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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 26 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1935-12-26, Collections de BAnQ.

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[" OPGANE D 27e ANNEE\u2014No.52 CONTE DE NOEL INEDIT - rr A \u2014\u2014\u2014 a rr ro srs LES TROIS-RIVIERES, LE MARDI 24 DECEMBRE 1935 U REVEL TRIFLUVEEN ot 5 sous la copie AU RELAIS DE LA JOHNSON Tout l\u2019avant-midi, Nazaire avait été partagé entre deux décisions.Aller ou ne pas aller à la messe de minuit.\u2014 J'irai à la messe, pensait-il, L'an dernier, je n\u2019ai pas grouillé de ma cache et c\u2019était à mourir d\u2019ennui,.À la mission je me ravitaillerai et je passerai la veillée en compagnie.Tout seul, toujours tout seul on désapprend de parler, sacrebleu.Au bout d'un moment il pensait autrement.\u2014Je n'irai pas.Bah! c\u2019est un temps comme les autres.C\u2019est pas drôle de courir huit milles en raquettes.Je resterai icite tranquille à fumer.Pendant la veillée, je m\u2019amuserai à sculpter un petit Jésus dans un quartier de cèdre, Toute la journée son vouloir avait flotté entre cette alternative.x xx Nazaire Larouche était trappeur.Il tendait des pièges aux rehards, aux loutres et aux castors dans les forêts du Haut-St-Maurice.Il hivernait dans un camp en bois rond, de petite façon, située à l'abri du vent dans une colline enneigée.Sa vie solitaire était d\u2019une rare monotonie dans ces fonds perdus où n\u2019atteignait jamais Un humain.\\.Nazaire avait le torse long et plat comme ventre de carpe.D'une carrure solide il était bas sur pattes.Un grand nez aux arètes dures ombrait son visage basanté et comme enduit d\u2019une huile brûlée.L\u2019ennui avait abruti le regard bleu qui luisait tristement sous - la broussaille noire des sourcis, C\u2019était un type pittoresque à voir à cause de la conformation austère de son corps et de l\u2019hermétisme de ses traits, Mais comme tous les hommes de bois, perpétuellement en contact avec la nature.il avait une âme curieusement poétique, ouverte aux agréments de la vie rustique.Depuis une dizaine d\u2019hivers, Nazaire Larouche chassait le gibier à beau poil dont il vendait les peaux à la descente d\u2019avril.Dans son camp en bois rond, il menait une existence qui ne différait guère de celle de son chien.Levé tôt, il déjeûnait d\u2019un ragoût de lièvre, chaussait ses raquettes et, le fusil sous l\u2019aiselle, il s\u2019en alalit voir à ses pièges.Sous les branches lourdes de neige, accoutré d'épaisses culottes d\u2019étoffe et d\u2019une longue pelisse en peau de mouton, il s\u2019en allait ouvertement, escorté de son chien habile à flairer les traces.Si un gibier s'était pris au piège, il lui flanquait une balle, le chargeait tout chaud sur ses épaules.Revenu au camp alors que le soleil dormait encore dans les humides profondeurs de la forêt, il dépeçait l\u2019animal, balayait sa place, mettait son diner au feu et, jusqu\u2019au repas, assis devant le feu qui lui rôtissait les pieds, il flattait la tête de son chien.Ce chien lui tenait lieu de parents et d\u2019amis.Il Wamusait a lui chanter des refrains gaillards et à lui confier ses réflexions spéciales.: A midi notre Nazaire et son chien \u2018dinaient lofiguement, lui mastiquant les fibres, suçant:les-os et-s'arrosant par Clément Marchand la gueule d\u2019un café d'orge aux arômes parfumées.Après le dîner, il s\u2019allongeait sur le banc et il sombrait dans un somme intégral.Le chien aussi dormait, la tête sur une bûche en guise d'oreiller.Au déclin du jour, notre Nazaire s'en retournait frileusement voir à ses pièges.Et le soir, un lumignon fumeux éclairait son grand corps plié en deux sur une mauvaise chaise, toujours devant le feu.Il était débotté, dévêtu, délesté de tout souci et rien ne pesait plus sur sa carcasse.Il se tenait tard dans la nuit en cette posture assez commode.Ses yeux ennuyés fixaient la flamme qui léchait tranquillement les tisons.Il utilisait les longues heures de la soirée à des songeries moroses.Il combattait le sommeil car il avait peur de la nuit mystérieuse qui couvait autour de son camp.Mais à la longue le sommeil triomphait et sa tête hirsute tombait lentement vers sa poitrine.xxx Ce jour-là veille de Noël, Nazaire fit sa dernière tournée dès après diner.Rentré au camp il dépaqueta ses hardes des dimanches, défripa sa chemise blanche et sortit son casque de perse.\u2014Je vas à la messe de minuit à la mission.Je coucherai au magasin et je m'en reviendrai demain, décida-t-il, Je remonterai des provisions.Allons- Il se lava le corps a petite eau, passa des chaussons nets, endossa son vieux complet poussiéreux et, aprés avoir salué son chien attristé, il partit dans la forêt.La tempête s'élevait.Une neige du- Te poussée par le nordet flagellait les arbres.Nazaire courait sur ses raquettes.Dans le cri du vent, il distinguait la hurlerie de quelque loup affamé.Il ne craignait pas les loups avec le révolver qu\u2019il avait dans sa poche.Les ténêbres s\u2019étaient depuis longtemps amoncelées dans le sous- bois quand il aperçut la furtive lumière du relais de la Johnson.Comme l\u2019onglée le faisait souffrir, il décida de s\u2019y arrêter une heure.C'était une petite maison de lattes percée d\u2019un tuyau à fumée blanche, où les trappeurs, voyageurs et hommes de chantiers couchaient, mangeaient, buvaient et se ravitaillaient, Sans façon il poussa la porte et entra dans la salle commune éclairée par un feu d'Âtre qui lui permit de détailler quelques formes confuses.Il salua gauchement.\u2014 Bonsoir la compagnie.Personne ne répondit, mais une forme se détacha du groupe.C'était la Johnson, une métisse qui tenait re- lai à quatre milles de la mission.Elle s'arrêta devant Nazaire.\u2014Bonsoar, mon petit.T\u2019arrive-t'y d'en haut.Viens te chauffer avec les hommes.\u2014Qui sont ceux-là, demanda Nazaire?\u2014Tu ne les connais pas.Viens te chauffer.Je vais te préparer un bon coup.Après avoir siroté une tasse de wis- ky chaud, il s\u2019avanga un peu vers l'âtre.La piéce était spacieuse et bien chauffée.Un toffre d'outil, une armoire à lingerie, quelques chaises foncées en cuir, une table en bois brut flanquée de cinq ou six biiches en constituaient le mobilier.Dans cette salle attenante à un magasin d'effets, les voyageurs buvaient et se querellaient sous l\u2019oeil de la Johnson.Cette femme grossière et hommasse avait Une fille de vingt ans, Mérée, qui lui servait d'aide.Mérée était douée d'un physique plantureux et sa seule pré sence suffisait à retenir les hommes qui payaient bien.Sur une chaise près du poèle, un homme faisait mine de dormir, le cou tordu sur la poitrine.Deux autres accoudés sur la table jouaient une partie de cartes.Mérée remplissait silencieusement leur verre.: Ce joli monde ne prit pas garde au nouvel arrivant.Nazaire s\u2019en trouva gêné et dit pour se donner contenance: \u2014Qu'on est bien à se chauffer les mains et les pieds, sacrebleu.J'arrive de ma cache.Huit milles de raquettes, mes vieux.Avec ça qu\u2019il fait un temps à geler les loups.\u2014En as-tu seulement vu des loups sur ta route, marmonna un des joueurs de cartes sans lever les yeux?(Suite à la page 2) ocho ibiatpan A TOUS SES COLLABORATEURS, SES LECTEURS, SES ANNONCEURS \u201cLE BIEN PUBLIC\u201d ° SOUHAITE UN Joyeux Noël Hymne de Noël Après la Minuit, agenouillés devant la Crèche, où vous souriez, bébé délicieux, En robe de soie, sur de la paille dorée, nos coeurs s'unissent i la joie des cieux.Gloria! Pensant à nos petits, que nous aimons, comme la Vierge vous aima, dans l\u2019étable; notre âme, Avec des délicateSses réservées aux mamans, vous adore humblement; eile est toute flamme, x x X Cette crèche nous rappelle l'autre, la véritable de Bethléem, où il faisait froid, Les anges, dans la nuit, chantaient votre divinité; comme eux.l'on croit.Gloria! On croit de la Crèche, au Calvaire; on croit à la Pâque éternelle; Et dès que les petiots balbutient; ils vous redisent, Jésus aux boucles blondes, la Foi maternelle + Alleluia! | x x x Jésus de Noël, de votre berceau irradie l'Espérance; elle irradie de tous les petits lits.Elle resplendit consolante, lumineu- \u2018se de vos céleste yeux, si jolis Gloria! Vous savez, qu'en baisant vos frêles menotes tendues Les pauvres humaines \u2018cherchent, daus cette faiblesse, Je soutien de leurs vertus éperdues.Alleluia! x x x Les mères se doutent des caresses que la Vierge prodiguait à son bébé divin; Leur décrire comme raconter son amour infini serait vain, Un peu de cet amour, devant la Crêche, s'élève en offrande, De notre pauvre coeur qui donne le meilleur, mais sa misère est grande, Alleluia! x x x Malgré cette misère, je chante le mot éblouissant Gloria! Bon Jésus, vous connaissez, jusqu'au fond, mes fautes misérables; Pardonnez-moi, afin que je fête, pour moi aussi, compte des joies durables, Alleluia! .x x x Bon Jésus, malgré la paille de votre lit, vous possédez les trésors d\u2019un roi; Mendiante d'amour, pour moi, et les petits, Je vous tends la main, avec foi.Gloria! Je sais bien que vous ne refusez rien, la nuit de Noël, à la mère En quête de bienfaits pour sa nichée qu\u2019elle couvre de sa faiblesse éphé\u201c mère.Alleluia! © + Jeanne L\u2019Archevéque Duguay. Au Relais de la Johnson (Suite de la lère page) \u2014\u2014Non, reprit Nazaire, content de lier conversation.Quand bien même il s'en serait présenté un, je lui aurais fait son affaire.Et, ce disant, il sortit son revolver de sa poche.Cette arme et le geste de Nazaire ne \u2018firent aucune impression sur la face sanguine du joueur qui s'était levée vers lui.Mérée le regarda aussi et sourit.Et Na- .zaire, dégourdi par son punch continua, autant pour épater les hommes que pour se faire valoir aux yeux de la fille: -.