi des écrivains de métier qui préfèrent satisfaire le public plutôt que d'écrire une oeuvre.parce que ça paye plus.Nous ne sommes pas des hypocrites et nous les comprenons, mais après ça, qu\u2019ils \u2018nous fichent la paix et qu\u2019ils ne piquent pas une crise chaque fois que la critique ne leur reconnaît que du talent ou \u2018 un sens averti du business.Les auteurs du Rapport Massey auraient bien tort de compter sur eux -pour \u2018\u201c\u2018réaliser\u201d leur idéal.A propos, on dit que Roger Lemelin toucherait $30,000 pour la télévision de sa pente douce.Et Germaine Guévremont continuera d'abimer, avec la collaboration de notre organisme culturel No 1 \u2014 la Société Radio-Canada \u2014 un roman qu'elle avait eu Je bonheur de bien écrire.Quant a Robert Choquette, on sait depuis longtemps qu'il s\u2019est noyé dans les commérages du grand-petit- monde.Qu\u2019importe puisque Si: menon lui reconnaît un talent d\u2019adaptateur.res et, de Ce fait, une revendication rétrograde sur laquelle Je Herald pourrait émettre des commentaires.Mais il n\u2019en est pas question; M.McConnell sait trop bien que des marins, et à plus forte raison des marins chefs- cuisiniers, qui sont en somme nourris et logés gratuitement, ne peuvent réclamer 400 dollars par mois.Ce serait \u2018trop, comparé aux salaires en cours chez les sédentaires.Par contre, on sait bien que les marins, nourris et logés, sont parfois péres de famille, alimentent leurs femmes et leurs enfants et, méme, payent leur loyer.Dans les cadres démocratiques qui sont les nôtres, ils peuvent done demander en toute logique les-40 heures et le ® .\u201crepos\u201d hebdomadaire qu'ils s'assurent à l\u2019avance de convertir en espèces trébuchantes.Dans les discours de la Chamnancial- Post, on apprend et l\u2019on comprend alors comment et pourquoi les syndicats \u201cpar leurs exigences dictatoriales\u201d désagrègent une économie qui serait séduisante sans le fardeau de la main- d'oeuvre.C'est ce qu\u2019on appelle.ne pas appeler les choses par leur nom et, de la part du syndicat, c\u2019est aussi s\u2019embourber dans des- contrats de plus en plus juridiques et de moins en moins progressistes.A cela, le Herald ne voit pas d'inconvénient, pas plus d\u2019ailleurs qu\u2019il n\u2019en voyait à ce que les ouvriers de Louiseville, par exemple, se fissent malmener par un capital qui a des origines moins canadiennes encore que celles de Monsieur Banks.Quand un patron étranger provoque une grè- Ve par son égoïsme, c\u2019est normal; quand un leader syndical \u2018\u201c\u2018étranger\u201d propose cette même grève, c'est un scandale.\u2018on dit et qu\u2019ils ne disent Liqueurs et arsénic CEST le 16 ou 17 septembre que le Cercle du Livre de France remettra son prix du Roman.Cette année encore, ça n'ira pas tout seul.Les critiques auront la téte lourde et la pensée légère, les gendelettres, la bile épaisse.On dit qu\u2019une majorité du jury serait en faveur d\u2019un manuscrit, oeuvre d\u2019une jeune femme qui a déjà publié deux romans de qualité.Le Père Guay ne serait pas de cet avis.On dit enfin qu\u2019il faut s'attendre à un autre changement dans la composition du jury.La gaffe.or avait banqueté chaudement.Messieurs, dit Camilien Houde, c'est à Camille Bourdon que nous devons le succès de cette fête.Camille Bourdon, poursuivit\u2019 Son Honneur, n'est pas seulement un chanteur\u2019 de talent, ou _ le grand compositeur que nous Trois savants soviétiques Py * \u201cperdus\u201d dans Montréal re, nous nous refusons d\u2019y croire mais, néanmoins, il est possible que Montréal soit un jour anéantie par une bombe soviétique ou que Moscou soit rasée Je preuve du contrai- .par un aviateur canadien.En attendant \u2018la paix, ou la guerre, il nous parait essentiel de grouper le plus grand nombre possible d\u2019opinions, aussi brèves et décousues soient-elles, en provenance de\u2019 cette URSS si souvent - stupéfiante, par rapport à la conception occidentale de la vie.Faute du concours spécialisé que nous avons sollicité sans succès, on ne trouvera ici que les résultats d\u2019une conversation ou, plus exactement, de \u201clibres propos\u201d échangés dans une chambre de l'hôtel Mont-Royal avec trois membres de la délégation soviétique au Congrès de Physiologie, le professeur Constantin Bykov, directeur de l'Institut Pavlov de Leningrad et membre de 1'Académie des Sciences de l'URSS, le biochimiste Wladimir Engelhard, de Moscou, et le sbus-directeur de l'Institut de morphologie animale de Moscou, M.Georg Smirnov.Ce dernier et M.Engelhard se font comprendre très facilement en anglais et en français et c'est aux trois personnalités que l\u2019on peut attribuer les réponses.+ + 0 On les devine disposés à répondre le plus gentiment du monde aux questions les plus idiotes.Pour ne pas les décevoir, je demande : \u201cSavez-vous qui est M.Kinsey ?\u201d \u2014Très bien, oui, nous avons lu le dernier numéro du magazine Colliers où le rapport est exposé en détails.C\u2019est excellent sans doute pour le tirage des publications comme Colliers mais, à notre avis, c'est un peu inutile.Nous trouvons, d'ailleurs, que la presse occidentale exagère l'importance des questions sexuelles.Jamais un savant soviétique ne consacrerait son temps à une en- .quête de cette nature.\u2018Pourquoi avez-vous acheté le magazine \u201cColliers\u201d ?\u2014Parce que nous avions entendu parler du numéro célèbre sur la guerre (Colliers avait consacré en 1951 un numéro spécial à la future guerre atomique).aussi, parce qu'il y avait sur la couverture des balances, avec un homme et une femme.Et Freud ?\u2014Toutes proportions gardées, on peut appliquer à Freud les réponses que nous venons de faire à propos de Kinsey, du moins sur la vie sexuelle.Les disciples de Freud eux-mêmes, notamment Adler, lui ont reproché de trop s\u2019attarder à cet aspect particulier.On peut dire que Freud n'est pas trés important en URSS.Les théories de Lyssenko sont- elles acceptées par tous les savants soviétiques ?Par presque tous, oui, mais encore des études et des critiques sont-elles publiées fréquemment.Lssenko, d'ailleurs, n\u2019a fait que poursuivre l'oeuvre de Mitschourine et de Darwin.* connaissons tous, c\u2019est un fils de Montréal, c\u2019est un Canadien fran- cais.Le président du banquet, alors, pria dans un sourire M.Lionel Daunais de remercier le maire.\u201cMessieurs, dit Lionel Daunais, les plus courtes sont les meilleures et je remercie simplement M.Reynaud du bel éloge qu'il a bien voulu faire de moi.\u201d Le salaire de la responsabilité JL y a au moins uneédacteur de Radio-Canada qui songe à changer de situation; c'est, naturellement, le moins bien payé des rédacteurs de nouvelles.Par une bizarrerie du systéme \u201cradio- canadien\u201d, le malheureux ne touche en effet que cinq dollars de plus (par mois) que le mieux payé des garçons de bureaux, chargés de transporter les bulletins au studio.Et c'ets ainsi que les rédacteurs en viennent a sol- \u2018\u2019liciter les emplois de messagers.J Et recuelllies par Jean Vincent) \u2014Quand vous évoquez Paviov et \u201cl\u2019environnement\u201d, voulez-vous dire que le confort, par exemple, peut avoir une influence sur le vole politique ?\u2014(Conversations en russe et rires) Le physiologiste Pavlov ne s'est pas arrêté aux détails, il \u2018a montré que le système nerveux central commande les réflexes.Si l\u2019on fait saliver un individu au moment précis où l\u2019on allume une lampe, on finira par le faire saliver en lui disant simplement qu\u2019on va allumer la lampe.ainsi tous les facteurs entrent en jeu, mais peut-être ceci ne correspond pas exactement à votre question.Quelle place \u2018 occupe Einstein dans la science soviétique ?\u2014Eh bien! en URSS comme ailleurs, on ne peut pas étudier la physique- sans parler d'Enstein, tous nos écoliers connaissent au moins son nom.Nous admirons sa théorie de la Relativité\u2026 c'est un grand savant.mais sur le plan politique, c'est autre chose.Einstein, sans doute, est un peu rêveur.I! souhaite un gouvernement mondial qui, pour l'instant du moins, est impossible, car il serait dominé par des intérêts capitalistes.Einstein ignore trop la science première qu\u2019est l'économie sociale.Et si l\u2019Amérique devenait socialiste ?.\u2014(Rires) Ah ! alors, peut-être.pour l'instant, la théorie du gouvernement mondial manque de réalité et il est préférable de songer au maintien de la paix.| \u2014llya Ehrenbourg est:il tom- jours le romancier le plus populaire d\u2019URSS ?\u2014I] est très lu, en tout cas.Nous nous demandions justement si les Canadiens français pourraient aimer un écrivain comme Ehrenbourg, car, enfin, c'est un spécialiste de l'âme francaise.Pratique-t-on en URSS I ration de la lobotomie dans la lutie contre les maladies mentales ?\u2014En principe, non.On a essayé à titre d'expériences, mais cette opération ainsi que l\u2019élec- tro-choc sont considérés comme des moyens barbares ou brutaux.Il est pour le moins regrettable de soigner un schizophrénique en faisant de lui un imbécile.Tel est, en somme, le résultat de la lobotomie, pratiquée en URSS dans trois ou quatre cents cas expérimentaux.De préférence, nous soignons les maladies du cerveau avec une thérapeutique médicamenteuse.Montréal vous plait ?\u2014Beaucoup.\u2026.Mais, chez nous, il y a moins d\u2019éclairages lumineux, ct quand il y en a, c\u2019est plutôt pour renseigner que pour inviter à la consommation.Le Musée de l'île Perrot d'autant plus attachés à leur terre natale qu\u2019ils ont vu plusieurs pays étrangers.C'est le cas du colonel Roger Maillet qui.après quelques séjours dans les régions les plus enchanteresses du globe, s\u2019est fixé (pour combien de temps) à l'île Perrot.Il y a accumulé oeuvres d'art, livres, curiosités, souvenirs de notre passé et, tout à coup, il a eu l\u2019idée de fonder un musée historique qui vaut la peine d\u2019être visité et qui devrait servir de modèle à d\u2019autres paroisses de la province.[} amiont Canadiens sont Le colonel n\u2019a que faire de la publicité personnelle; il est humble; il est modeste; et si vous Jui faites l'éloge du Musée de l'île Perrot, à son tour, il vous parlera du grand mérite de l'abbé Valérien Carrière et des autres personnes qui l\u2019ont encouragé comme son voisin et ami, M.John Hdoin et J.-E.Jeannotte; de sa compétente et dévouée collaboratrice, Mlle Fernande Létourneau; d'autres collaborateurs : MM.Roger Lalonde, Hector Bourgouin, Jos.Péladeau, Paul McNabb, Clarence Hogue et Lucien Thériault; de généreux donateurs comme le premier ministre de la province, Mme Clarence Gagnon, S.Exc.Jean Désy, M.Claude Melançon, le maire de Montréal et autres; de conseillers comme MM.Louis Carrier et Gérard Morisset; et de combien d'autres.Mais tout le monde sait bien, a l'ile Perrot, que l'animateur du Musée, l'homme qui en eut l\u2019idée et qui l\u2019a rempli de vieilles et belles choses, c'est le colonel Roger Maillet.Ce Musée est maintenant ouvert au public et l\u2019on est invité à le visiter le samedi et le \u2018dimanche.C\u2019est là, sauf erreur, que l\u2019on peut voir la collection la plus variée d'objets canadiens du temps passé, c'est à l'intérieur de ces murs que l'on peut le mieux revivre le bon vieux temps.On y voit des litographies, des armes désuètes, des instruments aratoires dont le cultivateur le plus \u201carriéré\u201d ne .se servirait plus, des meubles qui nous font paraître bien laids ceux qui encombrent nos maisons, la premiè- Te enseigne des taux-de péage sur le premier pont qui traversa le Richelieu, des cadenas en fer, des patins avec démarreurs automatiques, des bénitiers, un rouet, évidemment, etc.; plus de 800 pièces cataloguées.Tout n'est pas la d'égal intérêt, bien sûr; il y en a pour tous les goûts.Un esprit malveillant peut se demander pourquoi conserver la première guitare de Félix Leclerc, cet artiste si près de nous, et qui n\u2019a rien d\u2019une antiquité.Mais qu'on y réfléchisse: Leclerc passera à l'histoire comme le premier chanteur populaire canadien-francais qui ait eu péel- lement du succès à l'étranger \u2014 en France! et sa premiére guitare, achetée a Québec, il a dû la payer par versements.Et si, malgré tout, vous qu'elle n\u2019a pas sa place dans un musée en 1953, dites-vous bien qu'à elle seule elle y attirera peut-être des centaines de personnes qui y verront autre chose, s'intéresseront à des vestiges d\u2019un passé plus réel ou plus \u201cancien et prendront par le fait même le goût de s'instruire davantage.Non, bien sûr, tout n'est pas d\u2019égale valeur au Musée historique de l'île Perrot, et toutes les pièces ne sont pas belles.Il eff est même de franchement laides.C'est qu'il ne s'agit pas d'un musée des Beaux-Arts, mais d'un musée historique, Dans les livres d'Histoire, non plus, les récits ne sont pas tous édifiants.Cain et Judas ne sont pas des personnes exemplaires, mais ils ont existé.Les objets dont se servaient nos péres étaient parfois d'un goût pour le moins douteux; ils n\u2019en sont pas moins émouvants.Et puis, rien ne vous empêche Musée historique de l'île Perrot d'un beau meuble, d'une belle toile, d\u2019un bijou qui est dans votre famille depuis plusieurs générations.L'initiative du colonel Roger Maillet, de ses amis et collaborateurs, mérite d'être signalée et saluée avec reconnaissance par tous ceux qui respectent le passé sans lequel il est parfois utile de le rappeler, nous \u201cmodernes\u201d ne serions pas.Il faut souhaiter que les musées de ce gener se multiplient dans notre province; -le souhaiter pour plusieurs raisons, dont l\u2019une est qu\u2019il convient de garder chez nous les trésors de notre passé, les souvenirs de notre histoire.CETTE SEMAINE © EN PAGE 8 \u2014 Un reportage de Roland Mével sur la base canadinene de Gros-Tenquin.e EN PAGE 5 \u2014 La suite de \u2019 Penquite de Claude-A.Sheppard.sur de \u2018Dossier _McCarthy.pr © EN PAGE 2 \u2014 La proposition canadienne \u201coubliée\u201d: et un résumé complet de la question.\u201cChine-ONU\"., 0 o 1 a UNE NOUVELLE.INEDITE DE FRANÇOIS HERTEL SRE pensez d'enrichir le\u2019 #. PAGEDEUX + x L\u2019AUTORITE, 5 SEPTEMBRE 1953 \u2018La Chine communiste et les Nations-Unies L'HOMME QUI AVAIT VENDU SON CRANE Pourquoi la Chine populaire - Quinze \u2018\u2018Pro-Mao\u201d n'a pas été admise à l'ONU fut question pour la première fois de l\u2019entrée éventuelle de la Chine populaire à YONU.Le gouvernement de Pékin, qui s'était installé officiellement le ler octobre, demandait l\u2019invalidation des créances des membres de la délégation chinoise désignée par Tchiang Kai Chek et nommait les membres de la délégation communiste qu'elle entendait voir prendre leur place.L'URSS prit immédiatement la requête chinoise à son compte et entreprit successivement devant tous les organes de l'O NU de contester la présence des nationalistes chinois, ces tentatives n\u2019aboutirent pas et, au début de 1950, le Conseil de Sécurité ayant refusé de destituer les nationalistes chinois, l'URSS décida de boycotter le Conseil de Sécurité, puis successivement tous les organes de l'ONU.Cependant, au début de 1950, la situation semble évoluer favorablement pour la Chine communiste.M.Trygve Lie, secrétaire général de l'ONU plaide pour son admission.La Grande-Bretagne.fait campagne en ce sens, la France fait savoir qu\u2019elle ne s\u2019opposera pas et se contentera de s'abstenir, les Etats-Unis se déclarent prêts à se rallier à l'avis de la majorité requise par le Conseil de Sécurité: il suffira donc de sept votes favorables.[ee en novembre 1949 qu'il C\u2019est l'époque où l'on mise encore sur un possible \u201ctitisme\u201d chinois, Certains observateurs, dont le célèbre journaliste américain Walter Lippmann émettent l'avertissement qu\u2019en refusant d'ouvrir à la Chine les portes de l'ONU on va au-devant des désirs de l'URSS.La décision de congédier les représentants de Tchiang Kai Chek n'est cependant pas encore prise.\u2019 Et, a partir de fin juin 1950, avec le déclenchement de la guerre\u2019 de Corée, l'ONU aura d\u2019autres sujets de préoccupations encore que l\u2019URSS, venue réoccuper son siège au Conseil de Sécurité en août, et l'Inde (d'ailleurs suivie par la Grande-Bre- tagne) aient poursuivi l\u2019offensive pour faire entrer la Chine communiste à l'ONU.La délégation communiste chinoise viendra pourtant à Lake- Success en novembre 1950.La République populaire n\u2019est pas pour autant admise à l'ONU: elle est seulement invitée à comparaître par le Conseil de Sécurité à la suite de la publication d'un rapport du Général MacArthur qui, au début du mois, a annoncé que des éléments chinois étaient intervenus en Corée.Les débats qui se dérouleront alors seront assez stériles: les Chinois refuseront de s'expliquer sur les accusations de MacArthur, accuseront en retour les Etats-Unis d'agression à Formose et en Mandchourie, et repartiront comme ils étaient venus, à la fin de décembre, en adressant leurs voeux de Noël au peuple américain, La condamnation de la Chine comme agresseur, en janvier 1951, allait en tous cas rendre impossible, aussi longtemps que durerait le conflit, l'ouverture \"À VOTRE sanTÉ La ci-devant grosse Julie Est meintenont mince et jolie: \u201c Rejette tout mets engroissant Et prend de l'exercice tout a le temps.; Ministère de là Same;natiènsle et du - \u2014 Ry-ABlenétre social: : RES \u201caoût, le des portes de l'ONU à des représentants de Mao Tsé Toung.Aujourd'hui la question se pose à nouveau, En dchors du succès de prestige qu'elle constituerait pour Pékin, l'admission de la Chine communiste présenterait deux aspects de première importance : 1\u2014Elle conférerait à la Chine communiste le droit de veto octroyé aux membres permanents du Conseil de Sécurité; 2\u2014Elle évincerait de l'ONU la Chine nationaliste, c\u2019est-à-dire le gouvernement de Tchiang Kai Chek, à Formose, qui semblait assuré de l'appui des Etats-Unis depuis le déclenchement de la guerre de Corée.En ce qui concerne le veto dont pourrait jouer Pékin, la chose ne paraît pas être de grandes conséquences : le camp communiste dispose déjà d\u2019un droit de veto possible, celui de l'URSS qui en fit d\u2019ailleurs abondamment usage dans le passé, Que le veto chinois puisse venir s'ajouter au veto soviétique ne modifierait en rien l'action du Conseil de Sécurité.De plus grandes conséquences serait l\u2019éviction de Formose.Non .que le fait en soi dût bouleverser l'équilibre international mais il modificrait nécessairement les rapports des Etats-Unis avec Tchiang Kai Chekmais 77 échecs \u2018\u201cADMISSION de la République populaire chinoise à l'ONU est le problème numéro Un de tous les débats intéressant l'Extrême-Orient, donc de l\u2019Assemblée générale des Na- tions-Unies et de la prochaine conférence.politique sur la Corée.L'opposition tant à la reconnaissance officielle du gouvernement Mao-Tsé-Toung qu\u2019à son entrée à l'ONU demeure centrée autour des Etats-Unis.Néanmoins, il est permis de se demander si Washington est véritablement opposé à toute relation diplomatique avec Pékin, ou's\u2018il ne s\u2019agit pas plutôt d\u2019une concession du parti démocrate, obligatoirement reprise par le président Eisenhower, à l'égard du \u201c\u2018lobby\u2019\u2019 Knowland-McCarthy.En d\u2018autres termes, I'Amérique refuse-t-elle d\u2019ouvrir la porte à Moo-Tsé-Toung ou n\u2018ose-t-elle pas renvoyer Tchang-Kai-Chek?par Jacques RAYMOND CEST le ler octobre 1949 qu\u2019eut lieu l'installation officielle, à Pékin, du gouvernement de la République populai- Tt chinoise.Dans les jours qui suivirent immédiatement, l'URSS \u2018(dès le 2 octobre) et les démocraties populaires accordaient la reconnaissance au nouveau gouvernement, autrement dit engageaient des relations diplomatiques avec lui.Le 5 oclobre, c'était le tour de la Yougoslavie, En décembre, la Birmanie, bientôt suivie par l'Inde et le Pakistan, ouvrait la liste des pays non-communistes qui reconnai- traient la Chine.- Et le 6 janvier 1950 c'était Ja Grande-Bre- tagne \u2014 événement d'importance \u2014 qui sautait le pas.D'autres pays suivirent et, au début de l'été 1950, la Chine nouvelle La division des trois Grands Etats-Unis : | EXCLUSIVE est lancée par les Etats-Unis contre l\u2019entrée de la Chine communiste a lONU.Le 21 juillet 1953, la Chambre des représentants s\u2019est déclarée unanimement contre cette entrée éventuelle et le 16 sénateur Knowland, chef de la majorité républicaine au Sénat, a annoncé qu'il ferait campagne pour que les Etats- Unis se retirent de I'ONU si jamais la Chine y entrait.La position américaine ne fut pas de tous temps aussi catégorique.Au printemps 1950 M.Foster Dulles, lui-même, écrivait dans son livre, \u201cla guerre ou la paix\u201d ce qui suit: \u201cSi le gouvernement communiste chinois se révèle en mesure de gouverner la Chine sans rencontrer une sérieuse résistance intérieure il doit être admis aux Na- tions-Unies,\u201d Aprés le déclenchement de la guerre de Corée, la position américaine semble encore hésitante.Le 12 novembre, c\u2019est-à- dire après même que le général MacArthur ait rédigé son rapport sur l'intervention d'éléments chinois en Corée, le Département d'Etat déclare dans un communiqué: \u201cNous ne bloquerons pas l'admission de la Chine communiste par notre veto,\u201d A vrai dire cette déclaration n\u2019est pas aussi déterminante qu\u2019il y peut paraître: comme le notent des observateurs américains, le droit de veto ne semble pas devoir jouer en l\u2019occu- .rence parce qu\u2019on peut alléguer qu\u2019il s'agit d\u2019un vote de procédure où un vote majoritaire suffit.En renoncant a leur.droit de veto les Etats-Unis ne font donc une concession qu\u2019en apparence, + + à Royaume-Uni : LA Grande-Bretagne qui, dès janvier 1950, a reconnu le gouvernement de Pékin, n\u2019a jamais cessé d\u2019être favorable à l\u2019entrée de la Chine communiste à l'ONU encore que les relations diplomatiques qu'elle a nouées avec la Chine communiste soient pour elle l\u2019occasion de multiples déceptions, Quand l'URSS a proposé la destitution de la représentation nationaliste chinoise en novembre 1949, la délégation britannique s\u2019est abstenue \u2014 manifes- - tement pour ne pas se désolidariser trop ouvertement des Etats-Unis \u2014 mais au début de 1950 elle fait campagne, dans les \u201ccouloirs\u201d, en faveur de l'entrée de la Chine communiste à l'ONU., On lui.prête l\u2019intention de faire une offensive de grande envergure, le 3 juillet 1950, quand se réunira à Genève, le Conseil économique et social, A l'heure actuelle, l\u2019Angleterre est toujours favorable à l\u2019entrée de la Chine communiste à TONU et dès le 28 juillet, au \u201clendemain de la signature de Yarmistice eri Corée, M.Selwyn Lloyd, ministre d'Etat, chef de la délégation britannique à l\u2019assemblée générale, déclarait que la Grande-Bretagne s\u2019efforcerait de faire décider cette admission.Franee : ONTRAIREMENT a la Gran- de-Bretagne, la France n\u2019a pas reconnu le gouvernement de Pékin, Si elle fut à un moment tentée de le faire, le fait que, dès janvier 1950, le gouvernement de Mao Tsé Toung ait reconnu le Vietminh, l'en dissuada aussitôt.La délégation française avait d\u2019ailleurs voté, même antérieurement, contre les propositions soviétiques tendant à faire entrer la Chine à l'ONU.A cette époque, la France, au Conseil de Sécurité, votera contre une proposition soviétique cherchant à lier la discussion de l'affaire de Corée et la question de la représentation chinoise, Le mois suivant elle s\u2019abstiendra, à l\u2019Assemblée générale, quand une résolution indienne, appuyée par la Grande-Bretagne, demandera la destitution des représentants de Tchiang Kai ek.Aujourd'hui, la position fran- gaise quant à l\u2019entrée de la Chine communiste ne paraît pas modifiée M.Maurice Schumann, secrétaire d\u2019Etats aux Affaires étrangères, déclarait le 12 août: \u201cNous avons la même position que les Etats-Unis, nous avons toujours voté avec eux sur cette question vitale.'Jusqu\u2019à présent, la Chine communiste n\u2019a pris aucune initiative et la situation en Extrême-Orient n'a subi aucun changement capable d'amener une modification dans l'attitude francaise à l'égard de ce problème\u201d.