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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 10 août 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1917-08-10, Collections de BAnQ.

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[" nd SAINT-HYACINTHE, 10 AOUT 1817 vate, Lg .\u2018 ° \u2018 5 PUBLIÉ PAR SOURRAL HEBDOMADAIRE Sanarssant { L'Imprimerie Yamaska | (Fous 1es VENDREDIS INCORPORÉE.AUGMENTATION DES TAXES Le conseil municipal a adopté il y a quelques semaines déjà les règlements imposant les taxes annuelles à Saint-Hyacinthe.Les contribuables qui ont reçu leurs factures pour leurs impôts municipaux ont trouvé une augmentation assez considérable dans les montants qu\u2019ils auront à payer au trésor public.Les taxes spéciales ont été portées de 19 cents à 44 cents dans le cent dollars, et la taxe foncière sera à l'avenir de un dollar par cent piastres au lieu de soixante-quinze cents, telle qu\u2019elle était en ces dernières années.Quelques contribuables s'imaginent que cette augmentation considérable est due au fait que le conseil municipal actuel a entrepris une nouvelle politique d'améliorations dans les rues.Cela n'est vrai que pour une partie de l'accroissement de la nouvelle taxe spéciale.Le.raison principale de l\u2019augmentation réside dans le fait que les conseils qui se sont succédés à l\u2019Hôtel-de-Ville depuis au-delà de quarante ans, n'ont pas cru devoir administrer les affaires publiques suivant la loi qui exige que les dépenses annuelles soient couvertes par les revenus annuels, et que tout emprunt doit être payé par un fonds d'amortissement d'au moins un pour cent par année.Et la loi, en imposant ces obligations, ne suit que la dictée du bon-sens.Aujourd'hui, si nous constatons une augmentation anormale dans nos comptes de taxes, nous le devons au fait que les conseils qui ont précédé celui que nous avons aujourd'hui n\u2019ont pas suivi la loi.Dans le but de ne pas accroître le fardeau des taxes sur les contribuables d'il y a quinze, vingt et vingt-cinq ans, qui auraient pu cependant les supporter beaucoup plus facilement que les citoyens d'aujourd'hui, ces administrations ont laissé accumuler déficits sur déficits et ont négligé de mettre de côté le fonds d'amortissement nécessaire au rachat des débentures émises pour améliorations publiques, Le résultat ultime de cette politique molle a été que ceux qui ont profité directement de ces dépenses n\u2019en ont pas payé le coût et que la génération d'aujourd'hui aura à payer pour racheter des emprunts qui ont été employés à effectuer des améliorations dontla plus grande partie sont disparues.Il y a deux ou trois ans un emprunt de cent mille dollars est devenu échu.D'après la charte son paiement devait être effectué par un fonds d'amortissement qui devait être prélevé chaque année par le conseil municipal et déposé à une banque.Quand il est devenu dû il n\u2019y avait pas un sou en banque pour le rencontrer, le conseil ayant négligé de prélever le montant annuel nécessaire.Le conseil actuel n été obligé d'emprunter cent mille dollars à un taux assez élevé pour payer cette dette qui aurait dû l'être par les contribuables ayant résidé à Saint-Hyacinthe dans les quarante années précédentes,ce qui revient à dire que les propriétaires actuels font une perte sèche de cent mille dollars pour le bénéfice de ceux qui sont disparus et qui ont bénéficié de cette dépense considérable, Les déficits annuels ont aussi aggravé cet état de choses et il n\u2019y a rien d'étonnant de voir nos taxes s'élever cette année le conseil municipal étant assez sage pour respecter la loi et le bon-sens administratif.Le conseil municipal en décidant de porter les taxes au niveau où elles doivent se trouver pour équilibrer les obligations annuelles a fait preuve d'esprit public, et tous les citoyens ayant à coeur les intérêts de la la ville lui sauront gré d\u2019avoir eu l'énergie qui a manqué aux administrations anciennes.Il n\u2019y à pas de doute que si le conseil eut laissé se continuer cet état de choses, que dans quelques années le crédit de notre ville aurait été compromis à tout jamais.A l'heure actuelle la ville doit environ deux cent mille dollars qui auraient dû être payés par ceux qui nousont précédés.Ceux qui ont bénéficié en grande partie des améliorations qui ont occasionné catte dette, grâce au manque d'énergie de nos anciens conseils, ont pu rejeter sur nos épaules le fardeau de ces dépenses.Il nous faut au- jourd'hui les payer et il faut surtout qu'une politique sussi imprévoyante et aussi injuste pour l'avenir de la ville cesse.L'action du conseil municipal est un pas dans la bonne direction, et elle sera approuvée par tous les gens bien pensants.LES TITRES TROR