\u2014Des loups, par exemple, j'en ai vu de près mes vieux.Voyez cette marque que je porte au poignet: Si mon chien était icite, il vous en dirait long.C'était l'hiver dernier.Un après-midi, en revenant de Visiter mes pièges, j'arrive à mon camp.Qu'est-ce que je .vois?Deux loups bruns qui furetaient sur le pas de la porte.Je retiens mes deux chiens derrière moi, j'épaule, je vise un loup et je l'abats raide.L'autre loup se dresse un moment sur ses pattes d'arrière et voilà-t-il pas qu'il fonce sur nous avant que j'aie eu le temps de recharger.Mes chiens sautent dessus pour me proté- ber et les trois bêtes commencent à se battre au milieu d'une hurlerie.Le loup était plus fort.Il allait venir à bout de Mouset de Prince.J'pouvais pourtant pas tirer de peur de blesser un de mes chiens.Mais j'assène un coup de crosse sur la tête du loup qui tombe assommé.Je n'ai pas eu besoin de m'en mêler.Mes chiens l'ont achevé.Malheureusement Mousse mourut deux jours après de ses blessures.Le dormeur, éveillé par la voix inconnue, s'était tourné vers Nazaire.Tu en forges, mon petit, dit-il sur un ton bravache.Un -loup.Ça gigote plus que ça.Crois-moi qui les connais.Les deux joueurs et Mérée soulignèrent cette remarque d'un petit rire narquois.\u2018 .L'homme qui avait parlé s'appelait Guillaume, surnommé le Mulot, à cause de sa paresse.Îl faisait la chasse par inermittence et se pensionnait chez la Johnson.Quoiqu'affligé d'un embonpoint graisseux, il courtisait Mérée.On le disait\u2019 fort et batailleur.On pouvait le croire car il avait les hanches trapues et le dos râblé.\u2014Je m'étais assoupi, dit-il encore.Depuis quand ce vantard est-il arrivé icite.\u2014J'en viens, répondit Na- Zaire sur un ton calme.Je filais vers la mission pour assister à la messe de minuit quand i j'ai été surpris par la tempête.Si le temps se radoue, j'ai l'intention de continuer.Ça serait trop bête de manquer la messe après avoir fait deux heures de raquette.D'autant plus que je dois me ravitailler.\u2014Ravitaille-toi ici, dit Mérée, en venant se poster devant lui.\u2014Mais la messe, Nazaire! \u2014Tu ne sais donc pas que la mission a passé au feu le mois dernier.\u2014 Ah?J'savais pas.\u2014Eh oui, des bucheux y ont mis le feu après avoir bu.\u2014Ce qu'elle dit là est vrai, appuya Guillaume.D'abord chasse-toi cet air de carême.\"Tu n'est pas dehors.Tu es au relais.Tu vas voir qu'on pas- objecta se bien son temps au relais.Pas vrai, Narcisse Trottier?Pas vrai le croche à Grandmaison ?H en appelait aux joueurs de cartes.I! était visiblement émêché et Nazaire flaira une odeur de mauvaise poudre.\u2014Si j'sors d'icite sans avoir défendu ma chienne, pensa-t-il c'est qu'il deviendra trop saoul pour m'engendrer chicane, sacrebleu.Le Mulot s'était levé de sa chaise et, les mains posées à plat sur son ventre bedonnant, il laissa sortir des hoquets à l'éther de sa gueule moustachue.\u2014Ton coup te fatigue, ami, remarqua Nazaire qui tenait serrement le bout de sa corde.\u2014Viens-y voir, grand nez d'orignal, rétorqua le Mulot.Si tu es prêt à payer ton écot, on verra bien qui tombera le premier.La petite Mérée, ap- porte-nous nos verres.ll me semble qu'il fait fret dans le bungalow.\u2014Hé, hé, rit Nazaire dans sa manche.Si j'ai un grand nez d'orignal, il est bien mouché.Mérée apporta une bouteille de bagosse que Nazaire paya deux piastres.Au bout d'une heure, le Mulot, Narcisse Trottier et le croche à Grandmaison fraternisaient au milieu de la place.lls giguaient, chantaient des cantiques a boire, se gratifiaient de claques dans le dos.Les murs viraient autour d'eux et la gaillarde Mérée les stimulait à boire.Elle était mise d\u2019une mince robe.d'indienne qui laissait deviner son opulence.Elle prenait son verre avec les autres en échangeant des oeillades avec le Mulot.Nazaire se rendait confusément compte de leurs signes d'intelligence et cette constatation lui donnait envie de faire le beau, de dire des fanfaronnades afin ae Bonne et Dr AUGUSTE 103, rue Des Forges 43 A ma nombreuse et distinguée S UN Joyeux Noël \u201c ET UNE Heureuse Année Chirurgien-Dentiste clientele JE SOUHAITE MASSIGOTTE Les Trois-Riviéres Pa \u2014 Le Bien Public= que Mérée le trouvât plus intéressant que Guillaume.Mais il avait beau manifester les dons les plus ingénieux, Mérée faisait mine de le dédaigner et continuait de s'acoquiner avec le Mulot.\u2014Je te trouve pas mal laid et mal léché pour t'occuper d'une jolie fille comme Mérée, dit Nazaire à Guillaume.Cette impertinente apostrophe coulait comme du beurre fondu sur l'épiderme du Mulot.\u2014Te crois-tu mieux venu avec tes pattes de morpion, lançait Guillaume en cajolant la nuque de Mérée de son gros doigt sali au noir de mumée?L'instant d'après il s'éloigna dans le magasin.Nazaire, la tête lourde, se déchaussa près de l'âtre où flambait une énorme bâche, tandis que la Johnson préparait les chambres.Mérée revint seule.Elle se laissa choir sur une chaise, se déchaussa aussi et posa ses pieds nus sur ceux de Nazaire.Celui-ci tressaillit mais il était si las qu'il regardait l'horloge d'un oeil hébêté, Elle marquait deux heures.Sur le banc, les bras sous la nuque, Narcisse Trottier cuvait sa bagosse dans un sommeil profond.\u2014Veux-tu te coucher aussi, fit Mérée.Sans répondre Nazaire se leva.Mérée le conduisit à sa chambre.Comme il y entrait il vit dans la demi-obscurité la silhouette du Mulot.Au même instant il reçut un coup violent à la tête.Mérée l'avait sans doute frappé.Le Mulot I'acheva d'un coup de poing entre les deux yeux.Le lendemain, Nazaire s\u2019en retournait dans la forêt saupoudré de soleil.Il s'était fait chiper son argent et sez revolver.Le Mulot avait foutu le camp et Mérée ne s'était pas montrée.Dans ces fonds perdus, le persécuté a toujours tort.Et Nazaire les maudissait tous deux du fonds coeur.de son IEEE we LA GREMERIE BES TROIS-RIVIERES ET REGAL LTEE désire exprimer a toute la population trifluvienne Ses meilleurs voeux à l\u2019occasion de L\u2019AN NOUVEAU Exigez toujours nos excellents produits bien nastevrisés: LAIT.CREME, BEURRE Ainsi que la crème glacée \u201cFavorita\u201d et VE EE EL TE EE I EE ES ME UE QE DC DE EC EU EE ED M EN I LE RE LE EE 2183400 MARDI, 24 DECEMBRE 193} Loue \u2014 QUELQUES SUPPLEMENTS APPRECIABLES MEILLEURS TABACS GROSSEUR MAXIMUM FABRICATION PLUS MINUTIEUSE QUALITE UNIFORME ET DOUCE © L.O.GROTHÉ, LIMITÉE MAISON CANADIENNE ET INDÉPENDANTE Conservez lea \u201cCARTES-PIUMES\" AU LE ECO ECO 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Abonnement: $2.00 par année J \u2014 SNINININT SN SINE NL TNIV NIM PALIN MA A ar LES TROIS-RIVIERES, LE MARDI 24 DECEMBRE 1935 NI tt | DANS LES SEPT JOURS | Heureuses inspirations L'époque de Noël nous apporte chaque année des cartes de souhaits ct des calendriers qui indiquent chez leurs auteurs un souci de bon goût et une heureuse inspiration artistique.Nous tenons à souligner en premier lieu la carte de souhaits de notre confrère quotidien \u201cLe Nouvelliste\u201d.Feuillets d\u2019une attrayante présentation qui nous offrent avec un bois gravé de Rodolphe Duguay, \u201cLes Ravalements\u201d, la pièce écrite par Jeanne L'Archevêque-Duguay sur le même sujet et que nous avons déjà publiée.Le tout imprimé sur papier de luxe qui réjouit l\u2019oeil comme l'idée de tels souhaits réjouit l'esprit.La Banque Canadienne de Commerce Qui avait offert à ses clients l'année dernière un calendrier avec motif bien triflu- vien, (La Vérendrye traitant avec les sauvages dans le Haut Saint-Maurice) présente cette aunée un autre calendrier avec motif historique : D'Iberville, vainqueur à Fort Nelson en 1697.Une notice, au dos du calendrier, donne les détails de cette bataille mémorable.Félicitations à cette grande maison d'affaires, D'autres initiatives méritent une mention spéciale.Nous y reviendrons.R.D.Le Noël du roi d\u2019Angleterre Les Anglais observent fidèlement et strictement les fetes de la Noël ct da Nouvel an, Pour la famille royale, la tradition, une tradition invariable, commande de quitter le palais de Buckingham et de passer le réveillon à Sandringham.Pas de grand diner, pas de protocole, La cérémonie est tout à fait intime.Seuls les membres de la famille les plus proches sont invités à la table royale.Un diner tout simple : deux plats principaux et un dessert, une dinde engraissée dans une des propriétés du roi, un quartier de boeuf provenant d\u2019une bête primée au concours agricole et le classique plum-pudding.Rien que des produits strictement anglais, Le plum-pudding, en particulier, est exclusivement composé d'ingrédients expédiés de toutes les parties du monde où flotte le drapeau de l\u2019Union Jack.Les Ziuiis, lu cannelle, le gingembre et autres épices sont fournis par les différentes possessions de l'Empire, à l'exception toutefois des raisins de Corinthe qui, au grand désespoir des fidèles sujets de Sa Majesté Britannique, ne peuvent être trouvés dans aucun dominion ou colonies ct qu'il faut se procurer en Grèce.Le Flambeau La petite revue trifluvienne nous arrive, à la veille de Noël, plus intéressante que jamais.Son sommaire, tout composé d'articles inédits et variés par des écrivains de notre petit pays, en dit plus que tous les commentaires sur l\u2019activité inlassable de notre jeunesse trifluvienne, Un article d\u2019Omer-Jules Desaulniers sur la Société du Flambeau, un autre de