Le Clairon, 21 janvier 1916, vendredi 21 janvier 1916
[" VOL.V SAINT-HYACINTHE, 21 JANVIER 1916 No 4 JOURNAL HEBDOMADAIRE © PUBLIÉ PAR PARAISSANT L'Imprimerie Yamaska {Tous les VENDREDIS | AINCORPORÉE.ary wt me = : = La Prohibition, More de la Corruption La grande erreur que font les prohibitionnistes, c\u2019est de croire qu\u2019avec la prohibition fleurira l'ère de la régénération sociale définitive.Nous croyons que cette opinion est due au fait que les prohibitionnistes se laissent plutôt guider dans leurs jugements par les apparences superficielles que par les réalités profondes.Il est de bon ton depuis un certain nombre d\u2019années, dans un certain milieu de notre population, d\u2019attribuer tout le mal qui existe dans I'univers & I'alcool.Une croisade en faveur de la tempérance, approuvée par tous les hommes dévoués aux intérêts véritables des citoyens, fut inaugurée il y a quelque sept ans dans la province.Pour frapper l'imagination populaire, les orateurs exagérèrent à l'envie les mauvais effets de l\u2019alcool.La tempérance n'enfreignant pas la liberté de qui que ce soit personne ne se leva pour protester contre ces exagérations.Les exagérations continuèrent de plus en plus exorbitantes, et ceux qui s\u2019en rendirent coupables finirent, comme le menteur de la fable, à croire à leurs propres mensonges.L'alcool, de simple breuvage dommageable à la santé quand il est bu avec excès, devient un démon en bouteille.Avec la satanisation de l\u2019alcool, la lutte sociale pour la tempérance devient une guerre religieuse pour la prohibition.Comme il arrive souvent chez les gens dont le sens de la pondération n\u2019est pas assez développé, pour éviter un excès on versa dans un autre.L'alcool est aujourd\u2019hui le père de tous les vices, et non seulement on demande des lois pour empêcher son usage avec excès, mais on veut en faire passer pour en prohiber l\u2019usage modéré.Non seulement on en veut aux liqueurs fortes, mais on demande même la suppression de la vente des vins, des bières et du cidre.On croit, si l\u2019on ne fait pas seulement semblant de croire, qu'avec cette prohibition l\u2019âge d\u2019or s\u2019établira sur la terre.Quand la vente des liqueurs sera prohibée, il n'y aura plus de fous, il n\u2019y aura plus de criminels, il n\u2019y aura plus de pauvres.Nous avons l'expérience de certaines localités qui ont tenté la prohibition pour démontrer que l\u2019on se trompe du tout au tout quand on croit que la vente licenciée est la cause de tous les maux attribués à tort ou à raison à l'abus de l'alcool.Non seulement la suppression de la vente réglementée des liqueurs n\u2019a pas fait disparaître la folie, l\u2019ivrognerie ou la pauvreté, mais elle a été la cause de nouveaux vices qui ont été signalés par des anciens chefs du mouvement prohibitionniste.Parlons des effets de la prohibition dans le Maine.Le Maine a été un des premiers Etats à adopter la prohibition.Un des pères du mouvement prohibitionniste en cet endroit fut le Général Neal Dow.Il fut interrogé par la Commission Royale sur 12 ~ vente des liqueurs en Canada instituée par le parlement fédéral en 1895, La prohibition ne diminue pas la vente Le Général Neal Dow est loin de croire que la prohibition a supprimé la vente intensive de l'alcool.Jugeons-en par ce qu\u2019il dit à la page 329 : \u201cSi je pouvais vous amener à travers nos rues, je pourrais vous montrer de jolies résidences possédées par des vendeurs de rhum qui ont fait leur argent avec le rhum.\u201d \u201cEst-ce que ces vendeurs de rhum, lui demande-t-on.ont acquis ces propriétés depuis que la loi de prohibition est venue de force ?\u201d \u201cOui\u201d, répond le Général Neal Dow.Le Général Luther Stephenson, gouverneur de la Maison de Retraite Nationale pour les soldats, établie à Togus, près d'Augusta, dans la Maine, écrit à la même Commission : \u201cBien que cet Etat [le Maine] est connu comme un Etat de prohibition, mon expérience de deux ans, comme directeur de la Maison Nationale, m'a complètement convaincu que la loi prohibant la vente des liqueurs est tout simplement une farce.I! n\u2019y a aucune difficulté, au moins pour le vétéran, à se procurer de lu boisson, non seulement dans les villes de Gardiner ct d\u2019Augusta, qui sont situées près de là, mais aussi dans le voisinage immédiat de notre maison, où il y a une vingtaine de places où des mélanges enivrants peuvent être achetés.\u201d Le trafic des liqueurs installé au foyer Charles F.Libby, le gouverneur de l\u2019Etat du Maine, de 1873 à 1878, a procédé sur 1900 plaintes environ, et a fait payer environ $80,000.d'amende, et ce principalement dans la ville de Portland.Aux pages 318 ct 319 du même rapport est rapporté son témoignage, dont nous extrayons les paragraphes suivants : \u201cJe m'aperçus que, au fur et à mesure que je faisais disparaître la boisson des boutiques où on la vendait habituellement, je l\u2019introduisais dans les résidences et les cuisines, où les enfants de la famille qui ne l'avaient jamais vue jusque-là, s\u2019habituaient à la voir vendre de la fagon la plus hypocrite.La mise en vigueur rigide de la loi créa la mr vente dans les poches, chose que nous n'avions jamais vue auparavant dans la ville.Ce n\u2019est pas tout ; je constatai que le parjure devenait fréquent dans les cours de justice.Je regrette de le dire, mais c\u2019est vrai ; cette loi de prohibition a ouvert de telles avenues aux pots-de-vins qu\u2019elle tend vers la corruption.Je dis que d\u2019après mon opinion, cette loi de prohibition n\u2019a pas été en somme un bien pour nous, parce qu\u2019elle n\u2019a pas eu les résultats que ses partisans en espéraient de bonne foi.\u201d La prohibition ne diminue pas l\u2019ivrognerie\u2014Ar- restations pour ivrognerie Examinons maintenant quels sont les effets de la prohibition sur le nombre des arrestations pour ivrognerie, Dans la ville de Portland qui jouissait de la prohibition, de 1888 à 1892, il y a eu 5,422 saisies de boissons.En 1880, dans la même ville, le nombre total des arrestations pour ivrognerie a été de 43.44 par mille de population ; en 1890, ce nombre était de 31.07 ; en 1893, il remontait à 39.14.À Bangor, les arrestations pour ivresse s\u2019élevèrent de 15.54, en 1880, à 48.92 par mille de population en 1892.Comparons maintenant avec les villes canadiennes jouissant de la ventegrèglementée des liqueurs.