L'autorité, 8 mai 1954, samedi 8 mai 1954
[" LES ECHANGES CULTURELS AVEC LA RUSSIE LF $ ° >, ° e 4 39a ANNÉE No.42 8 MAI 1954 Rédaction: 2003, St-Hubert MONTRÉAL P.0.Directeur: CÉRARD GINGRAS LA SANG LANTE tuprimé à St-llyacinthe Néducteur en chef: JEAN VINCENT 10 cents DE DEN BERN PEEL Paris \u2014 Il y à quelques mois, le nom de Dien Bien Phu était pratiquement inconnu en France.Pour ceux qui se battaient en Indochine, il évoquait une paisible bourgade de 9,000 habitants du nord-ouest du Tonkin, située à douze milles de la frontière du Laos et à environ 59 milles de la frontière chinoise.Au début de février 1952, le Vietminh, parachevant l'oceupation du pays Thai, prenait possession de Dien Bien Phu, évacué par les Franco-Victnamiens.L'occupation de cette base lui avait permis de lancer sa première offensive contre le Laos le 13 avril 1953.Ce fut notamment pour cette raison que le commandement français reconquit Dien Bien Phu et mit en place un groupement important dans cette base afin d'intercepter les communications du Vietminh en direction de Louang-Prabang et, ainsi, de couvrir le Laos.D'autre part, les forces de l'Union française, disséminées dans la région de Lai-Chau et menu- cées de destruction par les forces du Vietminh qui remontaient de la rivière Noire, pouvaient se regrouper nutour de la basc.C'est ainsi que le 21 novembre dernier est réalisée, sous le commandement du général Gilles, l\u2019opération \u2018Castor\u2019 au cours de laquelle 150 Pakotas lachent des milliers de parachutistes, dont cinquante pour cent victnamiens, et des tonnes d'armes et de materiel.Le 6ème bataillon de parachutistes lâche le premier, attaque le village et l'enlève après des combats de rues.Le jour suivant, c'est une ava- latiche de parachutistes et de materiel.On construit en hâte un camp retranché.On installe l'artillerie, on creuse des boyaux, on travaille sur le terrain d'aviation, on dresse des barbelés.Dans un temps record, la forteresse de Dien Bien Phu surgit du - sol.Elle est mise sous le commandement d'un des meilleurs cavaliers de France, le colonel Christian de Castries, \u201cbaroudeur\u201d™ intrépide, ct dont le nom deviendra bientôt synonyme de vaillance, de bravoure, d'héroisme.Les défenseurs de Dien Bien Phu commencent leurs voillées.Chaque jour pour tromper leur attente, rh, perfectionnent leurs défenses.Cette première attente se prolongera du rant quarante jours Le 30 décembre, 1e Vietminh de clenche sa deuxième offensive contre le Laos.Apres l'évacuation de Lai Chau par les français, les forces du general Guap commen cent méthodiquement linvestisse ment du camp retranche.Vers la {in janvier, on évalue à 40,041 hommes les troupes Vietnunh qui en cerclent bien Bien Pha Après plusieurs preparation: d'artillerie.le Vietminh, qui a \u20ac prouvé la sohidite des défenses, \u20ac vite le combat direet et porte le gros de efforts vers Louang Prabang.Mais l'existence de lu forteresse et la menace qu'elle re présente ne lui permettent pas dat teindre Louang Prabapg et Ventia ne.Le premier objectif fixe aux défenseurs de Dien Bien Phu atteint: ils ont empêche la chute de la capitale du Laos Alors le Vietminh decide de s'emparer tout prix du camp retranche.L'enfer de Dien Bien Phu va commencer Le 13 mars 1954.a 17 heures, apres une intense preparation d'artillere.CGrap lance troupes à l'assaut de la forteresse.L'avant \u201cBeatrice au nord-est du centre de resistance tombe.Mille morts Viets restent dans les barbeles.Lu deuxième nuit, après environ 40 heures de combats d'une violence inoue, ou les français repoussérent Vague à près vague la \u201cmer humaine\u201d dv l'infanterie Vietminh qui faisait sauter les barbelés a l'aide de ses est ses poste barhous chargés de vViets restent plastic, 1.500 sur le terrain.Le colonel De Castries ext tre de ta situation.Mars \u201cBeatrice\u201d, poste Gabrielle\u201d, situe du centre de résistance.où tour le 15 mars.Mors que dans la matinée du 14 mars le commandement francais SAUT accepte Une treve pour que le Vietmunh enlève ses morts et oe sacue ses blessés, le zenéral Giap rend, a partir de ce momenta, toutes les mesures pour empecher l'evacuatien blesses l'artillerie Vietminh teu sut les Dakotas samtaires mar Croix hi l'avant au nord tombe a apres des du \u201craves.oavre de ques de du Rouge.Malgre des risques cnormes, ies pulotes d'usions et reussirent à dhelicopteres assurer evacuation de da plupart des grands blesse de ve premmer assaut Le 28 mars, le ceneral Navarre commandant chef en Indochine, lance par radio cn appel au rener.A Giop, mandant