L'autorité, 14 novembre 1953, samedi 14 novembre 1953
[" 39e ANNÉE - No.17 14 NOVEMBRE 1953 Gp, haut-parleur) vo Imprimé à St-Hyucintho Rédaction: 2003, St-Hubert MONTRÉAL P.Q.- Directeur: GERARD GINGRAS | Jacques Auger : Quand j'avais 15 ans, sa voix, hañtait mes rêves.Cette musique sourde, cet orchestre à dentifiait, dans mon esprit fiévreux, à la voix même de la poésie.Je l'écoutais souvent réciter des fragments de la Suite Marine de Robert Choquette si bien que, maintenant, j'ai oublié lea poèmes et cuivre s\u2019i- ne me souviens que des trémolos du récitant.Jacques Auger se cache humblement derrière sa voix: on a beau le voir, on ne fait jamais que l\u2019entendre.Les qu'il vant méme jusqu'à enterrer le sens des mots.sonorités émet J'entrepris donc, l'autre jour, de téléphoner à Jacques \u2018Auger et, une fois pris au bout de la ligne (Jacques Auger répondit par: \u201cAI- 16 : .police\"), je ne trouvai pas de sujet de conversation plus approprié à tant qu'aux préoccupations actuelles de L\u2019Autorité, que la mort.~\u2014Que pensez-vous, Monsieur uger, de la peine de mort?son timbre de voix, au- .Allez \u2018donc poser une question aussi platement.Je m'imagine au bout da\u2019 larligne ét qu'un énergu- m&,__\u2014+rênne déranger ma digestion .èn ge parlant du feu éternel Ou mé décrivant ses ulcères d'es- tomace.Setdio = Enfin, on est artiste ou on l'est pas.Jacques Auger accusa la surprise que lui causait ma question par the légère variation dans le timbre de voix: oh, à peine un bé- mof et encore en clé de fa.Sa voix repfit son assurance et sa puissance habituelles pour Fier les propos suivants: me con- \u2014\u2014La peine de mort.Ça dépend des cas.Jamais je ne me\u2019 suis arrêté à penser à ce problème, pour tout dire, ni surtout à vouloir décides du sort des condamnés.Dans le domaine où nous vivons, tellement en dehors de ce que nous faisons.ll entre une part de dans notre métier et qui nous gne de problèmes aussi réels.Toutéfois, Ia peine de mort me paraît la justice même.Si on l'abolissait, qu'est-ce qui resterait?c'est rêve éloi- \u2014\u2014Personne n'ignore que Jacques Auger livre maintenant au public ses confidences, dans \u201cAllo Police\u201d.H se défend bien de transformer cette chronique hebdomadaire en une tribune de polémique, ni, aur- tout, en un courrier du coeur.Ce n'est pas, non plus, le Journal intime d\u2019un , ni un Envers du micro.\u2014Ce sont des propos de théâtre, de\u2019 fadio, de télevision, me dit Jacques \u2018Auger.Comment d'ailleurs parltéais-je d'autre chose.Je parle de \u2018ce que je Connais et de ce que j'aitne, tout simplement.J'ai déjà prit cornaissance de quelques lettres des lecteurs.Cette chronique m'intétesse vraiment.Jacques Auger demeure up hom- ine heureux a la voix triste et les sofiorités capiteuses qu'il émet sur les ondes depuis une vingtaine d'années resteront, pour topjours, ses plus belles pages de prose.BEAURIEN Rédacteur en chef: Tuer, > cents - JAN VINCENT Ceux qu'on aime\u201d| Le refus des Subventions aux Universités Autonomie ou immobilisme ?L'université McGill a soulevé, la semaine dernière devant la commission Tremblay, un de ces problèmes qui ont pour effet de ramener à la surface les vieux refrains anti-britanniques.Chaque fois que l'état fédéral se pose, tant soit peu, en centralisateur, Québec se cAbre, Voit immédiatement le fantôme d'un impérialisme fanatique et une volonté d'intrusion agressive dans la chapelle ardente de l'autonomie.En dernier ressort, l'attitude que prennent nos avant-gardes nationalistes (celle, nous le dé- Plorons, d'André Laurendeau dans le Devoir du 5 novembre ressemble au cri de désespoir d'une minorité bafouée et qui lutte pour conjurer sa disparition totale.(Nous citons, comme exemple extrême de cette mentalité, une phrase de Gérard Filion, extraite de.l'éditorial qu'il a consacré, le 7 novembre, à la question de l\u2019aide fédérale aux universités: \u201cQu'on nous écrase, d'accord.Au moins nous aurons la chance de nous défendre\".) Il semble toutefois, à tête reposée, que la culture française Rest.plus menacée.au -Capada-dis non, peut-être, par son propre immobilisme.L'autonomie, comprise comme une sorte \u2018de séparatisme culturel, n\u2019est-elle pas le piège le plus sournois dans lequel peut tomber un peuple qui veut survivre?, Citons ici, une phrase du mémoire présenté par McGill: \u201cChacune des universités canadiennes, Par l\u2019enseignement qu'elle dispense aussi bien que par les recherches qu'elle poursuit, sert non seulement sa propre province, mais le Canada tout entier\u201d.La culture (admettons que les Universités en soient les distributeurs officiels) échappe à toute législation politique limitative et l'on ne peut prétendre faire oeu- Vvre intellectuelle en\u2019 imposant des restrictions et un contrôle politiques.Pousser l'autonomie jusque dans le domaine de la cuture, c'est mal servir l'autonomie et ne rien comprendre à la culture.On ne met pas des barrières autour d'une culture sans en compromettre, par le fait même, sa seule fonction qui est de rayonner parmi les\u2018 hommes.En s'opposant à l\u2019aide fédérale aux universités, le gouvernement MAIS L'acte graluil .La politique, c\u2019est notoire, N'est pas un métier de tout repos.(Par exemple, voir ci-dessus.) Ce qu\u2018illustre admirablement une réplique de feu le maréchal Smuts, citée l'autre jour par un de nos confrères anglo- canadiens.Le grand homme d'Etat était en butte à des attaques sauvages, personnelles et vraiment terrifiantes de la part d'un obscur député sud-africain.\u2014 Pourquoi diable vous en veut-il tellement?demanda-t-on a Smuts\u2014 Ma foi, je n\u2019en sais rien.D'autant plus que ce type-là, je ne lui ai jamais rendu le moindre service! Gare au gaspillage! M.Duplessis, comme on sait, est un apôtre du bas de laine.Le gaspillage l\u2019horripile.Aux ouvriers, par exemple, qui ne peuvent pas s'acheter la moindre cabane, il refuse tout crédit d'habitation en proclamant: \u201cDépensez moins, économisez, vous aurez les moyens!\u201d Evidemment, quand on est logé dans la Tour Duplessis fait preuve d'un isolationnisme intellectuel qui va contre tous les principes de fécondi- - té spirituelle d'un peuple.H ne s\u2019agit pas, pour lek Canadiens-français, de protéger leur culture, mais de la faire rayonner.Ce n'est plus le temps de la défendre en fermant les portes sur l'extérieur, mais de risquer qu'elle se transforme au contact des autres cultures.Les cultures à vase clos meurent sans avoir rien produit et il n'y a pas d'autre loi de vigueur intellectuelle que l\u2019ouverture d'esprit.Voilà, nous semble-t-il, dans quelle optique il faut regarder les revendications de l'université Mc- Gill.Prétendre que McGill n'a rien à risquer par une aide fédé- Tale est juste.Mais Laval et Montréal n'ont rien à craindre, pour leur part, à moins, peut- être, que leur identité française (fou catholique) soit tellement chancelante que la moindre allé- Beance fédérale ne la mit en danger.Si tel était le cas, ce serait avouer le fiasco de trois siècles de résistance.Si les milieux cultivés du Quédec doivent s'enfoncer.avec la bénédiction de Duplessis, dans le mythe d'une culture autonomiste, il y a leu de désespérer que les Canadiens-français ne donnent jamais rien d'autre au monde que \u201cTi-Coq\u201d et \u201cLes Plouffe\u201d.Quand un malade commence à s\u2019entourer , d'ouate, de plafonds de liège et À craindre les courants d'air, c'est qu'il se sent dépérir.Nos intellectuels autonomistes semblent précisément réagir comme des mourants: ils craignent que notre culture ne prenne un courant d'air fatal et qu'un vent traître d'Ottawa ne rachève la race.C'est l'étouffement qu'il fant surtout craindre pour notre culture et le pire ennemi de notre particularité française est I'immobilisme.Nous avons, à peu près, conjuré toutes les conspirations contre nos droits et il semble un peu ridicule, en 1953, de se méfier des dollars que nous offre Ottawa sous prétexte qu'ils sont empoisonnés de centralisation.Somme toute, il serait plus prudent, pour nos universités françaises, de se méfier des dollars de Duplessis pour ce qu'il faut payer en retour de courbettes autonomistes et fleurdelysées.Le fait d'accepter des dollars \u201ccentralisateurs\u201d pour nos universités serait prouver à ces méchants d'Ottawa que les Canadiens-français ne sont pas des mourants qui luttent pour différer leur dernier quart-d'heuré.Les temps héroïques de la survivance sont (Hélas, pour notre littérature de combat) bel et bien révolus et le défi que nous devons relever désormais n\u2019est nulle part ailleurs qu'en nous-même.Il ne BIBLIOTHEQUE MUNICIPSLE - 1810 Sherbrooke est Montréal, P.Q.24-1953 ~ ~ ~ Pp zp ~ Oh! Excusez-moi.OU avais-je donc la téte.(Humour-Magazine) A la veille de la session provinciale M.Massé sur Montréal, les s'agit plus de combattre, mais, tout simp} et en sil de produire.Nous ressemblons à des Don Quichotte et, faute de moulins à vent pour exciter notre fièvre belliqueuse, nous agitons le spectre d'un complot \u2018assimilateur\u201d.Ce qn'il y a de tragique dans cette maladie de la persécution c'est que nous consumons, inutilement une énergie que nous ne mettons pas À créer intellectuellement et à rayogner.Il est temps que les Canadiens-français prouvent, autrement qu'en diseutant, qu'ils ne sont plus dans un état d'infériorité et de frustration.Nous persistons À nous défendre W£: articles préfétéa) glors qu'il s'agit, tout simplement, de nous manifester pacifiquement et de prouver à nos concitoyens que nous savons faire autre chose que revendiquer des droits.L'université McGill a présenté, devant la commission Tremblay, le meilleur éditorial jamais écrit au Canada sur le rôle de l'université et il est souhaitable que nos intellectuels le jugent avec d'autres principes que ceux qui inspiraient Louis-Hippolyte Lafontaine en 1841.Nous sommes en 1953, dans une époque relativement pacifique et nettement prospère (en ce qui concerne le Canada), et il y a longtemps que nous avons le privilège de nous exprimer librement dans la langue de Racine et de Voltaire.Que nous en ayons, ou non, la nostalgie, nous ne sommes plus à l'époque des guérillas.Le problème n\u2019est plus de nous protéger mais de nous manifester.Si nos intellectuels ne comprennent pas l'urgence de cet impératif,\" ils se, condamnent à un ré- glonalisme global et a une auto- nomia qui présente tous les symptômes de la stérilité.troupes de M.Lapalme se dressent sur la carte politique de la province de Québec: vingt-trois drapeaux rouges.Que représen- tent-ils?Que représente-t-il, lui, une armée clandestine ou un parti politique disposé à combattre plutôt qu'à s'opposer?1l est assis derrière une grande table nue; cigarettes.sorties, briquet bien entretenu, il est prêt, c'est l\u2018interview classique.\u2014 Non, je ne crois pas que le parti libéral québécois soit ce que l'on appelle généralement un \u201cparti ouvrier\u201d.Les problèmes ouvriers et syndicaux sont évidemment au premier chapitre de nos préoccupations mais la mise au point définitive d\u2019un projet de code du travail sera précédée, je l'espère, d'une rencontre avec les délégués des confédérations.Oui, le dernier congrès du parti a adopté une proposition relative à la fermeture des usines advenant une grève légale, mesure qui a pour double but d\u2018interdire l\u2018utilisation des briseurs de grève et les bagarres .La motion votée par le Barreau canadien me paraît dangereuse, elle risque d'entraîner l\u2018abolition du droit de grève.\u2014 Oui, nous prévoyons des réformes de la loi électorale, mais en tenant compte des réalités géographiques tout autant que des exigences populaires; même si leur population est restreinte, certaines régions de la province impliquent une repré- .1 + 4.HN} par ® tang à cause de leur potentiel d\u2018avenir.Bien entendu, il existe des abus dans le système \u201ccaisse électorale\u201d; une surveillance s'impose, encore que le système de contrôle des rentrées finan- NE LE RÉPÉTEZ PAS du Château Frontenac, on voit le problème de trés haut.tonomie\u201d, par exemple, de la plume du juge Thomas.Ou encore, de la main vigoureuse de Richard Arès, s.j., le nom de \u201cGeorges-Henri Lévesque, O.P.\u201d.Mais le reporter n'a trouvé que des carnets vides.*Vides?Pas tout à fait.Ils portaient un en-tête: \u201cCommission d'enquête sur le problème.du logement\u201d! Vive l\u2019économie! La commission du logement a dépensé unr fortune, a rédigé un rapport que personne n\u2019a vu \u2014 mais il ne sera pas dit que Duplessis gaspille.Les commissions rvo- lent \u2014 mais le papier reste! L'ortographo de L dou teur Dans Québec, les conservateurs \u2018s'appellent Union Nationale.Aux Etats-Unis, ils se nomment Républicains, car le conservateur \u2014 comme le communiste \u2014 préfère ne pas s'appeler par son nom.Et aux Etats-Unis aussi, sous la bannière à cing étoiles du général Ike, ils sont au pouvoir.Bannière quelque peu \u201cmaga- née\u201d depuis l'autre jour.II y avait en effet des élections régionales dans plusieurs coins du pays.C'était même le premier test important du nouveau régime.Eisenhower avait donné son appui à tous les candidats de son parti.Résultat: Républicains battus à la mairie de New-York, bat- fus deux fois au New-Jersey, battus à plate couture.Si bien qu\u2019un éminent Républicain de Nouvelle-Angleterre, Franco-Américain et propriétaire de journal, a donné l\u2019ordre à ses rédacteurs d'écrire désormais: \u2014 Aïe-ke! La Hiche intraduisible Ce qui tue ce pauvre lke et ses candidats, c'est le grand mal de tous les conservateurs du monde.L'impuissance totale de braves gens qui, en plein siècle atomique, s\u2019obstinent à vivre au temps des diligences.Comme tous les impotents, ils débordent de mots et de phrases creuses.C'est leur camouflage.Eisenhower, par exemple, exactement comme tel Triflyvien qu'on pourrait nommer, ne cesse de promettre une \u201cpolitique nationale, sociale et familiale\u201d.Ce n\u2019est qu'au moment d'agir qu'il est silencieux.Ce qui inspirait récemment à son spirituel adversaire démocrate, Adlai Stevenson, la paraphrase suivante du fameux slogan électoral: \u2014 Moi aussi, | like lke.Mais ce que je voudrais bien savoir, maintenant, c'est what Ike likes! , L inversement proportionnel L'A n g | o-Canadien Beverley Baxter, aujourd'hui citoyen et député britannique, en raconte une autre qu'il prétend avoir entendue au cours d'un récent voyage au Canada.It paraft qu\u2019elle a de la barbe.Mais pour ma part, je ne la connaissais pas.Îl s'agit d\u2019un concours qu'un grand journal montréalais aurait supposément proposé à ses lecteurs.Concours \u201cdoté\u201d, comme on dit à CKVL, de deux grands prix: Premier prix: un voyage d'une semaine a Toronto.Second prix: un voyage de DEUX semaines à Toronto! LUCIE FERE cières en vigueur aux Etats-Unis ne donne que des résultats médiocres, certains pays d'Europe préfèrent limiter la propagande, nombre des discours et des affiches, etc.\u2014 Non, je n'accepterais certes pas de participer à une coalition libérale-CCF en cas de défaite duplessiste.oui, le parti libéral provincial s'oppose à la socialisation de la méd.dine, les expériences tentées ont donné des résultats néfastes et il est frès net que les Travaillistes ne s'opposent que très mollement au mouvement de dé-nationalisa- tion de la médecine entrepris en Grande-Bretagne par les Conservateurs.Tout en repoussant la nationalisation, on peut très bien envisager des mesures comme, par exemple, la gratuité des interventions chirurgicales, ou des , ou de I'hospitalisation; oui, la Croix Bleve me parait être un système très satisfaisant .Dans la province de Québec, cependant, il me semble que le problème du logement est plus grave encore, du moins sur un plan immédiat.Les loyers sont trop chers et la construction est inabordable pour l'homme moyen; là encore un examen s'impose.