TARD On continue de discuter à Londres de l'achat des titres honorifiques et des abus criants auxquels il peut donner lieu.Chose bizarre ! Cette discussion suit de près la nomination du baron Athelstan, né Graham et dont la noblesse se mesure, non pas au nombre de ses aieux mais au nombre de'colonnes que le \u201cStar\u201d a mises à la disposition des jingoes.Les journaux torys reviennent à la charge contre Sifton: son intervention, disent-ils, leur a fait le pire tort dans l'Ouest.Quand M.Sifton publia sa fameuse lettre, les torys l\u2019accueillirent avec empressement; ce n'est que devant l\u2019indignation populaire dans l\u2019Ouest que M.Borden et ses amis s'aperçoivent qu\u2019ils ont joué une mauvaise carte.~ DEUX BELLES REUNIONS A ST-DAMASE ET: À STE-MADE- LEINE DIMANCHE DERNIER LES ELECTEURS DE CES DEUX ENDROITS ONT APPLAUDI LES ORATEURS LIBERAUX QUI ONT DENONGE LA: POLITIQUE DU GOUVERNEMENT M.L.J.Gauthier, député deiSt-Hyacinthe ct candidat libéral dans les comtés unis de St-Hyacinthe-Rouville, a tenu, dimanche, deux importantes assemblées, l\u2019une/à St-Damase et l\u2019autre à Ste-Ma- deleine.Comme c\u2019est l'habitude dans les comtés ruraux, tous les électeurs de ces deux paroisses étaient présents et ils ont écouté avec une grande attention les orateurs qui leur ont mis devant les yeux la politique ruineuse et scandaleuse du gouvernement Borden.M.Gauthier et les orateurs qui l'accompagnaient} MM.Chs.Quérÿ et Armand Boisseau, notaire, ont été vigoureusemeht applaudis, et M.Gauthier prendra certainement tout le vote de des paroisses aux prochaines élections.La première réunion eut lieu à.St-Damase.Dans leurs discours, MM.Charles Quéry, et L.J.Gauthier ont parlé de la conscription.C'est le dernier dimanche probablement que la liberté de parole existe au pays, dézlare M.Quéry, car il est probable que cette semaine le gouvernement mettra sa loi en vigueur-et il nous faudra nous taire.La clôture existe déjà à la Chambre des Communes et maintenant nous n\u2019aurons plus droit de venir devagt l'électorat du pays défendre ce que nous croyons être la justice, sans risquer le pénitencier.En un mot nous n\u2019aurons plus le droit de parler contre la conscription, dit M.Quéry., Le vaillant tribun populaire dénonça ensuite les nationalistes de 1911, traîtres à leurs promesses et à leurs engagements de 1911.Il rappela ce scandale Rogers et son blanchissage par deux vieux juges.M.L.J.-Gauthier recommande à tous les électeurgl'union devant l'ennemi.On vous attaquera de front et de côté, dit-il, aux prochaines élections.On fera le siège de vos-ténvictions ; on vous insinuers que Laurier est aussi responsable de la conscription que Borden ; on vous demandera de voter pour des candidats supposés étre indépendants, J'espère que vous leur direz : \u201cNous connaissons cette sorte d'indépendance\u201d.Ce sera la répétition de 1911.Les bleus feront feu de tout bois ; ils tenteront de diviser pour régner.À Ste-Madeleine l'assemblée fut tenue devant l'hôtel de M.Azarie Roy.M.Armand Boisseau de St-Hyacinthe, dénonça vigoureusement l'administration conservatrice.Il prouva que le gouvernement Borden- Rogers est digne du mépris public.Il raconta par le menu les scandales de bottes, d'achats de chevaux, d\u2019Allison, de Mlle Edwards.Quel est l'homme que le peuple canadien doit tenir responsable de ces scandales, demande M.Boisseau ?C'est M.Borden.C'est lui qui a tout laissé faire et n\u2019a jamais rien dit ; c\u2019est lui qui est le chef de l'administration et qui doit rendre compte des méfaits de ses collègues.En terminant, M.Boisseau ftétrit l'alliance des nationalistes et des conservateurs.Il espère qu'elle ne se renouvellera pas.Le peuple canadien n\u2019a déjà été que trop trompé.M.Charles Quéry fut l\u2019orateur suivant.Il fit une terrible charge contre l'honorable M.Meighen, l'âme damnéo de M.Borden et le rédacteur et le défenseur de la conscription.L'orateur a aussi dénoncé sir Cliford Sifton qui, dit-il, esten train d'acheter une grande partie de la presse ontarienne et de l\u2019ouest.Ce M.Sifton est un bien triste sire.En 1911, il lutta contre la réciprocité au cri de \u201cNo trade, no truck with the Americans.