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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 22 octobre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1914-10-22, Collections de BAnQ.

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[" 6ème année EE La Compagnie \u201cLe Bien Public\u201d Editeur-Propriétaire.LES TROIS-RIVIERES JEUDI 22 OCTOBRE 1914 la BX EDITION HE RAT Ch Co BDOMADAIRE No 20 Bulletin Parler Français Crsier P.236 Deux sous la Numéro Les Évènements .L'objectif des allemands sur le théâtre de ln guerre parait être la possession des ports sur lu mer du Nord : Ostende en Belgique ; Dunkerque et Calais en France, ct même Boulogne si posssible.Seul le port d'Anvers est présentement occupé par les allemauds ; cette prise n'offre que peu d\u2019utilité toutefois, car pour atteindre la mer du Nord, i) faudrait aux envahis- soeurs violer ln neutralité de in Hollande.Chose assez étrange de leur part, cette violation parait inspirer aux allemands uno certaine répugnance.Une fois maîtres des ports, ou de quelques-uns d'entre eux, les Allemands dirigoront leur attaque contre l'Angleterre.Des hangars a Zeppelins sout à s'éviger aux endroits propices; l'heure venue, les divigeables teu- tous cingleront vers Londres, pendant que l'escadre prendra enfin la mer, escortéu de lu nombreuse flottille de sous-marins.C'est In toute prochaine rencontre formidable des forces allemandes etanglaises.Est-il besoin de dire que l'Angleterre avoue être prête à tonte éventunlité ; elle atteud l\u2019en- newt avec une entière confiance, Au surplus, occupation des ports de mer n'est pas encore un fait ac- cowpli.Loin de li.Les armées alliées, anglo-française, renforcée des vail- Innts Belges, portent depuis une semaine de rudes coups nuX envabisseurs.Ceux-ci perdent pieds, et chaque attaque les vefoule un peu plus loin vers la frontière allemande.Le recul s'opère lentement, mais s'opère tout de inême.Alors que l'Allemagne tiont eur pied depuis deux mois et demi tout co qu'elle à d'hommes en état de porter lus armes, la France n'a que complété sn mobilisation.Ln réserve française dispose d'un million de troues fraiches qui n'attendent que le moment d'entrer dans In fournaise.L'Angletorre de son côté a déju recruté douze cont mille hommes, et annon- ve qu'au printemps elle disposera de touts In force nécessaire pour détruire ce qui restera alors de la puissante armée du kaiser Guillaume.D'ici là, pour peu que les russes s'en donnent In peine, il est raisonnable de croire que les barbares, malgre lour morgue, n'en mèneront pas large.Lu chûte d'Anvers à eu l'effet inattendu de joindre uux alliés les héroïques soldats belges.Ceux-ci ont dû être pourvus d'armes nouvelles, car leurs armements sortis des usines Krupp vo pouvaient être utilisés.Ils seront les premiers à ne pas regretter l'aventure ; pour avoir su Énire si bonne besogue avec le fusil allemand.il est évident que les belges se batte- ront plus allègrement encore pour In cause sacrée de la liberté, avec les armes reçues de mains amies.\u20140\u2014 Il est souvent question\u2019de l'attitude des Etats-Unis durant la préseute guerre.D'une manière générale, il semble adinis que la République voisine gardera une stricte neutralité.Ln possibilité de la voir intervenir dans le conflit à simple titre de protestation contre lu violation ouverte du droit des gens, et le muépris dus conventions internationales par les allemands, resto peu probable.Le maintien de cette neutralité n'est pas du reste sans lui causer certain mal ; la République américaine aura besvin de toute son énergie pour refréner de la part de ses nombreux sujets toute velléité de violation.Des nouvelles