Le bien public, 27 décembre 1934, jeudi 27 décembre 1934
[" ÎQue 1935 soit le premier pas d\u2019une | marche en avant Au -début-de l\u2019année 1934, le \u201cBien Public\u201d écrivait: \u201cNous avons derrière nous trois siècles d\u2019histoire, trois cents ans de labeur obscur ou d\u2019exploits éclatants, qui ont pétri et discipliné notre terre mauricien- ne, orienté et façonné notre âme.\u201cNous n\u2019avons pas le droit d\u2019oublier ce que nous devons aux générations passées.Nous avons surtout l\u2019impérieux devoir de nous rappeler que nos actes présents doivent continuer une chaîne, maintenir des traditions, assurer à ceux qui viendront après nous la sécurité matérielle, l\u2019équilibre de l\u2019esprit, Ia force d'âme et tous les biens reçus des ancêtres.\u201d 1934 fut l\u2019année du retour vers le passé.1935 doit être pour nous le premier pas d\u2019une marche en avant.Vers le progrès moral, intellectuel et matériel de notre ville, telle doit être, au seuil de cette nouvelle année, la résolution de tous les trifluviens qu\u2019ont touchés les leçons des grandes fêtes historiques de l\u2019été dernier.Aux hommes publics, à ceux qui s\u2019intéressent à la vie politique du Canada et de notre province, à ceux des nôtres qui, dans ce domaine, exercent une influence que nous subissons tous, nous souhaitons plus de largeur de vues, plus de générosité, plus d\u2019indé- -~\"=1 de sollicitude pour les besognes d\u2019esclave; qu\u2019ils envisagent la fidélité a leur parti non comme un honneur ni un devoir, mais comme un droit arbitraire qu\u2019ils exercent en toute liberté.Alors nous verrons un coin de l'horizon de notre pays devenir moins sombre.À ceux qui exercent la belle mission - - de présider aux destinées de notre ville; - à ceux qui se sont engagés à la rendre prospère, nous souhaitons le courage et wila.force de Yésister aux tentations du favoritisme et des flatteries populaires; qu\u2019ils lèvent les yeux plus haut que la foule qui les a poussés au pouvoir, pour regarder le peuple qui attend d\u2019eux cet effort: les tirer de sa misère actuelle.Aux organisations diverses qui groupent dans leurs rangs, pour les protéger et les servir, ceux qui travaillent obscurément à leur bien-être personnel et à la prospérité de notre ville, nous souhaitons la cohésion des idées et des efforts pour obtenir des résultats qui comptent.Moins de vaines et stériles paroles; plus de travail sensé.Aux lignes féminines, aux éducatrices, à toutes les fémmes qui visent au meilleur et qui s\u2019y emploient, nous souhaitons le noble désir d\u2019un apostolat constant, discret et généreux dans les foyers trifluviens, où il sera le plus efficace.Que celles-ci s\u2019appliquent sans relâche au rôle qui leur appartient en propre: celui d\u2019élever, de stimuler et d\u2019inspirer les hommes.A la jeunesse de chez nous, vers qui se tournent aujourd\u2019hui nos yeux inquiets et confiants, nous souhaitons que le réveil trifluvien leur inspire l\u2019amour du beau, du grand et du vrai; que l\u2019âme de nos ancêtres se retrouve en eux, audacieuse et ferme, ardente et généreuse; qu\u2019elle fixe sur des principes solides et sur une souple discipline l\u2019ardeur bouillonnante qui l\u2019anime.Aux éducateurs, à ceux qui ont la périlleuse mission de façonner l\u2019âme triflu- vienne, une compréhension de plus en plus profonde, de plus en plus nuancée de la patrie.\"A l\u2019élite mauricienne, aux tenaces ouvriers.de la.première heure, au \u201cpetit nombre qui vient au secours du grand\u201d, nous souhaitons une constance semblable à son courage, un optimisme égal.à sa vigueur.' A tous les autres, à ceux qui souffrent, Qui peinent et espèrent des jours meil- \u2018leurs, comme à ceux qui jouissent d\u2019une prospérité relative et d\u2019une paix satisfaite, nous souhaitons de profiter des en- seignements-du passé et du présent, de secouer cette impression de vide et de \u201c méant qui.a.trop longtemps marqué le vi- sage \u2018mauricien.db _ cer 42075 Raymond-DOUVILLE, } _.\u201c + =, DR Ce LE BIEN PUBLIC 'ORGANE DU REVEIL TRIFLUVIEN 26e ANNEE\u2014No.52 a LE JEUDI, 27 DECEMBRE 1934 \"AAAS Son Excellence Monseigneur Comtois, le nouvel évêque de notre diocèse \u201cLe Bien Public\u201d à appris avec joie la nomination de S.E.Mgr Comtois à 1'épiscopat trifluvien.Il s'associe à toute la population du diocèse pour lui offrir ses hommages et l\u2019assurance de son filial respect.Mgr Comtois depuis quelques années tenait les rênes de notre diocèse.II connaît les groupements sociaux et sait leur inculquer sa ferveir apostolique.Et nous croyons que c\u2019est là un grand bien dans une société qui se laïcise de plus en plus et où par conséquent le catholicisme doit se fortifier par l\u2019apostolat laïque.S.E.Mer Comtois deviont le quatrième évêque des Trois-Rivières.XI est lc premier trifluvien à être élevé à cette dignité.Cette nomination vient à point pour clore 1934, la grande année trifluvienne.Bien que nous ne sommes pas qualifiés pour apprécier cette nomination, nous ne pouvons nous garder d'écrire que Rome a cu la main heureuse en donnant à notre diocèse un évêque qui nous connait bien parce qu\u2019il a toujours véeu parmi nous, M.Omer Héroux consacraît dans \u201cLe Devoir\u201d d'hier un émouvant article à notre nouvel évêque.Nous en citons plus bas quelques extrails que nous corroborons.\u201cLe nouvel évêque des Trois-Rivières est aussi trifluvien qu\u2019on le peut 11 est né, il a été élevé au coeur de la vielle cité, à quelques centaines du berceau même de la ville.El n\u2019a quitté les Trois-Rivières que pour ses romaines.\\ être.de pas études Elève, puis professeur au séminaire local, il était principal de l\u2019école normale des Trois-Rivières quand Rome le choisit comme auxiliaire du regretté Mgr Cloutier.II connait, avec le jass, les gens.II les connaît d\u2019une façon générale, pour avoir depuis toujours partagé leur vie; il connaît grand nombre d\u2019entre eux d\u2019une façon toute particulière pour avoir été leur-professeur ou, pour les plus anciens, leur camarade d\u2019étude.II cst possible que cette vieille intimité ajoute parfois à l\u2019exercice du gouvernement quelque chos: de délicat, mais elle doit servir aussi celui qui possède sur les hommes ct sur Jes choses une prise aussi immédiate.La carrière du nouvel évêque s'est développée dans une sorte de pénombre.C'était l\u2019un de ces éducateurs de profession, qui vivent entre leurs livres et leurs élèves, ct que Rome sr plaît souvent à tirer de ces postes discrets pour les élever.au gouvernement des fidèles.On a là-bas une très longue expérience, et l\u2019on y est, c\u2019est très clair, convaincu que cette pratique des esprits ct des coeurs, cet exercice limité du gouvernement préparé d'efficace façon à de plus hautes responsabilités.Mer Comtois n\u2019a jamais cherché la vedette, peut-être même l\u2019a-t-il fuie avec un soin particulier, Mais c'est un obéissant et qui n'hésite point devant la tâche.On l\u2019a désigné pour l\u2019épiscopat, il s\u2019est incliné, priant Dieu de lui donner les forces ne- cessaires et tendant vers l\u2019accomplissement de ses devoirs nouveaux tout l'effort de sa volonté tenace et solide, comme ses autres qualités.- .Depuis huit années déjà, le nouvel évêque participait à l'administration du diocèse.Auxiliaire du vénéré Mgr Cloutier, puis, pendant la vacance du siège, vicaire capitulaire, il poursuivra simplement, comme évêque en titre, une oeuvre qui lui est depuis longtemps familière.Mais il aura désormais le pleine responsabilité du gouvernement, fe libre choix de ses initiatives, Ia possibilité des longs desseins, La tâche est louräe, aux Trois-Rivières comme ailleurs, peut-être plus lourde qu'ailleurs, parce que le diocèse, agricole et industriel, présente des problèmes de caräctèrektrès différent.\u201d | (Les Communautés religi es ainsi que les écoles qui désirent se procurer cotle dernière otographie de Mgr Comtois eA ted dR 2 - ~~ 5 sous la copie | Un livre pour tous \u201cQuatre siècles d\u2019histoire\u201d, par l\u2019abbé _ Albert Tessier.à\u201c (Par Auguste Panneton) J'avais déjà parcouru ces pages données en supplément par un journal local en juillet dernier.L\u2019attention des lecteurs n'en avait pas été autrement éveillée, et celà se conçoit.C'était pendant les fêtes du troisième centenaire, période d'effervescence où régnait un état d'esprit tout particulier, entretenu par des écrits à flots pressés, des discours à jet continu, des démonstrations qui tenaient la population en haleine.D'autant que la copie de journal quotidien, déjà sans actualité au bout de vingt quatre heures, n\u2019est pas un médium favorable pour une oeuvre de tout repos.Circonstances de temps et de lieu qui ne pouvaient que nuire à l'ouvrage et desservir l'auteur.Bien différente fut la réaction, lorsque, la vie normale rétablie, je retrouvai \u201cQuatre siècles d'Histoire\u2019 sous l\u2019habit d'une élégante brochure.J'avais brûlé les paragraphes profusément étalés au long des feuilles anonymes du journal; j'ai voulu lire, comme il se doit, sans hâte et à loisir, les pages neuves du livre.