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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 26 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1915-03-26, Collections de BAnQ.

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[" -¥OL.IV fOURNAL HEBDOMADAIRE PARAISSANT Tous les VENDREDIS ETES Les Taxes Spéciales Les corporations religieuses, si elles étaient taxées comme les citoyens ordinaires, paieraient cette année $26,677.82.Elles ne paieront pas un sou de cette somme et se plaignent La campagne que l'on a entreprise contre le conseil municipal se continue dans les colonnes des journaux et du haut de la chaire, Nous uvons promis à nos lecteurs de répondre à cette campagne en les éclairant sur cette question.Nous croyons devoir commencer notre série d'articles en donnant d\u2019abord l'évaluation municipale des biens appartenant aux diverses corporations religieuses.Nous croyons quo cette information est nécessaire pour établir d'abord que les corporations religieuses ne sont pas aussi pauvres qu\u2019on veut le luisser entendre en certains quartiers.On nous dira que l'évaluation municipale n'indique pas les charges dont peuvent être grovées les propriétés ; c'est vrai : nous savons qu\u2019un homme peut être porté au rôle d'évaluation comme propriétaire d\u2019un immeuble de cinq mille dollars sur lequel il peut y avoir quatre mille piastres d'hypothèques.Dans ce cas le propriétaire de l'immeuble n'est riche du chef de cette propriété que d\u2019un millier de dollars, Pour rendre justice aux corporations propriétaires de ces immeubles, nous nous sommes rendus au bureau d'enregistrement pour prendre connaissance des hypothèques dont peuvent être grevés ces immeubles.Nous avons trouvé deux hypothèques spéciales : une au montant de $20,000 sur les propriétés des Frères Maristes et une autre de $1,000 sur les propriétés des Frères St-Vincent de Paul.Ces hypothèques ne sont pas des hypothèques comme les autres.Ces vingt ct un mille dollars viennent des fameuses compagnies de prêt coopératif ; les hypothèques que l'on constate sur ces propriétés ont été données tout simplement pour assurer que les propriétaires de ces immeubles continueront à effectuer les versements qu\u2019ils sont tenus de faire en vertu des contrats qu'ils ont obtenus dans ces compagnies.En d'autres termes, les compagnies de prêt coopératif ont avancé vingt et un mille dollars à ces corporations religieuses, et ces corporations ont garanti par hypothèques de rembourser le capital ainsi obtenu à même les intérêts.Ces hypothèques ne peuvent donc pas être assimilées à des garanties de dettes ordinaires, Nous avons trouvé $41,000 d\u2019hypothéques pour garantir des emprunts ordinaires.Il y à en outre une hypothèque de $60,000 sur les biens des Frères du Sacré-Cœur, mais cette hypothèque porte sur tous les biens que cette communauté possède dans la province et il nous est impossible d'établir la proportion afferente à leurs biens de Saint- Hyacinthe.En fait, il n'apparaît que $41,000 d\u2019hypothèques réelles sur toutes les propriétés religieuses dont nous publions la liste et la valeur dans le tableau suivant qui a été extrait du rôle d'évaluation de la cité de Saint-Hyacinthe : No nu VALEUR RÉELLE CADASTRE NOM DU PROPRIÉTAIRE NON IMPOSAÏLE 685 |La Congrégation Anglicane .$ 4,000.00 \"679-p678 |La Corporation du Séminaire de Saint- Hyacinthe d'Yamaska., .500,000.00 p681 do do su.8,000.00 680 do do Lace 1,000.00 p681 Frères Maristes.BEUBE Li 0.000000 1,000.00 p681 do ieee., 40,000.00 p881.[Sœurs de la Présentation de Marie.5,000.00 pose do do | 225,000.00 pose do do | 100.000.00 'p682-684 do do conn 2,200.00 p684 |Fréres St-Vincent de Paul .30,000.00 238 |Ouvroir Ste-Genevidéve.\u201cee 10,000.00 p683 etc |Fréres du Sacré-Ceeur .\u2026ccau css 49,000.00 \u2018608 [Congrégation Presbytériennme.11,000.00 557 ete [Sceurs de 1'Hotel-Diew.5,000.00 567 ete do Cee eee 18,000.00 536 |Sceurs de la Présentation de Marie.20,000.00 p550 [La Corporation Episcopale C.R.de St- Hyacinthe.36,000.00 p550 do do ees 200,000.00 555-556 [Sceurs de 1'Hotel-Dieu.260,000.00 704 |Curé de Notre-Dame.5,250.00 702 |Sceurs de I'Hotel-Dieu.ee 4,200.00 p346 [Les Fréres Précheurs .errr eran 50,000.00 p346 |L'Œuvro ct Fabrique Notre-Dame.70,000.00 857 etc [Sœurs du Précieux-Sang.coon 15,000.00 p347 [Sceurs St-Joseph.recu 0 seen 55,000.00 pl1084 Sceurs du Précieux-Sang.3,750.00 pl083 |Sœurs St-Joseph.ace as 0000» 3,750.00 Total.$1,721,150.00 La valeur des propriétés des corporations religieuses telle que cbustatée au rôle d'évaluation est donc de $1,721,160.00.Sur ces propriétés il n'apparaît au bureau d'enregistrement que $41,000 d'hy- SAINT-HYACINTHE, 26 MARS 1915 emcee ae em am msn PSE pothèques réelles.On ne peut donc pas dire que les biens de ces corporations sont mis dans une position précaire par les charges qui les affectent.: La valeur \u2018estimée de la propriété immobilière imposée à Saint- Hyacinthe en 1914 est de $3,358,580.00 ; la valeur des biens des corporations religieuses non-imposables est donc de cinquante et un pour cent environ de tous les biens imposables.Nous croyons que cette proportion est la plus forte de toute la province de Québec dans les villes de l'importance de Saint-Hyacinthe et dans celles qui sont plus populeuses, On dit que Saint-Hyacinthe ne fait rien pour les communautés religieuses; demandons-nous pour aujourd'hui combien ces propriétés paieraient cette année de taxes si elles étaient imposées comme toute autre propriété pour fins scolaires et municipales.Le taux de la taxe scolaire est de 30.80 dans le cent piastres et celui de la taxe foncière de $0.75,ce qui donne $15.50 par mille dollars d'évaluation.\u2019 En imposant ce taux, qui est chargé à tous les citoyens ordinaires, sur les biens de ces corporations, le trésor municipal et scolaire percevrait chaque année la jolie somme de $26,677.82.Peut-on dire que la ville de Saint-Hyacinthe ne fait rien pour les corporations religieuses quand elle leur accorde un privilège qui leur économise $26,677.82 par année ?Quels sont ceux qui ont à payer les sommes qui ne sont pas acquittées par les corporations religieuses si ce ne sont pas les citoyens de Saint-Hyacinthe ?Il y a une chose que l\u2019on ne peut pas nier si l\u2019on se donne la peine de réfléchir.C'est que les citoyens de Saint-Hyacinthe, qui sont les seuls à assumer les charges municipales de ces corporations sont loin d'être les seuls à bénéficier des avantages de ces corporations religieuses.Prenons, par exemple, le cas du Séminaire.Il y a environ cinq cents élèves dans cette maison d'éducation dont soixante-quinze à peine sont de la ville de Saint-Hyacinthe.Les citoyens de Saint-Hyacinthe, en consentant volontiers à porter à eux seuls cent pour cent des charges foncières lorsqu'ils ne bénéficient que pour quinze pour cent des avantages offerts par une corporation, peuvent-ils être traités de gens qui ne font rien pour aider leur séminaire ?Et remarquons bien que la ville,-par sa nouvelle charte, ne demande pas d'imposer de charges générales.Ces corporations continueront comme par le passé à être exemptes de toutes ces taxes.Tout ce que la ville a demandé et a obtenu c\u2019est de pouvoir prélever des taxes spéciales pour l'éclairage, la construetion et le maintien des égoûts, des chemins, des pavages et des trottoirs.Et cela seulement sur les deux tiers des corporations religieuses quisqu\u2019elle a consenti à exempter de ces cotisations spéciales l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019Ouvroir, la Cathédrale et l'Evêché.Les charges que la ville peut imposer sur ces corporations si elle utilise tout son pouvoir d'imposition sont infimes comparées à celles payables par les citoyens ordinaires, et il nous semble que les corporations religieuses, si elles voulaient envisager la position sous son vrai jour, devraient plutôt féliciter le conseil municipal de leur avoir fait la générosité d'en exempter le tiers, que le blâmer de leur avoir demandé une contribution si minime pour le progrès de notre ville.Après tout, notre ville, à en juger par la valeur de leurs propriétés seulement, a été loin de les ruiner ; c\u2019est le cas de le dire, même si leurs propriétaires persistent à vouloir faire croire que nous n'avons aidé en rien à leur développement en ne leur chargeant pas un soù de cotisations depuis qu\u2019elles sont établies, et en construisant sans charge aucune les trottoirs, les égoûts et les pavages qu'elles auraient payés argent sonnant partout ailleurs dans la province.