nous venant des Philippines nous informent que là, les sympathies allemandes s\u2019y manifestent ouvertement, et que tout ce qui est fran- sais est Éranchement honni.Des vaisseaux font In navette entre le port de Anilles et l'escadre allemande du Pacifique, et le ravitaillementde la flotte se poursuit sans encombre.Voilà une nouvelle qui devrait intéresser Wushington.Les Etats-Unis viennent d'accorder l'indépendauce aux Philippines ; mais Jusqu'à ce que cette indépendance soit un fait accompli, les Etats- Unis feront bien de surveiller leurs compromettants sujets.En ce qui concerne le Canada, les Etats-Unis admettent que si Guillaume devait, par impossible, sortir vainqueur de cette lutte gigantesque, jamais notre pays ne deviendrait colonie allemande.L'application stricte de la doctrine Munroe nous sauverait de cette ealumité.Bien gue les Etats- Unis aient lu forte envie de nous englober sous le drapeau étoilé, il n\u2019en feraient rien toutefois.Ils se conteuteraient de nous laisser jouir en paix de notre entière nutonomie sous le protectorat américain.Cette assurance vaut ce qu'elle vaut ; elle nous est cependant donnée par un personnage de marque de la politique américaine.Il n'est pas sans intérêt pour nous de voir l'avenir sous cet angle; reste à savoir pourtaut, si les choses en viennent là, ce que le Japou laissera aux Etats-Unis le loisir de vouloir et de faire.\u2014o\u2014 La rumeur d'une élection générale avant l\u2019hiver, persiste, sans que le gouvernement ne dise ni oui ni non.Lu discussion s'engage dans la presse sur l'opportunité d\u2019eu appeler au peuple dès mainteunnt.Il y à du pour et du contre.Bien que les libéraux fassent mine de n\u2019y pas croire, nous les soupçonnons bien un peu de s'y préparer.M, Laurier déclare que la proclamation du 18 juillet, éminnée sous l'autorité du Gouverneur Général, et renvoyant à l'an prochain In préparation spéciale des listes électorales dans certaines parties de l'Ontario et du Manitoba, rend impossible une élection avant au moins l'an prochain.Eu attendant, le gouvernement vient de subir certains remaniements.M.Pelletier, ministre des Postes, ayant dû démissionner pour cause de santé, est remplacé par l'honorable M.Tom Chase Casgrain = Au ministère du Revenu, M.P.E.Blundin succède à M.Nantel qui passe À In Commission des chemins de fer.Il est aussi question de la sortie du ministère de M.Coderre, qui serait fait juge.Lun dato de réélection des deux nouveaux ministres n'est pas encore fixée.\u20140\u2014 Le gouvernement à consacré jusqu'à cette heure beaucoup de temps ot d'argent au recrutement et à l'envoi d'un premier contingent en Angleterre.Le recrutement des contiugenuts qui vont suivre exigera également beaucoup d'efforts.L'on rappelle à nos ministres que toute leur attention ne doit pas cependant consister à pourvoir l'Angleterre d'hommes et d'argent, mais qu\u2019il leur faut en mème temps prendre les mesures nécessaires pour nous éviter ici ln famine, le chômage forcé, ot la ruine de notre commerce et de notre industrie.L'arrêt complet de toute production industrielle et agricole provoqué par la guerrcen Europe devrait, en somme, tourner à notre avantage.L'Anleterre, la France, In Russie, ont besoin de vêtements, do comestibles et \u2018une foule de choses indispensables.Un grand nombre de commnaudes a été donné aux Etats-Unis, et les fabricants américains travaillent nuit et jour À les remplir.C'est en réalité une aubaîne inespérée pour In classe ouvrière.Des commandes ont été placées au Canada.Malheureusement on nous affirme que nos industriels ayant déclaré n'être pas en mesuro de les remplir tout de suite, faute d'organisation suffisante, In bonne