L'aurore des Canadas, 15 septembre 1840, mardi 15 septembre 1840
[" JOURNAL LITTÉRAIRE, POLITIQUE ET COMMERCIAL.Vor.II.\u2014No.40.DE.R.guslP .Fe, SS fn e RUE ST.VINCENT.F.Soussigné vient de recevoir de nouvelles caisses de LIVRES, parmi lesquels se trouvent LA BIBLIOTHEQUE CATIIOLIQUE DE LILLE, 1827 A 1830.13 ANNE\u2019ES 1dem instruclive et amusante 1833 à 1830.7 ANNEES jdem de Schmid en 80 Volumes in 32 CARTONNES AVEC GRAVURER.Ces TROIS PUBLICATIONS se vendent par année, ceux qui ont déjà les premières années, pourront se procurer Ja suite.E.R.FABRE.Montréal, 24 Août, 1840.L.m.-34.PAR AUTORITE DE JUSTICE.\u2014\u2014 ERA vendu au plus haut enchérisseur DIMANCHE Je 20 du courant à la porte de l\u2019église parois-inle de cette ville, À ffiszne du Service Di vin du matin, le tiers sui ouest d'un Emplacement et Maison situés dans le faubourg de Québec, (c- tant l\u2018encoignnre de In grando ruedu fruhourg et de Ia rue \u201cWood Yard\u201d, Ce tiers d\u2019emplacemont et maison coutient 13, pleds et 4 pouces de front sur 50 pieds da profou- deur et 1s lucal est très avantageux pour y tenir un commereo.Pour plua emples informations s'adresser au Soussigué.J.A.LABADIE, Notaire Public.Moniréal, 9 Sept.1840.AVANTAGEUX ! ! ! St.HYACINTITE.seront vendues LUNDI le 28 de ce mois, à la porte de l\u2019église, les pro- prié és de Ia succession de (en BENJAMIN STAR.NES, situées dans In partic In plus commerçante du village.et entourées de svporbes jardina.\u2014La principale maison à toujours Été occupée par des Marchands.Les caves, les écuries et les autres bâtimens pour tous les besoins sont en bon ordre, nombreux et spacieux.Îa plus grande partie du prix d\u2019adjudication et probablement tout le prix de I principale maison restera entre les mains de l\u2019acquéreur, payable par £25 par année.L.S.SICOTTE.Tuteur.33 CUMPAGNIE D\u2019ASSURANCE MUTUELLE CONTRE LE FEU .uv .COMTE DE MONTREAL.a ( \u2014 VIS,\u2014 L\u2019ASSEMBLE\u2019E ANNUELLE et GENERALE des MEMBRES de la Compa- GNIE D\u2019AZSURANCE MUTUELLE CONTRE LE FEU DU COMTE\u2019 DE MONTREAL, (Loutes personnes intéressées dans Ir-Compognie en y assurant) se tiendra au BUREAU de la COMPAGNIE, Rue St, Sacrement de cstte ville, LUNDI, te CIN QUIEME JOUR d\u2018'OCTODRE prochain, à ONZE heures du mntin, afin d'élire un NOUVEAU BUREAU de DIRECTEURS pour {année suis vante, tel que requis par les STATUTS de Ia Ame ct Ge année de Guillaume 4 Chap.33, etconformé- ment aux Règiemens de l'Association.Par ordre JAMES KNAPP, Secrétaire.St.Hyncin'ne 7 septembra 1810.Bureau de la Compagnie d\u2019Assutance Mutuelle contre le Feu du Comté de Montréal.Montréal, ler Septembre 1840.37.A VENDRE OU A LOUER.AU petit Village de Repentigny sur Ia rivière de L'Assomption, une superbe MAISON lien située, pour le commerce aÿec une BOULANGERIE et autres dépendances, à la fourche de quatre chemins ; autrefois apartenant à HIPOLITE VINET.: , Pour les Conditions s'adresser à JOSEPH DES- CHAMPS sur les fieux- Ul donnera possession immédiatement.15 mai, 1840.j-5.API SATIONS seront reçues par le soussigné de la part de persnnues propres et convenables pour remplir POFFIOE suivant dans la Corporation de la Cité, savoir : .Pour POffice d'INSPECTEUR des grands chemins, des rues et des ponts, jusqu'au 15 de septembre prochain.Le salaire fixé pour (\u2018année courante est Trois Cents Louis.On espère qui ne se présenters que des personnes actives, ayant des connaissances et de l'expérience.:.