un cessez-le feu de quel, ques heures, sous le représentants de la Croix-Rouze En vuise de repcothse, Giap effeetue un Fombardement massif afin de rendre le terrain d'aviation inutih on va de contrôle de sable.C'est le prelude du deuxieme às saut qui commence le 30 mars, et dectenche est de Dien Bien Phu, Les combats sont encore plus acharnes que lors du premier assaut Les combats font surtout rage auteur du pot dap pui les \u201cFljane el sent de Mains jusqu ss fons sue est «ur lu face Ou \u201cPonunique\u201d uvant-postes chan: nord-est Une fois de plus les lecionnaires et les tirailleurs luttent pied à pied contre troupes fraiches du Vietminh qui x elancent 4 Passau en hurlant.La piste d'aviation constitue l'un des enjeux de la ba taille.L'adversaire essaie par tous Moyens emparer.Le cessivement parachutistes, les les les de sen Ceux qu'on aime Il ne faudrait pas se borner ici à l'unique personnalité de Jean Paré Morin, fût-il un pilier sans lequel Allo-Police ne serait pas Allo-Police.Si Normand Hudon à choisi de caricaturer ce dernier, c'est d\u2019abord parce qu\u2019il prête à la caricature, c'est ensuite parce qu'il symbolise la rédaction du journal dont le tirage atteint presque celui de l'autorité.Nous ne pouvions plus continuer ainsi: publier chaque semaine en ignorant nos confrè- rés de la rue St-François-Xavier qui, à leur manière, favorisent l'émancipation de la classe ouvrière, stimulent la conscience politique, élèvent le niveau de \u2018éducation et servent les fins de la justice.Notre hommage s'adresso à M.Bob Poulin, l'un des meilleurs techniciens du journalisme canadien d'expression française, à qui plusieurs d'entre nbus doivent leur forma- fon, \u2018cerveau\u2019 d'Allo-Police qu'il dirige -magistralement depuis sa fondation.On pense ensuite à André Robert dont nous ne voudrions pas dire tout le mal qyon.pense de lui parce que Nqus avons l'honneur de le compter.parmi nos lecteurs (il en reste encore quelques-uns).An- Robert as} assurément le 8 brillant élève de Bob Pouun élève qui a terminé ses ° des wes succès et dont Foxfente: profite aujourd'hui oh de 1e doo orton Coe Mésteué- de #Tiie\", de \u201cLife\u201d et Cf Lu» ! : ?du \u201cNew-Yorker\u201d, il a sur la situation mondiale des vues assez définitives.ll condescend parfois à bavarder avec les \u201cegg Feu ne + \u2019 ne * BE heads\u201d de l'autorite dont il n\u2018approuve ni le mode de vie ni les idées .Jean Paré Morin - rédacteur de police depuis sa naissance \u2014 est le personnage loufoque d' Allo-Police, le voyageur de la boîte, le businessman de la rédaction.Il arrive que sa photographie paraisse à deux ou trois reprises dans le même numéro.Ce n\u2019est pas par vanité, bien sûr, mais par souci de véracité, afin d\u2019authentifier par sa présence les sensationelles captures du photographe Cambronne .Ah, ce cher Cambronne! Il a en commun avec son directeur la faculté de se taire.Seuls les effets de ce silence diffèrent.Il y aurait un beau poéme à faire sur notre camarade (qu'on ne vienne pas nous accuser d'a- tre communiste!) Raymond Guérin, le troubadour qui de La Presse va à Radio-Canada, puis à Allo-Police après avoir flirté avec Le Petit Journal.Ce Guérin, avec ses observations que Roland Côté qualifierait \u201cd\u2018hilarantes\u201d, deviendra un jour le Molière du Canada français.Avec ça, garçon silencieux, toujours propre, charmeur, et souvent triste, de cette tristesse qui vous va droit au coeur et que l'on attribue généralement à la solitude.Tous, ce sont les mailleurs mars du monde, ceci dit avec l'assurance qu'ils an pensont autant de nous.BEAUBIEN Il wo general De Castries est obligé de resserrer de nouveau son dispositif.La furie des assauts du Victininh s apaise provisoirement.Mais au cours des jours suivants l\u2019activité se concentre sur Je flanc Nord-ouest du centre de résistance, et adver: saire réussit « occuper environ un tiers de la piste d'atterrissage qui avait été rendue inutilisable par les devmiers tirs d'artillerie.Les défenseurs doivent abandonner deux points d'appui au poste Huguette\u201d au nord-ouest, entre lesquels des assaillants se sont infiltrés.Lu z0- ne de parachufage devient ainsi tumitee a 34 furlon£s de longueur.c'est dans ce \u201cmouchoir de poche\u201d ane le matériel dott etre parachute et que sont largués les volontaires qu se présentent dans toutes les mites du Delta pour participer Lodetense de Dien Bien Phu Et c'est à nouveau l'attente.L'a française parachute sans tr! des tonnes de munitions, de AL Nee + .