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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 16 janvier 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1954-01-16, Collections de BAnQ.

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[" \u2019 se nee PRE ye .Cage ay : daiso BONENF_.NT dean Charles, 31 Bibliothèque de la Legislature £ 39e ANNÉE No.26 16 JANVIER 1954 Rédaction: Directeur: GÉRARD GINGRAS Ceux qu'on aime Alain Grandbois Voici venir notre grand poète, le majestueux Alain Grandbois, celui dont on a dit qu'il était la vivante incarnation de l\u2019affabilité, Installé au fond d'un grill, parce qu'il en affectionne lat.mosphère, il échafaude tranquillement le roman dont il ne parle jamais.Dispensateur éclai- ro de compliments, il adresse souvent ses paroles les plus obligeantes à ceux qui lui sont indifférents.Imperceptiblement cynique, il confond ses meilleurs amis et fascine les dames, fussent-elles patronnesses.Du poète, il n'a que les silences, et se borne à posséder du gentilhomme toutes les jolies manières.Dans un estaminet encombré de la rue Peel, qu\u2019il fréquente principalement pour y déguster d'antiques plats de fèves au lard, limité au nord par l'ineffable Jacques Auger, au sud par le radio-canadien Willie Chevalier, Grandbois relate telle aventure qu'il n'a pas vécue, tandis que, d'une main maladroite, il repousse le verre que parviennent à lui offrir, en se cotisant, ses deux confrères.La nuit venue, parcourant les îles de la soif, dont l\u2019ami Duhamel connaît le tortueux chemin, on le surprend à évoquer UN passé que ses livres n'\u2018arrivent pas à révéler tout à la fois.Et si l'on à trouvé quelque plaisir à lire les très beaux contes d \u201cAvant le Chaos\u201d, on voudra revoir sauvent Grandbois, qui na rien du tourmenté et que n'intéressent pas les illusions.C'est peut-être sa maturité qui fascine le plus et l\u2019étonnante simplicité d'un homme qui, ayant visité le monde pendant lin- souclante époque de l'entre- deux-guerres, connaît tous les tours qu'empruntent ses semblables avant de se montrer tels qu'ils sont.Grandbols n'est pourtant pas homme désabusé qui rentre un long voyage car il savait len que l'aventure n'existe pas plus dans les pays lointains que ans.cêtte propre ville où, com- Me fous les autres, le poète lut- contre le germe do la routi- y BEAUBIEN 1! CG oe Ce i tt ei Ae i Unprimé à St-Hyacinthe 2003, St-Hubert MONTRÉAL PQ.- Rédacteur en chef: PEA JEAN VINCENT pour un MALA 10 cents Lex-maire Charles Lafontaine: \"Je démissi onne, mais je ne vous dis pas adieu.\u201d nmi@uvernend des À Montréal, une chute de nei ge provoque invariablement de sérieuses perturbations.C'est d'abord la circulation qui en souffre.Tout le rythme de la vie urbaine ralentit forceman* entraînant d'inestimables pertes de temns ot de facheu.ses reactions ps, l'avant-varde hea Bh EERE bind à aed > SARL Rey, BE \u201c\"Madone\u201d, ROBERT HELMAN A LA GALERIE AGNES LEFORT du mouvement pictural et de plus, Paris compte trente-cing mille peintres professionnels qui vivent exclusivement d@ la vente de leurs toiles.Certes cette pro- duclion énorme nous fait rêver.Autour de l'école traditionaliste française, les peintres Cavaillèz, Plunson, Limouse.Subouraud et Oudot groupent à la Galerie Ber- Mer les toiles le ces représentants de l\u2019Art français qui peignent dans le style de Bonnard et de l'Ecole de Paris.Et la peinture d'Avant-garde Kroupe, autour de l'art abstrait, d'excellents peintres comme