Le Clairon, 25 mars 1927, vendredi 25 mars 1927
[" À -æ Vol.XVI ~ ere JOURNAL HEBDOMADAIRE PARAISSANT Tous les VENDREDIS \"UNE COOPERATIVE PROSPERE.Le Syndicat Ouvrier de Saint-Hyacinthe propriétaire de notre boulangerie la plus importante a eu une année très prospère en 1926-27.Cette importante association ouvrière qui compte maintenant 977 membres a tenu dimanche dernier son assemblée générale annuelle.Cette réunion a cu lieu dans la salle du marché centre.M.Omer Robert, I'actif président du Syndicat, présidait et M.Philippe Lord, son secrétaire zélé, a enregistré les minutes.L'association avait invité le maire de la ville, M.T.D.Bouchard, qui est un membre fondateur à assister à ses délibérations.M.C.J.Laframboise qui agit comme auditeur du Syndicat, lui aussi depuis sa fondation, avait reçu une invitation spéciale qu'il a acceptée.Le rapport de l'exercice financier a été des plus encourageant.Les livres démontrent un surplus de $1,374.68 comme profits pour l'exercice écoulé.Un dividende de 714% scra payé aux actionnaires.Le principal avantage qu\u2019a retiré la ville de l\u2019opération de cette boulangerie coopérative a été le maintien du prix du pain à un chiffre très bas.Ainsi si l\u2019on prend les prix du pain mentionnés à la Gazette du Travail pour janvier 1927 on constate que Saint-Hyacinthe est la ville dans laquelle le prix du pain est le plus bas dans tout le Dominion du Canada.Le pain blanc ordinaire se vend à Saint-Hyacin- the 15 cents par trois livres.Le prix moyen pour tout le Canada est de 22 8/10 cents soit 7.8 cents de plus que dans Saint-Hyacinthe.Dans la province de Québec le prix moyen du pain de trois livres cst de 19.2 cents soit 4.2 cents de plus qu'à Saint-Hya- cinthe.I] n'y a aucune ville dans tout le pays dans laquelle le pain se vend aussi bon marché qu\u2019à Saint- Hyacinthe.Comme à Saint-Hyacinthe il se vend environ 407,390 gros pains par année ces chiffres démontrent que l'on a économisé ici $17,110.00 par année comparativement aux villes où le prix moyen domine.Le capital engagé par les syndiqués n\u2019est que de $5,530.50.La boulangerie, les machines ct accessoires ont coûté $11,189.82.L\u2019an dernier la coopérative a vendu 488,866 livres de pain ce qui constitue une augmentation de 17,221 livres sur l\u2019année précédente.La coopérative est en affaires depuis dix ans.Sur demande du président le maire Bouchard a adressé la parole et il s'est dit d'autant plus fier du succès de la coopérative que c\u2019est lui qui sur la demande des ouvriers a obtenu la charte du Syndicat et a rédigé les règlements d'administration en vertu desquels l'association opère depuis sa fondation.Il a félicité les directeurs du zèle intelligent.et inlassable qu\u2019ils ont déployé pour faire un succès de cette entreprise ouvrière.Il dit que cette coopérative est un modèle pour toute institution du même genre.Il a rapporté qu'un \u2018de nos plus éminents économistes du pays à qui il avait rapporté les succès de \u2018cette institution en avait été émerveillé et se proposait de venir à Saint-Hyacinthe pour étudier sur place son fonctionnement.Sur l'invitation du président et du bureau de direction M.Bouchard a expliqué son attitude sur la question de la Compensation des Accidents du travail.M.Bouchard a fait un discours d\u2019une demi- heure pour faire connaître ses vues sur ce sujet intéressant à un si haut point la classe ouvrière.M.Bouchard a été vigoureusement applaudi à la fin de son allocution.M.C.J.Laframboise, qui est le président de la succursale locale des manufacturiers canadiens, invité par de président a aussi fait connaître ses vues sur In loi des Accidents du Travail.Il a déclaré approuver la campagne faite par M.Bouchard pour obtenir une loi plus favorable à l\u2019ouvrier en même temps que moins onéreuse pour les employeurs.A la