\u201d Il ne faisait pas cela par patriotisme mais simplement par intérêt, pour grossir son sac d'écus qui, croyez, dit M.Quéry, à des proportions énormes, Et c\u2019est le même homme, le même Sifton, celui que Sir Wilfrid Laurier a jeté à la porte, qui s\u2019enveloppe aujourd'hui dans les plis du drapeau britannique.Il vient nous prêcher la loyauté et le patriotisme afin de diviser les libéraux de l'Ouest et maintenir la suprématie du groupe de l'argent M, Sifton accuse aussi, dit M.Quéry, ses adversaires de traitres et lance le cri de tous ceux qui détestent la langue française au Canada, le \u2018Win the War Party\u201d, cri absolument faux et hypocrite.M.Quéry parle ensuite du Baron Athelstan de Huntingdon (sir Hugh Graham) qui serait mieux dénommé le \u201cBaron de la Blaguo\u201d, dit M.Quéry, parce qu'il se sert de son journal pour ernpoisonner l\u2019opinion publique, diviser les races qui habitent le pays.Le \u201cBaron de la Blague\u201d est le prophète du jingoïsme et le \u201cStar\u201d en est l'organe.Les dernières paroles de M.Quéry sont un appel à l'union de tous les vrais Canadiens autour de Sir Wilfrid Laurier qui est le seul capable de sauver la situation.M.L.J.Gauthier & vivement intéressé ses électeurs en leur faisant une biographie de \u201cBob\u201d Rogers, puis il passe au dernier crime du gouvernemant Borden, l'achat du chemin de fer Canadien Nord, Il déclare que MM.Mackenzie et Mann, qui sont maintenant millionnaires, veulent vendre la balance de leurs dettes au gouvernement et qu'en les achetant MM.Borden-Meighan-Rogers et Cie se rendent responsables d'une somme d'environ $400,000,000.Et cela, dit M.Gau- thier, au moment ou le pays se saigne pour soutenir.plus de 400,000 soldats.LE BAILLON Nous avons toujours réclamé une plue grande liberté de la presse au Canada, particulièrement en notre province.Nous sommes done loin d\u2019approuver la clause intercalée dans la loi de conscription, par laquelle les journaux seront bâillonnés aussitôt que cette loi deviendra en vigueur.Mais, tout en joignant nos protestations à celles de nos confrères, nous sommes bien obligé d'admettre que certains journaux n'auraient pu faire pis qu\u2019il n\u2019ont fait pour amener le gouvernement à cette extrémité, sinon le justifier d'appliquer le bâillon à tous les or- \u2018ganes de l'opinion publique.L'organe attitré du nationalisme intransigeant, mesquin et réactionnaire, depuis trois ans, par la plume orgueilleuse et tranchante de son chef, n'a cessé de vomir les pires injures contre l'Angleterre et de répudier la l'rance, faisant de son mieux pour paralyser le recrutement dans la province de Québec et soulever les provinces anglaises contre nous.M.Viviani fut l'objet de son dédain autocratique lorsque cet illustre représentant de la France mit le pied sur la terre canadienne et vint à Ottawa, faire le discours mémorable que l\u2019on sait, devant la Chambre des Communes.M.Bafour ne fat pas, nou plus, épargné, lorsqu'il nous apporta la promesse du triomphe de la démocratie sur l\u2019autocratie représentée, dans la guerre actuelle, par l\u2019Allemagne et son alliée l\u2019Autriche.Et depuis qu\u2019il est question de conscription, accablant M.Borden de son mépris, et dénonçant, en même temps, Sir- Wilfrid Laurier comme dangereux, ce journal pousse ses lecteurs aux.pires excès, tente d'égarer nos compatriotes afin de leur cacher le précipice qu'il a creusé de longue main pour les y engloutir, .La preuve la plus évidente de l'œuvre néfaste accomplie par ce journal.c\u2019est que les journaux des provinces anglaises ceux de l'élément fanatique, particulièrement, et quelques autres, mal renseignés, mettent tous les Canadiens-francais dans le même sac que son directeur, M.Bourassa, affirmant qu\u2019il est le principal interprète des idées de notre race.C'est un mensonge pour les uns, un erreur grossière pour les autres, mais le résultat n\u2019en est pas moins désastreux au point de vue de notre situation, non seulement dans la Confédération Canadienne, mais aussi comme élément distinct dans l'Amérique du Nord La province de Québec est gouvernée avec sagesse par sir Lome,- s\u2019accaparer du pouvoir fut un pitoyable échec.Mais M.Bourassa et.sa bande de roquets bruyants, faisant un vacarme continuel, s'efforcent de donner le change et y réussissent surtout auprès de ceux qui sont.intéressés à nous considérer sous un jour défavorable.D'autres journaux mal avisés, partisans aveugles d\u2019une cause qu\u2019il compromettent, depuis le onze juin, date à laquelle M.Borden présenta & la Chambre des Conimunes son projet de conseription, se sont appliqués à tromper leurs lecteurs au lieu de dire simplement la vérité, dans le but de soulever, à la faveur des circonstances, tous les préjugés populaires que les vulgaires politiciens exploitent depuis tant d'années.en notre province par tout le pays.L'un de ces journaux\u2014et nous regrettons qu\u2019il s'agisse d'un journal soit disant libéral\u2014a rapporté faussement les paroles de M.Crothers, ministre du travail, lui faisant dire que les Canadiens-français étaient des laches, et ce qui est plus.