L'autorité, 2 octobre 1954, samedi 2 octobre 1954
[" At.40e ANNÉE No.9 .FF we té x 2 OCTOBRE 1954 La) algre son impo HR ain Empricné à St-Flyaciuthe Rédaction: 2003, St-Hubert MONTRÉAL P.Q.- Directeur: CERARD GINGRAS Rédacteur eo chel: JEAN VINCENT i git 10 cents Ceux qu'on aime CHARLES LAFONTAINE Déjà prisonnier des tribunaux et des lois, Charles Lafontaine se dresse en libérateur.Brandissant la Grande Charte (celle d'Angleterre, naturellement) qu'il se propose d'invoquer \u2018au moment opportun\u201d, l\u2019ex-maire de Ville Saint- Michel annonce qu'il va \u2018\u201c\u2018arracher\u201d Montréal des \u2018\u2018griffes\u201d du très honorable Maurice Duplessis, docteur en Lettres, dont on trouvera l'éloge ailleurs dans ce journal.Stupéfaction générale suivie d'un long silence que personne avant nous, ici même, ne voulait rompre.Malgré l'interdit qui le frappe.nul ne saurait l'empêcher de poser sa candidature.Pourra-t-il seulement régner si toutefois il est élu ?Quoi qu'il en soit, notre homme dispose d\u2019une puissance que l'on compare parfois à celle des gi gantesques camions de la compagnie Miron.Sa stature physique n\u2019est pas particulièrement angélique et ses ;méthodes de travail, dans une \u2018campagne élactorale, s\u2019apparentent à la terreur, encore qu'elles soient efficaces.Vaincu par deux hommes \u2014 Duplessis et Houde \u2014 auxquels il avait emprunté l'esprit et les moyens, il montera tout à l'heure sur les hustings pour haranguer, à la manière de l'ex- Maire Mongrain, des foules qui l'imploreront *\u2018d'oter son coat\u2019.Entouré d'une puissante armée de \u201cbouncers\u201d \u2014 des garcons qui n\u2019ont pas (ous terminé leurs études \u2014 il invitera la population à lui confier un mandat que les tribunaux vont, à coup sûr, lui retirer.jus nos \u2018\u2018gens' étant curieux, \u2018Il n'est pas improbable que, \u201cjuste pour voir\u201d, une certaine partie de l'électorat envoie à l'Hôtel\u2019 de Ville un interdit de séjour, -.Car, à peine Houde est-il dis- aru, il \u201cfaut que le \u201cfun\u201d con- tinge 1 BEAUBIEN Il Pn ; as : Nl 1: SOMMAIRE ! ! 4 Page 5 : l\u2019article de Wilfrid \u2018Lemoine sur les écrivains soviétiques.|Page.6 : l\u2019article de | Frangois ' Bourgogne, J Le nublic existe pour Jleb\" peintres\u201d.4 .fami LES CRAINTES FRANÇAISES\" BOUSCULENT M.FOSTER DULLES Pour la première fois depuis dix ans, la France retrouve sur la scène internationale un role a la mesure de son prestige.Quoi qu'il arrive, on sait déjà que M.Men- dès-France ne sera pas à Londres ce que M.Bidault a été à Berlin et, avant lui, M.Schuman a Bonn.Et M.- Dullus lui-même n'ignore pas qu'il n'aura plus pour interlocuteur français le représentant d'une bourgeoisie animée par son seul anti-socia- lisme et sa fringale de bénéfices, mais un président du conseil dont le positivisme austere symbolise trois vie- toires pacifiques : l'armistice indochinois, lè rejet de la CED et le rétablissement de la souveraineté intérieure de la Tunisie.C'est donc en présence de l'irrésistible volonté populaire qui avait été étouffée jusqu'à présent par les compromis du centre-gauche, et par les apparentements électoraux, que le secrétaire d'état américain se trouve dans l'obligation de négocier le réarmement de \"Allemagne occidentale.H faut évidemment toute l'hypocrisie de M.Foster Dulles, tout le savoir-faire de M.Eden et toute l'inquiétante bonhomie du chancelier Adñenauer pour croire au suc- vès d'une pareille entreprise.Si 420 deputés français ont refusé hier une Whermacht- CED, sur laquelle la France eût exercé une surveillance impuissante peut-être, mais néanmoins réelle, comment s'attendre qu'ils acceptent demain une Wermacht autonome, limitée certes, mais dirigée par un gouvernement truffé d'éléments nazis, commandée par des chefs comme Gehlen et Ollenhauer dont les uniformes portent encore les fils noirs d'une croix gammée mal décousue.C'est ce refus, cette mani- MAIS C\u2019est combien ?Le ministre du Commerce de la province de Québec arrive au Palais du Commerce, l'autre jour, et prononce le mauvais discours que chacun y compris les Français que l\u2019on avait prévenus attendait de lui.Une seule ombre au tableau de l\u2018éloquence: M.Edgar Faure, ministre des Finances dans le cabinet Mendès-France, venu lui aussi visiter l'Exposition Française ce jour-là, prononce un discours magistral.À l'issue de la cérémonie, un journaliste de l\u2018Aurore, détaché auprès de l'organisation de l'Expo durant la Quinzaine française, s'approcha de Paul Beaulieu et lui demande, à titre de reporter cette fois, de bien vouloir se prêter à une interview.Le bras gauche de M.Duplessis y consent d'autant plus volontiers que l'Aurore est anti-communiste, pro-CED et souvent pro-Dulles, (contrairement à la plupart de ses rédacteurs).L'interview se déroule normalement, c'est-à-dire que M.Beaulieu récile le chapelei dont chacune des dizaines évoque, festation de l'instinct de conservation, que l'on se plait dans la presse nurd-améri- :aine à appeler les \u201ccraintes françaises\u201d.Il y a dans cette expression toute la supériorité des hommes forts vis à vis des infirmes qui n'osent pas traverser la rue, toute l'amabilité impatiente du grand frère qui veut bien rassurer sa petite soeur effruyée par l'orage.On pose le fait, en premier lieu, de la menace soviétique, on souligne d'année en année l'imminence de l\u2019attaque et l\u2019impérieuse = nécessité d'une défense occidentale axée sur les panzers démocratiques de l'inventeur du blitz-krieg.enfin devenu protecteur de notre civilisation.Une seule faille dans le rempart, un seul cheval de Troie.les \u2018craintes françaises\u201d.Tandis que le contribuable américain se prive pour assurer la défense de l'Occident, un vieux radoteur francais brandissant su mé- aille de Verdun exprime des \u201ccraintes\u201d sur le militarisme ailemand.refusant ubstiné- ment de comprendre que jamais l'Amérique ne tolérerait qu'il fût engiouti par son nouvel allié.Grace à cette image, on continue de faire croire au grard publie nord-américain que les \u2018craintes françaises\u201d ne sont que l'expression d'un réflexe désuet, provoqué par un danger aujourd'hui disparu l'éventuahté d'une attaque tllemunde.On veut ignorer qu'au contraire la France ne craint pas, pour l\u2019instant du moins, l\u2019hostilité de l'Allemagne occidentale à son égard mais bien son \u201camitié\u201d.Comme le faisait observer le New-York Times, il convient de souligner à cet égard que Washington n\u2019exige pas seulement l'unification militaire de l'Europe occidentale, NE LE RÉPÉTEZ non pas un mystère douloureux, mais une oeuvre accomplie par son gouvernement, comme le beau temps qui a prévalu, la prospérité, les progrès de la me- decine et l\u2018inévitable mise en valeur des ressources minières.Avant de prendre congé du journaliste, le ministre se penche à son oreille et demande: \u201cCom:- bien vous dois-je?\u201d Interloqué, le rédacteur de l'Aurore, perdu dans cette matérielle Amérique dont il ne soupçonnait pas tous les usages, s'indigne intérieurement et refuse toute gratification.Le ministre du Commerce, pris de court, propose alors: \u201cVenez donc passer trois semaines dans la province aux frais du gouvernement!\u201d La grande menace du laicat C'est par suite d'une erreur que le Devoir (qui se porte un peu mieux depuis la seconde mort du deuxième Canada) attribuait l'autre jour à M.Jean Bruchési la déclaration suivante: \u201cIl est difficile d'intéresser, de façoii pratique, beaucoup de chefs religieux où laïcs aux én- mais aussi son unification politique.Or comment unifier les structures sans unifier les esprits ?En d'autres termes, comment intégrer l'économie allemande dans l'économie européenne sans prendre pour modèle le capitalisme rapace des grands trusts de la République de Bonn, comment faire entrer le gouvernement Adenauer dans une communauté politique européenne sans accepter sa doctrine réactionnaire et ses objectifs revanchards ouvertement déclarés On sait le discou}'s !lu chancelier Adenauer au lendemain de sa victoire électorale : d'abord.la libération de nos \u201cfrères d'Allemagne de l'est\u201d.C'est à cetie libération par la force, a cette guerre annonsfe sans Vergogne, que la France refuse de s'associer.BONENI.JINL v B81.LAKLLES, Bibliothèque de Québec, Ps Q.12-1953 A / la Leglslature ssel À TOUTES LES CHANCES D'ACCEDER A LA MAIRIE S'IL RENONCE A LA = date , \u20ac ° .nTR 8 e hedge , \u2018 .\" \\ * a.; Cae 4 , he À ; ot A vod 1.\u201cil ¥ ce « v PRESIDENCE DU COMITE EXECUTIF Malgré son impopularité ot le marasme de son administration, M.J.-O.Asselin, s'il renonce a la présidence du Comité Exécutif, a toutes les chances d'accéder à la mairie.Cette prédiction serait fausse si les élections municipales du 25 octobre avaient un ca- populaire.alors que plus d'un million de Montréalais sont directement touchés par la politique de I'Hotel de Ville, moins de 300,000 personnes sont appelées a voter et, de ce nombre, a peine 25 pour cent exerceront leur droit, les 225,000 autres étant paralysées par ce que ln Ligue d'Action Civique appelle une \u2018\u201cané:vie du sens civique\u201d et une \u2018dégrada- ractére authentiquement tion du sens social\u201d.La majorité de ceux qui voierant, le 25 Mais à fait.octobre, sont les propriétaires.Or, les possédants choisiront un candidat qui écartera, durant les quatre ou cinq prochaines années,, la \u2018\u2019menace\u201d d'une réforme de structure.seule condition d'un renouveau véritable à l'Hôtel de Ville.Une fois de plus.la Ville de Montréal n'aura pas eu le maire qu\u2019elle mérite en raison de ses acçablants problèmes financiers et, graduellement.perdra le titre de métropole qu'elle ne mérite déjà plus tout Acquérir de nouvelles sources de revenus par suite d'un accord fiscal avec le gouvernement provincial : tel est le problème crucial de Montréal.(Lire la suite en page 3).Quand l'URSS.a deman! aux Etats-Unis l'autorisation © publier tous les document: Ufs à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.elle savait ve qu'ellé faisait.Bt Washington, en suyréant cette requéte, uo cu'on appelic un \u201crisque cateule\u201d Alors que les journaux sovi tiques ont counsacréd un supple ment à la publication des 13 piv ces constituant cette correspondance diplomatique, le New-York \u2018Times, le plus sérieux des grands périodiques américains, accordu:\u201d une page Aux extraits considéré: par Mn comme les plus impor: tants.1! est douteux que les autres journaux d'Amérique en fas- reid pris e° reprises de culture.