-; : - 0.PETER MoGILL, or MAIRE.Bureau du Maire, Montréal, 5 sept 1840.DROITS EGAUX, MONTRÉAL, MARDI MATEN, 15 SSPTEMBRE, 1840.AUX LIBRES ET INDEPENDANTS ELECTEURS DU COMTE\u2019 DU LAC DES DEUX-MONTAGNES.\u20140Û0\u2014 Messieurs, ANS peu vous screz appelés à l\u2019exercico des franchises éleclives, dans le choix d'une personne capable et convenable pour représenter vos intérôts dans le Parlement-Uni.Ayart été intité par un grand nombre de mes amis d'offrir mes services, j'ai cédé à leur désir, et Je prends la liberté en conséquence de nolliciter irès respeclueusement vos suffrages aux prochaines élections.Trlandais de naissance et Canadien par adoption, après une résidence de 34 années dons ce pays, je puis hardiment avoir les prétentions À une conrais- eance de ses intérêts généraux et de ses ressources particulières.Comme Magietrat Stipendinire résident parmi vous depuis plus de 15 mois, entardant vos plaintes tous, autant qu\u2019il est en mon pouvoir de Je faire je suis devenu intimement familier avec vos intérêts] \u2018ocaux.Ne possèdant aucune propriété immobilière dante comté.je £uis libre de tout préjugé local et pré- mré à dévoner mon stiention aux mesures quil pourront conduire à l\u2019avontage général, sans dis tinction de parti, d\u2019origine nationale ou de sectest \u201celigicuses.Je mentionnerai \u2018éducation générale, l\u2019avancement de vos coimmnu- nications intérieures, et In création et renouvelle= ment de vos ponts et chaussées.ce D'après les communications que j'ai eu perme nellement avee la grande majorité des habitant: dé comté, les électeurs ne peuvent ignorer mes senti- mens sur Ia plus grande partie des questions qui occupent Pattention publique maintenant.-Jajouters} pasticulidrement un bon systéme; - prospérité futurs, et que mes.efforts tendront, en nexion.- = .Messieurs,-\u2014J'ourai bientôt Vhonngur de voti voir rsonnellement, et je mestirerai,; alors 08 vous offrir (GET Te éxpilestions e pouvez désirer.S\u2018ai l\u2019honneur d'être, Messieurs, Voire très-obéissant serviteur, W.K.McCORD.Ste.Scholastique, le 26 Août, 1840.}-36.+ A VENDRE, AR le Soussigné, au bureau de MM.LA- FRAMUOISE et LA ROCQUE, rue St.Joseph : 12 ballots de coton, 6 boëtes de * mahogeny veneers,\u201d Avec un nssortiment général de soiries et tou autre MARCHANDISES DE GOUT.J.S.NEYSMITH.Montréal 18 août.im-32.VIS.\u2014TOUTES personnes qui ont des recla: mations contre In succession de feu Sr.MICHEL BOUCHARD, en son vivant, Mtre.menuisier et entrepreneur de Montréal, sont priées de les faire pervanir, et cenx qui doivent « la dite succession de payer, immédiatement, on soussigné.J.H.JOBIN, Coin des rues St.Paul et St.Vincent: Montréal 7 septembre 1840, J-38.MAISON DE PENSION A SOREL.: \u20140o\u2014 MEE les voyageurs sont informés par VAL Mr.CHARLES GOUIN qu'il tient une MAISON DE PENSION près des quais du débarquement des Steamboats.Îls trouveront chez lui de bons logements, des Chambres et des lits propres ; une table bien fournie telle qu\u2019ile n\u2019en trouveront pas de mieux dans le meilleur Hôtel do l'endroit, de bonnes écuries pour les chevaux, d: s remises pour les voitures, une cour spacieuse et bien lermés.En tout temps, lorsqu\u2019il en sera requis, i} Cournira de bons char- tiers munie de bonnes voitures el de bons ehcvaux.La plus grande attention sera portée pour mériter l\u2019encoursgement des voysgeurs.CL ih Cut.GOUIN.Sorel 3 Août 1840.12-30.AVISES