\u2026 Mais avons-nous vraiment une his- ptéjteret-erttoré vaut-elle qu'on l'écrive?Il est vrai qu'après quatre cents ans notre petit bourg est un aîné bien chétif dans un pays qui cherche sa voie.Tout de même ce petit bourg, sa banlieue, son arrière-plan de forêts, de lacs, de montagnes, sa grande rivière sauvage qui n'a pas voulu être fleuve que pour faire le St-Laurent plus majestueux, tout cela est bien à nous par droit d'héritage.Toutes ces choses ne sont-elles pas notre raison immédiate d'être canadiens et de nous sentir fiers de l'être encore?Nos pères l'ont aimé ce coin de forêt au croisement des eaux, plusieurs sont morts de l'avoir aimé.Le moins que nous puissions offrir à leur mémoire, c'est un souvenir fidèle enrichi par la connaissance de leur obscur et héroïque labeur.Benjamin Sulte avait tenacement fouillé nos archives, fait le premier abattage, mais, à son grand regret, n'avait pu achever l'oeuvre qu\u2019il voulait, Plus que jamais, et comme corollaire d'un centenaire, le temps était venu .de donner à nos gens un motif raisonné d'aimer leur petit patrie.\u2018L'histoire des Trois-Rivières est toute à faire\u201d, nous dit l'abbé Tessier en préface de son livre.Il se défend de l'écrire cette histoire.Tout au plus veut-il synthétiser notre passé, ou, comme il ajoute modestement: \u2018\u2018esquisser un tableau très largement tracé.\u2019 Nous n'avions rien ct il nous donne déjà beaucoup.D'ailleurs ne se de- vait-il pas de satisfaire une curiosité qu'il avait depuis longtemps entrepris d'éveiller?Son volume, qui fait partie de la collection des Pages Trifluviennes, Série A, sous le numéro 17, se présente fort bien: format de luxe, illustra< tion généreuse et appropriée.En prologue l'auteur nous invite, et avec combien de raison, à appliquer nos, pauvres yeux d'enfants légers et é-@ tourdis à lire les grandes oeuvres qué .|- prodigue -partout la nature mauricien< ne.II\u2019 emprunte \u2018la voix chaude du: P _ nd teflars.A.rugs Dea Forges, 2.\" ite ri TR FP Mini oti (Suite à Jaspage 3) 2.\u2014mm La Commission des Services Publics confirme les taux de la Shawinigan pour la ville Leg taux actuellement en vigueur aux Trois-Rivières pour la consommation de l'électricité fournie par la Shawinigan Water and Power Coviennent de recevoir l\u2019approbation de la Commission des Services Publics, devant qui les Syndicats Nationaux avaient présenté une requête pour y demander des changements, .On se souvient que la Commission siégea ici pour entendre l'exposé des raisons des Syndicats pour s\u2019op- Vitrine religieuse Les trifluviens nombreux qui ont fréquenté la maison Fortin la veille de Noël n'auront pas été sans admirer l'élégante vitrine consacrée à S.E.Mgr Comtois à l\u2019occasion de sa nomination à l'épiscopat triflu- vien.Quelques heures après la bonne nouvelle la vitrine était prête bien qu'elle eut été préparée très soigneusement.C'est un hommage d'une grande maison trifluvienne à notre chef spirituel.[Musique en feuilles Produits de beauté Spécialité: Permanents Chez Claire Salon de coiffure moderne Téléphone 3371 53, Du Platon, Trois-Rivières.(12 Déc.-1 mois) poser aux taux approuvés par le Conseil de ville au mayen d'un contrat passé durant le mois d'octobre.L'ordonnance stipule que les taux dont nous jouissons présentement se comparent avantageusement avec ceux des villes à peu près semblables, Les souhaits du député Jean- Louis Baribeau Monsicur le directeur, Vous m\u2019avez invité, avec beaucoup d\u2019amabilité, à présenter mes voeux à mes électeurs et à tous mes amis de la région par l\u2019entremise de votre journal.Je vous remercie de cette occasion que vous m'offrez, occasion que j'apprécie à sa valeur, car je connaïs l\u2019importance qu\u2019a votre journal dans notre région.C\u2019est avec plaisir que j'en profite pour souhaiter à tous un joyeux Noël, une, bonne et heureuse année.Notre région, comme le reste du pays, a subi Ics effets de la crise économique.Mais il s\u2019y manifeste, comme partout, des signes de renaissance bien consolants.Nous avons l\u2019espoir que nous sortirons bientôt du marasme des affaires et que nous reviendrons à la prospérité de jadis, de sorte que la région des Trois-Rivières et les environs pourront reprendre leur marche vers le progrès, si rapide avant le début de la crise.Nos campagnes, de leur côté, verront se raffermir le prix des denrées et s\u2019onuvrir de nouveau les débouchés.C\u2019est le souhait que je fais pour tous, les pères et les mères de famille, comme les jeunes gens qui voyaient avec anxiété le début de leur carrière entravé par l\u2019arrêt des affaires.A lous, ie souhaite santé, prospérité et bonheur.JEAN-LOUIS BARIBEOU, député de Champlain.PROTEGEONS LE GISIER ET LE POISSON 4 zZuaznoHSOTU Nos meilleurs voeux à l\u2019occasion de l\u2019an nouveau Nous souhaitons qu\u2019un grand nombre de Trifluviens en 1935 s\u2019enrôlent sous l\u2019étendard des protecteurs de nos ressources naturelles et tout spécialement du gibier et du poisson.L'ASSOCIATION DE LA PROVINCE DE QUEBEC POUR LA Be rue St-Pierre, PROTECTION DU POISSON ET GIBIER .INCORPOREE Division St-Maurice - Trois-Rivières, Philippe \u2018Bigué, : C.R,, Président; F, M.Marcotte, vice- - président;.Armand Landry, secrétaire, Seorétarlat, 936 ies Te an eC Le Blen Publle La Chanteuse Inconnue à la salle Notre-Dame C'est ce soir, à 8.30 heures.à la Salle Notre-Dame, qu\u2019aura lieu le programme musical et artistique des marchands choisis.organisé par M.C.Buckley, La Chanteuse Inconnue, qui remporte partout où elle passe les plus grands succès scra sur la scène ct interprétera.ses meilleures chansons I! y aura aussi d\u2019autres attractions,.telles.que danses classiques par M Buckleyet des morceaux.de.musique.de choix par l'orchestre Roxy Un vaudeville de Cowboy, Chant.Musique, Danse complétera ce programme que personne ne voudra manquer\u2026 Le billet d\u2019entrée donne.droit.à.de nombreux cadeaux qui seront tirés au sort.\u201cLes Affaires\u201d UNE REVUE POUR L'INDUSTRIEL ET LE NEGOCIANT DE PROGRES Sommaire \u2014 Décembre-Janvier Qu'est-ce qu\u2019un homme d\u2019affaires?L.-A.B.Comment faire un succès de vos ventes de la période des Fê- \u201ca = VOUS GRANDIREZ de 4 pouces !-3 en 4 mois jusqu'à l\u2019âge de 30 ans \u2019 Envoyer coupon pour réponse à Physical-Systéme Francais 15e Année Dr M.Darbez Boîte Postale 203 Bureau 9 \u2014 Section R.Rue Hippolyte-Lebas, Paris-9 J ee] \u2026 bellles.\u2014 Savoir se \u2018concentrer Pour .tes.Vendex\u2014 Petite étude comparée: Les Anglo-saxons et nous.L.-A.B\u2014 La Force en nous.J.-M.Papillon~\u2014Quand \u201cJen arrache\u201d, je m'ins- trois.\u2014 Ce qui rend une firme d'humeur inégale.\u2014 L'art de la ven- \u2018te et In science du vendeur.Rumpf.| \u2014Les Fêtes approchent.Dorothée Grabtree-\u2014 Le commis voyageur d\u2019autrefois, \u2014Le vendeur d\u2019aujour- d'hui.Vendex, \u2014 La raison.\u2014 La politique, les affaires et la publicité.L-A B\u2014 Faites comme leg a- JEUDI;+273DECEMBRE (9%, \u201ctriompher.Li-A.B\u2014 L'état deg al.faires\u2014 L'histoire du petit barbie nerveux.L-A.B-\u2014 La sélection des | chefs\u2014 Notre programme\u2014 Pergé.{ vérez.vous arriverex & quilque che.| se.\u2014Vocabulaire anglais-francajq du commerce et de l\u2019indsutrie.Adj Fradette.\u2019 Canada: Abonnements: Un an $2.00 \u2014 Le numéro: 20c.Directeur: Louis-A.Bélisle, 1 Av.Murray.Québec, P.Q- 27 déc.-2 mois, tous Souhaite a ses clients et amis Bonne et Heureuse Année £ y A tous nos Clients et Amis pour l'encouragement qu\u2019ils nous ont témoigné.Nous espérons que cet encouragement nous sera continué pour 1935.PROSPERITE SANTE #% - PEN Marché National A.ALLARD, Propriétaire.1013, rue Ste-Angèle, Tél.404.\u2018Mademoiselle cu Monsieur : ET UN MERCI | \" m Trois ghoses bien simples mais qui résument notre principe de courtoisie pour chaque vente.La courtoisie est la règle de conduite de tous les commis de chez NAP.E.GODIN.m Que vous achetiez un paquet de cigarettes, une hoite de cigares, une pipe, une blague, un briquet, #wn jou de cartes ou pne plume résrvoir, etc.ete, vous recevrez invariabie- ment la même attention de la part de chaque commis, m Notre choix v'érticees pour cadeaux de NOEL et du JOUR DE L\u2019AN est des plus varié, nos marchandise sont empaquetées aux attrayantes couleurs de NOEL et nos prix sont à la portée de toutes les bourses.- m Un coup d'oeil jeté en passant\u2018aur nos vitrines vous donnera une idée de la qualité de marchandises que nous avons en magasin.Jamais depuis trente-cing ams que nous sommes en affaires, notre assortiment n\u2019a été aussi cemplet.J'ai l'honneur de solliciter votre visite, conflant de vous donner entière satisfaction, Nap.E.GODI Tél: 260 - 261 - Casier .postal 489 126, rue Des Forges \u201cTrois-Rivières Nous avons un système qui conserve tabac, cigares et cigarettes en parfait état toujours.NOTRE MOTTO Marchandises fraîches, prix fixes, service diligent, courtoisie. Le \u201cTrois-Rivieres\u201d de l'abbé Tessier vous apprendra l'essentiel de l'histoire trifluvienne et vous procurera plusieurs heures de lectüre attrayante.