\u201d Mais non, nous étions là et nous savons que le sous-secrétaire de la province a plutôt dit \u201cqu\u2019il était difficile dans notre province d'obtenir quoi que ce soit des autorités religieuses ou politiques pour des fins de culture\u201d.Constatant sans doute l'erreur qu'il avait commise, le Devoir, dans son édition du lendemain, publiait un \u201cerratum\u201d.Mais, la encore, le rédacteur s\u2019est trompé.C'est pourquoi nous avons voulu, ici même, faire dire 3 César ce que César avait dit.Il voulait dormir Un citoyen de Noyan, dans le comté de Missisquoi, comparaissait la semaine derniére sous une inculpation de tentative de suicide.Appelé à déposer, un détective explique comment il a découvert le prévenu, dans -une cabine, baignant dans son sang, inconscient.À son tour, le triste individu prend la parole et révèle qu'il s'est servi d'un Mmarlesu pour imetlre fin a ses jours.juge, vouliez-vous mourir?.\u2014 Mais pourquoi, demande le sent autant, St bien que les Sovretiques, nullement distrait: par le : \u2018\u201cLobos* de si uuront \u2018comics\u2019 ue van Poop wen appis toit co qu'il faut ana sup de par Noël HPérasse problèmes atomiques, lundis les Américains, et les Canadiens, suront les et que resumes faci- mensongers agences d'informations au courrier Jaboeux, mais révélateur, de MM Fulles «t Molotowpréfére les des Paice que, répond le prévenu, je ne pouvais dormir! La sentence na pas encore et: prononcée, mais On croit sa- voit que le juge condamnera le coupable au sommeil perpétuel.Les candidatures improbables Jacques Normand, cet organi sateur syndical dont la FAT ne souligne jaimnais assez les mérites, annonçait en fin de semaine dernière, son intention de poser so candidature à la mairie.À ceux qui s'étonnaient, Normand répondait \u201cEt pourquoi pas moi?Houde a bien conserve ce poste durant 18 ans!\u201d Puis, il révélait son programme qui s\u2019inspire vaguement de celui de Ferdinand Lop: Prolongement de la rue St-Denis jusqu'à Sun Valley; reconstruction de Montréal à la campagne; création d'un ministère de l'humour; mise en valeur plus rationnelle des cabarets canadiens.Confidentiellement, 11 ajoutait, à des journalistes: \u201cJe serai le rayon de soleil dans la campagne électorale .\u201d intention Comme quot by liberte de pres: Ne reunseigne pus NMécéssair Gent on homme.Et 1 est Heu- FOX, enon quais La desnoeratie, dt noms pour Lu diplomatic oes dentale, qu'il en wat ins, ur, papier © ina veur cconble loger en-deçä du r- cat tte fer ot la vérite, \u2018ar de mis, oy au-celx.l'hiver président Eabriptement cinpagine 0 ses partenieres frii- afraid © conneno, Somer ned a se nhow er tousse co-hritumniques des Bermudes nur aller faire une proposition ramatique\u201d devant l'Assembles vénérale des Nations Unes.Après avoir éloquemmient évoqué ler kerreurs d'un confhit atomique où PAS De Sarte à Hoffmann Guy Hoffmann (avec deux \u201cn\u201d celle fois) avait décidé de faire vivre Huis-Clos, cette pièce qui fut jouée à la salle des Jesuites après la guerre et à laquelle assista, ravi, M.Sarte lui-même.(C'est une question d'évolution: on ne fait p'us au- jourd\u2019hui ce qu'on faisait en ce temps-13).Done, Guy Hoffmann ve trouver son ami, son meilleur camarade Jean Dalmain et, n\u2019hesitant pas pn seul instant, confie le rôle féminin à Ginette Roche- Letondal.Tous trois commencent à répéter.Mais, à la générale, Hoffmann, n'y tenant plus, s'échappe, lui, de l\u2018enfer dans lequel l'auteur a pourtant cont damné ses trois personnages à vivre toujours.Restée seule avec Dalmain, Mme Letonda! renonce aussi à cet enfer qui lui rappelle trop le manichéisme dont elle a longtemps subi'la tentation, franchit la rampe et retrouve la critique dans la salle, personnifiée ce soir-là par André Roche lui-même Du tond des coulisses, aper- revant Daïmain soul con soli, Hoffmann s'écrie: \"L'enfer, c'est Daimain\u201d.Quelques atomes pour la paix ou pas un atome pour la guerre?\"hermonttléane, le chef d'état suggéré, pour sip- veer à un désarmement ambi- eux «LU iMaccessible, un plan mo- \u2018este, mais pratique, Jde mise en cenmun de certaines ressources s'icléxires que le: puissances ato- piques mettraient au service de L paix et de bien-être de l'huma- vite.C'etait au plus fort de l'offensive de paix soviétique et la presse américaine a fait un grand battuge autour du programme vos \u201cAtoms for Peace\u201d du brave Ike.On allait bien voir si les tuninumistes vtaient sincères! .Méticain a Contrairement aux prévisions, ot peul-être aux espolrs, \u2014 des siturités américaines, l'ambassa- \u201cur soviétique à Washington, M.Zarvoubine, a répondu avec em- yressement aux premières avan- «os de M.Pailles, Il s\u2019en est suivi longue période de négocia- tons secrètes et intermittentes dont le procès-verbal vient d'ére ivre au publie.: site De vet échange de notes, de propositions et de contre-propositions, il ressort que les positions respectives dés correspondants peuvent se ramener essentielle- ent a cece: Les Américains veulent que \u2018es puissances atomiques consacrent quelques atomes à la paix, comme mesure préliminaire à un Cesarmement lointain et, appa- venunent, fort aléatoire; Les Soviétiques demandent l'interdiction préalable des engins nucléaires, le désarmement con: irôlé des puissances atômiques et, enfin, la consécration de tous les atomes au bien-être de l'humani- te.A l'appui de leur thèse et à l'encontre des contre-propositions Jd.Miscou, les Etats-Unis.rappellent que des annnées d'efforts chplomatiques n'ont pas réussi À simener le désarmement désiré, et ile attribuent In responsabilité de cet échre À leur \u2018nterlocuteur.Ils soutiennent que leur plan, si MOE Buitdl, à du 1uvip3 leumié- rite d'être réalisable et Vavahita.(Suite en page ¢) oe RE +] En 1951, Georges Vitaly mon- ie au- théâtre de la Huchelle \u201cEdmée\u201d, farce paysanne jouée i | par Claude Gensac, Jacques f Hriduement, x nous nous trou.an) fa autre clavier, Sa sensibl- : pot (son amour des hommes : toujours | là, mals \u2014 est-ce fers de la vie ?\u2018| ple je lettre qui balgnalt 6 ses deux \u2026.Lal Ld _ .or L'AUTEUR Ed 1945, BREAL donne ai There de Poche: \u201cL\u2019Absent\u201d, pièce Ynspirée par les événement} gle\u2019 nous veiilbhs de vivre.ve pièces où la dhsiplicté et 1 égañce de l'écriture, la délientesse des sentiments n'excluent pas la force dramatique.Grello, Jacques Fabbri, Jouanneaû.On se souvient du succès de Yoeuvre qui fut jouée plus de 250 fois et obtint, cette an- née-là, le prix Lugne-Poe.devant un auteur qui jque _ l\u2019iro- premiè res Oeuvres s\u2019est accen- ed et passe au premier plan.sceontis.un trait de ca 1 Je ridicile gue pos- re e a soi tonte passion.L'ac- Hon aui se éroule entre les Ba onnages reste toujours dra- malique \u2018 eux, ais éclate en.farce pour le spectateur.Ae ussards\u201d que Fernand Ji tip brégente en son théâ- ; TE des.Noctambnles, mis en scene par, Facques Fabbri, ap- LL.à teur, seponde or- atrati pat BREAL \u2018d'une be re qui, ni elie ne nous fait as, fire, Yisquerait de nous faire pleurer, | i Pierre VALDE par dre ace se > Ciédessous, la fin du er -acte de là.tragi-comédie de ft real.Les Hussards, don N.M.commangere tJ la, i Plantation e 7 octobre optréal, au théâtre Ce | à A èce fut créée Paris, au théâtre des Noctambules, le 15 décembre 1953).; La scène ;se passe en.Îtalie, durant les guerres napo \u201c léoñieannes : Espérant faire de fructueuses affaires avec les occupants français.le commerçant Joseph Lippi .a refusé.de quitter son village.Trop tard, il comprend _le.danger qui le menace.ELISA.\u2014 Ah! maman! MARIA.\u2014_ Dieu soit loué! JOSEPH.\u2014 Le chemin tout , droit, vous ne l'avez pas pris, \"compe, d\u2019habitude.| ELISA.\u2014 Ah! maman! MARIJA.\u2014 Et Pietro?Ou as-tu laissé, Pietro?BLISA, \u2014 Ah! tigmble encore! .JOSEPH.\u2014 Pietro?Ou as-ta laigsé, Pietro ?.\u2014 Tu es mariée de- pus Trois mois à peine et voilà Que tu cours les routes sans toa mari alors que les diables de Fran- \"gals rédent comme des loups.ELISA.\u2014 Cours de ton côté, qu'il m'a \u2018dit, :mais ne nous lais- * sons, pas prendre.MA \u2014 Et tu as couru! ISA, \u2014 Je lui ai obéi! |.MARIA.\u2014 Blen sûr tu lui dois maman, j'en * ohéissance, \u2018mails où l'as-tu laissé, : lui?JOSEPH, \u2014 Quand Pietro L'a .gomandée, en mariage, ce n'est as, une femme.pour toi que je Ji ai-dit, elle t'épouse parce que tues riche, mais .MARIA.\u2014 Tais- toi, Joseph .cle est toute tremblante et al ella go obél a notre fils, il n'y a rien a redire .Ol l'as-tu laissé?, ELISA.\u2014 Dans le petit bois ve NI : étions assis .JOSEPH.\u2014 Assis .et le f paquet pour la ,Signora Signorelli?ELISA, \u2014 On l'avait porté.| \"JOSFPH.\u2014 Elle a payé?* \u2018 ELISA.\u2014 Oui.Voilà l'argent.$ JOSEPH, \u2014 Bonor RIA.\u2014 Eh bien! parle, voy- SEP, r= ght aide-n us, galn \u201csages 1% Be Yon fu, ain om ring ce qu'on peut! RIA.- Sauve-toi qu\u2019il l\u2019a (di.nn pourquoi?ELISA.\u2014 On était allongés sitous.les.deux! Go JOSEPH, \u2014 Allongés .Les ah allongés maintenant! LISA, \u2014 Eh blen oul! Clest Hai fo [est mariés.{8se-1a onc dire, \u201ctoi.\u2018Bans cela Jes Français frappe- vbnt à tagporfe que.Cu seras enco- Ta 8.HOÛRT.Ms Héelles! 1 OU Su ELISA.\u2014 On était t ationga .- oo wi 5 ne we 2088 H \u2014 Allonges, allongés bh oi el ce, et dis lo reste! ELISA.- On entend deux che- pus, sûr les cailloux du chemin.(ar dy\u2019 4 lng veux fermés.Ple- Irô me secoue.\u201cLève-Loi, voilà les i ran~ais.lis ont leur fusil.Prends par là el cours à la maison.Moi, © vais Jes amuser en passant par \u20ac chemin.Mais toi, je ne veux ÿns qu'ils te voient.\u201d MARIA.- - Santa Maria! Et to l'as laissé! ELISA.- La paix est signée, ils n'oseront pas tirer .Mus s'ils voient une femme, Dieu sait ce a \u2018ils sont capables de faire.PHAEL.La paix est si- prie les diab\u2019es ne la respectent yas.Et des diables, voilà ce qu\u2019ils sont, el si ton nez ne leur revient ras, ils le coupent.et si tu as ia langue trop longue, ils la coupent.et si tu as.COSIMA.- - \u2018Fu l'as vu?RAR VAR.- Je l'ai vu.MARIA, Santa Maria.Et tu as laissé Pietro, mon seul fils, à de pareils monstres! RAPHAEL.- Et c'est cout ça.,Dans la bataille .COSIMA.Qu'ils y viennent.tes Français, et on verra qui coupera, a us, eux ou moi.L.\u2014 Ma fol on verra' A .\u2014, Crest tout vu! ELISA.\u2014 Mol, jai obéi.je pleurais tellement que le che- nin, je ne le voyais plus, et que j'allais comme une folle À travers les arbres.Et je suis tombée et j?ne suis relevée et je suis tombés et voilà que je n'ai plus de forces que fe pense que je vais mourir.{Elle s'évanouit dans les bras de Maria.) MARIA.\u2014 Elisa! .,.Elisa! .COSIDIA.\u2014 Mademoiselle Elisa! ELISA.\u2014 Ah! je suis morte\u2018 Pourquoi ai-je fui?je ne sais plus.J'aurais dû rester, bien sûr, mais J \"ai eu peur, et Pietro qui me pousse et me dit: Cours.Et je l'ai laissé seul, c'est terrible! MARIA.