\u2014\u2014\u2014\u2014=\u2014\u2014\u2014_ Singulière Mentalité.Nous recevons d\u2019un de nos concitoyens, -ayant habité pendant plusieurs années une ville d'Ontario et revenu à Saint-Hyacinthe depuis quelque temps, la lettre suivante : Monsieur le Rédacteur, Me serait-il permis de relater un fait qui est arrivé à un de mes fils l'an dernier dans une ville d'Ontario que j'habitais depuis quatre ans?Il fera connaître la singulière mentalité de coux qui paraissent vouloir étouffer la langue française dans la province sœur.Mon fils, âgé de treize ans, fréquentait une école dans laquelle son professeur était un Irlandais.Dans un voyage que j'avais fait à Montréal, j'avais acheté des cahiers à écrire historiques dont la couverture contenait un tableau en couleurs représentant une victoire d'un général français ; le texte était naturellement écrit en français.Mon fils avait apporté ce cahier à écrire à son école.Son professeur l'ayant vu, le lui prit rageusement des mains et déchira sons ses yeux cette couverture imprimée en français, en lui disant qu\u2019il ne voulait plus lui en trouver de la sorte entre les mains, C'est les yeux pleins de larmes que mon enfant me rapporta cette triste affaire au retour de l'é ole.Ce fait ne mérite-t-il pas d'être signalé -à l'attention du-public pour faire connaître la mentalité d'une certaine catégorie de ceux- qui- font la guerre à la langue française dans la province d'Ontario ?A PUBLIÉ PAR L'Imprimerie Yamaska INCORPORÉE.Espérant que vous voudrez bien publier ces quelques mots dans votre intéressant journal, j'ai l'honneur de me souscrire, Votre tout obligé.Et la signature suit.Nous nous faisons un devoir de publier cette lettre.Nous croyons que sa publication est tout-à-fait à propos dans les circonstances actuelles.Nous ne voulons pas faire de commentaires, car nous croyons qu'elle parle suffisamment par elle-même pour que le public sache en tirer les conclusions nécessaires.La Chambre de Commerce Il y aura le jeudi, 8 avril prochain, une assemblée extraordinaire de la Chambre de Commerce de cette ville.À cette assemblée on s'occupera de l'élection des officiers et d'affaires générales.Elle aura lieu dans la salle de l\u2019Union, 175 rue Girouard.LA VRAIE PROTECTION Le gouvernement fédéral, toujours prêt à protéger les manufacturiers, \u2014 ce qui est une bonne chose quand il ne dépasse pas la mesure\u2014est beau coup plus lent quand il s\u2019agit de protéger les autres classes.De plus, pour protéger les industries canadiennes le gouvernement ne cesse d'élever les droits douaniers au risque de porter préjudice aux iatérêts du consommateur, mais il néglige d'apporter remède à certains états de choses, \u2014Par exemple au pillage de quelques.unes de nos matières premières par les yankees\u2014beaucoup plus nuisibles à nos industries que la concurrence des produits étrangers.\u2014 \u2014 en train de commettre la même erreur en ce qui concerne le blé canadien, Le prix du pain ne cesse d\u2019augmenc terau Canada, et le gouvernement reste sourd, aveugle et muev devant une telle augmentation, causée par des spéculateurs sans cœur eb sans vergogne.Le News signalait, il y a quelques jours, la frénésie de spéculation qu\u2019a causé à Toronto la rumeur que le blé allait monter bientôt à $1.50 le boisseau.Tout le monde s\u2019est mis à acho- ter du blé, sur le papier.Les commis de magasin ou de buvette ainsi que les petits bourgeois opéraient dans les \u201cbucket shope,\u201d tandis que les joueurs disposant de capital opéraient à la bourse aux céréales; mais tout le monde jouait sur le hlé.Aux Etats Unis, le président Wilson ayant reçu des plaintes au sujet do l'augmentation du prix du blé et de la Ainsi, vous êtes vous demandé pourquoi les Etats Unis ont obtenu plus de contrats que le Canada quand les gouvernements d\u2019Europe eurent besoin de marchandises militaires, par exemple de chaussures } Nous ne voulons pas parler ici des chaussures commandées par le gouvernement canadien, chaussures qui ont coûté très cher ct qui ne furent d'aus cune utilité parce qu\u2019elles ne furent pas fabriquées en vue des exigences du service militaire, faute dont le gouvernement est seul responsable.Mais, jetons les yeux sur ce qui s\u2019est passé et demandons-nous pourquoi nos manufacturiers n'ont obtenu aucun contrat des gouvernements étrangers.Pourtant, les manufacturiers de Qué: beo ont envoyé une délégation en Europe dans le but d\u2019obtenir des contrats, et elle eat revenue bredouille.C'est que les manufacturiere canadiens n\u2019étaient pas et ne sont pas en état de fabriquer à aussi bon marché que les américains.Et pourquoi 1 Parce que le gouvernement a laissé les fabricants yankees, dès le début des hostilités, faire au Canada une râfle complète et rapide des peaux vertes.En même temps leurs agents prenaient les devants et s'assuraient de gros contrats des gouvernements d'Europe.Ainsi, détenant, à notre détriment, Ja matière première indispensable que l\u2019insouciance du gouvernement canadien a laissé la-liberté d'acsaparer, ils ont attendu et obtenu les contrats que les fabricants canadiens attendent ens core.Acjourd\u2019hui, ces derniers ne trou: vent pas au Canada les peaux nécessaires ; ils peuvent les.acheter aux Etats Unis, mais à un prix trop élevé pour pouvoir les utiliser avec profit.De ces faits déplorables il y a à tirer une leçon pour nos gouvernants apa- \u2018thiques et pour les citoyens du Canada qui constatent comment leurs intérêts sont protégés.Hélas ! la leçon n\u2019a pas été profita- ble à notre gouvernement puisqu'ilveat farine, a immédiatement donné ordre a I'attorney général Gregory de faire une enquête en vue de découvrir si les cours n'étaient pas influencés par des combinaisons interdites par la loi.Et la raison principale qui a induit le président & adopter cette ligne de oon.duite énergique, c\u2019est qu\u2019on lui a repré» senté que les boulangers avaient l'intention d'augmenter le prix du pain.Le gouvernement canadien, s'il veut véritablement protéger tous les citoyens et non seulement une petite catégorie de spéoulateurs, devrait met: tre un frein à la spéculation qui nous affiige et dunt la conséquence est de faire monter sans cesse le prix du :blé qui est un artiole indispensable à la vie, Tout récemment, l\u2019Aesociation des boulangers a présenté un mémoire au ministre du commerce pour lui exposer l\u2019état du commerce de boulangerie.et de pâtisseris dans le but de faire reasortir la nécessité d\u2019une augmentation du prix du pain, pour se plaindre en même temps des profits illicites