Ls-P.Poisson qui brosse à grand traits l\u2019inventaire de ce groupement de jeunes.Les amateurs de petite.histoire.trouveront plaisir à lire l\u2019article de Mile Bella Beaulac sur les gars du Saint-Maurice en Eegypte en 1884.Puis une nouvelle recrue du Flambeau, l'avecat Hamilton Heaton, fournit un solide article sur l'Oxford et l\u2019Empire\u201d.Un poème d\u2019Ulric-L.Gingras et des notules sur les principaux événe- ments des derniers mois dans la vie tri- fluvienne, et nous avons là la substance d\u2019une couple d'heures de bonne et saine lecture.Du courage des intellectuels A la fin d'un discours qu\u2019il prononçait récemment sur \u201cZola et son exemple\u201d et que la librairie Flammarion vient de publier en brochure, Jules Romains disait: \u201cAucune époque de l'histoire humaine n\u2019a jamais eu besoin autant que celle-ci du courage des intellectuels, et d'abord des grands intellectuels.Parce que jamais aucune n'a eu un besoin aussi vital de voir clair, de voir de haut et de voir loin.Jamais aucune non plus n\u2019a eu un pareil besoin d'être protégée contre la fascination des fausses idoles, ou d'être guérie de leur envoûtement.Depuis quelques années nous sommes engagés, tous, sur une très mauvaise route, ou pour mieux dire, nous avons deux roues sur le bon sol et deux roues dans le fossé.Encore un peu d'aveuglément, encore un peu de délire collectif, encore un peu de lâcheté, et nous descendons nous écraser dans la pire catastrophe.Mais il suffirait peut-être d'une brusque dépense d'énergie, aux ordres de la raison, pour que d'un seul coup le monde actuel s\u2019arrache à l'épouvantable glissade et, tournant soudain du côté du progrès, tel que l'ont défini et désigné les héros de l'esprit, les forces dont il abonde, opère dans sa condition un changement sans précédent.\u201d La jeunesse française n'a pas lu sans un certain enthousiasme ces lignes qu\u2019un de ses maitres a eu le courage d'écrire de toute évidence à leur intention.En France, comme ailleurs, on est de plus en plus convaincu qu'il faut compter sur Ia jeunesse que la défection de ses ainés et leurs faiblesses, loin de la décourager, stimule.Rédacteur: Clément MARCHAND [LE GUEPIER | L\u2019histoire se répète.Pharaon et Josué à Québec.x x x Contre tout bon sens, le Pharaon d\u2019E- Eypte voulait conserver sa domination sur le peuple de Dieu.Ce n\u2019est qu\u2019après la dixième et dernière plaie d'Egypte qu\u2019il consentit à rendre la liberté aux fils d\u2019Israel, Mais il se ressaisit et partit à leur poursuite avec toute son armée qui fut engloutie dans la Mer Rouge, x x x Alexandre est dans le même cas à Québec.À l'élection de 1931 ,il sentit que le pouvoir lui échappait.Il imposa à la province sa dernière plaie : la loi Dillon et partit à la rescousse de ses ennemis en légalisant les élections volées.x x x Mais Maurice, le Josué québecois, a traversé la Mer Rouge en 1935, Il ne reste plus qu'à attendre que les caux vengeresses sc referment sur l\u2019armée taschercau- tiste.x x x Elles ont déja commencé leur engloutissement en novant certains officiers du Pharaon québecois : M, David ct M.Plantovicht.x x x D'autres s\u2019y noieront comme M.Cohen, le juif, et M Hector Authier, ,x x x Au temps des élections, les fonctionnaires du gouvernement étaient cernés entre leur gagne-pain et leur conscience.C'est maintenant à M.Taschereau de sentir les mêmes tenailles.Sa conscience lui ordonne d'attendre pour l'ouverture de la session que les tribunaux aient rendu jugement sur certaines questions, Son gagne- pain lui commande de ne pas retarder l'ouverture de la législature afin de conserver toute son efficacité à la loi Dillonx x x .Achille n\u2019était vulnérable qu'au talon.L'absence de talon a gangrené M.Tascheread.Son régime en mourra, x x x As-tu reçu beaucoup de cartes de Noël?Oui, beaucoup.Dé zen couleurs et dé zen noir, L'UN DES DEUX, M.Jean Bruchési M.Jean Bruchési ne fait plus parlie de la rédaction à la \u201cRevue Moderne\u201d.II vient d\u2019être remercié de ses services après avoir été six ans rédacteur en chef de cette revue.Il sera probablement remplaé cé par M.Robert Rumilly, écrivain et journaliste, qui vient, nous apprend-on, d'être congédié du Petit Journal.Notons que sous la direction littéraire de M.Bruchési la Revue Moderne a vu se doubler son tirage.Les trois prostituées Elles sont tout prostituées, allant de par la Laurentie, racolant les hommes des villages et de ville.Le jour comme la nuit elle font le trottoir au su et vu de tout un peuple.De tout un peuple catholique et français, Un peuple qui permet, qui ordonne mé- me en quelque sorte à sa police de fermer les yeux, Ehh oui! des marguilliers, des sacristains, des vidangeurs, des commerçants, des avocats, des laboureurs, des charcutiers, des médecins, des notaires et des juges chrétiens fréquentent ces vénus d'alcôve.Comment leur interdire la rue! Mieux que ça, de vieilles bégueules que la moindre fredaine de la fille du voisin fait clabauder cessent leurs bégueuleries et jasent de longues heures.avec ces gourgandines quand elles arrêtent à Ieur fenêtre.Encore si elles étaient jolies ces charognes! elles n'ont même pas cela.Des yeux miteux, des lèvres gauchies en sourire bête, une peau de bigue Baleuse, la taille sculptée en borne kilométrique .+.++ 60 00 00 0000 \u201cEt puis?\u201d Hein! il vous intéressait ce conte.Je ne le continue pas\u2019 ce .conte d\u2019ailleurs parabolique.Les trois prostituées ce sont la radio, la cinématographie, la presse (1).N'est-ce pas que vous les connais- Sez?ne sont-elles pas des prostituées?ne les fréquentez-vous pas?les trou- ble-t-on?Quelle sale histoire que la leur! douées de tout ce qu\u2019il fallait pour devenir les grandes éducatrices du peuple elles ont failli.Oh!! elles avaient bien songé à la noble tâche.Seulement on a dû leur dire de quelle façon les institutrices étaient retri- buées en Laurentie.Ca leur a fait changer d'idée.Et comment!! C\u2019est ainsi qu\u2019on peut voir celles qui auraient pu éduquer, instruire, raffiner le peuple se vautrer avec lui.Elles sont trois prostituées allant de par la Laurentie.Ce n\u2019est pas vrai?et cette Grasse Presse elle ne couvre pas notre pays! Elle n\u2019est pas prostituée au plus offrant! !Elle n\u2019est pas un résumé, que dis-je un résumé! un précis quotidien de tous les vices humains! Elle n\u2019est pas la courtisanne soutenue par les trustards pour séduire les humbles, les petits, leur faire oublier qu\u2019ils saignent! Ne feint-elle pas une banalité rampante tout en balançant des palmes devant ceux qui ont le pouvoir!!! Ne pose-t-elle pas à la patriote tout en étouffant la voix des vrais patriotes! Vous qui lisez, osez dire que j'ai tort! Non! vous concédez.demain au prochain kiosque vous l'achéterez quand méme cette grande chienne de presse.Allez, bélez, moutons.La radio, la cinématographie?pris: ] ti! j'en dirais autant, je hurlerais encore de rage et de dégoût.À me promener dans cette vase je me fatigue.D\u2019autres s\u2019y sont enlisés.Aussi, zut! Qu'ils sont courageux ceux qui entreprennent de décrasser l\u2019esprit des Canadiens-Français.Jen suis.La tâche n\u2019est pas mince.Comparé à ce- là, le nettoyage des écuries d'Augias n\u2019était qu\u2019un tout petit époussetage.On dit que la jeunesse bouge.Alors qu\u2019elle se presse, nom Jde nom! sinon elle arrivera trop tard .Hé! jeunes gens, videz vos veines de la mélasse qu\u2019y ont mise vos aînés.Faites le plein de sang rouge.Si vous refusez dans dix ans le Canadien-Fran- cals sera encore un homme qui mange des fèves au lard en lisant son gros journal et passe ensuite au \u201csalon\u201d entendre un programme de musique de jazz avant de se caler les fesses au cinéma américain du coin.Si jétais caricaturiste voici le dessein symbolique que je ferais du canayen: un petit vieux chauve filant la quenouille aux pieds des trois colossales messalines Presse, Radio, Ciné, tout \u2018en sacrant contre les moines, les soeurs, les Anglais et les maudits Français! .Bernard Berlain-Nantel (1) L'auteur prend le mot presse au sens générique.Si le lecteur l'entend autrement Jibre à Juil - a Et maintenant.le municipal Des occupations plus immédiates et plus opportunes nous ont empêché, non sans quelque regret, depuis quelques semaines de mettre Ie nez dans la cusine municipale.