- IO LE BIEN PUBLIC Directeur: Raymond DOUVILLE.Un livre pour tous (Suite de la lère page) Frère Marie-Victorin, et le \u2018\u2019botanis- te-poète\u2019 nous promène rétrospectivement au \u2018royaume du pin blanc\u201d, ce roi sylvestre dont la dynastie se pare de quarante milliers d'années.Le lecteur moyen lui-même, pris au charme des bruissement des ramures séculaires, n\u2019en garderait qu'un peu de respect pour l'arbre qui individualise ses horizons que ce serait déjà beaucoup.Ces pages vibrantes nous invitent à faire le nécessaire \u2018effort pour animer le passé\u201d, nous qui sommes à peine capables d'un mol réflexe pour vivre le présent.La relation de la découverte, puis de l'établissement du poste des Trois- Rivières et des faits saillants qui marquèrent ses premières années, suit l'ordre chronologique.L'auteur s'appuie au besoin, et toujours judicieusement, sur \u2018Les Relations\u2019 dont on aime à relire les extraits sublimement simples.Il cite, à bon escient: Benjamin Sulte, Louis Durand, à la fois si viril et si éloquent, et d'autres ardents col- HEBDOMADAIRE DU JEUDI LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 27 DECEMBRE 1934 La Vérendrye, dans le Haut St-Maurice C'est le motif du tableau qui illustre le calendrier 1935 de la Banque Canadienne du Commerce.L'artiste, J.D.Kelly, a voulu représenter un groupe de commerçants que dirige La Vérendrye, en train de reprendre leur route fluviale, après un portage du confluent du Saint-Maurice et d\u2019un de ses tributaires.LaVérendrye surveille le chargement des ballots de fourrures, pendant qu'un autre groupe \u2018attend sur la rive opposée.Il n\u2019y a pas'de meilleure façon de prolonger dans les esprits l'écho des fêtes historiques de l'été dernier que de leur rappeler, par de tels moyens, la façon de vivre de nos ancêtres et leurs occupations.Quand: tant de calendriers sont illustrés de vignettes insignifiantes, il nous fait plaisir de signaler que la Banque de Commerce a voulu donner au sien un sens historique, ce qui n'enlève rien à sa valeur artistique.Une note inscrite au dos du calendrier résume la vie de La Vérendryean, | LE GUEPIER | Le cadeau le plus pratique qu\u2019on puisse se faire à soi-même est de payer ses dettes, sans prendre la résolution de n\u2019en plus faire.xxx A la source de toute qualité, chez une femme, il y a un bonheur manqué.xxx Quand les gens mariés ont besoin de deux lits, ils ne sont pas loin d'en vouloir trois.xxx Le choix est un plaisir; le choix dans le choix est une torture, xxx Ceux qui atteignent l\u2019excès de la folie confinent à la sagesse.x x x Celui qui reste sobre au milieu de personnes qui boivent est à la fin le seul qui paraît ivre.XXX Il y a des yeux dans lesquels on ne On s\u2019occupe des jeunes qui REDACTION et ADMINISTRATION 1371, rue Hart Tél 640 - Les Trois-Rivières Abonnements $2.00 par année Tirage: 2,950 coples | Rédacteur: Clément MARCHAND > - PAR LE TEMPS QUI COURT.dans De plus en plus, avec une sollicitude certains cas atteint au dé- Il n\u2019y a pas sintéressement, les hommes en place se tournent vers les jeunes.longtemps encore, ceux-ci étaient l\u2019objet d\u2019une souveraine indifférence, d\u2019un mépris même, pour leurs idées dans lesquelles entrait pour le moins autant de bonne volonté que d\u2019inexpérience.suffisait d\u2019une opinion personnelle exprimée avec franchise pour se faire mettre au ban.Il Depuis quelques mois, sans doute parce que la jeunesse ne s\u2019est pas lassée de crier et d\u2019exprimer son désir de vivre sa vie à elle et de penser par elle-même, une révision des valeurs humaines se prépare dans notre province, où les vrais hommes ne sont pas légion.C'est avec un plaisir ému que nous entendons l\u2019honorable Perrault, par exemple, parler en laborateurs au mouvement régionaliste trifluvien.Il établit, sans longueurs inutiles, d'après Champlain, que le choix de notre Platon pour l'érection d'une habitation permanente, ne fut pas dû au simple hasard d'une halte en pays inconnu mais bien à ses avantages naturels.La vie-rude et aventureuse des interprètes et coureurs de bois est tout particulièrement esquissée en traits qui se gravent profondément.Les noms et les dates à retenir, les événements marquants et les leçons qui s\u2019en déga- geni, sont mis en relief sans effort, sans que le récit languisse ni ne s'embarrasse d'une monotone nomenclature.__ Peut-être aimerait-on un peu plus de précisions sur la Vérendrye et ces termes: \u201cCe.que j'attends des jeu nse, c\u2019est qu'ils expriment leurs idées, mais avec franchise, courage et sincérité, mais avec le respect des idées et des sentiments des autres, mais avec la volonté réelle de collaborer avec tous ceux dont les services peuvent être utiles au destin de ce pays, de la province de Québec, en particulier.\u201d C'est précisément ce que veut la jou- nesse.Elle note avec intérêt cette déclaration d\u2019un homme politique en vue, qui à l\u2019encontre de plusieurs de ses collègues, possède la largeur d'esprit et le désintéressement nécessaires aux rapprochements et aux échanges d'idées.M.Perrault, tout comme M.David, qui sont les deux ministres québecois les plus sympathiques aux jeunes, savent que si d\u2019autres ont reproché à ceux-ci ce qu\u2019ils ap- peut lire sans y découvrir Yes fautes d\u2019ortographe.R.DL\u2019UN DES DEUX, La Mauricie Ê Il doit rester La Ligue des Propriétaires vient d'adresser au Conseil de Ville une résolution qui se lit comme suit: Sur proposition duement secondée il a été résolu unanimement : Que la Ligue des Propriétaires des Trois-Rivières, ayant suivi continuellement et ayant apprécié l'excellent travail accompli depuis deux ans par le Directeur des Finances de la cité des Troisà Londres Nous avons sous les yeux une copie du bulletin mensuel de la Canada Life, publié à Londres, et qui contient un fort élogieux article en marge de nos fêtes de l\u2019été dernier.Nous en avons déjà dit un mot ici même, avant de prendre connaissance de l\u2019article en question.Il remplit trois pages, agrémentées de quatre vignettes, dont une représentant le monastère des Ursülines, une autre la Pierre Boucher, entre autres; aussi quelques notes sur les Forges St-Mau- rice qui furent longtemps le prolongement des Trois-Rivières: les Forges \u201c\u2019sans lesquelles notre pays serait peut- être demeuré français\u2019.On aimerait vieille chapelle du sanctuaire du Cap de la Madeleine, et les deux dernié- res, le rocher historique de Grand\u201d Mère et un superbe orignal abattu, auprès duquel nous remarquons la fi- Rivières pour le bien des propriétaires et le relèvement du crédit de la cité, prie la Commission Municipale de Québec de vouloir maintenir M, J.H.René de Cotret dans ses fonctions de Direcpelaient de la démagogie irraisonnée, des cris d\u2019enfants encore à la mamelle, c\u2019est.parce qu\u2019ils ne voulaient pas accepter la responsabilité des abus qu\u2019ils avaient tolérés et souvent encouragés, ure du svmpathique député de Lade même voir souligner davantage, | violette, M.Crête.téur des Finances des Trois-Ri- Les deux ., Ce que désire le l'indifférence, l'hostilité des traficants Cet article et ces vignettes font à vières; ; \u2018plus vivement la envers les vrais colonisateurs et les | la région mauricienne une publicité M.de Cotret a été nommé direc- jeunesses .jeunesse d\u2019aujour- du meilleur ton qui nous rend fiers.Notons en terminant que le nom de notre ville, dans cet article écrit en anglais, est toujours écrit sous son seul titre officiel, c\u2019est-à-dire \u201cTrois- Rivières\u201d.R.Dteur des finances de la ville; il y a deux ans.Son premier terme expirera à la fin d\u2019avril 1935.La résolution ci-dessus n\u2019est que la première, et donnera l\u2019idée à d\u2019autres corps publics d'appuyer ce mouvement, qui possède la sympathte de toute la population.Il est impossible d\u2019énumérer dans un simple article tous les abus que M.de Cotret a empêchés depuis qu\u2019il a la haute main sur les fi- riances municipales.Si la ville possède un crédit appréciable, si sa réserve financière s\u2019est améliorée constamment depuis quelques mois, c\u2019est .dû à la vigilance et Z la fermeté du directeur des finances, dont tous connaissent l\u2019énergie et l'intégrité.La semaine dernière encore, M.de Cotret refusait d'approuver certaines décisions du conseil de ville, au su- missionnaires.Mais un tableau d'histoire n'est pas un manuel, et, si l'on y trouve vie et couleur, il faut être satisfait et goûter sans arrière-pensée.* Trois-Rivières sous le régime anglais est traité plus sommairement.