\u2014 «jai dit effectivement que nous n'irions pas & Québec pour casser des carreaux et nous n\u2018avons pas non plus l'intention d'en casser, il serait un peu inutile de se faire mettre à la porte de l\u2018Assemblée et de laisser l'adversaire voter en toute tranquillité les lois auxquelles nous nous opposons le plus farouchement.Le bill 34?Si nous étions en majorité, il disparai- trait ou, du moins, il serait très modifié.En attendant, la procédure parlementaire et, plus pré- LAPALME nous déclare.cisément, le \u201cmoney bill\u201d nous commande la prudence.En parlementarisme britannique, seuls les ministres ont l\u2019autorisati de proposer des motions de natures ou de conséquences budgétaires ou le changement du nombre des énumérateurs provoquerait sans doute une dépense supplémentaire.\u2014 .Non, je nai pas dit, comme on l'a publié dans certains quotidiens, que l\u2019exploitation de l\u2018Ungava par un capital étranger plongeait la province dans une situation comparable à celle de I'iran, mais j'ai exprimé des craintes sur les répercussions possibles d\u2019un tel opportunisme économique pousié.à l'extrême.M est impossible d'envisager des mesures destinées à corriger une situation dont on ne connaît pas toutes les données; or, à \u2018exception d'un groupe relativement restreint d'individus, personne ne sait exactement à quelles transactions financières a donné lieu l'exploitation de l\u2018Ungava\u2014 Il me parait assez normal que le gouvernement provincial, qui accepte les subventions fédérales destinées aux hôpitaux et à de nombreuses autres institutions, rejettent celles qui sont prévues pour les universités.Notre programme social comprend également un projet dè retraite constante et permanente; c'est-à-dire que la retraite suivrait automatiquement l'employé dans ses différents emplois et ne risquerait pas ainsi, comme on le remarque dans de nombreux cas, d'être dilapidée après quelques années d'économies.: Question: Les conseillers législatifs qui, malgré leur étiquette libérale, ont voté Duplessis ou se sont abstenus sont-ils toujours membres du parti libéral?\u2014 Nous avons eu des explications valables sur certaines absences; les autres ne sont pas des Libéraux, quant à moi.Question: Le parti libéral est- il un parti de gauche ou de droite?\u2014 Il faudrait parler jusqu'à demain pour mettre au, point une définition de la gauche ou de la droite.Or, il est midi trente et deux fois, déjà, le téléphone a sonné.(Réponses recueillles par Jean Vincent EN PAGE 8 La peine de mort un mal social par Me Raymond Daoust et la suite de notre enquête sur le problème de L\u2019EXÉCUTION PAGE DEUX Quand, au mois d'août 1953, dans son bureau de la Sûreté Nationale, rue des Saussaies à Paris, le commissaire René Quellec apprit, qu'après le château du Kronprinz en Allemagne, celui d\u2019un riche Anglais venait d'être cambriolé en Grande-Bretagne, et qu\u2019on n'en avait emporté que des oeuvres d'art, il s\u2019écria: \u2014 Voici la série des vols dans les chateaux qui recommence! Puis, allumant une cigarette: \u2014 \u2018Après la France, l'étranger; mais je suis persuadé que nous avons affaire à la même bande! Un classeur est devant lui; il l'ouvre, en extrait un volumineux dossier.\u2014 Le 22 avril 1947, des inconnus dévalisent, au cours de la nuit, le château Galard, dans le département de l'Oise, c'est-à- dire À moins de 50 kilomètres de Paris.D me montre le message relatant le vol, message rédigé par la Gendarmerie Nationale qui a procédé aux premières constatations: \u201cDans la nuit, des cambrioleurs se sont introduits dans le château appartenant au comte Galard.Ils ont écarté les barreaux d'une fenêtre à l'aide d'un- eric d'auto.Is ont ensuite percé plusieurs trous dans le volet à l'aide d\u2019une chingnole et opéré Ainsi une ouverture assez grande qui leur à permis de passer un outil et de faire sauter le système de fermeture intérieur.\u201cIls ont dédaigné des oeuvres d'art de grosse valeur, mais qui étaient modernes, et se sont contenter d'emporter trois tapis d'Orien, cinq tableaux de maîtres et un bronze ancien\u2019.Le commissaire René Quellec n'a rien de ce qu'on imagine habituellement quand on se représente un policier -\u2014 un poulet, dans l'argot des voleurs et des bandits.C'est un grand garçon ouvert et sympathique; d\u2019une élé- Eance discrète; intelligent et cultivé.II porte toujours un noeud papillon; il a fait son service militaire dans la Marine Nationale, à bord des sous-marins et, com- L'AUTORITÉ, 14 NOVEMBRE 1953 L'affaire des chateaux me beaucoup de marins français, il est Breton, c'est-à-dire têtu et patient.Quand il disait d'un ton affirmatif: \u2018Voici la série des vols dans les châteaux historiques qui recommence!\u201d, il évoquait une série de vols commis en 1934 et 1935, époque à laquelle une vingtaine de châteaux historiques furent cambriolés.Ces demeures, classées \u2018monuments historiques\u201d par le Ministère des Beaux-Arts, s'élèvent dans des provinces de I'lle-de-France, de la Normandie, de la Touraine et de la Bourgogne, ce qui veut dire au maximum à 300 kilomètres de Paris.Et jamais leurs auteurs ne furent arrêtés.Seul le hasard, qui se mêle d'ê- tre parfois le dieu des policiers avait été, une fois, le néfaste démon des cambrioleurs.En Novembre 1934, une voiture noire, qui roulait à trop vive allure, heurta un taxi à Athis-Mons, petite localité située près de Paris sur la route de l'aérodrome d'Orly.Quand les gardiens de la paix arrivèrent pour procéder aux constatations d'usage, les conducteurs de la voiture noire avaient mystérieusement et précipitamment disparu.Dans le coffre arrière de leur véhicule, on trouva un matérie, complet de cambrioleur: pince- monseigneur, fausses clés, une chignole, une scie, un cric.Le commissaire Louis Belin, de la police parisienne alerta immédiatement son collègue Quelles et tous deux se mirent en campagne.Deux mois plus tard, par une journée plavieuse, alors que les inspecteurs étaient aux aguets depuis une douzaine d'heures, les deux hommes qui avaient abandonné leur voiture furent arrêtés, juste au moment où ils s'appré- taient à miunter dans le train de Rome.Le premier, un Parisien de 35 ans, Lucien Bayonet, se suicida pour n\u2019avoir point à répondre.Son complice, André Buffet, alors âgé de 31 ans, n'eut pas le même courage, et déjà recherché pour maints méfaits, fut condamné aux Travaux Forcés à perpétuité par le Tribunal de la Seine.Mais, malgré tous les interrogatoires, il se refusa toujours à indiquer le nom du recéleur pour le compte de qui il avait \u201ctravaillé\u201d.La guerre survint et, comme nous l'avons vu, les vols recommencèrent en 1947, c'est-à-dire au moment où le Territoire ayant été libéré de l'occupation allemande, les propriétaires des châteaux avaient eu le temps de remettre leurs collections en place.Les vols continuent alors à une cadence infernale.C\u2019est, en mai 1947, le château de Larochepot qui reçoit la visite de ces hardis voleurs.Ils emportent des tapis des Gobelins et des ce professionnelle, en vient parfois à regretter l\u2019époque où, à bord d\u2019un sous-marin, il accomplissait de dangereuses missions, mais où du moins l'ennemi ne craignait pas de se montrer.Là, il est invisible, insaisissable.Pour lui, il n'y a aucun doute: si les exécutants ne sont pas toujours les mêmes, ils obéissent à un chef unique qui leur impose une dure loi, une sévère discipline.H mé déclare, en secouant la cendre de sa cigarette: \u2014 J'ai été surpris, moi qui ai l'habitude des voleurs professionnels, de constater comment ceux- ci opèrent.\u201cC'est toujours la même méthode qu'ils emploient.Après avoir longuement étudié les lieux, ils choisissent une nuit bien noire ont progressé.mal de le sortir, la plus grande partie d'un vaisselier, pourtant de grande valeur, parce qu'ils se sont aperçus au dernier moment que l\u2019une des pièces est légèrement ébréchée.Et dites-moi après cela, si l'on ne se trouve pas en face de véritables amateurs d'art?Je veux poser une question, mais le commissaire Quellec m'arrête.- Je sais très bien ce que vous allez me demander, mais je vous répondrai plus tard.Ecoutez-moi encore.\u2018Vous savez combien, depuis le temps lointain de Sherlock-Hol- mes examinant les empreintes à la loupe, la science de l'identification et celle de l'étude des vestiges laissés par les malfaiteurs Nos laboratoires de Robert PERREIN Un grand reportage policier oeuvres d'art.C'est celui de Valençay, appartenant au duc de Talleyrand, descendant de l'ilkus- tre duc de Talleyrand, ministre de Napoléon 1er, qui est dépouillé de son argenterie.C'est celui de Sasseot-le-Mauconduit, appartenant à la comtesse de Mun, une vieille et noble famille française, d'où l\u2019on emporte des bijoux de grande valeur.C\u2019est celui du marquis de Luart, dans la Sarthe, d\u2019où disparaissent encore de l'argenterie, des tapis, de Pouchara, des oeuvres d'art.Après uno éclipse d'une année, les vols continuent jusqu'en 19583.En cinq années, soixante châteaux sont ainsi visités.Le commissaire Quellec et ses collaborateurs sont sur les dents.Quellec, malgré toute sa conscien- Les voitures en verre plastic Une révolution extraordinaire est à la veille de se produire dans le domaine de l'automobile.Après les archaïques Carrosseries en bois et les \u201ccoques\u201d tout acier- naguère encore \u201cbien modernes\u201d ~ un nouveau \u201cmatériau\u201d apparaît: le \u201cverre\u201d ou du moins un certain\u2019 \u201cplastic\u201d 4 base de verre dont la structure rappelle celle du nougat ou du béton armé! Fini, la carrosserie en tôle, coûteuse et lourde, que le moindre choc suffit à bosseler et à érailler .Vive la voiture moulée, quatre fois plus légère et résistante comme un obus! Le nouveau matériau ne rappelle assurément que d'assez loin le verre transparent et massif de nos fenêtres.C'est une substance \u201cstructurée\u201d au même titre que le béton armé.Il se compose de matières plastiques, mais aussi de \u201cfibres\u201d diverses, le tout amalgamé d'une maniére trés particu- litre qui assure une résistance extraordinaire.Le terme de \u201cmatières plastiques\u2019 s'applique aujourd'hui à une famille extrêmement étendue de produits strictement artificiels, en N Ca se OVEMBRE passa allant de la cellophane aux matières moulées dont on fait dep isolateurs à haute tension, des peignes, des brosses, des gobelets, sans oublier les nappes et les housses en chlorure de polyviny- le et tous les textiles en \u201con\u201d: nylon, orton.A l'inverse des substances naturelles, les matières plastiques sont remarquablement résistantes à l'humidité, aux agents chimiques et à un certain nombre de causes de destruction telles que les chocs et l'usure.Les matières plastiques utilisées pour les nouvelles carrosseries sont ce qu'on appelle des \u2018\u2018résines synthétiques\u201d.Eles proviennent de la distillation du charbon ou du pétrole.On distingue les résines \u2018thermoplastiques\u201d et les résines \u201cthermodurcissables\u201d.Les thermoplastiques, tout comme la cire naturelle, par éxemple, dures à froid, deviennent plastiques par la chaleur et se solidifient à nouveau en revenant à la température ordinaire.Tel est le polyvinyle.La double opération du ramollissement et du durcissement peut être répétée indéfiniment.Au contraire, les\u2019 résines thermodurcissables se modifient, en durcissant, sous l'influence de la chaleur, et cette transformation est définitive.Une fois durcies, elles conservent leurs propriétés, tout comme l'argile du potier, une fois cuite, demeure solide.Pierre Devieux On moule les carrosseries Le niuvulage de la carrosserie dépend du type de résine artificielle employée.Quand on utilise des résines thermodurcissables, on fabrique d\u2019abord un moule en plâtre et en bois, que l\u2019on revêt d\u2019une couche de polyvinyle ou de cellulose, facilitant le démoulage ultérieur.On applique ensuite des couches successives de résine et de tissu de verre, jusqu'à l'épaisseur désirée, en terminant, bien entendu, par une couche de résine.Dûment cuit à l\u2019aide de lampes à infra-rouges, le \u201cmoule en creux\u201d est ainsi obtenu et peut servir à fabriquer un grand nombre de carrosseries par un procédé analogue.où les propriélaires sont absents.Vous savez comment ils pénètrent dans le château choisi.\u201cLà.sous les ordres d\u2019un expert, ils choisissent les places a emporter.Argenterie, tapisseries .anciennes, tapis d'Orient, tableaux de maîtres, gravures rares, collections de médailles ou de monnaies d'une valeur inestimable, objets de la Chine ou du Japon: jade ou ivoires; porcelaincs, miniatures anciennes encadrées d'or et serties de pierres précieuses.Le vommissaire Quellec pousse un soupir en me faisant ces confidences.- Dans un château de Normandie, ils dédaignent de splendides tapisseries aux fraiches couleurs, pour rouler deux tapisse- vies élimées aux teintes éteintes, mais ce sont des pièces uniques qui viennent de Flandres et on n'en connaît point de semblables au monde.\u201cS'agit-il d'argenterie ?prennent que Jl'argenterie française - qui est plus rare \u2014 et seulement quand elle est dûment poinçonnée.\u201cLes objets lés moins facilement négociables sont les premiers enlevés, C'est ainsi que disparaissent des bâtons de Muré- Ils ne chaux du Premier Empire; un jeu d'échec chinois de l'époque Ming, magnifiquement travaillé, et qui est connu dans le monde entier, et enfin, pour comble, un morceau de la Vraie Croix dans son reliquaire d'or massif! Un silence.Le commissaire Quellec me fait admirer une plaquette ÿlustrée montrant les photos des principaux objets volés.-\u2014 Cette plaquette, explique-t- il, fut éditée par nos soins; elle fut adressée à tous ceux, qui de près ou de loin, s'intéressent aux oeuvres d'art: antiquaires, marchands d'oeuvres d'art, transporteurs spécialisés, commissaires- priseurs.assureurs, douaniers, fonctionnaires du Crédit Municipal, et enfin, à tous les services de police ayant adhéré à l'Interpool.- Mais, Commissaire, ces voleurs sont évidemment des spécialistes du cambriolage ?Bien entendu, et il ne pourrait pas en être autrement; mais comme je vous l'ai déjà dit, ils sont dirigés par un chef qui leur fait respecter sa volonté.Ainsi, Jamais ils ne se permettent aucun dégât, comme le font généralement les vulgaires \u2018\u201cmonte- en-l'air\u201d qui prisent assez le vandalisme et le saccage inutile.Tenez, au contraire, après leur passage, lout est sofgnetisement rangé: les laltes de fixation des tapisseries sont rangées contre le mur; les meubles remis en place; les tiroirs et les vitrines refermées; c\u2019est tout juste s\u2019ils ne donnent pas un coup de balai! \u201cOn les imagine à la lumière des lampes électriques, ,ces voleurs masqués, effaçant les Lraces de leur passage, et rangeant avec soin les meubles qu'ils ont dû bousculer un peu.Un soir, ils vident dans un vase deux cageols d'abricots, cageots dont ils ont besoin pour emballer l'argenterie qu'ils viennent de voler! \u201cJamais leur goût, ou plutôt celui de leur chef mystérieux, n'est en défaut.Dans un château de l'Ile-de-France, ils abandonnent dans le jardin, après avoir eu le sont maintenant munis des derniers appareils les plus modernes et les plus scientifiques.\u201cEh bien, les voleurs que nous pourchassons sont plus forts que nos savants.Ils ne laissent absolument rien derrière eux, sauf quelques rares et incomplets vestiges d'empreintes, et toujours inexploitables.Et c'est à peu près tout.Le commissaire Quellee a un fin sourire.Pourtant.presque à chaque voup, leur passage est signé: plus de seize fois, on n retrouvé, sur la terre, l'empreinte de l\u2019un des voleurs; une semelle de caout chouc striée de fins losanges, ana logue à celles qui garnissent les chaussures de tennis.Commissaire, pour le compte de quel \u201cpatron\u201d ces cambrioleurs opérent-ils?