À vrai dire, la cuisine de notre Concordia trifluvi- enne n\u2019offre rien de particulièrement alléchant, par le temps qui court.Pas de mets nouveau; on fricasse.Comme dans les restaurants à bon marché, où les cuisiniers suivent surtout les recettes de la routine et du déjà mâché, nos édiles, fatigués d'un long règne au cours duquel ils n\u2019ont servi aucun plat appétissant, délaissent volontiers les soucis de l'heure présente, pour songer, non sans quelque souci, aux élections prochaines, Est-ce ce souci électoral qui inspirait il y a quelques jours & I'échevin Lamy, qui peut-être prendra sa retrais te forcée ou non l\u2019idée de retarder la date des = élections ?Quoiqu'il: ne soit, la propos sition, heureusement, a été bat tue.Nous disons heureusement, car nous ne voyons pas en quoi ce changement de deux mois pourrait améliorer les affaires municipales.La question de température ne devrait pas se poser dans une ville comme TroiséRivières où les candidats à l'échevinage d'ordinaire ne sont pas si populaires qu\u2019ils ne puissent tenir leurs zélés partisans dans les salles habituelles, I] serait téméraire pour eux d'espérer des ralliements comme ceux auxquels les dernières élections nous ont habitués.C\u2019est enfantin d'y songer, mais On ne sait jamais jusqu'où peuvent aller les ambitions d'un échevin.Mais ici encore, n\u2019est- il pas préférable de circuler dans les rues de la ville sous une température d'hiver qu\u2019au temps où il nous faut marcher dans la boue et la neige dés trempée?Quant à l\u2019autre argument, il n\u2019est pas plus sérieux, Chaque année les échevins retardent le plus possible l'adoption du budget, et il n\u2019est pas prouvé que les argents votés par de nouveaux échevins aient été plus mal distribués que par des échevins d'expérience.Mais peut-être l'échevin Lamy, cynique à ses heures, voulait-il démontrer que les échevins actuels, novices pour la plupart, avait administré bien piètrement les finances municipales.Pourtant ce n\u2019est pas toujours quand ils sont novices que les échevins commettent des abus regrettables.La proposition de l'échevin Lamy, nous pouvons bien l'insinuer en pas= sant puisque tout le monde le devine, cache autre chose.Intérêts politiques, dont la précision apparaîtra peut-être, si toutefois les mêmes échevins sont élus de nouveau.Intérêts financiers, s\u2019il est vrai que des industriels sont sur le point de tâter le terrain chez nous et si les échevins actuels veulent se prévaloir de ce capital politis que.Il est trop tôt pour préciser, D'ails leurs, des soucis plus importants res tiennent notre attention.Nous vous drions bien que cette année les triflu- vies enfin ouvrent les yeux, et en« voient à l'hôtel de ville des hommes aux vues larges, aux principes constructeurs, capables d'avancer dans la voie du progrès.Nous n\u2019avons pas oublié la lutte sourde mené l'été dernier contre le Syndicat d'initiative, par exemple, lutte inspirée par des idées que nous ne cesserons de combattre.Cette lutte était l'expression d'une mentalité que tous les éléments sains de notre population réprouvent et condamnent.La jeunesse, surtout, n\u2019en veut pas.Et Ia jeunesse, dans le domaine municipal comme dans les | autres, aura désormais son mot à dire.Lust On ne discute pas\u2026 On ne discute pas avec le vent, on se contente de fermer sa fenêtre.On ne discute pas avec le feu, on se contente de jeter de l\u2019eau dessus.On ne discute avec la pluie, on se contente d'ouvrir son parapluie.On ne discute pas avec le poison, on se contente de ne pas le Poire.On ne discute avec une compagnie vicieuse, on se contente de la fuir.On ne diescute pas avec un mauvais livre, on ne contente de le jeter.On ne discute pas avec son de- Voir.on se contente de l\u2019accomplir.On ne discute pas avec l\u2019Evangile, on se contente de le pratiquer.On ne discute pas avec Dieu, on se contente de Le servir et de L'aimer.Heure catholique La causerie religieuse à I'Heure catholique du 29 décembre, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, sera donné par le R.P.Elphège Brouillet, s.j.Il commentera une page d'Evangile: Marthe et Marie.Cette causerie commence à 6 h.précises.A 5 h.20 récital d'orgue par M.Eugène La pierre.O 5 h.45 causerie du R.P.Louis-Arthème Trétrault, s.j., sur l'intention de I'Apostolat de la Prière pour le mois de janvier: l'estime du don de la foi.| , CLAVIGRAPHES Echange et ceparations de | machines a écrire de toutes marques.| Rubans Papier Carbone Rép\u201drations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame | TROIS-RIVIERES 5 EE rare ne I ey USE ca Ny POSES PRISCEORT EES ESE Les mains invisibles PSE SCD St SE Bi LOS A la première rencontre d\u2019un être qui nous devint cher nos âmes s'\u2019étreignirent dans une poignée de mains.Nous ne pensions même pas à la matérialité du geste.Nous cherchions l\u2019homme ou la femme dans la vérité de son coeur.Encore que son rythme soit si émouvant, ce n'était pourtant pas le coeur de chair que nous voulions atteindre, mais, dans le symbole de celui-ci, ce coeur spirituel où git tout le mystère de la personne.Notre intimité ne put l\u2019épuiser.Notre regard eut beau scruter son regard, et no: tre mémoire thésauriser - ses prroles: quelque chose demeurait inexprimé.Et c\u2019était toujours l\u2019essentiel, oir le secret de l\u2019être se couvrait comme d'un voile.Les mots.s\u2019épui- caient en un retour cyclique, les jugements qui couraient dans le même sens n'osaient plus se dire dans les formules où l\u2019avance en profondeur disparaît sous l'immobilité du plan.II restait alors à écouter les résonances infinies qui viennent du dedans, en baïs- sant les yeux de I'ame devant les abimes que Dieu seul peut combler.Quel don plus grand que le silence, quand l'amour agenouillé laisse grandir en l\u2019être l\u2019homme atteint toute sa tail- aimé les espaces divins où homme atteint toute sa taille?Caen C'est ainsi qu\u2019on voit immerger de plus en plus des limites corporelles une personnalité d\u2019essence invisible dont aucune image ne peut fixer les traits, dont aucune limite ne doit empécher la croissance.La vraie vie ne se peut sal- sir, et la mort ne l\u2019arrête pas.Au delà du tombeau, où le coeur spirituel bat éternellement, des mains invisibles sont tendues vers nous.Ne sont-ce pas elles qui ont fait signe mystérieusement a ces foules innombrables qui sont allées dans les cimetières fleurir les tomhes aimées, dans l\u2019obscur désir de rejoindre ce que le corps manifestait naguère, sans pourtant le contenir?; Cet hommage, si sacré qu\u2019il L'HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA REGION, \u2014\u2014 (Suite) Il y a environ 40 familles qui fréquentent ce poste.Je les vis toutes, à l\u2019exception de deux, qui ne purent venir à cause de l\u2019éloignement dc leurs terres de chasse.La mission de Warmontashing a été pour moi la plus consolante depuis que Jai commencé à exercer le ministère au milieu des sauvages.Cette chrétienté fait honneur au zèle des missionnaires qui nous ont précédés.La tempérance, encouragée par M.Henderson, commis de ce poste, et par M.Vassal, commis de Mikiskan, est bien en honneur parmi ces pauvres gens.Aussi on ne peut citer aucun d\u2019entre eux qui ait manqué à son engagement dans tout le cours de l\u2019année dernière ,ce qui m'a paru vraiment étonnant.Et vous savez que, chez les sauvages surtout.les autres vertus sont presque oujours les compagnes fidèle de la empéran- Les missionnaires dans Haut Saint-Maurice ce.Aussi, remarque-ton chez eux un désir extraordinaire de s\u2019instruire.Ces sauvages savent presque tous lire, plusieurs savent écrire, et si nous pouvions donner des livres à tous, il n'e nest pas un seul qui ne voulàt apprendre à lire.Plusieurs chantent très bien.Et comment ont-ils appris tout cela?on ne sai: ou plutôt, on sait que .dés que l\u2019un d'eux acquiert quelque connaissance, soit du missionnaire, soit des blancs, bientôt il communique sa science à tous les autres.Il n\u2019est pas nécessaire de dire que tous se sont approchés du tribunal de la pénitence, et que presque tous ont été jugés dignes de la sainte communion.Il n\u2019est pas nécessaire de dire, non plus, que pendant 19 jours il n\u2019en est aucun qu iait cru pouvoir s\u2019absenter d\u2019un seul des exercices de la mission.Le jour semblait trop court à soit, ne rend pas pleine justice à la dignité de ceux dont l\u2019ê- tre véritable nous apparut au delà de leurs corps.Le plan intérieur où nous les avons rencontrés n\u2019a subi aucune atteinte.La conversation peut se poursuivre dans l'intimité silencieuse où I'dme écoute le mystère divin qui est entre eux et nous un échange éternel.Le Ciel où Ia foi les cherche est le Dieu vivant qui demeure en nous.Ils nous sont aussi proches qu\u2019ils le sont et que nous le sommes nousémé- mes de Dieu.Et notre croissance en Lui ne peut que nous les rendre plus itimement présents, plus intérieurs mé- me que le petit enfant l\u2019est au coeur de sa mère, suivant le modèle de I'unité parfaite: \u201cQue tous soient un en nous, meurt de ce qui mérite de vivre: au delà du tmobeau, où le coeur spirituel bat éternel- ô Père, comme vous et moi nous sommes un.\u201d Rien ne lement, des mains invisibles sont tendues vers nous.Cette certitude, pourtant, ne porterait point.tous.ses fruits, si nous avions moins de respect pour la vie des vivants que pour la survie des défunts.\u201cMalreur\u201d, est-il dit, en effet, \u201cmalheur à ceux qui élèvent des tombeaux aux prophètes qu\u2019ils ont laissé lapider\u201d.Qui nous croira quand nous affirmerons, comme Ia foi véridiquement nous l'enseigne, que le Christ a vaincu la mort, que les cimetières ne sont pas pour toujours, et que les morts se lèveront à l\u2019appel du Fils de Dieu, si nous acceptons les conditions inhumaines qui font de l\u2019existence\u2014pour beaucoup\u2014un bagne et un charnier?