À Montréal, le nombre d\u2019arrestations pour ivresse a baissé de 19.24, en 1880, à 10.38 en 1893 ; à Québec de 33.18, en 1880, à 6.75 en 1893 ; à Ottawa de 32.17, en 1880, à 5.45 en 1893.Comme on le voit, la prohibition est loin de diminuer le nombre des arrestations pour ivresse.Ce résultat espéré par les prohibitionnistes, ils ne l\u2019atteindront jamais.Il n\u2019est pas étonnant}que la prohibition ait ces résultats déplorables.Quand la vente des liqueurs est faite dans un endroit licencié, elle est faite sous le contrôle de la loi ct sous l'œil des officiers de li paix.Quand elle se fait dans les trous, il n\u2019y a personne pour les réglementer, et le tenancier qui se met hors de la loi n\u2019a plus aucune prescription à suivre, et il vend de la boisson frelatée, et il la vend en quantité la plus considérable possible.L'homme ou le jeune homme qui va boire dans un trou s\u2019enivre le plus rapidement qu'il le peut, et il n'est pas étrange [que les vices auxilliaires de I'ivrognerie pullulent la ou la vente £des boissons n\u2019est pas sagement réglementée.Et que dire maintenant de la promiscuité des enfants, des filles et des femmes avec les buveurs qui, chassés par la loi de l'auberge, se réfugient au foyer ?Nous ne voulons pas insister sur les résultats des débauches qu\u2019elle occasionne.À St-Hyacinthe, nous n\u2019avons pas à nous plaindre de l\u2019état de choses actuel.Il n\u2019y a presque pas d\u2019ivrognes d'habitude et nos aubergistes respectent la loi au point que pas un \u2018d\u2019entre eux n\u2019a payé l\u2019amende depuis deux ans.N'allons pas nous exposer en votant la prohibition à introduire chez nous la corruption qu\u2019elle a favorisée dans le Maine et ailleurs.Les électeurs feraient bien de réfléchir sur ce qu\u2019écrivait le Rév.Père Z Lacasse, O.M.I.: \u201cJe n\u2019oublierai jamais cette parole de feu de Mgr Melntyre, de l'Ile du Prince Edouard : \u201cDites à tous ceux qui s'intéressent à la cause de la tempérance que je croyais faire le meilleur coup du monde en mettant l'Ile sous la loi Scott (défense de vendre aucune boisson), et je vois chaque jour que je me suis trompé ; le peuple boit plus que jamais, paie le double du prix d'autrefois et use d'une boisson frelatée qui le rend furieux.\u201d POURSUITE CONTRE LA \u201cTRIBUNE \u201d M.Bouchard intente une action de $250.00 M.T.D.Bouchard vient de donner instruction à son avocat, Mtre J.O.Beauregard, de prendre une action de S250.00 pour libelle publié dans le numéro extra de la Tribune de cette semaine, M.Bouchard se plaint d\u2019un article dans lequel il est accusé d\u2019avoir fait de l\u2019anti-cléricalisme et d'avoir prononcé des paroles contre le clergé, paroles qu\u2019il n\u2019a jamais dites.M.Bouchard prétend que cet article n été écrit malicieusement et dans le but de lui nuire, tant personnellement que comme homme public, Il est aussi d'opinion que cet écrit malicieux ct mensonger a été publié dans le but de faire croire à la population que la lutte contre la prohibition était une lutte contre le clergé.Le bref sera émis incessamment.Les Noces de Cana Pourquoi en l\u2019an de grâce 1916êne lit-on pas, -en langue : populaire, dans les chaires de St-Hyacinthe, l\u2019Evangile du deuxième dimanche après l\u2019Epiphanie ?- y y \"\u2014 Il se présente parfois de curieuses coincidences dans la vie.Les plus belles théories reçoivent souvent, par un hasard tout-à-fait imprévu, des démentis éclatants, On veut faire, à Saint-Hyacinthe, une question de religion\u201d avec le reglement de prohibition, et pour utiliser l\u2019esprit de foi des citoyens, les partisans de ce règlement affirment effrontément que ceux qui sont contre la prohibition sont les ennemis du clergé et de la religion catholique.Jamais assertion plus fausse n\u2019a été faite.Ceux qui combattent contre le règlement de prohibition ne le font que sur le terrain social et économique.Il est vrai qu\u2019ils ont à répondre aux arguments qui sont faits par les niembres du clergé, car le clergé non seulement se mêle activement de la lutte, mais en a fait pour ainsi dive son affaire personnelle.S'imagine-t-on, par hasard, que les orateurs qui .sont opposés à la prohibition seraient assez lâches pour ne pas répondre aux faux arguments qui se débitent sur cette question parce que ces faux arguments sont faits par des prêtres ?Si les prêtres ne désirent pas que l\u2019on parle d\u2019eux, ils n\u2019ont qu\u2019à le vouloir.Qu'ils laisseut les électeurs payant des taxes régler eux seuls leurs affaires municipales.Quoiqu\u2019il en soit, les Catholiques de la ville de Saint-Hyacinthe n'ont pas été peu surpris dimanche dernier de constater que pour la.première fois depuis un grand nombre d'années, on ne lisait pas en langue française l'Evangile du jour dans les chaires de nos églises.Pourquoi ne l\u2019a-t-on pas lu ?Pourquoi c\u2019est tout simplement parce- que l'Evangile du jour rapportait Je miracle que Jésus fit aux noces de Cana.Et ce miracle, comme tous les Catholiques le savent, fut le premier miracle de Notre-Seigneur, celui par lequel Jésus, dans le but- de manifester sa puissance, changea l\u2019eau en vin pour que les convives puissent continuer à s'amuser.Il est vrai que le récit des noces de Cana arrivait fort mal le deuxième dimanche après l\u2019Epiphanie, en l'An mil neuf cent scize,dans la ville de Saint-Hyacinthe, où ceux qui ont reçu pour mission de prêcher l'Évangile, étaient fort occupés à tenter de prouver que le vin est uu poison qu'il faut bannir de nos murs, Ne scrait-il pas étonnant en effet, que Notre-Scigneur ait cru bon, pour manifester sa puissance, de fabriquer du poison pour le distribuer à ceux qui prirent part aux noces de Cana ?Le Pape, il est vrai, à recommandé, s\u2019il n'a pas tout simplement ordonné, de lire l'Evangile de chaque dimanche, en langue populaire, dans toutes les églises catholiques.On à suivi ces prescriptions à Saint-Hyacinthe jusqu\u2019au deuxième dimanche après l'Epiphanie, mais ce jour-là, pour que les Catholiques ne puissent pas sc faire la réflexion que le vin ne doit pas être un poison, et que ce ne doit pas être un crime d\u2019en boire, puisque notre Seigneur en a fabriqué lui-même, on a tout simplement supprimé la lecture de l'Evangile.Et pourtant le Pape Leon XIII attache beaucoup d'importance à la lecture de l\u2019Ecriture Sainte.Voici ce qu\u2019il écrivait dans l'Encyclique Providentissimus : \u201cC\u2019est dans la Sainte Ecriture que l\u2019on apprend à connaître Dieu, le bien souverain et très parfait ; c'est là que l\u2019on peut étudier la divine physionomie du Sauveur du Monde ; c\u2019est là que l\u2019on découvre les caractères de l'Eglise, son institution, sa mission, ses dons ; c'est là que l'on trouve d'admirables préceptes relatifs aux bonnes moeurs et à lu conduite de lu vie, des exemples remarquables de toutes sortes de vertus, les promesses des récompenses éternelles, 1'annonce des peines de l'autre vie, c'est là encore où l\u2019orateur sacré puise son autorité et son éloquence.