\u201cBien qu\u2019il soit avéré que l'existence y fut pendant longtemps terriblement morne et engourdie, le lecteur pourrait demander un peu plus de détails sur le siècle ou presque, de 1760 à \u20181854, étudié en six pages.Plus loin, les citations de \u2018L'Ere Nouvelle\u2019, tout intéressantes qu'elles soient au point de vue documentaire, gagneraient à se résumer aux points essentiels.Nous comprenons cependant que l'auteur, fouilleur émérite et perspicace, a voulu, il ne s'en cache pas d'ailleurs, partager le plaisir d'u- d\u2019hui, \u2014qui possède plus que la génération qui la précède le sens de la justice, c\u2019est la répression rapide des abus et le bannissement des emplois publics de pantins voués à toutes sortes de passions partisannes et aux vols légalisés.Elle réclame avant tout la restauration des valeurs morales que trente ans d'un régime partisan ont annihilés jusque chez notre classe moyenne.Les politiciens commencent à comprendre les volontés tenaces des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.Et ce scribe qui, il y a quelques semaines, notait avec ume ironie dégoûtante : \u201cNous avons tous eu vingt ans\u201d, ne pouvait penser qu\u2019à vingt ans, il y a des jeunes qui déjà, pensent par eux-mêmes et sont prêts à l\u2018action, et qu'il y en a d\u2019autres qui déjà tendent les mains aux chaînes de l\u2019esclavage et sont prêts à toutes les soumissions et à » .justifiées, je suis bien à l'aise pour dire que l'Abbé Tessier, en éditant \u2018\u2019Quatre Siècles d'Histoire\", a répondu plei- nemenf à l'ardent désir du public tri- fluvien.Fidèle toujours à la mission que lui a inspirée son zèle patriotique, dans ce style imagé et sobre tout à la fois qui est le sien, en une langue où l'on se plaît à trouver une correction si rare chez nous, mais qui lui est coutumière, il a filmé l'histoire de notre.ville et nous offre une succession de tableaux où s'animent: la physiono- ne découverte de documents précieux: quelques-uns remarqueront des longueurs où le fervent de la petite histoire sera heureux de trouver agréable profit.Enfin, les temps modernes et contemporains sont très brièvement racontés; ce qui autorise, en épilogue, un long chapitre bourré de renseignements sur l'activité religieuse, intellectuelle et éducationnelle dans la région trifluvienne.N'aurait-il pas mieux valu intercaler le tout dans le corps du livre?Avec.la facilité et la souplesse qu \u2018il possède éminemment, l'auteur eut pu le faire, il nous semble, sans ris- fuer a \u2018alôurdir , 80M, 3 récit.Après ces rémarques, toutes per- sgiifelles, diauctis Jes esters #4.Là mie propre de notre région dans toute sa sévère beauté, la vie de nos ancé- tres dans toute son héroïque simplicité.Le volume est si copieusement illustré que les petits pourront presque le lire en marge du texte.Sa diffusion s'impose, car l'auteur a voulu écrire, et il a vraiment écrit, ;( tous selon la bonne formule d'un édu- ét comment l'enseigner.Les historiens de métier y trouveront peut-être à redire, mais il vaut mieux, pour l'heure, instruire le peuple que s'appliquer à les satisfaire.Faut-il toujours \u2018écrire l'histoire pour plaire Pux ht storiens?Apr 4 A.a un livre pour, - éateur qui sait ce qu'il faut enseigner jet-du travail que les chômeurs doivent fournir en échange de bons de \u2018secours.Il évite ainsi à la ville une exploitation qui la ruinait, et empêche l'exercice d\u2019un patronage, qui est encore la grande plaie de notre politique municipale.La présence de M.de Cotret à l\u2019Hôtel de Ville et les précieux services qu\u2019il rend aux ,contribuables indi- \u2018quent clairement que notre ville, sa- fement administrée, peut se remettre de ses difficultés financières.M.de Cotret ne fait que commencer son travail.Il est nécessaire que la Commission municipale lui fournisse le moyen de le continuer et de le mener, oma ne fin, Il a fait.ses Lrg ams EME = SNE ay Feeoripense et qu'on\" Safes tous les vices.Les gens payés pour éteindre les flame beaux qui s\u2019allument et jettent sur le actuel une chaleur vivifiante, peuvent en prendre leur parti.Leur ironie malveillante n\u2019a plus de portée.Peu La réforme commence, Et si les jeunes ne peuvent se glorifier de l\u2019avoir accomplie, ils ont au moins la satisfaction de croire qu\u2019ils l\u2019ont suggérée.A l'heure de l\u2019action, île monde à peu, l'ordre se rétablit.reconnaîtront leur oeuvre.Raymond DOUVHLLE.Le a tionne le désir de tous les contribuables en le maintenant à son poste de directeur des finances municipales.ER au e Une seule chose est nécessaire.Le Blen Public seuBrs2inEormeiiÉitron, Religion Education \u201c = Des étrennes, s\u2019il vous plait Le hon Pie XI et N.Seigneur veulent des étrennes, ils demandent instammen tdes âmes païennes, Il y en a au moins 1,800,- \"000,000 à sauver.Il y en a une et même plusieurs pour chacun de nous.Vous avez la choquante impression que les missionnaires ne demandent que de l'argent?Détrompez-vous.Il y a deux espèces d'aumônes qui leur \u2018sont plus précieuses et plus efficaces et leur amènent bien plus d'âÂmes que toutes les autres aumônes, c\u2019est la prière et le sacrifice de ceux qui veulent, avec eux, avoir la récompense de l'Apôtre, selon la promesse du Maître.Ne diriez-vous qu'un \u2018\u2019Ave Maria\u2019, ne donneriez-vous qu\u2019une heure de votre journée, quand vous l'offrez le matin, que les catholiques jetteraient tous les jours devant le bon Dieu la somme: incommensurable de près de quatre cents millions d'Ave\u201d et autant d'heures méritoires pour multiplier la puissance des missionnaires et verser tout un océan de lumière dans la mer des ténèbres de l'idâlatrie.Trouvez moi une aumône semblable nour faciliter la conversion des infidèles! Ajoutez à cela l'\u2018\u2018Adoption\u2019\u2019 moyennant une piastre par année, d\u2019une petite âme infidèle et vous serez des apôtres parfaits.Deux cents piastres ainsi réunies permettant-l'ouverture d'une école de plus qui devient une puissante usine de catholicisme et donnera bientôt des centaines de fondateurs de foyers catholiques.On y portera souvent au baptême plus d'enfants aue vous-mémes.\u201cQui sauve l\u2019âme de son semblable met son âme en sécurité pour l\u2019éternité.Si l'on y pensait!.C'est l'heure des étrennes, vos enfants en auront tous.Et Jésvs, LUI.n'en aurait pas?C'est Jésus LUI-même.qui s \u2018ajoute à vos enfants dans la personne de ce petit païen et vous iriez l'oublier?Adoptez-le d-.pour l'amour de Dieu et de vos chers enfants.Quel mer- -veilleux paratonnerre pour eux et pour vous.- D'ailleurs, si en donnant votre piastre d'\u2018\u2018Adoption\u201d vous nous donnez aussi votre adresse, nous vous enverrons durant l'année la splendide revue des \u2018Missions Franciscaines\u201d et le roi des calendriers, celui du \u201c\u2018Cbrist-Roi\u201d\u2019, sans ajouter un sou.Puis, vous partaperez avec les bienfaiteurs des missions dans auinze à vingt mille messes tous les jours, à la mort également.\u2018Trésor inappréciable!.Si les largesses ne sont pas plus grandes envers les missions, ce ne sont pas les moyens qui manquent.On gaspille au Canada plus de cent millions par année, presque rien que pour les orgies de boisson.et que d'autres \u2018gaspillages plus honteux en- trois mille missionnaires toujours à bout de moyens, les mer- core.Ah! si le quart de cela tombait entre les mains de trente- veilles qu'ils feraient au milieu des paîïens! Nous si riches en dons surnaturels, plus que le mauvais riche en bien de la terre, donnons-nous seulement les miettes de nos prières, de nos sacrifices et de notre or?Notr Seigneur reproche, et ne semble damner ce riche que pour n'avoir pas partager avec les moins fortunés comme c'est un devoir, une obligation sacrée! Y pensons-nous quelquefois?\u201cLa charité couvre la multitude des péchés\u201d.N'avons-nous pas des dettes écrasantes envers la justice divine?Oh! Arrangeons-nous donc avec le bon Dieu avant d'arriver.et qu'il ne soit trop tard.Même des dames et demoiselles riches ne comprennent pas le danger dé dormir sur dse trésors considérables.Elles ne craignent pas plus que les hommes endurcis que cette 'hpdropisie damnable leur défende l'étroite porte du ciel.On ne veut pas croire que le chameau, bien certain, ne peut, ne pourra jamais.passer dans le chat d\u2019une aiguille.Le Maître a l'oeil aussi juste aue sa parole est tt restera toujours vraie.Mesdames et mesdemoiselles, ceux qui vous aiment vous honorent de-bijoux souvent en or et ornés de pierres précieuses; des parentes vous en ont laissés en mourant, à ils sont démodés et vous ne les porterez jamais et ils sont làl.Ce sont de chers et délectables souvenirs sans doute et le coeur saigne à la seule perspective de l'abandon.Et qu'en pensent vos morts eux.s'ils les voyaient trañs- formés en calices ou en ciboires, servant continuellement au Corps et au Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ aux mains des pauvres missionnaires, n\u2019en auraient-ils pas une bien grande foie?Plusieurs n'en sortiraient-ils pas du coup de leur lieu d\u2019expiation ?Quelles belles étrennes vous pourriez encore faire à Jésus! La belle crèche de Noël vous pourriez lui bâtir avec vos précieuses vieilleries.Une noble dame qui m \u2018honore de son amiti avait vu le vide se faire autour d'elle et vivait avec des trésors et des trésors de souvenirs.Personne ne lui aurait offert assez d'argent pour lui en enlever un seul de ses \u2018\u2019chers souvenirs\u2019.Il fallait voir quêlle profonde ferveur était la sienne en prononçant ces deux mots.Pourtant, un jeune missionnaire lui fait ses adieux, elle en est bouleversée.».et des bijoux elle veut lui fondre un calice dé mission.Elle y a gofité tant de joie, ses morts I'en ont tant félicitée, il lui semble, que de ses précieux souvenirs en\u2018or, le troisième talice sort ces jours-ci de chez le bijoutier.