fortune est allée ailleurs.Et l'on déplore que lors cle sn session de guerre, le gouvernement se soit borné à lover des hommes pour I'armée, et ait négligé en mâ- me temps de promouvoir par des mesures appropriées, l'extension nécessaire de notre production industrielle et agricole.Une session convoquée d'urgence à cotte flu pourrait nous épargner les rudes angoisses de l'hiver qui commence.L'armée des sans-travail s'annonce déjà comme devant être énorme ; il sovait sago de songer dès muintonant à caluier la faim de pau- vrbs gens sans ouvrage : lu faim étant mauvaise et redoutable conseillère.\u2014o\u2014 Le pétulant Sam Hugues ayaut passé de l'autre côté de l\u2019eau avec notre premier contingeut canadien, le gouvernement semblerait assez disposé i,s0 chercher un autre ministre de ln -milice.En attendant que la démission du colonel soit dÂâment produite, et le nouveau titulaire choisi, l'on s'occupe À Ottawa à changer les plans du ministre on balinde.Ce dernier proposait le recrutement hâtif d\u2019un vingt où trente mille hommes à la fois, et l'expédition immédiate en Angleterre du contingent une fois formé ; le ministre ne désespérait pas de cotte façou pouvoir expédier jusqu\u2019à cing cent mille hommes._, Lo nouveau mode adopté par le gouvernement est moins oxpéditif.Le recrutement se fnit du telle sorte que nous puissions avoir constamment.au Canada trente mille hommes sous les nrimes.Do co contingent en permanence, il sora axpédié en Angletorre an fur ot i mesure que besoin en sera, dix mille hommes a la fois.T.es partants seront, immédiatement remplacés par un nombre é al do recrues qui commenceront à leur tour un entrai- nement sérieux et effectif.\u20140\u2014 ; Ce nouveau nïode de recmitement à sur l\u2019autre l'avantage de ne jamais nous laisser itiau-dépourvu ile Canada durant ln guerre pourra tou- detieurer purement facultatif.entendo ns bien qu'il en soit toujours jours compter sur une force militaire permanente, devant répondre aux besoins urgents qui peuvent surgir ici.Est-il besoin de dire que ce recrutement militaire demeure, et doit Ne va sous les armes qui veut.que l'engagement dans nos milices régulières doit être préalablement annulé avant que de pouvoir s'eurôler dans les nouveaux contingents.De même uinsi.JOSEPH BARNARD LE TRAMWAY Nous publions ailleurs une critique du règlement que le Conseil vient d'adopter en dernière lecture lundi accordant la franchise demandée par In \u201cThree-Rivers Traction\u201d pour la construction d'un tramway.Ce re- gluement, tel qu'il est, devra être soumis à l'approbation des électeurs ; la date de lu votation n'a pas encore été fixée.Nous n'avons pas nous- même pris connaissance de ce règlement; dès qu'il nous aura été coms munigué, nous en ferons une appré- viation motivée.En parlant l'autre jour de ce projet dé tramway, nous attirions l\u2019attention du public sur les intentions extraordinaires des promoteurs de la \u201cThree-Rivers Traction\u201d.S'il ne s'agissait que de ratifier la franchise de vingt ans et l'exemption de taxes que le Conseil vieut d'accorder à cette Compagnie.nous aurions déjà assez à faire à examiner en quoi l'octroi de ces faveurs considerables reste stric- temeut conforme à l'intérêt public.Mais il ne faudra jumais perdre de vue que ce que lu \u2018\u2019Three-Rivers Traction\u201d demande actuellement par ce règlemeut, n\u2019est pas tout ce que cette compaguie entend avoir de ln ville.Ce à quoi elle tieut surtout, c'est à l'octroi d\u2019une somme considérable, c'est à l'émission d'obligations de la ville jusqu'à concurrence d'un montant : \u2018\u2019n\u2019excédant pas trois cent wille piastres,\u201d come elle a eu soin de le préciser dans sa propre charte d'incorporation.La charte spéciale de la Three-Ri- vers Traction contient en effet cette disposition à l\u2019article 15.Le même article précise de plus que : ** les obligations ninsi émises par la cité ne se- tont pas sujettes à l'article 186 de la cité.