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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 22 juin 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1917-06-22, Collections de BAnQ.

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[" + a SAINT-HYACINTHE, 22 JUIN 1917 VOL VI No.25 BOURNAL HEBDOMADAIRE Ÿ Ç © PUBLIÉ PAR PARAISSANT : L'Imprimerie Yamaska \u2018Tous les VENDREDIS INCORPORÉE.L'EPOUVANTAIL DE M.CHARTIER \u2014_\u2014) Nous n'avons pas l'intention de suivre M.Chartierde Læ Tribune dans les chemins détournés dans lesquels il veut nous engager, relativement aux articles que nous avons écrits au sujet de l\u2019ouverture de certaines rues À travers la propriété des Sœurs Grises M.Chartier, dans son zèle de castor nourri à la gamelle des corporations religieuses, voudrait nous entraîner à écrire des articles contre les congrégations -catholiques, de manière à pouvoir se faire passer pour un sauveur de religion.; Qu'il no se fatigue pas les méninges, S'il veut nous gruger avec ses dents de castors, il devra le faire aussi maladroitement qu'il le fait dans son dernier numéro.Lescongrégations religieuses ont leur utilité dans notre civilisation canadienne-française ; nous le reconnaissons, quel que soit le désir du preux chevalier Chartier de nous voir entretenir l'opinion contraire.Cependant, du fait que nous admettons l'utilité des institutions religieuses de charité, il ne découle pus que nous soyons leur esclave aveugle au point de croire qu'elles ne peuvent jamuis se tromper et que les corps publics doivent toujours en passer par leurs exigences.Nous comprenons que chez les gens comme M.Chartier, qui paraissent croire plus en l\u2019infaillibilité des curés et des congrégations de la province de Québec qu\u2019en celle du pape, on ne puisse pas trouver de bonne mise la liberté d'opinions que nous manifestons dans notre journal, liberté d'opinions qui, pour le progrès de notre race, devrait se manifester plus généralement dans notre pays.Il est vrai que la liberté existe ici plutôt dans nos codes ce lois que dans nos mœurs.Il n\u2019est pas d'homme sage ayant blanchi sous l\u2019expérience des choses qui ne se fera cracher à ln figure par un adolescent imberbe et frais émoulu de nos petits séminaires s'il ose, dans l'intérêt de ses concitoyens exprimer une opinion qui ne soit pas en accord avec le sentiment de nos petits papes québecquois.Au besoin, comme sur la question de la participation du Canada à la guerre curopéenne, ils voudront même faire la loi à leurs évêques qui ont eu le tort de se laisser guider par la raison et le bon sens dans leur attitude officielle à ce sujet.Pour eux, Bourassa est Dieu et les curés nationalistes sont ses prophètes, gare à ceux, leurs vertus les eussent-elles même rendus dignes de porter la mitre épiscopale, qui oseront penser autrement que leur petite église ?M.Chartier a trouvé uf argument assommant pour prouver que les citoyens ne sont pas plus pauvres là où la charité publique n\u2019est pas exercée par l'entremise des congrégations, et que les déshérités de la fortune sont aussi bien traités qu'ici.Sa réponse c'est que cette affirmation de notre part « été tout simplement ramussée dans l'ordure des loges maçonniques.Il croit son argument tellement fort qu'il ne peut s'empêcher, après avoir tait cette trouvaille merveilleuse, d'écrire : Nous suvons d'avance que MM.du Cluivon doivent déjà reyretter ce mot malheureux, Pauvre M.Chartier, vous étiez encore au biberon que cette formule était déjà usée pour avoir été utilisée chaque fois qu\u2019un castor de votre espèce ne savait que répondre aux avancés de son adversaire ! Si vous croyez qu'elle est un épouvantail pour nous, détrompez- vous.Nos lecteurs ne se recrutent pas parmi les gens qui croient aux loups-garous ou à la chasse-galerie ; parmi vos lecteurs il s\u2019en trouve peut-être d'assez imbéciles pour se contenter des sornettes que vous leur débitez chaque semaine pour faire votre cour aux autorités religieuses; parmi les nôtres vous n\u2019en trouverez pas un seul.Vos contes à dormir debout peuvent satisfaire les quelques vieilles femmes en jupons et en culottes qui vous lisent, mais ils ne font certainement pas impression sur le commun de la population de St-Hyacinthe, qui aime à connaître la vérité même quand elle ne flatte pas son goût.M.Chartier voudra-t-il méditer un moment sur les données suivantes.Les six-septièmes environ de la population de la province de Québec sont catholiques, par conséquent voient la charité publique être exercée par des congrégations ; un septième environ est protestant.Il en est de même sous le rapport de l'instruction.Que M.Chartier aille à Montréal examiner les hôpitaux protestants, et il fera rire de lui s\u2019il ose prétendre qu\u2019on ne peut pas les comparer sous le rapport du nombre et de l'aménagement aux hôpitaux sous le contrôle des congrégations.Qu'il aille rendre une visite à l'université McGill, au collège McDonald et qu'il vienne donc prétendre que l'instruction à la disposition de nos frères séparés est intérieure à celle qui nous est offerte par nos congrégations ou nos ordres religieux de toute espèce.Rendons hommage à ce que nos congrégations font, mais ne mettons pas notre populaticn sous l'impression qu\u2019en dehors d'elles il n\u2019y a rien du tout sous le soleil.Elles en viendront à des exigences de la nature de celles des Sœurs Grises, qui demandent à notre ville quatre mille dollars pour du terrain que tout particulier aurait été satisfait de céder gratuitement, comme l'a fait la compagnie du Crédit Maskoutain et comme l'ont fait les Pères Dominicains.Si vous voulez savoir ce que c'est qu'un plat adulateur et un vil menteur, lisez ce qu'écrit M.Chartier à la fin de son article On nous pardonnera ces expressions, mais nous ne pouvons pas en trouver d'autres pour rendre notre idée.Voici ce qu'il dit: \u2018\u2018Et pour terminer sa dernière argumentation, \u201cle Clairon fait son appel au souvenir de la générosité des Pères Domi- \u201cpicains.Non, mais c'est à crever de rire.Les Pères Dominicains \u201cque le Clairon soupçonnait hier de tous les crimes sont maintenant des modèles de générosité, des amis !