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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 23 juin 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1916-06-23, Collections de BAnQ.

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[" ~- VOL.V SAINT-HYACINTHE, 23 JUIN 1916 No 26 e PUBLIÉ PAR FOURNAL HEBDOMADAIRE | L'Imprimerie Yamaskæ PARAISSANT INCORPOREE, \u2018Tous les VENDREDIS LE COURRIER\u201d CONDAMNE Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été condamné hier par l\u2019honorable juge Charbonneau dans la cause de M.L.J.Gauthier, M.P.Comme nous n\u2019avons pu encore nous procurer une copie du jugement, qui est très élaboré, nous y reviendrons dans notre prochain numéro.Le Clairon de la semaine prochaine donnera au long les détails du jugement rendu par le juge Charbonneau.LE GOUVERNEMENT MURRAY EST MAINTENU AU POUVOIR Mardi dernier avaient lieu les élections provinciales de la Nou- velle-Ecosse.Le gouvernement libéral Murray a été maintenu au pouvoir avec une majorité qui s\u2019est encore accrue de quelques comtés qui étaient restés conservateurs, aux avant-dernières élections.Une chose qui mérite d\u2019être notée, c'est que dans la Nouvelle-Ecosse, comme dans Québec, les électeurs ont coupé la tête à l'opposition en battant son chef dans son propre comté.La défaite écrasante du parti conservateur dans la Nouvelle-Ecos- se n\u2019est certes pas duc à l\u2019inertie de ce dernier avant et pendant la campagne électorale.Là comme ailleurs, les torys ont tiré tous leurs gros et petits canons : leur campagne contre le parti libéral a été des plug énergiques et des plus violentes.La corruption y à joué un très grand rôle.Surtout, on n'a pas manqué de faire des appels effrénés à Lous les préjugés imaginables.Mais, dans la Nouvelle-Ecosse comme dans Québec, la corruption et les appels aux préjugés n\u2019ont pas eu d\u2019influence sur le vote des électeurs consciencieux et éclairés.M.l'unner, tout comme M.Cousineau, manquait de programme, et les hommes de son entourage étaient loin de sc recommandér à ln confiance d'électeurs intelligents avides de l'avancement rapide et progressif de leur province.Et, il n\u2019est peut- être pas trop malin de dire que l\u2019opposition de la Nouvelle-Ecosse, pas plus que celle de Québec, ne s'imposait au respect public.Elle devait s'attendre du reste à être battue à plates coutures, L'administration conservatrice actuelle d'Ottawa est la garantie la plus certaine de la défaite des torys sur toute la ligne.La province de ln Nouvelle-Ecosse comprend quarante-trois comtés ; sur ce nombre, les libéraux ont pris trente-deux comtés; onze seulement restent donc représentés par des députés conservateurs.C'est un record pour le gouvernement Murray.Un tel succès était dû au chef de ce gouvernement.L'administration Murray a été habile et honnête, excellente et progressive.En toute justice, et au seul point de vue de ses propres intérêts, le peuple de la Nouvelle- Ecosse devait accorder de nouveau sa confiance au gouvernement qui a toujours si bien servi ses\u2018intérêts en activant le progrès dela province sous tous les rapports et en donnant une saine administration à la chose publique.Le gouvernement Murray mérite d'être félicité pour les œuvres qu'il a déjà accomplies, et pour la très brillante victoire qu'il vient de remporter.Les électeurs de la Nouvelle-Ecosse méritent aussi de chaudes félicitations, car ils ont fait leur devoir.Mais, si nous pouvons augurer du sort des élections fédérales à venir, par ce qui se passe dans les provinces où il est fait appel aux électeurs de se prononcer en faveur d'une administration libérale ou d\u2019une administration conservatrice, il saute aux yeux que les beaux jours des torys sont comptés et qu\u2019il n\u2019ont plus rien à attendre de la clémence du peuple qu\u2019ils ont trompé et dont ils se moquent.Il est à espérer que toute les provinces sauront suivre la voie que viennent de leur tracer les provinces de Québec et de la Nouvelle- Ecosse.Nul doute, du moins, que le Nouveau-Brunswick suivra l\u2019exemple de sa province voisine.Et le drapeau libéral sera encore la gloire et l'honneur du peuple canadien.G'EN EST ASSEZ ! Tel est, nous ne craignons pas de l'affirmer, le sentiment de l'im- mense majorité des Canadiens en ce qui a trait à Sam Hughos, à ses œuvres et à ses pompes oratoires, Tout le monde en a plein le dos ; la mesure est comble, archi- comble.Nous ne croyons pas nous tromper en déclarant que la mesure débordera lorsque les citoyens du Canada.prendront connaissance en détail de l'attitude et des déclarations de sir Sam Hughes, ministre de la Milice du Canada devant la commission d'enquête Davidson, à Ottawa.La truculence et les façons de fier-à-bras de sir Sam Hughes, si elles sont acceptables au Conseil des Ministres que préside sir Robert Borden, ne le sont pas et ne sauraient l'être auprès de la nation canadienne.Voilà un ministre de la Milice convoqué devant une commission d'enquête pour répondre aux demandes d'informations concernant les faits révélés au cours d\u2019une précédente séance, faits indéniables : les cartouches défectueuses vendues $20 par le Canada à l\u2019Amirauté anglaises ont été payées par ceste dernière S25 le mille et c\u2019est le nommé Allison, le benjamin et le contident, l'agent de sir Sam Hughes, qui est convaincu\u2014indubitablement\u2014d\u2019avoir regu cette commission.Or, quelle attitude ce ministre de la Milice, ce serviteur du peuple comptable de sa gestion au peuple canadien, prend-il devant le tribunal chargé de mettre à jour lu vérité ?Il prend des airs de capitaine Fracasse, affirme avec une truculence digne de Falstaff son droit et sa volonté de répondre ou ne pas répondre à sa guise ct payant d\u2019audace, insulte grossièrement en plein tribunal l'avocat chargé de l'interroger, tandis qu'il ne craint pas de se poser une fois de plus en défenseur et caution de la vertu et de la probité du nommé Allison ! Cette comédie a trop duré déjà ; il faut qu\u2019elle cesse et si le Prémier Ministre n\u2019a pas la poigne suffisante pour remplir ce devoir, s'il n\u2019est pas capable de faire respecter par ses collègues la simple décence puérile et honnête du parlementarisme, alors il ne restera plus comme le lui a catégoriquement déclaré le Toronto T'elegram, un journal tory et orangiste pourtant, il ne lui restera plus lui-même qu\u2019à faire ses paquets et à passer la main.Trop évidemment la conception de sir Sam Hughes parce qu nous sommes en guerre pour le moment, est que, de fait et de droit ; il est seigneur ct maître, intangible, irresponsable à qui que ce soit, qu'il peut impunément se moquer de Pierre et de Paul à son gré, Sam Hughes se trompe par trop grossièreraent quand il se leurre de pureilles billevésées ; quoique nous soyons en guerre il n\u2019est lui, non pas un chef militaire, mais un simple administrateur et rien d'autre.Comme tel il est comptable de l\u2019opinion publique aussi bien que des tribunaux de son pays, commission d'enquête comme les autres cours même si ses collègues du Conseil des Ministres supportent sans oser dire mot ses truculences et ses folies.Si Sir Sum Hughes tient absolument à servir de caution et de bou- clierà Allison, il doit être prêt à lier son sort à celui du dit Allison et à le suivre aussi dans ses pérégrinations.C\u2019est écœurant, en bonne vérité, mais c\u2019est aussi profondément humiliant que ce spectacle sans cesse renouvelé et qui reste impuni des extravagances de Sir Sam Hughes, véritable défi à tout bon sens à toute pudeur ! \u2014Le Soleil IL FAUT QU'IL S'EN AILLE Conservateurs et libéraux demandent la démission de Sir Sam Hughes.Le \u201cTelegram\u201d de Toronto, journal conservateur, donnait, samedi, à Sir Robert Borden le choix, ou de se débarrasser de Sir Sam Hughes, ou de s\u2019en aller lui-même avec tout son ministère.Le fait est que le général Sir Sam Hughes est devenu absolument impossible à conserver au ministère, dont le double poids de la société Hughes- Allison détruit tout l\u2019équilibre.Sir Sam Hughes a donné des preuves de lourde incompétence administrative, depuis le commencement de la guerre, qui crèvens les yeux du public.Ce fut d'abord dans les petites fournitures où l'on se contentait, en fait des gaspillages, de centaines, ou tout au plus, de quelques mi- liers de piastres\u2014mais dont le total grimpait facilement dans les millions.Lorgnettes, pansements, revolvers, camions ; puis les chevaux du comté de King, vétérans de la guerre sud-africaine; puis le foin et l'avoine pour ces chevaux ; les four nitures pharmaceutiques, etc, etc, forment une mosaïque des premiers mois de la guerre d\u2019où se détache en grosses lettres bleues le mot \u201cgraft\u201d, La chose prit ensuite plus d'am- pleur avec le comité des obus où l'on ne compte plus que par sommes de sept ou huit chiffres et où le coulage se totalise dans les millions.On aurait pu excuser un militaire de ne pas être un administrateur.Si l\u2019on avait voulu sincèrement ln réforme de ces méthodes d'achat et de l'abus du patronage, on aurait dû décharger Sir Sam Hughes d'une part de la responsabilité de l'administration de son département.Mais les affinités inexplicables\u2014 apparemment\u2014de Sir Sam avec Allison ont encore énormément aggravé sa position et il vient de la compromettre tout à fait, au point de vue militaire même, par son impardonnable écartade à propos du saillant d\u2019Ypres.Quoi qu'il en soit de la fatuité avec laquelle il se croit de taille à donner des leçons aux généraux Joffre, Haig et Kitchener, I'impardonnable faute de sa part a été de vouloir faire de la politique, pour son avantage personnel, avec les deuils et les larmes des familles éprouvées au saillant d'Ypres, Le reste des griefs que les électeurs ont contre lui pâlit devant celui-là, qui atteint le comble de l'ignoble.DEUX ETATS MEXICAINS ONT DECLARE LA GUERRE AUX ETATS-UNIS Une dépéche de San Digo, Californie, annonce que le gouverneur dé C\u2019est l'amiral Winslon, qui commande la flotte du Pacifique à San Diego qui a reçu cette dépêche, Un radiogramme de Guaymas, Mexique, reçu à San Diego annonce que des troubles ont éclaté à Culiacan, ln capitale de 1\u2019Etat de Sinaloa, mais la dépêche ne dit rien de plus.Galveston Texas, 20\u2014 Le gouvernement du Yacatan, un des états de la république du Mexique, a lancé une proclamation ordonnant à tous les Américains de quitter le Mexique et déclarant l\u2019état de guer re entre les deux pays.Cette nouvelle a été apportée ici par des passagers arrivés aujour- d'hui à bord du vapeur norvégien \u201cNils\u201d, venant de Progresso.Les Américains ct les autres étrangers de l'Etat de Yacatan prennent lu fuite; ils se réfugient à bord de la canonnière américaine \u201cProgressa\u201d.Le plus vif émoi rè- gue dans la région.LEs MEXICAINS SE FORTIFIENT El Paso, Texas, 20\u2014 Le cri de guerre, du côté mexicain devient de plus en plus éclatant et mena- cant, Les troupes de Carranza ont travaillé toute la journée à élever des fortifications en terre à l'extrémité du pont international.Une autre force considérable s\u2019est retranchée de l'autre côté de la Rio Grande a Ysleta à dix milles au\u2019 sud d'El Paso, ON S'ARME A LA HATE DANS JUAREZ, MEXIQUE.L'ordre aurait été envoyé directement par le général Obregon, le ministre de la guerre.Mobilisation des troupes américaines à El Paso, Texas.El Paso, Texas, 21.