+ + 6 URSS : EPUIS l'installation de la République populaire chinoise à Pékin, l'URSS n\u2019a pas cessé de demander la destitution des représentants de Tchiang Kal Chek a 'ONU.En dépit de cette insistance des observateurs qualifiés, comme Walter Lippmann, notaient d'ailleurs que Moscou souhaitait avant toute chose que la nouvelle Chine ne noue pas ses rapports avec l'Occident afin de pouvoir cimenter l'alliance sino-soviétique.C'est après une tentative infructueuse pour chasser la délégation nationaliste chinoise du Conseil de Sécurité que M.Malik décide, le 13 janvier 1950, de boycotter cet organe ainsi que les différentes commissions de l'ONU, L'absence de l'URSS au Conseil de Sécurité allait permettre à celui-ci, en juin 1950, de déclencher l\u2019action collective en Corée sans être paralysé par un veto soviétique, M.Malik reviendra cependant en août au Conseil pour y prendre son tour de présidence.L'ONU est alors en train d\u2019essayer par tous les moyens de mettre un terme au conflit : l'URSS tentera de lier la discussion de la question coréenne à celle de la représentation chinoise.Elle n\u2019y parvient pas, encore que la Grande-Bretagne prenne à cette époque position en faveur de l'entrée de la Chine communiste à l'ONU.Dans toutes ses interventions depuis lors, l'URSS a continué à réclamer l'entrée de la Chine communiste à I était \u201creconnue\u201d juridiquement par : Tous les Etats communistes; Tous les Etats asiatiques sauf le Vietnam, les Philippines et la Thaïlande; oo Tous les principaux Etats d\u2019Europe Occidentale sauf la France; Israël.Les états, membres ou non de l'ONU, qui ne l'avaient pas reconnue sont: les Etats-Unis, la France, le Canada, les pays d'Amérique latine, les nations arabes, l\u2019Union sud-africaine, l\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande.Elle bénéficiait ainsi de la reconnaissance d'une quinzaine d'Etats-membres de ONU, La question de son entrée à l'ONU avait été posée par le gouvernement de Pékin dès le 18 novembre 1949, Encore convient-il de préciser qu'il ne s'agissait.pas d\u2019une demande d'admission ordinaire.La République de Chine est membre originaire des Nations-Unies.\u2019 En vertu de l'article 23 de la Charte de San Francisco elle est membre permanent .du Conseil de Sécurité et, a ce titre, y gis- pose du droit- de veto.Pékin demandait donc simplement à occuper le siège réservé à la République de Chine.Mais le siège était déjà occupé: par le représentant de Tchiang Kai Chek qui, bien que la Chine qu'il représentait ait rétréci jusqu\u2019à ne plus être qu\u2019une ile du Pacifique \u2014 Formose, \u2014 n'entendait pas céder la place.La question de la reconnaissance diplomatique, qui est un acte bilatéral, n\u2019a d\u2019ailleurs rfen à voir avec l'entrée d\u2019une na- \u2018tion à l'ONU.Simplement peut- il paraître contradictoire qu\u2019une nation-membre de l'ONU recon- en même temps s'oppose à l\u2019admission de cet Etat à l'ONU.M.Trygve Lie, alors secrétaire général de l'ONU avait cependant pris soin de disjoindre les deux problèmes, En mars 1950 il publie un mémorandum proposant qu\u2019une délégation communiste soit admise à représenter la Chine à l'O NU sans attendre de nouvelles reconnaissances diplomatiques, On notera qu\u2019il est important qu'il ne s'agisse pas d'une demande d\u2019admission : l'entrée de nouveaux membres à l'ONU est consid@rée comme une \u201cquestion importante\u201d et doit être décidée par l\u2019Assemblée générale à la majorité des deux tiers des membres présents et votant, sur recommandation du Conseil de Sécurité.La Chine communiste peut arguer qu\u2019en la matière Ja - majorité simple suffirait pour qu'elle obtienne satisfaction, et qu\u2019en ce qui concerne Yavis du Conseil de Sécurité il s\u2019agit d'une question de procédure par laquelle l'unanimité n\u2019est pas requise et qui ne demande qu\u2019un vote affirmatif de sept voix.Dès: le débuüt de 1950, l'URSS prit en mains les intérêts de la Chine communiste devant l'ONU en demandant que le représentant de Tchiang Kai Chek fût destitué au profit d\u2019un représentant de Mao Tsé Toung.Tous les efforts de l'URSS pour faire exclure les représen- .naisse un Etat non-membre et \u2018 tants de Tchiang Kai Chek'des différents organes de l'ONU, Conseil de Sécurité, commissions, etc.demeurérent vains: le 5 juillet 1951 .on ne dénombrait pas moins de 77 tentatives infructueuses, Du jour où la Chine communiste .allait être déclarée agresseur en Corée, c\u2019est-à-dire le 31 janvier 1951, ses revendications n\u2019avaient d\u2019ailleurs plus aucune chance d'aboutir, Aujourd\u2019hui, I'armistice .conclu en Corée, là question se pose à nouveau.néanmoins .- UNE NOUVELLE INÉDITE DE FRANÇOIS HERTEL U début, c\u2019est-à-dire les | premjers jours, il ne ressentit aucune gêne.Il avait touché miagot considérable.Il était tout à l\u2019euphorie de cette importante rentrée d'argent qui allait bouleverser son existence modeste, Il s'agissait de placer ses cinquante mille dollars dans une entreprise fructueuse et de tout repos.Ce n\u2019était pas une mince affaire.Il avait toujours vécu une vie de parasite et il comptait bien ne pas changer son mode d\u2019existence.Les revenus que sa fortune subite allait représenter seraient pour les fantaisies, - Les difficultés commencèrent lorsqu'il s\u2019adressa à un banquier, qu\u2019il avait connu dans sa vie de - noctambule à St-Germain-des- Prés.Il crut devoir faire part à cet homme \u2014 en le suppliant de garder le secret \u2014 de sa fortune et aussi de la provenance de cette fortune.L'autre, sceptique, lui dit: \u2014Tu as vendu ton crane?A qui ?\u2014A un institut d'anthropologie; plus précisément au Docteur Mintch.\u2014II est livrable quand, crâne ?_ \u2014A ma mort, pardi! \u2014A ta mort! Tu es bati pour vivre cent ans.\u2014Je l\u2019espère bien.Le docteur Mintch, d\u2019ailleurs, est un ami à moi.Il n\u2019est pas pressé.\u2014Enfin, il a bien mis quelques conditions à cette vente.Ton crâme doit toujours être à portée de sa main, puisqu'il lui appartient.: \u2014Tout ce que mon contrat exige, c'est que je tienne le docteur Mintch au courant de tous mes déplacements, qu'il sache toujours ou je suis, que je porte toujours sur moi son adresse.Sur une carte, dans mon portefeuille, J'ai inscrit 4 sa demande: -\u201cEn ton cas de.décès du porteur de ce papier, avertir le docteur Mintch, Institut d'Archéologie, Munich\u201d.\u2014En effet, c\u2019est peu de chose.\u2014Le docteur Mintch doit avoir hâte d\u2019avoir ton crâne?Que veut-il en faire ?' \u2014Il n\u2019est pas pressé, D'abord, il le.connaît de a jusqu\u2019à z.11 l'a étudié, manié pendant des\u2018 heures.C'est pour cela qu'il le veut.C'est, d\u2019aprés lui, un crane tout à fait exceptionnel.Il est déjà catalogué et s'inscrit dans une série de crânes.\u2014Je vois -ça d'ici.Dans la col- -lection, il y a une fiche à'la place de ton crâne.Le registre porte: crane de Wang Song: acheté, mais encore en circulation, telles dimensions, telles caractéristiques, etc.i .\u2014C\u2019est à peu près ça \u2014Ca ne t'embête pas d\u2019être un: numéro de crâne ?\u2014Non.Pourquoi ?; \u2014Evidemment, le docteur Mintch n\u2019est pas pressé de mettre la main sur ton crâne, puis- qu'il l\u2019a déjà étudié de fond en comble ou presque.Toutefois, il a dû se réserver le droit de le palper quelquefois encore de ton vivant?\u2014Non.Toute son étude présente est terminée.L\u2019étude extérieure, évidemment.Quant aux particularités de l\u2019intérieur, il les notera quand le crâne sera dans son laboratoire.\u2014Fort bien.N\u2019empêche qu\u2019à ta place, je me sentirais tout drôle de me \u201cpropager\u201d avec un crâne qui ne m'appartient plus.\u2014Pour l'instant, ça m\u2019est bien égal, .\u2014A propos, si tu mourais d'une fracture du crâne?Ou encore de la maladie de je ne sais pas qui, de\u2019 la maladie de la déformation du crâne\u2026 Il serait bien embarrassé, ton acquéreur.\u2014Peut-étre., + à Ca n'est, en tout cas, que quelques mois plus tard que Wang Song, Chinois d'origine, mais natif du Turkestan, commenca 3 se faire de la bile au sujet de ce crâne qui n\u2019était plus à lui.Ça finit par devenir une idée fixe.Au début, il se dit: \u201cJe vais fuir le professeur Mintch.De cette façon, j'oublierai mon crâne\u201d, Cette manière d'éviter le problème lui réussit à peu près pendant un mois.Pourtant, dès qu\u2019il \u2018portait la main à ses tempes, à ses yeux, à ses oreilles, à ses cheveux, il se disait malgré lui: \u201cJe touche à quelque chose qui ne m\u2019appartient plus.Et puis, après?Qu'est-ce que ça fait ?\u201d Évidemment, la moralité était sauve.On a le droit de toucher à un diamant qui appartient à un autre.caines.- canadiens.millions de Chinois.Lester Pearson sur ce dra P\u2019initiative.Canada - Chine populaire ACQUES BAINVILLE définissait ainei les deux cons J tantes de Ia politique francaise: limitation des forces terrestres pour ne pas déplaire a8 I\u2019AHemagne, réduction des forces navales pour plaire à l\u2019Angleterre.Telle est un péu l\u2019histoire de notre politique étrangère, axée sur l\u2019équilibre instable des relations anglo-améri- Voter britannique aux Nations-Unies, c\u2019est, pour le délégué d\u2019Ottawa, risquer la punition d\u2019une nouvelle bar: \u2018rière douanière ou de quelque concession aux pêcheurs japonais du Pacifique; voter américain, c\u2019est parfois se désolidariser du Commonwealth ou, tout au moins, de la Grande Bretagné et, dans des cas moins fréquents, c\u2019est adopter une position discutable en regard des intérêts En ce qui.concerne la Chine, populaire, la Grande Bretagne a toujours été pour la reconnaissance officielle du gouvernement Mao-Tsé-Toung et pour.son admission .à PONU.L\u2019Amérique, avec la même régularité, s\u2019y est toujours opposée.On peut estimer qu\u2019au lendemain de la reconnaissance officielle du gouvernement de Pékin par Londres, les paroles de Madame Tchang-Kai-Chek: \u201cL\u2019Angleterre a vendu son ami pour trente deniere .\u201d étaient endossées par la majeure partie de l\u2019opinion publique canadienne.L\u2019évolution n°à pas tardé et, dès le prin- ° temps 1950, le Canada présentait à l'ONU üne proposition relative à la création d\u2019un comité de six membres chargé d\u2019examiner la question de l\u2019entrée communiste- chinoise aux Nations-Unies.Adopiée le 19 septembre 1950, cette motion n\u2019a jamais été mise à exécution.C\u2019est \u2018à-dire que le comité composé du Canada, de l\u2019Inde, de la Pologne, de Plirag, de Equateur et du Mexique ne s\u2019est jamais réuni.Au départ, la composition de cet organisme indique deux voix en faveur de la Chine (Pologne et Inde) une probable (Canada) une possible (Iraq) et deux opposition absolues (Mexique et Equatuer).Autrement dit, il est raisonnable de penser.que dès septembre 1950 \u2014 en pleine guerre de Corée \u2014 le comité aurait présenté un rapport favorable à la représentation du gou- vrenement Mao-Tsé-Toung à l'ONU.Un tel événement ne serait pas demeuré sans répercussion danse conflit.\"La guerre de Corée est maintenant terminée et, même aux Etats-Unis, on enregistre une tendance à la reconnaissance \u2018de facto\u201d.N'est-il pas temps, dans ces conditions, de réunir le Comité des Six présidé par le Canada et de ne plus ignorer d'existence, sinon les désirs, de 400 Le récent discours de Monsieur sujet porte à croire-qu\u2019il en pren- > of - employés dans les 16 compagni - Ce qu\u2019il y avait d'agaçant en - tout cela, c'est que la chose qui ne lui appartenait plus était exactement la chose qui se rendait compte qu\u2019elle ne lui appartenait plus.Si c\u2019eut été le pied de Wang Song qui eût été vendu, comme on ne pense guère avec son pied, c\u2019eût été moins grave; mais on pense sinon avec le crâne, du moins dans le crâne.- \u2014Ça ne tourne pas rond, se disait Wang Song, mais j\u2019oublierai ce détail.Plus il s\u2019efforçait de l'oublier, plus il y pensait.Cela devenait de l\u2019obsession.Un jour, il n'y tint plus.Il décida de changer de tactique et de se rendre chez le docteur Mintch.\u2014Bonjour, Wang Song ! \u201c \u2014Bonjour, docteur.Voila: je suis très ennuyé à cause du crâne.\u2026 qui vous appartient.Je ne pense plus qu\u2019à ce crâne\u2026 qui n\u2019est plus le mien, en somme, \u2014Ha! ha! ha! Allons! mon cher Wang Song, un philosophe comme vous ne va pas s\u2019en faire pour si peu.Votre crane, il vous appartient tant que vous voudrez de votre vivant.Ce n\u2019est que plus tard.\u2014C'\u2019est précisément ce plus .tard qui m\u2019ennuie.Je ne pense plus qu\u2019à ce plus tard.\u2014Allons! Allez vous reposer au vert, -Allez en Normandie, \u2014Impossible ! Dès que je vois de la verdure, je pense à ces cheveux sur ce crâne qui est à vous.\u2014Allez en montagne alors ! \u2014Jamais de vie.La montagne, c\u2019est un sommet, c\u2019est un crâne.La montagne me rendrait fou.\u2014Alors, allez à la mer, Il n'y a pas de rappel de crânes à la mer.\u2014Si.Les vagues.Les crêtes des vagues.La créte est sur le crane du coq.\u2014Bigre.Ça devient de l'obsession., \u2014Docteur, soyez gentil! Voulez-vous me revendre mon crâne.Je suis preneur au même prix.\u2014Impossible, mon pauvre vieux.Ce n\u2019est pas moi qui l'ai acheté, mais la société que je représente.Ils ne voudraient jamais.: : - \u2014Alors, je suis un homme fini: Il ne me reste plus qu'à me suicider.Vous l'aurez votre crâne, et moi j'aurai la paix.\u201d \u2014Allons, mon ami, soyez raisonnable ! .Le docteur Mintch finit par reconduire Wang Song, en lui donnant de grandes tapes d'amitié sur les cmoplates et en lui conseillant de ne plus s\u2019en faire.* ¢ +6 Tout al mieux pendant un mois.Puis, ça revint.Cela prit une forme nouvelle.Wang Song \u2018se mit à sentir son crâne.Rien de plus terrible que de sentir un de ses organes, distinctement, indépendamment des autres.Passe encore lorsqu'on est malade et que le petit doigt \u2018par exemple fait souffrir, mais qu\u2019on sente un membre ou une partie du corps \u2018\u2018\u2019auquel on n\u2019a pas particulièrement mal est horrible.Certains maux d'estomac ne consistent qu\u2019en cette chose: on sent son estomac.Wang Song sentait constamment son crâne, là, sur ses épaules.Il en prenait conscience, une conscience séparée du reste.C'était affreux.Il se disait : \u201cIl faut penser a autre chose\u201d.Rien à faire.Il passait des heures à essayer de penser à ses pieds, à son nombril.Toujours le crâne reprenait le dessus dans le champ de la conscience.6 6 0 .C'est à cette époque que je perdis de vue Wang Song.Je l'avais complètement oublié, moi qui pourtant l\u2019avais connu \u2018au moment de sa prise de conscience du crâne.Je viens de le revoir.d'arrive de Ville Evrard.À la Maison Blanche, j'ai un ami, grand.blessé de guerre, qui est interné pour nervosité.Au moment où j'allais sortir, j'aperçois un grand vieillard à longue barbe blanche qui m'\u2019interpelle.Je \u2018m\u2019approche.Il ne me reconnaît pas, mais il me dit gravement : \u2014Monsieur, qui que vous soyez, quoi que vous fassiez, li- vrez-vous dans votre vie à toutes les fantaisies qui vous plaisent, mais, croyez-m'en, ne vendez.jamais votre crâne.François RERTEL Plus de 30,400 Canadiens sont es manufacturières d'automobiles du pays.\u2019 Au cours de l\u2019année 1952, l\u2019industrie du textile de coton du Canada \u2014 subissant une crise économique \u2014 n'as utilisé que 340,000 balles.de coton brut comparativement à 443,000 balles en MALENKO i Malenkov ne pouvait M refuser l'invitation des » Occidentaux, puisque la mode moscovite est actuellement à la coexistence pacifique et au règlement de tous les problèmes par négociations.Il ne pouvait non plus accepter telle quelle une invitation qui se référait explicitement à des thèses que 1é gouvernement soviétique avait toujours rejetées, La seule question concernait donc la modalité de l'acceptation-refus: \u2018comment souscrirait-on au principe d\u2019une conférence à quatre, tout en réfutant la note occidentale ?-Quelles indications donne la modalité choisie sur les intentions actuelles de la diplomatie soviétique ?DIVISER .LES OCCIDENTAUX , Certaines intentions ressortent clairement de la note et elles étaient d\u2019ailleurs prévisibles, - Sir Winston Churchill avait évoqué une conférence à quatre des chefs de gouvernement, sans ordre du jour établi à l'avance.Les Trois à Washington, s\u2019étaient ralliés à une conférence à quatre des ministres des Affaires étrangères, limitée au problème allemand.En proposant de discuter d\u2019abord \u201cles mesures tendant à réduise la tension dans les relations internationales\u201d, M.Malenkov se rapproche de l'intuition churchilienne et incite les diplomates anglais (a condition qu\u2019ils pensent la même chose que leur Premier ministre \u2014 ce qui, d'ailleurs, après l\u2019expé- cience de Washington, paraît douteux) a s\u2019opposer aux diplomates américains ou, du moins, - à faire pression sur eux.du chancelier Adenauereffet, la note soviétique va exi- En critiquant \u201cl\u2019examen préliminaire des questions se rapportant à la conférence\u201d par les \u2018Trois, la note soviétique revient sur un thème qui figurait dans plusieurs articles de la Pravda : l\u2019Union soviétique ' entend négocier avec trois Etats séparés et non avec l'alliance atlantique.L\u2019allusion faite \u201cau grand peuple chinois, uni et rassemblé par la République populaire chinoise comme il ne l\u2019avait jamais été\u201d, suggère que la présence des représentants de Pékin serait nécessaire \u201cà l\u2019examen des mesures susceptibles de réduire la tension internationale\u201d.Cependant la note soviétique ne réclame pas explicitement la présence du cinquième Grand.Pour le reste, elle répète qu\u2019il convient d'unifier l\u2019Allemagne, mais en éludant l'interrogation décisive: oui ou non, les Soviétiques envisagent-ils, et à quelles conditions, de tolérer des élections libres en Allemagne orientale?En d\u2019autres termes, les Occidentaux avaient demandé: êtes-vous prêts maintenant à organiser des élections libres ou, du moins, à discuter des conditions auxquelles vous envisageriez de les organiser ?M.Malenkov, après la mort de Staline comme avant, refuse non pas seulement ces élections mais une négociation sur ce sujet.La réponse est loin d'être particulièrement habile, si l\u2019on suppose qu\u2019à Moscou on souhaite précipiter la défaite électorale En ger des consultations entre les \u2018Trois et une réplique de ceux-ci, avant que la conférence puisse avoir lieu.Celle-ci est reportée après la consultation électorale dans la République fédérale.Au lieu des \u201coffres sensationnelles\u201d, destinées à frapper l\u2019opinion, que certains représentants des agences de presse .à Berlin annoncent deux fois par mois, l'Union soviétique donne gratuitement des arguments au chancelier, qui proclame, non Sans apparence de raison, que les successeurs maintiennent la ligne, Stalinienne et que l\u2019inté- - elle n\u2019en a guère, .PAR RAYMOND ARON gration à l'Europe est la seule voie offerte à la République fédérale, «Certains suggèrent que les Anglais forceront les Américains à se préter'a une conférence au niveau le plus élevé sans ordre du jour, Je n'en suis pas aussi sûr, Une telle conférence, avec les chefs du gouver- nemerit, telle que l\u2019imaginait Sir Winston Churchill, avait à la rigueur un sens, Avec les ministres des Affaires étrangéres, Elle ne pourrait aboutir qu'à des platitudes solennelles et des déclarations de bonne volonté.On le sait à Moscou aussi bien qu'à Londres et à Washington.Mais a-t-on réellement à Moscou le désir de négocier ?: LES INTENTIONS SOVIETIQUES Les héritiers de Staline ont, à n\u2019en pas douter, résolu d\u2019adopter une tactique plus souple, Ils ont favorisé un armistice en Corée et peut-être ne s'opposeront- ils pas à un compromis en Indochine, Ils ne dissimulent pas un double objectif: dissocier les pays unis dans le pacte de l'Atlantique, obtenir un répit dans la guerre froide.Quand ils affirment souhaiter un relâchement de la tension internationale, ils sont probablement sincères, quelles que soient leurs ar- Tièreépensées, au delà de la consolidation de leur pouvoir, de la reprise des échanges commerciaux Est-Ouest et peut-être du ralentissement de la course aux armements, Mais rien ne prouve qu\u2019ils soient prêts à payer le prix fort pour s'assurer ce répit.En tout cas, S'ils peuvent l'obtenir gratuitement, pourquoi payeraient- ils ?Les négociateurs américains ont consenti un armistice en Corée singulièrement favorable aux Sino-Coréens parce que l'opinion, décisive en démocratie, souhaitait passionnément la fin -des hostilités Mais, matériellement, la guerre coûtait à la Chine, relativement aux ressources disponibles, beaucoup plus qu'aux Etats-Unis, Ce qui est surprenant, c'est plutôt que les Sino-Coréens n\u2019aient pas fait cette pseudo-concession plus tôt.Même un armistice en Indochine ne représenterait pas, pour le camp soviétique, un sacrifice véritable, puisque l'effort de so- viétisation serait poursuivi par d'autres moyens.Et l'on pourrait espérer, à Moscou, que la France, débarrassée du fardeau d'Indochine, ménerait une di- Nouveau jury au Prix du Cerde R.Elie remplace Dostaler O'Leary OSTALER O'LEARY, membre du jury du Prix du Cercle du Livre de France depuis sa fondation, vient d\u2019informer le Cercle qu'il ne sera pas de retour au Canada pour le 16 septembre, date à laquelle le prix de $1,000 sera décerné à l'issue d\u2019un déjeuner au restaurant \u201cAu 400\u201d.Robert Elie, l'auteur de \u201cLa Fin Des Songes\u201d, a bien voülu -Templacer Dostaler O'Leary et il a immédiatement entrepris la Jecture des quatre manuscrits retenus définitivement en finale, RE Rappelons que ces manuscrits portent les titres suivants: \u201cDans le bleu du Matin\u201d, \u201cLe Jeu de I'Ame et du Serpent\u201d, \u201cPoussière sur la Ville\u201d, \u201cLes Témoins\u201d, Jour de paye\u2026 jour d\u2019épargne! Pourquoi atendre à demain pour ouvrir votre compte d'épargne?LA BANQUE ROYALE DU CANADA - de millions, plomatie plus indépendante.En Europe, il en va tout autrement.L'Union soviétique se contenterait d\u2019une consécration du statu quo, mais comment con- Sacrer le partage de Berlin, de l'Allemagne, de l'Europe ?Toute négociation porterait évidemment sur l'unité allemande, et les Occidentaux ont dit et répété que l\u2019unité-devrait résulter de libres élections.Pourquoi les diplomates soviétiques souhaite- raient-ils des négociations sur ce sujet, au lendemain des émeutes qui ont révélé le fragilité des régimes satellites?Il me paraît logique qu\u2019ils veuillent éluder, comme ils l\u2019ont fait dans leur dernière note, la question centrale de l'unification allemande par libres élections.Effectivement, ou bien ils acceptent ces élections, et ils perdent la domination de la zone orientale avec des conséquences imprévisibles pour l\u2019ensemble de leur empire, ou ils les refusent, et la propagande de leurs fondés de pouvoir et de leurs dupes sur la neutralité de l'Allemagne unifiée s\u2019effondre.En revanche, une conférence sans ordre du jour n'arriverait même pas à la discussion suscep- V PAR tible de géner M.Molotov, Un communiqué final, conforme aux rites des échecs diplomatiques, créerait une atmosphère d'eir- phorie dans laquelle l'organisation européenne serait définitivement paralysée.