\u201d Nous n'avons jamais parlé de la générosité des Pères Dominicains, Nous avons dit que les Sœurs devaient faire co que les Pères Dominicains ont fait, céder gratuitement le terrain nécessaire à l'ouverture des rues ; nous n\u2019avons jamais prétendu que les Pères Dominicains avaient fait preuve de générosité en cédant ce terrain, et M.Chartier ne parle de générosité tout simplement que pour nous décocher un trait venimeux.Pour pous mettre.en mauvaise posture avec le clergé et les castors, il dit que nous avons soupconné les Pères Dominicains de tous les crimes, Ceci est un pur libelle fait avec intention de nous nuire, a nous défions M.Chartier de trouver un seul paragraphe d'au- eun de nos articles donnant lieu à pareille affirmation de sa part.S'il ne peut pas prouver son aflirmation qu'il se rétracte.Nous comprenons que les Pères Dominicains sont de {gros clients pour une imprimerie, et nous savons aussi que M.Chartier a les yeux sur eux pour enlever à son confrère du Courrier l'impression du grand et du petit Rosaire.Nous ne lui permettrons pas cependant de s'attirer de la clientèle en nous calomniant, comme il le fait pour aduler ses clients en perspective.Si pour être umis des Pères Dominicains il faut être aussi plat valet que l'est M.Chartier, nous renonçons pour toujours à leur amitié.En voyant les courbettes intéressées de M.Chartier les Pères Dominicains, qui sont gens forts avisés, se rappelleront le proverbe anglais qui dit : À friend in need, friend indeed.Un ami qui a faim, c\u2019est un véritable ami.v c'est & en crever de rire ; les Pères crève en leur compagnie.M.Chartier écrit presque à-chaque paragraphe de ses articles .Dominicains ne voudront pas qu\u2019il Ils ne craindront rien de l'ampleur de sa pensée, mais ils se défieront de celle de sa panse.TRIBUNE LIBRE \u201cSu or, ne supra crepidam.\u201d \u201cCordonnier, pas plus haut que la |chaussure.\u201d Vraiment, il y a des gens qui out du culot.Je n\u2019en veux pas d'autre preuve, que l'élucubration écheveléo publiée par la \u201cPatrie\u201d du 30 mai dernier, sous le titre: \u201cAvertissement d\u2019un Conservateur, par l'ineffable M.Elméric Bazinet, ex-candidat conservateur dans le comté de Bagot, défait aux dernières élections provinciales, M.Bazinet débute en annonçant qu'il revient de Winnipeg.Ceux qui connaissent notre ex-candidat, qui savent à Inquelle source purefil.puise ses informations et ses opinions, se sont dit en lisant l\u2019entre- tuent il fallait qu\u2019il ait une bien forte dose de suffisance, pour quêter ainsi quelques lignes à un journal, dans le but de se faire une petite réclame en faveur d\u2019une popularité qui est encore toute à faire.Malheureusement pour lui, notre ex-candidat n\u2019a pas encore atteint au degré d'importance et de renommée où d\u2019autres sout parvenus, et qui, de ce fait, sont harcelés presque jour et nuit par d\u2019impor- tuus reporters; il lui faut lui-même, pour se faire de la réclame et se donner une importance qu'il n\u2019a pas, faire la chasse aux reporters.Mais en fait de chasse, il s\u2019y con- nait, notre ex-candidat; dès sa plus tendre enfance, on ne lui connais- saib pas de rival à la carabine; et depuis sa renommée de chasseur s'est augmentée avec les années, et s\u2019il s\u2019est décidé, en mai dernier, à abandonner la chasse pour la politique, co n\u2019est que l\u2019expectation d'une vie plus régulière et d\u2019un revenu annuel de $1500.60 qui l'a pour ainsi dire arraché à son premier métier.Sous des dehors rustiques, notre ex-candidat cache un cœur qui n'est pas ouvert aux préjudices, filet dela \u201cPatrie\u201d, que certaine-.AUTOUR D'UNCAVERTISSEMENT AUX GONSERVATEURS DE BAGOT ,1l n\u2019est pas ce que des mauvaises langues appelleraient un fanatique.Loin de là.Preuve, ce fait, qu\u2019il nous avcue avec la candeur angélique qui lui est coutumière, qu'il à lu dans le \u201cCanada\u201d, remarquez bien, dans le \u201cCanada\u201d, que les chefs conservateurs du comté de Bagot, avaient organisé ct tenu une assemblée anticonscriptionnis- te dans le comté.Lui, l\u2019un des chefs conservateurs, \u201cLe Chef\u201d, (du moins il le prétend) d'un grand comté.condescendre à lire le \u201cCanadn\u2019, cette sale feuille vendue corps et âme aux intérêts libéraux.Oh! quelle magnanimité dont seul un candidat battu saurait être capable ?Done Le Cunada lui à appris que MM.Sylvestre et Léveillé, pygmées politiques, ex-candidats conservateurs, ont tenu une assemblée anticonscriptionniste dans Bogot.Notre ex-candidat n'y voit plus clair.Ilen a des haut-le-cceur.\u201cQuoi, se dit-il, la réélection de M.Edmond Marcile?ce député nulle- lement désirable à mon sens?