\u2014 J'y arrive, puisque vous y tenez tant.I) n\u2019y a qu'à regarder une carte de France pour acquérir une certitude.Les bandits n'opèrent qu\u2019en Normandie, en Ile- de-France, dans la vallée de la Loire, en Berry et en Bourgogne, ét, tenez-vous bien, jamais à ples de 250 kilomètres de Paris, ce qui prouve éloquemment que c'est à Paris, ou tout près de Paris, qu'ils entreposent leur butin.\u2014 Et c'est là que se trouverait leur recéleur?La voix du commissiaire Quellec se fait plus grave.- Les voleurs, je vous l'ai dit, sont recrutés parmi les cambrioleurs professionnels, ces mauvais garçons que l\u2019on voit errer à Pigalle, qu\u2019on trouve attablés dans certains bars des Champs-Ely- sées ou accoudés dans les bistros de Belleville ou de la place d\u2019Italie.\u201cMais entre celui qui les recrute, et le \u201cMaitre\u201d qui commande, et qui paie, très cher, il y a plusieurs intermédiaires qui ne se connaissent pas entre eux.Par exemple, le numéro UN qui est tout en bas de l'échelle, connaît tout juste le numéro DEUX qui l'a embanché el pas du tout le numéro TROIS qui a lui-même pris la commande du numéro QUATRE, lequel n\u2019est certainement pas le dernier.Et il n'y a probablement qu'un seul homme à avoir vu face à face le mystérieux et richissime amateur qui fait mouvoir toute la bande.\u201cEtre redoutable et redouté.La mort s'abattrait immédiatement sur le bavard ou l'indiscret.On l'a vu.Sur deux bandits arré- tés, l\u2019un se suicide, l'autre se tait, préférant le bagne à vie à l'aveu.\u201cQuelques comparses ont été emprisonnés.Tous se sont refusés à parler, malgré l'appât des plus riches récompenses.\u2019 \u201cDes suspects ont été appréhendés; d'autres ont été filés, suivis pendant des mois; tous ces efforts ont été vains.Nous avons opéré des perquisitions chez des recéleurs; jamais on n'a retrouvé aucun des objets volés.\u2014 Que deviennent ces ocuvres d'art magnifiques et qui, en imné- me temps qu\u2019elles sont la propriété des plus nobles et des plus anciennes familles, constituent aussi le patrimoine artistique et historique de la France?\u2014 Par la vaste fenêtre qui éclaire son bureau et qui donne sur le jardin du ministère de l'Intérieur, le commissaire Quellec semble contempler un spectacle fait pour lui seul.Puis, soudain.On\u2019 imagine quelque viellard, maniaque, peut-être ou même un peu fou, prodigieusement riche, possédant un repaire où nul ne peut pénétrer.\u201cLà sont entassées les plus fabuleuses richesses artistiques: tapisseries uniques aux couleurs fanées; tableaux de maîtres dans leurs cadres dorés: bouddahs de jade ou d'ivoire; dans des vitrines reluit I'argenterie aux armed deg plus nobles familles françaises.A côté, des bibelots d'or, des miniatures, des tabatières enrichies de diamants; des montres anciennes, des bâtons de maréchaux évoquant les plus belles\u2019 victoires de l'Empire, et tant, et tant de pièces uniques.\u2014 Qui peut être cet être singulier et inquiétant ?-\u2014 Je ne sais.\u2014 Où peut-il résider ?\u2014 Aussi difficile de répondre à la première question qu'à la seconde.Peut-être au Portugal.Peut-être en Amérique du Sud.Peut-être aux Etats-Unis.On m'a cité des noms, des villes.Hélas, il m'a été impossible de vérifier.II y a des personnages auxquels il est impossible de toucher, Le téléphone sonne.Le commissaire Quellec prend l'appareil, écoute, répond: \u2014 Oui, J'y vais.LU décroche son chapeau.\u2014 Serait-ce pour la bande des châteaux, Commissaire.Un renseignement nouveau ?I] me frappe sur l'épaule.\u2014 Peut-être, mais vous êtes trop curieux ce soir.Soyez patient, je le suis bien, moi.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS et par les présentes donné : wm NORMA PATRICIA K CAMPBIELL, de la cité de Verdun, distriet de Me .dans la uébee, = nent du Canada, prochaine, ou 3 n .afin d'obtenir un bill de di- \"avec son époux.* BRUCE , des cité et district de cla province ue Québec, » d'adultère.Montréal, dans la province ce 288me jour de scp- Tosti A.Procureur de Suite 301, 159 r MENDELSON la requérante Craig Ouest PQ.et 5 14-21-28 nov, AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est pur les présentes donné que MICHAËL SAMULACK, camivon- neur, de la Cité et District de Montréal, Province de Québec, s\u2018adressera au Parlement du Canada, À sa pré- ssion, à sa prochaine ou À sion suivant afin d'obtenir Se un Bill de Divorce d TILE MASNA SAM A mis, de la Cité de Westmount, Montréal.Province de pour cause d'adulté Montr trtet de bee.Qué- RL.ocurour we 661, ouest, Ww BERCOVITC, du requéraht Yadifige Dr rue Ste-0 tré ue AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est, par tes, donné que MARTE ROS LE HOU, decornivice, de district de Montréal, bec, Canada.s'adr ment du Canada, à la pro jon ou à salon subvante, afin d'obtenir un \"avec son époux, JOSEPH NN ANTONIO RAOUL, IMON- NE, peintre, des meémes lHeux, pour witlise d'adultére, MONT AT, 19 oclobre 10 LEKONCE PLANTE, \u20ac Chambre 161, 8h St-Jiueques ouest, Montréal, Pauérante AVIS DE DÉMANDE DE DIVORCE AVIS est, par les présentes done né, qu SOA KORIM, commis, rési- dalit présentement À 45H, Normands Crescent, dang In cité de Kingstonprovince d'Ontarlo, et, domicillée dans les cité et distrlet Montréal, province de Québec, K'udrossera au l\u2019ar- lement du Canada, & wi prochaine session ou à la session uit pour ahtenis un Bl de Divo: é EMILE HI TiN hi * PALARDEA un membre des Forces Arm£es de Majesté, nési- dant et domicilié au camp de Valcartier, Village le Valcartier, province de \"Québec, pour cause d'udultère.Daté à Montréal, province de Québr, co 13 ocfobre 1953, ANGERS & PREVOST, r\u2019rocureurs de la requérante, 84 ouest, Notre-Dame, Montréal, Qué.24-310ct,-7-14no.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCÉ AVIS est par les présentes donné que Dame GERTRUDE ~~ MaeDO- NALD, ménageire, de la cité et district de Moniréal, Québec, s'adresse- ry u Parlement du Canada, À sa prochaine Session ou à sa Session suivante, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son .TIAN FINDLAY WATT, commis de bureau, de la cité et district de Montréal, Québec, pour cause d'adultére.MONTREAL, le 8 octobre 1953.COBS & JACOBS Procufeurs de la Requérante 21-Bloct.-7-Uno AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est par les présentes donné que ALEC LENETSKY, gérant, de Montréal, Québec, s'adressera au Parlement du Çanadn, A sa présente Session ou sa Session suivante, afin a obfenir un BI de Divorce d'a- ROSE BYER, autre- endroit, demeurant dans la ville \u2018de Phila- Etat de Pennsylvanie, Etatspour cause d'adul- maintenant delphie, tai d'Amérique.MONTREAL, le premier octobre, 1958.un LOUIS GLAZER, CR.Procureur du Reguérant, 358, St-Jacques Ouest, Montréal.Qué.7-14-21-28nov.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est par les présentes donné que DAME PEARL AGNES IHAR- DING, opératrice do téléphone, de la cité et district de Montréal, province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada sa prochaine ou su Session suivante, afin d'obtenir un Bill de Divorce, d'avec son époux, STANLEY NELSON POTVIN, chauffeur de camion, de Sweetsburg, district de Bedford, province de Québee, pour cause d'adultèrr, MONTREAL 21 septembre, 1953, JACOBS & JACOBS, lrocureurs de la requérante.Edifice Radio Cité, Suite 36v, 265 ouest, rue Craig.Montréal, Qué, 3- anot.AVIS DE REQUETE EN DIVORCE AVIS est par les présentes donné que MARGARET ELUNED MORRIS GAGNON, ménagère, de Montréal, Québec, #'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine Session, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec époux, CAIRLAN LAWRENC EARLE iAGNON, autrefois Ju m me endroit, demcurant maintenant à Montréal, Québec, pour cause d'adul- pe, A J ROSENSTIIN l'rocureur de la requérante Montréal, Qué.7-14- 21-28na3- AVIS DE REQUETE EN DIVORCE 15 est par les Degentes donué que Vie RUBIA rofesseur, de lu ville de Connniille, Québec, s'adressera an Parlement du Canada, à sa prochaine Session, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son épouse.PHOEBE BARBARA KATHLEEN PRASER BU BENS, autrefois du mê- me cndroît, d urant maintenant à Montréal, \u2018anstriet de Montréal, Québec, pour cause d\u2019adultère.A.J.ROSENSTEIN Procureur du requérant Montréal, Qué.T-14-21-28um AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est pur les préseules donné que Dame EVELYN SAXE, ê gère, de la Cité d\u2019Outremont, le Montréal, | vince de Québec, s dressera au Parlement du Canada, \"a sn présente Session ou À sa Session suivante, afin d'obtenir un Bil de son époux.MYMAN Cité et District de cuuse d'adultère, province de Qué- Montréal, Maté à Montréal, bec, Canada, ce trontième jour de septembre 1953, pour SJ.SMILEY, Procureur de la requérante 1200 rue St-Alexandre, Montréal, Qué.21 oet,-7-14-31 nov.1953, AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est par les présentes donné que DOUGLAS MORRISO MEL- DRUM, compositeur.de Monies, Québec, s\u2019adressera au Parlement du Canada.à, sa prochaine Session, afin d'obtenir \u2018un Bill de Divorce d'aveo sus epouse, MARGARET SIMPSON, autrefuis du méme endroit, demeurant maintenant 4 St-Simon de Drummondville, district d'Arthabdska, (ué- bec, pour cause d'adultère, MONTREAL, le 15 octobre 1953.LOUIS GLAZER.Q.C., .Procureur du Requérant 369 ouest, rue St-Jacques, Montréal, Qué.24-3100t.-7-140 AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE vorce d'avec son mari, HARRY RT;- DY, marchand, de Lacolle, comté de St-Jean, district d'Iberville, Québee bouur cause d'aduitère.MONTRE AL, le 13 octobre, 1858.\" ROLD 8.FREEMAN pe pu, preur, \u2018du requérant, - Chambre 416 Québec.21-310c.-7-14u0.Montréal, AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS est pat «es présentes .dotiné KE OLIVE WINNIFREP ménugere, de la ville de ville, District de Montréal, ve de Liebe, s'iudressera Au ment du Canad EE prochaine ou À su Session buivante, afin d un Till de [Hvorce d'avec sou FREDERICK JOHN ROBERT devidenr, de la ville de Chéss District de Beaude Québec, pour 1958.tenir Spo » at Prov noi cause od aire MONTRIZAL, 12 octobre.JAC Ary \u201c& JACOBS Procureurs de la rotafemnte Hdifice Radi C uite 360, quest, rue Cri Montréal, Qué.\u201ct.-7-14-21 nov.T963.265 : tavigoié 7 1a bouteifle taxes fédérates incloses \u201c, PAGE TROIS INTERVIEW EXCLUSIVE Un seul ennemi: le Toudeh Malade à son tour, Zahédi attend le viatique (financier) du Département d\u2019état Téhéran, novembre l'Iran ne peut-il se gouverner qu'au lit ou bien la fonction créé-t-elle la maladie?Toujours est-il qu'après yn mois passé au pouvoir, le général Zahedi garde la chambre dans l\u2018appartement qu'il occupe au 4ème étage du Club des Officiers.Une violente crise de rhumatisme immobilise le président du Conseil.Le patient a de la fièvre.Ce n\u2019est pas une comédie.HET ne EY par Jean-Jacques FAUST je l'ai dit récemment, le maintien de l\u2019ordre.À cet égard, les I k dép nos espérances.Nous n'avons pas rencontré les difficultés auxquelles nous nous attendions.Mossadegh, semble-t-il, est politiquement un homme fini.Ses partisans sont sans réactions.Quant au \u201ccas\u201d des tribus Kachgai, les données en ont été déformées.Jamais les Kachgai n\u2019ont adressé d\u2018ultfimatum au malement la migration.Notre seul véritable adversaire, c'est le Toudeh.Pour le t, nous nous appliquons à le désorganiser en procédant à des arrestations quotidiennes.Dans trois semaines, nous entamerons la deuxième phase de cette lutte: dans le cadre des projets de développement économique dont certains coûteront 4 millions de dollars, nous procurerons du travail 3 100,000 ou- Le général Zahédi en conversation à Téhéran avec l\u2019ambassadeur des Etats-Unis dans la capitale iranienne, quelques temps avant sa \u201cmaladie\u201d et quelques jours après son arrivée au pouvoir.La victoire du général Zahédi (qui ne cachait pas ses sympathies nazies durant la dernière guerre) sur Mossadegh avait été précédée, on s\u2019en souvient, du passage à Téhéran d'un général américain en voyage d'agrément.Une brève attente au rez-de- chaussée parmi les quémandeurs et lès héros du soulèvement contre Mossadegh venus chercher des récompenses, et nous voici au coeur de la machine gouver- nemenfale iranienne.Ardechir Zahedi, fils du général, nous re- coit.C'est un jeune homme de haute taille et d\u2019abord sympathique.Il a fait des études d\u2018in- Jénieur agronome aux Etats- Unis et après avoir joué un rôle important dans la préparation des derniers événements, il cumule les fonctions d'adjoint à M.Warn, directeur du Point IV et d'agent de liaison entre la Présidencé et la Cour.Par une porte entrebaillée pour la circonstance, nous apercevons le Général étendu sur son lit.Nous ne resterons pas dans sa chambre, mais nous aurons droit à immense salon attenant où s'étale l\u2019un des plus grands et des plus beaux tapis pefséns qui soient.Entre la chdmbre et le salon, Ardechir Zahedi va faire le va et vient pour exprimer fidèlement la pen- séë de son père, dont il est au reste le collaborateur le plus intime puisqu\u2019il est chargé non seulement des contacts avec le Shäh mais aussi avec l'ambassade des Etats-Unis.lo) Quelle est la position du gouvernement a l'égard du Dr.Mossadegh?\u201cLe gouvernement s\u2018en tient à une neutralité stricte.À fitre personnel nous estimons que les faits reprochés à l'ancien premier ne souffrent pas de doute.Tout le pays a été témoin de sa tentative de renverser la monarchie.C'est au reste la raison pour laquelle justice sera faite, aussi rapidement que nous le permettra notre souci de légalité.Les accusations sont du domaine public et ne sont pas sujettes & contestation\u201d.20} Quand et comment le gouvernement entend-il aborder la question des pétroles?\u201cta politique à suivre dans ce domaine n\u2019a pas encore été déffhitivement arrêtée.Nos ex- perfs poursüivent leurs travaux du double point de vue techni- qué et politique, afin que nous soydns préts le moment venu.Ceffé question néanmoins ne fi- gu qu'en troisième yosition sur botre programme.Notre pre- mièle préoccupation est, comme gouvernement et bien au contraire nous avons reçu il y a quelques jours d'un de leurs notables, Ahmed Kahgloyeh, oncle maternel des fréres Nasser et Khossrow, chefs des tribus, venu affirmer sa fidélité au gouvernement et à la couronne.La \u201crévolte\u201d Kachgaï n'existe que dans la prapaganc'e Toudeh qui cherche à créer un climat d'hostilité.En réalité, ;> peux révéler que la grandz transhymance des tribus a été ratardée à notre demande pou: éviter qu'un sens politique ne soit donné aux incidents qui accompagnent nor- vriers aujourd'hui en chômage\u201d.30) Ne pensez-vous pas qu'en réclamant une aide militaire accrue des Etats-Unis, vous risquez de compromettre vos bonnes relations avec l'U.R.S.S.?\u201cNotre politique étrangère est fondée sur le respect mutuel.Tout pays qui aide Flran ou lui manifeste sa sympathie est l\u2018ami de l\u2019Iran.Cette règle s\u2019applique évidemment aussi bien à nos voisins qu'aux autres.Je ne vois pas pourquoi l\u2019U.R.S.S.prendrait ombrage de voir les Etats- Unis coopérer au développement de notre pays\u201d.Le livre de poche Robert Stevenson The Great Short Stories of Robert Louis Stevenson, Pocket Books, N.Y., 1953, $0.35, 370 pages.À part l'éternel Treasure Island, peu d'oeuvres du grand écrivain britannique, Robert Louis Stevenson sont lues de nos jours.