\u2014Les citoyens de Juarez ont reçu des carabines pendant la nuit.Plus d'un millier de personnes ont été convoquées à la caserne ct munies d\u2019armes et de munitions pour combattre les soldats des Etats-Unis.Ceci s'est passé à la suite d'événements montrant qu\u2019il se fait actuellement des préparatifs de guerre au Mexique.LA PREMIERE BATAILLE EST COM- MENCEE AU MEXIQUE, Washington, 21\u2014La première bataille entre les troupes des Etats- Unis et l'arméo régulière du Mexique est commencée, D'après des dépêches reçues de bonne heure, ce matin, venant d'El Paso, Texas, les troupes du général Pershing sont actuellement en train de repousser une attaque des Carranzistas, à laquelle on s'attendait depuis plusieurs jours.Cette depêche d'El Paso se lit comme suit : \u201cUne colonne d'avant-garde de UEtat de Sinaloa a décluré lu guerre au Etats-Unis, d'après un radiogramme du commandant Arthur Kavanaugh, de la can- nonniére \u201cAnnapolis, uctuellement & Mazattan.cavalrie envoyée au sud par le général Pershing de sa base d\u2019opérations, à Namiquipa, est engagée dans un combat avec un détachement de troupes du gouvernement \u201cde facto\u2019 mexicain, d\u2019aprés une iniormation de Colombus N, M., apportée par des fonctionnaires du département de l'immigration.\u201cLe généra' George Bell, Jr., qui commande les troupes américaines à El Paso, dit n'avoir reçu aucune- information officielle concevnant- cette bataille, mais à reçu des vap- ports non confirmés de cet engagement.\u201cLes officiers américains paraissent convaincus que la nouvelle est vraie, \u201cLe général Pershing en envoyant une colonne au sud à la poursuite d\u2019une bande de bandits, tint- des réserves en quantité pour voler au secours de l'avant-garde, au cas d\u2019une attaque par les troupes moxi- caines,\u201d LA SITUATION MEXICAINE Washington ayant répondu à Carranza qu'il ne rappellerait pas le corps expéditionnaire attend maintenant la réponse de celui-ci dans les 48 heures, Le général Funston a télégraphié de San Antonio, Texas, qu'il avait besoin de suite de 28,000 hommes de la Garde Nationale, PERSHING BRAVE LE GEN, CARRANZA El Paso, 21.\u2014Le brigadier-gé- néral John J.Pershing, commandant des forces américaines au Mexique, a défié Venustiano Carranza par actions comme par paroles.Malgré l'avertissement du \u201cpremier chef\u201d que les troupes américaines ne devraient bouger de place, excepté pour remonter vers la frontière de leur patrie, Pershing a cnvoyé des détachements à la poursuite des bandits qui opèrent dans le district de Namiquipa.Cette nouvelle a provoqué ici un intérêt intense, et on se demande ce que fera le gérant Trevino, par l'entremise duquel Carranza a averti Pershing.100,000 HOMMES S\u2019'ARMENT Pendant que les négociations diplomatiques continuaient, mardi, toute la nation était mise on émoi pi» 'a mobilisation des gardes nationaux qui sont armés pour veiller enr la frontière.Cent mille hommes ct même davantage se préparent à entrer en service actif, à l\u2019appel du président Wilson.Leurmission sera \u2018purement défensive, pour le moment ; mais si la guerre éclate, ello les trouvera prêts à toute éventualité.Les troupes [nouvelles n'avaient pas encore.reçu l'ordre de se mettre en marche, hier soir. LES ETAPES DE LA VERITE Le grand ami et confideut de sir Sam Hughes le colonel très honoraire Wesley Allison apparut une première fois sur la scène publiqué au Canada, lors de la première enquête de la Commission Davidson qui avait trait à la vente de revolvers et autres armes fabriquées par la maison Colt, manufacturier d'armes aux Etats- Unis.Sans doute, j jusque là, le colonel Allison était connu a un bon nom- Bre de Canadiens, mais de ceux là seulement qui fréquentent les coulisses de la scène politique.Wesley Allison interrogé sur son rôle et sa coopération dans ces achats du ministère de la Milice avait juré être plus blane que la blanche hermine.Jamais il n'avait été mû par une autre préoccupation que de rendre service au Canada et parce que sir Sam Hughes était du |.Canada.Une commission ?Un profit ?Pour qui le prenait-on ?Non Monsieur, jamais il n'avait regu pas; méme songé & recevoir, un seul cen- tin pour la part qu'il avait prise daus les achats du ministére de la Milice du Canada.Et le grand amie sir Sam Hughes, renchérissant sur la chanson venait déclarer en plein parlement que Wesley Allison était un patriote d'une telle trempe qu'il refusait même de recevoir la moindre compensstion pour ses frais et dépenses de voyage, si bien qu'il en était, le grand cœur, de sa poche ! Mais quelques jours après le représentant et directeur de la maison Colt venait déposer devant la commission Davidson à Ottawa et il ue faisait aucune cachette de reconnaitre que Wesley Allison était l'agent attitré, permanent, de ls maison Colt et qu'en cette qualité il avait parcouru la Grande Bretagne et la France et le Canada dans le but d'obtenir des commandes pour la dite maison Colt.Il avait reçu et palpé un nombre assez respectable de milliers de piastres que la compagnie Colt lui avait octroyé en récompense de ses peines et en gratification de ses commandes.Mais notre colonel honoraire n'est pas de ceux qu'il est facile de prendre au tourniquet ; sans se démontrer le moins du monde il a répliqué que s'il était bien vrai qu'il avait reçu des remunérations substantielles de la compagnie Colt, pour laquelle il voyagesit, aucune partie de ces \u2018commissions ne se rapportait cependant, ni de près ni de loin, à aucune commande faite par le Canada, Dans ces conditions, il est aisé de comprendre combien difficile, pour mieux dire: combien impossible, il était de démêler dans un tel êche- vesu les fils cañadiens du reste de la trame.Et depuis lors, chaque fois qu'on mit au jour une nouvelle commis- gion payée & Wesley Allison on vit aussitôt surgir la même explication ou excuse : Ce n'était pas pour des commandes faites par le Canada mais pour dès commandes de Fran-ce ou d'Angleterre ou de Russie, Et puis allez y voir, si vous pouvez ! Mais voici qu\u2019éclate l'affaire des fusées.Cette fois 1a commission est trop clairement établie, son monténf, sa #éphitition trop élairé- ment connus pour qué ls même excuse puisse êtré invoquée.Et ors of vit surgir une nod: vellé edplicAtion destinéé à servir .Fut oF (4) de paraven ,Ç 11 ést Blé vréi qu\u2019Allisoh à dégu dé Yon ém' in MÉGot dé 255 Hair piaatres et que cet argent-là; pro\" [ri venait de l'affaire des fuséc mais Allison n\u2019a rien à voir, ni à faire, de près ni de loin dans le contrat des fusées et si Yoakum ui a payé la substantielle commission de ,18225,000 c'est tout bonnement en vertu d'une entente préalable, d\u2019une association par laquelle ces deux hommes d'affuives 8'engagesient réciproquement à partager le montant des commissions ou profits qu\u2019ils pourraient faire sur les contrats obtenus chacun de leur côté.C'est un spectacle bien touchant mais si nouveau que celui de ces deux philantropes poussant la générosité, par pure sympathie l'un pour l'autre, jusqu'à partager par moitié chaque gâteau sorti de leur four alors même que, comme on veut nous le faire croire, et comme sir Sam Hughes le soutient mordicus, le bénéficiaire de ces largesses n'a eu rien qui vaille à faire, de près ou de loin, ni pour pétrir ni pour cuire le dit gâteau.C'est un personnage singulièrement généreux que ce Yoakum car il est prouvé que précédemment au paiement de cette commission de plus de deux cents mille piastres il avait déjà payé à Allison, en guise de cocktail, un petit $25,000.Cela, c'était paraît-il, tout bonnement afin de sceller l\u2019entente ! Tout cela est terriblement enfantin et pour ajouter foi à de pareilles explications il faudrait vraiment être crédule au delà des ordinaires limites.Mais voici qu\u2019une nouvelle affaire, celle des cartouches canadiennes vendues sous le manteau de la cheminée à l\u2019Amirauté, vente qui a rapporté jusqu'ici la somme de S5,000 à Allison (et qui devait lui en rapporter $25,000 si le contrat original avait été éxécuté), voici que cette nouvelle affaire vient sceller définitivement la situation en ce qui concerne Allison.Cette fois tous les anciennes excuses et faux fuyants sont sans valeur et c\u2019est, la main dans le sac, que se trouve révélé le nommé Allison.Mais que pensez-vous de cette insistance, de cette persistance, à vouloir faire avaler au peuple ca- nadieu le nommé Allison comme un pur chérubin, innocent de toute souillure du patriotisme et du désintéressement ?Il va y avoir besoin de longues explications avant qu'on parvienne à découvrir le double fond de cette boîte à malice.Car il y a un double fond \u2018 la chose ne fait plus de doute.(Du Soleil) em res Les Annales Très brillant, très varié, très substantiel et très attrayant, lé premier numéro de juin des Annales, avec son artistique couverture en couleurs et son émouvante estampe hors-texte de Lucien Jonas.Au sommaire, les noms des écrivains les plus chéré au\u2019 public : Emile Faguet, Maurice Donnay, Maurice Barrès, Henri Lavedan, Louis Barthou, I'abbé Wetterlé ; dans la phalange des podtes : Franfois Fabié, Hélène Picard, Georges Trouillot, Jules Truffier ; dans la section des chroniqueurs : le Bonhomme Chrysale, Yvonne Sarcey, Léon Plée, Gabriel Timrhôry, Sorgines, ete.Bref, la révüe la plus instruètive, la plus compléte, la plus vivante et la plus littéraire des événèments dé la semaine, avec une partie illustrée du meilleuY goût et du plus francs ; Etranger, 18 francs.Abonnements de 3 mois, pour 1e8.s0ldats de la zone des armées ; 2 fr.50, avec envoi gratuit d'un t d t d'i 51 gio gt mee pittoresquè intérêts, Partout.le Numéro 25 centinies, Abonñement d'un an: France, 12| Congrès agricole de A.C.J.C.L'amour de la terre est noble ; importance toute spéciale de l'agriculture pour les Canadiens-français.Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, par la manière dont il à parlé des travaux des champs, et par les comparaisons qu\u2019il en a tirées, nous a prêché d\u2019exemple l'amour de la terre.S'il explique les résultats de la prédication évangélique, il parle de sol pierreux et de bonne terre, de ronces et d'épines, de cent pour un.Quand il veut enftammer le zèle de ses disciples, il leur montre les blés mûrs qui attendent les moissonneurs.Ne va-t-il pas même jusqu\u2019à appeler son Père : le grand Agriculteur, Pater meus Agricola est ?Oui, c\u2019est bien Dieu qui est le premier travailleur de la terre.C\u2019est lui qui a semé, par sa parole divine et créatrice toutes les plantes, depuis les humbles mousses jusqu'aux arbres les plus majestueux.C'est lui qui a choisi l\u2019état agricole pour le premier homme et lui a assigné la haute mission de garder et de cultiver tout ce qu'il avait lui-même semé et planté.Comme il est beau le travail de l'agriculteur ! Loin d'être une invention et une découverte de Vesprit humain, il semble être une partie de la création, le prolongement de l\u2019œuvre du Tout-Puissant, l'union la plus parfaite, dans l\u2019ordre naturel, qui puisse exister entre l\u2019homme et Dieu, puisqu\u2019ils travaillent tous les deux à conserver la vie.Pour nous, Canadiens-français, l'agriculture a une importance toute spéciale.C\u2019est grâce à elle, si nous avons pu conserver notre caractère national distinctif.Partout la compagne a été la plus sûre garantie de la survivance de la langue et des vieilles tradi- ditions nationales.Il y a bien longtemps que cette loi de conservation a été comprise par les hommes de gouvernement.Joseph, en Egypte, ne voulut pas garder ses fréres avec lui dans la grande ville de Pharaon.Son dessein était de faire un peuple grand et fort avec les descendants de Jacob.Il leur fallait, pour cela, garder leur langue, leur religion et leurs traditions.Dans les villes, mêlés à la population cosmopolite et flottante, occupés aux affaires, les descendants des fréres de Joseph auraient vite perdu le cachet de leur nationalité : ils auraient été assimilés.Au contraire, par leur vie calme ct paisible dans la terre de Gessen, occupés à l'agriculture, ils se multiplièrent et devinrent puissants au point d\u2019inquiéter les Egyptiens.\u201cOn l\u2019a dit bien souvent, mais on ne saurait trop le répéter, c\u2019est à l\u2019agriculture fortifiée par la religion, que nous sommes redevables de notre conservation comme race diatincte sur ce continent ; c\u2019est à elle que nous sommes redevables de cette force d'expansion qui nous distingue ; et c'ést encore sur èlle que nous devons compter pour l'avenir.Je ne connais rien d'aussi difficile à entamer qu\u2019une bonne paroisse canadienne bien organisée.\u201d Ces paroles, prononcées à la Convention nationale tenue à Québec, en 1880, restent toujours vraies.Plus que jamais, elles sont d\u2019une saisissante actualité.Oui, dans le passé, l\u2019a riculture nous a consérvés cänadiens-français et catholiques.C'ést elle encore qui, péril de l'assimilation, c'est-à-dire de la perte de notre nationalité et aussi de notre religion.(Extrait de la lettre circulaire de Sa Grandeur, Mer A.-X.Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe, aunonçant à son clergé Ia tenue du Congrès agricole de l'Association catholique de la J eunesse.) dans l'avenir, nous préservera du C'est le mot d'ardre qui, dès le premier jour de la mobilisation, fut donné à la France.Ou plutôt, c\u2019est le cri ducœur qui résuma spontanément les aspirations de la patrie.Comment fut aussitôt composée ct respectée cette consigne nationale, c'est surtout, en lisant les journaux qu\u2019on peut le reconnaître.La presse aime à se flatter d\u2019être un guide : elle n\u2019est souvent qu'un miroir.Au lieu d'imprimer des directions, parfois elle se borne à refléter des courants.Pour montrer le changement qui s'opéra dans la mentalité française, au moment de la guerre, on a done eu l'idée de condenser en quelques pages l'esprit des principaux organes, Travail de documentation qui offre une valeur historique.J'ai sous les yeux les trois premières brochures de cette curieuse collection.Elles renferment la pensée du Figaro, celle du Journal des Débats, celle del\u2019 Action Française.Trois aspects différents de opinion.Un journal conservateur et mondain, une feuille libérale et littéraire, un organe royaliste intransigeant.Feuilletez ce triple choix d\u2019articles! Evidemment, vous y retrouverez trois tonalités diverses, ou du moins trois manières spéciales, Le Figaro cultive avec complaisance le récit et l\u2019anecdote ; le Journul des Débats continue de juger les événements et les hommes avec une élégance un peu hautaine et une ironie mesurée ; l'Action Fran- ¢aise garde ses tendances et ses allures batailleuses.Le premier reste chroniqueur, le second politique, le troisième militante.Mais sous la variété de ces trois physionomies très personnelles, on sent une pensée commune, un mê- tue idéal, l\u2019union s\u2019est faite au plus profond des âmes.Le journal mondain, saisi d\u2019une émotion vibrante, \u201cacelame ces heures nationales,\u201d uniques par l\u2019intensité de l'enthousiasme et par sa nature, et par tout ce que cet enthousiasme a brûlé dans sa puissante explosion de divisions intérieures et de haines.\u201d L'organe d'opposition royaliste, entraîné dans l\u2019élan commun, se réjouit de constater que \u201cla guerre a rétabli soudain cette grande communion nationale\u201d.Et voici le Journal des Débats, qui salue, avec chaleur, \u201cl'esprit nouveau, l'esprit de concorde, de tolérance, de fratsrnelle sympathie,\u201d dont la puissance \u201ca ennemis et dépassé même les espérances de nos amis.\u201d Les trois témoignages attentent le même événement ; et cet événement réveille un même écho \u201cdans le chœur des trois témoins.Poursuivez la triple lecture, elle ne vous désenchantera point de cette harmonie.Si j je ne craignais d\u2019allonger outre mesure un compte- rendu qui doit êtré bref, j'en pourrais fournir ici de multiples exemples.Un seul suffira, particuliere- ment topique.II est emprunté à l'Action Française.On connait l'hostilité combative et absolue que ce journal a toujours affirmée contre le gouvernement républicain.Or, plusieurs mois après l'entrée en campagne, alors que la prolongation de la guerre et la stabilisation du front menaçaient de ranimer certaines passions politiques, c'est le champion de la monarchie qui préchait avec la plus claire fermeté d'obéissance aux gouvernements de la République.\u201cIl n'y a qu'une chose que je n'ignore pas, declarait-il, 'existence d'un gouvernement, quel que soit son nom, et ma volonté énergique d\u2019être \u201cUNION SACREE\u201d| déjoué toutes les prévisions de nos| ELECTRICITE A POUR TOUT LE.MONDE BON MARCHE nombre de compteurs.80 jours, mais pas à lu fin du dit compteur en question.remarquer que les comptes que LA CIE DE Gaz, hs?das 4 ca.i CULTIV agricole gratis.méro de juillet.On demande à acheter Une maison de onze ou douze appartements située assez près du centre des affuires.Une maison de rapport de deux ou intéréts sur argent investi.S'adresser à BoucHARD & BERNIER Agents d'affaires, 173 Blvd Girouard Maisons à Vendre Deux jolies propriétés situées sur les plus belles rues de la ville, [Jeux logements chaque ; 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\u201cje suis résolu à les défendre et à les couvrir de mon mieux.\u201d Tel est, sur le plan politique, l\u2019état de l'esprit français.Mais je ne veux point terminer ce simple aperçu, sans noter encore une indication, qui a son prix.Ce n\u2019est plus la politique qui s\u2019y trouve en catise, c'est la religion.«Des manifsstations religieuses comme celles auxquelles je viens A partir du Ier juillet 1916, le prix pour le courant électrique sera réduit de .09 à .08 net par K.W.heure.date, personne ne devrait se dispenser de ce service, Avec la réduction des taux, la Cie de Gaz, Electricité et Pouvoir introduira le système de live, chaque jour, un certain Tous mos clients recevront donc un compte mensuel, pour chaque compteur, pour une période de date dépendra de l'endroit de la ville où se trouvera installé le Cette mesure sera adoptée à àcduse dügrandnombre de clients que nous avons; nous prions done ces derniers de bien vouloir pas toujours payables le 15 du mois, comme actuellement, mais à une date indiquéz sur les comptes en question.OST HY ACINTHE, 2 MAT 1916.trois logements pouvant payer de bons 4 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ) \u2014\u2014\u2014 AT ve |garo.De ceilé mois comme actuellement.La nous leur enverrons me seront ELECTRICITÉ ET lOUVOIR.11/5\u2014j.n.o.LT 2 - sey \u2014 ATEURS Profitez de l'avantage que nous offrons à tous de suivre un cours Nous en commencerons la publication dans notre nu- .e, + \u2018 LE + ' Abonnez-vous de suite si vous ne l'êtes pas encore.-250, PAR ANNEE OÙ 5 ANS POUR $1,00 LE BULLETIN DE LA FERME.1230 RUE ST-VALIER, QUEBEC.oBosloce Bo Bocle cle ooo ale ale Boole 2.TEE PTRTTTTTT TTT 3 PRE) T + a 2.8 TTY GRAND CHOIX DE Tapis, Prélarts, Portières et Rideaux EE ESS ES US Chez + EUG.L.DESAUTELS 3 222-226 Cascades, St-Hyacinthe SocBoods slo oboele ode ole ol TEN PIT 2 82 2 2.8.2.8 8.20 8.8 08 Beoteoded dood TETYY Sofood Bode TTT TeTTeve Bs obo clio ole os ood 3 TTT rer A.Cadorette Commérçant de Bois et Charbon.Il me fait plaisir d'informer le pout icque j \u2018ai en vente le charbon à vapeur Dominion, e charbon anthracite Lackawana, charbon coke, charbon de forge, charbon de bois.Bois à In corde ou débité, croûtes, gravois d'amiante, ete, etc.Aussi un stock de patate de ler choix.Un encouragement est sollicité sur ga rautie de satisfaction.RUE CIROUARD, Goin de la rue St-Pasoal 1272\u2014jno Tél.Bell 264 ALBERT BORDUAS Garage et charretier d'automobiles 6 voitures à louer: un camion, 2 sept places, 3 cinq places.Ouvert jour et nuit, au service desjvoya- fgeurs, aux gares de chemins de fer.Prix : 10 cts à 35 cts du mille.Chauffeurs liconciés à l'heure ou à la journée.Huiles et Gazoline à vendre.35 CONCORDE TEL.142 1330\u20143 nov.Servante demandée On demande une servante sachant faire la cuisine et capable de faire 'ouvrage général de la maison.S'adresser a T.D.BOUCHARD, Au * Clairon \u201d fai ovat AYE Dug GOUTLO p04 1000) 000 du gee) ot : .EET Docteur J.E.A.Collette MikpEoIN-CHIRURGIEN BUREAUX : Coin Ste-Anne et Gironard, Tél.311 185.rue Girouard, St.Hyacinthe, d'assister, concluait naguère un chroniqueur, nous montrent la coïncidence de l'idéal français avec l'idéal chrétien.\u201d Cette affirmation n\u2019est pas empruntée, comme on l'imaginerait peut-être, la Croix ; je la relève dans le sceptique et mondain Fi- FRANÇOIS VEUILLOT.\u2014 La rareté des vivres se fait vie vement sentir, en Hollande et cause une inquiétude grandissante.eal ~~ DEUX MARSOUINS i 3 Ë FE A A dE @ LE FOYER of x i oe pope fo ddod SB P® bb dobdebded deed dosdecdecdedodofocds debe oe papes he beoechoodededesodododofosoodoedeodeodoob do dobro sb dhdodoh deeded ob go ofeofoole VOTRE Je n\u2019oublierai jamais ce que m'ont dit vos yeux, Ce que m'ont dit vos yeux subitement sincères, Dans le petit chemin qui monte et qui se serre Au flanc de la colline en ruban broussailleux.Ce que pendant vingt ans il vous a plus de taire, Ce que je n'eus jamais, moi-même soupçonné, En ce soir de printemps, si doux, à peine né.Vous l'avez, par bonheur, laissé tomber à terre.Et moi, pieusement, je me suis incliné, Et je l'ai ramassé ce secret que je porte, Et je l'ai ramassé, tout comme une fleur morte, En vous disant merci de me l'avoir donné.Donc je sais aujourd'hui que monte votre été Ainsi qu\u2019un travesti, vêtu d\u2019habits de soie, Le chapeau d\u2019allégresse et Comme un malade las que Je sais tout maintenant et Vous ouvrir les parvis depuis longtemps murés.Vous aurez mes aveux, mes chants enamourés, Puisque vos yeux si doux ont su dire, Sésame ! O charme délicat d\u2019un regard féminin : Jamais je n\u2019oublierai le sentier qui chemine Animé pac instant d\u2019une verve gamine Parmi le crépuscule et le long lu ravin, Oh ! je n'oublierai pas cette larme fugitive Où s\u2019irisaient, je crois, vos Et que je vis tombant, choisir pour la bercer, Un menu brin tremblant de bruyère attentive.Oui, je le garderai votre don précieux, | Si nombreux soient les ans que le destin me donne ; Après vos jours de deuil \u2014votre cœur me pardonne, Je vous rappellerai ce que m'ont dit vos yeux ! AMOUR | le masque de joie, l\u2019on aurait fardé.je puis de mon âme rêves trépassés, PIERRE CORRAND.DE 1915 FRED.Les camarades ne lui connaissaient d'autre nom que ce soubriquet.C'était l'apache montmartrois dans toute la pureté de la race, sans croisement aucun : - mètre 80 de haut, maigre, nerveux, la peau basanée par la fumée des bouges, les yeux noirs, brillants dans l'orbite creusé par les nuits de crime ; le visage imberbe malgré ses vingt-huit ans : la lèvre craminée par des années d'alcool et pendante sous un bout de cigarette toujours éteinte.Quand il arriva sur le front, au mois de décembre, instinctivement les voisins se \u201cgarèrent\u201d, l\u2019on savait ses trois dernières condamnations, l\u2019une pour vol, deux autres pour meurtre.On distribuait, ce matin-là, des paquets de cartouches.Fred prit les siennes.