\u201d.C'en est trop.Ca frise l'apostasie politique et le pire des crimes.Quelle infamie en effet, pour MM.Sylvestre et Léveillé que d'avoir osé se faire une opinion par eux- mêmes, sur une question d'intérêt nationai comme la conscription?Quelle audace que d\u2019avoir tenu une assemblée de protestation contre la conscription sans attendre que lui, le \u201cgrand chef\u201d, soit revenu de Winnipeg, sans avoir jugé à propos de le consulter sur une question d'une importance aussi primordiale?Quel orgueil bouffi que d'avoir osé penser à l'encontre de nos despotes conservateurs d'Ottawa, eux, deg bons conservateurs.C\u2019est incompréhensible, Non, M.Bazinet, ce n'est pas incompréhensible, C'est que, voyez- vous, M.Bazinet, tous comme vous ne sont pas nés \u2018\u2018moutons\u2019\u2019.Vous êtes un mouton politique et vous en êtes fier, puisque vous l'affichez dans les journaux.Mais soyez convaincu qu'il se trouve encore des gens, dans lo comté de Bagot comme dans les autres comtés de la province, (et ils l'ont bien prouvé au mois de mai 1915) qui raisonnent par eux-mêmes, qui ont des opinions qui ne leur sont pas imposées, mais qu'ils se font eux-mêmes, sans les aller chercher comme vous dans les colonnes de quelque journal vendu, ni les tenir de poli- tiqueurs éhontés comme ceux dont vous endossez si servillement la politique.Notre ex-candidat, grand chasseur devant le Seigneur, est encore ce que Tancréde Marsil appelle un \u201cexpert-gaffeur\u201d.Ecoutez plutôt: \u201cS'il en est un, dit-il, qui devrait protester hautement contre une mesure préconisée par sir R.Bordon ce devrait Edmond Marcile, candidat = oppositionniste dans Bagot; cependant je n\u2019ai pas vu qu\u2019il ait tenu une assemblée anti- conscriptionniste pour prendre une attitude tranchée devant ses électeurs.Il attend et garde un silence prudent.\u201d M.Bazinet, vous venez de montrer une fois de plus quel abime insondable vous sépare du bon sens; vous nous avez prouvé du méme coup qu'il est infini le nombre de volumes que l\u2019on \u2018pourrait écrire, non seulement des choses que vous ne savez pas, mais même de colles que tout homme qui n\u2019a ln quart de la suflisance dont vous êtes bouffi, sait parfaitement, mais que vous, M.Bazinet, vous ne savez pas.Tout d'abord, M.Marcile n'est pas candidat oppositionniste dans Bagot: il est le député du comté, Il diffère en cela de vous, comme sur mille autres points d\u2019ailleurs, que vous sorez éternellement candidat, sans jamais être élu, et que lui il à su déjà gagner et s\u2019en montrer digue, et gagnera encore malgré vous et vos suppots, la confiance quo le peuple do Bagot refusera toujours à un oiseau de votre plumage.Ensuite, point n\u2019est besoin, point n\u2019était besoin pour M.Marcile de tonir une assemblée anti-conscrip- tionniste dans Bagot pour faire connaître à ses mandants, son attitude sur la conscription et sur les autres problèmes d'intérêt capital à l'heure présente.Dès le 10 mai dernier, dans la Chambre des Communes à Ottawa, M.Marcile prononçait uu discours, qui a été commenté par les journaux du 11 mai, où il énonçait sa politique sur les événements du jour; il disait entr'autres choses: \u201cIl est bon avant d'aller plus loin, de prendro un moment de réflexion, et de so demander si réellement nous n'avons pas fait assez ; et si notre devoir le plus sacré n\u2019est pas do travailler de tout notre pouvoir pour obtenir le résultat que l\u2019on nous demande, c'est-à- dire mettre en état de rapporter, toute l'étendue cultivable de la terre, et travailler à lui faire rendre le plus possible.Que faut-il pour ce réaultat ?Premièrement, il faut ensemencer la terre; pour ce travail il nous faut le main-d'œuvre, il faut.cesser tout enrôlement pour la guerre, garder au pays tous ceux qui sont actuellement enrôlès former des bataiilons pour la vie- toire en enrôlant tous ceux qui sont disponibles, et seraient volontaires de s\u2019enrôler pour le travail sur la terre.(Hansard, 11 mai 1917, page 1410, édition non révisée.) Ces paroles de M.'Marcile, qui dès le 10 mai dernier, avant même que Sir R.Borden aît ouvert la boîte de surprise dans laquelle les autocrates de Dowing Street nous envoyèrent la conscription, se prononçait et cela parce\u2019 que le bien économique du pays en dépendait, contre tout enrôlement, même volontaire, ces paroles de M.Maroile ne sont-elles pas une garantie qu\u2019il saura voter contre le néfaste projet de conscription de votre chef arbitraire, M.Borden, s'il perd la téte.au point de s\u2019aventurer à le présenter.Cette attitude de M.Marcile,.vous ne la connaissiez pas, M.Bazinet, vous êtes si peu renseigné, mais les électeurs de Bagot lu connaissent, eux, de même qu'ils connaissent votre attitude à vous, qu'ils qualifient du plus bas à-plat- ventrisme dont jamais ils n\u2019ont eu de plus saisissant spectacle, De tout ce qui précède il faut conclure que M.Marcile a pris \u201cune attitude tranchée devant ses électeurs\u201d, puisqu'il s\u2019est bel et bien - prononcé dès le 10 de mai contre toute participation future à la présente guerre, tant au point de vue militaire qu'au point de vue économique ; tout notre effort doit être tourné vers la terre pour sauver le monde de la famine qui le menace, Il no garde done point le silence prudent que vous dites.Il n\u2019a pas besoin de faire d'assemblée de protestation, lui.Mais ceux qui doivent en faire, ce sont vos amis Sylvestre et Léveilly, Sylvestre \u2018 surtout, qui ont tant et tant parlé en 1911 contre la néfaste marine de Laurier, contre toute contribution\u2018aux guerres de l\u2019Empire, et qui ont tout avalé depuis, l'impérialisme outré de Borden, jusqu\u2019à ce projet do conscription, que leur estomac, moins habitué que le vôtre, peut-être, aux faveurs ministérielles, n'a pas pu digérer.Dans la dernière phase de sa communication à la Patrie\u201d, M.Bozinet nous enseigne par exemple que l\u2019on peut n'avoir pas plus de logique qu\u2019un moulin à coudre, et cependant avoir la prétention d\u2019en avoir ; que l\u2019on peut prétendre reprocher logiquement à autrui comme une infamie ce que l\u2019on considère comme de bonne politique et tout à fait correct pour soi-même.Eo effet, il dit: \u201cAyant fait la lutte aux dernières élections provinciales (il ne rappelle pas qu\u2019il a été battu, c\u2019est connu), jai peut-être le droit de m'estimer moi aussi, comme l\u2019un des chefs conservateurs de Bagot, et pour ma part, j'aurais préféré attendre de connaître la teneur du bill de Sir R.Borden et attendre les raisons qui l\u2019appuient, avant d'afficher une attitude officielle au nom d\u2019un parti\u201d.Est-ce assez illogique ?Au (Suite & la page 2) que its farted ALR 1a ET or roma, \u2014\u2014 pa a ee A ES (Suite de 1ère page) commencement de son épitre, M.Bazinet blâme M.Marcile de n'avoir \u201cpas pris une attitude bien tranchée devant ses électeurs.