\u201c Mesdames, l\u2019imitation vous sourit?Venez au P.Procureur des Missions.Franciscaines a 2010-ouest, rue Dorchester, Mont- .¥éal, et avec des biens-matériels nous- ferdns des biens célestes et \u201cvous retournerez chez vous bien plus proches du bon Dieu.Père: JOACHIM-JOS., o.f.mo : Piocuseur.des Missions Franciscainesorate re \u201cme.1e Le dict de Jésus à Petit-Pierre \u2014Bonjour, petit Jésus, \u2014Bonjour, mon Pierre.Tu es cs- soufflé et tout en sueur: ns-tu couru?\u2014Dame! J'avais hâte de te voir.Maman m'a dit que tu étais gentil et beau oh! combien beau! beaucoup plus beau que ies anges! \u2014Et tu m\u2019aîmes bien, Pierrot?Je t\u2019en remercie.Il y en a tant qui me délaissent.\u2014Les méchants! Il ne faut pas leur donner de bonbons, ni de jouets, Mais, dis, Jésus, n\u2019as-tu pas froid?Nous sommes en hiver et tu n'as pas de mailhot.\u2014Fwélas! cher ami, je n\u2019en al pas.Maman et papa ne sont pas riches, et je souffre va.\u2014Pauvre petit.tiens, je vais allumer un clerge et le mettre près de toi.Là as-tu moins froid?\u2014Oul, grand merci, Pierrot.\u2014Ecoute, Jésus j'ai quelque chose à te demander en secret.Approche, je ne veux pas que ce curieux de berger entende.Dis, petit Jésus, je serai prêtre, n\u2019est-ce pas?Tu me l'as promis l'an passé, Serai-je missionnaire ou irai-je dans les grosses mai- gong, 1i-hna aves de gros bouquins?\u2014Dis-mof, ce que tu préfères et je te Vaccorderai, \u2019 \u2014Tu sais bien que je veux être missionnaire.\u2014C'est bien, mon cher petit Pierre, tu seras mon missionnaire.Tu iras en Chine et tu diras aux petits Chinois que je les aime blen.\u2014Oh Jésus.je ne veux pag aller dans ce grand pays jaune: il fait chaud là et j'aurais peur d'y ê- tre trop bien.Je veux aller là-haut, au pôle nord, pour avoir froid comme toi.Et petit Plerre devint pêcheur d'à.mes dans les régions glaclales du Nord.La voix du Cardinal De Son Eminence, le Cardinal Villeneuve, dans un discours dont chaque paragraphe pourrait servir de theme a tout un article, citons : AUX GRANDS.\u201cJe défie les hommes d\u2019Etat de \u2018tous les pays du monde de rétablir la justice et Ja charité dans l'humanité, à moins de commencer par fonder ces vertus sur la conscience des croyants et l\u2019ah- négation et le détachement de ceux qui s\u2019estiment de futurs citoyens du ciel.Auirement on aura 1a domination tantôt des uns, tantôt des autres, on n\u2019aura point \u2018Pordre.SI vous ne croyez point à Dieu, il ne reste plus que la force.Et aui empêche le peuple de se servir de la force à son tour, si les rouvernanis n\u2019ont leur autorité eux-mêmes que de la force.\u201d AUX HUMBLES.\u201cJe sais blen qu'on se plaint non sans raison contre les riches et que des enquêtes publiques découvrent dans tous les pays de l'univers des abus inqualifiables.Prenons garde de chercher le re- mêde à ces abus dans la violence et dans nos injustices elles- mêmes Telle n\u2019est pas la doctrine de votre baptême, l\u2019enseignement de l\u2019Exlise.Prenons garde d\u2019oublier les riches-qui distribuent à larges mains les aumônes et dont les biens soutiennent les oeuvres et les institutions.Prenons garde surutot de ne penser qu'aux in- Justices des autres.Pratiquonsnous nous-mémes la justice, dans notre fravail, dans nos palements, dans nos contrats, dans nos paroles, dans nos jugements ?Pratiquons-nous surtout la charité 2\u201d On n'est pas nécessairement médiocre à ne remplir que des .services effacés et monotones.\u2018Lorsque le dévouement et l'i- .dée- surnaturelle les inspirent, il.peut y avoir dans la plus obscure des vies des tonalités intérieures magnifiques et des -miañifestations de vie subli- \u2018syretasiquts $i.HbR a 1 Ew, TAN 4 mes.\u2026 Mgr.TISSIER.7 A ARERR Sa Si ek A Le 11 at Heure catholique La causerie religieuse à I'Heure catholique du 30 décembre, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de S.Exc.Mer Gauthier, archevêque-co- adjuteur, sera donnée par M.Henri Jeannotte, P.S.S., ancien professeur d'Histoire ecclésiastique et directeur de l'Oeuvre de Saint-Pierre Apôtre.Îl parlera de la confession et de la communilon pendant les premiers siècles.Cette causerie commence a 6 h.précises.À 6 h.20 audi- - A.D.Gascon Louis Porant GASGON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier \" Téléphone 266 | - Tél.Bureau 1722 Tél.Rés, 2048-M HENRI CINQ-MARS \u201c NOTAIRE Coin Hart et Alexandre ° LES Trois-Rivières (Oct.25-6mois) Téléphone 672 J.P.Meunier.0.D.Spécialiste pour la vue 252 rue Des Forges, Trois-Riviéres, P.Q él.437 TROIS-RIVIRRES, QUE.tion de chant religieux par la chorale de Saint-Arsène.À 6 ch.45 causerie sur les missions des Soeurs Franciscaines missionnaires de Marie.Charbonnerie St-Laurent Limitée | Bitumineux, \u2014 Egg, \u2014 Stove, \u2014 Chesnut, \u2014Buckwhest, Huïle à chauffage _ Bods, Barean et entrepét: 101; rue Du Fleiive JULES CARON Architecte 30, rue Bonaventure Tél.720 Les Trois-Rivières ERNEST L.DENONCOURT ARCHITECTE\" Edif.Ameau, Ge étage Téléphone 963 Etadli en 1914.J.À.St-Pierre 926, rue St-Maurice Les Trois-Rivières ; Ferronnerie.peinture, fournaises, chaudières à charbon, vitre,\u2019 et articles de sport.Prix défiant toute concurrence 7 Tél.814 W.H.FONTAINE, 0, D, Spécialiste pour la vue, dipl&-w4 de l'Institut K.C.H.0.8., Kansas City, Mo, Lécencié et Diplômé de la A.0.0.P.Q.Optométriste officiel do Canadien Paeifique SPECIALISTB Maux de tite, Yeux croches .redressés sans opération.Lavraison immédiate de tout suvrage.Consultations: tundi, mardi, mercredi et jeudi 9 a.m.à 6 p.m., vendredi et samedi de 9am a9 rm 1008 rue\u2018 Saint-Maurice, Ta.965.- Boite Postale 150 SALAMA S Sls laa .Succarsele rue Milet came shielère Notre-Dame) : .EE AAAAAAAAAARAMAAAAAAAAGA ge D Jeu, -/-DECEMBRE#1934 CONTE DE NOEL L\u2019APPEL DE LA MER par l\u2019abbé Lionel Boisseau + Je n'ai pratiquement pas connu mon père.Je me rappelle cependant, ce souvenir lugubre du départ pour les funérailles.Quand le long coffre noir fut disparu, ma mère en larmes comme moi d'ailleurs, me dit: \u2018Mon petit Jean, tu n'as plus de père.\u201d C'est la seule réminiscence qui hante mon esprit.L'existence dans notre foyer pauvre est celle de la plupart des gens de notre village de pêcheurs.Le petit lopin de terre, dominant\" la campagne et la mer, a bien peu de droits à regarder de si haut, car il n'a jamais beaucoup rapporté pour la subsistance des miens.\u2018Aussi, mes frères et moi parta- geons-nous notre vie moitié eur terre, moitié sur mer.Malgré son isolement, j'ai toujours aimé cette humble maison.Chaque printemps, j'ai empli mon âme des visions blanches de nos pruniers et de nos pora- miers en fleurs.Maintes fois, j'ai rêvé par les soirs doux d'été quand les clarines des vaches chantaient dans la nuit calme et que la brise apportait des parfums de trêfles et de foins fauchés.Loin du ruisseau jaseur qui serpente près de notre porte, par les boqueteaux de sapins et d'épinettes, j'ai tendu bien des fois des collets, et les lièvres saisis vivement ont mis souvent de la joie dans mon coeur, d'enfant.Mais la grande joie de ma vie, c'est la mer.On dit que l'on naît marin.En tout cas, la belle enjôleuse avec sa mystérieuse attirance a conquis mon coeur à jamais.Il est des sentiments que l'on n\u2019explique pas.Obligé de besogner avec mes trois frères, pour gagner pour le foyer, je me suis mis à mon métier de pêcheur avec une ardeur jamais démentie.J'avoue que le métier n'est pas toujours drôle; il est même rudement dur.Parce qu'il est dur, on s\u2019y attache.La maman ne chérit-elle pas plus l'enfant malade ou l'infirme?On ronchonne peut-être, mais on l'aime quand même.Dans l'embtrasement du jour qui meurt, vopez-vous sortir.Voici l\u2019une après l'autre, les barges sortant majestueusement de la rivière qui sert de havre.Les teuf-teuf des moteurs crépitent dans le soir calme, pendant que le village par degré se recueille.On hisse la voile et on entre dans le large.Puis c'est le voyage vers les bancs de Miscou, Les rets que l'on jette, les hameçons que l\u2019on boette avec du hareng, les trâles aux milliers de