\u2018La méditation de la mort doit nous affermir au service de Ia vie, en nous faisant découvrir, en tout homme, la majesté inviolable de la personne dans le coeur spirituel qui bat éternellement.Maurice Zundel.4.D.Gascon Louts Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières TEST ES vos Plus fugitives que la musique Je voudrais étreindre sur mon coeur ce soir, toute la terre! Jai tant de mal de ma solitude, que je pleure et que je rêve.Je rêve d\u2019un frêle bonheur comme un rayon de soleil qui perce la pluie.Dansant comme la ronde folle des feuilles sous la brise.Je rêve mon fréle bonheur.Je pleure tout bas, toute seule, sans vouloir qu\u2019on sèche mes larmes.Plus fugitives que la musique de la pluie et la chanson des ERNEST L.DENONCOURT ARCHITECTE\u201d 1391, RUE ROYALE Téléphone 963 W.H.FONTAINE, 0.D.Spécialiste pour tu vue, dyplô-sa de l\u2019Institut K.C.H.0S., Kansas Tity, 810, Lacencré ot Digléma de la A.0.0P.Q.Optométriste officiel dg Canadien Pacifique SPECIALISTE Maux de tête.Yeux erochce redressés sans opération.Lavraison immédiate de tout rwvrage.Consultations: tunds mards, mercreds et jeudt 9 a.m.3 8 p.m.vendredi et samedi de Yam 3 9 cm.1008 rue Saint-Maurice, Tél.965.Téléphone 21 CHAMPAGNE & FILS IMPRIMEURS Impressions générales Specialités: | Faire-part de mariage, Cartes de sympathies, Cartes de visite feuilles.Sont mes heures de joie et d\u2019apaisement; et toujours Je pleure tout bas .CHERE VIEILLE CHOSE Riv, Ouelle, Nov.35, JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720 Les Trois-Rivières LE GHARBOK SUR ET EGOLOMIQUE Téléphonez à 437 Anthracite américain Ecossais, Gallois dans les grosseurs Egg-Stove, Chestnut, Buckwheat Charbon Bitumineux Dans toutes les grosseurs || COKE LA SALLE \u2018 Huile à chauffage et | huile a poéle.CHARBONNERIE ST-LAURENT LTÉE Bureau et entrepôt: 101 DU FLEUVE 690, St-François-Xavier i Téléphone 266 1584, rue Royale ucc.: RUE MILOT | TROIS-RIVIERES | Suce.: RU leur ardeur pour ces saints ex- dire, aux sauvages du Saint | tates, et de plus, du blé-d'Inde, ercices.La nuit presqu\u2019entière était employée à chanter les louanges de Dieu.Us étaient ravis de voir que je pouvais les comprendre et être compris d\u2019eux en leur langue.Avant de partir, je leur demandai si quelques-uns d\u2019entre eux ne viendraient pas nous vcir à notre établissement de la Rivière au Désert.Plusieurs me dirent qu\u2019ils y viendraient dès l\u2019année prochaine.Vingt-deux familles me présentèrent leurs noms, afin que je m'intéressasse pour eux auprès du grand chef du pays, pour leur faire avoir de terres à la Rivière au Désert.Mais la générosité du gouvernement avait devancé leurs désirs, A mon arrivée aux Trois-Riviè- res, j\u2019appris avec satisfaction que la chambre avait accordé, à Ja Rivière au Désert, 55,000 arpents de terre aux Algonquins, Nipissings et Têtes-de-Boule;_ c'est-à.Maurice.Dieu soit loué, me dis- je, puisque nos demandes réitérées ont enfin été couronnées de succès, puisque la Rivière au Désert pourra enfin devenir, pendant l\u2019été, le rendez-vous de tous les sauvages du Saint-Maurice, du Grand-Lac, et même de l'Ottawa et de ses affluents.Pour cela, il ne manque qu'une chose: ce sont quelques moyens pécuniaires qui nous mettent en était d'acheter des provisions, des haches et des pioches.Et bientôt, quoique l\u2019on dise que les sauvages ne seront jamais cultivateurs, on les verra, à la Rivière au Désert, capables de subsister des produits de leurs terres.Jai sous les yeux les preuve de ce que j'avance.Nous avons cette année, à la Rivière au Désert, des sauvages qui n\u2019ont pas récolté moins de 100 minots d'avoine et 150 de pa- etc.Qu'on ait des provisions pendant l'été, ct je me charge de lyeur faire défricher annuellc- ment 100 arpents de terre, et plus.Mais que faire sans provisions Que faire dans un endroit ou le quart de fleur se vend 12 pias: tres, et la livre de lard 30 sous?11 est bien difficile de trouver assez d'argent pour acheter les provisions nécessaires au défrichement d\u2019une nouvelle terre.Il faudrait donc que le gouvernement vint puissamment en aide aux sauvages, et j'en suis sûr, les -défrichements se feraient rapidement.Mai que feront les sauvar ge sans haches et sans pioches Aini, le printemps dernier, plusieurs sont venu me trouver pout en avoir, et peronne ne pouval leur en préter.On se servit de peu de haches et de pioches qu l\u2019on avait.(A Suivre) MARDI, 24 DECEMBRE 1935 Ma première J'avais six ans; je n'étais plus un bébé, i \u201cCette année, m'avait dit ma mère, si n'es pas trop \u2018\u2018tannant\u2018, je t'amènerai à la messe de minuit.\u201d On était encore au début de décembre.Je comptais les jours sur le calendrier.Pour aller à la messe de minuit, j'étais prêt à tous les sacrifices.Pour faire plaisir à ma mère, je rentrais le bois à grandes brassées, je ne me chicanais qu'à la cachette, je m'appliquais à bien faire mes devoirs de classe.Chaque soir, après souper, je me glissais derrière la table, avec mon ardoise.Et 1a, je travaillais comme si j'eus aimé cela.Parfois, cependant, le naturel prenait le dessus, surtout devant les interminables additions.Maman me lançais alors cette menace irrésisttible: \u2018Si tu ne fais pas tes \u201c\u2018régles\u2019, tu ne viendras pas a la messe de minuit; et aussitôt, les petits doigts se mettaient à danser sur le tapis de table: un, deux, trois.La veille de Noél, je ne me possédais plus.Au retour de l'école, j'enfile mon sac dans le poteau de l'escalier, je lance mon \u2018\u2018coat\u2019\u2019 d'étoffe et ma tuque sur le moulin à coudre, et houp! en haut, dans la chambre à linge.Après d'assez longues recherches, (chacun sait qu'à six ans, tout le monde n'a pas le sens de l'ordre), je parviens à charger les chaises de vêtements: chemise, pardessus, foulard, mitaines, rien ne manque.Pas de devoirs, ce soir.À- EE ES SE SES SR RE EE QUE L\u2019AN NOUVEAU APPORTE A TOUTES MES \u201cGLIENTES ET AMIES JOIE SANTE BONHEUR Je remercie toutes mes clientes du \u2014 précieux encouragement qu'elles m'ont donné en 1935.SALON BEA Béatrice DesRoberts Prop.1497, rue Notre-Dame nrès la prière, tandis que les plus âgés se mettent en frais de réciter leurs vingt chapelets traditionnels, je mante + coucher avec mon frère ainé.Oh! mais le sommeil tarde a venir, Les aigrettes du drap de lin neuf me prattent terriblement la peau.Mon frère me raconte les deux messés de minuit qu'il a déjà vues.Des lumières .des roches.du frimas, des moutons en plâtre, un petit Jésus couché sur de la paille, tout y passe.On ne peut dormir, quand on voit tout cela dans sa tête échauffée.\u201cAllons; dormez, vous autres, là\"! Cette grosse voix qui passe à travers la \u2018trappe\u2019 opère comme une main aui nous ferme la bouche.et les yeux.Onze heures \u2014 \u201cOh! Oh! lève-toi, pour aller à la messe de minuit\u2019.Je dormais dur.Aussi, j'éprouve d'abord auel- aue hésitation.Est-ce quelque diable qui me cache la réalité?Je regarde la lampe avec des yeux moitié fermés, je chancelle, je mets ma chaussure droite dans le pied gauche.Ah vraiment je n'y suis pas.Et moi qui avais si hâte quelques heures avant.Enfin, je descends avec un petit air endormi et pleurnicheur.Mais, ce ne fut pas lone.Maman m'attendais près de l'évier avec son essuie-mains.L'eau glacée et savonneuse a vite fait d'activer le sang et de piquer les yeux.La bonne humeur revient.Papa est à peine chaussé que me voilà tout attifé.Oreillons rabattus jusqu'au bas du cou, collet relevé.mitaines au mains, j'attends le dénart.debout.les bras pendants, écartés du corps.\u2014\"\u2018Dépêchez-vous, maman, on va arriver en retard.\u201d \u2014\"Crains pas, va.Ne bois pas; tu vas communier.\u201d Enfin la porte s'ouvre.Une vague de froid me saute à la figure.Il fait presque clair.Une moitié de lune, une poussière d'étoiles.de la neige couleur d'encre bleu-pâle, tout ce au'il faut pour une nuit de Noël.\u2019 Je grimpe, le dernier, dans la voiture.je m'enfouis sous la \u201crobe à carriole\u2019\u2019 et je me tapis tant bien que mal sur les pieds des autres.LA, ce n'est pas froid: mais la peau de vison remplit ma cachette d'une senteur qui me prend à la gorge.De temps en temps, je tire un peu la robe: juste assez pour prendre une bouffée d'air froid et voir une large tache d'ombre sauter sur les bancs de neige et monter aux piquets.\u2014\u2018Maman, on arrive-t-i\") \u2014*Non\"\".Toujours non.Enfin.elle me pousse du pied: \u2018On est rendu au village\u201d.Je sors la tête.Sur toutes les maisons, des rectangles de lumière qui étendent sous les pas du cheval des tapis d\u2019hermine.Là-bas, vis-à-vis de l'église, des ombres croisent le chemin.Une porte de restaurant s'ouvre et jette des rires et des éclats de voix.De l'extérieur de I'élise, je ne vis ce soir-là que les hautes fenêtres cintrées que la lumière intérieure morcelait en quatre rangées de petites carreaux peints.Déjà, avant d'erttrer, une vision de crèche me remplissait la tête.Sur le chemin de l\u2019église, ma mère baisse mon collet et Mme fait des recommandations messe de minuit |\u2018 par l\u2019abbé Hermann Plante que je n'écoute pas, entrée, j'oublie re.A mon la surprise est-elle que d'enlever ma coiffu- 2.Maman, presque scandali- see, me l'arrache vivement et me rabat les mèches de cheveux, De la lumière, partout.Les becs-à-gaz s'échelonnent entre les bancs, sur toute la longueur de l'église Deux lustres, chargés de lampions et de larmes le cristal, pendent au- dessus des stalles du choeur.Des banderolles, rouges et jaunes, larges d'un pied, descendent du centre de la voûte et vont s'épingler au haut des colonnes carrées.Sans presque s'occuper du bon Dieu, au Tarbernacle, ma mère me conduit par la main, à travers l'allée de gauche, vers une masse sombre, qui grimpe dans un coin, jusqu'à mi-mur.C'est le décor de la crèche.Sur la plus haute marche de la balustrade, des petites fil- Ma première grand'messe 2 les coiffées de leurs tuques à gros pompons, des petits gars comme moi, serrés sous les bras par leur pardessus trop étroits, se tassent coude-à-cou- de et se pâment d'étonnement.\u20ac m'ouvre une place et me voilà devant la crèche.Ah, mes amis, quand j'y pense.Tenez, je revois le tableau comme si c'était hier.Sur la paille fine, à terre, un petit Jésus, habillé de soie, ceinturé d\u2019une cordelette d'or, nous tend les bras et nous regarde de ses yeux blsu, luisants comme de vrais yeux.