« ! es Eure DA U ques ANT hare ray Le - se de Ra Nt ue ger, frags Plier, ay Be fie op Maa LE NE) ia Tache NU der Cart LAUSD ITY venir + wire an 45 AW ta a head vy Eee, 0 shursg «+ - a vw» se La fan + em RUE ny, dy ave ae par md ® .nine \u2018 ne aliens gt + Seg qi * on Jr ti rues f «tr DE potes Impression de Journaux et périodiques en tous genres - Reliure \u2014 Travaux commerciaux \u2014 Photogravure YAMASKA Tél.FRontenac 1127 a } Ï : , À Ch ! AN \u2026.1 7 ) À 10 + Ah \u2018 _ [ : [ L'AUTORITÉ, 8 MAI 1954 | __ _PAGL TROIS Camus entretient le perpétuel dialogue entre le soleil, la terre et la mer.Dans \u201cL'Eté SI , l'écrivain de l'absurde confesse: \u201cJ'aurais aimé d'être an écrivain objectif\u201d Il y a moins qu'on nc pense de grands ~~ écrivains, c\u2019est-à-dire d'artistes dont le mérite singulier, et peut-être unique, soit dans Ja qualité même de leur écriture.Albert Camus est incontestablement l'un d\u2019entre eux.On en a voulu faire un penseur el je ne dis pas que sa pensée soit dépourvue d'intérêt, Tout le monde se rappelle encore la violente polémique qui le mit naguère aux prises avec Sartre.Il avait fait un éclatant début dans les lettres avec \u201cLe Mythe de Sisyphe\u201d où il découvrit l'absurde.Mais écou- {ez l'aveu qui se trouve dans son dernier recucil L'Eté\" (1): \u201cDans la mesure où cela cest possible, j'aurais aimé d'être, au contraire, un écrivain objeclif J'appelle objectif un auteur qui se propose des sujets sans jamais se prendre lui-même comme objet.Mais la rage contemporaine de confondre l'écriture avec son sujet ne saurait admettre cette relative liberté de l\u2019auteur.Ainsi devient-on prophète d'absurde\".Je n'\u2018irai pas jusqu'à dire, et, quelques lignes plus bas, Camus l'indique lui-même, que l'absurde wait point joué un rôle décisif dans la découverte que l'écrivain faisait alors de lui-même.Pourtant, lorsqu'on lit, l'une après l'autre, les admirables proses qui forment L'Eté\u201d, proses qui ne nous élonnent, ni ne nous surprennent, car elles étaient déjà partout dans l'eeuvre antérieure, on se rend coripte qu'Albert Cumus est avant tout un écrivain.un grand écrivain, ot que c'est cela qui compte avec lui.Il arrive qu'un tel écrivain soit particulié- rement lié à une certaine contrée.à des souvenirs d\u2019enfance et d'adolescence à jamais ineffaçables, et qu'il s'agit de rendre immortels.Albert Camus est Algérien.et plus exactement Oranais.Oran était déjà le lieu de \u201cLa Peste\u201d.Une race nouvelle s'est formée depuis cent ans, en Algérie, du mélange, sous un ciel et sur une terre étrangère de Français du Nord et de Français du Midid'Espagnois, d'Italiens, de Maltais de Juifs.Elle a ses caractères physiques, son accent propre el jusqu'à sa langue.Les Algériens se reconnaissent entre eux et on les reconnaître aussi parmi les Français de la métropole.Voici que l\u2019un d'eux est devenu un grand écrivain.La tâche de Camis, ce n\u2019est pas ce que pensent, ou ce que croient, ou même ce que veulent les Français d'Algériell n'a rien de commun avec leurs aspirations ou leurs revendications politiques et je crois quiil s'en désintéresse.18 avril\u2014 Les amateurs de sen sations fortes sont servis a SOL hait; l'Australie n'avait pas encore acquis l'habitude d'attirer très fréquemment l'attention de l'étranger, mais elle met aujo\u2026- d'hui les bouchées doubles! Nous assistons à un roman policier dans la meilleure veine des fabricants de Hollywood; les bons et les méchants se poursuivent comme dans le western le plus traditionnel, Il ne manque rien pour satisfaire la curiosité des badauds: une sombre affaire d'espionnage, Un réseau mystérieux tendu par une étrangère, la disparition du principal intéressé, une fuite en avion, des courriers brutaux, une jeune femme blonde qui fond en larmes en réclamant la liberté! Une cnquête devra révéler qui Sont ces fonctionnaires soviétiques Petrov, qui ont décidé un beau jour de livrer leurs scerets au fouvernement australien.Je veux croire, jusqu'à plus ample infor- Mé, le mari animé par les plus louables intentions, encore qu'on Puisse lui reprocher une certaine légèreté dans sa conduite: avant de procéder à une rupture de ban, cit été bien avisé de prendre les précuutions requises pour assurer la sécurité de son épouse.Celle-ci ne doit en effet qu'à l'in- lervention rapide du premier ministre Menzies de n\u2019être pas ac- luollement rendue à Moscou où l'acceuil officiel aurait manqué do cordialité.Los méthodes policières sont rarement dignes d'éloges Afin d\u2019expédier Mmo Petrov der- rire Jo ridoau du fet, lux apeûls Tussés nant pas hésité à la