- Malenkov a repris, en l'accentuant, la manoeuvre esquissée dans la note diplomatique, On réserve les invectives pour les Etats-Unis, on fait appel à la France pour faire échouer la communauté de défense.Une fois de plus, on évoque I'Allemagne \u201cpacifique et démocratique\u201d, c\u2019est-à-dire dans le jargon soviétique, communiste.Une fois de plus, on qualifie de \u201cmilitariste et revancharde\u201d la République fédérale.Plus encore que la note, le discours de M.Malenkov témoigne, sur le fond, d'un stalinisme orthodoxe.L'allusion à la bombe à l'hydrogène est conforme au style de feu le maréchal.On enseigne aux bolcheviks, dès l'école, que l\u2019on doit afficher d\u2019autant plus d'assurance qu\u2019on se sent plus incertain.D'ici la liquidation du prochain maréchal, peut-être aura-t-on mis au point, à Moscou, une bombé plus terrifiante encore, Bon voisinage PAR ADOLPHE NANTEL le soleil d'août.Monsieur Léopold, un peintre, se laisse vivre avec sa chére femme Léopoldine, et voit a ce que leur maison soit bien tenue, Ils découvrent soudain que dans une des chambres qu\u2019ils louent, Johnny, un italien, le fils de leur voisin, se conduit mal avec une chambreuse qui se fit donner son congé dré-là, après que papa Léopold eût mis son amoureux à la porte.Johnny partit en maugréant pour revenir, comme on le verra plus loin et tout briser avec des copains Solly, Jimmy et Percy, aprés avoir été encouragé par son papa, Flavioni et sa coléreuse maman, une napolitaine.Un procès en Cour Supérieure suivit.Ce texte que nous reproduisons donne une idée du travail des juges, dans le temps comme aujourd\u2019hui et démontre que s\u2019ils ont à décider dans des affaires ils doivent aussi protéger les petites gens de voisins trop belliqueux.La preuve est contradictoire sur certains faits secondaires, La version du défendeur et celle de son fils, Johnny, déserteur de l\u2019armée, âgé de 22 ans, contiennent des aveux compromettants et de nombreuses contradictions laissant planer un doute sérieux sur la cause qui a suscité cette bataille en règle; C'est le défendeur qui a engendré le premier la chicane, en disant à Léopold de faire cesser sa femme d'insulter la sienne et en prononçant les paroles suivantes: \u201cYoy bastard, I am going to brake this milk bottle on your head\u201d; .Au méme instant, la voisine est sortie de sa cuisine et a taloché le demandeur dans la figure.Léopold a repoussé ses assaillants en donnant un coup Li rue Casgrain s'étire sous de poing dans la figure du deé- fendeur.Après être entré chez Ini :1 a verrouillé les deux por- 12s de son logis; .Vers 5 heures de l'après-midi, Johnny, qui avait été expulsé du domicile du demandeur, pour inconduite avec une fille, arriva soudainement chez son pére avec Solly, Jimmy et Percy, trois forts-à-bras qu\u2019il avait recueillis au restaurant, angle des rues Duluth et St-Denis; Aprés avoir obtenu certains détails de ses parents, il va chez Léopold, donna un vigoureux coup d'épaule dans la porte qu\u2019il enfonça sous son poids.Suivi de ses trois malandrins, il atteignit dans le passage le propriétaire qu\u2019il terrassa en le brutalisant; En contre-interrogatoire, il admet avoir saccagé les meubles, brisé les carreaux et fracassé les ustensiles et les meubles de cuisine avec l'aide de ses copains; Après avoir causé tout ce carnage, il laissa le demandeur baignant dans son sang et s'enfuit à toute allure en taxi avec ses malandrins; Le défendeur, présent en arrière de la maison, encourageait son fils dans ses dépradations injustifiées; À la suite d\u2019une plainte pour voies de fait, le Recorder a condamné, le 4 novembre 1944, l'inculné à payer la moitié des frais; Le demandeur, dont le salaire hebdomadaire varie de $27.50 à $34.40, est un peintre d\u2019enseignes, Une personne étrangère.et désintéressée, Madame Oscar, qui habite au premier étage affirme que le défendeur est sorti de son domicile avec une hache dans ses mains et son épouse avec un bout de tuyau en fer, et ont invité Léopold a sortir pour Jui faire une \u201cjob\u201d et un peu plus tard elle a vu surgir leur fils, Johnny, qui a enfoncé la porte principale et une fenétre, a pénétré dans le logis, alors que le défendeur lui criait à haute voix: \u201cDéfonce, envoie fort\u201d pendant qu'il surveillait les gens d\u2019en haut; A la suite de cette sauvage agression, le défendeur a dit à son fils de sortir de la maison du demandeur et tout le groupe s'est enfui en taxi avant que les officiers de police, qui venaient d'être appelés, aient eu le temps d'arriver pour faire les constatations d'usage; Le témoignage du fils du défendeur est rempli d\u2019hésitations et de réserves; mais pressé de questions par l\u2019avocat de la de- manderesse, il admet implicitement que les faits essentiels sont exacts; Il nous paraît élémentaire que les agissements du défendeur ont encouragé son fils à violer le domitile du demandeur, Johnny admet d\u2019ailleurs que la porte de Léopold était verrouillée et qu'il l'a brisée en vue d'aller lui faire un mauvais par- 15 La prépondérance de la preuve établit nettement que le défendeur s\u2019est rendu coupable d'une offense grave et que ses actes de vendalisme ont été exé- - cutés avec préméditation; L'épouse du demandeur, déjà sous traitements médicaux pour une maladie glandulaire, est devenue surexcitée et son système nerveux en a été vraiment affecté.Les honoraires du docteur sont de $15; \u2019 Les blessures du demandeur ont nécessité les soins du docteur.Ses services professionnels s'élèvent à $5; Les dépradations causées par le fils du défendeur, sous les yeux de son père, comprennent: $10 réparation de pattes de chaises de cuisine fracassées; $13.50 pour 10 verres de cristal et trois pots: brisés; $5 bouilloire en eluminium fendue; $7 pour carreaux de fenétre et serrure de porte; $3.75 pour trois boites de bromure; $1.45 meubles de cuisine décollés; $12 pour travaux de réparation; $20.40, perte de salaire durant trois jours à la suite d\u2019un coup de poing dans l'oeil.\u2018 En attendant la bombe \u2026 , (comme dans Cobalt) N savant britannique qui U préfère conserver l'anonymat, nous prédit la bombe au cobalt, dont la bombe à l'hydrogène, devenue un jouet, serait en quelque sorte le détonateur.On voit d'ici la puissan- : ce de destruction de cet engin, Devant le Soviet Suprême, Mdont l'homme de science anglais considère les radiations comme susceptibles de faire le tour de la terre et d'exterminer l\u2019'humanité entière.Pour quelques années encore, cependant, la bom- be-C ne constitue qu'une vue de l'esprit, puisque, selon lui, il ne s\u2019agit que de la prochaine étape logique dans la poursuite des recherches nucléaires.Profitons de cet heureux répit pour nous payer un peu la tête de cette brave bombe-H, partiellement tombée en désuétude depuis que l\u2019Union soviétique la possède, \u2018 Le premier août dernier, devant le Soviet suprême réuni à Moscou, monsieur Georgi Malenkov annonçait comme incidemment que les Etats-Unis ne possédaient plus le monopole de cette arme redoutable.\u2018 Les savants soviétiques, affirmait le successeur de Staline, avait mis au point la production de la bombe à l'hydrogène.Après cette manière de digression néanmoins fort appréciée de son auditoire, monsieur Malenkov poursuivit son exposé sur la politique intérieure de l'URSS.Pour les agences d'information, c'était une bonne nouvelle, ce qui explique qu\u2019elle fit rapidement son tour du monde.\" Mais pour les \u201cpays libres\u201d, c\u2019était une catastrophe, et c'est pourquoi les journalistes américains eurent tôt fait de déclencher ce qu'on pourrait appeler le mécanisme de défense des démocraties occidentales, Ce dispositif consiste à nier les faits désagréables.Il ne manque pas de \u201ccongressmen\u201d en mal de publicité pour qualifier de \u201cbluff\u201d ou de \u201cmanoeuvre de propagande\u201d toute déclaration en provenance d\u2019une capitale communiste.Messieurs Knowland, Wiley, Cole et McCarthy font, en l\u2019occurrence, office d\u2019hommes a tout faire des agences de presse américaines, Et c'est ainsi qu\u2019une heure aprés I'annonce de la possession de la bombe-H par I'UR SS, toute l'Amérique était sans doute convaincue qu'il s'agissait là de la meilleure rodomontade de l'année, Il faut ici rendre justice aux hommes de science américains qui, pour la plupart, ont déclaré qu'il n'y avait la rien d'invraisemblable.Les \u2018savants de 1'Université du Wisconsin se sont .même trouvés dans la triste obligation de rappeler à un sens plus sain de la réalité I'yn des sénateurs de leur état, monsieur Alexander Wiley, qui s'était surpassé dans le démenti officiel.Pareil à un enfant qui fait de la surenchère sur la musculature de son père, monsieur Wiley avait, en effet, affirmé que les Etats-Unis possédaient une bombe si puissanie que, lancée sur Chicago, elle pouvait détruire la ville de Milwaukee, située à 90 milles de la Ville-des-vents.Les universitaires du Wisconsin n'ont pas prisé cet excellent \u201cscience fiction\u201d et souligné qu\u2019un tel engin serait 125,000 fois plus puissant et 25,000 fois plus lourd que la bombe de Hiroshima.On n'en parla plus.Personne ne croyait plus guère à la bombe soviétique quand, le 19 août, le journal Pravda annonça, en deuxième page tt sur deux colonnes de texte, que l'URSS avait fait sauter une première bombe à l'hydrogène quelques jours plus tét.Pour les agences d\u2019information, c'était encore une bonne nouvelle, bien que la blague commençait à paraître de mauvais goût.On déclencha néanmoins le dispositif de défense et l\u2019on réussit à obtenir quelques déclarations des spécialistes du démenti, quoique la soirée fût passablement avancée, C'est alors que le président de Ja Commission à l'énergie nucléaire, qui avait témoigné d\u2019une louable prudence à l\u2019occasion du discours Malenkov, dut faire preuve d'initiative et de promptitude dans l'exécution.On imagine le professeur Strauss tiré de son premier sommeil par un subalterne qui le demande au té- téphone, \u2014Comment 7.La Pravda annonce l'explosion, vous dites?.Ah! j'avais dit à Ike qu\u2019il fallait se hâter s\u2019il voulait avoir le \u201cscoop\u201d, mais il préfère donner l'exemple à la nation en continuant à jouer au golf.C'est bien, attendez-moi au bureau, j'arrive.\u2018 Le Livre de poche: \u201cThe Universe and Dr Einstein\" (Un livre de 127 pages, collection \u201cMentor Book\u201d, 35 cents) ROIS noms dominent la pensée moderne : Marx, Freud, Einstein.De Marx, le grand publie croit savoir qu\u2019il est la cause d\u2019un peu de tout ce qui ne va pas dans le monde, de la famine aux Indes ou des impôts nouveaux; à l'oeuvre de Freud, on attribue volontiers la responsabilité de vilaines choses comme le Rapport Kinsey et d'Einstein, on retient la bom- © be atomique, ce qui, évidemment, n'est pas une référence.La vulgarisation est dangereuse et, certes, la lecture d\u2019un petit bouquin comme \u201cThe Universe and Dr.Einstein\u201d ne permettra à personne de comprendre véritablement pourquoi les ondes transmettent des images sur les écrans de télévision ni d\u2019ailleurs, le phénomène de la désintégration atomique.Lincoln Barnett, néanmoins, mérite d\u2019être lu.D'abord, son livre est passionnant comme une intrigue d\u2019Agatha Christie et si l'auteur n'explique pas pourquoi l\u2019univers existe (bien qu\u2019il soit déiste, Einstein lui-même n\u2019en sait vraiment rien), I! montre, du moins, comment l\u2019un des cerveaux les plus prodigieux de notre époque a pu établir des théories confirmées par l'expérience sur presque toutes les grandes énigmes de la nature.Secondement, \u201cThe Universe and.Dr.Einstein\u201d fait rêver, fait peur et, s\u2019il est permis d'être à ce point sacrilège, amuse.M.Barnett y ex- la relativité, c\u2019est-à-dire la théorie la relativité, c\u2019est à dire la théorie qui définit l'univers en fonction de la quatrième et, si l\u2019on veut, de la plus importante dimension des hommes: le temps.Vous savez sans doute que la vitesse de la lumière est fabuleuse, qu'il est inconcevable Qu'un corps quelconque puisse un Jour la dépasser et que plus on va vite moins le temps passe.C'est inconcevable mais c\u2019est ainsi, si la pendule de votre chambre à coucher voyage à bord d'un véhicule imaginaire à la vitesse de, mettons, 10,000 milles à l'heure, elle prendra graduellement un retard considéra- \u2018ble sur les horloges terrestres et, si elle atteint la vitesse de la lumière, elle ne marchera plus du tout.Qu'arrivera-t-il si elle dépasse la vitesse de la lumière?Ça.Partant de là, on déduit, avec fan- taisisme sans doute, qu'un être humain mis à la place de la pendule arrêterait de vieillir ou même se mettrait à rajeunir.D'où l'attrait sensationnel des voyages interplanétaires qui, dans les agences de voyages de l'avenir, deviendront des voyages de jouvence.Lincoin Barnett vous permettra également, même si vous n'êtes pas un mathématicien, de comprendre la théorie des Quanta et des petites choses comme les effets de la gravitation sur la lumière ou encore la conception de l'univers limité par rapport à l'univers infini.Le style est extrêmement vivant, très \u201caméricain et à la portée de tous\", dans le bon sens de l'expression.Et, surtout, il est normalement impossible de vivre intelligemment sur la terre en 1953 en ignorant ce que peut apprendre \u201cThe Universe and Dr.Einstein.\u201d J.Vv.Cette précipitation, de la part de monsieur Strauss, s'explique par la nécessité de sauver le\u2019 Congrès américain du ridicule.On le voit dans sa.voiture, en route vers la Commission à l'énergie nucléaire, et parcourant d'un oeil navré, en première page d\u2019un tabloïd, les premiers - démentis \u2018des sénateurs disponibles.\u2014Les imbéciles! grommèle-t- Il me faut arrêter ce gâchis.C\u2019est ce qui explique qu'à minuit passé, s\u2019arrachant peut- être à l\u2019étreinte de son épouse, le professeur Strauss publiait une déclaration dans laquelle il confirmait officiellement l\u2019explosion d\u2019une bombe\u2018 à l'hydrogène en URSS, en date du 12 août.Son communiqué inattendu coupa court à tous les commentaires sénatoriaux et les journalistes américains et furent quittes pour récrire la nouvelle en la coiffant de l'estamphile de Washington, Si l'Union soviétique avait rattrapé les Etats-Unis dans la course aux armements atomiques, du moins la presse américaine n\u2019avait-elle pas mis trop de temps à rejoindre Pravda dans l'information.il, Il faut d'ailléurs se demander si les journalistes.n\u2019ont pas manqué de flair dans cette affaire, Dans l'après-midi du 19 août, en effet, le président, Eisenhower n'\u2019avait-il pas déclaré, en procédant à l'inauguration d'un centre domiciliaire à New York, que ces logements à bon marché constituaient un meilleur rempart que toutes les bombes contre le communisme?Le lendemain, dans un couloir du siège des Nations-Unies, le sénateur Wiley, qui avait apparemment oublié sa bombe Chi- cago-Milwaukee dans le Wisconsin, déclarait que le temps était peut-être venu, pour les Etats-Unis et l'Union soviétique, de reprendre à l'échelon supérieur les pourparlers en vue du désarmement et de la mise hors- la-loi des engins atomiques.M.Vichinski, vraisemblable ment moins nerveux depuis qu\u2019il a \u2018la bombe-H dans sa poche, s'est contenté de laisser entendre que la question serait soulevée en temps opportun.En perdant le monopole des réactions thermo-nucléaires, les Américains ont également perdu l'illusion qui les aidait à avaler la pilule.Ils préféraient, en cffet, expliquer par la trahison de quelques-uns des leurs, plutôt que par la compétence des savants soviétiques, le fait que l'URSS a tour à tour mai- trisé la production des bombes- A et H.Si les Russes ont la prétention d'avoir tout inventé, les Américains ne sont pas loin de penser que tout sort maintenant de leurs laboratoires.Si les uns aiment à récrire l'Histoire, les autres ne répugnent pas à \u201crewriter\u201d l'Actualité.Or, ne voila-t-il pas que le professeur Ralph E.Lapp, na- guére directeur du Burcau de recherches et de développement de la Commission américaine a l'énergie nucléaire, vient de qualifier de mythe la croyance populaire qui attribue au vol de secrets atomiques, aux Etats- Unis, le fait que l'Union soviétique ait -produit des bombes-A et une bombe-H ?Si cette opinion se trouve confirmée, il est à craindre que les mânes des Rosenberg ne hantent encore longtemps notre planète, en quête d\u2019un nouveau procès, Au moment d\u2019aller sous presse, les sénateurs américains et les téléscripteurs sont silencieux.t- Noël PERUSSE L'AUTORITE, Chambre 524, \u2019 Edifice Canada Cement, Montréal (2e), Messieurs, Abonnement d'un on $4.Nom Bulletin d'abonnement Veuilles nous faire le service de votre journal durant un an (six mois).C Biffes la mention inutile).Ci-inclus chèque de\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026à cet effet.Abonnement de six mois $2.50.; .N.B.\u2014 Prière d\u2018ajouter .15 cents si le chèque est tiré sur une banque en dehors de Montréal.| Adresse ea er = \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 a = a = wm] PAGE QUATRE L\u2018AUTO Ce cea 4 8 ee My tue L\u2019AUTORITE nistère des Postes, Ottawaencaissable ou pair à Montréal.Le plus vieil hebdomadaire de langue française de Montréal.Bureoux à Chambre 524, Edifice Conoda Cement, Montréal (2e); tél.: Loncoster 8592.Imprimé à Beauceville por l\u2018\u2019\u2019Eclaireur\u201d.Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, Mi- Directeur : Gérard Gingras.Secrétaire de lo rédaction : Michel Roy.Abonnement annuel : $4.00 payable d'avance par mandat-poste ou por chèque { Qui ment dans cette affaire?Ul, qui ment dans cette affaire de la 27e brigade canadienne d'infanterie cantonnée à Hanovre, en Allemagne?Sont-ce les correspondants de guerre Lionel Shapiro, Ross Munro et Bill Boss?Sont-ce les officiers, sous- officiers ou padres qui ont fait des confidences à ces journalistes; est-ce le maréchal Montgomery qui leur oppose un démenti catégorique?Nous avons le droit de savoir.Nos lecteurs se rappelleront que dans notre édition du 22 août, nous attirions leur attention sur un article de L.Shapiro paru dans Macleans, la semaine précédente.Dans cet article, le correspondant de guerre décrivait les hommes de la 27e brigade comme des têtes brûlées, des ignorants qui n\u2019ont que deux idées en tête : la boisson et les femmes.Nos lecteurs se rappelleront également que nous mettions en doute la purcté du témoignage de Shapiro et si nous avons insisté sur la célébrité de ce correspondant, c'était d'une part pour mieux souligner Ja responsabilité qu'il prenait en publiant cette histoire, ct d'autre part pour que les autorités compétentes prennent, elles aussi, leurs responsabilités.Or voici qu'au témoignage de Shapiro s'ajoutent ceux de Munro et de Boss et ces deux derniers correspondants n'ont pas à l'endroit des hommes de la brigade canadienne, d'appellations plus tendres que celles employées par leur confrère.Le dossier prend du poids et l'affaire, des proportions redoutables.Ou ces trois journalistes de réputation et d'expérience ont, sinon menti, exagéré les faits, démesurément grossi les informations qu\u2019ils ont reçues et ils doivent être immédiatement désavoués par les agences ou les journaux qui les emploient: ou ils ont dit la vérité et c'est alors au ministère de la défense de mettre fin à une situation plus que déplorable et qui est une insulte à toute la population cana- djenne et est une tache sur le blason de notre armée.; \u2018 Où est la vérité?Commentant les déclarations des trois journalistes, le feld-maréchal vicomte Montgomery, le vainqueur d\u2019Alamein, les a qualifiées de monstrueuses, ajoutant à propos de l'article de Shapiro : \u2018\u2018it is untrue netirely.\u201d Le maréchal Montgomery ne passe pas précisément pour un emballé et l'on ne sache pas qu\u2019il ait l'habitude de tenir des propos folichons.Faut-il voir dans sa déclaration l'effort d'un officier supérieur pour blanchir un corps d'armée que l'on accuse d'indiscipline et de mauvaise tenue?Solidarité de militaires?Ce serait un peu gros et trop facile.Par ailleurs il est assez difficile de rejeter entièrement, tout respect gardé pour le maréchal, les témoignages concordants des trois journalistes.Il n'y a pas de fumée sans feu.Encore une fois, où est la vérité?Des deux côtés à la fois, sans doute.Mais nous sommes en plein accord avec le.maréchal Montgomery lorsqu'il déclare : \u2018\u2019no Canadian should publish that sort of staff about Canadians.