\u2018Attends un peu que je mette à part celles des généraux,\u201d traina-t-il avec son accent faubourien.Dans ce régiment d'infanterie coloniale, le mot de Fred fit scandale, L'escouade était commandée sar le plus jeune de tous, petit Pierre ou le \u201cgousse\u201d, Petit Pierre ne savait rien de sou père ni de sa mère.En août, 1914, ayant dix-huit ans et pas d'argent, il s'était engagé.Je fis sa connaissance au début de l'hiver.En fait de religion, c'était table rase : il ignorait jusqu\u2019au nom de Notre-Seigneur Jésus- Christ.Dieu fut divinement bon pour cette Ame.En quelques jours, la grâce l'illumina tout entière.Petit Pierre goûtait de vérita- ser l'Incarnation, la Rédemption, l\u2019Eucharistie, la sninte Vierge, av- tant d'aperçus nouveaux qui le ravissaient.Le baptême ne tarda pas.Je lui conférai dans les ruines de M.\u2026 .au matin d'une journée qui s\u2019annonçait dure.Puis sortant de ma custode une petite hostie, je lui donnai ce Dieu près de qui il avait passé dix-huit ans durant, en inconnu, et qu\u2019il aimait déjà en ami, avec toute sa naïve délicatesse d\u2019artiste.Après son action de grâce, petit Pierre m'\u2019embrassant doucement dit : \u201cPère, je vous les amènerai tous\u201d, Ceux qui auront eu comme moi, l'insigne bonheur d'assister durant la guerre à la rédemption des âmes de soldat, et chez bon nombre d'entre elles à une sanctification rapide, précipitée, où les événements semblaient forcer la grâce à condenser en quelques jours son travail ordinaire, de longues années, auront remarqué que tout converti si égoïste, si timide fût-il, devenait, à dater de son premier contact avec le corps du Christ, un foyer rayonnant de vie divine, un apôtre.Deux jours après, le \u201cgosse\u201d m'avait amené trois camarades.\u201cVous les aiderez un peu, Père ; ils sont comme j'étais ; ils n'en savent pas long sur le hon Dieu.\u201d Contre toutes les tentations et les attaques des camarades petit Pierre exigeait chaque jour, la sainte Eucharistie.Assailli le soir par les sollicitations criminelles, que de fois, il passa la nuit autour de son abri, battant la semelle et récitant son chapelet ! Quand je le grondais, il répondait: \u201cTant que j'aurai ma com-' munion quotidienne, le reste mar- bles jouissances à s'entendre expo- chera.Et puis, si je suis heureux d'offrir à Jésus, un petit sacrifice pour expier ma vie, pour racheter ma pureté.Il résistait aux quolibets, il se fit serviable, il était brave, dans un coup de main, il tua trois Boches, sauva la vie du gradé et fut nommé caporal.Un soir, tandis qu'on veillait aux créneaux, il s'approcha de Fred, et lui parla doucement.Le lendemain, les Jours suivants, il continua sa tâche.Mais l'apache tenait bon.Un mois après, comme nous étions au repos, Fred, pour faire plaisir à son petit ami, accepta de le suivre à l\u2019église.Fred, qui n'avait jamais franchi le seuil d\u2019une église depuis quinze ans, n\u2019en revenait pas.Des centaines de marsouins priaient.On entonna les cantiques : \u201cPitié, mon Dieu, Credo, Ave, Ave Maria.\u201d Mais ce cri de toutes les poitrines passait un tel acte de foi, une si ardente supplication que Fred crut sentir une larme perler au bord de ses yeux.On sonna le \u201cDomine, non sum dignus.\u201d\u201d Nous devions remonter aux tranchées le lendemain.Sur les hommes qui m\u2019écoutaient, combien avant le dimanche suivant, auraient déjà répondu à l'appel du Maître ?Cinquante au moins, s\u2019il n'y avait pas d'attaque : s\u2019il y avait attaque deux cent cinquante peut-être.Et combien auraient peut-être la possibilité de se confesser entre les corvée, les exercices, la prowiscuité de la tranchée ?La plupart, cependant, voulaient, leur réconciliation avec Dieu : les autres étaient prêts de la vouloir ; et tous, n'avaient-ils pas, en ce danger de mort imminent, le droit et le devoir de réconforter leur âme par le divin viatique ?Je leur fis fnire l'acte de contrivion, l\u2019acte de désir du retour au bercail, avec la promesse de la confession, quand elle serait possible, et comme toujours en pareil cas je leur donnai Pabsolution générale.Alors, ce fut la ruée à la communion, Fred hésita.Son cœur se mit à battre, quelque chose l'attirait là où le prêtre avait dit d'aller.De son grand pas décidé, il s\u2019avança.De sa première communion, aucun souvenir ne subsistait, car aucun n\u2019avait trouvé place dans ce cœur de onze ans, déjà gâté, déjà plein d'idoles grossières quand Jésus y était venu pour la première fois.Quand Fred eut reçu son Dieu, quelque chose d\u2019infiniment doux l\u2019envahit, quelque chose comme l'amour, mais l'amour vrai, qu\u2019il n'avait jamais connu.Il lui semblait que tout un passé s'en allait qu'une vie nouvelle commençait, meilleure, et malgré lui il se redisait à lui-même : \u201cIl faut que tu ailles te confesser.Va te confesser.\u201d Le lendemain il vint se confesser, Ce fut une scène toute divine.La grâce était là, visiblement agissante, donnant à ce criminel à peine terrassé le repentir et la générosité d'un saint.Quand il se relova, de sa capote, il sortit un portefeuille crasseux.Simplement, naturellement, il déchira deux photographies.\u201cC'est fini\u201d, articula-t-il énergiquement.Eu échange, je lui donnai le corps très pur de Notre-Seigneur.En passant devant petit Pierre il lui jeta : \u201cÇa m'a fait b.\u2026 du bien !\u201d Depuis ce jour Fred fut un au tre homme.: A la première grivoiserie, on- répétait-il furieusement.Mais, au attendait la réplique de Fred : \u201cErreur, mes amis, fit l\u2019apache, vous avez connu un Fred, vous en connaîtrez un autre\u201d.Et ce fut vrai.Tenue, discipline, langage, tout fut changé, avec une violence de volonté extraordinaire.Il se faisait instruire de la religion par petit Pierre, Avec lui, il communiait tous les jours, avec lui, il faisait l'examen particulier, le soir, ensemble, ils récitaient le chapelet.A chaque dizaine, petit Pierre spécifiait une intention et la dernière était toujours : \u201cPour notre persévérance à tous les deux\u201d.On choisissait une intention pour la communion du lendemain et toujours ensemble, on faisait un bout de prière, que petit Pierre terminait par cette demande : \u201cEt si nous devions plus tard mal tourner, faites-nous tuer maintenant\u201d, À eux deux, ils eurent tôt fait de donner aux conversations un ton nouveau, de bonifier plus ou moins chacun des camarades.Petit Pierre avait dit au Sauveur : \u201cJe lui gagnerai tous mes hommes\u201d.Bientôt il n\u2019en resta plus que deux à décider, Et pour les décider Fred fit un sacrifice, il cessa de fumer, lui qu\u2019on avait toujours vu le mégot à la bouche, il abandonna aux camarades ses rations de tabac.Hélas ! un jour d'attaque, Pierre fut blessé et renvoyé à l'arrière pour être soigné.Fred envoyé plus tard au repos retrouva deux anciens de sa bande montmartroise.On l\u2019entraîna fêter la rencontre sur le zine, et finalement, quand il sortit du café, à moitié ivre, il était leur chose.Ils l'entraînèrent plus loin.Tout le bel édifice de petit Pierre était écroulé.Ce dernier, revenu au front, essaya de ramener la brebis perdue, hélas ! ce fut d\u2019abord inutile.Alors, on se init à chiner, à faire des sacrifices.Les camarades jadis convertis par Fred se mirent de la partie, on se refusait des rafrai- chissements, on se refusait le sommeil du jour.La grande offensive approchait.Je voulus célébrer une messe de nuit.Enfin Fred vaineu par son ami, se laissa détendre.Ainsi près de petit Pierre il pleura longuement.Il avoua tout, ses fautes, ses remords.\u201cJ'avais faim, disait- il.La communion me manquait\u201d.Le retour était complet.À la messe, ils communièrent tous deux.Après la messe, à neuf heures du soir.les deux amis se tenant par la main, s'approchèrent de moi : Avec le bon Jésus, dit petit Pierre, je euis prêt à aller n'importe où.Moi, repartit Fred, cest au ciel que je vais et je le sens.Et ça vaut mieux, n'est-ce pas, Monsieur l'aumônier ?Je ne suis pas f.de faire un chrétien qui dure, j'ai demandé au bon Dieu de me prendre tout de suite\u201d.Le 25 septembre on montait à l\u2019assaut.Petit Pierre avait mis Fred à sa gauche Ils n'avaient pas fait 50 mètres, qu\u2019une mitrailleuse atteignit l'enfant au ventre, Il tomba.\u201cFred !.O mon Dieu !.Et dire que je ne verrai pas la victoire!.Fred, embrasse-moi.Va, fais ton devoir.Oh : je t'en supplie, tâche de me rejoindre là-haut près du bon Jésus\u201d.Après une dernière étreinte, Fred, la rage au cœur, courut reprendre sa place, dans la vague qui montait toujours.On atteignit les premières tranchées allemandes, bouleversées par notre artillerie.On les franchit.Fred se trouvait en tête de l\u2019es- couade.\u201cEn avant! en avant !\u201d moment où il allait jeter une grenade, une balle lui traversa Ia poitrine.Il chancela, essaya cle se relever, glissa sur le parquet.Son voisin, s\u2019empressa pour le panser.\u201cLaisse-moi, je suis f.Mais je vais au ciel, après tout, la France vaut bien ça\u201d.Et alors, saisissant son casque, il le brandit \u2014 hurlant : \u201cCamarade, en avant ! Vive la France !\u201d Et il retomba dans un flot de sang.À la même seconde, j'aime à le croire, petit Pierre expirait aussi.Encore guidé par lui, Fred achevait de monter vers Dieu et leurs deux âmes entraient ensemble dans la béatitude qu\u2019elles avaient ensemble conquise, où les attendait Jésus, le divin ami de la Communion.LOUIS LENOIR, S.J.Aumônier de la 9e div.coloniale, \u2014\u2014 Quadrille National Canadien Le dernier numéro du Passk- TEMps (554) contient DIX morceaux de musique dont voici les titres : lo.Quadrille National Canadien, morceau célèbre de J.B.Labelle, 20.La Fête de Vacances, chanson créée par Marguerite Fournier.30.O Salutaris, solo de baryton, ou contralto, 4o.Deux Airs Nationaux, \u201cO Canada\u201d, et le \u201cDrapeau de Carillon\u201d, 5o.Au Rhin, chanson guerrière, chantée au Portugal.Go.Marche des PetitsCanadiens, chanson d'actualitée par G.Boucher, 70.Marie-Alice, chanson d'enfants, par Mme A.B.Lacerte.80.La \u201cQuénaupe\u201d, sur l'air des \u201cBœufs\u201d de Dupont.90.Déclaration d'Amour, chanson du terroir illustré.Aussi \u201cArt du Chant\u201d, d'après les meilleurs auteurs\u20143e legon.Un numéro, 5 sous ; par la poste, sous.Abonnement un an, Canada $1.50; Etats-Unis, $2.00.Adresse: Le Passe.TeEmrs, 16 Craig Est, Montréal.Catalogue de primes envoyé gratis.