étrange encore, dénaturé certaines remarques faites par sir Wilfrid Laurier, à l'égard de la France, de façon à faire croire à ses lecteurs que le vieux chef libéral, à la fin de sa carrière, reniait les principes démocratiques pour lesquels il a combattu toute sa vie.C'est en lisant le texte officiel des débats parlementaires que nous avons pu nous rendre compte de ces petites malpropretés, avec lesquelles on compromet les meilleures causes.Si le bâillon ne s'appliquait qu\u2019à ces journaux, ce ne serait pas la peine de nous en plaindre.Mais, comme il arrive malheureusement.trop souvent, les innocents souffriront pour les coupables, les journaux honnêtes pour ceux qui ne le sont pas : les organes de la sincérité seront confondus avec ceux de la fourberie et du mensonge dans la rafle- des feuilles plus ou moins prostituées que l\u2019on se prépare à faire.Pour bien des journaux, cependant, cette nouvelle censure sera/ fà- cile à supporter, parce que, depuis longtemps, ils sont habitués à la contrainte, à ne pas publier ce qu\u2019on leur défend, sous la menace d\u2019être frappés au coeur, c'est-à-dire à la source de leurs revenus.Lorsqu'on est tombé dans l'esclatage, un degré de plus ou de moins, dans la courbe du dos de celui qui rampe, ne compte guère.Et c'est pour nous un sujet d\u2019étonnement de conste*er que les rédacteurs de ces journaux se plaignent d'une mesure ne pouvant être odieuse qu'à ceux de leurs confrères qui se sont toujours montrés jaloux de leur liberté dans l'oxpres sion des opinions qu'ils croyaient justes, revendiquant pour eux comme- pour les autres le droit imprescriptible de la pensée hu maine dans l\u2019appréciation des faits positifs, aussi bien que dans le domaine des idées.Cet avachissement de la presse canadienne, qu\u2019on veuille bien nous permettro de nous exprimer ainsi, tient à plusieurs causes connues de tout le monde.Nous nous bornerons donc à n\u2019en signaler ler de l'anonymat, qui est la règle pour les rédacteurs de nos journaux .du rédacteur en chef au plus petit reporter, et méme pour les collaborateurs d'occasion, à moins qu'il ne s'agisse de contes à endormir les grands et petits enfants, d\u2019essais littéraires, oeuvres de jeunes filles en mal d'amour se manifestant par des \u201ccompositions\u201d puériles, aussi va- (Suite à la page:®) Gouin et non par Je grand pontife de la réaction dont la tentative pour: hm qu'une seule dont il n'a presque jamais été question.Nous voulons par- RS ester ces lg wes =o ep Do a Eee CAS ad.meer CET ey dr ara SY ipa Se ne a, ad - = «rite Gfhdbos- Ct Gor Be of 1 se ee - ~y Beta eval = esters Ms NIE = Yo maf ORES \u2014 à quoi s\u2019en tenir sur ces sépulcres yseconde enquête pour faire oublier LE BAILLON (Suite de la page 1) poreuses qu'idylliques.C\u2019est ainsi que s\u2019abolit eu à peu le sentiment des responsabilités chez ceux qui écrivent, parce que leur dignité se trouvant couverte par l'impersonnalité du journal, ilsse prêtent de bon gré à toutes les concessions et acceptent tous les compromis.Car celui qui signe ses articles se place à face découverte devant le public, s'offre en même temps à l'approbation et à la critixue.Ila le courage de se dresser en homme pour dire ce qu'il pense, il ost prêt à recevoir les coups de ses ennemis, des adversaires de la cause qu'il défend, mais il tient à sa réputation, il -veut qu\u2019on Je respecte, et pour cela il lui faut être sincère et droit.À un avocat qui se plaignait que les hommes de professions libérales perdaient la confiance de l'électorat, que les électeurs choisissaient de préférence des incapables pour les représenter au Parlement ou à la Législature, le regretté juge Charland disait un jour, devant nous : \u201cCela ne m'étonne pas et ce n\u2019est que justice, puisque depuis longtemps les avocats, par exemple, n\u2019ont fait que s'injurier, se traiter de menteurs, inventant toutes sortes de moyens plus ou moins avouables pour tromper les braves gens au cours des luttes électorales.Ces braves gens, qui ne sont pas aussi bêtes que l'on croit, ont*fini par se convaincre que tous ces beaux parleurs, se traitant mutuellement de canaîlles, n'étaient pas des gers sûrs, qu'ils se moquaient d\u2019eux ou ne valaient pas grand'chose, ni les uns ni les autres.Maintenant, il ne vous reste plus qu\u2019à agir autrement, pour ramener la confiance dans l'esprit de ceux qui vous ont jugés d'après la réputation que vous vous êtes faite les uns et les autres.