|| est vrai que nous avons pu voir récemment dans la métropole un film basé sur le célèbre conte, Dr.Jekyll and Mr.Hyde, et qu'aux Etats-Unis un intérêt grandissant dans l'oeuvre de Stevenson se manifeste, mais c\u2019est toujours bien peu.Espérons que ce livre attirera un grand nombre de lecteurs.Car il offre un choix de contes et de nouvelles remarquables.Et ce choix est un peu le miroir de la vie orageuse de l'auteur, depuis sa jeunesse pénible en Ecosse, jusqu'à sa mort à Apia, dans le Pacifique.Stevenson a le talent du mystérieux, de l'intrigue dikensien- ne.The Beach of Falesa et The Pavilion dn the Links créent une atmosphère de tension presque insoutenable.Le lecteur retient son haleine.De même, dans Markheim, un conte qui fait songer à Edgar Allan Poe, l'imagination du lecteur est clouée à un cauchemar.The Strangé Case of Dr.Jekyll and Mr.Hyde, un chef-d'oeuvre du genre, est trop connu pour en parler ici.Cependant, parfois on peut reprocher à Stevenson un manque de fluidité, une espèce de rugosité désagréable.On dirait presque qu'il bafoue.Dans The Suicide Club, par exemple, il y a non seulement une note d'irréalité, mais aussi une absence d'équilibre que l\u2018imagination de l'auteur et les mystères où il nous entraîne ne peuvent faire oublier.À Lodging for the Night par contre, où nous voyons le pauvre Villon aux prises avec un Paris hivernal peu hospitalier, fait pressentir le conteur accompli.11 y a un humour bizarre dans The Sire de Malétroit's Door.Quant au Bottle Imp, il appar- flent surtout aux légendes avec motale.Malgré ses défauts, Le petit cocktail de l'oeuvre d'un des écrivains anglo-saxons les plus considérables ne décevra point le connaisseur.Et il est à souhaiter qu\u2019il le conduira à explorer d'autres oeuvres de son auteur, telles, naturellement, New Arabian Nights et The Merry Men.Espérons également la parution prochaine de recueils similaires des contes de Harte, Hemingway, Poe et d\u2019O'Henry.CLASH Les manuscrits non insérés sont conservés à la disposition des auteurs durant une période minimum de trois mois et peuvent être retirés à la rédaction du journal, le mercredi après-midi, entre deux et cing heures, ou sur rendez-vous.à votre service L\u2019IMPRIMERIE YA MASKA 2003 St-Hubert MONTRÉAL groupe ethnique s\u2019est plaint de ne pouvoir briller dans certains domaines, parce que d\u2019autres \u2014 plus renseignés, plus expérimentés, plus fortunés, mieux équipés \u2014 y régnaient en maîtres inattaquables.Admettons qu\u2019il puisse exister des positions inexpugnables.Raison de plus pour profiter des domaines à sa portée.A unc époque où notre pays jouit d'un prestige sans précédent, où tous sont prêts à lui faire confiance sans la moindre crainte; à une époque où l'Amérique latine littéralement lui tend les bras; une époque où l\u2019Amérique latine plus que jamais s'intéresse à notre province,.allons -nous demeurer indifférents, nous contenter de nous bercer mollement tandis que d'autres, plus entreprenants, plus clairvoyants, voyagent, se documentent, établissent des relations durables?L'Amérique latine?Mais, c'est trois fois la superficie du Canada; c'est dix fois la population canadienne.Les échanges commerciaux entre elle et nous, en 1947, s\u2019élevaient à environ 300 millions de dollars, dont 160 en exportations, 130 en importations.C'est un réservoir inépuisable de talents et de ressources: valeurs culturelles, valeurs commerciales.Il est vrai, les conditions sont un peu difficiles en ce moment, mais un jour, elles le seront moins; un jour, elles seront très faciles.Un jour, les échanges se chiffreront par un, deux milliards de dollars, peut-être plus.En L'AUTORITÉ, 14 NOVEMBRE 1953 Latins d'Amérique Af i En maintes occasions, notre ce temps-là, quelle sera la part de notre groupe ethnique?En attendant l'avènement de jours meilleurs \u2014 il en viendra sûrement \u2014 pourquoi ne pas profiter de ce qui est?Il existe pour nous, de culture latine; une mine qui vaut déjà plus que des milliards, mine faite de confiance, de cordialité, de compréhension, d\u2019amitié.Voilà une chance exceptionnelle.Une chance de négocier dans une atmosphère des plus agréables.C'est le temps de se faire des amis, placement de tout repos.Allons-nous demeurer indifférents?Allons-nous laisser à d'autres le temps de se renseigner mieux que nous?Allons-nous laisser à d'autres, qui souvent ont à surmonter des obstacles inexis- tanis pour nous, le privilège de conquérir tous les marchés?Alors, quand les beaux jours séront venus, notre groupe ethnique pourra encore se plaindre que d'autres \u2014 plus renseignés, plus expérimentés, plus fortunés.mieux équipés \u2014 occupant des positions inattaquables.L'histoire se répète inéluctablement.quand on néglige d'en diriger le cours.Qu'est-ce qui empêche nos hommes d'affaires de déléguer quelques compatriotes sérieux, compétents, avertis, pour découvrir sur place les immenses possibilités?pour aplanir les difficultés?pour préparer le terrain?pour étudier un produit donné?À souligner ici, que l\u2019Union des Latins d'Amérique n'entend pas prècher pour sa paroisse; notre association se réjouira de toute initiati- SHYLOCK A L'ECRAN avec Michel Simon et Andrée Debar Le public est toujours ourieux de voir un grand acteur incarner un personnage célèbre: cela peut suffire A, assurer le succès du \u201cMarchand de Venise\u201d dont Michel Simon fait une étonnante composition.Etonnante à plus d'un titre, car, est-ce l'humanité que l'illustre comédien apporte \u2018dans tous ses rôles même les plus inhumains, est-ce l\u2019effet de l'adaptation de Pierre Billon et Louis Ducreux, mais Shylock, l\u2019usurier, apparaît ici beaucoup plus sympathique ou du moins plus pitoyable qu'on était accous- tumé à le considérer, C'est presque une réhabilitation de ce Juif avare et cupide, certes, mais auquel les sentiments nobles ne sont pas étrangers: amour de sa fille, fierté de sa race qu\u2019il refuse d\u2019abjurer même pour avoir la vie sauve.foué par tous ceux qui lui en veulent d'avoir besoin de lui, il a accumulé tant de rancoe!irs que, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ve pouvant rapprocher le Canada cet l'Amérique latine; elle sera heureuse d'y collaborer de son mieux.: Pour conquérir le Nouveau- Monde, il a fallu des voyages, de la vision, de la hardiesse, des risques.Pour conquérir des marchés, les mêmes éléments sont essentiels.Amérique latine, pour nous, source intarissable de richesses matérielles, spirituelles et sentimentales,.trésor inexploité! Urgel MITCHELL, président, g L'Union des Latins \u201d d'Amérique.Cependant, ridiculisé, ba- lorsqu'il tient \u2014 ou croit tenir \u2014 sa vengeance, si abominable soît- elle, il se refuse à l\u2019abandonner.Certes ce \u201cMarchand de Venise\u201d, co-production franco italienne, n'ajoute rien à la gloire de Shakespeare, mais le metteur en scène, Pierre Billon, qui ne redoute pas de s'attaquer aux grands écrivains: Victor Hugo \u2014 revu par Jean Cocteau - (\u201cRuy Blas\u201d), Dostoïevsky (\u201cL'Homme au Chapeau Rond\"), Colette (\u201cChéri\u201d), a réalisé là un travail valable.En revanche ce qui la défigure parfois, c\u2019est l'interprétation.Aucun des acteurs n\u2019est en cayse, au contraire: à côté de l\u2019admirable Michel Simon, Andrée Debar est une ravissante Portia \u2014 dont la grâce ne manquera pas de rendre émouvant le personnage d'Eva Peron qu'elle doit incarner Prochainement à l'écran \u2014.C'est du principe même de la co-pro- duction qu'il s'agit et qui empêche ici les Français de juger les acteurs italiens, en l'occurence Massimo Serato (Antonio), Armand Francioli (Bassanio), Olga Solbelli (Bianca), comme elle doit empêcher les Italiens d\u2019apprécier Michel Simon et Andrée Debar.Les récents accords.fran- co-italiens spécifient que dorénavant tous les gros plans devront obligatoirement être tournés deux fois, une fois en français, une fois en italien, de façon à ce qu'à la synchronisation, le mouvement des lèvres ne démente pas lea sons.Souhaitons que çe pallistif permette de triompher d'une imperfection qui, à certains moments, paraît intolérable.SGT ALEXANDRE TREMBLAY - Tant que la tension internationale ne se sera pas relâchée, le Canada devra demeurer sur le qui-vive.Et pour être prêt à toute éventualité, notre pays doit renforcer son armée moderne.L'Armée conadienne offre des carrières vraiment intéressantes aux jeunes gens sérieux.Elle leur donnera une formation de chef, c'est-à-dire qu'elie leur inculquera le sens du devoir, l'esprit d'équipe, et les rendra aptes à prendre des décisions.Un jeune homme qui est déjà engagé dans cette voie, c'est le sergent Alexandre Tremblay, instructeur de parachutistes ou - Royal 22e Régiment.On voit sa photo ci-haut.Les parachutistes constituent une légion hardie et fière au soin de l\u2019Armée canadienne, Et le sergent Tremblay est heureux d'appartenir à cette légion.Son revenu se compare avantageusement, âge pour âge, à celui de tout autre citoyen qui, avec le même degré d'instruction ef les mêmes optitudes techniques, exerce un métier dans le civil, Mais ce militaire reçoit en outre \u2014 et gratuitement \u2014 la nourriture, FTI e , les soins Et il bénéficie d'un mois de congé payé par année.Pour une carrière de chef bien rémunérée etd au service de votre pays, enrôlez-vous dans l'Armée moderne du Canadaos JAGE QUATRE \u2014 L'AUTORITÉ, 14 NOVEMBRE 1953 L\u2019AUTORITÉ des Postes, Ottawa.Directeur: Gérard Gingras.Rédacteur en chef: Jean Vincent.Le plus vieil hebdomadaire de langue française de Montréal.Rédaction et administration: 2003 rue St-Hubert, Montréal, tél.: FRontenac 1127.Imprimé à St-Hyacinthe par l\u2018Imprimerie Yamaska.Autorisé comme envoi postal de gleuxième classe, Ministère Abonnement annuel: $4.00 payable d'avance par mandat-poste cu par chèque encaissable au pair à Montréal.Editoriaux La course au suicide Depuis que Moscou a érigé un soi-disant \"rideau de fer\u201d entre le monde libre et le \u201cparadis\u201d soviétique, la mode est à l'anticommunisme.Et la mode invitant inévitablement aux exagérations, on a amplifié la menace communiste au point d\u2018en faire un épouvantail dont savent se servir les plus audacieusement désinvoltes pour assouvir leurs ambitions et mousser leurs intérêts personnels.L'histoire d'un McCarthy, d\u2019un Pat Walsh, etc, nous en dit long sur ce point.C'est ainsi que les professionnels de la chasse aux sorcières ont si bien su brandir la menace du communisme qu'ils ont réussi à créer unn psychose de la peur qui fixe l'homme dans um» dangereuse passivité.L'individu a peur et n\u2019ose- plus protester.Sans s'en rendre compte bien souvent, il accepte toutes les capitulations, toutes les abdications.La crainte d'être taxé de communiste le force au silence, sans lequel sa sécurité pourrait être dangereusement compromise.La situation est telle qu\u2019elle risque de tourner à la tragédie.Car elle nous achemine rapidement vers la suppression de la liberté sans la- C'est l\u2018avertissement général du Canada, le t.h.Vincent Massey, vient de donner à tous ceux qui jusqu'ici ont pu se prêter au jeu dangereux de l\u2019anticommunisme à outrance, qui pousse l\u2018individu à se perdre dans le groupe ou l\u2018écrase de force.11 est grand temps que ceux-ci se rendent compte que les plus dangereux ennemis de la liberté, ce ne sont pas les communistes mais bien eux-mêmes, qui quelle la démocratie ne saurait exister.que le gouverneur- permettent que nos libertés nous soient enle- Comme l\u2019a vées une à une, sans jamais protester ni même permettre que les plus courageux élèvent la voix.si bien dit le représentant officiel de la Couronne au pays: \u201cLe non-conformisme est malvenu, l'originalité est interdite.Et l\u2018insécurité et la confusion réveillent en nous, à un degré dangereux, les instincts du troupeau.On écrase l\u2019individu de force ou on l'absorbe doucement dans la masse.\u201d Nous courons au suicide et ce n'est pas en devenant les complices silencieux des profession- nous éviterons nels de l'anticommunisme bruyant et faux que la tragédie qui menace tous et chacun de nous, tous et chacun des citoyens.PRESSE-ACTUALITÉ ie sénateur McCarthy croyait détenir le record des accusations fantastiques.C'était, semble-t-il, une illusion.Pour un temps, du moins, le sénateur est battu par son ami et collaborateur Herbert Brownell, le procureur général des Etats-Unis, qui, lui, vient carrément de traiter l\u2019ancien président Truman d'espion à la solde de l\u2019Union soviétique, de suppôt d'Alger Hiss et de protecteur d'Hargy Dexter White.Si Fon en croit M.Brownell, qui a prononcé à ce sujet un discours retentissant au congrès des \u201cexecutives\u201d (avec l'assentiment du président Eisenhower), le président \u201cconnaissait\u201d depuis deux mois (grâce à des rapports du F.B.1.) l\u2018appartenance communiste et la qualité d'espion d'Harry White au moment où il le nomma directeur du Fonds monétaire.M.White, qui a donné sa démission en 47, fut convoqué peu après devant une commission sénatoriale d'enquête où il démentit tout agissement anti-national.Il se svi- cida né ins quelq jours plus tard, après avoir affirmé sa détermination à défendre sa liberté avec son sang.L'affaire White pose naturellement une énigme de première grandeur.Il n\u2019est pas douteuxx que M.White a affiché des sympathies de gauche; il est également clair ETUDIANTS Créez-vous un revenu supplémentaire en vendant des abonnements à l'Autorité.Commission payée: 50 pour cent FONDEE EN 1695 wes AU CANADA Ee qu\u2018Harry Truman ne l\u2018ignorait pas et qu'à un moment donné il a invité son subalterne à démissionner.Quel rôle a joué White au Fonds monétaire et quels possibles renseignements a-t-il fourni aux Soviets, personne, sans doute, n'en saura jamais rien.Il est intéressant tout de même de noter que les bilans du Fonds monétaire sont publiés régulière ment et accessibles à quiconque a le courage de les découvrir, perdus dans les colonnes du \u201cN.Y.Times\u201d, par exemple.M.Truman, de son côté, a peut-être failli à sa tâche de chef d'état en plus d\u2018un point mais peut-on sérieusement l\u2018accuser d'avoir hébergé à la Maison blanche un espion soviétique?A côté de l'affaire White, dont M.Brownell a l\u2018intention, dit-il, de dévoiler tous les dessous, on note un recul du parti républicain dans le New Jersey et dans l\u2018état de New York; on note que, pour la première fois depuis novembre 52, l'administration fia ai te] n e et p q Dulles - Eisenhower - Wilson et Brownell enregistre une défaite officielle.Le président Eisenhower n\u2019admire peut-être pas McCarthy mais, en cas de crise, nous voyons qu\u2019il est disposé à en accepter les méthodes.Car, enfin, il est clair que le président Truman, l\u2019homme de la bombe atomique, de l\u2018intervention en Corée, de la fabrication des bombes à hydr etc\u2026, n\u2019est pas et n'a jamais été communiste.Ce crime de lèse-pa- trie, cette monstrueuse épithète, ce n'est pas bien sûr à l'ancien marchand de cravates Harry Truman que le porte-parole républicain Herbert Brownell la décoche, mais au parti démocrate dont les forces regroupées menacent dangereusement le scrutin populaire de 1954.Lancer des accusations aussi graves et aussi manifestement tendancieuses ne saurait en aucun cas être considéré comme un geste de défense de la démocratie, surtout pas si ce geste est posé par le secrétaire d'état à la Justice de la \u201cgrande patrie des démocraties\u201d.Guy Normandin Nominations par la Brasserie Brading Limitée R.A.Cauley Roland Ouellette Monsieur C.A.Snowdon, président, annonce la nomination de Monsieur Guy Normandin comme des ventes pour Montri rant de la Brasserie Brading Limitée et .Les nominations de Monsieur R.