\u201d À la fin, quelques lignes plus bas, il déclare qu\u2019il est sage d'attendre de confiaitre la teneur du bill avant de le discuter.Pourquoi M.Bazinct, je vous le demande, blamer ainsi M.Marcile .Ne sortez pas de votre sphère; vous avez quitté votre premier mésier, la chasse, pour la politique.Ce fut votre première faute.L\u2019électorat intelligent, pour votre plus grand bien, vous à remercié de vos services et vous a renvoyé à la seule vocation ou vous puissiez vous distinguer : la chasse.Que ce soit la chasse au caribou, à I'orignal, ou au buffalo dans l'ou- | La Fête Nationnale On nous anponce que, À l'occasion de la fête de St-Jean-Baptiste, dimanche prochain, 24 juin, il y aura, si letemps le permet, concert en plein air, au Patronage, au Kiosque des Jeunes Gens.Le public est gracieusement invité.L'entrée est libre et gratuite.de n'avoir pas tenu une assemblée antitonseriptionnisto dans son com- | té, avant que le bill de conseripti- on soit déposé sur lu table de la Chambre des Communes, et de n\u2019a- \u2018 voir pas dénoncé encore devant ses électeurs un projet qu'il ne connaît encore que dans son principe, | principe contre lequel il s'est pro- | noncé sur le parquet même de la Chambre des Communes, pourquoi dis-je le blamer, quand vous prétendez vous-même qu\u2019il eut été préférable pour vos amis Sylvestre et Léveillé, d'attendre de connai- tre la teneur du bill et les raisons en sa faveur pour se prononcer sur son mérite.Pourquoi le blä- mer quand vous gardez vous -méme un silence plus prudent chez vous qu'il a pu vous le paraître chez M.Marcile ?Pourquoi ne pre- Nez-vous pas vous-même cette attitude bien tranchée que vous priseriez tant chez M.Marcile.Pourquoi ?Je vois vous le dire, moi, parce que je sais que vous ne l\u2019avouerez pas vous-même.C'est que vous ne savez pas encore, de quelles raisons vous pourrez bien justifier votre attitude de conscripti- oniste aux électeursde Bagot qui s'y opposent en masse ; car l\u2019on sent quo vous êtes en favenr de cette iniquité politique qu'est l\u2019imposition de l\u2019enrôlement obligatoire pour service en dehors du Canada sans que le peuple de ce pays soit consulté au préalable, que la sagesse que vous prétendez montrer en attendant de connaître la teneur du bill, n\u2019est qu'une manière à vous de préparer vos gens à votre volte-face, non je veux dire à votre servilité.Alors comme d'habitude, en eunuque soumis vous demandez à vos \u201cmaîtres\u201d, d'Ottawa de vous \u201cdire quoi dire\u201d.Pour ma part j'aurais préféré attendre les raisons qui l'appuient (le bill) avant d'afficher une attitude au nom d'un parti.\u201d Ÿ a-t-il plus ignoble sorvilité ?Y a-t-il plus basse soumission ?Vraiment M.Bazinet, l'indépendance n\u2019a pas été faito pour vous.Etre homme, du moins le prétendre, et avoir assez peu d'amour propre, assez pou de respect de sa coudi- tion d'être raisonnable, pour rendre sa raison à un groupe de ropus de pouvoir comme ceux dont les/ ambitions nous gouvernent à Ottawa, il faut être M.Bazinet, un assoiffé de pouvoir, comme vous l\u2019êtes, M.Bazinet, l'attitude que vous affichez, c'est la vôtre, la vôtre seule, ct ne prétendez pas l'imposer aux conservateurs de Bagot.Ils se sont d'ores et déjà prononcés contre vous.Car veuillez croire que les conservateurs do Bagot sont assez intelligents pour voir le but de votre zèle intompestif, Ils savent que vous êtes le plat serviteur d'un gouvernement dont vous recherchez les faveurs.A ces fins, il vous faut cortainement faire des actes de foi bien vive, si vous voulez que l\u2019on vous nomme \u201cAgent d'Immigration\u201d, comme vous le convoitez.Travaillez pour votre clocher, c'est votre aftaire, Mais de grace, ne venez plus essayer de rendre solidaires de vos serviles courbettes, les électeurs de Bagot, qui n'ont que faire de vous Ils vous ont dit en mai de l'année- dernière ce qu'ils pensaient de vous: Ils vous ont bouté hors\u2019 du comté, } n\u2019y revenez plus.Et surtout, ne les importunez pas.A ay est d'où vous revenez, ou que ce soit la chasse nux faveurs minis- Personnel térielles et aux places gouverne- _ mentales à Ottawa l'électorn vous! M.J.S, Girouard, de cette ville, verra d\u2019un bon œil à la condition | est allé à Ottawa, la semaine der- que vous chassiez.Un poète fran- | nière, en voyage d'affaires.Il à çais a dit : été l'hôte de M.L.J.Gauthier M.P., au Château Laurier, et a visité M.H.Chagnon, ex-facteur d'orgues, anciennement de la maison Casavant et Frères de St- Hyncïnthe, et demeurant actuellement a Ottawa.Il a fait un excel- UN ELECTEUR DE BAGOT.| lent voyage.\u201cNe forçons pas notre talent, Nous ne ferions rien avec grâce ; Jamais un lourdeau, quoiqu'il fasse, Ne saurait passer pour galant\u201d, Tenez vous le pour dit.\u201c\u2018Cordonnier pas plus haut que la q .chaussure, LA BANQUE NATIONALE CINQUANTE-SEPTIEME RAPPORT ANNUEL 1917 \u2019 Mercredi, le 13 juin, à $ heures p.m., In cinquante-septième assemblée annuelle des actionnaires de La Banque Nationale à eu lieu dquis les bureaux de la Banque.Etalent présents: MM.Rodolphe Audette, J.-B.Lallberté, Victor Châteauvert, Nazaire Fortier, Charles l\u2019ettigrew, Nup.Lavole, Révd Tancrdde-J.Paquet, MM.Thomas Breen, Alex.Blouin, It-col.Chs-A, Chauveau, J.-F.Dumontier, N.-Arthur Drolet, I'ierre Drapean, A.-S.Garnenu, Charles Grenler, NP, Elzéar Labrecque, M.D.M.A.Jabrecque, J.-B.-E, Letellier, J.-A, Matlloux, Adjutor Rivard, Jos.-O.Samson, T, Savard, Zotlque Turgeon, Cyrille Tessier, N.P., Gev.-V.Tessier, L.