\u2014 Pietro t'a commandé, eu as obél.Xl sait ce qu'il fait.C'est un bon fils.Et toi ne porte pas le poids du reproche.Si tu étais restée, un seul geste des Fran;ais contre toi et Pietro les Insultait et te défendait, car il est brave, et ils le tuaient aver seur sabre nt toi, ma pauvre fille ,.JOSEPH.\u2014 Oui, Pietro a bien fait.Hâtons-nous, la nuit tombe nous en profiterons.RAPHAEL.\u2014 Oui, il faut partir.COSIMA.\u2014 Me voilà toute tremblante, moi aussi.Pauvre petite Elisa que les Français a- raient pu déshonorer! GIACOMO.- Ça .ça .ça .devait être les mêmes .Le cheval blanc, le cheval noir avec le fusil en travers .Le cheval blanc, le cheval noir, le petit Antonello, les a vus, avee une grande moustache comme ics savaliers qu'on nous raconte qui venaient du fin fond du Nori pour brûler nos villes et voler nos biens .l2s cavaliers venus dn fin fond du Nord, il les a vus, le petit Antonello.Ils ont des dents de loup qu'il a dit.Il les a vus Il a épaulé et puis l'autre s\u2019est mas À rire.Alors il a vu les dents Et c'est à ce moment-là qu'il a eu peur.Quand il a vu les dents! COSIMA.\u2014 Tais-toi, Glacomo! JOSEPH.\u2014 Empilons, mes e:3- fants, empilons.Giacomo, le cheval.Raphaël, porte les étoffes, To! Cosima.les provisions, mets-les dans des paniers.N'oublie pas le: figues.Elles sont cueillies, on les mangera.A la cave, descends aus- mi.Prends les meilleurs bouteilles.Ils ne les boiront pas.J'en aura: le crève-coeur.Pour le reste, tant pis., que Dieu commande.GIACOMO.\u2014 Ça .ça .ça .c'est parler! JOSEPH.- Quant au fils, } connaît la forêt comme sa poche Ju ne tardera pas, c'est moi qu vous le dis.ELISA.\u2014 Je ne quitterai pas le village sans lui.Et s'ils l'ont tué .(Cosima qui, depuis un instant regardait par la fenêtre.) COSIMA.- Pietro! Là-bas! T! s'est caché derrière le mur de la maison.Il saute la haie, il court & perdre haleine, il bute, il va tomber.Non .il se redress: .Le voilà! .le voilà! .le voilà! sa, \u2014 Pietro! rien + A.\u2014 II court, il court, à he à droite, comme un llè- vre que le chien poursuit .ELISA.\u2014 Pietro! (Entre Pietro, haletant.C'est un garçon d'une vingtaine d'années, au visage plaisant et, rjeur.) .PIETRO, rg'ontcils pas vu?qe pls depuis le dernier arbre e la forêt, je cours à m'en forcer le coeur.Un verre d'eau.Ma langue ent collée à mes dents à m'un faire mal.Un verre d\u2019eau.ELISA.\u2014 Pietro! PIETRO.\u2014 Non.Ils ne viennent \u2018pas.S'ilg ne viennent pas, c'est, qu'ils ne m'ont, pas vu.MARIA 1A, \u2014 Qu as-tu fait, Pia- 4 \u2014 M'ont-ils vu, ne Je n'en sais tro?Jo SEPH, \u2014 Encore un tpur à sa façon sans doute! Maudit qui depuis le jotir de sa nalssance re me donne que du souci! PIFTRÔ, \u2014 Merci, Cosima! (Cosima\u2019lui a donné Un verre 2 si : JOSEPH.\u2014 Même pas vingt Mais | .tant pied à terre, voilà qui prend femme ans et le comme si le sérieux n'élait pas d'attendre.Et sur qui comple-l- un pour se nourrir\u201d Sur le papa Lien sûr.Et la femme, lu prend-un avec de l'argent ?Toute nue on ls prend, toute nue! MARIA.Joseph! JOSEPH.Et aujourd'hui, =- lors que les troupes de Tenner, dévorent le pavs et palent en p - pier sans videur Li marchandise qu'on leur vend, que fait-il, le md me fils, que fait-it7 Le diras-c1 enfin ce nue tu faisais?[Le dirs.tu\u201d MARIA.Réponds à ten pe- re, Pietro.Tn nous vois {nus dur l'inquiétude.PIETRO.l'inquiète pus taitman, ils ne m'ont pas Vi Quant à leurs chevaux, qu\u2019ils cor Ne tent après, s'ils les rattrapent\u2019 ; Tos, - Leurs chevaux PIETRO.Bien qui, leurs chevaux! Elisa n'avait pas dispar derrière les fourrés que deur Rrancais, deux cavaliers, débon- chaient dans la claivière.J'ava\u201d- cit à Elisa de filer parce ane ou qui court, ça fait moins de brui que deux.Moi, j'étais resté alle.té dans l'herbe, et voilà qu'ils met- loin comme &! es de moi, Ils attachent les cho- vaux et! marchent quelques pus en hourrant leur pipe.Yes voyaat loin, l\u2019idée me vient de détacher lès carnes et de leur donner an grand coup sur la eroupe.Sitoi dit, sitôt fait, et hop là! les voiià parties a dévaler la colline.et moi, sans demander mon reste, je file! MARIA.\u2014 Santa Maria! JOSEPH, Pourquoi que tu os fait ça, hein?Pourquoi que ta as fait ça?PIETRO.\u2014 Le bynnet d'Elisa, moi, je le voyais qui courait à travers les arbres.Diable que j me suis ait.Je le vc'3, ils peuvent le voir.S'ils lui courent anrès avec leurs chevaux, Dieu saît ce qu'ils vont lui faire! JOSEPH.Et tu as tapé sur leg carnes?PIETRO.- Un bâton par terrr je le ramasse.Je défais Je bridor at sur la croupe a toute volée, et allez donc, les vullà parties, cil- nière na vent çi cracfiant le fav sous leurs sabots.JOSEPIL - - Et les soldats\u201d PIETRO.- Ma foi, je ne suis pas resté en place pour voir re qu'ils allaient faire.RAPHAEL.-\u2014 Des diables, le Francais, Pietro, sortis droit de l'enfer, le sourire devant leur langue, mais le poignard derrière leur dos.Je les at vus, moi qui te parl>, \u2018Pietro, et \u2018leurs chevaux, tu au- rials mieux fait de les laisser à l'ombre de l'arbre qui les reicnai* JOSEPH.Maudit! Îls vont nous, rendre au centuple le prix de ton coup de bâton, imbéelle! BLISA.\u2014- Mais c\u2019est pour mot Qu'il l'a donné, It avait peur pour \u201cmoi et il l\u2019a donné! Ce n'est .pas par notice.plaisanterie, N'est-ce \u2018pas, Pietro?\u201cMARIA.\u2014 C'est pour elle, Joseph.\u2018 n OSEPH, \u2014.Que ce sdit pour.olla on pour 1s re rals qui, le mal est fait.Et :le mioux est ie dé- } \u201cL'AUTORITE, 2 OCTOBRE 1954 suerpir.Ho! Gincomo?La chee rette est prête, Ciavomo\u201d VOIX DE GIACOMO.\"ttels, natron® JOSEPH.- \u2018Allez, sauvons 1 qui est Ficelé/7ét maudit soit le jour ou je l'ai engendré, toi\u201d MARIAN, Tu es an hon hom- so Pourquoi pécher par la parat et die ve que la ne penses pus\u201d TOSNSPIE Frupllons! empli- saps! 1 1, (Au dehors) Giacomo! vins Cu chacrette dans In cos.ouvre Farriège el recule jusqu 1 ports VOIX DF GIACOMO, .bo.ho! 2.2 ML.C'est Joa! don.omen! dotieenent, la bel.vo.JOSEPH.Pépérhons® dépe- .ne! C'est à cause de non avt vu, père! JOSEPH.Mon bonnet! ne bonnet! 1 1 Que ne l'uvais-tu ci leré, ton bonnet Il n= donnnit pas von coup de bâton, et nous n'au- pions pis à trembler de voir les Français mettre le feu au Village\u201d ELISA, Pour un coup de Dàvon, e£ sur In éronpe d'une js nent encore! JOSEPH.Une front dense - dat, civ change tout.Et une jo- ment de soldat françuis, voilà ! pire.Mais qu'est-re que vous avez dans Le crêûme, la jeunesse d\u2019au- juurd'hei?La gueire, gueêrre et bien sûr La paix est - rnée, mais l'armée, quand elle 9 cupe, toi, Ir civil, qu'est-ce que ta es?Rien, puisque tu n\u2019es pas mi- ulaire.Comprends-t1 Ça au moins\u201d .Et si tu tapes sur Ja croupe d'une jument de soldat, c\u2019est cum- me si tu tapais sur le soldat, « si Je soldat se fAche, gate à toi.nalheur! pare 3 tol! ELISA.Mais ils pe Font jive ve! JUSEPII.Qui sail sig mn l'unt pas vu! Et même! L'affronl est TA et pour un coup de bâton on a vu des arrnées brûler tout ui pays.Dans l'histotre on a var sn*- me pire ELISA.Pire?JOSEPH.EL miéme si on n'a its vu pire, qu \u2018est-ce que ça prou- vo, hein?Qu\u2019 est-ce que ça prouve ?ELISA.S'fla touchaient à Pietro, je mourrafs avec Ini, JOSEPH.- - Oui, ¢h bien! mni, J n'ai pas envie de mourir! A vingt ans, bien sir, ¢a vous semble tout naturel, mais à soixante on examine la question avee une certaine méfiance, tu verras ca! Porte ton drap, Glacomo attend.{Ils font tous la navette.) COSIMA,.- Les nourritures sont prêtes, Monsieur Joseph! VES.Lonnet qu'il c'est Ii JOREPH, - Le vin aussi?C'OSIMA, - Raphaël monte ler dernièrea hoytelllea! MARIA.- - Les cpuvertures! On oubliait les couvertures, Et Irs nuits sont fraiches, PLISA.\u2014 C'étail bon dans it forét, Pietro, je n'ai pas eu le temps de te le dire! PIETRO.~- Mon père ft rafson, Jo n'aurals pas dû < \u201cfaire, « Cala et les soldals vnnt valoir se venge.mais mon coeur s'est arrôté - \u2018quand 1'ai vu fon petit bonnet, rouge con.-Tlr dons l'herbe comme dhe bête à ban Dieu.JOSEPH.Son honnet rouge, ted'ux vai OTD21 dit, EL qu'avas- tu besoin de la lutiner sur fherd» | alos que vos avez totes vos nuit 3 Jen À vous, Pns un mot! Porte les Joffes La patrie est dans Ie deuil, et can, que font-ils\u201d Ils se caressent comme des montons, Ts foal rave les uments de soldats ec pu nurse platsanterie, brader Ultihe tont rntière.Nous autres, dons notre temps, ono ait Canher In Cane, cest vrai.Mais La Gaute est la Grotle et Vit.Ve ent Plane, et ce qui est % te act pes à gauche et te oui eut it haut n'est pas en bas : Le qu ce on) ve d'est prissé hier n\u2019est pas nasie wljourd'hai, FEst- ve QUE Vous comprenez ai moins?tupilens! enpilona! Veet vient 3 (On frappe à la porte de In rie Cones violents ) CONIMA, Seigner Jésus! rte va qusqu'i la fenétre.) UNI VOIX.Chivrez là-de- dapy! CORINA, Les frrançus .Les Francais.Les Francais (Fuite éperdur de tous.) tOn \u2018frappe de plus en plus violemment » (fer porte sS'onvre, Cosima n'a pas en le temps de s'éclipser, «Be se cache derrière le comp- torr, Pietro se cache également (Entrent deux hussards: FFli- rot ct Ange-Marie Le Gouce, suanis et soufflants, le sabre leur battant les jambes et le fusil en bandoulière.» FLICOT.C'est dur de couri- a pled pour un hussard! LE GOUCE, - Allez, toi, Tlcot, qui connais l'ilalien, appelic I.monde! FLICOT.ho! ©.LE GOUCE, \u201cest carhé là FLYCOT, Ho.ho.no \u2018Tes sûr qu\u2019il Pour savoir faut voir, Le Gouce, et pour voir faut entrer, Si Ur entres dans toutes les inaisons du village peul-êtza tu verras, el si tu vols tu sais.(Il avise le flacon de vin sur le comptoir ct en boit une ré- Halée.Le Couce l'imite.) LE GOUCE, Fais encore he en itaillen! FEICOT.Ho .ho .,,Hho ho! ., LE GOUCE, - Ou ces garces-là sont partis, ou Ils ne comprennent pus lon italien.FLICOT, \u201chn Alors, qu'est-ce \u201cau'on fnit?LE GOUCK.Pour faire, faut des ordres, et on n'a pas d'ordre.Lt pourtant on ne peut pas ron- trer à pled à l'escadron.FLICOT.- C'est toi le chef.Tos ordres, donne-les! LE GOUCE.- - Réfléchis.\u201cLe - Gouce, que tu me dis, j'ai une on- vie, - - Tiens, mol aussl que Je riponds, l'envie me prend aussi,\u201d \u2018Tu desconds.on attache les ju- \u201c monts.LA, on n manqué aux ôr- : res.Le hussard, quand il marche À nted mame an\u2019 nie 46 Fyre ma.Jeure, doit toujours tenir son oho.nl nav la hridan Maat \"wn cas._ congell de guerre, EL le cañitéine, À :} est service, Servite, On liche Lon envie et voila les chevaux qu Agus ets te grand galop ut © à juste le.teïips de voir ua noie qui fait le Fros dos et qui s'enfonce duns les fôdrrés.th Ycôr.\u2014 SH D revient À \u2018éscädron sahs les jument , \u2018et don rAcoñte, 5 cplime çà gen le tourh quiet, passé, Il est nons, LE GOULE.