\u201d Il n\u2019est que trop certain que des articles de ce genre font beaucoup plus de mal que de bien.La liberté de la presse et le devoir du journaliste de rapporter ce qu\u2019il sait et ce qu'il voit?Ce n\u2019est pas à nous que l\u2019on viendra en remontrer sur ce sujet.Mais l'information a tout prix, le \u201csensationnel\u2019\u2019 font souvent commettre des bétises et parfois davantage.Et a vouloir partir en croisade, il arrive que l\u2019on soulève de la bouc qui éclabousse les gens propres.Quand pardonner ?N l'a déjà déploré ici même, quelques candidats libéraux \u2014 d\u2019ailleurs implicitement désavoués par M.Saint-Laurent \u2014 ont employé au cours de la dernière campagne électorale des arguments aussi stupides que malhonné- tes contre M.George Drew.Aussi, quand l'ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire de l'Union nationale, aujourd\u2019hui rédacteur au Droit d'Ottawa, écrit qu'il y a des arguments que l'on ne devra plus employer\u201d contre le chef du parti conservateur, onus sommes portés à \u2018acquiescer.Que M.Drew soit né protestant, il est idiot de le lui réprocher; comme il est bête de lui tenir grief d'être franc-maçon (s'il l\u2019est), attendu que nombre de protestants le sont et que leurs loges, comme les \u2018\u2018conseils\u2019\u2019 de nos Chevaliers de Colomb, sont surtout des institutions de bienfaisance.Et si l'on déclare que l'on appuie M.Saint-Laurent parce qu'il est Canadien français et catholique, par le fait même on demande aux millions de Canadiens qui ne parlent pas notre langue et ne pratiquent pas notre religion de voter contre lui.Nous sommes donc d'accord avec M.Brown sur ces points, qu'ii se garde d'énoncer clairement, formellement.Là où nous ne suivons plus l\u2019ex-thuriféraire de M.Duplessis, c'est quand il écrit : \u2018Certes, \u2018dans sa hâte d'arriver, M.Drew a pu avoir contre nous des\u2019 propos extrêmement malheureux\u201d.Tu parles! \u2018Mais aujourd'hui qu'il nous tend la main.allons-nous lui opposer perpétuellement le mur impénétrbale de nos rancunes\u2019' ?La magnanimité que nous recommande M.Brown serait vraiment exagérée.Pour notre part\u2019nous sommes disposés à oublier les injures de Mfl Drew et à inviter tous nos lecteurs à' les effacer de leur mémoire, mais à deux conditions.: que le chef conservateur reconnaisse qu\u2019il les-a \u2018proférées, ces injures, et qu\u2019il nous donne l'as- \u2018surance qu'il a changé d'opinion à notre sujet.\u2018\u2019Cessons d'agiter contre un homme qui cherche à gagner notre amitié le fantôme de ses er- .reurs paséses\u2019\u2019, écrit le généreux M.Brown.Oui, .bien sûr, mais que d'abord cet homme les abju- Fe ces erreurs.Autrement, ce serait trop simple.*premiër \u2018politicien ven ude l'Ontario n'aurait ww de Te qu'à nous traiter de vaincus et de Jâches pour devenir premier ministre de cette province puis chef du parti conservateur fédéral: ensuite, il \u2018lui suffirait d'apprendre le français et nous n'au\u201d rions plus qu'à lui confier notre sort! Au reste, ce n\u2019est pas uniquement à cause des déclarations anciennes de M.Drew et du prestige de M.Saint-Laurent que la province de Québec rejette les conservateurs.chef de leur parti, M.Bennett ne nous avait pas insultés collectivement; par accident il est devenu premier ministre et tout de suite on aurait dit qu'il s'appliquait à déplaire à la province de Québec.Nous savons bien que les conseillers canadiens- .français de M.Bennett étaient des nullités (comme ceux de M.Drew aujourd'hui, à l'exception de M.Léon Balcer) et qu'au surplus ils l'ancraient dans son mépris pour nous en se dénigrant devant lui les uns les autres.Mais ce n\u2019est pas notre faute si le parti conservateur ne peut plus recruter dans la province de Québec des hommes de qualité, des hommes de premier plan.C'est à peine si l'on en trouve un ou deux dans l'entourage de M.Duplessis, et pourtant les politiciens de l'Union nationale commencent à posséder l'expérience du pouvoir.\u2019 Et justement, quand on se rappelle quelles ternes personnalités représentaient la province de Québec dans le cabinet Bennett, on comprend que le dernier premier ministre conservateur du .Canada n'aient pas conçu beacuoup d'estime pour les Canadiens français.\u201d De même, s'il n'y avait M.Balcer, si M.Drew ne rencontrait de Canadiens français que des Frédéric Dorion, des Henri Courtemanche et des Paul Spence, comment pourrait-on le croire le juor où il exprimerait son regret d\u2019avoir parlé de nous en termes méprisants quand il ne nous connaissait pas?Mais revenons à M.Brown.Dans son article du \u201cDroit\u201d il dénonce les \u2018attaques personnelles\u201d\u201d en temps d'élection, et il a raison.Dommage tout de même qu\u2019il n'ait jamais fait part de ses délicats scrupules à M.Duplessis, qui_2-3 - pas attendu une campagne \u2018électorale pour: s'en prendre personnellement à M.Lapalme qu'il ne corinaissait pas.Michel DUFRESNE \u2019 Avant de devenir le.JSURTOUT S°IL A PRIS LA BOITE AUX LETTRES \"Le rapport Kinsey Monsieur, Il est probable que les journaux canadiens de langue française ne feront pas écho au rapport Kinsey eur la femme américaine et la question sexuelle.Si la presse cana- dienne-française en parle, ce sera certainement avec beaucoup de précautions.11 n\u2019y a pas tellement longtemps, les rédacteurs ne pouvaient miême pas se permettre d\u2019écrire le mot maîtresse ou le mot syphilis dans un journal, de crainte d\u2019écorcher la morale officielle.11 me semble que ce serait là un magnifique sujet d'étude pour l\u2019Autorité; surtout si vous abordez l\u2019affaire à un point de vue strictement canadien.Vous pourriez interroger ¢ plusieurs personnalités de Montréal et leur demander ce qu\u2019elles pensent des conclusions du rapport : des psychologues, des médecins, des femmes et même des pré- tres.Ceux-ci seraient peut-être plus en mesure que qui que ce soit, de donner des opinions intéressantes précisement à cause du ministère qu\u2019ils exercent, Dans mon milieu le rapport Kinsey, dont on vient de publier le résumé, à dait l'objet de beaucoup de conversations.11 est certain que le grand public serait trés intéressé a voir la chose discutée dans votre journal et je répète que vous êtes les seuls, depuis la disparition du Haut-Parleur, à pouvoir aborder le sujet.: Paul LACROIX, Rue St-Denis, Montréal, P.Q.Cinéma Monsieur, Permettez-moi de vous faire remarquer que l\u2019importanée que vous donnez au cinéma à Montréal semble diminuer depuis vos numéros d'été.Vous en parlez chaque semaine, mais vous parlez de films que nous n'aurons jamais l\u2019occasion de voir à Montréal.Il est sans doute intéressant d\u2019entendre parler des films à qui on attribue des prix dahs les festivals, mais lorsque ces films sont bloqués par la censure québecoiseg et que nous sommes de ce fait empêchés de les voir, l'intérêt est moindre.Lorsque Reyé Lévesque tenait la rubrique du cinéma chez vous, elle était beaucoup plus intéressante.C'était peut-être alors la meilleure rubrique publiée à Montréal sur le cinéma.Il est malheureux que vous lui ayez enlevé cette rubrique.Joseph LACHANCE, Rue Ste-Catherine-est, Montréal, P.Q.AVIS DE REQUETE IN DIVORCE AVIS «st par les présentes donné que GEORGE GERALD T'ATTERSON, gérant de garuge de la ville de Verdun, district de Montréal, province de Québec, a\u2018adressera au Parlement du Canadu, à sn prochaine scssion ou a la suivante, pour obtenir le divorce d'avec son épouse, Dame WINNIFRED MARY ASIITON, de la ville de Verdun, district de Montréal, province de Québec, pour cause d\u2019adultère.A Montréal, le 12 août 1953, JACOBS & JACOBS Procureurs du requérant, Edifice Radio City, Ch.360, 265 ouest, rue Craig, Montréal, P.Q.AVIS DE REQUETE\" EN DIVORCE AVIS \u2018est par les présentes déuné que Dame HELEN MARGARET LYONS, teneur de livres de la ville et du district de Montréal, provinte de Québec, s'adresscra au l\u2019arlement du Canada, à sa prochaine scs- sion ou à ln suivante, pour obtenir le divorce d'avec son époux, HENRI JAMES SNODGRASS, employé du téléphone, de la ville et du district de Montréal, pour cause d'adultère et de désertion.n A Montréal, le 11 noût 1953.JACOBS & JACOBS Procureurs de la requérante, Edifice Radio City, Ch.360, 265 ouest, rue Craig, Montréal, P.Q.À VOTRE SANTÉ LE SOURIRE VAINQUEUR - DE JEAN, LE DOIT AU SOIN DE SES DENTS.LES BROSSE APRÈS AVOIR MANGÉ .PV SUCRÉ.Ministere de le Sante nationale et du Bien-etre social RITE, 5 SEPTEMBRE 1953 Ls - \u201cyr D\u2019UNE SEMAINE A L\u2019AUTRE La presse de langue anglaise étudié-avec le plus d\u2019attention, au cours de la dernière semaine, a été celui du règlement de la question coréenne, plus précisément\u2019 celui de la conférence de paix et du refus des Etats-Unis à y\"admettre l'Inde.| problème que tous les éditorialistes ont Une attitude franche La presse canadienne de langue anglaise \u2014 et dans cette chronique nous ne nous occupons que de celle-ci \u2014 a, d'une façon générale, adopté une attitude franche.Tout en ne ménageant pas les Etats-Unis, les éditorialistes n\u2019ont pas voulu prononcer une condamnation sans appel de la position prise par Washington; ils ont tenté de ramener à leurs justes proportions les différends survenus entre la Grande-Bretagne, les pays du Commonwealth et les Etats-Unis.Pourquoi écarter Pinde ?Parce que l'Inde n'a \u2018pas pris part à la guerre de Corée.C\u2019est l'argumnet principal apporté par les Etats-Unis.Mais en fait, écrit le Ha-, milton Spectator, \u2018\u2019la raison probable est que l'Inde, en demeurant neutre, s'est accordée le privilège de critiquer sévèrement la politique des nations occidentales et particulièrement la politique américaine.\u201d Un homme à ménager Le même journal poursuit, en rappelant qu'au début de la guerre de Corée, M.Nehru avait déclaré : \u2018Nous savons qui est Syngman Rhee et nous en pensons fort peu de bien.\u201d Or il est évident que les Etats-Unis tiennent à ménager le vieillard de Séoul.\u2018\u2019Le président Rhee, lit- -matique sans en connaître les règles.et les menaces de M.Rhee ne sont pas prises à la légère.Ayant écarté la possibilité de recourir à la force pour lui faire entendre raison, les Américains ont décidé de l'apaiser.\u201d\u2019 Tout n\u2019est pas perdu \u2018Il est certain, pense le Ottawa Citizen, que si une nation neutre comme l'Inde avait pu prendre l'initiative des négociations, au cours de la conférence, l'unité de vue anglo-américaine en aurait moins souffert.D'un autre côté, il est possible que les Chinois consentent à se retirer de la Corée \u2018sans rien exiger en retour, tout dépend de leur désir d'en arriver à une \u2018réconciliation générale.En adoptant cette attitude, les Chinois peuvent croire qu'ils donnent une preuve satisfaisante de leur bonne volonté et que lors d'une autre conférence les problèmes généraux du- monde asiatique seront discutés.Le linge sale \u2018\u2019Quelqu\u2019un, à New-York, joue le jeu diplo- Ce quel- qu'un serait-il les Etats-Unis?\u2019 demande le Halifax Chronicle Herald.\u2018\u2018Le nationalisme aux États-Unis est aussi puissant qu'ailleurs.Mais vient un temps où le particularisme ne paie pas, lorsque les intérêts internationaux sont en jeu.Il semble qu\u2019en ce moment l'essentiel soit que Washington, Londres et Ottawa accordent leurs violons et qu'ils lavent leur linge sale\u2019en famille: qu\u2019ils cessent d'offrir à Moscou l'opportunité de creuser entre eux des fossés.\u201d Et le mot de la fin I] appartient au sénateur Soaper et nous le devons au Spectator s \u2018The great thing Dron dans le Toronto Daily Star, est un élément capital de la politique américaine.de boycoter la conférence si l'Inde y était admise Il a menacé Kinsey has proved is that there\u2019s nothing that statistics can\u2019t make dull.\u201d L'ACTUALITE La carte Adenauer J INE défaite du chancelier Adenauer aux élections de dimanche serait catastrophique \u2018pour le monde occidental.Elle entraine- rait presqu\u2019automatiquement l'élimination du projet d'intégration européenne (qui n\u2019est toujours pas ratifié) et, du même coup, du réarmement allemand.Elle porterait un \u2018dur coup au pacte Atlantique, aux accords germano-alliés, au plan Schuman (charbon-acier) et constituerait un présage malheureux pour les possibles \u201célections libres\u201d qui doivent précéder l'unification des deux Allemagnes.Pourtant, le président Eisenhower ne s'en fait pas trop.11 a bien raison.Avant les élections fédérales canadiennes, on devinait que le public voterait !i- ibéral, pour des raisons qui ont été exposées ici même à maintes reprises, mais on savait aussi que l'inexistence ou \u2018du moins la faiblesse d'une opposition doctrinale dirigerait tout nautrellement les scrutins vers M.St-Laurent.C'est un peu la même chose en Allemagne où depuis la disparition de M.Schumacher, le parti socialiste a perdu non seulement un grand chef mais aussi son prestige.La montée des factions néo-nazies.nationlaistes et militaristes ont d'autre part constitué une opposi- ton non pas dangereuse mais \u2018bruyante et le parti démocrate- chrétien a réussi le splendide tour de force de faire croire qu\u2019en votant Adenauer, les Allemands, en somme, votent à gauche! Ça mérite bien une victoire.Inde et Corée N refusant la participation indienne à la conférence politique sur la Corée, les Nations-Unies ont surtout rejeté le principe d\u2019une rencotnre de la \u201ctable ronde\u201d, c'est- à-dire d\u2019une réunion dont les invi-° lés ne seraient pas obligatoirement des adversaires.Comme prévu, la commission politique de l'ONU a donné à l'Inde la majorité de ses suffrages (27 voix contre 21 et onze abstentions) mais, le scrutin ne dournissait pas au gouvernement de Dehli les deux tiers des voix requis par l\u2019Assemblée générale.Le Canada et la Grande-Bretagne, on le sait, ont voté avec l'Inde contre les Etats-Unis qui groupaient un bloc d'opposition composé principalement des pays d'Amérique latine (il est d'ailleurs remarquable.qu'à peu de chose près, la répartition des voix était la même que lors des scrutins sur l'admission de la Chine populaire).L'æbstention du Pakistan a causé une certaine surprise.\u2018Celle de la France, par contre, a paru d'autant mlus naturelle que la veille, M.-Cabot-Lodge, délégué des Etats-Unis, avait, annoncé son intention de voter contre l'ouverture d'un débat sur la question marocal- ne au conseil de sécurité.Donc, rien de changé, le 38ème parallèle sera présent sur le tapis vert de la conférence qui, une fois de plus, ne se déroulera pas sous le signe du bon sens mais bien sous celui des intérêts.D'un côté de la barrière, les Sino-Coréens renforcés par l'URSS et un droit de véto qu\u2019ils partageront avec - l\u2019irascible président Syngman Rhee et les Etats-Unis.Comme l'a dit M.Cabot- Lodge, on peut s'attendre à un \u201csecond Panmun-jom\u201d.Ça promet du beau boulot pour les reporters amateurs d'adjectifs corsés.Voyage et diplomatie LE ambassadeurs et leurs assis tants sont depuis une dizaine d\u2019années,des gens discrètement surveillés par les polices secrètes des pays dans lesquels ils se trouvent Bien que le NKVD n'ignore probablement jamais les faits et gestes des représentants diplomatiques à Moscou, L'URSS a cru bon, il y a cinq ou six ans, de limiter leurs déplacements.Il s'agit là d\u2019un trait de méfiance qui, peut-être, a plus # faire avec le tempérament russe qu'avec \u2018le communisme.Les pays de l\u2019Otan, quoi qu\u2019il en soit, n'attendaient semble-t-i] que cette invite pour imposer de semblables restrictions.Comme on dit, oeil pour oeil.Les Soviets, depuis la mort de Staline, ont levé les \u2018barrières qui entouraient les ambassades et nous, bien sûr, venons d'en faire autant.Tout ça n\u2019est pas très adulte et l\u2019on peut se demander »i le monde occidental ne se sentirait pas mieux d'annoncer que L'URSS a aboli une mesure ridicule qu\u2019après tout, nous n'étions pas obligés d\u2019imiter.Ca \u2018sent l\u2019pétrole A propos de relations diplomatiques, le successeur-accusateur de Mossadeigh songe à renouer avec Sir Winston.Comme dit le, général Zahédi, il s'agit avant tout de \u201cnormaliser\u201d la situation.En Iran, la normale, ça comprend le renflouage des finances, l'exploitation du pétrole et I'élimination du parti communiste tudeh.Profiteurs comme toujours, les Communistes iraniens avaient misé sur la sympathie populaire du président Mossadeigh.Le Schah, à ce moment-là, recevait l\u2019ambassadeur soviétique, renvoyait celui de Grande-Breta- gne, et n\u2019accordait aux dollars étoilés qu\u2019une attention relative.Aujourd'hui, les alliances sont renversées, (Mossadeigh est en prison, le Département d'état se propose d'offrir au général Zahédi quelques petits.millions et les actionnaires de \u201cl\u2019Anglo-IranianOil\u201d flairent la douce odeur du pétrole frais tiré.On comprend ça très facilement : le principal actionnaire de l'Anglo- Iranian est en effet le Trésor britannique (ce qui explique pourquoi les Travaillistes anglais \u2018qui, en 51, nationalisaient-à outrance en Gran- de-Bretagne, refusaient au cabinet iranien le même droit).Et, M.Duplessis a beau croire ue la compagnie Hollinger et l'Ungava, c'est un progrès, il n'en reste pas moins que l'exploitation d\u2019une richesse nationale par un capital étranger, c'est, déjà, du colonialisme.x Voici, d'après la conception d\u2019un artiste, l'aspect que présentera le nouveau bateau transbordeur dont Je Pacifique Canadien vient de commander la construction ct qui scra affecté au service Vancouver = Nanaïmo, en Colombie Britannique.M.William Manson, vice-président du Pacifique Canadien pour la région -du -Pacifique, vient d'annonter que le contrat de construction, au coût de $4,000,000 a été accordé à la firme Alexander Stephen and Sons Limited, de Glasgow, Ecosse Le dossier MeCarthy - McCarthy et la presse.\"INFLUENCE du sénateur L McCarthy au sein du Parti Républicain est plutôt limitée, tant en questions de politique étrangère qu\u2019en questions de politique intérieure.Les grands maitres du parti sont toujours Taft, Knowland, Brid: ges, Wiley.McCarthy lui-méme ne \u2018s\u2019est jamais risqué à défier ouvertement leur pouvotr.Son influence directe \u2018est donc insignifiante.Mais il exerce un poids de loin, supérieur à celui des dirigeants républicains sur certains secteurs de la scène politique américaine.Un grand nombre d'observateurs estiment qu\u2019il est l'homme le plus puissant aux Etats-Unis, après le président Eisenhower, Cette puissance est relative, et ne se calcule pas entiérement en termes de votes.Elle découle de \u201cl'atmosphère politique\u201d, et est purement négative.Il est trop tôt pour juger si elle sera éphémère ou non, car elle ne semble pas encore avoir atteint.son sommet.Un des piliers de cette puissance, c'est la presse.Non pas que les journaux soient asservis à McCarthy, loin de là.Au contraire, la majorité a pris position contre le sénateur.La force de McCarthy est basée sur un phénomène particulier à YAmérique;: la suprématie de la, publicité, favorable ou non.McCarthy possède un génie pu- AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que ROBERGF ALFRED STENCEL, commis, de \u201cLachine, Montréal, Québec, s'adressera au Parlement du Canada à sa prochaine ou à sa Session immédiatement suivante, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son épouse, | MARIE GILBERTE PAULINE STENCEL, de Lachine, Montréal, Québec, actuellement de lieux inconnus, pour cause d'adultère.MONTREAL, 13 juillet, 1953.MERGLER & MERGLER Procureurs du _Requérant 637, rue Cralg-Ouest, Montréal, Qué.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que ROSE gérante de restaurant, cité et district de Montréal, s'adressera au Parlement du Canada à ld présente ou prochcaine session ou à une session subséquente, pour obtenir un bill de divorce d'avec son époux, WILLIAM ANTHONY, cooke, soldat, autrefois des cité et district de Montréal et présentement de la cité d'Halifax, dans la province de la Nouvelle-Ecosse, pour cause d'adultère.Daté à Montréal, ce 7ème jour de juillet 1458.COHEN & LEITHMAN, Avocats de la requérante 1255, Carré Phillips, Montréal, Qué.Province de Qucbec District de Montréal No.337569 COUR SUPERIEURE DAME CLARA LOWINGER Demanderesse vs EMERIC ORNSTEIN Défendeur Dume Claman Lowinger, de lu cité et du .district de Montréal, épouse commune en bien de Emcric Ornstein, contracteur, du même endroit, a institué unr action en séparation de biens contre son époux.A Montréal, le 11 août 1958, Chait, Klein & Aronovitch, Avocats de la demanderesse AVIS DE REQUETE = .EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que GERALD BMILE LA-GRAVE, assistant contre.maitre & Canadair, de\u2019 lo Cité et du District de Montréal, Province de Quélee, comté d\u2019Hocheclaga, s'ad ra au Parlement du Canudu, à Ka prochaine session ct à la suivante, pour obtenir le divorce d\u2019avee son épouse, AUDRY, ESTER, MAUDE, WILSON LA-GRAVE, de la Cité et district de Montréal, Province de Québec, pour cause d'adul- ère, .Maté à Montréal, province de Québec, ce 18ième jour d'août 1953.CAMEROFF & FENSTER .: Procureurs du requérant, _ 20, St-Jacques, Chambre 1003 Montréa!, P.Q.29 août-5-12-19 septembre 1953 AVIS DE REQUETE s EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que JEAN DE TONANCOURT RACETTE, Ad- , justeur, de la Cité ct du District de Mont réal, Province de Québec, comté d\u2019Hochelafa, s'adresscra au Parlement du Canada, à sa prochalne session ou à la suivante, pour obtenir le divorce d\u2019avec son épouse, MARIE MASSUE RACETTE, de la Cité et district de Montréal, Province de Québec, pour cause d'adultère.Daté à Montréal, province de Québec, ce 2lème jour d'août 1953.CAME| F & FENSTER Procurelirs du requérant, 10, St-Jacques, Chambre 1003 Montréal, P.Q.; 16-22-29 août \u2014 5 sept.1958 AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que MARTHR STELLING MoLAOHLAN, de Montréal, s\u2019adressera au Parlement du Canada à sa prochaine ou À sa session immédiatement suivante afin d'obtenir un bill de divorce d\u2019avec son époux, HUGH VICTOR McCLAOHLAN, fermier, de Pointe-Fortune, district de Montréal, Québec, pour cause d'adultére, A Montréal, le 21 mai 1953.\u2018 .MERGLER & MERGLER, Procureurs de la requérante, 637, rue Craig-Ouest, Montréal, Qué.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est r les présentes donné que GRACE MARY HARRISON LAYCOCK, de Montréal, s'adresscra au Parlement du Canada à sa prochaine sition ou à la session mivante, afin obtenir™un bill de divorce d'avec son époux, WILFRID JOHN LAY.COOK, mécanicien, de Montréal, pour cause d'adultère.A Montréal, le 18 juin 1958.MERGLER & MERGLER, Procureurs de la requérante, 637, rue Cra y Montréal, Qué.LILIAN BUDD, cooke, ménagère et - - blicitaire dont il se sert avec habileté, I réussit à occuper les journalistes bien plus que tout autre politicien américain, à part Eisenhower, Les jour- .naux parlent constamment de lui, publient quotidiennement plusieurs - articles où son -nom apparaît, et sont remplis de photos et caricatures à son sujet Le nom de McCarthy est sur toutes les lèvres, un succès véritable pour un politicien américain.Et l'expérience de Roosevelt et de Truman prouve que la sympathie ou l\u2019antipathie de la.presse influence peu le sort d\u2019un candidat.Ce qui compte, c'est la répétition incessante d\u2019un nom, d\u2019un slogan.McCarthy a bâti sa puissance sur les gros titres des journaux, et le jour où les journaux cesseront de parler de lui, McCarthy aura cessé de compter comme facteur important dans la politique américaine.En attendant, ses accusations fantastiques, et son audace incomparable lui obtiennent toute la publicité nécessaire a ses fins.Tous les grands magazines américains lui ont consacré au moins un long article.Et chaque nouvelle accusation provoque un renouveau de publicité, Les démentis sont à peine remarqués, de façon que l'impression générale .est favorable à McCarthy.Un gsand nombre de gens, tout en admettant qu'il puisse exagérer, répliquent néanmoins qu'il n'y a pas de fumée sans feu et qu\u2019à grande maladie il faut de grands remèdes, De sorte que McCarthy a acquis une influence nationale.Il représente réellement un secteur de l'opinion publique.La meilleure preuve de son pouvoir est le fait qu\u2019au moins dix sénateurs et représentants lui doivent en partie leur siège.L'appui ou l'opposition de McCarthy suffit pour influencer le résultat du scrutin.