réalisés par les agioteurs qui s\u2019enrichissent induement dans les transactions sur les grains.Notre pays est le quatrième sur Ia liste des grands pays producteurs - de blé et nous produisons assez de blé au Oausda pour nourrir non seulement notre population mais aussi celle de plusieurs autres pays où l\u2019industrie l'emporte sur l\u2019agriculture.Comment se faitil dono que nous puissions souffrir de la rareté du blé $ _ Le gouvernement Borden peut et doit empêcher une telle situation désastreuse d'exister au Canada.Nous savons que dans plusieurs pays les gouvernements non seulement rendent impossibles des spéculations aussi préjudiciables aux intérêts pus blics, mais aussi prennent les moyens nécessaires pour empâcher l'exportation des matières premières tant que Ja population, qu'ils ons mission, de (Suite à la-page 9:), \u2014\u2014_\u2014_\u2014\u2014_\u2014_\u2014_ mp np (Suite de la page 1.) protéger, n'en à pas une réserve suffisante.Ainsi, 1a France ne permet pas l'exs portation d'un grain de blé tant que la nourriture en pain de sa propre population n'est pas assurée pour un an.Te) est le devoir élémentaire d\u2019un gouvernement sage et prévoyant.Le gouvernement canadien, au lieu de nous livrer saus protection à la rapacité des, financiers, à l'ambition boulimique des spéculateurs, aurait dû, il y & sept mois, empêcher les peaux vertes de sortirdu pays pour aller enrichir nos voisins.De cette manière, les manufacturiers canadiens auraient leur part des commandes européennes et les ouvriers canadiens supporteraient plus facilement le fardeau des taxes de guerre.Cela vaudrait mieux que de protéger les manufacturiers en faisant toujours plus haute la barrière douanière, ce qui élève fatalement le coût de la vie.De même, aujourd\u2019hui, le gouverne: ment devrait intervenir pour protéger la population canadienne contre l'élévation incessante du prix du pain.Malheureusement, de cette vraie protection des intérêts généraux du peuple canadien le gouvernement Borden se soucie fort peu.LE FRANC.\u2014L\u2019Avenir du Nord\u20140\u20140\u2014 La vraie situation Nous lisons dans l'Eclaireur, de Beauceville : La \u2018\u2019Patrie\u201d fait du patiotisme à bon marché.Rien d'étonnant à la chose, quand on reçoit du gouvernement fédéral, en la seule année 1914, pour $28,000 de travaux d'imprimerie pour prêcher la dépense effrénée ot le snoris fice de nos propres intérêts au soutien de l\u2019Empire.La *Patrie\u201d se voile pudiquement la face et se scandalise de voir l'opposition demander, à Ottawa, raison du gaspils lage des fonds publics, des scandales de toutes sortes qui ont éclaté depuis quelques mois dans le département de la milice, \u201cLes têtes les plus sérieuses du parti libéral, dit elle, savent quo Ja masse du peuple canadien approuve tout ce que le gouvernement Borden a fait pour venir au secours des alliés et qu'elle n'est pas disposée à se laisser leurrer par de ridicules protestations de dé vouement et d'économie.\u201c Le peuple canadien e'imposera volontiers tous les sacrifices qui lui seront demandés pour aider à la cause de la liberté, du droit et de la justice.\u201d Ceci est faux, radicalement faux.Et la \u201c Patrie \u201d écrit ces lignes, sachant qu'elle commet une fausseté, Le peuple du Canada est heureux de faire son devoir envers l'Angleterre dans la mesure de ses forces.Le parti libéral est conseient de ce devoir et ne s'y oppose pas.Il eu a donné des preuves manifestes.Mais ce que nous condamuons, ce que nous dénonçons à la vindicte publique, c\u2019est l'exploitation des argents du peuple par les tripoteurs de toutes sortes qui sont venus piller le trésor public, comme dans l'affaire du camp de Valcartier, et cette autre, plus sale encore, des chaussures militaires.Ce que nous dénongons, c'est le gaspillage que le gouvernement veut cacher et solder avec les taxes de guerre, en exploitant le patriotisme de la nation.Le parti libéral protestera jusqu'au bout contre ces menées qui forcent aujourd'hui le public à payer cent quatre vingt millions de taxes en le pressurant au nom de l\u2019aide à l\u2019Empire et pour l'honneur du drapeau.\u2014\u2014O\u20140\u2014 On connaît peu ce détail de la pers sounalité de Mme Sarah Bernhardt, particularité qui est le secret de ea _ robuste vieillesse.Comme Napoléon et.M.Thiers, Sarah a la faculté peu répandue de dormir à volonté.A telle une demi heure à elle, entre deux coups de force, elle s'endort immédiatement sous la seule influence de ea volonté.De même, s'il lui plaît, elle peut dormir quarante huit heures de suite.On sait que Mme Bernhardt a aubi l'emputation de la jambe droi» & à Bordeaux-(France.) L'OFFENSIVE DE DEMAIN L'ARMEE FRANÇAISE SUR LE PIED DE GUERRE EST AU MAXIMUM DE SA FORCE \u2014 800,000 ANGLAIS LA COMPLETENT\u201425,000,000 D'0- BUS À TIRER, Suivant toutes les probabilités, l\u2019offensive généralo franco.angluise aura lieu aussitôt que les champs seront passage de l'artillerie.Une offensive modérée a commencé dès le début de l'année pour tenir les troupes en has leine et les Allemands aur la défensive Le long intervalle écoulé depuis que l\u2019avance allemande au nord ouest de la France et au sud de la Belgique a été arrêtée, a été utilisé par les Français pour réunir de fortes réserves de munitions, de façon à pouvoir, une fois le moment de la véritable offensive venu, être prêts pour une campagne de deux ou trois mois.Une poursuite longue et rapide ne pourrait être conduite avec les voies ferrées démolies derrière une armée en retraite, sans un service complet de transports automobiles.C\u2019est pourquoi les Français et les Anglais ont rassemblé 10,000 fourgeons automobiles.On a vu tout dernièrement, sur un chemin de campagne, un immmense défilé de nouveaux fourgeous automobiles, tous construits en Amérique.On en a compté 400 sur une seule ligne.On dit que les ordres français et anglais en Amérique, pour fourgeons automobiles, dépassent le chiffre de 30,000.Les divisions de l\u2019armée française dont la force normale est de 20,000 hommes ont été portés au-delà des pleins effectifs de guerre, en sorte que les régiments qui comportent sur le pied de guerre 3000 hommes, en ont 3,500.Non seulement toutes les pertes ont été réparées mais on a considérablement accru la pleine force de l\u2019armée.Les troupes anglaises de ce côté-ci du détroit sont actuellement au noms bre de 750,000 hommes et arrivèrent en ces derniers temps à raison de deux corps d'armée par semaines.Certaines semaines 100,000 hommes ont franchi le détroit.Le gén.Joffre demande de doubler le nombre des lits dans les hôpitaux de Paris en vue du prochain mouvement en avant.Tous les médecins de la ville sont retenus pour les hôpitaux.Le corps sanitaire français possède actuellement 100 trains hôpitaux complètement équipés.Chaque train peut transporter 500 soldats gravement blessés.C'est donc 50,000 hommes que peuvent porter les trains sanitaires, Le nombre exact des ambulances automobiles n\u2019est pas connu mais il y en a certainement plusieurs milliers.\u2014-\u2014\u2014 La paix avant la moisson Les récents succès, remportés par les Anglais et par les François, ont eu une influence sur la presse qui expri me aujourd'hui une confiance plus complète que jamais.Le \u201cTemps\u201d pense \u201cque le manque de détermination, qui caractérise les contre attaques de l'ennemi, indique un affaiblissement de son énergie d\u2019autant plus notable que les troupes opposées aux alliés appartenaient à des corps d'élite.