- - 1 est pour Win, le toÿ niguet, ça, c\u2019est sûr.* FLICO : a été attaqués et qu'on n les chevaux tués dans le combat Li auves l'honneur et on peu reve- ir 2 pled sans qu'on hots chsse LE GOUCE.- Ça, c'est une ti- «© idée, Flicot! Wo FLICOT.On a été attaqués 'n traftre dans la forét.On a char- ré, mais les fi de garce étaient bien trente et on n\u2019a pas pu passer à travers la fusillade.On a couché les juments, on s'est mis der- yiere © on a tiré jusqu'à la der nière cartouche.On les tirera on cours de reate pour que le fusil soit chaud ot que Li poudre donne sun odeur.LE GOUCE, t'ho Idée! tCosina a fait tomber an pile d'étoffes.» THICOT, J1 est là que je te da ct est là! 1° GOUCE.Mais sf tu dis 3 \u2018on Ca, c'est une toute Tiens-le! .lus loin, et In ¥ rance p avis de Duquesne de continuer leur course aux ar- comme les instruments de l'op- ie atomic ue à l'entreprise privée, Hardie, \u201cdes quatre coins du glo- Il y eut la Garden Party chez le qu on va bls | met fa Fran qui souligne que, sur le plan, per- .1 > 5 'e, + ol , - 1 .- a] _ mements, ne réduirait en aucune pression, de intimidation et du tea be\".Gouverneur.sir John Nicoll.Le n'est pas riche.à p sonnel \u2014 el c'est le plus impor.\u2019 sur leur territoire, se font-ils sou- ouverneur, sir John Nico © voyer eue sept délégués: Singa- tant \u2014 les ti po façon les risques d'une guerre nu- chantage.D'un chantage à ia ; June d'un À Jou en fut I\u2019 ti le : : ; Co par icipants auront .P cainement les champions d'un éta- clou en fut l'apparition sur le ga- pour en a quinze qui n\u2019ont pas eu beaucoup à r clénire et, conséquemment, laisse- destruction de l'humanité.On a .; Les débats furent .aux A x \u2018 vv \u201cGove \\ ; .Ce pp is au contact Jes rait intactes les d | 1 R 4 tUisme suspect À l'échelle mondia- «es débats furent orageux.Au zon viclorien de \u201cGoverament à se déplacer et dispose ainsi de uns des autres, \u201cne, Seraitntactes les dangereuses ten- l'impression que les Américains.|, Pourquoi n'avoir pas confié Moment où ils ont pris fin on peut House\" des délégués de l'Afrique deux fois plus de voix que nous.par Ja perte de ort Ik-ce que sions actuelles.Moscou ajoute conscients de leur impuissance 4 à leurs grandes firmes humam- 5\u20ac demander: ou mêne le \u201cway\u201d?Noire, vêtus de pagnes bariolés .; cavité était sions\u2019.certains lu même, \u2014 et les révélations d'hom- suspendre l'évolation Historique taires le soin d'apporter les bien- On peut se demander aussi quand dont ils m'affirmèrent d\u2019ailleurs À | Assemblée la majorité était Cale cas Lee sea mes de science occidentaux vien- par les moyens classiques, ont dé- faits de l'atome aux peuplades ar- finit la jeunesse.Les journalistes qu'ils étaient confectionnés en Bel.aslatique et les préoccupations nent confirmer ses allégations, - cidé d'arrêter toutes les horlo- rlérées d'Afrique et d'Asie?Le qui se trouvaient à l'aérodrome gique.Les minuscules serviteurs | ésfaliques ont dominé ses (ravaux.ù 3 que certaines piles, au lieu de ges du monde, de maintenir le gouvernement de Washington n'a- de Kallany se souviennet de l'ar- malais leur tendaient d'aussi loin | La délégation française, si elle consumer les matières atomiques «tatu quo, en menaçant de faire t-il pas suffisament à faire avec TiVée du chef d\u2019une délégation eu- que possible les sandwiches et les était peu nombreuse, était fort es ussar ç ve bien composée.On ne trouve point aœui les alimentent, en produisent davantage.Les Soviétiques émettent l'hypothèse d'un détœurne- sauter la planète.L'accumiulation coûteuse des armements atontu- gies ne peut avoir d'autre raison son programme prioritaire de la- pius - grande - partie - des - alo- ropéenne, dont c'était ce jour-là l'anniversaire.Brandissant joyeusement un télégramme de félicita- tasses de the.Il y eul un unique dans les annales de la co- banquet monstre, parmi ses membres \u2014 et cela fait plaisir \u2014 de ces vétérans du cer- (suite de la page 2) (Ils se tournent tous vers le ni ms ., , mes - pour - la - guerre?: i .; ; ment à des fins guerrières de ces d'être, quand l'on songe qu'elle tions qu'on venait de mi remettre, lonie, donné par Tan Lark Sne, ¢eau et du roudoudou qui font, si nr sous-produits abondants des quel- se pratique à la même cadence.L« propusition soviétique n'est jl expliquait: J'ai trente-neuf ans! Président de l'Université chinoise J'Osc dire, carrière dans la jeunes- 1% eh om Par qui on com.ques atomes consacrés à la pain.avec un intervalle de quelques rent-étre pus parfaite non plus.Et ce n'était pas le doyen d'âge de Nanyang et auquel trois mille se, pas de touristes non plus et pas m FLICOT \u2018 o Ce qu'ils ne disent pas.c\u2019est que mois peut-être, de part et d'au- Elle laisse peut-être subsister des do l\u2019Assemblée.personnes furent priées.Su.Vim.de ces Rens qui, selon l'expression Le souce \u2019 1 a-ty le droi, Iv bureau des gouverneurs qui, tre.risques vraiment trop grands mense pelouse du \u201cCricket Club\u201d pmenicamne, ont quelque chose à LE GOUCE.Et le tourniquet, dans l'esprit des Américains, ré- - lOues ; as : - .Lo., sui : de ; vendre\u201d uquesne et son équipe y esprit des ; Si cette hypothèse est exacte.eu PONT l'Ouest, En tout cas, elle Si quelque doute avait subsiste OP mangea des ailerons de requin, LS | MPC st on ne les retrouve pas, les ju- girait, sous l'égide (vague) des SU Mérite certainement d\u2019être amé- dans l'esprit des délévués du \u2018Wav* | des nids d'hirondelles, des cochons Unt eu fort à faire, les champions ients, Flicot! Et si le Nations Unies, l'agence atomique Même si les Etats-Unis redoutent Lorée et amendée, dans le sens ans l'esprit des délégués du \u2018Way SL ot op.de d'anticolonialisme ayant sur- à | le capitaine, ' vraiment une attaque soviétique amendée, dans le SENS sur l'importance de leur mission, de lait rotis.Un important ser- is van er cible M est de mauvals poñ, ça peut internationale, pourrait, au vote il ei v ; ¢ une plus grande sécurité.Quant l'accucil de Singapour l'aurait dis vice d'ordre maintenait à dis tance (Out pris la France pour cible de aller plus loin que le tourniquet! , S se Vi Pa + .\u2018 w= woe \u2018 .foie te * majoritaire, dans le cas d'un con- at es pie os nu alnement aux Américains, ils peuvent tou- sipé.Ce fut uno succession de ré.la foule des faméliques de Singa- leurs uttaques.Mais ils trou- FLICOT, - Plus loin que te \\ .s » \u2018Or: > ; s .» SE > / A .Lu .EET flit local semblable à celui de Lop es anntes.e pro: imme jours soumettre un autre plan, jouissances.I y eut d'abord li pour, petit peuple, coolies.Ce fas.verent d'éloquents alliés duns les Lourniquet ?Corés, orienter toute la produc- a een oe LS mais que ce soit dans l= mode sé.or : tueux repas avait coûté quatre- délégations de l'Afrique Noire Fi on 00 CE.\u2014 Jusqu'au poteau, .: s des restant , : .' tion vers la guerre et fabriquer Mates Post me fumisterie ne rieux.vingts mille straits dollars (neuf mène | Jusqdran poteau! Allez, a.des bombes qui seraient déversées \" * SHH.Miane de franper 5 10 \u201c nr TNT some q Te vulgaire \u201cpublicity stunt\u201d qu'il Noël PERUSSE AVIS DE DEMANDE millions de francs) & l\u2019amplutryon.PERSONNEL LICOT.- Mais si c'est pas sur l'un des pays-parucipants.lui \u2018 De nombreux délégués s'en mon- vieux\u201d à - légal et qu'il va porter sa nl 7 cet isme n\u2019est as D'ANNULATION DE MARIAGE ; ¢ > : VIEUX\" à 40, 50, 60 \u201d HOMMES |! B q p a plainte comme organisme pas trèrent plus choqués qu'éblouis ct Fortitiez-vous vite.Rajeunissez avec 1 Capitaine ?soumis au Conseil de sécurité, où AVIS est donné par les présentés que soulignèrent que cette somme au- les Tablettes toniques Ostrex.Pour LE GOUCE.\u2014 En campagne ; : ue, 5 GABRIEL set.\u201conde - i i à i , \u2018 ; jeue le droit de véto, les \u201catomes RAR Ho , NR Teno rait suffi a la construction d'une les deux sexes.Fromat d introduction, tout est légal pour Je soldat.pour la paix\u201d pourraient servir, et de Montréal, Province de école.Les plus endurcis se borné.SE seulement, Toutes pharmacies.FLICOT.\u2014 Tu es chef.Le co.o chee, adressera ane demande qu : > 1 ! avec les autres, dans une guerre wien du Cauada, À sa prochai- TENt à constater qu'on mangeail Mais si ne sat mondiale.cpar gic ne session où tour obtenir mariag.à su session suivante un bi! d'iumulation de Contre son épouse, TIEN - mieux chez les Chinois que chez les Anglaisrien, le vieux?LE GOUCE.S'il ne sait rien, Les Etats-Unis ont réponse u NETTE BENOIT ROISCLAIL ome, Le \u20ac de \u201cWAYS\" s'étai on saura qu'il ne sait rien.C'est tout cela.Selon eux, des garan- ploy.de bureau, domiciliée et ré.© *é Congres de WAYS\" s'etait important.lies contre les possibilités de dé- N ant ans Jew CWE atric de \u2018donné pour thème central: \u201cla FLICOT.- Mais si les autres tournement peuvent être mises au cause de non-consommation du ma.| Jeunesse à l'Oeuvre\u201d.C'était .vas- aussi ne savent rien?.riage.; : Ai 1 Ha carénith _ point et prévues par les accords.: À ; Pate a Monts le et imprécis.Une belle sérénité ,Ç LE oO a Dans toutes les lis ajoutent que certains maté- fe J i 7 pli ee ur Eos in de Que ne s'en dégageait pas moins des na s du village, une par ung, ., i FRC] i E i ' * wl brochures diffusées par ce mou- on feru la fouille, et si pas un ne riaux atomiques n'ont aucune ver- BERNARD A SOTIPNES ; NE.veut parler ; ant fe 4 RENARD OM, DESCHENES vement.On imaginait des jeunes J Tr tu explosive.Quant au fait que Procureur du ltequérant, 4 .FLICOT.- Oui, eh bien?or in tens appartenant à 49 contrées se ! ne leur pool ne mettrait pas fin à 132 Notre-Dame est, fens appartenant à 49 contrées se LE GOUCE.- Eh blen, Filet la course aux armements ni au .Site on réunissant pour examiner en com- \u201c4 ne sera pas frais.non., danger de guerre, ils l'admettent Pourquoi attendre à demain mun les problèmes de leur géné- on ne sera pas frais.Allez le volontiers, mais ils demandent a pour onrrir rotre compte d'éparz 12?ocr 2.016.043 ration, s'efforçant, en toute sincé- vieux, avance! Dis-lui ça en Ha y ¢ ; De \\ \\ \u2018 .leurs interlocuteurs en quoi l'in- \u20ac À ePalaR Jité, loin des querelles partisanes, ian et arme le fusil.Comme le de les résoudre, tout au moins de dit le capitaine: c'est universel, terdiction solennelle des armes de AVIS D'APPLICATION i iv mieux les comprendre.Rien ne vomme langue, le fusil! de massive.telle ae POUR DIVORCE pouvait être plus digne d'admira- (On entend au, loin la fanfare s rée r oscou, ourrai À \u201c \u2018 , a a ad pa p LA BANQUE ROYALE DU CANADA AVIS est pur les résentes donné que tion et de respect.Fa fait, les de l'escadron.Elle se rappr dtre d'un plus grand secours.Pour leur part, ils ne se sentent pas protégés par un engagement qui RITA RARLATEI IHEVLIN.16 el district de Hoctuelra, de la vi- Montréal, dans le province He comté Québet, commis, épouse légitime de WilL- délégués qui furent les plus enthousiastes et les plus optimistes che lentement.) FLICOT.LE GOUCE.L'escadron! L'escadron! Ft peut être violé.En outre, selon LAS RE VIN, de In ville de Mac.NE font pas aujourd'hui mystère de garce, on est baisés! i rr ayville, district de Montréal, dans de le fo i lim: > \u2019 i 1 , .cux, le danger de guerre se trou- - li qrovinee de Québee, forgeron, ¢ leur déception.Le climat de .FLICOT.