affaires faite dernisrement au nom de M.WHITE à son MAGASIN de FER FERBLANTERIE, PEINTURE Ke.seront pour le future faite au nom M.WHITE & CIE, sua N°.92 dans fa rue St.Paul, Vis-à-vis M.Trudeau, Apothicaire, ou toutes ordres dans leurs Branches sont reçu, ctexécutér aYcc' atténtion et'ponétua- lité: : M.WHITE & Cie.12 mai 1840, 34 #Uredressant vos grie(, rependant justice égale à |- seulement, que je regarde notre connexion avec niv mère-pairie comme nine source de bonheur et de tous temps, à maintenir.inaltérable cette con-j: JUSTICE EGALE.POESIE.LE JOUR DE TEMOIGNAGE.\u20140 .- Avez-vous vu, certains jours de l\u2019année, En grande salle une foule assemblée, Gens de tout zèxe et d\u2018âzes, très bruyans Par pelotons allans et revenans ; D'autres assis, écoutant leurs sornettes, Fort'haut montés, ou lisant les gazettes ; Pendant qu'aux pieds de ce trône un greffier Nonchalamment griffonne du papier, Enrégjetrant sottises qu'on fait dire À maint nigaud dont on no fait que rire ; Force havards sur tous points disptant Faisant outrago aux lois comme au bon sens ; Maints discoureurs chrrchant à s\u2019interrompre ; Huissiers, plaideurs, lous criant À vous rompro \"Lu tôte.à tous?Ce grotesque assemblage Tei se nomme un juur de témoignage.y Communiqué.EXTRAITS DIVERS.-\u2014\u20140non\u2014- HopninuE LUTTE DANS LA NUIT.\u2014Lo Nouvelliste de Bruges contient, sous In dato du 24 juillet, le récit snivant : 6 Hier, vers minuit, le sieur Ivon Brcert, cultivateur, demeurant à Coolkerko, À dix imisutés au-delà du village, vers Poore.B88, dprmnit paisiblement, lorsqu\u2019il se, tout 3 coup saisir par les cheveux et X un couteau sur la gorge.Il ne an- ail 25|-était sous l\u2019impression d\u2019un songe.Fou: étnit éveillé.Sa jeune femme #\u20196- S veilit tout \u2018aussitdt et jetn un cri d\u2019effroi.ne\u2019 voix leur cria : \u2018* Si vous bougez, \u201cBien, morts ; \u201d ils étaient trois devant ro même voix ordonna de leur don- ardihangor.Brsert.fit un mouvement pour se lever \u2018: \u2018** pas vous, dit-on, nous \u2018avons encore été dupes de cela ; \u201d et Bæert sentit le couteau approcher de nouveau de sa gorge.Ln femme se leva tremblante ; elle alla vers la cheminée pour découvrir les cendres, afin d\u2019avoir de la lumière, car l\u2019obscurité était profonde ; mais un coup de pied de l\u2019un des nsrasins enfon- Gr dans les cendres les charbons rouges qui était venus à la surface : * Pas de lu- : | mire, lui ctin In même voix donnez-nous votre viande et votre argont.\u201d La femme leur remit deux grands plats de viande, puis alla dans uno chambre voisine, suivit de deux des assasins, le troisième tenant toujours l\u2019homme par les cheveux dans son lit.le coutéan.sur In gorge.Ello sentit alors qu\u2019ils avaient chaeun un couteau dans la main.Ln malheureuse était à moitié morte de frayeur.Elle ouvrit un tiroir de-son armoire, et en sortit une poignée de pièces de 5 fr.Ils n\u2019en furent pas contens.lis exigèrent toujours, sous menace de la tuer tout ce qu'il y avait dans le tiroir (250 etboucles d'oreilles en or, ainsi que Ia montre du mari.La femme refermn alors avec violence În porte de son armoire, et dans le même moment elle ent le temps de sc jeter hors de In chambre, et de tirer sur elle ln\u2019por(e, de manière que les deux os- sasins restèrent en dedans.' His sont fife més, criu-t-elle À sun mai.Alors commença uno lutte terrible.