\u201d Quoique des avis officiels aient été publiés, pour recommander de ne pas estimer en dessous de leur importance les difficultés que présente la tâche des alliés, le gouvernement partage l'optis misme général.M.Delcassé a récem» ment déclaré à un journaliste qu'il comptait que la guerre serait terminée avant la moisson prochaine.On fonde de grandes espérances sur les résultats de la campagne des Dardanelles dont la ohute des forte n\u2019est considérée que comme une affaire de temps.\u2014}amme D'après un rapport qui vient d\u2019être publié, le Canada n\u2019a pas de raison de craindre une disette de pain, On cal- coule que dans les élévateurs de l'ouest il y a en ce moment près de quatre- vingt millions de boisseaux de blé, suffisamment secs pour permettre le |.ORO CUBES ont fait preuve de haute valeur en cette guerre Ils sont également précieux à la mais son.Ile réchauffant et sontiennent DE instantanémeat.I Cube a la tasse En boîtes de 10c et 25c 943 - l\u2019histoire d\u2019un cheval Au cours de l'hiver dernier, pendant les fêtes, M.Calixte Dion, bourgeois du village de la Providence, avait prêté son cheval et sa voiture à son gendre, pour lui permettre d'aller, en compagnie de plusieurs jeunes gens, faire In veillée au village St-Joseph.Les jeune gens s'en allaient gaiement rue Cascades, ayant l'intention de continuer jusqu'au pont de la Société, quand la cheval, rendu à la rue Concorde, tourna soudain vers la droite, s\u2019engageant dans la direction du pont qu'on appelle le Pont du Milieu.Or à cette époque, la Dominion Bridge Co.était à construire le pont en neuf et rien n'en protégeait les abords.Le cheval, ayant pris le mors aux dents, s\u2019est rendu jusqu\u2019au premier pilier du pont que l'on était à construire, mais comme il n\u2019y avait pas encore de pontage, il est tombé en bas du pilier et s\u2019est tué.Après avoir entendu la preuve, la Cour n\u2019a pas hésité à rendre jugement en faveur du demandeur, pour la valeur du cheval.Seulement, qui va payer} Lorsque les contrats pour cette construction ont été donnés, une entente est iutervenue, par laquelle la cité de St Hyacinthe, advenant un accident, paierait telle proportion, St- Joseph, telle proportion, et La Providence telle proportion.Cette dernière Corporation, seule, a plaidé ; et cela, après une convention faite avec les autres corporations.Elle est condamnée à payer le quart des dommages, c\u2019est à dire $51.50.D'après nos informations, la Dominion Bridge Coy., se reconnaissant seule coupable d\u2019avoir enlevé la barrière mise au pont, par la Cité, serait maintenant disposée à payer les pots cassés.cer Qo rn COURRIER DE ST DAMASE \u2014MIle St Pierre, de St Pie, était la semaine dernière en promenade pour quelques jours chez M.Napoléon Despart\u2014 Vendredi dernier était de passage chez M.René Chartier, leur fille Mlle Marie Louise Chartier, de St Hyacinthe.\u2014Jeudi dernier, la Rvde, Sœur St: Antoine, des Sœurs du la Présentation de St Hyacinthe, était l\u2019hôte de Mme Horace Beauregard.\u2014Dimanche dernier eut lieu Jassemblée des membres de l'Assurance de Paroisse du Feu, pour élire les membres de la nouvelle direction ; oat été nommés : Président.\u2014M.Aimé Choquette.Sec.Trés.\u2014 M.Z.T.Marchesseault.Estimateurs,\u2014MM.Stanislas Lemonde et Aimé Choquette.Directeurs.\u2014MM.Théodore J odoin, Philias Hébert, Charles Dupont, C.W.Beauregard et Jules Fréchette.Cette société, une des plus belles qu'on puisse désirer pour une paroisse, fut il y a dix ans, grâce aux dévouement, et aux travaux ardus de M.Z.T.Marchesseault et de M.Aimé Cho: quette, organisée pour l'œuvre admirable qu\u2019ils ont fondée et qui n\u2019a d'autre but, en ons de malheur causé par le feu, d'être tous unis comme des frères pour secourir et aider un ami ou un voisin éprouvé.\u2014BSamedi dernier était de passage chez M.Aimé Choquette, M.et Mme Ulric Choquette, de St Hyacinthe.\u2014Le Rev.Père Marion, de l'Ordre des Dominicains de St Hyacinthe, était samedi dernier en visite chez le Rev, curé Boulay.\u2014Le Rev.Père Langlois, Dominicain de Québec et actuellement à St- Hyacinthe, était lundi dernier, l'hôte de M.Z.T.Marchesseault.\u2014M.le curé Guillette de Sabrevois, était mardi dernier en promenade ches M, le curé Boulay.\u2019 \u2014_ M.J.B.RAVENELLE Buccessenr de 3M.Ant, Cadorette Commergant de Bois et Charbon RUE GIROUARD Coin de la rue St-Pascal Tél.Bell 264 M.Ravenelle continuera comme par le passé le commerce de Charbon à vapeur, Charbon anthracite Lackawana, Charbon coke, Charbon de forge, Charbon de bois.Bois à la corde ou débité, Croutes, Gravois d'amtante, etc, eto.Beauté, solidité, économie DANS: LA CONSTRUCTION F.A.DIEULEFET, FILS \u2014\u2014FABRICANT DE\u2014 Pierre Artificielle Village St.Joseph, - St.Hyacinthe \u2014e2- FOURNITURE DE Blocs en ciment, Cheminées, Ornements, \u2018Construction de maisons En blocs de ciment.=I oe Plans et devis estimatifs sans frais sur demande jno\u2014933 CANADA, } PROVINGE DE QUERBEO, District dé St.Hyacinthe.COUR SUPERIEURE No.45 Dame Hélène Messier, épouse commune en biens de Aimé Morissette, menuisier, a, ce jour, inatitué une action en séparation de biens vontre son dit mari.St.Hyacinthe, 8 mars 1915.Fonraixs & CHacxox, Avocats de la demanderesse.-\u2026 12,19,26,2,9\u2014914 A VENDRE à -Un moteur de 2 forces et demie.\u2018Bon marché.S'adresser au Clairon® LS vieillissent ensemble ce sont des amis de vieille date\u2014Le Gin Croix D'Or a contribué chaque jour a ensoleiller son existence et a prolongé ses jours.Il a été un véritable et fidèle ami.Le GIN CROIX D'OR acquiert sa parfaite maturité dans les entrepots du Gouvernement avant de vous être offert en vente.Seuls Agents: BOIVIN, WILSON & CIE, LIMITEE, \u2014 hm a CANADIA + T.D.BOUCHARD Le A BERNIER Bouchard & Bernier, IEEE | ENREGISTRE.NES AGENTS D'AFFAIRES :: ST-HYACINTHE, ASSURANCES Feu, Vie, FINANCES Organisation de Compagnies, IMMEUBLES VENTE, PRETS, Accidents, Emprunts, Bris de Vitres, ACHAT, Etc.Conseils sur .LOCATION.Placements.Bureaux ouverts TOUS LES JOURS et les VENDREDIS et SAMEDIS SOIRS de chaque semaine.VINS DE PREMIÈRE QUALITÉ VINS ROUGES.$0.70 LE GALLON VINS BLANCS.8080 © * EF Commandes reçues par malle et livraison à domicile.H.BARDET No 81 Ruz Norae Dane SAINT-HYACINTHE h a -_GLOCHE I Dans une salle basse de la ferme, violemment éclairée par le reflet de la cheminée où flambaient des bâches énormes, maître Pierre, - Pierre le Riche, comme on I'appelait, en raison des nombreux prés, bois et métairies qui lui appartenaient, \u2014maître Pierre se leva tout droit de son fauteuil et, le bras étendu, d'une voix tonnante, qui ne souffrait pas de réplique, il s\u2019écria : \u2014Non, jamais, tu entends } jamais tu n'épouseras ce va nu pieds de Jean Bérard ?.Tu entends $ jamais |.Tu es ma fille: ton devoir est de m'obéir 1.Tu épouseras Cornesieux, le ils du maire, ob tu sais qu'on ne me résiste pas ! Et maintonantt va t'habil lor! La jeune fille, désespérée, se tordit .Jes mains, Une fois encore elle tenta d'attendrir le vieux paysan.Les yeux pleins de larmes elle supplia, \u2014Père, je vous en prie !.Je vous en supplie !.Ne faites pas le mal heur de votre fille.de votre Claudi nel.J'en mourrai sûrement !.\u2026.Père, je vous en supplie !\u2026.Mais le vieux l'interrompit en ébran lant la table d\u2019un violent coup de poing, en même temps qu'un juron partit de ses lèvres : \u2014\u2014Sornettes que tout celaÿ.En voilà assez 1.Tu anis bien que jo ne reviens jamais sur ce que j'ai dit! Tu épousoras le fils de Cornesieux ; c\u2019esv un beau parti qui nous fait honneur ! Je serai premier adjoint.en at tendant que je prenne la place de mai rol.Du reste, ce n'est pas un man vais garçon, et si tu ne l'aimes pas maintenant, tu l\u2019aimeras plus tard, voilà tout ! \u2014Ta m'entends bien, n'est cs pas?