- Viens! On va cou sadressern au parlement du Canada.discussion fut d'emblée faussé, rir par là, on va tirer nos car- verait accru du fait que la mena- À su présente, à a prochaine, où À lu session celle-ci prit un tour politique et touches en l'air ct on dira qu'or ce atomique ne serait plus là \u2014 sulvante, afin d'obtenir ; i ; dé 3 rer l'agr » , un DIE de divorce d'avre son époux, | dégénéra fréquemment en dispute: x été attaqués.pour décourager l'agression pai WILLIAM DEVLIN, pour cause d'a LE Gob \u2014 Et si le cap les horreurs même qu'elle évoque.Ici, les,Soviétiques font de l'his- dultère et d'abandon.até a Montréal, dans lt proviner de Quêthee, ve Wide Jour d'aont.l'erdre du jour fut oublié; l'unani- taine, fl (alt des représailles ?FLICOT.\u2014 Ma foi, Le Gouce, c\u2019est-y-toi que tu veux qu'on fu toire, et de la bonne.Ils rappel- 1951.° lent que durant le premier conflit MICHARL RUB sille pour avoir perdu ta jument AKL INSTEIN mondial, les belligérents ont utili- l'rocureur de lu requérante, et ton foyrniment ou blen est sé les gaz.ce qu'ils n'ont pas fait, 220 Kdifice des Tramwars eux 2 lez.Sons on de toute la deuxiéme guerre\u2019 moa- Montréal 1.Qué.> is sorlent en courant et en diale, à cause, d'après eux, des Oct.?-5-16-25 faisant un brut d'enfer.La conventions de Genève de 1925 m lage se rppproche.) interdisant les armes chimiques DOMINION DU CANADA cos A.\u2014 Tig sont partis} bactériologiques.Ils souligennt que de grandes misères ont ainsi été épargnées à l'humanité et qu\u2019il pourrait en être de même des engins atomiques, qui sont encore plus terrifiants.L'U.R.S.Sajoute, et à bon droit nous sem- PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTIKAL AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE AVIS est par les présentes donné que GINETTE CORNU, épouse séparée de corps et du biens © Jean Labègue, de Montréal, distriet de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, À sn pro- chaîne session, où À toutes nesstons ex _ Pies Où est Pletro?COSIMA.\u2014 Dans la fort \u2019 \u2018 yt EAE, soit le jour où je l'ai engendré.celui-là! .( RAPHAEL.\u2014 Mais qu'est-ce ble-t-Il, que les préventions ame- subsGquentes, aussitôt qu'elle pourra qu'ils f dit?$ éeaines à l'endroit d'une conver! due ten is d'obtenir dm il COSINA.- bn er 1% tion condamnant l'utilisation des Jean Lebegue, (le Montreal, diatrict tendre! Je com fe (mah! A armements nucléaires valent pour Pour enum d'ndultère Québec, l'a, bien cry À tous les pactes et tous les trai- Daté à Montréal, dans la province gs me de en A Tine ch i tés.Et, en effet, 3i M.Dulles poursuivait son raisonnement jusqu'à sa limite logique, aucune vie internationale ne serait plus possible.11 est connu, : en: \u2018Corée?de viennent près aut.oh A NE Frid ee Québec, ce 28ème Jour de juillet GINETTE CORNU, requérante 2261 Forest-Hill, apt.27 Montréal, Québec.8pt-11-18-26-00.-2 25zopt+2-7-900t wis oda nd RF.VAY.Ah NT aise eid npl-11-18-25-00,-2 Te tour de force, pour le Drasseur, c\u2019est de fabriquer une bière d\u2019une saveur supé- jo potit coûts ay, x ns b re ui qu Tait ait Loe le, b hui R Be ang 3 pottrine au surplus, : \u2019 ¢ \u2014 rieure \u20ac ,\u2018 qu'un contrat violé par l'une des AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE flare ¢1 duis Aue on ontely, he mon Dis! arties ne li lus l'autre con- AVIS EST DONNE par les présentes \\ .invariable.Et cela prend de due.Ÿ t-il faire par e p Ç ! AVIS est par les présentes donné que MARCELLE TOPPING PARA- que ALINE PELLAND, ohn AVIS est donné par les présen- 1° i | \u2014 Nob Forablez, pis tractant; les Soviétiques se sont DIS, de In villo et du district dn Senin bifuaNL secrétulre do 1s quo LESLIE SUTCLLRE, tani expérience! Sous ce rapport, cos in , Fol 4 pal IN défendus contre les armées d'Hi- Montréal, dunn a te Qué sera an Parlement du Canada, à la {ant In\u20aceupiolen, de ju cite ot du dis.Molson cst sans rival.Pas re te fus nt p prvi e, tler quand il eût violé le pacte ment du Canada au cours de la prê- Le ee RsOn qua Le Pepsi 8Ul- bec, s'udressern au l\u2019urlement du Ca- étonnant que la grande nous Ay : a , sente vu une subséquente session, de son époux, LUCIEN MYRE, wer nada À wa préwente, prochaine ou .\u201c8 a ne pal Jedi vero > de non-agression.pour abtonir le divorce de son marl, rant de bureau, de \u201cMontréal, % H ! #ulvanté souslon.afln d'obtonir un majorité des amateurs de bière (On en où es coups de feu GERARD PARADIS, pour cause d'u- i bill de divorce d'avec son Gp Dans cet échange de notes, à trict de Montréal, Province do Qué- com porno, au lojn.), La Y e \u201ccomme partout ailleurs, les Amé- dur et dense Je 12ème hee, pour cause d'adultère et d'aban- Lau LOLS Montréal po ite au Canada disent toujours: RAPHAEL.\u2014 \u2014 vai qu'on tire ' jour d'aofit, A.D., 1054, HAT A Montréal, ce 310 d'Aduttèvre, © \u201cUne \u2018Mol\u2019 pour moi!\" aint, ricains sont obsédés par le dan- JOHN M.SCHLÉSINOER, d'avit, 1954.\u2018al, ce 31dma Jour MONTRIZAL, 7 septembre, 1954.nm am kia Kear er d\u2019une agression, qu\u2019ils se gar- rocureur ce la requérante, FRANÇOIS CARON MARCUS & FEINE Mao, {rel Br ben de définir d'ailleurs 200; rue\u201d St-Jacques ouest Procureur \u2018de la requérante.Prbeuneure a1 EINER Jom, Coit Comme fis s'accordent ve Montréal, Québec.te SN onir dan Gutter\u201d Co fers, Wot je #pt-11-18-25-00,-2 , ° i nd, Va t-11-18-25-0¢,-2 acomo, va fF le monopole de la vertu, la mena- AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE sv ce Je fd ma les glo?: Ce \u2019 er 2x mettons wl ce vient: toujours des autres, ce AVIS PÉ DEMANDE ai ETS JONNY Jar len vrdrantes AVIS.DE DEMANDE DE: DIVORCE Sen on n° mach hed an je qui fait que leur stock de bom- | AVIS est par lex prémenten donné ROBE, de la ville or an Siar YEI Aut que Sole à M ip \u2018 3 .A > riot à ¢ , tl A 1 bes A ct H constitue, pour eux, ANTE, nacrétaire.ASS ENDOUINR Pronternl, res Ja province de Qué- RES do résbntes donne sion de.ne has p K£ ions ; 4; \u2019 , .- \u2018 e * - ° \u201c lb meilleure garantie de pafk, tario, Canada.s'adresscra au Parle ment nan a a de 1 pré disirlet de Montres Provines rar ues dépêchons, Serbs \u201ci, J Dans leur.esprit, l'agression ne Ment du Canada, A In prochaine mea- nente on une subséquente session pour | bee, Canuda, Va faite appel an Parc promis à Plotro de te pro sion ou À ln Hesaioti suivante pour ohtenh ie divoran de son mark, lemont du Canada, À oa: prochal te len, pas ug ap ét iste: fla obianir yn WN de divorce de an JANE ; ne t Je jure bien, p peut être que communiste: ils QUILT AE EINE, OD Ht, d0ONRY ROSE, pour causé remmlon ou À mi meknion wubséquents, pH fo te touchera.Bt sl Kit { Yont aftirmé dans une déclara- vendeur, de Montreal district de FAIT A MONTREAL.le , premier Brau.OHNE risque un, jo l'ouvre de bas ÿ\" : tion ajoutée au Pacte du sud-est Monir al, progince ae, Quéhoc, pour jour Sopsptambre, AD.1064, HG Iugnlur chil or AN haut et je lui fais fumor les ei * + fret ne Jd , asiatique.Une.guerre civile, aux aPaTH à a Montréal, ce Z24lème jour Af 20t de la requérante, MARGE 1 &i aptun ie 1954 radios \u2026 Origines doiitensey, 4elate-t-olle i NCOIZ CORON, 5 D vue bd actus eet ry TE Rte ee | que mic apte Procuféur de ln requérante.Montréal\u201d Québec.rat évtee vo be forte.) F RIDE AU a L\u2019AGTUALITÉ DE MOLIÈRE, A, [ne pièce de Molièreinconnue ?Forsqu'au mois de.novembre 1958, un médecin, bruxe lois nn- nonce qu'il , de découvrir un pièce de Molière inconnue, cette proclamation, | fut yeetigl tie avec quelque sepplisme.Le Docteur Henusse s'était refusé à toute précision sur, In nature de su découverte jusQU'À,.la publication du livre qu'il y y, voulait Consacrer.Ce livre parait aujourd\" hui (1).et s'efforce de ne pas décevoir Lu curiosité des Molléristes, C'est un volume qui comprend d'une part le texte même attribué à Molière, et d'autre part et surtout les, notes et commentaires par lesquels le Dr Denusse pretend justifier attribution.Nous disons \u201csorte\u201d parce que.qu'il soit de Molière na non, le texte révélé est maigre» c'est une pastorale de 100 vers, intitulée \u201cEglogue\u201d aresi pal el insipide que toute.les qu'en débitait, 1, Ly Pozuine aux envirope de 1660 le valut bee.ger Lisis et les bergères Irby ot Philis y échangéreut qui ne \u201cauraient rien ln gloire de Molièreson isser pastorales des propos ajouter à L'intér:! du vune réside done dans l'argumentation da Dr Henusse.Jour attribuer à Malière ce texte.Jégithnement oublié et qu'il, a, déniché dans.up exemplaire unique.«de, No elles poésies et prope.an es\u201d publié en 1661, Ie bibligphile Druxeliols ne buse pus, SR, démonstrafion sur des Fecoupergents higtorigues, mals, uniquement sur Ja, critique interne du dente.En, isnt, cette églogue anonyme, ct, inconnue, 11 a \u201csenti\u201d Mollère à des vers comme ceux- els ve Lie i \u201cUne fille, Mate si l'amour l'est estrame sa: asd tt Et Se résout rarement à.confesser qu\u2019elle aime\u201d, A 14504 : .Bn rekaçdant d de.plus près, il 1 déconpert, des correspondances trouhlaniey, entre les vers de l\u2019e- glogue et.des vers, bris dans \u201cLe Molière, avéré, Comme, it dit: tournures de, phrase, hémistiches entiers.constructions grammaticales familidres, tous les ties of toux, les trucs de Molière, le Dr Hévusse.los n° retrouvés dgus l'Eglogue.{1 démpnte le texte Verg, par, vers ot i nous le présente gorge, un simple puzzle dont qu retrouve des niorceausx nussi hien dans \u201cMélicerte\u201d que dans \u201cLa Princesse d'Elide* ou \u201cLe Misanthrope\u201d .Alors, con- glut-il, c'est évident: \u201cL'églogue ne peut-dtre que de Molière\u201d .