\u2018| 17 Les deux nasassins crièrent de Ia chambre ai troisième qui était'devnnt le M : Tuez-le! tuez-le! Soit que celui-ci fût moins scélérat que lee sutres, soit \u2018qu\u2019il eût perdu ln tête, il quitta Bæert\"et courüt à fn femme.Aussitôt Bert se jetn hors du lit, mais le malheureux; embarrassé dans les draps, tombe sur lo'plancher ; il ae relève, vaisit l\u2019assassin par la gorge et'le terrasse.: \u201c Dann le même instant, la porte de la chambre s'ouvre ! La malheuréuse femme dons son trouble n\u2019avait pris tourné ln ner- rure n laclé, L\u2019un\u201dde ces detix hommes Rélance aur elfe et l'autro sur Bert, qui ne ifchait pas l'assassin.qu\u2019it'avait 167r hse.\u2019 se 3 Poy Cf MPR fr.) et enlevèrent encore une chuîne, croix |.sf CS « à Prix 2 Sous.Bæort sentit alors une main qui cherchait à le prendre par- les cheveux.{I balanga .avec violence la tête à droite et à gauche .- {Pour ne pas se [aisser snisir, et'c\u2019est à cela qu\u2019il dut ia vie ; mais dans ce balancement, il rencontra le couteau de l\u2019assassin qui lui fit vne longue entaille sur l'os de la ma- choire droite ; une ligne plus bas, il était mort.: ) Co « Pendant ce temps, la famme luttait avee lo troirième assnssin, qui-lui avait as° séné surln tête un terrible conp de bâton et qui l\u2019étreignnit par la gorge.Toute cela se passait au milieu des cris de mort et des! mentations, dans une chambre de quatorze à quinze piods carrés dans une obscurité complète.\u201c Evfin, les nssnssins, probablement nvertis par quelque vedette placée au dehors, ant lâché prise et ee sont anuvés par In porte do Ja wnison, Toutefois, celui que Broort.avait tenu par teryo.n\u2019a pu sorlir qu\u2019après avoir été de nouveau lancé par fui avec une telle forco contre le mur, que celui-ci croyait qu\u2019il avait In tête fracassée.+ Hier soir, ces malheureux étnient encore dans tine sitmmtion inquiétante, malgré les premiers soins qui leur ont été donnés.UN JEU INNOCENT.Parmi les jeux innacens, ily en aqui vont, fort intéressans, ot qui sont même, assez \u201cinsteuctifs, | parce qu\u2019ils peuvent rappeler à ln mémoire bien des noms historiques, géographiques et d'objets de commerce.Co EN Voici celui que jo'-vois tâcher.d'explie.uer : olues -perdennes .qui.:voudront jouer d.ce | jeu, formeront fo cercle, et après avoir tiré au ssort À qui commencera, il faudrn que chacune d'elles trouve trois noms de différente nature, qui commencent par A, ensti.te par B, ensuite par ©, et enfin jusqu\u2019à Z, en changeant de leitre à chaque tour dir\u201d cerclé ; par exemple, on pourra dire : Je me nomme Alexandre; je vions de Amatere dam; je vends des Amandes.\u2014 Chaque per: sonne du cercle devra chercher ses trois noms dans Ia leltre A, en mettant avec les mémes attributions, jo me nomme \u2014\u2014\u2014 ; je viens de »je vends ou je porte\u2014 Quand le tour est fini, on recommence par la lettre B, et ninsi do \u2018suite jusqu\u2019A'Z'oi l\u2019on veut.Pet C\u2019eat nécessairement lorsqu'on se trompe, que l\u2019on doit donnar un gage; par exemple, quand on ditun nom gn a déjà été dits quand on croit qu\u2019un nom commence par telle lettre, tandis qua c\u2019est par une autre.- Encore, quand on dit des noms qui \u201cne\u2018sont pas Français, on qui sont incorrectly.\u201d ANECDOTES.Henri IV disnit à l\u2019occasion d\u2019un homme dont il connaissait fn vertu et que l\u2019envie n\u2019épargnait pas : \u201cTrois bonnes mires \u2018ont eu trois méchans enfans; In vérité, In haine\u2019:\"In vertu, l\u2019envie.In familiarité;:ln mépris.