\u2014} L'honorable sénateur Derbyshire, de Brockville, Ont., vient de mourir, Cr Un rapport semi-officiel établit que le général Mercer, de Ja troisième division canadienne, a bien été tué à l'ennemi.meme - On apprend aussila mort du lieutenant-général allemand von Moltke, neveu de l'ancien et fameux général teuton de 1870 ; le général Moltke a été frappé d'apoplexie pendant qu\u2019il assistait à un service funèbre pour feu le maréchal Von der Goltz.= Deux navires anglais et un navire espagnol, tous bâtiments de commerce, d'assez faible tonnage, viennent encore d'être coulés.mp On mande de Dublin que la force constabulaire irlandaise a saisi un drapeau révolutionnaire, dont les partisans de la Sinn Fein ont ultérieurement réussi à rentrer en possession, au cours d'une altercation.[Dr Leon Archambault DENTISTE \" » Spécialiste pour Dentiers » | cn! téptoue, Saiet-Lonie 820 MONTREAL À 1320\u20143a rr Ae win.+n re 3 D Commis-Vendeur Fiable Demandé, Pour toutes les villes et le district de Québec, où nous ne sommes pas représentés, Un territoire réservé pour l'homme convenable, Les plus fortes commissions seront payées.La chose la plus attrayante à annoncer.Une liste magnifique des spécialités de nos fruits pour la saison 1916 1917, comprenant ce que nous avons toujours en mains, les Framboises, la Pomme St-Régis, la Pomme Rouge MoIntosh, etc.STONE & WELLINGTON, The Fonthili Nurseries Etablie en 1837.Toronto, Ont.1365\u2014j9 oct.AVIS Il me fait plaisir d'informer le public de St.Hyacinthe que,je viens d'ouvrir un clos de bois et charbon en face de ls gare du Grand Tronc.Je tiendrai toutes sortes de charbon que le public de St.Hyacinthe 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ou pour tous autres renseignements, prière de d'adresser au Cercle Philharmonique, rue Mondor.Téléphone No 265.1a\u20141218 ON DEMANDE Deux jeunes garçons pouvant se rendre utiles dans une imprimerie trouveraient de l'emploi en s'adressant au \u201cClairon\u201d.L'un d'eux devra avoir quelqu'expérience comme compositeur ES LY LE VIN S'MICHE pris à temps sera le plus puissant facteur, qui, en purifiant le sang et en augmentant sa richesse en fer et en globules rouges nouveaux, fournira à la machine humaine l\u2019activité indispensable pour éviter la déchéance et refaire la jeunesse.Le Vin St-Michel est un vin délicieux, riche en fer et autres éléments recon stituants c\u2019est le tonique indispensable aux surmenés, anémiques, convalescents, et aux vieillards.Le VIN ST-MICHEL.se prend à la dose d\u2019un verre à vin avant les repas cet chaque fois que le besoin s\u2019en fait sentir.verrimt détient den, mm Toujours Jeune à 70 | FST rien de plus agréable que la vue \u2018un beau vieillard en pleine possession de ses facultés, plein de vie et de santé, qui nous fait l\u2019effet d\u2019un de ces vieux chênes solides et droits et qui termine son existence, telle une lampe, en idiminuant peu à peu, mais sans déchoir.Le problème de la longévité est le problème le plus passionnant de notre existence.Devenir vieux en conservant toutes les forces de la jeunesse, ou de l'âge mur, c\u2019est ce que nous demandons et c'est ce que nous pouvons obtenir en maintenant le sang pur et riche, car le sang, c\u2019est la vie.Agents), 468, RUE ST-PAUL O., MONTREAL.\\ EASTERN DRUG CO., BOSTON, MASS., Agents pour les Etats-Unis.= \u2014 ans 2 ER) Chez les Boches Un neutre revenant de Berlin a fait le récit suivant à \u201cl'Indépendance Belge\u201d : J\u2019arrivai À la gare de Stettin à Berlin un soir de décembre vers 10 heures, tout aussi exactement qu'en temps de paix.Quoique je fusse l'un des premiers dans la rue, il ne me fut pas possible do trouver une voiture.Comme, pour des raisons d'ordro pratique, je n\u2019emportais guèro, en fait de bagages, qu\u2019une brosse à dents, que le temps était beau et la rue propre, je mo rendis à pied vers le centre de la ville.J'entrai dans un restaurant assez important ; je m\u2019assis près d\u2019une table où quelques bourgeois discutaient déjà de la guerre autour d'un verre de bière.Il*y avait passablement de mondo dans le local, et, à une table voisine, un soldat était l'âme du cercle.Il était visible qu\u2019il venait directement du front, car il était sale et couvert de tach es Tandis qu'il mangeait et buvait, il racontait à la famille ses aventures qui semblaient inspirer beaucoup d'intérêt.Cependant un officier entra dans le local.Son visage gras au mauvais teint me fit supposer qu\u2019il venait d'endosser l'uniforme et que jusqu\u2019à la veille, il s'était trouvé derrière un comptoir.Mon voisin le soldat ne se leva pas pour le saluer, ce qui lui fut reproché par le lieutenant.Celui-ci s\u2019efforça en vain de voir la marque de la coiffure du soldat.Le lieutenant finit par s'éloigner, mais revint bientôt et ordonna au soldat de le suivre.Une panique fut sur le point d'éclater dans le local, mais le soldat partit et fut suivi par une foule de consommateurs qui avaient pris parti pour lui.L'officier avait pris une voiture et commanda au soldat d\u2019y monter.Mais le public prit alors parti dans l'affaire, et l'officier dut s'enfuir par une rue latérale.Le soldat rejoignit la famille et je remarquai qu'un couple d'agents de police restaient passifs dans le voisinage.Je me rendis par le chemin de fer souterrain au West End, où je rencontrai une connaissance de Berlin, qui est devenu millionnaire pendant la guerre, comme fournisseur de l'armée.Nous nous rendimes dans un café de nuit, où la vie était aussi intense que jamais et où ma connaissance est hôte habituel.A notre entrée dans le local, la musique interrompit un morceau commencé et se mit & jouer la marche de prédilection du millionnaire.L'animation dans le local était à son comble.Il s\u2019y trouvait une foule de cercles joyeux, et dans un coin je remarquai quelques jeune officiers qui, en compagnie de que!- ques élégantes dames au camélia montaient de temps en temps sur les chaises, criaient hourra, vidaient leur verre jusqu\u2019à la dernière goutte et lançaient ensuite les belles coupes en crystal pardessus leur tête.Peu à peu le local se vida et une société assez nombreuse continua l\u2019orgie dans l\u2019élégant appartement du millionnaire, où l'on parla de tout, sauf de la guerre.Les jours suivants, je visitai les hommes d'affaires avec lesquels je suis en relation, ainsi que mes amis particuliers Dans ma partie, il ne reste presque rien à acheter, et ce qui se trouve encore est cher et de misérable qualité.Le blocus anglais anéantit le commerce allemand avec l'étranger et l\u2019on manque, entre autres, de coton et de laine.Dans les cercles commerciaux, on n'aime pas à parler de la guerre : tout le monde a subi de trop grandes pertes et a des soucis d'ordre pécuniaire et personnel.Partout on a le souci de l'avenir, on comprend la gravité de la situation, et l\u2019on ne s'attend pas à ce que même une issue victorieuse de la guerre puisse préserver l'Allemagne de grandes difficultés économiques.Les prix de toutes len denrées alimentaires sont déjà si élevés au- jourd\u2019hui qu'il ne reste qu'une faible fraction de la population de Berlin qui possède de quoi manger à sa faim.Et ceux qui le peuvent mangent de préférence dans les restaurants, afin de se distraire un peu de leurs grands soucis, Pans le grand cercle de mes connaissances, il n\u2019y a pas un homme qui n\u2019est perdu plusieurs kilos de son poids durant la guerre.Au cours de ces derniers mois, on a été fort abattu de constater que les chances de paix sont si faibles, et, malgré toutes les phrases et tous les articles de journaux, les masses populaires désirent la paix d'une façon de plus en plus absolue.Et même s\u2019il faut faire des concessions en ce qui concerne une Pologne autonome et une Alsace restitué, l\u2019espoir ct le désir les plus ardents du peuple sont ceux d\u2019une paix prochaine.Printemps pluvieux \u2014 Plantes dont le semis peut s\u2019effectuer tardivement dans l'Ontario et le Québec.En quelques parties du Québec les pluies persistantes et exceptionnelles du printemps ont empêché d'effectuer à l'époque ordinaire le semis de quelques-unes des cultures courantes, d'où découragement chez le cultivateur.Cependant, ce sentiment ne devrait pas exister, car si le temps s'améliore quelques peu, et que l\u2019on fasse un choix judicieux de plantes pour les cultiver avec soin et d\u2019une manière raisonnée, il y a autant de chance que jamais do faire produire de bonnes récoltes aux champs non encore ensemencés.LES PLANTES A CULTIVER Parmi les plantes qui donneront de bons résultats même à cette date tardive, se trouvent, pour le grain, l'orge, et pour fourrage, pois et avoine, sarrasin, 1nillet, moha de Hongrie (Hungarian grass), blé-d\u2019inde qui peut aussi être mis en silos, navets de Suède\u2019 navets blancs ou plats, navette.L'orge\u2014viendra vien, même à cette date tardive, sur terrain assez bien drainé.Deux boisseaux à l\u2019acre de semence.Pois et avoine\u2014semés avant le 25 juin pour être coupés vert et faire du foin, l\u2019avoine à raison de trois Loisseaux à l\u2019acre ct les pois à raison d'un boisseau donneront partout de bons résultats.Millet et moha de Hongrieforts producteurs de fourrage, et même de graines pour volailles ct pores, si on les sème avant le 10 de juillet.Sarrasin\u2014peut être, avec certitude de bon rendement, semé jusqu'au 10 juillet sur presque tous les Lerrains où l\u2019eau ne séjourne pas.Mais pour jfourrage\u2014variétés hâtives et flint (Longfellow Compton\u2019s carly) doivent être choisies.Semez clair et jusqu'au 25 juin.Les navets de Suède\u2014(choux de Siam) croissent rapidement en saison telle que ln présente et donneront une bonne récolte, s'ils sont semés en tout temps jusqu'à la fin de juin.Les navets plais ou mavets blancs, \u2014 quoique n'étant pas aussi bons que les navets de Suède pour l'usage général, se développent bien s\u2019ils sont semés à une date aussi tardive même que la fin de juillet, et constituent une très excellente nourriture pour le bétail surtout pour les vaches laitières.Ils ne se conservent pas aussi bien que les navets de Suède.Un pâturage de navette est d'une grande valeur pour les porcs, les moutons ou les bestiaux à l\u2019engrais.Pour bien réussir les semis tardifs, il faut une préparation parfaite du terrain.Si la terre est à labourer, que le labour soit mince et dans les cas où l'herbe est en possession du sol, il sera de beaucoup préférable de passer une se- \u2018conde fois la charrue, même s'il y \u2018a eu labour, l'automne précédent ou de bonne heure le printemps.Après le labour roulé, disquez \u2018deux ou trois fois puis hersez avant de semer.Après le semis, roulez de nouveau si la surface est très sèche.Dans tous les cas, enterrez bien la graine et,ce qui cst tout aussi important pour les cultures sarclées ci-dessus mentionnées voyez à ce qu\u2019elles soient entretenues absolument nettes de mauvaises herbes au cours des deux prochains