-P.Thibault, ete, ete.M.Rodolphe Audette fut appelé à présider l'assemblée et M.P.Lafrance fut prié d'agir comme secrétaire.Avant de procéder à In lecture du rapport annuel, les messieurs dont les noms suivent furent élus serutateurs, savoir: MM.N.-Arthur Drolet, Charles Grenier, N.L., ct Adjutor Rivard.Le président donnu alors lecture du rapport suivant: RAPPORT DU BUREAU DE DIRECTION à Messieurs les actionnaires, Nous avons l\u2019honneur de vous soumettre le résultat des opérations de la banque pour l\u2019année terminée le 30 avril 1917, suivant l\u2019état de Profits et Pertes cl-dessous : La Balance au crédit de Profits et Pertes, le 29 avril 1916.000 00 000 0000 0 00 0 4 5000 § 04,843.25 Les profits de l\u2019année, après avoir pourvu pour les intérêts acerus sur dépôts et pour les dettes mauval- ses et douteuses .+ + + + + + + + + 6 417,622.58 Formant In somme de .+.«+ + + + + eo § 472,465.53 Qui a été appropriée comme suit: à Dividendes trimestriels, au taux de S% par année (soit 20, payable les ler noût, 2 novembre, ler février et ler mai) .+ + + + +.§ 160,000.00 À Fonds de Réserve ree + ee a ee» 100,000.00 à Dépréciutions sur valeurs et contingents .+.© 75,000.00 à Fonds de l\u2019enslon 2.2.2 2 + + + + + + =.50,000.00 À Taxe de Guerre sur Cireulution .+ + = 20,000.00 À Fonds l\u2019atriotique .+ + + + + + + + 7,500.00 412,500.00 Laissant au crédit du compte de Profits et Pertes une balance de + + «+ ec + + + + + a 6 $ 059,905.83 Nous ne vous cachons pas, messieurs, ln satisfaction que nous éprouvons de mettre devant vous, non seulement ce compte de Profits et Pertes, qui est le plus Leau que In banque à jamais montré, mals aussi le bilan qui vous sera lu dans ua instant et qui, à part une progression générale qui est très considérable, démontre aussi que notre réserve n atteint un montant égal à notre enpital.C'est l'œuvre de vingt-deux ans d'administration de In banque confiée à vos directeurs d'alors, les mêmes aujourd'hui, à part deux qui ont remplacé les disparus et qui ont travaillé avec les autres pour le même résultat; In réorganisation et la solidification de 1a principale institution québecuise et canadienne-française.En 1895, In banque uvait un capital de $1,200,000.; aujourd'hui, ce capital est de $2,000,000 ; elle n'avait pas de réserve: nous avons $2,000.000.de réserve, montant égal au capital; les dépôts alors de $2,382,107 sont de $27,018,301.28; les prûts de toute nature, alors de $3,200,651, sont maintenant de $29,085,099.44; l\u2019actif, de $4,167,812, est aujourd'hui de $30,500,248.42.° L'orguell que nous éprouvons d'avoir atteint le but que nous avions en vue est bien légitime, car nous avons justifié votre conflance et donné à notre ville et à notre province une Institution en position d'aider à leur développement et dont 1'influence bienfaisante se fait sentir partout où nous sommes établis.Nous avons ramené ln banque dans les sentiers tracés par les fondateurs, c'est-à-dire l'aide au petit commerce et à l'agriculture.On un prétendu que les banques établissaient des bureaux à In enmpugne pour drafner le capital et l\u2019employer duns les villes, C\u2019est une grave erreur en ce qui nous concerne; les prêts ralsonnables aux cultivateurs sont accueillis avec empressement par nos gérants, qui ont instructions de les favoriser, et vous ne trouverez pas, duns toute In province, cing cultivateurs qui peuvent avoir raison de se plaindre d'avoir essuyé des refus d\u2019escompte pour les choses se rapportant À leur ferme, comme l'augmentation de leurs troupeaux, les grains de semence et autres besoins que rencontre un cultivateur dans son exploitation.Comme Intermédiaires auprès des cultivateurs, nos économistes et nos gouvernants trouveraient dans les banques, telles que constituées, organisation la plus cilience.Suns vouloir disséquer le bilan de cette année, vous nous permettrez de mentionner l'item des dépôts, qui, À $27,018,301.28, accuse une nugmentation de $5,408, 335.43, c'est-à-dire près de 23% sur l\u2019un dernier, ce qui nous a permis de donner un aide ctlicace nu commerce, À l'industrie et à l'agriculture, et nusst contribué à porter durant l\u2019année, jusqu\u2019à $3,300,000.nos prêts de guerre au Gouvernemient.Notre succursale de l'aris a légèrement augmenté ses dépôts ct cela, en dépit des souscriptions patriotiques de nos déposants aux emprunts français, ce qui laisse entrevoir de grandes possibilités d'augmentation pour après la guerre.Cette succursale, rémunératrice depuis déjà plusieurs années, le sera davantage quand viendra la paix.Les autres items du bilan démontrent une position envinble ct des prêts bien divisés.L'item Edifice et Ameublement est plus élevé de $122,000 sur l'an dernier, Celn est dû à l'uchat de propriétés et à In construction à Chicoutimi, Mont-Joli, New-Carlisle, Cap-Saint-Ignace, Grand'Mère, Ilull et Belvédère, achats et constructions que nous avons cru devoir faire dans l'intérêt de la Lanque.Daus le cours de l'année, 5 shiceursules ct 23 sous-agences ont Gté ouvertes et 8 sous-ngences fermées, ce qui donne actuellement SI succursales et 155 sous-agences.Le montant de $50,000 versé nu Fonds de Pension de nos employés peut vous paraître un peu élevé, mais nous avous cru être justifiables d'agir ainsi en leur faveur.Cette nnnée, nous atteignons un chiffre de réserve égal À notre capital : cette position enviable, nous l'avons atteinte avec leur uide, et ce Fonds de Pension ayant été constitué avec l'assentiment des nctionnaires, 11 est de notre devoir et de notre intérêt de le soutenir comme font les autres banques.Cette année se prêtait à un il effort de notre part.Blen que La Banque Nationale soit une des plus nnclennès banques du Canada, nous sommes une des dernières À avoir mis cette fondation en opération.Par ce versement, nous avons placé ce fonds sur une bonne buse ct avec les versements annuels ordinaires, il se soutiendra parfaitement pour le plus grand bien de ln banque et de ses employés.L'an dernier, nous vous disions qu\u2019aussitôt que notre réserve serait égale au capital, nous augmenterions le dividende; c'est ce que nous ferons nu ler noût prochain : le dividende sera sur In base de 9 pour cent par an.Une grande prospérité a régné dans toute la Province; nous en avons cu notre bonne part; mais nous çroyons sincèrement que nous devrious nous préparer pour ~ .