\u2014Oui, mon pare, répondit Claudine eo refoulant avec peine ses larmes, Un peu honteux de s'être laissé ain si emporter, maître Pierre reprit d\u2019un ton plus doux : \u2014AÂllons ! ce n\u2019est pas malheureux | Il fs quelques pas dans la pièce, regardant de temps à autre Claudine, si frôle, si délicate, et qui savait lui tenir tête, à lui, à lui le maître ; mais, heureusement le malentendu était die sipé, et elle ne rendait à ses raisons, qui étaient excellentes et qu'elle com prendrais plus tard ! : \u2014Et bien! c\u2019est convenu, fitil au bout d'an moment, je dirai à Corne sieux que tu conseus.avec plaisir.Vous vous parlerez ce soir, toi et son file.C'est ta fête aujourd'hui, Clau dine, ajouta til un peu embarrassé, et tu sais que nous avons du monde pour le souper.en ton honneur ; on va venir ; fais toi belle.\u2014Oui, mon père, dit elle la gorge serrée.\u2014OC'eat cela.La robe rose.Et sois grande fille.Il balbutiait presque, plus impres sionné par le singulier silence que Claudine gardais maintenant qu'il ne l'avait été par an résistance.\u2014Oui, mon père, dit elle de nouveau en levant enfin les yeux sur lui, je serai grande fille, \u2014Parbleu ! £t il.Il loi tendit les bras avec la vague désir de l\u2019embrasser.Mais, affectant de ne pas voir le mouvement de son père, Claudine sortit siloncieusement.Un peu surpris, maître Pierre conti nus de murmurer masbinalement : Cost cela.grande fills.grande.TI regarda la porte par où Claudine venait de sortir es, un peu perplexe, se grattant derrière la tête : Elle m'en veut! se ditbil en lui même.C'est clair !.Elle n'a pas voulu m'embraseer, le mâtine ! Tl réfléchit un instant, et, un peu inguies : Elle a eu:un-dnôle d'aïr quand olle, \u2026 à dis: \u201cOui, jo sorai grande fille\u201d.\u2014é7Pourguoi à talle ond.air là 1.\u2026 Bah ! ropriéi).an heusnent Ie épaules, bille vovérif de jeune ils : go passers § ) FESO L SLEEP LEE EEF E MALLE EES LEE ESE P EEE P EE A Aer dr tt de i LE FOYER FEELS L0 P0011 HPI PEPFAR Sr bbb dd bbb bd bbb bid Fb ddd bid bb bbb dh LE COUP DE Il était-tout de même un peu tour menté au souvenir de l'air grave que sa fille avait eu quand elle était cortie et, pour se remettre, il sp versa un dans le grand fauteuil qui se trouvait Près de l'âtre, II Regaillardi par l'excellente liqueur qui le réchauffait doucement, jouissant de la chaleur du foyer qui le pénétrait lentement, maître Pierre sentit peu à peu ses inquiétudes se dissiper.\u2014Elle l'oubliera, son Jean Bérard, continua til, en s'étendant avec un sourire.Mon Dieu! ce n\u2019est pas que ce ne soit pas un brave garçon.Et sobre.et courageux.ne courant ni les filles ni les cabarets.Il se versa un second petit verre.\u2014 Mais quoi ! il « un petit lopin de terre de rien du tout, et je lui baîlle rais ma filled.Moi$.avec tout le reste | .Allons donc ! .\u2026.Non!.elle épousera le tils de Cornesieux.C'est un bon garçon aussi.pas très ford là (il posa l'index sur son front) ; mais quest ce que ga fait.Au con traire |.Elle sera maftresse chez elle.Et puis, je ne veux pas être contrarié !.Oui ou non, suis je le maître ?.\u2026.Assurément oui, il l'était! Tout dans ln maison lui obéissait au doigt et à l'œil.Mais, par un singulier tra vers, cet homme, qui au fond était ab solument bon et que tout le monde aimait, se croyait obligé de jouer au matamore, au tyran auquel on ne résiste pas, et de lancer l\u2019ordre le plus insignifiant d'une voix tonnante.Il adorait ga femme Marie Anne, et plus encore sa fille, et il fallait que l\u2019ambition\u2014son péché mignon le tenail lât bien fort pour qu'il eût résisté ainsi aux prières de Claudine.- Mais voilà : Cornezieux possédait la minoterie la plus importante à dix lieues à la ronde il était maire, très influent, ferait nommer maître Pierre premier adjoint.et maître Pierre voulait ètre premier adjoint ! III Il en était là de ces réflexions quand la porte s'ouvrit brusquement, et, secouant aur le seuil la neige qui cou vraient leurs vêtements, Mathieu Mi chu et le Rousteau entrèrent bruyam ment avec des grands éclats de voix ; ils avaient mis leurs hahits des diman ches et faisaient tomber la neige en s'administrant mutuellement dans le dos, des tapes capables d'assommer un bœuf.\u2014H6 ! bonsoir, maître Pierre ! criè rent ils en entrant.Ca va bien 7.Nous voila !.Et la bourgeoise Ÿ et In petite.Ca tombe ferme dehors! Ça tombait ferme, en effut ; les flocons tourbillonnaient serrés, et la campagne s\u2019étendait, toute blanche, rouée par la lueur rouge de quelques fenêtres éclairées.Maître Pierre se leva et alla au devant de ses invités.Oui, tout le monde allait bien.Marie Anne allait arriver, ainsi que Claudine.Ah ! dame ! l'hiver s\u2019annonçait rude! Mais il ne fallait passe plaindre.C'était un bien pour la culture! La récolte n'en serait que plus belle.il fallait de la neige.Bientôt d\u2019autres convives arrivèrent.On parlait haut en attendant de se mettre & table.Exfin, la servante apporta la soupid re fumante ; les verres, l'argenterie, tirée pour Ia circonstance de la grande armoire, étincelèrent sur la nappe bien blanche, et on allait prendre place, quand le fils à Cornesieux, venu un des derniers, s'éoria : \u2014Eh bien ! et mam'zelle Claudine 1 .\u2026 On ne la voit donc pas ?\u2014C'est vrai dit maître Pierre.Et s'adressant à sa femme, il ajouta: \u2014Va dono la chercher | Marie Anne sortit.On attendit.Mais lo temps passais, et Marie Anne ne revenait pas.Enéin, elle parut et très pêle, annon ga qu'elle n'avait pas trouvé Claudine, qu'elle n\u2019était pas dans sa chambre.ni nulle part dans la maison.Un murmure de surprise courut parmi les convives, qui se regardèrent Petit verre d'ean de vie, puis e'assit), Jet.Claudine, il aurait dû les marieras e 0.2 0.8080 2 8 8 PTT TITITTTYT tressaillit et qu\u2019il lut sur leurs visages.à tous cette pensée qui, immédiate ment, lui était venue à lui même : Elle s\u2019est enfuie pour ne pas épou ser Cornesieux ! Elle ne veut point de Ini! Elle s'est enfouie avec Jean Bérard, qu\u2019elle aime ! Maître Pierre poussa un cri de rage, et levant le poing : \u2014Ah ! le gueux ! clamatil, le gueux ! le gueux ! Voilà ce qu'il vou lait | Mais il n\u2019a pas finiggle rire! II me le paiera, tonnerre ! Il saisit son chapeau.: J'y vais! s'écriatil, et je jure bien qu'il ne mourra que de ma main ! «+.Viens, toi! ajouta ti) en se tour nant vers le fila à Cornesieux, nous allons l\u2019assommer à nous deux ! Mais celui ci, perplexe, se sentant le poiut de mire de tous les regards, eseaya de le calmer en plaisantant.\u2014Voyons, il fallait réfléchir, ne pas faire de scandale ! Claudine aimait Jean Bérard.Eh bien ! Jean Bérard l\u2019épouserait, voilà tout ! @Les autres convives, très ennuyés de voir, qu'on ne souperait peut être pas, renchérirent en l\u2019entourant.\u2014Jamais ! a'écria maître Pierre, hors de lai, jamais ! J'aimerais mieux la voir morte! Ev puisque vous ne vculez pas venir avec moi, j'irai seul ! \u2014Et les repoussant violemment, il g'élangait vers la porte, quand, au méme moment, un grand bruit de voix se fit entendre devant la maison et, par la fenêtre, sur la route couverte de neige, on vit s'avancer une troupe d'hommes, dont quelques uns portaient des lanternes ou des torches qui jetaient des lueurs sanglantes dans la nuit.Les voix grossirent, et ces om bres qui s'avangaient rapidement dans la campagne froide et blanche sous les lueurs vacillantes, avaient une allure fantastique.Les hommes qui mar chaient en avant semblaient porter quelque chose de lourd\u2014une civière peut être.Saisi par un horrible pressentiment, maître Pierre recula.