Munessier, Soulage.Atlan, dont le Sle sera pou: l'un extrémentent rigide, pour l'autre disons orthodoxe.Le cas d'Atlan intééesse v:- vement Helman.C'est un berbère nord-africain.nous dit-il, qui peint avec des tons plus chauds que les autres de l\u2019art abstrait.A la limite de l'art abstrait, Helman situe le peintre Lapiquela peinture d'avant-garde de style figuratif réunit une gamme sans fin de bons peintres dont les prototypes sont actuellement: Clavé, Vénard et Aispiri.Tous ces peintres ont leur style particulier, qui pour l'un sera d'un rigorisme ubsolu et pour l'autre extrêmement subjectif.Parlant de ses idées persontel- les sur la peinture, Helman nous dira qu\u2019en art \u201cl'objectivité pure n'existe pas\u201d, et que \u2018comme sub- Jectif, il nous faut chercher une vérité\u201d.Nous parlons alors de la vérité de l'art et je vous citerai un mot du peintre: \u2018Personnellement.je parle d'une confrontation avec la vie et ce qui ne figure pas dans le tableau ne m'a pas suffisamment ému, et partant, n'a pas pour moi d'importance\u201d.C'est en ce sens que l'art d'Helman est figuratif.De tous les problèmes qui pus- 0nnent Helman, celui de la lu- midre a pour lui une signification \u20ac une importance capitale.Comnie Rembrandt, qu'il situe à la base de toute la peinture moderne, il cherche à donner a ce qu'il peint \u201cune signification plastique vn donnant au sujet son sens par le problème de la lumière\u201d.De là naît une quantité d'autres problèmes pour cette peinture, dont celui de la perspective que l'artiste tentera encore de résoudre par la lumière.\u201cIl y a dans mes toiles des zones lumineuses et des zones d'ombre qui situent le sujet dans l'espace\u201d.Certes voilà, quelque chose de passionnant.Une peinture virile et raffinée, Un monde somptueux de la couleur et de la forme.Mais nous reviendrons sur ce sujet dans un autre article et nous vous invitons à rendye visite à la Ga- - lerie Agnès Lefort, tout particulièrement, à l'occasion de l'exposition d'Helman.Vous y verrez une excellente peinture et pour les débuts de 51 vous aurez une Vision du monde haute en couleurs et séduisante par ses formes, grâce a initiative et au gofit très sûr d\u2019un propriétaire de gulerie qui s'intéresse avant tout à l'art.Claude Lacombe RADIO TV RADIO Tv RADIO TV RADIO TV DON CAMILLO TRIOMPHE À LA RADIO Le lundi soir à huit heures trente, CBF nous présente l'adapta- A.POUR MEILLEURES VALEURS EN LITERIE, RECHERCHEZ ce gage d'une vie meilleure partout au Canada.draps.| couvertures.| taies d'oreillers | faits ici | même en Canada Waren durables de luxe son! 1°) Wate.\u2018cat hiverl Clest le gros Hun es Tex-made à votre budget! 2 Ta bedi \u2018des Tex-nicide, actuel- BAY tn Vente chez votre marchand.Corbin Takdnfort \u2014 ot achetoz \u2014 $lihiolh 505 Volt ibnyelgne Tex-madei Cuviodions vivent mieux + avec Tox-made ! #4 tion du Petit Monde de Don Cr nulo transerit pour la radte par Mario Dullanil'auditeur qui a lu locuvre de l'humsoriste italien Guareschi, celui qui a vu l'excellent film (avec Fernandel), à d'abord quelque peine à retrouver ses personnages.Une intonation juste mnis qu'il imaginait autre à [a lecture du livre, une mimigue de Fernandel ou un certain éclat de voix rollé, dans sa tête, à la vie Intime du personnage.causent Un certain malaise au début de l'audition radiophonique.Ta Voix de Camillo est trop élevée, celle de Pepone pas assez posée, ete.Mais au fond.Jes cing premières miinntes écoulées, le radiophile