crochets à jeter et À retirer, les repas sur le pouce pendant que la barge répète une danse connue de nous.Si la morue donne, tant mieux; si elle ne donne pas, on rentre piteux, l'âme, angoissée.Car si l'on trime dur, c'est pour la famille qui attend la-bas, le pain péniblement gagné par nos mains gercées, déchirées les harheçons et la salure.La grande; bleue n'est pas toujours calme, et quand elle se fâche, elle nous lance sans façon, ses paquets de mer endant que la barge monte et dsecend'dans de grands trous que font-: les vagues courroucées.Si \u2018le grain-fnenace, on Fans qui nous .couvrent{ par en.vitesse, , dans les.sel.C'est dans une de ces tempêtes affreuses où j'ai failli couler au fond, que j'ai promis un ex-voto à Notre-Dame de la Mer.Cette nuit, c\u2019est Noël.La tête dans les mains, recueilli au saint lieu, je songe à toutes ces choses qui tissent ma vie de jeune homme.La messe de minuit certes, a bien tout son charme, comme les années passées, mais ce soir, j'ai plus d'orgueil et j'ai plus de contentement dans l'âme.C\u2019est que devant l'autel de Notre-Dame de la Mer, un bateau ouvré de mes mains, porte dans la blancheur immaculée de ses voiles, l'accomplissement de mon voeu.Une cire pour moi y prie.J'unis dans un commun hommage la Vierge-Mère et le Fils, le Christ, mon frère.La Vierge d'ailleurs, ne fut-elle pas une nacelle privilégiée voguant en sécurité sur les Flots humains, recelant en ses flancs un trésor plus précieux que tous ceux jadis transportés par les galions espagnols?Mon petit bateau suspendu à la voûte, c'est un peu une crèche où repose l'idéal de ma vie.Car si j'aime mon métier, si j'en suis fier, je ne cache pas les souffrances qui étreignent mon coeur, l'oppressent et me font pleurer.Je n'ai pas d'ami pour épancher ce trop-plein, pour crier mon dégoût, pour dire mes espérances.Combien de fois n'\u2019ai-je pas vu, au cours des sorties en mer, mes copains de barge et les autres pêcheurs s'approcher des goélettes maudites pour s'approvisionner de boissons de contrebande, en ingurgiter eux-mêmes et faire ce commerce éhonté qui attire les malédictions du ciel et appauvrit nos côtes gaspésien- nes.En ai-je reçu assez de brimades, parce que je n'ai pas toujours succombé avec eux?Quelles choses affreuses que ces blasphémes crachés dans ces soûlades, les dangers de la barge conduite par des énergumènes, privées de raison.On me disait: \u2018Petit, il faut Îe réchauffer, bois.Tu ne vaux pas mieux que les autres\u2019.Et les pères s'alcoolisent et les fils s'abêtissent et la réputation se fait que nous sommes des vauriens.La pêche mourra-t-elle parce que les jeunes ne veulent plus faire ce métier qui semble frappé par Dieu, parce que les péchés sont aussi nombreux que les morues prises?Je ne Le Christ a tant aimé les marins, les pêcheurs, qu'il a voulu en choisir pour devenir les membres très chéris de son collège apostolique.Ce n'est donc pas un métier quelcon- * que.Non, la pêche va revivre.Les jeunes vont revenir vers la mer qui les appelle.Ils vont se liguer entre eux, pour eux, par eux, pour mieux connaître les éléments sur lesquels ils travaillent.Ils vont rechristia- niser-les barges et les pêcheurs.Ils vont lutter à mort contre les fauteurs de désordres qui pourrissent les coeurs et les po- punlations, Par leur union, leur instruction, leurs jeux, ils \u2018nt: métire plus Wdihygiéne, plus de confort, plus de bonheur dans les foyers et dans leurs vies.Nous connaîtrons de nouveau les barges lourdes de la méthodique exploitation de la mer, les filets gonflés de frétillements d'argent, le bonheur et la paix, apanage des jeunes de bonne volonté.Ah, oui, qu'il vogue mon pe- ÿ | Noël.Sa fière tit bateau dans la voûte paroissiale, en cette nuit de.roue s'en va vers le large, à l'assaut des flots de l'avenir.SA poupe a- telles.Les côtes de granit ro- | se sestompent dans le lointain qui meurt.Le phare rouge comme la lampe du sanc- me argentée.Il n'y a que le ciel et l'eau.Il n'y a que des âmes grandes, jeunes, éprises de vraie vie propre et conqué- | tante, luttant contre les éléments de pourriture.Ce sont les chevaliers des routes ma- Tines guidés par gite l'eau ruisselant en casca- | tuaire s'affaisse dans la bru- : $ un astre au.sillage mystérieux et fascinant: L'Etoile de la Mer.Abbé Lionel BOISSEAU.+ Retraites Fermées Les prêtres sont instamment invités à la retraite fermée qui | aura lieu à la Villa St-Martin, | Abord-à-Plouffe, du 10 jan- \u2018vier au soir au matin du 19.Une autre retraite commencera le soir du 21 janvier et se terminera le matin deu 30, à la Villa Manrèse, Québec.S'adresser au prédicateur, le Pére O.Lacouture, s.j., College Jean-de-Bréboeuf, Montréal.- VICTOR \u201cGlobe Trotteur\u201d RADIOS LE CADEAU IDEAL DE LA NOUVELLE ANNEE POUR TOUTE LA FAMILLE.Changez votre vieil appareil pour un de ces radios modernes, Visitez le monde par la radio.Entendez Londres, Paris, Rome, Berlin, Madrid, Buenos Ayres, Melbourne et les autres grands centres du monde entier, Prix à partir de $ \u201cGLOBE-TROTTEUR\" = VICTOR, = Modèle 211 = Super-hétérodyne.Fréquence = allant de 540kc.à 1720kc et El de 5600ks à 18000 ke.Capte les principales stations à ondes courtes, les programmes réguliers et les appels de police.Contrôle du son et contrôle du volume automatique.Tubes nouveau genre.Haut-parleur électro-dynamique de dix pou- $84.50 Complet ces \u201cGLOBE-TROTTEUR\" Mi i 62.50 3 3 Ne NN il: 5) ON fl Wi M = sx NA pet\" 2 ses Modèle 224 +, Termes faciles: \u2019 Léger acompte et $5.par mois.1310 RUE NOTRE-DAME «1 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raison.\u2014ÂAlors aurevoir, et je compte sur votre amitié.Bonjour.Madame Després raccrocha le récepteur en murmurant: Pauvre Claire, c\u2019est bien jeune dix-huit ans\u2026 Puis elle retourna à son petit bureau d\u2019acajou terminer une lettre à sa plus fidèle amie d\u2019enfance, Françoise Bailly devenue l\u2019épouse du pilote Arthur Yvon de Champlain.Elle lui annonçait sa séquestration en ville, toute cette saison de chaleur.Parti de sa maison depuis le matin, Monsieur Després n\u2019était pas encore de retour à cinq heures.Simone était fort inquiète pour sa soirée.Elle téléphona ici et là, au bureau, point de réponse, au club, Monsieur le notaire n\u2019y avait pas paru de la journée.Cinq heures et demie.six heures.sept heures.Rien.\u2014O mon Dieu! J\u2019appelle Madame Langlois pour m\u2019excuser, se dit-elle désespérée.Mais au moment où elle s\u2019approchait de l'appareil, une auto stoppait.Sans descendre, le notaire lui cria: \u2014 Monte vite et tais-toi.Nous y allons chez le docteur.En moins de temps qu\u2019il ne faut pour le dire, Madame Després s\u2019écrasa près de son mari sans prendre garde à son allure étrange.Et par cette douce soirée de fin-juin, louvoyant à travers les touristes en quête d\u2019un hôtel pour passer la nuit, et des promeneurs citadins, Monsieur et Madame Després filèrent vers la villa \u201cChez-Nous\u201d, là-bas, sur la limite est de Champlain, au confluent de la riviéere et du fleuve.Le soleil s\u2019enfoncait lentement derriére les futaies du coteau.Son énorme disque rouge disparaissait par- segments entre les hautes branches, et sur le vert des carrés d\u2019orge et d\u2019avoine à mi- croissance traînaient des plaques de pourpre sombre.Sous la feuillée, les oiseaux se remisaient avec de faibles gazouillements.Peu à peu le crépuscule descendait et la chaleur cédait devant la fraicheur échappée des eaux.Et ce fut la grande paix parfu- Mmée de la campagne, dans laquelle se noyaient voluptueusement les arbres et les -Maisons, les bêtes et les hommes.Les autos roulèrent avec nonchalance sur la route droite du village.Des galeries et des.\u2018parterres montaient; \u2018dans la nuit qui LA commençait, des rires avec des bouts de chansons.Puis encore la tranquillité des champs.Et les invités de Monsieur et Madame Langlois obliquèrent à droite sous une vigne en arc pour entrer.dans l\u2019avenue grise qui menait au chalet vert et blanc ceinturé de lanternes multicolores de toutes grosseurs.Monsieur le docteur et sa dame accueillirent leurs hôtes avec leur grâce et leur sourire coutumiers.Les femmes se retirèrent dans le vaste boudoir qu\u2019elles remplirent bientôt de leur babil et de leur parfum.Les hommes grillèrent une cigarette sous les arbres du bosquet.Les jeunes couples se remirent du voyage en musant parmi les fleurs assoupies.Vers neuf heures, Madame Langlois rassembla ses invités au chalet.Soudain glissèrent les portes du salon rustique.Un tourbillon de parfum enveloppa cette brillante société.Et, dans la gloire de son printemps et de son amour, apparut la blonde Claire, gracieuse dans sa robe mauve à longue trai- ne portant un bouquet de roses rouges.