\u201d Sans discuter ici la légalité de cette disposition, constatous cepen- daut qu'elle supprime la nécessité pour le Conseil de soumettre l'émission de ces obligations, à l'approbation du vole des électeurs propriétaires dé cette ville.Ce soin que prenait la Three-Rivers Traction, même daus sa charte d\u2019incorporation, de se soustraire à la volonté du peuple, nous démontre amplement l'idée fixe que jamais le peuple n'approuverait la transaction proposée par la compagnie.Cette crainte de la volonté du peuple est d\u2019ailleurs richement justifiée Jamais le peuple en effet ne consentira à fournir lui-même les fonds pour qu'une compagnie lui construise un tramway, tramway qui, payé par la ville, ne sein pas sa propriété.Sila ville n'est pus capable de trouver une compagnie assez sire d'elle-méme pour construire son propre tramway, mieux vaut eu rester là.Avant done que de discuter le règlement adopté par le Conseil, et qui doit être soumis au peuple, nous constatons que ce règlement tel qu\u2019il est présenté, L'expose pas au public toute la question.Il cache de l\u2019entreprise ln partie la plus essentielle, à savoir : l'émission des débentures de la cité en faveur de la \u2018\u201c\u2019Three-Ri- vers Traction\u201d.Et les tentatives ré- Eêtées faites jusqu'à présent pour tenir caché aux yeux du péuple ce beau projet, ne sont à la louange ni de la tuajorité du Conseil, ni de la Compagnie.Les échevins Mercier et Benulac out eu le courage de déuon- cer ce procédé de fourbes, et nous joiguons dès maintenant a la.leur notre propre réprobation.1B Le règlement des Tramways Le roglement des Tramways a été adopté lundi soir tel que prépare par les autorités de ln Cie des Tramways.MM.Mercier et Beaulac ont tenté de faire voter des amendements à ce projet, mais tous ont été rejetés.| Par suite de In longueur du règle- mnont, l'étude eu devient difficile et ennuyeuse.Voici en résumé ce qu\u2019on demande et nous dirons ensuite plus au long quelles sont les clauses étranges et talheureuses qui allongent ce document.Le but est, comme chacun le sait, d'obtenir une franchise de vingt années pour l'exploitation d'une ligne de tramways dans la cité des Trois- Rivières et une exemption de taxes pour le même espace de temps.Il faut nécessairement pour que cette franchise ait un effet pratique mentionner les rues où le tramway passera, règler les heures des voitures, définir les droits et pouvoirs de la compaguie et de la corporation respectivement.© ependant à ces choses nécessaires Q pour le bon fonctionnement d'un tramway Où en à ajouté certaines autres qui ue nous paraissent pas désirables.Pour aujourd\u2019hui, nous n'étudierons pas les clauses \u2018\u2018non désirables\u201d de ce règlement ou plutôt de ce contrat entre In Corporation de la Cité des Trois-Rivières et ln Three Rivers Traction Company.La clause première, par oxemple, donne le droit a la compagnié de transporter du fret dans les rues de ln cité.Sait-on bien ce que cela peut comporter.Jusqu'à présent on à accordé des exemptions de tuxes à presque toutes 10s entreprises industriel: les à cause des salaires payés en tous genres.Or, combien de citoyens de uotre ville gagnent leur vie comme charretiers et combien disparaiîtront si le tramway, sans payer de taxes et ayec une franchise de vingt années, Vieut leur faire concurrence ?Clause 2.Ou accorde le passage gratuit sar les ponts du