\u2018 Les relations entre le sénateur et la presse ont souvent été orageuses, et il s\u2019est acquis la haine d\u2019un grand nombre de journalistes.Tous les grands \u201ccolumnists\u201d, les fréres Alsop, W.Lippmann, Drew Pearson, l'ont AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que MADELEINE VICTORIA COUSSEMENT ROLLAND, ménagère, de lu Cité et du district de Montréal, province de Québec, demandera au Parlement du Canada, i lu prochaine ou à la session suivante, un bill de divorce d'avec son époux, LANTHIER HENRI JOSEPH ROLLAND, de la ville de Mont-Rol- land, district de Terrebonne, l'rovince de Québec, pour cause d\u2019adultère.Fait à Montréal dans la Province de Québee, le 5ième jour d'août, A.D.mil neuf cent clnquante-trois.COHEN & LIETHMAN Procureurs de la requérante, 1255 Phillips Square, Montréal.6-12-1928 septembre, 1953.AVIS DE REQUETE iN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que BARBARA JEAN' WHITE SIMPSON, du district de Montréal, sadressern au Parlement du Canada, à et présente session ou sa session immédiatement suivante, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son époux, \u2018ROBERT, BRUOE SIMISON de Montréal, empluyé, pour cause d\u2019adultère, Montréal, le 17 août, 1958.WILHELMINA M.HOLMES Procureur de ia requérante , \u201839 rue Notre-Dame-Est, Montréal, P.Q.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que Dame ESTHER SMILOVITCH BENJAMIN, ven: deuse, de 6100 rue Hutchison, appartement 5, der Cité et district de Montréal, dans la Province de Québec, s\u2019adressera au l'arlement du Cunada, à sa présente session, prochaine, où à sa session suivante, afin d'obtenir un Lill de divorce d\u2019avec son époux, HARRY BENJAMIN, vendeur, de 217 ouest, rue Villencuve, des Oité ct district de Montréal, de la Province de Québec, pour cause d\u2019adultère et dé déscrtion.; Daté à Montréal, dans la Province de Québec, ce Gième jour d'août 1953.-MAURICE J.BOXER Procureur de la requérante Edifice Transportation, 132 Ouest, rue St-Jacques Chambre 600, Montréal, Québec AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que HAROLD GOLDSTEIN, soldat, de 5100 rue Hutchison, appartement 4, des cité et district de Montréal, \u201cProvince de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, à sû ses- sidn présente, prochaine, ou à sa session suivante, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son épouse, Dame LILLAN MARGARET IRELAND, ménagère, de Oil Springs, comté de Lambton, province d\u2019Ontario, pour cause d'adultère et de désertion.Daté A Montréal, dans la province, de Québee, cq 1lidme jour d\u2019uoiit 1953.\u2026 MAURICE J.BOXER .Procureur du requérant, Edifice Transportation, 132 Ouest, rue St.Jacques Chambre 600, Montréal, Québec.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS cst par les présentes donné que JOSEPH LUCIEN NADON, maître de cour, des cité ct district de Montréal dans la Province de Québec demandera au Partement du Cunada, durant la présente session, ou à sa prochaine session, un bill de divorce d'avec son épouse ADRIENNE DEROUIN, ménagère des mêmes lieux pour cause d'adultère.Montréal, ce.20ième jour d'août 1958.YVON PERRAS Procureur du requérant 4 Est, rue Notre-Dame, Montréal, P.Q.° ~ par Claude-Armand SHEPPARD attaqué.Les démêlées de Pearson et de McCarthy sont demeurées surtout célèbres.Un jour, , MeCarthy annonça durant une réception a Washington, a laquelle Drew Pearson assistait, qu'il dénoncerait ce dernier violemment dans un discours au Sénat, le lendemain.McCarthy Tépéta son défi durant le diner.Pearson, excédé, lui demande finalement d\u2019un air moqueur, si son procès pour évasion fiscale au Wisconsin allait bien.Mec- Carthy se leva, écumant de rage, et invita Pearson à venir se battre dehors.On les sépara a temps, mais McCarthy suivit Pearson à la fin de la soirée, et se jeta sur lui.Le lendemain, le sénateur se vanta faussement d'avoir battu son adversaire.Le discours de McCarthy fut prononcé devant un Sénat quasi- vide.McCarthy cita 44 personnes, dont Roosevelt et Truman, qui avaient traité Pearson de menteur.Il accusa Drew Pearson d\u2019être \u201cun menteur cupide et dégénéré\u201d, d\u2019avoir \u201cune men- \u2018 talité pervertie\u201d, et d\u2019être \u201c\u201cl\u2019instrument de Moscou\u201d.Pearson, à entendre McCarthy, n\u2019était pas membre du Parti Communiste, mais il en recevait ses ordres, et sa mission spéciale était la destruction du général McArthur.En réalité, Drew Pearson, qui gagne $300,000 par an, est anticommuniste de vieille souche, et jouit même de l'approbation de la notoire Légion Américaine.Mais McCarthy réussit à intimider Adams Hats, la grande compagnie de chapeaux, qui payait $5,000 par semaine à Pearson, en intimant que tant que Pearson serait sur la liste publicitaire de la firme, quiconque achète- Trait des chapeaux Adams était un communiste, sinon un espion! Bien que McCarthy n'osat répéter ses accusations en dehors du Sénat, Adams Hats refusa de + renpouveler le contrat de Drew Pearson, Ceci est une des techniques favorites du sénateur.Afin d\u2019intimider les journalistes, il les menace d'intervention au- prés de leurs employeurs.Une tentative d\u2019intimidation encore plus flagrante fut le récent incident Wechsler, James Wechsler, I'éditeur du New York Post, fut appelé à testifier devant un comité du Sénat, sous le soi-disant prétexte qu\u2019il était l\u2019auteur de certains livres qui se trouvaient dans les étagères des bibliothèques américaines en Europe.En vérité, il s'agissait d'intimider et de se venger de Wechsler.Depuis deux ans, le venimeux démagogue du journalisme américain, Walter Winchell, et son grand ami, le sénateur McCarthy, essayaient de se venger de Wechsler; Winchell, a cause d\u2019une série d\u2019articles publiés dans le New York Post, et révélant ses bassesses journalistiques (Winchell est l'ami notoire de la pègre' de la métro- \u201c pole américaine; il a appelé le grand gangster Frank Costello une \u2018\u201cautorité sur l'élimination du crime !\u201d); McCarthy, à cause d'une série de 17 articles publiés dans le même journal, sous le titre: \u201cSmear Inc.\u2014 The.One- Man Mob of Joe McCarthy.\u201d Au lieu de questionner Wechsler sur les prétendues tendances subversives de ses livres, Mc- Carthy.concentra son attaque sur la politique suivie par le New York Post.Il accusa celui-ci d\u2019être pro-communiste, et il fit allusion au passé communiste de ;Wechsler (qui ne l\u2019a d\u2019ailleurs jamais caché).Lorsque Wechsler produisit des documents prouvant que ses anciens camarades lui imputaient une activité anti-communiste néfaste au parti, McCarthy insinua, dans un des plus odieux mensonges de l\u2019histoire politique des Etats- Unis, que Wechsler lui-même était l\u2019auteur ces documents ! McCarthy prétendit aussi que la rupture de Wechsler avec le Parti .Communiste était fictive et qu\u2019il servait la cause communiste en attaquant les communistes: Wechsler répliqua qu\u2019en 1948 il s'était attaqué à Wallace, le candidat de gauche a la présidence des Etats-Unis.\u2018Mais à cela aussi, McCarthy trouva une réponse: Wechsler savait que Wallace était perdu d'avance, et ne voulait pas révéler \u2018son jeu prématurément ! Wechsler demanda sarcastiquement s'il ne s'était pas rendu -coupable d'une conspiration pour élire un président Démocrate ! Pour prouver que \u2018les éditoriaux du New Yerk Pout étaient pro- communistes, McCarthy déclara triomphalement que le \u201cPost\u201d n'avait jamais publié des articles en faveur du F.B.I, ou des sénateurs Jenner et Velde, réactionnaires bien connus.C'\u2019est-à- dire, d'après la logique du sénateur, Wechsler s'était rendu coupable de communisme parce qu'il n\u2019avait jamais encensé quelques anti-communistes ! Mais il était trop clair que le véritable but de McCarthy était d\u2019intimidèr, et Wechsler, et, avec lui, tout autre rédacteur qui se piquerait de l\u2019attaquer.Il n'avait même pas été question des -livres qui, en théorie, étaient le motif de la comparution de Wechsler, L'interrogatoire révéla que McCarthy ne savait même pas lequel des livres de Wechsler se trouvait dans les bibliothèques américaines en Europe ! L\u2019interrogatoire avait été secret, Wechsler demanda qu\u2019il fat rendu public et soumis a la Société Américaine des Editeurs de Journaux.McCarthy refusa, a moins que Wechsler acceptat de livrer les noms de ses anciens camarades communistes.Wechsler accéda et reçut en réponse un télégramme moqueur, adressé à \u201cArthur Lawson, Editeur du New York Post\u201d.\u201cArthur Lawson\u201d avait été le pseudonyme de Wechsler lors de son affiliation au Parti Communiste, La transcription des débats fut finalement rendue publique.Mais déjà, dans toute l'Amérique, les journaux sonnaient l\u2019alarme, Le COURRIER-JOURNAL de Louisville, écrivit: \u201cUne tentative évidente pour fermer la bouche à la critique.a été lancée cette semaine.L'interrogatoire fut, naturellement, une flagrante et cynique tentative d'intimidation de journaux plus timides.Elle n\u2019a pas intimidé.M.Wechsler.Mais elle fera certainement peur à d\u2019autres journaux.\u2019 Le NEW YORK TIMES déclara: .\u201cLa question réelle est si oui ou non M.McCarthy employait son droit incontesté d\u2019enquête comme couverture pour une tentative d\u2019harcélement et d'intimidation de M.Wechsler, un éditeur qui s\u2019est opposé amèrement et sans compromis à M.McCarthy.C\u2019est notre opinion que cela est exactement ce que M.McCarthy faisait\u201d Et le NEW YORK HE- RALD-TRIBUNE accusa le sénateur d'employer ses pouvoirs afin d'établir \u201cune inquisition générale.\u201d Si McCarthy n\u2019a pas encore fatigué le public, il a du moins lassé la plupart des journaux.Lorsqu'il] mena une campagne mensongère conire la nomination de Bohlen, les dix-sept journaux de la chaîne Hearst, qui pourtant avait toujours défendu le sénateur, publièrent un éditorial identique, se terminant par.ces mots : \u201cLe sénateur Mc- Carthy, si nous le jugeons bien, base à présent son opposition sur des allusions plus sombres et plus sinistres, associées en général aux campagnes de calomnie communistes.Nous en avons assez de ce genre de saletés malveillantes dans la vie américaine.\u201d McCarthy s'est donc fait des ennemis formidables, mais pas assez formidables pour l'abattre.Egalement, ce sont en général les journaux qui lui sont hostiles qui lui accordent le plus de Place dans leurs colonnes.Sans cette publicité, McCarthy ne pourrait survivre - longtemps.C\u2019est pour cela qu\u2019il a besoin constamment de nouvelles victimes, de nouvelles accusations, afin de se hisser à la première page des grands quotidiens.Il y a réussi avec un succès effrayant.Le point de saturation sera-t-il atteint bientot ?C\u2019est possible, Certains signes déjà dénotent une lassitude de Ja part d\u2019une partie du public.Il est possible que McCarthy de- \u2018Vienne victime de ses propres exagérations.\u2018Le semaine prochaine : Les Etranges Tactiques du Sénateur McCarthy.- L'AUTORITE, 5 SEPTEMBRE 1953- La houille blanche ou Canada et dans le Québec ES Yessources en énergie L thermique sont une richesse nationale .du (Canada.Elles se composent principalement du pétrole et de la houille blanche.On peut même dire que pour une ére prochaine, le Canada est bien pourvu en minerai radio-actif.Pour l'instant, c'est la\u2019 force hydraulique qui, en majeure partie, conditionne le développement industriel du pays, Dans la production globale du Canada, une des premiéres du monde, la province de Québec joue un rôle prépondérant.Il en est de même dans le domaine du potentiel et du débit.Avec une production de plus de sept millions de chevaux-vapeurs, la province de Québec fournit deux fais plus de courant que 1'Ontario, et cinq fois plus que la Co- lombie-Britannique, La production dfs autres provinces est comparativement très limitée.Pour ce qui est du potentiel, ou de la puissance totale de débit, la province de Québec est capable de fournir plus de vingt millions de chevaux-vapeurs, soit environ trois fois plus que l'Ontario, et deux fois plus que la Colombie-Britannique, qui bénéficie de la présence des Montagnes Rocheuses, La province de Québec dispose d'une puissance aménagée qui correspond a plus de cinquante pour cent de la production totale du Canada.Elle dispose, en outre, du tiers de la capacité globale de tout le pays.Deux des plus importantes centrales du monde sont situées dans la province de Québec, celle de Beauharnois, sur le St- Laurent, et celle de Shipshaw, sur la rivière Saguenay, toutes deux de l\u2019ordre de un mi\u2019.- deux cent mille chevaux.Il est inutile d\u2019insister sur le rôle que joue la houille blanche, \u201c surtout depuis 1948, dans le développement industriel du Canada.Il semble plus intéressant d'insister sur un aspect particulièrement heureux de l'utilisation de la puissance hydraulique, et\u2019 qui n\u2019est autre que la décentralisation industrielle et urbaine.Une industrie qui s\u2019installe .auprès d'une source d'énergie nouvellement aménagée ne garantit pas seulement son approvisionnement, elle cffectue en même temps, sur le plan économique, un investissement de grande valeur.De plus, dans bien des cas, elle se rapproche à la fois des sources d\u2019énergie et des sources de matières premières, \u2018minérales ou forestières.Dans\u2019 le courant des dernières Années, la province de Québec a vu surgir des centres industriels en pleine forêt, ou dans des territoires distants, tels que l\u2019Abitibi, la Gaspésie, ou d\u2019autres districts du nord.La même tendance existe dans d'autres provinces, On sait que l'Aluminum Co.of Canada construit un grand barrage à quelque 450 milles au nord de Vancouver, el que de nombreuses industries prévoient un mouvement d\u2019émigration vers le nord.L'énergie hydro-électrique n\u2019est donc pas seulement au service du développement industriel, et elle n'aide pas seulement à résoudre le problème essentiel du carburant dans les centres d'exploitation éloignés.On peut dire qu\u2019elle contribue à la décentralisation urbaine, et à une meilleure répartition de la population sur l\u2019ensemble du territoire, Ces problèmes conjoints du peuplement et de l'industrialisation, en intensité comme en étendue, contribueront certainement à changer bien des aspects du pays dans le prochain quart de siècle.Un échec \u2026 (suite de la page 8) Je persiste à croire que le naturel et la simplicité sont les plus grandes vertus \u2014 même pour les sculpteurs \u2014 et qu\u2019il faut se méfier des modes et des bouffées d'enthousiasme.J'en connais qui, pour être \u201cmoderne\u201d, admettent les pires bêtises et se livrent aux contorsions lés plus fantasques, confondant le nouveau avec l'originalité, oubliant que cette nouveauté et cette actualité durent à Peine plus que les roses, \u2014 l\u2019espace d\u2019un matin.L'espace accordé à la sculpture depuis quelque temps, mes remarques mêmes, l'activité et l'imagination créatrice des artistes, tout indique un renouveau de cet art, et un regain d'intérêt chez nos compatriotes ! Jacques Labrecque, - Suprême inferprète du folklore ROP souvent l\u2019on se fait du folklore reste, à toutes fins prati- l\u2019idée que ques, péjorative, L'on a même vu des musiciens sérieux, des hommes érudits, traiter avec une hauteur non motivée le folklore \u2018issu de la veine populaire.Maintenant que l'on a entendu brailler certaines chansonnettes nouvelles et modernes, la vulgarité de ces gémissements a permis de mieux situer les qualités de spontanéité et de fraîcheur que la véritable chanson populaire semble posséder comme un sceau qui la distingue, Le folklore espagnol, les chansons russes et polonaises sont pleines de vie et reflètent les cieux qui les chantent.Le Canada français ne semble pas se douter que le folklore issu de ses paysages est l\u2019un des plus riches qui soit.En effet, c\u2019est par milliers que s\u2019accumulent les refrains populaires fran- cais au Canada.Une récente évaluation en comptait dix mille environ.Tel folklore ne comporte-t-il pas jusqu\u2019à dix versions \u2018différentes ?Après la conquête, Voici que naquirent des refrains canadiens typiques et non seulement versions françaises allongées ou altérées.Le temps certes n\u2019est pas loin où les historiens sérieux de la musique viendront se pencher avec minutie sur cette mine qu\u2019est notre folklore.Un chanteur canadien-français a senti très tôt la force et la vigueur de ces chants ct il s\u2019y est intéressé, il y a déjà plus de dix ans, avec ardeur, malgré 1- sourires ironiques de ceux ne croyaient Pas que .ces peer mélodies valussent la peine de s'y consacrer.Cet artiste, c'est Jacques Labrecque.A ce premier mérite, il ajoute chaque jour cclui d'approfondir sans cesse son interprétation au point qu'aujourd'hui Jacques Labrecque est sans contester, l\u2019autorité en cette matière, comme il est sûrement un des premiers propagateurs de la chanson populaire au monde.Jacques Labrecque est né le 8 juin 1917 à St-Benoît, comté de Deux-Montagnes, Québec, Les vieux airs de folklore sont donc les premiers qu\u2019il entend.Plus tard, il ira puiser \u2018dans les archives du folklore que viennent de mettre à jour des érudits tels que E.Z.Massicotte, Marius Barbeau, Luc Lacoursiére, de l\u2019Université Laval à Québec, François Brassard, Ernest Gagnon, les Pères Anselme et Daniel, capucins, Ses études vocales se font avec Roger Filiatrault, lauréat du Conservatoire de Bruxelles et il travaille l'harmonie et la dictée avec Oscar O'Brien, le solide musicien, qui lui communique sa science du folklore et sa compréhen- sion-née d\u2019une longue expérience du chant populaire, En 1945, Jacques Labrecque est boursier de la province de \u2018Québec, et il représente son pays à titre officiel au Festival National du Folklore à St-Louis, Missouri.Il fait de même à Venise, en 1949, où il participe cette fois à des assises internationales sur le folklore.A partir de 1950, le jeune chanteur demeure à Londres où il chante avec succès à la BBC et en diverses apparitions publiques, Depuis plus de deux ans, Jacques Labrecque connaît de beaux succès en France, chantant à Paris à la Radiodiffusion Française, et aussi en province.Le disque a sollicité notre chanteur et plus de cinquante chansons, dont quelques airs d\u2019opérettes, sont gravées sur \u201cDecca\u201d et \u201cPathé\u201d.\u2019 Quelques folklores ont été enregistrés très récemment sur microsillon par la compa- nie \u201cPathé\u201d et ces refrains ont été très finement harmonisés par le jeune compositeur \u201cde Québec Victor Bouchard.D'autres projets sont faits pour la saison 53-54, et la province le réclame déjà pour divers concerts et causeries, \u201cat H est particulièrement significatif de voir les nôtres à travers les yeux de ceux: qui prennent contact avec leur art.Et le talent de Labrecque a suscité -des réactions vives et favorables.On en jugera.Le poéte Paul Fort a qualifié de \u201crévélation canadienne, ce très pur Français\u201d en parlant de notre chanteur.A Toulouse comme a Tarbes ou à St-Malo, le public comme la critique a admiré la vitalité et la musicalité de notre compatriote et une \u201ctechnique vigoureuse, une remarquable finesse de diction\u201d.A la® radio .tes en public.PAGEGING © francaise, méme concert d'éloges, accentuant encore si possible les impressions déja produi- L'une des appréciations les plus flatteuses vient sans doute de l\u2019éminent folkloriste français, Patrice Coirault, appréciation que nous avons lue et dont nous \u2018extrayons ce qui suit: \u201cGrâce à un travail fervent et soutenu, Jacques Labrecque a su produire ces folklores dans un débit \u2018à la fois naturel et finement étudié qui nous rend dans la meilleure forme, l\u2019ancien chant traditionnel.Nos chanteurs ne savaient plus les chanter ainsi et il était temps que leur interprète de là- bas vienne nous les restituer\u201d.Voila le coup d'oeil de l\u2019étranger et l'oreille de la France.Dans sa vérité, il nous flatte, parce qu\u2019à notre avis, Jacques Labrecque brille par ces caractéristiques.Sa voix est jolie, chaude et souple, avec Gn timbre qui, seul, le distingue dé- ja, s'il n\u2019avait en plus d'autres qualités, Ce chanteur est doté d'une voix faite pour chanter la romance au meilleur sens du terme, avec ce qu\u2019elle a de particulièrement attrayant chez ,un Paul Dufault ou le célèbre Edmond Clément.Jacques Labrecque a en outre deux qualités qu\u2019il tient de ses pères et qui causent l\u2019étonnement: il est Français essentiellement par sa finesse cet l'élaboration de son interprétation, et il est Canadien par sa verve et sa truculence généreusement consenties, Cette bonhomie amusée, ce bon rire jovial et gras (un tantinet épicurien), il les possède d\u2019instinct comme un bagage héréditaire, Voilà ce qui classe Jacques Labrecque comme un interprète unique de notre folklore cana- dien-français, et de par ses meilleures facultés, comme l\u2019un des plus musicaux diseurs de belles et fraîches chansons populaires qui soient au monde, A.ASSELIN LES AUTOMOBILISTES ET LEURS YEUX Plus que toute autre personne, celui qui conduit une voiture automobile doit avoir de bons yeux, unc vision aussi parfaite que possible, Nul, cependañt, ne peut affirmer en posséder une s\u2019il ne s\u2019est pas soumis à l\u2019examen minutieux d'un optométris- te.Chacun de nous peut souffrir d\u2019un trouble visuel, même assez grave peut-être, qu'il ignore et qui affecte néanmoins l\u2019efficacité de sa vue.Un automobiliste doit non seu- Jement conduire toujours avec la plus grande prudence, ne jamais faire de vitesse excessive et se souvenir qu'\u2019atteindre 50 milles à l'heure sur la route en est une déjà, \u2014 mais encore posséder des yeux qui lui permettent de voir clairement et complètement devant lui, de posséder un champ visuel assez étendu pour embrasser en même temps la route et ses côtés, qui lui assure, en cas d\u2019un obstacle imprévu, les réflexes nécessaires.aussi rapidement que possible, qui lui garantisse en un mot la sécurité au volant, autant que faire se peut.Et pendant les vacances cette nécessité pour un conducteur de voiture automobile d'avoir de bons yeux est plus indispensable encore.Ne va-t-il pas, durant les randonnées estivales tout au long d'un voyage qu'il projette, le plus souvent avec sa famille entière, parcourir des routes nouvelles, des chemins qu\u2019il ne connait pas, traverser des villes qu'il visite pour la premiére fois, rencontrer en un mot, inévitablement, toutes les difficultés et tous les obstacles plus ou moins grands qu'ont sans cesse à affronter les automobilistes de régions jamais encore parcourues \u2019 et dont il ne savait nier rien qui puisse le prémunir contre eux et tant de dangers inconnus.Et ceux qu\u2019avec lui transporte sa voiture sont les êtres qu\u2019il aime le mieux au monde, la raison et le but même de sa vie.Va-t-il risquer sa vie et la leur par suite d\u2019une négligence bien coupable: n\u2019avoir pas été avant son départ en Vacances faire subir un minutieux examen de ses yeux chez l'optométriste ?Ce serait presque \u2018criminel.La ligue du Bien-Etre Visuel Incorporée, 1369 rue du Parc Lafontaine, Montréal, offre de répondre gratuitement et par lettre personnelle à toutes les ques- (tions qui lui seront\u201dposées,s sur des sujets visuels.