suite du discours de M.Laframboise qui a été fort apprécié l'assemblée a adopté à l\u2019unanimité la résolution que nous publions dans une autre colonne.A la suite de l\u2019adoption de cette résolution M.François Leclaire, le gérant de \u2018ln \u2018coopérative a fait |; une courte allocution pour remercier le bureau de direction ct les coopérateurs en général qui l'ont aidé dans son travail d'administration.L'assemblée s\u2019est terminée par un vote de remerciements à l\u2019égard de MM.Bouchard, Laïramboise et le président M.Omer Robert.Les élections ont donné le résultat suivant : Président de l\u2019élection : M.Hector Monette Sorutateurs : MM.Arthur Leblanc, Mandus venu ct Ovide Poulin.Bicn- SAINT-HYACINTHE, 25 MARS 1027 Président actif : M.Omer Robert, réélu.Viceprésident et gérant : M.François.Leclaire, continué dans ses fonctions.Secrétaire, M.Philippe Lord, continué dans sa charge.\u2018Directeurs : MM.Albani Blanchard, Nap.Godbout, Eugène Girard, Nap.Demers, réélus ; MM.A.Brodeur et Jos.Beauchemin, continués dans leurs charges.Surveillants : MM.Henri Richard, J.A.Baillargeon, réélus ; M.Narcisse Godbout, fils, élu en remplacement de M.Lussier, décédé.Nous offrons nos félicitations à tous les membres du Syndicat pour le beau succès qu\u2019ils ont remporté l'an dernier et pour les services signalés qu'ils ont rendus à la ville de Saint-Hyacinthe depuis la fondation de leur importante association en - tenant toujours notre ville à la tête de toutes les villes canadiennes sous le rapport du bon marché du pain.0 LA LOI DES ACCIDENTS DU TRAVAIL.M.BOUCHARD EST APPROUVE PAR TOUS LES INTERESSES.Dès que la nouvelle que le cabinet avait décidé de retarder d\u2019un an l'application de da nouvelle loi du Travail pour qu'il lui soit permis de la modifier dans le sens recommandé par notre député, M.Bouchard a reçu à Québec des télégrammes de félicitations de toutes parts de la province.Il en a même reçu un de Toronto qui est tout à fait significatif.Ce message lui a été adressé par M.F.W.Wegenast, l\u2019ancien avocat de l'Association des manufacturiers Canadiens, qui s\u2019y connaît en fait de lois de compensation des Accidents du Travail puisqu\u2019il était l\u2019aviseur des manufacturiers devant la commission d'étude de la doi de réparation des accidents du travail dans la province d\u2019Ontario.Il a aussi été chargé d\u2019aviser à la rédaction de lois de réparation dans deux des plus importantes provinces du pays.Voici le message qu\u2019il a adressé à M.Bouchard: Toronto, 18 mars, 1927.Mes jélicitations.\\Vous avez rendu un service signalé à votre province.F.W.WEGENAST.M.Duclos & Payan, M.Louis Augustin et la Compagnie J.A.& M.Côté de Saint-Hyacinthe ont aussi adressé à M.Bouchard des télégrammes de félicitations.Le Syndicat Ouvrier de Saint-Hyacinthe qui compte tout près de mille membres dans Saint-Hya- cinthe a adopté une résolution des plus importante pour approuver attitude de notre député.En voici la teneur : A l\u2019assemblée générale du Syndicat Ouvrier de Saint-Hyacinthe, tenue \u2018dans la salle du Marché Centre, le dimanche 20 mars 1927 la résolution suivante a été adoptée : Il est proposé par Atbani par J.A.Baillargeon et résolu : Considérant que la nouvelle loi de Compensation des Accidents du travail doit venir en force lc premier avril prochain ; Considérant que cette loi doit être \u2018administrée par les tribunaux ordinaires de justice ce qui serait la cause de retards considérables dans le paiement des indemnités et d\u2019ennuis de diverses natures pour les accidentés et leurs familles ; \u2018Considérant que les taux d'assurances offerts aux employeurs pour les protéger contre les dispositions de la nouvelle loi sont presque prohibitifs et en moyenne au-delà de deux cents pour cent plus élevés que dans la provinte d\u2019Ontario qui a