St-Maurice.Pourquoi ne pas charger la compa- gvie, en retour, de nettoyer les ponts.Il semble qu'au moyen de balayeuses électriques le travail serait excessivement facile.Clause 3.On parle bien d\u2019un certain service À être fait par In compagnie, mais on Le mentionne pas quel sera le nombre minimum des voitures que la compagnie devra toujours avoir en service dans notre ville.Clause 7.L'eau sera fournie à ln compagnie & raison de 74 par mille gallous pour toutes ses propriétes.Ses bureaux, par exemple, ne de- vraient-ils pas payer l\u2019eau au même taux que le pius humble des citoyens.Clause 14.Cette clause est l\u2019une des pius intéressante.La Compagnie donne le droit à In Corporation de faire dans ses rues les réparations né- cessnires, soit AUX pavages, soit aux égoûts, mais si par suite de ces travaux, méme nécessaires, la circulation des tramways devient impossible, ia voie sera détournée temporairement, mais AUX FRAIS DE LA CORPORATION.C'est-à-dire qu'i chaque fois que la Corporation sera obligée de fermer une partie de Ia rue où le tramway passera, la corporation devra coustruire uno Voie temporaire permettant à la compagnie de continuer son service.Ne croit-ou pas que lu Cie des Tramways doit comme tout le mon-! de d'ailleurs, être sujette aux cas de force majeure ?Clause 23.Voici une clause étrange pourle moius.À l'expiration de vingt ans, et subséquemment à tous les cinq ans, la cité aura le droit après un avis de six mois donné à la Compagnie dans les douze mois qui précè- | deront les vingt années ou les cinq annee d'exproprier le tramway, mais à défaut de l\u2019avis ci-dessus, le vègle- ment actuel restera en force et liera les parties.En résumé, si la corporation n'achète pas la Tree-Rivers Traction Cocette compagnie aura à perpétuité le privilège exclusif d'exploiter une ligne de tramways en la cité des Trois- Rivières.Remarquons bien que notre corporation n'a pas le pouvoir de nous lier à perpétuité, mais la Three Rivers Traction Co., ira faire ratifier sou règlement par la Législature de Québec et le tout sera joué.Nous serons alors un petit Montréal en miniature.Clause La compagnie devra commencer les travaux de construction dans les 90 jours de l'adoption du règlement, mais il y a un proviso qui ajoute qu'elle n\u2019est pas obligée de commencer en hiver.Donc on ne commencera qu'au printemps prochain.Pourquoi n'a-t-on pas ajouté que les travaux de construction devraient être terminés et la ligne exploitée sous nn délai de un an ou deux ans.N'\u2019aurait-on pas du, en plus, exiger que le règlement n'entre en force que 1e jour où la Three Rivers Traction démontrerait au Conseil qu'un montant da $150,000 ou $200,000 aura êté sous- critdepayer bona fide et que les avantages nccordes par le règlement se- vont les seuls demandés par In Compagnie aussi longtemps qu'elle n'aura pas eto en opération durant cing an- ndes.Ces ajoutés auraient eu leur impor- tande, puisqu\u2019on dit officieusement sinon officiellement que Ia Compagnie demandera à la Corporation d\u2019échanger $200,000 ou $300,000 de débentures.Comme on peut le constater, il y nait beaucoup à retrancher et à ajouter au règlement des Tramways, mais la majorité qui mène le Conseil ne l\u2019a pas voulu.Il est encore à remarquer que les échevins qui ont voté en faveur ne pourront pas prétexter qu'ils ne cou- naissaient pas les dangers du rogle- 27.9 Nous : ment, car MM.Mercier et Beaulac ont proposé à peu près tous les amendements nécessaires pour corriger le projet.Il resteru maintenant le peuple qui devra juger en dernier ressort et dira s'il entend se constituer prisonnier de la Three-Rivers Traction Company.FRANÇOIS DESILETS Chronique Ouvrière