\\.une dépression considérable ct avant qu\u2019il soit longtemps; la prudence est nécessaire en tout temps, mais, dans ces temps de guerre, elle doit être plus que jamais à l\u2019ordre du jour.Nous n'avons pns l'intention de faire de prédiction ni de faire de l\u2019économie politique dans ce rapport, muis nous constatons qu\u2019il est anormal qu'au milieu des désastres qui ruvagent l'Europe, notre puys, le Canada, joulsse d\u2019un si grand bien-ître, Comme çe qui est anormal ne peut durer, soyons sur nus gardes, préparons-nous pour l'avenir.Que notre peuple, qui Gconomise peu, réfléchisse et retrunche sur ses dépenses inutiles; sur ses extravaganees de vie que nous voyons tout autour de nous.Tes voix les plus autorisées parmi les membres de l\u2019Assoclution des Banquiers, appuyés par le Ministre des Finances, conseillent aux banques d'être prudentes, de restreindre les crédits et ne s'engager que le moins possible dans les entreprises nouvelles.Les banques se rendent compte de cette nécessité de Ja prudence; nous comprenons aussi qu'avant ln fin de la guerre, le Gouvernement aura besoin de l\u2019aide des banques: nous devrons faire notre devoir et lu lui donner duus lu mesure de nos forces, : A part lan taxe de guerre de $20,000, sur notre circulation, nous avons encore, cette année, contribué $7,500, au Fonds Patriotique, œuvre wéritoire, digne de l'encouragement des citoyens et des institutions.Nous espérons, quand nous viendrons devant vous l'un prochain, le faire dans un temps de paix, de paix victorieuse obtenue par les armées de la civilisation ct de I'humanité, .L'inspection ordinaire de tous nos bureaux a été faite avee soin et nous devons des remerciements à notre personnel pour son zèle et son intelligence dans l'aecom- plissement de son devoir.R.AUDETTE, Président.II.LAVOIE Gérant Général.Québee, 13 juin 1917.BILAN AU 30 AVRIL 1917 PASSIF Billets en circulation .+ + + + + + + Dépôts puynbles après avis 2 2 2 + + + + 6 $10,976,:159.86 .$ 3,591,956.00 Dépôts puyables à demande .G,403,708.-46 e Dépôts ailleurs qu'au Canadu, payables après avis 1,238,112.96 27,618,301.28 Dividendes non réclamés © ©.+ + + + 6 74455 Dividende payable le ler mal PL.2 .« + 0 40,000.00 40,744.00 Da à des ngences de ln banque en pays Gtrangers .33,1-48),04) Billets payables .006 6 0 + + + +» 1,200,000,00 Acceptations sur lettres de crédit 2° 2 + + + = 30.9065.00 Autres responsubllités .+.+ + + + + + + + =» 51,166.67 1,285,280.76 Total du Passif envers le publie .£32,536,282.59 Capital versé .+ « +.+ + + 2 « « « 200000000 Fonds de Réserve «© 2 + + + + + + + « « « 200000000 Compte de Profits et Pertes .« « .+ + + + = $9,965.83 4,059,965.83 $36,500,248.42 ACTIF Espèces « + + +4 + + + so so + eo 2 + = + $ 240,805.94 Billets de la Puissance .eee ee ee 101377055 Dépôt aux réserves centrales d'or .+.+.+.1,200,000.00 \u2014_\u2014 § 3,354,045.69 Billets de banques canadiennes ©.2 + + + + + + 428,075.00 Chèques sur autres banques .+ + + + + + 120014838 DA par d'autres banques au Canadu .+ = 653,03 Da par des agences de ln banque dans le Royaume-Uni 59,355.06 Dû par des agences de In banque en pays étrangers .58S.6G62,06 2,276,595.33 Dépôt au Gouvernement de lu Puissance en garantie des billets en cireulation .+ + = 100,000.00 - Valeurs des gouvernements Fédéral et Provinecinux .\u2014 1,500,000.00 Effets de municipalités canudiennes, effets britanniques et étrangers 2 2244 + + + + 0 + + 2,849,007.00 Obligations de chemins de fer ct autres .1,049,000.74 Prêts à demande sur actions et débentures .ZAGTSLHS \u2014\u2014\u2014\u2014 §,245,841.32 Total des Ressources immédiates .2.2 © Prêts courants, escomptes ct avances au public (moins rabais d'intérôt, $55,000.00) .+.+.20,683,320.33 $13,877,3682.34 Préts courants, ailleurs qu'au Canada .+ = 250,000.00 Billets et effets de commerce escomptés, en souffrance (pertes pourvues) 2 +4 +4 +4 + ++ + + + 0 23,012.62 Engagements sur lettres de crédit .40,905.00 Immeubles appartenant à la banque (autres que les édifices de la banque) .+ + + + + + + 0 275,040.69 Hypothèques sur immeubles vendus par la banque , 227,210.48 \u2014_\u2014 21,490,158.12 Edifices de 1a banque ct ameublements .+ + + +.1,1387,ST4.24 Autres ressources + + + + + + + + + + + + 90,860.72 1,228,707.96 $36,506,248.42 N.LAVOIE, R.AUDETTE, .Gérant Général.Président.Conformément aux sous-sections 19 et 20 de la Section 56 de l'Acte des Banques de 1913, et en ma\\qualité de vérificateur de La Banque Nationale, j'at l'honneur de vous soumettre le rapport suivant : Pai compuré le bilan el-dessus avec les livres et les comptes tenus au Bureau- Chef de Ln Bunque Nationale et avec les rapports certifiés reçus de ses différentes succursales À lu date du 30 avril 1917 ; j'ai constaté l\u2019argent en caisse ct vérifié les garanties et autres valeurs au Bureau-Chef ainsi qu'à trois des principales suceur- sales de In banque et, après avoir obtenu toutes les informations et explications qui m\u2019étaient nécessaires, je puis certifier que, d'après moi, ce bilan démontre un exposé fiddle ct exact de l\u2019état de affaires de cette banque jusqu'à la date du 30 avril 1917.J'ui, de plus, dans le cours de l'année écoulée, contrôlé la caisse ct vérifié les valeurs dans certaines succursales de la banque ainsi qu\u2019à son Bureau-Chef, ct le ai trouvées en tout conformes aux Cerltures s\u2019y rapportant dans les livres de û banque ct de ces succursales.Je dois de plus mentionner que les différents employés de la banque m'ont fourni, Ÿ mon entière satisfaction, tous les renseignements nécessaires concernant les affaires de ln banque cet les transactions faites par eux, et je considère que toutes les opérations venues À ma connnissance sont en tout conformes aux pouvoirs de cette Banque.OCT.BELANGER, L.I.C.Québec, le 21 mal 1917, Vérificateur.Proposé par M.Rodolphe Audette, secondé par M.T.