À sa tète la vierge Marie tient quelquechose de blanc qui ressemble à un oreiller.Saint Joseph, genou en terre adore I'Enfant-Dieu.Les bergers avec des moutons dans les jambes tendent le cou comme pour découvrir le signe que l'Ange leur avait donné pour reconnaître le Messie nouveau- né.Au fond, dans une grotte plus petite, un boeuf est couché, les pattes sous lui; ct debout près de lui, une bête avec ue grandes oreilles et un museau comme celui d'un cheval, relève la tête et tend le cou comme une vache qui beugle.Près de l'ouverture de la grotte, un arbre bien curieux, sans branches, mais couvert de feuilles larges comme la main et deux fois longues comme le bras.Vous comprenez si j'avais les yeux grands.Aux pieds du - petit Jésus, quelques sous dans une assiette de vitre réflètent la lumière rougeâtre des cierges et des lampions.Ma mère me donne une pièce blanche que je lui offre, sans comprendre pourtant comme un Dieu si riche au ciel soit tout à coup si pauvre, pauvre comme les \u2018\u2019quêteux\u2019\u2019! Aux premiers tintements des cloches, je dus m'éloigner de la crèche en songeant que bientôt Jésus quitterait sa couche de paille pour descendre dans mon coeur.Parvenu au | banc de famille, je fus assailli par mille distractions.La voix tonitruante du gros Francoeur, les gens qui passaient sans cesse à mes côtés, les enfants qui, par moments, parlaient tout haut ou pleuraient, tout me poussait à tourner la tête.Mais l'oeil vigilant de ma mère, qui me regardait de côté à travers ses lunettes, me rappelait à l'ordre.\u2018Dis ton chapelet\u201d, me souffle-t-elle au moment où Monsieur le Curé monte à l'autel.Cependant, me voici encore distrait, distrait par le Curé lui-même.Car il m'apparaît grand le vieux prêire, avec sa tête blanche et ses habits dorés.Que n'aurais-je pas donné, cette nuit-là, pour me tenir près de lui, en soutane roufe, Suite à la page 13 LES DIRECTEURS DE LA MAISON Re PE EC EE CER EI EC ERE RCAC CEE TREE Quen W.L.PARADIS J.DESAUTELS, L.L.D, OVILA MENARD Directeur HCUEIERE EUGENE RICHARD Président et directeur-gérant DIRECTEURS: REPRESENTANT LOCAL A.E.PARENT & FILS, LTEE 1486 Rue Notre-Dame profitent de l'occasion des fêtes pour remercier le public des \u2018Trois-Rivières et des environs de son patronage apprécié et lui offrent leurs meilleurs souhaits pour un joyeux Noël et une bonne et heureuse année.ANDRE TASCHEREAU, C.R.THEO.GOHIER, Contrôleur JULES CLOUTIER Directeur MARDI, 24 DECEMBRE 1 .\u2014 Le Bien Public - Editeur: Les aventure S de A, - Bi?1)Asgoclation Carnolique des Voyageurs de Commerca Section des Trois-Rivières.DEUX PAIRES À L'AS, C'EST ENCORE Moi QUI GAGNE ! ENTÉNOU, CEST MU le Sv1S BIEN \"DE TOUJOURS ETUDIER / VE SUIS BIEN FATIGUE DE TOI St PIE on IANS ME DISTRARE , TU SAIS, MON ONCLE LUN IL ME DIT TOUJOURS : 1£ FRAÏSIN APRÈS L'ETVDE, VEN AI RSSEZ DES LIVRES IL FAUE QUE CA CHANSE.À a _ Mon Once Pure POUR HES ÉTU- $ DES, CEST VRAI SEULEMENT $1 a re IETE VE NE VEUX PAS AIRE AVEC MOV, TUN EN DEVENIR FOU weet We ia 14 ME FAUT 2A PIS, IL OF LAPIS TRAE £57 2 Soo mit TIONL.WD ON Be \u20ac ND ET 7 : » 3 = GT À 3 4 = \u2014| A i hi i 1 (B ; Mon ne VEU Quy mE OT QU'IL VA ÊTRE DECORE DE LA MEDAIULE DER! AHICA CAME FAT PLAISIR ! NEST TEMPS QUE MON ONCE M'ENVOIE DE L'ANGENT [ ME VOILA AVEC £5 DETTES , AN! S 12 VENAIT A SAVOIR JL MÉRITE DE L'ENCOURS + GEMENT CE BRAVE ENFANT, 14 AURA DE LA RECONNAISSAN - SS CE, JE LE CON- ARIS Lou POLÉON, TON FRS M'É- ° CRIT ET ME DIT Quit VA L ECROCHER LA MÉDAULE D'OR, CA PAR EXEMPIL, CesT UN TALENT! 3 ad ., TU ME Dis Pas! Ti Bi, AVEC ONE MEOAULE ?REGARDE MON ONCLE M ENVOIE 5 300.°°, ON VA POUVOIR S'AMu- SER ENCORE UN PEU AVANT LA ÆIN DE L'ANNÉE.N'IMPORTE OÙ POURVU QUE TU PAIES ! VIENS-TU AV CIRQUE CE SA RENCONTRE VOIRE NEVEU 9 MUN VOYAGE ; J AI BIEN DES CHOSES SERI- EVSES À VOUS DIRE A SON SULT, oor) ~~ LE BONGUENNE DE Ti-Bi Es7 BEN CAPABLE DE ME JOUER ! ON VA BIEN VOIR QUIEST LE PIUS FIN.JE VAIS LUI JOUER UN TOUR A MA FACON .C'est 16 Ti-B1 A Porton DE PAR CHEZ-NOUS, En Out | JE VAIS AVERTIR SON ONUE; C'EST HONTEUX.\u2026+ = a A TEA CEST LA DERNIÈRE LETTRE ME VOILA Bien EMBETE, Dis-m01 pone |[ CEsT Bien SIMPLE, | fC'EST ca! QUE JE LUI ENVOIE AVANT +, \u2019 LE BONNOMME DIT QU IL CE QUE JE VA ACHETER UNE ENTRONS.D'ALLER LE REJOINDRE.; VA VENIR.AK I £4 CEST VAIS FAIRE ?MEDAILIE ET VA à {1 LE Bour, IL ME FAUT JE CROIS QUE LA MONTRER A TROUVER UN MOYEN LE FUN EST TON ONCLE CHEZ POUR LEN Fin LUI AVANT LA FIN r .EMPECHER .DE L'ANNÉE.T] |.MÉDAILLES ste TROPH ES, Cours aR 1 Ls £5 INN Correcr- MoN NOM: 71-81 (MALOU, ÉSPERONS QUE ÇA MORORA; DV MOINS POUR ) TOUT Vorons, OU COURAGE la FAUT QUE J'AIE L'ÂR JOYEUX .PLAQUE OR, GRAVAGE ( Desa 701 17-81 PONNET ATTENDAIT APRES TOUT, QUAND ON EST PAS AVANT OEUR PouscTarrengn PRIS IL FAUT TOUT ESsay- UN BOUT DE TEMPS ; EN / CEST VRAL Mats iL ¥ Cause ar Xxx ER.MAINTENANT CAS MON ENTRÉE CSP PRE PS LE + Maximaes écrites par Mme de Maintenon à la tête des cahiers des demoiselles pour leur servir d'exemples d\u2019écriture.Accoutumez-vous à l'humeur des autres sans espérer de les accommoder à la vôtre.Accoutumez-vous à être seules.Accoutumez-vous de bonne heure à être secrêtes.(1) Aimez la présence de ceux qui vous reprennent et que votre conduite soit égale, quand ils vous.voient et qu\u2019ils ne vous voient pas.Cherchez la vérité en tout.Contribuez à la paix autant qu'il vous sera possible.Ecoutez toujours et ne parlez guère.Aimez à falre plaisir et ne mentez jamais.Il n'y a de véritable malheur que d\u2019avoir tort.Elevez souvent votre coeur à Dieu.Il n\u2019y a rien de honteux que de mal faire.Le plus grand de tous les plaisirs est d\u2019en pouvoir faire.Ne dites jamais rien qui puisse désunir.Ne faites jamais dépendre votre bonheur des autres.Soyez raisonnables, ou vous serez malheureuses.Soyez sévères pour vous et indulgentes pour les autres.Pour être agréable aux autres il faut s\u2019outblier.Soyez gaies et non pas évaporées.Pour bien commander, il faut sovoir bien obéir.La plus grande parure de notre sexe est la modestie.Il est difficile de parler beaucoup sans dire des sottises.Si vous voulez être aimées, oc- cupez-vous plus des autres que de vous-mêmes.Prenez la bonne habiture de remplir tous les moments de la journée.(1) Secrètes a presque ici le sens de discrètes.Mme de Maintenon recommande aux enfants de développer en elles la vie intérieure.Aucun pas ami.L\u2019amour est vain et vaine la gloire.Vers de chimériques empires ont cinglé tous mes rêves ingénus.Et mes rêves me sont revenus! x xx Jai fui Vamour, quand c'était peut-être lui la véracité et la vie .Jai manqué ma solitude et mon angoisse de rires et d\u2019orgueil.Et sur la route, aucun pas ami ne fait écho aux miens.xxx Et là-bas, au seuil de ma maiso nul ne Sinquiète.won Soulevant le rideau, seule me guette ma vieillesse, Je frissonne et tremble d nuit qui vient, ans la CHERE VIEILLE CHOSE Dr L.6.PERRIN 24 RUE DU PONT QUEBEC \u2014_\u2014 HEMORROIDES effacées complètement défini- Uvement par traîtement sérieux.sans chirurgie n3 électricité.ab.Solument inoffenalt, sans aucu.terruption des ocoupatioms courantes ® pe 10's Troee Hivières, par groupes sur entente ar correspondance\u2019 ea OUR T = Quand les Abyssines veulent plaire\u2026 cipline que les femmes européennes et américaines soit pour conserver leur sveltesse, soit pour réparer avec adresse l\u2019irréparable outrage du temps.Quelle est I voudrait se soumettre au régime que subissent volontairement les légantes abyssines quand \u2014 ce qui est le suprême chic \u2014 elles veulent changer leur peau et transformer leur beau noir naturel en un ersatz café au lait, qui est, paraît-il, irrésistible aux yeux des Abyssins raffinés?partement bien clos et elle est recouverte d\u2019une étoffe de laine percée d\u2019une ouverture.Sous cette couverture on allume du bois odorant dont la fumée attaque l\u2019épiderme, l\u2019altère et le décolore.Durant ce traitement, l\u2019Abyssine se nourrit de petites K = CE, Gh .r : a 5 1 ea 49 2 Li ee RL LEA EASY cong lonsieur = mets suculents que sa mère lui met dans la bouche à travers l'ouverture du voile, Ajoutons que ce traitement a une durée de trois mois.Trois mois! Mais c\u2019est un sacrifice insignifiant pour une femme à qui la couleur café au lait attire tous les hommages des hommes.On parle de la douloureuse diss\u2019imposent Il n'y a que deux solutions: ou revenir à la religion, ou renoncer : | à la morale.celle cependant qui | TELEI'HONE 968 Heures de bureau: 10 A 12 hres AM.et 2 à 4 PM.Le soir de 7 à 8 hres Excenté le samedi DR PAUL GODIN SPECLALISTE Maladie des yeux.oreilles, nez et gorge.1242, RUE HART TROIS-RIVIERES.QUE la couleur de L\u2019Abyssine sc tient dans un ap- biulettes de Tél.401 Tél.Bureau 264 , Tél.Rés.1035 Dr AUGUSTE MASSICOTTE Chirurgien-Dentiste Heures de bureau: 10 à 12 2 à b ot 7 2 B tous les soirs Spécialiste Pour les maladies des yeux.oreilles, nez et gorge.DR BENOIT JACOB Ex-assistant à iw cimmique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts Paris.Ex-élève à l\u2019hômta: Baucicaut Paris, ex-anterne de l'hôpital i Normand & Cross 126 RUE ALEXANDRE TROIS-RIVIERES 103, rue Des Forges Les Trois-Rivières.Les fameux produits de beauté Luxuria: $1.10 Crème d'embellissement: $1.10.Poudre Luxuria: $1.45 LA PHARMACIE NORMAND Crême à figure: $1.10 LE DOCTEUR BERNARD LAURIN Maladies du Tube digestit, Gynécologie.Chirurgie générale Ex-interne senior de l\u2019hôpita! Saint-Luc et des hôpitaux de Montréal, .\u2018 575 Avenue Laviolette Coin Sainte-Geneviève TELEPHONE 360 Consultations : 10 hres à 12 hres A.M.2 hres A 4 hres P.M, 7 hres à 9 hres le soir.men _ M AR Cartes pour les Fétes Cartes pour les Fêtes.