mois.Les insuccès sont dus au fait de porter peu d'attention à ce détail important, lorsque tardifs sont les semis, Si vous êtes à même de faire le choix des plantes à cultiver, semez le blé-d'inde.le snrrasin, les navets et le moha de Hongrie sur les terrains légers, et les autres plantes sur terrains de nature diffévente, c'est-à-dire sur argile, terre franche, terre noire, tourbe ete, mais toutes ces plantes viendront bien sur presque tous les terrains.Le nouveau livre de guerre du gouvernement Le Livre de Guerre du Cultivateur de 1916, intitulé \u201cProduction- Economie\u201d, comprend 250 pages utiles et instructives.Nous y trouvons en premier lieu, un message aux cultivateurs canadiens signé par l\u2019hon.Martin Burrell, Ministre fédéral de l'agriculture, sous la direction duquel ce volume est publié.Viennent ensuite des extraits du discours budgétaire de Sir Thomas White, Ministre des Finances une étude sur le budget du Royaume Uni, puis des articles agricoles, émanant soixante-dix experts, au nombre desquels se trouvent le commissaire fédéral do l\u2019agriculture (compilateur ct éditeur du livre) le commissaire de l'industrie animale, le commissaire de l\u2019industrie laitière, le directeur des fermes expérimentales, les chefs et les sous-chefs des Ministères de l\u2019agriculture de toutes les provinces et un bon nombre de professeurs des différents colleges d\u2019agriculture.Le lecteur trouvera dans ce volume beaucoup de renseigne- \u2018| ments généraux, statistiques et autres, ce rapportans au Canada et à d'autres pays et maints conseils sur toutes sortes de sujets pratiques.Ce livre est principalement consacré à l'agriculture mais il contient cependant des articles d\u2019intérêts général.Le lecteur sera surpris d'apprendre qu\u2019en 1801 le blé valait $3.47 le boisseau en Grande Bretagne, tandis qu'il se vendait $1.61 l'année dernière et cependant ce dernier chiffre est deux fois plus élevé que le point le plus bas qu'il ait atteint en 1894, alors que le prix descendit à 48 centins.Pendant les quinze premières années de ce siècle, le prix moyen d'un boisseau de blé en Grande-Bretagne était de 98 centins ; durant les quinze premières années du dix-neuvième siècle le prix moyen était d'environ $2.66.La production des récoltes occupe beaucoup de place dans ce livre mais l'élevage du bétail reçoit également sa part d'attention, les chevaux, les bovins, les moutons, les porcs et la volaille sont tous traités de main de maîtres, de même que les produits laitiers et les récoltes spéciales ; sucre, betteraves à sucre, miel, sucre et sirop d'éra ble, lin, fruits, légumes et tabac.Il y a des articles sur la pratique et les résultats de l'épargne, la manière de faire les achats, etc.Parmi les autres sujets d'intérêt général signalons les suivants ; I'économie à la maison, les achats patriotiques, les femmes et la guerre, l\u2019appel sous les drapeaux, les fonds de secours patriotiques, et l'ensei- gnement et la guerre.| K RAILWAY PNTITLESZ ALLANT À L'EST.9.20 a.m.\u2014Tous les jours pour St.Liboire, Acton Vale, Richmond Sherbrooke, Island Pond, Lewiston et Portland.(Excepté le dimanche) pour Victoriaville, Lévis et Québec.1.20 pm.\u2014Venant de Montréal et gares intermédiaires.Tous les jours.5.38 p.m,\u2014Tous les jours (excepté le dimanche)pour Acton Vale, Richmond, Victoriaville, Lyster, Sher brooke et Island Pond.6.40 p.m,\u2014Venant de Montréal eb gares intermédiaires.Tous les jours excepté le dimanche 9.35 p.m.\u2014Tous les jours pour Acton Vale, Richmond, Victoriaville, Quebec, Sherbrooke, Island Pond Lewiston et Portland, ALLANT A L'OUEST.5.56 s.m.\u2014Tous les jours pour St.Hilaire, Belœil, St.Lambert et Montréal.7.30 a,m.\u2014Tous jours (excepté le di.wanche) pour St Hilaire, Belœil, St.Lambert et Montréal, 10.20 n.m.\u2014 Tous les jours (exceptéle dimanche) pour St.Hilaire, Bel ceil, St.Lambert et Montréal.2.30 p.m.\u2014Allant à Montréal et gare intermédiaires.Tous les jours excepté le dimanche, 5.29 p.m.\u2014Tous les jours pour Ste Madeleine, Belœil, St Lamberb et Montréal.8.00 p.m.\u2014Allant à Montréal et gares intermédiaires.Dimanche seulement.Î L'\u201cINTERNATIONAL LIMITED\u2019 Le train le plus benu et le plus rapide du Canada Quitte Montréal à 10.15 a.m.arrive à Toronto à 5.45 p.m., Détroit 10.58 p.m., Chicago 8.00 n.m.tous les jours.EXPRESS DE NUIT Quitte Montréal 11.00 p.m.arrive à Toronto à 8.00 a.m., Détroit 1.46 p.m., Chicago 9.10 p.m., tous les jours Pour toute information s'adresser e F.C.BOUVETTE, Agent.lE PACIFIQUE CANADIEN HORAIRE DEPARTS DE ST.HYACINTHR Tous les jours excepté le dimanche, 8.11 a.m.et 3.25 p.m.pour Farnham et les statione intermédiaires.11.45 a.m.et 6.35 p.m.pour Saint Guillaume et stations intermédiaires.Prompt raccordement 4 Farnham pour tous les points des Etats Unis, ainsi que de l'Est et l'Ouest Canadien, \u2014 Nous attirons tout particulièrement l'auttention du public voyageur sur le nouveau service Montreal-Winnipeg- Vancouver et dont le train quitte Montréal tous les jours à 10.30 a.m.Pour billets et renseignements s\u2019adresser à R.E.CODERRE, 125 Rue Cascades.Tél.70 Agent de Billet, The Quebee, Montreal Railway Company.Horaire des trains, eorrigé au 20 Sept.1914, Les trains du chemin de fer Québec Montréal et Southern quittent la gare de St.Hyacinthe aux heures suivantes : Allant à Sorel et les stations intermédiaires, tous les jouns excepté le dimanche, départ à 8.40h, À.M, et 5.05 p.m.Allant à Iberville Je, tous lea jours excepté le dimanche, départ 4 10 h, a.m, et 5.40 p.m, ,arré.tent à toutes les stations intermédiaires.faisant raccordement a cotte jonction avec les trains du Rutland, Central Vermont et Chanadien Pacifique pour tous lesprinci- paux points de la Nouvelle Angleeerre.N.J.FERGUSON, Gen.Passenger Agen L J.Bouzszau, Agt, St.Hyacinthe Téléphone 28, Le Pacifique Canadien 2 ) EXCURSIONS DE COLONS Pour Winnipeg, Edmonton et sta tions intormédiaires, aller et retour, Tous les mardis, mars le 7 à octobre le 31, limite de retour, deux mois, Pour plus de renseignements adressez.vous à R.E, Conarne, 1256 Cascades an ~~ \\ \u2014 our te = cosmos ses rs es ; pti 9 : gl SGD YB UY ots: HUidods ob Pua.S02 3 fi Le \u201chr ; Ti : IE \u2018 2 à ia eh LIRA Qo EL FETES succes où à fran a and 3 3 we] Rotivellés Locales © d ner ote ait à sa fin d'une HE arson ari a i Sh La fête de la St-Jean-Baptiste Voilà quatre années déjà que la fête de la St- -Jean-Baptiste passe | inaperçue dans la ville de St- Hyacinthe.Cette année, un excellent mouvement semble se faire, tendant à réveiller - \u2018cette belle tradition de fêter avec magnificence le grand patron des Canadiens-français : St-Jean-Baptiste.Dimanche prochain, tous les citoyens de St-Hyacinthe sont cor- -dialement invités à se rendre dans la grande salle de l\u2019Hôtel-de-Ville, à deux heures de l'après-midi, Cette assemblée des citoyens de St-Hyacinthe aura pour fin de discuter le projet de fêter la St- Jean- -Baptiste, cette année, les 16 et 17 juillet prochain, dates qui sont les mêmes que celles de la convention des Zouaves, lesquels donneront leur grand concours .pour le succès de cette fête, si elle a lieu, Le terme dela Cour d'Assises Le terme de la Cour d'Assises s'est ouvert lundi à St-Hyacinthe, sous la présidence de l'honorable juge Martineau.Après les proclamations d'usage, les grands jurés suivants ont été assermentés : MM.Antoine Chicoine et Rodolphe Gevry, d\u2019Acton ; Timothé Nadeau, de Saint- Angèle ; Cléophas Chabot, de St- Barnabé ; André Desrosiers, de St-Bernard ; Adélard Meunier, Joseph Tétrault, et Eugène Leroux, de St-Césaire ; Joseph Audet, de St-Charles ; Olivier Boulay, de St-Damase ; et Damase Bohémier, de St-Denis, Mtre V.E.Fontaine est le substitut du procureur-général, MM.Jos.Cordeau et Eusèbe Bourgeois, huissiers, ont été assermentés comme constables, durant le présent terme des Assises.On dit que quatre causes seulement viendront devant les Assises, les autres accusés ayant opté pour des procès sommaires devant le magistrat de district, Les causes à entendre sont les suivantes : Polycarpe Paradis, accusé du meurtre de François Fréchette, de St-Césaire ; Ivon Basuck et Georges Musuck, accusés de meurtre sur la personne de Sachuke ; Euclide Morisette, de St-Pie, accusé de crime infâmant, et Alphonse Gervais, accusé de manœu- vres corruptrices en matières municipales.=f Vingt-cinquiéme anniversaire Jeudi, le 15 juin, M.et Mme Henri Péloquin, de la paroisse de St-Thomas, avaient le bonheur de réunir autour d\u2019eux leurs vieux parents, leurs enfants et petits- enfants, afin de commémorer le vingt-cinquième anniversaire de «leur mariage.C'eût été le désir de la famille Péloquin de féter cet anniversaire avec solennité ; mais, à cause de -deuils encore récents, tout a été limité à une réunion de famille.Le soir, un très riche diner fut donné.Y prirent part, M.et Mme Henri Péloquin, les héros de la fête, M.et Mme Charles Péloquin, père et mère du jubilaire, M, Jos, Tarte, père de Mme Péloquin, Met Mme Alphonse Tarte, M.et Mme Pierre Péloquin, M.Lionel Péloquin, M.et Mme Henri Péloquin,| (filé), M.et Mme Hilaire Péloquin, M.Homère Fontaine, gendre, et Mme Fontaine, MM.Arthur, Georges et Aimé Péloquin, garçons, et Miles Rose, Cécile et Berthe Pélo-quin, filles, et aussi M.et Mme Eloi Beaudéy, béau-Frte \u2018(une petite troupe d'amis de M.Péloquin vint frapper à sa porte.Ceux-ci ne pouvait pas mieux arriver, Il y eut alors lecture d\u2019une édresse, par M.Louis Deschénes, puis présentation de nombreux et riches cadeaux par les parents et les amis, après quoi on se paya le plaisir d'assister à un joli feu d\u2019artifice.Cette fête, quoique très humble en apparence, fut cependant très bonne pour tous ceux qui ont eu le bonheur d'en être.Grâce à l'intérêt des causeries qui animèrent la soirée, les heures passèrent comme des rêves.Et, quand vint le: moment de s'ajourner, chacun ne put s \u2018empêcher d'exprimer | un re- grêt bien sincère : celui de voir finir si tôt une fête.si agréable à cauge, des dougeurs d do son intimité, A M.et & Mme Henri Péloquin, nous réitérons nos sincéres félicitations et nous renouvelons I'expression de nos vœux de bonheur et de prospérité.UN TÉMOIN \u2014 L'affaire Gervais Mardi dernier, quelques instants avant la cause de Paradis, qui est accusé de meurtre, Mtre Louis Lussier l'un des fvocats de la défense, a demandé au tribunal que la mise en accusation d\u2019 Alphonse Gervais, cet échevin de St-Hya- cinthe qui est accusé de manœuvres corruptrices en matières municipales soit remise à vendredi de façon à lui permettre de faire valoir les moyens préliminaires de défense qu'il peut avoir.La motion présentée par Mtre Lussier a été accordée par le tribunal, du consentement de la Couronne.C'est donc aujourd'hui que doit avoir lieu la mise en accusation d'Alphonse Gervais.lO Pour les amateurs du Jeu de Quilles La salle de quilles de M.Emile Bouchard sera complètement finie pour mardi prochain Elles sont rares les salles de quilles qui ont l'aspect et le fini de celle de M.Bouchard.Tous ceux qui fréquentent cette salle, après en avoir vu bien d'autres, s'accordent à le dire.C\u2019est un véritable plaisir d\u2019aller s\u2019y amuser, surtout depuis que M.Bouchard a accolé une toute spacieuse salle de lecture à la salle de quilles.M.Bouchard n \u2018avait encore que deux tables dans sa salle de quilles.Une troisidme table, qu'il vient de faire construire, sera à la disposition des joueurs, mardi prochain.Mardi soir prochain aussi aura lieu la grande inauguration de cette superbe salle de quilles.C\u2019est son Honneur le Maire Morin qui lancera la première boule.Et, à partir de ce jour, le 27 juin, pendant une semaine, il y aura un concours : celui qui aura joué la meilleure partie avec les petites quilles recevra comme prix un $2.50 en or.Nul doute que l'inauguration de la salle de quilles de M, Bouchard amènera beaucoup de spectateurs chez lui.Les meilleurs joueurs rivaliseront d'adresse ce soir-là.Ils prendront part aussi au concours, \u2014auquel tous les joueurs pourront participer\u2014qui aura lieu après l'inauguration de la salle.