\u201d De manière à ce que les Catholiques de Saint-Hyacinthe ne soient pas privés, cette année, de la lecture de l'Evangile du deuxième dimanche après l'Epiphanie, nous le publions en entier.Le voici : En ce temps-là, il se Fit des noces à Cana en Galilée, et la mère de Jésus s\u2019y trouvait.Jésus fut invité a ces noces avec ses disci- piles.Or le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus iui dit : ils n\u2019ont point de vin.Jésus lui répondit : Femme, qu\u2019y a-t-il de commun entre vous et moi?Mon heure n\u2019est pas encore venue.Sa mère dit à ceux qui servaient : Faites tout ce qu'il vous dira.Or, il y avait là six urnes de pierre, préparées pour la purification des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.Jésus dit aux serviteurs: Remplissez ces urnes (Suite à la page 4.) pate fe Atl.ane or 7 Come La série de triomphes des prohibitionnistes menace d\u2019être de courte durée.Lés tribündäùx vont avoir à se prononcer sur les odieùses manœuvres de ces messieurs\u2014L'abstention des Sorelois\u2014Saint-Hyäeinthe prépare une legon\u2014La Législature et le vote ouvert.Les électeurs de Sorel hostiles à la prohibition ont cru bon s\u2019abstenir de voter, quand ils ont constaté qu'en vertu d\u2019un bref de prohibition pris quelques jours auparavant, les tribunaux auraient à statuer sur cette désormais faineuse question.Inutile de dire que les prohibitionnistes chantent victoire ; temporairement, du moins, cor ils pourraient bientôt éprouver des surprises, les juges étant moins faciles à impressionner que les pauvres diables conduits au poll par la menace des tourments de 1\u2019enfer.A Sorel, comme aux Trois-Rivières, comme à Sainte-Rose, comme à Lachine et comme à Lévis, les procédés d\u2019intimidation les plus laches et les plus vils ont été mis en œuvre pour amener au pol! un troupeau docile.Mais de tels abus ne manqueront pas d'amener une inévitable réaction.Elle est même plus proche qu\u2019on ne le pense généralement.Nous sommes d'opinion qu'avant même que la question de la prohibition ait été portée devant la Législature et devant les plus hauts tribunaux du pays, nous sommes d'opinion que les électeurs de Saintyacinthe infligeront, le 24 janvier, une leçon bien méritée aux pro- hibitioonistes ! .Tous les citoyens épris de liberté ont appris avec soulagement, cette semaine, que le gouvernement voulait faire sienne, à cette session la mesure présentée pendant la dernière session par M.J.E, Robert, géputé de Rouville, puis retirée, mesure a I'effet d\u2019établir le vote secret lans toute consultation populaire.De la sorte les citoyens libres ne seront plus terrorisés par une bande d'inquisiteurs qui se rendaient aux polls dès la première heure et qui s\u2019installaient autour de la table pour mieux mettre en œuvre leurs procédés d'intimidation auprès des malheureux votants.Sur le devoir de la Législature à l'heure présente nous sommes de la même opinion que l\u2019auteur de ces lignes, qui pose le problème sous son vrai jour : \u201cQuelques-uns\u2014et nous en sommes\u2014ont eu pourtant le courage de prêcher, depuis un an surtout, que la tempérance n'est pas I'asservissement des individus au fanatisme des réformateurs hypocrites ou à l\u2019intolérance d\u2019aveugles sectaires.Or, le temps est venu pour la Législature de consacrer ce principe, et de sauver notre population croyante et soumise de l\u2019emprise extraordinaire qu'exerce sur la société moderne l\u2019idéal faux et malsain de la prohibition.\u201cEn d'autres termes, le temps est venu ponr le pouvoir publie, à qui incombe la responsabilité de pourvoir à ln sauvegarde des droits de tous, d'enlever aux réformateurs à courtes vues une arme dont ils ne se servent que pour fnire du mal ; de protéger le commerce contre les exactions de scetaires ne révant que de domination ; de sauver les contribuables de la spoliation révoltante qui se pratique au grand jour en cette province, sous le couvert de ln tempétance et de la vertu ; de de promouvoir la vraie tempérance en favorisant le goût de lu sobriété.\u201cC'est le moment de rappeler que le gouvernement, par la bouche du Premier Ministre, a déclaré que la prohibition était impossible et qn\u2019il se refuserait à l\u2019accorder.\u201cSir Lomer Gouin, tout le premier, sait qu\u2019une loi ne peut faire qu'un individu soit tempérant, pas plus qu\u2019elle ne peut faire qu\u2019un prodigue soit prévoyant ou un paresseux diligent.Il sait, ct son gouvernement avec lui, que la sobriété est pure affaire de sentiment et de volonté, et que le mieux qu\u2019il puisse faire c\u2019est d'aider aux individus à s'élever eux-mêmes et à se pertectionner.\u201cAvec Sir Lomer Gouin tout le monde admettra que la prohibition ne fait que substituer au commerce licite des boissons alcooliques le commerce clandestin de l\u2019eau de feu et de mort.\u201cCertes, Sir Lomer Gouin sait où est le mal, et il saura en trouver le remède, \u201cMais il lui faudra le concours empressé, sincère et ferme de la Législature pour appliquer ce remède qui existe tout entier dans l'application d'une loi contribuant à développer chez l'individu le goût et l'amour de la sobriété, sans sacrifier la propriété de l'individu, ni son libre arbitre.\u201cNous en avons assez de ce terrorisme, grâce auquel on courbe lu population sous le joug d'une tempérance fausse qui enseigne que c\u2019est un crime de boire du vin ou de la bière.\u201cIl s\u2019agit de regarder les choses en face, sans émotion, comme sans faiblesse,\u201d Sylvio PICAUD.DIGESTIFS Jean Rit endort, écrit un finaud dans la Tribune.Eh bien ! Eh bien ! Eh bien ! oui, comme' dirait le Juge Lafontaine.Jean Rit endort ;et il y en a qui ont des cauchemars si affreux, qu'ils en perdent la tête.On nous apprend à la dernière heure que M.l'abbé Morin souffre d'üne colique hépatique.Il & voulu tenter notre expérience, nous assu- re-t-on et il a été obligé de discontinuer après son deuxième pain.Aussi, pensez-y donc, il à voulu Jes manger tout chauds! J'te cré, qu'il doit en avoir une furieuse de colique!.\u2014 - , La Tribune se mêle de vouloir faire de l\u2019esprit.Prenez garde, qpand on veut en faire trop, on court souvent le risque de perdre le Po Bitte dite sembids d'Hf2 + 201.AY 3: 6 A Ean [1 reils, etil y en a qui n\u2019 de cheveux sur la tête.pe y en à qui n'auront plus 4 Points 1 Aussi fortifiant etdonne autant de vigueur qu\u2019un breuvage chaud dans Ja saison froide.2.Mellleur que le thé de bœuf, pour les mwndes.4 \u2018Très délicienx et savoureux pour les soupes, ragoûts, pâtés, etc.4.Economique et prêt à l'instant.En boîtes de 4, 10, 50 et 100 cubes UXC RES AVIS PUBLIC Lundi, le 31 janvier courant, à 11 heures avant midi, sur les lieux, en la cité de St.Hyacinthe, seront vendus par encan public, les deux immeubles | ci-après décrite, dépendant tant de lu entre feu François Gervais en son vi vant commerçant de la cité de St Elyacinthe, et feu Esther Rob-rt Lafontrine, que de la succession du dit feu François Gervais, ravoir : lu.Celui dépendant de la dite communauté : La Un emplacement sis en la cité de \u201cLes Annales\u201d Il faut lire, dans le nouveau numéro des Annales les admirables pages pa triotiques des académiciens Esnile Fa guet, Maurice Barrès, Alfred Capus, Maurice Donnay; les chroniques réconfortantes de l'abbé Wetterlé, d\u2019Edmond Haraucourt, d\u2019André Lich tenberger, d\u2019Y vonne Sarcey, du Bon homme Chrysalr ; les précieuses notes documentaires ou les spirituelles fan taisies d'actaalité de Léon Plée, Henri Nicolle, Sergines, Gabriel Timmory, les poèmes vibrants de Frangois Fabié, Louis Payen, Amélie Murat, Joseph Schewæbel, M.