l\u2019avantage d\u2019avoir l\u2019assurance collective obligatoire ; Considérant que Jes ouvriers sont intéressés à ce que les industries de la Province de Québec ne soient pas mises sur un pied d'infériorité par des charges générales plus onéreuses que celles supportées par leurs concurrentes de la province voisine ; Considérant que les ouvriers ne peuvent avoir l'espoir de voir augmenter les indemnités aux accidentés que si les changes des employeurs sont les plus légères possibles ; Considérant que l'assurance collective ebliga- toire administrée par une commission est de nature à protéger l\u2019employeur sous le rapport des charges qu'il a à supporter pour payer les indemnités ; Considérant que ce genre d'assurance a Blanchard, secondé tou- \u201cjours été ct est encore réclamé par les associations ouvrières ; Considérant que les ouvriers ont un intérêt capital à obtenir une loi de réparation des accidents du travail comportant cette assurance collective obligatoire ; ' Considérant que si on laisse entrer en vigueur \u2018lla nouvelle loi de compensation il sera plus difficile de la faire modifier dans le sens réclamé par les ou- {vriers par le fait que les compagnies «d'assurances \u2018Clairon |- auront assumé «de payer des rentes pour plusieurs années à venir et pourront difficilement étre privées| de continuer leur genre d\u2019affaires dans vince ; Considérant que le député du comté de Saint- Hyacinthe, 'M.T.D.Bouchard, a réclamé la modification de la loi de Compensation suivant Ja demande des ouvriers ; Considérant que le gouvernement n\u2019a pas été mis au fait des taux des compagnies «d'assurances que tout récemment et qu\u2019il paraît être disposé à suspendre la loi pour un an de manière à permettre sa modification pour qu'elle soit plus équitable pour les ouvriers et moins onéreuse pour les patrons ; C\u2019EST POURQUOI le Syndicat Ouvrier de St- Hyacinthe, comptant 977 membres, tous chefs de famille, approuve l'attitude prise par le député de St- Hyacinthe et déclare qu\u2019il est préférable de suspendre la Loi de Compensation des Accidents du Travail pour une année additionnelle de maniére & ne pas laisser venir cn vigueur une loi moins favorable aux ouvriers ct aux patrons que celle qui pourra être cette pro- .| adoptée, l\u2019an.prochain et recommande au gouvernement de suspendre la dite loi pour la remplacer par une autre décrétant l'assurance collective obligatoire administée par un bureau nommé par Je lieute- nant-Gouverneur en Conseil.Copie de la présente résolution sera envoyée au premier-ministre, L'Honorable M.Taschercau, au Ministre du Travail, M, Galipault, au député du vomté de Saint-Hyacinthe, M.T.D.Bouchard, au Conseil Central des Métiers et du Travail, à la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, à la Fraternité des Employés de Chemin de fer ct aux journaux pour publication.(Signé) O.ROBERT, Président.JOS.P.LORD, Secrétaire.Vraie copie : JOS.P.LORD, Secrétaire.St-Hyacinthe, 20 mars, 1927.Le burcau de direction du Conseil Central des Syndicats Nationaux et Catholiques de Saint-Hya- cinthe qui représente plusieurs syndicats ouvriers de la ville a voulu lui aussi faire connaître son opinion et voici la résolution qu\u2019il a adoptée : À une assemblée du bureau de direction du Conseil Central \u2018des syndicats Nationaux et Catholiques de Saint-Hyacinthe tenue le lundi, 21 mars, 1927 la résolution suivante a été adoptée : Il est proposé par M.H.Lachance, secondé par M.J.A.Baillargeon et résolu : Que ce conseil représentant tous les syndicats nationaux et catholiques de la Cité de Saint-Hya- cinthe après avoir pris connaissance de l'intention du gouvernement de retarder la mise en vigueur de la nouvelle Loi de la Compensation des Accidents du travail dans le but de l\u2019améliorer dans l'intérêt des ouvriers et des