\"a.Personnel M.Osias Perron, de la maison Denië et Frèrès, est parti pour Chicoutimi, avec sa fille Marie Youville, où ils passeront une Inzaine.Mlle Lucienne L Létourneau, figée de 17 ans, fille de M.J.B.Létourneau, contremaître de cette ville, vient d'obtenir, avec grande distinction son diplôme.de musique \u201clauréat\u201d, à l'Ecole de piano préparatoire au professorat.affiliée à l'école de Paris et dirigée par Mlle Victoria Cartier, de Montréal.Mlle Létourneau est une élève du couvent de Lorette de cette ville.\u2014 Pèlerinage à Ste-Anne de Beaupré od Le Pèlerinage annuel de Saint- Hyacinthe à Ste-Anne de Beaur ré aura lieu le samedi, 8 juillet pro- ch ain.,; Le départ de St-Hyacinthe se fera à huit heures du soir, et les à six heures et demie.Les prix des billets seront : Pour adultes, $3.05 ; ; pour enfants, $1.75 \u2014 Hymenée A St-Thomas d'Aquin, le 20 du courant, Mile Dorila Guertin unissait sa destinée à M.Ovila Bienvenue.La bénédiction nuptiale fut donnée par M.Gosselin, curé de la paroisse.Les jeunes époux sont partis immédiatement pour un voyage de noce, Nos meilleurs souhaits de bonheur aux nouveaux époux.\u2014ZF COURRIER DE ST DAMASE \u2014 MARIAGE Lundi, le 19 juin, à l'église paroissiale, Mlle Olivine F Foisy, fille de M.Candide Foisy, unissait sa destinée à M.Clovis Thibault, fils de M.le Dr Thibault de Watton.C'est M.le curé Boulay qui leur donna la bénédiction nuptiale.M.Candide Foisy accompagnait sa Jeune fille.Pendant la messe nuptiale, un magnifique programme musical fut exécuté.Les solistes furent Mme L Marchessault, et Mlles Eva Lussier et E.Cordeau.Mlle Perron tenait l'orgue.Après la messe, il y eut réception chez le père de la mariée, puis l'heureux couple est parti aussitôt pour un voyage à New-York.Les nouveaux époux ont reçu de nombreux et riches cadeaux, Nos meilleurs souhaits les accompagnent, DIVERS M.Jules Fréchette, cultivateur, vient de faire l'acquisition de la magnifique propriété de feu Mme Charles Duchesneau, au village.\u2014Mlle Eugénie Boucher, fille adoptive de feu Mme C.Duchesneau, doit nous quitter pour aller demeurer dans sa famille à New- Bedford\u2014o\u2014 ETAT CIVIL.Cathédrale BAPTEMES.15\u2014DMarie, Blanche, Simonne, Yvette, fille de Omer Parenteau et de Blan- , che Houle: 16\u2014Joseph, Adrien, Paul, Juin LS et de Adélia «Bazinet, \u201c 17\u2014Marie-Louise, de Marie-Louise Blanchette, de Marie-Anne Fleury.MARIAGES Bi pélerins reviendront le dimanche | fils de Josaphat Hardy : Dolores, fille de Alexia Millet et \u201c 17\u2014Joseph, Heüri, Elphège, [ fils de Henri Varieur et i9\u2014Halre Goorges Beka FARINE MOULÉE fetes MOULIN YAMASKA LE.COTE, St-Hyacinthe.1340-25 nov.et Exémilda Massé.19\u2014Entre Delphis, Arsène, Blondin et Albertine Arpince Eglise Notre Dame du Rosaire BAPTÊMES Juin 15\u2014Joseph, Léon, Wilbrod, fils de Alcide Dolbec et de Acquilina Manseau.\u201c 18\u2014Joseph, Rogers, Léo, fils de François Leduc et de Alma Deslauriers.18\u2014Marie, Yvonne, Jeannette, fille de Ephrem ce Proulx et de Anna Beauregard.MARIAGES Juin 12\u2014 Entre Joseph Arthur Sansoucy et Marie Anna Clara Phaneuf.\u201c 12\u2014Entre Homère Giard et Chériffa Charretier.SÉPULTURES Juin 8\u2014Adrien Lajoie 15 jours.\u201c 10\u2014Zéphirin Laflamme 57 ans.\u201c 12\u2014Hélène Blanchard 4 mois.Le C.A.C.à Acton Dimanche, le 25 du courant, l'équipe de balle au champ du Club Athlétique Canadien, de cette ville ira renconter l\u2019équipe d\u2019'Acton.* ee {Yes Bibliographie LA GUERRE EN PICARDIE, par l'abbé Charles Calippe.1 vol.in-12 de 400 pages, orné de nombreuses illustrations hors texte.Prix 3 fr.50, Ce volume est le fruit d'une sérieuse enquête sur la première invasion et le retour offensif des Allemands en Picardie durant les terribles mois d'août, septembre, octobre 1914.L'auteur a longuement interrogé des témoins oculaires de jugement sûr et d\u2019esprit rassis.Il reproduit, au milieu de récits coptivants, des notes de guerre inédites d'une grande valeur documentaire.\u201cVotre patience d\u2019érudit s'allie à l'élégance du littérateur, lui écrit Mgr l\u2019évêque d\u2019Amiens dans la lettre qui sert de préface à ce livre.Sans vous permettre la fantaisie, vous ordunnez avec clarté, vous racontez avec charme tout ce que vous avez appris.La lecture de votre livre ne réclame aucun effort.Tout y arrive sans apprêt, mais à point.Vos sous-titres de chapitres piquent la curiosité, le texte la satisfait.\u201d Il règne en effet d'un bout à l'autre de ce livre un grand souci d'exactitude, et, une fois de plus, l\u2019on y constate que la réalité, présentée \u2018simplement telle qu\u2019elle est, abonde en situations tragiques que ne saurait jamais inventer l'imagination la plus fertile, Et il n\u2019y a rien de plus impressionnant pour tous les Français ni de plus chargé de leçons qu\u2019une telle histoire Montréal, librairie Granger et Notre-Dame.Québec, Garneau libraire.\u2014 \u2014\u2014 Avec l'occupation russe de Czernovi, c'est la déroute à à peu pits complète des armés sutrichiennes Pi OH ALL la hu lon Buckovine ; elles rétraitent, en vers les Carpatiéé Capital autorise Année 1909.(31 Dec.) 1911, \u201c6 1913, \u201c 1916.\u201c 1916.(31 mars) Sections 45 224 349 455 468 BURBAU A MONTREAL :\u2014Chambre 22, NA NCAYN NNN NL SSO INI BI INVES SON DIDS i RAN NOL SST LN A AV SNL Es Fra AT © i orte LES PREVOYANTS if ASSURANGE FONDS DE PENSION Actifdu Fonds de Pension, le 31 mars 1916, _@eL'ANNEE DU MILLION: Progression de la Compagnie jusqu\u2019au SI mars 1016.-Sociétaires 1,880 14,228 24,492 32,155 32,623 Continuez cètte progression pendant vingb ans, vous aurez une idée des sommes énormes dont disposeront Les Prévoyants du Canada, lorsque le temps de payer les rentes sera venu, ANTONI LESAGE, BUREAU CHEF :\u2014126 Rue St-Pierre, Edifice \u201cDominion\u201d, QUÉBEC.- M Jap od ; \u2018 Li est reconnu que pour avoir le plus grand choix d'Evoftes à Robes, Soies de Fantaisie pour Blouses, Garuitures Collets, rs pantell Sacoches, etc., il faut visiter le magasin de BERGERON & SICO TE Un immense assortiment d'Indiennes, Ducks, Mouselines, Orandis des couleurs les plus nouvelles, auesi Cobonnades de toutes en » des CANADA | 8500,000.00 819,045.16 d à : à | à Pensions -5:205 30,910 47,957 61,468 62,343 -Actit $16,461.94 170,670.80 423,745.31 772,698.96 819,945.16 Gérant- Général.Edifice \u201cLa Patrie\u201d, X.Lesage, Gér, | 5 : à k k k k 4 : Tapis et Prelarts Notre département de Tapis et de Prelarts est reconnu comme étant le plus considérable en ville, Nous attirons votre atten- bion sur nos Tapis tout laine de la marque \u201c MAPLE LEAF\" supérieur à tout autre tapis de ce genre comme couleur et durabilité.Tapis de foyers, Prelarte jusqu\u2019à 4 verges de large.Portières, Rideaux, Tapis tables, etc.BERGERON RIRCER EIT Hod ou.dena sd UNE \u2019 VISITE VOUS CONVAINCRA ST-H¥ ACXN TEE & SICOTTE LA PATRONNE DE L'ALSACE Je me rappelle, deux ans avant la guerre, avoir fait, en compagnie d'Alsaciens patriotes, ce pèlerinage de Sainte-Odile, sous un ciel gris d\u2019une grande messe.Nous y allà- mes de Strasbourg.Après Obernai, voici les ruines de Drelstein, hantées par l'ombre du prétendant évincé de la sainte.Puis la route se fait de plus en plus sauvage, assombrie par les sapins les plus antiques de l'Alsace.Enfin, on arrive au couvent.Mur des païens, vestiges des temps druidiques, cimetière des nonnes, Hohwald, Champ de feu, rendez-vous des divinités déchues, comme tout cela est frémissant de souvenir et de mystère ! Mais l'enchantement, c'est la terrasse.De ce point de vue unique, on embrasse tout l'Alsace, on contemple douze siècles d'histoire.C'est un spectacle d'une beauté poignante qu'on subit dans une immense émotion.C'est de là, du haut du Hohenburg, que les Alsaciens de 1870 regardaient flamber leur cathédrale de Strasbourg \u2014car j jamais les Vandales n \u2019épargnèrent aucun monument du passé\u2014et la légende veut que ce soit au méme lieu que, voyant.monter vers le château une belle j jeutie fille, le duc Attic pleura en songeant à l'enfant que, jadis, il avait voulu faire tuer, Or, c'était précisémént sa fille qui fave: | nait à at pour l'arracher au pags- nisme, On raconte que le roi Boabdil, quand il se fut rendu à Ferdinand et à Isabelle, prit le chemin du triste domaine des Alpurajai que ses vainqueurs lui accordaient pour royaume.Arrivé sur le mont Padul d'où l\u2019on découvre Grenade, il jeta sur ce beau fruit un dernier regard et les larmes baignèrent son visage : \u2014Oui, mon fils, lui dit sa mére Aicha, qui l'accompagnait en exil; pleure maintenant comme une femme la capitale que tü n'as pas su défendre comme un homme.Et l'on imagine que, le temps venu de dire adieu aux pays annexés, le kaiser au bras court montera une dernière fois à la terrasse de Sainte-Odile.Ilregarderal\u2019Alsace, mais il ne I'embrassera plus.Et, s'il est des larmes pour ces yeux-là, peut-être leurera-t- il comme Attic et comme oa] il, C'est qu'il verra monter vers lüi l'image rayonnante du pays dont il aurait voulu tuer l'âme.Alors, les spectres qui l'accompagnent partout parleront.Ts parleront comme Aicha, les s tres ; le vieux Wilhelm 1er, l'inoubliable grand-père\u201d, Fr éri III, le père détesté, et le hideux de Moltke convulsant sa face grimaçante de vieille squaw, et Bismarck, le chancelier de fer, le vieux Fafner disgracié.Écrasé vieilli, le monètre impérial s\u2019enfuira vers son Allemagne sauvage et le mont Saint-Odile sera enfin rendu à la noblesse silencieuse des ruines, à la poésie dès grands \u2018souvenirs.MAURICE I DONNAY, de l'Académie française = .