dro- Camus exprime l\u2019Algérie à peu près à la manière dont Mauriac exprime le Bordelais.Et encore Mauriac est-il, beaucoup plus que Camus, observateur social.Il est attentif à ces familles sorties des Landes et enrichies par le bois et la résinc.Camus même pus.Il habite Oran, il écoute Oran, il se souvient d'Oran, et ce sont des pierres nues sous un soleil écla- mus avait été un Oranais comme les autres, il n'aurait pas écrit.Mais il fallait qu'il fut un Oranais parmi les autres pour écrire comme il le fait.I parle d'eux avec un mélange de sympathie et de \u201camie, 11 peut se perdre dans leur foule sans y être reconnu.Du reste, ce nest pas seulement Oran, ni même l'Algérie qu\u2019il a exprimées, mais tol un univers par Jacque s Madaule tant, qui tournent le dos à la mer proche.C'est une montagne d'ou l'on domine la ville.Ce sont des jeunes gens et des jeunes fille- qui tournent autour d'un kiosque, et dont les habits, le comportement expriment tout ensemble une absence et une présence.Voici les cités de la sohtude, ce qu'il appelle \u201cles villes sans passé La Méditerranée, qui forme leur horizon est une des mers les plus chargées qui soient du passé, les plus chargées ausst de pensée Les souffles qui là parcourent, du attoral phénicien aux colonnes d'Hereule, charnient les plus of lustres lependes, Mais lAlcere est, au bord de cette mer, une terre muette, une terre dans souve- mrs.Sa drandeur et charme propres tiennent peut-être à cette absence, à Ce silence.C'est cela méme qu'exprime le style de Ca mus, Et quand qe dis qu'il Fes prime, C'est par meme.ci non point par son contenu, Hoy a, duns Ju phrase de Camus, quel aue chose de net er de quelque chose d'inhabité.Une sor tu de vide et de creux profond.qui aspire à Une présence, à une plenitude inaccessible.Sinon, ce ce serait que admirable pierre d'Oran, Mais c'est une pierre insatisfaite et sensible à sa propre inanité son suit etre sobre.La se mo nifeste le grand eon vain dans son domaine propre.H nous donne l'exact équivalent ver bal d'une réalité qui cat.par elle- meme, ineffable.Grace a Camus l'Algérie est emrée dans la liité- rature francaise.Je sens tout ce que cette formule a de plat.Pourtant.16 ne trouve pus de meilleü re.Cela veut dire que l'Algerie à trouve, cent ans après la conquête.une voix.Elle pourra la méconnai- tre.C'est normal.Les Oranais ne enchantes de ce que Camus a dit seront pas leur coropatrinte d'eux.Hs ne voudront pus se re connaître dans le portrait un peu cruel que Camus en a trace.Le Crivin te peut vviter du prendre une certaine distance à l'égard de ce dont il parle Si Cu pas méditerraneen, le soleil et la mer, Un inonde auquel Valéry n'était pas étranger.Mais il suffit de prononcer le nom de Valery a cô- ie de celui de Camus pour mesure aussitot la distance qui les pare.Avec Valéry, c'est la Grèce ue travers l'Itahe qui vient à nous.Avec Camus, nous sommes beaucoup plus près de l'Espagne, de sa tristesse et de son aprete lai rencontre du Christianisme et de Tlslam ne ta retrouvons-nous pus des deux cotes du detroit de CGabralta * Cenest paint ta, dad leurs, ve qui requiert Camus, el sont Algerie est, a cet ecard tos ditterente de celle de Gide Caron pourræt dire, bien sur, que C'est Gide qu'elle est entree pour la premiere fois dans 1 litterature française.Mes avec Gide, elle y entrait comme une terre ctransère, exotique Pour Co elle ct la terre natale.On peut Lu quitter, sen détourner.lancer, comme c'est le cas à du fin du volume.dans une trmen-e L'Algérie et tou avec [TEN cruistere occane tours à Varrière plan, La l'auteur ne peut pas plus É : 2 .\u201d WANA 3 AAW ANON cd 2 WA L'AUTORITÉ, 8 MAI 1954 Paul Toupin Grâce a GRATIEN GELINAS La télévision vient de tranchir une ETAPE IMPORTANTE vers la perfection artistique Rendons a Gratien Gélinas ce qui est a Gratien Gélinas.Son spectacle de lundi dernier fut le meilleur que j'aie vu et qu'\u2019ait donné la télévision canadienne.Nul autre programme ne se compare au sien, nul autre n'a ses qualités, son entrain, son orig:- nalîté.Même sur le canal américain, comme on dit, je ne connais que Toast of the Town qui ait plus de variété mais qui soit aussi plus lourdement = publicitaire.La personnalité de Ed.Sullivan est d'un cabotinage à nul autre pareil Au risque de désappointer, de contrarier, de mécontenter mé- me ceux et celles qui s\u2019attendeut à voir embrocher Gratien Gélinascomme je le fis à la publication de Tit-coq, j'écrirai, au contraire.que la télévision canadienne vient de franchir, par la grâce de Gratien Gélinas, une étape importante du si difficile chemin de la perfection artistique.Le plus n- veugle des aveugles l'aurait remarqué.Gélinas allie ses talents de scénariste à ceux de comédien 11 impose sa personnalité À toute sa revue.Son programme état plus un programme Gratien Gétinas qu'un programme Molson ou qu'un programme Radic-Canadu.Je n'ai jamais boudé mon plaisir.Et je prends un plaisir non moms égal à dire que sa revue m'a plu.Un jour de colère, à v a lunz- temps de cela, alors que des divergences toutes théoriques quan: au théâtre nous opposèrent.l'auteur de Tit-coq, alors dans toute sa gloire et son triomphe, m'adressa de noirs souhaits dont quelques-uns se réalisèrent.