\u2014 Papeteries de Luxe.Manicures.\u2014 Parfums.\u2014 Crèmes Bonbons et Chocolats.VoL : e - e La Pharmacie William pacs Fondée en 1868 .- 4360 RUE HART.\u2018Tél.No.:1 Seul agent pour les Remédes Rexall MARDI, 24 DECEMBRE 1935 L\u2019infériorité de la fourrure des animaux élevés en captivité C\u2019est un problème sérieux que se posent les commerçants de fourrures au Canada et aux Etats-Unis.\u2014 Le renard argenté est le plus populaire.St-Louis, Mo: \u2014 Tandis que d'une part la population féminine demande au marché ce quil y a de plus nouveau en fait de fourrures, l\u2019attention se porte sur cette autre partie de cette nouvelle industrie, l'élevage des animaux à fourrure, qui fournit environ $30,- 000,000 valant de fourrures au ublic américain.L'élevage des renards, des loutres, des visons et autres animaux à fourrure précieuse est devenu un commerce établi, et bien amélioré depuis la création de la première ferme de renards.Mais Un problème a été créé par ces développements: l\u2019infériorité de la fourrure des animaux élevés en captivité.Ce fait a été attribué à la vie facile des habitants des cages.Et le seul moyen de conserver robuste l\u2019espèce domestique, est d\u2019y mélanger à chaque génération du sang sauvage.La qualité de la fourrure de l'animal dépend en grande mesure sur le lieu où se trouve la ferme.Ainsi les prodiuts des fermes du nord sont de beaucoup supérieurs à ceux d\u2019autres endroits où le climat est moins rigoureux.Il y a au Canada 6000 fermes d\u2019élevage d'animaux à fourrure avec un roulant valant $7,000,000 et produisant $3.000,000 de fourrures par année.LA PREFERENCE AU RENARD ARGENTE Le renard argenté est le plus populaire chez les éleveurs, surtout à cause des prix élevés de sa fourrure.Lorsque l\u2019industrie commença les éleveurs payèrent jusqu\u2019à $35,000 la paire d\u2019animaux robustes pour servir à l\u2019élevage.Ces peaux magnifiques sont relativement abondantes sur le marché, mais le prix en est encore z*-»r de $100.Maintenant les fermiers font l'élevage du vison, dans 600 fermes du Canada d\u2019excellents résultats.avec ET ÿ 1548, rue Badeaux BONNE.ANNEE A tous nos clients et amis QUE LA NOUVELLE ANNEE VOUS APPORTE JOIE, SANTE, BONHEUR ET PROSPERITE.BELANGER & PROULX Manufacturiers de poêles H.K .LAFAMME, Gérant Les parasites qui se logent chez les animaux tenus en captivité ont causé bien des maux de téte aux pionniers de l\u2019levage.Maintenant la meilleure méthode de combat est l\u2019arrosage des tanières avec du pétrole trois fois par année.Un autre point où l\u2019expérience n'est pas encore finie est la question de l\u2019alimentation des bêtes en captivité pour assurer le meilleur état de leur santé et un pelage plus riche.Une infinité de sous se perd En prévision du commerce des fêtes, l\u2019hôtel des mannaies a remis aux banques la semaine dernière 1,190,000 nouvelles pièces d'un sou et cette semaine i len remettra 2,000,- 000.Même avec cela; on manquait de sous à Toronto la semaine dernière et les succursales de banques ayant un surplus de gros sous vieillis ont dû les envoyer à leurs sièges sociaux dans la ville- reine.La demande pour les pièces de cinq sous se fait également sentir mais pas autant que pour les sous.On se demande où vont tous ces sous dont l\u2019avènement des ma: gasins à rayons et en série a multiplié la nécessité.Cette année, le Canada frappera plus de 7,500,000 de pièces d'un sous.Parfois, il en a frappé jusqu'à 20.000.000 par an.Les autorités de l'hôtel des monnaies croient qu\u2019une partie se perd tout simplement, car, peu reviennent à l'hôtel des monnaies.\u2014_\u2014 Le ridicule ne blesse plus celui que le brave.\u2014 A.Meyer.La crainte des sots ne doit pas empêcher de traiter gravement ce qui est grave.\u2014 Renan.\u2014 Trois-Rivières ri Défaitistes Dans les pays civilisés, durant les hostilités, un peloton de soldats était chargé de régler Ie cas des défaitistes, Ici, nous sommes en pleine guerre économique.Il s\u2019agit pour nous de conserver le Pays que nous ont légué les pi- onnlers canadiens.Pour conserver un pays, il faut le posséder, le défricher, Pexploiter soiéméme, s\u2019orga- Niser pour y établir ses enfants, y contrôler le commerce, l\u2019industrie, Ia finance, les services d'utilité publique.Voilà ce que veulent pour les Canadiens, ceux qui s\u2019oc- cupent de colonisation.Nos colonisateurs croient qu\u2019il est important que notre jeunesse agricole qui ne s\u2019établit pas dans les vieilles paroisses où les terres souvent mal exploitées ne permettent pas l\u2019établissement d'une forte population, aille s\u2019emparer des terres arables en forêt, qu\u2019elle les défriche, les mette en culture pour son compte: nos colonisateurs croient aussi que ceux des jeunes qui ont des aptitudes pour les affaires peuvent ouvrir des commerces dans ces pays nouveaux et d'autres peuvent s\u2019y installer comme charrons, forgerons, cordonniers, menuisiers, ou des, qu\u2019ils s\u2019organisent pour ÿ vivre en médecins, notaires, avocats, agents d'assurances, voire en banquiers.La colonisation comprend l\u2019expolitation méthodique des terres et des autres ressources naturelles d\u2019un pays nouvaeu, et de tout ce qui peut se rapporter à cette exploitation.Nos colonisateurs voudraient que, chez nous, ce soit nous-mêmes qui fassions ce travail, qui bénéficions de toutes les richesses de ces pays nouveaux.Les défaitistes anti-coloni- sateurs de notre pays préconisent que nous fassions venir des étrangers pour leur faire bénéficier de l'héritage que nos ancêtres, les pionniers de ce pays, nous ont laissé, Ils sont même prêts à tout abar- nes, forêts, pêcheries, indus- donner aux autres: terres, mi- trie, commerce, finance, services d\u2019utilité publique.tant ils craignent voir les nétres s\u2019emparer de leurs terres arables et de les défricher, en vue de s\u2019y établir avec leurs enfants.Quand ces antiécolonisa- teurs ont réussi a décourager un groupe de Canadiens et a les empécrer de s\u2019établir sur des terres nouvelles, ils chantent victoire.Ils annoncent que le peuple canadien est contre la colonisation, qu\u2019il re- encore, après un cours d\u2019étu- = 0 qu\u2019il prélère que ses enfants s\u2019établissent en ville.comme chômeurs, s\u2019il le faut, mais non pas au détriment des terres nouvelles.: Pour ces défaitistes, le meilleur système de colonisation applicable à notre groupe ethnique, est de n\u2019en pas faire du tout, de crainte que lon \u201ccompromette à jamais chez nous toute tentative sérieuse de colonisation\u201d.Le président de l\u2019\u201cInternational Power and Paper\u201d, est, lui aussi, de cette opinion.J.Ernest LAFORCE Quelques pensées Dieu et le Devoir sont deux notions qui s\u2019appellent, qui se réclament et l\u2019on ne peut tuer l'une sans blesser l\u2019autre à mort.Quand on ne sait ce qu\u2019on doit croire, on ne sait guère ce qu\u2019on doit faire, et on sait trop ce qu\u2019on peut faire! Le devoir est un fleuve qui vient de Dieu ct qui va à la Sanction, Supprimez Dieu et la sanction, le fleuve n\u2019est plus qu\u2019un marais.J'aime mieux le fleuve: c\u2019est plus sain et c\u2019est plus propre.La crainte du Seigneur sera toujours le commencement de la Sagesse.C\u2019est la crainte du Seigneur qui faisait faire un bon usage du briquet et de la carriole: c\u2019est la crainte du Seigneur qui empêchera d\u2019abuser de 1'électri- nonce a développer son pays, cité et de automobile.3 ASIE Joyeux N à tous nos clients et amis À l\u2019océasion de cette fête traditionnelle qui met de la joie dans tous les foyers, nous nous faisons un plaisir de vous remercier de l\u2019encouragement marqué que vous nous avez prodigué au cours de 1935.TELEPHONE 537 LA CHARBONNERIE ST-LAURENT EDOUARD BUREAU, Président.Ÿ 1591 RUE DU FLEUVE \u201c - TROIS-RIVIERES - 10 Les fourrures canadiennes sont encore recherchées par les maisons européennes Lundi dernier se sont ouvertes à Montréal, les grandes enchères annuelles des pelleteries canadiennes, qui attirent dans cette ville, à cette époque de l'année, un grand nombre de représentants de maisons de fourrures étrangères.Dans divers hôtels de la ville, on compte déjà une quarantaine de ces acheteurs étrangers, attirés par ce trafic, l\u2019un des plus importants du commerce canadien.La plupart se rencontraient rue St- Paul, où ils commençaient, à marché ouvert, l'accumulation de stocks canadiens de 1935, Châtes Shawinigan LA ST-VINCENT DE PAUL Dimanche le 15 décembre, les membres de la Saint-Vincent de Paul de Saint-Pierre ont parcouru les foyers de la paroisse pour la Guignolée, partout ils furent bien reçus et nos citoyens se montrèrent généreux.Dimanche le 22, ce sera au tour des paroissiens de St-Bernard de prouver leur générosité en donnant largement aux dévoués membres de la Saint-Vincent de Paul qui solliciteront l\u2019aumône en faveur des familles pauvres.DECES Nos apprenons à regret la mort de Mme Gédéon Leblanc (née À manda Désilets) décéde et inhume à Saint-Bernard de Shawinigan au cours de la semaine dernière.NAISSANCES M.et Mme Oscar Ruel (née Laura Sawyer) font part à leurs parents et amis de la naissance d une fille baptisée Marie Micheine.M.ct Mme Oscar Caron (née Yvette Sullen) sont les heureux parents d'une fille: Marie Cécile Gabrielle, \u201c Sincères félicitations.LE PERE NOEL CHEZ M.JOS.DROLET Samedi le 14 courant suivant la coutume traditionnelle le Père Noël fit son arrivée triomphale au magasin de la Maison Drolet, Ltée escorté od'une foule considérable d'enfants.Le Père Noël tout heureux d\u2019un si bel accueil distribuait généreusement les paquets surprises aux bambins accourus sur son passage.Il descendit au royaume des jouets de la Maison Drolet qui cette année encore possède un magnifique assortiment d\u2019étrennes les plus variés pouvant satisfaire tous les gouts et convenir à toutes les bourses.La Baie Shawinigan CHIC MARIAGE Jeudi dernier en notre église paroissiale eut lieu le mariage de Mademoiselle Alice Matteau fille de M.et Mme Henry Matteau de cette paroisse à M.Georges Valliéres, fils de M.et Mme Philias Vallières de Shawinigan Falls.