À.Cochet, J.Bastia etc, qu'accompagnent d'impressionnan tes compositions artistiques et de nom breuses rctues de guerre photographiés sur tous les fronts, Le numéro, 25 centimes.Un an, 12 frs; 6 mois, 6 fr.50.Abonnements à prix réduit pour les soldats du front: 3 mois, 2 fre.50, 51 rue St.George, Paris\u2014}m UNE MERE DIT QUE VINOL A fortifié son garçon qui était frêle.New York City.\u2014\u201c\u2018A la suite d\u2019une gastrite suivie de la rougeole, mon petit garçon était très faible et très frêle, et nous avions peu d'espoir de lui sauver la vie.Le médecin lui avait prescrit l'huile de foie de morue mais il ne pouvait en prendre.Je résolus d'essayer Vinol, et les résultats furent splendides.Cette préparation semblait être la mieux approprié à sa condition, et maintenant c\u2019est un garçon fort et plein de santé.\u2019 MDE.THOMAS FITZGERALD, 1090 Park Ave., Ville de New York.Nous garantissons VINOL\u2014notre excellent tonique de foie de morue et de fer\u2014comme le tonique approprié aux santés épuisées, faibles et débiles.J.H.E.BRODEUR, 165 Cascades St.Hyacinthe 1 Maisons à Vendre Deux jolies propriétés situées sur les plus belles rues de In ville.Deux logements chaque ; ces logemeuts sont loués à l'heure actuelle $15.00 et $18.00 par mois chacun ; penvent se louer plus cher.Nouveliement bâties.Rlectricité, bains et 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de renvoi officiels sous le numéro (No.316) avec les bâtisees dessus érigées usées comme trois maga sins et logements privés, et les servitudes actives constituées à son bénifice.20, Celui dépendant de la dits suc: cession : Un emplacement sis en la cité de Se.Hyacinthe, sur la rue Ste-ndna, de quarante pieds de front sur quatre- vingt dix pieds de profondeur, étant la partie nordrouest du lot numéro deux cent quatre-vingt- onze (No.p\u2014N.O.291) cette partie voisine de la rue St- Antoine bâtie d\u2019une construction en brique à quatre logements.St.Hyacinthe, 7 janvier 1916.F.X.A BOISSEAU Notaire\u2014\u2014\u2014\u2014 / PUBLIC NOTICE On Monday the 3lst January instant, at 11 o\u2019clock in the forenoon, on the premises, in the city of St.Hya cinthe, will be sold by auction,the two immoveable properties hereafter des cribed, belonging, one to the community of property which existed between the late François Gervais, in his lifetime trader of the city of St.Hyacinthe and the late Esther Robert Lafontaine, and the other to the estate of the late François Gervais, to wit : lo.The property of the said com- wunity : A piece of lund situate in the city of St.Hyacinthe, on the south east side of Cascades street, known and designated on the Officinl Plan and Book of Reference for the said city,by three stores and tenements.and all active servitudes in favor of the said property.20.The property of the said estate : À piece of land situate in the city of St.Hyacinthe on St.Anne street, measuring forty feet in width bynine- ty feet in depth, being the orth: «astern part of lot number two hundred and ninety one (No.N E.P.291) on the Official Plan and 1} k of Reference fur the said city of St Hyacinthe, adjoining to Su, Antoine street with à brick building of four tenements thereon erected.St.Hyacinthe, th January 1916.I.X.A.BOISSEAU, Notary.1254.14, 21.AVIS Les soussignés, électeurs municipaux, ayant la qualité voulue, de la municipalité de \u201cLa Cité de St-Hyacinthe\u201d, dans le comté de St-Hyacinthe, demandent, par les présentes, qu'il soit tenu un bureau de votation, aux termes de la section quinzième du chapitre cinquième du titre quatrième des Statuts Refondus de Québec, 1909, pour décider si les électeurs municipaux de la municipalité adopteront où non, en vertu et en exécution de lu dite section, le règlement suivant que nous soumettons, par les présentes, à leur adoption, savoir : La vente des liqueurs enivrantes et l'émission de licences en conséquence sont, par le présent réglement, prohibées dans la municipalité de \u201cLa Cité de St-Hyacin- the\u201d, en vertu et en exécution de la section quinzième du chapitre cinquième du titre quatrième des Statuts Refondus de Québec, 1909.En foi de quoi, nous avons apposé nos seings aux présentes À St-Hyacinthe ce dix-septième jour de décembre mil neuf cent quinze (17 décembre 1915) : J.C.Casavant, Sam.Casavant, T.Philie, Henri Richard, J.A, Chicoine, A.Leticeq, Hormidas Gemme, J.Alp, Chagnon, Art.FFreniére, Nap.Burque, John Poitras, Raphael Ledoux, J.À.Baillargeon, J.H.Bédard, Arthur Laurence, Wilfrid Chagnon, Jos.Touchette, Oscar Demers, Edéas Gendron, Emile Audet, Prosper Blanchard, P.A.Délorme, Edouard Lali- + Rad à à SA 30 Province of Québec, Municipality of the County of Rouville, Public notice is hereby given by Henri Sainte-Marie, Secretary-Treasu- rer, that the lots of land hereafter mentioned will be sold by the auction at the County Hall, at Marieville, on Wednesday, the first of March 1916,at ten o'clock in the foresnoon, for muni cipal and school taxes and other charges due the Municipalites in which they are situated, in default of pay- Jens of same with costs before the tale, Municipalité de la paroisse de L'Ange-Gardien Municipality of the Parish of L'Auge-Gardien Nom du propriétaire Désignation Montant dû Name of owner Description Amount due Benjamin, Jean.Bte 295 $8 68 Municipalité de la paroisse de St-Mathias Municipality of the Parish of St-Mathias \u2018Ouellette, Charles 42 $16.30 Marieville, 4 janvier 1916, Secrétaire municipal du comté de Rouville, \u2026 Marieville, January 4th, 1916, HENRI SAINTE-MARIE Sécrétdry Treasurer of the Municipal Council of the County of Rouvillecommunauté de biens qui a existé |} pour 5 sous, $3.75 en Une chaufferette électrique pour cet appartement \u2018froid.Presque chaque maison a un ou plusieurs appartements froids qui, pour des raisons inconnues, ne peuvent être confortables les jours froids.Ces appartements sont souvent la cause de mauvais rhumes.Une de nos chaufferettes électriques rendra cette pièce chaude et confortable ; elles chaufferont 1 heure montant LA CIE DE GAZ, ELECTRICITE ET POUVOIR.1175\u2014jno berté, Joseph Pichette, Venant Foisy, Roméo Robert, Conrad Quintal, Norbert Duchesneau, Médéric Bélisle, Jos.P.Benoit, Aristide Bachand, Omer Labonté, Alb.Blanchard, Euclide Dion, J.S.Barbeau, Gédéon Pinard, Louis Morissette, Uldéric Hébert, Aimé Maranda, Oct.Auclair témoin ; J.Hévey, Victor Côté, Aimé Perrault, W.Robert, Pierre Fournier, Oct.Auclair témoin ; Epbrem Proulx, Aimé Roy, Alp.Gagnon, Arthur Piuze, Napoléon Godbout, Paul Ledoux, Oct.Auclair témoin ; L.J.Bertrand, Syl.Châlin, U.Santoire, E.G.Houle, J.