- y PAGE SIX L\u2019AUTORITE;'5- SEPTEMBRE 1953 \u201cLa nouvelle n'est pas un genre inférieur PAR ROGER DUHAMEL que de rédiger des définitions qui, tout en disant tout, ne disent rien du tout.On peut ainsi affirmer qu\u2019une nouvelle est un roman court; il est également juste de nater qu\u2019un roman est une nouvelle plus longue que ce que l\u2019on s'attend généralement à trouver dans une nouvelle, Comme nous sommes plus avancés! Nous en sommes aux dimensions, pourquoi pas aux kilogrammes?Si les genres littéraires se rarne- naient à cette mensuration, il serait facile d\u2019en parler; ce serait même devenu inutile.Le problème capital se ramène à ceci: on ne construit pas une nouvelle comme on établit un roman.Dissipons tout de suite une équivoque simpliste, Ce n\u2019est pas la longueur qui importe; c'est l'attitude, c\u2019est le point de départ qui est différent.S'il fallait se contenter de tenir compte du nombre de pages.On imagine mal, c'est-à-dire pas du tout, une nouvelle qui serait formée d\u2019un chapitre choisi dans le roman de Proust.(Dans ce cas, ce pourrait bien être une seule phrase 1).Non, tout sc tient, comme dans une architecture serrée; une pierre arrachée, et croule tout l'édifice, et cette pierre, seule, n'est meé- me pas précieuse ! Existe-t-il donc un critère qui permette de poser une nette distinction ?Oui, ce critère existe, encore qu'il ne résolve pas tous les problémes, Il y a un fac- I: n'y a rien de plus facile Wilfrid LEMOINE \u201cLes pas sur terre\u201d * Un recueil de poèmes en vente dans toutes les librairies.* EDITIONS CHANTECLERC, 8125, St-Laurent, Montréal, P.Q.teur a considérer, c'est le facteur temps.Un roman se déroule dans un espace chronologique.Un caractère doit évoluer, se manifester, avoir l\u2019aôc- casion de varier selon les circonstances, A vrai dire, ce sont les romans anglais qui tiennent compte davantage des exigences de la vie de leurs personnages, Je pense notamment à Charles Morgan (Fontaine, Le Juge Gaskony) et a Rosamond\u2019 Lehmann (Une Note de musique, La Ballade et la source).On pourrait aussitôt, je le sais bien, rétorquer avec l\u2019exemple de Graham Greene.Quand nous abordons la \u201c\u2018fiction\u201d française, le jugement risque de différer.Il est très rare en cffet que le narrateur fournisse les éléments d\u2019une appréciation prolongée, étendue sur une période de temps d\u2019une certaine importance, Il vise avant tout au moment où les événe- ments se pressent, où les incidents se nouent, où les personnages se heurtent.Au fond, à y bien réfléchir, le roman français a besoin d\u2019une crise; il demeure tributaire des tragédies de Racine.Nous ignorons les antécédents de Phèdre ct ne nous en plaignons guère.Ce qui revient à dire ceci, qui est très simple: une nouvelle est avant tout oeuvre d\u2019économie et de choix.Elle doit bannir impitoyablement une foule d\u2019éléments accessoires, qui donnent une densité au temps, ici inutile.Les parasites ne sont pas son affaire; elle va droit a l'essentiel, et tout le reste n\u2019est que (mauvaise) littérature, Nous sommes plongés dans le vif de l'action: qu\u2019elle soit réussie ! Et dans nos lettres canadiennes?La moisson n\u2019est pas abondante.Nos conteurs ne sont que des romanciers en vacances; je veux dire des romanciers qui s\u2019imaginent qu\u2019il suffit de rédiger quelques pages pour en faire - de nouvelles, Louvigny de Montigny, Philippe Panneton, Robert de Roquebrune sont des écrivains de qualité, à notre échelle; quand ils se lancent dans la nouvelle, leur bonheur est d\u2019occasion, Parmi les jeunes, disons les moins de quarante ans, je vois naissance.tion.anglais de tout pays.LA NOUVELLE REVUE CANADIENNE Fondée depuis deux ans, LA NOUVELLE REVUE CANADIENNE est une revue d'intérêt général qui paraît six fois par année en livraison de 80 pages et publie des textes de bons écrivains canadiens et étrangers.Elle n\u2019est l'organe ni d\u2019un parti, ni d'une École, ni d\u2019un cénacle, et elle laisse à ses collaborateurs l'entière responsabllité de leurs textes.Elle a été saluée dès ses débuts comme une revue importante, indispensable à qui veut suivre le mouvement des ddées et les tendances vivantes de la littérature et des arts du Canada.La revue est en vente au numéro dans les librairies au prix | de 50 cents l\u2019exemplaire.L'abonnement est de $3 par année.Les abonnements de soutien de $5.00 et plus sont reçus avec recon- LA NOUVELLE REVUE CANADIENNE offre en exclusivité une réédition, augmentée et misa à jour, de tous les ouvrages linguistiques de PIBRRE DAVIAULT.ICet ouvrage entièrement nouveau est une refonte fort enrichie de trois ouvrages épuisés depuis longtemps : L'expression Juste en traduction, Questions de langage et Notes de Traduc- A l'usage des Canadiens, il complète les dictionnaires et ouvrages linguistiques publiés à l'étranger, car il a pour objet d'étudier avant tout les problèmes de langue propres au Canada.Il sera en outre d\u2019une grande utilité aux traducteurs français- Directeur : Co Pierre Daviault Secrétaire général : Lorenzo Masson \u201c La Nouvelle CASE POSTALE 614 OTTAWA (CANADA) de soutien.NOM an as ap an an anon om an an BULLETIN D'ABONNEMENT 20° Revue Canadienne Veutlles m'inscrire pour .un abonnement régulier.,.\u2026.\u2026.».et trouver avec la présente mon chèque_ au montant de $3\u2014 85\u2014 $10\u2014 (differ les mentions inutiles.) 0.200.000 006000000000 002000000008 0 ADRESSE .\u2026\u2026.correceyreencenceensencenteomnerecene Comité de rédaction : ._ - René Garneau \"> Guy Sylvestre Jean-Pierre Hoyle Roger Duhamel 19 \u201c si pour incarner Scobie.Yves Thériault qui pourrait y exceller, A condition qu'il ne cherche pas à devenir l'ombre de Tourguénev et de Maupassant.Il a la rondeur, il a le sens des situations tragiques, il a le goût du décor brusqué, improvisé, il a l'art du dialogue cursif, il sait empoigner son lecteur, C'est un grand mérite.Après tout, son Dompteur d\u2019ours renferme une série de nouvelles, les unes excellentes, les autres maladroites, artificiellement reliées par le souci de faire un ro man, J'en dirais presque autant d\u2019un nouveau venu, Pierre Dagenais, qui a témoigné des dons certains, \u2019 Je me demande pourquoi de nombreux écrivains canadiens ne tentent pas davantage leur chance dans la nouvelle.Ce n'est pas plus facile que le roman, c'est moins long a rédiger.Et comme ils ont généralement le souffle court et l\u2019expérience indigente\u2026 Ce peut être l'occasion de révéler (à soi-même) la nature particulière de son talent.Graham Greene à l'écran A London Films est en train d'achever de tourner l\u2019adaptation à l'écran du fameux roman de Graham Greene : \u201cThe Heart of the Matter\u201d.Alexandre Xorda, qui voit loin, avait acheté les droits du film 11 y a plusieurs années (le livre fut publié en 1948) car il pensait déjà que le sujet, qui soulevait alors des controverses, - pouvait, entre de bonnes mains, devenir un classique du cinéma, Les \u201cbonnes mains\u201d sont celles de Ian Dalrymphe et de George More O'Ferrall, dont les deux derniers films ont été \u201cAngels One Five\u201d et \u201cThe Holly and the Ivy\u201d, \u2019 Graham Greene s\u2019est associé avec les -deux directeurs pour mettre au point, au cours de l'été 1952, le scénario et les dialogues, l'écrivain tenant avant tout à présenter de la même manière que dans le roman les problèmes moraux qui le hantent.Chacun l'avoue : si les livres de Greene ont été sévèrement critiqués, ce fut toujours par ceus qui trouvent indécent d'exposer à nu l'âme d\u2019un homme, quel que soit le style.Le lecteur se sent un peu coupable; c\u2019est ainsi que dans un personnage comme Scobie, il voit ses propres vices, Les .directeurs du film ont donc détidé que les spectateurs du film eux aussi se sentiraient coupables.\u201cJe ne crains pas, déclare George More O'Ferrall, de filmer \u201cThe Heart of the Matter\u201d.Je crois même que l'écran est le meilleur moyen de montrer ce que les personnages du roman pensent et sentent.\u201d Le choix-des acteurs était délicat.Trevor Howard a été choi- On attend beaucoup de ses capacités d'émotion et de sa personnalité, pour faire de son interprétation l'une des meilleures de cette année.Dalrymphe a choisi, pour jouer le rôle de Louise, Elisabeth Allan, qui s\u2019est vu ainsi offrir une chance de donner enfin toute sa valeur, et Alexandre Korda a engagé Maria Schell pour incarner Helen Rolt, la survivante du U-Boat.Les autres rôles de Wilson, l'agent gouvernemental, du père Rank et de Yusef le Syrien ont été confiés respectivement à Denholm Elliott, à Peter Finch et à l'excellent comédien français Gérard Oury.La grande vogue du roman polider BLE\u201d : Anthologie pali- clére, présentée par Igor B.MASLOWSKI.Editions de La Premiére Chance, Paris, 1953.Cette, anthologie policière débute par une fort intéressante préface, où M.Malowski fait l'historique des origines et de l'évolution du roman policier.Nous nous permettons seulement de regretter qu\u2019il ne fasse pas à \u201cMathilde et ses mitaines\u201d, de Tristan Bernard, la place que cet excellent roman policier mériterait.Et non seulement il a doté son recueil d\u2019une substantielle préface, mais encore il fait précéder chaque nouvelle d'une précieuse bio-bibliograpitie de son auteur, L'éloge de ces auteurs n'est certes plus a faire: en voici la liste, ainsi que celle des oeuvres choisies : \u201cI5 DOUZAINE DU DIA- Georges SIMENON : \u201cBénis - soient les humbles.\u201d : Pierre VERY: \u201cL\u2019Inspecteur \u201cD\u201d, S.A.STEEMAN : \u201cLes Lanciers,\u201d Jacques DECREST: \u201cLa Chambre froide,\u201d \u2019 Jean BOMMART: \u201cLes Fiancés de Balkanie.\u201d Pierre BOILEAU: \u201cPasse- Passe.\u201d \u2019 Francis\u2019 DIDELOT : \u201cLe Coupable.\u201d Léo MALET : \u201cEntreprise de transports,\u201d Thomas NARCEJAC : \u201cOn tue dans le beffroi.\u201d \u2018 Maurice-Bernard ENDREBE: \u201cCercles.\u201d _ Jean Le HALLIER : lihgére dans la maison.\u201d + Yves FOUGERES: \u201cLa Patte d'Oie.\u201d Michel MARLY : pour violon solo.\u201d Le volume s'achève sur une bibliographie des nouvelles po-, Jicières dues à des auteurs français, à laquelle a collaboré Ralph Messac.Voilà du bon travail, et qui classe définitivement le genre policier parmi les genres litté- \u201cPas de \u201cCapriccio \u2018 raires, en nous montrant que des écrivains de talent en ont distingué l'avenir et les possibilités.41% + +6 e AINT GILLES: \u201cNe tirez pas sur l\u2019Inspecteur\u201d.Prix du Quai des Orfévres 1952.Collection \u201cL\u2019Enigme\u201d, Hachette, éditeur, Paris.Ce livre \u2018méritait assurément la récompense qu\u2019il a obtenue.11 est plein de qualités et de promesses, Grâce à luj, le roman policier français marque une: victoire de plus.Le jeune et timide inspecteur Sigorgne, de la police judiciaire de Lyon, est chargé d\u2019enquêter, dans une bourgade, sur le meurtre de-la jeune et jolie Catherine Garnier, trouvée morte dans un étang boueux et glacé.Les personnages du drame sont silhouettés de façon vivante : les gendarmes, le jeune \u201cminus\u201d Guy Voridon, fiancé de Catherine, M.et Mme Voridon, le séduisant Manzini, autre soupirant de la jeune morte, un moment soupçonné du meurtre.L'action se déroule dans une balzacienne atmosphère de pro- Vince, où deux cadavres viennent successivement s'ajouter à celui de Catherine.L'inspecteur Sigorgne évolue comme à regret dans ce lourd milieu où rien ne vient l'encourager ou alléger sa tâche, jusqu\u2019au moment où, mélancolique, il découvre l\u2019auteur du meurtre.+ +6 + AURICE-BERNARD ENDRE- BE : \u201cLa Vieille Dame sans Merci\u201d.Presses de la Cité, Paris.Ce roman très français d\u2019un de nos meilleurs traducteurs de romans policiers anglais a remporté auprès des connaisseurs le plus vif sucéès : il est non seulement bien charpenté et bien - mené, mais encore son auteur s\u2019est offert \u201cYe plaisir de mettre en scène et de donner pour cadre à son ouvrage des milieux \u201c\u201cbien parisiens\u201d qu\u2019il peuple, _ Parmi les personnages nés de son imagination, de personnalités également \u201cbien parisiennes\u201d, promenés a travers la Haute- Couture, dans les milieux cinématographiques, puis à Fontainebleau.Invitée dans la propriété qu\u2019y possède la star Nora Donna, qui vient de lui souffler son gigolo, une dame Montier est tuée.Par qui?.\u201cLa Vieille Dame sans Merci\u201d, Mme Elvire Prentice, qui est détective amateur, se charge de le découvrir.Et nous Nous sommes.tour 3 tour.sommes emportés par un torrent , reusement retrouvé, non sans d\u2019imbroglios et de crimes, qui nous tiennent en haleine jusqu'à ce que le vieil historien Merry \u2018Formière, candidat contre Fernand Gregh, à l\u2019Académie Française, nous donne la clef de cette sombre et passionnante histoire, qu\u2019éclaire naturellement comme un rayon de soleil, un\u2019 frais roman d\u2019amour entre le beau jeune Bruno et la séduisante Martine, .+ + IERRE BOILEAU et Thomas NARCEJAC : \u201cCelle qui n\u2019était plus\u201d.Denoël, éditeur, Paris, - Un roman \u2018singulièrement émouvant et sombre.Les auteurs, dans une atmosphère angoissée, avec en toile de fond les décors lointains du port de Nantes, nous y donnent une étude psychologique curieuse et solide du crime et du remords.La collaboration de Thomas Narcejac, universitaire qui s\u2019est fait l'analyste du roman policier et de l'oeuvre de Georges Simenon, avec Pierre Boileau, l\u2019auteur du \u201cRepos de Bacchus\u201d et de \u201cSix crimes sans assassin\u201d, est fort heureuse, ! .Le placier Ravinel a assuré sur la vie, pour deux millions, sa femme, Mireille.A linstigation de sa maitresse, une femme \u2014 médecin, Mireille, endormie par un narcotique, est noyée dans sa baignoire, puis jetée dans un ruisseau de la banlieue parisienne.Mais le cadavre dispa- rait.Et le misérable Ravinel est poursuivi par un fantôme.Jusqu\u2019à ce que.Mais nous ne déflorérons pas le macabre coup de théâtre de ce livre hardi et fort.| Et si Ravinel se fait sauter la cervelle, c\u2019est la dernière phase d\u2019un remords- hallucinatoire.+ + + EAN BOMMART : \u201cLe gosse qui valait cent millions\u201d.Collection \u201cLe Masque\u201d, Librairie des Champs-Elysées, Paris.Jean Bommart, créateur du fameux Poisson Chinois et de l'inoubliable Monseigneur Bachou, nous transporte cette fois en Amérique et nous fait part des aventures du détective privé Jim Curtiss, \u201cCelui-ci est engagé par une richissime vieille Américaine, Mrs.Furst-Price, pour retrouver son petit-fil§, Wickham, qui vient d\u2019être \u201ckidnappé\u201d.- Ces histoires d'enfants volés sont souvent sinistres, dans la réalité comme dans les romans américains, Avec Jean Bommart, si nous sommes passionnément intéressés, nous ne tombons pas dans le genre macabre, et le détective Jim, tout en se donnant à sa tâche, ne laisse pas que de s'éprendre d'une certaine Muriel qui joue, dans l'aventure, un rôle peu banal.L'enfant, héritier de 250,000 dollars, sera finalement et heu- que l'auteur nous réserve une ultime surprise que nous laissons au lécteur la joie de découvrir.+ + + TANISLAS-ANDRE STEE- MAN: -\u201cDix-buit fantomes\u201d.Presses de la Cité, Paris.M, Steeman, qui obtient en 1931 le Grand Prix du Roman d\u2019Aventures pour \u201cSix hommes morts\u201d, nous conduit aujour- d\u2019hui dans un pensionnat de jeunes filles, Milieu charmant que ce collège de Mérémont; nous le verrons d'ailleurs bientôt à l\u2019écran, car Henri Decoin vient d\u2019achever un film intitulé \u201cLe dortoir des grandes\u201d, et qui est, précisément tiré de \u201cDix-huit fan- tomes\".Un policier privé y-est cependant convoqué, car il faut découvrir le meurtrier \u2014 ou la meurtrière \u2014 de la jeune et jolie Vissia.Toutes les demoiselles de Mérémont ont de- seize à dix-sept ans, L'enquêteur, en dépit des tristes raisons de sa présence, ne semble pas s\u2019ennuyer., Et l'auteur traite avec délicatesse certains passages.délicats, L\u2019économe est une vieille fille, Mlle Toürnesac.Elle est amoureuse du bon docteur Cadet.Mais n\u2019est-elle que cela?et comment nous livre-t-elle son pauvre et sinistre secret aux derniéres pages de ce roman singulier et attachant ?\u2026 Il faudrait pouvoir en faire faire la critique par un pensionnat de jeunes filles.6 + 6 K.FLEMING: \u201cEDEN- * EDEN.Traduit de l'anglais par S.Lechevrel.Albin Michel, éditeur, Paris.Ce roman \u2014 étayé sur un nom fameux dans l\u2019histoire contern- poraine \u2014 commence par une rocambolesque histoire de chapeau volé.D'autre part, une certaine sympathie pour les \u201csourciers\u201d, une certaine curiosité pour la divination, s\u2019entremêlent aux aventures dans ce livre curieux et vivant.Un peintre et \u201cvoyant\u201d, Tetwill, frappé d\u2019amnésie partielle, tomibe de sa moto chez le révérend Ambersole le jour où celui-ci reçoit M.Anthony Eden.Puis disparaît.avec le chapeau de M.Eden.Le coroner Hardwick, la belle miss MacClune (douée elle aussi, en bônne Ecossaise, de double vue), le révérend Ambersole se mettent à rechercher les \u2018traces de Tetwill jusqu\u2019en Amérique, Ils finissent par découvrir son secret, mais le gangster Spiegel, qui a volé, lui, non pas un chapeau mais de précieux documents, se tue en avion, : Le coroner embrasse, et épousera vraisemblablement la belle miss MacClune, pour conclure ce roman -cocasse et bien conduit.eo + 6 EX STOUT: \u201cUn roman a tué\u201d.Adapté de l'anglais par Michel-Tyl.Arthème Fayard, éditeur, Paris, : Toutes les aventures policières de \u201cL'Homme aux orchidées\u201d sont attachantes, mais celle-ci l\u2019est particulièrement.Elle met naturellement en scène l\u2019énorme Noro Wolfe, l\u2019excellent Archie et l'inspecteur Cramer, À Le problème semble d'abord\u201d se situer dans une étude d\u2019hommes de doi, où un clerc, Leonard.Dykes, vient\u2019 d'être assassiné, mystérieusement.Puis sont tuées, non moins mystérieusement, une employée d\u2019une maison d'éditions, et une dactylographe à façon, qui a ta- \u2019 pé le manuscrit d'un roman, manuscrit depuis disparu.Pourquoi ces crimes?Est-ce l\u2019homme de loi Corrigan le coupable?Est-ce l\u2019homme de loi O'Malley ?: Noro Wolfe évolue avec pesanteur au milieu de ces énigmes, jusqu'a la scéne supréme où nous apprenons pourquoi \u2018un roman a tué\u201d.D'aimables silhouettes de dactylos et de clergettes animent ce livre réussi.Trois nouvelles pièces LE nouvel administrateur de la Comédie-Française, M.Pierre Descaves, a annoncé que le Comité de Lecture venait de recevoir trois pièces et que lui- même avait engagé trois comédiennes.Ces pièces sont \u201cCrainquebille\u201d d\u2019Anatole France, \u201cDardanelle ou le Cocu\u201d d\u2019Emile Mazaud; et \u201cLe Voyageur\u201d de Maurice Druon; les comédiennes sont Mlles Javotte Lehmann, Frangoise Seigner et Annie Fargue, Crainquebille, l'inforfuné marchand des quatre saisons dont l\u2019auteur des \u201cDieux ont Soif\u201d a tracé une figure impérissable, sera incarné par .le sociétaire Louis Seigner, qui a déjà réalisé, tant à la scène qu\u2019à l\u2019écran, de si puissantes compositions, La pièce fera spectacle avec celle d\u2019Emile Mazaud, dont le héros\u2019 n\u2019a rien d\u2019\u201cimaginaire\u201d comme celui de Molière, ni de \u201cmagnifique\u201d comme celui de Fernand Crommelynck : ce \u201ccocu\u201d qui vit le jour au Théâtre de l\u2019Oeuvre en 1922, va également réapparaître à l'écran sous les traits de Fernandel \u201cdans un film que viennent de réaliser Marcel Pagnol et Henri Vermeil.Enfin \u201cLe Voyageur\u201d, pièce en un acte, est la première pièce du romancier Maurice Druon, qui obtint le Prix Goncourt 1948 avec \u201cLes Grandes Familles\u201d.C\u2019est un acte satirique qui sera représenté en même temps que \u201cLa Vérité est Morte\u201d, comédie dramatique d\u2019'Emmanuel Robblès, romancier lui aussi, qui avait fait ses débuts au théâtre avec \u201cMontserrat\u201d, dont le succès a été très grand aussi bien à l'étranger qu\u2019en France.'UN des plus importants événements littéraires de la saison est la publication d\u2019un \u201cjournal\u201d: celui de Paule Régnier, une romancière qui connut de grands succès, notamment avec Eurydice deux fois perdue et L\u2019Abbaye d'Evolayne, et qui Yévèle, dans ce document posthume, un grand drame intime\u2026 Il faut encore rappeler, pour situer le climat d\u2019une telle oeuvre, que Paule Ré- Enier se suicida à Bellevue (près de -Paris), où elle habitait, le ler décembre 1950, mettant volontairement un terme à une existence qui lui avait été dure et pénible.Jamais, elle n\u2019avait été heureuse, et elle ne pouvait l'être.Malgré d'admirables yeux, malgré une voix émouvante, elle n\u2019avait pas été aimée.Elle était affligée d\u2019une pitoyable disgrâce, dont les passants sourient quand ils ne s\u2019en moquent pas.Elle fit néanmoins \u201ccarrière\u201d de femme et de créatrice Mais au prix de quelles souffrances, -de quels renoncements, de quel âpre souci ?Le Journal de Paulé Régnier est un des plus extraordinaires et attachants documents personnels qu\u2019on ait publiés depuis de nombreuses années.Il s\u2019agit d'un témoignage, le plus lucide, sur les abimes de la condition humaine, Les premiers commentateurs ont raison d'écrire que si Paule Régnier n\u2019avait rien écrit d'autre, elle mériterait de survivre par ce prodigieux cri - Le Journal d'une Ce de douleur qu\u2019elle a voulu jeter avant de sortir de la.vie! \u2018 Il est certain qu\u2019un exaltant amour fut au départ de cette immense détresse, un \u2018amour où Paule Régnier prit conscience de sa vocation malheureuse.Son amour pour le jeune poète français, Paul Drouot, tué en Artois le 15 juin 1915, n\u2019avait pu que lui faire davantage apparaître la fatalité de sa difformité physique (elle était bossue).Si profonde, si généreuse qu'ait été pour elle son amitié d\u2019âme, le poète Paul Drouot ne l'avait en effet -jamais aimée, \u2018du moins comme elle eût voulu l\u2019être.Paule Régnier était de ces êtres qui estiment ne rien avoir si ils.