Àrant auley comme gérant de la publicité de la Brasserie Brading Limitée pour la province de Québec, et de Monsieur Roland Ouellette comme assistant gérant des ventes pour Montréal, sont aussi annoncées.6 L'AUTORITE, Chambre 524, Edifice Canada Cement, Montréal (2e).Messieurs, durant un an (six mois).Abonnement d'un an $4.Nom Adresse Ci-inclus chèque de a Bulletin d\u2019abonnement Veuillez nous faire le service de votre journal (Biffez la mention inutile).cet effet.Abonnement de six mois $2.50.N.B.\u2014 Prière d'ajouter .15 cents si le chèque est tiré sur une banque en dehors de Montréalte La boîte aux lettres Au sujet de Simone Flibotte Montréal.M.le Directeur du \u201cHaut-Parieur\u201d, Montréal.M.le Directeur, Je relève, dans le No du \u201cHaut-Parleur\u201d du samedi ler Août 1953, un article important sur Simone Flibotte, Soprano.Il est intitulé \u201cUNE CANADIENNE AU COURONNEMENT\", et signé André Asselin.Il est donc nécessaire que je fasse ici une mise au point qui ne laissera sans doute pas que de vous intéresser ef de vous surprendre.Je suis fils de maîtres réputés père et mère, dont l'Ecole a formé les plus grands artistes, à commencer par Emma Calvé, J'enseigne depuis plus de 40 ans, membre de l'Union Professionnelle des Maîtres du Chant Français, et ma connaissance approfondie des voix, de l'Interprétation et du Théâtre m'a valu une réputation qui, je crois, fait autorité.C'est à ce titre que je vous prierai de vouloir bien passer ces lignes en LETTRE OUVERTE, à la même place que l'article dont s'agit, ainsi que la photographie, dédicacée \u201cA MON CHER PROFESSEUR\", de Simone Flibotte, en date du 24 Décembre 1943 .Simone Flibotte a commencé à mes cours gratuits du soir en 1940.(Conservatoire-Populai- re, et Choeur-de-France.) Elle n'avait pas 17 ans; elle était Mezzo.Je m'intéressai à elle, et ne tardai pas à la faire chanter en soliste à mes concerts.Après quelque temps de cours, tout en restant à CHOBUR-DE-FRANCE, elle prit des leçons particulières avec moi.En 1942, sur mon insistance auprès de Phil Lalonde, elle passa une audition à CKAC, dans la \u201cPrière d'Elsa\u2019\u2019, (ler acte de Lohengrin) que je lui accompagnai moi-même au piano.On consentit à lui faire chanter un morceau parmi d'autres artistes, au cours d'une émission.Elle intéressa, et on lui confia une série d'émissions Son succès lui valut une autre série.J'étais toujours dans la \u201ccabine\u201d je \"la'\u201c suivais, pour relever les oublis d'articulation ou les fautes de style.Puis elle y remporta une bourse de 500 doliars.Je la prépare alors pour les \u201cSINGING STARS OF TO MORROW\", Cette lère fois, elle n'arrive que 3ème; mais elle intéresse, et le jury reste dans I'indécision.J'ai la certitude que la fois prochaine elle remportera la victoire.Elle continue son travail avec moi, jusqu\u2019en Mai 1944, chantant à tous les, concerts de Choeur-de-France, dont je tiens tous les documents et les programmes à votre disposition.Au mois d'Août de cette même année, je la rencontre et m'étonne de n\u2019avoir plus de ses nouvelles.Elle m'apprend que, devant chanter à l'OPERA-GUILD, il lui faut apprendre et répéter son rôle chez .une autre personne.En l'occurence, REPETI- TEUR ne veut par dire PROFESSEUR .(les lauriers sont faciles!!!) Flibotte fût donc avec moi en 40-41-42-48-44, (J'ai sous les yeux une liste de 62 pièces, dont 17 d'Opéra, écrite de sa main .) Elle travailla chez moi sa respiration, son émission, son articulation, (qui était défectueuse et était devenue très belle,) la prononciation, la phonétique, l'ACCENTUATION, l'intelligence, le style, le répertoire, etc .! (Aujourd'hui, mon nom n\u2019est même pas mentionné!) Ele avait alors TOUT, le \u201cmétier\u201d devant lui donner l'AUTORITE et le BRILLANT.Une soirée-récital est organisée par moi et Je Comité de Choeur-de-France au théâtre de l'Ermitage le 25 Novembre 1943, spécialement pour faire mieux connaître Simone Flibotte, et mettre en valeur son jeune talent.Je me câbre donc aujour- d'hui contre certaines publicités douteuses, et je revendique \u2018\u201cdur- comme-fer\u201d la paternité de l'expérience vocale acquise par mon élève Simone Flibotte, de 1940 à Mai 1944.Je compte fermement sur votre amabilité et votre intégrité, Monsieur le Directeur, et je vous prie d'agréer ici, avec mes remerciements, l'expression de mes sentiments distingués.José Delaquerrière, O.LP.1251, St-Mare, FI.5673.A bas les vire-capots 6672, rue Iberville, ap.3 Montréal, le 2 octobre 1953.le Directeur L'AUTORITE - 2003, St-Hubert LE Montréal.Monsieur le directeur, Je crois que c'est M.Gilles Marcotte qui, dans la page Vie des lettres, Devoir, samedi, 10 octobre, lance des roches dans la cour de M.Arthur St-Pierre au sujet de la grande quantité de livres qu'il a publiés et surtout au sujet d'un livre publié en 1909 \u2014 l'Avenir du Canada français \u2014 que je voudrais bien avoir \u2014 où il prônait d'Etat québécois, auquel il ne croirait plus depuis déjà longtemps.Je crois ce garochage de roches est d'une maladresse consommée.M.St-Pierre doit certainement avoir une bibliothèque.Dans celle- ci doit y figurer la collection de la Revue l'Action française (1910- 1922), Et cette revue, en 1922, a fait une enquéte sur notre avenir politique, notre avenir à nous Canadiens-français; celle-ci concluait fort heureusement et justement, à tous les points de vue historique, politique, voir philosophique, à la création d'un Etat québécois souverain, en dehors de la Confédération.Et rent réunis en volume sous le titre \u2018Notre Avenir politique\u2019, avec dessin du Cap Diamant, surmonté d'un drapeau fleurdelisé.Et je crois encore que ses conclusions sont fort vrais et fort a point et je considère que toutes les luttes qu'on dit faire pour \u2018nos droits\u201d, ne visant pas à cet Etat québécois, sont de naiseries simples.Et si nous nommions les collaborateurs a cette fameuse enquête: I'abbé Lionel Groulx, Louis Durand; l'abbé Eugène Robert; Anatole Vanier; Emile Bruchési; J.-M.Rodrigue Villeneuve (cardinal); GEORGES PELLETIER (DEVOIR); Joseph Bruchard; Ceslas Forest: Antonio Perreault; abbé Philippe Perrier.Et M.5t-Pierre doit aussi savoir, bien mieux que moi, que quatre au moins des collaborateurs à cette enquête ont dénoncé le \u2018\u2019séparatisme\u2019\u2019 et la \u201cfolie\u201d de l'Etat québécois, et cela sans dire à leur auditoire, à leurs lecteurs, qu'ils avaient été séparatistes farouches et sérieux, qu'ils avaient écrit et prêché sur l'épouvantable doctrine; qu'ils avaient ainsi en 1922, induit en erreur une couple de générations de Canadiens-francais (dont je suis une victime impénitente).les reniments dans les journauf sont: GEORGES PELLETIER (ancien directeur du DEVOIR); le Cardinal Villeneuve; Louis Durand et Antonio Perreault.M.Marcotte peut donc voir facilement où peuvent tomber les roches qu\u2019il garo- che si enfantinement.Quant à moi, malgré tous ces la- cheurs de la vérité historique et politique que cette enquête de 1922 donne pour notre salut terrestre comme nation, je reste et demeurerai tétument séparatiste.Mais je me demande toujours quand faut- il croire ceux qui, en dehors des partis bleu et rouge, prétendent nous guider?Entre trente et quarante ans, ils écrivent aur notre avenir politique des choses que ni le temps ni les événements n'infirment ni ne démentent et qui sont marquées de la plus grande sagesse historique et politique, ou, tout simplement humaine.Dépassés la cinquantaine il les renient, les dénoncent ainsi que ceux qui les ont crus, sans vergogne et sans confesser leur erreur et sans demander grand pardon à ceux qu'ils auraient ainsi politiquement égarés.Oui et oui, je me demande et voudrais bien savoir à quel âge ils ont l'âge de raison; à quel âge ils tombent en enfance! Seraient-ils comme les femmes?auraient-ils leur retour d'âge.Allons, M.St-Pierre, vous n'êtes pas seul \u2014 vous êtes en bonne compagnie.M.Marcotte ignore ou feint d'ignorer l'histoire politique (et combien triste elle est) de chez-nous.Vous êtes de la grande famille de vire-capots qui s\u2019est formée dès le lendemain de ln conquête de 1760 (et c'est toujours ainsi chez les peuples conquis), aur notre malheureuse et chère terre québécoise.Entretemps, je vous présente, monsieur le directeur, avec mes remerciements de votre hospitalité, mes salutations empressées.Eudore BOULANGER * * * Sur une caricature Montréal, le 2 novembre 1953.M.Gérard Gingras, Directeur, Journal L\u2019Autorité-Haut-Parleur, 2003, rue Saint-Hubert, Montréal.Cher monsieur, Permettez-moi de vous dire mon opinion au sujet d'une caricature publiée dans le numéro du 31 octobre (page 1).Ce dessin \u2014 très mal fait d\u2019ailleurs \u2014-attaque un homme qui a consacré sa vie & l'étude et à la recherche.Un journal qui se pique de culture me semble trés mal inspiré lorsqu\u2019il prend comme cible de ses mauvaises plaisanteries un éeri- vain, un historien et un orateur qui a servi utilement et honnèête- ment ses compatriotes.ces articles fu- - Et ces vire-capots dont j'ai Ju Vive Le frovsse! s Ah! cette bonne vieille Angleterre, dernier refuge du bon sens dans un monde de plus en plus craqué! Vous avez entendu parler de ce soldat anglais qui, durant une bataille coréenne, eut trop peur pour se battre et se tapit au fond de sa tranchée.A sa libération par les communistes, l\u2019armée lui a fait un procès et l\u2019a \u201cdés-honorablement\u201d licencié.À son arrivée chez lui, parents, amis et concitoyens lui ont, en revanche, fait\\un triomphe.\u201cCar, ont-ils dit, tout le monde a peur.\u201d C'est I'hé- roisme qui est anormal.Ce qu\u2019oublient trop souvent les généraux de PC et les colonels de salon.Lisant cette histoire, un Montréalais qui a des lettres nous rappelait la jolie phrase sèche de Paul Léautaud: \u2014 La première patrie, quand on est ici-bas, c'est la vie.Les grands maux du p lit écran A la TV montréalaise, soit dit en passant (et il faut bien le dire, ce sont nos sous qu'on y dépense), ça ne va pas fort.Dégoûtés sans doute par leurs propres émissions, des emplo- yés-clés fichent le camp.L'un derrière l'autre, les commanditaires retirent leur commandite.Les plus frappés sont ces programmes qu\u2019 \u201coriginaux\u201d l\u2019on ,nomme.l'adjectif n\u2019est pris en l'occurrence que dans le sens d'inédit, de nouveau.Car pour ce qui est de l\u2018originalité .Toujours est-il que les \"originaux\u201c de la TV ont été jusqu'ici des textes à ne publier que dans un manuel de \u201cComment on n'écrit pas.\u201c Tandis que, par contre, on nous a présenté sur l'écran bon nombre.d'excellentes adaptations de grandes oeuvres classiques et modernes.Ce que voyant, de grogner G., honnête écrivain (à qui, naturellement, la TV ne s'adresse jamais): « Pas un seul rossigngl, mais des perroquets en masse! En famille Oui, il y a des Montréalais qui ont des lettres.Mais à Radio- Canada, section télévision, on ne s'en est pas encore aperçu.À Le chanoine Groulx n\u2019a jamais recherché les honneurs et les succès personnels.S'il s'était montré plus souple, s'il avait pratiqué, comme plusieurs de ses contemporains, l'art des compro- mis-démissions, il serait certainement plus populaire et plus prospère.Il a préféré demeurer fidèle À ses convictions personnelles.En certains milieux, on ne lui pardonnera jamais son courage intellectuel.Personne n\u2019est obligé d'admettre toutes les conclusions de cet historien éminent.Celui-ci, d'ailleurs, n\u2019a jamais cherché à imposer son point de vue.En véritable savant, il a toujours respecté l'indépendance et la liberté des autres chercheurs, Il demeure l\u2019une des grandes figures de sa génération.Ils ne sont pas nombreux, au Canada français, les intellectuels qui ont fait oeuvre originale.Le chanoine Groulx appartient à cette petite minorité.Pourquoi n\u2019aurait-il pas droit au respect de tous ses compatriotes ?(.J'annule mon abonnement .) Je demeure, Votre tout dévoué, MICHEL BRUNET.3056 Lacombe, Montréal, 28.Mais ne le répétez pas une émission (adaptée des Américains) qui.s'appelle \u201cConférence de Presse\u201d, il s'agissait la semaine dernière d'interviouer Maurice Bedel.Face au gracieux \u2018et pénétrant écrivain français, on a fait asseoir quatre journalistes: Pierre Tisseyre (éditeur), Gérard Viot (ex-reporter), André Roche (échotier) et Henri Mhun (éconé- miste).Quatre messieurs qui n\u2019ont en commun que cette sey- le qualité: ils sont français.Re ger Duhamel, Gilles Marcotte; Michel Roy, Jean-Pierre Houlé \u2014 qui c'est ça?.; Dans les couloirs, après .l\u2018émission, M.Bedel s\u2019en allait murmurant d'un ton ineffable, mi- ravi, mi-railleur: x \u2014 Pourquoi voyager?Ces stu: dios canadiens, mais c'est un\u2019 petit Paris!.LUCIE FERE - \u2014\u2014 il Bombes atomiques.(suite de la page 8) tain que l'amateurisme politique qui règne actuellement à Wash: ington, n\u2019a pas manqué d'ébranler certaines\u2019 convictions.républicaines.or Le spectre de la défaite n\u2019a, cependant, rien de bien effrayant pour les millionnaires du cabinet Eisenhower.Comme il n'y a pas de prison Loubianka à Washington, ils rêvent sans doute du moment où, après avoir arrété.la vague socialisante provoquée par Roosevelt et repoussé victorieusement offensive de paix soviétique, ils pourront enfin retourner À leurs affaires.: Noël PERUSSE \" La pendaison.| x (suite de la page, 8).- 4 ce sont les fameux \u201chan.\u201d ai marquent chaque ouverture de jh trappe.Vers minuit moins le quazt au Canada \u2018(les exécutions ont lien à l'aube en Europe et vers 10 heu res du soir aux Etats-Unis), le di recteur de la prison accompagi du gardien chef et de l'aumônie} viennent chercher le \u2018\u201cpauvre ami\u201d Si le condamné le désire, il enteñd la messe; on lui offre un verre d'alcool, qu'il boit dans la majorité des cas, le bourreau s'approche avec son aide et tout le monde passe sur le balcon tandis que Je prêtre récite la prière des agont sants.Le bourreau en second, atté- che les mains du prisonnier avec une cordelette et lui passe aur de tête un masque.Les témoins se reculent et, avant d'appuyer sur le bouton, le bourreau murmure \u201ca travers la cagoule du pendu: \"Ale lons, ça ne vous fera pas mal.\u201d 3 t CHANGEMENT D'ADRESSËS Nos bureaux sont déménagès\" au numéro .2003, rue St-Hubert, 3 Téléphone FRontenac 1128 \u201cVieiix240,50,60?\" = Quelle erreur! 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Quant à Solon, on l'a épargné: ce n\u2019est pas une marque de respect, c\u2019est sans doute que l'élève a préféré sauter pages.Vraiment les écoliers ont un talent fou pour pénétrer dans l'intimité des bronzes de l'Antiquité, ou pour l'inventer et la travestir.Têtes de pipes manuel Dans le manuel quelques réunies dans un comme pour un jeu de massacre forain.Est-ce parce que l'Histoire Assyrienne, Grecque et Romaine ne paraît pas assez vivante en dépit des bons soins de Ch.Aimond Du manuel lui-même peu de choses à dire Faut-il parler des procédés techniques utilisés?C'est vrai qu'ils paraissent satisfaire aux exigences qu'on attache généralement au \u2018bon manuel\u201d.Celles-ci sont de deux ordres: faciliter l\u2019étude, permettre une consultation aisée \u2018ét rapide lorsque Ta compréhension.ou la mémoire fait défaut.Ce qui suppose une grande clarté visuelle, une répartition précise des matières par chapitres, sections, paragraphes, alinéas et sous- alinéas, illustration constante par l'image et par la lecture de récits et chroniques: l'étude du texte proprement scolaire s'en trouve ainsi concrétisée.J] n\u2019est pas deuteux.que ces procédés surtout mémotechniques donnent au nuel la vertu d'aller au-devant de l'élève.C'est un bon instrument.Est-ce extraordinaire?Le moins qu'on puisse demander à un manuel c'est d'être fait pour l'étude! une ma- Les manuels scolaires remplissent malheureusement plus ou moins cette condition élémentaire.Il n\u2019y a pas liqu de se féliciter quand elle est ici mieux remplie que là; il y a tout à regretter quand là elle l'est mains bien qu'ici.I! est plus important de constater que la technique de Ch.Aimond intéresse surtout les procédés de mémorisation.C'est dommage.Tout est fait en vue de donner a.l'éléve un bon .tableau pour la préparation aux examens.Pourvu qu'il régpecte ce tableau, i sera bien coté et passera pour un élève appliqué.S'il le respecte bien ou oil le gon, il aura peut-être le mérite d'en signifier plus long sur le développement de sa oh ne\u2019lui en tiendra aucun compte.Le système de pointe et de rangs interviendra, l'élève sera peut-être dizième sur vingt.On le décourage.Alors, .n'est-ce pas, mieux vaut tenir au tableau moins réinvente à sa fa- personnalité, mais classé s'en 18 oct.