À son côté se tenait son heureux fiancé, droit et souriant, Monsieur Gérard Bourgeois, comptable en chef, à vingt-trois ans) à la Banque Canadienne-Nationale, aux Trois- Rivières.Alors défilèrent les invités avec leurs souhaits et leurs voeux, Monsieur le magistrat et Madame Jules Fortin, Monsieur l\u2019avocat et Madame Robert Dumont, Monsieur le notaire et Madame Després.we puis tout à la fin de la longue file, même après les demoiselles et les jeunes gens, se .présenta Mtre Des Marchets qui venait d\u2019arriver dans sa routière.Madame Després salua l\u2019avocat et rougit.Mais personne ne s\u2019en apercut, chacun s\u2019empressant de passer dans la salle à manger, où les coupes remplies de champagne attendaient sur la table.\u2014A la santé des fiancés! propose le docteur.On trinqua gaiement au milieu des bons mots.\u2014Et maintenant, le baiser des fiançailles, réclame Madame Langlois.Les heureux fiancés ne se montrèrent pas intimidés par la présence de tant de spectateurs, et sans même que leur geste parût les émouvoir, ils s'embrassèrent sous le crépitement des acclamations.Puis le bal commença sur la terrasse, daris un décor vraiment romantique.La nuit était descendue du coteau sinueux, envahissant la plaine.La grande lune presque ronde montait au milieu des nuages légers, aériens, pareils à des plumes blanches.Ses rayons très doux s\u2019étendaient comme des flatteries sur les eaux papotantes du fleuve.Les sables dorés luisaient.Les hautes campanules avaient revêtu une faible teinte lilas.Et, du fond des cieux, les étoiles se hâtaient de scintiller pour veiller sur le monde qui s\u2019assoupissait.Tout-à-coup dans un relais de valse, pendant qu\u2019on dégustait les liqueurs fines et les gâteaux glacés, le \u201cgros bateau\u201d en feu, ronronnant comme un chat qui dort, surgit de la pointe de la rivière.Les jeunes gens sautèrent sur la grève, en criant, com- meyun voilier qui-s s'aba, Les danies/etrines- - ep Després sieurs s\u2019égrenèrent, appuyés à la rampe, pour mieux suivre la marche du paquebot et mieux admirer ses féériques jeux de lumière dans le port des eaux.Par un hasard, peut-être voulu, Madame Després se trouva près de Mtre Des Marchets, retirés tous deux dans l\u2019ombre d\u2019un kiosque, à l\u2019extrémité de la promenade.Derrière s\u2019ouvrait en éventail un bouquet d\u2019asperges géants qui les dérobait dans une demi-obscurité.\u2014Ce spectacle est bien toujours nouveau, madame, dit l\u2019avocat en saluant, un peu gêné.\u2014Oui, monsieur, et toujours évocateur de souvenirs tendres et chers, répond-elle, en fixant la lune légèrement estompée par une effilade de laine, blanche comme ses épaules et ses bras satinés.Mtre Des Marchets comprit tout de suite qu\u2019il ne pouvait échapper à cette femme décidée, qui le relançait jusque dans ce coin sombre, où il espérait se cacher.Il s\u2019accusa sévèrement de ne pas avoir cédé à son désir de décliner l\u2019invitation de son ami.Et le voilà jeté en pleine situation qu\u2019il redoutait de toute la perspicacité de son flair de criminaliste.\u2014Non, madame, réplique-t-il, montant à l\u2019assaut, ne ressuscitons pas le passé.Nous ne sommes pas assez âgés encore pour endormir nos appréhensions au rythme de l\u2019enfance et de la jeunesse.\u2014Oh! le passé, c\u2019est encore la plus belle et la meilleure -partie de ma vie.\u2014Pas pour moi, répond-il, se penchant pour observer les cabrioles des jeunes gens devant les vagues qui déferlaient sournoisement sur leurs souliers de bal.\u2014Allons! Paul, tu mens, ce soir, ou tu as menti, l\u2019autre jour, lance-t-elle, se rapprochant, droite et résolue.\u2014Ah! Simone, pourquoi me percer de ce trait?réplique-t-il, Non, il ne pouvait permettre un léger soupçon sur la sincérité de son amour.Si les femmes sont jalouses, les hommes sont fiers, et cette fierté leur interdit à jamais de jouer avec leur coeur.\u2014Je ne désire pas te blesser, répond la jeune femme, esquissant un sourire.Loin de là, car je sais, oui, je sais combien c\u2019est méchant.Mais enfin, au milieu de la joie et de l\u2019espoir rose des héros de cette soirée, devant le bonheur franc et libre de mauvais soucis de leurs parents et amis, ne crois-tu pas que je sente plus que jamais peser sur mon âme, sur ma pauvre âme fai- \u2018te pourtant pour l\u2019amour véritable et immortel, ma destinée de plomb ?Caressée par la douceur de cette nuit claire et tiède, grisée des parfums qui montent det plates- bandes et des ondes, ne crois-tu pas que toute ma jeunesse chante \u2018en mon coeur, comme s\u2019il m'était possible de la revivre ?Témoin émerveillé du passage du \u201cgros bateau\u201d, rapide comme la courbe d\u2019un météore dans le ciel immense, la main dans la main de celui-là qui reçut mon premier baiser dans un semblable rayonnement de bruit, de rires, de fraîcheur et de: lumières, ne crois-tu-pas.; K ; pty et mee se edit aa \u2019 JZUDI, 274DECEMBRE 1934 AA AMAA AAA SAAA AA a AMMMMMMMMMMAMMMMMMMMASAMMA AS En feuilletant \u201cLe Ralliement\u201d De tous les organes collégiaux, le \u201cRalliement\u201d est sans contredit celui qui apporte à ses lecteurs le plus de variétés dans les nouvelies et les articles.Il arrive même à ce petit journal de publier des primeurs, ce qui indique que les rédacteurs ne manquent pas, de métier.Des primeurs, quand il y a dans la même ville un quotidien, deux heb- dos français et un anglais, c\u2019est tout de même un luxe.Mais le \u201cRalliement\u201d se le procure avec une aisance qui nous réjouit sans nous étonner.Au réveil trifluvien, l\u2019organe du Séminaire Saint-Jo- seph a fourni son coup d\u2019épaule.Il continue son beau travail, avec une régularité exemplaire.Le dernier numéro est presque une perfection.De la rédaction, de la nouvelle, de l'histoire, de la littérature, dans une belle variété d'articles que nous voulons résumer pour nos lecteurs qui ne l'ont pas sous les yeux.D'abord la publication d\u2019un document fort précieux, don du R.P.Arthur Mélançon, s.j.C\u2019est le texte d'une lettre du Père Jean de Brébeuf, datée du 3 juillet 1634, écrite en route vers Trois-Rivières, et qui se lit comme suit : P.de Brébeuf Mon R.P.Pax Christi Je remercie affectueusement V.R.du souvenir qu\u2019elle a de moy et de la peine qu\u2019elle à prise de m\u2019escrire, comme aussy de ses beaux agnus et images.Nous sommes icy dans I'incapacité de vous rendre la pareille, mais si c\u2019estoit le vouloir de Dieu que Vre Rce vint aux hurons où nous espérons aller cetté année nous tas- cherions de nous revancher de tant et tant d\u2019obligations que nous luy avons.Je ne luy parti- culariseray rien de nos petites nouvelles, elle les verra toutes escrites dans la relation qu'on enverra ou elle verra la conversion et I'heureuse mort de deux sauvages adultes et le baptéme de trois petits en- fans dont un est desja aller jouir de Dieu.Je luy demande la continuation de ses saintes priéres et SS.SS.et ce d\u2019autant plus que nous en aurons davantage de besoin dans le voyage des hurons si nous l'entreprenons, l'assurant que réciproquement j'au- ray souvenir d\u2019elle comme estant : de V.R.De 1a Nouvelle france en chemin des 3 Rivières ce 3 juillet 1634 .nos- recommandations s\u2019il lui plaist à tous nos Peres et ff.du collège de Rouen \u2018Le même numéro signale aussi le succès orätoire de deux anciens du Séminaire: MM.René Hamel et Pierre Roger qui:ont été choisis: pour féprésenter l\u2019Université La- \u2018val lors des débats inter uni- Versitaires'de février prochain.M.\u2018Montarville Boucher de la Bruyère, qui a permis la u Musée Pierre Bi icher par le \u2018dondde \u2018docu ments inappréciables, continue d'adresser au Séminaire des colis d'ouvrages précieux.Les derniers envois contiennent entr\u2019autres: Rapport des Commissaires nommés pour explorer le St- Maurice et le Saguenay (1828), Rapport des Commissaires nommés pour explorer cette partie de la Province qui se trouve entre les Riviéres Saint-Maurice et Ottawa (1829).Guide de Ia Cité des Trois- Riviéres (1880), Guide de Ia Cité des T'rois- Rivières (1884).Le Maître François, imprimé par Ludger Duvernay, rue Royale, Trois-Rivières (1882).Les Contemporains Canadiens, illustrés par Sophoy Velligul.\u2014 Trois - Rivières (1858).The Writings of Benjamin Sulte, (Milwaukee: 1898), Carte du S{-Maurice et de Ses tributaires (1857).Il ne faut pas moins de trois pages pour énumérer les dons d'anciens élèves et d\u2019amis de la maison à la bi- bliothéque et au musée.Le \u201cRalliement\u201d est pour une bonne part responsable de ce souvenir ému que les anciens conservent pour leur Alma Mater et qui se traduit par des gestes aussi pratiques.R.D.Anostolat de la prière Intention rénérala bénie par le Saint-Pére LA LUTTE CONTRE L'ATHEISME Pour comprendre parfaitement le sens de cette intention, il faudrait relire la Constitution Apostolique Quod superiore anno.Ie Saint-Père nous y déclare tout le chagrin que lui cause Ie programme des athées militants: \u201cSans Dieu! Contre Dieu! Le plus grand cri de blasphème de tous les siècles, ce programme, cette guerre.n'est donc nas un leu commun de sermon; c\u2019est mn fait réel, visible, palnahle.La réforme protestante du XVe siècle des pre- mierx sièrles, les philosophes du XVIe siècles voulnrent chasser de notre mande Ie Christ et sa re- Wielon révélée; certains déistes modernes veulent chasser du ciel le Dieu de In Trinité que nous adorons, pour ne laisser subsister au'un Architecte auelconque de l'nnivers.