[I tint aussi sur moi des propos qui me furent rapportés avec une rapidité à laquelle n\u2019atteindront jamais nos services postaux et télégraphiques.Mais ni son hostilits, ni son animosité ne lieront mon jugement.Je dirai qu'il fait bien quand je le penserai ainsi.Tout comme - je dirai qu'il fait mal quand je le penserai ainsi.Le livre de Tit-coq m'avait déçu.J'y lisais surtout une gaucherie d'expression, une pauvreté psychologique, un manque de tension in- .térieure que ne parvenait pas à camoufler une agitation toute scénique - dont c'est un slogan que de dire que c\u2019est de l'action *-\u2014.J'osai me séparer de la cohorte des louangeurs qui comparaient l'auteur à Molière et à Shakecspeare.Avec le seul Victor Barbeau pourquoi Radio-Cunada ie tient-il dans l'ombre?\u2014- J'osai écrire que Tit-coy n'était pas un chef d'oeuvre.Certains de mes confrères faillirent me lapider.Je l'aurais été si New-York n'avait fait à Tit-coq, par la voix de ses critiques, le sort que l'on sait.ane Mais l'opimon publique est si ide che, si docile, si \\nfluencçable.=! hésitunte, si ignorante, si puérile, si imdécise etc.ete.L'obi- nien publique, hunteuse de ses transports passés, revenue de sa ferveur hystérique.ne cConsidéra plus Gratien Gélinas comme un génie universel mais conme un symbole national.(Le Canada, grande nation économique a un» besoin pressant de génie .et le parlement fédéral finira bien rar s'en trouver un, Quant à Uratien Gelinas, :! a pris le temps voulu pour méditer sur les flue- tuations de la gloire.Il doit savoir maintenant que le succès est un produit, et qu'il Y a un marché \"littéraire\u201d avec ses agents de change.Mais comme tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, même dans ce monde impossible du théâtre canadien.il doit bien .Bière de riz de choix Gagnante du Premier Prix de Paris 1953 Seas MAINTENANT * dbo 2 CIE ES A MONTRE ee30°08 AL Bi 5 savoir également que la louange dépasse la renommée mais que lu renommée ne dépasse souvent pas les frontières.TI en à le plus illustre exemple en la personne de Shakespeure .11 existe une ventaine de millions de Chinois, une centaine de millions d'Hindous qui n'entendirent jamais son nom.La gloire, cette chose relative, donc Je lisais je ne suis où qu'Alexandre VI faisait brûler du papier afin que ce speec- tacle lui rappelat la vanité ae toutes choses.Qui sait si Gratien Célinas n'a pas fait brûler Titcoq pour en montrer les cendres a ceux qui le croyaient éternel.Je AUS CONVEineU QUE si SAZeSse aura profité de son échee de New- York.Ç'aura peut-être été l'événement le plus profitable de sa carrière.Il y ou des échees plus valeureux que bien \u201cles triomphes.\u201cLife with father\u201d qui tnt l\u2019atfi- «he durant sept ans n'arrivait pas à la vheville théâtrale de Tit-cop.Non, je crois sincèrement que New-York a, en quelque sorte, sauvé Gratien Gélinas en l'abii- vant à reviser certaines idées.certains aperçus, dont il était peut-être trop \u2018certain\u2019, non LLL ib a gardé un silence de quelques années.I s'est recueilli.li a travaillé ferme à améliorer son jeu de comédien.corrigeant ses gestes, corrigeant son accent.Même sa langue, autrefois très locale et même très zunesque Avec un échec retentissant au début de sa carrière.Sacha Guitry fut devenu autre chose.je \u201cOndine\u201d: \u201c + ot « r pièce étrangère à N.