\u2014 n\u2019ont pas tout, Si elle a écrit sur l'amour humain des pages tellement brûlantes et ardentes (et qui font songer à la Religieuse portugaise, à Julie de Lespinasse), c'est qu\u2019elle se savait de celles qui ne peuvent pas être réellement aimées.Nous avons bien connu: cette femme, malheureuse et si douce d'apparence; elle pensait qu\u2019aucun homme ne peut eimer d\u2019amour une infirme et que, par conséquent, elle était \u2018exclue de l'amour humain\u201d.La tragédie de Paule Régnier est là, et non ailleurs, Quoi qu\u2019il en soit de la noblesse, \u2018de la hauteur de son inspiration littéraire, de la beauté morale dont elle a alimenté et nourri ses romans par une sorte d'effort volontaire et tendu, Paule Régnier ne put jamais .corchée\u201d surmonter sa \u201cdisgrace\u201d.Son infirmité, ce qu\u2019elle appelle si bien son tale\u201d, elle ne parvint jamais à l'accepter.Alors même qu'elle confesse sa foi chrétienne, c'est contre sa \u201cmonstrueuse excep- \u201ction\u201d qu\u2019elle luttera toujours désespérément.Peut-être eut-il fallu que Paule Régnier accep- tat un transfert de l'amour humain a amour divin; ce passage ne s\u2019effectua jamais.Comme le dit M.Jacques Madaule dans la très belle et très attachante préface qu\u2019il a écrite pour servir d'introduction \u2018à ce Journal : \u201cL'histoire \u201cdes rapports de Paule Régnier avec Dieu est la plus pitoyable et la plus émouvante de toutes.\u201d ; Néanmoins, et sans - qu'elle eût une certitude à leur donner, ni sails qu'elle soit un mo- déle a suivre, Paule Régnier pensait avec Goethe qu'\u201cil' est bon que les hommes sachent ce que les autres ont souffert\u201d, les heureux pour mieux, comprendre et plaindre les malheureux pour ne pas se sentir tellement seuls et tellement condamnés.Voilà pourquoi elle avait souhaité qu\u2019on publiât ce Journal, la plus directe et la plus nue de ses oeuvr Et c\u2019est par là que son présentateur a pu écrire que ce bouleversant témoignage est aussi une oeuvre de miséricorde.(98493) \u2018Plerre DESCAVES v \u201cinfortune fondamen- 2 ° - \u2018 L'AUTORITE-5'SEPTEMBRE:1953 LE IY PAGE: SEPT \"MON JOURN 9 août \u2014 Autrefois, quand l\u2019automobile n\u2019était pas entrée aussi profondément dans nos moeurs, on parlait beaucoup du train des maris.C'était une institution du vendredi, en fin d'après-midi.Pendant les premiers jours de la semaine, les jeunes femmes avaient été abandonnées à elles- mêmes, dans un décor de verdure et de soleil.Longues heures de flânerie, à regarder jouer les enfants, à les Surveiller d\u2019un oeil distrait et d'une pensée qui l\u2019était souvent davantage.Le soir, elles se rendaient au courrier en poursuivant un incessant bavardage.Et parfois, la.brise du soir les énervait bien un peu.Elles causaient entre elles, avec des rires étouffés, du bel étudiant en médecine se reposant de ses travaux, qui plonge avec tellement d'assurance, dont le service au tennis est aussi précis que vigoureux, et qui ne dédaigne pas, certains soirs, autour d'un phono à la voix un peu éraillée, de fai- Te tourner ces jeunes femmes sa- £es, cédant sans oser se l'avouer - au.vertige d\u2019une jeunesse libre.Les jours s\u2019écoulaient ainsi, in- nocënts et \u2018troubles, jusqu\u2019au vendredi, avant l'heure du dîner.On amenait les enfants à la gare.\u201cVous serez bien gentils pour papa.Il est très fatigué d'avoir passé la semaine en ville, par cette chaleur!.\u201d Bientôt s\u2019immobilisait le train des maris qui dégorgeait quelques hommes suants, l'air maussade, sincére- ment fatigués et désireux de le paraitre encore davantage.La vie familiale reprenait son cours; - on ne pensait plus \u2018au bel étudiant en médecine.jusqu\u2019au lundi matin, au départ du train des maris.L'auto a tout modifié, elle a mis fin à la fixité des horaires.exploité däris plusiaurs comédies de boulevard.Cette scène de moeurs, empruntée à un passé qui n\u2019est pas tellement lointain, me revenait à l'esprit en lisant The Seven Year Itch, une pièce bien menée, d\u2019une observation juste et cruelle, de Georges Axelrod.C\u2019est l'envers du tableau : les embûches et les traquenards des hommes abandonnés dans la grand'ville, pendant la période des vacances.: 10 août \u2014 J'écoute à la radio les résultats des élections générales.Je le fais avec intérêt, non que j'aie jamais entretenu le moindre doute sur l'issue de l\u2019engagement, mais parce que les commentaires de René Levesque sont intelligents et dépourvus de tout pédantisme.En voilà un qui connaît son métier et l'exerce avec une maîtrise rarement en : défaut! Les élections n'auraient pas eu lieu que rien n\u2019aurait\u2019 été - substantiellement changé dans notre vie politique.La population est satisfaite de l'état actuel des choses: elle le manifeste sans aucune équivoque possible et il faudrait avoir l\u2019esprit chagrin.pour le lui reprocher.Dans tout cela, il n\u2019y a qu\u2019un point que je juge capital et qui m'inquiète.Je me, demande si nos institutions parlementaires et démocratiques peuvent s'accommoder sans danger du maintien au pou- \\ VU VA VU VA A A MA VA MA LES DISQUES (CANZONE SCORDATE, par Gé- + fara Souzay, Faryton (Disque LONDON, 33 rpm, 12\u201d, No LL- 781).Sous.ce titre, le musicologue Arne -Dorumsgaard présente, sur un microsillon London, dix-neuf airs des XVIIe et XVIIIe siècles chantés par Gérard Souzay, avec toute la chaleur et la délicate musicalité que le baryton français sait toujours apporter à ses interprétations.Ce disque grou- \" pe sept monodies italiennes, cing chansons d'Alessandro Scarlatti, quatre chants sacrés et trois mélodies de Karl-Philip-Emanuel Bach.Jacqueline Bonneau au piano est, à son habitude, merveilleuse.L'enregistrement est parfaitement balancé, sauf dans la dernière chanson de Scarlatti, où la voix est un peu étouffée, alors que le piano sonne très bien.Au fait, l\u2019instrument accompagnateur est, sur ce disque, reproduit de façon particulièrement fidèle, e ARTOK : Divertissement pour > cordes; KODALY : Suite tirée de \u201cHary Janos\u201d, par l\u2019Orchestre \u201csymphonique de Minneapolis, di- C'est un thème qu'on a - voir d\u2019un même groupement pen- .dant une ou deux générations.Autant je déplore l\u2019instabilité ministérielle française, autant je redoute l\u2019immobilisme érigé en système.- La loi de l'alternance doit jouer selon une périodicité variable, sinon le régime porte à faux.Ce qui me paraît grave aussi, c'est que beaucoup de gens finissent par se désintéresser de la vie publique; les jeunes, surtout, votent en petit nombre.Si jamais, un jour, la démocratie canadienne est en péril \u2014 on ne peut jurer de rien \u2014 trouvera-t- elle dans leurs rangs des défenseurs zélés et efficaces ?On veut le souhaiter, sans trop y croire.par Roger DUHAMEL est décédé, peu de semaines après sa femme.Je l'ai assez bien connu et lui conserve un souvenir amical.Il était venu tard à la politique; à l\u2019Assemblée législative de Québec, il est demeuré l'honnête homme qu\u2019il avait toujours été, dépourvu de toute ambition personnelle, désireux seulement d\u2019être utile Médecin de quartier, il s'était dépensé sans compter dans son patelin de Maisonneuve.Il y a là-bas des hommes et des femmes dont la naissance n\u2019a pas enrichi le docteur Gatien.C'est sans doute un sentiment de\u2018 reconnaissance qui poussa beaucoup-de gens à le \u2018choisir comme député, alors que sa carrière professionnelle était : - m'\u2019afflige.11 août \u2014 Le docteur Gatien ° déjà avancée.Mais l'oubli suit de près la gratitude et les dernières élections lui furent fatales.Sensible comme il l\u2019était, il dut en souffrir, comme d\u2019une injure personnelle.Il n\u2019a pas survécu longtemps à ce qu\u2019il a interprété, exagérément, comme une marque de méfiance.: 12 août \u2014 C\u2019est bien connu que les journalistes ne se lisent pas beaucoup entre eux; nourris dans le sérail, ils n'anticipent aucune révélation sensationnelle.Quand il m'arrive de parcourir un article d'André Laurendeau, je demeure agacé; son style de polémiste indigné me paraît artificiel et mou, avec des véhèmen- ces retorses qui substituent à la rigueur de l'argumentation des habiletés manoeuvrières.S'il emprunte le ton Jéger, son ironie devient blessante; j'y découvre un manque de générosité qui Comme je suis prêt à oublier tout cela depuis quelques semaines! Laurendeau donne à Radio-Canada des textes sur l\u2019enfance.Sans doute, Charlotte Boisjoli est-elle une admirable diseuse, mais c\u2019est avant tout à l'auteur que je rends hommage.Toute aigreur a bien disparu.Le .sentiment est large et attentif, il se déploie avec une sincérité émouvante dans une langue pure et nette.Laurendeau est un poète, doublé d\u2019un observateur frémissant.Il s\u2019est penché sur le royaume de l'enfance, non pour nous accabler de ces puérilités faciles qui encombrent les pages féminines! Son unour des enfants est fait de tendresse et de respect; il pénètre dans leur vie personnelle sans jamais leur im- ' a poser nos concepts d\u2019adultes incompréhensifs.Voilà du travail de qualité et qui révèle chez Laurendeau un bel artiste tellement supérieur à ses efforts de dialecticien quotidien ! 13 août \u2014 I n\u2019y a que -quelques mois que je m\u2019astreins régulièrement à la lecture d'Esprit.Ce qui m'étonne, c\u2019est que je tombe d'accora avec ses rédacteurs plus souvent que je.ne l'aurais \u2018supposé.L'information est abondante et assez objective; du moins, il demeure facile de faire la part des choses et de saisir la légère déviation imposée par la doctrine.Le \u201cJournal à plusieurs voix\u201d fourmille de vues ingénieuses et d'observations souvent piquantes.Au sujet d'un jeune musicien français et de l'accueil qui lui est actuellement réservé, je note cette réflexion qui me paraît traduire un dangereux état d\u2019esprit : \u201cLe problème pour toi est de ne pas risquer de manquer l\u2019autobus : sou- viens-toi de tes grands-parents qui, lorsque survinrent Rimbaud et Mallarmé, en étaient encore à se demander s'ils devaient assimiler, et à quelle dose les \u201cFleurs du Mal\u201d.Il est rare qu\u2019on lise un aveu aussi ingénu de snobisme.La peur de manquer l\u2019autobus ! Il n'est donc que de donner tête baissée dans toutes les vogues les plus éphémères, voire dans les mystifications les plus grossières.Il est mal vu d'essayer de raison garder.Roger DUHAMEL, de l\u2019Académie canadienne- française Cent eaux-fortes de Picasso A mesure plastique d'une L époque est en fonction de l'énergie qu'imposent aux hommes certains artistes, qui s'efforcent de renouveler l\u2019apparence que revét la nature.Depuis longtemps Pablo Picasso s'est mis à la tête de ce mouvement de rénovation.Il continue de réaliser dans la solitude la somme d'efforts qui l'a dégagé entièrement de l\u2019ancienne peinture, au point d'aborder un domaine mystérieux et inquiétant, celui du fantastique, où le peintre étudie un objet comme un chirurgien dissèque un corps.La Galerie Dina Vierny nous donne aujourd\u2019hui l\u2019occasion de nous reporter en arrière et de retrouver un Picasso plus mesuré mais toujours audacieux, par une suite d\u2019admirables Eaux-fortes, Pittoresque, clarté, humour, richesse de composition, mise en \u2018scène étrange, décoration brutale s\u2019amassent ainsi autour de deux sujets centraux, le sculpteur et son modèle, le Minotaure, traités sous de multiples aspects, \u2018 Tous les dons et toutes les possibilités de Picas© y sont exprimés; il ÿ a là les principaux éléments d'un art unique dont la singularité est ce trait hardi qui fuit, change ct pénètre rigé par Antal Dorati (Disque VICTOR, 33 rpm, 12\u201d, No LM- 1750).Bartok, mort il y a huit ans, travailla à faire revivre le folklore de sa Hongrie natale et s\u2019en inspira dans presque toutes ses compositions.Le Divertissement pour cordes, composé en 1939, est en trois mouvements.Kodaly aida son compatriote Bartok dans ses recherches folkloriques.Hary Janos est le héros de contes fantastiques hongrois et Kodaly s\u2019est inspiré de son histoire pour un opéra comique du même nom, dont il tira une suite en six mouvements'pour orchestre.Ces deux oeuvres brillantes, remplies de couleurs, de clartés imprévues, se ressemblent à plus d'un égard.Dorati, Hongrois lui- même et élève de Kodaly, appor- «te ici un cackat indéniable, en plus d'offrir Une exécution sans \u2018cesse précise, lucide, subtile.Enregistrement irréprochable, Le DISCOPHILE avec la décision d'une pointe sèche linéaire sans faiblesse, Eléments minutieux et nouveaux, travail complexe imprégné d\u2019'humanité où .s\u2019'incorporent le grotesque, le sauvage et le pitoyable.Dans cette suite d\u2019Eaux-furtes (que rassembla naguère Ambroise Vollard) d\u2019une extraordinaire pureté de lignes, Picasso se montre un maître incomparable du dessin.Elles ont été exécutées de 1928 à 1934 et com- prenneñt une centaine de pièces.Les détails savoureux y abondent, dans une étonnante diversité, On y retrouve ces physionomies d'épouvante bestiale, ces têtes de taureaux, familières et caractéristiques que Picasso diffuse si abondamment et dont Guernica était peuplé.Cette exposition présente un certain nombre d'Eaux-fortes très recherchées, jusqu'ici.dispersées, qui, réunies aujourd\u2019hui- pour la première fois, offrent un panqrama unique dans la production de l'artiste.Citons parmi ces chefs-d\u2019oeuvre Les métamorphoses d\u2019Ovide; Le Minotaure aveugle, les yeux au ciel, marchant à tâtons avec son bâton ouvrant la marche; Devant la stèle; Sur Je socle: La Faune; Le sculpteur et son modèle; Devant le chevalet; Deux modèles; Sieste, personnages groupés, entrelacés; enfin quel- \u2018ques portraits, l\u2019un d\u2019eux traité de trois manières différentes, où sont étudiés minutieusement ligne, recherche des valeurs et effet de lumiére.© °° Cette suite d'Eaux-fortes de Picasso qui comprend trois exemplaires sur parchemin, et d'autres sur Japon, témoigne de la singulière puissance de métier d\u2019un artiste qui ne recule Le festival d\u2019Edimbourg PEUX cent quatre-vingts films, représentant trente-quatre pays différents ont été présentés au cours du Festival d'Edimbourg.La France vient en tête avec six longs métrages devant la Grande-Bretagne cing, l'URSS quatre, la Hongrie trois, les Etats-Unis et l'Inde deux, et à égalité l\u2019Autriche, le Brésil, la Tchécoslovaquie, la Pologne et la Suède un.\u2018 A cette occasion, deux conférences internationales ont eu lieu la premiére sur \u201cles relations entre la télévision et les films\u201d, la deuxième sur \u201cla contribution du film à la santé du public\u201d.C\u2019est au cours du festival que Sir Alexander Korda, qui vient » de se voir décerner le Laurier d'Or David O.Selznick pour 1953, a reçu cette récompense.devant aucune audace, et.n'a pas craint de s'engager sur le chemin de l'dpreté pour dire son.indépendance et sa force.Maxime BELLIARD L\u2019amour - de Danaë ICHARD Strauss a écrit L\u2019Amour de Danaë en 1940.Il avait près de quatre-vingts ans.Sa verdeur était donc comparable, en tous points, à celle d'un Verdi mais, contrairement à lui (dont les derniers opéras, Othello et Falstaff, sont d'impérissables chefs-d'oeuvre) cette \u2018comédie mythologique gaie\u201d n\u2019est certes pas du meilleur Strauss.Sans\u2019 doute y retrouvons-nous en maints passages la patte du maître, mais cette abondance mélodique quasi inépuisable, cette incroyable richesse orchestrale qui la caractérisent, paraissent \u2018ici beaucoup moins ordonnées, beaucoup moins efficaces que dans ces ouvrages lyriques précédents, Déja Arabella nous était apparue comme une réplique, moins bien venue, du Chevalier à la rose et cette Danaë ne retrouve pas non plus la verve truculente qui jaillit tout au long d'un poème symphonique comme Till Eulenspiegel, Il faut dire que le livret de Grégor est un assez piètre livret.Il ne rous \u201caccroche\u201d à aucun moment.Et fous assistons au déroulement des aventures du roi Midas \u2014 celui-là méme qui changeait en or tout ce qu'il touchait \u2014 avec une indifférence qui trop souvent voisine avec l'ennui.Tout cela, qui devrait être gai, léger, badin, sort lourd, appuyé.Il faut \u2018dire encôre que le \u201cclimat décoratif\u201d présenté par l'Opéra de Vienne, ne prête guère à l'humour.Les décors de M.Emil Preetorius sont du Style imposant dans le genre sinistre; la Grèce revue et corrigée par l\u2019art munichois.Et toutes ces femmes drapées d\u2019amples peplums ressemblent plus à des walkyries qu\u2019à d\u2019élégantes déesses ettiques.Nous \u2018retombons dans les pires conventions du grand opéra historique, , Heureusement qu'il y a l'exécution musicale qui rachète toutes ces choses.Les voix tout d'abord: celles de Joseph Gortic (Midas), d\u2019Alfred Poell (Jupiter), de Julius Patzak (Mercure); celles d\u2019Anneliese Kup- Jer (Danaé), de Mmes Siebert, Rethy, Milinkovic, Rossel-Mad- jan.-celles encore des choeurs, fort bien disciplinés par Karl Palss M.Clément Strauss, au pupitre, a conduit d\u2019un bout à l\u2019autre la partition avec autorité.~ .mourait.Le 8 mai, dans la matinée, vers 11 heures, le pasteur Vernier le - trouvait allongé \u201cune jambe pendante hors du lit, mais encore chaude\u201d.Sa vie d'attente, 'd'espoirs déçus était terminée; sa légende, à peine commencée,\u201c allait s'étendre dans tous les pays et devenir un symbole, une manière de parabole : l'aventure tragique et magnifique de l'artiste incompris dans la société moderne, sacrifiant tout, renonçant aux facilités quotidiennes pour créer de la beauté, ne rencontrant autour de lui que la misère et l'incompréhension.La vérité est certes plus nuancée que cette version faite pour un martyrologe de l'art contemporain, mais il n\u2019en demeure pas moins que Gauguin fut méconnu dans son temps.L\u2019est-il moins aujourd\u2019hui dans le culte qui lui est rendu et qui fait de lui un héros solitaire pour roman antisocial et anti-civilisation ou pour film exotique ?Malgré tout ce qui a été publié sur lui, les souvenirs de ses familiers, les lettres qu'il leur adressa ou qu'il en recut, les cernets de notes, il subsiste une grande part d'inconnu, ou plutôt d\u2019inexpliqué dans le destin de cet homme qui ne peut se réduire à une image d'Epinal.Laissons\u201d de côté les complexités de sa vie familiale qui met en cause des personnages très divers et ne lui laissent pas \u2014 pour des raisons sentimentales un jugement totalement libre; mais ne considérant que son art même, nous relevons des attitudes en I y à cinquante ans, Gauguin , apparence contradictoires.Dans bien des cas, il est vrai, on peut attribuer certains changements à une évolution logique; à mesure que l'artiste se découvre une certaine conception ou une certaine écriture, il se détache de ce qui lui semblait précédemment être une vérité absolue, indiscutable, Telle est, par exemple, sa position devant l'impressionnisme, Il est.des textes ou il dit son admiration sans réserve, sa certitude qu\u2019il n\u2019y a pas\u2019 de sauvetage hors de l'impressionnisme; il le proclame alors que \u2014 probablement sans le savoir \u2014 il est déjà sur la voie du détachement.Bientôt, en effet, sa personnalité s\u2019affirmant, son oeuvre sera le premier reniement total de l\u2019impressionnisme.Il renoncera a la juxtaposition des petites touches qui font vibrer la couleur et adoptera les grandes zones colorées limitées par un cerne, puissant et précis, en contradiction avec l\u2019instabilité des formes, si çhère aux impressionnismes.Il cherche moins l\u2019atmosphère mouvante des paysages que leur structure, résumant les détails pour aboutir à des formes plus simplifiées, presque élémentaires mais très affirmées.Tout cela, disons-nous, fait partie d'une évolution parfaitement logique et, au fond, assez consciente, car il avait trouvé dans l'impressionnisme avant tout un climat moral: le refus des conventions, l'acceptation du combat solitaire, la possibilité de croire que l\u2019on a rdison malgré le refus de l'opinion générale.Mais l'esthétique de ce mouvement ne l'avait retenu qu\u2019un moment, le temps de lui apprendre la libération et le refus des formules académiques.Même parmi les impressionnistes, il avait été surtout attiré par Cézanne, c'est-à-dire celui qui est le plus loin de la doctrine, celui qui voulait trouver un art stable et donner du monde qui l\u2019entoure une image définitive.Gauguin, pour être dans la tradition de ce nouvel évangile, se devait donc d\u2019échapper au système qui venait d\u2019être instauré, de refuser les formules récemment proclamées et d'inventer ses propres moyens d'expression.Mais, encore une fois, là n\u2019est pas l'essentielle contradiction entre l'oeuvre et la pensée de Gauguin; elle est beaucoup plus flagrante si l\u2018on considère cette oeuvre sous le rapport de son conte- _ nu spirituel et notamment en fonction du symbolisme de l'époque.Gauguin, au moment de son séjour en Bretagne, avait été attiré par les théories des jeunes écrivains, adhérant aux nouvelles idées.Du symbolisme des littérateurs, il était passé à un sys- \u2018tème esthétique prenant comme prétexte là synthèse, tout cela s\u2019appuyant toujours sur des notions plastiques très défendables mais, pour le moins, fortement marquées d\u2019'intellectualisme.On imagine aisément les longues discussions soit au café, soit dans l'atelier de l'artiste, soit au cours des veillées de Pont-Aven.Plus La légende d'un peintre incompris tard, Gauguin à traité cette époque avec ironie, même avec un peu de mépris.En fait, il n\u2019a jamais totalement rejeté les élaborations symbolico-littéraires de ce temps.De nombreuses oeuvres faites à Tahiti (c'est-à-dire lorsqu'on le croit complètement adapté à une forme de paganisme élémentaire et très- près de la nature \u2014 de nombreuses oeuvres de cette époque, disons- nous, révèlent des intentions fort complexes, un symbolisme poussé jusque dans les détails non- seulement de la composition, mais aussi.de la couleur.ques lettres en fournissent la preuve lorsqu'\u2019il prend la peine, pour des amis intimes, de donner des explications détaillées sur telle ou telle toile On en peut conclure que l'oeuvre de Gaugui jusqu\u2019à la fin de sa vie, est en grande partie symbolique et plus encore celle de Tahiti que celle de Bretagne, c'est-à-dire après le moment où il prétend avoir renié ce langage secr:\u2019.Car, en fait, en Bretagne (si l'on met à part les scènes religieuses) toutes les autres compositions, et surtout les paysages, ne prétendent pas signifier autre chose que la réalité visible et l\u2019on n\u2019éprouve nul désir d'y découvrir d\u2019autres intentions.Au contraire, dans les oeuvres de Tahiti, on devine toujours une présence, une explication qui dépasse l\u2019image réaliste.Les titres des oeuvres \u2014 fussent-ils traduits en français laissent sous- entendre des interprétations mystérieuses, un peu comme les légendes des gravures de Goya, certes moins cruelles que celles- ci, mais assez complexes, En plusieurs circonstances, Gauguin parle même d\u2019art abstrait.Il avoue à ses amis que telle peinture qu\u2019il vient de terminer sera difficilement comprise du public, tant elle est abstraite, par le choix des .couleurs autant que par le dessin.Une volonté aussi affirmée et continuée jusqu\u2019en ses dernières oeu- vrse devait nécessairement avoir une influence sur son style.On discerne très exactement à quel moment elle commence à lui inspirer une technique et une esthétique nouvelles : l'emploi de la couleur en grandes surfaces entourées d\u2019un cerne très affirmé, l'usage des couleurs vives et des contrastes violents, la simplification du dessin, cette technique dite alors symboliste ou synthé- Quel- 4 tiste et dont on voit les premiers effets lors des successifs séjours en Bretagne est extrêmement significative.Or, cette formule est adoptée par Gauguin pour les oeuvres intitulées \u201cLa lutte de Jacob et de l\u2019Ange\u201d, \u201cLe Christ Jaune\u201d, \u201cLe Calvaire\u201d, c'est-à-dire pour des sujets ayant un caractère religieux, alors que dans les paysages, il continue d\u2019employer la technique divisée des impressionnistes, voire les hachures parallèles inspirées par Cézanne.L'emploi simultané de deux modes d'expression aussi différents prouve bien que Gauguin accordait une grande importance aux rapports entre le sujet traité et la manière de le traiter.Lorsque, peu à peu, nous le verrons se détacher du procédé impressionniste, c'est que de plus en\u2019 plus il voudra mettre son oeuvre sous le contrôle de sa pensée.Que cet intellectualisme soit compensé par la sensualité instinctive de sa nature, que son paganisme primitif retrouvé au contact de la vie élémentaire menée par lui en Océanie, lui donne l'illusion d\u2019un retour aux sources de la sensation, cela n\u2019est pas contestable, pas plus que n\u2019est contestable la volonté qu\u2019il révèle souvent dans ses lettres de rester conscient devant son art, d'en contrôler les moyens et la qualité.Dans cette lucidité, il puise la force de poursuivre son oeuvre à travers toutes les déceptions et, malgré les moments de découragement, il pense (il le dit et l\u2019écrit) qu'il laissera à ses enfants un nom illustre; il croit à son génie non par vanité mais par raison et son art est fait de la constante domination de soi- même.Les peintres abstraits d'aujour- d'hui ne se réclament jamais de Gauguin et, cependant, ils trouveraient dans sa peinture et ses écrits de nombreuses justifications.Il est vrai que l\u2019admiration qu'on lui voue va moins à ce théoricien qu\u2019à l\u2019homme passionné qui a trouvé dans la nature des thèmes où s\u2019exaltent la beauté des côrps sains et les harmonies violentes des couleurs chaudes.Mais, est-ce bien cela ct seulement cela que Gauguin a voulu mettre dans cette oeuvre et notre admiration présente n\u2019en fait-elle pas un nouveau méconnu ?