reconnaît son erreur.IL essaie d'oublier les visages qu'il a vus à l'écran, le timbre des voix, In mise en scène.F se lnisse emporter dans un pays neuf, celui du théâtre invisible, on sans l\u2019aide de masques, #1 voit les mêmes personnages.Tout ce qui n changé.c'est le style et il fallnit qu'il en fut ainsi; autrement l'adaptation cut été manquée.Un texte vivant, très blen servi par une réalisation dynamique et d'honnêtes comédiens.n'entève ren à l'heuvre originale.M lui n- joute plutôt cette antre dimension rliophonique, sans ln trahir, qui la fuit revivre avec force.Hoffman (Don Oamille), Dalmain (Popane, le maitre commu- nisto) sont à la hauteur de leur talent théâtral.Jeur jeu est aler- to.Les harangues do Pepone ne peuvent manquer de toucher le popilo stmple et funatique suquel elles s'Adrossent; les réflexions de \u2018Camilo gardent toute Tour frai- vhaur et leur bonkonmie.Nous allons finir par y croire A ces miracles simples et gentils! \u201cVas, par exemple, vous êtes prêtre, mais pas prêtre clérieal\u201d C'est pour ça que Pepoae, au fond, abe Camillo, C'est pour ça que l'adaptation n'est pas facile, que l'interprétation demande de ha virtuosité, donnant paroles simples des gens simples des ré- WN connanees plus vastes.Excellent travail de l'équipe sous ln direction minutieuse de Guy Beaulne, L'horaire de notre télévision su- bt encore des changements.Vendredi soir.le huit janvier, les fervents du télé-théâtre qui par habitude restèrent chez eux pour les ÿ0 munutes rituelles ne virent de théâtre qu'un fm français, à 9 heures trente.La pièce originant de CBFT passe maintenant le dimanche soir de neuf heures trente A onze heures.Personnellementde sept heures quinze à huit heures trente J'ai va quatre programmes, Vendredi.Li: CLUB DE SKI, avec Marcel Baulu, le journaliste = Pierre Prauix et l'invité de ce soir-là, un munsieur qui communiqué aux >kieurs les conditions atmosphériques de ln région du nord de Montréal.On nous présenta un court métrage sur l'utilité de suivre des cours avant de s'aventurer sur les pentes dangereuses: sages conseils sans prétention.Baulu et Proulx interviouèrent l'invité qui ne semblait pas trop mal à l'aise.Comme animateur à lu TV, Marcel Bnulu conserve sa nbersonnulité sympathique de la radio.Chez lui tout semble simple et facile.11 possède le don de défendre son auditoire = mais Proulx, lui est mal servi par une pauvre diction et une allure hési- ante, kn some, ce programme réalisé par Roland Giguère plait aux amateurs de ski et n'ennuiv pas tellement les autres.Immédiatement après, Cory Thompson et sa femme nous apprirent à scier de vieilles bouteilles pour en faire des cendriers, à couper une Vitre et à ia perforer.C'est une émission commanditée.Pour monsieur Thompson en salopette.c'est beaucoup.A huit heures, c'est l'actualité filmée et filmée veut dire, à la TV, qualité de réception inférieu- \u201ce A part une trop longue séquence sur les pingouins d'un certain zoo anglais et les inévitables trains qui n'en finissent plus d'entrer en gare, le programme n\u2019est pas déplaisant.Au point de vue information, s'il est de moindre importance que les nouvelles radiophoniques, ce n'est pas la faute du réalisateur, la télévision ayant des exigences techniques qui se marient difficilement avec le scoop journalistique.Télé-Sport nous arrive à huit heures quinze.L'introduction et la fin du programme où Jean- Maurice Bailly nous parle de son bureau n'est pas à point.Habitué A la radio, Bailly a encore