(1) \u201cUne pièce de Molière Inconnue\" par Théo Henusse \u2014 Editions Biblis-Bruxelles, aia Vient de parailre: \u201cÉCRITS DU CANADA\u201d \u201cLA AIN DES HARICOTS\u201d, une nouvelle de Jean-Lôuis Gagnon \u201cSOUVENIRS POUR DEMAIN\u201d, un essäi de Paul Toupin \u201cL'HOMME QUI NE SAVAIT PLUS JOUER\u201d, un conte d'André Langevin Momuinent à Hugo à Plancenoit (montent & la Victor Heago, et ment destiné à gloire de plus spéciate- commeémorer des \u2018éjours que fit en Pelrique le poète, sera inauguré cu septembre à Plancenoit, près de Waterlou.Ce monument n'est pas ae Fruit d'une improvisation généreuse et hitice: fa première pier.16 34 Été posée en 1911, Tout au été dit sur les séjours nombreux, prolongés et parfois mouvementés que fit Hugo en Belgique, Une plaque à été posée sur be maison de In Grand Phe, û Bruxelles, où vint chercher refuge apres de conp d'Etat de 1851.et où il ré- \u201cits jsui son départ poire Jer- \"es ei Piilustre proserit Guernesey, Sur \u2018a fame: li rue de f'\\strono- vie, oil la BusiMle Togo ving Setablir ensuite, \u201cee non de où Charlie, Hugo + Hugo hid -meme nombreuses marke, of ta presses semaines, centre PRL ef TR65, OU NA pas pi posed © plone, puisque la 1 dérmioke:s Lo ison 4 défilérent toute, les nuoturiétés de ln Httérature fran eo gob cecournient visite un proserit lorsque celui- «1 vrnaît respirer on peu ale die continent pour se reposer du Bastin exil d'Hauteville House.\u201cMime Océan a dd se fatiguer de lui.notait almablement Baudelaire, trouvant ainsi Huge à Bruxelles, Quant 2 Ja nu Place des Barrie des, où la famille Hugo s'installa à partir de 1865 et où Madame Hugo mourut va 1889, or n'a pas jugé de PiDustrer d'une plaque commié- morative; elle demeitre Hée tout au souvenir de cette soiree de 1871 où les étudiants bruvel- lois vinrent \u201cchahuter\u201d le grand Lonpiive qui avail entrepris d'inviter chez lui tous les proserhs de In Commune de Paris, C'est de là qu'il partit, furieux, wlcéré, sous le coup d'un mandat d'expulsion, et mmaudissant les Belges qui lui reprochailent d'abuser de leur hospitalité, Ce mauvais souvenir dissipé, il restait done à construire en Bet- Elque un monument durable à In gloire de Fillustre et encombrant visiteur.Un emplacement sS'imposaît: lu phiäne de Waterloo, près de l'hôtel des Colonnes où Hugo écrivit le fameux chapitre des \u201cMisérables\u201d consacré à la bataîile.Waterloo est un de ces lieux où souffle le vent de lu mémoire, Les monuments ont poussé comme des champignons dans la morne pluine où chaque four d'innoinbrables autocars déversent leurs cargaisons de lou- ristes férus d'histoire ancedotique.Hougoumont, In Haie Sainte, la Belle Alliance, In Forme du Calilou, Mont St, Jean .on nage rendre an de la upportan sur HUGO et LLINAIRE ® A en Belgique li dans l'épopée napoléonicnne que Hugo contribua si puissam- met à forger, L'initlatite remonte à L91f, Elle fut prise par historien Heetur Fleischmann, et le Comité qui avait élé cattitué alors compre- voit Pes vois de Sargh Bernhardt, aa Coméesss de Nouilles, d'i2- wile Vertiieren, de Maurice Muc- éesPrel, nefuument .La pre.dure pierre fut prisée, Une colon.bot à élevée - .puis Felschmann mourut, la première guerre sut - \u201cim Depuis lors hi colonne Ce Plan-enoit est demeusrée na et tout le monde avait ou- Blé sa dest\u2019 nation, Nous Phupalston d'une d'hoixmes de second comitd d'être rhe Gp poignée volonté, un Victor Hugo vient constitu*.Le monument de enfin: en hast relief, Sinscrira duis le socle de la re- tonne, L'Keudénie Francaise, l'Avadémie Royale de Belgique, Ia Maison de Victor Hugo de la Place des Vosges, à Paris, of de nom- Lreux organismes françiis et bel.ces concourent à cette réalisation, bonne être achevé 1.profit du pac'e, P'anicenoït va , .Musée Apollinaire À Stavelot, où il véeut quelques Viois lorsqu'il avait 19 ans.on a us cours de l'été la mémoire de Guillaume Apollinaire.Guillamnee et son jeune frère, Mbert, out habité Stavelot depuis le 12 juillet 1899 jusqu'au 7 oeto- bre de In mème année, amenés dans ces vertes Ardennes par ln luscination qu'exerçail sur leur trère, Madame de Kostrowitka, la proximité du Casino de Spa.Hs x vévurent des jours heureux et insouciants, C'est IA que le poète connut ses premières, amounts, pour la douce Muria Dubois avec qui il dansu la vicille danse des Ardennes, Lt maclotte: \u201cVous y dunsiez petite Fille Y danserez vous pee.C'est la muaclotte qui sautille .Ce séjour de vacances ne s'u- cheva pas de façon bien glorieuse, prrisque les deux jeunes gens dé- ménagérent à la cloche de hois, bidssant fmapæyée Me note de leur peusien, Néanmolas, Apollinaire + vait conservé un bon souventr des Ardennes Stavetuinesz 1) les évoqua à plusieurs reprises, dans les \u201cCalligrammes\u201d et dans le \u201cGuetteur Métancolique\u201d.C'est puss sur In roule de Stavelot à Spa que fuf conçu Croninmental, fe Poète Assussiné, de in rencontre de Macarée et du musi- vien ambulant Vierselin Tigeboth Les amis de Guillaume Apolliuintire ont posé une plaque à l\u2019effi- giv du poète, sur ln facade de l'auberge de Stavelot.Et un musée Apollinaire n été inauguré, nû ont élé réunis des autographes des éditions précieuses et des souvenirs.vétésré Raymond HUBERT \u201cTCHÉKOV\u201d, une étude de Louis-Marcel Raymond L'ETRANGERE\u201d, une pièce inédite de Robert Elie i Bi vite dais toutes les librairiés mime » LÉAUTORITÉ; 2 + / J'aurais passé un été moins mouvementé si je n'étais pas allé à Moscou en avril dernier, mais je n'ai nu résister à l'aurai que ha ail un del voyage pendant leg ie) may: pai promis, je pout- rais à velhegnt VE écrivains et les artistes de FU 3S.Je fis done parle de la Bélégation entière- men formée e Canadiens non- us comimunises.NE Société pour les Relations Culturelles avec les Pays Et angers (VOKS) recu avec I réa, possible les six Cand- Glens qu\u2019 elle evail piloter pendant un mois a Moscou, à Léningard el en ls: rgie.On nous en- fours dey cll leurs on, de lou- tenlian Nous faisiqus au moins deux visites of- he elles ba ç, jour et chaque scir nous étions, invités soit au théâtre, soit à d'opéra, soit au ballet.Nous demeurions dans les meilleurs hôtels.(ceux de l\u2019Intourist), nous avions des injerprètes on ne pout plus charmants, et de longues voitures noires à notre disposition, avec chauffeurs et photographes.Petites nouvelles France L'Académie Francaise a décerné la médaille du Prix de la Langue Francaise à Mt Mme Djivré, de Fès (Maroc), qui appartiennent l'un et l'autre à l'enseignement.Elle a accordé une scconde médaille à M.Diego Valeri, Italien et grand ami des Lettres Françaisestx x A l'occasion des Manifeslations du Cent Cinquantenaire de la naissance de George Sand, une pièce en un acte, écrite spécialement par Claude Cevel, fut créée au cours d'un gala, le 5 juillet, à Gargilesse, petit village de la vallée de la Creuse que la romancière habita, et qu\u2019elle aimait tout particulièrement.* * * Le \u201cGrand prix littéraire de l'Indochine\u201d a été attribué à M.G.L.Descamps pour \u201cBroussards d'Indochine\u201d, Mme Yvonne Pagniez avait obtenu des voix pour \u201cFrancais d'Indochine\u201d, x Kk * Pays-Bas Le vingt-sixième Congrès international des \u201cPen Clubs\u201d s\u2019est déroulé à Amsterdam, où trente pays étaient représentés.Leurs délégués ont été accueillis par M.Van Vriesland, président du \u201cPen Club\u201d néerlandais, et par M.Charles Morgan, président du \u201cPen Club International\u201d.D'une ville à l\u2019autre, nous voyagions dans les bimoteurs de !' Aéroflotie soviétique.Rien ne fut éparthé, tant et st bien que ces quatre semaines pendant lesquelles cit nous gava de nourriture.de vodka, de champagne et de dis- cass.nns aulocur d\u2019un tapis vert, finiron par surexiter nes nerfs.Persorneilement, diés mon retour à Montréal.j'étais comme un ex.Plezit qui n'attendait qu'une étincelle pour éclairer.Aujourd'hui, cing mois après mon retour, je feuilletle mes notes de voyages dans un état d'es- prii plus calme, je retrouve les repreductiuns de tableaux que j'ai rapportées, les revues, les nombreuses photos.Je n'aime pas plus l'art soviéiique maintenant qu: je ne l\u2019ai aimé en URSS il y a cing mois.Les raisons de mon refus son* nombreuses et pas tellement variéss.Elles ne pourraient êr variées, car l'art soviétique es.UN, Je ne parle ici, éviden- vient que de ce que j'en ai vu, mais je suis sûr qu'on me l'a monte tel qu'il était.Je suis reconnaissant aux interprèles de VOKS de lavoir fait.Dans le cadre de cet article je devrai me limiter à la \u2018littérature soviétique\u201d où à ce que des écrivains russes m'ont dit, Nous fumes done recus, un après-midi d'avril, à la Maison des Ecrivains Soviétiques (Moscou), par des auteurs ei des critiques littéraires représentant l\u2019Union des Ecrivains, société qui s'occupe de Ix direction et de l'organisation ds écrivains soviétiques\u201d.Il v avait là Madame Kniporitch, critique littéraire, Isavkoski, \u2018un de nos poètes nus plus aimés\u201d, Masttikov, professeur d'esthétique, Vasili Ajaiv, romancier, Lobanov, ra- tio-reporter, Boris P'olevoï, attaché à la \u2018Commission Etrangère\u201d et auteur de quelques romans \u201cbest sellers\u201d comme \u201cL'Histoire d'un Homme Vrai\u201d et quelques autres.C'est Boris Polevoi qui se fit le meneur de jeu, qui parka le plus souvent au nom de la littérature officielle et des écrivains soviétiques.C'est un homme d'une quarantaine d'années, grand et très jovial, toujours dépeigné, avec des yeux rieurs et malins, un sourire franc: il parle très vite et nos in- ferpretes ont peine à Je suivre.Ils le font souvent répéter un bout de phrases qui leur a échappé: alors il recommence en se dandinant, tout en nous offrant des cigarettes, du vin, des gâteaux.Au tout début du mecting il nous souhaite la bienvenue et ajoute: \u2014Vous devez vous sentir ici parmi des amis; si nos points de vue diffèrent, nous discuterons.mais en amis.Puis il nous demanda qu'elle sensation ça nous avait fait de traverser le \u201crideau de fer\u201d.Il sa.Vait aussi bien que nous que nous n'avions vit qu\u2019un rideau de soie, grice 3 VOKS.Ce Polevoi sut nous dérider et nous faire oublier notre fatigue (nous venions de visiter un très grand musée et nous étions fourbus).Je m'étais promis de poser certaines questions qui me troublaient depuis longtemps.J'attendais ma chance.\u2014Au sujet de Dostoievski, dis- je, nous avons remarqué à la bibliothèque Lénine, qu\u2019il était presque entièrement oublié en URSS.D'un autre côté, nous avons vu que Tolstoï jouit d\u2019une grande po- pluralité.Comment se fait-il ?Pelevoï répondit: \u2014Tolstoi cst supérieur à cause de sa maitrise générale du roman.Il est allé beaucoup plus loin que Dostoievski.D'ailleurs, ce dernier s'est contenté de mettre en scène des anormaux, tandis que chez Tolstuï, nous voyons en action et en évolution le germe de la révolution future qui donnerait la liberté au peuple russe.\u2014Je comprends bicn votre dernière remarque, répondis-je, qui esl d'ailleurs d'ordre politique et non purement littéraire.Mais cette maîtrise du roman, chez Tolstoi, en quoi est-elle supérieure à l\u2019art romanesque de Dostoievski ?