À.Geoffrion, Ls.Morin, H.Blanchard, John Couture, W.H.Campbell, J.H.Campbell, A.Mongeau, L.Bergeron, F.A.Demers, O.Laflamme, A.Brodeur, J.P.Lord, Chs.Moseley, Josepe Choquette, Naz.Casavant, Oct.Auclair témoin ; À.Blondin, Frs.Descelles, J.T.Godbout, P.Paquet, Nap.Goyette, J.H.Lampron, Pierre Boissonneault, E.Lampron, Zéphir Girouard, Amédé Richard, Aug.Morin, Oct.Auclair témoin ; Joseph Ledoux, Oct.Auclair témoin ; Jos.Cadorette, Oct.Auclair témoin ; Amédé Rainville, Prof.J.E.Paquin, Eugéne Benoit, Théo.Hallé, U.Boucher.18 décembre 1915.P.F.Payan, L.E.Héribel, Henri Saint-Jacques, L.F.Payan, Fred.W.Moseley, Joseph Girouard, Augustin Brodeur, Samuel Frédéric, Oct.Auclair témoin ; Odilon Hébert, A.Peltier, Joseph Lorange, Oct.Auclair témoin ; Louis Isabelle, Oct.Auclair témoin ; Augustin Richer, Oct.Auclair témoin ; C.Tétrault, O.H.Desaltiers, Amédée Duquette, Oct.Auclair témoin ; Louis Lafortune, Oct.Auclair témoin ; A.Hamel, J.H.Lalumitre, J.P.Langelier, R.Ducharme, J.A.Casavant, Louis Lussier, Chs.G.Racicot, Willie Burque, Alexandre Hébert, Arthur Burque, Léon Ringuet, Alex.Leboeuf, Joseph Michaud, L.G.Sanrette, R.Tétreault, J.Campbell, Emile Desrosiers.Je soussigné, Octave Auclair, agent d'assurance, de la cité de Saint-Hyacin- the, déclare solennellement que les noms, qui apparaissent au bas de la requête ci- jointe, sont les signatures des personnes ainsi nommées ; que les dites signalures ont été apposées et données À la dite requête, en ma préseuce, en la cité de St- Hyacinthe, à la date mentionnée dans la dite requête, par les dites personnes elles- mêmes ; que les dits signataires sont des électeurs municipaux de la municipalité de \u201cLa Cité de Saint-Hyacinthe\" et ayant les qualités voulues, au nombre de trente au moins.Et je fais cette déclaration solennelle, la croyant consciencieusement vraie et sachant qu'elle a la même force ct le même effet que si elle était faile sous serment sous l'empire dela loi de la preuve en Canada.Et j'ai signé : Oct.Auclair.Déclaré devant moi, St-Hyacinthe.ce vingt-unième jour de décembre mil neuf cent quinze.\u2014Albert Jodoin.Notaire public et commissaire de la Cour Supérieure pour le district de Saint- Hyacinthe.Je, soussigné, Albani Messier, greffier de la cité de St-Hyacinthe, certifie que ce qui précède est une vraie copie du document qui m'a été remis par M.Octave Auclair, le vingt et un décembre mil neur cent quinze.À.MESSIER Greffier de la cité de Saint-Hyacinthe.CANADA, Province de Québec, Cité de St-Hyacinthe.AVIS PUBLIC Avis public est, par le présent, donné qu'une assemblée des électeurs municipaux de la mumicipalité de la cité de St- Hyacinthe aura lieu aux fins de tenir un bureau de votation dans le but de décider si le règlement ci-dessus doit être adopté par les dits électeurs.Cette assemblée aura lieu le vingt-quatre janvier mil neuf cent seize, A dix heures de I'avant-midi, au bureau du greffier de la cité de Saint-Hyacinthe.Le bureau de votation sera tenu dans le bureau du greffier déla cité de Saint- Hyacinthe, de dix heures de l'avant-midi, Jusqu'à cinq heures de l'aprés-midi, le vingt-quatre janvier mil neuf cent seize et, si nécessaire, les jours suivants, le tout conformément À la loi.Saint-Hyacinthe, 21 décembre 1915 A.MESSIER Greffier de ia cité le Saint-Hyacinthe.1226\u201424, 31, 7, 14, Enseignement du Chant PAR M.ARTHUR PLAMONDON Maintenant À St-Hyacinthe les mercredis et samedis après-midi.Cours et Leçons Particulières Aux mêmes tarifs qu'À l\u2019École de Chant Plamondon de Montréal, ° NN 40 ESSAI ABSOLUMENT CRATUIT DE LA VOIX Pour faire rendez-vous ou pour tous autres renseignements, prière de d'adresser au Cercle Philharmonique, rue Mondor.Téléphone No 265 1a\u20141218 ST-HYACINTHE MONTREAL Tel.102 Tel.Main.1668 YVON & GENDRON AVOCATS 159 rue Girouard, St-Hyacinthe Bureaux à Montréal CHAMBRE 15 Epirice LA SAUVEGARDE 92rue Notre-Dame Est UN MOT AU PUBLIC Quand vous achetez hors de votre localité, vous enrichissez des étrapgers au détriment de vos concitoyens.Aidez les marchands de chez vous.En retour vosn recevrez un meilleur service et des meilleures marchandises PENSEZ D'ABORDA VOS CON CITOYENS On demande à acheter Une maison de onze ou douze appar- tewents située assez près du centre des affaires.Une maison de rapport de deux ou trois logements pouvant payer de bons intérêts sur argent investi, S'adresser à BoucuanD & BEnNIER Agents d'affaires, 173 Blvd Girouard AVIS Il me fait plaisir d'informer le public de St.Hyacinthe que je viens d'ouvrir un clos de bois et charbon en face de la gare du Grand Tronc.Je tiendrai toutes sortes de charbon que le publie de St.Hyacinthe peut avoir besoin au plus bas prix du marché, Votre commande est sollicitée.L.A.DENIS, En face dela gare du 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Chacun a son défaut, où toujours il revient, Honte ni peur n\u2019y remédie.Sur ce propos, d\u2019un conte il me souvient : Je ne dis rien que je n\u2019'appuie De quelque exemple.Un suppôt de Bacchus Altérait sa santé, son esprit et sa bourse : Telles gens n\u2019ont pas fait la moitié de leur course, Qu'ils sont au bout de leurs écus.Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille, Avait laissé ses sens au fond de la bouteille, Sa femme l\u2019enferma dans un certain tombeau.Là, les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir.A son réveil il trouve L'attirail de la mort à l'entour de son corps, Un luminaire, un drap des morts.\u201cOh! dit-il, qu\u2019est ceci ?Ma femme est-elle veuve ?\u201d .Lä-dessus son épouse, en habit d'Alecton, Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton, Vient au prétendu mort, s'approche de sa bière, Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer.L'époux alors ne doute en aucune manière Qu'il ne soit citoyen de l\u2019enfer.\u2018* Quelle personne es-tu ?\u201d dit-il à ce fantôme.\u201c La cellerière du royaume De Satan,\u201d reprit-elle ; \u201c et je porte à manger À ceux qu\u2019enclot la tombe noire.\u201d Le mari repart sans songer : \u201cTu ne leur portes point & boire 2\u201d LA FONTAINE.CHAPEAU FLEURI Il débutait dans la sculpture, et gagnait péniblement quelques louis à faire le \u201c boulo \u201d des cana- rades riches.Comme il faudra le nommer dans cette histoire, j'ajouterai à son prénom deux lettres, je l\u2019appellerai tout simplement Philippeau.Il habitait au No.14 de l'avenue du Maine, avec sa femme, \u2018* Bijou d'Acajou \u201d, qu\u2019il avait, en se mariant, libérée du magasin\u2014 robes et manteaux\u2014 pour qu'elle fat toujours pres de lui; et ils vivaient en ménagillon, bec à bec, au milieu d\u2019un pot de géranium, d\u2019une selle de sculpteur et d\u2019un Montaigne.L'Avenue du Maine s\u2019amusait, quand Bijou d'Acajou (pas jolie, mais si pimpante, en cheveux rouges, et une nuque!) sautilleit à petits petons chez le boulanger, l\u2019épicier, le fruitier et rapportait le picotin du jour: \u2014Ils n'ont pas droit à une Que la Législature ne cède sur PONDANCE rgent bien p ace indemnité, prétend John H.Roberts ; Ell déià trop cédé 19 .Les placements les plus sûrs se font- leurs li ] + nueun point.Elle a déjà trop c \u201c| Afin defaciliter la manipulation de | toujours sur des prêts aux municipali- parce tio Burs Pcences leur SONÉ| Sn fermeté seule ln mettra à l'abri ln correspondance sur le front deltés, Nous en avons toujours qui vous.directement enlevées par le vote des incursions de la bande de tar- |bataille ot d\u2019en assurer une prompte | rapporteront de 5 à G pour cent.Belle rai foi! tufes qui sont devenus le fléau de | distribution, l'on demande que tous les | à dressez-v ous en toute confiance à elle raison, ma toi : Supposons, | potre province.Il appartientparti- | objets de correspondance soient adres- par exemple, que John H.Roberts culièrement aux membres du cab.sés comme suit : PROVINCIAL SEGURITIES, Ltdtiendrait un grand établissement net, dans la circonstance, d'orien- | (») Numéromatricule.105 Mountain Hill, Québecde crème À la glace au coin des ter nos législateurs (b) Grade.940 Canadarues Saint-Denis ct Sainte-Cathe- - (ec) Nom.ssencce nec u0ss .i I .i i ji rine, et que la majorité de la popu- Sylvio PICAUD Esondron, prete ee Téléphone 423 Rue Girouard .+ e atallion, lation montréalaise, fanatisée par unité) état major ou dépt.Dr A.BE DARD quelques illuminés, voterait la! MOULIN À GARDER ET FABRIQUE DE (£) Contingent Caadien.Ca'RURGIEN-DENTISTE disparition de son établissement\u2014 MATELAS (g) Force Expéditionnaire Britan- | Ex-Gouverneur du Coilége des Chirurcroyez-vous que John H.Robeits| mr, Dominique Ledoux informe le public nique.giens Dentistes de la Province \u2018 ne crierait pas au meurtre si on lui fabrique de matelst et Dr moulin A caries | (h) Army Post Office, Londres, Ang de Québecenlevait son gagne-pain sans com- on fon Sex rues St.Michel of, Cascades, Les indications non nécessaires telles | Spécialité :\u2014Ouvrages en Or, Ponts et pensation ?sos olionts.AE Ledoux, a aussi un pic que brigades,divisions, sont strictement Couronnes, : Ces saints hommes de prohibi lle-jorms tes.défendues ed causent da retard.SAINT-HYACINTHE À - ee 8 ml a amen trie tee tte. + pen riens me es va EEE Et \u2014a + vo mariana -e oe { SI VOUS ETES EN FAVEWR DU PROGRES DE LA VILLE Si vous voulez étre justes, { Si vous ne voulez pas diminuer votre libeité, L______________________________________________ |] LE Si vous voulez le véritable avancement de la tempérance, Si vous ne voulez pas ruiner le commerce de la ville, \u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014 m7 VOT 7 CONTRE Trsé ) J J - - -_z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\" m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \"NS AU POLL DITES; : Un MB won HD LLssbithUIOGIMIV IS J AVL aud Ty me ° \u201cLe Clairon \u201d Journal Hebdomadaire publié à Saint- Hyacinthe tous les vendredis au No 173 rue Girouard, par L\u2019'imprimerie Yamaska U.Jacques, Prés.AHONNEMENT A St.Hyacinthe {livré à domicile) et aux Etats-Unis, par ANDÉP.202 200000000000 .$1.50 \\illeurs au Canada.«eee 1.00 3c LE NUMERO En vente chez M.Geo.St-Jean.Chronique Municipale Séance du 12 janvier M.le Maire occupe le fauteuil présidentiel, ct sont présents MM, les échevins Fontaine, Amyot, Côté, Blanchard, Girard, Solis, Campbell et St-Germain, Le procès verbal de la dernière séance est lu et adopté à l'unani- mite, Ouverture par Son Honneur le Maire des soumissions pour la construction des filtres à gravité.Lecture en est faite.Résolu que la prise en considération en soit remise à la prochaine séance.Le greffier est chargé de fuire la rédaction en français des dites soumissions et d'en faire parvenir une copie à chaque échevin et à l\u2019ingé- M.Côté propose, secondé par M.Amyot, que M.Joseph Allaire soit engagé comme pompier volontaire.Adopté.Lettre de M.L.P.Payan donnant sa démission comme échevin du quartier No 1 de cette cité.M.Girard demande que cette démission soit laissée sur la table jusqu'à la prochaine séance.Adopté.Approbation des Comptes, Le Conseil s'ujourne au 19 janvier aux lieu et heure ordinaires, mn) cell masa GRANDE MASCARADE La grande mascarade donnée mardi soir au patinoir Yamaska,au palais de justice, a été comme les années dernières, un véritable succès.Au-delà de 600 personnes y ont assisté.A 8.15 heures la fanfare Philharmonique jouait une grande marche et des centaines de patineurs et patineuses faisaient la marche.Les costumes étaient riches et variés.De magnifiques cadeaux donnés par MM.le Grec Petral et L.A.Breton, J.E.Gosselin, Bqurgeois & Cie, G.Brosseau, marchands, J, L.Cormier, shérif, Armand Guillerie, E.Benoit, assis- tunt geôlier ont été distribués aux costumés les plus méritants.MM.J.L Cormier, shérif ; H, Marchesseault et Réné Ducharme, agent, étaient les juges du con- nr rt ve EE Electeurs, en Garde | Nos adversaires sentant leur cause perdue, ont sorti, ces jours derniers, un extra de LA TRIBUNE, et tentent, par une canaillerie inqualifiable, à vous faire croire, que les adversaires de la prohibition font une lutte antireligieuse.Ceci est absolument faux, et ces messieurs en ont menti.Le rapport de cette assemblée de dimanche, dans LA TRIBUNE, est un tissu de mensonges, du commencement à la fin.Venez à nos assemblées, vous y verrez que ce n'est pas une lutte anti-religieuse.Nous combattons de toutes nos forces ceux qui nous font laflutte.Il se trouve parmi nos adversaires des prêtres : nous les combattons, non pas comme prêtres, mais comme préconisant une mesure qui aura pour résultat d\u2019augmenter vos taxes, de diminuer la valeur de vos propriétés, de ruiner certaines familles, de causer la perturbation dans vos affaires.Electeurs, en garde ! Ce n\u2019est pas une lutte religieuse.C\u2019est une question de cents et de piastres.Voulez-vous doubler vos taxes, votez pour la prohibition.Arthur Robert, démissionnaire, nieur.Lecture est faite de la session spéciale du Comité de ln Voirie, tenue en le bureau du greflier, le cours.Ont mérité ces prix : l\u2019aisance : hibition.ler prix M.Albany Côté, un priñce ; 2ième prix : E.Berthiau- Voulez-vous continuer de vivre dans la prospérité et Restez comme vous êtes, votez contre la pro- C'est-à-dire : NON me ; le roi, 3ième prix : I.Baron, l\u2019automobile ; ième prix: Louis Ringuet, l'horloge.mercredi, 29 déc.1915.Il est résolu de prendre de M.Trudeau la pierre à 88.50 jusqu'à concurrence de cent toises mesurées: et de prendre la pierre des cultivateurs au prix de $9.00 jusqu\u2019à concurrence de 50 toises pesées.Quant à la pierre à chaux, on pourra payer $12.la toise de 30 mille livres.Jusqu'à nouvelle ordre.M.Fontaine propose que ce rapport fasse partie des délibérations de ce présent conseil.M.Amyot seconde.Adopté.Lecture est faite des soumissions de M.Jos.Clément et Cyrille Baron, pour extraire la pierre de la carrière de St-Dominique.Laissé sur la table, Rapport de M.J.A.Charron, chimiste, de l'analyse faite de deux échantillons de lait, démontrant qu\u2019un de ces échantillons ne con tient pas assez de matières grasses.M.St-Germain propose que le laitier en faute soit mis en demeure de payer les frais de l'analyse, et que s'il refuse, que sa licence lui soit retirée.Secondé par M.Girard.Adopté.Requête de M.Hormisdas Gosselin, boucher, demandant à avoir trois étaux contigus à l'intérieur du marché et un étal à l'extérieur communiquant avec les étaux intérieurs, et en construisant une glacière dans un des étaux intérieurs.M.Girard propose, secondé par M.Blanchard, qu'il soit fait droit à la requête de M.H.Gosselin, à condition qu'il passe un bail de cinq ans avec la cité, à raison de 3300.par année.Adopté.M.Girard donne avis de motion qu'à la prochaine séance du Conseil il proposera que le Comité des Marchés soit autorisé à faire les dépenses de $300.pour faire les réparations aux bancs de M.H.Gosselin.M.Solis propose, secondé par M.8t-Germain.apres la lecture de la lettre de M.L.O.Gzothé : que Mle Président des Finances et M.le Greffiier soient autorisés A aller faire la vérification de la liste de paie, sous 1915, de la Manufacture Grothé.