tous ses tics et ses manies comme l'accentuation trop fréquente d'une phrase par un coup de tête, un sourire forcé, etc.Ce qui aide à la radio joue contre lui à la TV.Mais ses commentaires des films qu'il nous montre sont d'un sportif averti.Programme vivant.L'inauguration de CBMT suscite beaucoup de discussion de part et d\u2019autres, Jean Despréz affirme que nous voici \u201cencore\u201d les parents pauvres de la production anglaise, Nous le saurons trés prochainement.Ktobert Deschamps Carol Reed nous donne \u201cThe Man Between\u201d, une sorte de \u201cThird Man\u201d un peu long mais possédant de réelies qualités.L'action se déroule dans le secteur russe de Berlin et met aux prises des personnages d'une forte intensité dramatique.Claire Bloom joue bien ln petite fille qui ne sait rien de la Vie rude et instinctive que mènent les victimes d'une guerre et d'une occupation ennemie qui ne semblent vouloir se terminer.La magnifique Hildegarde Neff est une allemande traquée comme il nous est rarement permis d'en voir à l'écran: son visage possède Une pureté de lignes inoubliable, son jeu est d'une rare intensité qui finit par lasser dans certaines siènes MAS beaucoup plus, de conoid erase ; a Claire Bloom et James Mason dans une scène de \u201cThe Man Between\u201d.des défauts du dialogue que de sa propre interprétation.James Masson est sans vontredit 11 sommet de son at dans le personnage de l'avocat allemand qui a perdu la foi en la justice et qui ne donne pas plus cher pour sa peau que pour celle d'autrui, La mobilité de son Visage, sa Voix prenante, ses gestes sobres nous captivent du commencement à la fin et .nous font oublier vertaines longueurs et un verbiage gui n'a pas tellement sa place dans un suspense du genre.Les images sont généralement d'une hubile composition mais on ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec celles du \u2018Third Man\u201d tant elles veulent leur ressembler.Berlin dévasté.ln crudité des ruines structurales et humaines qu'on v rencontre donnent le ton an style de cette histoire prenante.\u201cThe Man Between\u201d n'atteint pas la perfection du grand film de Welles mais il n'en demeure pas moins une oeuvre intéressante.Un autre Cinémascope Pour $1.25, nous puivons voir actuellement à Montréal un autre des premiers nas du Cinéma- Scope avec trois \"benutitul dolls\u201d qui montrent sans cesse les lignes gracieuses de leurs jambes: \u201cHow to Marrv a Milhonuire\u201d.Marilyn Monroe, Betty Grable et Lauren Bacall démesurément agrandies, blondes et \u201cvamps\u201d au possible qui se sont mis en tête d\u2019épouser un millionnaire.Comme intrigue.ce n\u2019est pas très original mais le sujet est tellement bien traité, la désinvoltare des trois belles est tellement naturelle que nous sonunes bientôt conquis par ce que la publicité appelle \u201cle plus ravissant, sensationnel et merveilleux spectacle de tous les temps\u201d.Il \u2018aut avouer que ce deuxième film CinémaScope qu'il nous est donné de Voir ne nous a pas déçu.On y décèle un grand sérieux de la part des techniciens qui déjà ont «1 améliorer leur travail.qui ont certainement fait une foule de recherches et qui ont réussi ou à peu près à trouver une formule plus CinémaScope que celte de \u2018The Robe\u201d.Ces images de New York sont saisissantes, les scènes d'intérieur sont réussies et la stévéanhanis nu nas encore perdu son charme.CINEMA CINEMA CINEMA Berlin dévasté et un deuxième Cinémascope La réalisation, de son côté, est vive et