-Ÿ.Le cercle des critiques dramatiques de New-York a désigné \u201cONDINE\u201d, adaptée à la scène américaine par M.Maurice Valency, comme la meilleure pièce étrangère de l\u2019an- rniée.Seize critiques se sont prononcés en faveur de Jean la meilleure Aûdrey Hepburn dans \u2018\u2019Ondine\u201d Eliot dont \u201cThe Confidential Clerk\u201d est également joué cette année à Broadway.Une adaptation de la \u201cFolle de Chaillot\u2019 de Jean Giravdoux par M.Valency s'était également vue attribuer la même distinction en 1948.CN AA TR PTR pense, qu'un fabricant de pièces, dont toutes se ressemblent .Si Gratien Gélinas avait réussi à New-York, que de suites à 'Titcoq n'aurait-il pas écrites?Mais peut être maintenant comprise à Paris et à Bruxelles.Je m'en réjouis.Si monsieur Gratien Géiinas se figure que je nie rétracte il se trompe.Qu'il compare lui même son soliloque du veuf à la scène du retour du conscrit.C'est le jour et la nuit.C'est ie Jour pour le veuf.c'est la nuit pour le conscrit.Le soliloque du veuf est joué de façon brillante.ct dit avec un art certain.La langue cost tout à fait française, sauf quelques expressions, rares.Nous nous sommes amusés cyniquement à l'espèce de cantate à trois Vox et en vers rimés.Singalière Madame La France .La colonie française a dû se sentir dans ses petits souliers.Mais il vy avait li certaines vérités audacieuses, réelles.Et chacun connaît de ces Français qui n'aiment du Canada que les dollars qu\u2019ils y viennent faire.Tout, dans cette revue, fut à point.L'éclairage si essentiel était bien.Bien aussi les décors vl bien le choix interprètes dont Gratien Gélinas s'était entouré.Même annonce Molson était discrète, ce qui prouve que js meilleure publicité l'est toujours.«Il me suffit d'entendre une an- ronce se répéter pour réellement croire que le produit si vanté doit être du poison à rat).Enfin, ce fut Une heure intéressante, parfois brillante, une véritable rentrée.Nous en étions des plus heureux.pour lui, pour nous.L'été nous semblera long sans ce programme.Que dire de plus?des Paul TOUPIN je.Les musiciens russes à Ottawa Une soirée inégale.mais divertissante Après une tournée qui les a conduits dans plusieurs centres canadiens, les six artistes soviétiques jouaient à Ottawa, au théâtre Capitol, devant une salle comble et enthousiaste.Une grande partie du corps diplomatique était présent.Les artistes au programme: Elizabeth Chavdar, soprano; Pavel Serebryakov, pianiste: Arthurs Frinbergs, ténor; Sophia Golovnika, danseuse; Leonid Kogan violoniste et Leonid Zhdanov, danseur.La formule même du programme.celle de présenter plusieurs artistes, offre des avantages et des désavantages: ce que l'auditoire gagne en variété, il le perd en unité.Et lorsqu'un artiste de la trempe du violoniste Leonid Kogan débute le programme, la tâche devient assez difficile pour ses successeurs.C'est en quoi l'auditoire manqua de discernement en applaudissant en bloc tous les artistes, même lorsqu'ils n'étaient pas à la hauteur de la situation comme le ténor Frinbergs ou Madame Chavdar, cette dernière infiniment supérieure vocalement, mais limitée quant au répertoire et aux moyens d'expression.Les personnes maigres gagnent de 5,10,15 Ibs.Recouvrez entrain, énergie, vigueur Résultats épatants\u2014ou rien à payer Quelle joie! Plus de jambes et bras décharnés; des vilauns creux setemplissent; la maigreur du cou disparait; le corps prerd cet aspect mata.dif et aftamé.Des milliers, qui ne pouvaient Jamais reprendre du poids, sont maintenant frers de leur corps bien fut ct rayonnant de santé, price à OSTREX, un seconstitunnt spécial.Ses toniques, stimulants, fortifiants\u2014 fer, vitamine By, calemm \u2014 enrichissent Je saug, améliorent l'appetit et la digestion, de sorte que les aliments vous donnent plus de force ct de nourriture, et les vs se recouvrent de chair.Mme L.Savatd, Mattagani Heights, Ont, écrit: \u201cJai gagné 16 Ils.La fatigue et la nervosité sont disparues.\u201d Autre témoi- Enage.Mme Mure Gagnon, Cap-Chat, P.Q., écrit: \u201cJ'ai gagné 33 Ibs.Santé parfaite.Mon mari épuisé a repris 15 lbs.Regain de vigueur.\u201d N'ayez pas peur d'engraisser.Cussez, lars- ue vous avez gagué les 5, 10, 15 ou 20 Ibsésirées.Argent remis, si non satisfait.Coûte peu.Nouveau format d'introduction, scule- ment 60e, Refusez tout substitut.OSTREX à donné des résultats là où d\u2019autres toniques mt échoué, Essayez aujourd'hui les fameuses Fablettes toniques OSTREX pour accroitrs vigueur et poids, Toutes pharmacies, Pour ce qui est du violoniste Kogan, nous avons affaire à un très grand artiste dont les ressources techniques immenses lui permettent de s\u2019adonner totalement à la pensée de l'auteur.Les difficui- tés de la CHACONNE de Bach disparaissaient sous son archet pour nous donner la musique méme- Kogan possède une sonorité ample et pure, une articulation et une intonation impeccables, sans parler de la maitrise des doubles- cordes harmoniques, spiccato et méme du pizzicato pour la main gauche dans le Théme et Variations de Wieniawki de valeur musicale douteuse.M, Kogan avait inscrit auusi Serenade Mélancolique de Tchaikowski, belle page