\u2014Prenez seulement le nombre de ses personnages ! C\u2019est toute une gnasse d controler.et il lui a fallu du génie pour le faire.1 me fut impossible de tirer autre chose de Polevoi, au sujet de ce parallèle.Nons étions quatre Canadiens autour de la table et dd \u2018puires, veplalent patter.Tula, le mot \u201csurréalisme\u201d fut lancé, bo- -par Wilfrid Lemoine CE ; QU'ON M°A DIT CH! les écrivains soviétiques On veut oublier Dostoïevskien URSS, pour des raisons gui ne sont pas toujours d'ordre littéraire.Mais Tolstoï et Pouchkine sont réédités à des mill\u2018ors d'exemplaires.Voici, sur une place de Moscou, le monument à la gloire de Pouchkine, levoi déclara: \u2014Nous fuyons le surréalisme et nous n'acceptons pas son influence.\u2014Pourquoi ?\u2014C'est bien simple.Après la guerre de 1914, le désespoir des écrivains les jeta dans les bras des bourgeois, Pour gagner de l'argent, les littérateurs voulaient éhlouir les riches, les puissants.Ils inventérent le style de la déraison, \u2014Vous ne voyez pus antre cause à l'éclosion du surréalisme ?\u2014Non, Et la discussion commenca, us- sez violente.D fut suggéré à Polevoi qu'il connaissait mal nos \u201cbourgeois\u201d pour dire de telles choses, que justement ceux-ci aiment le réalisme, et ils l'aiment d'autant plus qu'ils sont bourgeois.Nous lui avons dit que du surréalisme, véritable libération de l'homme qui veut explorer un domaine qui ne touche pas la logique, est sorti un renouveau liité- raire qui dépasse, artistiquement, le surréalisme lui-même, une lit térature souvent réaliste, mais qui se précecupe enfin de ce qui ne se voit pas.chez l'homme, mais qui est là, que tous nous ressentons.1! vit que j'étais convaineu de l'importance historique de surréalisme.Puis il s'écria: \u2014Mais nous éditons, ici, les oeuvres de Paul Eluard et d'Aragon! \u2014Aragon, dernière façon, je sais pourquoi vous l'aimez.Mais Eluard ?\u2014Mème si Eluard exagére souvent, mème s'il complique inutilement l\u2019art, nous savons qu'il a tn message à livrer au peuple.Nous en étions encore et toujours au fameux message de la libération = prolétarienuc.Nous nous éloignions toujours des réels problèmes universellement humains de li liitérawre., Clest à ce moment gue je vis, un peu en retrait, une femme qui prenait en note tout ce qui se disait.Elle était assise devant une petite table ut elle ne levait pas les yeux sur nous, ce qui redoubla mon ardeur.Si les Russes voulaient savoir ce que je pensais d'eux, je W'allais pas leur refuser ce plaisir! Par dessus les gâteaux et les verres à moitié vide, des paroles amicales mais fermes et souvent tranchantes s'échangèrent.Polevoi parlait très fort, moi aussi.\u2014Je respecte le balayeur de rues, dis-je, s'il balaie bien ses trottoirs.Mais quand vous dites qu' en dernier essort, c'est lui qui doit juger de la qualité littéraire d\u2019une veuvre, vous me faites rire.Pour que l\u2019art avance, il faut une élite, des oeuvres qui s\u2019adressent d'a Mord à l'élite et qui, ensuite, après des années, passeront dans» le grand peuple.le prouve.+ put ecrire our que le pen ple n tous compreäna., L'histuire nous \u2014Je ne suis pas contre la littérature populaire, mais je vous reproche d'ignorer la valeur d'une élite pour le peuple à venir.N\u2019al- frz pas me dr», moussieur \u2019nlevoi, vous qui êtes romancier, prix Slaline.vous qui consacrez votre vie à la Fttérature, que le peuple sait toujours voir la réelle valeur d\u2019un livre IA où elle est.que sa déci- sian pourra renverser la vôtre.\u2014Je puis me tromper, répondit Palevat.\u2014Le grand peuple n'a-t-il pas encore plus de chances que vous de se tromper, quand il s\u2019agit d'art > \u2014La décision du peuple doit renverser la mienne si elle lui est contraire.\u2014H me semble qu'il faudrait plutôt remonter le peuple jusqu\u2019à I'art.au lieu d'abaisser l\u2019art jusqu'aux esprits qui n'y comprennent encore rien.Vous dites que votre littérature est révolutionnaire; personnellement, si elle est ce que vous me dites.je crois que la nôtre est révolutionnaire et que la vôtre est bourgeoise.Tous les Russes s\u2019esclaffèrent autour de la table.Polevoi se versa un grand verre d\u2019eau et cligna de l'oeil dans ma direction.Puis il me dit, tout fier: \u2014Monsicur, je suis moi-méme un travailleur en textile ! Que voulez-vous répondre à cela?Lui.Polevoi, serait l'exemple du peuple qui s\u2019est élevé jusqu'à l\u2019art.Mais les autres, ceux qui tissent huit heures par jour dans les usi- tes, ceux qui construisent les maisons, ceux qui vendent dans les magasins, ils ne sont pas tous ro- mianciers, Palevoi est donc me bre d\u2019une certaine élite, qu\u2019il ] veuille ou non.Et cette élite, si elle refuso d'aborder sérieusement ct au-dessus du peuple les pro- dlèmes forcément abstraits de l\u2019art, no sera-t-elle pas responsable d'une sorte de stagnation artistique?Et quand l'art n'avance pas, que fait-il ?C'est à ce moment qu'entra en scèue monsieur Masnikov, professeur d'esthétique.TI n\u2019est pas graud, ses cheveux sont blancs, sa voix est très douce.Son visage cst beaucoup plus raffiné que celui de Polevoi.Il dit: \u2014Afin de mettre un peu d'ordre daus le débat, permettez-moi de vous expliquer ce quest le réalisme socialiste que nous pratiquons aussi bien en littérature qu'eu peinture, en musique et dans tous les autres arts.Ecfin, nous n'aurions pas les lon- gucs phrases tronquées des commentateurs de l\u2019art soviétique, mais la doctrine elle même, à l'état pur, de la bouche, d\u2019un esthéticien marxiste orthodoxe.Je transcrivis ses parales aussi (i délement que possible.Elles feront l'objet d'un prochain aryl.cle.\"5 20 Bas Sl Le a 3 Wilfrid .LEMOINE: DE PAGE.SIX.! A l\u2019Echourie, au rez-de-chaussée, une nouvelle salle a été inaugurée il y a quelques jours.La nouvelle que cette salle servirait à montrer des expositions de peintures avait de quoi réjouir tous ceux qui croient qu'il n'y a vraiment pas assez de murs libres à Montréal.Et une première visite a suffi pour nous montrer que ces murs-là avaient été pensés en fonction de la peinture.D'un ton gris neutre, très pâle, fl ne nuira à aucune peinture, soit-elle la plus hurlante ou la plus calme, et, même, les tableaux pourront à la rigueur être accrochés sans encadrements, Il y a là un mur uniforme d\u2019une trentaine de picds, et la pièce permet un recul suffisant pour que des tableaux assez considérables soient appréciés.Les autres murs et une colonne per- metient en outre d'accrocher de nombreux tableaux de petites dimensions.L'éclairage, artificiel il s'entend, est déjà fort convenable.mais des améliorations pourront être faites.Le propriétaire de l'Echourie, George, a expliqué aux journalistes que cette salle était d'abord une salle pour les expositions de peintures.Aussi, de midi a cinq heures, tous les jours, la salle sera uniquement à ceux qui veulent visiter l'exposition.C'est-à- dire que rien n'y sera servi.Toutefois, après sept heures, la salle se transformera en \u201ccave\u201d, destinée avant tout au public \u201cartistique\u201d de l\u2019Echourie.Naturellement, le jour, les tables et les chaises seront entassées au milieu de la salle, de sorte à permettre aux visiteurs de choisir sans embarras un point de vue d\u2019où regarder les tableaux.La première exposition est consacrée au peintre Olssen, qui travaille dans un style non-figuratif fort personnel.L\u2019on aura d'ailleurs l\u2019occasion d\u2019en reparler.Le jeune poète Molinari, un habitué de l\u2019Echourie, a accepté la tâche L'AUTORITÉ, -2 OCTOBRE-1954 - Le public existe pour les peintres- par Francois Bourgogne tion, parfois indispensable à la poursuite d'une oeuvre, qui naît du \u201cdegard d'autrui et de bon encouragement = implicite Au moins, l'on peut être assuré que les peintres qui exposeront à l'Echourie auront un public vivant et qui saura manifester son sentiment.Mais cela est insuffisant.Les pcintres duivent aussi avoir un public toujours nouveau, toujours plus grand, et qui tout en ne participant pas à la vie du local, puisse l'intégrer dans le monde de sorte à permettre au peintre d'étendre son influence.Or le \u201cmidi à cing\u201d de George convient parfaitement à ce but.Ne reste-t-il pas un détail à souligner, un espoir à exprimer?Mais oui, figurez-vous qu\u2019il pourrait être souhaitable que des gens achètent des tableaux, en encourageant autrement que moralement les artistes, ne serait- ce que pour défrayer leur matériel.Remarquons ici que George prète gratuitement sa salle aux peintres.Mais restent les frais d'encadrement, et nille autres choses qui ne sortent pas imme- diatement de la tête et du coeur du peintre.En bref, il faut trouver le moyen d'attirer à la salle d\u2019exposition de l'Echourie tous ceux qui seraient susceptibles d'encourager les peintres et aussi bien financièrement que moralement.Ce n'est peut-être pas l'avis de tous, mais la mienne est que le publie existe pour les peintres et non les peintres pour le public.* * * Les expositions coliectives se succédent à la librairie Tranquille avec une exemplaire régularité.La septième de ces expositions, dont aucune n'a réuni moins de douze peintres, est actuellement en cours.Mais il faut dire que ces expositions ne sont pas aussi régulières dans leur qualité.et que d'une à l\u2019autre il faut modifier très sensiblement le point de vue \u2014 et cela sans avertissement.Disons que c'est John sont parmi les plus beaux que au Ar Au Art Club, sur la rue Victoria, John Gould, qui n'habite à Montréal que depuis une année, Le trait n\u2019a aucun secret pour lui, et en plus de posséder d\u2019une -façon rare le métier essentiel du dessin, Gould sait faire chanter À les qualités des matières evanescentes dont il fait usage.Il accorde une -densité à ce qui n'en laisse pas habituellement soupçonner.Il a récemment commencé à faire usage de la couleur, à l'intérieur de son dessin, sans en modifier la finesse, et en lui accordant un \u201célément de profondeur.On voit ci-haut un exemple de son travail, qui ne permet cependant guère d'en juger l'intérêt, Gould é Club CNE A VOTES CAE Melk se Se Loli 20 Kl expose une série de dessins qui l'on ait vu ici depuis longtemps.d'organiser les expositions qui auront lieu dans cette nouvelle \u201csalle.Un élément de son programme semble toutefois assez peu viable.II s'agirait de faire \"une nouvelle exposition toutes iles deux semaines.Peut-on vraiment espérer trouver assez de peintres pour faire 26 expoxi- \u2018tions solo par année, sans faire \u2018appel à des travaux dont l\u2019importance ne justificrait pas une \u2018exposition?Je ne crois pas qu'il soit possible de maintenir une ligne de qualité ct d'intérét si des e itions ont lieu avec une telle fréquence.\u201c Qu'attendre de ces expositions?