\u201d Il y a dix-sept ans que ce savant magistrat, qui avait fait de la politique avant d\u2019entrer dans la magistrature, prononçait ces paroles, il est mort quelques années après, mais s\u2019il vivait encore aujourd'hui, il constaterait que la situation n\u2019a pas beaucoup changé.Ces paroles auraient pu s'appliquer tout aussi bien aux journaux qu'aux homusies de professions libérales, C'est pourquoi nous les avons citées plus haut.S'il y & encore aujourd'hui bien des gens croyant tout ce qui est imprimé dans leur journal, convaincus que lorsqu\u2019ils ont vu ça \u201csur le papier\u201d, ils ne sauraient se méprendre, par contre, il y en a beaucoup d'autres que les journaux, voircissant constamment l'adversaire, critiquant avec la même ardeur et les mêmes phrases d\u2019indignation comique, les bonnes et mauvaises actions de ceur qu\u2019ils ont reçu instruction de combattre sans trève, commencent à dégoûter.Ces journaux rabaissent la profession du journalisme, diminuent l\u2019influence de la presse, qui est un des principaux facteurs du progrès moderne, et cela.au détriment de tout le monde.Quelle sera demain la puissance des journaux, si l\u2019on finit par se convaincre que ce qui devrait être un rayon lumineux, n\u2019est que le reflet de l\u2019imbécilité populaire ?Nous n'en sommes plus aux petites choses auxquelles, trop souvent, on a prêté le ridicule de la grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf.Il ne s\u2019agit plus d'un enfant se fracturant la jambe, dont l'accident a percé le coeur d'un père et d'une mère, d\u2019un glaive cruel leur infligeant des stigmates inguérissables ; il n'est pl us question de l'aventure mystérieuse de cette fillette de quatorze ans, dont un journal nous parlait pudiquement l'autre jour, enlevée par des bandits qui !s frappèrent à coups de poing, pour en arriver à on ne sait, quoi et la laissérent inanimée dans un buisson ; les vénérables jubilaires, les pompiers, les braves agents de la \u201cforce\u201d, les familles nombreuses, les fantaisies du maire Martin et dés autres Martins que nous avons le bonheur de posséder, tout cela ne compte plus guère.Il s\u2019agit maintenant de grandes choses intéressant notre avenir national, et nous avons bien le droit, d'exiger de nos journaux, qui ont fait grandes les petites choses, de donner à ces grandes choses leurs justes proportions.Plus que jamais les citoyens do la province de Québec ont besoin de leurs journaux pour les défendre équitablement.Quelques-uns d\u2019entre eux sont en bonne posture pour le faire, mais les autres ont tout compromis par leurs appels au fanatisme, leur mauvaise foi et leur inconséquence.On va leur appliquer le bâillon, et, par leur faute, toute la presse va être bâillonnée au moment où les éléments tumultueux des luttes politiques se déchainent avec plus de fureur que jamais.L'orage s'annonce redoutable et nous allons manquer de paratonnerres.Personne ne peut dire au juste co qu'il arrivera demain.Mais s\u2019il arrivait, Ce que nous espérons qui n'arrivera pas, qu'après cette crise provoquée par la guerre et les semeurs de discorde, qui sont légion au Canada, que nous perdions toute influence ot n'existions plus comme élément distinct et respecté, nous aurions toujours la consolation de n'avoir contribué d'aucune façon que ce soit & planter le dernier clou dans le cercueil de la race canadienne-française sur ce continent.ARSENE BESSETE conservateurs maladroitement blan chis.C\u2019est par des enquêtes, des commissions et\u2019 des sous-commissions que le gouvernement Borden cher- cho & voiler les turpitudes et les actions malodoaantes et ses compagnons de débauche, des gens compromis qu'il veut protéger à tout prix.SEPULCRES BLANCHIS Le gouvernement Borden a entrepris de blanchir ses sépulcres, mais en dépit de tous ses éfforts, il ne peut empêcher que ce soient des sépulcres blanchis remplis de pourriture.| Il faut voir les enquêtes succé- Le pâle badigeonnage que Bor- der aux enquêtes, les commissions den & Cie appliquent aux faits qui aux commissions; il n\u2019est pas facile les compromettent comme aux de les compter.Voici pourquoi.réputations de politiciens avariés Quand une enquête arrive à des dont la compagnie et la collabora- ' conclusions qui, aulieu de laver tion les déshonorent, ne donne le les amis du gouvernement, ne font change à personne.que mettre au grand jour leur mé.\u2019 Ceux -qui voient, qui observent faite et leurs saletés,vitele gouet possèdent le moindre flair savent | vernament Borden ordonne une \u2014 ee \u2014 RS A à A A Ai Wh RB à A IPR ido A + NET GC D Tee ny Risen UN 125 7 0 iy AY i 1j A A 7) ; in ELU OA x ; PS iB \u2019 2 A , AURAI LE ALIS Ll LL STILL on en JUAN SI Ar LL AT AR IA GG Li 0 2 : A N S parte Quand 1092 chars de la même marque font une moyenne de 27.15 milles avec un gallon de gazoline chacun, 4 a.DN \u2014 Quand 2040 chars de la méme marque font une moyenne de 29.04 aveo un gallon de gazoline chacun, \u2014 Ce char doit étre mécaniquement bon.Les chiffres donnés plus haut sont des résultats certifies obtenus en mai et juin, durant les concours historiques de lu Maxiwvell sur l\u2019économie en dazoline.Ces résultats ont été obtenus par des propriétaires particuliers d'une machine Maxwell, d\u2019après un usage journalier.Ces résultats n'ont été obtenus par le fait que engin, l'embrayage, la transmission, et | TOUTE partie mécanique sont construits pour produire le MAXIMUM d\u2019efficacité.eee 116 Rue CHAR TOURISTE 81065 Char de route 81065 ; Char de ville $1560 Sedan 81560.Tout prix f.0.b.Windsor.J.G.DROLET, St-Antoine, St-Hyacinthe, Qué.