udroite.Les brèves gcènes de rêve se glissent finement dans l'action et ne sont pas exploitées à outrance conime on le fait habituellement.Le tout passe très vite, ne nous ennuie pas et nous laisse un agréable souvenir en té- te, surtout certaines images vraiment grandioses.Que nous importe cette plus pure tradition cinématographique américaine dans le sujet traité si la technigne du CinémaScope doit y trouver sa Voie et peut- être nous donner, bientôt.Un vrai graad fihn, W.L LES DISQUES Mes Prix du Disque Si j'uvais à distribuer, moi ans- si, des trophées aux meilleurs disques entendus en 1953, en ne considérant que ceux où l'interprétation et la reproduction sont aussi exceptionnelles l'une que l'autre, voici quelles gravures je couronnerais, et cela à raison d'un Grand Prix pour chacune des catégories suivantes: ay svm- phonies et autres ceuvres pour grand orchestre: b) convertos; © musique de chambre: d) opéras: e) mélodies: f) variétés, musique populaire, jazz: a) \u201cLe Sacre du Printemns\u201d de Stravinsky, par Monteux et l'Orchestre de Boston (Victor 1-127 LM 1149); de Brahms.1-12\", by Concerto no 2 par Backhaus (London, Ll- 628}: c\\ Sonate \"Hammerklavier\u201d, de Beethoven, par Solomon (Victor, 1-12\", LM- -17331; d) \u201cBoris Godotinov\u201d, de Moussorgsky, parChristoff = (Victor.1-12\", LHMV 64000; el \u201cChants et Danses de la Mort\", de Moussorgsky, par Rehfuss (London, 1-10\", LD 90701: f» Huit si bon\u201d et par Eartha LPM -3062).dont \u201cC'est Portugal\u201d (Victor, 1-107 chansons.\u201cAvril au Kitt Toutefois, à l'instar du Bon Dieu qui fait toujours la part du Bien et du Mal, je me réserverais le droit de donner des Prix Citrons à trois disques insupportables, à cause du mauvais goût de l'interprétation: Concerto no 10 pour deux pianos et Concerto no 20 de Mozart, par José Iturbi et =a Soeur «Victor, 1-12\", LM 1717); lde Sonate (\u2018à la Lune\u201d) de Beethoven et 12e de Mozart, par Horowitz (Victor, 1-12\".LM 1027): \u2018Toi, ma richesse\u201d et \u201cSous les Ponts de Paris\u201d.par Jen Roger (Victor, 1-10\", 56 5234).Suuf In croûte de M.Roger, un T8-tours, les disques primés sont tous des microsillons.Dans la récolte, je constate avec plaisir que plusieurs catégories n'ont produit aucun Citron et que chacune a donné au moins un succulent Fruit d'Or.Jean Roger : Monsieur M.C.en 53 Monsieur Citron en 54 ?Notre cher Jen Roger vient donc de connaître la caresse en spirale du saphir.\u201cMonsieur M.C.\"53\" vient d'enregistrer son premier disque, sa première \u201cplate\u201d ipron.: pléte).comme disent les gens qui vont le voir et l'entendre au Mocambo, le show-bar de l'Est de la ville, où il fait office de maître de cérémonies.M.Roger, à ce qu\u2019il paraît, possède une (rrésistible personnalité.Sa compagnie sous les ponts de Paris, comme chanteur, est loin d'être agréable: il chante affreusement, sans un atome de style.Quant à la \u201cRichesse\u201d .Et l'orchestre joue comme le diable.Pour entendre \u2018Sous les Ponts de Paris\u201d chanté avec le délicieux laisser-aller requis: faire tourner le 78-tours Victor 20\u2014 5502, où Eartha (\u201cC'est si bon\") Kitt l'a couplé avec \u201cSanta Baby\", Un succès celui-là! Le discophlle PAGE SEPT CE QUI SE PASSE A MONTREAL P remière pièce a hhéâtre- Club BEAU SANG de Jules Roy est un épisode tragique de la fin des Templiers, Ordre reli- gleux et militaire, fondé en 1118 à Jérusalem, par le croisé Hugues de Payns, duns le but \u201cde donner aide et protection aux pèlerins de Terre Sainte qui afflunient de toute l\u2019Europe vers le tombeau du Christ.