\u2014 Ce n\u2019est pas qu\u2019ici que .ge.posent les problèmes du bilinguisme.Un lecteur du Times londonienñ est très malheureux de constater que dans les restaurants anglais, il se trouve sur les menus beaucoup d'expressions françaises qu'il ne peut comprendre; il n\u2019ajoute pas qu'il craint de s\u2019empoisonner à l\u2019aveugiette, mais t'est tout comme .C'est bien dommage que la gastronomie soit une science française! I] est possible de tirer de ce petit fait sans conségirence une leçon de portée plus générale, telle celle-ci, dégagée par Jacques de Lacretelle: \u201cUn peuple impose son vocabulaire \u2018dans le domaine où il excelle.Formez une élite dans n'importe quislle branche et elle contribuera au: rayonnement de la nation.Ainsi les Anglais, qui ont créé et répandu le sport, ont donné au monde les mots avec la règle du jeu.I! serait' puéril de vouloir franciser les termes usités pour I'hippisme, la boxe ou le football.Quelques puristes chauvins l'ont essayé, et ils ont eu tort.Sauf des cas exceptionnels fondés sur l'étymologie, c\u2019est une erreur et un manque de courtoisie.On risque de tomber dans la confusion et on dépossède l'inventeur\u201d.Ce qui est yrdi en France l'est au moins également dans notre pays.Que d'énergie gaspillée en pure perte à pourchasser des intrus inoffolsifs ot & leur substituer! des officiel.Personnellement, je ne m'y connais pas tellement bien en Histoire de l'Antiquité pour oser faire une critique du contenu \u2014 non plus des méthodes \u2014 du manuel.Je tiens pour certains tous les faits qui y sont pas mieux les raisons Je ne demande \"endosser toutes relatés.que qui leur sont données, n'ayant pas \u2018\u2019a priori\u201d à leur en opposer d'autres.matière que pour une semaine, j'é- Par rapport à la tudie comme un élève dg douze ans, je suis a l'extérieur en toute autre occasion.Il ne reste que le bon bon me dit certaines raisons ne sont pas sonnées.Croit-on possible, il est indiqué, que même dans l'Antiquité des guerres aient pu être sens.Et le sens que rai- comme causées par l'ambition d\u2019un seul, si puissant fût-il?C'est la question de peut peu- savoir si un seul individu orienter l'Histoire, ou si le vent les forces dont il dépend ou émane, et si d'ailleurs la volonté est ici déterminante.Les événements semblent bien souvent expliqués dans le manuel par des raisons tenant au caractère des principaux L'un est timide, le troisième protagonistes.l'autre est une brute, est rusé.Qui des trois va gagner?C'est un peu cela en somme.Mais je me tais si le procédé vise seulement à frapper l'imagination des élèves.Le vrai problème est ailleurs.On étudie l'Histoire de l'Antiquité dans la première année du Collège Cette même année, on Latin.Est-ce une coincidence?Certainement non.C\u2019est tout début des puis du Grec, aux élèves des Classiquese forme aux éléments du précisément au études du Latin, qu'on veut donner connaissances sur dans lesquels se sont développées la lan- les milieux historiques gue latine et la langue grecque.S'il ' y a coincidence, celle-ci est impeccablement logiqué.Mais, j'en ai peur, il s'agit peut-être d\u2019une logique de professeurs \u2014 ou d'adultes.Il serait évidemment irrationnel d'étudier le latin et le grec sans avoir un aperçu de l'Histoire de Rome et de l'Histoire d'Athènes.N'oublions pas cependant que nous avons à faire à des enfants de douze ans.Leur esprit est-il en mesure d'assimiler ardue?Peut-elle leur être de quelque utilité?Et si l'on adapte l\u2019Histoire à une matière forcément un cerveau de douze ans, ne risque-t-on pas de prendre des moyens que déconseille une étude sérieuse?Si on l'Histoire comme un roman, mieux vaut sup- raconte primer l'intermédiaire historique et faire lire un vrai roman.Il y a de très bons romana: ils feraient peut- être beaucoup plus pour éduquer nos jeunes écoliers.Qu'on ne vienne pas parler de la culture générale indispensable: cette culture-là, on a tôt fait de l'oublier.Vers 18- 19 ans, tout est à refaire; on n'a tout derrière soi.Au reste, si l'on .a raison de vou inculquer générale, le moyen le plus efficace est peut-étre de donner a des enfants ce que leur état de développement leur permet d'assimiler et d'aimer; rien devant soi, loir une culture l'appétit d'apprendre en sera favorisé.On répondra que tout ceci met en question seulement les riétho- des, non le principe, de l'enssigne- l'Antiquité.Tant mieux s'il est possible par l'Histoire Romaine de développer les facultés de réflexion chez l'enfant de douze ans.En tout cas prenons pour acquis que l'étude de l'Antiquité conditionne l'étude du Latin.+ Si, a douze ans et dans les limites actuelles des éthod od\u2019 ment, l'étude de l'Antiquité appa- rait sans nécessité, est-ce que celle du Latin doit subir le même sort?ment sur Ceci fera l'objet d'un prochain article.Michel van SCHENDEL ÉCHEC DE L\u2019ONU (au théâtre) Quelles que soient les chances de l'O.N.U.dans le monde, elle n'en a guère, pour l'instant, du côté de Broadway: la première pièce américaine qui y ait choisi son sujet vient de s'écrouler au cours des représentations d\u2019essai de Philadelphie, sans que les auteurs (ils sont deux, MM.Walter Hart et Richard Maibaum) aient eu la satisfaction de présenter leurs personnages à leurs modèles, même pour un seul soir, à Manhattan.La pièce s'appelait \u201cLa Question Paradis\u201d, et elle tournait autour d\u2019un conflit qui met aux prises deux pays, aux Nations Unies, au sujet de la possession das \u201cIles Paradis\u201d.On peut se demander pourquoi, alors que l'un de ces pays, la \u2018\u2019Trans-Arabie\u201d.est aussi imaginaire que les îles en question, l\u2019autre se trouve être la France.Mais ce n\u2019est méchant pour personne, puisqu'on s'aperçoit finalement qu\u2019en réalité, ces les, aucune des deux parties n\u2019en veut.Auparavant.d'ailleurs, le professeur de province que la délégation américaine a désigné comme son expert a des difficultés, non seulement avec le délégué soviétique, mais aussi avec le français et le \u201ctrans-arabien\u201d.Beaucoup de ces difficultés concernent sa fille, et il faut voir une épreuve d'originalité de la part des -auteurs dans le fait que le séducteur est le cheikh Abdullah Ibn Rashid, et non M.Bruneval.Tout cela, de l'opinion apparemment sans réplique des spectateurs de Philadelphie, aboutit surtout à faire beaucoup de bruit pour pas grand-chose.Une constatation qui, sans doute, ne pa- raitrait pas tellement déplacée dans les bâtiments de l'O.N, U., mais qui ne semblait pas devoir être considérée comme d'un heureux augure pour un théâtre de Broadway.L.S.\u2018es Gouverneurs de la live Antituberculeuse de Montréal ont lancé un appel à la générosité publique diman- dernier.Avant que de commenter l'ampleur de l'oeuvre accomplie par cette institution et de souligner l'étonnante efficacité de ses opérations, il est intéressant de noter l'aspect très particulier du problème social de la santé que l'initiative de son groupement fait ressortir.Il n'y a pas encore cent ans que la santé des citoyens, du monde occidental, eat devenue une préoccupation de groupe et que les gouvernants se sont souciés d'en organiser la protection.Les organismes d'hygiène publique sont de fondation trèa récente, et c'est d'autant plus étrange que l\u2019on a toujours clamé l'excellence de la santé parmi tous les bien naturels de l'homme.On apportait un soin jaloux à l'organisation de son armée, de sa police, de ses finances, de ses jeux et spectacles.Mais la santé est tée jusqu'à nos temps récents affaire personnelle.On a bien vu un ostracisme systématique frapper les lépreux: mais on ne saurait comparer ce rejet de l'indésirable à un véritable souci de médecine préventive.En dehors de certains cas isolés analogues a celui-ci, la santé des hu- maina était laissée en soins aux médecins qui ont pris pendant longtemps figures de sorciers et un peu plus tard de charlatans.En somme on avait recours à des guérisseurs lorsque l\u2019on se sentait très mal ou que l'on était blessé gravement.che soir res- C'est une caractéristique de notre siècle, tout à son honneur, d'avoir replacé la santé publique à son échelle normale dans l\u2019économie générale des valeurs sociales, Des organismes compliqués cupent maintenant non seulement d'offrir aux hommes les meilleurs moyens de remédier à leur santé endommagée, mais également de prévenir la maladie qui est toujours là menaçante.Les hôpitaux dont la première ébauche fut esquissée par de grands apôtres de la misère sont devenus des organisations auxquelles la science ne refuse rien de ses diverses possibilités.s'oc- Des services gouvernementaux et municipaux de la eanté se sont constitués, groupant des officiers dont le talent est consacré presque uni- au sain portement des humeurs de leurs concitoyens.En somme le problème de la santé est devenuçen notre siècle un problème d'administration publique.ll était tout naturel, que les hommes qui font tant d'efforts pour satisfaire à leurs besoins premiers et s'organizent même pour assouvir leur appétit de besoins tout à -fait seco , en acrivent on- fin à s'occuper de ce bien radicalement premier.Ce n'est qu'une manifestation de l'instinct de préservation chez des civilisés.Ayant acquis beaucoup de biens factices, accumulé beaucoup de richesses constituées de rain d'homme, les sociétés ont cru bon enfin de protéger ce bien sans lequel les autres affichent leur caractère d'inanité temporelle.Mais l'une des manifestations les plus encourageantes à ce point de vue, eat celle d'initiative toute privée qui a poussé des philantropea a former des associations uniquement consacrées au bien-être physique de leurs concitoyens.ll va sana dire, que l'équilibre moral en est du coup avantagé.Parmi les fléaux connus qui ravagent l'humanité, il en est un qui de toute évidence constitue l\u2019un des plus grands dangers de par le fait même de son pouvoir dissémina- teur: c'est la Tuberculose.Si, en effet, lcs maladies du coeur et des vaisseaux sanguins ou encore le cancer, sont responsables du plus grand nombre de décès dans notre monde occidental, il n'en reste pas moins que ces sources de mortalité sont classées comme non La Ligue antituberculeuse .PAGE CINQ L'aspect social de la santé publique contagieuses, La fameuse Peste Blanche, est, au contraire, chose plus dangereuse parce que le bacille de Koch est très résistant et transmissible.H suffit de considérer les déclarations du Docteur Viswanathan, doyen de la Faculté de Médecine de l'Université de la Nouvelle-Delhi, en visite chez-nous récemment, pour comprendre l'effroyable danger que comporterait une attitude insouciante vi vis de la Tuberculose.L'éminent visiteur nous confiait en effet, que dans son pays.500,000 personnes meurent chaque année de la Tuberculose, quant aux personnes qui en sont affectées, le Docteur Viswanathan énonce avec regret le chiffre de 2,500,000.Sans doute la population des Indes se chiffre par 440,000,000, mais 500- 000 sujets ne constituent-ils pas un impôt fantastique à payer seule Peste Blanche.Nous comprenons très bien l'attitude énergique adoptée par les Gouverneurs de la Ligue Antituberculeuse de Montréal dans leur lutte contre le fléau à la les services d'un radiologue dont le rôle cst de déceler toutes les mala- dans la métropole et les environs.J'ai parlé au début d'étonnante efficacité.Il y a lieu en effet, devant les chiffres qui nous sont donnés de nous étonner: en dix années de travail cette institution vouée au dépistage de da Tuberculose a procédé à près de 2,000,- 000 d'examens radiographiques pulmonaires.Elle en est rendue, grâce à la répétition de ses examens dans certaines industries, à ne trouver, parmi des milliers d'employés, aucun cas de Tuberculose caractérisée.On conçoit, dès lors, ce que son travail comporte d'opportun.Le fait que Ja mortalité tuberculeuse dans la région métropolitaine ait vu son taux s'abaisser considérablement au cours de ces der- niéres années, nous en convainct davantage.Dans leur désir de pousser jusqu'à pleine efficacité la méthode de radiographies de dépistage, les Gouverneurs ont attaché a la Ligue dies thoraciques susceptibles d'être révélées à la lecture des pellicules.Le Directeur Médical de cette ina- titution nous apprend que sur 207,- 812 examens radiographiques au cours des huit premiers mois de l\u2019année courante, 846 cas d'affections cardiaques ont été dépistés comparativement à 548 cas de tuberculose plus ou moins avancées.ll n\u2019est pas à mettre en doute que le caractère d'initiative privée de la Ligue Antituberculeuse de Montréal a emporté l'adhésion des industriels et employeurs de divet- ses catégories qui lui ont ouvert les portes de leurs établissements et lui ont apporté l'appui de leurs finances.On ne saurait trop encourager les citoyens de la Métropole «et ceux de la région avoisinante, ,à contribuer généreusement au maintien d'une institution qui trouve si bien sa place dans le cadre de l\u2019organisation sociale de la santé.P.DUMONT-FRENETTE De quoi réjouir jeunes ef vieux! Le Père Noël à quitté le Pôle Nord pour venir s'établir dans les Laurentides Les journalistes ont pu enfin interviewer le Père Noël\u2018 Car il existe, le Père Noël.Méme que depuis dimanche dernier, il est devenu un citoyen de la province de Québec.Pour vous en convaincre, il vous suffit de vous rendre à Val David, sur la route du nord.Au pied d'une petite colline, à l'entrée de la route qui mène à Val Morin \u2014 un peu avant celle conduisant à Val David \u2014 vous découvrirez un groupe de petites maisonnetttes, aux couleurs vives et rieuses, que domine une minuscule chapelle dédiée à St-Nicho- las, patron des écoliers.C\u2019est le village féerique du Père Noël.Le sympathique grand-père à la grande barbe blanche et au costume d'un rougé très vif a pris possession de son nouveau domaine dans l'après-midi du premier \u2018novembre: Il est venu du grand nord en hélicoptère, et c'est à sa descente de cette mécanique moderne, beaucoup plus rapide que les rennes du bon vieux temps, que les journalistes ont pu obtenir leur première \u2018interview avec le Père Noël.Ce ne fut pas facile, car les représentants de la presse n\u2019étaient pas les seuls, ce jour-là, à vouloir être les premiers À s'entretenir avec ce légendaire personnage si sympathique.Près de 7,000 enfants et adultes avaient envahi le village pour l'arrivée de cet illustre papa, et ce ne fut qu'après avoir promis à tous de les recevoir un à un dans sa nouvelle demeure que le Père Noël à pu obtenir quelques instants de repos .qu'il a consacrés aux journalistes! Et c\u2019est là, dans le calme de sa nouvelle demeure, si confortable et si gaie, que le bon vieux nous à expliqué (car tous les journalistes étaient présents) pourquoi il avait décidé d'abandonner le Pôle Nord pour venir vivre dans les Laurentides.Croyez-le ou non, c\u2019est encore une histoire de politique internationale.Vraiment, le 20e siè- La maison du Père Noël dans son nouveau domaine à Val Davidcle ne permet plus à personne de vivre en paix! Toujours est-il que le Père Noël nous a appris que son domaine du grand nord était dangereusement situé près de la frontière soviétique.Non pas qu'il ait eu peur des communistes.Il a le coeur large, le Père Noël, et son amour embrasse tous les petits enfants, qu\u2019ils soient rouges, noirs ou .blancs.Seulement, la menace communiste existe.Et les démocraties, qui n\u2019entendent pas s\u2019en laisser imposer par les Soviets, ont créé un vaste système de défense qui s'étend jusqu\u2019au Pâle Nord.La principale arme défensive au sein de ce système, c\u2019est l'avion.Or un avion, quand il vole à des hauteurs vertigineuses, ne distingue pas toujours les frontières.Et avec la neige pour obscurcir la vision, les incidents de frontière risquent d\u2019être plus fréquents.On s'imagine dans quelle situation se serait trouvé le Père Noël JOU équivalents cocasses, quand nous abandonnons la syntaxe à tous les déréglements! L'architecture compte plus que les matériaux et l'esprit l'emporte sur la lettre.19 oct.