- Lettre de M.Joseph Allaire fai- eant application comme pompier volontaire, en remplacement de M.La mascarade de mardi soir fut belle, elle fut très belle : il en est toujours ninsi quand la Philharmonique porte son concours à quelque fête, n'importe où.Aussi, tous ceux qui ont pris part ou qui ont assisté à la mascarade s'accordent pour voter des félicitations et des remerciements à la Philharmonique.Les organisateurs de cette mascarade nous déclarent qu\u2019ils sont aussi très satisfaits de leur succès, et ils remercient tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu faire, soit par leur assistance, soit par le part active qu'ils ont donnée à la suirée, le succès de la mascarade de mardi soir.\u2014\u2014} NS\u2014 Le crime de St-Césaire Les prix distribués aux dames ont été yagnés par : Melles Alice Lapointe, Irène ; 2ième prix : Gabrielle THeureux, gypsy ; 3ième prix : Germaine St.Jean, l\u2019harmonie ; dième prix : Antoinette Benoit, la fille cigarette.Parmi les costumés uous avons remarqué : Mlles Maria Viger, négresse ; Arm, Bourgeois, infirmière ; Al.Bourgeoie, servante; Eug.Piuze, ambulancière ; Marg.Piuze, type oriental ; Ida Casa vant, scout girl ; Germaine St.Jean, L'Harmonie ; Gabrielle L'Heureux, gypsy ; Berthe Hébert, princesse ; Albina Raymond, sauvagesse; Annette Leclerc, Marie d'Angleterre ; Gertrude Guilbault, boy scout ambulancière ; Antoinette Leclerc, écossaise ; Alice Lusignan, les généraux ; C.Demers, Sweet Capora! ; C.Hébert, marquise ; Alice Lapointe, 1rène; Yvonne Hébert, marquise ; Germaine Picard, chaperon rouge ; Yv.Poutbriand, Marguerite , Lina Deschamps, raquetteuse ; Honr, Martinette, raquetteuse ; M.Benuche min, égyptienne ; Marie B.Larivière, cartomancieune ; H, Brennan, pennant girl, MM.A.Hébert, les étoiles ; 1, Pontbriand, milice ; E.Girouard, tireuse de cartes ; E.Girouard,docteur ; W.Barbeau, syrien ; BB.Scott, gentleman crook ; E.A.Turcot, la nuit ; Willie Rainning, Guy Brothers ; V.Chartier, valet ; E.St-Onge, nègre ; Maurice Bourgevig, chinois ; Ad.Se nécal, paysan ; P, Doyer, black box ; J.N.Bousquet, fleuriste ; L.Plamon don, boom ; A.Bouthillier boom ; G.Turcot, Balthazar ; O.Dumaine, nègre #.Cordeay, damier ; C.XE.Héon, sol dat ; A.Guillerie, Sweat Caporal ; A.St-Amand, singe ; N.Lapierre, bouf fon , 1.Baron, Vautomobile ; Ls.Rin guet, l'horloge ; A.Côté, prince ; E.Berthiaume, le roi ; J.L.Cormier, pierrot ; À.Larivière bouffon ; I.P.Arpin, nègre ;O.Desmasais, vieux ; W.Lussier, vieille ; R.Lavallée, chi nois ; D.Leblanc, nègre ; R.Dalisle, femme ; A.Dsprès, nain ; |.Lamou reux, bouffon ; P Picotte, Sir William O.Lessard, Chaplin ; kK.Lamoureux, Santa Claus ; O.Lussier, jeune fille ; L.Després, jeune fille ; L.Lamoureux, coon ; J.Jameson, Guy Brothers ; W.Charron, tramp ; G.Robert, tramp E.Lessard, dame: ; A.Tétrault, juge; E.Belley, jeune fille ; N.Bousquet, Santa Claus ; G.Ledoux, tramp ; P.Caron, sauvage ; et uno centaine d'autres.Tel qu'annoncé l\u2019autre jour, l\u2019enquête préliminaire dans la triste affaire de St-Césaire s\u2019est continuée mardi matin, devant Son Honneur le juge Emile Marin.Comme d'habitude, la salle d'audience était absolument remplie de spectateurs, À l'ouverture de la séance, Mtre Lucien Gendron, avocat de l'accusé a fait une motion à l'effet de faire retrancher du témoignage d\u2019un témoin, Frédérie Roy, toutes les parties qui se rapportent à des aveux faits par l\u2019uccusé Paradis.Roy, personne en autorité, necom- pagnait Guertin, autre personne en autorité, d'après Roy et Guertin, aurait fait une mise en garde absolument légale.Guertin, entendu à son tour, a rapporté une mise en garde que ln cour a mise de côté, parce qu\u2019elle était illégale, Guertin ayant laissé comprendre à l'accusé qu\u2019il pouvait s'attendre à être récompensé s\u2019il faisait des aveux.Apèrs une assez longue discussion entre Mtres Gendron et Lussier pour l'accusé et J.O.Beauregard, pour la Couronne, le magistrat a déclaré ne pouvoir accorder la motion.On a ensuite procédé à l'examen du docteur Noiseux.Le magistrat, avant d'assermenter le témoin, lui a demandé pourquoi il n\u2019avait pas obéi au \u201csubpoena\u201d ; le docteur a répondu que, dans une cause identique, il était venu ici et qu\u2019il n'avait pas été payé ; le magistrat lui a dit que ce n'était pas une raison, ajoutant qu\u2019il ne sévirait pas aujourd\u2019hui, mais qu\u2019il faisait cette remarque un peu pour le public qui doit apprendre à obéir aux ordres de la cour.Le docteur F.-Oleary Noiseux, de St-Césaire, dit qu\u2019il a été appelé par le coroner, le docteur J.-A.Viger, pour faire l'examen du corps de Fréchette ; il a trouvé des brûlures sur le côté droit de In figure, sur le menton et sur le cou.Il a cohstaté en outre, sur le côté droit du cou une ouverture de deux pouces et demi de diamètre et de 4 à 5 pouces de profondeur, ce qui avait brisé l'artère carotide.L'ouverture du thorax démontrait clairement qu\u2019il y avait eu hémorragie du poumon droit, perforation de la plève et pénétration de plombs nombreux dans la partie supérieure du poumon droit ; l\u2019ocsophage et l'aorte étaient également brisés, et, d'après lui, chacune de ces blessures était suffisante pour causer une mort immédiate.Le jugement sera rendue le 21 janvier courant, \u20140 Résolution de condoléance À une réunion du Choeur de Chant Paroissial tenu mardi dernier la réso lution de condoléance suivante a été unanimement adoptée : \u201cProposé par M.J.E.Paquin, sé- condé par M.Ls Munning, que le choeur de chant.Paroissini a appris «vec peine la mort do Mme E.St-Onge, mère de Rolland St-Onge membre de ce choeur (Section des enfants) ; que ln famille St Onge soit priée de vouloir bien accepter les condoléances de ce choeur, et qu\u2019une copie de cette ré solution soit envoyée à In famille Ste Onge ainsi qu'aux journaux locaux.Le sécretaire.UNE LETTRE DE MDE.MELTON Aux méres fatiguées et épuisées Jackson, Miss.