patrons de la province de Québec déclare approuver cette nouvelle attitude du gouvernement et \u2018déclare qu\u2019il est de son opinion qu'il vaut mieux retarder l'application de cette loi de manière à permettre au gouvernement de donner une nouvelle loi comportant l\u2019assurance collective et obligatoire administrée par une commission, tel système de compensation étant de beaucoup plus favorable à l\u2019ouvrier et moins onéreux pour les employeurs.Que copie de la présente résolution soit transmi- sc au premier-ministre de la province, l\u2019Honorable M.Tascherau, au ministre du Travail, l\u2019Honorable M.Galipeault, au député du comté de Saint-Hya- cinthe, M.T.D.Bouchard ct aux journaux pour publication.CONRAD QUINTAL, Président.LIONEL LEBLANC, Secrétaire.Vraie copie : LIONEL LEBLANC, Secrétaire.Saint-Hyacinthe, 21 mars, 1927.Comme on le voit la campagne faite par M.Bouchard est approuvée et par les ouvriers et par les manufacturiers.Souhaitons qu\u2019elle soit couronnée du plus grand succès.0 LES OUVRIERS - BARBIERS DE MONTREAL ILS APPROUVENT NOTRE DEPUTE Le Local No.455 de L'Union des Ouvriers-Bar- bicrs de Montréal ont cu lundi soir une assemblée au cours de laquelle ils ont étudié la loi des Accidents du Travail.Is ont adopté la résolution suivante qui est un témoignage non équivoque qu\u2019ils approuvent l\u2019attitude de notre député sur cette question : ATTENDU que la nouvelle Loi de Compensation des Accidents du Travail qui devait venir en Suite à la page 8 No: 12\u201d PUBLIÉ PAR- 2 L'Imprimerie Yamaska - INCORFORÉE PIECE DE THEATRE INEDITE Pièce en Cinq Actes - (Episode de.1837) ai Par ERNEST CHOQUECTTE, \u2018de la Socièrs RoyALE.(Suite) ACTE III Chez le Docteur RIBAUD.Pièce en pans coupés.Feu de cheminée.Un fusil modèle 1777 de l\u2019armée française accroché au mur.Sur les rayons des livres de toutes sortes.Bancs, chaises.Par la fenêtre et quand la porte s\u2019ouvre, on aperçoit les arbres dénudés.24 novembre 1837, une heure p.m.{ SCENE PREMIERE.te LE DOCTEUR.\u2014 (regardant une fiole, à part) Dire qu\u2019il suffirait de cela pour le tuer ! LE CURE \u2014 (gaîment, entrant) Bonjour, docteur.LE DOCTEUR \u2014 Quel bon vent t'ameéne ?LE CURE \u2014 Je passais, je me suis dit : entrons chez Ribaud, avant qu\u2019il parte pour ses visites ; j'en profiterai pour me chauffer un brin :; car on sent l\u2019automne.Brrr ! Dis donc, Madeleine était un peu nerveuse, hier soir.LE DOCTEUR \u2014 Voilà quelques semaines que je ne la reconnais plus.Elle n\u2019est pas malade, mais elle me fuit, clle reste des heures sans me parler.Tout cela cst très pénible.LE CURE \u2014 Du moment que tu ne crains pas pour sa santé.LE DOCTEUR \u2014 Mieux vaudrait qu\u2019elle fut malade de corps.Hs m'ont pris mon père et mon fils; ils lès ont pris morts: c\u2019est bon.Je les donne à ma race ct à mon pays.I] me reste encore une fille, et, celle-là, j'ai peur qu\u2019ils me la prennent vivante.(Silence).C\u2019est vrai, tu ne sais pas, toi, c\u2019est la seule chose que je t'aie cachée 1 Ca me faisait horreur, \u2018surtout maintenant que le sang a recommencé de couler.Figure-toi ça, moi Ribaud, moi Français, avoir des petits-fils anglais !.Ma fille aime.LE CURE \u2014 Le capitaine Smith.LE DOCTEUR \u2014 Tu Je savais ?LE CURE \u2014 Je le savais.LE DOCTEUR \u2014 Et tu ne m\u2019en as point parlé ?LE CURE \u2014 Non.M'\u2019en as-tu parlé, toi ?LE DOCTEUR \u2014 Moi, j'étais son père, et je n\u2019osais.LE CURE, \u2014 Ne suis-je pas son père aussi ?LE DOCTEUR \u2014 Ah ! j'ai vingt fois essayé de me leurrer, depuis trois mois que j'ai soupçonné cet amour; tiens, le jour ou \u2018Madeleine eut ses dix-huit ans, je me disais, c'est impossible, Dieu ne le permettra pas ; et Dieu l'a permis.Je songeais à quelque passionnette, qu'emporte le vent.Mais à son attitude, je comprends