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l\u2019abbé Edmond Dubé vicaire à St-Pierre de Shawinigan Falls.M.Heury Matteau servait de témoin à sa fille tandis que M.Philias Vallières accompagnait son fils.Agissaient comme couple d'honneur: M.Onile Matteau et Mlle Rosa Landry de Louiseville, Mile Yvonne Matteau et M.Georges- Etienne Marchand.Marchands, annoncez dans LE BIEN PUBLIC et augmentez votre clientdle pour expédition dans leurs pays respectifs.On remarque parmi ces acheteurs, quelques Français, quelques Belges, des Anglais et beaucoup d\u2019Américains, Interrogé, l\u2019un d'eux, M.Charles-René Muller, 59 rue de Venise, à Paris, apprit que les fourrures canadiennes les plus en demande sur les marchés de France, aujour- d\u2019hui, sont celles du renard argenté et du rat musqué.\u201cNous vendons aussi un peu de renard rouge et de vison, dit-il, mais la demande pour les peaux de vison, par exemple, est infiniment moidre à cause de la situation économique, qui reste toujours tendue\u201d.M.Muller nous apprend aussi que la Scandinavie, principalement la Suède et la Norvège, produit aujourd\u2019hui beaucoup de renards argentés et menace, par le fait même, de devenir une sérieuse concurrente pour le Canada.\u201cLa fourrure du renard scandinave, explique M.Muller est moi soyeuse et de moins bonne qualité que celle du renard canadien.Mais il faut dire qu'elle est bien meilleur marché et que seuls les connaisseurs sont à même d'en faire la différence réelle.Et la production suédoise et norvégienne s'accroît dans une proportion qui n\u2019est pas sans alarmer le Canada\u201d.D'ici quelques jours plusieurs autres experts en fourrures et acheteurs de pelleteries sont attendus à Montréal.ath (Lr fa B an IE fy ~ ma).05 \u2014\u2014 5 4 = = een A \u2018a \"CR c ; (a = Bon pour jeunes et vieux Mme Mary Magdall de Lethbridge, Alta.Canada, écrit: \u201cJ'étais malade depuis longtemps, souffrant de maux d'estomac et de maux- de tête et je maigrissais en même temps.Les docteurs me donnèrent les pipules mais cela ne me soulagea pas.Dés que je fis usage de Novoro du Dr Pierre ma condition s\u2019améliora.Je recommande ce remède à tous.IL est aussi bon pour les jeunes que pour les vieux.\u201d Cette incom- porable préparation de plantes affecte salutiairement l'action de la digestion et de l\u2019élimination et aide la nature à rendre le corps robuste et sain.Il ne contient aucune drogue nocive et peut-être donné aux enfants aussi bien qu'aux adultes.Le Novoro du Dr Pierre ne se vend pas chez les pharmaciens.Seuls des agents locaux pécialement désignés par Dr Peter Fahrney & Sons Co, 2501 Washington Blvd., Chicago, I, peuvent le procurer.Livré exempt de douane au Canada.Batiscan Mesdemoiselles Marie-Laure et Jeannette, Béatrice Labissonnière étaient les invitées de Mesdemoiselles Baribeau de Ste-Geneviève de Batiscan la semaine dernière.Mademoiselle Julienne Marchand était de passage aux Trois-Riviè- res dernièrement.M.Emeric Nobert passe quelques jours chez ses parents à Montréal.Mademoiselle Françoise Brunelle aux Trois-Rivières récemment.M.et madame Paul Constantin ainsi que leur fils Roger étaient à Québec dernièrement.Mesdemoiselles Denise et Jeanne Labissonnière de passage aux Trois-Rivières.M.et madame Antonin de Carufel ainsi que Madame T.Jourdain des Trois-Rivières étaient en visite cvhez M.Chs H, Gouin der- niérement.M.Jean-Louis Labissonnière, ainsi que Mademoiselle Jeanne Labissonnière étaient de passage à Québec dernièrement.Madame Arthur Moreau était aux Trois-Rivières en visite chez Madame Moise Pierre Grenieress ESS Cram AA Le Bilen Publie \u2014-\u2014\u2014\u2014 SANS.sol) paanyve MARDI, 24 DECEMBRE 193% Le gouvernement fédéral n\u2019est pour rien dans la censure des discours politiques à la radio La Commission de Radio-Canada a agi d\u2019elle-même sur la demande de M.Taschereau Ni M.King ni M.Lapointe n\u2019ont donné .un ordre en ce sens \u2014 M.Chauveau, x ami intime de M.Taschereau.\u2018 Ottawa, \u2014 Un journal québecois, le Soleil, a annoncé jeudi dernier que \u201cprofitant des pouvoirs que la loi confère, le gouvernement fédéral entend qu\u2019une censure plus sévère soit appliquée aux discours prononcés à la radio\u201d.C'est imputer au gouvernement fédéral une décision ou il n\u2019est pour rien, nous ap- prend-on ici de source autorisée.En fait, la semaine dernière, il y a eu à Ottawa des démarches pressantes en faveur de la censure, de la part du premier ministre à Québec, M.Taschereau.Ces démarches, il les a faites, dit-on, auprès de M.Charles Chauvreau, membre de la Commission de Ra- dio-Canada et l'un de ses amis personnels.Le gouvernement fédéral n\u2019a été pour rien dans la décision de Radio-Canada établissant la censure des discours politiques pour la seule province de Québec.Ni M.King, ni M.Lapointe n\u2019ont donné quelque ordre ni fait quelque recommandation que ce soit en ce sens.M.Chauveau, avec l'assentiment, exprès ou tacite, de ses collègues, MM.Charlesworth et Steel, a donné l\u2019ordre relatif à la censure qui a fonctionné dimanche à Québec et à Montréal sous la direction d'un associé professionnel de M.Chauveau.Le status indépendant de la Commission Ra- dio-Canada lui donne droit de faire les règlements qu'elle veut et de les appliquer aux postes privés, C\u2019est d'accord avec cette théorie qu\u2019elle a fait appliquer la censure que l\u2019on sait.Le ministère a reçu et continue de recevoir de nombreuses protestations à ce sujet.De l'avis général, Radio- Canada devra lever cet ordre de censure avant longtemps; autrement il se produira quelque chose d\u2019inattendu dans le domaine de la radio fédérale.Aucun changement ne peut se faire sans une nouvelle loi du .parlement, loi qui devra évidemment attendre la prochaine session parlementaire.Lorsque le budget de la Commission de la radio fit l\u2019objet d\u2019un débat à la dernière session, l'opposition libérale protesta vigoureusement contre le règlement de la Commission lui donnant droit de censure usr les discours politiques, Abonnez-vous au \u201cBien Public\" > \\ oho Alege .= \u2014\u2014mongeeneeee 3 Lp == bef ¢ æ e ory 4 pr 3 on 1 pan - \u2014, - \u2018 RS ES ~~ roa ee, : : A iif BD: re = \u201cms e Ù i hall > THE SHAWINIGAN WATER & POWER COMPANY |aPi »d ol iAit QG wwe 4 W La .To eben dani Dl Les stations de démonstration viennent en aide à l\u2019agriculture De toutes les initiatives pratiques des Fermes expérimentales fédérales, une des plus importantes est celle des Stations de démonstration, par lesquelles on se tient constamment au courant des problèmes des cultivateurs.Ce contact couvre les opérations pratiques quotidiennes dans la production des récoltes et des bestiaux, la fertilité du sol, les modes de cultures, l\u2019essai des récoltes et des variétés que l'on juge être les meilleures pour la terre en question, la conservation et l'mploi du fu- mir de ferme et des engrais chimiques, l'attenance des récoltes, la division et la direction de la ferme, les frais de production, et les données météorologiques, pour voir comment la température du district affecte les récoltes.Ce contact personnel est encore agrandi par l'attention que donnent l\u2019exploitant de la Station et le représentant des Fermes expérimentales aux jardins potagers, aux fleurs, aux vergers d'essai, à la fabrication de conserves à la maison, aux bâtiments de la ferme, et à l'amélioration des abords de la ferme en général.En fait les Stations de démonstration sont de vraies fermes, exploitées par leurs propriétaires, et qui servent en meme temps d'organisations de groupement et de recherches, dans toutes les provinces du Canada.Le Ministère de l\u2019Agriculture n'achéte pas la terre de ces stations; elle est cultivée sous une entente coopérative entre cultivateur éclairé et intéressé et les Femmes expérimentales.En considération d'un loyer annuel, ce cultivateur entreprend de four- rir la main-doeuvre et le matériel nécessaire pour conduire les travaux sous la direction d\u2019un sudveillant.Généralement situées a une distance considérable des fermes expérimentales, ces Stations sont Téellement des postes avancés par lesquels on se procure des renseignements et d'ou l\u2019on dissémine les ¥ ésultats des essais et des données expérimentales.En 1935, il a été conduit au total 105 projets actifs sur les problèmes de = l'agriculture sur les 184 stations de démonstration qui fonctionnent dans les différentes provinces, L'exploitation des beurreries Un rapport traitant des frais de fonctionnement des beurreries dans les Provinces des Prairies, a été distribué dernierement aux intéressés SUCCESSIONS, TESTAMENTS, CONTRATS, ETC.' CONSULTEZ Alphonse Lamy Dépositaire du greffe du notaire L.P.Mercier 159 rue Alexandre Trois-Rivières AAA AO HAAR YY 444444404444 4 Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures.Tél.Bureau 35 AMAA4444444464440444444444 v YY YY YY + a.
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