[gy A i S PIRI aT ;.\u2026 et \u201ce pe CE SN == - DSSSIN S la première et cette fois, passer le blanchissoir sur les sépulcres qu'il veut cacher.C\u2019est ainsi qu\u2019une enquête à ét faito sur l'enquête du juge Galt qui avait surpris Bob Rogers les doux mains dans lo sac jusqu'aux coudres.Il ne fallait pas, vous le comprenez bien, laisser lo ministre des élections dans un tel pétrin.Ce sépulcre d\u2019où s'exhalaient des odeurs compromettantes il fallait le blanchir.Lo surenquête Mc Leod-Tellier fut chargée de cette mission et Bob Rogers vient d'être canonisé par elle, De même, une seconde enquête vient d'être ordonnée par le gouver nement Borden pour s\u2019enqu éter sur l'enquête O\u2019Corner qui avait appris au public que de puissants amis du gouvernement, tel sir Joseph Flavelle, ont accumulé des millions de profits sur les denrées alimentaires que le peuple paye si cher.C\u2019est plusieurs sépulcres où, cette fois, les amis du gouvernement entassent leur or, qu'il s\u2019agit de blanchir.De même encore, le gouvernement Borden ordonne une seconde enquête chargée de contredire le rapport-du Dr Bruce sur Je service médical de la force expéditionnaire du Canada La aussi plus d'un sépulere seront blanchis, car il ne faut pas que les grdves constatations du Dr Bruce restent devant le public.Et ainsi de suite.Ce qu\u2019il se donne de la peine, ce gouvernement moribond, pour dis.|l\u2019avant-midi, au domicile ct place d'affai- simuler ses fissures, cacher ses 16.souillures, Si encore c'\u2019était par décence qu\u2019il en agissait ainsi; mais non, ce n\u2019est que par hypocrisie et pour tromper le peuple qui le regarde et le jugera bientôt aux urnes électorales.L'abministration Borden est elle même un vaste sépulcre que rien ne peut plus blanchir et où se décomposent les restes du gouvernement conservateur-tory-nationalis- te de 1911.JAM FETET! \u2014} ANNONGEZ DANS LE CLAIRON zardes et jeter un voile sur ses Province de Québec District de St-Hyacinthe, Court de Circuit No 26 J.C.Marsan, demandeur, VS Armand Robi, défendeur Le ztidme jour d\u2019aofit 1917, 4 1ohrsde res du dit demandeur, au No 2, rue St-De- nis, en la cité Je St-Hyacinthe, seront vendus, par autorité de Justice, les biens jet effets du dit défendeut, saisisen cet- i te cause, consistant en costumes d'hom- \u201cmes et femmes, fouets, ete ; Conditions, argent comptant, St-Hyacinthe, 8 août 1917, | J.E.C.Cordeau | H.C.s.| Province of Quebec District of St-Hyacinthe, Circuit Court No 26 J.C.Marsan, Plaintiff ; against Armand Robi, defendant ; The aurst of August!1917, at 10 o'clock in the before-noon, to be sold by authority of Justice, at domicile and business place ot plaintiff, No 2 St-Denis street the goods and stocks of thesaid defendant, seized in the present cause, being dresses for men and women, whipsete, Conditiens : Cash St-Hyacinthe, 8th August 1917 J.E, C.\u201cCordeau, H,C, Ssole \u2014Je vous I'avoue., c'est dans .|un sccident d\u2019automobile que j'ei perdu la jambe.Mais pour le gros { public, il croit que c'est-à la guerre, ot cela me flatte! Horaire 9.20 a.m.\u2014Tous les jours pour St-Li- boire, Acton Vale, Richmond \u201c Sherbrooke, Island Pond, Lewiston et Portland.(Excepté le dimanche) pour Victoriaville, Lévis et Québec.1.20 p.m.\u2014 Venant de Montréal et gares intermédiaires.Tous les jours.3.15 pm \u2014Arrivant de Montréal et des gares intermédiaires, samedi seulement.5.38 p.m.\u2014 Tous les jours (excepté le dimanche) pour Acton Vale, Rich mond, Victoriaville, Lyster, Sherbrooke et Island Pond 6.40 pm\u2014 Venant de Montréal et garas intermédiaires.Tous les jours excepté le dimanche et le samedi.9.35 p.m.\u2014Tous les jours pour St-Li« boire, Acton Vale, Richmond, Sherbrooke, Island Pond, Lewiston, et Portland.(Excepté te dimanche) pour Victoriaville, Lé vis, Québec.ALLANT A L'OUEST.5.56 a.m.\u2014Tous les jours (excepté le dimanche) pour St-Hilaire Bélœil St-Lambert eb Montréal.7.30 a,m.\u2014Tous jours (excepté le di manche) pour Sb Hilaire, Belœi), St.Lambert et Montréal.10,20\u2014Tous les jours (excepté le dis manche) pour St.Hilaire Belœil, St-Lambert eb Montréal.2.30 p.m.\u2014Allant à Montréal et gares intermédiaires.Tous les jours excepté Je dimanche et le samedi.5.29 p.m.