\u201d Les Templiers étalent done des guerriers, mais soumis aux trois voeux de chastoté, d'obéissance et de pauvreté.Leur wetion se révéla bientôt si utile que les nobles de toutes les parties de l'Europe les couvrirent de dons innombrables: terres, richesses, châteaux, armes, costumes, chevaux, ote «ooo sl oblen qu'ils devinrent bientôt l'Ordre à In fois le plus riche et le plus puissant d'Europe.Leur étendard de guerre s'appelait Baussant: \u201cnoir sur chef de sable, noir et terrible pour leurs ennemis, banc et franc pour leurs amis.\" Baussant devient le eri de ral- lement, le symbole de l\u2019Ordre tout entier, quelque chose comme la flamme noire d'un cor- sulre.Si J'ui appelé mu père BEAU SANG et non BAUS- SANT, nous dit Jules Roy, Cest que, découragé de voir l'orthographe de mon titre dénaturée sans cesse, j'ai proféré élever encore un symbole qui applique bien an Temple.BEAU SANG de Jules Roy sry présenté à PAUDITO- RIUM D'ARCY MecGEE, 220 ave, des Pins ouest, lex 31, 22, 235 27 28, 29 janvier prochain PAR LE THEATRE - CLUR.Chi & Chant C'est vers le 15 de ce mois que CBMT, le deuxième poste de télévision montréalais doit recevoir le baptême des ondes.CBET, qui opère sur le canal ?deviendra exclusivement francais; CRMT, canal 6, transmettra les émissions en langue unglaise en provenance des studios de Montréal, Toronto, Ottawa et de certains grands réseaux américains.La mise en opération de ce nouveau poste nécessitera plusieurs changements à Phoralre de CBET et quelques nuu- velles émissions: Charivari (Jean Léonard, réalisateur), l'Heure du concert = (Pierre Mercurey, Tourbilluns bleus (Jneques Blouln), scénario de Jean Lazare, ete, Citrons el citrouil fes C'est à midi, le 23 janvier, que les prix Citron, Orange et Citrouille seront décernés lors d'un déjeuner an 400.C\u2019est au St-Germain des Prés que les nomns des gagnants seront dévoilés au publie et aux jeurnu- tistes.Nous n'osons pronostics! / D valerie a Cif Les Aventures du Pirate Maboul, dont nous vous avons parlé la semuine dernière et que 4,000 petits montréalais ont vues au Gésu pendant la périvde des fêtes, passeralent bientôt à CBFT.Les téléspectateurs auraient alors l\u2019occa- ston de voir les diverses réactions des enfants qui assisteraient au progranime dans le studio.La troupe du Grenier devrait peut-être, pour l'occasion, resserrer lu texte mais l'idée de conserver l'esprit des représentations publiques nous paraît une intéressante expérience à tenter.Les Am (3 de [At Les AMIS DE L'ART qui désirent assister aux concerts on spectacles Ici mentionnés pour- vont obtenir des billets réduits en s'udressant au Bureau notre Soctété, Ave.Calika Li: | vallée.Les 12 et 18 janv.Cônverts Symphoniques, au Pha.| teau; le 12 janv.récital de là ,eune violoniste Evi Liivak, aû \u2018titz Gariton; Lé 19 janv.con ert Bach présenté par l\u2019Ens semble de Musique de Cham bre MuGiil, au Moyse Hall; LA 19 janv, au Platéau, concert du Choeur de France sous Mh direction de José DelaqnerH& re; Le 24 Janv.le Théâtre de Nouveau Monde présentera \u201cDON JUAN\" de Molière, ày Gésn; Le 27 janv.la Soctété F Bol Art présentera Pièræ |' Beaudet et Guy Bourassa, pti nistes duettistes, au Ritz Cszhb ton.FY pas fuire de » La \u2018Couronne condamme .GEORGES HÉBERT: \u201cUn sale type\u201d | Une petite rue en plein centre de Québec-ouest, avec, sur la crête des bancs de neige, des