\u2014 On apprend que certains marchands.de la ville de Québec, dont la bonne foi ne saurait être mise en doute, exhibent à tout propos et surtout hors de propos le drapeau américain, dans le but de flatter les touristes des Etats-Unis.Il est à peine besoin de noter que c'est l'effet contraire qui est obtenu.Le consulat s\u2019est justement ému de cette utilisation abusive.Cet incident repose sur un malentendu trop généralisé, Pour beaucoup de gens, un drapeau n'est qu\u2019une décoration.On multiplie ces insignes, sans même se demander ce qu'ils représentent au juste, ce dont ils sont le symbole.Pourvu que les couleurs soient variées et vives, nous acceptons volontiers tous les drapeaux de la création! Nous ne serions pas tellement surpris de voir flotter au vent I'embléme de l\u2019Union soviétique à une mani- \u2018 festation de lu Fête-Dieu! L: drapeau pontifical n'est-il pas employé dans toutes sortes de circonstances qui n\u2019ont rien de particulièrement religieux ?20 oct.\u2014 Je pense bien que c\u2019est un tour de force de réassir à intéresser encore un auditoire de langue française en lui parlant des fêtes du couronnement.Mlle Judith Jasmin y est parvenue, c\u2019est une justice à lui rendre.Cette longue jeune femme, toujours vêtue sobrement, s'exprime avec autant d'élégance que de modération.Présente à ces cérémonies où l'avaient conduite ses fonctions professionnelles, Mile Jasmin n\u2019avait pas remisé au Canada son sens critique, il était également du voyage! Elle a souri sans aucune méchanceté de ce culte de dulie\u2019 qui entoure en Grande-Bretagne les personnages royaux.En l'écoutant, je me disais que nous avons malgré tout conservé quelque chose de l\u2019esprit français.La féerie des contes a peu de prise sur nos cerveaux cartésiens.Nous réagissons différemment et nous comprenons mal qu'un peuple ne puisse en tretenir un respect profond et adulte pour ses souverains, sans s'abandonner à des démonstrations d'une puérilité déconcertante pour nous.\"Mlle Jasmin a\u2019 toul observé, elle ne porte pas de jugement, elie constate des faits et les communique d\u2019un ton remarquablement détaché.par Roger DUHAMEL 21 oct.\u2014 Trente ans de journalisme quotidien, c\u2019est une étape dans une vie d'homme.Aussi bien la marquer d'une pierre blanche.C'est ce qu'ont compris les amis de Rosaire Carbonneau, réunis en fin d'aprés-midi\u2018'au Club Canadien.Ses confrères de la Patrie ont tous tenu à être présents, mais ils s\u2019y ajoutent de nombreux amis de l'extérieur.Une manifestation marquée d\u2019une grande cordialité.Il est naturel qu\u2019il en soit ainsi: au cours de sa carrière, Carbonneau s\u2019est toujours appliqué à être serviable pour tous et il a beaucoup contribué à entretenir parmi ses camarades un climat de chaleureuse fraternité dont il est aujourd\u2019hui le bénéficiaire.Demain, il recommencera à essayer d'être utile.22 oct.\u2014 La Commission de Transport de Montréal reçoit les rédacteurs de nos différents journaux locaux pour les entretenir du fameux rapport sur le métro, transmis aux autorités municipales.C'est un document imposant et fortement étayé sur des données techniques et financières.Les commissaires concluent nettement, après avoir passé en revue les diverses hypothèses plau- \u201csibles, que la construction d'un métropolitain à Montréal s'impose pour régler le problème de plus en plus épineux de la circulation dans notre ville.Je ne voudrais pas étre sceptique, mais ce n'est là qu\u2019une étape préliminaire.Le président, M.Duperron, est le premier à le reconnaître; son mandat, nous confie-t-il, consistait à préparer un rapport, il l'a fait, c\u2019est à d'autres qu'il appartient de voir à la construction de cette vaste entreprise.Nous devinons déjà tous les obstacles qu\u2019on va s'appliquer à faire surgir pour compromettre l'accomplissement de ce projet.On recourra à tous les moyens.Beaucoup de gens, semble-t-il, ont intérêt à la stagnation actuelle et voudraient se contenter indéfiniment de petits remèdes locaux, efficaces sans doute dans un secteur déterminé, mais incapables de résoudre l'ensemble des difficultés qui ne feront que s'\u2019accroître d'une année à l\u2019autre, au rythme de l'expansion de toute la région métropolitaine.Parions que les prochaines élections municipales se Iivreront sur ce thème.Au fond, ce serait peut-être excellent puisque la population aurait ainsi l'occasion'de se prononcer sur une initiative de grande envergure.283 oct, \u2014 Le Cercle des Journaliste a voulu être galant; persons\u2019il avait fallu un jour que les avions alliés et soviétiques échangent le feu de leurs mitrailleuses et de leurs canons juste au-dessus de son domaine! Aussi, quand M.Jacques Melchers et un groupe de montréalais visitèrent cet été le Pôle Nord, le Père Noël leur confia-t-il ses craintes et ses ennuis.De là à entreprendre la construction d\u2019un nouveau \u201cvillage du Père Noël\u201d dans un endroit plus calme et plus pacifique, comme les Laurentides, il n'y avait qu'un pas.Il fut vite franchi.Et c'est ainsi que se.dresse maintenant à Val David le Village du Père Noël, qui tient, autant de la féerie que de l'imagination enfantine.Vous n'avez qu\u2019à vous y rendre pour voir comment tout y a été conçu en vue de plaire aux enfants et de leur faire vivre tous les contes de fées que leur racontaient jusqu'ici leurs grands-fnè- res ou leurs grandes soeurs.\u2018 GUY ne ne le lui reprochera.Son bu- .reau de direction a invité 2 une petite réception nos consoeurs des différents journaux.Elles ont été assez nombreuses à répondre à l'appel.Les formules précieuses de politesse alambiquée n'avaient pas cours; il n'y avait que des \u2018ca marades, parlant métier et s'amusant des mille et une cocasseries de l'existence.Il faudra renouveler des réunions de ce genre, à moins que ces dames brûlent du désir de nous rendre la politesse.24 oct.\u2014 Que le Prix Nobel ait été accordé à Winston Churenill déplait souverainement a J.-L.G.Réflexion faite, je pourrais peut-être lui donner raison.Il reconnaît volontiers la valeur politique du personnage; je suis heureux de l'avouer que Churchill écrit une langue de belle qualité.Mais il ajoute, ce qui est un point de vue intéressant, qu\u2019il n'a écrit ses livres qu\u2019en fonction de son activité d'homme d'Etat.C'est assurément la vérité, pour la grande majorité de ses ouvrages; on devrait toutefois faire exception pour un roman et une ou deux biographies.Mais ce ne sont évidemment pas ces essais qui lui ont valu la consécration du Nobel.Roger DUHAMEL, de l'Académie canadienne-française. ~ \u201cL\u2019analyse tue la vie\u201d DIT L'UN DES TÉMOINS par Jean-Pierre oul, trais habilement chacun de Et l'analyse a aussi tué le premier roman de Eugène Cloutier, bien que celui-ci se révèle, à ses débuts, comme un écrivain d'une grande puissance.La eritique la plus raisonnable que je puisse faire est déjà inscrite dans ces lignes de l'une des abstractions de Cloutier et qui a nom Esther: \u201c.Elle n'avait jamais eu d\u2019autres sentiments que ses.idées, et son coeur s'identifiait avec son cerveau Elle défruisait chacune dé ses gensations en les analysant, et ces sensations avaient tôt fait de se transformer en idées\u201d (p.112).Ou encore, et je prends au hasard dans la longue dissertation de François: \u201cLa proposition lancée, j'étais devenu Pobservateur te plus pé- nétfant de la.terre.Enrichi d'un don double-vue, je fil- E ACTUALITE Ef tin dé semaine, .prochaine, | Neg ro, Th eatrg Guild présentes PAntigone de Jean Ariouilh, dans une version, Anglajse.Les repré, sentations, ayront lieu à l'au- ditéfium D'Arcy McGee.Frñngoise C'est midarhe Falcher,, à télévision moñitréalaise, QUI présentera au public les poètes qui, ont publié gette, année, une zaihe on tout, à la soirée poétique du Windsor, dimanche le 22 courant.Huguette Ugay, Ginette Letondal et Jean Gascon illustreront cette manifestation par la lecture de poémes.Le Cercle du Livre de France publiera les pièces jouées cette saison par lé Théâtre du Nouveau Monde.En plus du texte, chaque livre comprendra des photos représentant les acteurs du TNM dans des scènes de la pièce publiée.Les Amis de l'Art annan- cent, pour leurs membres, des billets à prix réduits pour le récital du pianiste Pierre Brabant, le 16 au Ritz Carlton; La Mazurka Bleue, aux Variétés Lyriques; Philippe et Jonas, au TNM pour la soirée du 22 novembre seulement; les ice Capades, pour la matinée du 28.Sur présentation de leurs cartes, les mémbrès auront des billets réduits au Ciné-Club St-Lau- rent du 18 au 22 novembre inclusivement.C'est l'acteur français Louis Jourdan qui a été définitivement choisi pour incarner le héros de \u201cL'Immoraliste\u201d, le fameux roman d'André Gide, dans l'adaptation dramatique de Ruth et Augustus Goetz au Ziegfeld Theatre.Vedette déjà célèbre du Septième Art, Louis Jourdan, qui vient d'être Boccace dans un film consacré par les Américains au poète, fera dans \u201cL'Immoraliste\u201d ses débuts au théâtre.Il aura pour partenaire Géraldine Page, la révélation de \u2018Summer and Smoke\u201d de Tennessee Williams; les répétitions commenceront au début de novembre sous la direction d'Herman Shumlin.C'est le second roman de Gide, aprés \u2018Les Caves du Vatican\u201d,.qui est porté à la seène, et le premier qui est dapté par d'autres que l'au- tet Il apparaît comme un tour de force d'avoir pu faire une pièce d'une oeuvre qui vaut essentiellement par l\u2019analyse subtile d'un caractère, vos soupirs, le moindre de vos regards, les hésitations les moins perceptibles.\u201d (p.146).Je reconnais en Cloutier un observateur pénétrant et de la terre et des hommes; je ne doute pas un instant qu'il soit riche d'un don de double-vue; je n'hésite pas davantage à lui trouver, et sans effort, des dons litté- faites assez rares.Tout cela nous vaudra certainement, un jour, un romancier brillant et profond.Mais, pour le momént, Les Témoins ne sont \u2018pour moi qu'une longue dissertation, un excellent morceau de rhétorique, et j'emploie ce mot en son sens premier qui n'a rien de pès joratif, Au temps que nous faisions nos classes de lettres, nous avions entre les mains un gros manuel de \u201cprincipes littéraires\u201d et l'un des chapitres.traitait \u2018des passions et de leur utilisation dans le discours\u201d.Un fichier, un classeur, des tiroirs.au contenu interchangeable.C'était à la fois ennuyeux et passionnant.Par exemple, en tenant compte dès principes inscrits sur les fiches et en utilisant les ressors rangés.dans les, tiroirs, écrivez six pages sur la colère, l'amour où la haine.Cet exercice périlleux finit par gâter la meilleure, écriture et produit des échantillons çom- mé celui-ci: \u2018Maintenant que tu as l'obligation de pratiquer sur toi-même une sorte d'autopsie métaphysique, cela t'effraie autant que chacun de nous de suivre les cheminements des moindres nervures de ton vaste réseau psvchologique jusque dans leur enracinement immatériel.\u2019 p.17) Ce n\u2019est pas là Deux \u201cengagés\u201d Adopté par les communistes immédiatement après la Libération (Série de nouvelles: \u201cLe Mur\u201d, \u201cL'enfance d'un Chef\u201d, \u201cDébut des Temps Modernes\", \u201cMorts sans sépulture\u201d, ete .), puis rejeté par eux (\u201cLes Mains sales\u201d, \u201cLe Diable et le Bon Dieu\u201d, \"Entretiens politiques avec Tran Duc Tac\u2019), Jean-Paul Sartre est cette année rentré, dans les rangs sinon des militants, du moins des écrivains \u201cengagés\u201d.Nommé récemment membre du Comité Directeur du Comité National des Ecrivains, Sartre vient de participer à une grande manifestation au Vélédrôme d'Hiver, organisée par le C.N.BE., 4 laquelle ont pris part de nombreux écrivains et vedettes de gauche, dont Picasso.Son dernier livre vient de pa- raitre.Intitulé \u2018\u2019L'Affaire Henri Martin\u201d, il est une étude sur le procès, la condamnation et la libération d'Henri Martin, en même temps qu'un réquisitoire violent contre la Justice française qu'il accuse d'avoir appliqué une loi sur la \u201cdémoralisation\u201d.On a su que Jean-Paul Sartre avait abandonné ses droits d'auteur sur ce livre afin qu'il soit vendu à un prix \u201cpopulaire\u201d.L'écrivain Vercors, qui avait subi également les fluctuations politique de l'inteligentzia muniste\u201d retrouve la célébrité avec une publicité inattendue.Son dernier livre \u201cLes animaux dénaturés\u201d, traduit en anglais, naît actuellement un grand succès aux Etats-Unis où il a été choisi comme livre du mois par \u201cThe book of the month club\u201d \u201c\u2018com- con- un langage de romancier, mais plutôt celui d'un diplômé d\u2019une faculté des sciences sociales.Je me rends parfaitement compte qu'en citant des phrases tirées ici et là du roman de Cloutier, je risque de troubler une vue d\u2019engem- ble et d'étiquetter mauvais un livre qui a des qualités certaines.Aussi je m'empresse d'ajouter que sur son premier livre, je juge Cloutier un écrivain de très belle classe et je souhaite, sincèrement, que le publie lui fasse un accueil chaleureux.Il ne lui manque, pour devenir un véritable romancier, que d\u2019oublier ses carnets de notes de lecture.Il lui faudra aussi apprendre à ne pas se soumettre à un plan trop rigoureux.L'analyse est une excellente méthode de travail mais le romancier qui ne peut s\u2019en dégager finit par parler.Et nous ne sommes intéressés qu'à entendre ses personnages.Jean-Pierre HOULE L'AUTORITÉ, 14 NOVEMBRE 1953 Poésie de notre temps Le match Claudel-Lucifer est terminé Chez Pierre Seghers parut en 1952 le PANORAMA CRITIQUE DES NOUVEAUX POETES FRANCAIS de Jean Rousselot.Dans son avant-propos.l'éditeur nous apprend que son auteur a voulu \u201cdégager les personnalités les plus fortes et plonger -successivement le lecteur dans les divers climats de la poésie contemporaine.\u201d De cette poésie contemporaine, Rousselot (lui-même romancier et poète) s'attarde au mouvement des quinze dernières années et nous présente un travail critique d'ensemble que personne n\u2019avait tenté avant lui.