\u2014Tous les jours pour Ste Madeleine, Belwil, St Lambert et Montréal, 8.00 p.m.\u2014Allant à Montréal et gares intermédiaires.Dimanche seulement.5.00 p.m.\u2014Allant à Montréal et gares intermédiaires, samedi seulement, L'\u201cINTERNATIONAL LIMITED.Le train le plus beau et le plus rapide du Canada Quitte Montréal à 10.15 a.m.arrive à Toronto à 5.45 p.m, Détroit 10.58 p.m., Chicago 8.00 a.m.tous les jours.EXPRESS DE NUIT Quitte Montréal 11.00 p.m.arrive à Toronto à 8.00 am, Détroit 1.45 p.m., Chicago 9.10 p.m., tous les jours Pour toute information s\u2019adresser a F, C.BOUVETTE, Agent.LF PACIFIQUE CANADIEN HORAIRF DEPARTS DE ST.HYACINTHR Tous les jours excepté lo dimanche, 8.11 a.m.et 3.25 p.m.pour Farnham et les stations intermédiaires.11.45 a.m.et 7.20 p.m.pour Saint Guillaume et stations intermédiaires.Prompt raccordement à Farnham pour tous les points des Etats Unis, ainsi que de l\u2019Est et l'Ouest Canadien, \u2014 Nous attirons tout particulièrement l'auttention du public voyageur sur le nouveau service Montreal-Winnipegr Vancouver eb dont le truin quitte Montréal tous les jours 10.30 a.m, Pour billets et renseignements g'adresser à R.E.CODERRE, 125 Rue Cascades.Tél.70 Agent de Billet, Railway Company.Horaire des trains, corrigé au 20 Sept.1914, Les trains du chemin de fer Québec Montréal et Southern quittent la gare de St.Hyacinthe aux heures suivantes : Allant à Sorel et les stations intermédiaires, tous les jours excepté le dimanche, départ à 8.55 À.M.et 5.05P.M.Allant & Iberville Jc, tous les jours excepté le dimanche, départ à 10 hrs A.M.et 5,80 P.M.arré- tant à toutes les stations intermédiaires, faisant raccordement à cette jonction avec les trains du Rutland, Central Vermont et Canadien Pacifique pour tous lesprinci- paux points de la Nouvelle-Angle terre.N.J.FERGUSON, \u201cGen.Passenger Agent L J.Bounsæav, Agt, St.Hyacinthe Téléphone 28, CYPRES Je ne suis plus celui qui, charmé d'être au monde, En ses Apres chemins avangait sans les voir ; Mon coeur n'est plus ce coeur, sarabondant d'espoir, D'où la vie en chansons jaillissait comme une onde.Je ne suis plus celui qui riait aux festins, Qui croyait que la coupe aisément se redore, Et que l\u2019on peut marcher sans que rien décolore La beauté des aspects-lointains ! .Est-ce donc moi, mon Dieu ! qui, sous un ciel de féte, Quand l'orgue chantait moins que mon coeur triomphant, Du pied de vos autels emmenait cette enfant, Le bouquet d'oranger au sein et sur la tête ?De quels rayons divins ce jour étincela ! Que de fleurs dans les champs ?Dans les airs quels murmures ! Tout nous riait, les eaux, les bois, les moissons mûres.Est-ce moi qui passai par là ?Dieu clément, est-ce moi ?les berceaux, la couronne, L'avenir.Maintenant quant je songe à ces biens, J'ignore si je rêve ou si je me souviens.J'habitaie dans la joie, et le deuil m'environne.Le souffle de la mort, plus tranchant que le fer, À moissonné mes fleurs dont les parfums périssent ; Mille maux dans mon coeur à leur place grandissent, O doux passé ! Regret amer ! - Le temps n\u2019a pas marché ; c\u2019est hier, c'est tout à l'heure , J'étais là, près du lit de mon père expirant ; J'allais d\u2019un ami mort vers ua ami mourant.Et vous, trésors de Dieu, trésors qu\u2019au moins je pleure, Biens que j'eus un instant et dont j'ai au le prix, Doux enfants, chaste épouse, gerbe moissonnée ! O mon premier amour et ma première née, Anges que le ciel m'a repris ! La mère en s\u2019en allant des agneaux fut suivie.L'une partit, puis l\u2019autre ! Avant qu\u2019il fut deux mois, De mes tremblantes mains j'en ensevelis trois.Je les vois, mais non plus dans la fleur de la vie, Non plus avec ces traits dont j'avais trop d\u2019orgueil, Au baiser paternel offrant leurs jeunes têtes ; Mais telles que la mort, hélas ! me les a faites, Immobiles dans le cercueil.Mes pas suivent encore le char qui les emporte ; Dans la fosse mon coeur tombe encor par lambeaux ; Et comme les cyprès plantés sur leurs tombeaux, Ma douleur chaque jour croit et devient plus forte.J'ai vu le champ romain, de ruines couvert, Poussière de splendeur sans retour écroulée ; Rien ne vit dans la plaine à jaimais désolée : Le cyprès seul est toujours vert.,Ç LOUIS VEUILLOT I ES Et vous ne m\u2019avez pas vue !.Et vous êtes passé, ami ! Comme passent ceux qu'on ignore ; Et votre oeil qui jamais ne rit, M\u2019a semblé plus sérieux encore.Et vous êtes passé, distrait, Sans même vous douter peut-être, Que des yeux étaient là tout près \\ Et qui vous ont vu disparaître.Quel rêve vous donnait ainsi, - Ce regard si triste et plein d\u2019ombres, Vous n'emportez donc d'ici, Que des souvenirs restés sombres ?Oh ! quelle folle enfant j'étais, De