Patrons et ouvriers modèles Dans le domaine ouvrier se passait récemment à Chicoutimi un fait qui mérite d'être signaléet médité.L'incident se résume en ceci : la Cie de Pulple de Chicoutimi, voici quelque temps, avait décidé une diminution générale des salaires.D'excellentes raisons semblaient légitimier cette mesure.Touefois ça ne faisait pas l'affaire des ouvriers.Ceux-ci soumettent la chose au Conseil de la Fédération Ouvrière Mutuelle du Nord, qui, après enquête sérieuse, supplie la Cie de Pulpe de maintenir le statu quo, c'est-à-dire les sulaires existants.Cette dernière, par la plume de son président, M.J.E.A, Dubuce, acquiesce à la dersande de ses employés.De cet incident pourraient ressortir bien des leçons.J'en dégage quelques unes.Du côté des ouvriers, passablement emus, j'admire d'abord ceci : ils ne précipitent rien.ne brisent aucune vitre, mais s\u2019asserublent et délibèrent paisiblement.Voilà.pour tout groupement ouvrier, la première et la seule politique sage à suivre lorsque éclate un conflit.A vouloir trop brusquer les choses, on dit généralement des sottises, on dépasse la me- SUTre, (al Casse SA pipe Seconde phase.On soumet la question à l\u2019étude de l'autorité supérieure compétente, le Conseil de F, O, M.N.On s'eu remet à celle-ci du soin de règler le differend et l\u2019on accueillera avec bienveillance le rèsultat de ses démarches.Troisièmement.Ils ont preuve d'une grande patience à l'égard de leurs patrous qui au cours de l'été dernier, ont dû parfois retarder le paiement des salaires Bref, ils triompheut grâce aux sacrifices généreusement consentis déjà, grâce à leur pondétation, grâce à ln confiance qu'ils ont miss en des chefs éclairés amis de la justice et de la paix, respectueux de l'autorité.Du côté de la Cie de Pulpe de Chicoutimi, admirons aussi trois choses, 1.Une extréme bieaveillance vis À vis d'une union ouvrière qu\u2019elle sait bonne et désirable parce qu'elle est à base chrétienne.\u201d \u2018*Aussi longtemps que la Fédération ouvrière sera animée del'esprit de justice et de sagesse qu\u2019elle a témoigné jusqu'ici, la Compaguie ne pouvra toujours accueillir qu'avec égards, comme elle l'a fait eucore dans ce cas-ci, ses propositions et ses requêtes.\u201d (Paroles de M.Dubuc) 2.Le souci, l'amour des classes laborieuses.\u2018\u201cJe profite encore de l'occasion dit encore M.Dubuc.pour vous assurer que la plus chère aumbi- tion de la Cie de Pulpe, est de faire le plus grand nombre d'heureux possible, en donuant à tous nos hommes le moyen de se créer une existence honorable.Et cette heureuse déclaration se trouve confirmée par des actes.3.Un désintéressement plus que rare en notre siècle de parfait égoïsme.de la main d'œuvre pour réduire les saluires liberalement, la Cie les maintient \u2018\u2018à un taux qui dépasse tout ce que l'on paie ailleurs.\u201d Houneur à la Cie de Pulpe de Chicoutimi ! Elle vient d'accomplir un geste qui devrait dessille: les yeux de beaucoup de compagnies similaires qui, trop souvent, ne semblent poursuivre qu'un but, faire de l'argeut per Jas et nefas, c'est-à-dire en exploitant l'ignorance, la faiblesse et même la misère de l'ouvrier, surtout en violentant sa conscience par le travail du din:anche.Honneur aux ouvriers de Chicoutimi qui sauront par lenr zèle et leur application au travail témoigner leur gratitude aux patrons qui les traitent si paternellement ! Loin de profiter de l'abondance! Honneur & la Fédération Ouvrière Mutuelle du Nord qui ajoute aujour- d'hui une belle page à ses annales et confirme le monde canadien dans la foi que, sous l\u2019in-piration de l'Eglise, les associations où corporations ouvrières catholiques,sontles