\u2026.La porte venait de s'ouvrir toute grande et avec tumulte le funèbre cortège pénétra dans la salle.C'était Claudine que l'on rapportait, morte ! Claudine retirée trop tard de la Mare au Diable, où elle était allée se jeter, Maître Pierre poussa un grand ori et, les yeux fous, les bras battant l\u2019air tomba sans connaissance sur le corps de sa fille qu\u2019il aimait tant et qui n\u20196 tait plus ! Le surlendemain, dans la modeste église du village, eut lieu l'enterrement de Claudine, la fille à Pierre le Riche; on était venu en foule, et les femmes en coiffes noires, les gars dans leurs vêtements des jours de fêtes, se pres: ssient, recueillis, émus, dans la chapel le trop petite.Maître Pierre, vieilli de vingt ans, les cheveux tout blancs, écrasé sous la douleur, avait eu de la peine à faire les kilomètres qui sépa raient la métairie du village, trébu chant dans ls neige ainsi qu\u2019un homme ivre.Il sanglotait, Sa fille était là enfermée entre quatre planches noires, puis on allaid ta porter en terre, dans le cimetière couvert de neige aussi, qui s'étendait derrière l\u2019église, et où déjà la tombe attendait, grande ouverte, béante ! Les femmes à genoux sur les dalles, les gars du village debout, massés au fond de l\u2019église, priaïent, eb maître Pierre distinguait nettement les san glots de Jean Bérard qui, la veille, avait voulu se tirer un coup de fusil quand il avait appris 1a mort de Clau dine.Il l\u2019aimait vraiment, celui là ! Et maître Pierre ne pouvait s\u2019empê cher de penser qu'il avait été orue), que puisqu'ils s'aimaient, Jean Bérard Olaudine, sa Claudine aimée, aurait été heureuse, tandis que maintenant elle était morte | Un à un, les assistants défilèrent devant le cercueil ; puis, ainei que dans un rêve, maître Pierre vit la porte de l\u2019église s'ouvrir toute grande.Dehors la campagne s\u2019étendais blan che sous les flocons qui tombaient en dessous, tandis que maître Pierre | Avis Ted .LAYCOMPAGNIE P.C.COUTURE Avis est donné au public que, en vertu: de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant gouverneur dela province de Québec, des lettres patentes, en date du dix neuf février 1015, constituant en corporation MM.Pierre Charles Manufacturer, acheter et vendre des moulliis a vent, des pompes, des agrés.de sciage, outils et machines de toutes espèces.Exercer le métier de fondeurs en métaux de toutes espéces; construire, acheter et vendre des usines et des hauts fournaux, creusets, moules, patrons, machines, ma- chine-outils nécesssaires ou outils pour exercer le dit métier, Acquérir l'établissement, le fonds de commerce, les dettes de livres et autres créances actives de la société Couture & Plché, faisant affaires dans la paroisse de St.Pie de Bagot, et les payer en argent, en parts acquittées de la compagnie ou partie en argent et partie en parts acquittées et se charger dos dettes passives de la dite soclété.Exercer le métier de contracteur mécanicien, faire des réparages de toutes sortes de machines, maehines outils ou d'articles en fer, en fonte, en cuivre, en acier ou en tout autre métal et spécialement faire les réparages et la vente de machines agricoles de toute nature, voiture de charge ou de luxe et agir comme agents ou représentants de maisons oucompagnies fabriquant les articles ci dessus mentionnés.Manufacturer, acheter et vendre toutes espèces de spécialités en bois, fonte ou autre métal ou matièré ouvrable de quelque nature que ce soit.Demander, acquérir et vendre toutes marques de commerce, brevets, inventions ou améliorations brevetées ou enregistrées ou toutes autres propriétés qui peuvent être nécessaires ou utiles à la compagnie dans la poursuite de son entreprise et les payer en argent, en parts acquittées, ou partie en argent et partie en parts acquittées de la compagnie.Acheter, acquérir de toutes personnes, corporations, toutes maisons d'aflaires ou manufacture dont les produits sont manufacturé», achetés, vendus ou autrement disposés par la compagnie et les payer tel que mentionné dans le paragraphe ci-dessus.Acheter et posséder des actions dans toutes compagnies faisant des affaires de la mêmenature que celles de la compagnie.Acheter, acquérir ou louer des terres ou limites À bois ou les droits et les privilèges de faire Ja coupe du bois et ouvrer et ma nufacturer le dit bois.Etablir et maintenir dans toutes cités, villes, villages ct autres endroits de la rovince de Québec, en se ccnformant aux ois et règlements en vigueur dans les dits eridroits des magasins, agences, salles d'échantillons ou suc :ursales pour la vente des produits achetés, manufacturés ou autrement acquis par la compagnie.Payer en actions acquittées tous services rendus à la compagnie de quelque nature que ce soit.Vendre l'entreprise ou partie de l'entreprise de la compagnie à toute autre compagnie et accepter en paieinent partiel ou total des actions acquittées de la compagnie acquéreur, sous le nom de La Cie P.Couture, aves un capital social de uarante-neuf mille neuf cent piastres (849,900.00), divisé en quatre cent quatre vingt dix neuf (499) actions de cent (8100) piastres chacune.La principale place d'affaires de la corporation sera en la paroisse de Saint Pie de Bagot.Daté du bureau du seciétaire de la province, ce dix-neuvième jour de février 1015, C.J.SIMARD, 12,19,26,2\u2014956 Sous-sec.de la province.vy Sol Coutu édoanfoien ; Joseph lsi- dore Piché marchand Joseph A Lonty, Capital autorise _ 8500,000.00 ; Alséda- r, appareilleur ; , Sth Ovide Taiole appareilleur tous de ln pa- Actif du Fonds de Pension, le 31 Dec.1914, 584,188.43 roisse de St.Pie, dans les buts suivants : - NAVA SAY VND iN KABA TMA SV IP AN ANN NNR NN AA AY ASS SAS NR OPN AT ATK NV NN LES PRÉVOYANTS DU CANADA | ASSURANCE FONDS DE PENSION Progression de la Compagnie jusqu\u2019au 61 Dec.1614 Année Sections Sociétaires Pensions Actit 1909.45 1,880 51205 $16,461.94 1910.149 8,540 19,269 72,217.94 1911 224 14,228 30,910 170,670.80 2 1912 294 19,326 39,211 284,355.82 1913 349 24,492 47,957 428,745.31 1914 - 399 28,689 55»541 584,188.43 Continuez cette progression pendant vingt ans, idée des sommes énormes dont disposeront Les lorsque le temps de payer les rentes sera venu, ANTONI LESA GE, Gérant-Général.