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le Maire dn monde visible et invisible que l'on veut rxiler des coeurs hnmains.Les athées militants ont déjà ragné des avantares nar cette offensive d\u2019enfer.Tllusion enfantine que de rroire la camparne d\u2019athéisme arrêtée au bont d\u2019un court rayon, autour de Moscou.Ke mal est partout: il travaille notre jeune pays.Notre devoir est de Intter et de nrler plus ardemment, avec le Psalmiste.le Seimmeur Tout-Puissant aw\u2019il humilie pour convertir : \u201cQue Dien se lève, et que ses ennemis soient dispersés, ef que ceux qui le haïssent fuient devant sa face 2\u201d Intention missionnaire LE RETOUR NES NYSSIDENTS A L'UNITE Cetic intention nous engagera.en plus de prier chaque jour, à participer au pieux exercice de prières pour l\u2019unité de l\u2019Eglisc qui se poursuit chaque année, selun le désir du Saint-Père, du 18 janvier, fête de Ia Chaire de saint Pierre, au 25, fête de Ia Conversion de saint Paul.305 millions de catholiques doivent le secours de leur charité à leurs frères séparés: 378 millions de schismatiques et d'hérétiques.Que notre prière leur obtienne enfin la force et la joie de revenir au seul bercaïl ! Le Blen Public Avant qu\u2019une tombe se referme Novembre s'en va.ce Mois qui nous a rappelé nos disparus, ce mois de spirituel contact avec les âmes chères, Est-ce à dire que ce doux commerce est désormais interrompu?Non, sans doute: ceux que nous avons aimés et qui nous précèdent dans l'au- delà, nous prions pour eux toujours; nous aurions garde de les oublier, \u2018 Leur tombe ne se referme pas.Nous pouvons y déposer la fleur du souvenir.Me permettra-t-on d'ajouter une modeste gerbe aux témoignages d'estime qu'a suscités la mort si soudaine d\u2019une vaillante entre toutes, de notre regrettée Mlle Aubry?Car, elle fut nôtre pour ces années passées au milieu de trois générations de nos enfants, qu\u2019elle a si bien contribué à élever.On a depuis salué en elle I'éducatrice avisée et ferme, toujours égale à elle-même et dont le dévouement fut inlassable, Aujourd'hui, je voudrais évoquer sa force d'âme: elle fut ce qu'on appelle un caractère, une volonté.Exemple à citer en nos temps où le diagnostic révèle tant d'indécis, de souffreteux, de malades.Qui lui donna un tel idéal de vie, où puisait-elle sa force morale?\u201cLa piété est utile à tout\u2019 a dit S.Paul.Voilà le secret de cette énergique chrétienne que fut Mlle Aubry.On peut dire qu'elle fut une âme eucharistique, vivant sa foi.Loin de considérer la raison comme la seule source de lumière, elle eut aussi recours AUX trois autres sources, infaillibles celles\u201cci: la foi, la prudence surnaturelle et les dons de \u2019Esprit-Saint.Elle fut un \u2018témoin\u2019 de Jésus, et on peut lui appliquer ces mots du Père Géret: \u2018\u201cL'âme eucharistique, quand elle s\u2018est laissé complètement façonner par Jésus-Hostie, ne passe jamais inaperçue; elle répand forcément autour d'elle quelques-unes de ces ondes divines dont le Christ en elle est le foyer; et, par ces irradiations, elle touche, elle émeut et fait toujours du bien à ceux qui vivent en sa compagnie.\u201d .Sans y prétendre, car elle fut vraiment humble, elle \u2018\u2019prêcha d'exemple et rayonna la vertu.Lo \u2019 .Sa vie fut remplie et maintenant, c'est le triomphe auprès de Dieu, Mais pour nous, novembre demeure.A.M.Trois-Rivières, 30 novembre 1934, Les peuples catholiques .qui comprennent l'importance et la nécessité de conjuguer leurs efforts vers le progrès maté- rie et social.avec l'observance de la loi divine et la fidélité à l'Eglise du Christ édifient leür avenir sur le granit: c Les souhaits d\u2019un homme de génie En ce temps des Fêtes, il est intéressant de rappeler le mot, plein de foi et d\u2019esprit, du savant Morse, l'inventeur du télégraphe.En 1869, lors d'une fête organisée à New- York en son honneur, on lui proposa d\u2019expédier une dépêche à toutes les stations d\u2019Amérique.Quel fut le télégramme dicté par Morse?Des vantardises?De plates salutations?Des banalités sur le progrès ou sur l'avenir de la science?Non, l\u2019iilustre inventeur était trop fin pour cela.Voici la dépêche lancée partout comme un hymne de son coeur: Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.Un génie ne pouvait trouver mieux que ce Noël des anges.Le portrait L'avocat général de la cour des aides, Le Haguais, avait beaucoup vécu dans la société de Fontenelle.C'était un homme fort éloquent, mais qui ne P-PARATIONS | RADIOS LEON TREPANIER Tél.3315 mil 1500 rue Royale MEMOIRES \u2014 RECITS | HISTOIRE \u2014 PROJETS = parlait peu aussi, à moins qu\u2019il ne fût excité.Ils passaient \u2018 quelquefois ensemble un temps considérable sans se dire quatre paroles.Cette habitude de se taire avait tellement donné à M.Le Haguais l'air silencieux, que s'étant fait peindre par le cé- lebre Rigaud, et le portrait étant extrêmement = ressemblant, Fontenelle le voyant pour la première fois s\u2019écria: \u2014On dirait qu\u2019il va se taire! Joseph Barnard AVOCAT 540 Rue Des Forges Trois-Rivières Téléphone 1170 Consultations: 2 à 4 pm.T à 8,30 p.m.Dr J.H, REMINGTON Ex-chef interne de l\u2019Hôpital 8te-Justine.Ex-élève des hôpitaux américains, SPECIALISTE Maladies des enfants \u2014 402 LAVIOLETTE 402 Trois-Rivières 337 DES FORGES NE VOUS LAISSEZ PLUS SOUFFRIR PAR VOS PIEDS Téléphone 480 EXTRACTION DES CORS SANS DOULEUR 237, rue St-Antoine (4 Oct.-3 mois) \u2014 Désirez-vous faire l\u2019installation d\u2019un Système de Combustion Au petit charbon ou d\u2019un .Chauffeur Mécanique automatique (stoker) Consultez de vos concitoyens de préférence à dog étrangers, GERMAIN & FRERE, LIMITEE Entrepreneurs-Plombiers TROIS-RIVIERES 26 Oct.-2 m) Téléphone 1468.Edifice Ameau DOCTEUR B.Dorval CHIRURGIEN-DENTISTE Travaux dentaires modernes.Extraction absolument sans douleur, l'Ascensour.\u2026 Gradué de tous les \u201cCoury de perfectionnement de l\u2019Université de Montréal\u201d # Entrée: 118 rue Alexandre > = -Éarltalit PACELLI MADAME, ma Le Blen Public .Mon petit homme se traine.Quel cauchemar, pour la maman, que cet apprentissage du bébé qui se traîne.II a tout le parquet pour domaine et, pour joujoux, tout ce qui s\u2019y trouve, depuis la poussiére jusqu\u2019aux boutons, épingles, perdus par les imprudentes soeurettes.Et bébé, avec allégresse, poursuit, a quatre pattes, a l\u2019instar du petit chien, les objets convoités.Ses menottes noircies maquillent le visage tout drôle; la robe de mousseline, les bas blancs perdent leur couleur et la maman, avec désolation, voit son petit ange blond, fraîchement toiletté, subir l\u2019affreuse métamorphose.Un bouffon! Un mardi-gras! Que penser de la lessive qué subira la pauvre mére exténuée à poursuivre une propreté insaisissable.Æt c\u2019est ainsi au'il s'exerce à faire un homme, bébé.C'est ainsi qu'il puise la force de se tenir debout.Il fait tout simplement comme les autres et Aemain, avec orgueil.je dirai: voilà mon garçon! Et je ne penserai plus au petit bouffon se trainant a quatre pattes; aux terribles lessives; à la peur de le voir sans cesse étouffer par les objets dangereux trouvés dans la poussière, Mon garçon ! Les vilains souvenirs s\u2019envolent alors.II ne restera plus que la douceur des baisers tendrement posés sur les joues roses et rondes, pleines de santé.La douceur des grands yeux ébahis émergeant du ber, à l\u2019heure matinale et chercnant mes yeux, pour leur sourire.Mon garçon ! I! marchera droit, le regard tourné en haut, j'espère.Ainsi plus de crainte de le voir traîner dans la poussière du chemin; de le voir s'amuser aux choses basses et dangereuses.Cette ambition est bien légitime, dans le coeur d\u2019une maman.Mon bébé se traîne pour apprendre à se tenir sur ses jambes; il me reste la lourde tâche de lui apprendre à Nicolet, Décembre 1934.Jeanne L'ARCHEVEQUE-DUGUAY.mon L\u2019OR DU SILENCE Quand tu parles, je joins les mains Comme si, forcément, de tes lèvres agilr« Devaient tomber des évangiles Prodigieux et surhumains.- Quand tu parles, je m'interdis De souffrir des regrets que nul bonheur n'an- \"~~ Pour t'écouter plus à mon aise Et guérir des mots que tu dis.Quant tu parles, mes yeux fermés Gardent au bord des cils mes larmes prisonnières.O folie! O clarté dernière! Songes perdus! Douleur d'aimer! Ne parle pas.ne dis plus rien.L'ombre nous a frôlés d\u2019un mortelle haleine.Ne dis plus rien.: J'ai trop de peine.Prier?Oui: que Dieu nous soutienne! NEO UE CT CHE I EC CIE IE EN EN EE EL LE CE LE FILE à ma nombreuse et distinguée clientèle Dr.Auguste Massicotte | \u2018Chirurgien - Dentiste Noi, -rue Des Forges,
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