meilleures amies et du Travail et du Capital en les rapprochant l\u2019un de l'autre sous les plis de l'étendard rédempteur du Christ en gui seul individus et nations, serviteurs et maîtres, patrons comme ouvriers trouveront \u2018la Voie, ia Vérité et lu Vie,\u201d ln voie qui conduit au vrai progrès, la vérité qui vend libres, Ia vie qui n\u2019est complète que si l'intelligence, le cœur et l'âme ont, comme le corps, reçu leur æli- mentation respective.PARFONDEVAL \u2014oO\u2014 Nouveau syndicat mixte Plusieurs hommes ou jeunes gens g'ii ne sauraient être classés dans aucun des syndicats déjà formés avaient pourtant formulé le désir de faire partie de la C.O.C.Le Conseil Général de la Corporation Ouvrière résolvait hier le problème de l\u2019aimis- sion de ses messieurs dans la C.O.C.Ils constituront désormais un groupement spécial appelé Syndicat Mixte et pourront ainsi jouir de tous les avantages des autres membres.M.Art.Lemieux, commissaire, recevra au bureau de la C.O.C.les noms de ceux qui désirent entrer dans le nouveau syndicat.Membres honoraires Le Conseil de la C.O, C.a pareillement résolu d\u2019admettre désormais des Membres Honoraires de son œuvre.Moyennant une contribution annuelle dont le montant est laissé à leur générosité, ils auront accès aux salles, Aux séauces publiques et seront con- adérés comme bienfaiteurs de la C.Ouvrières Chrétiennes souvenez-vous Les collaboratrices de : **L'Oeuvre des ouvrières\u201d ont formé un comité dit charitable et font appel à votre bon cœur pour venir en aide anx petits bebés belges ainsi qu\u2019aux infortunées mamans.Joignous-uous à vos sœurs dans la belle œuvre de la \u201cLayette Belge\u201d.Dans un article plus loin, veuillez lire le petit programme tracé pour le trousseau en question.Chacune est libre cependant de choisir ce qui lui convient le raicex : inutile d\u2019ajouter qu\u2019il va saus dire que n'importe quel objet sera reçu avec reconnaissance, \u2014Pas besoin de neuf, pas besoin de beau, s'ils viennent, tant mieux, tout, tout, accepté avec joie.A l\u2019œuvre, bonnes travailleuses, pas une ouvrière, ne refusera son concours.Pensons avec amour tendre et ma- ternei, à ces petits êtres innocents qui vout tant souffrir, et ia pauvre mère!!! Qu\u2019une veillée sera bien employée à faire de lu couture pour nos petits malheureux !!! Lnissons de côté, quelques veillées au cinétun, et prenons l'aiguille ! Quel bien! quelle bénédiction descendront du ciel sur la charitable ouvrière.Les dons et envois devront être adressés : Comité Charitable de \u2018La Layette\u201d 10a Ste-Julie, Trois-Rivières, P.Q.Ces effets seront expédiés, au Comité Central, Montréal, et de là en Belgique.M.Napoléon Drouin, maire de la cité de Québec, était de passage aux Trois-Rivières à la fin de la semaine, par affaires.M.Autonin Galipault, C.R.de Québec, était en ville vendredi, pour affaires professionnelles.M.Thibaudeau Rinfret, C.R.de Montréal, était ici lundi pour la ur.M.G.E.Drouin, de Québec, autrefois des Trois-Rivières, était de passage ici cette semaine.Mardi matin a été célébre A la cathédrale de cette ville le mariage de Mlle Lucille Bourgeois avec M.A.Gascon, architecte de Montréal.Nos meilleurs vœux aux nouveaux époux.a al % INTERET de \" cent alloué Département d\u2019Epargne EF ITNTZENNNNNNN\\NN\\\\W EIS rears QUATRE pour sur Dépôtsgg» E.PANNETON & FILS, Banquiers TROIS-RIVIERES, Qué ° % v LE BIEN PUBLIC LE JEUDI 22 OCTOBRE 1014 COIN DES JEUNES | A.C.Publié par le Comité Régional J.C.Trifluvien, Section de publicité.i { ! i -sre Notre premier devoir.Cet article est la reproduction d'une lettre que vient d\u2019adres
de

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