\u201d © Loue 4 ==L'ibb6 Brothier disnit.: \u201cLe ,=L' despotisme' nhrätit/les eaprite : : la liberté :Iéur donne de énergie ; mnis In: licence les corrompt.Si\u201d celle-ci ri\u2019est véprimée.par len lois les plus sbvdres, elie dégéndre en atrocités et en scélératenses, ~~ \"= Peu de temps avant de\u2018mourir, Kanghi dit aux princes sen cnfans : \u201cJ'ai étudié avec soin l\u2019histoire et j'ai réfléchi enr ce qui est arrivé sous mon règne.J'ai remarqué qite 16uq ceux qui cherchent à nuire aux autres finissent mal ; que eenx qui n'ont point d\u2019entrailles trouvent des gens cruels ; et que les géna de guerre même qui sont sanguinajre ssins nécensité dans le pays ennemi, ne meurent pas de leur mort natus.relle.Le Tien (Dieu) venge un homme par un autre ét souvent même il permet ge celui qui\u201d a\u2018 préparé le poison le boiyg.Mé.voici.prenquio sfrivé>h ma soixanteet : Jet ean a Jf : 0 an dixième année.If ya bien des familles où je vois la quatrième et même la cinquième génération.Je n\u2019ai vu le bonheur, Ju prix et les richesse ne perpétuer que dans celles où l\u2019on nime of cultive In vertu, Lu pauvreté, les rovers, les malheurs et mille accidons ont précipité, sous mes yeux, dann la misdre ou mdino dinsipé les inni- sans où l\u2019on s\u2019enrichissnit par l\u2019injnatico et où l\u2019on était fippre à In vengeance et livré nu désordre.Jui conclu do tout ce que j'ai vu que-les évènemens ne se trompent pus.Oeux qui font la bien en recuoillent le fruit : ceux qui font le mul en reçoivent le châtiment.\u201d \u2014Mr.de Taloncé était convenu de fuire le voyage do Lion à Paris, à frais commun avec le chamarrier du chapitre de St.Paul, Mr.de Varissan, et s\u2019étnit chargé de tout payer, sauf à régler les comptes après l\u2019arrivée.Le chnmarrier, libro de tout ambu- ras, ne s\u2019occupa pendant la route qu\u2019à bien manger otà bien dormir.Il était dans le plus profond gomeil, lorsque, parvenus à In barrière do la capital, on demande nil ny n rien dans la voiture qui paie des droits.¢ Non, dit Mr.de Talencé, a moins qu\u2019une (ête de chamarrier n\u2019en doive, oh! surement, Mr.répond l\u2019avide commis: c\u2019est le \u201cmême droit que pour uno tte de cochon.\u201d Et il fait voir le tarif, article cochon.Mr.de Talencé paie et demunde Une quitlance sur In quelle il fuit mention- mer, pour une lêle de chamarrier comme pour celle d'un cochon.Ce colloque nssez lông no révoilln point le chomurrier, qui ne fut inatruit de cette malice que lorsqu\u2019il s\u2019u- git de compter, et que son compagnon de voyngo lui fit voir cet articlo comiae le con- cernont exclusivoment.L'AURORE DES CANADAS.MARDI, 15 SEPTEMBRE, 1840.NOUVELLES ANNONCES AUJOURD\u2018HUL Bureau d\u2018Assurance Mutuelle de Trois-Rivières.À vendre par autorité de justice.Propriété de grande valeur, nu Bureau du Shériff' avjourd\u2018hui, sera vendu.\u2014 Nouvelles plus récentes d\u2019Europo : Lo New-York Express dohne des extraits de nouvelles, apportées par un bâti- mont venant de Liverpool, de quolques heures plus récentes.L'attitude du gouvernement frangais paraît assez pacifique et quoiqu'os augmente considérablement l\u2019armée en France, elle ne sera pourtant pas mise sur le pied de guerre.\u2014L\u2019insurrection de Syrie n été appnisée, sans qu'on ait tiré un coup de fusil.