\u2014\"Je me considérerai amplement dédommagée pouravoirécrit cette lettre, si elle a pour effet d'aider à quelque mère ou quelque ménagère fa- lignée et épuisée, À recouvrer la santé ot ln force, comune la chose m'est arrivée moi, Je suis À la tête d'une famille de cing, je couds, je fais la cuisine et mes travaux domestiques en général, et ma santé était devenue considérablement ruinée.Une amie me conseilla d'essayer Vinol.C\u2019est ce que j'ai fait, et je suis maintenant bien et forte, et j'ai recouvré mon ancienne vigueur.Vinol est incomparable comme tonique pour les mères\u2019 et les maîtresses de maison qui sont fatiguées, Épuisées et ruinées.\u201d MDE.J.N.MELTON, Jackson, Miss, J.H.E.BRODEUR, la prohi Par l\u2019abbé J.Nous lisons dans le Réveil de mercredi dernier, l\u2019article suivant : Note de la rédaction.\u2014 Nous dédions aux citoyens de St-Hya- cinthe la description suivante de la ville de Portland, Maine, faite par l'abbé J.A.Homan, de l'église catholique de Ste-Marguerite, de Tooele City, Utah, l'auteur renommé de la brochure : \u201cProhibition the ennemy of Temperance\u201d.La Prohibition dans le Maine L'histoire de la prohibition du Maine est une longue page de désillusions et de fiascos.Prenez, par exemple, la principale ville du Maine, Portland.Le docteur John Koren, de Boston, qui, sous les auspices du Comité des Cinquante, en 1894, a fait une enquéte approfondie sur le fonctionnement de la loi de prohibition dans le Maine, dit de Portland, dans son rapport : \u201cCette ville n\u2019apas de mauvaise population flottante, ses habitants sont plutôt natifs de cette ville ; il n\u2019y a pas là de grosses manufactures qui recrutent de partout des ouvriers ; de sorte que l\u2019essai de la prohibition a pu se faire équitablement et aussi bien que dans n'importe quel port de mer de son importance\u201d.Et cependant les faillites de la prohibition dans cette ville de 1860 à 1894 (population 36,425 en 1890), offrent un aspect décourageant.Durant cette période, bien qu\u2019on ne tolérât ni distilleries, ni brasseries dans l\u2019Etat, le commerce de l'alcool n'a pas diminué, le prix même n'en a pas été dérangé ; seulement la qualité en devint absolument mauvaise.lly existait un grand nombre de buvettes ouvertes et les pharmacies débitaient de l'alcool à la bouteille tant qu'on en voulait.Il naquit même une nouvelle profession, des \u201cpocket- peddlers\u201d, et en 1892, on estimait leur nombre à près de 200.11 fut impossible de supprimer leur commerce.En 1894, on trouvait une douzaine de buvettes dans les alentours de la gare du Grand-Tronc.Ceux qui fréquentaient ces buvettes illicites étaient des jeunes gens, quelques-uns, même, des gar- çonsde 12à16 ans.Parfoisdespetites filles faisaient remplir des bouteilles.Des filles plus âgées buvaient ct parlaient avec les hommes, L'ivrognerie était visible partout, et spécialement dans les bas fonds.Toutefois, on trouvait aussi des buvettes de luxe pour l'accommo- La ville de Portland, Maine, sous le régime de.bition A.HOMAN dement des gens riches et plus raffinés.faisaient ainsi un revenu considérable, corrompaient systématiquement la police, achetaient les consciences et parvenaient à échapper à la loi.Ils étaient avertis d\u2019avance des visites de la police et cela leur permettait d\u2019évacuer leurs locaux à temps.\u201ckitchen bars\u201d en opération infes- - tant des blocs entiers dans les différentes parties de la ville, cinq des- principaux hôtels vendaient de l\u2019al- - cool à la buvette et en distribuaient - dans les chambres et à table.les faisait parfois chanter pour des sommes qui atteignaient même $100 par mois.d'huitres vendaient de la bière en grande quantité.Vingt pharmacies.n\u2019existaient que pour vendre de l\u2019alcool.On pouvait obtenir de- l'alcool daus toutes les pharmacies, le d\u2019embouteillage, dont le but avoué- était de vendre des eaux minérales.se faisaient un gros revenu avec la Plusieurs propriétaires se- Il y avait des- On.Des magasine.dimanche des établissements vente de l'alcool.On délivrait impunément de la bière aux maisons- privées, des compagnies d'express- faisaient des affaires florissantes à.transporter des colis de liqueurs.Les clubs & boire se firent plus- nombreux et dans tous les grande- clubs on pouvait se proeurer de l\u2019alcool.En estimant la population à environ 40,000 en 1893, il y avait.un endroit pour boire pour chaque 212 habitants (en tout IS2).Le .shérif du comté de Cumberland disait qu\u2019il y avait 400 vendeurs- d'alcool dans la ville.La manière- cynique dont les accusés et leurs témoins recouraient au parjure pour se faire libérer rendait les choses encore plus épouvantables.Le parjure devint une affaire lucrative pour des témoins de profession.L'habitude de boire des vins et des bières à table se généralisa.Les [ouvriers buvaient de- plus en plus ; il se vendait partout des liqueurs d\u2019unequalité inférieure- qui cnivraient très rapidement et.très violemment.L\u2019impression générale qu\u2019on retire de la lecture des statistiques.c\u2019est que l'ivrognerie à Portland fut aussi considérable après la prohibition, si elle ne le fut pas davantage.L'un des juges de la cour: suprême, disait : \u201cC\u2019est une question de savoir si les lois de prohibition feront plus d\u2019hypocrites ou d'ivrognes.\u201d Incendie à Acton Mercredi matin, vers les premières heures du jour, nos pompiers recevaient un appel de secours qui leur venait d\u2019Acton.Ils ont répondu à l'appel avec la célérité qu\u2019on leur connaît.Un train spécial transporta en toute hâto hommes et voitures sur les lieux de l'incendie.Mais, quand nos pompiers arrivèrent à Acton, on avait déjà réussi à dompter le fou, qui avait dévoré cependant,en très peu de temps, l'hôtel de M.Côté et le magasin voisin.Nos pompiers n\u2019ont fait qu\u2019une simple promenade à Acton.Si on avait requis leurs services plus à bonne heure, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019ils auraient sauvé au moins le magasin.\u2014\u2014\u2014 mme Dans le Caucase, les Russes ayant reçu de gros renforts, ont repris l'offensive sur un front d\u2019une centaine de LES LUTTES DU BEBE CONTRE LA MALADIE La meilleur arme pour la combattre ce sont les Tablettes Baby's Own, les agréables qui ne manquent jamais de régler l\u2019estomac'et les intestins et de chasser tous les petits malaises des enfants.À ce propos Mme H.Hower, de Eastburg, Alta ; dit : \u201cJ'ai quatre enfants pleins de santé, grâce aux Tablettes Baby's Own.J'emploie ces tablettes depuis huit ans et je crois que c'est le meilleur remdde au monde.pour les petits enfants.\u201d Les Tablettes sont vendues par les.marchands de médicaments ou sont envoyées par la poste, moyennant 25- ceuts la boîte, par The Dr Williams.Medicine Co., Brockville, Ont, (1255).\u2014 rn Personnel Mlle Gabrielle Mathieu, de Montréal, était, la semaine dernière, en- promenade chez Mme Dr Gaston.milles, 165 Cascades, St.Hyacinthe Lapierre."]
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