-B.Laliherté: Que le rapport du Bureau de Direction, ainsi que les états annexés, qui viennent d'être lus, soient approuvés, publiés et imprimés pour l'usage des actionnaires.Adopté.Proposé par M.Charles Grenier, N.P., secondé par M.N.Arthur Drolet : Que, prenant en considération l'augmentation considérable des affaires de la banque, In responsabilité qui en découle, de même que Ia prospérité de l'institution, i] soit résolu que In rémunération du Bureau de Direction, de huit mille piastres ($8,000.00) depuis 1909, soit à l'avenir de douze mille piastres ($12,000.00) par an.Adopté.Proposé par M.Zotique Turgcon, secondé par M.T.-A.Mailloux: Que M.Octave Bélanger, comptaiie dûment qualifié suivant la section 56 de l\u2019Acte des Banques, soit nommé vérificateur de In banque pour l'année 1017-1017.Adopté.On procédn cusuite à l'élection des Dirceteurs, et les messieurs dont les noms suivent, ayant obtenu le plus grand nombre de votes, furent élus, savoir: MM.Rodolphe Audette, J.-B.Laliberté, Victor Châteauvert, Nap.Drouln, Naz, Fortier, Chas Pettigrew et Nap.Lavoie.ro \u2019 Le Président laisse le fauteuil, ct M.A.-S.Garneau ayant été appelé à le remplacer, il est proposé par le Révd Tnucrède-J.Paquet, secondé par M.Zotique Turgeon: Que des remerciements solent votés à M.le Président et à MM.les Dirocteurs pour les services rendus aux actionnaires durant l\u2019année écoulée.Adopté.Proposé pat M.J.-F.Dumontier, sccondé par M.Thomas Breon : Que des remerciements des actionnaires ici présents sont dus ct offerts à M.Rodolphe Audette, pour services qu\u2019il n renus à In présidence de cette assembiée, ainsi qu'À messieurs les serutateurs et à M.le Secrétaire, dans l'exercice de leurs devoirs respectifs.Cette motion est approuvée ct l\u2019assemblée s\u2019ajourne.R.AUDETTP, P.LAFRANCE, Président.Secrétaire Québec, le 13 juin 1917.A une assemplée des Directeifrs, tenus le même jour, M.Rodolphe Audette a été réélu président et M.J.-B.Lallberté, vice-président de la bauque pour l'année courante.P.LAFRANCE, .Secrétaire. FTTTSTTTIT \u2018 .2 ddd Bdded 3 3 3 di M + + +} oe + + LE BAL DES ATOMES 3 Un rayon d\u2019or qui se faufile Aux interstices des volets Fait danger une longue file De petits atomes follets.} C\u2019est une pousisère vivante, Qui monte, monte incessmnment, Puis redescend toujours inouvante, Dans un éternel tournoiement.Elle tourbillonne et s'envole Comme un peuple de moucherons, Au soleil elle farandole Et fait des fugues et des ronds, \u2014 Et tels d'imperceptihles gnomes De microscopiques lutins, Ils valsent les petits atomes Dans les rayons d'or des matins.Suns cesse dans cette trainée De clair soleil éblouissant, Leur troupe folle est entrainée, Elle remonte et redescend.- Ts dansent dans l'or de la bande Qui tombe, oblique, des volets, Une furtive sarabande Et de silencieux ballets.Pourquoi donc courent-ils si vite ?Dans chaqué fin rayon vermeil Est-ce un bal auquel les invite À venir danser, le Soleil ?Pourquoi font-ils cette poussière ?Ces atomes n\u2019existent-ils Que dans les filets de lumière Qu'ils peuplent de leurs grains subtils ?Non.Ces drôles de petits êtres, Que l'on distingue seulement À travers le jour des fenêtres, Font partout leur fourmillement.Et tout autour de nous dans l\u2019ombre Ces riens, sans que nous le croyons, Gambillent en aussi grand nombre Que là, dans l\u2019or de ces rayons.Ils vont, viennent.Mais d'habitude, On ne peut les apercevoir, L'air s'emplit de leur multitude : On les respire sans les voir.Leur humblepoussière en passant Ne se révèle brusquement Que lorsqu'un rai de soleil dore Leur humble poussière en passant! .Et je pense à ces pauvres dinbles \u201c Qui s\u2019agitent autour de nous, Poètes, réveurs misérables, Artistes aux grands projets fous ! Ils sont là dans l'ombre, qui riment, Qui peinont sur leurs œuvres \u2014mais C'est pour eux seulement qu'ils triment.Et vous ne les voyez jamais ! Vous ignorez leur existence À tous ces humbles faiseurs d'art, Bourgcois pleins de votre importance Mais lorsque par un pur hasard, La lueur de gloire est tombée Sur un petit groupe d'entre eux, Vous les admirez, bouche bée, Ceux-là, qui furent plus heureux ! Car ils sont comme la poussière Des petits atomes danseurs Que ne voit que dans la lumière, Les artistes ct les penseurs ! Le rayon faufilé dans l\u2019ombre, Dans lequel seul on peut les voir, Est trop étroit pour leur grand nombre, Et beaucoup restent dans le noir.Dans cette clarté d\u2019auréole, Tous voudraient bien un peu venir, Hélas, et leur désir s'affole Do n\u2019y pouvoir pas tous tenir.Ils y voudraient vite leur place, Car bientôt ils seront défunts.Mais la gloire, la gloire passe, \u2014 Et n'en dore que quelques-uns !.EDMOND ROSTAND, de l\u2019Académie française, \u2014_ i tete dede dde A EE A EEE LE FOYER ee bode D EE A ee foods dodo UN SCANDALE Yvonne Sarcey signale dans Les Annales au mépris du public, le cas d'une dame qui, se trouvant en chemin de fer, protesta contre la présence à côté d\u2019elle d'un mutilé de la guerre, et osa oxprimer la répulsion que lui causait un tel voisinage.Madame n'aime pas les bl essés! .Elle trouve inconvenant qu'on perde ses jambes sur les champs d bataille ! La vue de telles horreurs en voyage gâte ses impressions artistiqueset champêtres !.Madame est pour les choses dél ica- tes I.Un soldat qui a donné sa vie pour la France et qui porte ln trace glorieuse de ses blessures lui répugne Madame a des nausées, c\u2019est un cœur sensible.Ah ! que j'aurais voulu être présente ct qu'il aurait fait bon administrer à cette chipie la leçon qu'elle méritait.Un mot comme celui échappé de sa gorge : \u201cOn ne voit plus que deça.