\u2014Ln manière dont les cabinets étrangers apprendrnient In nouvello des préparatifs de guerre en France était toujours la couso d\u2019une vive anxiété-\u2014-Les chinois s\u2019occupaient activement à faire des préparetifs de défense et moltnient dos troupes sur pied.On pen- snit que I\u2019Angletorre commencerait la cam.pagne par bombarder Canton.NouveLLes pe FRANCE.(Extrait d'une lettre particulière.) Dans lo commencement du mois d'août, la sécheresse\u2018 n bté toirible en France, les \u2018puits et les fontaines étaient sans eaux.Les animaux avaient diminué des deux -tiers do leur prix, ninsi uno vache de 1506.se donnait pour 50.Ou nssure encore qu'aux foires, sur dix mille bestiaux à peino - ibille étnient-ils vendus et aux plus bas \u201c prix.Cependant la récolte ost très.bonne; les froments surtout sont excallens, car -pour lon potits blés il 0\u2019y en a point.Mais \" en'rovanche nous aurons du vin.(et la société de tempérance ne fait pas de progrès en France) et les Bretons, les Normands et -les Piéards qui depuis trois ans n\u2019ont pas eu do pommes pourront cette anné boire un fin verre de cidre et faire, entendre leur joyeuses chansons.On parle de ln guerre, tout le:mondo, \u2018 surtout les jeunes gens la désiraient boau- Coup; mais personne n\u2019y croit nérieuse mont dans In heute société.Louis Philippo et son gouvernement bastord n\u2019aimont pas la guerre ; so battre avec des pompes à fau ou avec dev bâtons, eat de son caractère - ainsi que de celui du grand poulot son file.S'il a tiré l\u2019épéeàà Alger, ce n\u2019est pas sa fauto ; nussi ne lui on euit-on nul gré on - Euince, au contraire on sait.que son ministère a fait tout ce qui-dépendait de lui pour empêcher l\u2019armée expéditionnaire de réussire ; mais elle était composée da sol- \u2018data français, elle n triomphé de tout.Ainsi tout porte à croire qu\u2019il ne voudra pus troubler sa bonne cousine Victorin, et ai parfois, excité par les journaux* et obsédé par les remontrences de la brave jeunesse française, il montrait quelques vel- 16116 de faire fa guerre, on verrait biembi la duchesse de Nemours, so jeter à ses genoux et lui dire + Siro, faites donc ate * le tion que Su Majesté Victarin est ma- * riée à un Cubourg, que votre fille ainée u épousé un Cobourg, que moi je suis une 4 Cobourg, que vous avez encore plusieurs * onfuns à marier et que la famille des Co- * bourgs est nombreuse,-et que nous som- * mes de trops bons parens pour no pus * supplior votre Majesté de laisser notre * bonne cousine fairo ges couches en paix.\u201d Ainsi comme l\u2019union dos Cnnadns a passé pour empêcher ln rcine d\u2019Angleterre de faire une fausse conche, de même la France dépunsern des millions qui-ne ser- iront à rien.O France de Louis quu- torze, de Napoléon et de Charles dix ou es-tu?\u2018Foi qui malgré PRurope entière volais à ln victoire, et qui malgré l\u2019Angleterro faisait la conquête d\u2019Alger, depuis que les Cobourgs ont en main tes desti- néés.qu'est-tu devenue Ÿ L'éloction générale est-elle prochaine ou éloignéa?C\u2019est In question du jour, c\u2019est celle qui s\u2019est emparé des caprits.Quinze mois sont nccordés au gouvorneur-géné- ral pour proclamer l\u2019union.Jusque là les deux provinces demourent de fait séparées, Gnoique l\u2019acte d'union soit maintenant un stutut du parlement impérial.Le [laut Cnnada semble encoré avoir sn législature de 1791, et nous le mémoruble consuil spe- ciul.Mais moralement, dans la pensée, du