\u201d Raymond GOGNIAT Clemenceau au cinéma -nante, la vie de Georges Clémenceau, © telle que nous la présente Gilbert Prouteau, résume cinquante añs d'Histoire de France.En effet, de 1870, où, âgé à peine de 30 ans il envahissait le Palais- Bourdon, à la tête d\u2019une foule de républicains,- jusqu\u2019à la fin de 1914, il n'a guère cessé de tenir le devant.de la scène politique, , Composé de bandes d'actualités, de photos et de gravures d'époque, ce film retrace fidèlement l'histoire du Tigre, sans lui ajouter aucun épisode romanesque.Les quelques raccords, qui ont dû être tournés, évitent soigneusement de nous montrer le héros, car le metteur en scène, à la demande de M.Michel Clémenceau, n\u2019a pas voulu d'acteurs professionnels, sauf pour les voix.Il n\u2019y a, en effet, aucun enregistrement de la voix de Clémenceau.Aussi \u201cProne ià « et passion- Yves Furet lui prête-t-il la sienne \u2014 dont la jeunesse d'ailleurs surprend \u2014 tandis que Jean- Pierre Grenier dit le commentaire de Jacques Le Bailly, auteur également du découpage.La première a eu lieu au cours d'un gala à l\u2019Opéra auquel assistait le Président de la République, Quand on entendit Clémenceau déclarer à propos de l'élection à l'Elysée de Paut Deschanel: \u2018Ils me préfèrent ce président falot\u201d.M.Yincent Auriol] murmura: \u201cJ'espère qu'on ne dira pas cela de moi un jour !\u201d | Le soir de cette présentation la crise gouvernementale n\u2019était pas encore terminée.Aussi bien est-il une autre phrase qui provoqua cette fois dans toute l\u2019assistance un profond soupir, c\u2019est celle du commentateur qui, parlant du renversement de Clémenceau en 1908, ajouta: \u201cSon gouvernement avait duré 33 mois.\u201d Claude BENEDICK Festival de Venise tional de musique de la Biennale de Venise aura lieu cette année du \u20186 au 21 septembre prochains.L'important programme mis à jour par les organisateurs, comprend six concerts symphoniques, trois opéras, des représentations chorégraphiques avec le concours du \u201cNew York City Ballet\u201d, et deux concerts de chambre dédiés à des pages d\u2019Arnold Schoenberg, Il sera inauguré par un concert symphonique dédié à Serge Prokofieff, mort cette année, L XVIème festival interna- et dirigé par le maître Arthur.Rodzinsky.Au programme - des concerts symphoniques consacrés à la musique contemporaine ont été inscrites des oeuvres en première audition, telles que \u2018\u201cHomenajes\u201d de Manuel de Falla, \u201cConcerto pour archets de Nicolas Skalkottas, \u201cElégie et caprice\u201d de G.F.Malipiero, \u201cOrchestra ornament\u201d de Boris Blancher, \u201cSinfonia concertante\u201d de Hans Jelinek, \u201cSymphonie op.16\u201d de Giselher Klebe et \u201cEtudes pour orchestre\u201d de Ricardo Malipiero.Au cours des deux concerts dédiés à Arnold Schoenberg, seront entendus \u201cle trio pour archets\u201d et \u201cl'ode à Napoléon\u201d avec comme interprète le quartette drole de Berlin, Pierre Boulez, dans le cadre d'une représentation - consacrée à la \u201cmusique électronique et concrète\u201d, interprétera des morceaux d'Olivier Messiaen, Michel Philippet, Jena Barraque, Karl Heinz Stockhausen,\u201d Meyer Eppler et, John Câgee PAGE HUIT rait présidé aux travaux d'établissement de la base a été récemment, au Canada, le sujet de vertueuses indignations.Les deniers du contribuable canadien auraient été Æaspillés d'une façon éhontée et hautement répréhensible.Des crevasses rongeraient.les pistes et.Jes bâtiments auraient mena- -cé ruine trois semaines après leur achèvement.Les Français, touchés au coeur, ont répondu que, comme ils avaient pris eux-mêmes à leur charge la plupart des frais, les Canadiens étaient vraiment malvenus a crier au scandale.J'ai tenté d'obtenir du colonel Walsh sur cette affaire autre chose que des généralités, mais sans succès.En fait, je crois qu'il faut voir à l\u2019origine de cet incident \u201cI'hyperémotivité\u201d qui caractérise les périodes électorales, Les urnes enlevées, elle ne tire plus à conséquence.* A campagne lorraine, vaste, rectiligne, austère.Ses horizons brumeux de basses collines couleur d'ardoise.Dans le lointain les premières cheminées d'usine du pays minier que la France partage avec la Sarre.Au-dessus un ciel d'orage, volumineux et bas, qui ajoute à la gravité de ce paysage de formes allongées et de teintes sombres.Parmi ces longs champs de blé IL: prétendue incurie qui au- et de betteraves Grostenquin se\u2019 résume à une trentaine de fermes sans étages qui présentent, devant leurs façades, au long de la route nationale qui mène de Nancy à la frontière palatine de l'Allemagne, les traditionnels tas de fumier dont l'ampleur est la mesure de la prospérité de l'exploitation.Comme tous les villages perdus au milieu de leurs terres celui-ci semble vivre un peu en dehors du temps, \u2018au rythme lent des travaux de la nature et des saisons qui passent.Aucun automobiliste n'aurait l\u2019idée de s'arrêter la.Au contraire, ils appuient sur le champignon.Ce sont des industriels et des hommes d\u2019affaires qui se rendent de Paris à Sarrebruck métallurgique et minier, Ils sont-pressés.Du centre de Grostenquin, pourtant une route assez étroite s'enfonce sur la gauche.Si on la suit on rencontre encore quelques fermes puis un étang encombré de roseaux.Ensuite, d\u2019une manière subite et radicale, le décor change.Il prend l\u2019aspect .très américain \u2014 cet ici d'autant plus insolite \u2014 de ces contrées où nul honnête homme ne s'aventurait jusqu'au jour où la découverte de gisements précieux ameuta la population hétéroclite et décidée à tout, qui s'installa et campa ses machines comme elle put, c\u2019est-à-dire suivant les nécessités du rudimen- \u2018taire et de Ja rapidité, Le royaume de la betterave a été révolutionné par les excavateurs, Une ville \u2014 champignon de baraques de planches et d'aluminium vient de se dresser.Des tourelles métalliques la surmontent.Une route neuve y conduit.Des centaines d'ouyriers sy affairent.On entend des machines dont le bruit évoque celui de quelque géante batteuse, .On ne perfore pas le sol; on ne crible pas la terre jaune, Ce n'est ni un gisement pétrolifére, ni une mine d\u2019or, C\u2019est un nouvel aérodrome militaire.On l'a construit a toute vitesse, car jl fallait sans doute rattraper le temps perdu par les atermoiements des diplomates.Et un beau jour mille Canadiens des forces de, l'OTAN -sont tombés du ciel faisant de Grostenquin la première \u201ccolonie\u201d canadienne de France.L'objectivité oblige à dire qu\u2019ils auraient pu trouver mieux; mais l'agrément touristique a des raisons que les officiers d'état-major ne connaissent pas.* N'entre pas qui veut sur le terrain sévèrement clôturé dévolu à la Royal Canadian Air Force.Il faut montrer patte blanche.Au poste d'entrée, où s'occupent quelques solides gaillards blonds et roux de la police du camp ainsi que deux ou trois gendarmes français, flotte l'esprit inquisiteur des bureaux de douane consciencieux.On me scrute du haut en bas.Ma lettre à en-tête du \u201cDeparte-, ment of National Defense\u201d est regardée avec suspicion, Je m'attends à ce qu\u2019on me palpe les poches, On n\u2019ira pas jusque là.Une fois à ptu près établi que je peux difficilement être cspion soviétique, on me remplit un laissez-passer et la porte s'ouvre.Je vais pouvoir être reçu par le capitaine Labrosse, Le cupitaine Labrosse, qui \u2018est cordial et détendu comme aucun militaire, est originaire de Montréal.Mais très tôt il s'était établi à Ottawa où il avait perdu son français.La France lui a permis de le\u2019 retrouver dans les meilleures conditions, La conversation qui s'engage in\u2019apprend des tas de choses et m'en rappelle d\u2019autres que je connaissais mais qu\u2019il m'est agréable d'entendre répéter par une bouche canadienne.Une est essentielle: cn France les soldats canadiens ne se sentent pas à l'étranger.M.Labrosss me dit aussi que les Français des environs ont eu immédiatement une grande sympathie pour les aviateurs canadiens; que les aviateurs canadiens ont trouvé dans les villes françaises les distractions qui leur manquaient.A Nancy ils ont été ravis par la splendeur équilibrée de la place Stanislas.A Metz, ils ont apprécié les jardins au bord de la Moselle qui permettent d'\u2019allier d'une manière exceptionnelle l\u2019agrément de l'oeil et le calme de l'esprit.A Strasbourg ils ont été séduits par l\u2019élan de la cathédrale et l'art des vieilles maisons alsaciennes bâties \u2018en colombage.Bref, d\u2019une façon générale, le Canadien se plaît en France et plait aux Français.Quand \u2018on sait que l'implantation des militaires, fussent-ils alliés, est par- Pour adultes seulement E \u201cGo West Young Man\u201d L des fiévreuses années qui ont marqué la fin du siècle dernier, continue toujours d'exercer chez nos voisins d'ou- tre-frontière, un attrait irrésistible, Il- est_vrai que l\u2019ouest s\u2019est un peu déplacé, mais nous aurions tort de nous en plaindre puisqu'il s\u2019est fixé chez nous, au Canada.Pour vous Tendre compte, écoutez la char- ante histoire que voici, dans le genre western le plus pur et \u201cdont nous garantissons la parfaite authenticité, \u201c Un producer américain a con- \u2018cu l'estimable projet de tourner un film qui raconterait la con- .quête de l\u2019ouest canadien.La \u2018vedette en sera Alan Ladd.Le titre\u2019 du film: \u201cSaskatchewan\u201d.Nous applaudissons déjà et nous suggérons que l\u2019on accorde un certificat d'honneur à cet aimable voisin qui a si bien compris le Tomantisme de nos plaines et de nos Rocheuses, Attendons, toutefois.Car après enquête, \u201cnous apprenons que \u201cSaskatchea amants.hs \u201ctourné Pa Alberta.Quelle drôle d'idée et pourquoi?Le producer dixit à \u201cAlberta, ça .ne dit rien tandis que Saskatchewan c'est plein de mys- tére.\u201d Comme il fallait tout de méme s\u2019y attendre un tout petit peu, le sympathique Alan Ladd jouera le rôle d\u2019un policier de la Gendarmerie Royale qui, par son courage indomptable, son astuce, ouvrira, à lui tout seul, - ou presque,-les portes de l'ouest à des pionniers qui auront beaucoup d'enfants, Nous nous demandons avec un peu de gêne ce que.penseront de ce procédé, les autorités du Canadien Pacific.Nous avions appris, autrefois, que cette honorable compagnie avait joué.un certain rôle dans l\u2019expansion vers l\u2019ouest.Sans aucun doute On nous avait mal renseignés.Et puis nous y pensons: depuis le temps que nous avons une querelle sur l'uniformité des manuels d'\u2019histoire, nous pourrions peut-être charger Hollywood-de trancher le .débat ?A x \u2018 fois extrêmement périlleuse, que pouvait-on attendre de mieux?Transplantée du plan de la littérature d\u2019ambassade au.domaine moins malléable des relations quotidiennes de voisinage et de travail, l'amitié franco-canadien- ne n\u2019a pas été entamée.* Cet entretien n\u2019était qu'un préambule.V'attendais d'être reçu par le colonel Walsh, IL faut changer de baraquement.Un aviateur venu de Montréal me conduit : \u2014Cu va la France; vous vous plaisez ?\u2014Oui c'est très bien.Un seul ennui: l'éloignement des villes.Mais, une fois à Metz ou à Nancy, c\u2019est parfait.Nous sommes aimablement reçus partout.Beaucoup d\u2019entre nous ont achetés des motos pour se déplacer plus facilement.On m'introduit dans un bureau peint en vert clair dont le mobilier est métallique, Le colonel Walsh m\u2019y accueille.Je lui demande l'importance de la base : \u2014Grostenquin, me dit-il, est un aérodrome assez considérable, Nous avons ici une escadre de \u201cSabres\u201d et 1,000 hommes à peu près Un peu plus d'un quart sont des Canadiens français, \u2014De quand date la construction ?\u2014Elle a débuté au milieu de l'année dernière et a été effectuée par des entreprises françaises qui ont dû travailler vite, trop vite même, C'est dire que tout n'a pas été parfait (1).Mais, toujours avec du personnel français, nous améliorons constamment.\u2014Je pense que beaucoup d'officiers et de sous-officiers sont accompagnés de leur famille ?\u2014Oui, et là nous nous heurtons à un problème périlleux : celui du logement.Les Français, qui n'ont déjà pas de place pour eux n\u2019en ont évidemment pas pour nous.Vous avez peut-être remarqué tout à l\u2019heure un rassemblement de roulottes de camping; faute de mieux, la plupart des familles logent là-dedans.Nous espérons pouvoir construire prochainement quelg:ies maisons sur le terrain du camp.Pour le moment, nous en sommes au cinéma qui vient d'être terminé, et à la piscine.\u2014Comment avez-vous été cus par les Francais?\u2014Fort bien.Nous \u2018avons fêtés à l\u2019arrivée des avions en octobre dernier.M.Pleven, qui était alors ministre de la défense nationale, est venu en personne remettre la base à nos forces.-La ville voisine de Saint- Avold a ensuite organisé une trés amicale réception, ainsi que les officiers de réserve de Nancy.Geste simple et touchant, un village a invité quelques-uns êté des nôtres a assister à une cérémonie de la bénédiction des cloches, Nous recevons des invitations presque tous, les mois.Beaucoup de Canadiens aiment a se retrouver en compagnie des Francais.Des amitiés se sont nouées, \u2014Et la situation matérielle du pays, les communications ?à \u2014Nous estimions qu'il reste- .rait plus de traces des immenses dommages causés par la guerre.Mais, par exemple, les routes sont excellentes et les trains fonctionnent très bien.C'est très intéressant pour nous.Nous pouvons -nous échapper facilement de Grostenquin pour aller à Metz ou à Nancy, deux villes agréables où l'on ne s\u2019ennuie pas.* Je quitte le camp, La bar- riére se léve sur ma motocyclette.Je ne me suis pas remis en route depuis cinq minutes quand l'orage qui arrivée crève, libérant une pluie diluvienne qui me trempe jusqu\u2019à l\u2019os et indispose très sérieusement l'allumage de ma machine.Au village voisin j'interroge le mécanicien pendant qu\u2019il dévisse la bougie et ausculte le carburateur : \u2014Les Canadiens, sont-ils bien% Sur le ton désabusé de celui qui est généralement déçu par les militaires, il me répond pourtant : \u2014Ah oui! ça, on ne peut rien dire contre eux.En général ce.sont de braves gars.Puis il compare les Canare- s\u2019annonçait à mon, L'AUTORITÉ, 5 SEPTEMBRE 1953 Dans la boue\u201d de Gros-Tenquin, les Canadiens conservent la cole d'amour Un reportage de notre correspondant particulier, Roland MEVEL diens, tout à leur honneur, à d'autres militaires venus du nouveau continent que l\u2019on voit aussi dans la région.Je ne veux rien dire de ce jugement ne tenant aucunement à mettre un terme aux excellentes relations que j'entretiens avec le sénateur McCarthy.Roeland MEVEL -Souriez, 3.V.P.Pendant la lecon de géographie aussi longue que monotone, Petit Pierre s'est endormi et ronfle à pleine gorge.Le professeur en furie dit à son compagnon de bureau: \u2014Eh! l\u2019ami réveille donc Pierre qui dort! \u2014Ecoutez Monsieur pourquoi le réveillerais-je; ce n'est pas moi qui l'ai endormi .: + + 6 Le professeur dit à ses élèves: \u2014J\u2019ai un conseil à vous donner: celui qui est sar de ce qu'il dit n\u2019est pas trop intelligent.Un élève lève la main et dit: \u2014Eh! monsieur êtes-vous sûr de cela?\u2014J'en suis absolument sûr, répond le professeur .¢ + 0 Deux compagnons se rencontrent.\u2014Dis l'Anglais?\u2014Oui.\u2014Te débrouilles-tu facilement?\u2014Ah! je dis ce que je veux mais c\u2019est les autres qui, ne me comprennent pas .! ! ! .+ donc Pierre parles-tu Sculpture Un échec politique \u2026 .mais un succès d'intérêt bliée à Ottawa, a consa-.IL: revue Canadian Art, pu- cré son numéro d'été a la sculpture.Ce qui nous vaut des détails intéressants sur un art que d'aucuns considèrent comme éteint, et sur des artistes qui méritent plus d'attention qu\u2019ils n\u2019en reçoivent d\u2019ordinaire.Déjà, l'exposition intitulée Place des Artistes, par le nombre et l'importance de sa section de sculpture, donnait quelque idée de la richesse que nous possédons à Montréal.\u201c Malgré le décès de Laliberté \u2014 cet homme sincère et généreux \u2014 nous comptons parmi \u2018nous un groupe étonnant de sculpteurs de grand talent: Henri Hébert, Armand Filion, Louis Archambault, Anne Kahane, Robert Roussil, Jhlien Hébert, Sylvia Daoust, etc.A ceux-ci, il faut ajouter Sybil Kennedy, Canadienne vivant à New York mais représentée au Canada par la Dominion Gallery.Et récemment, la compagnie Calver Distillers Limited attirait à nouveau l'attention publique sur la sculpture en créant les trophées Calvert.Ceux-ci comprennent une série de statues symboliques taillées dans le bois, et sont destinés à récompenser les gagnants du Festival National de Théâtre.Les trois artistes chargés de ce travail étaient Florence Wyle, Sylvia Daoust et Frances Loring.Ces oeuvres ont un caractère plutôt conventionnel, à cause de leur destination et des conditions qui furent imposées, Le voyageur qui passe par w New York, ces temps-ci, peut voir au Musée d'Art Moderne, une.impressionnante collection portant le titre de Sculpture du XXE Siècle.Là aussi, mêrhe s\u2019il y a des oeuvres qui provoquent la nausée, On reste pénétré de la vigueur et de la diversité des oeuvres réunies.Lorsqu'on voit Rodin et Brancusi côte à côte, il est évident que certains sculpteurs contemporains se sorit engagés dans des chemins pour le moins imprévus.Devant ces appareils bizarres où règnent la tôle et la broche, on se demande même s\u2019il s\u2019agit encore de sculpture ?.\u2026.Cette réflexion me ramène à Canadian Art, et à nos sculpteurs canadiens.Les mêmes problèmes se présentent ici.D'une part, un registre très étendu d'écoles de toutes sortes .\u2014 depuis l'académisme le plus plat jusqu\u2019à l\u2019abstraction la plus déroutante; de l'autre, un divorce presque complet entre le public ot les artistes.Prenons Montréal: Commegt s'attendre à ce qu\u2019un citoyen ordinaire, habitué depuis sa plus tendre enfance à la vue des monuments timides de la Métro- Pole, puisse apprécier en aucune façon le projet soumis par Julien Hébert au concours intitulé Monument pour un Prisonnier Politique Inconnu ?Ces grandes formes inusitées qui se dressent mystérieusement et puissamment vers le ciel, évoquant certaines réalisations grandioses de la nature, elles ont leur beauté propre et leur laf- gage, mais elles font appel a des fibres trés spéciales de nos esprits.Leur message n\u2019a rien d'évident, Elles pourraient tout aussi bien traduire des sentiments tout autres et s'intituler, par exemple: \u201cL'homme libre et bien connu, sans rapport avec la politique\u201d.Je m'excuse de plaisanter à propos d'une oeuvre peu banale, dont l'auteur a maintes fois prouvé son grand talent et son intelligence.Mais je ne fais que parodier ceux qui visitent les galeries d'art et les musées, et qui dissimulent leur ignorance ou leur incompréhension sous un voile de cynisme.Et pourtant, certaines traditions se continuent de nos jours ! - Ne peut-on reconnaître une filiation entre les sculpteurs de la Grèce antique et Maillo] (dont on peut voir une oeuvre admirable \u2014 Méditerranée \u2014 au Musée d\u2019Art Moderne), ou entre les Romains et I\u2019'Arnglais Epstein ?Les premiers.modifient la réalité, tâchant à réaliser un idéal, un \u201ccanon\u201d comme disaient les anciens.Les seconds serrent le réel d'aussi près qu\u2019il se peut, ne reculant devant aucune tare physique, n\u2019évitant aucune difformité.: Quel spectacle et quel contraste ce serait, si Michel-Ange et Donatello revivaient, que de les placer devant ces pelits étres malingres que crée Giacometti, ou devant ces assemblages.de fils de fer et de plaques métalliques boptisés \u201cmobiles\u201d qu\u2019exécute Calder ?Le \u201cdésaccord serait total ! (suite à la e peg Pot GLADU LE CALENDRIER DE LJ PRÉSENTE PAR SEPTEMBRE MERCR aR \u2014 Calendrier présenté par fe > Molson's, pour rappeler aux 3 Canadiens d'aujourd'hui les événements sérieux ou joyeux qui ont marqué les Dessins par Goat années écoulées.\u2014 1673- FONDATION 1885-UNE DE NEIGE SABAT SUR LE CREU- DE LAPRAIRIE Ÿ LES CANTONS DE L'EST | SAGE DU ST-LAURENT 1895 - PRIX EN COURS AU TOMATES-IOË LE PANIER BLE DINDE-34 LA DOUZAINE LA DOUZ.SEURRE \u2014I5/ LA LIVRE ~~ 4 \u2014 mA are à Se\u201d NB Graine = JOUR HISTORIQUE, 18 septembre 1663: Le Conseil Souverain constitué à Québec devient le gouvernement dela Nouvelle-France, "]
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