enfants qui hurlent au soleil.Pompeusement, on l\u2018a baptisée Avenue Turcotte.Elle le mérite par son \u2018décor: à droite, derrière la rivière St-Charles, Québec, tout en coupe; à gauche, les derniers contreforts des Laurentides.Et, presqu'exactement au milieu, un appartement à louer.C'est une maison de deux étages, en briques rouges; sur le perron du bas, une chaise d\u2018infirme, puis l'inévitable et hideux escalier extérieur.Tous les stores sont baissés et, semble-t-il, il suffirait de les lever pour que la vie reprenne.Mais non, depuis dix mois la pancarte est là, au milieu du carreau: \u201cLogement à louer, s'adresser à .\u201d L'affaire Hébert a commencé par un coup de téléphone.Jeudi 23 avril 1853, début d'après-midi.M.François Pouliot, le gérant d\u2019une entreprise de pompes funêbres, soulève le récepteur: d'une voix embroulllée mais relativement calme, un inconnu s'enquiert des frais d'un enterrement, puis raccroche sans autres précisions.Une demie heure plus tard, il arrive.C'est un homme d'une quuran- taine d'années, plutôt petit mais costaud et d'allure très massive.M a le regard inquiet, ia parole rapide, un peu brutale.NH désire des cercueils, quatre cercueils, des petits, pour des enfaals, ses enfants, moris tous ensemble dans un accident de chemin de fer, près de Portneuf, du côté du lac des Sables.L'entrepreneur de pompes funébres fait remarquer qu'une mort accidentelle provoque obligatoirement = l'intervention de la -police «t une enquête du Coroner.Il téléphone à Portpeuf mais le Coroner est absent et le client, M.Georges Hébert.Na pas le temps d'attendre.M.Hébert, néanmoins, arrête son choix et jette en s'en allant: \u201cJe sérai chez ma belle-mère, rue Carillon\u201d, En fait, c'est à la taverne Clark, juste en face le cinéma du carrefour St-Vallier-Carillon.que le retrouveront, vers cing heures du soir, l'agent Fontaine et le lieutenant Petligrew.Georges Hébert a eu le temps de vider quelques verres de bière.Il n'est pas ivre cependant, el suit les poli- clers sans résistance.Une fois fans la voiture, il donne des ex- pilcations avant qu'on lui ait posé une seula question: © \u201cJ'ai tué mes quatre enfants, j'en avais assez de la vie que ma femme nous faisait .\u201c D'après l'inspecteur Pettigrew.Hébert aurait alors ajouté: \"Vous m'arrêtez au bon moment.j'en avais trois autres à supprimer \" (interrogé à ce sujet au cours des débats judiciaires, il a déclaré ne pas sz souvenir de cette réflexion).L'agent Fontaine invite Hébert À Conserver ses aveux pour plus tard et c'est devant le çapitaine Matte, de la sûreté pro- vlnciale, que le suspect pourssivra fon récit: a» Srééq'at tué mes quatre enfants _\\F#, Venez voir chez moi, à Qué- 4 * - és Hôchoyest .\" X-Aoçompagné d'un photographe êt \u2018des trois inspecteurs, Hébert syrive -chez lui.T1 ouvre la porte, eptre \u2018le premier et se précipite Ners le divan du salon où gisent les deux -alnés, René, neuf ans et Louisette, six ans.Les policiers le retiennent cet constatent que les s deux victimes qui sont recou- Vertes d'une couverture jusqu\u2019à la hauteur du cou \u2014- ont succombé, probablement à une hémorragie fronto-pariétale interne et externe.Les deux plus jeunes, Nicolecing ans et Gaétan, trois ans, ont trouvé la mort dans de semblables circonstances.Nicole, qui est vêtue d'un pyjama de laine, est allongée dans son lit, sur le ventre.Gaétan, qui est recouvert d'un pardessus d'homme, est re-
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