- Edifice \u201cDominion\u201d, QUÉBEC.Edifice \u201cLa Patrie\u201d, X.Lesage, Gér, vous aurez une Prévoyants du Canada, BUREAU CHEF :\u2014126 Rue St-Pierre, BUR&AU A MONTRÉAL :\u2014Chambre 22, MSN ASS DS DANS RAS LS AS AUS RE AIM ES BAS RO MELON LE LE LE LE ARE, ANWR NN NAAT IN NUS UNREAL 4 BE Magasin de Hautes Nouveautés LI est reconna que pour avoir le Plus grand choix d'Étoffes À Hobes, Soies de Fantaisie pour Blouses, Garnitures Collets, Dentellug, Sacoches, etc, il faut visiter le magasin de BERGERON & SICOTTE.: Un immense assortiment d'Indiennes, Ducks, Mouselines, Orandis des couleurs les plus uouvelles, aussi Cotonnades de toutes orte Tapis et Prelarts Notre département de Tapis eb de Prelarts est re- conuu comme étant le plus considérable en ville.Nous attirous votre attention sur nos Tapis tout, laine de la marque * MAPLE LEAF\u201d supérieur À tout autre tapis de ce genre comme couleur et durabilité.Tapis de foyers, Prelarts jusqu'à 4 verges de large.Portières, Rideaux, Tapis tables, ato, SUS AU TRAITRES A bas l\u2019Oppresseur Chansons d'actualité, sur la guerre Européenne par Remi Fournier, en vente à 100 franco par la malle chez ST-JEAN & FRERE, Marchands de journaux, St-Hyacinthe A LOUER \u2014 On trouvera un plein pied de six chambres, nouvellement réparé, au No 8 rue Têtu.S'adresser 4 Mlle A.St-Germain, 175 rue Bourdages.Possession immédiate.jno On demande à acheter Une maison de onze ou douze appartements située assez près du centre des affaires.Une maison de rapport de deux ou trois logements pouvant payer de bons intérêts sur argent investi.S'adresser à BoUCHARD & BERNIER Agents d'affaires, 173 Blvd Girouard Téléphone 423 Rue Girouard Dr A.BEDARD CH'RURGIEN-DENTISTE Ex-Gouverneur du Collège des Chirur giens Dentistes de la Province de Québec.Spécialité :\u2014Ouvrages en Or, Ponts et Couronnes, SAINT-HYACINTHE Et \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Chemin de fer du Grand- Tronc a L\u201cINTERNATIONAL LIMITED Le train\u2018le plus beau et le plus rapide * da Canada Quitie Montréal à 9.00 a.m.arrive à Toronto à 4.30 p.m., Détroit 9,55 p.m., Chloago 8:00 a.m.tous les jours, EXPRESS DE NUIT Quitte Montréal 10.30 p.m.arrive à Toronto à 7,30 a.m., Détroit 1.68 (Suite à à page 4) p.m., Chicago 9.25 p.m.; 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Il vit quatre gars vigoureux char ger le cercueil sur leurs épaules et, lui, chancelant, la tête basse, il les suivit, À ce moment, un homme vint saisir la corde qui pendait du clocher pour sonner le glas.Maître Pierre le vit tirer sur cette corde.Mais au lieu de la note douce, triste, que l\u2019on entendait, sous l'effort de l'homme, cefut un coup de cloche retentissant, formidable, tel un coup de tonnerre qui retentit et le répercu ta sous les voûtes, dans le clocher, dans 1e campagne glacée, et instantanément, à ce coup de cloche, tout ce qui entou rait maître Pierre s'évanouit: le cer cueil, les assistants, l\u2019église même.Ce fut la nuit.IV \u2014Bonsoir, maître Pierre ! Sursautant dans le fauteuil où il s'était endormi, au coin du feu, et se frottant les yeux, Pierre le Riche regarda effaré Mathieu, Michu et le Rousseau qui étaient entrés dans la salle, et qui venaient de le réveiller d\u2019une maîtresse claque sur l'épaule.\u2014Hé ! çà ! maître Pierre, criait Mi chu, il paraît qu\u2019on dort en attendant les camarades! Mais la cloche de la porte d'entrée vous a réveillé ! C\u2019est le Rousseau qui I's tivée.et le Rous seau a la poigne solide !.j'en ai en core les oreilles assourdies, La bourgeoise va bien?la dinde aussi Et tous s\u2019esclaffèrent joyeusement, En une seconde, Pierre fut debout, 11 avait done révé ! Etait ce bien vrai qu'il avait rêvé ?\u2018Comme ud fou, il eourut vers la porte en appelant : \u2014Olaudine !.Claudine! \u2014Me voici, père ! dit la jeune file en entrant, À la vue de sa fille qui s'Avançait an peu pâle, maître Pierre eut un accès de joie folle ; il riait et pleurait tout à la fois.Elle était vivante! Sa fille était vivante ! Il avait rêvé ! Et la serrant éperdument contre loi, la couvrant de baisers, il oriait ; \u2014Claudine ! ma Claudine! ai tu savais comme j'ai eu peur | Puis, résolument, il demanda : \u2014Ma fille, aimes tu vraiment ce \u2014Oh ! oui mon père ! \u2014 Alors, ma fille \u2014et il prit sa voix tonnante,\u2014qu\u2019on coure le chercher ! qu'on lui dise qu'il vienne ! que je l\u2019in vite ! et que je lui donne ma fille ! \u2014Âh: père, que vous êtes bon ! s'écria Claudine en se jetant dans les bras de l\u2019excellent homme.Peu à peu, tous les invités étaient arrivés, Par la porte ouverte, dans la salle voisine, on voyait la table mise et la délicieuse odeur de la dinde qui rôtis sait devant le feu clair se répandait agréablement.Marie Anne était entrée, toute joyeu se de la bonne nouvelle, Et comme on entourait maitre Pierre, qu\u2019on l\u2019interrogeait, non sans quelque surprise, de le voir imposer à sa fille l\u2019homme qu\u2019elle aimait du mé me ton péremptoire dont une demi heure auparavant il voulait lui faire épouser un homme qu'elle n\u2019aimait pas, il se\u2018tourna vers les assistants, et pre nant son air terrible, il dit : \u2014Oui, c'est comme celal.Lo mariage se fera dans six semaines! Telle est ma volonté !.Je suis le maître, moi, entendez vous?.On ne me résiste pas ! FREDERIC CARMON.Avis HOTEL UNION, LIMITÉE Avis eet donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Qué bec, il a été accordé par le Lieutenant Gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du 5 mars 1915, constituant en corporation MM.Henri Dufresne et Louis Benoit, hôteliers ; Proaper Reeves, bourgeois ; G.A.Ducharme, marchand ; Adélard Gosselin, entrepreneur ; tous de Saint Hyacinthe, dans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes ses branches le commerce d\u2019hételiers et de restaurateurs, conformément aux dispositions de la loi des licences de Québec, eb fuire toutes autres affaires qui peuvent être conduites en rapport avec tel commerce, tel que les affaires de propriétaires de des chaussures, place pour le cirage salons de barbiers, sal les de billards et de pool, dépbts de journaux et de publications périodi ques, magasin de cigares, cigarettes, tabacs, huîtres, salle à manger, et aussi exercer le commerce de marchande, commerçants et importateurs de liqueurs en gros et en détail ; Acquérir, recevoir, posséder, louer, échanger, aliéner tous les biens men bles et immeubles nécessaires aux fins oan Bérard?de la compagnie et disposer des dite biens de toute façon ; bypothéquer et engager de quelque manière que ce sito les biens immeubles de la compagnie ; Souscrire,accepter,endosser, négocier toutes lettres de change, billets promis soires, chèques et autres effets négo ciubles ; Acquérir par voie d'achat, échange, louage ou autrement tout hôtel ou res taurant, déjà en operation et spéciale ment l'hôtel actuellement exploité par MM.Dufresne et Benoit, rue Lafram boise, Place du Grand Tronc, Saint Hyacinthe, y compris la licence, fonda de commerce, l'achalandage, l'ameuble ment et tuus autres accessoires cohsti tuant le commerce d'hôtel en opération tel qu\u2019actuellement exercé par les dits Dufresce et Benoit et de les payer en argent ou en parts acquittées de la compagnie à un prix à êcre déterminé par la dite compagnie; Acquérir, posséder, louer, garantir, hypothéquer, vendre ou échanger des actions, stocks ou débentures ou garan ties de toutes corporations faisant le même genre d\u2019affaires que la présente compagnie; - Acheter, louer, détenir et acquérir tout commerce d\u2019une nature semblable à celui exploité par la compagnie, soit en tout ou en partie, aussi toutes fran chises et les payer soit en actions, débentures ou autres valeurs de la compagnie ou autrement ; Contracter des emprunts et en assu rer le remboursement en la manière déterminée par les directeurs de la compagnie et en particulier par l'émis sion de débentures et d'obligations comportant hypothèque sur tous ou partie des biens immeubles de la com pagnie ; Faire toutes choses et exercer tous les pouvoira et faire toutes les affaires en rapport avec la mise en opération des objets pour lesquels la compagnie est incorporée, sous le nom de \u2018 Hotel Union, Limitée\u201d, avec un capital social de quarante neuf mille neuf cent pias tres (849,900.00), divisé en quatre cent quatre vingt dix neuf (499) actions de cent piastres (8100.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation sera à St.Hyacinthe.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce cinquième jour de mars 1915, | C.J.SIMARD, Sous secrétaire de'la province 972\u201419,26,2,9.