À partir du surréalisme populaire de Jacques Prévert, il nous fait passer par tous les climats poétiques actuels pour en arriver au néo-réalisme progressiste II ne veut pas opposer à leurs aînés les nouveaux poètes et le renouvellement du combat des Antiques et des Modernes est loin de le \u2018racasser Dieu merci.ce PANORAMA n'entreprend pas non plus de bataille Claudel-Lucifer! C'est dans un\u201d monde sans esprit grégaire que gravite l'essai de Rousselot; chose difficile parce Grie sans point d'appui défini, sinon celui qu'il réussit à découvrir à l'intérieur même d'oeuvres souvent herméiques.T1 sait que nul grand mouvement d'ensemble n'a succédé au surréalismie, nulle école, nul plan précis.Il lni a fallu \u201cdégager tendances majeures dans an flot de vocations et d volitions dont on ne sanrait trop souligner le nombre et la richesse\u201d.Il ouvre son étude avec ceux qu'il classe amants de l\u2019impossible pureté: René Char, le fraternel qui veut objectiver toutes ses perceptions, méme mystérieuses ou exaltées, Char, pureté du mot, pureté de l'expression; Robert Ganzo, héraut de l'inconscient intelligible.Char, Ganzo, les deux extrémités de l'arc tendu vers la pureté.Entre ces deux pôles de pureté, l'un.\u2018\u2019héraclitien surréaliste\u201d, l'autre \u2018\u201cmalarméen cosmique\u201d.voici Alain Bosquet avec sa poésie formelle, sa limpidité, voici Yvan Goll, alchimiste et magicien.Sous le signe révolté d'Antonin ARTAUD.nous abordons la wihslance essentielle, le désir de v intégrer, la nostalgie des \u201ccieux du dedans\u201d, ceux d\u2019avant Iintell.gence, ceux d'avant Ja naissance.Puis voici Jacques Prévert, le privilégis, celui de l'articulation populaire, celui des grands tirc- ges, au fait, celui du plus grand urage poétique actuel.M est po- litique, il est anti-papiste, anarchiste, il manie le calembour roamme un marchand de cravates, * fait, tail se tordre do rire les mécon- {nts les ple-irer les midinettes, il les anarchis- pauvres, trs.Poète de vous voilez, seconde classe si mais le seul qui ait su atteindre le grand public.Ars, Raymond Qen au, l\u2019an- choète, le farceur influencé pat Laforg.ct.surprise.celui qui quelques fois nous fait penser à Cocteau (lisez son IRIS).Son art poétique, sorti de son anti- poésie, reste nécessaire parce qu'il exige une justification des poètes.Et Michaux.qui ne veut ni plaire, ni déplaire, la voix qui trace un itinéraire.I prend ses responsabilités et voudrait que chacun fasse de même.I invite au mouvement, à l'aventure, à l'exploitation des pouvoirs de notre liberté.D'autres rÉvoltés, Armand Robin.Jacques Prével, Jean Tardieu et autres, tous plus ou moins fils spirituels des premiers, aussi Marcel Béalu, l'ami de Max Jacob, le poète du fantastique, le Kafka sarcastique.Arrivent ceux de la transition, ceux qui n'ont pas pour but premier ni la pureté.ni la révolte.arrive Audiberti avec son art poétique née de sa démarche libre et débordante, de \u2018son vacarme torrentiel, de son irréductibilité aux lois de l\u2019espèce et aux dimensions de son paysage\".Encore, Louis Emié, l'homme de la mesure, du silence, de la maîtrise et de la volonté; encore.Gilson (Paul) qui transforme le réel en Hlusion d'optique: Œaude Roy.influencé par Supervielle.Rousselot continue sa recherche avec ceux qui comblent le vide entre le surréalisme et le néo- classicisme: Laporte.Lavronde, Vandercammen, Trolliet, ete.Il s'arrête assez longuement à Les romans pat plus écrits pu'arant la guerre\u201d Déclare Robert Margerit Robert Margerit habite un lieu conforme à l'univers capiteux et subtil de ses romans.Des dessins et des peintures ornent les murs et contribuent à créer une ambiance sympdthique qu'annonçaient déjà pour moi le sourite et les manières engageantes de mon hôte.Rien de sévère dans cette pièce, au contraire, une sorte de chaleur familière; des portraits de femmes, un désordre léger ou plutôt une nonchalance dans la disposition des objets, une table un peu encombrée.Sur la machine a écrire, un article inachové, destiné au journal de Limoges dont Robert Margerit est Rédacteur, \u2018Pourquoi écrit-on des romans?\u201d C'est la question que je venais lui poser et il avait déjà commencé d\u2019y répondre.\u201cCe qui me porte a écrire un roman, me dit Robert Margerit, c'est la hantise d'un personnage.Ces personnages qui me poursuivent sort le résultat de rencontres réelles, mais aussi de rêves et de réflexion.C\u2019est à partir d'un personnage que je construis une intrigue, mais cette intrigue n'est qu'un accident, ce n'est pas proprement le roman.Ces histoires qu'on fabrique ns révèlent qu'une partie du personnage qui nous occupe\u201d.Robert Margerit me cite en exemple les trois versions complètes qu'il fit de \u201cPar un été torride\u201d (1), aussi valables les unes que ler autres selon lui, à un tel point qu'il dut recourir au jugement d'un ami peur choisir celle des trois qu'il publierait.Ces versions comportaient des différonces aussi importantes que la mort de tel personnage.\u2018\u2019On choisit une histoire pour un personnage comme un cadre pour une peinture: il s'agit de trouver le cadre qui mettra le mieux en valeur le tableau.Le livre est un sous-produit.L'essentiel pour un romancier est de porter un personnage et de le rendre dans une oeuvre.Un romancier est habité par des personnages, et même ceux qu'il a déjà exprimés continuent de vivre en lui et de se développer.Il en eat ainsi du lecteur qui demeure habité par les personnages qu'il a rencontrés dans les romans.On peut oublier l'histoire, l'intrigue, l'auteur mais le personnage très vivant\u201d, même, Teste fn nous Si le point de départ d'un personnage est toujours un ou plusieurs êtres réels rencontrés quelque part, il s\u2019y ajoute par après une telle part de soi \u2014 rêves, transpositions.\u2014 que \u2018la vérité du personnage fictif outrepasse la personne réelle qui en fut l'origine\u201d.Et il me cite le mot de Flaubert: Madame Bovary c'est moi.\u201cChaque personnage, ajoute-t-il, a quelque chose de son auteur, les bons comme les plus méchants\u201d.Nous poussons Sartre sur le tapis: Margerit me dit qu'il carres pond a la période \u201chumiliation de I'hemme\u2019 (\u201cdont l'apogée fut Buchenwald\u201d).\u201cEn littérature on humilia l'homme dans le langage: volonté de refuser le luxe du langage, de mépriser l'élégance et de la remplacer, par la nçire poésie de I'abjection.Mais Sartre est maintenant dépassé.Tous les jeunes écrivains manifesient le souci d'une au-\u2019 d'une écriture dis- Leurs ro- tre littérature, ciplinée, du atyle pensé.mans sont beaucoup plus écrits qu'avant la guerre, par exemple\u201d.On revient du sartrisme, d'une philosophie du 1\"humiliation, à une conception plus clas- l'art.\u2018Cette même ten- ajoute Robert Margerit, mépris et de sique de dance, s'observe en peinture par un retour et d'une façon pa- à la xenaualité, rallèle dans le roman par l'importance que donnent les jeunes écrivains à l'amour, malgré les protestations des critiques toujours en retard sur l'évolution.\u201d Je demande ÿ Robert Margerit s'il à jamais été tenté d'écrire pour le théâtre.\u201cJe n'aime pas le théâtre.me répond-il.|] faut faire gros au théâtre, car les nuances ne passent pas la rampe.Il y a aussi l'artifice du lieu: il faut imposer aux personnages une fatafité, on les oblige à se rencontrer dans tel lieu, on dit: tu passeras là, et toi aussi, a tr] moment, etc.On se fait miurgel H voa usa qu'au théâtre é- il faut faire parler les personnages sans arrêt.Un type silencieux (comme Dortmond dans \u2018Mont-Dragon\u2019*, (+) par exemple) deviendrait forcément bavard, à moins qu'on fasse constamment interpréter ses pen- sézs et actions par les autres.Ce qui convient encore le plus au théâtre, c'est la tragédie d'époque adaptée ou transposée: Giraudoux, Claudel, Le diable et le bon dieu, le profanateut\u2026\u201d Par contre, Robert Margerit attribue au qu'il refuse au théâtre: le pouvoir de rendre intimement et subtilement les nuances d\u2019un drame, par le registre très souple de la caméra.Robert Margerit ne veut pas se limiter ses auteurs pré- mais parmi cinéma ce réduire à férés à quelques-uns, les romanciers modernes qui l'ent marqué, il y a Proust, Mauriac et surtout Colette qu'il a lue très jeune.Il nous est facile d'imaginer quel choc, quelle révélation fut pour le futur auteur du \"Dieu nu\u201d (3) la rencontre de l'univers capiteux et envoûtant de Colette.Un André Gide (\u201cNon pas le Gide penseur, celui-la m'ennuie\u201d).Robert Margerit admet que Gide n'est pas de la race des grands romanciers, personnages ne vivent pas d'une façon autonome autre écrivain: que ses et forte, qu'ils ne débordent pas ie livre.Gide est un romancier technique, l\u2019préaceupé surtout du comment\u201d, et c'est par cet as pect qu'il a le plus influencé les romanciers d'aujourd'hui.Robert Margerit me dit que !'Le vin des ven- doit aux \u2018\u2018Faux-Mon- pour la formule et la manière.Mais Robert Margarit \u2018saurait mal démêler lui-même ce qu'il doit à des écrivains comme Stendhal, Balzac, Diderat, Sainte- Beuve, Malherbe, Vigny, Baudelaire et Valéry: taus ceux*là font aussi partie de son monde, ila y ont chacun une place de choix.Les journées de Robert Margerit sont très chargées: il est à sa table de travail souvent plus de dix heures par jour à écrire, taper à la machine, corriger, faire des articles pour le journal, et même dessiner.Car Margerit est peintre et dessinateur.fl ne se souvient pas d'avoir appris à dessiner: son père deasinait, son frère aîné desainait, et lui aussi.Même aujourd'hui, une fois par semaine, il va deasi- ner dans un atelier.H me montre quelques pages de ses manvscrits couvertes de dessins, dans les marges.Il me çon- fie qu'ay premier stage de la \u2018\u2019hantise d'un personnage\u201d.avant de commencer à fabriquer une histoire, il éprouve le besoin de le dessiner.Cela lui est aussi naturel qu'à d'autres de prendre des notes: il dessine son personnage dans telle oy, telle attitude.II le voit physiquement et veut le fixer dans tous ses traits.Robert Margerit a d'ailleurs illustré la couverture d'un romans, \"L'île aux, perro- \u201cJe voulais devenir peintre et émailleur\u201d, me dit Robert Margerit.Comme il fallait gagner sa vie il entreprit le notariat.1! devint critique littéraire par plaisir (il ne touchait pas de salaire au début), puis, après quelques années, on le paya et un bon jour on lui offrit rédac- un poste permanent à la tien.Il accepta.\u201cComment en êtes-vous venu à écrire des romans?\u201d \u2014 \"A force d'en critiquer, je devina curieux d'en écrire moi- même\u2019.Une occasion se présenta, un concours, et le jeune Margerit écrivit son premier roman en quatre nuits.Et il continua.\u201cCe n'est qu'après trois ou quatre essais qu'un romancier possède vraiment sa manière\u201d.Ai-je rendu justice à Robert Margerit en omettant de décrire son sourire, son regard sympathique.ce visage détendu.Mais de telles indications sont toujours déficientes, et dana ses qu'on peut le mieux approcher cet hamme qui a inscrit en tête d'un de ses textes ces mots de Malherbe: \u201cBeauté mon beau souci.\u201d Hubert AQUIN (1) Par un été torride, Gallimard (2) Mont-Dragon, Gallimard (3) Le Dieu Nu, Gallimard; cr: roman valut à son auteur le prix Théophraste-Renaudot [9531 c'est ouvrages \u201cda rhétorique nouvelle en étudiant Pierre \u2018Emmanuel, celui qui \u201ca dressé le crépuscule surréaliste\u201d, homme grave et gonflé (je cite Rousselot), Patrice de la Tour du Pin dont l'oeuvre secrète dresse un monument inattendu dans notre étrange horizon poétique.Claude Vigée qui ne cesse de lutter avec l'ange et de chercher son Aurore souterraine.Aprés une incursion chez las cosmiques, les métaphysiciens et les religieux (Cayrol, Estang: Grosjean, Masson et autres), voici les simples, les doux, -Fombeü- re, Cadou et compagnie, puis les chantres de l'amour terrestre, Audisio, Goffin, Brauquier, Menanteau, Vannier.etc, certains tout simples, d\u2019autres simplement charmeurs.Et encore des intermédiaires.des hommies qui se cherchent, qui cherchent en eux eb autour d'eux un mode d'expression, Une voix.un langage, un style.Arrive Pierre Seghers qui, étant.poète, réussira à faire entendre les poètes, à transmettre leurs messages aussi divers que troublants.Ne vous surprenez pas.Certains veulent faire de la matière le but de leur chant.Parmi çeux- ci.Francis Ponge d:tient la place d'honneur.En effet, lé\u2019 poète de \u201cLa rage de l'expression\u201d nous livre une pensée unique, gonflée de richesse gt d'invention.Il pénètre l'intérieur des choses, l\u2019envers de l'apparence et nous en- traine dans un pays fantastique où l'identification avec les choses atteint un sommet de perfection.Toutes ces étapes, tous ces climats de l'actuelle poésie sont il lustrés par un grand nombre de poèmes et de nombreuses notes.Après ce tour d'horizon vraiment complet et impartial nous que, toute multiple et éparse qu'elle soit, la poésie contemporaine eat bien vivante, souvent riche et toujours actuelle.\u201c- Les combats ne sont pas finis, loin de là! Mais la poésie n'a rièn à craindre elle, parce qu\u2019elle est une des grandes soupapes de sûreté dé notre monde moderne, elle est la fenêtre ouverte du côté des montagnes devant un ciel pur.Si par cette fenêtre tout le fiel d'une époque troublée doit fuir, son rôle est déjà grand et la prépare à un rebondissement dans le temps.Wilfrid LEMOINE Un nouveau roman de Stéfan Andrés Le nouveau roman de Stefan Andrés, est une autg-biographie de jeunesse à la manière de \u201cVérité et Poésie\u201d de Goëthe.Dans son style dépourvu de tout artifice, l\u2019auteur nous montre un -enfant découvrant le monde petit à petit, étendant son observation de son entourage immédiat à dés cercles de plus en plus larges.Ce sont d\u2019abord son -père, sa mèré, ses frères et soeurs, les voisins, le bétail, les champs et les prairies et surtout le moulin de son père et l'eau bouillonnante de la Drohn un affluent de la Moselle.Plus tard, il se trouve pour la première fois en face d'un grand cours d'eau, la Moselle, et un jour il apprend & connaître la grande ville, les innombrables hautes maisons et le chemin de fer qui y conduit: c'est Trèves qui restera pour lui .la ville.Il nous décrit aussi ses premières journées d'écolier, 85 première confession et sa première communion qui éveille en lui le désir de devenir prêtre, évêque pour le moins, le travail pénible à l'éecu- rie et dans les champs, la première maladie, le premier amour pour une fillette et enfin la mort effrayante de son père\u201d.La manière dont il le traite son sujet est originale, nouvelle et peut-être unique dans la langue allemande.On retrouve dans son style la simplicité et la bonhomie enjouée des \u201clettres de mon moulin\u201d.\u201cDer Knabe im Brunnen\u201d est aussi un roman a la gloire du pays mosellan, mais il n\u2019a rien.du roman à thèse sur l\u2019hérédité et l'attachement à la terre, sujet particulièrement goûté à l'épa- que du troigième Reich \"a ap HE nae L'AUTORITÉ 14 NOVEMBRE 1953 AGE se) Peinture el sculpture Bh Us Francais a Waldorf Dans quelques jours, à la.ga- Jerie Waldorf, le public pourra voir les toiles d'un peintre français À peu près ignoré ici, mais fort bien connu en France et aux Etats-Unis, Îl a récemment exposé à New York et San Francisco.L'oeuvre de Jean- Paul: Brusset a un caractère paradoxal.Montrant de surprenantes recherches de technique, une écriture cursive et pleine de volubilité, d'exclamations, l'on y sent en même temps une sorte d'élégance qui n'est pas sans faire penser au style des dessinateurs de mode parisiens, successeurs de Toulouse- Lautrec.Les tableaux que l'on verra à la galerie Waldorf ont pour sujets des scènes de Paris, places et: monuments, et des motifs religieux.Cea derniers comprennent un fort beau \u2018Chemin de la croix\u2019, où la composition a été traînée comme une frise les personnages étant placés à la suite, en plusieurs groupes.Un \u201cChrist en croix\u2019 est d'une facture semblable, chaque personnage se dégageant sur le fond riche et sombre.Les persannages ne sont d'ailleurs qu'indiqués par un mince trait sombre, renfermant une ailhourtte atylisée dont l'arabesque süffit à indiquer le rôle dans Ja
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