\u201d est un scandale., et il indique un état d'esprit qui confond la raison, et plus encore le cœur, qui est la raison de la femme.Un blessé.Mais c'est l\u2019être sucré à tout jumais.Il faudrait le saluer au passage., lui donner des tuarques de respect ., lui réserver les amcilleures places !.Il faudrait que chaque regard lui dit : Nous te trouvons beau, Ô toi que la guerre a mutilé .nous t'admirons pour le sacrifice que tu représentes, nous t'aimons, cher enfant de la Patrie, toi souffert par elle !.\u201cOn ne voit plus quede ça!\u201d fait cyniquement la Dame.Hélas ! c\u2019est une remarque douloureusement juste.car ils sont nombreux les pauvres petits que les combats on mis en pièces.qui ne tout le génie des chirurgiens, tout le dévouement des Dames blanches n'arrivent point à les raccommoder d'une façon invisible.Les uns boitent, les autres sautillent péniblement, appuyés sur leurs béquilles ; ceux-ci ont perdu un bras, ceux-là une jambe, ils sont marqués pour la vie!.Ils représentent pour nous l'impérissable souvenir des maux endurés par les poilus et de lu reconnaissance que nous leur devons, Leur vue peut arracher un mouvement de pitié ou do tendresse, ou d'admiration, mais du dégoût !.Ça ! jamais, jamais! .Cette voyageuse de deuxième classe aux apparences de dame, eût mérité, par son Aime basse, de mou- ter dans le fourgon à bestiaux .Son action déshonorait toutes les femmes, car Dieu merci, les sentiments qu'elle osait afficher mar- quatent une monstrucuse exception.Certes, les femmes ont des défauts \u2014 les hommes sont là pour le dire ! \u2014 mais,elles ont aussi un instinct de bonté qui les gouverne les plug mauvaises sont accessibles au dévouement et suivent In loi naturelle de leur cœur, qui est de soigner, consoler et aimer.Quand une créature est capable de penser comme la voisine de Quatrevaux, la honte en rejaillit sur notre sexe.,.\\ Je propose donc, chaque fois qu'un incident de ce genre se présentera, qu'on exécute la coupable publiquement, atin de lui faire passer une fois pour toutes le goût de recommencer.YVONNE SARCEY.et à la récréation.Pour travailler cet été, n\u2019allez pas vous chausser de chaussures de cuir lourdes.Portez les chaussures \u201cFleet Foot\u201d.Elles sont garanties assez solides pour supporter les travaux de la ferme.Confortables et aisées\u2014légères\u2014sensées\u2014et à meilleur marché que le cuir.- Lorsque vous sortez le soir, portez les chaussures blanches \u201cFleet Foot\u201d.Ily en a une quantité de modèles et formes différents, pour toutes les circonstances, pour le jour comme pour le soir\u2014 et elles sont beaucoup moins dispendieuses que les chaussures de cuir., » LAKESIDE La prochaine fois que vous irez à la ville, ne manquez pas d\u2019examiner les chaussures \u201cFleet Foot\u201d pour l\u2019été.211F MAXIXE BROWNIE © ATHLETE BAL 4 La Officier canadien portant sur son fpaule un obus allemand de 200 lbs.Photo gracieusement fournis par le C.P.R.Vue d\u2019une tranchée inondée Photo gracieusement fournis-par ie CP;.B2 9 Sur le front ouest\u2014Ces soldats reconnalssent une partie dea fils barbelés qu'il leur failut près d'Ovilliers, au commencement de la bataille de la Somme, Photo gracieusement fournis par 4 J, P, By traverser ANNONCEZ DANS \u201cLE CLAIRON\" ) LE BOUVREUIL Au temps où j'étais jeune fille, j'habitais avec mon père, dans la campagne orléannaise, une vaste maison, héritage de ma famille.Je qui lui donnait surtout du \u201d prix à mes yeux, c'était un bean jardin auquel nous consacrions tous nos soins, Nous étions surtout fiers do nos arbres fruitiers, dont les produits émerveillaient les pu- pulations d'aleutour.Malheureusement s'ils étaient appréciés par nous, ils no l'étaient pas moins par les oiseaux, qui venaient y opérer ae véritables razzias.J'ai toujours aimé les animaux, et.j'étais disposée à leur pardonner beaucoup de méfaits, mais ces acharués maraudeurs avaient lassé mon indulgence ct je demandai à mon père un exemple qui intimi- dit les autres.Il y avait surtout une troupe de pies qui semblait uous braver par l\u2019effronterie de son pillage.A ma prière mon père se mit en devoir de procéder à l'exécution de ces visiteurs inconnmodes.J'étais à côté de lui pendant qu\u2019il se tenait à l\u2019atfut à l'ombre d\u2019un grand arbre mais les piles avaient de la méfiance et prudement s\u2019abstennient.Tout à coup j'aperçus au-dessus de nos têtes, un point noir, c'était un épervier qui planait dans pace en quéte d'une proie.Peu à peu il se rapprochade la l\u2019es- terre, et je lu vis se précipiter à tire-d'ailes, Un pauvre bouvreuil éperdu, fasciné, poussait des cris plaintiis, incapable de'se soustiai- re aux serres de son euncmi.J'appelai l'attention de mon pe- re sur ce drame mais déjà il! avait épaule son fusil.un coup de feu partit, le bourreau et la victime tombèrent sur le sol.Le premier 3e débattait daus les convulsions de l'ayonie.J'étais p«u émue de soa sort.Je réservai toute ma pitié pour le bouvreuil dont les ailes étaient teintes de quelques gouttes de sang.L'épervier n'avait pas eu lu temps d'accomplir son meurtre: le blessé était étourdi plutôt par la peur que par les serres du bandit de l'air.Je le pris et lui prodiguai tous les soins que put me suggérer mon vif désir de lui conserver la vie.J'y réussis et bientôt mon bouvreuil suéri retrouva sa aieté ut la vivacité de se= mouvements, On s'attache aux êtres en raison mème des services qu\u2019on leur a rendus.Je me pris d'une vive attection pour l'oiseau et ne négligeai rien pour qu\u2019il ne regrettät pas la perte de
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