législateur.duns l\u2019esprit même du par lement briannique, quelle est à présent la législaturo des Canadas ?C\u2019est colle qui est contomplée par l\u2019acto d\u2019union, et non le conseil spéciul pour nous, et non In legislature de 91 pour lo Maut-Cannda.Ces deux derniors corps sont détruits.Le gouvernement, en retardant l\u2019époque de sn.roclamation, ne pout leur donner vio, ne peut leur rendre In forme morale, sans laquelle une législiture n\u2019est plus qu'dn instrument d'oppression et do tyrannie, et non do paix et de bon gouvernement.En présence de l'acte d'union, 1l ne saurait y avoir d'autre législation obligatoire pour les Cnnudas que celle qui doit émaner de celto légisinture-unie.Toute tentative de légisinter de nouveau nvec cet engin de discorde, le conseil spécial, serait uñe insulte failo à ln législature-unie, le seul.pouvoir législatif quo nous puissions 'récon- naître tnnt que l\u2019acte du parlement impérial existera.Ce sernit, do In part: de l'exécutif, ou plutôt do Mr.Thomson, déclarer d'avance qu\u2019il ne repose aucune confiance duns les élémonts qui composeront [a nouvello assomblée.Co serait lui- môme répudier l\u2019enfant qu\u2019il a créé.La proclamation qu\u2019il lui faut éminner, pour effectuer l\u2019union, n\u2019est qu\u2019une simple formalité, un acto purement ministériel.L'union n\u2019en existe pus moins aux yeux de ln loi, et dans la pensée du légistuteur.Pourquoi donc, dira-t on, Mr.Thomson, ne se hâte-t.il pas de proclamer cette union ?' Ceci nous ramène naturellement à la question qui ost en tôte de cel article: l'élection générale est elle prochaine onéloi- gnee?Ello sera prochaine, si le voyage purement d\u2019intrigue que son excellence fait dans co moment dans lo \u2018Haut-Canada, répond à ses vues.Ai contraire, cette élection sorn éloignée, si ce voynge con- vaine Mr.Thomson qu\u2019il ne pourra a\u2019assurer d'uno grande mnjorité dans le Haut Canada.Tout va dépondre du nombre dé prosélytes qu\u2019il croira avoir faits dans la province supérieure.Il flotte les réformistes\u201cdu \u2018Haut-Canada pour les attirer À lui, tandisque lui; sn presse, ses omplo- yés, ses sycophantes, cherchent à écraser reux du Bas-Canada.Quant à ceux qui s'appellent torys, mieux que tout autre, Mr.Thomson sait comment les conduire, lea faire manœuvrer.Il à beau dire qu\u2019ils sont d\u2019une biûtalité extrême ; il n\u2019ignore pus le moyen de les rendre souples.Convaiucu que les réformiates des deux provinces doivent avoir une grande majorité, il a dit : \u201cmoi, ausei, j'aurai ma majorité.\u201d Delà des efforts à séduire ceux du Haut-Cana- L'AURORE-DES- CANADAS.da, où nu moins À les diviser.Dela l\u2019humble supplique qu\u2019il a faite au ministère impérial de lui laisser le pouvoir discrétionaire de fixer le siège du gouxornement où il vou dra.C\u2019est si avrntngeux, de pouvoir dire achacun qu'il peut espérer, qu\u2019il peut se faire que le siège de In législature sera dans sa propre localité, dona son propre village, avec de telles espérances, quelque trompeuses qu\u2019elles soient, ON #0 fuit des partisans, des amis.| C\u2019est si beau de tromper, quand où an pis pour maxima, comme 1a fuit lord Melbourne, que la fin justifie les mayens.Pourquoi les candidats ministériels sont- ils entrés sitôt dans ln lice, si Mr.Thom.HON n\u2019est pus décidé À proclamer lPunion sous peu de temps?Et
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