lyrique qui rappelle le POËME de Chausson.En rappel, une MARCHE de Prokofieff de qui l'artiste avait déjà donné avec brio et humour deux extraits de PIERRE et le LOUP, Sophia Golovkina et Leonid Zhdanov donnaient PAS-DE.DEUX DE DON QUICHOT.TE, l'ADAGIO et REVERIE du ballet BAJADERA, de Incus, et une Valse de Strauss, Ici encore, la technique dominait; du métier certes, mais on aurait souhaité plus de souplesse et de grâce.Au piano, l'excellente accompagnatrice Galina Maksimeva.Le pianiste Serebryakov excelle dans les romantiques auxquels il se limita; bravoy.re dans le SECOND MOUVEMENT MUSICAL de Rachmaninoff, SUGGESTION DJA.BOLIQUE de Prokofieff et une ETUDE de Lizzt rarement jouée; poésie dars le Sonnet no 123 de Liszt égale ment où l'artiste nous fit apprécier un très beau pianissimo.Dans l'ensemble, une soirée inégale mais divertissante.Pierre RAINVILLE Propos sur tsaite de la les page 3 que musulmans sont des su- Jets négligeables, sans idéal au- wan et à qui un officier de France peut dicter tous ses désirs et tous ses caprices.Muis Voici qu\u2019.l découvre \u201cque la vie est une che- se extraordinaire, plus extraordinaire que le génie\u201d Atin de dissiper le cafard.2) entre en relation avec une jeune Arabe.qui ne se livre qu'à moitié, mais si différemment.Auligny, très naïf et très sensible.devient, iL son propre insu, follement épris de cette Aram énigmatique.qui le Injsse tout désemparé comme nace pauvre bête non initiée aux embûches du désert.Le jeune officier touche \u2018le fond de la détresse humaine: il se voit barré en arrière et en avant: il se rend compte qu'il s'est -sacrifié pour ne chose dont il doute lui-même\u201d.Et il en conclut en son for intérieur.à l'exemple de Guiscart, que Montherlant \u201cl'homme est un animal inconsé- qu'ent, ne paraissant conséquent que lorsqu'il s\u2019est arrangé pour la galerie\u201d.Ce roman.en somme, qu'il faudrait citer et citer encore.nous fait toucher du doigt la déficience profonde de la prétendue bonne education dispensée au sein de nos familles bourgeoises; il révèle que l'hypocrisie reste A la base de nos gestes grandiloquents.Pas du tout doctrinaire, ne posant jamais au moraliste, Montherlant a écrit un livre sustepti- ble de faire réfléchir.Son style r'a pas le poli ni la recherche de celui d\u2019un Anatole France, mais les idées qu'il présehte indigüent une vivacité extraordinaire et se maintiennent et se maintiendront iongtemps encore dans une cul.sante actualité.Valère LABBE [1} Chez Plon L'opinion d\u2019un peintre de Québec Ce ne sont pas toujours Les disciples de monsieur Borduas, Paul-Emile, ainsi que l'a rommé Paul Gladu, sont plonges dans les joies extatiques que leur procure la présence ineffable du maître bien aimé.I! y a quel- aue temps, ils écoutaient dévotement les syllabus transcendantaux du \u201cCRAND INITIE\", expressément venu des U.S.A.ou il semble avoir trouvé un climat propice à [Paccomplissement de ses expériences sidérales.Les Boy Scouts du COSMOS ne dormaient pas durant cette éclipse, la disparition momentanée de 1l\u201cASTRE\u201d fut pour eux l\u2019occasion d'arpenter seulets les plaines de leur \u201créalité intérieure\u2019, et de gravir les cimes vierges qui se dressent loin au-dessus des vides de la pensée.Quand sonna l'heure du JAMBOREE, un à un, avec l'esprit de modestie et de soumission qui convient aux néophytes, fils sont venus au jugement du \u201cGRAND INITIE\", afin de lui présenter l'humble fruit de leurs pérégrinations dans ces déserts ingrats, où souffle le vent du génie et où croit l'herbe amère des solitudes méconnues.Très lentement, \u201cle termps d'un éclair de compréhension dans les beaux yeux de ia compagne de monsieur Gladu\u201d, et sous le signe de l'ACCIDENT (de l'accident qui donne la note exacte du chant de la matière), se sont séparés le vin et la lle.Sur 250 aapirants au COSMOS ACCIDENTEL, 97 exécutants \u2018 furent choisis pour chanter la matière sur les murs de la galerie Anfoine, el pour atteindre \"cette morsure de l'absolu\u201d qui les lancerait dans l'univers de Borduas.Quand j'appris que quelques peintres de la ville de Québec avaient eu Vinsigne honneur d'ac- - Paul céder aux joies du COSMOS, j'éprouvai un désir violent de connaître les transes qui avaient pre- Judé à leur enfantement.Qui était Au bal de la matière qui chante, les mêmes qui dansent.m'aperçus que sa \u201créalité intérieure\u2019\u201d était en proie à un profond bouleversement, quand il me chuchota les secrets de son AC- il y a une marge.ce Paul Blouyn, heureux élu aux murs COSMIQUES?O vertige! O