penser que ma joie, mon rire, Mon bonheur si grand et si vrai, I Pourraient vous rendre le sourire.Et vous êtes parti plus las, Que vous n'étiez venu sans doute ?Songeant en vous-même, tout bas, \u201cCombien longue et noire est ma route !.Puissiez-vous trouver en chemin, \u2019 Le bonheur, qui vous fuit sans cesse; Que ce jour ait un lendemain Tout fait de joie et de tendresse.Vous ne lirez jamais ces mots .Que votre prompt départ m'inspire, .Car vous riries, les trouvant sots, Et je souffrirais de ce rire, ~~ \\ HEENE J Shp - Jean-Brette a I'épluchette Le Petit Canadien \u201cFanfants! Savez-vous qui c\u2019était Jean-Brette 1\u201d C'est ainsi que grand-papa commençait toujours l\u2019histoire du fameux, du mirobolant Jean-Brette, dont les tours inouïs hantaient sans cesse nos jeunes imaginations.Aussi, lorsque nous veillions avec les grands, \u2014permission ex- ceptionnelle\u2014et que nous voyions pepère fumant au coin du feu, sa grosse pipe d'érable, vite, Mariette et moi nous nous mettions à jouer autour du bon \u2018 vieux, lui accrochant, qui un bras, qui une jambe, tant et si bien qu\u2019à Je fin impatienté, pepère se levait en nous arrêtant du geste : \u201cSi vous voulez rester tranquilles les enfants, j'vais vous conter un conte.\u201d C'était justement ce que nous attendions.\u2014Une histoire de Jean-Brette, n'est-ce pas ?\u2014Oui, c\u2019est bon une histoire de Jean-Brette.Déjà nous étions des anges, et aussitôt grands et petits de s\u2019approcher, regardant le conteur avec des grands, grands yeux.\u201cLui\u201d regardait.au plafond ; ou plutôt non, il he regardait rien.Seulement, on eût dit qu'il cherchait loin, loin dans sa tête, comme lorsqu'on cherche des vieux souvenirs .et qu'on a quatra-vingt-six ans.Puis soudain, tirant une dernière touche\u2014car les grands-pères ne fument pas en contant ; \u201cça empéclie de dire vrai, \"\u2014il nous interpellait avec 8on beau vieux sourire : \u201cFanfants ! Savez-vous uqi c'était Jean- Brette 7\" \u2014Mais non.pepère : Il fallait voir avec quel air nous disions ce \u201cnon\u201d là.Car à chaque histoire de Jean-Brette\u2014et il y en avait bien dix \u2014c'était toujours la même question qui revenait, et aussi la même réponse.Si je tiens à vous dire tout cela, vous comprenez, c'est rien que pour vous dire.|Parce que je sais bien que pour vous autres, une histoire de Jean-Brette, de la Corriveau, ou de Bellenflure, ça vous est parfaitement égal.Pourtant .-.8i vous aviez seulement entendu conter par pepère en personne, \u201cla fois du presbytère\u201d, ou \u2018\u2018la fois de la Croix-Neuve\u201d, ou \u201cla fois du bedeau\u201d ah ! \u201cla fois du bedeau !\u201d.mais pour aujourd\u2019hui, c'est \u201cla fois de l'épluchette\u201d que je voudrais vous raconter, et telle que je la tiens de mon grand.pbre.\u2014 \u2014Or done, mes bons amis, sa- vez-vous qui c'était Jean-Brette ?.Non ?.Eh bien écou- |tez ! Autrefois au ras la Sapinière du Grand-Coteau, il y avait une homme qui s'appelait Virelouche, et sa fille, Roselinette.Le père était bon, bon comme un ange, mais laid comme un péché mortel.Il était bien laid n'est-ce pas 7 Tandis que Roselinette était belle, mais orgueilleuse la petite, et avec ça fière \u2018Jeomme une oie.Par malheur, il arriva qu'un jour Roselinette se moqua et rit de son vieux père : vous save» que c'est très mal cela ; alors Bonne Fée lui apparut et lui dit : \u201cRoselinette ! ma bells Roselinette ! comme tu es |méchante enfant ! Tu as ri de ton père ; pour ta punition, le premier garçon qui t'embrassera, tu le marieras.\u201d Or comme Roselinette était on ne peut plus orgueilleuse, elle eut (Suite à la page 4) 360,000, Le Gouvernement a consenti à une augmentation d\u2019un , Tiers, ou prés de 120,000,000 de Gallons, malgré 000 de - Gallons de Bigre ne Suffisent pas à la Grande-Bretagne | Cov les restrictions imposées sur les vivres./ Londres, le 23 juin \u2014D\u2019après les journaux de ce matin la loi, telle que passée / en février dernier, limitant a 10,000,000 de barils la production annuelle de la bière est jugée trop sévère.o Dans les districts où l\u2019on travaille aux munitions, la bière a manqué pendant les dernières chaleurs et ceci, en plus des exigences des campagnards pendant la prochaine moisson, a décidé le gouvernement à permettre immédiatement une augmentation de 33 pour cent dans la production de la bière.Ce fait prouve donc d\u2019une manière très concluante que la bière est un breuvage indispensable au travailleur, étant à la fois une nourriture et un breuvage.Ty Voir la \u201cGazette\u201d de Montreal, 23 sun 1917.] mé fs P 3 ui LOSC x i: dot AS vues.bef LNAI Fly 7) es SES
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