que c\u2019est vraiment de l\u2019amour.LE CURE \u2014 Oui, elle est de la race de celles qui n\u2019aiment qu\u2019une fois.LE DOCTEUR \u2014 Ecoute, Michaudin, je vais te dire quelque chose d\u2019affreux.Je vais te le .dire comme en confession, et tu seras obligé de me pardonner.M] me vient parfois des idées de crime pour arracher du coeur de ma (fille jusqu'à son nom.Sais-tu ce que je faisais quand tu es entré ?Je regardais mes poisons, je les mesurais de l'oeil.Il en faudrait si peu, si peu, et ce serait si facile 1 BE CURE \u2014 (violemment) Es-tu fou, Ribaud ! Réveille-toi ! LE DOCTEUR \u2014 En effet, je suis fou.LE CURE \u2014 Voyons, mon ami, bannis ces pensées criminelles ! Je ne crains pas que tu les mettes \u2018à exécution, mais c\u2019est \u2018déjà trop de concevoir.LE DOCTEUR \u2014 Pardonne-moi, Michaudin, Je te l\u2019ai dit, c'est affreux ! \u201c LE CURE \u2014 Tu as plus besoin de pitié que de pardon.Quand je vois une conscience si droite envahie par de telles pensées, je ne lui \u2018 pardonne pas, je la plains, LE DOCTEUR \u2014 Qui donc est plus à plaindre que moi ?LE CURE \u2014 Plus ?Madeleine.Autant ?Je le sais bien, c'est.moi.LE DOCTEUR \u2014 Peut-elle même penser à cet homme, à l'heure où se moulent les balles, où le sang de nos compatriotes menace d\u2019arroser la terre natale ?Ce n\u2019est pas une Canadienne, ce n\u2019est pas une Françaisepre CURE \u2014 C'est done vrai ?\u2018L'heure a sonné LE DOCTEUR \u2014 Jc reçois un mot de Marchessault.Les patriotes sont prévenus ; ils se ré- Bonjour, Michaudin, suniront chez moi «ans le cours de l\u2019après-midi, et nous arrêterons de concert les dispositions à prendre.Je n\u2019ai pas besoin de te recommander le-se- cret.- LE CURE \u2014 Evidemment.Suite à la page 2 = J Pa e I A y , PRESSE TPE ATOS MADELEINE Suite de la page 1 LE DOCTEUR \u2014 (ôtant son tablier) Je sors.\u2018Mes «dernières visites peut-être ; mais il ne faut pas que mes clients pâtissent de tout cela.J'ai des médicaments à porter chez Louison.Un des petits est maldde.+ _ LE CURE \u2014 Lequel ?i?.\u201cLE DOCTEUR \u2014 L\u2019avant-dernier, celui de quatre ans.; LE CURE \u2014 Je t'accompague, Ribaud.LE DOCTEUR \u2014 Merci, mon vieil ami.LE CURE \u2014 Couvre-toi' \u201cbien.tu sais.Le vingt-quatre novembre, la canieule est loin.(Le docteur se jette une houppelande sur les épaules, et prend des flacons.) LE DOCTEUR \u2014 (appelant ) François ! FRANCOIS \u2014 (paraissant) Monsieur le docteur ?LE DOCTEUR \u2014 Si les personnes que tu sais arrivent \u2018avant mon retour, tu les feras entrer ki.FRANCOIS \u2014 Oui, monsieur le (Le Docteur et le Curé sortant) Serait-ce pour demain ?SCENE IT FRANCOIS.\u2014 (seul).Je vais toujours, ce soir mettre mon fusil en état, et fondre quatre ou cinq douzaines de balles.On ne sait pas ce qui peut arriver.Le docteur a-t-il préparé les siennes ?(Il regarde dans une boite) Oui, sa provision est faite.J\u2019ai dans l\u2019idée que c\u2019est pour demain.Tant mieux.À mon âge, n\u2019avoir jamais vu de bataille ! Je me sens envieux de descendre quelques habits rouges.Pauvre Gabriel ! S'il était là (La voix de Pitre éclate au dehors, suraigue et lamentable) Ces p'tits Canayens, pas plus gros qu'ça, Parce que leur Papineau les embête.S'mélent de parler d'liberté déjà, Cré tas d'fous avez-vous perdu la tête ! Vous devez bien savoir pourtant, Que rien d\u2019un coup d'canon, bernique, Vous auriez peur, c'est effrayant, D'vant l's Anglais qui vous fr'aient la nique.Ah ! by goch Papineau ! Ah ! Papineau d'gogo.FRANCOIS.\u2014 (pendant que Pitre chante) Encore cet animal de Pitre.le chien hurleur ! On l'entend chaque fois qu\u2019il doit arriver malheur à la famille ! T] paraît.m'a dit Josette Larose, qu'il chantait.à lu Huronne.le
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.