inystère des méandres de la conversation, Paul Blouyn n\u2019était nul autre que mon viell ami Jean- Lemieux, A.R.C.A.! Mais pourquoi cet anonymat dans la gloire, chez un nouveau venu dans le monde du COSMOS?Ln ré ponse me vint toute nue, dans son regard penché et humble à la fois, c'était par modestie, par modestie d'accéder à l'univers nouveau des âmes d'élite, en portant «Je nom d'un peintre ayant derrière lui un lourd, très lourd passé résolument figuratif.Cependant, Jean-Paul n'avait pas seulement changé du nom, Je Devant l'hystérie collective qui semble s'être emparé d\u2019un certain public de Mantréal et de la majeure partie de in critique à ia suite de l'exposition \u201cLA MATIERE CHANTE\"\u201d, que ce snobisme où par crainte de faire figure de retardataire, 1} semblait opportun de dévoiler comment deux peintres de Québec ont trompé la vigilance et In prétendue perspieacité infaillible de Borduas, en se classant parmi les 97 élus aux murs de la galerie Antoine, avec deux toiles conçues en pure blague et de ln façon In plus grossièrement loufoque.Or, If est moins sûr que les peintres \u201crésolument COSMIQUES\u201d eussent, avec autant de facilité, réussi à faire ad- meftre une toile à sujet conçue de la même façon et avec le mênie esprit, à une expôsition où n'auraient été nccrochées que des seu- vres figuratives de première qualité.IN n'en demeure pas moins inconcevable que le déluge incroyable de jargon ésotérique dont s'en- tore un groupe d\u2019obnubilés, puisse leur gagner les faveurs d'un certain publie et, surtout, d'une critique d'art qui n'a Jamais donné une preuve plus éclatante de sa faiblesse, exception faite, à Ma connaissance, de Gabriel Lu Salle dans l'Autorité du ler mal, qui a consenti courageusement à apporter quelques restrictions qui s'Imposuient.SH est entendu depuis longtemps, que toute surface lavée par le vent, In pluie, In suie, que certaine matière exposée À l'air puissent revêtir un aspect intéressant et former des associations de couleurs d'une réelle beauté, de là à appeler art, les titubations de pinceaux, les grattages de spatules, les amoncellements de muatlères, cosmiques ou pas, accidentels où pas, d'un groupe d'irresponsables, soit par cr.IDENT COSMIQUE.\u201cJe pris de la gouache, me dit-H de l'encre et de la peinture & l'huile; frémissant, j'y jetal en tremblot- tant quelques graines de tubac Alouette ct j'attendis .Un peu de sel .un peu de poivre, jeté plus brusquement .6 délices! 6 impulsion créatrice!, quelques plumes d'oiseaux de chez nous\".Pâle, quasi défaillant d'émotion, JeanvPaul balbutia:, \u201cC'est à ce moment exuct que Jl\u2019'ACCIDENT se produisit, I''OIBEAU ROC\" venait de jaillir! Tel était Je titre de sa toile.Je le quittai sans mot dire, pour ne pas troubler l\u2019extase euphorique:de l'enfantement qu'il\u2019 vänait - respectiventent\u2018 de revivre pour moi, et, je me retrouvai chez Edmund Alleyn, excité, drogué que j'étais par le désir intonse d'avoir d'autres secrets de la bouche même d\u2019un autre nouveau venu au monde inti- nie du COSMOS.O Edmund, que fls-tu, Jui de- mandai-je?I! me répond, les veux perdus dans l'achèvement d'un rêve transcendantal: = \u201cJe pris de l'encre noire et rouge que je jetal brutalement, en secouant mon pinceau À deux pieds de mon papier encore vierge et, dune main plutôt molle, je secouai mon papier en le brassant de bas en haut.Mais j'étais Insatisfait.Je pianotai donc sur l'ensemble avec neuf de mes dix dolgts, hélas, ce n'était pas encore cela.J'étend:s aiors une couche de gouache grise .toujours rien, 'ACCIDENT semblait me bouder, alors, voulant résolument atteindre au COSMOS, je secotiai violemment mon papier, et à deux mains cette fois, et, potissant du petits cris algus, Je recouvris le- tout.de points.de gouache multicolore ., 0 Claude, c\u2019est alors qu'enfin +.le COSMOS vita\".\u2018, Les deux toiles, dont l'enfantement est décrit ci-haut, portalont les' titres de: '*L'OISEAU ROC\u201d of \u201cGA ARRIVE DANS LES MEILLEURES FAMILLES, NO 1\".Elles étaient .visibles gratuitement tous les jours, do 10 AM.à 10 P.M.et ce, du 20 avril au 4 mal, à 1d galerie Antoino.Biles ont été acceptées et jugées avoc la perspicacité que personne, sauf les michante pomplers, le : teste à Borduas, Paul-Emile: Claude PICHER notice is hereby given \u2018that we have sold and teansforend all onr present and future book and other accounts clalnis ète.unto the provinolal bank of na montrent eb, 18.1954 upon co, It por préside : ?\"mal 8-15-28-59 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.