\u201cLe Glairon \u201d Journal Hebdomadaire publié à Saint Hiyacinthe tous les vendredis au No 173 rue Girouard, par l'imprimerie Yamaska F, A.BRODEUR, Gérant.ABONNEMENT A St.Hyacinthe {livré à domi- éile)'et aux Etats-Unis, par BEDE.iii $1.60 Ailleurs au Canada.1,00 3c LE NUMERO En vente chez M.Geo, St-Jean, LE Chronique Municipale Séance du 21 juin Son Honneur le Maire Morin occupe le fauteuil présidentiel.Sont aussi présents MM.les échevins Amyot, Fontaine, Blanchard, Girard, Payan, St-Germain, Bélan- _ger et Gobeil, Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté à l\u2019unanimité.Lecture du rapport de l'ingénieur disant que la cave de la bâ- tsise que la SouthernCanada Power Co projette d'ériger sur la rue Du Séminaire peut être drainée dans l\u2019égout de la rue Desaulniers, au coin de la rue Morin, soit à une distance d\u2019environ 625 pieds.Le colt de ce travail serait $1000.Conformément à un avis d\u2019une séance précédente, l'échevin Fontaine propose qu\u2019une somme de $1000 soit mise à la disposition du Comité de la Voirie pour construire un égout sur les rues Du Séminaire et Morin, jusqu\u2019à la rue Desaulniers, suivant le rapport de l'ingénieur, et que le greffier soit autorisé à écrire à la Southern Canada Power Co, afin qu'elle donne une lettre garantissant qu'elle sera satisfaite de cet égout, Proposition secondée par 1'échevin St-Germain et adoptée.L'avis de motion relativement au règlement 194 est continué à la prochaine séance, Lettres de I'A.C.J.C.et des Zouaves demandant octrois, les premiers pour leur congrès annuel, les autres pour leur convention.L'échevin Amyot donne avis qu'à la prochaine séance du Conseil, il proposera qu'une somme de $300.soit mise à la disposition du Comité des Finances pour payer une allocation de $150.à chacune de ces associations.Rapport de l'ingénieur au sujet de l'égout de l'extrémité nord- ouest de la rue Bourdages.L\u2019échevin St-Germain demande s\u2019il n\u2019y à pas moyen d'égouter cette rue par un puisard qui serait placé dans la partie nord-ouest.L'ingénieur est chargé de faire un rapport en conséquence, à la prochaine séance, Rapport de l'ingénieur demandant d'acheter 400 pieds de formes en acier pour la confection de la chaîne en ciment, au coûe de moins de $500.L'échevin Fontaine propose que les formes en acier soient achetées.Cette proposition est secondée par l\u2019échevin Payan et adoptée.Le greffier est autorisé à demander des soumissions, pour la prochaine séance, pour l'achat de quatre chars de tuyaux de grès de 12 pouces, et un char de tuyaux de grès de \u20ac pouces.Requête de M.Victor Racine, gardien du marché centre, demandant d'augmenter son salaire d\u2019une piastre par semaine.L'échevin Payan propose qu'il soit fait droit à cette demande.La proposition est secondé par l'échevin Blanchard et adoptée.Le greffier est autorisé à demander à la Compagnie du Téléphone Bell l'installation du téléphone automatique dans St-Hyacinthe.Lettre de la Compagnie de Téléphone Bell demandant la permission d\u2019ériger des poteaux sur les rues suivantes : Concorde, entre Girouard et William ; Laframboise, entre Dessaulles et Morisson.L'échevin Fontaine propose que cette permission soit accordée, selon le bon plaisir du Conseil, et que ces poteaux soient érigés sur la surveillance de l'ingénieur.Lettre de la Compagnie de Téléphone Bell demandant la permission de placer des sous-conduits sur la rue Laframboise, entre les rues Dessaulles et Morisson.L'ingénieur devra faire rapport à ce sujet.Lettre de M.Saül Cadorette demandant un changement de licence ; laissée sur la table.Lettre de M.Hormidas Charron demandant égout et aqueduc sur la rue Morin.Il sera fait rapport par l\u2019ingénieur.La Société d'Agriculture demande un loyer annuel de $50.pour fournir son terrain aux joueurs de balle au champ.Le greffier est autorisé à répondre que le Conseil est prêt à fournir le terrain, pourvu que les spectateurs soient admis gratuitement.Requête demandant de commencer le pavage des chemins subventionnés par le gouvernement, par la rue Bourdages plutôt que par In rue Laframboise ; requête laissée sur la table.Après la lecture et l\u2019approbation des comptes, le Conseil s'ajourne en séance régulière, à mercredi prochain 28 juin, aux lieu et heure ordinaires.LE GAS DE PARADIS Cette semaine, la cour a été longuement occupée par le procès de Paradis, accusé du meurtre de François Fréchette Les avocats de la Couronne et de la défense ont fait leurs plaidoyers ce matin, et à midi et demi, les jurés entraient en délibérations, L'avocat de la défense s\u2019est appliqué à démontrer l\u2019innocence do l'accusé, rapportant la mort de Fréchette au fait d\u2019un pur accident qui serait résulté d'un tiraillement entre Paradis ot Piché, qui voulait ôter à Paradis le fusil qu\u2019il avait dans les mains.Paradis, quoique ayant eu quelques différents avec Fréchette, et quoique Fréchette lui aurait même asséné un coup de poing, ne se scrait défendu qu\u2019en prononçant des paroles fermes mais polies.Ce qui démontrerait que Paradis n'\u2019avait aucune intention criminelle contre Fréchette.Paradis allait souvent chez Fréchette, il était intime avec cette famille.L'avocat de la défense, M.Lucien Gendron, voit une preuve favorable à l'accusé dans le fait que quand il est revenu de chez sa mère, où il avait pris son fusil, Paradis n'avait pas linten- tion de retourner chez Fréchette, qu\u2019il était arrêté seulement près de la maison pour appeler ses amis et continuer avec eux au village de St-Césaire.L'avocat de la défense se sert encore des témoignages de certains témoins qu\u2019il compare avec colui-là méme de l'accusé pour établir que Paradis est innocent de la mort de Fréchette.Il termine son plaidoyer en demandant aux jurés de tout considérer selon leur esprit de justice et leur conscience, de prendre en considération ce que vaut la vie pour un jeune homme qui a vingt ans, et ce que vaut pour lui la li- sein de la campagne.D'après le plaidoyer de l'avocat de la Couronne, la preuve qui a été établie par l'enquête est contre Paradis, et il semble n\u2019y avoir pas de doute que Paradis a tué volontairement Fréchette.Quand Paradis était parti de chez Fréchette, c'était pour aller chercher sa mère, afin qu\u2019elle vienne prouver à Fréchette que celui- ci n\u2019était pas dans la vérité quand il disait \u201c qu\u2019il ruinait sa mère \u201d.Il est allé chez sa mère, et il ne lui n pas parlé des mots qu\u2019il a eus avec Fréchette.Il prend son fusil malgré la volonté de sa mère et s\u2019en revient chez Fréchette, Il appelle ses amis.Et quand ceux- ci s'apprêtent à prendre place dans la voiture, l'accusé lance ces mots malheureux : ,\u201c C\u2019en est fini entre Fréchette et moi \u201d.Un ami du nom de Piché lui dit: \u201c Ne tire donc pas!\u201d Le coup part et cause la mort de Fréchette.Ce qui prouve encore contre l\u2019ac cusé c\u2019est la réponse qu'il donne à ses amis quand ils lui demandent : Le coup de fusil à peut-être tué Fréchette ?.Vous ne me reverrez plus demain, si j'ai tué Fréchette, j'irai demain me remettre entre les mains de l\u2019homme de police Massé.Il n\u2019est pas heureux pour lui non plus d\u2019avoir dit à un nommé Sanson : Fréchette m'a noirci un œil, j'ai pris mon fusil, et je Iai tué.Et la mère de Paradis, qui a rendu témoignage deux fois contredit sur certains points, le témoignage de l'accusé lui-même.Les témoignages qui ont aussi été rendus par les autres témoins qui ont été entendus tendent à prouver la culpabilité de l'accusé.L'avocat de la Couronne, Mtre.Paradis entre les mains des jurés qui déciderout de lui selon leur conscience.(Dernière heure.) Après délibération les jurés ont déclaré Paradis coupable \u201cd\u2019'homi- eide involontaire\u201d.Sa sentence sera prononcée à la tin du terme des Assises.Résumé des Dépêches Un nouveau bulletin paroissial, vient de paraître à Québec, et que nous saluons bien cordialement.C'est \u201cL'Etincelle du Sacré-Cœur de Jésus\u201d, publié par les RR.PP.Oblats de la paroisse de S.Sauveur Ce bulletin sera distribué gratuitement.\u2014\u2014 Le Comité de la Voirie à Québec a décidé de renommer le pont Buckell en lui donnant le nom du maire Lavigueur.Le Le général Watson, dans une nouvelle lettre écrite à un ami, déplore, une fois de plus, les malentendus qui existent entre les deux grandes races canadiennes, il se félicite de commander de superbes troupes canadiennes où l'harmonie la plus entière ne cesse de régner.\u2014{5 La position prise par le gouver- nementdes Etats-Unis est tellement nette et décisive que le dictateur Carranza, du Mexique, se trouve maintenant mis en demeure de déclarer, par la réponse qu'il y fera, si c\u2019est la paix ou la guerre qu\u2019il désire.\u2014Z\u2014 Petrograd annonce enfin, officiellement, la prise par les Russes de Czernovitz, dont les Autrichiens se sont retirés, y laissant un millier de prisonniers et quelques canons berté dont il a toujours joui au aux vainqueurs.V.E.Fontaine remet le sort de |B \u2014\u2014 ee e\u2014 x S | pi THEATRE GORON) MAINE DU 25 JUIN 1916.DIMANCHE et LUNDI.LA VOIX SILENCIEUS (PRODUCTION METRO.) DRAME EN 6 PARTIES.LA VOIX SILENCIEUSE passe pour être une des plus belles productions de la Compagnie Métro.Les deux étoiles de ce drame sont FRANCIS X.BUSHMAN et MARGUERITE SNOW, deux acteurs de très grande renommée qui font les délices de tous les amateurs de théâtre.MARDI, MERCREDI et JEUDI.Le Coeur de Nora Flynn (PRODUCTION DE LA CIE JESSE L.LASKY.) DRAME EN 5 PARTIES.Tous les amateurs de belles ct bonnes vues ne devront pas manquer de venir voir cette production qui est d\u2019un tout premier choix ct de très bon goût.C\u2019est MARIE DORO qui joue dans Hector Turnbul}\u2019s.VENDREDI et SAMEDI.- Personne n'à Jamais plus Aimé (PRODUCTION METRO.) DRAME EN 5 PARTIES.L'étoile de ce drame est EMMET CORRIGAN, supporté par Thomas Curron, Mabel Wright, Crowfort Kent, William Morse et Mary Martin.PERSONNE N\u2019A JAMAIS PLUS AIMÉ cst certainement un des plus beaux succès de la Compagnie Métro-z\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014P\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 re REGLEMENTS Représentations tous les soirs à 8.15 heures.Matinées Jeudi ct Samedi à 2.15 heures, TAXRIE Soirées ct Matinées du samedi, 20, 15, 10 cents, Matinée populaire du jeudi, 10 cents.Loges, 50 cents.Loges, 25 cents.Il est défendu de jeter quoi que ce soit sur les planchers.| Les personnes crachant à terre seront expulsées du théâtre.Le contrôle est ouvert de 10.00 heures du matin jusqu'à 10.00 du soir.Les médecins sont priés de laisser leur carte avec le numéro de leur place, au guichet des billets.On peut retenir des places À l'avance en s adressant au contrôle soit personnellement, soit par téléphone.À 1.30 en matinée et À 7.30 cn soirée les billets retenus à l'avance et non retirés du contrôle seront vendus.11 est défendu de fumer dans l'entrée du théâtre.i Les spectateurs sont priés de garder le silence pendant les représentations.Les employés ont ordre de faire respecter ce règlement.Il est expressément défendu de rester couvert dans | intérieur du théâtre.LE VESTIAIRE étant GRATUIT, la direction ne se tient pas RESPONSABLE des objets échangés.Les spectateurs trouvant des objets dans la salle sont priés de les remettre au contrôle.La direction ne se tient pas responsable des billets payés et laissés au contrôle.L'usage du tabac est strictement défendu dans le théâtre.On est prié de faire connaître à la direction toute faute contre la politesse commise par les employés.| La direction se réserve le droit de refuser l'entrée du théâtre à quique ce soit.Les enfants au-dessous de 5 ans ne seront pas admis aux représentations.L'entrée de l'amphithéÂtre (pit) ne se fait que par la porte du passage situé à gau\u201che du théâtre.& ; w "]
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