\u2014rummm=ue POUR VOYAGER Pour voyages d'automobile.Voiture de Luxe.Appelez Nos Phone 364 ou 378.Prix.raisonnables.Chambre et Pension demandées Un monsieur désirerait avoir une chambre avec pension dans une famille privée, 8'adresser au bureau da \u201cOlairon \u201d \u201cjno\u2014945 POUR VOYAGER Pour voyages d'automobile.Voiture de Luxe.Appelez Nos Phone 364 ou 378.Prix raisonables.ON DEMANDE Un homme digne de confiance pour vendre les arbres canadiens (Hardy Canadian Grown Stock) dans la ville et le comté de St.Hyacinthe, ri.Commencez maintenant ; le meilleur temps pour les ventes.Demandez la liste des offres du printimps et des conditions aux ag ris Conditions libérales et bel équipe ment fourni gratuitement.STONE & WELINGTON, The Fonthill Nurseries, j23av (Etabli en 1837) Toronto ST-HYACINTHE MONTREAL Tel.102 Tel.Main.1663 YVON & GENDRON AVOCATS 159 rue Girouard, St-Hyacinthe Bureaux à Montréal CHAMBRE 15 Epirice LA SAUVEGARDE 92rue Notre-Dame Est ALL LS SOLS AAA NS NAN NAS SS SS Ae L'ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME LINITÉE ST-HYACINTHE, P.Q.LES COURS SE CONTINUENT TOUT L'ETE Les jounes geus désirant réparer pour l'oconlatiees ® l'automne, de Bonne positions comme COMPTABLES : BTENOGRAPHES CLAVIGRAPHISTES TELEGRAPHISTES COMMIS DE BANQUES, ETC.urront facilement se iflgr pour cep od tions en suivant les aire + Fit \u2018été à l'Ecole Lalime de 8t-Hyac ©.DEMANDEZ LE PROSPECTUS DE L'ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME LIMITÉE ST-HYACINTHE, QUE.À UN MOT AU PUBLIC Quand vous achetez hors de votre localité, vous enrichissez des étrangers au détriment de vos concitoyens.Aidez les marchands de chez vous.En retour vosn recevrez un meilleur service et des meilleures marchandises, PENSEZ D'ABORD A VOS CON CITOYENS The Quehee, Montreal & Southern - Ballway Company.Horaire des trains, eorrigé au 20 Sept.1914, Les trains du chemin de fer Québec Montréal et Southern quittent la gare de St.Hyacinthe aux heures suivantes : Allant à Sorel et les stationa intermédiaires, tous les jours excepté le dimanche, départ à 8.40h A.M, et 5.05 p.m.Allant a Iberville Je., tous lez jours excepté le dimanche, départ à 10 h.a.m.et 5.40 p.m.,arré.tant à toutes les stations intermédiaires.faisant raccordement a cette jonction avec les trains du Rutland, Central Vermont et Canadien Pacifique pour tous lesprinei- paux points de la Nouvelle Angleeerre, N.J.FERGUSON, Gen.Passenger Agent.L.J.BourBEAU, Agt, St.Hyacinthe Téléphone 28, Depuis Hu-dela de Cinquante Ans.Le sirop calmant de Mme Winslow a été employé par des milliers de mères pendant la dentition des enfants.Si vous êtes dérangé pendant la nuit, broublé dans votre sommeil par l\u2019entant qui perce une dent avec doulenr, envoyez de suite chercher une bou-| teille de sirop calmant de Mme Winslow pour la dentition des enfants.Il soulagera instantanément le pauvre petit malade.Fiez-vous-y, mères, il n°y a pas à s'y tromper.Il guérit la diarrhée, régularise l'estomac et les intestins.Il guérit les coliques, il attendrit les gencives, fait disparaître l\u2019infammation et donne du ton et de l'énergie au sys tème en général.Le sirop calmant de Mme Winslow pour la dentition des enfants est plaisant au goûtet c'est la prescription d'une des plus vieilles et des meilleures nourrices des Etats Unis.En vente chez tous les pharmaciens paf\u201dtout l'univers.Demandez avec confiance le sirop calmant de Mme Winslow Amateurs de Volailles Je viens de recevoir 50 sacs de \u201cSeratching Feed,\u201d mélange de grains pour faire travailler les poules contenant toutes sortes de grains, cassés etc et afin d'introduire ma fanieuse poudre Poultry Specific, faisant pondre les poules malgré elles je donnerai GRATIS une boite échantillon, PRIX REGOLIER 25 CTS avec chaque sac de 100 Ib, de ce grain, pour le prix ridicule de $1.00 par sac.C'est indispensable pour quiconque garde des volailles.Et c'est moins CHER que vaut le mélange a gratter seul.Nous le livrerons en ville jeudi de chaque semaine.Si votre ordre est donné avant cette date Phone 364-78.N'oubliez pas bs prix $1.00 par sac avec boîte de poudre valant 25 cts AU DETAIL, $1.00 en valeur intrinsèque.FERME AVICOLE YAMASKA Arthur S.Comeau Prop.Ville GRAND CHOIX DE Tapis, Prélarts, Portières .6t Rideaux ° Chez EUG.L.DESAUTELS 222-226 Cascades, St-Hysointhe Horaire des Trains.ALLANT À L'EST.: 9,16 a.m.\u2014 Tous les jours pour St.Liboire, Acton Vale, Richmond Sherbrooke, Island Pond, Lévis et Québec.5,38 p.m.\u2014 Tous les jours (excepté le dimanche)pour Acton Vale, Richmond, Victoriaville, Lyster, Sher brooke et Island Pond.9,30 p.m.\u2014Tous les jours pour Acton Vale, Quebec, Sherbrooke, Island Pond Lewiston et Portland.6.40 p.m.\u2014 Venant de Montréal et gares intermédiaires.Tous les jours excepté le dimanche, 1,20 pm.\u2014 Venant de Montréal et &ates intermédiaires.Tous les jours.ALLANT À L'OUEST, 5.21 a.m.\u2014Tous les jours pour Sv.Hilaire, Belœil, St.Lambert et Montréal.7.30 a,m.\u2014Tous jours (excepté le dimanche) pour St.Hilaire, Belœil, St.Lambert et Montréal.11.43 a.m.\u2014 Tous les jours (exceptéle dimanche) pour St.Hilaire, Bel œil, St.Lambert et Montréal.2.30 p.m.\u2014Allant à Montréal et gare intermédiaires.Tous les jours excepté le dimanche, 5.29 p.m \u2014Tous les jours pour Ste Madeleine, Belœil, St Lambert et Montréal.8.00 p.m.\u2014Allant à Montréal et gares intermédiaires.Dimanche seulement.Pour toute information s'adresser a F.C.BOUVETTE, Agent.LE PACIFIQUE CANADIEN 1er Nov.1914 HORAIRE Sujet à changement sans avis préaln- ble heures des départs et des arrivées non-garanties DÉPARTS DE ST.HYACINTHB Gare du C.P.R.8.25 am.(Dimanche excepté)\u2014Pour Farnham, Bedford, Stanbridge, St.Jean, Windsor Mills, Foster, Magog, Sherbrooke, Cowansville, Richford, Newport, Portland, Concord, Manchester, Lowell, Boston et la Nouvelle Angleterre, .11.40 a.m.(Dimauche excepté) \u2014 Pour St Simon, St.Hugues, St.Guillaume et les Stations intermédiaires.3.05 pm.(Dimanche excepté)\u2014Pour .Farnham, Bedford, Stanbridge, St.Jean, Toronto, Détroit, Chi- polis, Winnipeg, Vancouver, Foster, Magog, Sherbrooke, St.Jean, N.B., Halifax, N.8, Newport, Waterloo, Knowlton, Concord, Manchester, Lowell, Boston, Springfield, Portland et 1a Nouvelle Angleterre, &6.3b pme (Dimanche excepté)\u2014Pour t.Simon, St.Hugues, St, Guillaume et les Stations intermédiaires, ARRIVEES A ST.HYACINTHE Gare du C.P.R, 8.25 am.(Dimanche excepté) \u2014De St.Guillaume, St.Hugues, St Simon et les Stations intermédiaires, - 11.40 am.(Dimanche excepté) \u2014De Stanbridge, Bedford, Farnham, Sherbrooke, Magog, Knowlton, Drummondville, Windsor Mills, Waterloo, St.Jean, N.B., Halifax, N.S., Cowansville, Newport, Portland, Springfield, Boston, Lowell, Manchester, Concord, Duluth, Minneapolis, St.Paul, eto, * 3.05 p.m.(Dimanche excepté)\u2014De St, Guillaume, Se.Hugues, So.Simon et les Stations ihtermé- diaires.6.35 p.m.(Dimanche excepté)\u2014De Stanbridge, Bedford, Ottawe Montréal, Farnham, St.Joan Foster, Magog, Sherbrooke, ete Départ de Montréal pour Ouest à 9.45 a.m, et 9.45 p.m.ke .Pour billets et dresser à L.BAROELOUX, Agent des Billet R.E.CODRRRE, © oe Agent pour la Ville, 'DOWa LA BIERE\u2018 OU CONNAISSEUR Lewiston et Portland.(Excepté le dimanche) pour Victoriaville, Richmond, Victorigvills, cago, Duluth, St.Paul, Minnea._ renseignements sa ° TOUT J + r -_ Nouvelles Générales Une dépéohe de Copenhague mande -que la récolte de pommes de terre a -subi-de gros dégâts par suite de gelées
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