\u2018Beaucoup de choses.D'une part,\u2018 \"le simple fait de permettre à des .peintres d'exposer peut saffire à _ _Édonner à ceux qui en ont besoin WN GW pa * un exercice de souplesse pour les critiques d'art, que de se trouver une fois devant des travaux que l'on peut qualifier de professionnels, et la fois suivante devant une série d\u2019ocuvres dont les auteurs n'ont pas encore trouvé la façon de donner voix à leur sensibilité.La gaucherie ne suffit pas à rendre une oeuvre méprisable ou pathétique, mais quand en plus de cela on voit un manque d'imagination al- lé à des prétentions dé \u201cgrand art\u201d, alors on comprend que certains critiques puissent préférer laisser ces peintres à leur paradis artificiels, sans en troubler leur quiétude.Cette septième collective comprend surtout dés (ravaux de débutants, des jeunes comme Falardeau ou Jocelyn, qui ont mis la main au pinceau pour la première fois il n'y a que quelques mois seulement.Ils nous révèlent des signes précieux sur l\u2019évolution actuelle de la peinture.La difficulté du choix d'une technique, la confusion aussi, parfois la timidité, l'hésitation devant le saut dans la liberté, tout cela caractérise les travaux d\u2019essai de ces jeunes qui, par bonheur, n'ont aucune direction qui leur soit imposée.Comment ne pas voir là une recherche de soi, recherche beaucoup plus directe que celle des jeunes rapins d\u2019il y à une vingtaine d'années, Car alors, avant la révolution urtis- tique des années quarante, peindre pour les autodidactes à leurs débuts ne signifiait-it pas tout simplement tenter de se rapprocher d\u2019un \u201cmodèle\u201d et d'une \u201créalité\u201d.Mais voilà qu\u2019il semble que les jeunes qui veulent peindre semblent placer avant tout la peinture et surtout celle qui pourrait leur être personnelle.Inévitablement, on trouve dans leurs travaux des influences de peintres qu\u2019ils admirent, sans doute, et parfois même l'on pourrait relever des éléments indigé- rés provenant de tels ou tels tableaux qu'ils ont pu voir.Toutes ces remarques pourraient donner lieu à d\u2019intéressantes discussions, et sans cela apporte- rait-il un appui précieux aux jeunes débutants.Certains sont dans une ornière, et les conseils de peintres plus âgés pourraient leur être précieux.Parmi les tableaux accrochés au-dessus des rayons de livres de la librairie.ceux de Louis Belzile et de Gilles Gauvreau montrent le métier le plus assuré.Mais ils attirent pour des raisons différentes.L'évolution qui transperce dans chaque tableau qu'expose Belzile est une chose passionnante.Que nous prépare- t-il, se demande-t-on; son art élimine tout ce qui n'est pas pictural, et la matière prend chez lui une importance toujours croissante, elle se particularise de plus en plus, et ses tableaux deviennent des objets autonomes.Gauvreau par contre nous laisse voir diverses manifestations d'un talent qui semblent avoir depuis longtemps trouvé sa bonne forme, sa Gestalt.L'on croirait qu'il a découvert cette \u201ctoute petite chose\u201d dont parle Paul Klee, mais au contraire de Klee qui voulait en développer tout un monde, Gauvreau s\u2019en contente sagement.François BOURGOGNE Marlène Dietrich vue par Jean Cocteau \u2018Marlène Dietrich, votre nom débute par une caresse et s\u2019achève par un coup de cravache, Vous portez des plumes et des fourrures qui semblent appartenir à votre corps comme les fourrures des fauves et les plumes des oiseaux.Votre voix, votre regard sont ceux de la Lorelci.Mais la Lorclei était dangereuse.Vous ne l'êtes pas, parce que votre secret de beauté consiste à prendre soin de votre ligne de coeur, C\u2019est votre ligne de coeur qui vous place au-dessus de l'élégance, au-dessus des modes, au-dessus des styles, au-dessus même de votre prestige, de votre courage, de votre démarche, de vos films ct de vos chansons.Votre beauté s\u2019impose.Il est inutile qu\u2019on en parle.C\u2019est donc votre bonté que je salue.Elle illumine par l\u2019intérieur cette longue vague de gloire que vous êtes, une vague transparente qui arrive de loin et daigne se dérouler généreusement jusqu\u2019à nous.Mesdames, Messieurs, des paillettes de \u2018\u201cl\u2019Ange Bleu\u2019 au frac de \u201cMarocco\u201d, de la pauvre robe noire \u2018\u201c\u2018d\u2019X-27\u201d\u2019, aux plumes de coq de \u201cShanghai-Express\u2019, des diamants de Désire à l\u2019uniforme américain, de port en port, d'écueil en écueil, de houle en houle, de digue en digue, vers le rocher» des Princes de Monaco, il nous arrive (toutes voiles dehors), une frégate, une figure de proue, un poisson chinois, un oiseau lyre, une incroyable, ane merveilleuse, une amle de Ja France: Murlène Dietrich.Co .A 7 Eh x Ae ne NST A To a a arm ca bh it Ms dnd ene rs Bos Mp dod and L'exposition dc tapisseries françaises à l'Hôtel de Ville de Montréal cst terminée, mais à ce qu\u2019il semble on n\u2019en pourra pas moins continuer d'admirer cette magnifique pièce de Lurcat, \u201cLe chant général\u201d.En effet, on SRE EG 716 ES: 0) 2 SURE Vn J by $A DR HOT PT MY F Le hb - oP RE) TW X ETE oof a : ~ pet va À Ly Ce! mu a Lurcat reste à Montréal > reall pi a A ¥ de 5 al 3 nous assure qu'un Montréalais en aurait fait I'achat.Son prix était marqué a $4,500.Mais reste maintenant à savoir où on la retrouvera.La musique a Paris Un concert referendum Après ces quelques mois de tournée ininterrompue\u2014 on sait quelle est l\u2019activité de Niedzielski \u2014 voici le réputé pianiste de retour à Paris qui vient de donner au mois d'août deux récitals Chopin.Le second concert était la répétition du premier, avec l'audition intégrale des quinze valses et de la grande sonate en si majeur.Niedzielski a donné ainsi un nouveau témoignage de la sincérité qui l'anime quand il joue les oeuvres du grand compositeur Polonais.Chopin est d\u2019ailleurs son domaine; et, s'il est vrai qu'il y a de par le monde un nombre considérable de pianistes qui jouent cette musique, il faut avouer que beaucoup, parmi eux, ne dégagent pas sun caractère véritable ni sa portée.Sans être, pourtant, toujours absolument d'accord sur le mouvement et la liberté de style, en ce qui concerne l'interprétation des valses, reconnaissons à Niedzielski le pouvoir d\u2019émouvoir et de charmer par un phrasé qui n\u2019est pas sans délicatesse et qui a beaucoup d'effet sur le public.\u201cIl faut, dit l\u2019artiste, doser la sonorité et retrouver les intentions de Chopin dans la courbe générale de la phrase.Tout cela demande une longue et préalable méditation\u201d.Nous apprenons aussi, du ianiste lui-même, qu\u2019il n\u2019est à l'aise que devant son propre instrument.Ce piano \u2014 un Steinway \u2014 promené sur tous les Continents, est pris en remorque par sa p:opre voiture, et il est, avant et après chaque concert, l\u2019objet de soins particuliers.L'évocation de l'âme même de Chopin, par la grande sonate en si mineur, fut l\u2019un des meilleurs instants du concert.C'est d\u2019ailleurs l\u2019une des oeuvres les plus significatives de la manière du maître, l\u2019une des dernières qu\u2019il ait écrite, contemporaine de la IVème Ballade.Un grand souffle d'inspiration la traverse, et l\u2019admirable péroraison du finale semble prolonger et affirmer l'idée générale du morceau, qui a le caractère d\u2019une tragique -chevatichée.: \u2014.oo ~Niedzielski en.maitrise les BD 4 Ir CUP TRE A ; : 7 Lo STP) on rad a A AN NPR A A SS LP a TIES NE J TR YOY 2 OTN, a AY TONS ST MOISE EN BREE TARE Tr aI COR A RR éléments principaux pour les réunir soudain, vers la conclusion, en un faisceau d'une belle véhémence sonore.Le succès fut très vif.En cette époque de vacances, il est à noter que Niedzielski est le seul virtuose qui ait eu le courage d'affronter le public parisien; ses concerts sont les seuls qui aient été donnés à Paris, pendant la clôture de la saison.Et précédemment les Pays-Bas l'Allemagne avaient reçu sa Visite, ainsi que de nombreux casinos : Vichy, Evian, Aix, Pays Basque, Massif Central et Côte d\u2019Azur.Dès lors, le pianiste part en Angleterre où l'attend une série de récitals.En septembre, il visitera l'Allemagne, l\u2019Au- \u2018triche, la Belgique, puis de nouveaunouveau l'Angleterre au début d'octobre, Le 7 du même mois, il sera de retour à Paris et les auditeurs parisiens pourront de nouveau l'entendre, avant la longue tournée qu'il fera ensuite à l'étranger.On peut en conclure que le virtuose accompli, soucieux de sa mission, est celui qui joint à la passionsdé- l'art \u2018 le goût-du'voyage .= 7 UN GRAND INTERPRÈTE DE CHOPIN 3 NIEDZIELSKI « La Wan us.ca {A NE: 6° > Un concert referendum Chaque année, l\u2019Association des Concerts Pasdeloup organise un concert-referen- dum.Des bulletins de vote sont distribués aux auditeurs qui doivent classer les oeuvres présentées dans l'ordre de leurs préférences.Un jury formé de compositeurs et de critiques prononce son verdict.L'oeuvre classée première bénéficie d\u2019une seconde audition aux Concerts Pas deloup au cours de la saison suivante.C'est là sa récompense.La première fois que ce referendum fut organisé, des oeuvres de valeur, écrites par des compositeurs connus, avaient été exécutées.Puis la qualité baissa.Au concert qui vient d'avoir lieu, on constata un niveau sensiblement supérieur à celui de l'année précédente.Sur les quatre compositions qui furent présentées, deux étaient sérieuse- rent écrites par des musiciens maîtres de leur métier.Î succès pour le \u201cConcerto- pour piano\u201d de Paule Mauriée.L'oeuvre est court, l'élément mélodique prédomine.Le soliste fait chanter son piano.en de longues phrases.«Rien d'agressf dans )'écriture.Celle-ci reste en mar- \u2018 \u201cet 3 > - v \u201d se ge du dodécaphonisme.Au reste, à ce concert-referen- dum, les quatre oeuvres qui avaient été choisies tendaient visiblement vers le même but: faire de la musique construite, dans laquelle l'auditeur \u201cs\u2019y retrouve\u201d.Une musique qui procure en même temps une impression de sécurité, et un agrément auditif.Le \u201cConcerto\u201d de Paule Maurice qui fut classé premier ,répondait exactement cet idéal artistique.Dans son \u201cDivertissement pour saxophohe \u2018et orchestre\u201d, Pierre Max Dubois donne i l'instrument soliste une place importante, Liessentiel lui est\u2019 conflé tant sur le plan expressif que sur celui de la virtuosité.Le carac tère sonore du saxe est utilisé au mieux, et avec- naturel Exécuté par le remarquable musicien qu\u2019est Marcel Mule, le succès de ce Divérüssement auprès du public fut probant.L'oeuvre remporta un nombre imPosant de Voix favorables : il fut classé second par le jury, comme par es audite 45 Les deux autres comfoéi- tions étaient une Sym ho- rife\u201d; de-Ramette ARAL que\u201d, de'M.Eprinohard, : A ava AIR SLR "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.